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Selon les informations de la Voix du Nord, une jeune femme âgée de 19 ans, déficiente mentale, a disparu depuis vendredi 6 septembre.
L'inquiétude est grande ce dimanche soir dans les Hauts-de-France. Comme le révèle la Voix du Nord, Cassandra Lecadieu, jeune handicapée originaire de Tourcoing, est portée disparue depuis 48 heures. Âgée de 19 ans, la jeune femme, déficiente mentale, n'a plus donné signe de vie depuis vendredi 6 septembre. Elle a été aperçue pour la dernière fois à la Gare de Lille Flandres. Ces proches ont signalé sa disparition à la gendarmerie.Comme le précise le quotidien régional, Cassandra, de corpulence mince, a les yeux marrons et les cheveux châtains coupés court. Elle porte une cicatrice sur le menton et a un œil divergent. Au moment de sa disparition, elle portait un pantalon léopard moulant et une paire de baskets Nike noires mais aussi un tee-shirt blanc Levis, un gilet noir et un spencer rouge. Elle avait également un sac à dos rose et violet. La police nationale a lancé un appel à témoins, notamment sur Twitter, pour la retrouver. RTL précise de son côté que son âge apparent est celui d'une fille de 13 ans et qu'elle agit comme une enfant de 8 ans. En France, d'après le Ministère de l'Intérieur plus de 40 000 personnes disparaissent chaque année. Plus de 30 000 sont retrouvées. Il reste environ 10 000 disparitions non élucidées classées inquiétantes, chaque année.Toute personne ayant des informations susceptibles d'aider les gendarmes à retrouver Cassandra est invitée à contacter le commissariat de police de Tourcoing au 03.59.71.10.70 ou en composant le 17.
L'ONG Pollinis a annoncé mercredi avoir déposé un recours contre la Commission européenne pour avoir accès à des documents concernant des tests de pesticides et les risques qu'ils représentent pour les abeilles.
Ce recours a été déposé lundi devant le Tribunal de l'Union européenne, selon un communiqué de l'association basée en France.Pollinis a demandé en janvier "l'accès à des archives qui permettraient de savoir quels pays européens s'opposent depuis sept ans à l'adoption des nouvelles procédures d'évaluation du risque des pesticides, des tests susceptibles d'écarter du marché les substances dangereuses pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages", accès qui lui a été refusé, selon le communiqué."Lorsque les autorités européennes et les gouvernements refusent de rendre compte de leurs actions aux citoyens qu'ils sont censés représenter, alors le processus démocratique est en danger", fait valoir Nicolas Laarman, délégué général de Pollinis, cité dans le communiqué.En mai 2019, l'ONG environnementale avait obtenu l'appui de la médiatrice européenne Emily O'Reilly, qui avait ouvert une enquête sur le sujet et qui recommandait à la Commission "de divulguer les documents".La Commission européenne avait refusé, ce que la médiatrice qualifiait de "cas de mauvaise administration"."Les citoyens européens ont le droit de connaître la position prise par leur propre gouvernement, tout comme celle prise en tant qu'Etat membre. La biodiversité est un sujet particulièrement important", avait argumenté Emily O'Reilly.
Toutes les activités sont suspendues dans les prisons du pays, mais certains ateliers font exception pour la fabrication de masques en tissu.
Les détenus français mettent la main à la patte pour confectionner des masques en tissu : 5.000 exemplaires sont produits chaque jour par des prisonniers français. A l'occasion, certains ateliers mis à l'arrêt depuis le début du confinement ont rouvert. C'est le cas depuis la fin mars dans les prisons d'Arles, où étaient fabriqués à l'origine des uniformes de l'administration pénitentiaire, et Moulins-Izeure, selon Franceinfo. D'autres ont suivi, à Saint-Martin-de-Ré par exemple, ou encore à Valence ou Châteauroux. Le même phénomène a été vu dans d'autres pays, notamment à Taïwan. Aujourd'hui en France, 140 établissements se sont lancés dans la fabrication de masques. Des ateliers doivent encore ouvrir dans d'autres prisons françaises, dont les Baumettes à Marseille. Un salaire de six euros de l'heure Cette démarche s'inscrit dans le projet "Résilience" lancé par le gouvernement, visant à accroître d'urgence la production de masques en France. A cet effet, il a fallu aménager les espaces de travail pour garantir les distances de sécurité, et fournir du gel hydroalcoolique. Pour ce travail, les détenus sont payés six euros de l'heure. Beaucoup se sont portés volontaires pour cette mission. L'Agence du travail d'intérêt général et de l'insertion professionnelle des personnes placées sous main de justice espère atteindre les 6 000 masques par jour, avec l'ouverture de deux nouveaux ateliers. Au final, 80% de la production de ces masques en tissu, lavables au moins dix fois, sont destinés aux personnels des hôpitaux parisiens (AP-HP). Le reste sera utilisé par les surveillants pénitentiaires.
La députée de La France insoumise (LFI) estime que le gouvernement n'en fait pas assez dans sa lutte contre les violences faites aux femmes et a dénoncé mardi sur Franceinfo "une opération de pure communication".
Le gouvernement lancera en septembre à Matignon un "Grenelle des violences conjugales" afin d'enrayer le phénomène des féminicides, au nombre de 74 depuis le 1er janvier selon un collectif, a annoncé la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, ce week-end dans un entretien au Journal du dimanche. "Dès la semaine prochaine, je recevrai de nouveau toutes les associations financées par l'État pour avancer. Ce processus se conclura le 25 novembre, pour la Journée contre les violences envers les femmes", a-t-elle précisé. "Le gouvernement agit sans relâche", a-t-elle assuré, expliquant que "530 millions" d'euros étaient dédiés cette année à cette cause. "Un record", selon elle."Blablabli blablabla", a répondu mardi 9 juillet Clémentine Autain sur Franceinfo. "Cette expression de Grenelle est particulièrement impropre", a dénoncé la députée LFI de Seine-Saint-Denis, estimant que les mesures mises en place par le gouvernement étaient sans commune mesure avec celles de 1968. "En France, le budget pour le droit des femmes est de 0,0066% du budget national, c'est une plaisanterie", a fustigé l'élue, assurant que le budget n'était pas de 530 millions mais de 78 millions d'euros. Elle avait déjà réclamé dimanche plus de moyens. "On est dans une opération de pure communication. Ce que nous attendons, ce sont des mesures sonnantes et trébuchantes qui permettent de passer un cap dans les violences faites aux femmes", a-t-elle insisté. "Il n'y a pas de solution miracle, ce n'est pas vrai", avait réagi lundi sur BFMTV Marlène Schiappa, balayant la controverse sur les moyens financiers : "Si on fait un chèque d'un milliard et que les féminicides s'arrêtent, on le fait immédiatement". En 2017, 130 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex (au sein de couples officiels ou non), contre 123 en 2016, selon les dernières données du ministère de l'Intérieur.
Il ne fait pas bon être politicien en France actuellement. Après les attaques à l'égard de plusieurs députés, ce sont deux ministres qui ont été menacés de mort, révèle Le Point.
Coup de chaud au ministère de l'Économie et des Finances en août. Les ministres Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ont reçu trois balles de revolver. Le Point publie le mot accroché aux munitions : "C'est du 9 mm., mais sur place, ce sera du 11.43". Une menace de mort explicite à laquelle le ministre de l'Économie a répondu par une plainte.La troisième dans le même mois pour Bruno Le Maire qui a reçu deux lettres menaçantes durant le G7 à Biarritz ciblant sa résidence secondaire des Pyrénées-Atlantiques. L'une des deux a été reçue par la gendarmerie de Bayonne le 19 août. Il était écrit, dévoile Le Point, en lettres capitales manuscrites au feutre noir : "La maison de Bruno Le Maire va être pulvérisée pendant le G7 (prévoir un périmètre de sécurité) à Saint-Pée-sur-Nivelle".Ces avertissements n'ont pas empêché le ministre de recevoir le secrétaire d'État de Donald Trump. Déjà, en 2017, Bruno Le Maire avait subi le même genre de menaces après avoir quitté la campagne présidentielle de François Fillon. Gérald Darmanin a déjà eu affaire à des menaces également. En mai 2018, son avocat Me Chichportich avait annoncé que le ministre de l'Action et des Comptes publics avait reçu en avril une lettre d'injures et de menaces de mort. Elle disait, d'après La Voix du Nord : "Salaud, traître... avec Macron tu finiras comme Paul Doumer...", ancien président de la République assassiné en 1932. Peu après sa nomination à Bercy, Gérald Darmanin évoquait à franceinfo en janvier qu'un homme lui avait écrit une "lettre infâme de dénonciations calomnieuses" reçue par le ministère de la Justice. L'homme l'accusait "d'abus de faiblesse, d'abus de pouvoir, voire de viol". Des faits qui remontaient à une dizaine d'années. L'enquête ouverte n'a rien donné et a été classée, mais il en a "gardé une blessure".
Les conséquences de la grève en Île-de-France se font ressentir. En grève, les incinérateurs ne gèrent plus une grande partie des déchets et près de 40 000 tonnes se retrouvent enterrées.
C'est une situation qui devient de plus en plus intenable. A l'appel de la CGT-Energie, les salariés des trois incinérateurs du Syctom se sont mis en grève pour protester contre la réforme des retraites. Une mobilisation qui cause de réels dégâts en Île-de-France. Depuis l'arrêt de ces machines, près de 40 000 tonnes de déchets ont été enfouies. Des chiffres qui pourraient continuer à augmenter. Le Syctom récupère 6 000 tonnes chaque jour et l'aide des incinérateurs d'autres régions s'avère insuffisante.
Le déconfinement est là, mais pas les concerts. Que vont faire chanteuses et musiciens? Keren Ann, Flavia Coelho et Malik Djoudi, hyperactifs durant le confinement, livrent à l'AFP leur réflexion dans cette ère floue.
Keren Ann, depuis son appartement parisien, donna rendez-vous tous les soirs sur Instagram, entre morceaux joués, éclairage des sous-textes et lectures de messages d'internautes adressés à d'autres."C'était important que ça ne soit pas un monologue, de donner une voix aux gens à travers leurs lettres, pour partager vécu, sentiments amoureux ou de détresse", confie-t-elle à l'AFP. Des invités - l'actrice Irène Jacob, le chanteur Tom McRae, les musiciens du Quatuor Debussy, etc - sont également intervenus. Une communauté s'est fédérée en ligne. "Il m'ont soutenue autant que je les ai soutenus, et des personnes qui ne se connaissaient pas ont créé des groupes Facebook pour rester en contact". L'interprète de "Bleue", son dernier album, a mis un terme à l'exercice - même si elle prévoit d'y revenir fin mai, réfléchissant à un format mensuel - comme une tournée qui s'achève. L'après demeure incertain. "J'ai annulé des dates de concerts et une grande partie des autres projets ne pourront pas être recasés". - "Outils à donner" -Pense-t-elle pouvoir monétiser des shows en ligne si le contexte sanitaire perdure ? "Je suis plus intéressée par des +workshops+ (ateliers) en guise de moyen de subsistance. Ca fait vingt ans que je suis dans le métier, j'ai une expérience, des outils à donner - en ligne, pourquoi pas - à des élèves d'académies musicales par exemple. Comment passer d'une chanson guitare-voix à des arrangements à cordes ou à vent, choisir un hautbois plutôt qu'une flûte". "C'est un projet à préparer, avec recherche de sponsors, mais peut-être que la lourdeur administrative sera un frein". Si la formule des concerts en drive-in s'installe, elle s'y dit "prête, pour aider les tourneurs et les gens avec qui je travaille".Pour Flavia Coelho, la plus parisienne des brésiliennes ("DNA", dernier disque), la période a été cruelle avec "quatre personnes qui ont compté" dans son "parcours et qui sont +partis+ à cause du Covid-19", décrit-elle à l'AFP. Pour donner un "moment de répit" à ses aficionados, "à ceux qui se sentaient seuls", elle s'est toutefois multipliée sur les réseaux, entre lives, DJ sets - bien suivis au Brésil - et même un inédit, "Bonne nouvelle", troussé avec son producteur-complice Victor Vagh-Weinmann. - "Se battre" -Cette boule d'énergie s'inquiète pour la suite, notamment pour les techniciens du milieu, "sans activité". Les concerts façon drive-in? "Il y a un côté +Grease+, pourquoi pas". Mais pour elle, "le métier devra se faire avec déontologie", pour ne pas reprendre trop vite "par respect pour la santé des personnes". Songeant à ceux "au chômage" dans son public, elle n'envisage pas de projets payants d'ici la fin de l'année. Elle promet en revanche de repasser par la case Youtube "pour donner des nouvelles, distraire".Malik Djoudi ("Tempéraments", dernier opus) fut également un stakhanoviste en isolement entre festivals en ligne et contribution à des albums collectifs. "Music for containment" est paru et un autre est encore en gestation, avec la tête chercheuse électro Taur. "Je n'ai rien refusé (rires) et j'ai aussi à commencé à composer pour mon troisième album", expose-t-il à l'AFP.Et maintenant? "Nous avons traversé une période bizarre et ce n'est pas fini. En réalité, personne ne sait rien, dans l'attente d'un vaccin ou d'un remède". Lui qui compare son milieu "à une famille, faite des producteurs de spectacle, tourneurs, attaché(e)s de presse" a "peur des séquelles" économiques de la pandémie pour ce biotope, avec "des budgets restreints" qui se profilent déjà."J'essaye de m'enlever ça de la tête". Il espère "que tout repartira en 2021". "La culture, ça a toujours été difficile, on a toujours eu à se battre pour exister et on se battra pour retrouver et donner des sensations".
Salaires impayés, masques introuvables, proches de patients violents: en Irak où la médecine n'a jamais été une sinécure, la flambée de Covid-19 pousse le système de santé à bout, et surtout ses milliers de soignants.
"Je n'en peux plus. Je n'arrive même plus à me concentrer sur les patients", souffle Mohammed, médecin d'une unité Covid à Bagdad, après une astreinte de... 48 heures.Avec officiellement plus de 45.000 contaminations, près de 2.000 morts et chaque jour 2.000 nouveaux malades, l'Irak est beaucoup moins touché que son voisin iranien. Mais dans un pays dont les infrastructures sanitaires sont depuis longtemps mal en point, c'est beaucoup trop. Récemment, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi n'a pas mâché ses mots: "Nous n'avons pas de système de santé". "Nous n'avons même pas le minimum car depuis des années, les responsables n'ont pas été nommés en fonction de leurs compétences" mais du clientélisme roi en Irak, a-t-il déploré. Entre hôpitaux ravagés par les guerres et pénuries de médecins et de médicaments depuis des décennies, les soignants doivent redoubler d'efforts face à la pandémie. Au risque de leur vie, assure Mohammed qui préfère ne pas donner son nom de famille.Il cite ainsi les noms d'au moins 16 confrères contaminés ces dernières semaines. Le virus est désormais partout. A l'hôpital Ali Naji de Souleimaniyeh, deuxième ville du Kurdistan irakien, les soignants testent quotidiennement des dizaines de personnes.Mais parce qu'ils n'ont pas été payés par les autorités de la région autonome depuis deux mois, ils sont en colère.- Des mois sans salaire -Actuellement, "20.000 soignants sont en grève", affirme Hawzin Ousmane, patron du syndicat local des soignants.Shevan Kourda, 30 ans, représentant syndical des médecins résidents de Souleimaniyeh, a lui-même débrayé il y a deux semaines.Malgré tout, "chaque jour, nous travaillons environ dix heures, mais seulement pour nous occuper de malades du Covid-19", affirme-t-il à l'AFP.L'année dernière, il n'a pas été payé durant trois mois par les autorités de la région autonome prises à la gorge par une crise économique sans précédent. Et si les versements ont repris un temps au début de l'année, il n'a pas perçu sa paie de 1.000 dollars depuis avril.A Nassiriya, dans le Sud, le souci des soignants, ce n'est pas les salaires --qui sont payés-- mais l'agressivité des familles des malades. Il n'est pas rare en effet que des proches de patients attaquent violemment des soignants accusés de n'avoir pas su sauver un père, une mère ou un enfant.Dans la province de Zi Qar, où se trouve Nassiriya, ils sont actuellement en grève après qu'une femme médecin a été frappée.Pourtant, vaille que vaille, à travers le pays, les soignants continuent de ne pas compter leurs heures, alors même que plusieurs centaines d'entre eux ont été contaminés.- Demain, "tous contaminés" -"On n'a pas eu de prime quand on travaillait dans les hôpitaux de campagne à l'époque de la guerre contre le groupe Etat islamique, on n'en a pas eu pendant les grosses manifestations", qui ont fait 30.000 blessés à l'automne, rappelle Ammar Falah, médecin de 27 ans, dans une unité Covid à Bagdad. "Alors vous croyez qu'on va en avoir pour nos heures supplémentaires maintenant?".Non seulement Ammar n'a pas de prime, mais en plus il doit piocher dans son salaire d'à peine 700 euros pour s'acheter son matériel de protection. Son hôpital, al-Kindi, ne fournit que cinq masques N95 par mois à chaque médecin, selon lui."Si on nous demande de faire encore plus d'heures, on songe aussi à faire grève", menace-t-il. Waël, 26 ans, exerce lui aussi dans la capitale irakienne. Le plus dur pour lui, c'est l'isolement."Avant le coronavirus, on pouvait décompresser en voyant la famille et les amis. Aujourd'hui, je passe du confinement au travail au confinement dans ma chambre à la maison", explique-t-il à l'AFP.Car comme la majorité de ses confrères en contact avec des personnes malades, Waël redoute plus que tout de contaminer sa famille."J'ai eu des symptômes pendant un mois, mais on m'a dit de continuer à travailler", raconte-t-il."C'est juste une question de temps: au bout d'un moment, on sera tous contaminés".
Cet "état des lieux" entre membres du gouvernement n'était pas prévu à l'agenda officiel.
Quatre jours avant la reprise des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Premier ministre Edouard Philippe a rassemblé ce vendredi 3 janvier les membres du gouvernement en charge de la réforme des retraites afin de "faire le point sur la situation dans les transports publics" et un "état des lieux sur l'avancée des négociations"."Il y a beaucoup de grain à moudre"La réunion n'avait pas été annoncée officiellement par Matignon qui n'a pas communiqué d'agenda pendant les fêtes de fin d'année. Retraites: quelles marges de négociation ? (1) -03/01par BFMTVLes ministres de la Transition écologique Elisabeth Borne, de la Santé Agnès Buzyn, et les secrétaires d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari et aux retraites Laurent Pietraszewski ont retrouvé Edouard Philippe à partir de 9h30."Le gouvernement est à pied d'oeuvre" pour "trouver la voie d'un compromis rapide" et "il y a beaucoup de grain à moudre" pour sortir du conflit de la réforme des retraites, a assuré sur France 2 la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. "Nous espérons évidemment (une sortie de crise) et le gouvernement est à pied d'oeuvre pour faire en sorte que nous puissions trouver la voie d'un compromis rapide, comme l'a souhaité le président de la République", a-t-elle souligné.En parallèle de cette réunion à Matignon, le gouvernement a occupé l'espace par l'intermédiaire du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui a rendu visite à des commerçants parisiens touchés par les grèves."Je souhaite que ces discussions soient les plus constructives possibles. Que toutes les organisations syndicales répondent à la main tendue par le Premier ministre. La grève perpétuelle n'est pas un avenir souhaitable pour les Français!", a t-il lancé.
Ce chiffre était jusque là inconnu. Près de 1.900 personnes sont décédées du Covid-19, entre le 1er mars et le 31 mai 2010, rapporte l'Inserm ce mardi.
Des données encore "incomplètes", qui viennent s'ajouter aux décès à l'hôpital et en Ehpad. Jusque là, on ne connaissait que le nombre de décès liés au Covid-19 à l'hôpital ou en Ehpad. L'institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a publié les chiffres des décès à domicile liés au virus, restés longtemps introuvables. Ces données, encore provisoires, publiées mardi 25 août, font état de 1.871 certificats de décès "avec mention de Covid-19" de personnes mortes à domicile entre le 1er mars et le 31 mai. Elles ont été récoltées par le Centre d'épidémiologie sur les causes de décès (CépiDc) de l'Inserm.Pour 979 d'entre eux, la maladie Covid-19 a été confirmée, tandis que dans les 892 autres cas, il s'agit de "suspicions de Covid-19", à une période où les tests de dépistage virologiques n'étaient pas réalisés systématiquement sur tous les malades, détaille le CepiDc sur son site internet.Ces données sont encore "incomplètes", avertit le centre, car la réception et le traitement des certificats de décès sont encore "en cours". ? |||Près de 10.000 décès en Ehpad et en maison de retraiteLe centre de recherche comptabilise par ailleurs près de 10.000 décès en Ehpad et maison de retraite (9 890) liés au Covid-19 entre le 1er mars et le 31 mai, des données là encore "incomplètes".Sur la même période, il en décompte 20.219 dans les établissements de santé (hôpitaux et cliniques) : 3.687 dans le secteur privé et 16.532 dans le public. L'âge moyen au décès était d'environ 83 ans, précise le CepiDc.Le 31 mai, les chiffres des autorités sanitaires dénombraient un total de 10 335 décès en établissements médico-sociaux (dont principalement les Ehpad) et 18.475 dans les établissements de santé. Ces chiffres issus des renseignements fournis par les établissements ont depuis été dépassés et on dénombrait mardi soir, selon le ministère de la Santé, 20.038 morts à l'hôpital et 10.511 en Ehpad, soit un total de 30.544 victimes."En France métropolitaine la dynamique de la transmission en forte croissance reste préoccupante : l'ensemble des indicateurs continue de progresser tandis que le nombre de tests réalisés reste constant", note la Direction générale de la Santé (DGS).
Valérie Pécresse a pris la défense des usagers des transports d'Ile-de-France, "les grands oubliés de la SNCF", et a demandé qu'ils bénéficient eux-aussi du fonds d'indemnisation créé par la SNCF.
La présidente de la région Ile-de-France ne veut pas que la SNCF oublie les usagers des transports en Ile-de-France. Valérie Pécresse a en effet demandé que les Franciliens soient indemnisés par la compagnie ferroviaire pour "la galère qu'ils ont traversée"en raison du mouvement qui affecte la circulation des trains depuis vendredi."Encore une fois les voyageurs du quotidien sont les grands oubliés de la SNCF. Eux aussi doivent être remboursés de la galère qu'ils ont traversée !", a estimé Valérie Pécresse dans un communiqué transmis lundi par Île-de-France Mobilités, dont elle est présidente.Un fonds d'indemnisation d'un million d'euros crééLe PDG de la SNCF Guillaume Pépy avait annoncé dans Le Parisien dimanche qu'un fonds d'indemnisation doté d'un million d'euros allait être créé pour "compenser les dommages exceptionnels que les voyageurs TGV et Intercités ont subi du fait de cette grève surprise".Mais pour Valérie Pécresse et pour Ile-de-France Mobilités, cette annonce est insuffisante et doit être étendue aux Franciliens et à "l'ensemble des voyageurs du quotidien". Après trois jours d'importantes perturbations, la SNCF a constaté lundi une nette amélioration du trafic, avec des perturbations limitées aux TER et Intercités, sans que le conflit entre syndicats et direction sur les "problèmes de sécurité" soit résolu.
Depuis un an, les téléconsultations médicales sont remboursées par l'Assurance maladie. Patients et médecins sont encore peu nombreux à utiliser cette nouvelle forme de consultation.
Dans une tribune publiée dimanche 15 septembre dans Le Parisien, des élus locaux et un médecin appellent à développer la télémédecine "pour garantir une offre de soin de qualité pour les 22 millions de ruraux".Un an après l'entrée en vigueur de leur remboursement par l'Assurance maladie, les téléconsultations restent encore rares. "Plus de 60.000" téléconsultations ont été prises en charge en un an, selon les estimations dévoilées le 12 septembre par l'Assurance maladie, un chiffre très éloigné des 350 millions de consultations physiques réalisées chaque année. "Les téléconsultations à distance permettent de faciliter l'accès aux soins, de recréer du temps médical et de proposer une réponse coordonnée à la problématique des déserts médicaux", soulignent les signataires de l'appel parmi lesquels se trouvent de nombreux présidents d'associations départementales de maires ruraux."Actuellement, des millions de Français résident dans une commune insuffisamment dotée en médecins généralistes et dans laquelle les citoyens bénéficient de moins de 2,5 consultations par an et par habitant", rappellent ces élus. "La téléconsultation se présente comme une solution à même de désengorger les urgences des hôpitaux et de renforcer l'accès à un médecin traitant, notamment dans les zones sous dotées, qu'elles soient rurales, péri-urbaines ou urbaines", écrivent-ils. Développer la médecine connectée et les téléconsultations, "c'est l'ambition de la mesure 61 de l'Agenda rural, dont les maires ruraux attendent qu'elle soit mise en œuvre, et c'est ce que nous dirons le 20 septembre au Premier ministre, Édouard Philippe, à l'occasion du Congrès national", concluent-ils.
Donald Trump a confirmé lundi vouloir nettement réduire le nombre de militaires américains stationnés en Allemagne, paraissant utiliser la sécurité européenne comme un levier dans ses négociations commerciales avec Berlin.
Le président américain a assuré à la presse que 52.000 soldats américains étaient actuellement stationnés en Allemagne, principal ancrage des forces américaines de l'Otan. "C'est un coût énorme pour les Etats-Unis", a-t-il ajouté. "Nous allons donc réduire le nombre, nous allons le porter à 25.000".Le nombre de soldats déployés en permanence en Allemagne n'était en fait que de 34.674 en mars 2020, selon les chiffres officiels du Pentagone. Mais ce chiffre peut monter exceptionnellement jusqu'à 52.000 lors de rotations ou d'exercices militaires.Les bases américaines en Allemagne servent en effet d'escale aux forces déployées en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, ce qui peut faire temporairement gonfler les effectifs.Les premières informations sur ce projet de l'administration Trump avaient semé l'inquiétude à Berlin lorsqu'elles avaient été publiées par le Wall Street Journal au début du mois.Le chiffre annoncé par M. Trump lundi correspond en fait aux estimations du journal, qui évoquait une réduction de 9.500 soldats pour porter leur nombre à 25.000.Même si l'effectif militaire a diminué depuis la Guerre froide, l'Allemagne accueille plus de soldats américains que n'importe quel autre pays européen, un héritage de l'occupation alliée après la Seconde Guerre mondiale.- "Arriérés" -La résurgence des ambitions militaires de la Russie sous la présidence de Vladimir Poutine a donné à la présence américaine une nouvelle importance, mais Donald Trump a justifié sa décision par le fait que l'Allemagne ne contribue selon lui pas assez au budget de l'Otan."L'Allemagne a des arriérés, ça fait des années qu'ils ont des arriérés et ils doivent des milliards de dollars à l'Otan, et il faut qu'ils paient", a-t-il dit. "Nous protégeons l'Allemagne et ils ont des arriérés, c'est ridicule".En outre, le président américain a reproché à la première puissance économique de l'Union européenne de "traiter très mal" les Etats-Unis en matière commerciale."Nous sommes en train de négocier avec eux là-dessus mais je ne suis pas content de l'accord qu'ils proposent", a-t-il déclaré. "Ils ont coûté aux Etats-Unis des centaines de milliards de dollars au fil des années en échanges commerciaux, donc ça nous fait du tort sur le commerce et ça nous fait du tort sur l'Otan".- "Ils profitent" -Il a accusé l'Allemagne de profiter financièrement de la présence militaire américaine."Ce sont des soldats bien payés. Ils vivent en Allemagne, ils dépensent des tonnes d'argent en Allemagne", a-t-il expliqué. "Partout autour de ces bases, c'est très riche. L'Allemagne en profite."Le Congrès américain s'est inquiété du fait qu'une telle réduction des effectifs signale un engagement américain moindre dans la défense européenne dans le cadre de l'Otan.Cette décision "encouragera davantage l'agressivité et l'opportunisme de la Russie", ont déploré la semaine dernière 22 élus républicains dans une lettre ouverte."Nous sommes convaincus que les alliés de l'Otan, l'Allemagne par exemple, devraient contribuer davantage à nos efforts communs de défense", ont estimé ces élus siégeant à la commission des Forces armées de la Chambre des représentants."En même temps, nous savons aussi que le stationnement avancé de forces américaines depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale a aidé à prévenir une autre guerre mondiale et, a surtout renforcé la sécurité des Etats-Unis", ont-ils ajouté.Les relations de M. Trump avec Angela Merkel, qui n'ont jamais été fameuses, sont quelque peu tendues depuis que la chancelière allemande a décliné l'invitation du président américain à participer en personne à un sommet du G7 en juin, en raison de la pandémie de Covid-19.Le milliardaire républicain, qui a l'oeil fixé sur la présidentielle du 3 novembre, souhaitait mettre son leadership mondial en avant avec un sommet du G7 à Washington. Après le refus de Mme Merkel, il a reporté le sommet, annonçant son intention d'inviter la Russie.
La chercheuse algérienne en biomédecine Asma Mechakra analyse la pandémie de Covid-19 d'un oeil scientifique, forte de son expérience en Chine dans la médecine régénératrice et des cellules souches.
Spécialiste de biologie cellulaire et moléculaire à l'université de Lausanne, elle a aussi bataillé sur les réseaux sociaux pour combattre les théories du complot circulant dans son pays et ailleurs.A 34 ans, Asma Mechakra appartient à une nouvelle génération éco-citoyenne, engagée aux côtés du "Hirak", le soulèvement populaire algérien et plaide pour le "respect des êtres vivants et de la Terre" dans le nouveau monde qui, selon elle, va émerger de la pandémie.- Comment la pandémie a-t-elle affecté le travail des chercheurs ?R: Le nouveau coronavirus a eu un impact sur la mise à disposition du savoir de manière gratuite.Les chercheurs ont collaboré encore plus et mis leur savoir gratuitement et très vite à disposition sur internet.C'est très bien, cela a montré que la science peut être disséminée autrement.Côté négatif, la plupart des travaux mis en ligne ont été publiés en preprint (prépublication), c'est-à-dire que ces plateformes n'ont pas de comité de lecture, donc il n'y a pas de garantie sur la qualité de la recherche. Cela peut ouvrir la porte à des dérives.- Beaucoup déplorent la toute puissance de la science et de la technologie. Ont-elles pris le pouvoir ?R: Je ne pense pas. Le scientifique n'a pas vocation à prendre le pouvoir. Il a vocation à produire du savoir, à répondre à des questions et surtout à en créer de nouvelles.Concernant les technologies, il y a cette crainte de surveillance totalitaire.Il y a une répression dans certains pays du monde, comme ce qui se passe dans mon pays (l'Algérie, NDLR) , mais aussi l'espoir d'autonomisation des citoyens.Il y a donc, en contrepartie, de l'espoir, avec des acquis progressistes, comme en Espagne avec le revenu minimum vital pour sortir de la précarité.- Au delà de la science, quels enseignements tirer de la crise sanitaire?R: La leçon principale est qu'elle a mis l'Homme face à sa finitude.Elle a montré qu'il ne comprend pas tout ce qui l'entoure et qu'il est vulnérable face à la nature qu'il croyait avoir dominée.Il a marqué de son sceau de manière irréversible la géologie et influencé les écosystèmes.Il a suffi d'une petite entité (le virus, NDLR) pour nous mettre devant nos contradictions.La crise nous enseigne aussi que les pandémies en général ne sont pas de simples courbes exponentielles. Elles traduisent surtout des prises de décision politique.Les pays devraient repenser leurs systèmes de santé.Au lieu d'assumer leur échec face au Covid-19, certains se sont réfugiés derrière la théorie du complot et ont fait du "China bashing" (des paroles et actions dénigrant la Chine, NDLR) alors qu'ils devraient reconsidérer leurs propres politiques néolibérales.- Que faudrait-il changer dans le monde post-virus ?R: Je pense qu'il faudrait d'abord arriver à "l'état de monde". Ce que je veux dire par là? Un monde devrait englober les choses et les êtres vivants.La modernité (...) a placé la croissance infinie au coeur de son système.Donc le stade le plus évolué du système économique capitaliste, à savoir l'économie globalisée, a conduit à la surproduction, au gaspillage et à toutes les dynamiques consuméristes qui l'entourent.Elle a entraîné des changements structurels: dans l'urbanisation, des changements climatiques, la réduction des habitats naturels des animaux, une perte de la biodiversité...Tous ces éléments font qu'il existe une contiguïté de plus en plus importante des être humains avec les organismes qui peuvent être des réservoirs pathogènes.Ce sont des questions qui ont été pensées depuis longtemps. Jacques Derrida a proposé d'étendre l'éthique aux autres êtres vivants. Et (le sociologue portugais) Boaventura de Sousa Santos pousse la réflexion plus loin et propose d'inclure les droits de la Terre dans les droits de l'Homme.Pour pouvoir concevoir un monde, peut-être faut-il créer l'Homme qui va penser ce monde-là? Un Homme qui va contrecarrer le productivisme capitaliste, respecter les êtres vivants et les cycles régénératifs de la Terre.
Le débat sur les 80km/h doit être tranché par le projet de loi d'orientation sur les mobilités, qui vient de revenir à l'Assemblée après un passage au Sénat.
Et si les présidents de conseils départementaux avaient la capacité d'appliquer ou non la limitation à 80km/h sur les routes secondaires ? Le Premier ministre Édouard Philippe s'est déclaré ouvert à l'idée, prévue par un amendement porté par le groupe LREM à l'Assemblée nationale."Si les présidents de conseils départementaux souhaitent prendre leurs responsabilités, je n'y vois aucun inconvénient", a déclaré le Premier ministre sur franceinfo, fixant toutefois la condition que cette capacité soit "systématiquement assortie de mesures" garantissant "le plus haut niveau de sécurité routière possible".En vigueur depuis juillet 2018, la limitation à 80 km/h sur la plupart des routes secondaires est largement impopulaire, notamment en zone rurale ou périurbaine. Lors du grand débat national suivant la crise des "gilets jaunes", Emmanuel Macron avait ouvert la porte à des assouplissements. Le débat doit être tranché par le projet de loi d'orientation sur les mobilités, qui vient de revenir à l'Assemblée après un passage au Sénat, contrôlé par l'opposition de droite défavorable à la mesure. Le Sénat a donné compétence aux présidents de département et aux préfets pour relever la vitesse maximale autorisée. Un amendement des députés LREM prévoit lui de laisser cette compétence, mais pour les seuls présidents de conseils départementaux. 80km/h : "En général, quand je prends une décision, je l'assume (...) cette décision a produit des effets, je m'en réjouis" affirme Edouard Philippepar franceinfoLa solution qui se dessine à l'Assemblée se traduirait donc par un recul partiel d'Édouard Philippe, initiateur de la mesure controversée. Mais elle augmenterait fortement la responsabilité politique des présidents de conseils départementaux, qui pourraient être tenus pour responsables en cas d'accident grave sur un tronçon à la vitesse relevée. Le Premier ministre s'est dit "attaché" jeudi au "plus haut niveau de sécurité routière possible". "Je suis convaincu que les présidents de conseils départementaux le sont aussi, mais ce sont des décisions qui sont lourdes et qu'il faut assumer en conscience", a souligné l'ancien maire du Havre, en rappelant les bons chiffres de la sécurité routière en France en 2018.Édouard Philippe a toutefois tenu à rappeler que "cette mesure peu populaire" est une politique publique qui a eu des effets. "En 2018, nous avons eu, notamment à cause de cette mesure, la meilleure année en matière de sécurité routière", a-t-il rappelé.
Être "fille de" n'est pas toujours de tout repos. La fille d'Alain Delon, Anouchka, en a fait les frais à ses dépens.
Interrogée par le magazine Vanity Fair sur le poids que représente son nom de famille, la jeune femme confie en avoir beaucoup souffert. "C'est un nom qui suscite un rejet et il a du mal à le comprendre", explique-t-elle au magazine. Un nom qui lui a aussi fermé beaucoup de portes alors qu'elle tentait de se lancer dans une carrière de comédienne. "Des producteurs refusent des projets à cause de mon nom. Pour moi, ça a commencé au cours Simon. J'étais timide, j'étais nulle et j'entendais : 'je viens rien que pour voir comment la fille de Delon va se casser la gueule'", se souvient-elle. Mais pas de quoi arrêter Anouchka Delon qui a d'ailleurs partagé l'affiche avec son père dans la pièce "Une journée ordinaire".
Deux points en Gironde sont particulièrement visés par les "gilets jaunes", malgré l'intervention des forces de l'ordre en début de semaine.
Des dizaines d'automobilistes, dont certains avec des enfants, ont passé la nuit sur l'A10, en Gironde, suite aux blocages des gilets jaunes, rapporte France Bleu Gironde mercredi 21 novembre.Dans le département, deux points particulièrement sensibles ont été identifiés : sur l'A10 à hauteur du péage de Virsac et sur la nationale 10, autour de Saint-André de Cubzac. D'après les témoignages recueillis par France Bleu Gironde, des dizaines d'automobilistes sont bloqués depuis mardi soir sur le pont de la Dordogne, entre Saint-André-de-Cubzac et Saint-Vincent-de-Paul.Ainsi, cette automobiliste citée par la radio est coincée du le pont depuis mardi à 19h, en compagnie d'autres voitures et de poids-lourds. "Il y a des gens avec des enfants, parce qu'ils sont partis hier du travail et ont pris ensuite la route, c'est inadmissible", a-t-elle déploré. "Il y a des chauffeurs routiers qui sont partis à pied pour ravitailler ces personnes qui ont des enfants, ils sont allés chercher de l'eau, des gâteaux", a-t-elle encore raconté, précisant que la première épicerie se trouve à 3 kilomètres. Qui a détruit le péage de Virsac en Gironde ?par BFMTVLa situation est d'autant plus compliquée que les températures baissent. "Personne ne peut mettre son chauffage, il fait froid (...), ceux qui n'ont pas d'essence ne peuvent pas mettre le moteur en route", a expliqué l'automobiliste à France Bleu.Dans la nuit de lundi à mardi, le péage de Virsac avait été partiellement incendié par des manifestants, alors que le site est bloqué quasiment en permanence depuis samedi dernier par des "gilets jaunes". Au cours de la nuit, des manifestants, "après avoir forcé l'entrée des locaux techniques (local de travail et galerie de circulation du personnel), ont saccagé et mis le feu aux installations, entraînant des dégâts matériels très importants", avait expliqué Vinci. Les employés du péage avaient également dû faire face à l'hostilité des manifestants.
Les retards concernent tous les TGV dans les deux sens depuis ou vers Lyon, Marseille, Nice, Montpellier, Perpignan, la Suisse...
Matinée de galère pour les usagers des TGV dans le Sud-Est. Une panne électrique dans l'Yonne engendre plusieurs heures de retard pour les trains, notamment entre Paris et Lyon."Cela concerne tout l'axe Sud-Est, donc les TGV dans les deux sens depuis ou vers Lyon, Marseille, Nice, Montpellier, Perpignan, la Suisse...", a expliqué à l'AFP un porte-parole de la SNCF. "Le retard moyen est de trois heures."Ces perturbations sont dues à une panne d'alimentation électrique à Passily, dans l'Yonne. À cause de cet incident, la circulation est arrêtée depuis 7h00 sur un tronçon au nord de la ligne TGV Sud-Est. Mais "aucun train n'est bloqué, parce qu'on peut contourner le secteur de la panne électrique par la ligne classique", moins rapide, a précisé ce porte-parole.Les perturbations vont durer "toute la journée", selon lui. La SNCF table sur une première amélioration de la situation vers la mi-journée: "À midi, la circulation sur la ligne à grande vitesse va reprendre et on va pouvoir faire passer des TGV dans les deux sens, mais seulement sur une seule voie." La compagnie conseille à ses passagers de bien se renseigner sur les retards via son site internet.
De nouveaux rassemblements ont eu lieu jeudi devant des hôpitaux pour réclamer plus de moyens pour les soignants, à cinq jours d'une "journée d'action nationale" destinée à établir un rapport de force avec le gouvernement, en plein "Ségur de la santé".
A Paris, près de 200 personnes, parmi lesquelles des soignants en blouse blanche, se sont réunies devant l'hôpital Robert-Debré au son de sifflets et de casseroles, autour d'une large banderole "La santé ça ne se négocie pas".Plusieurs militantes en tenue de "Rosie la Riveteuse", symbole féministe inspiré des ouvrières faisant tourner les usines américaines pendant la Seconde Guerre mondiale, se sont jointes aux manifestants, en entonnant une chanson "Premières de corvée"."Les hospitalières? Mais elles sont crevées! Elles n'en peuvent plus!", a expliqué Youlie Yamamoto, animatrice du collectif "A cause de Macron". La crise sanitaire, "ça a été un enfer pour elles et on leur donne quoi? Une médaille. C'est pas acceptable". Il y a des métiers "de plus en plus précaires à l'hôpital", a abondé Aurélie Trouvé, Porte-parole d'Attac. C'est "ce qui fait que ces soignantes n'arrivent plus, n'ont pas les moyens d'assurer la santé de tous et toutes, en tout cas de moins en moins".D'autres rassemblements ont lieu à Paris, notamment devant l'hôpital Saint-Louis et devant l'hôpital Tenon, où plusieurs dizaines de manifestants ont demandé à ce que "les soignants travaillent dans de bonnes conditions".Ces rassemblements, organisés dans le cadre de l'opération #jediscolère, surviennent à cinq jours d'une vaste journée de mobilisation, organisée par une coalition de syndicats et de collectifs hospitaliers, dont la CGT, FO, Sud et l'Unsa."La population et les professionnels exigent des changements dans la politique de santé instaurée par le gouvernement Macron (...) Nous ne nous contenterons plus de belles promesses", ont prévenu jeudi dans un communiqué ces syndicats, disant vouloir faire pression sur le "Ségur de la santé".Lancée le 25 mai, cette vaste concertation doit déboucher d'ici la mi-juillet sur des propositions concrètes pour améliorer le quotidien des soignants. Mais plusieurs syndicats se sont inquiétés ces derniers jours de la façon dont sont conduites les discussions.
Le prix de certains produits en caisse était plus élevé que celui affiché en rayons.
Des "gilets jaunes" ont mené une opération jeudi dans un Géant-Casino à Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire, pour comparer les prix affichés en rayon et ceux payés en caisse, rapporte franceinfo vendredi 4 janvier. Ils ont ainsi constaté de nombreuses erreurs, la plupart du temps en défaveur du client.Tout est parti d'une découverte fortuite. "En faisant les courses, l'un d'entre nous a constaté sur son ticket de caisse des prix plus élevés que ceux affichés, a indiqué à franceinfo le porte-parole des "gilets jaunes" dans ce secteur. Plusieurs 'gilets jaunes' de notre groupe ont décidé d'y retourner avec une 'scanette'", un appareil qui permet, dans les rayons, de vérifier le prix qui sera payé en caisse."Sur 125 produits, 85% affichaient des prix erronés, en grande majorité en défaveur du client, a expliqué le porte-parole. Les écarts de prix allaient de 2 centimes jusqu'à 6 euros. Pour la plupart, il y avait de 5 à 10 centimes d'écart." 2019, l'année du pouvoir d'achat ?par BFMTVContactée par franceinfo, la direction du magasin a confirmé ces écarts, sans préciser depuis quand ils durent. "Ces erreurs de prix font suite à une erreur informatique et humaine, a indiqué l'enseigne. Depuis, cela a été corrigé et nous avons renforcé nos contrôles sur tous les magasins." Des contrôles qui sont toutefois déjà opérés tous les jours, assure la direction. "Les clients qui ont constaté des erreurs de prix sont invités à venir à l'accueil du magasin pour se faire rembourser la différence", a-t-elle encore dit.Les "gilets jaunes" ont annoncé avoir contacté un avocat et envisager des poursuites.
"Johnny" reprendra des tubes de Johnny Hallyday, réochestrés par le chef d'orchestre Yvan Cassar.
Sous l'impulsion d'Universal, la maison de disque de Johnny Hallyday de 1961 à 2005, l'album sortira le 25 octobre prochain. Sobrement baptisé "Johnny", il réunira des classiques du Taulier, a rapporté Le Parisien jeudi 19 septembre. "Vivre pour le meilleur", "Quelque chose de Tennessee", "Diego libre dans sa tête"... ces titres ont été réochestrés par Yvan Cassar, avec qui Johnny Hallyday a régulièrement collaboré sur scène et en studio. Le chef d'orchestre a réalisé de nouveaux arrangements symphoniques ou acoustiques pour ces tubes. La partie symphonique a été enregistrée à Londres avec 70 musiciens du London Symphony Orhestra au Air Studio avec 42 choristes de l'ensemble London Voices, a révélé RTL. "Toutes les chansons qui sont sur cet album sont des chansons que j'ai faites avec lui, arrangées pour lui, dont j'ai parlé avec lui", a confié Yvan Cassar à RTL. Il ajoute : "Je me suis dit que c'était l'occasion de revenir à ce que l'on avait fait et de le magnifier pour lui rendre hommage, rendre hommage à sa voix et à la qualité émotionnelle de ses prestations". "Mille fois il m'a parlé d'orchestre"Alors que l'idée de l'album posthume vient d'Universal, Yvan Cassar a d'abord décliné la proposition. "Mais ça m'a évoqué tant de souvenirs, de choses partagées. Ces premiers moments où tout jeunot, on a préparé le Stade de France 1998 avec un orchestre symphonique. Ce qui m'a intéressé, c'est le rapport à mon histoire avec Johnny, à la beauté du chant et à ce qu'on s'était dit. Mille fois il m'a parlé d'orchestre. J'ai l'impression que vingt ans plus tard on va au bout de cette histoire. Et c'est joli", a-t-il confié Parisien. Yvan Cassar assure avoir reçu l'accord de Laeticia Hallyday avant de réaliser le projet. "J'avais besoin d'avoir son accord, de me sentir soutenu", affirme le chef d'orchestre. BFMTV a également révélé vendredi 20 septembre que Laeticia Hallyday préparait une soirée en hommage à Johnny Hallyday. L'épouse du chanteur, en partenariat avec Universal, qui détient les droits sur les chansons du chanteur jusqu'à 2005, organisera une soirée à l'Olympia le 1er décembre.
Sept des 25 dépôts de bus de la RATP ont été bloqués lundi matin par des grévistes. Les blocages ont été levés dans la matinée.
Depuis le début de la grève jeudi 5 décembre, les bus circulaient relativement bien. Dimanche soir encore, la RATP prévoyait qu'un bus sur deux devait circuler lundi. Mais quelques heures plus tard, sept des 25 dépôts de bus ont été bloqués par des grévistes : seul un tiers des bus pouvait donc circuler lundi matin, selon un porte-parole. Les blocages ont été levés en fin de matinée. Parmi les dépôts bloqués figuraient celui de Lagny, dans l'est parisien, celui d'Asnières ou celui d'Aubervilliers. Trafic "extrêmement perturbé" sur le reste du réseauSur le reste du réseau RATP, le trafic reste "extrêmement perturbé", comme anticipé dimanche soir. Neuf lignes de métro sur 16 sont totalement fermées. La ligne 11 fonctionne finalement jusqu'à 9h30 et la situation est moins mauvaise que prévue sur la partie ouest de la ligne 9, avec un métro sur deux contre un sur quatre prévu dimanche soir.
Tel est le souhait de l'UFC-Que Choisir, qui réclame aux assureurs automobiles de rétrocéder les économies liées au confinement. Depuis la mise en place des restrictions de déplacement, le nombre d'accidents corporels est en chute libre.
Conséquence du confinement en vigueur depuis la mi-mars, les routes de France sont désertées par les automobilistes, entraînant un recul spectaculaire du nombre de sinistres. Selon les chiffres de la sécurité routière=1em, le nombre d'accidents corporels a baissé de plus de 40% en mars=1em. =1emMais l'UFC Que Choisir estime que ce chiffre, qui s'applique en partie à une période où le confinement n'était pas encore en place, est encore loin d'en donner la mesure. Elle estime ainsi à plus de 90% la chute des accidents à la suite des mesures prises pour enrayer la propagation du Covid-19. "La fréquence des accidents corporels a chuté de 91% et devrait rester durablement en deçà de sa moyenne historique", fait ainsi valoir l'UFC Que Choisir dans un communiqué publié lundi 27 avril, où elle demande aux assureurs automobiles de rétrocéder leurs économies à leurs assurés.Tarifs "obsolètes""Alors que les restrictions de déplacement du confinement sont sans précédent, les tarifs des assurances automobiles pour 2020 sont désormais obsolètes", estime ainsi l'association de consommateurs. Selon la même source, les économies générées par la baisse drastique des accidents corporels pourraient se chiffrer entre 1,4 et 2,3 milliards d'euros.L'association en appelle ainsi au gouvernement, et demande à Bercy d'imposer aux assureurs automobiles de rétrocéder leurs économies liées au confinement par une baisse des primes permettant de conforter le budget des ménages.Selon son "scénario médian", l'UFC Que-Choisir évoque une baisse de 2,2 milliards d'euros, ce qui se traduirait en moyenne par une baisse de 50 euros pour les assurances automobiles et 29 euros pour les motos. Plusieurs assureurs ont déjà pris des mesures en ce sens, dont Maif et la Matmut, mais la fédération du secteur, la FFA, n'a pas pris position sur le sujet.
Selon un baromètre YouGov pour Le HuffPost et CNews, le ministre paie la perception négative de l'opinion des efforts du gouvernement en matière environnementale.
Le "Make our Planet Great Again", promis par Emmanuel Macron en réponse au retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris, semble déjà bien loin. Selon Le HuffPost, qui dévoile jeudi 2 août une enquête menée du 25 au 26 juillet, le scepticisme qui entoure l'action de l'exécutif et du gouvernement sur les questions d'environnement fait une victime : Nicolas Hulot.Jusque là "épargné" par les polémiques, le ministre de la Transition écologique jouissait jusqu'alors d'une forte cote de popularité. Il avait seulement été détrôné de la première place des personnalités politiques préférées des Français par la ministre des Sports Laura Flessel, en début d'année.Hulot paie les atermoiements de l'exécutifDepuis, l'ancien animateur d'Ushuaïa apparaît, selon la même source, comme une "caution écolo démonétisée", au cœur d'un gouvernement qui peine à convaincre sur les questions écologiques. La fin, d'ici à 2021, du glyphosate, principe actif de pesticides et cancérogène probable, n'a finalement pas été inscrite dans la loi française, à la déception de Nicolas Hulot. L'épisode, symbolique, a illustré le "décalage entre le discours et les actions" du président Macron, selon le professeur de science politique Simon Persico.Fin juin, le ministre avait promis un "échéancier" sur la fermeture de centrales nucléaires et assuré que le développement des énergies renouvelables serait au cœur de la feuille de route énergétique que le gouvernement est en train de finaliser. La France prépare actuellement sa "programmation pluriannuelle de l'énergie" (PPE) pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028. La loi de transition énergétique prévoyait une réduction des émissions de gaz à effet de serre, d'augmenter les énergies renouvelables ou encore de réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité. Ce dernier objectif était fixé à 2025 mais le gouvernement actuel l'a repoussé à une date ultérieure, qui reste à déterminer. Dans le reste du baromètre, Le HuffPost rappelle la bonne tenue de Laura Flessel et du ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, parmi les membres du gouvernement. A droite, Alain Juppé signe son "retour", faisant son entrée sur le podium des personnalités politiques préférées des Français.
Martin Hirsch, directeur général de l'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris), estime que le coronavirus est toujours aussi dangereux.
Il faut "arrêter de penser que le comportement du virus a changé" et qu'il est "devenu doux", a insisté ce mardi 25 août sur France Inter Martin Hirsch, le directeur général de l'AP-HP. Ce dernier souligne qu'en Île-de-France "le nombre de malades hospitalisés augmente". Le virus n'a pas changé, prévient Martin HirschSans pour autant être alarmiste, le médecin remet les choses au clair. Contrairement à ce qu'avait annoncé une étude récente, le virus n'est pas moins létal ou plus contagieux qu'avant. "La première chose qu'on peut faire de mieux, c'est arrêter de penser que le comportement du virus a changé", a-t-il souligné."La musique 'tout d'un coup il est devenu doux' (...), c'est faux. En Île-de-France, le nombre de malades hospitalisés augmente, il double tous les 26 jours", a-t-il expliqué, rappelant toutefois qu'au plus fort de la crise sanitaire, "début mars", le nombre de malades hospitalisés "doublait tous les trois jours"."La moyenne d'âge dans les hôpitaux n'a pas diminué, a ajouté Martin Hirsch, auteur de "L'énigme du nénuphar: face au virus" (Stock), un livre à paraître mercredi dans lequel il raconte comment il a vécu la crise sanitaire en tant que directeur des hôpitaux parisiens. "Ce qui est plus important, c'est notre comportement, le comportement des soignants, des médecins, le comportement de la population", a-t-il conseillé. Ne pas oublier les gestes barrières, mettre le masque... Des précautions que chacun devraient prendre surtout à l'heure où des chercheurs de Hong Kong ont découvert un premier cas de réinfection par le virus.Très critique envers Didier RaoultInterrogé sur "le succès" du professeur Didier Raoult, Martin Hirsch a reconnu au directeur de l'Institut Méditerranée-Infection de Marseille "un talent absolument remarquable". Il "utilise de vieilles ficelles complotistes, (...) c'est très astucieux, c'est très bien fait"."La première chose c'est de dire 'Tous vendus, sauf moi', donc décrédibilisation du système, et la deuxième chose c'est de dire 'Je suis le seul à penser comme vous', c'est la pensée par identification. Si jamais on me critique, c'est que j'ai raison", a-t-il détaillé.En France, le Covid-19 a fait 30.528 morts depuis le 1er mars.
L'inspection du travail a estimé qu'il y avait une "mise en danger" des professionnels.
Le personnel de l'établissement vivait en autarcie dans l'établissement depuis début avril et ceci afin de limiter les risques de contamination. Le 17 avril, l'inspection du travail a ordonné le déconfinement des salariés de l'Ehpad. D'après elle, les normes de sécurité et de travail n'étaient pas respectées.La direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) aurait soulevé le fait que le personnel logé dans des camping-cars ne pouvait respecter le mètre de distance nécessaire entre deux personnes.La Direccte, se refusant à commenter un dossier "en cours et extrêmement délicat", a assuré ne pas avoir ordonné le déconfinement, mais demandé la mise en place, dans un délai donné, de mesures supplémentaires sur un certain nombre de points jugés insuffisants, dont le logement du personnel mais "pas uniquement".Après la diffusion d'un reportage le 25 mars sur un autre Ehpad qui avait décidé de confiner le personnel, la direction de La Compassion a consulté ses 75 salariés pour mettre en place un confinement similaire.60 d'entre eux ont répondu favorablement, selon elle. Le 6 avril, 30 salariés ont commencé à vivre à l'intérieur de l'établissement, soit dans des chambres d'accueil de jour, soit dans des caravanes et camping-cars stationnés sur le parking fermé du centre, sans rentrer chez eux. Ils ont finalement arrêté le confinement vendredi."Pour moi, les conditions étaient tout à fait correctes (...) La décision avait été prise pour protéger les résidents, pour éviter tout contact du personnel avec l'extérieur et diminuer le risque de contamination du Covid-19", a réagi la directrice de la maison de retraite, Marie-Anne Petrolesi."Il y a une énorme déception au sein de l'équipe", a-t-elle poursuivi, affirmant qu'à ce jour, aucun membre du personnel ni aucun des 99 résidents ne présentent de symptôme du nouveau coronavirus.
Un tribunal de Séoul a formellement reconnu vendredi une Américaine adoptée comme étant la fille de son père biologique, une décision qu'elle a qualifiée de "capitale" pour tous les enfants adoptés en Corée du Sud.
Kara Bos, 38 ans, n'a pas pu contenir ses larmes quand le tribunal des affaires familiales de Séoul a rendu son jugement demandant à ce qu'elle soit incluse sur le registre familial de son père biologique, la liste officielle des membres de sa famille. Les membres de sa famille biologique, qu'elle avait identifiés grâce à un test ADN, ont toujours refusé d'entrer en contact avec elle.Mme Bos, qui avait été abandonnée à deux ans avant d'être adoptée par une famille américaine et de grandir dans le Michigan, s'est lancée dans une bataille légale pour retrouver l'identité de sa mère biologique. Et ses avocats affirment qu'elle aura désormais accès à tous les registres officiels relatifs à son père."C'est un jour mémorable pour nous tous qui avons été adoptés, et à qui l'on reconnaît finalement des droits", a-t-elle dit aux journalistes, visiblement très émue."Les épreuves auxquelles nous sommes confrontées faute d'avoir le droit d'entrer en contact avec notre famille... J'espère que cela va changer en Corée."La Corée du Sud fut un temps l'un des premiers viviers de l'adoption internationale. Au moins 167.000 enfants sud-coréens ont été adoptés par des parents étrangers depuis les années 1950.Mais la quête d'information pour les enfants adoptés est notoirement difficile en Corée du Sud. Le droit sud-coréen penche clairement en faveur du respect de la vie privée des parents biologiques, et non du côté des droits des enfants adoptés. D'où le secret qui enveloppe les procédures. Ni le père biologique de Mme Bos, ni les membres de sa famille n'étaient présents à l'audience.La question de ses origines n'avait jamais vraiment préoccupé Mme Bos, dont le nom coréen est Kang Mee Sook, avant que sa fille n'ait deux ans, et qu'elle prenne conscience de "ce que cela signifiait d'abandonner un enfant de cet âge".Tous ses efforts pour retrouver ses parents biologiques via les registres d'adoption avaient été vains. Alors elle avait entré en 2016 une analyse de son ADN sur un site internet de généalogie, et trouvé une correspondance avec celui d'un jeune Coréen étudiant à l'étranger.Ils étaient entrés en contact et avaient déterminé que leur lien de parenté pouvait être son grand-père à lui, qui serait son père à elle, et donc la seule personne qui aurait pu dire qui était sa mère.Mais sa famille à lui ne voulut rien entendre et refusa de lui permettre de rencontrer son père.
"Être président de la République, ce n'est pas essayer de jouer la star, de faire la couverture des magazines, de se faire aimer. C'est essayer de transformer son pays", a lancé François Fillon ce jeudi sur RTL en direction d'Emmanuel Macron.
Invité de RTL ce jeudi matin, François Fillon a évoqué les derniers sondages, qui le donne en troisième position. Pour lui, au "moment de voter, les Français reviendront à des choses plus raisonnables". Il a aussi dénoncé une campagne "parasitée par des pseudo-révélations sur les affaires". Puis il a taclé Emmanuel Macron. "Être président de la République, ce n'est pas essayer de jouer la star, de faire la couverture des magazines, de se faire aimer. C'est essayer de transformer son pays", a lancé François Fillon en direction du candidat d'En Marche!.
Cinq jeunes de plusieurs cités de Marseille ont été mis en examen pour homicide volontaire vendredi 15 juin, dans l'enquête sur le meurtre d'un homme d'une vingtaine d'années poignardé à mort le 1er avril à Rognac (Bouches-du-Rhône). Ce dernier pourrait être la victime d'une expédition punitive après des vols à la roulotte.
"Cinq hommes, tous âgés de moins de 30 ans, l'un mineur, ont été écroués par une juge d'instruction d'Aix-en-Provence, pour homicide volontaire, non assistance à personne en danger et violences en réunion", a précisé à l'AFP vendredi soir le colonel Benoît Ferrand, commandant du groupement de gendarmerie des Bouches-du-Rhône.L'homme poignardé de passage à Marseille"Il s'agit vraisemblablement d'un meurtre sauvage, sous le coup de l'alcool et de substances, pas un règlement de compte classique", a commenté le colonel Ferrand, revenant sur cette enquête conclue mercredi par l'arrestation de douze personnes, dans plusieurs cités marseillaises, "Air Bel, Felix-Pyat, La Granière, Campagne-Lévêque ou les Aygalades".Les investigations avaient débuté avec la découverte du corps d'un jeune homme lardé de coups de couteaux, à 150 m du Mix Club, une discothèque de Rognac, à une trentaine de kilomètres au nord de la cité phocéenne, le dimanche 1er avril. "La victime, originaire de Saint-Étienne (Loire) et de passage à Marseille, avait d'abord été arrêtée et remise aux vigiles de la discothèque, après avoir été repérée en plein vols à la roulotte sur des véhicules garés à proximité", a expliqué le colonel Ferrand : "Mais il s'est visiblement soustrait à leur surveillance, et des clients se sont lancés à ses trousses".D'autres mises en examen pourraient suivre"Lacéré" de plus d'une dizaine de coups de couteaux, frappé à coups de pieds et de poings, la victime avait été retrouvée morte vers 5h40 du matin, gisant au bord de la route. Conduite par la brigade de recherche d'Istres, avec l'appui des gendarmes de Marseille, l'enquête a notamment nécessité "le visionnage de plusieurs centaines d'heures d'images de caméras de surveillance, et un long travail de recoupement entre les images et les témoignages des clients", a expliqué le colonel Ferrand. Le tout jusqu'à ce vaste coup de filet de mercredi, par 220 gendarmes et policiers, dont des enquêteurs de la DDSP des Bouches-du-Rhône, des CRS, deux pelotons de gendarmerie mobile et l'antenne du GIGN d'Orange (Vaucluse). Sur les douze hommes interpellés, connus pour trafic de stupéfiants, vols avec armes ou vols en réunion, seuls cinq ont pour l'instant été mis en examen. "Mais l'enquête suit son cours et d'autres mises en examen pourraient suivre", a insisté le colonel Ferrand, précisant que mercredi ont également été saisis plusieurs kilos de cannabis ou de résine, plusieurs grammes de cocaïne, ainsi qu'un pistolet automatique. C'est devant ce même Mix Club qu'un homme avait été tué de deux balles de kalachnikov en pleine tête en septembre 2016. La piste du règlement de comptes avait alors été privilégiée.
Le candidat d'extrême-droite à l'élection présidentielle autrichienne, Norbert Hofer, s'est déclaré favorable à la démolition de la maison natale d'Adolf Hitler et a indiqué vouloir améliorer les relations avec la communauté juive. "Les seules options existantes sont de faire de cette maison un musée ou de la démolir.
Si vous voulez mon opinion, je serais pour qu'on la démolisse", a déclaré M. Hofer dans une interview accordée à l'Agence autrichienne de presse. Plus tôt cette année, le gouvernement a approuvé un projet de loi visant à exproprier le propriétaire de cette maison située dans le centre de Braunau am Inn, près de la frontière allemande, où est né le dictateur nazi en 1889.DES "PÈLERINAGES" QUI DÉRANGENTCette procédure, soutenue par le cadre et député du parti d'extrême droite FPÖ. vise à éviter qu'elle ne devienne un lieu de pèlerinage pour nostalgiques du IIIè Reich. Le statut du bâtiment pose néanmoins un problème pour son éventuelle démolition. Il fait partie du centre historique de la ville et se trouve ainsi sous la protection du patrimoine. M. Hofer a également fait part de son souhait d'améliorer les relations de son parti avec la communauté juive autrichienne, l'IKG, qui représente quelque 15.000 personnes. L'IKG accuse souvent le FPÖ (dont le premier leader dans les années 50 avait été membre des SS) d'avoir des sympathies néo-nazies et antisémites, ce que dément le parti. M. Hofer a déclaré que s'il était élu, il chercherait à opérer un rapprochement avec l'IKG."Les problèmes existent pour être résolus. Et j'estime que je peux gérer les relations (avec l'IKG) très, très bien. C'est une mission qui est pour moi d'un grand intérêt et d'une haute importance", a-t-il confié. Pour ce qui est de la communauté musulmane en Autriche, Hofer a indiqué qu'il voulait que soit effectuée une traduction allemande officielle du Coran pour que les non-musulmans "puissent mieux comprendre cette communauté religieuse".HOFER, PRÉTENDANT SÉRIEUXLe FPÖ,l'un des partis d'extrême droite du continent les mieux implantés électoralement, a fait de la crise des migrants le thème majeur de sa campagne. Si Norbert Hofer gagnait la présidentielle, l'Autriche deviendrait le premier pays d'Europe à élire un président d'extrême droite depuis 1945. En Autriche, le président n'intervient pas dans la gestion quotidienne du pays mais dispose de prérogatives importantes comme celle de révoquer le gouvernement.Arrivé en tête au premier tour de la présidentielle, Nobert Hofer avait été battu de peu au second tour le 22 mai par l'écologiste Alexander Van der Bellen. Puis ce second tour a été annulé début juillet par la Cour constitutionnelle en raison d'irrégularités dans le dépouillement. Une nouvelle élection, prévue le 2 octobre, risque d'être reportée en raison de bulletins de vote défectueux.
Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a affirmé dimanche que "rien [n'avait] été organisé" pour faire face à une deuxième vague de l'épidémie de Covid-19.
"La vérité, c'est que rien n'a été organisé", a déclaré M. Mélenchon sur BFMTV. "Il n'y a pas de lits supplémentaires, il n'y a pas le personnel dont on aurait besoin"."Et on espérait que ça se passe", a-t-il poursuivi, citant "le raisonnement de ceux qui se disent +la population doit s'auto-immuniser à force de l'attraper, elle va générer des anticorps et donc l'épidémie va baisser comme c'est le cas pour la grippe+".Comme le journaliste lui faisait remarquer que ce n'est pas la stratégie choisie par la France, le député des Bouches-du-Rhône a estimé que "ça en a l'allure". "Quand rien n'est organisé, vous dites +pourquoi?+, vous ne pouvez pas partir de l'idée que ce sont des incapables, vous vous dites +ils ont une idée dans la tête+", a-t-il ajouté.Pour le chef de file des Insoumis, "tout ça sent la pagaille".Il a notamment soulevé la question des tests. "Comment on fait en France pour payer 73 euros, facturés à la Sécu, qu'on va ruiner en deux temps trois mouvements avec une méthode pareille, pour donner des résultats au bout de sept jours, qui à partir de là ne servent plus à rien?", a-t-il interrogé.Jean-Luc Mélenchon a encore dit redouter "la manière avec laquelle la population prendrait de nouvelles mesures d'extrême rigueur de confinement".Sur LCI, le président du MoDem François Bayrou a estimé de son côté que "sans aucun doute il faut renforcer notre capacité de tests". "Je suis sûr qu'il y a un réarmement nécessaire, et dont on est un peu inquiet de voir que pour l'instant il ne s'est pas produit", a-t-il déclaré."Ca fait des mois que le président de la République avertit sur les tests et évidemment on se trouve aujourd'hui dans une situation dont personne ne peut dire qu'elle est satisfaisante et qu'elle est ce qu'on attendait", a-t-il ajouté.
Total demandait le maintien des avantages fiscaux, notamment à cause de sa nouvelle bioraffinerie de La Mède, près de Marseille.
C'est une victoire pour Total, dont les associations écologistes dénoncent d'ailleurs "le lobbying éhonté". L'Assemblée nationale voté, jeudi 14 novembre, sans débat un report à 2026 de l'effacement de l'huile de palme de la liste des biocarburants. La présence de l'huile de palme sur cette liste, qui ouvre droit à un régime fiscal favorable, avait pourtant été votée l'année dernière. Des élus MoDem, LREM et LR des Bouches-du-Rhône ont introduit un amendement demandant le report de cette exclusion. Total produit actuellement du carburant à base d'huile de palme dans ce même département, à la nouvelle bioraffinerie de La Mède, près de Marseille. L'amendement, qui a reçu un avis favorable du gouvernement et défavorable du rapporteur général Joël Giraud (LREM), n'a pas été défendu au micro en séance et n'a pas fait l'objet du moindre débat.Les députés signataires expliquent dans leur amendement vouloir "laisser une période transitoire suffisante de stabilité fiscale et réglementaire aux acteurs économiques français", (...) dans un calendrier (de sortie) deux fois plus rapide que celui proposé par l'Union européenne".Un "cadeau à 80 millions d'eurosCe vote a suscité la colère des Amis de la Terre. Selon cette association écologiste, "les députés de la majorité, avec la complicité du gouvernement, viennent de céder au lobbying éhonté de Total", et de faire un "cadeau fiscal évalué entre 70 et 80 millions d'euros"."Ça a été voté en catimini, c'est scandaleux. J'imagine que Total va sabrer le champagne ce soir", a réagi auprès de l'AFP le député Matthieu Orphelin (ex-LREM), proche de Nicolas Hulot.Total renvoie de son côté aux déclarations de son PDG Patrick Pouyanné dans le JDD fin octobre, qui veut "juste être au même niveau de compétition que nos concurrents européens qui, contrairement à nous, bénéficient d'un avantage fiscal jusqu'en 2030". "Une solution gagnant-gagnant serait que la France arrive à convaincre ses partenaires européens de sortir plus tôt de l'huile de palme, par exemple dans cinq ans, en 2026, et non en 2030. (...) L'enjeu de Total, ce n'est pas l'huile de palme, puisque l'usine de La Mède peut fonctionner avec des huiles de colza ou de tournesol", assurait le dirigeant.La raffinerie d'agrocarburants de La Mède, une des plus grandes d'Europe, a démarré début juillet, employant directement 250 personnes. Selon le groupe pétrolier, la raffinerie doit traiter 650.000 tonnes d'huiles et graisses par an et s'approvisionner en huile de palme "durable et certifiée" à hauteur de 300.000 tonnes au maximum. Son activité est régulièrement dénoncée par les militants écologistes, dont Greenpeace, qui a bloqué son accès fin octobre en l'accusant de "déforestation massive" pour produire de l'huile de palme.Sur un plan judiciaire, Greenpeace France conteste devant le tribunal administratif de Marseille l'autorisation préfectorale délivrée à Total pour ouvrir cette raffinerie.
Un Conseil de Défense sur le Covid-19 est prévu mercredi ou jeudi, a indiqué mardi l'Elysée à l'AFP, alors qu'Emmanuel Macron a déclaré que plusieurs décisions seraient prises "dans les prochaines heures", notamment pour Paris.
"Plusieurs décisions seront prises dans les prochaines heures qui seront communiquées par le ministre (de la Santé Olivier Véran), soit mercredi soir, soit jeudi matin", a affirmé le chef de l'Etat en visite dans un Ehpad de Loir-et-Cher.Le ministère de la Santé a pour sa part indiqué qu'Olivier Véran prévoyait son point hebdomadaire sur la progression de l'épidémie de coronavirus mercredi à 19H00.Selon des sources concordantes, une réunion s'est tenue lundi entre l'Agence régionale de santé d'Île-de-France, la mairie et la Préfecture de police de Paris et ont été envisagées, selon des sources concordantes, l'interdiction de vente d'alcool à partir de 20H00, l'interdiction de tout rassemblement au-delà de 10 personnes, ainsi que la baisse de la jauge maximale autorisée pour les grands rassemblements de 5.000 à 1.000 personnes.Est également envisagée l'interdiction de location de salle pour des fêtes, y compris pour des mariages.Aucune mesure ne serait en revanche envisagée pour les Ehpad de la région parisienne, les transports, ni de restrictions d'horaires pour les bars et restaurants, rejetées catégoriquement par la maire de Paris Anne Hidalgo.La mairie de Paris met en garde contre des mesures trop contraignantes qui handicaperaient la vie économique et sociale."Nous, nous appelons à la vigilance: nous allons vivre longtemps avec ce virus, il faut faire quelque chose de vivable. L'objectif, c'est de se protéger mais il faut laisser une vie sociale se faire", selon Anne Souyris, adjointe de la maire de Paris chargée de la Santé."Si on interdit encore toute manifestation dehors, qu'allons-nous faire des manifestations culturelles du type +Nuit Blanche+ (prévue le 3 octobre) ou les cinémas en plein air?" s'est-elle interrogée.Alors que le Conseil scientifique appelle à des contraintes plus strictes dans les 20 grandes métropoles, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Lille et Marseille ont toutes annoncé ces derniers jours de nouvelles restrictions pour tenter d'enrayer le rebond du virus.Ces limitations portent sur la taille des rassemblements autorisés, les visites dans les Ehpad, les fermetures ou réductions d'horaires des bars.Avec ces mesures localisées, mais qui concernent désormais la plupart des grandes métropoles, la France a durci les conditions sanitaires pour tenter de freiner le rebond qui voit une multiplication des cas positifs et d'admissions à l'hôpital, comme dans d'autres pays voisins.
Le conducteur du camion n'avait blessé personne en forçant ce barrage du Haut-Rhin mais avait tiré deux fois en l'air avec un pistolet à grenailles. Il a été pris en chasse par plusieurs véhicule conduits par des "gilets jaunes".
Trois "gilets jaunes" ont été mis en examen mercredi 12 décembre par un juge d'instruction de Mulhouse (Haut-Rhin). Ils sont impliqués dans une course-poursuite et le passage à tabac d'un chauffeur de poids lourd qui avait forcé un de leur barrage à Ottmarsheim (Haut-Rhin), a-t-on appris de source proche de l'enquête. Ils sont poursuivis pour violences en réunion avec arme et mise en danger de la vie d'autrui.Lundi matin, un chauffeur de camion-benne de 33 tonnes avait perdu patience alors qu'il était coincé à un rond-point à Ottmarsheim. Malgré la présence d'un "gilet jaune" couché sur la route devant son camion, le transporteur de 30 ans avait forcé le barrage, arrachant la signalétique, mais sans blesser personne. Il avait également pointé un pistolet à grenailles et tiré deux fois en l'air avant de prendre la fuite.Une interruption totale de travail de 45 joursPris en chasse par plusieurs véhicules conduits par des "gilets jaunes", il a été rattrapé avant la commune voisine de Chalampé, où un second barrage bloquait la circulation. Une bagarre a éclaté entre le conducteur du poids-lourd et ses poursuivants. Des coups auraient été portés de part et d'autre, notamment avec une barre de fer. Le chauffeur routier a toutefois réussi à remonter dans la cabine de son camion et à reprendre sa route, forçant semble-t-il le second point de blocage. Et ce sont finalement les gendarmes, alertés, qui avaient réussi à stopper le 33 tonnes non loin de Fessenheim, une vingtaine de kilomètres plus au nord.Sérieusement blessé, le routier belfortain de 30 ans a été pris en charge par les pompiers et transporté à l'hôpital où une interruption totale de travail (ITT) de 45 jours a été délivrée en raison de fractures aux bras et aux cervicales. Toujours hospitalisé à Mulhouse, l'homme n'a toujours pas pu être entendu par les enquêteurs.Quatre de ses poursuivants avaient été interpellés et placés en garde à vue. Trois d'entre eux, âgés de 30, 32 et 35 ans, ont été déférés mercredi devant le parquet et présentés au juge mulhousien Christophe Spery. Au moins l'un des trois a été placé en détention provisoire.
Une banderole anti-Emmanuel Macron accrochée à des ballons a survolé la place de la Concorde, à Paris, alors que se déroulait la cérémonie du 14-juillet ce mardi.
Ce mardi 14 juillet, en pleine cérémonie de la fête nationale organisée place de la Concorde à Paris, une banderole hostile au chef de l'Etat a été déployée dans le ciel, attachée à des ballons. "Derrière les hommages, Macron asphyxie l'hôpital", pouvait-on y lire d'un côté. "L'économie nous coûte la vie", était-il écrit de l'autre. On ignore pour l'heure l'origine de cette action. La veille, le Ségur de la santé a été signé par le gouvernement et les syndicats majoritaires. Ces accords prévoient 7,5 milliards pour les personnels paramédicaux (infirmiers, aides-soignants) et autres non médicaux (agents techniques, administratifs...), une somme qui servira en majorité à financer une hausse de salaire dite "socle" de 183 euros net mensuels pour l'ensemble des personnels des hôpitaux et des Ehpad publics, mais aussi de nouvelles majorations pour les heures supplémentaires et le travail de nuit.Des soignants en colèreCe Ségur ne fait cependant pas l'unanimité parmi le personnel soignant. "Pour l'instant, l'heure n'est pas à la réjouissance mais à la déception, déception d'autant plus grande que les attentes étaient fortes", a estimé dans un communiqué la CGT, pour qui le Ségur "n'a pas permis de traiter de l'ensemble des problèmes".Une manifestation est prévue ce mardi 14 juillet, les soignants seront dans les rues pour réclamer plus de moyens. Durant la cérémonie de la fête nationale, un hommage à été rendu aux militaires et civils mobilisés durant la crise sanitaire.
Edouard Philippe privilégiera bien son poste de Premier ministre à celui de maire du Havre s'il est élu le 28 juin, tout en admettant qu'il pourrait être de retour dans son fief "beaucoup plus tôt" que la fin du quinquennat, a-t-il déclaré mardi à Paris Normandie.
"J'entends bien redevenir maire dès lors que je ne serai plus Premier ministre", a confirmé M. Philippe, à 12 jours du second tour des élections municipales.Si Emmanuel Macron pense "que je dois continuer ma mission à Matignon, j'assumerai mes responsabilités", a-t-il poursuivi, alors que se profile un important remaniement gouvernemental qui semble mettre en balance le sort de M. Philippe après trois ans aux fonctions.Le chef de l'Etat "sait qui je suis, ce que j'incarne, ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire. S'il pense que quelqu'un d'autre est plus utile, je respecterai son choix en toute loyauté", a encore assuré M. Philippe. "Donc, je vous le dis: si les électeurs me font confiance, je serai de retour au Havre. Au plus tard en mai 2022, mais peut-être beaucoup plus tôt", a-t-il résumé dans un entretien au quotidien normand.M. Philippe n'a donc pas dévié de la ligne qu'il avait édictée il y a quatre mois et demi, en se déclarant candidat tête de liste dans son port d'attache où il avait été élu au premier tour en 2014.Arrivé en tête du premier tour le 15 mars dernier avec 43,6% des voix, devant son concurrent communiste Jean-Paul Lecoq (35,88%), M. Philippe a depuis été à la manœuvre dans la crise épidémique, engrangeant au passage une forte hausse de sa popularité au niveau national.Un sondage de l'Ifop paru la semaine passée le crédite de 53% d'intentions de vote, contre 47% à M. Lecoq, mais l'inconnue de l'abstention fait peser une forte incertitude.Durant les prochains jours de campagne, il restera "Premier ministre à plein temps, c'est l'évidence, surtout dans les circonstances actuelles", a-t-il assuré, précisant avoir "adapté (s)on programme pour tenir compte du nouveau contexte de crise".M. Philippe promet ainsi dans les "six premiers mois" de son mandat un "effort considérable d'aide aux personnes, aux entreprises, aux associations, aux acteurs de la vie culturelle, aux jeunes qui (...) ont pu décrocher".Egratignant les "accords de partis" et "négociations d'appareils" de son adversaire communiste, qui sera notamment soutenu en personne par le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon vendredi, M. Philippe a affirmé avoir de "la chance de ne pas être membre d'un parti politique" pour ne pas se "préoccuper de ce genre de choses pour composer (s)a liste".Quant à sa campagne, elle sera ponctuée de "rencontres", "appels téléphoniques", "déambulations"... "Je compte beaucoup sur le débat de la semaine prochaine pour confronter les projets", a encore glissé M. Philippe.
Le match décisif de la finale s'est déroulé dimanche à Perth, en Australie, à 16h30 heure locale, c'est-à-dire 9h30 du matin en France. Difficile donc de diffuser la rencontre en première partie de soirée !
Dimanche 10 novembre dans la matinée, l'équipe de France féminine de tennis a remporté la finale de la Fed Cup face à l'Australie grâce à la victoire de Kristina Mladenovic et Caroline Garcia lors du double décisif. L'ancienne ministre de l'Écologie Ségolène Royal a chaleureusement félicité l'équipe pour cette victoire et a regretté l'absence d'une "retransmission en prime time (c'est-à-dire à 21 heures, ndlr) sur les médias de votre pays".Or les cinq matchs de cette finale se sont déroulés samedi et dimanche à Perth, une ville de l'ouest de l'Australie, qui compte sept heures de décalage horaire avec Paris. Dimanche, le premier match de la journée était programmé à 11 heures, heure locale, c'est-à-dire trois heures du matin en France. France Télévisions, qui a diffusé les matchs, a d'ailleurs répondu à l'ancienne candidate à l'élection présidentielle : "diffuser en prime time en France l'exploit des Bleues aurait impliqué un début des matchs à Perth, théâtre de la finale, à 3h30 du matin heure locale".Si l'ancienne ministre a précisé ensuite que les matchs auraient pu être "rediffusés en prime time", "comme (...) pour un match masculin", cela n'a pas suffit à calmer les internautes qui s'en sont donnés à cœur joie sur Twitter, certains rappelant l'existence des fuseaux horaires.Il s'agit du troisième titre pour la France en Fed Cup, après ceux de 1997 et 2003. Les joueuses françaises seront reçues mardi à l'Élysée.
Un caillou de 477 kg a été découvert, à l'occasion d'une fouille d'un site où de nombreux fragments de météorites ont été retrouvés.
Elle parle d'un "monstre". La Société astronomique de France (SAF) a annoncé, jeudi 18 octobre, la découverte de la "plus grosse météorite française". Le fragment, pesant pas moins de 477 kg, a été extrait mercredi 8 octobre dans le département de l'Aube.Il est notamment constitué de fer et de nickel, ainsi que de résidus de cobalt et de phosphore. Appartenant à la catégorie des octaédrites, la catégorie de météorites de fer la plus commune, l'objet aurait frappé la Terre il y a 55.000 ans, "d'après les toutes premières datations réalisées", explique la SAF.La découverte de cette météorite survient dans le cadre d'une fouille débutée en mars sur un "important site de chute de météorite métallique". À l'aide d'un détecteur expérimental, 123 points d'impact avaient ainsi été identifiés. L'immense caillou et les autres fragments, dont la masse totale dépasse les 7 tonnes, proviennent d'une même météorite. De premiers extraits de celle-ci, baptisée Saint Aubin, avaient déjà été découverts en 1968."Un don significatif de la part des découvreurs et des propriétaires est prévu pour la collection du Muséum national d'histoire naturelle", a par ailleurs ajouté la Société astronomique de France. Ce musée est connu pour détenir la plus importante collection de météorites en France.Jusqu'à présent, la plus importante météorite sur le sol français avait été récupérée en 1994, dans les Ardennes. Il s'agissait d'un fragment de la "météorite de Mont Dieu", référencée avec une masse principale de 435 kg.
Le roi des forains assure avoir déjà 17 têtes de listes identifiées.
Nouvel épisode dans la guerre sans merci que Marcel Campion a déclaré à Anne Hidalgo. Le roi des forains a annoncé son intention de présenter un candidat aux élections municipales de 2020 à Paris, face à la maire sortante, rapporte Le Figaro jeudi 16 août."Paris était une ville enchantée. Depuis qu'elle est là, c'est une ville en chantier", se moque Marcel Campion, dont le conflit avec la municipalité s'est cristallisé sur les dossiers de la grande roue de la Concorde et du marché de Noël. Il dénonce également la gestion de "guignol" de la "hors-la-loi" Anne Hidalgo. Alors, pour "peser" sur la vie politique de la capitale, il avait lancé il y a huit mois le mouvement "Paris Libéré", notamment avec l'ex-journaliste Bernard Segarra et l'ancien cardiologue Jean-Christian Farcot. À partir de la fin du mois de septembre, il se lancera dans la courses aux municipales 2020 et rebaptisera son mouvement "Libérons Paris", confie-t-il au Figaro. Il travaille toujours à l'élaboration du programme, mais il dispose déjà de 17 têtes de listes. Il n'en fera cependant lui-même pas partie. "Je ne veux pas me présenter. J'aurai 80 ans en 2020. J'en aurais eu 25 de moins, d'accord, mais là, j'ai une famille et des affaires à gérer", explique-t-il, même s'il pourrait apparaître sur une liste "s'il manque quelqu'un". Marcel Campion révèle avoir été approché par des "vieux brisquards de la politique", mais il les a "recalés", au profit de la société civile. "Médecins, journalistes, retraités, il y aura de tout", assure-t-il.Thèmes choisis pour affronter Anne Hidalgo : la propreté et les voies sur berges, notamment. "Déjà, il faut expliquer aux Parisiens qu'il est essentiel qu'ils votent", assène-t-il, déplorant que l'actuelle maire ne soit élue que par "10% des habitants".
Michèle Torr a beaucoup souffert de la mort de son chien, comme elle l'a raconté dans une interview accordée à « France Dimanche ».
Michèle Torr est en souffrance. La chanteuse de 71 ans a confié dans un entretien à « France Dimanche », en kiosque ce vendredi 11 mai, avoir perdu son chien. Cette nouvelle a énormément affecté l'interprète de «J'aime» (1977) ou «Emmène-moi danser ce soir» (1978), qui s'est longuement livrée au sujet de ce triste événement. "C'est très dur. J'ai passé une journée entière couchée, à pleurer, tellement j'étais mal, confesse la chanteuse. C'est idiot me direz-vous, mais je n'arrivais même pas à me lever. Il avait 9 ans, et il nous a donné tellement de joie, ce Doudou, il faisait partie de la famille et était pour nous comme un enfant. Avec Jean-Pierre (son mari), on est très malheureux. Surtout qu'on ne s'était rendu compte de rien. Jusque-là il allait très bien."Il souffrait d'un cancerL'ancienne représentante de Luxembourg puis de Monaco à l'Eurovision de la chanson est ensuite revenue sur les derniers jours de l'animal. "Le dimanche 29 avril, je chantais à Béziers. Comme Jean-Pierre ne m'accompagnait pas, ils étaient restés tous les deux à la maison. (...) Mais au matin du lundi, quand il a commencé à se vider, à vomir, on est vite partis chez le vétérinaire. Là, il l'a examiné et a détecté une péritonite. Il fallait donc l'opérer d'urgence. (...) Quand le vétérinaire l'a opéré, il a malheureusement constaté qu'il ne pouvait rien faire, car en plus de la péritonite, il souffrait d'un cancer."Le couple a alors pris la décision difficile qui s'imposait. L'animal de l'ancienne membre de Salut les copains et Age tendre et tête de bois a décidé d'euthanasier son chien afin qu'il ne souffre plus.
Alors que le remaniement gouvernemental se fait attendre, le secrétaire d'État chargé du Numérique a tenu à rassurer les Français.
Attendu depuis le départ de Gérard Collomb du ministère de l'Intérieur la semaine dernière, le remaniement du gouvernement d'Édouard Philippe reste en suspens mais sera d'ampleur, a annoncé l'Élysée mercredi 10 octobre. La nouvelle équipe ne sera pas annoncée avant le retour du président Emmanuel Macron d'Arménie, vendredi soir, a également précisé le palais présidentiel.Confronté à des reproches de plus en plus vifs contre un processus qui aura pris, si le remaniement intervient ce week-end, une dizaine de jours, le président a souligné au Conseil des ministres qu'il "assumait totalement de prendre le temps de faire ce fameux remaniement", a rapporté le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux."Que les Français ne s'inquiètent pas, on est au travail", a assuré de son côté mercredi soir sur Franceinfo le secrétaire d'État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi, tout en reconnaissant que "cette semaine n'(avait) pas été la plus productive"."Ce dont on a besoin, c'est de redire très fort aux Français ce qu'on fait pour la suite", a-t-il insisté. "On va le faire dès que ce nouveau gouvernement est formé." Concernant le remaniement, le député La République en marche de Paris (LREM) a expliqué ne savoir pas si des personnalités de gauche "avaient refusé" d'entrer au gouvernement. De son côté, il a fait part au couple exécutif de son "envie très forte de rester". "Le gouvernement ne s'est pas éloigné de la gauche", a assuré le ministre, soulignant que "plus d'un tiers des députés (avaient) un parcours de gauche" et que plusieurs membres de LREM venaient de la gauche. "On ne peut pas dire que la gauche s'est éloignée de La République en Marche, du président de la République, du gouvernement", a-t-il martelé.
Ils sont suspectés d'avoir prostitué une dizaine de jeunes filles, dont certaines mineures.
Mis en examen et placés en détention provisoire vendredi soir, ces trois hommes sont désormais sous le coup d'une information judiciaire avec saisine du juge d'instruction, pour "proxénétisme aggravé en bande organisée" "association de malfaiteurs" et "traite d'êtres humains", indique une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.Les trois suspects ont été interpellés dans différentes villes de Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise, dans le cadre d'une enquête au long cours, menée par le service départemental de la police judiciaire du 93. "Onze victimes à ce stade ont été identifiées, quatre majeures et sept mineures", les plus jeunes ayant 16 ans, précise cette source proche du dossier.En février, un réseau national de proxénétisme qui exploitait au moins 45 femmes, dont certaines mineures, avait été démantelé dans le Val-d'Oise après neuf mois d'enquête. Les jeunes filles, vulnérables psychologiquement et en rupture sociale, se recrutaient entre elles sur des forums et, pour quitter le réseau, devaient obligatoirement trouver une remplaçante.
Depuis un mois, Cuba semble contenir avec succès l'épidémie de coronavirus, de quoi l'inciter à préparer sa réouverture au tourisme, son moteur économique. Mais la prudence reste de mise alors que de nouveaux foyers apparaissent à La Havane.
"Le pays prépare toute la stratégie de l'étape de reprise après le Covid-19, mais nous n'allons pas l'appliquer avant d'être bien sûrs qu'il y a un contrôle précis de l'épidémie", a prévenu récemment le président Miguel Diaz-Canel.Des équipes de nettoyage ont déjà commencé à désinfecter et à aménager les aéroports et hôtels du pays, en vue de leur prochaine réouverture au public.Si les frontières sont officiellement fermées jusqu'à fin juin, plusieurs compagnies aériennes misent sur le fait que la mesure ne sera pas prolongée, en proposant des billets dès juillet.Mais après quelques semaines où les cas quotidiens oscillaient autour d'une dizaine, l'annonce d'un foyer de plus de 60 contagions liées à un centre commercial de La Havane, un laboratoire et une entreprise de transports a fait l'effet d'une douche froide. Par précaution, Cuba n'a donc encore levé aucune mesure de restriction: les écoles restent fermées, le transport public suspendu et l'usage du masque obligatoire dans les rues."Ce problème n'est pas résolu à Cuba, et encore moins dans le monde, et il faut faire très attention en assouplissant les mesures", a souligné le docteur Francisco Duran, directeur du département Epidémiologie du ministère de la Santé.- Cobayes -L'île de 11,2 millions d'habitants n'a pourtant pas à rougir de son bilan: mardi, elle accumulait 2.092 cas dont 83 décès, ne comptant plus que 180 cas actifs.Par comparaison, le Panama, avec 4 millions d'habitants, a enregistré plus de 13.000 cas dont 336 décès, ce qui ne l'a pas empêché de relancer partiellement son activité économique cette semaine.Sur les 15 derniers jours, le taux de contagion à Cuba a été de 2,33 pour 100.0000 personnes, avec aucun nouveau cas dans 11 des 16 provinces.Le pays applique de strictes mesures d'isolement obligatoire, dans des gymnases ou des écoles désaffectées, pour tous les contacts des cas positifs.Et après avoir fermé ses frontières le 24 mars, il a isolé les touristes dans des hôtels d'Etat. Des 60.000 encore sur place quand le président a annoncé cette mesure, il en reste environ 4.000.Ces derniers servent finalement de cobayes pour un nouveau type de tourisme, post-coronavirus."Je suis arrivée à Cuba en janvier pour me reposer, quand le coronavirus est apparu. Je devais repartir en avril", raconte Irina Jatkievich, quinquagénaire russe logée dans l'hôtel d'Etat Comodoro à La Havane, à l'allure quelque peu défraichie."Cela fait deux mois que je vis dans cet hôtel". Mais "l'attention est très bonne", assure-t-elle.- "Un bastion" -Pour Omar Milian, directeur de l'hôtel, la période a valeur de test: Cuba "a un grand besoin de continuer à exploiter le tourisme, et nous devons être pionniers en présentant un protocole international pour que les touristes voient que Cuba reste un pays sûr".Parmi les mesures instaurées: les touristes ne peuvent plus se servir directement au buffet, les tables sont espacées et la réception est aménagée pour éviter tout contact entre employés et clients.Le bar n'a plus de tabourets au comptoir et les clients ne peuvent pas s'approcher du barman quand il prépare les cocktails.Un protocole est en cours d'élaboration pour l'accès à la piscine et à la plage."Notre pays va devenir un bastion, parmi les premiers au monde à sortir (de la crise), avec un tourisme plus sûr, plus fiable", assure Omar Milian.L'Italien Davide Cuttica, arrivé à Cuba en mars, peut déjà témoigner de ces nouvelles conditions: "A chaque entrée de l'hôtel nous avons du chlore pour nous laver les mains", raconte ce quadragénaire qui sirote un café dans le hall.Mais interdiction de sortir ou de se baigner à la plage voisine.Tous les touristes n'ont pas été aussi ravis qu'Irina et Davide de se retrouver ainsi coincés dans des hôtels d'Etat, moins chaleureux et bien plus chers que les "casas", logements loués par l'habitant. Certains ont publié des vidéos sur les réseaux sociaux pour dénoncer leurs conditions et la nourriture, dans ce pays frappé de pénuries récurrentes.
Ce maçon de 23 ans a été mis en examen pour "homicide involontaire". Il a été laissé libre sous contrôle judiciaire.
Le conducteur de la camionnette qui a mortellement renversé le maire de Signes (Var) venu le verbaliser pour un dépôt de gravats dans une décharge sauvage a été mis en examen mercredi 7 août pour "homicide involontaire", a-t-on appris auprès du parquet de Toulon. Selon les premiers éléments de l'enquête, le décès de Jean-Mathieu Michel, qui a ému l'ensemble de la classe politique, serait accidentelle. Le conducteur, un maçon de 23 ans, a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire. Le jeune homme a interdiction de se présenter sur la commune, de quitter le territoire français et de conduire un véhicule autre qu'un véhicule léger. Il doit également se présenter tous les quinze jours dans un commissariat ou une gendarmerie. Le parquet de Toulon, qui a ouvert une information judiciaire pour "homicide involontaire" mercredi matin, avait requis le placement en détention provisoire. Il peut encore faire appel de cette remise en liberté. Tout au long de sa garde à vue, le jeune homme a indiqué qu'il n'avait jamais eu l'intention de heurter volontairement le maire de Signes, qu'il s'agissait d'un accident, qu'il n'avait d'ailleurs pas fui après le choc et qu'il s'était laissé interpeller sans résistance, indique BFMTV. Le deuxième occupant du véhicule, le passager, un apprenti de 20 ans, avait également placé en garde à vue lundi. Il a été libéré mardi dans la soirée. Un hommage rendu jeudi à l'élu varoisMaire de Signes depuis 1983, Jean-Mathieu Michel, 76 ans, est mort lundi après avoir été renversé par une camionnette dont il voulait verbaliser les occupants pour avoir jeté des gravats en bordure d'une route. Mercredi, le chef de l'État, Emmanuel Macron, a "salué avec respect le dévouement inlassable" de l'élu et adressé une lettre de condoléances à sa famille. Un hommage doit être rendu au maire de Signes jeudi, devant la mairie de cette petite commune du Var.
Tandis que Jean Castex est en train de constituer son gouvernement, neuf organisations syndicales de retraités demandent un ministère ou un secrétaire d'État dédié à la question des personnes âgées.
Un message, c'est ce que réclament neuf organisations syndicales de retraités au Premier ministre, qui constitue son gouvernement. Elles demandent à Jean Castex de "penser à un quart de la population" française en désignant "un(e) ministre ou au minimum un(e) secrétaire d'État" pour les personnes âgées dans le nouveau gouvernement en cours de formation. "Les 17 millions de retraités ont besoin d'un ministère pour les représenter", affirment dans une lettre commune à Jean Castex ces organisations, parmi lesquelles les fédérations CGT, FO, CFE-CGC, CFTC ou Solidaires de retraités."La situation des retraité(es) continue de se dégrader. Une loi sur le 5e risque est en oeuvre. Son projet nous inquiète déjà. Les retraités méritent bien un interlocuteur spécifique", estiment-elles, regrettant que le "précédent gouvernement" ait "fait le choix de ne pas avoir de ministère des personnes âgées ni même un secrétariat d'Etat aux personnes âgées", signe selon elles du "peu d'intérêt" qu'il leur portait.Emmanuel Macron et son Premier ministre Jean Castex poursuivaient dimanche leurs consultations avec "l'objectif de former un nouveau gouvernement pour lundi dans la journée", a annoncé l'Elysée. La composition du gouvernement devrait comprendre "une vingtaine de ministres et de ministres délégués", a précisé la présidence.
HARCÈLEMENT. Une lycéenne a publié sur Twitter les lettres de menace envoyées à sa nièce de 11 ans et reçu des centaines de messages de soutien.Mardi 28 novembre, Ophélie, 19 ans, a publié sur Twitter trois lettres de menaces adressées à sa nièce de 11 ans.
"Vous trouvez ça normal qu'à 11 ans ils aient des propos pareils", a tweeté la jeune habitante d'Épinal (Vosges), avec les photos des messages à l'appui, rapporte jeudi 30 novembre Franceinfo. "Tu vas crevé sale pute. On vas te faire la misère. Suiscide toi. A ce soire à la sortie. Pute! Crève" (sic), peut-on notamment lire sur la capture d'écran visible sur le site d'information. Dans la soirée de jeudi, le compte d'Ophélie n'existait plus."Manon a reçu quatre messages dans son casier au collège depuis la semaine dernière. J'ai trouvé ça tellement choquant et énorme que j'ai décidé de les publier", explique la jeune femme. "Mes parents sont allés porter plainte pour Manon, affirme-t-elle, précisant que la jeune victime n'a plus ses parents. La conseillère principale d'éducation du collège s'en occupe aussi, elle l'accompagne à la sortie des cours et il y a des recherches lancées pour identifier les personnes." Selon sa tante, la collégienne "va bien" et est "entourée". Contactés par Franceinfo, les parents d'Ophélie ont confirmé l'existence des lettres mais n'ont pas souhaité s'exprimer sur le sujet. L'administration "fait des recherches pour comparer les écritures avec ceux des élèves de 6ème", rapporte par ailleurs L'Express. Des élèves auraient déjà été convoqués.L'AMOUR POUR RÉPONDRE À LA HAINELa publication de ce tweet a entraîné une grande vague de solidarité. En 48h, plus de 2.000 personnes ont commenté le post et 26.000 l'ont partagé, selon Franceinfo. Ophélie assure avoir reçu plus de 200 lettres de soutien destinées à sa nièce. "C'est des messages sur Twitter pour l'instant, mais d'autres vont m'être envoyées par La Poste, affirme-t-elle. Je les donnerai à Manon ce week-end."La jeune Manon n'est malheureusement pas la seule dans ce cas. Selon l'Éducation nationale, 12% des écoliers et 10% des collégiens sont victimes de harcèlement à l'école, rappelle L'Express.
Le JDD révèle ce dimanche 10 juin que le chef de l'État et son épouse ont décidé de remplacer toute la vaisselle de l'Élysée, les services étant désormais incomplets.
Depuis leur arrivée à l'Élysée il y a un an le couple Macron a entrepris de remettre au goût du jour le palais présidentiel. Si Brigitte Macron y a déjà mis sa touche en accrochant des tableaux et autres oeuvres plus modernes, le président a quant à lui décidé de commander de la nouvelle vaisselle, sur les conseils, de l'intendance de l'Élysée, rapporte ce dimanche le JDD.Une commande a donc été passée à la Manufacture de Sèvres pour "900 assiettes de présentation et 300 assiettes à pain, soit 1 200 pièces". Montant de la facture : 50 000 euros. L'hebdomadaire précise que l'enveloppe est principalement consacrée à la rémunération des artistes, dont Évariste Richer qui a dessiné le service "Bleu Élysée" sur lequel figurera "un dessin en plan des bâtiments" du palais présidentiel.La facture ne sera pas réglée par l'Élysée, mais par le ministère de la Culture et la Manufacture de Sèvres, établissement public qui équipe la résidence du président depuis 1848 et la naissance de la IIe République, explique le JDD.Les services "Capraire" de René Coty et "Constellation" de Jacques Chirac, désormais incomplets, vont donc être mis au placard au profit de "Bleu Élysée". Si le palais précise qu'"il est très rare qu'il y ait des assiettes cassées", il est possible que certains invités aient peut-être emporté quelques petits modèles "en souvenir". Mais pas de grosses disparitions, puisque l'Élysée a "un système de comptabilisation à l'unité très strict" pour justement éviter que trop de vaisselle ne disparaisse lors de diners d'État.
Soupçonné d'avoir permis à l'auteur de l'attentat de Strasbourg de se procurer une arme, l'homme a été remis en liberté. Il doit néanmoins porter un bracelet électronique.
Il assure ne pas avoir eu connaissance des motivations de Chérif Chekatt, l'auteur de l'attentat de Strasbourg au marché de noël 2018. L'homme soupçonné de lui avoir permis de se procurer un revolver utilisé lors de l'attaque, a été remis en liberté sous bracelet électronique, a-t-on appris mercredi 5 août, de source judiciaire, confirmant une information des Dernières nouvelles d'Alsace. Le juge des libertés et de la détention (JLD) a ordonné le 20 juillet de ne pas prolonger la détention provisoire de ce suspect, notamment pour des raisons de santé, et de l'assigner à résidence sous surveillance électronique.Le parquet national antiterroriste a fait appel mais la décision du JLD a été confirmée lundi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Deux autres membres de la famille de cet homme, également poursuivis dans cette affaire, avaient déjà été remis en liberté sous contrôle judiciaire en mars.Tous trois, issus d'une même communauté de gens du voyage sédentarisés, avaient été incarcérés après leur mise en examen le 2 février 2019 pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "détention et cession d'arme de catégorie B en réunion et en relation avec une entreprise terroriste".BraquageL'enquête vise à déterminer s'ils avaient connaissance du profil et du projet jihadistes de Chérif Chekatt, qui a tué cinq personnes aux abords du marché de Noël de la ville alsacienne le 11 décembre 2018.Selon une source proche du dossier, ces suspects ont affirmé qu'ils pensaient que l'arme, un revolver de la fin du XIXe siècle, devait servir à un braquage. Délinquant multirécidiviste de 29 ans et fiché S pour radicalisation islamiste, Chérif Chekatt avait été abattu par la police à Strasbourg après 48h de traque.Une vidéo d'allégeance au groupe Etat islamique a été retrouvée sur une clé USB lui appartenant. Au moins cinq personnes sont mises en examen dans le cadre de cette enquête, soupçonnées d'être liées à la fourniture de différentes armes en possession du tueur.
La gendarmerie est toujours à la recherche de deux complices qui ont pu prendre la fuite.
Trois hommes ont été interpellés dans la nuit de vendredi 6 à samedi 7 juillet. Ils avaient tenté d'arracher un distributeur automatique de billets (DAB) à l'aide d'un tracteur à Ballancourt-sur-Essonne, une petite commune de 7.500 habitants située dans l'Essonne.Les trois malfaiteurs, de nationalité roumaine, interpellés en flagrant délit par le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie d'Evry, se sont servis de l'engin agricole comme d'un bélier pour défoncer la devanture d'une agence bancaire CIC, selon une source proche de l'enquête.Deux complices toujours en fuiteLes faits se sont déroulés vers 03H00 du matin. L'équipe avait dérobé le tracteur chez un agriculteur des environs, ainsi qu'une camionnette, vraisemblablement prévue pour emporter le DAB et prendre la fuite, selon la même source. Deux complices sont en fuite et activement recherchés, a précisé le parquet d'Evry. L'enquête a été confiée à la brigade de recherches d'Evry.
Jeudi 29 septembre à partir de 21h, les téléspectateurs de France 2 pourront découvrir Elise Lucet à la tête d'Envoyé Spécial. En effet, la journaliste offre une seconde jeunesse au magazine d'information qui change de format et de décor. Le programme va également revenir à ses fondamentaux, avec en tête de liste l'investigation pure et dure.
Elise Lucet s'apprête à faire grand bruit en cette rentrée du PAF 2016. L'ancienne présentatrice du JT de France 2 est la nouvelle maîtresse de cérémonie du magazine d'information Envoyé Spécial. Les dirigeants de France Télévisions ont, en effet, donné carte blanche à la journaliste pour présenter aux téléspectateurs français des reportages et des enquêtes de fond, tout en offrant une nouvelle formule de l'émission. Comme elle l'a expliqué à nos confrères du Parisien : "Très clairement, on a voulu remettre l'investigation au coeur de ce magazine qui n'en faisait plus beaucoup, tout en continuant à consacrer une place importante aux grands reportages et aux portraits."Plusieurs transformations notablesAinsi, de grands changements pour le programme seront visibles dès ce jeudi 29 septembre, à partir de 21h. Tout d'abord, Envoyé Spécial ne sera désormais diffusé qu'une fois par mois mais son format sera plus long, s'étendant jusqu'aux alentours de minuit. Il devrait y avoir trois grands sujets présentés, le dernier étant réalisé par les équipes de Complément d'enquête. Concernant le décor, terminé le tournage en plateau, Elise Lucet et ses intervenants évolueront à présent dans un container rouge vif itinérant, déposé en plein milieu d'une ville, choisie selon l'un des thèmes abordés pendant la soirée.Des investigations qui dérangentDans ce premier numéro, c'est l'affaire Bygmalion qui donnera le ton pour cet Envoyé Spécial revu et corrigé. Malgré de nombreuses tractations très médiatiques avec Michel Field (le directeur de l'information), qui souhaitait retarder la diffusion de ce segment à après la primaire des Républicains, ce reportage événement et crucial sera donc bel et bien proposé aujourd'hui. S'en suivra ensuite un reportage sur la sécurité à la SNCF, puis un portrait de Zinédine Zidane. Avez-vous hâte de découvrir le programme version Lucet ?
L'état de santé de Donald Trump faisait l'objet de spéculations aux Etats-Unis dimanche, le jour de ses 74 ans, après qu'il eut semblé donner la veille quelques signes de fatigue lors d'une cérémonie.
Le président américain avait tenu, malgré la pandémie, à venir saluer samedi la promotion 2020 de la prestigieuse académie militaire de West Point, près de New York. Accusé d'avoir cherché à politiser l'armée face aux manifestations antiracistes des dernières semaines à travers le pays, il y a prononcé un discours inhabituellement consensuel pour lui qui aime s'écarter de son prompteur.Invité à quitter la scène après s'être adressé aux futures élites de l'armée américaine, il a semblé connaître quelques difficultés sur la rampe d'accès, descendue à petits pas précautionneux.Des médias américains ont également relevé qu'il avait eu besoin de ses deux mains, au milieu du même discours, pour porter un verre d'eau à ses lèvres -- ce qu'il a déjà fait à plusieurs reprises par le passé --, et qu'il avait peiné à prononcer correctement le nom du général Douglas MacArthur, héros de la Seconde Guerre mondiale. Donald Trump s'est chargé lui-même tard samedi soir sur Twitter de répondre aux interrogations sur sa condition physique. La rampe d'accès à l'estrade de West Point était "très longue et raide, n'avait pas de rambarde et, surtout, était très glissante", a-t-il avancé.Il affirme avoir donc redoublé de prudence pour ne pas tomber et donner l'occasion aux médias de se moquer de lui. Et souligne avoir dévalé "en courant" les trois derniers mètres de la rampe.- Plus vieux président de l'histoire -Le sujet est d'autant plus glissant que le milliardaire républicain de 74 ans a fait de sa santé un argument de campagne face à son futur adversaire démocrate à la présidentielle de novembre, Joe Biden, âgé lui de 77 ans. Donald Trump se plaît régulièrement à attaquer sur sa forme physique et mentale l'ancien vice-président, connu pour ses gaffes et trous de mémoire, qu'il surnomme "Joe l'endormi". Mais ces railleries n'empêchent pas les spéculations sur son propre état de santé, notamment lorsqu'il avait effectué en novembre une mystérieuse visite à un hôpital militaire près de Washington, en dehors du calendrier habituel. Des rumeurs voulaient qu'elle avait été déclenchée par des douleurs à la poitrine, qui peuvent être le signe de problèmes cardiaques notamment.Mais la Maison Blanche avait indiqué que son examen annuel de routine avait été anticipé en raison d'un calendrier 2020 particulièrement chargé, et son médecin avait affirmé qu'il n'avait pas été "diagnostiqué ni traité pour des problèmes urgents ou aigus".Lors d'une cérémonie d'hommage, fin mai au cimetière militaire d'Arlington, aux soldats américains tombés au combat, Donald Trump avait déjà soulevé quelques doutes en paraissant avoir du mal à se maintenir immobile. Agé de 70 ans et 220 jours au moment de sa prise de fonctions en janvier 2017, le plus vieux président de l'histoire des Etats-Unis -- devant Ronald Reagan -- a par ailleurs récemment suscité la controverse en disant avoir reçu pendant deux semaines un traitement d'hydroxychloroquine, à titre préventif contre le nouveau coronavirus. Selon le médecin de la Maison Blanche, l'ancien homme d'affaires new-yorkais n'a subi aucun des effets secondaires provoqués par cet antipaludéen dont l'efficacité contre le Covid-19 n'a jamais été démontrée rigoureusement."Les donnés indiquent que le président reste en bonne santé", avait conclu début juin le Dr Sean Conley dans un bref compte-rendu, précisant que le septuagénaire, amateur de golf et de fast food, pesait 110 kg pour 1,90 m.
Un élu d'un village de Haute-Saône a adressé un courrier à trois joueurs de l'équipe de France de football pour leur demander de ne pas accepter la prestigieuse récompense, comme le raconte Le Parisien.
Le deuxième sacre mondial des Bleus, décroché le 15 juillet dernier à Moscou face à la Croatie, a plongé tout un pays dans la liesse. Une joie partagée également dans le petit village de Loulan-Verchamp, en Haute-Saône, où le maire Jean-Paul Pretot a lui-même installé une fan zone, chez lui, pour l'occasion. S'il a donc largement participé à la fête, l'élu est cependant devenu aujourd'hui une voix discordante sur un sujet qui lui tient à coeur, la Légion d'honneur, comme l'explique Le Parisien.Alors que le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale sera commémoré en novembre prochain, Jean-Paul Pretot incite en effet trois Français champions du monde à un geste qui, selon lui, attirera l'attention sur le fait que de nombreux poilus morts au combat n'ont, eux, jamais été décorés. Dans une lettre adressée à Kylian Mbappé, Benjamin Pavard et Lucas Hernandez, il leur demande de renoncer officiellement à la Légion d'honneur, qui sera remise à l'ensemble des membres du groupe champion du monde."Ce renoncement serait en fait en hommage à d'autres jeunes, ceux qui sont morts il y a un siècle sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale", explique-t-il au quotidien, estimant que les trois joueurs auxquels il s'adresse "sont super et plus matures que l'équipe de 1998 [...] Les jeunes leur vouent un culte ! Leur influence est essentielle". Selon lui, "il y aurait un côté indécent à arborer cette médaille quand ces jeunes soldats morts pour la liberté n'ont rien eu"."Je suis sûr qu'ils vont répondre à ma lettre", déclare l'édile, qui compte bien sur un effet boule de neige pour que sa requête puisse trouver un écho auprès des autres joueurs de l'équipe. Près d'1,5 million de Français sont morts ou ont disparu lors du premier grand conflit mondial entre 1914 et 1918 et 1,9 million ont été blessés. La plupart étaient des hommes âgés de 17 à 45 ans.
Vendredi 15 novembre, le président du groupe Gauche unie, Jérôme Durain, a tancé l'élu RN Julien Odoul lors du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Il a notamment fait référence à l'incident l'opposant à une femme voilée le 11 octobre dernier.
Les murs du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté ont tremblé vendredi 15 novembre. Une vidéo devenue virale sur Twitter (274 000 vues déjà) montre que cette réunion a été marquée par une violente passe d'armes entre l'élu du Rassemblement national Julien Odoul et le président du groupe Gauche unie Jérôme Durain. Ce dernier n'avait pas digéré que son opposant force une femme voilée à quitter l'enceinte le 11 octobre. Un évènement qui avait marqué le paysage politique français, relançant le débat sur le voile.Cette mère de famille avait terminé au bord des larmes. « Nous ne nous habituons pas au manque de respect qui caractérise vos interventions. Cette façon de dénigrer, de salir, de mettre en cause, d'abîmer... Nous sommes dans un débat démocratique, on peut ne pas partager les mêmes idées. Mais la façon dont vous interpellez la présidente de région dans des termes extrêmement violents : obsession, idéologie. Ce n'est pas le débat démocratique ça », estime l'élu de gauche.« Sur le terrain, vous êtes des nains » Dans ce monologue de deux minutes, Jérôme Durain ne revient pas uniquement sur ce fameux incident. Il dénonce également le déséquilibre entre le manque de proposition concrète du Rassemblement national et ses prises de parole répétées. « Il faut arrêter de prendre des gens pour des jambons, on sait ce que vous êtes. Vous déroulez votre propos de manière insupportable, vous êtes les cadors des plateaux télévisés, les cadors des tribunes mais sur le terrain, vous êtes des nains. Parce que tous ceux que vous prétendez défendre, ils vous voient quand ? », interroge-t-il. Parmi les exemples énoncés, il prend notamment en exemple le maire d'Hayange Fabien Engelmann qui, selon lui, « s'en prend au secours populaire ».Jérôme Durain critique par la suite la politique globale du Rassemblement national. « Vous n'êtes pas le membre d'un parti qui se caractérise ni par ses valeurs républicaines, dont vous vous faites finalement le héros en personne, ni par sa tolérance », affirme-t-il. Face au retentissement que commence à prendre cet extrait du conseil régional, Julien Odoul a choisi de réagir sur les réseaux sociaux, où il s'attaque directement à son opposant. « L'espace d'une vidéo, le socialiste Jérôme Durain a trouvé le moyen d'exister en se faisant le relai nauséabond de l'islam politique. Le Parti socialiste, produit politique périmé, n'avait déjà plus d'électeurs, aujourd'hui il piétine ses dernières valeurs républicaines », a-t-il déclaré sur son compte Twitter.
Ce forfait innovation doit permettre la réalisation d'une étude visant à confirmer l'intérêt des tests salivaires virologiques.
L'utilisation des tests salivaires de détection du coronavirus du Covid-19, plus simples que les tests avec prélèvement dans le nez, doit pouvoir bénéficier d'un financement temporaire, appelé forfait innovation, selon la Haute autorité de santé (HAS). La HAS a rendu lundi "un avis favorable" à une "attribution d'un forfait innovation pour les tests de détection moléculaire du virus SARS-CoV-2, responsable de la Covid-19, réalisés sur des prélèvements salivaires". Ce type de financement temporaire est accordé par le ministère de la Santé, après un avis favorable de la HAS. Il a été demandé par la Société française de microbiologie et le Centre Hospitalier Andrée Rosemon de Cayenne (Guyane) le 6 août et va permettre une utilisation de ces tests et leur prise en charge financière au cours de l'essai clinique prévu par ce dispositif. Ce forfait implique en effet la réalisation d'une étude visant à apporter des données manquantes et à confirmer l'intérêt de l'innovation. Les tests virologiques sur prélèvements salivaires, plus simples à utiliser, sont évoqués comme une alternative possible aux tests virologiques sur prélèvements nasopharyngés."Susceptibles d'être mieux acceptés"Le prélèvement sur salive "indolore, est susceptible d'être mieux accepté par les patients, notamment s'ils sont amenés à être testés de manière répétée", souligne la HAS. "Toutefois, de nombreuses incertitudes persistent quant à leur fiabilité", selon l'autorité, qui "considère que des éléments de fiabilité importants manquent encore pour une utilisation immédiate généralisée en alternative aux tests nasopharyngés", qui sont, eux, pris en charge par l'Assurance maladie. L'Académie de médecine s'est prononcée début juillet en faveur du recours à ces tests salivaires virologiques pour surveiller la circulation du virus, en préconisant de procéder au plus vite à une étude épidémiologique comparative des deux modes de prélèvements (nasopharyngé versus salive ou crachat). Elle suggérait de limiter dans un premier temps l'étude à deux départements des deux régions les plus impactées par l'épidémie (Ile-de-France et Grand-Est).
Un agent de la Brigade anti-criminalité (BAC) a été impliqué dans une rixe dans la nuit de samedi 2 à dimanche 3 février, à Nantes. Il a fait usage de son arme de service après avoir frappé par un groupe d'individus, dont un a été touché à l'abdomen.Un policier de la BAC, qui n'était pas en service, est en garde à vue après avoir blessé un homme à Nantes.
"Il y a eu une altercation vers 3h du matin dans une rue de Nantes entre ce policier de la brigade anti-criminalité et un groupe de quatre personnes. Le policier a fait usage de son arme de service dans des circonstances qui restent encore à déterminer", a déclaré Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes, confirmant des informations de la presse locale. Au total 5 personnes sont en garde à vue, le policier pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" et les quatre autres pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique", a précisé le procureur.Le policier a riposté après avoir été passé à tabac Une enquête a été confiée au service régional de la police judiciaire et à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). L'homme, un trentenaire blessé à l'abdomen, a été transporté au CHU de Nantes. Ses jours ne sont pas en danger. Le policier présente quant à lui des traces de coups à la tête et doit passer un scanner ce dimanche, a indiqué le procureur, ajoutant ne "pas avoir encore assez d'éléments sur le déroulement".Selon Ouest-France, le fonctionnaire a entendu des éclats de voix dans la rue, se serait dirigé vers un groupe de personnes et aurait été passé à tabac avant de faire usage de son arme de service. Selon Presse Océan, le blessé était sorti de prison il y a quelques semaines. Il avait été condamné pour des cambriolages.
Le ministre de l'Intérieur s'exprimait lors d'un déplacement à Générac dans le Gard où un incendie a ravagé 480 hectares en 24 heures. Le feu était maîtrisé mercredi soir mais les pompiers restaient vigilants.
En déplacement à Générac dans le Gard mercredi 31 juillet, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a dressé un constat alarmant. "Nous sommes dans une période de grande sécheresse. Au moment où je vous parle, en France, nous avons une surface, qui a brûlé du fait des incendies, supérieure à celle que nous avons connue sur la totalité de l'année 2018", a-t-il expliqué. Dans cette commune située près de Nîmes, un incendie a ravagé quelque 480 hectares en 24 heures, avant d'être maîtrisé mercredi, laissant derrière lui un bilan naturel et agricole qualifié de "catastrophique" par le ministre de l'Intérieur. "C'est un des incendies les plus violents que nous avons connus depuis le début de la saison estivale", a-t-il affirmé. Selon le site Prométhée, qui dépend du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud, les incendies, sans comptabiliser celui de Générac, ont déjà brûlé 3.935 hectares en 2019, contre 3.066 en 2018, dans 15 départements méditerranéens du Sud de la France.Six nouveaux avions bombardiers d'eau commandésLe ministre a salué "l'engagement et le courage des sapeurs-pompiers" qui ont lutté contre les flammes et le "caractère exceptionnel de notre notre flotte aérienne". Il a annoncé la commande de six nouveaux avions bombardiers d'eau Dash pour 360 millions d'euros qui viendront, en 2020 "renforcer encore nos moyens". Il a également appelé à la "prudence" et à la "responsabilité de chacune et de chacun". "La plupart des incendies dans notre pays sont liés à des comportements inadaptés, à de mauvaises habitudes", a-t-il souligné.Les pompiers restent mobilisésAu total, plus de 140 véhicules de lutte contre les feux de forêt et jusqu'à 465 pompiers ont été engagés pour combattre l'incendie. Près de 200 largages ont été réalisés. Un pompier a été légèrement blessé. 350 pompiers, dont 250 venus en renfort de départements voisins, étaient encore sur place mercredi en fin de journée. Depuis le début du sinistre, qui n'a fait aucune victime, 190 personnes ont été évacuées. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une centaine de pompiers vont rester mobilisés pour surveiller d'éventuelles reprises du feu.
Invitée dans l'émission de France 2 "Thé ou Café", la fille d'Alain Delon, Anouchka, s'est laissée aller à d'émouvantes confidences. La jeune femme est notamment revenue sur le divorce de ses parents, une période difficile pour elle et son frère, Alain-Fabien.
"Ça nous a beaucoup perturbés. Surtout que quand on a 10 ans, et mon frère lui il avait 7 ans, on croit que c'est de notre faute !", a-t-elle raconté en plateau. La jeune femme de 25 ans explique qu'avec le recul, elle a finalement compris et accepté la décision de ses parents. "En grandissant, je me suis dit bon, c'est pas de ma faute et puis en plus ils sont peut-être plus heureux comme ça. Mais ça a été un choc", a-t-elle admis face à Catherine Ceylac. Anouchka Delon révèle que finalement cette séparation lui aura permis de passer plus de temps avec son père, lui qui était absorbé par ses tournages. "Je vivais la moitié du temps chez l'un et chez l'autre. Ça nous a rapproché finalement", a confié la jeune actrice sur le plateau de "Thé ou Café".Anouchka Delon joue actuellement au théâtre Rive Gauche dans "Libres sont les papillons", aux côtés de son compagnon Julien Dereims.
Des malfaiteurs ont dérobé l'équivalent d'un million d'euros de cigarettes, dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 août, sur le parking d'un transporteur.
Les individus ont agi de nuit, dans les locaux d'une société de transport de Thouaré-sur-Loire, près de Nantes. Ils ont pénétré dans les locaux et ont forcé les cadenas de deux poids-lourds stationnés sur le parking, puis les ont vidés de leur cargaison. Les deux camions étaient chargés et prêts à partir le lendemain matin, a indiqué une source proche de l'enquête.L'alerte a été donnée lundi matin vers 4 heures par l'un des chauffeurs, qui a retrouvé son véhicule totalement vide, a précisé la gendarmerie des Pays de la Loire. Les malfaiteurs ont également tenté de forcer deux autres poids-lourds, selon Europe 1. Pour une raison inconnue, les alarmes de la société ne se sont pas déclenchées. L'enquête a été confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Nantes.
Les cas contacts ont été identifiés, et l'ensemble des élèves et du personnel va être dépisté.
Le lycée Poincaré de Nancy a été fermé pour une semaine au moins en raison de deux cas de Covid-19 confirmés dans le personnel de l'établissement, a indiqué lundi 8 juin France 3. Les deux adultes concernés sont un personnel technique et un personnel administratif. Les cas contacts ont été identifiés. "Deux cas confirmés de Covid-19 ont été signalés les 6 et 7 juin à l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est parmi les personnels administratifs et techniques exerçant au lycée Henri Poincaré de Nancy", a écrit sur Facebook la préfecture de Meurthe-et-Moselle. Une procédure de recherche des personnes qui ont été en contact rapproché avec ces deux cas dans l'établissement a été réalisée par les personnels de l'Éducation nationale et de l'ARS, et ces personnes ont été mises en isolement pour quatorze jours.""Le principe de précaution a été mis en place et les procédures fonctionnent parfaitement, a expliqué à France 3 le recteur de l'académie de Nancy-Metz, Jean-Marc Huart. Avec le constat que les gestes barrières ont bien sûr été respectés. Cependant, l'objectif reste bien sûr de reprendre les cours normalement dans une semaine."Le CHRU de Nancy a mis en place un "dépistage systématique et collectif pour l'ensemble des personnes ayant fréquenté l'établissement depuis le 2 juin". Les locaux vont en parallèle être désinfectés, pendant qu'élèves et enseignants restent chez eux. Les cours seront réalisés à distance.
La présidente de la région Île-de-France appelle à pérenniser les mesures prises dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de Covid-19, dont le télétravail et le lissage des heures de pointe. Ces dispositions pourraient selon elle constituer une solution durable aux "problèmes écologiques et d'embouteillages" de la région.
"Les Franciliens sont en train de découvrir qu'on peut prendre les transports en commun sans être serrés les uns contre les autres". A l'antenne de RMC-BFMTV, Valérie Pécresse a dressé un premier bilan du déconfinement dans les transports d'Île-de-France, qui "s'est globalement bien passé" deux mois après la mise "sous cloche" de la France face à l'épidémie de Covid-19. L'heure est désormais à la levée progressive des restrictions, et aux enseignements pouvant être tirés de la crise. Parmi ces constats : la réduction du trafic routier et de la sur-affluence dans les transports en commun franciliens, qui peut-être durable, à en croire les propos de la présidente de la région Île-de-France.Valérie Pécresse appelle ainsi à la "prolongation du télétravail jusqu'au 2 juin et au-delà", ainsi qu'au "lissage des heures de pointe", qu'elle souhaite voir entrer dans les pratiques du monde du travail. "Ces mesures peuvent résoudre nos problèmes écologiques et d'embouteillages", fait-elle ainsi valoir. "Si au lieu de reprendre nos mauvaises habitudes et d'arriver tous entre 8h et 9h, on espaçait nos arrivées sur une tranche horaire large, on aurait plus d'embouteillages en Île-de-France et on n'aurait plus ces transports congestionnés une heure par jour!", a t-elle déclaré.Du côté de la RATP, la régie des transports parisiens a de son côté demandé "toujours aux entreprises et aux Franciliens de limiter au maximum les déplacements, de maintenir massivement le télétravail, et d'étaler le plus fortement possible les horaires d'arrivées et de départs sur les lieux de travail".
Les températures repartent à la hausse sur une grande partie de la France. 19 départements sont placés en alerte canicule par Météo France.
L'épisode de fortes chaleurs devrait durer jusqu'au début de la semaine prochaine.Les légères baisses de températures du week-end dernier n'auront donc été qu'un répit de courte durée pour tous ceux qui souffrent de la chaleur. Cette semaine, les thermomètres repartent à la hausse avec l'ajout de dix nouveaux départements placés ce mardi en vigilance orange pour canicule par Météo France.Dix-neuf au total sont concernés : l'Aude (11), les Bouches-du-Rhône (13), la Corse-du-Sud (2A), la Haute-Corse (2B), la Côte-d'Or (21), le Bas-Rhin (67) et le Haut-Rhin (68), la Saône-et-Loire (71), le Var (83), le Territoire-de-Belfort (90), les Alpes-Maritimes (06), le Gard (30), l'Hérault (34), l'Isère (38), le Vaucluse (84), l'Ardèche (07), la Drôme (26), le Rhône (69) et les Pyrénées-Orientales (66).Ce mardi matin, le temps est plutôt "calme et bien ensoleillé, notamment sur la moitié sud-est du pays" note Météo France. Les températures relevées au lever du jour étaient comprises entre 22 et 25 degrés sur les côtes méditerranéennes, 20 et 22 degrés en vallée du Rhône et en Alsace. Cet après-midi à 15 heures, de 33 à 36 degrés étaient observés en Alsace et en région lyonnaise, de 35 à 39 degrés en vallée du Rhône ainsi que dans l'intérieur des départements méditerranéens.Météo France prévoit encore des hausses de températures dès l'aube dès demain, mercredi. L'après-midi, les températures, souvent stationnaires au nord, seront encore en légère hausse dans le sud.A partir de jeudi, une hausse plus nette des températures devrait se mettre en place par le sud-ouest et gagner d'ici vendredi tout le pays. Seule la bordure nord-ouest de l'hexagone devrait conserver des températures maximales inférieures à 35 degrés. L'institut rappelle que la France devrait atteindre, voire dépasser les 40 degrés par endroits, notamment dans le sud, avec des nuits très chaudes et un épisode de canicule "très étendu et intense pour le week-end". Météo France rappelle qu'il s'agit d'une "canicule durable nécessitant une vigilance particulière, notamment pour les personnes sensibles ou exposées".ATTENTION AUX COUPS DE CHAUD !"Chacun d'entre nous est menacé, même les sujets en bonne santé", rappellent de leur côté les autorités. Le danger est plus grand pour les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques ou de troubles de la santé mentale, les personnes qui prennent régulièrement des médicaments et les personnes isolées.Attention donc aux coups de chaleur : une fièvre supérieure à 40°C, une peau chaude, rouge et sèche, des maux de tête, des nausées, une somnolence, une soif intense, une confusion, des convulsions et une perte de connaissance sont les symptômes qui alertent.
Ces décès portent à 75 le nombre de femmes mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-conjoint depuis le 1er janvier.
La liste des victimes de violences conjugales continue de s'allonger. Samedi 6 juillet en fin d'après-midi, un homme s'est présenté spontanément auprès des gendarmes disant avoir "tué sa petite amie". Il a aussitôt été placé en garde à vue pour "homicide par conjoint". Les gendarmes se sont rendus au domicile de la jeune femme à Saint-Rémy-les-Chevreuses (Yvelines) et ont trouvé la trentenaire, morte étranglée. Le médecin légiste dépêché sur place a confirmé un décès par strangulation. Mais une autopsie devra confirmer les causes de la mort.La jeune femme, d'origine roumaine, une personne "sans histoire et sans antécédents de violences conjugales", est née en 1988 et arrivée en France en 2015, a précisé le parquet de Versailles. Un "différend, vraisemblablement une histoire de couple", serait à l'origine du drame qui s'est déroulé tôt samedi matin après que le couple, qui cohabitait dans le logement loué par la jeune femme, eut passé la nuit ensemble.L'homme, né en 1991 et lui aussi de nationalité roumaine, s'est jusque là montré "peu prolixe", a ajouté le parquet. Son alcootest s'est révélé négatif quand il s'est rendu aux gendarmes. Le couple se serait plusieurs fois séparé depuis 2016 avant de se remettre ensemble au printemps dernier. L'homme venait de revenir en France il y a quelques jours. Tous deux étaient inconnus des services de police et de justice français, selon les premiers éléments de l'enquête.Information judiciaire pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donnerUn homme de 34 ans a également été mis en examen samedi et placé en détention provisoire après avoir mortellement percuté sa compagne à Thil dans la Marne. Dans la nuit du 3 au 4 juillet, cet homme issu de la communauté des gens du voyage se trouvait dans une voiture sur un parking de cette commune avec sa maîtresse lorsqu'il a été pris à partie par son épouse, qui le soupçonnait d'entretenir une relation extraconjugale, a indiqué le procureur de la République de Reims.Il a alors "effectué une marche arrière à vive allure et percuté" sa femme avant de prendre la fuite au volant du 4x4, sous les yeux de membres de la famille. Selon l'autopsie, la femme, âgée de 37 ans et mère de ses trois enfants, est décédée d'un traumatisme crânien. Une information judiciaire a été ouverte pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur conjoint, en présence de mineurs. Cette information judiciaire devra déterminer si la manœuvre a été réalisée "de manière volontaire pour percuter l'épouse", ou si il s'agit d'une manœuvre accidentelle dans la panique et dans un champ visuel rétréci".Semaine de mobilisation contre les féminicides Ces décès portent à 75 le nombre de femmes mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-conjoint depuis le 1er janvier, selon le recensement effectué sur la page Facebook "Féminicides par compagnon ou ex". Ces événements interviennent lors d'une semaine de mobilisation dans le monde politique et la société civile pour appeler à lutter contre les féminicides. La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a annoncé, dans un entretien au Journal du dimanche, que le gouvernement lancerait en septembre à Matignon un "Grenelle des violences conjugales".La ministre de la Justice Nicole Belloubet a estimé pour sa part dimanche sur BFMTV que l'État ne faisait "pas assez, et surtout pas assez vite" face au phénomène des féminicides et annoncé une mission d'inspection pour revenir sur les éventuelles défaillances dans les dossiers classés.
Les négociateurs du gouvernement afghan ont exprimé dimanche un optimisme prudent concernant des progrès sur les questions épineuses comme le cessez-le-feu, avant d'entrer dans le vif du sujet avec les talibans lors de pourparlers de paix historiques à Doha.
A la cérémonie inaugurale samedi en présence du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, le gouvernement afghan a appelé à un cessez-le-feu. Les talibans qui combattent le gouvernement et les Etats-Unis depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir en 2001 n'ont, eux, pas fait mention d'une trêve.Toutefois, le responsable du processus de paix du côté du gouvernement, Abdullah Abdullah, a ensuite affirmé à l'AFP que les talibans pourraient accepter un cessez-le-feu en échange d'une nouvelle libération de prisonniers."Cela pourrait être une de leurs demandes", a-t-il ajouté avant de repartir comme prévu pour Kaboul dimanche soir. "Il devrait d'abord y avoir une réduction significative de la violence, plus un cessez-le-feu humanitaire et enfin un cessez-le-feu global et permanent."- Code de conduite -La première réunion "entre les groupes de contact des équipes de négociation a eu lieu dimanche", a tweeté l'équipe de négociation du gouvernement, ajoutant que le "calendrier et le code de conduite" pour les discussions, dont la durée n'a pas été précisée, avaient été abordés. Le porte-parole côté talibans Mohammad Naeem a confirmé le début des discussions techniques. "Nous allons sans aucun doute relever de nombreux défis lors des pourparlers dans les prochains jours, semaines et mois", a reconnu Mike Pompeo lors de sa brève visite à Doha samedi, après avoir exhorté les deux belligérants à "saisir l'occasion" de faire la paix pour les générations futures.Mais 19 ans après l'intervention internationale menée par les Etats-Unis dans le sillage des attentats meurtriers du 11 septembre 2001, qui a chassé les talibans du pouvoir, la guerre tue encore quotidiennement des dizaines de personnes.Quelques heures après la séance inaugurale, six policiers ont été tués dans la nuit lors d'une attaque des talibans à Kunduz dans le Nord et cinq officiers ont péri lors d'une attaque dans la province de Kapisa, près de Kaboul. L'explosion d'une mine artisanale à Kaboul a en outre blessé deux civils."Causer plus d'effusion de sang (pendant les pourparlers) est une erreur car aucune partie ne peut gagner la guerre", a commenté M. Abdullah.- "Trop tôt" -Le négociateur en chef des talibans, Abdul Ghani Baradar, a rappelé à la cérémonie d'ouverture la volonté des insurgés de voir l'Afghanistan régi par un "système islamique" où la loi serait dictée par un islam rigoriste.Le gouvernement du président Ashraf Ghani insiste pour maintenir la jeune république et sa Constitution, qui a consacré de nombreux droits, notamment pour les minorités religieuses et les femmes, qui seraient les grandes perdantes d'un retour aux pratiques en vigueur sous le joug des talibans (1996-2001).Quatre femmes figurent parmi les 21 négociateurs gouvernementaux. Aucune côté talibans."Les talibans ont mis en place une équipe assez diversifiée représentant à la fois les partisans de la ligne dure et les modérés, ainsi que des personnes ayant de solides références islamiques", a déclaré à l'AFP Ashley Jackson, chercheur à l'Overseas Development Institute.Si certains experts ont suggéré que les deux camps pourraient évoquer une possible intérim ou une coalition gouvernementale intégrant toutes les factions afghanes, d'autres ont tempéré, affirmant qu'il était trop tôt pour aborder la question. "De nombreux autres sujets (...) doivent être abordés avant de rentrer dans le détail du gouvernement", a souligné sur Al Jazeera Sultan Barakat, directeur de recherches à l'Institut de Doha.- Retard -MM. Abdullah et Baradar ont été reçus séparément par l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, qui a évoqué avec eux les perspectives de paix en Afghanistan, selon les médias officiels.Les pourparlers de paix avaient été retardés de six mois en raison de désaccords sur l'échange de prisonniers.Quelque 5.000 insurgés ont depuis été relâchés par Kaboul contre un millier de membres des forces afghanes dans le cadre d'un échange prévu dans l'accord américano-talibans signé en février, déjà à Doha.Ce texte a entériné le départ des forces étrangères d'Afghanistan d'ici mi-2021 en échange de vagues garanties talibanes, dont la tenue du dialogue interafghan de Doha.Beaucoup d'Afghans craignent le retour au pouvoir, partiel ou total, des talibans, qui contrôlent la moitié du territoire et sont en position de force dans ces négociations après l'accord avec Washington.Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, dont 2.400 soldats américains, et fait fuir des millions de personnes. Il a coûté plus de mille milliards de dollars aux Etats-Unis.
Selon les informations de Ouest France, le bassiste José Tamarin est décédé des suites d'un AVC mardi 22 octobre. Il était âgé de 68 ans.
Tchiki Boum, L'Amour à la plage, Je dois m'en aller... autant de tubes qui ont bercé toute une génération dans les années 1980. Fondé en 1984, le groupe de rock Niagara a marqué la scène musicale française. Le trio est désormais en deuil. Comme le révèle Ouest France, le bassiste José Tamarin est décédé mardi 22 octobre des suites d'un AVC à l'hôpital de La Cavale Blanche, à Brest. Sa disparition a été annoncée sur les réseaux sociaux ce mercredi par un de ses proches. Agé de 68 ans, José Tamarin résidait à Lampaul-Plouarzel, dans le Finistère, où il continuait à composer. Comme le rappelle Ouest France, José Tamarin a fondé en 1982 avec Daniel Chenevez et Muriel Moreno le groupe l'Ombre jaune avant qu'il ne devienne Niagara. Ils se font remarquer au festival des Trans Musicales de Rennes. Le trio est d'abord perçu comme un groupe pop aux paroles insouciantes avant d'adopter un style plus rock, inspiré de formations comme Led Zeppelin. Ils abordent alors des sujets plus graves.Le groupe Niagara s'est définitivement séparé en 1992. En 2002, Niagara a reçu un disque d'or pour Flammes, compilation comprenant 18 titres remastérisés, qui s'est vendu à plus de 100 000 exemplaires en deux mois.
Le procès des attentats de janvier 2015, suspendu jeudi par la cour d'assises spéciale de Paris après le malaise d'un accusé, a repris vendredi matin, le test Covid-19 auquel il a été soumis s'étant révélé négatif.
Nezar Mickaël Pastor Alwatik, poursuivi aux côtés de 13 autres personnes pour son soutien logistique présumé aux auteurs des attaques qui ont fait 17 morts, a été extrait vendredi matin de sa cellule de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis et était présent dans le box pour assister aux débats. Dans un message envoyé jeudi soir aux avocats de la défense et des parties civiles, dont l'AFP a eu connaissance, le président de la cour avait indiqué que "les résultats du dépistage Covid" autorisaient "la reprise de l'audience sans risque sanitaire".Mais une incertitude demeurait sur la présence effective de l'accusé à l'audience, nécessaire à la reprise des débats, le médecin qui l'a examiné ne pouvant assurer si son état de santé était compatible avec sa comparution, selon une source proche du dossier."Il va mieux qu'hier (jeudi) mais il continue de vomir" et fait de "l'hypoglycémie", ont indiqué les avocats de Pastor Alwatik, Mes Marie Dosé et Guillaume Arnaud, avant la reprise de l'audience. Si toutefois l'état de santé de l'accusé décline dans la journée, ses conseils ont fait savoir qu'ils demanderaient une nouvelle suspension.Nezar Mickaël Pastor Alwatik était apparu malade à l'ouverture des débats jeudi matin. Selon Me Dosé, il présentait des symptômes jugés inquiétants "eu égard à la pandémie" de coronavirus.Cette situation avait conduit le président Régis de Jorna à suspendre l'audience, d'abord pour deux heures, puis jusqu'à vendredi matin, le temps que l'accusé soit soumis à une batterie de tests, dont celui du Covid, selon un processus accéléré.Les débats ont repris vendredi matin avec l'audition d'un enquêteur de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), interrompue jeudi, et avec le visionnage de la vidéo d'Al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa) qui revendiquait l'attentat contre Charlie Hebdo.Elle doit se poursuivre dans l'après-midi avec les auditions des ex-épouses des frères Chérif et Saïd Kouachi, auteurs avec Amédy Coulibaly des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015.Les auditions de Peter Cherif, témoin-clé du procès, et de Farid Benyettou, ex-prédicateur autrefois proche des frères Kouachi, initialement prévues jeudi après-midi, ont été reportées à une date indéterminée.
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) doit certifier mardi le continent africain "exempt de poliovirus sauvage", quatre ans après l'apparition des derniers cas dans le Nord-Est du Nigeria, région dévastée par un conflit contre les jihadistes de Boko Haram.
"Grâce aux efforts déployés par les gouvernements, le personnel soignant et les communautés, plus de 1,8 million d'enfants ont été sauvés" de cette maladie, se réjouit l'OMS dans un communiqué publié avant ce rendez-vous historique, étape cruciale dans l'éradication mondiale de cette maladie. L'annonce officielle, par visioconférence à partir de 15H00 GMT, réunira notamment le directeur général de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, sa directrice régionale pour l'Afrique, Matshidiso Moeti, les milliardaires et philanthropes nigérian Aliko Dangote et américain Bill Gates."C'est une formidable victoire, une délivrance", confie à l'AFP le Dr Tunji Funsho, du comité Polio Nigeria de l'association Rotary International."Cela fait plus de 30 ans que nous avons lancé ce défi. Dire que je suis heureux, c'est un euphémisme!", se réjouit ce médecin nigérian qui a consacré sa vie à cette cause.Provoquée par le "poliovirus sauvage" (PVS), la poliomyélite est une maladie infectieuse aiguë et contagieuse qui touche principalement les enfants, attaquant la moëlle épinière et pouvant provoquer une paralysie irréversible.Elle était endémique partout dans le monde, jusqu'à la découverte d'un vaccin dans les années 1950. Les pays les plus riches y ont eu rapidement accès, mais l'Asie et l'Afrique sont restés longtemps d'importants foyers infectieux.En 1988, l'OMS dénombrait 350.000 cas à travers le monde et encore plus de 70.000 cas rien qu'en Afrique en 1996.Mais grâce à une rare prise de conscience collective et à d'importants efforts financiers (19 milliards de dollars sur 30 ans), seuls deux pays au monde comptent aujourd'hui des contaminations par le "poliovirus sauvage": l'Afghanistan (29 cas en 2020) et le Pakistan (58 cas).- Confiance -Epicentre de la maladie dans le monde au début des années 2000, le Nigeria, géant africain de 200 millions d'habitants, figurait encore il y a peu à leurs côtés.Dans le Nord musulman, sous la pression des milieux salafistes, les campagnes de vaccination antipolio s'étaient arrêtées entre 2003 et 2004, accusées par la rumeur d'être l'outil d'un vaste complot international pour stériliser les musulmans.Il a fallu un énorme travail avec les chefs traditionnels et religieux pour convaincre les populations de faire vacciner leurs enfants."Les gens font plus confiance à leurs chefs qu'à leurs hommes politiques car nous vivons avec eux", explique à l'AFP Grema Mundube, chef communautaire à Monguno, ville de l'extrême Nord-Est du pays. "Nous leur avons parlé et avons vacciné nos propres enfants, et avec le temps, eux-aussi ont accepté le vaccin".Pourtant, dès 2009 l'émergence du conflit contre Boko Haram a douché les espoirs d'avoir enfin éradiqué la maladie: en 2016, quatre nouveaux cas de poliomyélite étaient enregistrés dans l'Etat du Borno (Nord-Est), foyer de l'insurrection jihadiste. "A l'époque, environ 400.000 enfants étaient hors d'atteinte de toute campagne médicale à cause des violences", se souvient le Dr Funsho.- "Enfants inaccessibles" -La situation sécuritaire reste extrêmement volatile dans le Nord-Est du Nigeria, dont Boko Haram et le groupe Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) contrôlent de larges zones, particulièrement autour du lac Tchad."Mais les autorités locales, les agences humanitaires et tous les partenaires ont pris le taureau par les cornes pour trouver des solutions pour atteindre ces enfants", raconte le Dr Musa Idowu Audu, coordinateur de l'OMS pour l'Etat du Borno.Dans les zones "partiellement accessibles", les campagnes de vaccinations ont été menées sous protection de l'armée et des milices d'autodéfense. Dans les zones totalement contrôlées par les jihadistes, l'OMS et ses partenaires ont approché les populations sur les routes ou les marchés pour tisser un réseau "d'informateurs santé" et des "sentinelles" pouvant alerter de cas ou de potentielles épidémies."Nous avons dû construire un pacte de confiance avec ces populations, en leur fournissant des soins médicaux gratuits par exemple", rapporte Dr Audu.Aujourd'hui, on estime que seuls 30.000 enfants sont toujours "inaccessibles": un chiffre "trop faible" pour assurer une transmission épidémique, selon les experts scientifiques. Malgré son "immense fierté et sa joie", le Dr Audu rappelle qu'une vingtaine d'employés médicaux ou de bénévoles ont été tués ces dernières années dans le Nord-Est du Nigeria pour cette cause. Désormais, l'Afrique doit s'assurer qu'aucun cas provenant du Pakistan ou d'Afghanistan ne viendra saper ce succès et qu'une proportion suffisante de ses enfants soient vaccinés pour assurer l'immunisation totale du continent.En attendant ce jour, le Dr Funsho dit qu'il ne "dormira toujours que d'un oeil".
Ex-photographe de mode, le Français Gérard Gascuel a radicalement changé de vie et fondé un ermitage orthodoxe en Lozère: "On ne devient pas moine parce qu'on n'aime pas le monde mais parce qu'on a envie de faire de sa vie une oeuvre d'art".
Au bout d'une route escarpée menant à un promontoire rocheux surplombant la vallée du Gardon, à Saint-Julien-des-Points, dans le massif des Cévennes, Frère Jean, 73 ans, barbe blanche et tenue noire, accueille les visiteurs au "skite" (petit monastère) de Sainte-Foy avec un mélange de bagout et de sévérité. La sobriété des pierres et lauzes de schiste de l'ancien prieuré bénédictin du XVIe siècle entouré de forêt et de cultures en terrasses contraste avec l'éclat des ocres, rouges et bleus des icônes et fresques auréolées de poudre d'or de la chapelle orthodoxe, qui dépend désormais de l'archevêché russe en Europe occidentale.Ordonné prêtre en 2006, Frère Jean célèbre les offices mais mitonne aussi de succulents repas à partir de produits du potager et du verger biologiques. Pèlerins, invités et moines partagent caviar de courgette, ratatouille, gratin de courge au haddock et compote de pomme verte à la fleur d'oranger sur une longue table en bois, dans la salle voûtée ornée d'une fresque représentant la Cène, le dernier repas du Christ avec ses apôtres. - La photo, "écriture de lumière" -Habitué des chroniques gastronomiques, ayant publié des livres de photos et de recettes, Frère Jean, assure que "la cuisine est une prière, un art de vivre et de partager qui jaillit du coeur", la photo "une écriture de lumière" et le potager "une façon de cultiver ses terres intérieures". "C'est un personnage au parcours unique, à la créativité débordante!", commente Guy Benoît, l'ancien maire du village voisin de Sainte-Cécile d'Andorge (Gard), qui se souvient de "repas mémorables" au "skite" de Sainte-Foy.Le lieu accueille des pèlerins lambda en souffrance mais aussi des célébrités venues se ressourcer et créer --chefs étoilés, artistes, vignerons, savants, philosophes...dont les noms ne sont pas dévoilés. Né en 1947 dans une famille cévenole comprenant "des pasteurs et des curés", Gérard Gascuel se passionne pour la photo et plus particulièrement "la métamorphose des visages" lors de son service militaire, après avoir vu un général "devenu soudainement tout timide devant l'appareil et cherchant à dissimuler son double menton". Après avoir étudié à l'école Louis-Lumière, il mène une carrière entre la mode, la publicité et les arts sur laquelle il dévoile peu de choses. "Je n'ai rien fait d'extraordinaire mais j'ai rencontré des gens merveilleux", résume-t-il, citant le peintre Salvador Dali, le chorégraphe Maurice Béjart, l'acteur Jean-Louis Barreault ou le mime Marceau.Sa vie bascule en 1983, lorsqu'il est envoyé par un journal japonais en reportage au Mont Athos, la "sainte-Montagne" de l'orthodoxie, sur une presqu'île au nord de la Grèce. "Dans la crypte d'une église en ruines, là, sur les étagères, se trouvaient des crânes de moines. Ca a été un choc", raconte-t-il. "Je me suis dit que je ne faisais rien de ma vie".- "Laurel et Hardy de l'orthodoxie" -Au grand dam de ses parents, "le playboy de la famille" quitte son métier et sa petite amie japonaise pour le Mont Athos et une vie de "doux rêveur", "d'utopiste". Mais au bout d'un an, il ressent "un trop grand confort" et se dirige vers "un des endroits les plus durs au monde", le monastère de Mar Saba, dans le désert près de Bethléem, dans les territoires palestiniens. Il y rencontre son père spirituel Séraphim, y reste plusieurs années et est affecté à la cuisine. A son retour en France, Frère Jean s'occupe de jeunes en difficulté à Marseille avant de fonder en 1993 la Fraternité Saint-Martin. L'association regroupe des artistes francophones (France, Belgique, Canada, Suisse...) mais aussi des vignerons, paysans et artisans qui "aspirent à partager un art de vivre". Avec Frère Joseph, un ancien informaticien ayant travaillé pour une multinationale pétrolière dans une tour de la Défense à Paris et aujourd'hui passionné par le chant sacré slavon, ils créent le "skite" trois ans plus tard, dans les montagnes isolées des Cévennes. "Nous sommes les Laurel et Hardy de l'orthodoxie", plaisante Frère Jean. "Il y a un gros grognon et un maigre mystique. Lui est visuel et moi je suis auditif, c'est un cérébral et je suis intuitif, à tous les deux on fait un moine normal".
L'ancien PDG de Renault-Nissan est parvenu à rejoindre le Liban, s'échappant du Japon où il était assigné à résidence. Les conditions et circonstances de son évasion demeurent encore floues.
Si les détails de son "échappée" sont toujours largement méconnus, de premiers éléments viennent éclairer le contexte dé la fuite de Carlos Ghosn, qui s'est évadé du Japon avant de trouver refuge à Beyrouth. Selon une source proche du dossier, l'homme d'affaires avait deux passeports français, dont un sur lui dans une sacoche fermée à clef. Cette annonce faite jeudi 2 janvier vient confirmer des informations de la chaîne publique japonaise NHK. L'ancien magnat de l'automobile, inculpé à quatre reprises et sorti de détention provisoire sous caution en avril 2019, vivait relativement libre de ses mouvements à l'intérieur du Japon, sous diverses conditions. Selon la source en question, trois passeports (un français, un libanais et un brésilien) sont conservés par ses avocats, mais Carlos Ghosn disposait de deux passeports français. Une autorisation exceptionnelle du tribunal lui permettait d'en avoir un sur lui, enfermé dans une sacoche qui restait en sa possession mais dont la clef était également détenue par ses avocats, a expliqué la même source. Ce document lui tenait lieu de visa de court séjour dans l'archipel et il devait donc l'avoir à portée de main pour ses déplacements internes, a expliqué la même source. Arrêté à Tokyo en novembre 2018, Carlos Ghosn devait être jugé au Japon à partir d'avril 2020. Il fait l'objet de quatre inculpations, deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux autres pour abus de confiance aggravé. De son côté, Carlos Ghosn a promis que, pouvant "enfin communiquer librement avec les médias", il le fera "dès la semaine prochaine".
Un homme qui s'était vanté de vouloir utiliser un mélange explosif, lors de l'acte 19 des gilets jaunes à Paris, a finalement été arrêté vendredi 22 mars, à la suite d'une dénonciation. Retour sur les faits...
L'homme était visiblement prêt à en découdre. Interpellé vendredi 22 mars à Montreuil (Seine-Saint-Denis), à la veille de l'acte 19 des gilets jaunes, l'individu en question avait fait part, peu de temps avant, dans un bar parisien, de son intention d'utiliser un mélange explosif lors la nouvelle mobilisation organisée samedi 23 mars. Comme le rapporte Le Parisien, c'est le tenancier du bistrot lui-même qui a alerté vendredi matin les forces de l'ordre, en se rendant directement au commissariat de Palaiseau, en Essonne. Selon lui, ce client lui aurait directement confié son projet d'utiliser un mélange qualifié d'explosif par le quotidien, qui évoque une base composée de poudre noire. Pour information, cette substance est bien connue pour son caractère explosif et a longtemps été utilisée par les canons, fusils ou encore lors de la conception de pétards et autres feux d'artifice. Le suspect présent sur les Champs-Élysées lors de l'acte 18 des gilets jaunesMises sur la piste de l'individu, les forces de l'ordre ont, dans la foulée, localisé le suspect, avant de l'interpeller rue Irène et Frédéric Joliot-Curie, à Montreuil. S'en est suivie une perquisition à son appartement, situé rue de Moscou, dans le 8e arrondissement parisien. C'est lors de cette perquisition que les policiers ont découvert pas moins de 500g de salpêtre (nitrate de potassium), ainsi que 500g de soufre et du charbon, soit la liste des ingrédients idéale pour fabriquer de la poudre noire. Une trouvaille qui a donc corroboré la dénonciation du tenancier du bar.Ont également été trouvés au domicile du suspect un masque à gaz en plastique et un sac dans lequel se trouvaient de nombreux objets susceptibles de servir de projectiles. Cet arsenal parfait du bon casseur a lui aussi été saisi au cours de la perquisition. De son côté, le laboratoire central, auquel les différentes substances ont été confiées, a conclu "qu'en l'état, ces substances ne représentaient pas de danger immédiat", précise Le Parisien, qui rapporte par ailleurs que le téléphone portable du principal suspect avait, pour sa part, borné lors de la précédente, et particulièrement violente, mobilisation des gilets jaunes le 16 mars dernier, sur les Champs-Élysées, à Paris.
Les promeneurs sont appélés à être prudents et éviter le secteur où se concentrent les recherches.
Une panthère se balade-t-elle en liberté dans les Vosges ? Une dizaine de gendarmes du département sont mobilisées depuis la fin de matinée pour tenter de retrouver un "félin noir" signalé dans la région, rapporte France Bleu Lorraine.Ils ont été alertés vers 11 heures, par un habitant, de la présence de ce qui pourrait s'apparenter à un félin, "nettement plus gros qu'un chat", souligne le site."Éviter le secteur"Un témoin leur a également montré une vidéo sur laquelle on peut voir l'animal.Aucune disparition n'a été signalée par les cirques qui pourraient stationner dans les environs. La permanence de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage a été avisée et doit procéder à des vérifications.Sur Twitter, les gendarmes invitent "à la plus grande prudence" et recommandent "d'éviter le secteur".
Chaque personne ayant eu de tels symptômes peut participer en ligne en répondant à un questionnaire.
De nombreux patients atteints par le Covid-19 rapportent une perte de l'odorat (anosmie) et du goût (agueusie). Mais à quelle fréquence ces symptômes se manifestent ? Sont-ils caractéristiques de la maladie ? Pour en savoir plus, une enquête internationale a été lancée auprès des malades et anciens malades par un consortium de plus de 500 chercheurs de 38 pays, le GCCR (Consortium mondial pour la recherche chémosensorielle). J'ai eu le coronavirus avec une perte de l'odorat et du goût, quand est-ce que je vais les récupérer ?par Europe 1La participation à cette enquête est volontaire et prend environ 10 à 15 minutes. Le questionnaire est accessible sur le site https://sites.google.com/view/gcchemosensr/ à toutes les personnes diagnostiquées par un test PCR ou par un médecin, mais également à toutes les personnes qui sont persuadées d'avoir eu ces symptômes. Les données resteront totalement anonymes et seront stockées sur des sites sécurisés, précisent les chercheurs qui ajoutent que l'enquête n'a pas vocation à établir un diagnostic et ne propose pas de traitement.A travers cette étude, les scientifiques cherchent "d'abord à déterminer la fréquence de ces symptômes pendant l'épidémie de Covid-19, l'âge, le sexe des personnes concernées, et leur éventuelle persistance", explique le professeur Jérôme Golebiowski de l'Institut de chimie de Nice (CNRS/Université Côte d'Azur) qui coordonne la partie "France" de l'étude. Au niveau international, l'objectif est d'atteindre plusieurs dizaines de milliers de réponses, ajoute-t-il. Dans un second temps, l'idée serait de proposer un protocole de suivi des gens qui ont encore des problèmes d'odorat et de goût au bout de 15 jours.
Selon une étude de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière que relaie Le Parisien, les axes principaux bidirectionnels qui vont passer à 80 km/h dès cet été ne sont pas les plus sûrs. Elle vient contredire les arguments des opposants à la réduction de la vitesse.
Voilà un rapport qui devrait remettre en question les arguments des opposants à la limitation de vitesse sur les routes secondaires. Ce mardi, l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) répond avec des chiffres forts, explique Le Parisien, aux élus qui se sont élevés contre le projet du gouvernement d'abaisser la vitesse de 90 km/h à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles dès le 1er juillet. Dans les faits, ces élus demandent au gouvernement de faire des exceptions pour les "plus belles routes" de leur département. Sur celles-ci, les collectivités locales ont souvent investi de l'argent afin de les moderniser ou les rendre plus sûres. Or, selon ce rapport de l'ONISR, ces routes sont bien plus dangereuses que les petites et secondaires. "20 % de ces axes concentrent 55 % de la mortalité", dit le rapport. Deux facteurs sont mis en avant par le délégué interministériel : "un trafic plus important" et "une impression de sécurité dégagée" sur ces routes qui poussent les conducteurs "à prendre de la vitesse".Le monde rural plus touchéSelon les chiffres avancés, en quatre ans (de 2012 à 2016), 9 579 personnes ont perdu la vie dans un accident sur ces fameuses routes qui sont censées passer à 80 km/h. En marge de son interview à Emmanuel Macron dans une école la semaine passée, le journaliste Jean-Pierre Pernaut s'était fait l'écho d'un monde rural abandonné. Il avait alors évoqué une "décision très parisienne et très technocratique de limiter la vitesse". Seulement, encore une fois selon le rapport, les départements où la mortalité est la plus importante sur ces axes devant passer à 80 km/h sont... ruraux. Ainsi on compte moins de 50 % de personnes tuées en Ile-de-France par exemple, contre plus de 70 % en Dordogne, dans le Lot-et-Garonne, en Creuse ou dans la Manche pour ne citer qu'eux. Et ce sont les Alpes-de-Haute-Provence qui enregistrent plus de huit tués sur dix sur des routes bidirectionnelles sans séparateur, précise Le Parisien.Pour rappel, la vitesse maximale autorisée passera de 90 km/h à 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur. Sur celles avec un séparateur central, la vitesse restera à 90 km/h. En moyenne, sur 25 kilomètres, un automobiliste perdra deux minutes et dix-huit secondes sur son trajet.
VIDÉO. Depuis quelques semaines, les habitants vivant en bordure de la forêt voient des animaux se balader au pied de leurs habitations pour trouver de la nourriture.
Ils ne sont pas agressifs mais ravagent les pelouses. Des images étonnantes de sangliers en pleine ville circulent sur les réseaux sociaux. Elles ont été capturées à Montmorency, dans la banlieue nord de Paris. Les habitants des résidences la Fontaine et Pascal ont vu jusqu'à quatre jeunes animaux en même temps. Et le phénomène prend de l'ampleur, selon le Parisien. "Ils sont là tous les jours. Parfois, ils dorment sous un arbre et restent la journée entière", explique Christine, une habitante, au quotidien lundi 30 octobre. "Ils cherchent des glands, des vers de terre et de la nourriture que certains jettent par terre".DOUZE CHASSES D'ICI FÉVRIER "Ils ne sont pas agressifs, témoignea Gérard. Mes chiens leur aboient dessus mais les sangliers ne bougent pas. Et quand des jeunes du quartier leur font peur, ils se sauvent". "Moi, ils ne me dérangent pas, commente Sylvie, également interrogée par le Parisien. Mais c'est vrai qu'ils font de gros dégâts sur les pelouses. Elles sont toutes retournées". Dans une vidéo tournée par BFM Paris, le journaliste se tient à quelques mètres de deux animaux retournant tranquillement la pelouse devant un immeuble, sans crainte de l'équipe de télévision. Que faire pour endiguer le phénomène ? La mairie indique au Parisien "ne pas pouvoir faire grand-chose". Le bailleur social de la résidence Pascal, Val-d'Oise Habitat, précise qu'il va "installer dans les meilleurs délais des bornes poubelles, semi-enterrées, dans l'ensemble des résidences de la ville". Mais "les populations de sangliers sont trop nombreuses", explique au Parisien l'Office national des forêt, qui ne peut intervenir que quand les animaux sauvages se trouvent dans les bois. Toutefois, après arrêté préfectoral, douze journées de chasse ont été planifiées sur le massif de Montmorency entre le 9 novembre et le 8 février 2018, pour réduire la population des sangliers.
Les gendarmes ont-ils sous-estimé l'urgence ? La fille de la victime n'a-t-elle pas clairement exprimé le danger dans lequel se trouvait sa mère ?
Mis en cause par la famille de la femme tuée par son compagnon, dimanche dans le Bas-Rhin, le délai d'intervention des gendarmes a pourtant été normal, a estimé sur franceinfo mardi 12 novembre la porte-parole de la gendarmerie nationale, Maddy Scheurer."Quinze à vingt minutes sur un délai d'intervention de nuit est quelque chose de récurrent et d'assez régulier", a-t-elle assuré, écartant les accusations de "retard". Des accusations portées par la fille de la victime. "J'ai entendu crier (au téléphone), je suis partie dans ma voiture, a expliqué Stella Guitton à France Bleu. J'ai téléphoné à la gendarmerie qui m'a dit 'on arrive'. J'habite à Bischwiller, la gendarmerie est à Bischwiller. J'ai mis trois minutes à venir jusqu'à chez ma mère. Eux n'étaient pas là avant quinze, voire trente minutes." Selon Maddy Scheurer, il a fallu "une vingtaine de minutes à la patrouille pour être sur place et pour ensuite estimer l'intervention qu'elle devait faire sur site, et la dangerosité de l'auteur qui était présent sur place." Par ailleurs, les gendarmes avaient reçu beaucoup d'appels ce soir-là, a-t-elle dit, pouvant expliquer le temps d'intervention rallongé. "Les sollicitations sont priorisées au niveau du centre opérationnel de la gendarmerie qui ensuite envoie les patrouilles aux différentes adresses", selon la porte-parole.
La traditionnelle cérémonie du 8 mai sera présidée par Emmanuel Macron mais aura lieu sans public. Elle sera retransmise à la télévision.
Ce 8 mai 2020 sera très particulier : Emmanuel Macron présidera la cérémonie de commémoration de la victoire de 1945 dans un format très restreint, en présence des principaux responsables politiques et militaires mais sans public en raison de la crise du coronavirus, a indiqué l'Elysée. La célébration de l'abolition de l'esclavage aura lieu elle aussi le 10 mai au jardin du Luxembourg et sera présidée par Edouard Philippe.Alors que cette année marque le 75e anniversaire de la victoire sur le nazisme, c'est la première fois que la traditionnelle cérémonie de l'Arc de triomphe se déroulera ainsi a minima, sans les traditionnelles remontée des Champs Elysées et revue des troupes. Aux côtés du chef de l'Etat, seront présents ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande, les présidents des deux assemblées Gérard Larcher et Richard Ferrand, le Premier ministre Edouard Philippe, la ministre des Armées Florence Parly et la secrétaire d'Etat Geneviève Darrieussecq, ainsi que la maire de Paris Anne Hidalgo. Les armées seront représentées par leurs plus hauts responsables, dont le chef d'état major François Lecointre. La place de l'Etoile sera déserteRetransmise en direct à la télévision, la cérémonie devrait durer 45 minutes et débutera à 10h45 par un dépôt de gerbe devant la statue du général de Gaulle sur les Champs Elysées. Suivra la cérémonie solennelle sous l'Arc de triomphe qui, tout en respectant son déroulé traditionnel, a été "adaptée pour respecter les mesures sanitaires", selon l'Elysée. C'est le cas notamment pour le dépôt de gerbe ou le ravivage de la flamme du Soldat inconnu qu'effectuera Emmanuel Macron, en présence d'un seul porteur de drapeau.Les mesures de distanciation seront également appliquées, permettant aux responsables présents de ne pas porter de masque. La place de l'Etoile sera déserte, sans tribune pour les représentants d'institution ni pour la presse.
L'hôpital rejette la faute sur le transporteur des pompes funèbres.
"En montant le regard jusqu'au visage, j'ai vu que ce n'était pas ma mère." En janvier dernier, François, un habitant de Saint-Pourçain, dans l'Allier, a vécu une double épreuve, après le décès de sa mère. Le corps qui lui a été restitué pour la veillée funèbre n'était pas le bon, raconte-t-il samedi 13 avril à La Montagne.Âgée de 81 ans, sa mère Odette était décédée la veille à l'hôpital privé Saint-François, à Désertines. À l'arrivée du corbillard, il aide à transporter le corps de la défunte jusqu'à sa chambre, avec son frère et un couple d'amis... Et très vite, il se rend rend compte que quelque chose ne va pas. "Vous ne lui avez pas mis les affaires que j'avais préparées ?", demande-t-il aux employés des Transports sanitaires Montluçon (TSM), un sous-traitant des Pompes funèbres générales (PFG). Le corps est en effet revêtu d'une robe rouge, au lieu du pantalon qu'il avait repassé le matin même. "En montant le regard jusqu'au visage, j'ai vu que ce n'était pas ma mère", se souvient-il."C'est une honte, les pompes funèbres étaient incapables de me dire qui était cette personne, s'insurge François. Et le directeur de la clinique n'a eu aucune empathie pour moi." Quelques heures plus tard, le cors d'Odette est ramené à bon port.Contacté par La Montagne, l'hôpital privé Saint-François rejette toute responsabilité. "Les défunts sont doublement identifiés, explique le directeur de l'établissement. Avec un bracelet et avec une étiquette sur le tiroir dans la chambre funéraire. Quand l'ambulancier arrive, on lui donne la clé, il identifie la personne et repart avec. Ce jour-là, il a ouvert le tiroir d'à-côté et n'a pas identifié convenablement la personne à prendre en charge."François a, de son côté, décidé de porter plainte contre l'hôpital et les Pompes funèbres générales auprès de la gendarmerie de Saint-Pourçain.
Chaque jour, 43 millions de déplacements sont réalisés en Île-de-France. Premier moyen de transport utilisé : la marche à pied ; la voiture arrive en deuxième position suivie des transports en commun.
En voiture, en transport en commun, en vélo mais surtout... à pied ! En Île-de-France, pas moins de 43 millions de déplacements sont réalisés chaque jour ouvrable par 12,1 millions de Franciliens, nous apprend une étude pilotée par Île-de-France Mobilités (ex-syndicat des transports d'IDF, Stif) et publiée mercredi 13 novembre. Ce nombre est en hausse de 5% par rapport à 2010. Selon les premiers résultats de la nouvelle Enquête Globale Transport (EGT), le moyen de transport privilégié des Franciliens est la marche à pied, avec 17,2 millions de déplacements sur une journée de semaine. Le nombre d'adepte de la marche est en augmentation de 9% par rapport à la précédente enquête, réalisée en 2010. C'est à Paris que la croissance est la plus importante (+18%).La voiture personnelle n'arrive qu'en deuxième position. Avec 14,8 millions de déplacement un jour de semaine, "l'usage de la voiture a diminué de 5% entre 2010 et 2018 : cela n'était jamais arrivé depuis l'après-guerre", indique Île-de-France Mobilités. 13,2 millions des déplacements en voiture particulière ont lieu en dehors de Paris, principalement en grande couronne. Dans Paris, ils ne représentent que 2,5% des déplacements. Les transports en commun occupent la troisième place du podium avec 9,4 millions de déplacements quotidiens. Ils sont surtout importants dans Paris où ils représentent un quart des déplacements. Leur utilisation a progressé de 14% par rapport à 2010. Cette augmentation concerne tous les réseaux, en particulier le tram, le bus - surtout en grande couronne - et le train-RER. Cette hausse est notamment liée aux actifs se rendant au travail et aux élèves. "Les personnes âgées se déplacent moins, la part des cadres au sein des actifs franciliens augmente et ces emplois sont en général bien desservis par les transports en commun", explique IDF Mobilités, qui justifie la baisse de l'usage de la voiture par "le développement des offres de transport alternatives". Le vélo arrive ensuite. Il représente 840.000 déplacements quotidiens, en hausse de 30% par rapport à 2010. Ce moyen de transport est le plus souvent utilisé par des hommes (plus de 60%), des actifs occupés (plus de 60%) et pour se rendre au travail (40%). Quant à l'usage des deux-roues motorisés, il est en forte baisse en Île-de-France : - 25% par rapport à 2010, surtout dans Paris et entre Paris et la Petite couronne. 420.000 déplacements par jour sont réalisés de cette façon. Cette enquête a été réalisée sur 3.000 ménages, soit 7.000 Franciliens, interrogés entre janvier 2018 et juin 2019. La nouvelle EGT, cofinancée par l'État, sera réalisée de 2018 à 2022.
A presque 50 ans, Frédéric Lopez revient cette année avec "Mille et Une Vies", une nouvelle émission quotidienne et inédite sur France 2. L'occasion pour l'animateur de se livrer dans une interview donnée au Figaro TV magazine.
L'animateur de Rendez-vous en Terre inconnue s'offre un nouveau challenge en cette rentrée télévisuelle. Avec Mille et Une Vies, Frédéric Lopez propose un programme touchant qui se concentre sur l'humain. Ainsi, dans une maison calme et chaleureuse, entourée de verdure, il reçoit un invité au destin fort, qu'il soit célèbre ou anonyme. Lors d'un entretien accordé à nos confrères, il en profite pour dévoiler ses blessures passées."J'étais complexé, intimidé par mes interlocuteurs"Avec Mille et Une Vies, l'animateur désire aller "en profondeur dans l'histoire sans épargner aucun détail", l'important ici, c'est ce que dit l'invité. Il ajoute : "Même si c'est difficile à entendre, je sais surtout que c'était difficile à vivre. Alors, la moindre des choses, c'est d'écouter ces personnes qui ont envie de se raconter". Un face-à-face qui le met à nu, car comme il le dit, il ne se cache pas derrière une oreillette ou autre. C'est lui et l'invité. "Là, si je pose la question, c'est que cela m'intéresse. Une question trahit celui qui la pose", explique Frédéric Lopez.Et avoir les bonnes questions, ça n'est pas toujours simple. Un exercice qui a longtemps fait douter l'animateur de lui-même. "J'ai commencé ce métier en ayant très peu d'estime de moi, j'ai fait une thérapie après. J'étais complexé, intimidé par mes interlocuteurs et j'avais parfois honte de mes questions", confie Frédéric Lopez. Des problèmes qui semblent remonter depuis l'enfance. "Mon père était quelqu'un de très sévère, qui n'était pas capable d'affection et de compliment", révèle l'animateur.Pour l'émission, Frédéric Lopez a rencontré des psysFrédéric Lopez compte bien se servir de sa propre expérience pour comprendre, questionner et écouter ses invités. Si aujourd'hui il a surmonté ses doutes et que tout va bien avec son père, il a quand même rencontré des coachs et des psys. Non pour s'épancher sur sa vie personnelle, mais pour obtenir des conseils. "Écouter les autres est forcément bouleversant. Cela fait peur. Il n'est pas question que je me protège en devenant imperméable", explique l'animateur. Finalement, l'important est de transformer une blessure passée en une force future !
Les deux députés qui ont quitté LREM mardi ont toutefois assuré qu'ils ne voteraient pas la motion de censure contre le gouvernement.
Nouvelles défections : deux députés LREM ont quitté mardi 3 mars le groupe majorité à l'Assemblée nationale après la décision du gouvernement de recourir au 49-3 pour faire adopter son projet de réforme des retraites. Dans un communiqué, Delphine Bagarry, députée des Alpes-de-Haute-Provence, a annoncé son départ du groupe majoritaire, expliquant notamment qu'elle ne se retrouve pas "dans la méthode du gouvernement et l'utilisation inappropriée du 49-3". Hubert Julien-Laferrière (Rhône), avait fait de même un peu plus tôt. Retraites et 49.3: «Malgré les obstructions, il aurait fallu continuer le débat» regrette Aurélien Taché (LREM)par Lopinion.fr"Il y a une accumulation de décisions ou d'orientations politiques qui fait que je ne me retrouve plus en phase avec le projet politique que l'on mène", a-t-elle confié à franceinfo. "Peut-être que ce 49-3 a été la goutte d'eau.""C'est un processus qui est absolument antidémocratique, et surtout, qu'on aurait pu éviter dans ces cas-là, a-t-elle estimé. Il y a une large majorité, dont je fais partie, qui soutenait cette réforme des retraites." Elle a toutefois déploré un "texte qui n'était pas abouti". Si elle a reconnu une situation d'obstruction parlementaire, la députée a estimé qu'il aurait fallu continuer à discuter. "Je ne comprends pas pourquoi il fallait voter ce texte avant les municipales, a expliqué Delphine Bagarry. Quelque part, on a été volés et dépossédés de la discussion qu'on pouvait avoir pour l'améliorer."La députée a assuré qu'elle n'allait pas voter la motion de censure, "parce que je crois encore au texte".
Une coalition d'hommes politiques, de religieux et de la société civile au Mali, a lancé vendredi un ultimatum au président Ibrahim Boubacar Keita pour qu'il démissionne, lors manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Bamako.
"Nous sommes ici pour demander la démission du président IBK", a lancé Issa Kaou N'Djim, un responsable du Rassemblement des forces patriotiques du Mali, à l'initiative de la manifestation sur la Place de l'Indépendance, à Bamako.Le Rassemblement "lance un ultimatum pour constater (la) démission au plus tard à 18H00 (locales et GMT) ce vendredi 5 juin" du président Keita, élu en 2013 et réélu en 2018 pour cinq ans, dans une déclaration.La foule, à l'appel de M. N'Djim, entend passer la nuit sur la Place de l'indépendance jusqu'à cette démission, un défi lancé au président IBK qui jouït du soutien international dans la lutte anti-jihadiste et dont le pouvoir n'avait pas encore réagivendredi dans la soirée à cet appel. La foule des manifestants a été estimée à 20.000 personnes par une source policière et à un million par les organisateurs.Ces derniers sont réunis dans une nouvelle alliance formée d'un mouvement ayant à sa tête l'imam Mahmoud Dicko, du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) qui regroupe des partis d'opposition dont le principal d'entre eux, et d'Espoir Mali Koura (EMK), un mouvement de la société civile dirigé par le cinéaste et ancien ministre de la Culture Cheick Oumar Sissoko."Nous condamnons la mauvaise gestion du régime, les malversations, les détournements, le mensonge", a déclaré, tout de blanc vêtu et coiffé d'un turban, l'imam Dicko, lors de cette manifestation encadrée sans incident par la police, la plus grande à Bamako depuis celle qu'il avait organisée en avril 2019. "IBK n'aime pas les ultimatum mais cette fois, s'il ne nous écoute pas, il verra pire qu'aujourd'hui", a-t-il poursuivi.Lors du rassemblement d'avril 2019, M. Dicko avait lancé un appel à la démission du Premier ministre d'alors, Soumeylou Boubèye Maiga, qui avait rendu son tablier quelques jours tard, après la tuerie de quelque 160 civils peuls à Ogossagou (centre) et une série de manifestations contre la gestion de l'Etat.M. Dicko, éminente figure religieuse et tenant d'un islam rigoriste, fut autrefois proche du président Keita. Récemment entré en politique, cet imam est devenu un critique vigoureux du pouvoir.- Appel à libérer Soumaïla Cissé -"7 ans de pouvoir, ça suffit", "IBK dégage", pouvait-on lire sur des pancartes de manifestants munis de vuvuzelas, ont constaté des des journalistes de l'AFP.Des banderoles réclamaient aussi la libération de l'ex-Premier ministre et principal opposant Soumaïla Cissé, enlevé le 25 mars alors qu'il était en campagne pour les élections législatives dans sa région d'origine du centre du Mali, un scrutin remporté par le pouvoir et suivi par une grogne populaire.La nouvelle alliance composite a appelé vendredi "à la mise en œuvre de toutes les actions nécessaires pour la libération de l'honorable Soumaila Cissé". M. Cissé serait détenu par des jihadistes, selon des sources locales et de sécurité.Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise multiforme, sécuritaire, politique, économique.Les insurrections indépendantistes, puis jihadistes menées par les groupes liés à Al-Qaïda et à l'Etat islamique, ainsi que les violences intercommunautaires, ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.Parties du nord du Mali, les violences se sont propagées au centre, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.Elles se doublent de toutes sortes de trafics et de vastes pans du territoire échappent à l'autorité de l'Etat.
Une Française arrêtée brièvement en Inde pour avoir publié une vidéo d'elle la montrant nue sur un pont sacré de la ville de Rishikesh (nord) a présenté des excuses dimanche, se disant "désolée d'avoir heurté la communauté locale".
"Je suis désolée d'avoir heurté la communauté locale", a déclaré cette Française de 27 ans dont la police n'a diffusé que le seul prénom: Marie-Hélène. "Je n'ai pas pris conscience des spécificités culturelles".Placée en détention jeudi, la femme a été libérée sous caution et son téléphone portable a été confisqué. Elle encourt jusqu'à trois ans de prison si elle est reconnue coupable d'avoir violé les lois qui régulent l'usage d'internet dans le pays."Elle nous a dit qu'elle vendait des colliers de perle en ligne, et que la vidéo était destinée à promouvoir son entreprise", a déclaré à l'AFP le chef du commissariat où la Française a été emmenée, R. K. Saklani."Peut-être qu'en France ces choses ne sont pas considérées comme discutables", a-t-il dit. "Mais Rishikesh est un endroit sacré et le (pont piéton) Lakshman Jhula" sur lequel elle s'est filmée, "est le lieu où (les dieux hindous) Ram, son frère Lakshman et sa femme Sita ont traversé le Gange", a expliqué le chef du commissariat.Dans un communiqué remis à l'AFP, la Française a donné une autre version des raisons de son geste: "J'ai choisi de me dénuder partiellement sur le Lakshman Jhula car à chaque fois que j'ai traversé ce pont je me suis sentie harcelée... Mes soeurs indiennes et mes camarades randonneuses ont sûrement ressenti la même chose", a-t-elle dit, soulignant que c'était un geste de solidarité envers "les femmes indiennes opprimées".Le pont se situe non loin de l'ashram où les Beatles avaient choisi de faire une retraite spirituelle en 1968, et Rishikesh, au pied de l'Himalaya, est très prisé par les randonneurs et les amateurs de yoga.Présente depuis mars à Rishikesh, selon la police, la Française s'est aussi photographiée nue dans une chambre d'hôtel. Les forces de l'ordre ont été mises en alerte par la publication de ces photos et de la vidéo sur les réseaux sociaux.
L'écriture inclusive bat en brèche la règle de grammaire, jugée sexiste, selon laquelle "le masculin l'emporte sur le féminin".
Une nouvelle fois, le gouvernement français prend position contre l'écriture inclusive. Ce dimanche, dans Le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a souligné qu'elle était contre le développement de cette nouvelle manière d'aborder la grammaire française. Pour la ministre, cette écriture est "horriblement compliquée". Son développement fragiliserait donc l'apprentissage des plus petits. "L'écriture inclusive est une démarche élitiste. Ce que je veux, c'est un apprentissage de la lecture et de l'écriture démocratique. Je ne suis pas pour l'écriture inclusive", a-t-elle déclaré. Dans le public, le ministre de l'Education . L'écriture inclusive, hérésie ou évolution ?par franceinfoDans la langue française, le masculin l'emporte sur le féminin. Cette règle - qui est d'ailleurs loin d'avoir toujours existé puisqu'elle n'a été mise au point qu'au XVIIe siècle - est aujourd'hui rejetée par un certain nombre de personnes, qui ont décidé d'utiliser à la place un langage, et donc une écriture, moins sexiste.Outre l'utilisation de mots "neutres", l'écriture inclusive préconise d'user à la fois du féminin et du masculin quand on s'adresse aux hommes et aux femmes, et remet en cause la règle d'accord de la langue française selon laquelle, au pluriel, "le masculin l'emporte sur le féminin". Elle se traduit notamment par des graphies comme "les député.e.s" ou "les électeur.rice.s" ou par une règle d'accord avec le sujet le plus proche, par exemple "Louis et Louise sont belles".Portée par des cercles féministes, l'écriture inclusive est vivement critiquée tant par des membres du gouvernement que par l'Académie française, la qualifiant d'"aberration" et de "péril mortel" pour la langue française.
Une catastrophe aérienne a été évitée de justesse le 1er janvier dernier dans le ciel belge. Deux avions, un vol Air France avec 123 personnes à bord et un avion-cargo de la compagnie Egyptair, ont failli entrer en collision dans l'espace aérien au sud de la ville de Gand.
Il a fallu une manœuvre d'urgence réalisée par les pilotes d'Air France pour que les deux appareils se croisent à une distance acceptable, rapporte le quotidien Le Figaro.L'incident, appelé "airprox" dans le jargon aéronautique, s'est produit à 11h45 le 1er janvier. L'avion égyptien, qui a décollé d'Ostende en direction du Caire, devait se stabiliser à une altitude de 21.000 pieds, tandis que le vol Air France, entre Paris Charles-de-Gaulle et Amsterdam, navigue alors à 22.000 pieds. Mais les contrôleurs aériens constatent que l'appareil de la compagnie Egyptair continue à prendre de l'altitude et à se rapprocher dangereusement de l'AF1640.L'équipage du vol Air France est alors alerté par son instrument de bord qui permet d'éviter les collisions, le TCAS (Traffic alert and Collision Avoidance System). L'avion de la compagnie française prend de l'altitude pour s'éloigner du danger. Les deux appareils se croisent de très près, à une distance de 90 mètres à la verticale et à un peu plus d'un kilomètre à l'horizontale.L'incident a été qualifié de "grave" par l'équivalent belge du Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA), qui précise que "les pilotes d'Egyptair ont répondu aux questions posées par les enquêteurs belges. A priori, il n'y a pas eu de réticence". De son côté, Air France se montre prudente. "Il faut avoir la sagesse d'attendre les conclusions de l'enquête", a indiqué un représentant de la compagnie au Figaro.
L'ex-animateur de TF1, qui avait déjà prêté main forte à l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron durant la présidentielle, a révélé jeudi au micro d'Europe 1 qu'il coachait désormais certains élus macronistes. Son but est de les aider à prendre la parole devant les médias.
Pour ces sessions de "media training", l'ancien acolyte de Pascal Bataille dit toucher environ 1.500 euros pour 4 heures de travail, un tarif bien au-dessus des prix habituellement pratiqués, selon l'hebdomadaire Marianne. La reconversion de Laurent Fontaine passe par la politique. Après avoir animé l'émission "Y'a que la vérité qui compte" durant plusieurs années, l'ancien présentateur a délaissé le petit écran pour se consacrer à la politique. En coulisses, il œuvre depuis ses débuts pour En Marche !, le parti d'Emmanuel Macron. En février dernier, il avait avoué donner un coup de pouce à l'équipe du futur président via des séances d'entraînement à la prise de parole devant les journalistes. Invité de la matinale d'Europe 1 jeudi 7 décembre, l'ex-homme de télé a indiqué qu'il fournissait toujours son aide à La République en Marche. Désormais, ce sont des élus qu'il coache, principalement des députés novices, qui ont peu l'habitude de s'exprimer devant micros et caméras.Si l'annonce ne suscite aucune polémique, la rémunération du professeur a, en revanche, soulevé des interrogations. "Il y a des gens pour qui je ne prends rien. Ça a été le cas de tous les porte-parole d'Emmanuel Macron pendant la présidentielle", a-t-il expliqué jeudi matin dans les studios d'Europe 1. "Quand c'est des programmes un peu plus complexes, comme les députés de La République en marche, c'est environ 1.500 euros la grosse séance d'environ 4 heures", a-t-il ajouté. Un salaire qui dépasserait largement les tarifs en vigueur, selon Marianne. À titre de comparaison, les instituts officiels de formation facturent environ 500 euros pour 4 heures d'entraînement. D'autant que la rémunération est ici prise en charge par les parlementaires eux-mêmes, via leur indemnité représentative des frais de mandat (IRFM), comme l'a expliqué la députée LREM des Yvelines Marie Lebec sur Europe 1. Pour ce prix, Laurent Fontaine entraîne ses protégés à des exercices de questions-réponses, comme dans une véritable interview. Il leur fait aussi raconter comment ils ont rejoint le camp d'Emmanuel Macron, pour leur faire acquérir de l'aisance à l'oral, indique Le Figaro. Parmi les élèves qui ont bénéficié de ces cours de coaching figurent le désormais chef de file de LREM Christophe Castaner et le président du groupe LREM à l'Assemblée Richard Ferrand. À chacune de leurs interventions médiatiques, ils ont eu le droit à un débrief de leur prestation.
Un commissariat rempli de puces a été fermé au public, rapporte France Bleu. Les syndicats de police demandent que le bâtiment soit désinfecté totalement.
Et si les puces étaient le nouvel envahisseur à Paris. Selon une information de France Bleu, le commissariat du 19e arrondissement de Paris a dû fermer ses portes en raison d'une "invasion de puces". Un danger sanitaire tel qu'une partie du bâtiment a dû être fermée ce dimanche 5 mai, dénonce le syndicat de police Alliance dans un communiqué. Le service d'investigation, par exemple, a été délocalisé dans une annexe croit savoir France Bleu, incapable d'accueillir qui que ce soit. En outre, c'est tout l'accueil au public qui a été fermé, peut-on lire sur une affiche placardée sur l'une des portes de l'établissement.Dans son communiqué, le syndicat Alliance demande à ce que le lieu soit totalement désinfecté, cependant cette procédure devrait prendre au bas mot 48 heures. La situation ne s'est pas produite du jour au lendemain. Selon le secrétaire national adjoint Alliance Ile-de-France, Emmanuel Cravello, l'infection dure depuis plusieurs semaines. "La situation s'est envenimée", dit-il. Les puces seraient apparues trois semaines auparavant, mais après "plusieurs interventions", les petites bêtes seraient réapparues.Des semaines que cela dureAujourd'hui, les policiers dénoncent des "conditions de travail inadmissibles". "Plusieurs collègues ont consulté des médecins après des morsures (...) Le problème, c'est que certains fonctionnaires ont ramené cela chez eux et après ce sont les enfants qui sont mordus. Ça ne peut plus durer", peste le secrétaire national adjoint d'Alliance. "C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase", ajoute Emmanuel Cravello, qui explique que le nettoyage aurait dû être fait "bien avant".Mais la situation de ce commissariat n'est qu'un épiphénomène au regard de la situation que vivent les policiers, dénonce le syndicat. Selon lui, les problèmes sanitaires sont nombreux. "C'est un exemple criant", peut-on lire. Les puces sont de toutes petites bêtes qui peuvent faire des bonds de trente centimètres de haut. Elles peuvent passer facilement d'un être à un autre. Les enfants et les personnes vivant en milieu rural sont normalement les plus à risque. Si les démangeaisons sont les principaux risques, mal soignées, les piqures peuvent se transformer en infections ou en anémie.Le syndicat de police Alliance sera reçu ce lundi 6 mai par le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, pour évoquer la santé "psycho-sociale" des policiers.
Créateur de la série fantastique "Les Cités obscures" avec son complice Benoît Peeters, le Belge François Schuiten s'est évadé sur la planète Mars grâce au dessin pendant la pandémie de coronavirus.
Lors de cette période qui a créé de "la défiance et de l'irrationnel", il regrette que la culture ne soit pas "descendue dans la rue". Le dessinateur de 64 ans, qui avait annoncé en 2019 arrêter la BD par peur de faire l'album de trop, déborde de projets.Q: Comment avez vous vécu cette période de confinement ?"J'ai la chance de faire un métier qui est naturellement confiné, on plonge dans le dessin, dans les imaginaires, nos histoires, nos passions. Le dessin, c'est magique, on n'a besoin de rien, d'une feuille de papier, un crayon... C'est un privilège extraordinaire. Quand je vais mal, je dessine et ça va mieux, c'est ma façon de me soigner"."Je n'ai jamais autant dessiné avec une aussi belle concentration. Même lors des rendez-vous Skype, j'ai continué, la caméra ne montre pas la main. Quand j'étais enfant en classe, je cachais ma main de la vue du professeur pour dessiner".Q: Qu'en retiendrez-vous ?"Ce qui m'a le plus intéressé, c'est comment on crée un sentiment de peur à travers le monde. La peur crée de la défiance, de l'irrationnel. On avait des attitudes en dehors de toute logique (...) On a vu des gens terrorisés, c'est très troublant, ça donne un sentiment de grande tristesse car voir les sourires, pouvoir toucher les gens, c'est ce qui est beau. Brusquement on nous a privés de ces émotions, c'est une terrible frustration"."Le mot +guerre+ (employé par Emmanuel Macron) c'est une erreur colossale, je n'ai pas aimé l'infantilisation... C'est une situation qui pouvait s'apparenter à la guerre mais uniquement dans les hôpitaux et les lieux où on soignait. Pour la plupart des gens, c'est un arrêt, un retrait, une situation extrêmement difficile. Ce mot dramatise excessivement. Je n'aime pas qu'on me prenne pour un imbécile, je suis toujours sensible aux gens qui essaient de m'aider à comprendre, et pas qui me guident comme un petit garçon qui aurait fait une bêtise".Q: Comment voyez-vous le monde d'après ? "La ville de l'après-virus, c'est ce qu'on aurait dû faire (pendant le confinement), mettre la culture dans la rue, au milieu. Plutôt que les gens tapent sur des casseroles, qu'ils aient un quart d'heure avec un acteur qui aurait lu quelque poèmes au micro... Ou projeter des images sur des façades, on pouvait tout faire"."C'était troublant toutes les potentialités que ça ouvrait quand il n'y avait plus de voitures... On a vu toutes les émotions que pourrait nous donner la ville alors qu'elle est rigidifiée dans ses rôles fonctionnels, les déplacements pour se nourrir, pour le travail""Ca m'a énervé que les artistes n'envahissent pas les rues, ne crée pas de spectacles dehors, tous les balcons peuvent devenir des balcons de théâtre"."Pourquoi n'a-t-on pas décidé tous ensemble, je m'en veux aussi, d'inventer une culture du confinement au cœur de la ville?"Q: Quels projets pendant et après la crise ?"Un carnet de voyage de la collection Vuitton sur... Mars. Pour la première fois, ce sera dans une ville qui n'existe pas. Je voyage sur Mars, c'est très minéral, je suis entouré de bouquins sur Mars. C'est une immersion très rigoureuse au niveau des lumières, du climat... Il y aura 120 dessins en couleurs, j'en ai réalisé 40". "Une série futuriste +Compulsions+ pour un producteur américain, en commençant d'abord par mes images, ce qui me fait participer au récit. Ce sera un livre d'illustrations puis une série"."+Muse+, un spectacle avec une danseuse et un musicien autour du dessin en train de se faire. Je ferai du dessin en direct"."Je viens de gagner un concours avec un architecte pour +scénographier+ le CNIT de La Défense, cet immense voile de béton, qui accueillera une nouvelle gare du Grand Paris. Des milliers de m2 auxquels il faut donner une identité". (Schuiten et Peeters ont aménagé en 1994 la station du métro parisien Arts et Métiers, comme un Nautilus souterrain, ndlr)fmi-mad/sg
Favorable à l'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC), le député de la France insoumise considère qu'il faut avoir "confiance au peuple", y compris sur des sujets tels que le mariage pour tous.
Le mariage pour tous pourrait-il faire l'objet d'une question posée dans le cadre d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC) ? "Oui", répond Alexis Corbière. Le député de la France insoumise, partisan de l'instauration de ce dispositif législatif revendiqué par les "gilets jaunes" et souhaité par plusieurs partis politiques, a défendu au micro de LCP sa volonté de faire "confiance au peuple".Interrogé sur les risques exprimés par les détracteurs du RIC qui craignent notamment un retour de la peine de mort ou l'abrogation du mariage pour tous par ce biais, l'élu de Seine-Saint-Denis a avancé qu'il ne fallait pas avoir de tabou. "Je pense qu'on peut aborder toutes les questions. (...) On peut en discuter. Pourquoi n'en discuterait-on pas ?", a-t-il déclaré, mardi 18 décembre, tout en ajoutant qu'il fallait "peut-être" instaurer des gardes-fous."De toute manière, si on ne règle pas pacifiquement ces questions-là, elles reviendront sous une forme beaucoup plus brutale. (...) Je suis assez confiant. Je pense que, majoritairement dans le pays, le mariage pour tous est accepté", a ensuite développé Alexis Corbière, considérant que l'ouverture du mariage aux couples de même sexe pourrait être "à nouveau légitimé" via un tel référendum.Une proposition de loi des "insoumis"Quelques heures avant ces déclarations, Alexis Corbière et les autres députés de la France insoumise présentaient à la presse leur proposition de loi pour inscrire le référendum d'initiative citoyenne dans la Constitution. Après consultation ouverte aux non-adhérents sur la plateforme Internet du mouvement, le texte doit être déposé le 7 janvier à l'Assemblée avant son examen le 21 février.Dimanche 16 décembre, le Premier ministre Édouard Philippe s'est déclaré ouvert sur le principe à ce référendum d'initiative citoyenne, qui peut être selon lui un "bon instrument dans une démocratie", mais "pas sur n'importe quel sujet ni dans n'importe quelles conditions".Le débat national qui doit se tenir à ce sujet devrait permettre à l'exécutif de définir les contours de ce mécanisme s'il devait être instauré. Nombreux sont les "gilets jaunes" à demander la possibilité de soumettre ou abroger une loi par ce biais, mais aussi de pouvoir révoquer le mandat d'un élu.
Ils déplorent son impact environnemental et son coût pour les collectivités: les maires écologistes des villes susceptibles d'accueillir le Tour de France réclament davantage de "sobriété" aux organisateurs de l'épreuve, dont ils critiquent certaines pratiques, jugées d'un autre âge.
Dernier en date à épingler la Grande boucle, le maire de Lyon Grégory Doucet n'a pas mâché ses mots en qualifiant mercredi le Tour de "machiste et polluant".L'édile fraîchement élu a prévenu que sa ville, qui a déboursé 600.000 euros pour accueillir samedi l'arrivée de la 14e étape, n'entendait pas candidater à nouveau tant que l'épreuve n'aurait pas "démontré qu'elle peut évoluer".Grégory Doucet a argumenté qu'il n'était "plus acceptable" d'inviter des manifestations sportives "dont la première priorité n'est pas de se poser la question de leur empreinte" sur l'environnement.Jeudi, devant le tollé provoqué par ces déclarations, le président EELV de la métropole lyonnaise Bruno Bernard a loué cette épreuve "magnifique" et "populaire" qui fait partie "de notre patrimoine". Mais il l'a appelée à "plus d'éco-responsabilité".Paradoxe pour certains de leurs détracteurs: comme leurs homologues ailleurs en France, les deux élus verts lyonnais ont fait du développement de la pratique du vélo dans leur ville une priorité.- La caravane dans le viseur -À Bordeaux, où l'écologiste Pierre Hurmic a mis fin en juin à sept décennies de règne de la droite, la ville assure qu'elle "restera candidate" à un départ ou à une arrivée d'étape dans les années à venir.Mais la nouvelle municipalité espère "un signal fort en faveur de l'environnement" de la part d'Amaury Sport Organisation (ASO), l'organisateur du Tour, estimant que "la sobriété environnementale et financière doit désormais prévaloir, à fortiori en cette période de crise sanitaire".Elle précise que le nombre de voitures qui composent la caravane et la pollution causée par ses gadgets publicitaires seront particulièrement scrutés en vue d'une prochaine candidature.Si Landerneau, près de Brest, pourrait être l'an prochain une étape du Tour, les écologistes locaux - dans l'opposition municipale - sont remontés contre cette perspective.Leur porte-parole Christophe Winckler regrette que les habitants aient "à payer pour un événement qui s'inscrit dans de vieux schémas bafouant les règles en termes d'économies d'énergie"."L'impact environnemental et énergétique est phénoménal. On a parfois trois ou quatre hélicoptères qui suivent les principales étapes, ce qui est tout à fait insupportable", martèle-t-il, en espérant que les 110.000 euros que Landerneau devra débourser pour accueillir les coureurs seront utilisés à d'autres fins.La capitale régionale Rennes, où les Verts appartiennent à la majorité de la maire Nathalie Appéré (PS), avait lancé le débat en déclinant d'accueillir le Tour en 2021. Plus pour des raisons budgétaires qu'écologiques, avait-on alors expliqué.- Démarche de progrès -De son côté, le directeur du Tour de France Christian Prud'homme explique que le Tour n'ira pas "où il n'est pas souhaité", bien qu'il ait "vocation à aller partout à la rencontre de son public"."Les élus écologistes estiment sans doute que nous n'allons pas assez loin, pas assez vite. Mais nous nous inscrivons dans une démarche de progrès et développons au fil des éditions une politique de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) qui tient compte de l'importance de l'événement, de son itinérance et de son succès", ajoute-t-il.Cette année, et pour la première fois de son histoire, "la totalité" des véhicules de l'organisation dans la course "sont hybrides" et "à trois reprises", trois voitures de direction de course "seront 100% électriques"."Le Tour a commencé à évoluer. Mais il reste des axes d'amélioration comme l'image de la femme, l'impact des émissions de gaz à effet de serre et la gestion des déchets. Sur ce dernier volet, son passage peut être traumatisant pour la montagne", analyse le maire écolo de Grenoble Éric Piolle."Le Tour ne peut prendre en compte seulement ce qu'il émet, mais il doit intégrer une vision globale", souligne l'élu, en rappelant toutefois que "le vélo est un sport bien plus sobre que d'autres à bien des égards".
L'État a comptabilisé 1,5 milliard de recettes de droits de succession sur l'année 2018 au lieu de 2017. Les Échos ont publié les résultats de l'enquête sans concession de la Cour des comptes.
La Cour des comptes a conclu une enquête qui a duré près d'un an par un référé sévère, révélé par Les Échos mercredi. Fin janvier 2018, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a découvert que les recettes de droits de succession, pour un montant de 1,5 milliard d'euros, ont été comptabilisées sur l'année 2018, au lieu de 2017."Une grave anomalie de nature à fausser la signification des résultats budgétaires des années 2017 et 2018", selon la Cour des comptes, qui en a eu connaissance en mars avant d'enquêter sur les raisons de ce dysfonctionnement."Des sommes importantes, encaissées en 2017 au titre des droits de mutation [...] sont restées comptabilisées dans un compte provisoire, faute pour l'administration d'avoir liquidé individuellement les dossiers des redevables concernés", explique ce référé.L'erreur a eu des répercussions pour les collectivités territoriales et la Sécurité sociale, mais d'après Le Figaro, la somme a finalement pu être intégrée aux comptes nationaux de printemps, transmis à Bruxelles, ce qui a permis d'éviter que le calcul du déficit soit impacté. Pour les magistrats de la Cour des comptes, la bourde résulte d'une réorganisation des services en septembre au pire moment, quand le flux de donations et de successions est le plus important et quand l'administration modifiait en plus ses outils informatiques. "La mise en place de 107 nouvelles entités [...] a induit une perte de compétences" qui a "ralenti le rythme moyen de traitement des dossiers", écrivent-ils.L'erreur "illustre une conduite du changement défaillante et l'insuffisance des dispositifs d'alerte et de contrôle interne au sein de la DGFiP, ainsi qu'avec la direction du budget".La Cour recommande notamment "d'adapter rapidement le système d'information afin de permettre un enregistrement comptable automatique et en continu des droits de mutation" et la mise en place d'un dispositif commun à la DGFiP et à la direction du budget.
Les propositions vont être transmises aux candidats aux élections municipales.
Invités à donner leur avis sur ce que devrait être de l'un des avenues les plus connues du monde, les Français ont plébiscité, entre autres, l'idée de végétaliser les Champs-Élysées, de réduire la place de la voiture ou encore de préférer les commerces de proximité plutôt que les grandes enseignes internationales, selon les résultats d'une grande enquête citoyenne rendus publics jeudi 18 juin.Au total, 96.702 personnes ont participé à cette consultation citoyenne lancée du 14 février au 4 juin, à l'initiative du Comité des Champs-Élysées, structure qui regroupe tous les grands acteurs de l'avenue. Les participants, invités à répondre à la question "Qu'aimeriez-vous changer pour améliorer les Champs-Élysées ?", ont formulé "plus de 2.000 propositions", et produit "450.000 votes", qui ont permis de faire remonter "huit idées prioritaires", note le Comité des Champs-Elysées, qui y voit "une synthèse des attentes des Franciliens pour 'la ville d'après'".Parmi ces idées prioritaires, les participants ont d'abord plébiscité l'idée de verdir l'avenue avec des plantations d'arbres et arbustes ou l'installation de parcs, mais aussi de développer la pleine terre et les sols poreux afin de favoriser l'écoulement des eaux et la constitution d'îlots de fraîcheur. Ils réclament ensuite de "créer une véritable promenade piétonne des Tuileries jusqu'à l'Arc de Triomphe, en facilitant la traversée des piétons, en multipliant les points d'eau, les toilettes publiques, les bancs et les endroits pour faire une halte gratuite". Ils souhaitent également un "meilleur partage de l'espace public entre les différentes mobilités", avec le développement des vélos mais "sur des pistes délimitées et bien séparées des automobiles et des espaces piétons (idem pour les trottinettes)", et "une réduction de l'espace réservée à l'automobile", sans pour autant souhaiter une piétonnisation intégrale des Champs-Élysées.Autres propositions plébiscitées, la présence sur l'avenue de commerces de proximité et valorisant "le savoir-faire, la gastronomie et l'art de vivre français plutôt que des grandes chaînes internationales", la valorisation et la préservation "des éléments patrimoniaux de l'avenue comme les lampadaires, les colonnes Morris, les façades haussmaniennes, les pavés et les jardins historiques", et le maintien des sites historiques de culture (musées, cinémas et théâtres).Enfin, les participants à l'enquête plaident pour "la sécurité et la tranquillité de l'avenue", en "intensifiant la lutte contre les pickpockets et les sollicitations non-désirées", et "en renforçant les efforts en matière de propreté".Les conclusions de la consultation seront remises à l'ensemble des candidats à l'élection municipale. Cette consultation citoyenne accompagnait l'exposition "Champs-Élysées histoire et perspectives", présentant un projet de réaménagement urbain de l'avenue par l'architecte Philippe Chiambaretta, prolongée exceptionnellement jusqu'au 6 septembre à cause de l'épidémie de coronavirus.
Le président des Républicains Christian Jacob a appelé chacun "au sens des responsabilités" et à l'union après l'annonce jeudi d'une candidature LR dissidente à la mairie de Marseille, à la suite des négociations complexes pour réunir une majorité.
"J'appelle tout le monde au sens des responsabilités" dans "le dialogue et la discussion", a affirmé à l'AFP M. Jacob, en soulignant qu'"il n'est pas question de faire d'alliance avec le Rassemblement national, pas plus qu'avec la France insoumise"."On a toujours rejeté les extrêmes" et "je reste sans ambiguïté là-dessus", a-t-il ajouté, en appelant "à ce qu'on trouve une candidature d'union". "Il faut que tout le monde se rassemble", a-t-il martelé.Un deuxième élu Les Républicains, Lionel Royer-Perreaut, a annoncé jeudi sur Facebook sa candidature au poste de maire de Marseille et son refus de soutenir Guy Teissier, à qui la cheffe de file LR Martine Vassal avait cédé sa place quelques heures auparavant."Je sais qu'il y a des ententes en cours avec le Front national, et je ne peux pas m'inscrire dans une stratégie d'alliance avec le Front national", déclare M. Royer-Perreaut dans un message vidéo. M. Jacob, qui a eu "tous les responsables marseillais au téléphone", a souligné le "sens des responsabilités" de Mme Vassal dans cette démarche."Il est normal, quand les résultats sont si serrés, qu'il y ait des tensions", mais "chacun doit se rendre compte de la situation dans lequel on est", a-t-il ajouté."On peut être en situation de conserver Marseille, chacun devra pouvoir se regarder dans la glace si on échoue", a-t-il ajouté.En absence de majorité absolue à l'issue du second tour, l'élection du maire de Marseille, qui se fait par secteurs, se jouera samedi lors du conseil municipal.Alors que la coalition de gauche compte sur 42 voix, elle devra se battre pour gagner la majorité face à LR (qui compte aussi 42 voix). Les voix des élus Rassemblement national (9) et de la sénatrice ex-PS Samia Ghali (8) sont au coeur de toutes les attentions.
Le sommet européen de Salzbourg voit s'affronter deux camps au sujet des migrants : l'un mené par Emmanuel Macron, l'autre par Viktor Orban et Matteo Salvini.
"How are you Viktor ?" Si les deux hommes s'opposent parfois violemment sur la question des migrants, Emmanuel Macron et Viktor Orban se sont pourtant salués devant les caméras, dans une scène cocasse, rapporte Cnews jeudi 20 septembre.Les dirigeants européens sont à Salzbourg pour un sommet européen tendu, avec, au menu, le Brexit et la crise migratoire. Et c'est dans ce contexte que le président français et le Premier ministre hongrois ont eu un échange courtois, mais surprenant.Alors qu'il venait de s'exprimer devant les journalistes, Emmanuel Macron s'éloigne et passe derrière Viktor Orban. Il lui pose alors une main sur l'épaule du Hongrois, alors même qu'il est en train de répondre à la presse. Ce dernier sursaute, avant de se retourner. Les deux hommes échangent alors une poignée de main. "How are you Viktor ? (comment vas-tu Viktor ?), lance Emmanuel Macron au Premier ministre, qui lui répond "nice to see you" (ravi de te voir). Pourtant, les relations des deux hommes ne sont pas au beau fixe. Emmanuel Macron s'était posé, fin août, en "opposant principal" de Viktor Orban et de Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur italien. Le sujet de leur désaccord : la gestion de la crise migratoire. Le Parlement européen a d'ailleurs voté mercredi l'activation d'une procédure qui pourrait valoir à la Hongrie des sanctions pour non-respect des valeurs de l'Union européenne.
Philippe Monguillot, chauffeur de bus de 59 ans, a perdu la vie à Bayonne le 10 juillet dernier, après cinq jours de coma. Il s'était fait rouer de coups par des passagers du bus qu'il conduisait car il leur avait demandé de porter le masque.
Lundi 20 juillet, ses obsèques ont eu lieu, rassemblant plusieurs centaines de personnes. Il est mort roué de coups par des voyageurs, après avoir réclamé le port du masque dans son véhicule. Les obsèques de Philippe Monguillot, chauffeur de bus à Bayonne se sont déroulées ce lundi, réunissant plus d'un millier de personnes. Devant l'église Sainte-Croix, ils ont applaudi au passage du convoi funéraire en début d'après-midi. Une part de l'hommage était aussi réservée aux collègues et amis du chauffeur, venus en bus, tee-shirts blancs et brassard noir du deuil dans la ville Basque. Dans l'église, un choeur a entonné "Agur Jauna", un chant traditionnel d'adieu Basque. Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté, la troisième du gouvernement à faire le déplacement à Bayonne depuis l'agression, a assisté à la cérémonie, retransmise sur écran géant. "Plus jamais ça" "Plus jamais ça", s'est écriée Véronique Monguillot. l'épouse du chauffeur a lancé un cri d'alarme aux élus, décideurs politiques et à la direction de Chronobus, le réseau de transports de l'agglomération bayonnaise. "J'ai voulu taper du poing sur la table", a-t-elle expliqué à l'issue de la messe, avant d'aller saluer les collègues de son mari."Je suis montée (dans leur bus) pour leur dire merci et leur dire que j'allais me battre pour eux". "La justice doit nous aider", a-t-elle demandé alors que Marlène Schiappa a réaffirmé "le soutien" du gouvernement à la veuve et à ses trois filles. A la fin de la cérémonie, la ministre a annoncé que le préfet des Pyrénées-Atlantiques tiendrait mardi "une réunion (...) avec l'ensemble des parties prenantes, pour trouver des solutions plus protectrices pour les chauffeurs de bus, pour que ce type d'actes ne se reproduise plus". "Nous sommes avec sa veuve quand elle dit 'plus jamais ça!' (...) Il est temps que la société se ressaisisse face à la violence du quotidien", a poursuivi la ministre.Agression "d'une extrême violence"Philippe Monguillot, père de trois filles de 18, 21 et 24 ans, avait été victime le 5 juillet d'une agression "d'une extrême violence", roué de coups et grièvement blessé à la tête, alors qu'il voulait contrôler le ticket d'une personne et exigeait le port du masque pour trois autres passagers, selon le parquet de Bayonne.L'agression de cet homme de 59 ans, mort le 10 juillet après cinq jours de coma, avait causé l'indignation du monde politique, suscité la visite de deux ministres, Transports et Intérieur, tandis que le Premier ministre Jean Castex dénonçait un "crime abject".Une marche blanche avait rassemblé le 8 juillet quelque 6.000 personnes et ses collègues du réseau de transports Chronobus avaient exercé leur droit de retrait pendant plusieurs jours. Ce lundi, ils n'ont pas repris la route.Agés de 22 et 23 ans et connus des services de police, deux hommes se trouvent en détention provisoire et risquent la réclusion criminelle à perpétuité pour "homicide volontaire sur un agent de réseau de transports publics".Deux complices trentenaires ont également été écroués pour "non assistance à personne en danger".
C'est un nouveau scandale qui éclabousse les entreprises en charge du contrôle du stationnement payants dans les rues de Paris. Après les agents verbalisateurs contrôlés positifs au cannabis, Le Canard enchaîné révèle mercredi 7 mars la véritable entourloupe dont a été victime la mairie de Paris.
La société Streeteo, l'une deux deux mandatées par la municipalité, a réalisé des milliers de faux contrôles pour gonfler ses chiffres et tenir les objectifs fixés par son contrat.Des milliers de contrôles de véhicules ont ainsi été réalisés sans se déplacer, autour d'une table dans un bureau, révèle l'hebdomadaire satirique ainsi qu'un ancien employé, qui a posté une vidéo sur Youtube au mois de février. "C'est un système que l'entreprise a mis en place pour gonfler les chiffres de contrôle", a expliqué au Parisien un ancien chef d'équipe qui a démissionné récemment. "Très vite, en janvier, Streeteo s'est rendu compte qu'on ne pourrait pas atteindre les objectifs de la Ville de Paris. Après avoir mis en place ce système, au moins la moitié des contrôles étaient effectués dans les bureaux", a-t-il encore indiqué. Le "système", c'était de demander à des agents d'entrer dans leur PDA -l'appareil qu'ils utilisent pour réaliser leurs contrôles- des listes entières de plaques d'immatriculation. Réunis dans un bureau, ils devaient entrer à la chaîne ces numéros, comme s'ils étaient dans la rue. "On nous demandait de désactiver le GPS de nos PDA pour que les contrôles ne soient pas localisés", selon l'ancien employé. Les listes de plaques d'immatriculation étaient issus des pré-contrôles effectués par les véhicules LAPI (lecture automatisée des plaques), réalisés parfois plusieurs jours plus tôt, indique Le Parisien.Ces faux contrôles n'ont pas entraîné de frais de post-stationnement (FPS), le nouveau nom des amendes depuis la privatisation du contrôle du stationnement : elles auraient été immédiatement et massivement contestées. "La consigne était, en enregistrant les plaques, de donner un faux motif pour justifier l'absence de FPS", explique l'ex-employé. Parmi ces motifs, la présence de l'automobiliste au volant, son agressivité ou la possession d'une carte de personne à mobilité réduite (PMR). Résultat : la mairie de Paris a constaté une explosion du nombre de non-verbalisation pour cause de carte PMR. L'adjoint aux transports, Christophe Najdovski est même intervenu lors du dernier Conseil de Paris pour évoquer l'augmentation du nombre de fausses cartes, rappelle Le Parisien. C'est peu après que la municipalité a compris qu'un système de faux contrôles avait été mis en place et a convoqué Streeteo. "À la suite de ce rendez-vous, les dirigeants de Streeteo ont diligenté une enquête interne qui a confirmé un dysfonctionnement, a écrit la mairie de Paris dans un communiqué. Ils y ont mis totalement un terme dès le 22 février, tout en engageant des mesures disciplinaires à l'égard du cadre qui en était à l'origine." Selon le Canard enchaîné, la ville a également infligé une pénalité de 60.000 euros à Streeteo.
Le président français et la chancelière allemande ont commémoré ensemble, ce samedi 10 novembre, la signature de l'armistice de la Première Guerre mondiale en 1918.
Emmanuel Macron et Angela Merkel ont dévoilé une plaque pour commémorer l'armistice de 1918, samedi 10 novembre lors d'une cérémonie hautement symbolique dans la clairière de Rethondes (Nord) où fut scellée la fin de la Première Guerre mondiale. Lors d'une cérémonie sobre et sans discours, miraculeusement épargnée par le crachin, les deux dirigeants ont dévoilé une nouvelle plaque au pied de la Dalle sacrée, monument cerné d'arbres aux couleurs de l'automne.C'est la première fois depuis 1945 que le président français et le chef du gouvernement allemand se rencontrent dans ce mémorial, situé dans une clairière de la forêt de Compiègne. L'armistice entre les émissaires allemands et le général des armées alliées Ferdinand Foch y fut signé au petit matin du 11 novembre 1918, dans un wagon restaurant, mettant un terme à un conflit qui fit 18 millions de morts.Sur la nouvelle plaque figure ce court texte : "À l'occasion du centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918, Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République Française, et Madame Angela Merkel, Chancelière de la République Fédérale d'Allemagne, ont réaffirmé ici la valeur de la réconciliation franco-allemande au service de l'Europe et de la paix". Une inscription nettement moins martiale que les termes toujours gravés sur la Dalle sacrée : "Ici le 11 novembre 1918 succomba le criminel orgueil de l'empire allemand vaincu par les peuples libres qu'il prétendait asservir".Dans un silence parfois rompu par l'interprétation des hymnes allemand, français et européen, le président français et la chancelière allemande ont déposé une gerbe avant une courte visite dans une réplique du wagon, reconstituée en 1962. Ils ont ensuite discuté avec un groupe de jeunes, Emmanuel Macron leur disant la nécessité selon lui d'être "à la hauteur" de ce que clamaient les contemporains de la Grande guerre : "Plus jamais ça !". Il faut "ne rien céder aux passions tristes, aux tentations de la division", a-t-il ajouté, répétant son message politique en faveur de plus de coopération dans une Europe où les électeurs se tournent de plus en plus vers des courants hostiles à l'intégration européenne.
Après le déconfinement, la capitale est restée moins peuplée qu'habituellement, contrairement à d'autres grandes métropoles qui ont vu leur population partir pendant le confinement puis revenir.
Des grandes métropoles qui se vident, des départements ruraux qui se repeuplent... Pendant le confinement, "la répartition de la population sur le territoire (français) s'est significativement modifiée", confirme une étude de l'Insee publiée mercredi. Cette étude, basée sur des données anonymes issues des réseaux de trois opérateurs de téléphonie mobile, révèle notamment l'ampleur de l'exode parisien. Selon l'Insee, Paris a vu sa population diminuer de plus de 700.000 personnes. Outre le départ de 263.000 visiteurs étrangers ou habitants des DOM, 450.000 résidents et visiteurs français ont quitté la capitale, ce qui représente pas loin de 20% de la population habituelle de la ville. "La moitié de cette baisse de population est le fait de non-résidents de la capitale qui ont pu retourner chez eux, l'autre moitié provenant de Parisiens quittant leur ville", explique l'Insee.Dans les semaines suivant le déconfinement, la population n'est revenue que partiellement à Paris : la population a augmenté de 56.000 personnes au cours des trois premières semaines de déconfinement. "Il s'agit principalement de résidents d'autres départements qui reviennent à Paris en lien potentiellement avec la reprise de l'activité économique, et plus marginalement de résidents de Paris (seulement + 4.000 Parisiens)", estime l'Insee.L'Insee révèle également d'autres baisses significatives de population pendant le confinement : dans le département des Hauts-de-Seine, où la baisse atteint 4%, et dans les départements du Nord, du Rhône, de l'Isère et de la Haute-Garonne. Dans ces quatre derniers départements, la baisse est liée à la présence de grandes métropoles, "pôles d'attractivité qui concentrent les activités économiques et universitaires" et qui "abritent habituellement de nombreuses personnes de passage pour le travail, le tourisme, ainsi que des jeunes adultes, étudiants ou jeunes travailleurs. Plus mobiles, ces derniers ont pu rejoindre leurs attaches familiales dans un autre département", indique l'Insee. A l'inverse, certains départements ont vu leur population augmenter significativement pendant le confinement. C'est notamment le cas des départements ruraux ou du littoral. En Ardèche, dans l'Eure, l'Eure-et-Loir, la Haute-Loire, le Lot, la Nièvre, l'Orne et l'Yonne, la hausse de population dépasse 5%, rapporte l'Insee, qui cite également le Morbihan, les Côtes-d'Armor et le Var. "Ces départements abritent des résidences secondaires que leurs propriétaires, habitant souvent dans les plus grandes métropoles ou leur périphérie, ont pu rejoindre", souligne l'institut de statistiques.
La Cour des comptes a épinglé le 7 février les failles du système français de recouvrement des amendes forfaites (radars et procès-verbaux électroniques).
En 2016, 38,3 millions d'amendes forfaitaires ont été émises pour un montant total de 2,403 milliards d'euros. Mais certains automobilistes verbalisés passent encore entre les mailles du filet. C'est le constat fait par le Cour des comptes dans son chapitre consacré aux amendes de circulation (celles de stationnement ne sont pas prises en compte) et remis au gouvernement le mercredi 7 février.La fiabilité des radars questionnéePremier point : la fiabilité même des radars est remise en question. Selon la Cour des comptes, "un quart des infractions relevées ne donne pas lieu à contravention". Plaques illisibles, présence de plusieurs véhicules sur la photographie... Les clichés sont inexploitables dans 25% des cas. Un taux de rejet jugé beaucoup trop élevé par les magistrats qui estiment qu'il "peut atténuer la crainte de la sanction de la part des conducteurs". La Cour des comptes attend donc beaucoup du "perfectionnement" annoncé des radars. Les Sages de la rue Cambon mettent également en avant l'ampleur du non-paiement des amendes forfaitaires majorées (AMF, en cas de non-paiement dans les 45 jours de son émission) : 30% de ces amendes ne sont ainsi pas réglées, contre 19% en 2010. Pour les magistrats, ce chiffre s'explique par le fait que certains automobilistes sont déjà débiteurs vis-à-vis de l'administration fiscale et s'avèrent incapables de payer leurs nouvelles amendes.Mais selon les magistrats, si une partie des amendes forfaitaires ne sont jamais payées, c'est aussi à cause des faibles moyens dont dispose l'administration. Les magistrats notent par exemple que le logiciel utilisé pour les recouvrements forcés possède de nombreuses failles : impossibilité de regrouper les amendes issues de départements différents, absence d'un "historique" des contraventions par contribuable... La Cour des comptes préconise de mettre en place un recouvrement forcé avec l'instauration d'un nouveau logiciel. Mais le ministère de l'Intérieur, qui a vu bondir les contraventions de près de 40% entre 2013 et 2016, a répondu que l'objectif principal n'est pas d'engranger de l'argent, mais bien de faire baisser les comportements dangereux sur les routes.
Invité sur RTL ce jeudi, François Baroin a donné des nouvelles de l'état de santé de Jacques Chirac.
Jacques Chirac n'a plus fait d'apparition en public depuis près de deux ans. Dernière en date : les obsèques de sa fille Laurence, en 2016. Depuis, les spéculations vont bon train sur l'état de santé de l'ancien président, âgé de 85 ans. Invité d'Elizabeth Martichoux ce jeudi sur RTL, son ex-ministre de l'Intérieur, François Baroin a donné quelques nouvelles de Jacques Chirac, qu'il fréquente toujours. "Je le vois, c'est le sens de l'intimité. Il va comme un homme dans l'état que l'on connaît avec son âge qui avance au compteur de la vie, mais qui conserve son si joli regard", a lancé à l'antenne le maire de Troyes. Quelques mots qui n'ont pas de quoi rassurer les plus inquiets.En juin dernier, une rue aux noms de Jacques et Bernadette Chirac avait été inaugurée à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze. Seule l'épouse de l'ancien chef de l'État avait pu faire le déplacement. Elle aussi très éprouvée, Bernadette Chirac avait néanmoins confié à Paris Match son émotion. "Vous savez combien nous sommes attachés à cette terre corrézienne qui est le berceau familial de Jacques. C'est dire son émotion lorsque je lui ai appris".Depuis son AVC en 2005, la santé de Jacques Chirac n'a cessé d'inquiéter. Il y a deux ans, il avait d'ailleurs été hospitalisé à l'hôpital La Pitié-Salpêtrière pour une infection pulmonaire.
Nicolas Sarkozy a affirmé, ce jeudi 22 mars sur TF1, la "profondeur de (s)on indignation" après sa mise en examen dans l'enquête sur les soupçons de financement libyen lors de sa campagne électorale de 2007. Selon l'ancien chef de l'État, "il n'y a que la haine, la boue, la médiocrité et la calomnie" dans cette affaire.
Nicolas Sarkozy contre-attaque.Sur le plateau du Journal télévisé de 20h de TF1, l'ancien président a assuré qu'"aucun élément nouveau n'a été produit" contre lui lors de sa garde à vue. "Je n'avais (jusqu'alors) connaissance d'aucun élément puisque je n'avais pas accès au dossier", a expliqué l'ex-président de la République, en assurant avoir répondu aux questions des enquêteurs "sans avoir jamais été mis, à un moment, en difficulté"."Je ne suis pas au dessus des lois, mais je ne suis pas en dessous""Je ne suis pas venu ici pour faire de la politique, mais pour dire aux Français que je n'ai jamais trahi leur confiance (...) La politique, c'est fini, mais la France, ce ne sera jamais fini", a-t-il ajouté. "Les faits remontent à 10 ans. L'enquête a commencé il y a 5 ans. Je ne me suis jamais soustrait aux obligations de la justice. Je ne suis pas au dessus des lois, mais je ne suis pas en dessous", a ajouté l'ancien président de l'UMP. "Quel est le candidat a eu sa campagne mise au laser comme moi ?", a-t-il également questionné. "Je suis blessé au plus profond de moi-même, pas pour moi, mais pour mon pays. On n'a pas le droit de jeter des gens dans la boue parce que des assassins l'ont voulu. Je ne peux pas laisser faire ça (...) C'est la France, c'est la fonction (présidentielle) qui est en cause (...) et je ferai triompher mon honneur", a déclaré l'ancien président de la République. "J'ai été interrogé sur 38 000 euros (...) pas sur 50 millions", a-t-il également précisé, remettant en cause les chiffres "ubuesques" avancés par les proches de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi et Mediapart. L'ex-président a également tendu sur le plateau un procès verbal de synthèse, expliquant qu'"il existe une forte probabilité que le document produit par Mediapart soit un faux".Le site d'information dirigé par Edwy Plenel avait publié entre les deux tours de la présidentielle de 2012 un document libyen accréditant un financement d'environ 50 millions d'euros, dont Nicolas Sarkozy et ses soutiens ont constamment affirmé qu'il s'agissait d'un faux."On ne peut pas dire que les indices soient concordants"L'ancien président, 63 ans, qui fut l'un des artisans de la chute du dictateur Mouammar Kadhafi, tué en 2011 par les rebelles libyens, avait été placé en garde à vue mardi et mercredi dans les locaux de l'office anticorruption (Oclciff) à Nanterre, près de Paris. Dans cette affaire hors norme, des indices troublants accréditent les soupçons, en l'absence de preuve irréfutable. Si les juges d'instruction ont décidé de mettre l'ex-président de la République en examen pour "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale" et "recel de détournement de fonds publics libyens", c'est qu'ils estiment qu'il existe des "indices graves et concordants" à son encontre. "On ne peut pas dire qu'ils soient concordants puis qu'aucun membre de la bande de Kadhafi ne fournit les même chiffres", a répliqué Nicolas Sarkozy ce jeudi soir sur TF1."J'ai déjà beaucoup payé pour cette affaire""Je suis accusé sans aucune preuve matérielle par les déclarations de Monsieur Kadhafi, de son fils, de son neveu, de son cousin, de son porte-parole, de son ancien Premier ministre et par les déclarations de Ziad Takieddine (l'intermédiaire franco-libanais, ndlr) dont il est avéré à de multiples reprises qu'il a touché de l'argent de l'État libyen", aurait plaidé l'ancien président mercredi devant le juge le juge Serge Tournaire selon des propos reproduits sur le site du Figaro."Depuis le 11 mars 2011, je vis l'enfer de cette calomnie", aurait-il également déclaré, expliquant avoir "déjà beaucoup payé pour cette affaire" sur le plan politique : "j'ai perdu l'élection présidentielle de 2012 à 1,5% (face à François Hollande, ndlr). La polémique lancée par Kadhafi et ses sbires m'a coûté ce point et demi".Depuis la révélation d'une note par Mediapart en 2012, attribuée à l'ex-chef des services secrets extérieurs libyens, les investigations ont progressé, mais se heurtent à l'absence de preuves formelles. Les juges disposent, d'une part, des témoignages d'anciens dignitaires libyens et de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, et, d'autre part, d'indices en lien avec des transactions suspectes qui accréditent la thèse d'un financement libyen.Les juges ont-il obtenu de nouveaux éléments issus d'investigations internationales ? Selon Le Monde, plusieurs anciens responsables du régime déchu de Mouammar Kadhafi ont livré de nouveaux éléments à la justice ces dernières semaines. En septembre 2017, un rapport des policiers anti-corruption de l'Oclciff a également révélé l'"ampleur de la circulation d'espèces" dans l'entourage du candidat Sarkozy pendant sa campagne victorieuse, conduisant à élargir l'enquête à des soupçons de "financement illégal de campagne électorale".Éric Woerth, trésorier de la campagne, et son adjoint, Vincent Talvas, ont assuré qu'il s'agissait de récompenser les membres de l'équipe, via des enveloppes contenant de 200 à 2.000 euros. Interrogés sur l'origine des fonds, ils soutiennent qu'ils proviennent de dons anonymes par courrier, une explication "captieuse" pour les enquêteurs, démentie par d'autres témoignages.Éric Woerth avait précisé "avoir fait le choix de ne pas informer le candidat ni son directeur de campagne de cette circulation d'espèces". Les juges pourraient avoir fait le rapprochement avec les sommes qui, selon d'anciens dignitaires libyens et le sulfureux Ziad Takieddine, auraient été remises à Nicolas Sarkozy et à son entourage. En novembre 2016, Ziad Takieddine avait affirmé avoir remis entre fin 2006 et début 2007 cinq millions d'euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à Claude Guéant, son directeur de cabinet à l'époque."Takieddine n'est jamais venu à l'Élysée. C'est une ignominie de prétendre qu'il est venu", a répondu Nicolas Sarkozy sur TF1. "Il a menti plusieurs fois, j'ai des preuves. Il affirme m'avoir croisé le 27 janvier 2011 et m'avoir donné une valise. Il n'a pas de chance : j'ai la preuve que je n'étais pas à Paris ce jour-là"."Mes agendas ont été saisis par la justice au moment de l'affaire Bettencourt. On n'a pas retrouvé la moindre trace d'un rendez-vous avec ce Monsieur Takieddine", a-t-il poursuivi. "Il dit avoir rencontré mon directeur de cabinet dans son bureau au 1er étage du ministère de l'Intérieur. Le bureau est au rez-de-chaussée".
Le frère de Mohamed Merah a vu sa peine confirmée par la Cour de cassation. Il a été reconnu coupable de complicité des sept assassinats commis par son frère.
La Cour de cassation a rejeté mercredi 22 avril le pourvoi d'Abdelkader Merah. Sa condamnation à trente ans de réclusion criminelle pour complicité des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed a donc été rendue définitive. La fin d'un feuilleton judiciaire. Le 18 avril 2019, la cour d'assises spéciale de Paris avait condamné en appel le frère du jihadiste toulousain à trente ans de réclusion, dont deux tiers de sûreté et l'avait déclaré coupable, contrairement à la première instance, de "complicité" des crimes de Mohamed Merah.La cour avait estimé qu'Abdelkader Merah était bien coupable du vol, le 6 mars 2012, du puissant scooter utilisé par son frère pour perpétrer, seul, les tueries entre le 11 et le 19 mars à Montauban et Toulouse. Il avait assassiné trois militaires - Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad, un professeur et trois enfants juifs - Jonathan Sandler, ses fils Arié et Gabriel, et Myriam Monsonégo, avant d'être abattu par la police après un siège de 32 heures suivi par les médias du monde entier."En permettant à Mohamed Merah de disposer d'un scooter, il a apporté son aide à la préparation des actions criminelles de son frère" alors qu'il était "parfaitement informé des projets criminels", avait affirmé la cour d'assises spéciale dans ses motivations.Dans sa décision consultée par l'AFP, la Cour de cassation a jugé que les motifs énoncés par la cour d'assises pour déclarer Abdelkader Merah coupable de complicité n'étaient pas "dénués d'insuffisance" et que la peine prononcée avait été "légalement appliquée". Contacté par l'AFP, l'un des avocats d'Abdelkader Merah, Me Eric Dupond-Moretti, a dit "(prendre) acte" de cette condamnation définitive. "J'aurai toujours une amertume""J'aurai toujours dans cette affaire une amertume, car une juridiction professionelle l'a acquitté (du chef de complicité, NDLR) et une autre l'a condamné", a réagi Me Dupond-Moretti. "Et en le condamnant, elle l'a considéré complice des crimes les plus atroces sans prononcer la peine maximum", la réclusion criminelle à perpétuité, a ajouté l'avocat pénaliste qui avait dénoncé cette incohérence lors du verdict."Les conseils d'Abdelkader Merah avaient dénoncé à tort une justice partiale. En réalité la justice française est définitivement passée et c'est une très bonne chose pour tous ceux qui luttent contre les terroristes", a déclaré de son côté Me Olivier Morice, avocat de la famille Legouad, un des militaires tués.