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À 74 ans, Michel Drucker n'en fini plus de multiplier les casquettes professionnelles. Journaliste, animateur de télévision et radio, mais également producteur télé, il a une bien belle carrière derrière lui. Et pourtant, certains regrets persistent...
Une Drucker au 20 heures mais pas de Michel DruckerActuellement sur scène avec son one-man show "Seul... avec vous", Michel Drucker ne compte visiblement pas encore s'arrêter ! Fort d'un parcours que beaucoup lui envient, il est difficile d'imaginer que le présentateur de Vivement dimanche ne soit pas satisfait par sa carrière. Et pourtant, il explique en réponse aux questions des lecteurs de Télé Câble Sat : "J'ai le regret de n'avoir pas présenté le Journal de 20h. Mais ma nièce s'y est collée !" En effet, Marie Drucker devient le joker de Laurent Delahousse sur France 2, en août 2008. Une expérience que son oncle lui envie fortement. Il enchaîne aussi sur un autre point : "Et puis de ne pas avoir commenté la Coupe du monde en 1998. Je suis passé à côté de la victoire de l'équipe de France."Du regret à la déception, il n'y a qu'un pasDe nombreuses personnes peuvent remercier Michel Drucker de leur avoir donné une chance. Cependant, ils ne l'ont apparemment pas tous fait savoir, ce qui déçoit énormément l'animateur. "Je dis toujours que la reconnaissance du ventre est une maladie du chien non transmissible à l'homme. Nombreux sont ceux qui n'ont jamais dit merci d'avoir été mis sous la lumière. Deux stars l'ont fait : Céline Dion et Julio Iglesias", révèle Drucker.Laurent Ruquier dans son viseurInterrogé sur celui qui pourrait le succéder, Michel Drucker a une réponse toute trouvée. "Celui qui m'impressionne le plus est Laurent Ruquier et de très loin. Capable d'animer Les Grosses Têtes, aller interviewer Alain Finkielkraut, écrire des pièces de théâtre, produire des artistes. Je pourrais rêver d'être son fils spirituel !", explique-t-il. En attendant qu'il raccroche, l'animateur se plaît sur scène. Comme il confiait déjà en mars dernier au Parisien : "Mais aujourd'hui, je suis convaincu d'une chose : quelque soit mon avenir télévisuel, je serai toujours sur scène. Comme on le dit à mon sujet, je suis un tardif qui a commencé tôt."
Jean-Luc Mélenchon en a pris pour son grade. Dimanche 9 septembre sur LCI, le président de la région Xavier Bertrand a sévèrement recadré le leader de la France insoumise après sa sortie sur « les kékés du nord ».
Xavier Bertrand n'a pas digéré les déclarations de Jean-Luc Mélenchon. Le président de la région était l'invité, dimanche 9 septembre, de l'émission « En toute franchise » de LCI. L'ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé sous le mandat de Nicolas Sarkozy, a violemment taclé Jean-Luc Mélenchon. « Je ne laisse pas attaquer ma région et les gens de ma région », s'est-il emporté. « Jean-Luc Mélenchon était content de venir faire la danse du ventre aux gens de la région quand il voulait se faire élire dans le Pas-de-Calais », a-t-il déclaré en faisant allusion à la candidature malheureuse du leader de la France insoumise aux élections législatives de 2012, à Hénin-Beaumont. Jean-Luc Mélenchon avait fait une déclaration détonante, rendue publique le vendredi 7 septembre, au micro d'un journaliste de l'émission « Quotidien. » Interrogé sur son sentiment d'appartenance à la ville de Marseille, le leader de la France insoumise avait tenu les propos suivants : « Qu'est-ce que c'est un vrai Marseillais ? Ici, au bout de cinq minutes, tu es Marseillais (...) Je connais des copains qui ne supportent pas parce qu'ils ont l'impression... enfin vous savez, les gens du Nord, enfin du nord de la France ou de l'Est, ils sont un peu... ils font un peu les kékés, quoi. »La déclaration de l'ancien candidat à l'élection présidentielle a été prononcée en présence d'Adrien Quatennens, député de la 1ere circonscription du Nord. Si ce dernier a esquissé une mimique, Xavier Bertrand a fustigé son manque de réaction. « Et le député de la France Insoumise qui était derrière, il était du Nord, j'aurais bien aimé qu'il se fasse entendre », a-t-il dénoncé sur LCI.
Gérard Collomb est devenu la cible de nombreuses critiques depuis qu'il a renoncé à sa candidature aux municipales à Lyon. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner l'a notamment égratigné.
C'est un retrait qui a eu l'effet d'une bombe au niveau politique. Gérard Collomb a annoncé jeudi 28 mai retirer sa candidatures aux élections municipales à Lyon et s'éloigner de LREM. Une décision qui ne semble visiblement pas digérée par de nombreuses personnalités politiques, même au sein du gouvernement. Invité vendredi matin sur RTL, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est montré très critique concernant ce recul de l'ancien ministre. « Il a perdu les élections municipales au premier tour et je trouve que ce choix politique le perd dans le champ politique. Dans cette attitude il se perd lui-même. Je sais ce que Gérard Collomb a apporté à La République en Marche, je sais ce qu'il a apporté à Lyon aussi. Et je considère que cette situation politique est une mauvaise nouvelle pour lui, comme pour nous La République en Marche aussi », constate-t-il.« Énormément de déception » Les membres forts de La République en Marche se font entendre et n'épargnent pas l'ancien maire de Lyon. « J'éprouve énormément de déception à l'égard de Gérard Collomb parce que ça a été l'un des tous premiers compagnons de l'aventure En Marche, ça a été un de ceux qui a été un des artisans de la conquête dans la campagne présidentielle », a pour sa part estimé Sibeth Ndiaye vendredi matin sur BFMTV.Elle évoque une « forme d'égoïsme » pour celui qui rallie une droite avec laquelle elle « ne partage aucune valeur, celle de Laurent Wauquiez ». « Ça me déçoit énormément », assure-t-elle. Le patron de LREM Stanislas Guerini ne manque pas non plus de critiquer cette décision.« En choisissant de s'allier avec Les Républicains avec la bénédiction de Laurent Wauquiez plutôt que d'œuvrer au rassemblement de notre famille politique, Gérard Collomb franchit une ligne rouge. Je ne peux cautionner un tel accord politique. Je prends acte du retrait de Gérard Collomb de l'élection à̀ la Métropole et demande à̀ la commission nationale d'investiture de se réunir le plus rapidement possible afin que soit examinée la désinvestiture de Yann Cucherat (son adjoint) à Lyon », déclare-t-il d'après Les Échos. « Nos valeurs seront toujours plus importantes que quelques sièges dans un conseil municipal. Nous ne les troquerons jamais contre un mandat », conclut-il.
Selon le tribunal correctionnel de Paris, entre six et dix millions de francs étaient arrivés illégalement sur le compte de campagne de l'ex-patron de Matignon, à l'époque où il visait l'accession à l'Elysée.
Edouard Balladur sera jugé du 18 janvier au 19 février par la Cour de justice de la République (CJR) dans le volet financier de l'affaire Karachi, pour des soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995, a appris jeudi 27 août de source judiciaire. Âgé de 91 ans, l'ancien Premier ministre est renvoyé pour "complicité d'abus de biens sociaux" et "recel" de ces délits. Son ancien ministre de la Défense François Léotard comparaîtra à son côté pour "complicité" devant la CJR, une juridiction controversée et la seule habilitée à juger des infractions commises par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions. L'ancien Premier ministre et ex-candidat à la présidentielle de 1995 avait contesté jusqu'au bout son renvoi devant la CJR, mais la Cour de cassation avait rejeté en mars ses derniers recours, ouvrant la voie à ce procès. Dans le volet financier mais non gouvernemental de la tentaculaire affaire Karachi, le tribunal correctionnel de Paris a durement sanctionné le 15 juin dernier les anciens proches d'Edouard Balladur, pour leur rôle dans un système de commissions occultes sur des contrats d'armement avec l'Arabie saoudite et le Pakistan.Pour les juges correctionnels, certains des proches de l'ex-Premier ministre ne pouvaient ignorer "l'origine douteuse" des fonds versés sur le compte de la campagne présidentielle de 1995 et issus de rétrocommissions illégales. Le tribunal correctionnel a estimé qu'entre six et dix millions de francs ont atterri illégalement sur le compte de campagne d'Edouard Balladur.L'affaire Karachi doit son nom à l'attentat du 8 mai 2002 qui avait fait quinze morts, dont onze employés français de la Direction des chantiers navals (ex-DCN) qui travaillaient à la construction d'un des sous-marins Agosta vendus au Pakistan.
L'ancien émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, s'en est pris mercredi au Conseil de sécurité, dénonçant l'hypocrisie de certains de ses membres qu'il accuse de l'avoir "poignardé dans le dos" dans le dossier de la crise libyenne, plus que jamais dans l'impasse.
Minée par les conflits et les luttes de pouvoir depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est divisée depuis 2015 entre deux autorités rivales : le Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU et basé à Tripoli, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.S'exprimant lors d'un entretien avec le Centre pour le dialogue humanitaire (HD), l'ancien émissaire de l'ONU pour la Libye a dit avoir été "poignardé dans le dos par la plupart des membres du Conseil de sécurité"."Je n'avais plus aucun rôle (...) car "le jour où il a attaqué Tripoli, (le maréchal Khalifa) Haftar avait le soutien de la plupart d'entre eux, alors qu'on était critiqués en Libye pour ne pas l'avoir stoppé", a-t-il lâché d'un rire ironique. Depuis sa nomination en juin 2017 comme chef de la Mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul), M. Salamé a tenté de faire aboutir des discussions entre les parties rivales, qui ont été interrompues à plusieurs reprises.Elles ont été mises à mal après l'attaque surprise lancée le 4 avril 2019 par le maréchal Haftar contre Tripoli, à quelques jours d'une conférence inter-libyenne longuement préparée par l'ONU avec l'aide du centre HD. L'offensive de Khalifa Haftar, lancée avec le soutien militaire de l'Egypte, des Emirats arabes unis et de la Russie --ainsi que l'appui de la France qui s'en défend--, a "mis à l'arrêt le processus de paix pour lequel nous avons travaillé pendant une année entière", a déploré M. SalaméLe maréchal Haftar était clairement "convaincu que plusieurs grandes puissances" le soutenaient. "Il les a nommées et a même cité des conversations qu'il a eues avec leurs dirigeants", a affirmé M. Salamé."C'est là que vous comprenez (...) que l'hypocrisie de ces pays a atteint, à ce stade, des limites qui rendent votre travail très problématique".Selon le diplomate libanais, "des pays importants ont, non seulement soutenu l'offensive sur Tripoli, mais ont comploté sciemment contre la tenue de la conférence nationale" de Ghadamès (sud). "Ils ne voulaient pas qu'elle ait lieu"."Je suis très en colère!", a lancé le diplomate libanais.Pour M. Salamé, le système international en place est "complètement déréglé", s'agissant notamment de "l'ingérence militaire directe dans des conflits locaux". C'est désormais un monde où "des dirigeants de pays importants n'ont plus aucun scrupule", a-t-il déploré.
Selon les premières informations, ce tremblement de terre de magnitude 5,1 n'a pas fait de dégâts importants. Un seul blessé est à déplorer.
Un séisme de magnitude 5,1 selon l'observatoire national a secoué Athènes et la région de l'Attique en Grèce vendredi 19 juillet, entraînant notamment des perturbations sur les lignes téléphoniques. L'institut géologique américain USGS, référence mondiale en matière de sismologie, a pour sa part fait état d'une magnitude de 5,3. Une personne a été blessée par la chute de morceaux de plâtre et transférée à l'hôpital, selon les services de secours. Les premières informations n'ont pas fait état de dégâts importants, mais les lignes téléphoniques étaient perturbées et l'électricité a été coupée dans plusieurs quartiers de la capitale. Les pompiers ont fait état d'une trentaine d'appels de personnes bloquées dans des bâtiments ou dans des ascenseurs. Le tremblement de terre s'est produit à 23 kilomètres au nord-ouest d'Athènes, a précisé l'observatoire national. Il a été ressenti jusque dans la région du Péloponnèse et sur l'île d'Eubée. "Pour le moment nous ne pouvons pas être sûrs qu'il s'agit du principal séisme", a mis en garde un sismologue, Gerassimos Papadopoulos, à la télévision publique ERT. Mais "trois secousses d'intensité moins fortes ont été ressenties par la suite, ce qui est un signe positif", a-t-il noté, invitant les habitants "à rester calme". Plusieurs habitants et touristes ont évacué les bâtiments et se sont rassemblées dans les rues de la capitale.Le dernier grand séisme - survenu en 1999 et d'une magnitude de 5,9 - avait fait 143 morts dans la région d'Athènes, laissant des souvenirs traumatisants dans la population. La Grèce est située sur d'importantes failles géologiques et les tremblements de terre y sont fréquents, le plus souvent sans faire de victimes. En juillet 2017, un séisme de magnitude 6,7 sur l'île de Kos, dans la mer Egée, avait provoqué la mort deux personnes et d'importants dégâts.
La Maison Blanche tente de limiter la propagation du coronavirus en son sein. Mais les premiers cas sont là. Et l'épicentre du pouvoir américain est un lieu où la distanciation sociale est difficile à appliquer.
Lundi, Donald Trump a assuré que les chances que des membres de son cercle proche, ou lui-même, soient touchés par le Covid-19 était minimes. "Nous avons beaucoup de monde à la Maison Blanche", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse par moments tendue.Mais, dans le même temps, le président américain a évoqué la possibilité de réduire ses contacts avec son vice-président Mike Pence, qui n'était pas présent, semblant confirmer que ce dernier était en quarantaine après un cas de coronavirus dans son entourage.Soucieux de projeter à tout prix - et de façon irresponsable selon ses détracteurs - l'image d'un pays qui a franchi l'obstacle et qui redémarre, le milliardaire républicain a multiplié les déclarations optimistes."Nous ouvrons (le pays) et il y a un enthousiasme que je n'avais pas vu depuis longtemps", a-t-il lancé, prédisant une nouvelle fois un rebond économique spectaculaire en 2021."Les chiffres du coronavirus sont BIEN meilleurs, en baisse presque partout. Enormes progrès en cours!", avait-il tweeté un peu plus tôt, entre deux attaques contre les médias "ennemi du peuple", ou son prédécesseur démocrate Barack Obama qui serait, selon ses dires, au coeur d'un retentissant scandale "Obamagate" sur lequel il n'a fourni aucun élément tangible.Par le prisme déformant du cinéma, la "West Wing", l'aile ouest de la Maison Blanche, apparaît souvent immense dans l'imaginaire collectif. Mais ce bâtiment, qui abrite le Bureau ovale, les postes de travail de conseillers les plus proches, la salle de presse et les bureaux des journalistes accrédités, est en réalité un petit espace dans lequel tout le monde travaille très à l'étroit.Kevin Hassett, conseiller économique de Donald Trump, a résumé ce week-end le sentiment général d'une formule laconique: "Cela fait peur d'aller travailler."- Masques pour tout le monde - Le nouveau coronavirus a fait officiellement son apparition il y a quelques jours dans les lieux: Katie Miller, porte-parole de Mike Pence et épouse de Stephen Miller, proche conseiller de Donald Trump, a été testée positive. Un militaire au service du président également.Trois membres de la cellule de crise de la Maison Blanche sur la pandémie se sont placés par précaution en auto-isolement. Anthony Fauci, l'épidémiologiste mondialement reconnu qui s'est distingué dans la lutte contre de nombreux virus, du sida à Ebola, Robert Redfield, directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Stephen Hahn, patron de l'agence des médicaments (FDA).Dans une note interne diffusée lundi, la Maison Blanche a appelé toutes les personnes travaillant au sein de la West Wing à porter un masque lorsqu'elles entrent dans le bâtiment et lorsqu'elles y travaillent, sauf si elles sont à leur bureau.Lors des conférence de presse, tous les journalistes, dont la température est prise de manière systématique avant de pénétrer dans la Maison Blanche, posent désormais leurs questions à travers leur masque.Contrairement à nombre de dirigeants de la planète, Donald Trump a lui jusqu'ici choisi de ne jamais en porter, même en déplacement comme la semaine dernière dans une usine de fabrication d'équipements de protection à Phoenix (Arizona).Sa conférence de presse s'est achevée abruptement lorsqu'une journaliste a demandé au président américain pourquoi il faisait de cette lutte contre la pandémie une forme de "compétition" par rapport aux autres pays au lieu de se concentrer sur les Américains qui perdent la vie chaque jour."Peut-être s'agit-il d'une question à poser à la Chine. Ne me demandez pas à moi, demandez à la Chine !", a-t-il rétorqué. "Pourquoi me posez-vous cette question spécifiquement à moi", a répondu la journaliste d'origine asiatique."Je dirais cela à toute personne qui me poserait une question méchante comme celle-ci", a rétorqué le président américain.Les Etats-Unis sont, de loin, le pays les plus endeuillé au monde par le virus, avec plus de 80.000 décès.
Quatre hommes de 21 à 37 ans ont été condamnés lundi 9 mars à des peines allant de six mois à trois ans de prison ferme pour leur implication dans l'incendie de la préfecture du Puy-en-Velay, en 2018, qui avait eu lieu en marge d'une manifestation de "gilets jaunes".
Des peines allant de six mois à trois ans ferme de prison. Ce sont les condamnations de quatre hommes prononcées lundi par le tribunal correctionnel pour l'incendie de la préfecture du Puy-en-Velay le 1er décembre 2018, en marge d'une manifestation de "gilets jaunes". Âgés de 21 à 37 ans, les prévenus ont peiné à expliquer les raisons de leur implication dans cet événement qui avait marqué les esprits au plus fort du mouvement des "gilets jaunes", blessant dix-huit gendarmes et policiers. Devant le tribunal, toute la journée, plusieurs dizaines de "gilets jaunes" se sont eux relayés en signe de soutien aux prévenus, déployant une banderole sur laquelle était écrit "l'incendie on l'a tous.tes allumé". Confusion entre bouteille d'eau et cocktail MolotovGabin Joubert, le plus jeune des prévenus, et "le mieux inséré socialement", selon le procureur Nicolas Rigot-Muller, a expliqué sans conviction qu'il avait manifesté "au début contre la hausse des carburants" et "contre le (passage aux) 80 km/h".Le jeune homme a reconnu avoir été présent devant la préfecture le 1er décembre, et avoir lancé ce qu'il croyait être une bouteille d'eau par une fenêtre du bâtiment. Il s'agissait en fait un projectile de type cocktail Molotov. Il a expliqué avoir voulu "apporter (sa) pierre à l'édifice, pour salir, pas pour détruire"."Monsieur Joubert, il est jeune, il a vingt ans, il participe à cette manifestation, il s'oublie un peu, mais les actes qu'il a commis ne sont pas non plus gravissimes", a plaidé son avocate Cécile Linossier. Son client sera condamné à deux ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis."Passé par hasard"Christophe Frémont, 31 ans, a lui assuré à la barre être passé "par hasard" ce jour-là et ne pas appartenir aux "gilets jaunes". Il a écopé de deux ans de prison assortis de 14 mois de sursis.Deux ans de prison, dont 12 mois avec sursis, ont été prononcés à l'encontre de François Rodriguez, 37 ans, qui a dit être venu sur les lieux en soutien à "des amis 'gilets jaunes'".Le quatrième prévenu, Dylan Bouzarti, 22 ans, incarcéré pour d'autres faits, a refusé d'être extrait de sa cellule. Interrogé par visioconférence, il n'a pas souhaité répondre. Ce prévenu sous curatelle était également poursuivi pour "violences avec usage ou menace d'une arme" pour avoir jeté une bouteille d'acide sur des policiers. Il a été condamné à trois ans de prison, une peine inférieure à celle de six ans réclamée par le procureur.Des dégâts estimés à 250 000 eurosIl ne s'agit pas de "faire le procès de la manifestation des 'gilets jaunes'" mais de "répondre à (ceux qui) osent dire que ce déchaînement de violence est légitime car fondé sur la colère des plus démunis", a déclaré pour sa part l'avocate des parties civiles Emmanuelle Bonnet, représentant l'État et trois policiers.Evoquant un "symbole de l'Etat et de la démocratie", elle a précisé que les dégâts de la préfecture avaient été estimés à 250.000 euros. Cet incendie, qui avait eu lieu alors qu'une trentaine de personnes était à l'intérieur du bâtiment, avait provoqué une vive émotion. Le président Emmanuel Macron s'était rendu sur place trois jours plus tard, le 4 décembre 2018, pour apporter son soutien au personnel. Il était sorti sous les huées de plusieurs militants locaux.
Le président de la République a rejeté l'idée d'un recul de l'âge légal de départ à la retraite, lui préférant un débat sur l'allongement de la durée de cotisation.
"Je me suis engagé à ne pas le faire". Emmanuel Macron a défendu sa promesse de campagne sur le maintien de l'âge de départ légal à la retraite à 62 ans, au cours de sa conférence de presse donnée à l'Elysée jeudi 25 avril."C'est mieux de faire ce qu'on a dit !" a t-il lancé, plaidant pour une réforme beaucoup plus large et beaucoup plus profonde. Dans ce cadre, le chef de l'Etat souhaite avant tout "corriger les injustices", désignant les "régimes spéciaux et avantages de certaines catégories". Vers le "libre-choix" et "un système de décote qui incite à travailler davantage""Tant qu'on a pas réglé le problème du chômage, ce serait hypocrite de décaler l'âge légal" tonne t-il. "Quand aujourd'hui on est peu qualifiés, quand on vit dans une région en difficulté industrielle, quand on est soi-même en difficulté, bon courage déjà pour arriver à 62 ans !" a t-il ajouté, estimant "qu'on doit d'abord gagner ce combat" du plein emploi "Travailler plus, ça peut se faire d'une autre manière. C'est d'allonger la durée des cotisations et de laisser le libre choix", a-t-il remarqué. "Ce sur quoi peut travailler le gouvernement avec le Parlement, c'est de regarder si on peut allonger la période de référence sans bouger l'âge légal pour avoir un système de décote qui incite à travailler davantage, mais sans forcer tout le monde", a-t-il expliqué. Cette "option permet de dégager des économies pour réinvestir dans des baisses d'impôts" mais aussi dans les "petites retraites de ceux qui ont travaillé tout le long de leur vie", a estimé Emmanuel Macron.
Cette année, environ 12 millions de foyers fiscaux qui ne modifient pas leur déclaration préremplie n'auront rien à renvoyer.
Avec un peu de retard -pandémie oblige-, l'État lance lundi 20 avril la campagne de déclaration sur les revenus. Elle n'a en effet pas disparu avec la mise en place du prélèvement à la source. La déclaration sur les revenus 2019 va cependant présenter quelques spécificités. Tout d'abord, les délais ont été rallongés. Alors que la campagne devait commencer le 9 avril, c'est finalement lundi, comme annoncé fin mars par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, que les formulaires sont disponibles en ligne et que les formulaires papier sont envoyés aux contribuables. Les formulaires en ligne pourront être remplis et validés plus longtemps : jusqu'au 4 juin à minuit pour les départements numérotés de 1 à 19, jusqu'au 8 juin pour ceux numérotés de 20 à 54 et jusqu'au 11 juin pour les autres. Les déclarations papier pourront être renvoyées jusqu'au 12 juin, au lieu du 14 mai.L'objectif de cet allongement des délais est notamment d'éviter un afflux massif de contribuables dans les centres des finances publiques à la fin du confinement. Cité par Le Figaro, le syndicat Solidaires-finances publiques évoque le "grand nombre de sollicitations" de la part des contribuables en temps normal. Ainsi, ce sont 4,5 millions de Français qui se sont déplacés aux guichets de services en 2019. Avec les centres des impôts fermés au public jusqu'à nouvel ordre, les contribuables sont priés de contacter l'administration fiscale par mail ou par téléphone.Déclaration taciteAutre nouveauté en 2020 : la déclaration tacite. Les contribuables qui n'apportent pas de modification à leur déclaration préremplie ne sont pas obligés de valider ni de la renvoyer. Cette mesure devrait concerner environ 12 millions de déclarations, soit un tiers des foyers fiscaux, selon les estimations de Bercy.Fin mars, Gérald Darmanin avait également souligné que les contrôles fiscaux en cours seraient suspendus et qu'il n'y en aurait pas de nouveaux pendant cette période de confinement dans les secteurs "à l'arrêt" comme la restauration. "Dans cette période extrêmement particulière, j'ai donné comme consigne (...) de suspendre les contrôles qui existaient avant la crise (...) et de ne pas faire effectivement les contrôles fiscaux notamment dans les domaines qui sont arrêtés et d'être plutôt en accompagnement des entreprises", a-t-il déclaré.
Le corps sans vie d'un nourrisson a été retrouvé dans le canal du Rhône-au-Rhin, sur la commune de Roset-Fluans, dans le Doubs, ce mercredi 9 novembre. C'est un couple de riverains du petit village de moins de 500 habitants, situé à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Besançon, qui a fait la macabre découverte, comme l'a révélé l'Est Républicain.
En milieu de matinée, les deux personnes ont remarqué une forme blanche suspecte, flottant à la surface de l'eau, qui s'est révélée être le cadavre d'un bébé. Le destin tragique de la petite victime s'est vraisemblablement joué quelques heures tout au plus après sa naissance. Le nourrisson portait en effet encore son cordon ombilical, et a été retrouvé intégralement nu, sans vêtement ni lange.La découverte a été entraîné la mobilisation d'importants moyens pour cerner la zone et lancer les recherches. Toujours selon l'Est Républicain, les chemins bordant le canal ainsi que les abords du Doubs et les étangs de la "Roche chaude" ont été passés au peigne fin par des équipes de la gendarmerie, épaulée par des agents spécialisés dans l'investigation criminelle.Aucune piste privilégiée n'a pour le moment pu être dégagée par les enquêteurs, qui vont tenter d'identifier la mère du nouveau-né. Les investigations ont été confiées la section régionale des recherches de la gendarmerie, qui collabore avec les hôpitaux et cliniques de la région pour tenter de mettre un nom sur les protagonistes de cette macabre affaire. Une autopsie devait être réalisée ce jeudi pour faire la lumière sur les causes du décès du nourrisson, ainsi que sur sa date approximative de naissance.
Une association s'inquiète des conséquences pour les enfants de leurs activités sur la plateforme vidéo.
L'Observatoire de la parentalité et de l'éducation numérique (Open) a envoyé mercredi 23 mai des courriers aux parquets de Bobigny et de Lyon pour dénoncer le "travail illégal" des enfants mis en scène par leurs parents sur Youtube, rapporte LCI.Dans le viseur de l'association, les chaînes de "unboxing", une tendance venue des États-Unis qui consiste à déballer, présenter et commenter devant la caméra des jouets ou des objets, souvent envoyés directement par les marques. Ces dernières années, l'activité s'est largement développée en France, et de plus en plus de parents filment leurs enfants, parfois très jeunes, et postent les vidéos sur Youtube, pour engranger ensuite des revenus publicitaires. Pour l'Open, il s'agit d'un emploi, comme cela le serait pour un acteur ou un mannequin. Sauf que, indique LCI, l'article L7124-1 du code du travail qui encadre l'activité des mineurs de moins de 16 ans dans un "spectacle ou une production (...), une entreprise de cinéma, de radiophonie, de télévision (...)", ne s'applique pas au travail sur internet."C'est un énorme vide juridique qui fait que les parents peuvent utiliser leurs enfants de manière libre pour ces tournages", confie à LCI l'avocate de l'Open, Me Christine Aubague. Les parents ne sont notamment pas obligés de déposer les revenus engrangés à la Caisse des dépôts et consignations pour les enfants."On considère, au regard du succès qu'elles remportent, qu'il s'agit d'une volonté souvent mercantile pour ces parents, dont la plupart ont monté une société derrière tout ça, explique à franceinfo le président de l'association, Thomas Rohmer. Donc, on n'est pas dans une activité de loisir. (...) Ces enfants (...), on estime qu'ils sont privés d'une partie de leur vie.""On peut se mettre à la place de ces enfants qui doivent être enfermés dans un sentiment de loyauté affectif vis-à-vis de leurs parents et du coup, ils ont du mal à arrêter, poursuit-il. On peut se demander ce qu'il adviendra de ces enfants dans quelques années et de leurs images numériques. Ce sont de très jeunes enfants, moins de 6 ans, et le phénomène prend de l'ampleur." Faut-il laisser son enfant se lancer sur YouTube ?par Touche pas à mon postePourtant, en septembre dernier, le ministère du Travail avait qualifié l'"unboxing" de "loisir privé", laissant cependant la porte ouverte à une requalification par un juge. C'est aujourd'hui l'objectif de l'Open, qui cherche à démontrer l'existence d'une prestation, d'un lien de subordination et d'une rémunération, afin que cette activité soit reconnue comme un véritable emploi. "Nous considérons qu'il y a un vrai danger psychologique et physique pour les enfants, estime Me Aubague auprès de LCI. À raison d'une vidéo par jour, ils sont privés de toute activité de loisir, de vie sociale. C'est tout un équilibre qui n'est plus préservé.""L'idée n'est pas de vouloir interdire, mais d'accompagner et d'encadrer, tempère Thomas Rohmer sur franceinfo. On a la chance d'avoir en France un code du travail et notamment des lois qui sont assez protectrices pour les enfants qui travaillent dans le milieu artistique. Nous réclamons que ces enfants puissent bénéficier de ces lois qui réglementent le rythme de travail et la rémunération."
Gérald Darmanin a confirmé l'incendie volontaire, qui a touché la mosquée Essalam, dans le deuxième arrondissement de Lyon.
Un incendie, probablement d'origine criminelle, a légèrement endommagé dans la nuit de jeudi une salle de prières à Lyon: c'est le deuxième incident de ce type en une semaine visant un lieu de culte musulman dans l'agglomération.Le feu a noirci la porte de la salle de prière Essalam, située dans un petit ensemble de logements sociaux récemment rénovés du 2e arrondissement. "L'incendie semblerait-il serait criminel, selon les premières informations que m'ont fait remonter les pompiers et les policiers", a indiqué le maire (LR) du 2e arrondissement Pierre Olivier. Le sinistre s'est déclenché à 2h16, a indiqué le parquet qui a confirmé "privilégier l'hypothèse criminelle". L'enquête, ouverte sous le chef de dégradations volontaires par incendie a été confiée à la sûreté départementale de Lyon. L'intervention rapide des pompiers a permis qu'il n'y ait pas de victimes, s'est félicité l'édile. L'immeuble où se trouve la salle de prière comprend en effet plusieurs appartements.Les dégâts sont limités à la porte et au hall d'entrée. Alors qu'une forte odeur de brûlé planait encore sur les lieux, deux fidèles déblayaient les cendres devant la porte. "C'est juste la porte qui a brûlé. Heureusement que le feu n'a pas touché les voisins d'en haut", a relevé Naaman Amaamin, 75 ans, un des bénévoles de a mosquée Le secrétaire général de la mosquée Abderrazak Chenini a annoncé son intention de porter plainte.Vendredi dernier, un local annexe de la salle de prières de Bron, en proche banlieue de Lyon, avait été endommagé par un incendie probablement d'origine criminelle, selon le parquet. "Quelques jours après Bron, la communauté musulmane est en émoi devant la multiplication de ces actes de haine et d'intolérance", a dénoncé Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national de lutte contre l'islamophobie et délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM). "Je ne peux que condamner avec force de tels agissements et adresse toute ma solidarité aux habitants de Lyon, encore sous le choc de ce qui s'est passé à Bron", a t-il ajouté.Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur et des Cultes Gérald Darmanin a condamné cette nouvelle tentative d'incendie dans l'agglomération lyonnaise, en relevant que c'était la deuxième en une semaine."Actes antimusulmans, antisémites, antichrétiens: ces agissements imbéciles et haineux sont contraires à tout ce qu'est la France. Je protégerai la liberté de culte", a-t-il assuré.
Le président du tribunal a évoqué un "repentir" de Malek Chekatt pour justifier la peine infligée, qui devrait pouvoir être aménagée.
Malek Chekatt, le frère aîné de l'auteur de l'attentat de Strasbourg, Cherif Chekatt, a été condamné lundi 4 mars par le tribunal correctionnel de la ville à douze mois de prison dont six mois avec sursis, pour avoir proféré des menaces de mort sur Facebook.Cette peine, inférieure aux réquisitions du parquet qui avait demandé un an d'emprisonnement ferme, est assortie d'une mise à l'épreuve de deux ans avec une obligation de travail et de soins. Le tribunal n'a pas ordonné son maintien en détention, ouvrant la voie à un aménagement de peine.L'homme de 38 ans, sans emploi depuis l'attentat de Strasbourg, avait été interpellé vendredi puis placé en détention provisoire dimanche après avoir posté vendredi sur son compte Facebook, lisible par tous, plusieurs messages jugés "menaçants" par les autorités, accompagnés d'une photo d'armes, qui se sont révélées factices. "Vous aviez conscience que vous vouliez provoquer un émoi, une peur, même si à l'évidence vous avez eu un repentir", a considéré le président du tribunal, Philippe Schneider, rappelant que Malek Chekatt avait attendu les policiers, leur avait donné les armes factices photographiées et montré où son téléphone était caché.Le juge a demandé à Malek Chekatt de prouver que la confiance que lui a accordé le tribunal en ne le mettant pas en prison n'était "pas vaine". Présenté par son avocat commis d'office comme "un père en souffrance" venant de perdre le droit de garde de son fils , Malek Chekatt "voulait faire parler de lui, voulait attirer l'attention sur ses problèmes", a estimé le procureur pendant ce procès en comparution immédiate.
Le Parisien rapporte que l'hiver devrait se faire ressentir mardi 25 et mercredi 26 février. Des rafales de vents importantes et des orages sont attendus.
Alors que la France vit actuellement une période surprenante avec un hiver historiquement chaud, Le Parisien annonce que cette situation devrait rapidement changer. Une perturbation a commencé dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 février par l'ouest du pays et avançait vers l'est ce mardi matin. Le ciel devrait, lui, nettement se détériorer dans la soirée à l'arrière du pays. Toutes ces prévisions ont poussé Météo-France à placer une très grande partie de l'Hexagone en vigilance jaune, au niveau 2 sur 4. La rencontre entre l'air chaud qui touchait le pays et cette nouvelle arrivée d'air froid polaire pourrait entraîner des complications au niveau du climat en France. « Près de la Manche, des averses de grésil et des coups de tonnerre seront possibles. Mardi après-midi, ces nombreuses giboulées gagneront peu à peu jusqu'à l'Aquitaine et au Grand-Est. En soirée, la plupart des régions seront dans cette ambiance fraîche avec de nombreuses averses », annonce Météo-France.Météo-France met en garde également sur des « rafales jusqu'à 70 km/h à 90 km/h, voire 100 km/h à 110 km/h sur toutes les régions côtières près de la Manche, de la Méditerranée et de l'océan Atlantique, jusqu'à 60km/h à 80 km/h dans les terres ».Des chutes de neige au NordSelon les informations rapportées par Le Parisien, les régions du nord de la France pourraient être touchées par des chutes de neige en début de nuit. L'observatoire français des tornades et orages violents Keraunos alerte sur la possible présence au même moment d'orages et d'averses de neige dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 février.Toutes les régions ne devraient pas être impactées de la même manière. Dans le Grand Est, la neige pourrait tenir au sol en raison des sols assez refroidis. La Chaîne météo annonce que cela pourrait « générer quelques centimètres de neige au sol sur le Pays de Caux, les reliefs du Calvados et les collines du Perche ». La neige ne devrait en revanche pas tenir en Île-de-France où les sols sont assez chauds. Cela pourrait tout de même susciter quelques soucis dans les transports.
Le patron de LVMH est devenu la deuxième fortune du monde, selon le Bloomberg Billionaires Index, en dépassant Bill Gates.
Bernard Arnault monte sur la deuxième place du podium des fortunes mondiales. Dans le Bloomberg Billionaires Index, le Français dépasse Bill Gates, le fondateur du géant Microsoft. Bernard Arnault est à la tête d'une fortune estimée à 108 milliards de dollars (96,3 milliards d'euros).La fortune de Bernard Arnault continue de croître grâce à la vitalité de LVMH, numéro un mondial du luxe bâti par l'homme d'affaires français. Son cours de Bourse presque triplé en l'espace de trois années.LVMH regroupe plus de 70 marque souligne Capital, dont certaines très prestigieuses, comme Louis Vuitton ou Moët & Chandon. Bernard Arnault est désormais derrière Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, qui reste l'homme le plus riche de la planète avec 125 milliards de dollars (111,4 milliards d'euros).
Le gouvernement réfléchit à transformer en aide direct le crédit d'impôt octroyé aux employeurs de salariés à domicile, selon une déclaration du ministre de l'Économie et des Finances.
Cela pourrait constituer un gain de pouvoir d'achat immédiat et une simplification comptable. Le crédit d'impot accordé aux employeurs de salariés à domicile pourrait être transformé en aide directe, a-t-on appris lundi 28 janvier. "Nous allons étudier la possibilité de transformer le crédit d'impôt sur les services à la personne en aide directe pour les ménages. Ce sera à la fois plus simple et plus pratique pour tous", a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, lors de ses voeux aux acteurs économiques.Garde d'enfant, soutien scolaire, assistance aux personnes âgées ou handicapées, travaux ménagers, prestations de petit bricolage ou encore petits travaux de jardinage font partie des activités éligibles au crédit pour l'emploi d'un salarié à domicile. "Les services à la personne représentent 1,3 million de salariés en France, nous devons améliorer leur formation, valoriser leur métier", a souligné le ministre. Impôts : à quoi ressemblent les nouvelles fiches de paie ?par franceinfoDans le cadre du passage au prélèvement à la source cette année, un acompte égal à 60% de ce crédit d'impôt a été versé le 15 janvier par le fisc aux contribuables éligibles à ce dispositif dans leur avis d'impôt 2018, basé sur les revenus 2017. Le solde, éventuellement revu à la hausse ou à la baisse en fonction des dépenses engagées en 2018, leur sera versé ou leur sera réclamé dans le courant de l'été.
Le député LFI François Ruffin a accusé jeudi les gouvernements successifs d'avoir "trahi" et d'être les "complices" de multinationales comme le groupe japonais de pneumatiques Bridgestone qui a annoncé la prochaine fermeture de son usine de Béthune (Pas-de-Calais).
"Ca fait trente ans que ça dure, qu'on entend les mêmes pleurnicheurs", a ajouté M. Ruffin sur BFMTV et RMC, faisant référence aux réactions outrées du gouvernement à cette annonce encore qualifiée de "révoltante" jeudi par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire."Moi je considère que les traîtres, les cyniques, les menteurs, c'est le gouvernement. Ce sont les anciens ministres, les ministres qui ont ces propos-là (...), ces gens-là sont les complices des multinationales", a-t-il souligné.Face à ces groupes qu'il a décrit comme "des fauves", il a appelé à prendre des mesures telles que "des quotas d'importation, des taxes aux frontières, des barrières douanières et des taxes kilométriques".Le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon, a souhaité que "tous ceux qui ont reçu de l'argent public et qui virent des gens, ils rendent l'argent", dénonçant le "scandale total" de la fermeture de cette usine, depuis le cortège d'une manifestation contre les suppressions d'emploi et pour des hausses de salaires à Marseille.Il a aussi dénoncé la façon "absurde" dont le gouvernement "fait de la relance": "On saupoudre de l'argent un peu partout, il n'y a aucune vue d'ensemble, aucune cohérence".L'annonce mercredi de Bridgestone de fermer à l'horizon 2021 son usine de Béthune employant 863 personnes a continué jeudi à susciter de nombreuses réactions politiques, dont celle du secrétaire national du PCF et natif de Béthune Fabien Roussel."Ils ont touché des milliers d'euros de l'argent public", s'est ému le député du Nord sur France 2, estimant que dans le cadre du plan de relance, l'Etat et l'entreprise pouvaient "ensemble" investir les "200 millions d'euros" nécessaires selon lui pour empêcher la fermeture."90 milliards de CICE pour à peine 100.000 emplois et un effet nul sur l'investissement. Le refus de contreparties sociales et environnementales que reproduit le gouvernement avec le plan de relance conduit à l'échec ou à la catastrophe comme à Bridgestone", a tweeté l'eurodéputé EELV Yannick Jadot.A droite, Valérie Pécresse, la présidente ex-LR de la région Ile-de-France, a également réclamé jeudi sur franceinfo qu'on aille "récupérer les subventions" accordées à "des entreprises qui seraient vraiment des entreprises voyous" et que "l'Etat les attaque" et prenne "des mesures de rétorsion très fortes".Le numéro trois des Républicains, Aurélien Pradié, a accusé sur LCP Emmanuel Macron d'incarner le "fatalisme", car "au fond il a cette vision qui consiste à dire que le politique est là pour accompagner une marche quasi évidente du monde, la mondialisation et ses injustices".
L'association Zero Waste France accuse les deux enseignes de fast food de ne pas avoir mis en place de poubelles de tri dans certains de ses établissements. Elle a initié une action en justice contre deux restaurants parisiens.
Zero Waste France, qui milite pour la réduction des déchets et lutte contre le gaspillage alimentaire, a annoncé jeudi 18 octobre avoir porté plainte contre les restaurants McDonald's et KFC situés place de la République, à Paris. L'association, qui a fouillé dans les sacs poubelles des enseignes, leur reproche "l'absence de tri des déchets en salle".Depuis 2016, toutes les entreprises et commerces ont l'obligation de trier leurs déchets de papier, métal, plastique, verre et bois, rappelle l'ONG dans un communiqué diffusé sur son site Internet. "En octobre 2017, une pétition avait été lancée demandant à McDonald's France, KFC et Burger King de mettre en place le tri des déchets en salle sous 6 mois", indique l'association. Un an plus tard, "seuls quelques établissements McDonald's" ont pris les mesures adéquates : 76 selon McDonald's France, sur environ 1.500 restaurants en France. "Les annonces se suivent et se ressemblent depuis près d'une dizaine d'années", dénonce Zero Waste France. Le non-respect du tri est passible de deux ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende, précise l'ONG sur son site web.Fin août, Zero Waste avait déjà porté plainte contre des franchisés d'Intermarché et de Pizzahut à Strasbourg pour non-respect de l'autocollant "Stop Pub" sur les boîtes aux lettres.
Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a confirmé dans la nuit face aux députés la suppression "à 100%" de la taxe d'habitation sur les résidences principales.
La taxe d'habitation sera bien supprimée pour tous les ménages. Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a confirmé dans la nuit de mardi 2 au mercredi 3 avril à l'Assemblée nationale la suppression de la taxe d'habitation pour l'ensemble des contribuables, hors résidences secondaires, d'ici 2022. "Je vous confirme que nous avons à accomplir la promesse puis l'engagement du président de la République, pris à la fin de l'année 2017 de la suppression à 100% de la taxe d'habitation sans les résidences secondaires d'ici la fin du quinquennat, c'est à dire d'ici l'année budgétaire 2022", a affirmé Gérald Darmanin lors de la séance sur le grand débat au palais Bourbon. Le ministre, qui répondait à une question de l'élue socialiste Christine Pirès-Beaune, a ajouté que ce "texte très important" pourrait s'inscrire "sans doute" dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2020. "Il n'y aura pas de projet de loi rectificatif manifestement puisque la crise des 'gilets jaunes' et le grand débat ne nous ont pas permis de le mettre à l'ordre du jour", a-t-il précisé.La suppression pour tous remise en question en janvier "Mais nous proposons de le faire dans le cadre du PLF (...) afin que tous les élus de France, avant de retourner devant les électeurs, notamment lors des municipales de 2020, puissent connaître effectivement quelle est la compensation, le dégrèvement, le remplacement, le renouveau de la fiscalité locale", a promis Gérald Darmanin.En janvier, des maires avaient appelé le gouvernement à clarifier sa position sur la taxe d'habitation, dont la suppression engagée était alors susceptible d'être réexaminée pour les 20% de Français les plus aisés. Alors que le candidat Macron avait promis de supprimer la taxe d'habitation pour tous, la crise des "gilets choses" a bousculé le programme. En janvier, invité du Grand'Rendez-vous sur Europe 1, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire avait indiqué : "On peut très bien demander aux Français s'il est légitime de la supprimer pour les 20% les plus riches". L'idée avait finalement été abandonnée.
Il y a désormais 1.784 cas confirmés de virus Covid-19 en France, selon le dernier point quotidien du directeur général de la Santé, le professeur, Jérôme Salomon, mardi 10 mars. La France reste pour l'heure au stade 2 sur 3, mais le Pr Salomon souligne que "ce n'est pas une grippette".
Il y a désormais 1.784 cas confirmés de coronavirus en France, soit 372 nouveaux cas en 24 heures, a détaillé le Pr Jérôme Salomon durant un point presse mardi en fin de journée. Quatre-vingt-six patients sont dans un état grave, hospitalisés en réanimation, et le virus a fait 33 morts - 19 hommes et 14 femmes. Sur les 33 victimes, 23 étaient âgées de 75 ans ou plus. Mais l'épidémiologiste a souligné que "98%" des personnes contaminées guérissent. "Le taux de mortalité reste très bas. Il y a beaucoup de personnes avec des formes extrêmement bénignes" de la maladie, a-t-il souligné, autour de 80-85%. Les cas se concentrent dans neuf foyers de l'Hexagone, dont deux désormais identifiés dans l'Aude et le Calvados. S'y ajoutent les regroupements de cas déjà connus : la Haute-Savoie (deux foyers), l'Oise, le Haut-Rhin, le Morbihan, la Corse - en particulier Ajaccio -, ainsi qu'un groupe de voyageurs revenant d'Égypte. Il y a aussi des cas en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. Les six régions comptant le plus de cas sont la Corse, le Grand Est, la Bourgogne-Franche Comté, les Hauts-de-France, l'Île-de-France et l'Auvergne-Rhône-Alpes, a détaillé le directeur général de la Santé. Le Pr Salomon a aussi indiqué que la France reste pour le moment au stade 2 (sur 3) de l'état d'alerte. Au stade 3, l'épidémie sera considérée comme étant présente partout sur le territoire. "Ce n'est pas une décision politique, ce sera une analyse épidémiologique de la situation", a-t-il souligné. "Cette situation va arriver dans les prochains jours", avertit-il. • "Ce n'est pas une grippette" Le directeur général de la Santé a toutefois souligné l'"immense différence" existant entre ce coronavirus et la grippe saisonnière qui, chaque année, fait 10.000 morts en moyenne. "Le virus de la grippe on le connaît depuis 100 ans, on l'étudie très bien (...), on connaît des antiviraux, on a des vaccins chaque année. Là, on est vraiment sur du nouveau virus, qui certes ressemble à la grippe en termes de symptômes (on a mal à la tête, partout, on a de la fièvre) mais il y a de grandes différences". "Ce n'est pas une grippette, il peut donner des formes graves sur des personnes pas si âgées que ça" ne souffrant pas de pathologies chroniques, a-t-il encore souligné.
La fillette de cinq ans est restée la tête coincée sous la barrière du télésiège durant toute la remontée des pistes, sans que les adultes présents n'interviennent. Elle a été retrouvée inconsciente à l'arrivée du télésiège.
L'enfant se trouve dans un état grave. Une fillette de cinq ans a été découverte la tête coincée sous la barrière d'un télésiège, jeudi 21 février à Châtel, en Haute-Savoie. L'accident s'est produit en milieu de journée, alors que la fille prenait un cours de ski avec un moniteur. Alors qu'elle était entourée par des adultes sur le télésiège, l'enfant a "eu la tête coincée entre le garde-corps et l'accoudoir du siège sur la durée du parcours", soit cinq longues minutes, a précisé le maire de Châtel, Nicolas Rubin, dans un communiqué. Aucune des personnes présentes n'est intervenue. À l'arrivée du télésiège, elle a été retrouvée en arrêt cardio-respiratoire par le service des pistes. Réanimée sur place, elle a été transportée par hélicoptère à l'hôpital de Genève. Elle se trouvait alors en urgence absolue.Une enquête a été ouverte. Le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix et la Brigade de Recherche de Thonon-les-Bains devront faire la lumière sur les circonstances du drame. Les adultes qui se trouvaient avec la fillette ne sont pas restés pour lui porter secours mais les autorités espèrent pouvoir les identifier grâce à la photographie prise automatiquement à l'arrivée de chaque télésiège, a indiqué le maire de Châtel.
Dans un long article du Journal du Dimanche qui lui est consacré, Stéphane Bern revient notamment sur le rapport des Français à la religion. Un sujet qui le fait sortir de ses gonds.
Stéphane Bern est à l'honneur dans le Journal du Dimanche (JDD). Ce dimanche 3 juin, le "Monsieur Patrimoine" d'Emmanuel Macron a été le sujet d'un article de deux pages dans le fameux hebdomadaire. Parmi les thématiques abordées : le rapport des Français à la religion, un sujet qui l'agace particulièrement. "Qu'on me parle de religion en interview est incroyable, s'est-il insurgé. La France est le seul pays où, sur Google, apparaissent des recherches confessionnelles accolées au nom d'une personne. La religion des gens, on s'en fout." Cadet d'une famille très pieuseCelui qui s'est un jour décrit comme un "juif de cour" est également revenu sur son rapport personnel à la foi. Cadet d'une famille ashkénaze pieuse d'origine polonaise observant shabbat, règles alimentaires et prières, il a été révulsé très jeune par les règles imposées. "Je n'ai jamais assumé le fait d'être d'origine juive, ça ne fait pas partie de mon royaume, avait-il d'ailleurs confié il y a quelques années à Libération. Ce n'était que des interdits, pour ma bar-mitsva, je n'arrivais pas à lire l'hébreu." Avoir des parents qui militaient dans une organisation juive ne l'empêche pas de se rendre à l'église. "Je vais à la messe sans communier", confesse au JDD celui qui affirme apprécier l'esthétique, la pompe et l'encens de la religion catholique.En novembre 2017, Stéphane Bern avait, lors d'un entretien accordé au Parisien, suggéré de faire payer l'entrée des cathédrales. Comme le rappelle un article de francetvinfo.fr, cette proposition avait été très commentée sur les réseaux sociaux. L'animateur avait finalement décidé de rétropédaler, affirmant qu'il suggérait seulement de faire payer l'entrée de Notre Dame de Paris aux visiteurs touristiques.
TÉMOIGNAGE. Michèle Rémy fait partie des 19 victimes de viols et d'agressions sexuelles identifiées en France dans la vallée de la Sambre.
Elle a accepté de témoigner sur Franceinfo et BFMTV.Il s'agit d'une des plus retentissantes affaires du genre de ces dernières années. Dino Salcar, un ouvrier quinquagénaire domicilié à Pont-sur-Sambre (Nord), a été mis en examen mercredi 28 février pour "viols et agressions sexuelles" après avoir reconnu "une quarantaine" de ces faits depuis les années 1990. Dix-neuf victimes ont été identifiées pour le moment. Parmi elles, Michèle Rémy qui a raconté son histoire sur BFMTV et Franceinfo. L'employée de mairie, sexagénaire, a été agressée en 2002 sur la commune de Louvroil, où elle travaille, à 11 km de Pont-sur Sambre. "C'était le 7 ou le 8 février, c'était un vendredi", se remémore-t-elle. "J'allais travailler à la salle de sport. Quand j'ai refermé la porte, on m'a sauté sur le dos, par derrière. Là, votre vie, elle défile sur un quart d'heure de temps... Il m'a coupé la respiration et m'a mis un couteau sous la gorge. Il m'a dit : 'Tu fermes ta gueule sinon je te tue'", raconte-t-elle à Franceinfo.Une de ses collègues est "arrivée à temps""Je me suis dit 'qu'est-ce qui m'arrive, ça y'est, c'est le violeur'. Car on avait été informés qu'il y avait un violeur dans le coin. Il m'a tirée du côté des toilettes, il faisait noir. Avec un bras, il a coincé ma tête sous son aisselle, il serrait fort. Et avec l'autre main, il m'a tiré les cheveux. J'étais coincée, je ne pouvais rien faire du tout", précise-t-elle face aux caméras de BFMTV."Il m'a dit : 'Allonge-toi'. Il m'a attaché les mains, les pieds, et quand j'ai été sur mon dos, là il m'a étranglée carrément, des coups de poings, des gifles..." Michèle n'a pas été violée car une de ses collègues est "arrivée à temps". L'homme l'a poussée pour s'enfuir. "Elle a allumé toutes les lumières. Il m'a lâchée, mais j'avais le haut tout ouvert. Elle a hurlé." "Il repérait ses victimes"Michèle Rémy a toujours été persuadée que son agresseur était du coin. "Je me suis toujours dit que c'était une personne du coin. Il ne faisait pas ça du jour au lendemain, il repérait ses victimes. Il nous repérait." Si elle témoigne aujourd'hui, "c'est pour être soulagée, tranquille". Elle encourage les autres victimes à témoigner à leur tour. "Qu'elles parlent, qu'elles parlent, ça aidera les autres personnes et elles-mêmes. Elles seront délivrées."
Une majorité de Français n'ont pas été convaincus par les mesures annoncées par Emmanuel Macron lors de sa grande conférence de presse du jeudi 25 avril. Ils sont 80% à penser que le mouvement des "gilets jaunes" va se poursuivre.
63%, c'est le nombre de Français qui n'ont pas été convaincus par les annonces faites jeudi par le chef de l'État, selon une enquête Harris Interactive / Agence Epoka pour Le Figaro, LCI et RTL. Seuls 30% d'entre eux l'ont trouvé "convaincant" et 7% "très convaincant".Seul un Français sur quatre (39%) estime que les mesures proposées sont la marque d'une modification importante de la politique menée depuis son élection en mai 2017. Huit Français sur dix estiment que le mouvement des "gilets jaunes" va se poursuivre.Certaines mesures plébiscitéesQuand on regarde dans le détail des mesures annoncées, le bilan est moins sévère pour le président de la République. Certaines mesures sont même plébiscitées par les sondés. C'est notamment le cas de l'absence de fermetures d'hôpitaux et d'écoles jusqu'en 2022, approuvée par 86% des sondés, de la réindexation des retraites de moins de 2.000 euros sur l'inflation, de la baisse de l'impôt sur le revenu (respectivement 84 et 83% des sondés se prononcent pour) ou encore de la pérennisation de la prime exceptionnelle de 1.000 euros et le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans (77% des sondés en faveur de chacune de ces deux mesures). Plus de deux tiers des sondés approuvent également la possibilité de renoncer à la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires et l'abaissement du seuil de signatures nécessaires pour un référendum d'initiative partagée. Enfin, 52% des sondés sont favorables à la suppression de l'ENA. Opposition à l'augmentation du temps de travailCertaines mesures sont majoritairement décriées. C'est le cas de l'augmentation du temps de travail - 65% des sondés y sont opposés - et de l'allongement de la durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein, décrié par 58% des sondés. Le non rétablissement de l'ISF est "une mauvaise chose" pour 59% d'entre eux. Enquête Harris Interactive / Agence Epoka pour LCI, RTL et Le Figaro réalisée en ligne le 25 avril suite aux annonces d'Emmanuel Macron dans le cadre de sa conférence de presse. Échantillon de 807 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.
Dans un entretien publié mardi par Paris Match, Michel Sapin annonce qu'il va devenir l'un des sept collaborateurs auxquels l'ancien président François Hollande a droit pendant 5 ans. Objectif ? Travailler à la reconstruction de la "gauche de responsabilité".
L'ancien ministre des Finances s'en prend également à la politique fiscale et sociale menée depuis quatre mois par Emmanuel Macron.Pour Michel Sapin, la réforme de l'impôt sur la fortune (ISF), qui exclura désormais les revenus de l'épargne, est "inégalitaire et déséquilibrée". "Ces mesures fiscales, marquées à droite, vont avoir un effet brutal et violent sur l'aggravation des inégalités que nous étions parvenus à faire diminuer", explique-t-il. Il dénonce également "la politique de rabot massif sur les APL dont les bénéficiaires ne sont pas les grandes fortunes" ou encore le "saccage" de la suppression des emplois aidés. Quant à la probable privatisation de la Française des jeux (FDJ), il rappelle qu'"il faut prendre en compte les considérations éthiques et morales". L'ancien ministre estime également "regrettable" le report du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. "Il est dommage de perdre un an dans une réforme de bon sens, qui n'est ni de droite ni de gauche", déplore-t-il. UN BON POINT SUR LES QUESTIONS INTERNATIONALESMalgré tout, ce très proche de François Hollande estime qu'Emmanuel Macron "est très bien rentré dans les habits de président de la République". "Il s'est très bien imposé au niveau international (...), sur la question européenne, il a le discours et le volontarisme qui conviennent", dit-il.Interrogé sur les ordonnances réformant le code du Travail, il ne les juge "pas souhaitables" et assure que le gouvernement auquel il appartenait aurait "pu se passer" de la loi El Khomri. "Les réformes précédentes, comme celle de l'ANI (qu'il avait lui-même conduite au ministère de l'Emploi en 2013, ndlr), progressivement mise en oeuvre, avaient créé la souplesse nécessaire et auraient suffi", estime-t-il. Quel est son rôle désormais ? "Apporter au débat (sa) connaissance du fonctionnement de l'État, des relations internationales, de l'élaboration des politiques, pour permettre aux jeunes générations de s'affirmer", répond-il à l'hebdomadaire. L'ancien ministre va devenir un des sept collaborateurs auxquels l'ancien président François Hollande a droit. "J'ai envie de travailler avec lui dans cette période difficile, où la 'gauche de responsabilité' est très mal en point, pour aider ce parti à se reconstruire", a-t-il confié.
Distanciation physique plus réduite, port du masque obligatoire moins souvent, retour des objets partagés... Pour la réouverture complète des crèches et des écoles, de nouvelles consignes sanitaires vont entrer en vigueur, moins contraignantes.
Pour la réouverture complète des crèches et des écoles lundi 22 juin, le protocole sanitaire aujourd'hui en vigueur va être assoupli. En maternelle, les règles de distanciation physique devraient être levées pour les élèves d'une même classe. Le port du masque ne devrait plus être obligatoire pour les enseignants lorsqu'ils font cours à une distance d'au moins un mètre des élèves. Il ne devrait plus être obligatoire non plus pour les salariés des crèches. Education : le protocole sanitaire allégé suffira-t-il pour accueillir tous les élèves ?par franceinfoLe déconfinement total des crèches et autres maisons d'assistantes maternelles s'accompagnera de "consignes sanitaires protectrices et adaptées", a annoncé mercredi la secrétaire d'État chargée du dossier, Christelle Dubos, dans un entretien au Parisien. Ainsi, si le protocole prévoit toujours un "nettoyage des sols et des jeux" et le "port du masque par les parents et les professionnels le matin en arrivant et le soir en partant", les salariés "n'auront, en revanche, pas à porter de masques durant la journée lorsqu'ils seront avec les enfants", a-t-elle indiqué.Les consignes précises doivent être communiquées aux professionnels du secteur d'ici jeudi matin, a précisé à l'AFP Elsa Hervy, la déléguée générale de la Fédération des entreprises de crèches (FFEC), qui représente quelque 10% des 450.000 places en France. "Nous attendons notamment de savoir si les doudous des enfants pourront faire des allers-retours entre la crèche et la maison", a-t-elle dit.Selon un document de travail, qui circule au sein des personnels de l'Education nationale et doit encore être finalisé, "la règle indicative de surface de quatre mètres carrés par élève ne s'applique plus dans les locaux comme dans les espaces extérieurs". A l'école maternelle, entre les élèves d'une même classe ou d'un même groupe, "aucune règle de distanciation ne s'impose" plus, que ce soit dans les espaces clos ou extérieurs. La distanciation physique doit en revanche être "maintenue entre les élèves de groupes différents", indique ce document provisoire qu'a pu consulter l'AFP. Dans les écoles élémentaires et les collèges, une distanciation physique "d'au moins un mètre s'applique dans les espaces clos (dont la salle de classe)", entre l'enseignant et les élèves ainsi qu'entre les élèves quand ils sont côte à côte ou face à face. En revanche, elle "ne s'applique pas dans les espaces extérieurs entre élèves d'une même classe ou d'un même groupe, y compris pour les activités sportives". Dans les écoles élémentaires, "l'organisation de la classe à l'air libre est donc encouragée". "En outre, si le mobilier des salles de classe ne permet pas de respecter la distanciation physique, tous les espaces de l'établissement peuvent être mobilisés (CDI, salles informatiques...), y compris pour proposer d'autres activités", est-il écrit. Le document rappelle que "le lavage des mains est essentiel" et qu'il peut désormais s'effectuer "sans mesure de distance physique entre les élèves d'une même classe ou d'un même groupe". "L'accès aux jeux extérieurs, aux bancs, aux espaces collectifs est désormais autorisé si un nettoyage quotidien est assuré (ou après une période sans utilisation d'environ 12 heures)", indique encore le document. "La mise à disposition d'objets partagés (ballons, jouets, livres, jeux, crayons, etc.) au sein d'une même classe ou d'un même groupe est permise lorsque qu'une désinfection au minimum quotidienne est assurée (ou que les objets sont isolés 24h avant réutilisation)".Concernant le port du masque, il "n'est pas obligatoire pour les personnels enseignants lorsqu'ils font cours et sont à une distance d'au moins un mètre des élèves".Dimanche, Emmanuel Macron a annoncé que crèches, écoles et collèges rouvriraient pour tous à partir du 22 juin, avec une présence "obligatoire" des élèves. Ce retour ne serait toutefois possible que grâce à l'assouplissement du protocole sanitaire qui a encadré de façon stricte, dès le 11 mai, la réouverture des écoles. Après cette annonce, de nombreux directeurs d'école ont fait part de leurs doutes sur la possibilité d'accueillir tous les élèves avec un protocole qui, malgré l'assouplissement prévu, reste contraignant.
Ce week-end, un vol Paris-Aurillac a connu de fortes turbulences. Parmi les passagers se trouvait notamment Fanny Agostini, la journaliste-présentatrice de Thalassa, sur France 3.
Dans le quotidien La Montagne elle raconte l'angoisse qu'elle a vécue.Ils ont cru voir leurs dernières heures. Ce lundi 26 mars, une cinquantaine de passagers du vol Paris-Aurillac de la compagnie Hop ! (Air France) ont eu une grosse frayeur. Parmi elles se trouvait notamment la journaliste-présentatrice du magazine Thalassa, sur France 3, Fanny Agostini, ou encore le speaker du Stade de France Marc Maury, rapporte La Montagne. Les deux étaient invités de la 20e édition de la sortie de la Légendaire à Salers (Cantal). Mais en plein vol, l'avion de type ATR-42 subit un choc et le commandant de bord est obligé de prendre la parole pour rassurer tous les passagers. Il évoque "Un choc avec une oie ou un bloc de glace". Rien de bien grave dans l'absolu, mais l'avion est dans l'obligation de se poser. "C'était un mélange d'explosion et de collision. C'était très bizarre, on a retenu notre souffle, on s'est tous regardés avec une montée de notre rythme cardiaque" a détaillé la journaliste. L'avion se pose donc à Aurillac et c'est à ce moment-là que les passagers remarquent un trou dans la carlingue. Dans l'appareil, ni l'hôtesse ni l'équipage ne savaient ce qui s'était passé. Le pilote "blême"Les 48 passagers apprendront plus tard qu'une pièce de l'appareil avait heurté la carlingue en plein vol à quelques centimètres des hublots, ce qui aurait pu être dramatique. Marc Maury raconte d'abord le message du pilote. "Il nous a rassurés en nous disant qu'on avait percuté quelque chose, qu'à cette altitude ce pouvait être un oiseau ou un bloc de glace, il ne savait pas vraiment." Et Fanny Agostini de continuer. "Le pilote a d'abord eu du mal à atterrir avec souplesse. Il était blême. Et nous, quand on a vu le trou béant, on a réalisé qu'on aurait pu avoir un accident."La journaliste et le speaker se rendent compte aujourd'hui qu'ils ont eu beaucoup de chance, eux qui sont habitués des voyages en avion. "J'ai déjà connu des perturbations, mais je ne souhaite un vol comme celui-là à personne. On se dit qu'on a eu beaucoup de chance", a avoué Fanny Agostini.La Montagne qui rapporte également le témoignage d'un autre passager du vol, Jean-François Ribes, relativement tranquille pendant le vol, mais sidéré à son arrivée. "Ce n'est qu'à notre arrivée sur le tarmac d'Aurillac que nous avons pu constater avec étonnement les dégâts, car la carlingue était bien abimée avec des trous et d'énormes éraflures. Là, il y a eu plus de panique en imaginant ce qui aurait pu se passer pendant le vol. Plus de peur que de mal."Tous ont tenu à remercier l'équipage après cette péripétie.
Finie la livraison des souvlakis et des cafés frappés à domicile ou au travail... les tavernes et les cafés en terrasses, véritables institutions en Grèce, ont rouvert lundi, une semaine plus tôt que prévu, pour soutenir le secteur de la restauration inquiet avant le retour des touristes.
"Le café en Grèce a une dimension sociale, c'est là que bat la vie de quartier", dit à l'AFP Giorgos Karavatsani, un retraité "ravi de rompre l'isolement" après plus de deux mois de confinement dans le centre d'Athènes. "Evidemment il y a toujours un peu d'appréhension" admet-il. "Est-ce qu'on prend un risque à s'asseoir au café?"."C'est la période de l'année en Grèce où l'on commence à vivre dehors (...) Si nous sommes à l'extérieur avec une certaine distance entre les tables, je n'ai pas l'impression que nous prenions des risques énormes", soutient Stella, une étudiante assise sur une terrasse de Kolonaki, quartier chic athénien.A Thissio, au pied de l'Acropole, quelques Athéniens ont repris leurs habitudes, dégustant leur café "freddo" au soleil. Soixante-dix centimètres minimum de distance entre les tables, pas plus de six clients assis côte à côte: un serveur dresse les tables en vue du repas de mi-journée que les Grecs prennent généralement entre 14 et 16H00. - "Nous appliquons les réglementations" -A la brasserie "Farma Barlou" sur une allée ombragée de Kolonaki, une cliente se plaint de distances insuffisantes entre les tables. "Nous appliquons les réglementations", la rassure une serveuse, "et nous pouvons vous placer à l'autre bout de la terrasse".Tous les cafés, bars, tavernes et restaurants du pays étaient fermés depuis le 14 mars, deux jours après le premier des 171 décès du coronavirus que déplore la Grèce, et ce avant même le confinement général décrété le 23 mars.Les terrasses ont également rouvert ce lundi à Madrid et Barcelone."Beaucoup d'établissements préfèrent ne pas rouvrir parce que s'ils ne travaillent pas à 100%, ça ne vaut pas la peine", relève Daniel Ocaña, employé d'un bar madrilène.En Bavière, où les restaurants et cafés peuvent à nouveau accueillir des clients à l'intérieur, le patron du café Kava à Traunstein se plaint de ne pouvoir installer que cinq tables, contre une quinzaine avant la pandémie."Ces tables ne couvriront en aucun cas nos frais", déplore Simon Lange, interrogé par la radio publique régionale Bayerische Rundfunk. Selon ses pronostics, il ne réalisera que 40% de son chiffre d'affaires d'avant le coronavirus. En Grèce, la réouverture des établissements était initialement prévue le 1er juin. Sous la pression du secteur, le gouvernement les a autorisés à reprendre leur activité dès lundi, le pays de onze millions d'habitants ayant été relativement peu touché par le coronavirus avec moins de 2.900 cas.- "Tiraillé" entre l'envie et la peur -Mais à Pangrati, Vaggelis Daskalopoulos se dit "tiraillé entre son envie de travailler, de ne pas faire faillite et la peur d'être contaminé". "Avec la saison touristique qui va commencer (le 15 juin), les risques vont être encore plus grands", dit-il, indigné à l'idée que certains touristes éventuellement porteurs du virus ne soient "même pas vraiment contrôlés", seuls des tests de dépistage aléatoires étant prévus.Le patron s'inquiète également des "nouvelles difficultés économiques" pour son petit café ouvert en 2010n pleine crise de la dette. "Je ne sais pas comment nous allons nous en sortir", confie-t-il. "Pendant ces mois de fermeture, nous avions des frais à payer et aucune entrée d'argent... et les mesures imposées ont un vrai coût pour nous", explique-t-il. Avec les règles de distanciation sociale, interdisant aux établissements de se remplir à plus de 50% leur capacité, trois cafés ou restaurants sur dix pourraient ne pas rouvrir lundi, a prévu Nikos Nifoudis, de l'Initiative Restauration de Thessalonique. "Le secteur est très inquiet et attend de voir comment les établissements qui rouvrent vont s'en sortir", a-t-il déclaré à l'agence de presse ANA. "Personne ne peut prédire si les clients retourneront en confiance dans les cafés et les restaurants".Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s'est voulu optimiste lundi lors d'une interview à la chaîne de télévision Star: "Les difficultés sont derrière nous (...) Sur les 1.300 arrivées de l'étranger en Grèce ces derniers jours, aucun cas de coronavirus n'a été détecté". Mais Kyriakos Mitsotakis a admis "avoir peur des conséquences (de cette crise) sur les classes moyennes" et a estimé que cette année, en Grèce, la "récession se situerait entre 5 et 10%".
Le mouvement contre la loi Vidal s'est amplifié ce lundi 14 mai. Plusieurs examens ont dû être annulés ou reportés après le blocage de bâtiments à Lyon-2 et Aix-Marseille.
L'université Rennes-2 a, elle, été évacuée.• LYON 2 :Près de 800 étudiants de l'université Lumière-Lyon 2 ont vu leurs examens annulés lundi après un blocage des bâtiments. Vers 6h30, des étudiants ont formé une chaîne humaine pour empêcher l'accès aux deux sites de l'université, selon la direction de la communication de l'université. Les bloqueurs étaient "environ 150" sur le campus de Bron, à l'est de la ville, et "autant" sur le site du centre-ville sur les quais du Rhône, selon la même source qui a souligné que la session d'examens qui débutait ce lundi ne pouvait donc avoir lieu.Les forces de l'ordre sont intervenues pour empêcher les manifestants de pénétrer dans les bâtiments et ont interpellé une personne par la suite pour "outrage et rébellion", selon la préfecture. Elle souligne que cette opération "s'est bien déroulée" et a permis de garantir l'accès aux bâtiments. Mais malgré cette sécurisation des lieux, l'université a décidé de ne pas maintenir les examens.La présidente de Lyon-2, Nathalie Dompnier, consultait lundi les responsables des différentes filières afin de définir de nouvelles modalités d'examen. Plusieurs pistes sont à l'étude : épreuves à distance, écrits transformés en oraux ou report sur la deuxième session.• AIX-MARSEILLE :Les examens prévus lundi pour environ 700 étudiants ont également été annulés par la direction de l'Université Aix-Marseille, après le blocage d'un site universitaire sur la Canebière par des opposants à la réforme de l'accès à l'université. Vers 9h, des policiers ont repoussé les 60 à 80 jeunes qui bloquaient l'entrée de la faculté de droit et d'économie, où avaient été délocalisées de épreuves de sciences, a constaté l'AFP.Face au risque de "trouble à l'ordre public", la direction de l'université a décidé d'annuler les examens prévus. Sur la Canebière, sur les fenêtres de la porte d'entrée du site gardé par les forces de l'ordre, des feuilles A4 annonçant l'annulation de ces examens prévus à 8h30 ont été affichées.Après le déblocage de l'établissement, une trentaine de militants syndicalistes cheminots et dockers sont venus afficher leur soutien aux étudiants grévistes. Accueillis par une clameur, ils se sont postés en première ligne face aux policiers qui gardaient toujours vers 10H00 l'entrée du site.• RENNES 2 :Bloquée depuis début avril, l'université de Rennes 2 a été évacuée lundi par les forces de l'ordre "dans le calme et sans incident", a annoncé son président Olivier David. "Après plus de quatre semaines de blocage de l'établissement, j'ai dû faire appel aux forces de l'ordre pour procéder à l'évacuation des locaux occupés depuis le début du mois d'avril. L'intervention a eu lieu ce lundi 14 mai à 04H30. Elle s'est déroulée dans le calme et sans incident", déclare-t-il dans un communiqué.Les occupants affirment pour leur part sur Twitter que "l'intervention a eu lieu à 5h" et que "tout le monde va bien". L'Unef de son côté condamne "fermement la lâcheté de l'intervention policière qui a eu lieu cette nuit". "Nous prenons acte que la direction de l'université n'a donc aucune parole, participant elle-même à l'évacuation", écrit le syndicat étudiant sur Twitter.Olivier David avait évoqué le 17 avril la possibilité de recourir à la force publique au lendemain d'un vote qui avait reconduit le blocage, en présence de 4.000 à 5.000 étudiants. La décision de faire évacuer Rennes 2, qui compte 25.000 étudiants, 700 enseignants et 900 professionnels administratifs, "s'est imposée suite à l'impossibilité de négocier avec l'Assemblée générale étudiante et les organisations représentatives des étudiants", justifie le président."La reprise rapide de l'activité doit nous permettre de redonner accès aux personnels à leur lieu de travail, aux étudiant.e.s à leur lieu d'études, et de préparer en priorité l'organisation des examens, prévus du 17 au 28 mai prochains", selon lui.
Plusieurs individus ont séquestré les employés d'une banque près Champs-Élysées mardi 22 janvier. Ils ont quitté les lieux en fin de matinée, après avoir vidé plusieurs coffres. Selon les pompiers de Paris, deux personnes ont été légèrement blessées.
Un braquage de banque a eu lieu ce mardi matin 22 janvier en plein Paris, près de la luxueuse avenue des Champs-Élysées. Plusieurs malfaiteurs, quatre selon BFMTV et trois selon Le Parisien, ont fait irruption dans l'établissement en début de matinée. Il s'agit de la banque Milleis, située à quelques centaines de mètres du palais de l'Élysée.Arrivés aux alentours de 8h30, le groupe aurait quitté les lieux vers midi après avoir séquestré les gens à l'intérieur, qui ont été aspergés d'un liquide dont la nature reste à déterminer, selon l'AFP."Plusieurs individus ont profité de l'ouverture de la banque pour prendre en otage plusieurs salariés. À ce moment-là, ils ont mis une affiche devant la porte disant que la banque était fermée. Ils ont profité de ce temps là pour forcer les coffres de particuliers usagers de la banque. Une fois leur méfait réalisé, ils ont laissé les salariés séquestrés dans la banque qui ont pu se libérer à midi et prévenir la police", a expliqué à BFMTV Eddy Sid, porte-parole du syndica SGP Police FO. L'AFP précise qu'ils ont réussi à ouvrir une trentaine de coffres, avant de prendre la fuite. Le préjudice n'était pas connu dans l'immédiat. Selon les pompiers de Paris, deux personnes séquestrées, ont été légèrement blessées lors du braquage, rapporte BFMTV. L'enquête a été confiée à la BRB (brigade de répression du banditisme) de la police judiciaire parisienne.
Annie Chapelier a expliqué qu'elle ne se reconnaissait "plus en rien" dans le mouvement macroniste.
L'annonce d'Annie Chapelier rallonge le nombre de défections récentes au sein du parti macroniste. Dans un communiqué ce lundi, la députée du Gard et présidente de l'association interparlementaire France-Canada explique qu'elle resterait toutefois apparentée au groupe majoritaire. "Je choisis de quitter La République en Marche, parti dans lequel ne se retrouve plus aucune des valeurs qui ont été à l'origine de mon engagement", a indiqué l'élue.Le groupe majoritaire a enregistré depuis le début de la législature en 2017 une dizaine de départs secs, et quelques passages de membres à part entière à apparentés. Annie Chapelier, membre de la commission des Affaires étrangères, assure que son engagement auprès d'Emmanuel Macron "reste total". Mais elle dénonce "un mouvement hors sol, indifférent aux territoires et clivant les députés en deux groupes: d'un côté des apparatchiks, petits chefs plus ou moins autoproclamés et, de l'autre, une masse, insignifiante à leurs yeux à qui on demande une allégeance et une obéissance aveugles".A l'occasion d'un bilanInfirmière anesthésiste de profession, Annie Chapelier, qui revendique l'engagement "d'une citoyenne en politique", a expliqué avoir pris sa décision "mûrement réfléchie" à l'occasion d'un bilan de mi-mandat, récusant tout enjeu local, lié notamment aux élections municipales. Le mouvement devait fonctionner différemment "avec l'intelligence collective, la participation citoyenne", mais le parti ressemble à "n'importe quel autre", a-t-elle déploré."On a mis à la mode des mots comme 'disruptif' et 'bienveillance'. Où sont passés tous ces termes?", s'est encore interrogée la députée.Elle assure soutenir le programme du chef de l'Etat, "en particulier la réforme des retraites", mais estime que le mouvement en "manque la mise en oeuvre", n'arrivant pas à se "faire comprendre". Elle juge aussi l'enjeu climatique "insuffisamment pris en compte".
La brigade de recherche de la gendarmerie en charge de l'enquête va lancer un appel à témoin pour tenter d'identifier les auteurs de ces délits.
Deux véhicules de type 4X4 appartenant aux sapeurs-pompiers de la Loire, qui venaient d'être volés à la caserne de Montbrison, ont été incendiés volontairement dans la nuit de samedi à dimanche 30 décembre.Vers 21h, un premier véhicule 4X4, utilisé par le chef de groupe des sapeurs-pompiers de Montbrison, a été volé dans la caserne de cette sous-préfecture du Forez, alors que les soldats du feu étaient au même moment en intervention. Des véhicules incendiés Avec l'aide d'un riverain, cette voiture de liaison a été rapidement retrouvée incendiée à proximité de l'hôpital de cette ville de 15.000 habitants.Dans le même temps, un autre véhicule était dérobé au sein de la caserne. Ce 4X4 servant à l'assistance médicale a lui été retrouvé dimanche matin à Montbrison par une patrouille de la gendarmerie, également endommagé et en partie incendié. Les deux véhicules volés sont déclarés "hors d'usage". Un appel à témoin La brigade de recherche de la gendarmerie en charge de l'enquête va lancer un appel à témoin pour tenter d'identifier les auteurs de ces délits "particulièrement choquants, s'agissant de véhicules de secours", a précisé à l'AFP un enquêteur.Dans le même département, un homme d'une vingtaine d'années s'est tué le 14 septembre dernier sur l'autoroute A47, à la hauteur de Saint-Chamond, en perdant le contrôle d'un camion de pompiers qu'il avait volé quelques heures plus tôt dans une caserne de Lyon.
Malgré son jeune âge, Bastien a sauvé deux hommes qui étaient en train de se noyer dans la mer Méditerranée, près de La Croix-Valmer (Var).
"On est toujours fier de ses enfants, mais là on l'est d'autant plus", assure Nathalie, la mère de Bastien, 13 ans, habitant près de Lyon. Mardi 21 août, le jeune homme a sauvé deux hommes de la noyade en mer, à La Croix-Valmer, dans le Var, note RTL. Posté debout sur son paddle qu'il avait eu à Noël, l'adolescent vogue sur la mer Méditerranée mardi matin, profitant de ses vacances en famille. À un moment, il aperçoit un homme qui lui fait de grands signes et lui dit : "J'ai besoin de ton aide, il y a quelqu'un qui se noie".Courageux, Bastien rame vers la personne en train de se noyer, qui tentait en fait de se suicider. "Je n'avais pas vu qu'il avait un seau, une corde. Au début, je me suis dit qu'il était en train de regarder les fonds marins", explique Bastien. L'homme avait accroché un sceau rempli de pierres autour de son cou. Malgré ses 13 ans, son mètre 50 et ses 34 kilos, le jeune adolescent arrive à sauver cet homme d'une quarantaine d'années en le hissant sur les rochers. Il est alors à nouveau interpellé par le premier homme, qui a du mal à nager. C'est le deuxième sauvetage de Bastien. L'adolescent arrive au niveau de l'homme et lui permet de s'accrocher à son paddle. Ensemble, ils retournent alors sur le rivage de la plage, sains et saufs. Ces deux actes héroïques ont été salués par la ville de La Croix-Valmer, qui a décerné une médaille à Bastien. L'homme qui se noyait, les pompiers, les gendarmes, les maîtres-nageurs sauveteurs et le SAMU ont aussi tenu à féliciter l'adolescent pour sa bravoure et son héroïsme.
Prévue pour 2019 par le gouvernement, la mise en place d'un service obligatoire d'un mois minimum gagne en popularité.
L'idée fait tranquillement son chemin dans l'opinion publique. Selon un sondage réalisé pour Franceinfo et Le Figaro et publié vendredi 13 juillet, 65% des Français interrogés se disent favorables à l'instauration du Service national universel (SNU) obligatoire. Cette part est en progression de 6 points en comparaison à l'an dernier, où seulement 59% des sondés approuvaient la mesure."300.000 à 400.000" jeunes par anFin juin, le gouvernement a annoncé qu'il allait progressivement mettre en place, à partir de l'été 2019, un service national universel composé d'une première phase obligatoire d'un mois, puis d'une éventuelle mission facultative de trois à douze mois, "pour ceux qui ont envie de s'engager davantage encore". "Je tiens à cette réforme de société que sera le service national universel", et "la communauté militaire aura un rôle à jouer", a déclaré Emmanuel Macron vendredi 13 juillet, dans un hommage appuyé aux armées. Le gouvernement lance le service national universel - On va plus loin (27/06/2018)par Public SénatSelon Yannick Blanc, président de l'Agence du service civique, 300.000 à 400.000 jeunes par an, soit la moitié d'une classe d'âge, pourraient d'ici quelques années se porter volontaires pour effectuer un service civique, dans le cadre du futur SNU. "Il faut que la société toute entière s'approprie le dispositif, il faut partir de l'expérience réussie pour dire qu'on peut accueillir des jeunes un peu partout dans la société", estime t-il.
De la tête aux orteils, en passant par les poumons et même les reins: chaque semaine la liste des symptômes provoqués par le nouveau coronavirus s'allonge et peu d'organes semblent épargnés par cette maladie dont les formes varient de bénignes à graves.
En l'espace de trois mois, ce qui avait commencé comme une grippe classique s'est transformé en un catalogue de syndromes qui dans leurs formes les plus sévères peuvent déclencher ces désormais fameuses "tempêtes de cytokine", un emballement de la réaction immunitaire pouvant entraîner la mort.Il n'est pas rare qu'un virus provoque autant de manifestations, mais certains symptômes du SARS-CoV-2, comme la perte d'odorat ou la formation de caillots sanguins, semblent bien spécifiques à cette épidémie."La plupart des virus peuvent endommager les tissus là où ils se reproduisent ou provoquer des dommages collatéraux du système immunitaire qui combat l'infection", explique Jeremy Rossman, expert en virologie à l'Université britannique du Kent.Les médecins soupçonnent le Covid-19 d'être responsable de l'hospitalisation de plusieurs dizaines d'enfants à New York, Londres et Paris présentant des états inflammatoires "multi-systémiques" rares, évoquant une forme atypique de la maladie de Kawasaki ou un syndrome du choc toxique, qui s'attaque aux parois des artères et peut provoquer une défaillance d'organes.Des dizaines d'études médicales ont décrit d'autres conséquences potentiellement létales de la maladie, dont des accidents vasculaires cérébraux et des atteintes cardiaques.Des chercheurs de l'Université de médecine de Nanjing (Chine) ont rapporté des cas de patients ayant développé des complications urinaires et des atteintes rénales aigües.Ils ont observé des bouleversements dans les hormones sexuelles mâles, conseillant aux hommes jeunes désireux d'avoir des enfants de consulter une fois guéris.- "Se méfier d'à peu près tout" -Cet éventail de symptômes est-il unique ? Pas forcément. "Dans une maladie courante, les complications, même rares, arriveront fréquemment", décrypte pour l'AFP Babak Javid spécialiste des maladies infectieuses du Centre hospitalier universitaire de Cambridge.Plus de 4 millions de cas ont été déclarés dans le monde, mais le vrai nombre d'infections "pourrait atteindre des dizaines, voire centaines de millions", selon M. Javid. "Si une personne sur mille, même sur dix mille, développe des complications, cela fait quand même des milliers de gens".Les médecins généralistes, en première ligne, ont été les premiers à tenter de dégager des schémas dans l'évolution de l'épidémie."On nous avait dit au début: fièvre, maux de tête, petite toux. On nous a rajouté: nez qui coule, gorge qui gratte. Ensuite, c'étaient les symptômes digestifs: diarrhée, maux de ventre", se souvient Sylvie Monnoye, médecin de famille à Paris.Puis douleurs dans la cage thoracique, perte du goût et de l'odorat, liaisons cutanées comme l'urticaire ou des engelures sur les orteils, troubles neurologiques... "On a commencé à se dire qu'il fallait se méfier d'à peu près tout", commente le Dr Monnoye.- Lenteur des autorités sanitaires -Ces témoignages sont confortés par un rapport interne du Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) aux Etats-Unis, qui a analysé les symptômes sur 2.591 patients hospitalisés entre le 1er mars et le 1er mai.Les trois quarts des patients avaient des frissons, de la fièvre et/ou de la toux, et presque autant des difficultés respiratoires, symptômes les plus courants du nouveau coronavirus.Près d'un tiers se plaignait de courbatures, idem pour la diarrhée; un quart des nausées ou des vomissements. Quelque 18% avaient des maux de tête, 10 à 15% des atteintes pulmonaires ou abdominales, le nez qui coule, des maux de gorge.Or, jusqu'à la fin avril, le CDC n'avait listé que trois symptômes: toux, fièvre et difficultés respiratoires. Son site internet a été actualisé depuis mais n'en a ajouté que quelques uns: frissons, courbatures, maux de tête, perte d'odorat. Les autorités sanitaires françaises en ont fait de même début mai.- Caillots sanguins, défaillance des reins-La perte de l'odorat (anosmie) et du goût (agueusie) n'a été repérée que chez 3,5% des patients de la cohorte de la CDC, mais les experts pensent que ces symptômes sont plus répandus chez des cas moins sévères.L'anosmie et l'agueusie surviennent rarement avec d'autres virus. Tout comme l'apparition de caillots sanguins, que des études ont relié à des problèmes cardiaques, des thromboses hépatiques, des embolies pulmonaires et des lésions cérébrales chez des patients du Covid-19. "Quand un malade du Covid-19 est très atteint, il peut avoir des problèmes de caillots sanguins, qui semblent bien plus fréquents qu'avec d'autres virus", selon Babak Javid, qui conclut: "comparé à la grippe, vous avez plus de chances de devenir très malade et de mourir".
L'instance nationale chargée de la protection des données personnelles a émis des réserves quant à une disposition prévue dans le projet de loi de finances 2020, qui ouvre la porte à la collecte de données à caractère personnel publiées sur internet. Ce dispositif présente "des enjeux très particuliers du point de vue des libertés", prévient la Commission nationale informatique et libertés (Cnil).
Le budget 2020 va créer un dispositif expérimental de lutte contre la fraude fiscale, pour assister les services de Bercy. Cette nouvelle mesure a fait réagir la Cnil, gendarme français des données personnelles, qui a précisé sa position sur le principe de permettre la collecte de données sur les plateformes numériques, afin de détecter d'éventuelles fraudes.Facebook, Twitter, Le Bon Coin...Ce dispositif "inédit", basé sur l'article 57 du projet de loi de finances, permet "le développement d'algorithmes pour améliorer le ciblage des contrôles fiscaux" à partir de l'exploitation de données issues d'une "collecte générale préalable de données" d'une majorité d'internautes, a expliqué la commission. Sa mise en œuvre est "susceptible de porter atteinte à la liberté d'opinion et d'expression" des personnes concernées, a-t-elle averti dans un avis rendu public lundi 30 septembre.L'article 57 du projet de loi de finances, présenté lundi devant le Parlement, doit permettre, au titre d'une expérimentation de trois ans, à l'administration fiscale et aux douanes de collecter les données "librement accessibles" rendues publiques sur les réseaux sociaux ainsi que sur les plateformes numériques (par exemple Facebook, Le Bon Coin, Twitter, etc.) puis de les analyser à l'aide de traitements "informatisés", selon le communiqué de la commission. "Réservée quant à l'efficience ainsi qu'à la faisabilité technique d'un tel dispositif", la Cnil appelle le législateur à l'accompagner de "garanties fortes" et demande son "évaluation rigoureuse". La commission regrette par ailleurs "vivement" d'avoir dû se prononcer dans des conditions d'urgence compte tenu des "enjeux associés à la collecte massive de données" et des "impacts substantiels s'agissant de la vie privée des personnes concernées".
Manuel Valls a été pris à partie lors d'un déplacement dans le village de Lamballe (Côtes-d'Armor), ce mardi 17 janvier. Un homme de vingtaine d'années a été interpellé pour avoir tenté de gifler l'ancien Premier ministre.Cela fait partie des accrocs de campagne.
L'ancien patron de Matignon et candidat à la primaire de la gauche a reçu l'accueil hostile d'un individu d'une vingtaine d'années, après avoir rencontré les élus du village costarmoricain de Lamballe, ce mardi 17 janvier. En sortant de la mairie de la commune, Manuel Valls a été la cible d'un assaillant qui lui a asséné un coup au visage, avant d'être aussitôt plaqué au sol et maîtrisé par les services d'ordre. La scène a été capturée et mise en ligne par Le Télégramme. Selon BFMTV, le jeune homme interpellé serait âgé de 19 ans. Après cette sortie mouvementée, le Premier ministre a ensuite poursuivi sa journée de campagne avec la visite d'une ressourcerie (établissement spécialisé dans le recyclage), avant de rencontrer des militants socialistes en fin de journée."Rien, et surtout pas la violence, ne m'empêchera d'aller vers les Français. Je suis déterminé à leur parler et à faire gagner la gauche", a réagi l'ex-chef du gouvernement, signant personnellement d'un "MV"."C'est évidemment inacceptable et intolérable", a réagi de son côté son porte-parole Olivier Dussopt. "Ceci étant, Manuel Valls ne veut surtout pas ralentir ou changer sa campagne et, en gros, on ne veut pas y passer la semaine", a-t-il ajouté, estimant qu'il ne s'agissait que d'"un fait de campagne".
David Hallyday, fils du chanteur Johnny Hallyday mort en 2017, renonce à la succession de son père, a indiqué vendredi son avocat, alors que l'héritage de la star était au cœur d'une longue bataille entre sa veuve et ses aînés Laura Smet et David Hallyday.
David Hallyday "a renoncé à la succession de son père" et "nous nous désistons de toute instance judiciaire", a affirmé à l'AFP Me Pierre-Jean Douvier, confirmant une information parue dans le quotidien Le Figaro. "David ne reçoit rien, que ce soit patrimonialement ou financièrement et il ne demande rien. Il n'a pas reçu d'objets symboliques", précise l'avocat."Désormais la page est tournée et David regarde l'avenir avec le retour de la sérénité", poursuit-il.Mi-juillet, Laeticia Hallyday, veuve du chanteur, affirmait dans Paris Match que l'héritage de la rock star était "du patrimoine, peu de trésorerie et beaucoup de dettes".L'avocat de Laeticia Hallyday a annoncé le 3 juillet la conclusion d'un "accord définitif" entre la veuve de Johnny et Laura Smet, fille de Johnny, qui avait la première saisi la justice pour contester le testament de son père rédigé aux Etats-Unis.Cet accord, dont les détails n'avaient pas été dévoilés, a mis fin à plus de deux ans de procédure devant les tribunaux.
La gendarmerie nationale a lancé un appel à témoin pour tenter de retrouver un adolescent de 17 ans. Le lycéen a disparu il y a plus d'une semaine à Bourg-Saint-Bernard, près de Toulouse, rapporte 20 Minutes.
Le jeune garçon a disparu depuis le 13 février dernier. Il a été vu pour la dernière fois alors qu'il quittait le domicile familial, vers 8h15, à Bourg-Saint-Bernard. Ce village de 1 000 habitants est situé à 25 kilomètres de Toulouse, à la limite entre la Haute-Garonne et le Tarn.L'adolescent qui devait se rendre chez un ami à Toulouse est de corpulence mince, les cheveux bruns nattés, les yeux marron, et mesure 1,80 mètre, indique 20 Minutes. Au moment de sa disparition, la gendarmerie précise qu'il portait des baskets kaki, un pantalon de survêtement noir, et un sweat marron clair. Il était également vêtu d'une vieille veste grise avec une capuche bordée de fourrure.Toute personne susceptible d'apporter des informations est invitée à contacter la brigade de gendarmerie de Balma, au 05 62 57 75 80, ou à composer le 17.
BEST-OF POLITIQUE. La gestion des événements du 1er mai par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, notamment l'intrusion de manifestants dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, ont été très commentés cette semaine.
Le 1er mai, dans la soirée, le ministre de l'Intérieur, en déplacement à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, a affirmé que celui-ci avait été "attaqué" par des "black blocs" en marge de la manifestation syndicale. Des images diffusées le lendemain sur les réseaux sociaux ont contredit cette version. Vendredi, le ministre a reconnu qu'il "n'aurait pas dû employer le terme attaque" et sue le terme d'"intrusion violente" était "plus adapté".
Invité de France Inter lundi 17 juin, date de début du baccalauréat 2019, le ministre de l'Éducation nationale a assuré que la grève de la surveillance ne perturberait pas les épreuves.
"Les épreuves (du baccalauréat) vont se passer normalement". Invité de la matinale de France Inter, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a voulu rassurer, alors que la session 2019 du baccalauréat début lundi 17 juin, avec la traditionnelle épreuve de philosophie. La menace planait depuis plusieurs jours sur le bon déroulement de l'épreuve en raison d'une grève appelée par des syndicats d'enseignants. Un mouvement suivi par environ 5% des professeurs selon une première estimation du ministre. Pour parer à toute éventualité, le ministère avait prévu un tiers de surveillants en plus, selon les établissements. Une grève "pas très acceptable"Si la grève ne devrait pas perturber les épreuves, le ministre garde en travers de la gorge l'appel de certains syndicats. "Le fait qu'elle soit le jour du bac n'est pas très acceptable. Sur le fond, elle est aussi assez incompréhensible. On parle beaucoup des rémunérations mais je n'ai cessé de dire que nous allions y travailler. Donc, je n'ai pas besoin de pression pour travailler sur ce point." Le mouvement pourrait être reconduit au mardi, tandis que certains enseignants appellent à une grève de la correction des copies. Un scénario qui révulse le ministre, appelant au respect des élèves. "Je pense que personne n'a envie de faire du tort aux élèves pour défendre son point de vue. (...) Certains syndicats, pas tous, développent une agressivité totalement décalée par rapport au travail qu'on est en train de mener."
Sur le plan pratique, la fin de la déclaration de revenu ne posera que peu de problèmes à l'administration fiscale, selon une spécialiste.
La traditionnelle déclaration de revenu vit peut-être ses derniers instants, si l'on en croit les déclarations du ministre de l'Action et des comptes publics. Gérald Darmanin a en effet confié qu'il en annoncera "sûrement" le fin l'année prochaine, rapporte Le Figaro jeudi 21 mars."L'année prochaine, j'annoncerai sûrement qu'on mettra fin à la déclaration d'impôt", a déclaré mardi le ministre devant les étudiants de l'ESSEC, selon un tweet des organisateurs de l'événement "Mardis de l'ESSEC". Contacté par Le Figaro, l'entourage de Gérald Darmanin a confirmé ses propos : "la fin de la déclaration obligatoire pour tous est un progrès envisageable à moyen terme", grâce à la mise en place du prélèvement à la source (PAS).Sur le plan pratique, l'administration fiscale peut se passer de la déclaration de revenus, indique Le Figaro, qui cite l'avocate Gaëlle Menu-Lejeune. "Pour les salariés, dont les rémunérations sont prélevées directement par l'employeur dans le cadre du PAS, ainsi que pour les revenus de capitaux immobiliers et certains plus-values, c'est tout à fait possible de se passer de déclaration, a-t-elle expliqué. Pour les autres revenus, et notamment les indépendants, une évolution rapide semble plus difficile." Pour permettre cette réforme, il faudra cependant mettre en place un dispositif pour permettre de porter à la connaissance du fisc les charges déductibles à l'impôt sur le revenu.
Invitée à s'exprimer sur le plateau de France 2, Sylvie Vartan a fait part de son sentiment sur la polémique qui entoure le testament de son ex-mari. L'occasion également d'afficher son soutien à son fils et d'expliquer sa relation avec Laeticia.
Au cœur de la brouille qui divise le clan Hallyday, Sylvie Vartan s'est exprimée pour la première fois, ce dimanche. Invité dans l'émission 19h le dimanche, présenté par Laurent Delahousse, celle qui a partagé vingt années de vie commune avec Johnny Hallyday est revenue sur son idylle avec l'idole yéyé et l'épineuse question de l'héritage qui touche leur fils commun, David. Un tumulte autour de la succession, qui agite la sphère médiatique et juridique depuis plusieurs jours. "J'ai beaucoup de mal à croire que l'homme que j'ai connu ait pu réécrire son histoire et renier son sang", évoque-t-elle au court de l'entretien. Avant d'évoquer la position du fils, qu'elle a eu avec l'icône yéyé : "C'est inimaginable, la violence et le reniement d'un père". "David est meurtri, blessé et je le comprends", tranche-t-elle. Si la chanteuse a assuré n'avoir jamais discuté du testament avec son mari, elle regrette l'emballement public de ces derniers jours."Depuis que j'ai 18 ans, je suis sous les lumières artificielles", affirme celle qui doit se produire au Grand Rex, ces prochaines heures. Avant d'évoquer, amère: "Mais je n'aime pas venir comme ça parler de mon intimité". Un propos qu'elle n'aura de cesse de défendre, notamment depuis les récentes publications par la presse du testament de Johnny Hallyday. Un acte qu'elle juge "impudique", affirmant ne pas vouloir "céder à l'hémorragie médiatique".Si elle espère que la justice fera son travail, elle n'a en revanche voulu se livrer à aucun commentaire sur Laeticia Hallyday, unique exécutrice testamentaire. Ou presque. "Je n'ai rien à dire à Laeticia", tranche la première épouse du défunt. Elle explique alors "avoir toujours eu des rapports courtois avec elle", avant d'expliquer "qu'aujourd'hui, la donne est différente."Un malaise qu'elle a également vécu lors des obsèques à l'église de la Madeleine, le 9 décembre. "Je savais bien qu'il fallait organiser des obsèques, mais j'ai trouvé qu'il y avait un côté organisation du spectacle", commente Sylvie Vartan.
En plus des autorités, Christophe Castaner a indiqué que de nouvelles professions auront le droit de sanctionner les personnes enfreignant les règles de l'état d'urgence sanitaire.
Verbaliser ne sera plus la prérogative unique des forces de l'ordre après le 11 mai. Dans le cadre de la prolongation de l'état d'urgence sanitaire, plusieurs professions auront cette compétence. "Les adjoints de sécurité, les gendarmes adjoints volontaires, les réservistes de la police et de la gendarmerie nationale ainsi que, et c'est important, les agents de sécurité assermentés dans les transports mais aussi les agents des services de l'autorité de la concurrence pour les commerces pourront constater le non respect des règles de l'urgence sanitaire et le sanctionner", a indiqué le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. "Le 11 mai, si les conditions sont réunies, la règle générale redeviendra la liberté de circulation et les Français n'auront plus à produire d'attestation pour sortir dans la rue", a assuré Christophe Castaner, à l'issue du Conseil des ministres qui a décidé la prolongation jusqu'au 24 juillet de l'état d'urgence sanitaire en France pour lutter contre la pandémie de coronavirus.Cependant, le port du masque sera rendu obligatoire dans les transports en commun, a rappelé le ministre et les commerces rouvriront sous conditions de respecter les gestes barrières.Pour ces raisons, "les adjoints de sécurité, les gendarmes adjoints volontaires, les réservistes de la police et de la gendarmerie nationale ainsi que, et c'est important, les agents de sécurité assermentés dans les transports mais aussi les agents des services de l'autorité de la concurrence pour les commerces pourront constater le non respect des règles de l'urgence sanitaire et le sanctionner", a-t-il détaillé."C'est un apport considérable, c'est une marque de confiance. C'est nous donner toutes les chances pour que le déconfinement se déroule dans les meilleures conditions sanitaires possibles", a précisé Christophe Castaner en appelant cependant au "civisme des Français"."Si certains contrôles seront encore nécessaires, nous comptons sur le civisme des Français et l'esprit de responsabilité", a-t-il ajouté. "C'est grâce à ce civisme et cet esprit de responsabilité que le confinement a été possible, c'est grâce à eux aussi que le déconfinement sera possible", selon Christophe Castaner."La lutte est dure, la lutte est âpre", a-t-il affirmé, estimant qu'"avec le respect du confinement nous avons pu sauver des milliers de vie". "Le 11 mai le moment sera venu de reprendre nos vies progressivement, patiemment, prudemment, apprendre à vivre avec le virus, voilà l'objectif des prochaines semaines, des prochains mois", a prévenu le ministre de l'Intérieur.
L'activiste russe a été remis en liberté sous contrôle judiciaire dans la soirée de mardi 18 février.
Piotr Pavlenski est sorti libre de sa garde à vue, mardi 18 février, après avoir été détenu depuis samedi après-midi après la diffusion de vidéos à caractère sexuel impliquant le désormais ex-candidat à la mairie de Paris Benjamin Griveaux. "Bien sûr, j'étais sûr que j'allais aller en prison", a t-il déclaré face aux caméras. "Pour moi, ça a été très bizarre et très surprenant quand la juge d'instruction m'a dit 'Ok, aujourd'hui, vous êtes libre'". Piotr Pavlenski sur l'affaire Griveaux: "J'étais sûr que j'allais aller en prison aujourd'hui, [ma libération] est surprenante"par BFMTVSa compagne Alexandra de Taddeo, destinataire initiale des vidéos de l'ancien porte-parole du gouvernement, a également été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire dans l'affaire Griveaux. Ce contrôle judiciaire leur interdit notamment de se rencontrer.Tous deux sont mis en examen pour "atteinte à l'intimité de la vie privée par enregistrement ou transmission de l'image d'une personne présentant un caractère sexuel" et "diffusion sans l'accord de la personne d'un enregistrement portant sur des paroles ou images à caractère sexuel et obtenues avec son consentement ou par elle-même".
Clémence Botino est "sous le choc". Miss France 2020 habite au 10 rue des Ternes, dans le 17e arrondissement de Paris, où un incendie à fait un mort dans la nuit du 3 au 4 juillet, rapporte Closer, tandis que Le Parisien revient sur le drame.
Sylvie Tellier n'a de son côté pas manqué de remercier les pompiers sur Instagram ce samedi.Un mort, deux blessés dans un état grave et dix blessés légers. Voici le triste bilan provisoire d'un incendie qui s'est déclaré vendredi 3 juillet, peu avant minuit dans un immeuble du 17 arrondissement de Paris. Situé au numéro 10 de l'avenue des Ternes, il abrite l'appartement dans lequel sont logées les Miss France. C'est donc là que Clémence Botino a posé ses valises pour un an, explique Closer. Samedi 4 juillet, Sylvie Tellier, la directrice du comité Miss France, a tenu à remercier les sapeurs-pompiers de Paris pour le sauvetage de Miss France 2020. Dans une story, elle ajoute : "Je voulais vous remercier pour tous vos messages de soutien. Clémence va très bien, elle est saine et sauve. Évidemment, elle est choquée par ce qui s'est passé cette nuit", avant de remercier les pompiers. Les échelles déployées le long de la façadeContactée par le magazine, Sylvie Tellier précise également que l'appartement occupé par la miss n'a pas été touché par les flammes. Née en Guadeloupe, Clémence Botino n'est rentrée à Paris qu'après le confinement. La jeune femme était partie se ressourcer quelques jours auprès de sa famille quand celui-ci a été mis en place afin de contenir l'épidémie de coronavirus.La personne décédée dans l'incendie est une femme âgée, habitant au quatrième étage, explique Le Parisien. Elle n'a pas pu être sauvée par les 130 pompiers mobilisés par cette intervention. Dix-huit autres occupants ont quant à eux pu être sauvés, grâce au déploiement d'échelles le long de la façade de la cour intérieure de l'immeuble. Pour le moment, les causes de l'incendie ne sont pas déterminées. Une enquête est en cours.
Tous les suspects n'ont pas le même niveau d'implication et ont été placés en garde à vue dans une autre ville.
C'est une vidéo d'allégeance au groupe État islamique qui a tout déclenché. Sept membres d'une famille d'origine syrienne ont été arrêtés mardi 30 octobre au Mans dans le cadre d'une enquête antiterroriste , a-t-on appris de sources judiciaire et proches du dossier, confirmant une information du Maine Libre.Ces personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre d'une enquête préliminaire pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" ouverte par le parquet de Paris et confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a précisé la source judiciaire. L'opération a été menée pas plusieurs dizaines de policiers encagoulés et lourdement armés, accompagnés de collègues en civil, précise le Maine Libre."Il ne s'agit pas à ce stade d'un projet d'attaque", a indiqué une source proche du dossier. "L'enquête concerne la mise en ligne de vidéos mettant en scène un individu prêtant allégeance au groupe État islamique", a indiqué cette source, citée par le quotidien local.
Le choix d'AirBnb comme sponsor du Comité international olympique est "totalement irrespectueux envers les professionnels de l'hôtellerie", estime l'Umih, principale organisation patronale du secteur de l'hôtellerie-restauration.
Le partenariat entre Airnb et le Comité international olympique (CIO) fait couler beaucoup d'encre. Le géant de la location de logements entre particuliers est en effet désormais l'un des principaux sponsors des Jeux olympiques, et ce jusqu'à 2028. Il couvrira donc les JO de 2024 à Paris. En guerre avec la plateforme depuis plusieurs mois, la maire de la capitale Anne Hidalgo s'est engagée à organiser un référendum sur la question après les élections. Ce mercredi, les hôteliers ont également mis la pression sur le CIO, en annonçant mercredi 20 novembre en marge du 67e congrès de l'Umih, principale organisation patronale du secteur, qu'ils "suspendaient leur participation" à l'organisation de l'événement. "Déjà la plateforme rechigne à transmettre la taxe de séjour avec des adresses claires et des contribuables identifiés comme la loi l'y oblige, à compter du 1er janvier", a dénoncé Laurent Duc, président de l'Umih Hôtellerie. Courroucés, "les hôteliers vont suspendre leur participation à l'organisation des JO 2024", a-t-il annoncé à l'AFP. Concrètement, ils ne siégeront plus aux réunions préparatoires, dans l'attente d'une clarification, a précisé l'Umih."Où est la moralité?"Le comité d'organisation des Jeux olympiques (Cojo) de Paris-2024 négocie avec l'Umih depuis des mois pour réserver des lots de chambres afin de loger les quelque 200 délégations de sportifs et leurs équipes, ainsi que la presse des pays participant à l'événement, à Paris et dans huit métropoles régionales. Au total 618 hôtels ont été retenus. Mais le choix d'AirBnb comme sponsor est "totalement irrespectueux envers les professionnels de l'hôtellerie", très impliqués dans cette phase préparatoire, estime l'Umih. D'autant plus que selon elle "l'offre hôtelière parisienne et francilienne était un atout dans le dossier de candidature de la ville de Paris".Celle-ci a par ailleurs rapidement exprimé mercredi son soutien aux hôteliers, jugeant "normal" leur "cri d'alarme" face à la "déstabilisation" générale provoquée par la plateforme et réclamant une nouvelle fois "une réponse politique" pour mieux protéger les hôtels.Il y a un an, l'Umih a assigné Airbnb devant le tribunal de commerce de Paris pour "concurrence déloyale", l'accusant de laisser en ligne des annonces litigieuses : locations dépassant la durée légale de 120 jours par an, non déclarées ou sous-locations abusives."Où est la moralité?", s'est interrogé mercredi Roland Héguy, président de l'Umih, jugeant "outrageux de faire de cette entreprise qui joue de la déréglementation dans tous les pays du monde un partenaire mondial du CIO". De son côté, le GNI, qui représente les indépendants de l'hôtellerie et de la restauration, a estimé qu'Airbnb, qui "ne respecte pas les règles, doit être disqualifié!" et affirmé son intention de saisir le Comité d'éthique du CIO ainsi que le comité d'organisation des JO de Paris-2024. Les meublés touristiques, grands gagnants des JOAirbnb a affirmé mercredi que "cet accord historique vise à permettre aux villes hôtes d'accueillir les Jeux de manière plus locale, authentique et durable". Rappelant avoir déjà soutenu les Jeux olympiques Rio 2016 et les Jeux olympiques d'hiver PyeongChang 2018 en tant que sponsor national, la plateforme a assuré, dans une déclaration à l'AFP, que ses "valeurs sont en phase avec celles du mouvement olympique".Ce contrat, évalué par des médias spécialisés à environ 500 millions de dollars (450 millions d'euros), permettra à la plateforme d'afficher sa marque aux abords des sites de compétition à Paris.La concurrence des plateformes de locations touristiques entre particuliers était déjà au cœur des préoccupations des hôteliers. "Si c'était un match de foot, le score serait de 1 but pour les hôtels, contre 9 pour les meublés touristiques", a déclaré mercredi Alexandre Coulon, fondateur de la start-up Trackeet, venu présenter son logiciel de "mise en conformité du parc locatif saisonnier et d'aide à la collecte de la taxe de séjour".Selon Trackeet, 12 plateformes (Airbnb mais aussi Abritel, LeBonCoin, Tripadvisor, VivaWeek, ParuVendu, Se Loger, PAP...) proposent 2,14 millions d'annonces depuis novembre 2018, soit près de dix fois l'offre des hôtels classés, qui s'élève à 250.000 chambres. Dont près de 877.000 pour Airbnb seul. Et sur les 52 villes ayant mis en place un numéro d'enregistrement pour mieux déclarer ces locations, le taux d'annonces légales ne dépasse pas 47%, la capitale étant à 42%, selon ses pointages fin octobre. La Ville de Paris a assigné en justice la plateforme, passible d'une amende de 12,5 millions d'euros pour avoir mis en ligne 1.000 logements non enregistrés. Certains des litiges sont suspendus à une décision de la Cour de justice de l'Union européenne qui devrait se prononcer au premier semestre 2020.
Se placer en arrêt maladie pour faire grève est "illégal", a assuré Édouard Philippe.
Alors que les négociations reprennent entre gouvernement et syndicat sur la réforme des retraites, Édouard Philippe s'est dit "ouvert à des discussions sur beaucoup de sujets", mardi 7 janvier. Toutefois, il a rappelé que les personnes se mettant "en arrêt maladie pour faire grève" se plaçaient dans l'illégalité. Sur RTL, le Premier ministre a assuré avoir demandé à la RATP et à la SNCF de renforcer leurs contrôles. "Ceux qui souhaiteraient se placer en arrêt maladie pour faire grève, se placeraient dans une situation qui est illégale", a expliqué M. Philippe."J'ai demandé à la SNCF et la RATP d'accélérer et d'accroître leurs contrôles -elles ont le droit de le faire- sur ceux qui, pour certains, donnaient le sentiment d'utiliser la possibilité de se placer en arrêt maladie pour faire grève."Selon Le Parisien, les arrêts maladie chez les conducteurs du métro parisien ont bondi depuis le 5 décembre. Chez les quelque 3.000 conducteurs des 16 lignes de métro parisien, les arrêts de travail "ont bondi, parfois, de plus de 300 % entre la première quinzaine de décembre 2018 et celle de 2019", écrit le quotidien. Dans le détail, entre les 10 et 16 décembre 2018, il y a eu 141 arrêts maladie en moyenne par jour, contre 446 entre les 9 et 15 décembre 2019, soit une hausse de + 200 %.Entre le 17 et 20 décembre 2018, il y a eu 137 arrêts par jour, contre 578 entre les 16 et 19 décembre de cette année, soit une augmentation de +321%. Le 15e jour de grève, le 19 décembre, un pic a été atteint avec 646 arrêts maladies déposés.Contactée par Le Parisien, la direction de la RATP confirme ces chiffres mais ne souhaite pas les commenter. "Je ne suis pas au courant de ces statistiques", assure par ailleurs Baptiste Arsale, secrétaire général de l'Unsa-Transport, syndicat majoritaire à la RATP. "D'où viennent ces chiffres?, s'agace un autre syndicaliste. Le gouvernement et la direction sont prêts à tout pour décrédibiliser le mouvement. Les arrêts maladies, ce sont des médecins qui les délivrent, pas les agents de la RATP", rappelle-t-il.
Dans un parc de Belgrade, un groupe de garçons, assis sur l'herbe, profite du soleil, mais il ne s'agit pas d'un pique-nique.
Ce sont des "mineurs non accompagnés", le nom officiel donné à une des catégories les plus vulnérables de migrants. Ils voyagent sur des milliers de kilomètres seuls, sans leurs proches, et doivent, en route, contacter des trafiquants pour franchir les frontières.Bien que la-dite "route des Balkans" ait officiellement été fermée en 2016, la région connaît une nouvelle vague de réfugiés qui affluent en dépit de la pandémie provoquée par le coronavirus.Quelque 30.000 ont été enregistrés en Serbie au premier semestre 2020, près de trois fois plus que l'année dernière.1.200 d'entre eux sont des mineurs, le plus jeune ayant tout juste sept ans.Dans le parc, un Afghan aux yeux verts, âgé de 14 ans, raconte qu'il a quitté son pays en février après que les talibans eurent tué son père, ses deux frères aînés et ses deux oncles."Ma mère a décidé que je devais partir", a dit à l'AFP Ahmed, dont le nom a été modifié pour les besoins de cette histoire.Six mois, 4.000 km, la plupart franchis à pied, et cinq Etats plus tard, le voilà en Serbie."Lorsqu'on est passé d'Afghanistan en Iran, nous avons pris la route des montagnes. Il neigeait, 12 personnes sont mortes de froid", se souvient l'adolescent d'une voix tremblante.- SSPT -Les jeunes comme Ahmed font face à d'innombrables dangers. Les trafiquants, les polices des frontières, trouver des endroits pour dormir dans des pays étrangers sont autant d'agissements porteurs de risques.Près d'un tiers ont subi des violences, physiques, psychologiques et sexuelles, selon des chiffres de Médecins sans frontières (MSF).Ils font état de "chantages, tortures et viols", a déclaré à l'AFP Natasa Toskic, une ancienne psychologue auprès de MSF.La majorité d'entre eux sont victimes de troubles d'anxiété, de dépression, d'abus de substances illicites, de problèmes liés à un comportement agressif ou auto-agressif."Ceux souffrant du SSPT (syndrome de stress post-traumatique) sont plus nombreux que ceux n'affichant aucun symptôme", a-t-elle précisé.Les centres d'accueil peuvent eux aussi être dangereux.En juin, une vidéo est apparue sur laquelle on voit des gardiens en train de frapper et de battre des mineurs dans le camp de Bogovadja, où un employé du centre social a la charge de 330 enfants.En mars, six migrants ont été arrêtés en Bosnie, soupçonnés de viol sur plusieurs mineurs dans un camp.- Violences policières -Les Balkans ont été traversés par des centaines de milliers de migrants depuis 2015. Bien que cet itinéraire soit officiellement fermé, les trafiquants trouvent le moyen de faire passer les réfugiés, parfois en entassant vingt d'entre eux dans une seule voiture.Belgrade est un centre majeur. De la capitale serbe, les passeurs envoie les migrants vers la Hongrie, la Croatie et la Bosnie voisines.Les prix montent jusqu'à plus de 8.000 euros par personne, les conduisant à contracter d'importantes dettes, note Vladimir Sjekloca, de l'ONG Centre pour la politique de crise et la réaction."Ils ne peuvent payer qu'une partie de la somme", dit-il a à l'AFP. En conséquence, certains abandonnent les jeunes sur place dans "une forme d'esclavage".Tous les enfants sollicités par l'AFP ont évoqué des violences policières lorsqu'ils ont été interceptés dans les zones frontalières, un fait que tous les pays de la région nient ou traitent comme des "incidents".La plupart de ces actes sont l'oeuvre des polices croate et hongroise, selon des témoignages réunis par l'ONG Réseau de surveillance des violences frontalières.En 2020, 40 incidents avec des groupes de migrants au sein desquels se trouvaient des mineurs, y compris un bébés de cinq mois, ont été signalés par cette organisation.- Rester en Serbie -Karox Pishtewan, un réfugié kurde, est arrivé en Serbie il y a trois ans, "la peur au ventre", âgé de 16 ans.Après un passage dans un orphelinat, il est un des rares à avoir obtenu un statut de réfugié en Serbie et est employé depuis en tant que traducteur dans une organisation de défense des droits de l'Homme. Aujourd'hui âgé de 19 ans, le jeune homme à la barbe taillée a maintenant son appartement à Belgrade."Partout en Europe c'est pareil, vous êtes le migrants et l'étranger", dit-il à l'AFP, expliquant qu'il s'efforce de persuader d'autres jeunes migrants de rester.Quand il est entré en Serbie, ce pays était salué pour son approche humaine de la crise des migrants, à la différence des Etats voisins qui érigeaient des clôtures à leurs frontières et avait un discours hostile aux migrants.Mais la plupart souhaitent poursuivre leur route en dépit des risques."Je n'ai pas le choix, je sais que la mort menace en route, mais elle menace à la maison aussi, il n'y a pas de différences", dit Ahmed.
La comédienne Lucie Lucas s'est livrée dans un long message posté sur Instagram et dans lequel elle explique avoir été deux fois violée et de nombreuses fois agressée sexuellement.
C'est un énième témoignage qui vient s'ajouter à la longue litanie des récits de viols et d'agressions sexuelles subis par des femmes de tous milieux. Cette fois-ci, c'est l'héroïne de la série de TF1 Clem, Lucie Lucas, qui raconte dans un message posté sur son compte Instagram et relayé par franceinfo comment elle a été deux fois violée et à de très nombreuses occasions agressée sexuellement. "Ce que je partage avec vous dans ce post est une partie de mon intimité, un extrait de ce que je suis. Merci à toutes les femmes qui ne se taisent plus", explique-t-elle en préambule dans le message qui accompagne son récit. Un témoignage terrifiant dans lequel elle raconte avoir été la victime, dès son plus jeune âge, d'agressions sexuelles. "Moi j'aimais jouer au foot avec les garçons mais je n'aimais pas qu'ils me coincent quotidiennement dans les toilettes, essaient de me déshabiller et m'obligent à garder leur langue dans ma bouche quand j'avais 6, 7 et 8 ans", raconte l'actrice dans cette publication aimée par plus de 17 000 personnes sur le réseau social Instagram depuis sa mise en ligne dimanche 24 novembre. Lucie Lucas égrène ensuite les comportements déplacés dont elle aurait été victime de la part de plusieurs de ses enseignants : "J'aimais le théâtre mais je n'aimais pas que mon professeur tâte mes seins naissants et remonte ses mains le long de mes cuisses chaque fois que je me trouvais à côté de lui [...] Je n'aimais pas non plus quand le prof de techno nous coinçait les unes après les autres dans son cagibi noir et qu'il nous bloquait la sortie avec son corps, le regard amusé et la langue sur les lèvres". Lucie Lucas se livre totalement, expliquant également avoir été violée à deux reprises par un garçon de 2 ans de plus qu'elle "aimait secrètement" et par un "petit copain", "avec la volonté de faire mal et de punir parce qu'il pensait [qu'elle] l'avait trompé". Des épreuves qui ont continué jusque dans sa vie professionnelle, tout d'abord lorsqu'elle était mannequin puis comédienne : "Je n'ai pas aimé que ce réalisateur me fasse du chantage pour que je me mette nue devant toute l'équipe pour une scène en me faisant croire que mon corps ne serait vu que de loin alors que j'ai découvert devant ma télé que mon postérieur remplissait tout l'écran".Ne souhaitant pas donner de noms et n'exigeant ni "tribunal populaire", ni "tribunal du tout", Lucie Lucas a voulu par ce message témoigner sa solidarité avec "toutes les femmes qui ne se taisent plus". "Il y a une société qui doit se réveiller, avec tous ses individus, et tendre vers le respect et l'épanouissement de chacun dans l'équité et la justice", conclut-elle.
L'homme qui s'en est violemment pris à un gendarme sur un pont à Paris, en marge d'une manifestation des "gilets jaunes" a été identifié. Il s'agit d'un boxeur professionnel originaire de la région parisienne.
"Un comportement inacceptable et honteux". La Fédération française de boxe a vivement condamné dans un communiqué les agissements d'un "ancien boxeur professionnel" auteur de violences à l'égard des forces de l'ordre, samedi 6 janvier 2019, lors de la manifestation parisienne des "gilets jaunes".Samedi soir, le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) avait indiqué avoir "identifié (...) un boxeur" sur la passerelle Léopold Sédar-Senghor, qui a notamment roué de coups un gendarme tombé à terre, et également frappé à mains nues un autre.Les vidéos de ces deux scènes, où l'on voit un homme blanc de haute stature à visage découvert et facilement reconnaissable, ont également abondamment circulé sur les réseaux sociaux."Soutien à l'ensemble des effectifs des forces de l'ordre mobilisés""Monsieur, vous qui avez frappé un collègue à terre, vous êtes identifié. Pour un boxeur, vous ne respectez apparemment pas beaucoup de règles. Nous allons vous apprendre celles du code pénal", avait tweeté le syndicat, relayant une photo du boxeur sur un ring.Une enquête a été confiée à la Sûreté territoriale mais aucune interpellation n'a eu lieu pour l'instant, selon le parquet."La fédération, ainsi que la ligue nationale professionnelle de boxe, condamnent avec la plus grande fermeté de tels agissements d'une violence extrême qui sont totalement contraires aux valeurs prônées par notre discipline et prendront toutes les mesures en leur pouvoir afin de défendre leur image", souligne le communiqué."La FFB adresse son soutien à la famille et aux proches du gendarme victime du comportement de cet individu, mais également à l'ensemble des effectifs des forces de l'ordre mobilisés ardemment depuis plusieurs semaines", conclut le texte.
Endeuillé par l'explosion gigantesque du 4 août, ruiné par la crise économique, prisonnier d'un système politique à bout de souffle, le Liban craint pour sa survie alors qu'il marque dans la tristesse son centenaire.
Aucune cérémonie officielle n'est prévue pour commémorer la proclamation, le 1er septembre 1920, de l'Etat du Grand-Liban par les autorités mandataires françaises depuis la Résidence des Pins.C'est dans ce lieu emblématique que le président français Emmanuel Macron rencontrera mardi les représentants d'une classe politique qui s'accroche désespérément à ses privilèges.Sa mission, moins d'un mois après l'explosion (au moins 188 morts, plus de 6.500 blessés) sera de les convaincre de sauver le pays en acceptant, enfin, des réformes politiques et économiques indispensables.En amont de ce nouveau déplacement, son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian n'y est pas allé par quatre chemins: "Le risque aujourd'hui, c'est la disparition du Liban", a-t-il dit.Dans un pays où la population s'est relevée après de nombreux drames, cette fois l'abattement semble total."C'est la plus grande crise vécue par le Liban. C'est encore pire que la guerre" civile (1975-90), estime Rose Ghulam, 87 ans, dont la maison a été détruite par le souffle de l'explosion ayant défiguré Beyrouth."Nos dirigeants n'ont aucune conscience, ils ne sont pas honnêtes, comment peuvent-ils reconstruire nos maisons? Il faut tous les changer", ajoute l'institutrice à la retraite, née sous le mandat français.- Point de non-retour -Pour de nombreux Libanais en lutte contre la corruption de leurs dirigeants depuis le mouvement de contestation d'octobre 2019, l'explosion, due à une énorme quantité de nitrate d'ammonium stocké dans le port de Beyrouth selon les autorités, constitue un point de non-retour.Les politiques, au courant de la présence de cette matière à haut risque depuis des années, se sont rejeté la balle et n'ont pas rendu de comptes à la population jusque-là.L'ensemble de la société civile les accuse plus largement de ne pas avoir été capables, 30 ans après la fin de la guerre civile, d'édifier un Etat de droit."Le système politique est au bout du rouleau. Tout le monde dit qu'on ne peut pas continuer comme ça, y compris les acteurs politiques, mais ils sont pris au piège. Ce système agit comme une souricière dans laquelle ils sont coincés", estime l'universitaire Karim El-Mufti.Si le pays a vécu un âge d'or dans les années 1960, son histoire est surtout une succession de crises politiques, entrecoupées d'épisodes de violence. La crise économique actuelle, la plus grave de son histoire, a brutalement appauvri en quelques mois la population, faisant basculer plus de la moitié dans la pauvreté."Le point de rupture est atteint", estime l'enseignant-chercheur en Sciences politiques et droit international.Principal mis en cause: le système censé répartir équitablement le pouvoir entre confessions religieuses.Hérité de l'ère ottomane, il devait être aboli à terme par l'accord de Taëf en 1989, qui a mis fin à la guerre civile. Mais rien n'a été fait.Au contraire, la répartition des plus hauts postes -chef de l'Etat chrétien maronite, Premier ministre musulman sunnite et président de l'Assemblée musulman chiite- a été poussée à l'extrême.Désormais, elle paralyse l'Etat. Plus aucune décision, plus aucune nomination, même aux échelons les plus bas de l'administration, n'arrivent à être prises puisqu'il est nécessaire d'obtenir l'accord des politiciens des multiples communautés.Dimanche, le président Michel Aoun a annoncé vouloir oeuvrer pour un "Etat laïc", mais cette déclaration risque de rester un voeu pieux."Le Liban risque de disparaître", avertit M. Mufti.- Bientôt "minuit"? -En raison de son extrême fragmentation, le Liban a toujours été une caisse de résonance des conflits de la région, comme l'actuel bras de fer entre l'Iran et les Etats-Unis.Dans l'histoire du Liban, "les ingérences étrangères ont toujours existé, et nous avons une culture de clientélisme accru", explique la chercheuse Dima de Clerck. "Nous ne sommes pas un peuple uni, on a toujours besoin d'un parrain étranger."L'historienne relève aussi "l'absence d'une mémoire collective nationale au profit de mémoires portées par les différents groupes identitaires". Ce qui explique pourquoi, "nous n'avons pas de manuels d'histoire unifiés", souligne-t-elle.Face à ce sombre tableau, que reste-t-il du soulèvement d'octobre 2019, vécu par une partie des Libanais comme un moment prompt à façonner un sentiment national transcommunautaire?"Ce qu'il faut (...), c'est un nouveau contrat social. Mais personne n'en a les clés. Ni les groupes politiques, ni les oppositions, ni la communauté internationale", dit Karim El-Mufti.Est-il déjà trop tard? "Il est minuit moins quelques minutes à l'horloge de la fin du Liban. Mais il n'est pas encore minuit", écrit Emilie Sueur, co-rédactrice en chef du quotidien L'Orient-Le Jour.
Le maire écologiste de Grande-Synthe (Nord), assisté par l'avocate Corinne Lepage, reproche à la France de ne pas tenir ses engagements visant à freiner le réchauffement climatique. Un manquement qui met, selon lui, ses administrés en danger.
Le maire Europe Écologie-Les Verts (EELV) de Grande-Synthe Damine Carême a déposé, mardi 20 novembre, un recours contre l'État français. La raison ? L'élu exige que la France réduise drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre, rapporte Le Parisien. C'est conseillé par l'avocate Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Écologie, qu'il mènera cette action, première du genre en France de la part d'un élu local. Corinne Lepage et son client reprochent à la France de "ne pas respecter le budget carbone qu'elle s'est elle-même fixé". "Non seulement nos émissions de gaz à effet de serre sont en constante augmentation depuis 2015, mais elles pourraient le rester jusqu'en 2023 ce qui est inacceptable", écrit l'avocate dans son argumentaire adressé au ministre de la Transition écologique François de Rugy, cité par Le Parisien. Il s'agit pour l'heure d'un recours gracieux, adressé à une administration à laquelle on reproche un manquement. Le juge administratif bientôt saisi ?Sans réponse de la part du gouvernement, l'avocate, également présidente du parti écologiste Le Rassemblement citoyen - Cap21, saisira alors le juge administratif afin de contraindre la France à agir en urgence. Pour Damien Carême, sa commune a fait beaucoup à son échelle pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. "La commune a d'ores et déjà réduit de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre au niveau du parc automobile et de 34 % au niveau de l'éclairage public municipal et elle s'est engagée à atteindre 20 % d'économie d'énergie et 20 % d'énergies renouvelables d'ici 2020", justifie Corinne Lepage. Des actions qui, selon l'édile, lui donnent légitimité à agir contre l'État. Un précédent aux Pays-BasLe Parisien ajoute que le maire de Grande-Synthe, située sur une zone inondable, est inquiet pour ses administrés. La commune serait particulièrement exposée aux risques de crues et de submersion marine. "L'Etat, lui, laisse complètement s'échapper ses émissions de CO2. Cela met en danger ma ville, nos habitations et toutes les mesures politiques que nous avons prises pour nous protéger", dénonce Damien Carême. Pays-Bas : la justice ordonne à l'Etat de lutter contre le réchauffement climatiquepar euronews (en français)Le Parisien cite un précédent en Europe. Pariculièrement exposés à la hausse du niveau de la mer, les Pays-Bas ont été contraints par la justice en 2015 à réduire d'au moins 25% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. 900 citoyens néerlandais et l'ONG Urgenda avaient saisi la justice de leur pays pour forcer leur gouvernement à agir plus vite contre le réchauffement climatique. Ils ont de nouveau obtenu gain de cause mardi 9 octobre 2018 en appel à la cour de La Haye.
En 2016, François Fillon n'a pas chômé. L'ex-premier ministre a cumulé ses fonctions électives de député avec la campagne de la primaire ainsi qu'un poste au sein d'une société de conseil qu'il a fondée.
Dans son édition de 19 octobre, l'hebdomadaire La Lettre A révèle que François Fillon a été rémunéré pour ses activités de conseil alors même que la campagne de la primaire de droite battait son plein. La publication, qui a eu accès aux comptes de la société 2F Conseil, affirme que l'ex-premier ministre a touché 20.000 euros par mois pour son rôle de conseiller. Dans le même temps, il faisait la promotion de sa candidature pour devenir le porte-étendard de la droite à la présidentielle. 240.000 EUROS À L'ANNÉEComment François Fillon a-t-il pu cumuler toutes ces activités, pourtant prenantes ? C'est la question que se pose Mediapart. Le site d'investigation donne le détaille des rémunérations de l'homme politique. En 2016, il a empoché exactement 240.788 euros, répartis entre ses revenus de gérant (96.788 euros) et de salarié (144.000 euros) de 2F Conseil, soit une augmentation de 8% par rapport à l'année précédente. Sans compter son salaire de député : 7.208,74 euros brut par mois, auxquels s'ajoute l'indemnité de frais de mandat de 5.840 euros.Le hic est de savoir comment l'ex-député a pu trouver le temps de faire à la fois son travail d'élu local, de candidat à la primaire des Républicains et de conseiller. Marianne a calculé que l'intéressé avait assuré quelque 64 meetings entre mars et novembre 2016, soit plus de sept par mois. Une activité très lourde, qui ne laissait guère de place pour autre chose.
Édouard Philippe l'a confirmé ce mercredi 30 mai : comme promis par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, le glyphosate ne sera plus utilisé en France d'ici à 2021, même si l'engagement présidentiel ne sera pas gravé tel quel dans la loi agriculture et alimentation. Une décision qui avait "déçu" le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.
Après la décision de l'Union européenne en novembre de renouveler la licence de l'herbicide pour cinq ans, Emmanuel Macron avait promis que le glyphosate - principe actif du Roundup de Monsanto jugé "cancérogène probable" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) - serait interdit en France "dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans"."Nous allons tenir deux engagements pris par le président de la République", a assuré Édouard Philippe ce mercredi 30 mai à l'issue d'un séminaire gouvernemental tenu à l'Élysée."Trouver des solutions avec les acteurs concernés"Le premier engagement est "de ne jamais nous placer dans une situation où nous sur-transposerions (...), où nous imposerions des obligations supplémentaires en France par rapport à celles qui sont exigées dans l'Union européenne", a précisé le Premier ministre. Le second est de "faire en sorte de faire disparaître l'utilisation de ce produit à un horizon de trois ans et qui repose, beaucoup plus là encore que sur une interdiction formulée par la loi, par une transformation des pratiques et des méthodes", a-t-il détaillé. Selon le Premier ministre, il s'agit "beaucoup moins" d'un travail législatif que d'un "travail de solutions avec les acteurs concernés".Dans le projet de loi agriculture et alimentation, porté par le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert et examiné en première lecture à l'Assemblée, aucun article n'évoque le glyphosate. Des amendements, y compris La République en Marche (LREM), visant à inscrire son interdiction ont même été rejetés. Figurent en revanche, des mesures pour réduire les pesticides, auxquelles les députés ont donné leur feu vert. Ceux-ci ont aussi approuvé une extension du champ de l'interdiction des néonicotinoïdes, insecticides "tueurs d'abeilles".Mardi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait indiqué que cet engagement d'Emmanuel Macron était "clair", et qu'il serait tenu, même s'il n'était pas "inscrit dans la loi". Le gouvernement va "travailler avec l'ensemble des filières" et l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) pour "trouver des solutions alternatives" au glyphosate, avait-il rappelé.Cet engagement est "partagé par l'ensemble du gouvernement", a insisté Édouard Philippe, alors que le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot s'est dit mardi "déçu" du rejet des amendements même si l'"objectif" n'est "pas remis en cause". "Nous allons le mettre en oeuvre par la mobilisation et par un travail de bonne intelligence de l'ensemble des acteurs et comptez sur moi pour que cet engagement du président de la République soit tenu", a encore dit Édouard Philippe.
Un enfant a trouvé la mort lors d'une randonnée familiale en Haute-Savoie, révèle le Dauphiné. Le garçon de 13 ans a fait une chute de plus de 100 mètres.
Nouveau drame en haute montagne. Un adolescent âgé de 13 ans a trouvé la mort ce lundi 23 juillet sur le plateau de Beauregard, relate le Dauphiné libéré. Alors que deux familles se promenaient sur ce plateau au niveau de la commune de La Clusaz, le garçon a quitté le groupe pour rejoindre celui de tête. Il a ensuite chuté en franchissant une barre rocheuse, ont confirmé les gendarmes. La chute de plus de cent mètres n'a laissé aucune chance à l'adolescent. Les parents, qui ont décrit leur enfant comme "débrouillard", précise Europe 1, ont alerté les secours de sa disparition lorsqu'ils ont rejoint le parking.Conseils de prudenceAprès 16h, une dizaine de gendarmes et pompiers se sont rendus sur place avec des chiens spécialisés. C'est grâce à un hélicoptère de la Sécurité civile que le corps de l'adolescent a pu être retrouvé vers 19h15. "Il était en arrêt cardio-respiratoire", a indiqué un pompier.Le groupement de gendarmerie en a profité pour rappeler les conseils de prudence essentiels afin "d'éviter des accidents qui ne devraient pas arriver"."La montagne est dangereuse, même si l'on part sur un itinéraire facile et balisé. Il faut garder les enfants en vue, surtout dans les descentes où on peut aller plus vite et être emporté par son élan", a conseillé un lieutenant de gendarmerie cité par Europe 1.
Jonglant avec deux hypothèques et plusieurs emplois, Abdallah poursuivait le rêve d'une vie: bâtir sa propre maison. Mais les récentes mesures d'austérité ont douché les espoirs de ce Saoudien.
Sous la double pression du Covid-19 et de la chute des prix du pétrole, Ryad a triplé le 11 mai le montant de la TVA et annoncé l'arrêt d'allocations sociales.Ces décisions, en pleine récession, marquent un revirement risqué. Elles ébranlent les fondements de l'État providence saoudien, laissant une grande partie de la population, dont une majorité de jeunes, face à la réalité: revenus réduits, emplois moins nombreux et dégradation des conditions de vie.Dans un pays où la notion même de l'impôt était inconnue il n'y a pas si longtemps, ce changement fait sourciller et pourrait nourrir le ressentiment à l'encontre du prince héritier Mohammed ben Salmane, dirigeant de facto du pays, d'autant que le royaume a procédé avant la crise à des dépenses parfois jugées farfelues.Pour Abdallah, 40 ans, l'introduction d'une TVA de 5% en 2018 et l'abandon des prêts au logement à taux zéro étaient déjà assez pénibles.Avec son salaire de fonctionnaire statique, Abdallah, qui a demandé de taire son nom par peur de représailles des autorités, multiplie les petits boulots, de plombier à chauffeur de taxi.Avec le triplement de la TVA "les matériaux de construction vont coûter de plus en plus cher", s'alarme ce près de trois enfants, qui doute de pouvoir achever la construction de sa maison dans les environs de Ryad.- "Lourd fardeau" -Les mesures d'austérité vont constituer un "lourd fardeau" mais personne n'osera les contester, commente Capital Economics, un cabinet de conseil londonien."Pour le ménage saoudien moyen, le coût de la vie va devenir beaucoup plus élevé. Les retombées seront une réduction de la consommation, ce qui nuit à la croissance des entreprises du secteur privé", estime pour sa part Karen Young, de l'American Enterprise Institute.La pression sur les finances publiques est à son comble avec la baisse des revenus pétroliers, dont le royaume dépend à plus de 70% pour ses recettes publiques, et la crise sanitaire qui a pratiquement paralysé l'économie.Le géant pétrolier Aramco, vache à lait du royaume, vient d'annoncer une baisse de 25% de ses bénéfices au premier trimestre et prévoit une année 2020 difficile.Les mesures d'austérité destinées à économiser 27 milliards de dollars (environ 25 milliards d'euros) ne permettront de maîtriser qu'en partie le déficit budgétaire, qui devrait atteindre un niveau record de 112 milliards de dollars (environ 103,5 milliars d'euros) cette année.Aucun emploi n'a toutefois été supprimé par le gouvernement, dans ce pays où le taux de chômage tourne autour de 12%.Près des deux tiers des Saoudiens sont employés par le secteur public tandis que masse salariale et allocations représentent environ la moitié des dépenses de l'Etat.Bien qu'il ait mis fin à l'allocation "coût de la vie" des fonctionnaires, le gouvernement a conservé les aides sociales dites du "compte du citoyen" bénéficiant à environ 12 millions de Saoudiens à faible revenu et qui coûtent, chaque année, des milliards de dollars."Réduire les subventions alors que la population souffre de la crise économique est une décision risquée", souligne Quentin de Pimodan du Research Institute for European and American Studies. "Pour éviter un retour de bâton, les Saoudiens suppriment une allocation mais préservent l'autre."- Frénésie d'acquisitions -Selon le quotidien progouvernemental Okaz, le programme d'austérité prévoit une réduction de 8 milliards de dollars du financement de "Vision 2030", l'ambitieux plan de réformes du prince héritier qui vise à sortir l'économie de sa dépendance au pétrole.Mais il n'est pas encore clair si cela va affecter Neom, son projet de mégapole futuriste de 500 milliards de dollars sur la côte nord-ouest.Les mesures d'austérité ont conduit certains Saoudiens comme Abdallah à s'interroger sur les dépenses du gouvernement dans le divertissement et de grands évènement sportifs ou encore sur celles du Fonds d'investissement public (PIF), qui n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.Cela inclut une offre de 372 millions de dollars pour acquérir le club de football anglais Newcastle United, une prise de participation de 775 millions de dollars dans le croisiériste Carnival et un investissement de 450 millions de dollars dans Live Nation, promoteur d'événements hollywoodien."L'achat d'actifs de firmes en difficulté à des prix bas pourrait avoir un sens stratégique pour le PIF", commente M. de Pimodan. "Mais en période de coupes douloureuses des dépenses publiques, il aurait fallu procéder à ces achats de manière discrète."
Malgré l'interdiction de se rassembler à plus de dix personnes, un match de foot entre deux quartiers a réuni dimanche après-midi entre 300 et 400 personnes dans un stade de Strasbourg, au grand dam des élus, a-t-on appris lundi auprès de la municipalité.
"Une équipe de joueurs de foot du Neuhof a rencontré une équipe de Hautepierre sur un terrain dans un autre quartier", a expliqué à l'AFP l'adjoint aux sports de la ville Serge Oehler, confirmant une information des Dernières nouvelles d'Alsace (DNA)."On ne sait pas s'il s'agit d'équipes officielles ou de quartier" et le match avait été annoncé vendredi sur un réseau social, a-t-il ajouté.Le Neuhof et Hautepierre sont deux quartiers sensibles de Strasbourg."Quelqu'un devait avoir les clés" pour ouvrir le stade Paco-Matéo dans lequel se sont rassemblées "entre 300 et 400 personnes", a précisé M. Oehler.La police municipale est intervenue pour constater le rassemblement et "tout le monde s'est dispersé en fin d'après-midi", selon la ville. Personne n'a été verbalisé, selon les DNA."Je suis effaré par l'irresponsabilité de ces +adulescents+. On a le sentiment qu'ils ne risquent rien, qu'ils se sentent forts et en pleine santé. Ils ne se rendent pas compte du cluster qu'on risque d'avoir", s'est alarmé l'adjoint aux sports, qui craint "un deuxième confinement".Un sentiment partagé par le Pr Gilbert Deray, chef du service de néphrologie à la Pitié-Salpêtrière à Paris: "C'est franchement déraisonnable. Le virus est toujours présent et ce genre de réunion peut constituer une mini bombe virale", a-t-il écrit sur Twitter à propos de ce match sauvage."L'organisation d'un match de football non autorisé réunissant plus de 300 personnes est un acte irresponsable d'une extrême gravité pour la santé publique, qui favorise la propagation du virus au moment où l'effort consenti par l'ensemble de la population après 55 jours de confinement a permis de faire baisser nettement la tension" dans les hôpitaux, a réagi dans un communiqué la préfecture du Bas-Rhin.Dans le département, classé en zone rouge, 575 malades du coronavirus sont hospitalisés, dont 47 en réanimation ou soins intensifs, et 620 personnes sont mortes depuis le début de l'épidémie, selon un dernier bilan. Une conférence de presse est prévue mardi à 11H00 sur "les mesures sanitaires prises contre le risque de propagation du virus à la suite de ce match, les suites judiciaires (et) les dispositifs mis en oeuvre pour empêcher de nouveaux rassemblements", a indiqué la préfecture. M. Oehler promet "des sanctions très sévères" si "des éducateurs ou licenciés de foot" sont identifiés sur les images de vidéosurveillance installées dans le quartier.Des clubs de foot ont été rappelés à l'ordre ces derniers jours pour avoir organisé des entraînements et toutes les serrures des stades seront changées, a-t-il annoncé.A Strasbourg, en raison de l'épidémie de coronavirus, les équipements de sports collectifs sont fermés, "les filets de buts de foot et les paniers des terrains de baskets ont été enlevés", a précisé M. Oehler.Les mesures sanitaires liées à l'épidémie de coronavirus interdisent tout rassemblement de plus de dix personnes dans l'espace public.
C'est une première dans le quinquennat d'Emmanuel Macron. Le président de la République a rencontré plusieurs journalistes et a reconnu plusieurs erreurs.
Il serait prêt à changer et évoque tous les sujets brûlants de l'actualité. Paris Match dévoile cet entretien.Il apparaît ces dernières semaines plus marqué que d'habitude par le poids de sa fonction. Emmanuel Macron se justifie, et assume la difficulté de son poste : "J'ai beaucoup appris de ces vingt mois. Ça m'a scarifié."Très vite, la question des "gilets jaunes" est posée sur la table. Le chef de l'État leur lance un message : "Je fais bien la différence entre les ronds-points et ceux qui viennent manifester le samedi. Si être gilet jaune, ça veut dire qu'on est pour que le travail paie plus et que le Parlement fonctionne mieux alors je suis gilet jaune." Emmanuel Macron croit en son grand débat national, pensant qu'il sera maintenant "permanent". Il mise sur une "démocratie délibérative".Un autre volet de cet entretien porte sur ce que l'on appelle maintenant les "petites phrases" d'Emmanuel Macron, qui donnent parfois l'image d'un président arrogant, qui ne parle pas le même langage que les Français : "J'ai toujours été sincère et je n'ai jamais voulu blesser. Dans le système où nous vivons, cette franchise n'est plus possible parce que je suis président de la République."Emmanuel Macron serait prêt à une "conversion personnelle" pour être mieux compris de ses concitoyens. À noter que cet entretien s'est déroulé juste avant de nouvelles révélations de Mediapart dans "l'affaire Benalla".
Le leader syndical a insisté sur la nécessité de "tout remettre sur la table" face à la crise du coronavirus, demandant au chef de l'Etat des actes après des "paroles qui peuvent s'envoler".
Près d'un mois après le début du confinement en France face à la crise du Covid-19, Emmanuel Macron a reconnu des "failles" au cours d'une longue allocution, où il a notamment évoqué le besoin de se "réinventer". "Ca fait un moment que nous disons qu'il faut se réinventer", lui répond ce mardi 14 avril Philippe Martinez. A l'antenne de Franceinfo, le secrétaire général de la CGT a appelé le président de la République à des "actes concrets", notamment sur la question du salaire minimum. Au cours de cette crise, "on redécouvre que des salariés qui font des petits boulots, des boulots 'invisibles', sont essentiels. Pourquoi ne pas avoir augmenté le Smic dès décembre?", a t-il ensuite demandé sur BFMTV. "Il faut renforcer toutes ces mesures sociales", fait-il valoir, réclamant au passage l'annulation de la réforme de l'assurance chômage, pour le moment suspendue."Il y a besoin de relocaliser un certain nombre de productions et réinventer des filières", ajoute t-il, mentionnant l'exemple de l'imagerie médicale en France. "C'est un vrai monde à réinventer, un vrai monde à changer. Il faut tout remettre sur la table et se dire que le social, l'économique, ne doit pas être la propriété de quelques uns".Selon un dernier bilan lundi soir, l'épidémie de coronavirus a fait 14.967 morts en France, 574 de plus depuis dimanche. 9.588 personnes sont mortes dans les hôpitaux (335 de plus en 24 heures) et 5.379 dans les maisons de retraite et autres établissements médico-sociaux (239 morts de plus en 24 heures).
Si la situation s'est stabilisée dans le Sud-Est, Météo France ayant levé ses vigilances orange pour les inondations, le bilan des intempéries est lourd.
Le bilan des intempéries dans le Sud-Est s'est alourdit lundi 2 décembre. Le corps d'une femme portée disparue a été retrouvé dans un cours d'eau de Saint-Maime Dauphin, près de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), à trois kilomètres de sa voiture. La victime "a été emportée par le Largue alors qu'elle essayait de s'extraire de son véhicule", a précisé à l'AFP une source proche de l'enquête, ajoutant que c'est le frère de la victime qui avait trouvé le corps. Cela porte à six le nombre de personnes qui ont perdu la vie dans les intempéries du weekend. Dimanche soir, trois occupants d'un hélicoptère de la Sécurité civile qui venait de décoller de Marignane (Bouches-du-Rhône) pour porter secours aux sinistrés du Var, ont péri dans le crash de leur appareil aux portes de Marseille, dans le massif de la Nerthe. Deux hommes ont aussi été emportés par les eaux dans le Var, à Fréjus et Saint-Paul-en-Forêt. Le weekend précédent, un "épisode méditerranéen" avait déjà fait six morts et un disparu.
C'est une grande première ! le 21 juillet à 13h05, Orange France lance une opération spéciale intitulée #inthetunnelwith. Son objectif ? Réaliser une interview insolite, en live et en simultané, à 100 mètres sous le niveau de la mer.
L'idée étant de promouvoir la couverture en 4G d'Orange sous la Manche.C'est la journaliste de Télématin Laura Tenoudji qui va vous faire partager cette expérience. A cette occasion, elle interviewera l'artiste Jean-Baptiste Maunier à bord d'un taxi londonien, dans le Tunnel sous la manche, en direction de Londres. Au cours de cette interview intimiste, Jean-Baptiste répondra à vos questions posées en direct et reviendra sur son tout premier opus, un EP de 5 titres intitulé Nuits Blanches.L'interview sera retransmise en live grâce à la 4G d'Orange sur le compte Facebook de Jean-Baptiste Maunier et en simultané sur Twitter via le périscope d'Orange France. Elle sera ensuite disponible (en replay) sur le compte Twitter et les chaînes YouTube et Dailymotion d'Orange France. Posez vos questions dès maintenant à Jean-Baptiste Maunier, directement sur sa page Facebook ou sur le Twitter @Orange_France. N'oubliez pas de mentionner le hashtag #InTheTunnelWith Rendez-vous le 21 juillet à 13h05 pour suivre l'interview en direct !
"La forêt vosgienne telle qu'on la voit sera différente" à la fin du siècle: les sécheresses répétées, un insecte ravageur et le gibier fragilisent les arbres et mettent plus que jamais en péril l'équilibre du massif.
"Voilà le responsable de la destruction de millions de m3 de bois", annonce Pierre Lambert, de l'unité territoriale Meurthe-Galilée de l'Office national des forêts (ONF), en désignant un minuscule coléoptère brun sur un morceau d'écorce.Le scolyte "profite de la faiblesse des arbres affectés par la sécheresse pour se développer", explique M. Lambert, au milieu de troncs coupés et de bois entremêlés dans la forêt communale de Ban-sur-Meurthe-Clefcy (Vosges), village du parc naturel régional des Ballons des Vosges.Le ravageur perce l'écorce pour y pondre des oeufs. Ses larves se développent en grignotant le bois puis, une fois adultes, s'envolent pour, à leur tour, coloniser d'autres arbres.Une "coupe claire" a dû être réalisée sur cette parcelle: trop d'arbres étaient infestés. "Il faut détecter les arbres en train d'être colonisés et les évacuer avant que les adultes ne sortent et essaiment. Quand l'arbre est sec, c'est trop tard", explique Rodolphe Pierrat, de l'agence de Mulhouse de l'ONF. Mais la quantité est telle qu'"on a du mal à être réactifs", se désole-t-il. Quelque 200.000 m3 de bois ont déjà été affectés, principalement l'épicéa.Avec les canicules successives, le déficit de neige et de précipitations, toutes les espèces (sapins, hêtres, pins, ...) transpirent et ont besoin d'eau. Certaines se délestent de leurs aiguilles, leurs feuilles ou leurs branches pour se soulager.La forêt verdoyante est constellée de taches rougeâtres ou grisâtres: des arbres en train de mourir ou morts.Non loin perce le bruit d'une tronçonneuse. Au bord des pistes, des troncs sont empilés. L'afflux de bois dans les scieries a saturé le marché et fait chuter les prix.Le chêne, lui, est la proie de la chenille processionnaire, qui a pullulé à cause des hivers doux.- Stress hydrique -"Ce qui nous inquiète, ce n'est pas d'avoir une sécheresse importante de temps en temps, mais que les années chaudes se succèdent: 2015, 2018, 2019 et 2020", énumère M. Pierrat. "Normalement, ici, c'est le royaume de la forêt: il pleut tout le temps, il fait humide", rappelle-t-il."Depuis trois ou quatre ans, les arbres sont en état de stress hydrique", abonde M. Lambert.Avec le réchauffement climatique, la température a augmenté de 1,5 degré dans le massif, selon M. Pierrat. "On voit l'accélération sur les trente dernières années", constate-t-il, penché sur un graphique détaillant les températures maximales depuis 1900, déplié sur le capot de son 4X4 blanc aux couleurs de l'ONF.Quels que soient les scénarii, "on va prendre 1 degré supplémentaire dans le massif d'ici à 2050. Au-delà de 2° ou 3°, l'épicéa va souffrir le plus rapidement. Ensuite ce sera le sapin, puis le hêtre. Même le chêne sessile sera en difficulté", prédit-il."Notre stratégie est de miser sur la régénération naturelle de la forêt et de diversifier les essences: si par exemple l'épicéa est en difficulté, d'autres essences pourront continuer à structurer le peuplement", développe M. Pierrat, ravi de découvrir au pied d'un arbre un sorbier des oiseleurs, un érable sycomore et un chêne, mesurant pas plus de trente centimètres.Des essences issues de territoires aux températures plus élevées seront plantées "en petites touches" pour étudier leur capacité d'adaptation: pin larriccio de Corse, chêne des Canaries, noisetier de Byzance des Balkans ou cyprès d'Arizona.A plus de 1.000 m d'altitude, dans la forêt domaniale du Grand Valtin, l'ONF est confrontée à une autre problématique: la croissance des petits sapins est menacée par les cerfs, chamois et chevreuils qui grignotent leurs bourgeons. Pour les préserver, les agents de l'ONF les entourent de laine de mouton, à l'odeur répulsive, ou attachent des pincettes autour du bourgeon terminal. Des enclos grillagés ont aussi été installés pour laisser la végétation se développer loin des animaux. "Clôturer est un constat d'échec et un investissement lourd. Réduire la population de gibier serait plus efficace", estime M. Pierrat.
Le député de La France Insoumise estime que la présidente La République en marche de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'affaire Benalla "protège le président".
À la veille de sa dernière audtion prévue, la commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla a explosé jeudi 26 juillet. Le corapporteur Les Républicains (LR) Guillaume Larrivé a suspendu sa participation à ce qu'il à qualifie de "parodié" après le refus de la présidente La République en marche (LREM) de la commission Yaël Braun-Pivet d'auditionner d'autres membres du cabinet du président de la République et du ministre de l'Intérieur. D'autres groupes de l'opposition lui ont emboîté le pas en fin de journée, à commencer par les Insoumis et les communistes."Je pose la question : est-ce que l'Élysée souhaite torpiller les travaux de notre commission?", s'est interrogé le député LR, qui "pense qu'instruction a été donnée aux députés LREM pour bâcler la préparation d'un vrai faux rapport". "On tourne en rond..." Coquerel (LFI) décide de suspendre sa participation à la commission d'enquête à l'Assembléepar BFMTVLe groupe de La France Insoumise est allé plus loin, réclamant également "la démission de sa présidente Yaël Braun-Pivet".Invité vendredi 27 juillet matin sur BFMTV, le député de La France Insoumise Alexis Corbière estime en effet que la députée des Yvelines "protège le président". "M.Benalla était chargé de la sécurité du président. Yaël Braun-Pivet, c'est la Benalla de l'Assemblée nationale. Elle protège le président, elle dit 'maintenant, on arrête, on finit d'auditionner'. Et là, nous on dit "ça ne va pas", a-t-il dénoncé.L'élu de Seine-Saint-Denis a une nouvelle fois regretté que les proches du chef de l'État ne soit pas auditionné par la commission d'enquête de l'Assemblée, à l'image de Christophe Castaner. Le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement et délégué général de LREM sera néanmoins entendu mardi matin par la commission des lois du Sénat, majoritairement à droite.
La situation continue de se détériorer sur le front des intempéries dans le Sud-Est. Samedi, dans son bulletin de 16 heures, Météo France a placé les département des Alpes-Maritimes et du Var en alerte rouge pour pluie-inondation, orages, avalanches et vagues-submersion.
"Une vigilance absolue s'impose. Des phénomènes dangereux d'intensité exceptionnelle sont prévus ; tenez-vous régulièrement au courant de l'évolution de la situation et respectez impérativement les consignes de sécurité émises par les pouvoirs publics." Telle est la signification de l'alerte rouge pour Météo-France. Une alerte rouge qui vient d'être déclenchée ce samedi après-midi pour les départements des Alpes-Maritimes (06) et du Var (83). Alors que les fortes de pluie de la nuit de vendredi à samedi et de samedi matin ont provoqué la montée des eaux et l'évacuation de plusieurs milliers de personnes dans les deux départements en question, de nombreuses routes ou voies de chemin de fer ont également été coupées. Tout comme l'électricité dont sont privés des milliers de foyers. Samedi matin, le préfet du Var Jean-Luc Videlaine avait prévenu sur BFM TV : "Le pire est à venir, la montée des eaux va se poursuivre." D'où le déclenchement de l'alerte rouge à 16h ce samedi. Pour le moment, celle-ci court jusqu'à 17h dimanche et une "accalmie sensible est attendue seulement en seconde partie de nuit de samedi à dimanche pour le Var et les Alpes Maritimes", selon Météo-France."Les affluents de l'Argens, les fleuves côtiers (la Giscle, le Loup, la Siagne...) réagissent très fortement""Les intensités des précipitations pourront encore se renforcer dans l'après-midi avec un aspect orageux plus présent, indique Météo-France dans son bulletin de 16h. Des valeurs de 20 à 40 mm en une heure seront alors possibles, notamment en seconde partie d'après-midide samedi, près du Var et des Alpes-Maritimes. Ailleurs elles seront moindres." De fortes précipitations qui vont donc faire de nouveau gonfler les cours d'eau et provoquer des inondations. "Les fortes pluies encore attendues sur Provence Côte d'Azur, seront génératrices de crues importantes, indique encore Météo-France. Les affluents de l'Argens, les fleuves côtiers (la Giscle, le Loup, la Siagne...) réagissent très fortement depuis ce samedi matin. Et la montée des cours d'eau se poursuit. On attend un pic de crue ce soir et dans la nuit de samedi à dimanche."Alors que cinq départements demeurent en alerte orange inondation (Haute-Loire, Ardèche, Gard, Bouches-du-Rhône et Vaucluse), Météo-France conclut son bulletin en rappelant les principales règles de sécurité : "Dans la mesure du possible, évitez tout déplacement dans les départements concernés. Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée. Pour protéger votre intégrité et votre environnement proche prenez toutes les précautions nécessaires à la sauvegarde de vos biens face à la montée des eaux, même dans des zones rarement touchées par les inondations."
Selon les chiffres de Claude Got, professeur de médecine spécialiste de l'étude des accidents de la circulation, les accidents mortels sont concentrés sur les routes secondaires, où la limite de vitesse sera abaissée à 80km/h cet été.
Le Premier ministre Édouard Philippe est intraitable. Sa mesure controversée abaissant la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires sera bien mise en place le 1er juillet prochain. "C'est un peu agaçant, mais le trajet moyen c'est 40 km", a-t-il rétorqué vendredi 16 mars à ses détracteurs. "40 km en passant de 90 à 80, c'est 2 minutes de perdues. C'est pas rien. Mais la question c'est : est-ce que grâce à ça on évite 300 à 400 morts par an, peut-être 5.000 blessés graves ?"Pour justifier sa mesure, le gouvernement s'est basé sur une expérimentation menée sur 86 kilomètres de routes entre juillet 2015 et juillet 2017. Or, l'association 40 millions d'automobilistes, fortement opposée à la mesure, dit avoir relevé une "augmentation de 10%" de l'accidentalité sur les tronçons de routes concernés entre 2012 et 2016. "Le gouvernement a tordu les chiffres pour faire dire à l'expérimentation ce qui les arrange", a dénoncé le mois dernier le délégué général de l'association Pierre Chasseray.Plus de morts dans les départements à faible densité de populationMais Le Journal du Dimanche publie dimanche 18 mars une étude réalisée par Claude Got qui donne raison au chef du gouvernement. Le professeur de médecine, spécialiste de l'étude des accidents de la circulation, a calculé à partir d'une base de données du ministère de l'Intérieur (années 2012 à 2015) le nombre de morts pour 1 million d'habitants sur les routes de campagne, celles concernées par l'abaissement à 80 km/h. "En attendant la publication de chiffres officiels, j'ai voulu mettre en évidence le fait que la politique d'Édouard Philippe a un fondement rationnel."Il constate que le nombre de morts est plus élevé dans des départements ruraux à faible densité de population, comme l'Orne, le Jura, la Lozère, l'Aude, l'Indre ou encore la Haute-Marne. "Dans ces zones où les services publics disparaissent, les gens circulent beaucoup. Ils font parfois de longs trajets pour gagner la préfecture ou aller chez le médecin. Des facteurs démographiques et géographiques expliquent donc ce taux élevé", explique Claude Got. "Ils se tirent une balle dans le pied en s'opposant à la réduction de la mort de leurs enfants!"Alors que les présidents de 28 départements ont demandé au gouvernement de renoncer à abaisser la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, proposant plutôt du "cas par cas" notamment sur les axes accidentogènes, M. Got rétorque que "les belles départementales droites, qui ont été largement rénovées, sont plus dangereuses que celles tortueuses en montagne". "C'est pour cela qu'il faut imposer le 80 partout, et pas seulement sur les routes qui donnent un ressenti de danger", insiste-t-il. Le médecin, qui a notamment été le conseiller technique en 1978 et 1979 de la ministre de la Santé Simone Veil, se montre par ailleurs très critique envers les élus, surtout de droite, qui s'opposent à limitation à 80 km/h. "Ils disent : 'Touche pas à la mortalité de mon département, elle est parmi les plus élevées et j'en suis fier.' Ils se tirent une balle dans le pied en s'opposant à la réduction de la mort de leurs enfants !"
Après quatre jours de fouilles dans les Ardennes, le corps de la fillette dont le meurtre a été reconnu par Michel Fourniret, reste introuvable.
Le rebondissement tant attendu n'aura pas eu lieu dans l'affaire Fourniret/Mouzin. Les opérations de fouilles pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin ont pris fin dans la soirée de jeudi 25 juin dans les Ardennes, après quatre jours de recherches infructueuses dans deux anciennes propriétés du tueur en série Michel Fourniret, ont indiqué les gendarmes à l'AFP. "Toutes les vérifications prévues ont été faites" mais rien n'a été découvert, ont-ils précisé. "L'Ogre des Ardennes" avait avoué en mars le meurtre de la fillette de 9 ans, enlevée en janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne), déclarant à la justice "pertinent" que son corps, qui n'a jamais été retrouvé, puisse être dans l'une de ses anciennes propriétés dans les Ardennes.Plus tôt dans la journée, l'avocat de l'ex-femme de Michel Fourniret, Me Delgenes, avait déclaré que les fouilles étaient sur le point de s'achever, sans résultat probant. "Il semble que les fouilles vont s'arrêter aujourd'hui parce que tout a été fait par tous les services de police et militaires (...) et je pense qu'on ne peut pas aller plus loin", a déclaré à la presse à la sortie du Château du Sautou Me Richard Delgenes, avocat de Monique Olivier. "Au moins on sait qu'on n'a pas pu trouver de corps à des endroits qui étaient scientifiquement des caches potentielles."Pour l'avocat, il serait souhaitable d'amener Michel Fourniret lui-même sur place, ce qui permettrait d'être "plus efficaces dans l'analyse de ses propos parce qu'on ne sait pas quand il manipule ou quand il manipule pas".
Le magazine Valeurs Actuelles se défend en mettant en avant son droit à la "fiction".
Couverture de Valeurs Actuelles: Manon Aubry (LFI) dénonce une "opération qui vise à salir Danièle Obono et à la détruire"par BFMTV"Obono l'Africaine", c'est le titre du 7e épisode de la série d'été que Valeurs Actuelles consacre depuis plusieurs semaines à des personnalités politiques. Où l'on peut lire, cette fois, cette explication : "Où la députée insoumise expérimente la responsabilité des Africains dans les horreurs de l'esclavage". Plus loin dans cet article, Danièle Obono est représentée de profil, comme une silhouette noire et nue, le cou enchaîné.La députée LFI de Paris a immédiatement réagi sur Twitter : « il paraît 'Qu'on-Peut-Pu-Rien-Dire. Heureusement on peut encore écrire de la merde raciste dans un torchon, illustrée par les images d'une députée française noire africaine repeinte en esclave... L'extrême droite, odieuse, bête et cruelle. Bref, égale à elle-même »."Ça suffit le harcèlement nauséabond", a fustigé au même moment Jean-Luc Mélenchon, le chef de file du parti d'Obono."Le séparatisme haineux reproduit les images de l'esclavagisme en toute impunité mais ça, ça ne gêne pas !", a reproché Ugo Bernacilis.A droite, le frontiste Wallerand de Saint-Just a dénoncé une "couverture d'un mauvais goût absolu" et rappelé que "le combat politique ne justifie par ce type de représentation humiliante et blessante d'une élue de la République".L'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a également pris la défense de Danièle Obono : « Racisme ordinaire d'un journal prétendu d'opinion... Non le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit. Défendre madame la députée Obono - au-delà de nos désaccords - c'est combattre l'abaissement sournois des esprits ».Enfin, le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a exprimé son soutien tout en rappelant que l'écriture d'un "roman nauséabond" était rendu possible par la loi, tout comme sa détestation.Mis en cause, l'hebdomadaire défend "une fiction" mettant en scène la "terrible vérité que les indigénistes ne veulent pas voir".
L'agence spatiale américaine a lancé jeudi un appel d'offres inédit: elle veut payer des entreprises pour aller prélever des échantillons de roches lunaires, dans le cadre de la stratégie américaine de développement des capacités d'exploitation des ressources minières extraterrestres.
"La Nasa cherche à acheter du sol lunaire à des fournisseurs commerciaux!" a tweeté l'administrateur de la Nasa, Jim Bridenstine.Les Etats-Unis entendent être leader pour l'exploitation des ressources se trouvant dans le sol ou le sous-sol des astéroïdes et de la Lune, une politique encouragée par un décret du président Donald Trump en avril dernier, malgré une absence de consensus international et de jurisprudence sur la meilleure façon de gérer et partager les ressources extraterrestres. Les grands traités spatiaux sont vagues sur la question.Les sociétés sont appelées à présenter leurs propositions pour collecter un "petit" échantillon de pierres lunaires ou de régolithe, la sorte de sable ou de poussières qui recouvrent la surface de la Lune, n'importe où sur l'astre. L'appel d'offres précise entre 50 et 500 grammes.Se produira alors un transfert de propriété pour la Nasa, qui en deviendrait le "seul" propriétaire. 80% du montant du contrat seront versés quand cette opération, documentée par images, sera réalisée.Date limite: "avant 2024".Dans un premier temps, le contrat consistera uniquement à prélever les échantillons, qui resteront sur place, sur la Lune, l'agence spatiale semblant avant tout désireuse de prouver la technologie. Il n'a pas été précisé l'usage futur de ces cailloux."L'agence déterminera la méthode de récupération du régolite lunaire transféré à une date ultérieure", indique la Nasa.C'est un nouveau modèle économique choisi de plus en plus par l'agence spatiale, qui consiste à ne plus assumer la totalité des coûts de développement et d'opérations d'une mission, mais à attribuer des contrats de service à des sociétés spatiales privées, comme elle l'a fait avec succès avec SpaceX, qui emporte désormais cargo et astronautes vers la Station spatiale internationale.
Des années de parties de jambes en l'air entre collègues, à l'hôtel, mais également sur le lieu de travail, consignées et prêtes à être révélées. Voilà qui mettrait dans l'embarras n'importe quelle entreprise.
Mais quand l'entreprise est une compagnie aérienne, et que le lieu de travail est un avion en vol, la situation devient explosive.La compagnie franco-néerlandaise Transavia essaie d'étouffer le scandale provoqué par des révélations sur les relations entretenues par une commissaire de bord -celle qui supervise les hôtesses et les stewards dans un avion- avec ses collègues, rapporte mardi 12 octobre Europe 1, qui cite le quotidien néerlandais De Telegraaf. Elle a tout consigné dans un journal intime numérique : les noms, les dates, les circonstances. Et tous ces détails pourraient bientôt être rendus publics. En effet, le mari de l'hôtesse, qui a finit par découvrir l'adultère, menace de tout révéler, au grand dam de la compagnie aérienne, qui craint pour son image. La sécurité des passagers pourraient notamment avoir été remise en cause par les agissements de ses employés, même si Transavia assure qu'une enquête interne à démontré le contraire.La compagnie a porté plainte pour empêcher la publication du journal intime. L'affaire doit être jugée à La Haye, aux Pays-Bas, le 24 octobre. Ce qui n'a pas empêché la presse de se saisir de l'affaire croustillante, au risque de mettre dans une situation périlleuse les collègues de la commissaire de bord, dont certains sont mariés.
Selon RTL, ce chiffre a plus que doublé au cours des 10 dernières années.
Le nombre de conducteurs sans-permis a augmenté de 30% en 5 ans. C'est ce qu'avance RTL ce lundi 8 avril, indiquant que près de 700.000 personnes roulent actuellement sur les routes de France sans permis de conduire valable. Ce chiffre s'élevait "seulement" à 300.000 il y a dix ans. Même sans le précieux sésame, les Français restent "accros" à la voiture.Plus que les suspensions pour mauvaise conduite, ce chiffre s'explique en majorité par une grande proportion de conducteurs (plus de deux sur trois) n'ayant jamais passé l'examen, jugé trop cher. Son coût avoisinerait selon la même source 1500 euros.Interrogé par RTL, un délégué interministériel à la sécurité routière indique qu'une infime proportion des retraits de permis sont dus aux petites infractions. "En 2017, environ 120 personnes ont perdu leur permis un point par un point", détaille ainsi Emmanuel Barbe. Les auto-écoles sont actuellement mobilisées contre le réforme du permis de conduire, qui pourrait selon elles conduire à leur disparition. Les syndicats redoutent une "ubérisation" de leur métier avec un agrément qui deviendrait national et abandonnerait l'obligation d'avoir un local physique. De quoi favoriser les plateformes en ligne qui emploient des moniteurs auto-entrepreneurs et proposent un permis moins onéreux.
On l'a peu entendue depuis la mort de Johnny Hallyday, et pourtant Nana Mouskouri l'a bien connu. "Je connais Johnny depuis toujours.
Depuis mon arrivée en France en 1961. Sa disparition me fait une peine inouïe... D'autant qu'une semaine plus tôt nous quittait Louis Hazan, le très grand patron des disques Philips qui nous avait signé Johnny et moi", se souvient la chanteuse dans une interview accordée au magazine Nous deux, relayée par Voici. Un soir, Nana Mouskouri et Louis Hazan vont voir Johnny en concert à Reims avec une surprise dans leurs valises, le producteur américain Quincy Jones qui tient à rencontrer la bête de scène. Problème, à la fin du show, Johnny Hallyday va se faire désirer. "Johnny devait nous rejoindre dans un club après le spectacle, nous avons attendu cinq heures et il n'est jamais venu. C'était Johnny", raconte Nana Mouskouri dans Nous deux. Ce n'est que des années plus tard que les deux artistes vont collaborer.
- Yuriko Koike a été élue dimanche gouverneure de la capitale japonaise, au moment où la ville se prépare à accueillir les Jeux olympiques de 2020. -La candidate l'a emporté face à une pléthore de candidats dimanche 31 juillet.
Cette politicienne expérimentée, âgée de 64 ans, s'apprête à prendre les reines de Tokyo, la capitale japonaise, dans un contexte tendu après la démission en juin dernier du gouverneur Yoichi Masuzoe, englué dans un scandale financier. Le mandat de Yuriko Koike aura donc pour mission de rétablir la confiance de ses administrés et de préparer la ville à accueillir les Jeux olympiques de 2020, plus de 50 ans après les précédents jeux d'été de Tokyo en 1964.Avec 62% des bulletins dépouillés tard dans la soirée de dimanche, elle avait déjà 700.000 voix d'avance sur son rival le plus proche, battant à plate couture les vingt candidats en lice. "Je mènerai la politique de Tokyo d'une manière sans précédent, ce sera le Tokyo que vous n'avez jamais vu", a-t-elle lancé d'une voix enrouée par deux semaines de campagne. "J'ai appelé à un Tokyo où chacun peut briller, des enfants aux personnes âgées et aux handicapés, afin que la vie de tous devienne meilleure", a-t-elle encore promis. Élue pour quatre ans, la nouvelle gouverneure achèvera, en théorie, son mandat juste après l'ouverture des jeux.REVOIR LE BUDGET DES JOLes préparatifs des JO ont déjà connu plusieurs couacs embarrassants : le choix de la ville de Tokyo est entaché de soupçons de corruption sur lesquels enquête la justice française. Le premier projet de stade devenu trop onéreux a été annulé après des semaines de polémique et le logo initial, accusé de plagiat, a été retiré.Les médias japonais évoquent un possible doublement ou même triplement du coût des JO par rapport au montant initial de 730 milliards de yens (6,40 milliards d'euros au cours actuel). "Je voudrais revoir les bases du budget, afin que les habitants de Tokyo voient clairement ce qu'ils vont devoir payer", a assuré Mme Koike. Elle devra aussi gérer une économie de la taille de celle de l'Indonésie, s'attaquer au lancinant problème du manque de crèches, et continuer de préparer l'immense agglomération de 13,6 millions d'habitants à un possible tremblement de terre majeur.ANCIENNE JOURNALISTEAncienne présentatrice de télévision, Yuriko Koike a obtenu un diplôme de sociologie de l'Université du Caire en 1976 et a travaillé dans sa jeunesse comme interprète en arabe. En 1978, elle a interviewé le dictateur libyen Mouammar Kadhafi et le chef palestinien Yasser Arafat pour une chaîne de télévision japonaise. Devenue très populaire, elle s'est lancée en 1992 dans une carrière politique. Ministre de l'Environnement de 2003 à 2006, elle a mené la campagne anti-réchauffement climatique baptisée "Cool Biz", qui encourageait les fonctionnaires à retirer la cravate et tomber la veste au lieu de forcer sur la climatisation pendant les étés japonais étouffants et humides. Mme Koike est devenue, dans un pays largement dominé par les hommes, la première femme ministre de la Défense en 2007. Mais elle avait dû s'éclipser au bout de moins de deux mois, évoquant un scandale auquel elle n'était pas mêlée. Le ministère était alors aux prises avec une affaire de fuites d'informations sensibles sur le destroyer américain Aegis et empêtré dans des luttes intestines.
Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle a posté sur Twitter un selfie moqueur sur les congés médiatiques du chef de l'État.
En vacances, studieuses selon son épouse Brigitte, au fort de Brégançon, dans le Var, Emmanuel Macron se fait relativement discret. Depuis son arrivée le 3 août, il s'est offert un seul bain de foule d'une quinzaine de minutes et ses sorties restent très privées. Chacun de ses gestes sont néanmoins scrutés et son unique sortie publique a été très médiatisée. En revanche, les congés d'été de Philippe Poutou semblent bien plus calmes à en croire son dernier tweet. Le candidat du NPA aux deux dernières élections présidentielles a en effet posté mardi 14 août sur Twitter un selfie de lui et sa femme avec le commentaire suivant : "Le couple Poutou vu au fort de Briançon : 'c'est tout aussi joli, il n'y a pas de piscine mais c'est beaucoup plus tranquille'".L'ouvrier automobile revient ainsi sur la polémique de la piscine de Brégançon. Le chef de l'État a en effet fait récemment construire une piscine hors-sol à 34.000 euros dans le jardin de sa résidence officielle de villégiature, provoquant de nombreuses critiques dans l'opposition.
Cet ancien proche d'Alexandre Benalla pourrait être celui qui a transporté le coffre-fort disparu avant une perquisition à son domicile.
Où est passé le coffre-fort d'Alexandre Benalla ? Alors que le parquet de Paris a décidé de confier la question à un juge d'instruction, un autre protagoniste de l'affaire, le militaire Chokri Wakrim, a insisté vendredi 15 novembre pour être entendu dans l'enquête. Il assure disposer d'"informations" sur l'existence d'un second coffre.Dans une lettre adressée au procureur de Paris Rémi Heitz, consultée par l'AFP, cet ancien proche d'Alexandre Benalla assure avoir sollicité à plusieurs reprises les enquêteurs en charge de l'affaire afin d'être entendu, jusqu'à présent sans succès. Chokri Wakrim avait été accusé début 2019 dans un article du journal Libération d'avoir déplacé le coffre-fort d'Alexandre Benalla, introuvable lors d'une perquisition menée au domicile de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron. Il avait alors démenti toute rôle dans cette disparition. "Depuis lors, j'ai contacté à plusieurs reprises" le responsable de la brigade criminelle de Paris chargé de l'enquête "afin de pouvoir être entendu sur ces faits, établir sans ambiguïté ma pleine et entière innocence", explique dans son courrier M. Wakrim. Le sous-officier de l'armée de l'air précise vouloir également "transmettre des informations" dont il assure avoir été "témoin", "concernant l'existence d'un deuxième coffre appartenant à Monsieur Benalla, présent à l'Elysée".Ce second coffre avait été évoqué en juillet par le militaire dans le magazine Envoyé spécial. Il expliquait alors que ce coffre avait été vidé par un garde du corps du président de la République, à la demande d'Alexandre Benalla.Cette lettre de M. Wakrim survient alors que le parquet de Paris a annoncé jeudi avoir confié à un juge d'instruction le 5 novembre l'enquête ouverte en février pour déterminer s'il y a eu des dissimulations de preuves dans cette affaire du coffre-fort."Le courrier" du sous-officier "devra être adressé au juge d'instruction lorsque celui-ci sera désigné", a souligné dans un communiqué de presse l'avocat de Chokri Wakrim, Me Arié Alimi, s'étonnant que son client n'ait toujours pas été entendu par les enquêteurs."Ces fausses révélations et le refus de m'auditionner ont eu un retentissement terrible sur ma vie personnelle et professionnelle", insiste de son côté M. Wakrim. Il assure que l'armée cherche à l'"évincer définitivement pour protéger la raison d'État".Le sous-officier, dont l'ex-compagne a dû démissionner en février 2019 de son poste de cheffe de la sécurité de Matignon, a été mis en cause dans un autre volet de l'affaire Benalla, portant sur un contrat négocié avec un sulfureux oligarque russe. Pour cette affaire, il a fait l'objet d'une sanction disciplinaire de cinq jours d'arrêt définitif et de trois mois d'arrêt avec sursis.
En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes se sont suicidés, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.
Ils demandent à être reçus "en urgence" par Christophe Castaner. Vendredi 19 avril, les syndicats de police ont prévu de se rassembler, après deux nouveaux suicides de policiers jeudi, portant à 28 le nombre de fonctionnaires s'étant donné la mort depuis le début de l'année. "Le plan de lutte contre les suicides dans la police doit devenir une cause nationale et être décrété priorité ministérielle", a réclamé l'intersyndicale de la police dans un communiqué. Elle organisera "sans clivage syndical, ni de corps" des rassemblements de personnels de la police nationale de 11h30 à midi, "devant leurs services respectifs en hommage" aux collègues décédés. "Les journées dramatiques s'enchaînent à un rythme insoutenable et jamais connu", estime l'intersyndicale. Selon des sources policières et syndicales, une capitaine de police de la sûreté départementale de l'Hérault s'est suicidée jeudi matin dans son bureau à Montpellier avec son arme de service. Selon une source syndicale, le suicide serait intervenu vers 8 heures à l'hôtel de police de Montpellier. Aucune détonation n'a été entendue mais des collègues ont été alertés par une odeur de poudre. Ils ont alors découvert vers 9 heures cette femme de 48 ans, mère de deux fillettes, inanimée, une balle en plein coeur. La Direction départementale de la sécurité publique de l'Hérault n'a pas souhaité communiquer à ce stade.Un plan "anti-suicides"Un autre policier a été retrouvé jeudi en début d'après-midi à son domicile à Villejuif (Val-de-Marne), selon plusieurs sources policières et syndicales. Agent de la Direction de l'ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris, ce policier de 25 ans s'est suicidé par arme à feu. Il appartenait à la division régionale de la sécurité routière et intervenait dans les écoles. "Des mesures fortes et immédiates doivent être prises sans délai", affirme l'intersyndicale.Vendredi dernier, Christophe Castaner en visite à l'hôpital des gardiens de la paix à Paris, a promis une accélération dans la mise en oeuvre du plan anti-suicides lancé en 2018 par son prédécesseur, Gérard Collomb. Il a également annoncé la création d'une "cellule alerte prévention suicide" pour la police nationale en assurant que le suicide n'était pas une "fatalité". Un numéro de téléphone dédié, disponible 24h/24, permettra en outre de signaler les risques et de mettre les personnes en souffrance en relation avec des psychologues.
Les gendarmes du Lot-et-Garonne ont eu la surprise d'arrêter une chauffarde de... 85 ans.
Elle roulait à tombeau ouvert et ne respectait pas les priorités. Son "style de conduite" lui a valu le retrait de son permis de conduire : une octogénaire a été arrêtée mardi 8 mai dans le Lot-et-Garonne au volant de sa petite cylindrée, une Renault Twingo. Un voyage de plusieurs centaines de kilomètres La contrevenante avait été signalée par des automobilistes après avoir grillé des feux rouges et des stops, à vive allure. Et pour cause : les forces de l'ordre l'ont interceptée alors qu'elle roulait à 160 km/h sur une route départementale, entre Marmande et Miramont-de-Guyenne. Âgée de 85 ans, la conductrice rentrait chez elle à Eymat, en Dordogne. Elle était partie de Vieux-Boucau, dans les Landes, située à près de 300 kilomètres de sa destination. La chauffarde a été convoquée par le tribunal correctionnel.
En réaction, le syndicat FO Propreté à inviter "la maman de Gérald Darmanin à s'engager dans la grève" dénonçant "un mensonge" après l'intervention de Gérald Darmanin jeudi sur France 2.
"On fait gagner trois ans de travail en moins à ma mère". Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a défendu jeudi 5 décembre sur France 2 la réforme des retraites prenant l'exemple de sa propre mère, femme de ménage. "Vous croyez que je vais dire les yeux dans les yeux à mère : 'je fais une réforme qui va te faire travailler encore plus longtemps, tu auras encore plus mal au dos, et tu seras encore plus malheureuse qu'aujourd'hui' ? Aujourd'hui, ma mère pour qu'elle ait une retraite à taux plein, pour qu'elle vive dignement, il faut qu'elle travaille jusqu'à 67 ans. Avec la réforme qu'on propose (...) elle partira à taux plein à 64 ans. On fait gagner trois ans de travail en moins à ma mère, trois ans. Trois ans à se lever à 5 heures du matin, à ramasser la merde, en moins, à ma mère", a-t-il déclaré sur le plateau télévisé. Darmanin mise tout sur sa mere pour emouvoir (et aussi sur ses grands-parents et sa secretaire) (1)par LeHuffPostL'intervention du ministre n'a pas échappé au syndicat FO Propreté qui a invité vendredi "la maman de Gérald Darmanin à s'engager dans la grève". "Lors de son intervention télévisée d'hier (jeudi) soir, le ministre Darmanin, argentier du gouvernement, s'est copieusement appuyé sur la situation de sa mère, femme de ménage, pour justifier les bienfaits du projet gouvernemental de système à points", s'insurge la FEETS-FO dans un communiqué."Une arnaque" La fédération, qui regroupe les syndicats FO des salariés du ménage, "tient à rétablir quelques vérités pour le secteur du nettoyage", rappelant que, "pour un demi-million de salariés du nettoyage, dont 80 % sont des femmes, le salaire moyen mensuel est de 600 euros". "Comment oser dire qu'en dehors de toute solidarité, par le simple fait d'accumuler des points en ayant un salaire de 600 euros, il serait possible d'acquérir une retraite de 1.000 euros ?", interroge le syndicat qui dénonce un "mensonge" voire une "arnaque".L'annulation de la décote à 64 ans ? Les salariées du nettoyage, majoritairement des femmes non qualifiées, sont pour beaucoup à temps partiel et ne bénéficieront donc pas forcément de la revalorisation envisagée à 1.000 euros du minimum de retraite pour une carrière complète.Le rapport du haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye qui doit servir de base à la réforme prévoit des mesures comme la revalorisation à 1.000 euros du minimum de retraite pour une carrière complète et une possible réduction à 64 ans (au lieu de 67 aujourd'hui) de l'âge d'annulation de la décote en cas de durée de cotisation insuffisante qui bénéficierait à 20 % de femmes.
Plus de 200 usagers du Syndicat intercommunal d'Alimentation en eau et assainissement de la Guadeloupe (Siaeag) ont déposé lundi un référé devant le tribunal administratif de Basse-Terre pour dénoncer le problème de l'accès à l'eau potable dans l'archipel.
Ces 207 usagers, épaulés par deux autres associations (l'association pour le contrat mondial de l'eau et le front républicain d'intervention contre la corruption), ont engagé "une action collective", espérant "par cette action accélérer le rétablissement du service d'eau potable et le versement d'une indemnité forfaitaire", indique un communiqué conjoint des trois associations. Les usagers se sont d'abord réunis autour d'une page Facebook, "Balance ton Siaeag", regroupant les habitants concernés par les problèmes de l'eau connus notamment par le syndicat intercommunal d'Alimentation en eau et assainissement de la Guadeloupe (Siaeag), une régie à la fois producteur, distributeur et fournisseur d'eau sur l'île, sujette à de nombreuses coupures et des problèmes de gestion de l'assainissement. En avril, les citoyens concernés se sont constitués en association."Cela permettra de faire reconnaître par la justice qu'il y a un vrai problème, même si nous sommes conscients que cela ne résoudra pas le problème dans son ensemble", confie Emmanuel Bréchot, habitant de Saint-François, membre de l'association.Les problèmes d'eau potable et de l'assainissement nécessiteraient sur l'île quelque 900 millions d'euros pour se résorber, selon les expertises. "Nous regardons d'un bon oeil la réquisition préfectorale qui a eu lieu durant le confinement, on sent même qu'il y a un mieux", explique Emmanuel Bréchot. Le préfet de région a réquisitionné fin avril, pour trois mois, régies, agents, opérateurs et entreprises de l'eau pour traquer quelques milliers de fuites.Avec un objectif: rétablir des tours d'eau (qui permettent d'alimenter à tour de rôle un quartier en eau quand un autre en est privé) fiables pour permettre d'alimenter tous les quartiers concernés par des coupures, encore aggravées en cette période de sècheresse sur l'île.Cette réquisition vient en sus du plan d'action prioritaire, voté par l'ensemble des élus de l'île en 2018 et qui met sur la table 71 millions d'euros pour des travaux d'urgence, en attendant la constitution d'une régie unique promise par les élus locaux, mais qui tarde à aboutir. Au point d'emmener le président de Région Ary Chalus à annoncer une demande d'habilitation sur la question, si aucun accord n'est trouvé avant le 30 juin.
Le PDG de LVMH a dénoncé une "fausse polémique" autour des dons des grandes fortunes, jugeant que "dans certains pays", on s'en "serait plutôt félicités".
Le mouvement de mobilisation des grands groupes français en faveur de la reconstruction de Notre-Dame de Paris a créé son lot de polémiques, à propos des réductions d'impôt auxquelles peuvent prétendre les donateurs. Ce jeudi 18 avril, Bernard Arnault a jugé "consternant" de "se faire critiquer" pour les 200 millions d'euros promis pour aider à la "renaissance" de Notre-Dame. Le PDG de LVMH a indiqué que les dons de sa famille et du groupe ne seraient pas défiscalisés, et n'engendreraient donc pas l'objet de réductions d'impôts."Je suis très clair, une partie de cette somme est donnée par la société familiale, qui n'a pas de chiffre d'affaires donc la loi en question (sur le mécenat, NDLR) ne s'applique pas", a-t-il expliqué. "Concernant LVMH, elle ne s'applique pas non plus car la fondation Louis Vuitton utilise déjà la loi mécénat" et a atteint le plafond, a-t-il ajouté lors de l'assemblée générale du groupe, leader mondial du luxe. Mercredi, la famille Pinault, qui avait annoncé lundi soir débloquer 100 millions d'euros, avait indiqué qu'elle renonçait à la déduction d'impôts autorisée pour son don.Une "preuve d'intérêt général""C'est assez consternant de voir qu'en France on se fait critiquer même quand on fait quelque chose" qui est "une preuve d'intérêt général", s'est lamenté Bernard Arnault. Ce dernier a invité les personnes présentes dans l'assemblée "à aller sur internet et faire part de votre consternation, car c'est le sentiment que ça m'évoque", a-t-il dit, jugeant que "dans certains pays on serait plutôt félicités" pour de tels dons.
La chanteuse belge Annie Cordy, interprète de succès populaires comme "Tata Yoyo" et "La bonne du curé", est décédée vendredi à l'âge de 92 ans, à Vallauris, près de Cannes, a indiqué sa nièce Michèle Lebon à l'AFP.
"Elle a fait un malaise vers 18h00. Les pompiers sont arrivés très vite, ont tout tenté pour la ranimer", a indiqué sa nièce qui vivait avec elle depuis des années."Elle est partie en quelques minutes", a-t-elle ajouté. "Elle avait des problèmes de mémoire, je ne suis pas très surpris, mais profondément triste", a réagi son ami, le chanteur Dave, interrogé sur BFMTV, soulignant combien Annie Cordy incarnait "l'énergie".Avec son tablier immaculé de "bonne du curé", ses nattes articulées de "Frida Oum Papa" et son truc en plume de "Tata Yoyo", la reine du music-hall français a consacré sa vie à la scène où elle ne voulait donner "Que du bonheur", titre d'un spectacle jazz et swing qu'elle donna au Casino de Paris et à l'Olympia. Léonie Cooreman est née à Laeken, quartier de Bruxelles, le 16 juin 1928. "La France est mon pays et la Belgique ma patrie", disait-elle.Blonde piquante, Annie Cordy a débuté dans des orchestres en chantant des standards américains, avant d'être engagée comme meneuse de revues au "Bœuf sur le Toit" à Bruxelles, puis à Paris au "Lido" en 1950, où elle devient Annie Cordy.D'opérettes en comédies musicales ("La Route fleurie" avec Georges Guétary et Bourvil, "Visa pour l'amour" avec Luis Mariano, "Hello Dolly"), en passant par le rire, la chanson, le théâtre, le cinéma et les téléfilms, l'infatigable fantaisiste fait preuve d'un perfectionnisme quasi maniaque. Elle enchaîne répétitions, tournées, enregistrement de chansons et plateaux de cinéma, à un rythme impressionnant.Et l'amuseuse professionnelle était également une excellente actrice. Après avoir débuté avec Sacha Guitry ("Si Versailles m'était conté", 1953), elle a élargi et ému son public par des rôles dramatiques dans "Le Passager de la pluie" de René Clément, "Le Chat" (Pierre Granier-Deferre) ou "La Rupture" (Claude Chabrol). En 2015, elle sonne tout aussi juste dans son rôle de grand-mère fugueuse dans "Les souvenirs" de Jean-Paul Rouve.À l'occasion de ses 90 ans en 2018, Bruxelles avait baptisé un parc à son nom. "Cela fait un effet incroyable d'être ainsi reconnue par les siens", avait déclaré l'artiste à l'AFP, très émue par cet hommage dans son pays natal.
Quelque 150 personnalités de gauche et écologistes alertent mercredi sur le "recul démocratique majeur" et le "contresens historique" que constitue le projet de loi sur les néonicotinoïdes, conçu selon eux "sous la pression des lobbys de l'agriculture".
Jugeant qu'"il est encore temps d'empêcher un écocide", ils appellent dans une tribune publiée sur le site du Monde à "se mobiliser et à interpeller les parlementaires, pour qu'ils s'opposent à cette loi indigne" qui constituerait "un recul démocratique majeur, totalement contraire à la Charte de l'environnement, qui a valeur constitutionnelle".La tribune a été signée notamment par le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, le secrétaire national d'EELV Julien Bayou, le député LFI Alexis Corbière, le député PCF André Chassaigne ou encore la députée Génération Ecologie Delphine Batho.Certains d'entre eux ont participé mercredi matin à un happening organisé par des ONG de défense de l'environnement qui ont installé sur l'esplanade des Invalides des dizaines de pancartes à l'effigie d'abeilles en colère.Sur LCI, Julien Bayou a dénoncé "une folie", et souligné la "responsabilité" du gouvernement qui utilise "les mêmes arguments" entendus lors de "deux scandales sanitaires" précédents, "l'amiante et le chlordécone".Les signataires de la tribune considèrent que le projet de loi qui sera examiné le 5 octobre à l'Assemblée nationale "est basé sur des arguments obscurantistes, niant les conclusions de centaines d'études scientifiques sur la toxicité aiguë des néonicotinoïdes et leur caractère incontrôlable dans l'espace et dans le temps".Il constitue aussi selon eux "un contresens historique", "en pleine pandémie mondiale dont les origines sont probablement liées à la destruction des écosystèmes" et alors que la biodiversité "s'effondre".Ils dénoncent également "une volte-face sans précédent", rappelant que la France a été "pionnière" en étant le premier pays à interdire les néonicotinoïdes.Le projet de loi est donc "bien plus qu'un reniement. Il crée un précédent: désormais, il suffira d'une difficulté économique dans un secteur pour justifier une annulation des mesures prises précédemment", alertent-ils, en plaidant pour "des solutions alternatives, plus respectueuses des agricultrices et agriculteurs et de leur santé, du vivant, des terroirs et de l'environnement".Après les avoir interdits en 2018, le gouvernement a accepté d'accorder à compter 2021 des dérogations temporaires, comme dans une douzaine d'autres pays européens, afin de juguler la "jaunisse de la betterave" qui a mis à mal cet été les rendements.
L'aîné de Johnny Hallyday s'est exprimé au sujet de la délicate question de l'héritage, lors d'un entretien accordé à Marianne. Il affirme ainsi à ses fans qu'il ne compte "rien lâcher" dans la procédure juridique qui oppose sa soeur et lui à Laetitia Hallyday.
David Hallyday s'est coupé de son mutisme. En marge d'un concert à Compans (Seine-et-Marne), le 17 mars dernier, l'aîné de Johnny Hallyday a accordé une interview à l'hebdomadaire Marianne. Installé sa loge, le chanteur s'est laissé allé à quelques confidences, notamment autour de l'épineuse question de l'héritage laissé par la défunte idole yéyé.Ainsi, le musicien se veut tenace et affiche haut sa détermination sur cette question qui divise la famille Hallyday. "Je ne lâcherai pas. Je ne lâche jamais rien", explique-t-il à l'hebdomadaire qui fait peau neuve ce vendredi. Avant de préciser : "Je n'ai pas ça dans les gènes. Il suffit de voir les deux qui m'ont fait", évoquant ainsi sa mère, Sylvie Vartan, qui a été la première à le défendre publiquement.Des propos qui auront le mérite de rassurer les fans, mais aussi de leur témoigner sa gratitude pour leur soutien dans "l'affaire Hallyday". Ainsi, il s'est dit touché par la ferveur populaire autour de lui et sa sœur Laura. "C'est vraiment touchant. C'est un peu comme une grande famille qui serre les coudes quand un proche disparaît", confie-t-il à Marianne. Avant d'ajouter : "Ce genre de moment me fait découvrir les gens sous un autre aspect. Ça me fait du bien et ça me donne de la force".Toujours empêtré dans la procédure judiciaire, dont la seconde audience du procès est prévue le 30 mars au Tribunal de Nanterre, David Hallyday avait pourtant rejeté toute sollicitation d'interviews au sujet de l'héritage. Récemment au Parisien, il déclarait combien son père lui manquait, notamment à travers le morceau : "Ma dernière lettre". Ce titre inédit a été écrit pour son père disparu. "Cette chanson est très spéciale pour moi. Elle n'a que quelques jours. Elle a été composée avec mon ami Arno Santamaria à Londres, pour mon père et pour vous. J'y ai mis tout ce que j'ai pu lire dans mon coeur et dans le sien", avait-il expliqué. Un morceau que le chanteur pourrait bien jouer à l'occasion des prochaines dates de sa tournée, vendredi 23 mars à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) et Dunkerque (Nord) une semaine plus tard.
81 cas de contamination ont été identifiés en 48 heures dans le département. C'est huit fois plus en deux jours.
La préfecture annonce donc une série de mesures de précaution : interdictions des rassemblements de plus de 50 personnes, interdictions, pour les mineurs, de rendre visite à des personnes âgées, fermetures d'écoles... On compte désormais "81 cas confirmés" de covid-19 dans le Haut-Rhin, a annoncé le préfet Laurent Touvet, vendredi 6 mars lors d'une conférence de presse à l'Agence régionale de santé (ARS). "Il y a deux jours, nous étions à 10 cas avérés". Autrement dit, le nombre de personnes contaminées a été multiplié par huit en 48 heures dans ce département alsacien. "La maladie est présente dans un grand nombre de communes", précise le préfet. Laurent Touvet rappelle que Mulhouse et Haut-Rhin sont définis comme un "cluster", c'est-à-dire un foyer épidémique. À ce titre, le département se trouve dans un "stade 2 renforcé" (sur 3), ce qui "justifie des mesures particulières". Objectif, "ralentir la diffusion de la maladie" sans "bouleverser la vie sociale" ou bloquer l'activité économique", ni "entraver l'action des professionnels de santé, des forces de secours et de sécurité", a précisé le préfet. En conséquence, le département adopte quatre mesures : 1. Interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes en milieu clos. Le préfet prévoit toutefois des exceptions "pour tenir compte de la vie économique et sociale" : "les commerces, les entreprises, les bars et les restaurants, les transports publics; et les cérémonies familiales que sont les mariages ou les obsèques". 2. Interdiction des manifestations et rassemblements sportifs, "sauf s'ils se tiennent à huis clos, c'est-à-dire sans public". Fermeture des piscines, sauf pour les entraînements à huis clos. 3. "Pour protéger les personnes les plus fragiles", les mineurs ne peuvent plus se rendre "dans des établissements de santé et dans tous les établissements qui hébergent des personnes âgées ou handicapées". "Les mineurs sont moins disciplinés dans le respect des règles d'hygiène et, souvent, ils sont porteurs de la maladie sans en avoir les symptômes", justifie le préfet. 4. Fermeture, à partir de samedi, de certains établissements scolaires ou périscolaires, où ont été signalés des élèves, enseignants ou personnels "malades probables". Seront aussi fermés les établissements où sont scolarisés les enfants ayant participé au rassemblement évangélique à Mulhouse où un foyer de contamination a été identifié. "Une centaine d'établissements" devraient être concernés, "c'est-à-dire entre 30 et 40.000 élèves", précise le préfet. La liste doit être publiée vendredi après-midi.
Il s'agit pour la dizaine d'enquêteurs du SCRC (Service central de renseignement criminel) d'essayer de reconstituer le parcours de Nordahl Lelandais sur les quinze dernières années, selon une information RTL. Cette équipe ultra-qualifiée a été mobilisée afin de déterminer les éventuelles implications du principal suspect dans l'affaire Maëlys dans d'autres enquêtes non-élucidées.
Le 30 novembre, Nordahl Lelandais a été placé en détention provisoire dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement et le meurtre de la petite Maëlys. En outre, il est soupçonné d'avoir assassiné le caporal Arthur Noyer, un jeune militaire, en Savoie. Dans les deux affaires, des indices troublants ont conduit à sa mise en examen. Ce qui a incité les enquêteurs à ouvrir leurs horizons et à éplucher la vie du suspect pour déterminer s'il a pu être mêlé à d'autres affaires. Adresses, véhicules, téléphones, comptes bancaires, emplois occupés...Toutes ses données vont être passées au crible du logiciel AnaCrim et les résultats vont être mis en lien avec la dizaine de cas de disparitions signalées dans la région sur ces 15 dernières années. Cette technique a déjà permis d'écarter le suspect de tout soupçon dans deux affaires : celle de la disparition d'Estelle Mouzin, ainsi que de la tuerie de Chevaline, une piste qualifiée de « fantaisiste » par les enquêteurs.
La circulation ne s'améliorera pas ce week-end : 5 TGV sur 6 sont annulés et 85% des Transiliens supprimés, annonce la SNCF. La situation sera également très compliquée dans les RER et les métros parisiens.
Le trafic ferroviaire va rester "très perturbé" samedi et dimanche en raison de la grève contre la réforme des retraites, a annoncé vendredi la direction de la SNCF. Cinq TGV sur six sont annulés et 85% des Transiliens sont supprimés.Sur les lignes TER, seule une circulation sur dix en moyenne est prévue samedi et deux sur dix en moyenne seront assurées dimanche, essentiellement par bus. Par ailleurs, "lundi 9 décembre le trafic restera fortement perturbé", indique la SNCF en recommandant "aux voyageurs qui le peuvent d'annuler ou de reporter leurs déplacements". Trafic également "perturbé" dans le métro parisien"La journée de lundi sera toujours très difficile pour nos clients", indiquait un porte-parole de la SNCF ce vendredi après-midi. Les prévisions détaillées seront communiquées dimanche après-midi "mais que ce soit pour les voyages longues distance ou pour les trajets du quotidien, on peut dès maintenant s'attendre à un faible niveau de trafic, ajoute-t-il.Pour ce week-end, la RATP a évoqué de son côté un trafic à nouveau "extrêmement perturbé" à prévoir samedi et dimanche, puis "très perturbé" lundi, avec une offre "similaire" à celle de vendredi sur le métro et le RER. Le trafic sera "normal" sur les lignes automatiques 1 et 14 ainsi que sur Orlyval ce week-end. Sur le RER en zone RATP, les trains circuleront uniquement entre 13h et 18h samedi à raison d'un train sur 2 sur le RER A et 1 sur 3 sur la ligne B.
Le principal suspect du meurtre de Sophie Le Tan a été acquitté en 2001 dans l'affaire de la disparition en 1987 de Françoise Hohmann, faute de preuves. Mais face aux similitudes avec l'assassinat de l'étudiante, l'avocat de la famille de Mme Homman a obtenu la réouverture de l'enquête.
Mis en examen pour l'assassinat de l'étudiante strasbourgeoise Sophie Le Tan, Jean-Marc Reiser, 59 ans, avait été acquitté en 2001 par la cour d'assises du Bas-Rhin pour le meurtre de Françoise Hohmann, une représentante de commerce disparue en 1987 alors qu'elle avait 23 ans et dont le corps n'a jamais été retrouvé. Le parquet de Strasbourg a annoncé lundi 3 février avoir demandé la "réouverture" des investigations. "Deux juges d'instruction sont (...) saisis contre X du chef de séquestration arbitraire criminelle" de la jeune femme et "d'une seconde information judiciaire" pour "recel de cadavre", a indiqué dans un communiqué la procureure de la République de Strasbourg, Yolande Renzi, évoquant des "charges nouvelles".L'avocat de la famille de Mme Hohmann, Me Thierry Moser, avait indiqué en décembre avoir demandé la réouverture de l'information judiciaire pour séquestration et avoir déposé une plainte pour recel de cadavre. "La procédure 'Sophie Le Tan'", dont le corps a été retrouvé en octobre dans une forêt, "présente de très étranges similitudes avec la procédure Hohmann", ainsi qu'avec des viols pour lesquels Jean-Marc Reiser avait ensuite été condamné en 2003, avait considéré Me Moser."Dans la perspective d'apporter des réponses (à ces) interrogations", Mme Renzi a indiqué dans son communiqué avoir demandé vendredi la "réouverture sur charges nouvelles de l'information clôturée par un non-lieu en 1992".Sophie Le Tan a disparu en septembre 2018 alors que cette étudiante de 20 ans devait aller visiter un appartement à Schiltigheim, au nord de Strasbourg. Son squelette incomplet a été découvert dans une forêt en octobre. L'unique suspect est Jean-Marc Reiser, arrêté quelques jours après sa disparition et mis en examen pour assassinat. C'est notamment lui qui avait posté l'annonce immobilière et des traces de sang de l'étudiante avaient été retrouvées chez lui. Des traces d'ADN de la jeune fille avaient également été retrouvées sur une scie lui appartenant.
Les chants et les pas de flamenco ne résonnent plus dans la Casa Patas: ce temple du genre a fermé après 32 ans pour cause de pandémie, une "claque" pour le secteur qui appelle à l'aide face "au danger d'extinction".
"Puisqu'ils ne nous aident pas, les salles de flamenco disparaissent", alerte depuis plusieurs jours Federico Escudero, président de l'Association nationale des tablaos de flamenco d'Espagne (ANTFES), qui représente une centaine de tablaos, salles typiques du genre, avec 3.400 emplois directs, fermées depuis mi-mars. Malgré le recul de la pandémie en Espagne et la réactivation progressive de son économie, la survie de ces salles demeure en péril selon l'ANTES, alors qu'elles font vivre "90% des artistes" de flamenco, un art inscrit au patrimoine immatériel de l'humanité par l'UNESCO.Car les tablaos, dont le nom renvoie aux estrades qui résonnent au rythme des talons des danseurs, accueillent des spectateurs composé jusqu'à 90% d'étrangers, mais les frontières ne commenceront à ouvrir que dimanche, et seulement aux ressortissants de pays de l'UE dans un premier temps. Ces salles offrent un spectacle intimiste autour de chanteurs, danseurs, des guitaristes, des batteurs de cajón ainsi que des palmeros qui frappent le rythme avec leurs paumes (+palmas+), le tout dans un local fermé qui s'adapte difficilement aux nouvelles normes de distanciation.Ainsi, la fermeture de la Casa Patas fin mai n'est que "la partie émergée de l'iceberg" d'une possible "claque" à venir pour le secteur, s'inquiète son propriétaire, Martín Guerrero.- Adieu à une "atmosphère fantastique" -"Avec une prévision de revenus entre 10% et 20% (de la moyenne habituelle), impossible d'ouvrir pour l'entreprise", explique M.Guerrero à l'AFP.La Casa Patas, ouverte en 1988 dans le quartier de Lavapiès à Madrid, fait figure de haut lien du flamenco, et de tablao typique : une salle et une scène petites, 120 chaises très serrées, ce qui empêche de "s'en sortir financièrement" si la capacité d'accueil est réduite, affirme M.Guerrero. Entouré de photos d'artistes qui s'y sont produits, comme Diego El Cigala, et de spectateurs assidus, dont le guitariste Paco de Lucía, disparu en 2014, Martín Guerrero confie que la fermeture a été "très difficile à supporter", surtout pour les 25 employés licenciés, dont certains y travaillaient depuis une vingtaine d'années. A côté d'un grand portrait de son père, défunt fondateur du lieu, Martín Guerrero regrette son "atmosphère fantastique" : "ce bar où vous pouviez rencontrer des artistes, des fans, des gitans, des Andalous, des Madrilènes, des élèves (de flamenco), des touristes du monde entier".À Barcelone, Mimo Agüero tente d'éviter le même sort pour le Tablao de Carmen, inauguré il y a 30 ans en l'honneur de Carmen Amaya, grande figure du flamenco."Tant que le tourisme ne sera pas revenu à la normale, au rythme d'avant, nous ne pourrons pas ouvrir", explique Mimo Agüero, responsable de la salle. "Comme le gouvernement ne nous aide pas, nous ne savons pas ce que nous allons faire", déplore-t-elle.- "Plan d'aide national" - L'ANTFES sollicite un "plan d'aide national" qui prévoie la prolongation des plans de chômage partiel jusqu'au 31 décembre et des subventions pour pallier le manque de touristes.Ils demandent aussi d'éliminer la réduction des capacités d'accueil, sans quoi "95% des tablaos devront fermer".Malgré l'avenir incertain des tablaos, le flamenco "est absolument vivant" comme "partie de la culture populaire de l'Andalousie" (sud) et d'autres régions d'Espagne, assure M. Guerrero.Ses artistes se produisent dans de nombreuses fêtes populaires, ainsi que dans des théâtres traditionnels. Le flamenco est promu par des "enseignants, des académies" et des institutions telles que la Fondation Casa Patas, un conservatoire et une salle de répétition, qui resteront actifs, souligne le maître des lieux.
Le Parisien rapporte ce mardi que plusieurs cadres du parti Les Républicains (LR) poussent la présidente de la région Île-de-France à se présenter à Paris en 2020. Mais cette dernière assure se consacrer "à 100% à sa région".
"Franchement, à part Valérie (Pécresse), je ne vois pas qui pourrait aussi bien faire le job", assure dans les colonnes du Parisien mardi 13 février un conseiller Les Républicains de Paris. Le job en question : maire de Paris. La présidente LR de la région Île-de-France doit-elle se présenter en 2020 face à l'actuelle maire Anne Hidalgo, dont la candidature semble inéluctable ? À droite, les avis sont partagés. "Avec Hidalgo qui est totalement hors-sol, et La République en Marche qui peine à se structurer, la droite a potentiellement une chance inouïe de l'emporter. Encore faut-il avoir un leader solide pour conduire nos listes", avance ce conseiller LR de Paris. L'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a pour elle son expérience politique, sa notoriété et sa connaissance des enjeux parisiens, note le journal. "Cerise sur le gâteau : c'est un bébé Chirac ! À Paris, ça veut encore dire quelque chose", assure un parlementaire. "Macron est parti pour l'emporter en 2022, et on n'est même pas sûr que Wauquiez laisse la possibilité d'organiser une primaire à droite. Si Valérie prend Paris, elle jouira au contraire du prestige de la fonction... Tout en se mettant sur orbite pour la présidentielle de 2027", s'enthousiasme un autre conseiller régional. "Vu l'état dans lequel est la droite parisienne en ce moment, c'est totalement précipité de parler des municipales aujourd'hui", tempère néanmoins le maire du XVe arrondissement, Philippe Goujon. "Valérie Pécresse ne s'est d'ailleurs jamais manifestée sur ce sujet", rappelle-t-il. LA RÉGION AVANT TOUT Et qu'en pense la principale intéressée ? "Ma priorité, c'est la région", balaie-t-elle, rapporte Le Parisien. Mardi matin sur Sud Radio, Valérie Pécresse est revenu sur le sujet. "Aujourd'hui, je suis à 100% pour ma région", a-t-elle assuré, se disant cependant "très flattée" des sollicitations. "On m'a proposé aussi de candidater à la présidence de mon parti. Moi aujourd'hui, j'ai pris un engagement auprès des Franciliens qui est de me consacrer à cette région, et franchement, il y a énormément de travail à faire" a-t-elle déclaré.Le Parisien écrit par ailleurs que "l'élue des Yvelines est loin d'avoir tiré un trait sur ses ambitions présidentielles pour 2022... Et qu'elle pourrait aussi être tentée de décrocher, à terme, la présidence future du Grand Paris". "Elle est très concentrée sur cet enjeu", confirme par ailleurs Jean-François Lamour, conseiller de Paris et proche de Valérie Pécresse.
Six immeubles de la rue de l'Assomption, dans le 16e arrondissement de la capitale, ont été évacués, vendredi 12 avril, menacés par une grue de chantier, affirme BFMTV. Selon France Bleu Paris, cette grue pourrait s'effondrer à cause d'une fissure.
"Un affaissement de la voirie a fait pencher la grue et un mur de soutènement menaçait de s'effondrer", précise BFMTV. L'AFP indique que 43 résidents de la rue ont été évacués. La rue a été bloquée et la circulation coupée, précise France Bleu. Mais les piétons peuvent encore circuler. Les six immeubles menacés ont été évacués "dès 7 heures ce vendredi matin", selon la chaîne d'information. Les habitants ayant quitté précipitamment leur domicile et ont été pris en charge dans un gymnase voisin, précise BFMTV. "Les forces de l'ordre sont mobilisées pour sécuriser le périmètre, un large dispositif de sécurité a été mis en place autour de la rue. En début d'après-midi la situation était stabilisée. Des travaux sont en cours sur place, une dalle de béton va être coulée pour faire contrepoids", affirme encore la chaîne.
Le parc national du Mercantour a observé une remontée en altitude d'environ 140 mètres en moyenne des criquets et des sauterelles depuis les années 1980 sous l'effet du réchauffement climatique, selon les résultats d'une étude co-financée par l'Europe communiqués jeudi.
Comme pour les papillons, il existe des dizaines de sortes de sauterelles et de criquets qui ne se répartissent pas de façon homogène. L'altitude est chez eux un facteur majeur de répartition, par la température ambiante qui influe principalement sur leurs possibilités de reproduction."Les orthoptères ne régulent pas leur température corporelle et ils se déplacent en altitude pour compenser la hausse des températures", résume à l'AFP Nathalie Siefert, chef du service Connaissance et Gestion des patrimoines du Parc."Il faut prendre des précautions, mais là où c'est robuste et où on ne se trompe pas, c'est que toutes les espèces remontent en altitude, de 140 mètres en moyenne en une trentaine d'années", ajoute-t-elle.En 1983, l'étude du pastoralisme avait conduit un premier chercheur à mesurer l'abondance des criquets et d'autres orthoptères dans des zones d'alpage, selon qu'elles étaient pâturées ou non.Des relevés de terrain, notamment autour du col de la Cayolle, ont été réalisés en 2018 et 2019 sur les mêmes sites, avec un temps d'écoute là où chantent les criquets, une recherche visuelle et des prises au filet pour déterminer l'espèce et comparer ensuite à l'inventaire de 1983 sur 27 espèces."Bien plus rapide et généralisée qu'escomptée, l'élévation en altitude des orthoptères dans le Mercantour n'a pas conduit à la disparition d'espèces. On est à ce stade dans une phase de transition où le processus de colonisation est beaucoup plus rapide que le processus d'extinction", souligne le parc, qui a bénéficié de l'aide du programme européen CCLIMATT.Ce programme a permis aussi d'équiper d'émetteurs GPS quatorze spécimens d'une autre espèce susceptible d'être affectée par le réchauffement climatique, le lagopède alpin, communément appelé la perdrix blanche car son plumage lui permet l'hiver de se confondre avec le manteau neigeux et de rester sans bouger pour économiser ses calories quand il n'y a plus que des aiguilles de sapin à manger.Les données permettent de suivre les déplacements de cet oiseau rare et discret et d'en tirer des conséquences pour le préserver des pressions de l'activité humaine - pastoralisme, skieurs et randonneurs.Pour la première fois cet été, des zones de quiétude seront délimitées par des panonceaux incitant à ne pas sortir du sentier pour pique-niquer, notamment au col de la Cayolle, et à ne pas gêner les femelles qui couvent.
Dans une interview au Monde, Alexandre Benalla a dénoncé "une volonté d'atteindre le président de la République", provoqué par "des politiques" et "des policiers".
Sous le feu des critiques depuis les révélations du Monde, le 18 juillet dernier, Alexandre Benalla a pris la parole pour la première fois. Dans une interview accordée au Monde, jeudi 26 juillet, l'ex-chargé de mission de l'Elysée a livré sa version des faits. Si Alexandre Benalla "comprend" avoir "trahi et déçu" Emmanuel Macron, il estime que le président est "quelqu'un qui avait - et qui a toujours - confiance en (lui), dans (son) action au quotidien". "Je n'ai pas le sentiment d'avoir trahi le président de la République, j'ai le sentiment d'avoir fait une grosse bêtise", a expliqué l'homme, filmé en train de frapper des manifestants le 1er mai dernier. "Je n'aurais jamais dû aller sur cette manifestation en tant qu'observateur, puis j'aurais, peut-être, dû rester en retrait", a-t-il avoué.Interrogé sur son port d'armes, Alexandre Benalla a expliqué avoir effectué sa demande "en passant par la voie hiérarchique, c'est-à-dire Patrick Strzoda". "Après enquête, et considérant que ma fonction est exposée, on m'autorise à acquérir un Glock et à le détenir dans l'exercice de ma mission", a-t-il justifié auprès du Monde. Selon Alexandre Benalla, son contrat, qui courrait "sur toute la durée du mandat, donc cinq ans, rémunéré 6.000 euros net", consistait à s'"occuper des affaires privées du président de la République". "Il y avait en premier une volonté d'atteindre le président de la République""La vérité, c'est que ma nomination à ce poste, ça a fait chier beaucoup de gens. Parce qu'un gamin de 25 ans, qui n'a pas fait l'ENA, qui n'est pas sous-préfet - parce que je suis le seul à ne pas l'être dans l'équipe, je suis l'extraterrestre de la bande !", a expliqué l'ancien collaborateur du palais présidentiel. Selon lui, le viser, "c'était l'opportunité aussi d'atteindre le président de la République". "Il y avait en premier une volonté d'atteindre le président de la République, c'est sûr et certain", a-t-il déclaré, avançant qu'il pourrait s'agir de "politiques" et de "policiers". "Je dis pas que j'ai servi de fusible, je dis juste que ça a servi plusieurs intérêts, un intérêt pour atteindre le président de la République, à un moment pas mal pour lui, une bonne séquence", a dénoncé Alexandre Benalla."Je ne considère pas avoir fait une arrestation"Sur sa présence aux manifestations du 1er mai dernier, l'ancien chargé de mission explique avoir été "invité à être sur place par Laurent Simonin, chef d'état-major à la Préfecture de police". "Ensuite, je vais voir le directeur de cabinet, Patrick Strzoda, je lui dis que j'ai été invité. Il me dit 'c'est très bien, c'est une bonne expérience'. En aucun cas Strzoda ne sait que je vais me retrouver avec un casque sur la tête, à deux pas des casseurs, place de la Contrescarpe", a détaillé Alexandre Benalla. Ce dernier a également expliqué qu'un "officier de liaison de l'Elysée" lui a remis, deux jours avant la manifestation "un casque, un ceinturon en cuir, un masque à gaz, un brassard police et une cote bleue marquée police et un grade de capitaine dessus". "Il faut donner un coup de main, on ne va pas laisser faire des délinquants jeter des projectiles sur un CRS, c'est violences volontaires, c'est un délit puni d'emprisonnement, c'est très clair dans ma tête. Et la faute que je commets à ce moment-là, c'est d'y aller", s'est-il justifié, avant d'ajouter qu'il était en droit de le faire : "Je ne considère pas avoir fait une arrestation, j'ai appréhendé quelqu'un et l'ai remis aux policiers." "Je ne comprends pas l'ampleur que ça va prendre, et c'est là justement mon erreur"Selon Alexandre Benalla, les images de violences sont apparues "une heure et demie après". "On me dit que c'est problématique, je regarde le truc. Moi, je ne vois toujours pas ce que j'ai fait de mal. Je ne comprends pas l'ampleur que ça va prendre, et c'est là justement mon erreur", a-t-il expliqué avant d'ajouter : "Le lendemain, je reçois un coup de téléphone de Patrick Strzoda : 'Alexandre, qu'est-ce que c'est que cette histoire de vidéo, est-ce que vous pouvez venir me voir ?' C'est là que je comprends que j'ai fait une faute. Il m'annonce qu'il va prendre une sanction à mon égard."L'ex-chargé de mission a également accusé Alain Gibelin, le directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC), d'avoir menti. Ce dernier a affirmé devant la commission avoir croisé Alexandre Benalla lors de réunions pendant sa suspension, avant de se rétracter. "Il ment, et c'est même la deuxième fois qu'il ment. Il dit qu'il n'a appris que le 2 mai que j'étais présent à la manifestation la veille. Ce n'est pas vrai", a-t-il justifié. Selon Alexandre Benalla, Emmanuel Macron serait venu le voir quelques jours après son retour de suspension : "Il me dit : 'C'est une faute grave, ça va être compliqué et il faut assumer.' Il m'explique que ça n'enlève pas la confiance qu'il a en moi, mais que j'ai fait une grosse bêtise", a-t-il rapporté. Enfin, selon l'ex-collaborateur de l'Elysée, "quelqu'un à la préfecture de police" l'appelle et lui propose de lui remettre la vidéo où l'on voit les deux jeunes gens qu'il a frappé le 1er mai "pour (se) défendre" : "Je suis en train de dîner dans un restaurant près du Palais et quelqu'un vient me donner un CD. Ce CD, je ne le regarde pas et je le remets à l'Elysée à un conseiller communication", a-t-il expliqué. Il s'agissait d'Ismaël Emelien, un très proche d'Emmanuel Macron, a révélé jeudi matin BFMTV.
En béret et blouson rouges, marqués d'un blason représentant un aigle aux yeux perçants, Arnaldo Salinas arpente les rues d'un quartier new-yorkais où les cambriolages ont flambé avec la pandémie. Il fait partie des Guardian Angels, patrouilles bénévoles controversées qui interviennent dans la métropole américaine depuis 40 ans, en essayant de s'adapter aux défis du moment.
"Si on voit quelque chose comme une confrontation, un délit, on intervient", explique M. Salinas, un homme costaud de 58 ans. D'habitude, ces "anges gardiens" peuvent monter la garde devant les synagogues, avec la recrudescence d'attaques antisémites, ou encore dans le métro, en campagne contre les hommes qui agressent sexuellement des femmes. Avec le coronavirus, qui a fait quelque 20.000 morts à New York, vidé le métro et fermé tous les commerces "non essentiels", leurs priorités ont évolué. Les bénévoles, qui sont 150 à New York et 5.000 à travers le monde, se concentrent sur les cambriolages des magasins - qui ont augmenté de 169% en avril, selon la police - et les sans-abri, de plus en plus visibles dans les rues désertées et le métro. A deux ou trois, jamais armés, six groupes de bénévoles patrouillent les quartiers les plus touchés, des quartiers populaires comme au nord de Manhattan et dans certaines parties des quartiers du Bronx, du Queens et de Brooklyn.Les Guardian Angels n'interviennent pas pour faire respecter les règles de distanciation: ils laissent à la police cette tâche délicate, qui a déjà donné lieu à quelques polémiques. Pour Curtis Sliwa, qui fonda les Guardian Angels en 1979, à une époque où New York était en faillite et plongée dans une criminalité endémique, les patrouilles jouent néanmoins un rôle crucial: la police, qui au pic de l'épidémie a perdu près de 20% de ses agents, malades ou en quarantaine, est mal armée pour faire face au regain de vandalisme.Les bénévoles, eux, peuvent aller au contact des commerçants."On leur dit de nous appeler s'ils ont des problèmes. Au moins ils sentent qu'il y a quelqu'un pour les protéger, eux et leur famille", dit M. Sliwa, 66 ans, aujourd'hui célèbre animateur de radio.Pour Sanjay Hodarkar, un pharmacien de 66 ans de Manhattan, "c'est réconfortant de savoir qu'ils sont là".Mary Gethins, 48 ans, fait elle partie des patrouilles du métro. Elle distribue aux sans-abri, sur une ligne qui relie le Queens à Manhattan, de petits paquets contenant des lingettes, un masque et un peu de nourriture.C'est le souvenir de sa mère agressée sous ses yeux, quand elle avait 5 ans, qui l'a poussée à rejoindre les Guardian Angels il y a 22 ans.- "Plus de cerveau, moins de muscles" -"C'est gênant de devoir faire ça, mais ça leur remonte le moral pour quelques secondes", dit-elle.Damon, un sans-abri de 67 ans, lui en est reconnaissant: "Il n'y a pas beaucoup d'humanité dans ce pays, mais chez eux il y en a un peu".Les bénévoles des Guardian Angels sont de diverses origines. Chaque nouvelle recrue suit une formation de trois mois, alliant techniques d'auto-défense et secourisme avant de sortir en patrouille, et tout le monde n'est pas accepté. Mais depuis le départ, ces milices citoyennes connaissent la controverse.Au début, les autorités les considéraient comme un gang, et en 1992, M. Sliwa avouait avoir menti sur de prétendus exploits réalisés face à de vrais criminels, pour gagner en notoriété.Cette année-là, il prit cinq balles dans le dos: la justice fédérale inculpa de tentative de meurtre John A. Gotti, fils du célèbre parrain de la mafia John Gotti, mais il ne fut jamais condamné.Plus généralement, les critiques estiment que la lutte contre la criminalité revient à la police et non à des groupes privés. Et certains se demandent pourquoi les Guardian Angels existent encore alors que la criminalité a chuté à New York depuis la fin des années 90.M. Sliwa rejette ces critiques. "Actuellement on manque de policiers", dit-il. "On a besoin de citoyens pour protéger les plus vulnérables: les sans-abri, les gens qui ont des problèmes mentaux, les personnes âgées, les femmes, les enfants". Arnaldo Salinas reconnaît que les temps ont changé et qu'aujourd'hui les membres de sa brigade doivent utiliser "leur cerveau plus que leurs muscles"."La raison pour laquelle nous sommes là depuis 41 ans, c'est parce que nous savons nous adapter", promet-il.
Au terme d'une semaine marquée par les témoignages poignants des victimes, les accusés du procès Charlie Hebdo ont salué vendredi le "courage" et la "dignité" des survivants de la tuerie, suscitant des réactions contrastées chez les parties civiles.
Invité à réagir aux terribles récits entendus depuis lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris, Saïd Makhlouf, comme l'ensemble de ses co-accusés, se veut sans équivoque: "je voulais dire aux familles des victimes qu'elles sont très courageuses", assure-t-il.Le trentenaire, silhouette corpulente et cheveux rassemblés en mini-queue de cheval, indique avoir été "vraiment touché" par ces multiples témoignages. "Je ne peux que compatir à leurs souffrances", explique-t-il depuis le box vitré où se côtoient une partie des accusés. Quatorze personnes au total sont jugées devant la cour d'assises pour leur soutien logistique à Chérif et Saïd Kouachi ainsi qu'à Amédy Coulibaly, auteurs des attaques de Charlie Hebdo, Montrouge et de l'Hyper Cacher. Parmi elles, trois sont jugées par défaut.Ces attaques, menées de façon coordonnée les 7, 8 et 9 janvier 2015, avaient fait 17 morts, dont 10 dans les locaux de Charlie Hebdo. Un "carnage" raconté à la barre par plusieurs rescapés de l'hebdomadaire, dont la dessinatrice Coco, dans des termes parfois insoutenables. - "Je crache sur ces gens-là" -"C'était émouvant, c'était dur. Les photos de ce qui s'est passé, à Charlie, elles étaient dures à regarder", assure vendredi l'un des accusés, Willy Prévost. Un message relayé par Nezar Mickaël Pastor Alwatik, visiblement ému: "j'espère que le temps guérira ces blessures".Comme plusieurs accusés, ce dernier condamne de nouveau les attentats de 2015, assurant être étranger à l'idéologie jihadiste. "Je crache sur ces gens-là, sur les frères Kouachi que je ne connais même pas, sur Amédy Coulibaly que je croyais connaître", lâche-t-il."Je suis musulman et je ne comprends pas pourquoi on tue au nom de Dieu, au nom du prophète, je ne comprends pas... On ne tue pas parce qu'on a fait un dessin", renchérit Metin Karasular, en adressant ses "condoléances" aux familles des victimes.Émotion sincère ou bien compassion feinte, dans le cadre d'une stratégie de défense bien rodée? Sur le banc des parties civiles, Me Marie-Laure Barré, avocate de proches de victimes, ne cache pas son agacement. "Je suis très mal à l'aise avec ce que je viens d'entendre", avance-t-elle."Je peux comprendre que les accusés veuillent se démarquer des faits extrêmement graves et des images" projetées durant l'audience. Mais "quand on fournit du matériel, quand on vend des armes et des kalachnikov, c'est pas pour jouer au golf!", ajoute-t-elle. - "Il ne faut pas avoir peur" -Du côté de la défense, tous protestent. "Certaines parties civiles veulent retirer la liberté de parole aux accusés", estime Isabelle Coutant-Peyre, conseil d'Ali Riza Polat, seul des 11 accusés présents à l'audience à être poursuivi pour "complicité" de crimes terroristes.Souvent agressif depuis le début du procès, ce dernier s'est dit auparavant "désolé" de son "comportement". "Je m'emporte vite" mais "je n'ai rien à voir avec ça. Je me désolidarise de ce qu'ils ont fait les trois", assure-t-il, en s'adressant aux victimes.Ces échanges sont venus conclure une nouvelle journée d'hommages aux disparus, dont le dessinateur Bernard Verlhac, alias Tignous, et l'économiste et chroniqueur Bernard Maris -- qui publiait dans Charlie sous le surnom d'"Oncle Bernard"."Nous n'avons jamais de répit dans notre chagrin. Parce qu'il nous manque le matin, le soir, aux anniversaires, aux fêtes, à la rentrée des classes", a témoigné le veuve de Tignous, Chloé Verlhac, disant néanmoins vouloir "résister" à la "peur"."Il ne faut pas avoir peur" du terrorisme, a martelé également le fils de Bernard Maris. "De mon côté, je continuerai à me battre à ma manière, c'est-à-dire en souriant, en continuant à me lever pour rire. Il faut continuer à vivre, à rigoler".
Le Népal a rouvert l'accès à ses massifs montagneux, et notamment à l'Everest, pour les expéditions automnales dans l'espoir de relancer son secteur touristique durement éprouvé par la crise du coronavirus, ont annoncé vendredi les autorités, et ce malgré les incertitudes liées au Covid-19.
Le Népal avait fermé ses frontières en mars juste avant la haute saison touristique, au cours de laquelle des milliers de randonneurs et d'alpinistes se rendent dans l'Himalaya. Cette décision motivée par la pandémie a coûté des millions de dollars à l'économie népalaise, et privé nombre de Népalais de leur travail.Le confinement national a été levé la semaine dernière et le Népal est désormais ouvert "pour les activités touristiques, et notamment l'alpinisme et la randonnée", a déclaré à l'AFP Mira Acharya, du ministère népalais du Tourisme.Reste que les vols internationaux à destination du Népal ne reprendront que le 17 août.La "réouverture" des montagnes népalaises intervient alors que le pays a encore recensé cette semaine plus d'un millier de cas de coronavirus, pour un total de 19.547 depuis le début de l'épidémie.Les autorités continuent de "travailler" sur les protocoles de sécurité sanitaire, a déclaré Mme Acharya, et notamment la durée de la quarantaine que devront observer les touristes en arrivant.Une donnée qui est une des principales préoccupations des étrangers cherchant à retourner au Népal, a déclaré Mingma Sherpa, de Seven Summit Treks, un des plus grands organisateurs d'expéditions du pays."Ce serait un soulagement pour le secteur si nous pouvions relancer des expéditions après la saison totalement vierge du printemps", a-t-il dit.
Les enfants sont sous le choc. Une Niçoise a été agressée à coups de couteau ce jeudi matin devant une école.
C'est une scène qui ne devrait pas avoir lieu, encore moins devant une école à l'heure où les enfants arrivent en classe. Ce jeudi à 8h28 devant l'école Nikaia, dans le Vieux-Nice, une femme a été agressée à l'arme blanche, a annoncé sur Twitter un journaliste de Nice-Matin."Un individu casqué s'est approché d'une femme qui était devant l'entrée. Il lui a porté plusieurs coups de couteau", a indiqué la police à 20 Minutes. La victime a reçu au moins deux coups de couteau, à la gorge et au dos. Elle avait "perdu beaucoup de sang", selon Var-Matin, mais elle était toujours consciente quand les secours sont arrivés. Elle a été transportée à l'hôpital Pasteur 2. Sa vie n'est pas menacée.Plusieurs enfants ont été témoins de la scène et une cellule psychologique a immédiatement été mise en place, a annoncé sur Twitter le maire de la capitale des Alpes-Maritimes. "Des psychologues vont se rendre à l'école pour prendre en charge les enfants et personnes choqués. Mon adjoint Jean-Marc Giaume se rend sur place", a écrit Christian Estrosi alors que se tenait le conseil municipal.Dans Var-Matin, une mère de famille raconte qu'elle a été bousculée alors qu'elle venait déposer ses deux enfants à l'école. Quand elle se retourne, elle reconnaît maman de l'école blonde aux cheveux longs avec "une armoire à glace" la frappant "au niveau du bas-ventre".La maman poursuit : "Des gens s'agrippaient à la maman agressée, et à l'homme, pour tenter de les séparer. J'ai alors vu l'individu lâcher prise et commencer à s'enfuir, à courir." "Rattrapez-le, rattrapez-le !", a-t-elle crié tout en mettant ses enfants en sécurité.Cette mère voit alors un père de famille faire un "croche-patte" à l'agresseur qui s'enfuit. Celui-ci "tombe au sol en avant et se relève". Mais le papa a réussi à maintenir l'homme plaqué au sol jusqu'à ce que deux policiers municipaux arrivent, ainsi que les secours.L'agresseur serait l'ancien conjoint de la victime. Tous deux seraient de nationalité géorgienne, selon BFMTV. D'après Var-Matin, la victime avait déjà fait part de ses craintes à d'autres parents et aurait déjà déposé plainte contre lui. La piste du différend familial est privilégiée.
Comme le révèle France Info, un rescapé du Bataclan a été confronté à un exercice "alerte-attentat", organisé sur son lieu de travail en juin 2018, qui a réveillé son traumatisme.
Quatre ans après le drame, ministres et officiels ont commémoré ce mercredi la mémoire des victimes des attaques djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, qui ont fait plus de 130 morts et 350 blessés. Alors que le traumatisme est toujours présent, un rescapé a été confronté en juin 2018 à une scène invraisemblable. Comme le relate France Info, Guillaume Delmas, ex-employé chez Publicis, s'est retrouvé immergé dans un exercice "alerte-attentat" sans en être averti. Une simulation vécue comme un nouveau choc pour ce quadragénaire. Durant l'exercice, l'entreprise a en effet "lâché un sniper dans les couloirs, armé d'une fausse Kalachnikov, mais sans prendre le soin de prévenir les deux trois personnes qui étaient au Bataclan, dont moi. Et je tombe nez à nez avec ce terroriste de pacotille ! Je l'ai vécu comme si ça recommençait", raconte Guillaume au micro de France Info. Immédiatement, la plaie de l'attentat du Bataclan s'est rouverte "de façon béante" et l'a enfermé dans une profonde dépression. "Trouble de stress post-traumatique compliqué d'un épisode majeur", diagnostique son psychologue. Remonté contre Publicis, Guillaume Delmas décide alors de saisir un avocat pour dénoncer la "faute irréparable" de son ancien employeur. "Aujourd'hui, mon intérêt n'est pas de profiter ou de prendre de l'argent, mais juste de me sécuriser pour ce que sera mon avenir", explique-t-il.Sous anti-dépresseurs pour continuer à vivre malgré les "cauchemars, des pensées intrusives", Guillaume Delmas est en arrêt maladie depuis cet exercice. De son côté, Publicis rejette les accusations de son ex-employé tout en comprenant "la souffrance de ses salariés" concernés. Selon le quadragénaire interrogé ce mercredi dans les colonnes du Canard enchaîné, l'entreprise lui aurait toutefois fait comprendre qu'elle n'était pas "responsable de ce qui vous est arrivé le 13 novembre 2015". Et de conclure : "Nous vous suspectons de vouloir vous servir de l'incident survenu dans nos locaux pour régler d'autres problèmes." Les prud'hommes rendront leur jugement dans ce dossier le 21 janvier 2020.
La pauvreté et le désespoir les ont réunis aux abords de Bogota. Avec des sacs poubelles, quelque 500 migrants vénézuéliens ont improvisé un campement où ils survivent, sans pouvoir partir à cause du confinement décrété en Colombie à cause du Covid-19.
Ce campement de plastique noir devait être provisoire. Mais il est dans les limbes depuis déjà plus de deux semaines, et personne ne voit de solution à court terme.Vivent là ceux qui n'ont pas les moyens de subsister pendant le confinement, imposé à Bogota le 20 mars et dans toute la Colombie cinq jours plus tard. Les frontières étant fermées et les déplacements limités, ils ne peuvent pas regagner leur pays. C'est la saison des pluies dans les montagnes des Andes. Les nuits sont glaciales. Et quand l'aube se lève sur leurs tentes de fortune, le sol recouvert de cartons est détrempé. A plus de 2.600 mètres d'altitude, ils craignent d'autant plus le nouveau coronavirus qu'il leur est impossible de respecter les distances de sécurité.Le plus dur, "c'est de voir des personnes âgées, des femmes enceintes, des nouveaux-nés qui pleurent car le climat est vraiment insupportable. Le manque d'humanité ici est terrible", explique à l'AFP l'un des chefs du campement, Eduardo Hernandez, 34 ans."C'est préoccupant (...) car la vie de tous ceux qui sont là est en danger", ajoute ce père de trois enfants, sans travail.- Licencié, puis expulsé -Comme cinq millions de Vénézuéliens depuis 2015, ce commerçant a fui la crise économique qui mine l'ancienne puissance pétrolière, frontalière de la Colombie.A Bogota, il travaillait dans une fabrique d'empanadas (chaussons fourrés de viande, de légumes ou de fromage, typiques de la région), qui approvisionnait les universités. Mais il a été licencié, comme d'autres collègues, depuis la fermeture des établissements d'enseignement.Et un engrenage infernal s'est enclenché. Faute de pouvoir payer loyer et factures, il a été expulsé de l'appartement qu'il partageait avec huit autres personnes dans le centre de Bogota."L'expulsion a été pacifique. A la différence d'autres frères vénézuéliens, dont les serrures ont été changées ou les affaires dégagées pendant qu'ils étaient sortis chercher à manger", raconte-t-il.Il a alors décidé de regagner son pays. Mais l'autobus prévu n'est jamais venu. Alors il a improvisé son premier refuge au bord de l'autoroute, qui traverse le nord de Bogota.Les jours passant, d'autres migrants sont arrivés et se sont installés. Un point de distribution a été organisé pour répartir les vivres données par des ONG ou des particuliers.Mais pour Eduardo Hernandez, en pleine pandémie et avec le froid qui règne actuellement dans la capitale, le campement est une bombe à retardement.- Bloqués à la frontière -Environ 69.000 Vénézuéliens sont rentrés depuis que la Colombie a fermé cette frontière dès le 14 mars, selon le bureau des migrations. Et, pour la première fois en cinq ans, le nombre de migrants en Colombie a diminué, à un peu plus de 1,8 million.Mais le gouvernement de Nicolas Maduro "a restreint le passage des migrants" de 300 personnes par jour à 100 tous les trois jours, a précisé le service de presse de cette entité.Environ 2.000 Vénézuéliens sont de ce fait bloqués dans la ville frontalière de Villa del Rosario.Fin mai, la communauté internationale a promis le versement d'un peu plus de 2,7 milliards de dollars pour aider les pays d'Amérique latine comme la Colombie qui accueillent ces migrants.Le Venezuela et la Colombie partagent une frontière poreuse de 2.200 kilomètres. Mais ils ont rompu leurs relations diplomatiques en 2019, et c'est l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) qui s'occupe des migrants.M. Maduro, qualifié de "dictateur" par son homologue colombien Ivan Duque, a accusé son voisin de laisser volontairement passer des personnes contaminées.La Colombie fait état d'un millier de morts du Covid-19, le Venezuela d'à peine vingt. Mais ce bilan est mis en cause par des experts et des ONG dans ce pays dont le système de santé est en faillite.