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L'analyse de la nouvelle formule du Levothyrox révèle un sous-dosage de la molécule active et la présence d'une molécule non vendue en France et absente de la liste des composants, révèle ce jeudi 14 juin une étude publiée par France info.
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L'étude, commandée par l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT), relève deux anomalies. Elle conclut que la nouvelle formule contient moins de Lévothyroxine que les spécifications en vigueur : "Les patients se trouvent sous-dosés en hormones thyroïdiennes, nous avons observé de façon conséquente 'des réveils de cancers endormis depuis des années'", écrit l'étude."La sécurité sanitaire ne permet pas d'attendre"Deuxième constat : la présence de Dextrothyroxine qui ne figure pas, selon l'association, dans la liste des composants du médicament. Cette substance de synthèse, non commercialisée en France, a été retirée de la vente aux États-Unis en raison d'effets secondaires semblables à ceux rencontrés par les malades de la thyroïde (maux de tête, crampes, vertiges, perte de cheveux...).Les résultats ont été transmis à la juge d'instruction du pôle santé de Marseille chargée du dossier. L'association en appelle à l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et estime que "la sécurité sanitaire ne permet pas d'attendre l'issue de l'instruction pénale pour agir"."Une étude infondée scientifiquement", selon Merck""À ce stade notre Association ne prétend pas sur une seule étude, disposer d'une preuve indiscutable mais d'un fait nouveau important car si ces résultats étaient confirmés, comme on peut le penser, ils pourraient constituer une explication rationnelle à cette crise, d'origine toujours inconnue", précise l'association.L'ANSM a expliqué à France Info qu'elle ne communiquera pas sur le sujet et ne souhaite pas commenter "une étude qu'elle n'a pas vue" et rappelle "qu'une étude épidémiologique est en cours, et que la justice fait son travail". De son côté, le laboratoire Merck affirme que la déclaration de l'AFMT est "infondée scientifiquement". Pour des raisons toujours inconnues, le changement de formule en 2017 du Levothyrox, traitement contre l'hypothyroïdie, a provoqué une vague d'effets secondaires (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux).Environ 1.200 patients ont porté plainte contre le fabricant, Merck. Début mai, l'Association avait également appelé la Justice à examiner le rôle que pourraient avoir selon elle des nanoparticules de métal dans les effets secondaires du médicament Levothyrox.En plus de l'ancienne formule de Levothyrox mise à disposition de façon temporaire, cinq médicaments sont désormais disponibles en France pour les patients, dont le TCAPS (laboratoires Genevrier) depuis le 16 avril. Selon les autorités sanitaires, un demi-million de malades en France, sur quelque trois millions, avaient abandonné ce médicament fin 2017.L'AFMT et son avocate défendent la théorie selon laquelle le changement de formule du Levothyrox a été dicté non par des exigences scientifiques ou sanitaires, mais par un impératif économique, celui de supprimer le lactose afin d'avoir un médicament mieux adapté au marché chinois.
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Dans une vidéo publiée sur Instagram lundi 12 août, Loïc, 17 ans, avait lancé un appel pour retrouver sa petite sœur dont il avait été séparée. Samedi cette dernière l'a contacté.
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Il avait lancé en début de semaine un appel plein d'espoir sur Instagram pour retrouver sa petite sœur, dont il avait été séparée à l'adoption. Loïc, un adolescent de 17 ans, a eu samedi 17 août au matin une "très bonne nouvelle" à raconter, il a pu reprendre contact avec sa sœur. Il y a une dizaine d'année, le jeune homme avait été séparé de sa fratrie lors de son adoption. Depuis il avait tenté de reprendre contact avec sa famille, et notamment sa sœur, en lançant des recherche auprès de la préfecture, de son orphelinat, et finalement sur Instagram. Sa vidéo filmée face caméra avec l'émotion palpable du jeune homme, avait été visionnée plus d'un million de fois. Et enfin, Marie-Anaïs, sa petite sœur est tombée dessus."Dans les commentaires, il y avait quelqu'un d'insistant, qui voulait qu'on parle en privé. Mais j'ai reçu énormément de messages et je n'ai pas vu tout de suite", explique Loïc au Parisien. Six frères et sœurs"J'ai fini par voir le fameux message et on s'est entretenus en privé, puis appelés. Et là... Le doute n'a pas duré ! Elle a bien été adoptée en Bretagne, ce qui confirmait la seule information que j'avais sur elle après notre séparation dans le Nord" détaille-t-il. Afin de s'assurer que la jeune fille est bien sa soeur, il lui a posé des questions, "sur la mort de notre mère ou le nom de notre ancienne assistante sociale, je ne l'avais pas dit sur les réseaux sociaux donc elle ne pouvait pas le savoir autrement" raconte-t-il. Et l'histoire ne s'arrête pas là, puisque Loic, qui est scolarisé dans les Hautes-Pyrénées, et né à Roubaix dans une fratrie de six frères et sœurs, a également pu retrouver quatre de ses frères et sœurs via un groupe Facebook. À l'âge de trois ans, il avait été placé en famille d'accueil où il est resté cinq ans. Sa mère biologique est décédée alors qu'il avait huit ans et les enfants ont été placés dans un orphelinat. Lors de son adoption, Loïc a été séparé de ses frères et sœurs avait-il expliqué.
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Les deux couples ont passé la soirée ensemble le 5 juillet dernier, après l'hommage national rendu à Simone Veil. Une rencontre que les services de l'Élysée auraient préféré garder secrète, selon une révélation du Figaro.Le président de la République cultive les bonnes relations avec ses prédécesseurs.
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Emmanuel et Brigitte Macron ont accueilli Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy dans leur ancienne demeure, en toute discrétion, mercredi 5 juillet. Les deux hommes politiques et leurs femmes ont passé la soirée ensemble, tous les quatre autour d'une même table, indique Le Figaro. Un peu plus tôt dans la journée, l'ancien chef de l'État et l'actuel président avaient tous deux pris part à la cérémonie donnée en hommage à Simone Veil dans la cour des Invalides. Les deux se parleraient même souvent. Du côté de la présidence, on confirme l'existence de ce rendez-vous qui, visiblement, avait plutôt vocation à rester secret. "C'est un dîner privé qui s'inscrit dans une série de rencontres que le chef de l'État compte avoir avec ses prédécesseurs. Il souhaite les rencontrer dans un format informel", ont minimisé les services de l'Élysée interrogés par le Figaro. François Hollande devrait être le suivant. "Mais on ne sait pas quand... et on ne le saura pas, car le rendez-vous n'a pas vocation à être inscrit à l'agenda", explique un conseiller. Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron se retrouveront quant à eux vendredi, le 14 juillet, pour une cérémonie en hommage aux victimes de l'attaque de l'an dernier.
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Le légendaire directeur de cabaret parisien est décédé à l'âge de 88 ans.
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L'homme en bleu n'est plus. Michou, figure parisienne du monde de la nuit, est mort dimanche à l'âge de 88 ans, annonce son attaché de presse. "Michou est mort tôt ce dimanche matin dans un hôpital à Paris" a déclaré François Deblaye. De son vrai nom Michel Catty, "Michou" avait ouvert en 1956 son célèbre cabaret de la rue des Martyrs qui a accueilli tous les jours pendant plus de 60 ans célébrités et inconnus venus dîner devant le spectacle d'artistes transformistes reprenant les chansons des grandes stars de l'époque. Son personnage avait servi d'inspiration au film La cage aux folles.Né à Amiens (Somme), le jeune Michel "monte à Paris" à 17 ans, où il sera finalement devenu le "prince bleu de Montmartre", titre de ses mémoires, en hommage à sa couleur fétiche, du costume aux lunettes, sous un éternel brushing blond platine. Alors qu'il gère un bar au 80 de la rue des Martyrs il se travestit avec deux amis - lui est Brigitte Bardot - à l'occasion du carnaval de Mardi-Gras de 1956. Le succès sera rapide, le bar deviendra cabaret et proposera le premier spectacle de l'après-guerre constitué d'hommes se travestissant en femmes pour imiter les vedettes de l'époque. "J'ai la chance d'être un homosexuel notoire et aimé," disait celui qui était devenu une figure de "la butte", dont il recevait une fois par mois dans son petit établissement des personnes âgées. L'association "la République de Montmartre" a ainsi exprimé son "grand deuil". La maire de Paris Anne Hidalgo a salué sur Twitter "une immense figure de la tolérance et de la nuit parisienne". L'annonce de son décès a suscité de très nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, artistes, politiques, personnalités ou inconnus. Il avait récemment posté sur sa page Facebook des photos datées du 20 janvier où on le voit amaigri en compagnie de Brigitte Macron portant... un pantalon de cuir bleu. Le cabaret ne devrait en tout cas pas lui survivre. Dans ses mémoires parues en 2017 il indiquait en effet vouloir être enterré dans un cercueil bleu et que le cabaret à son nom s'arrête à sa mort. "Je veux que cette maison disparaisse avec moi. Cela peut paraître prétentieux, mais le cabaret ne me survivra pas", écrivait-il.
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La municipalité de Pékin a fait fermer vendredi deux marchés, reporter la rentrée d'élèves et suspendu les compétitions sportives suite à l'apparition de trois nouveaux cas de Covid-19, après deux mois sans aucune contamination.
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La Chine, premier pays touché par le virus fin 2019, est depuis parvenue à freiner considérablement la contagion, tombée ces dernières semaines à une poignée de nouveaux cas chaque jour. Et la majorité concerne des ressortissants chinois rentrés de l'étranger.Mais la ville de Pékin a fait état jeudi d'un nouveau cas de contamination d'origine inconnue, suivi de deux autres vendredi. Le dernier cas jusque-là enregistré dans la capitale remontait à mi-avril. Les deux derniers malades recensés sont des employés du Centre de recherche sur la viande. L'un d'eux s'était rendu récemment dans la ville de Qingdao (est), ont affirmé devant la presse des responsables de la mairie de Pékin.Deux marchés pékinois où ces deux personnes s'étaient rendues ont été fermés vendredi totalement ou enpartie avant désinfection, selon le Quotidien de Pékin. Des dizaines de policiers bouclaient la zone, ont constaté des journalistes de l'AFP.Les autorités ont également décidé de reporter à une date indéterminée la rentrée des élèves de trois classes du primaire, initialement prévue lundi.Les élèves pékinois ont progressivement repris les cours par vagues depuis fin avril, après trois mois de vacances forcées et d'enseignement à distance. Toutes les compétitions sportives sont par ailleurs suspendues jusqu'à nouvel ordre, a annoncé tard vendredi la ville de Pékin dans un communiqué.Selon les chiffres officiels, le Covid-19 a contaminé 597 personnes à Pékin et fait neuf morts.L'annonce de nouveaux cas suscitait l'inquiétude sur les réseaux sociaux."Pékin va être incontrôlable! Il faut rapidement améliorer la prévention! Une seconde vague risque d'arriver", s'inquiétait un utilisateur de Weibo, l'équivalent de Twitter en Chine."Je tremble de peur (...) Je vais acheter d'autres masques. J'espère que ce sera bientôt fini", commentait un autre.
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Dès mercredi, les automobilistes bénéficieront d'une nouvelle prime à la conversion. Celle-ci est élargie et plus intéressante pour certains conducteurs.
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La nouvelle prime à la conversion est entrée en vigueur mardi 1er janvier. Comme pour l'ancienne prime, les foyers imposables pourront toucher 1.000 euros, les foyers non-imposables 2.000 euros s'ils remplacent leur vieille voiture par un véhicule moins polluant. Quelles sont les nouvelles modalités du dispositif version 2019 ? "Les 20 % de ménages aux revenus les plus modestes et les salariés non imposables contraints de faire au moins 60 km aller-retour pour se rendre à leur travail bénéficieront d'une prime doublée, soit 4.000 euros, s'ils achètent une voiture neuve ou d'occasion. Et même 5.000 euros s'ils investissent dans un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d'occasion", explique le ministre de la Transition écologique François de Rugy au Parisien mardi 1er janvier. Pour les automobilistes concernés, il faudra présenter une attestation employeur certifiant qu'ils parcourent bien 60 km aller-retour pour travailler pour bénéficier de cette prime doublée. 300.000 demandes de primes en 2018Le Parisien liste les principales nouveautés de la prime à la conversion. Pour en bénéficier, les véhicules acquis doivent émettre moins de CO2, soit 122 g/km. La prime de 2.500 euros accessible aux propriétaires de véhicules électriques neufs concernent aussi les hybrides neufs rechargeables, sans condition de revenus. Pour les foyers non imposables, la prime concernant les véhicules électriques d'occasion passe à 2.500 euros. Enfin, concernant les foyers imposables, ils ne bénéficieront plus de la prime en cas d'achat d'un véhicule diesel. Le ministre a également donné les chiffres des primes à la conversion versées en 2018. "Environ 300.000 demandes de primes à la conversion ont été faites en 2018. Près de 250.000 ont d'ores et déjà été acceptées et 202.000 payées. En un an, l'Etat aura donc versé 500 millions d'euros pour aider les Français à changer leur vieille voiture", détaille François de Rugy. Il ajoute que l'État table en 2019 sur une budget de 600 millions d'euros.
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La plus grosse bombe jamais neutralisée en rade de Brest (Finistère) depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale a été découverte fin août, indique Ouest-France. Elle pèse 970 kg, dont 815 kg d'explosifs, et sera pétardée mardi.
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Ça risque de secouer. Une mine marine allemande de la Seconde Guerre mondiale aux dimensions exceptionnelles sera pétardée mardi 15 septembre. L'engin, lourd de 970 kg et contenant environ 815 kg d'explosifs équivalents TNT, est le plus gros jamais neutralisé en rade de Brest depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, explique Ouest-France.Découverte dans le port de commerce, le 24 août, elle est trop endommagée pour tenter de la désamorcer sur place ou de la déplacer sur une longue distance. Aussi, il a été décidé de la faire exploser. L'opération, appelée contre-minage, se déroulera de 14h30 à 20h30. Selon la préfecture du Finistère et la préfecture maritime de l'Atlantique, "plusieurs plongées communes ont permis de définir le mode opératoire approprié pour traiter cette munition en toute sécurité". Le jour J, l'engin sera relevé par l'équipe de la sécurité civile, qui la remorquera jusqu'en rade. Les plongeurs-démineurs du groupe des plongeurs démineurs (GPD) Atlantique prendront ensuite la relève. Ils convoieront la bombe jusque dans la zone où son explosion sera provoquée. Etant donné sa taille, la propagation de l'onde de détonation pourrait être ressentie par les riverains.Les mammifères marins effarouchésSi la sécurité de ces derniers et des biens environnants a été prise en compte, celle des mammifères marins n'a pas été oubliée. Mardi prochain, afin de limiter l'impact sur la faune, une équipe de démineurs du groupe des plongeurs démineurs (GPD) Atlantique prendra soin de les effaroucher suffisamment en amont de l'explosion.Par ailleurs, un important dispositif de sécurité sera mis en place dans le port de commerce et dans la rade. Dans le port de commerce, une zone de sécurité d'un rayon de 360 m sera mise en place. À l'intérieur, la navigation et la circulation des véhicules seront interdites. En dehors de ce périmètre, la circulation sera contrôlée. Et en rade de Brest, les activités professionnelles et de loisirs seront réglementées.
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Enfermés chez eux pendant deux mois, les Français ont développé des envies de grand air qui devraient influencer les prénoms de leurs futurs enfants, selon les autrices de l'Officiel des prénoms 2021.
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Quelles sont les tendances prénoms ? L'opus annuel de l'Officiel des prénoms, publié jeudi 3 septembre aux éditions First mais que Le Parisien et Europe 1 ont pu consulter en avant-première, révèle que comme les années précédentes, l'heure est en 2020 aux prénoms courts, avec une terminaison en "a" pour les filles (Léa, Léna, Mila...) ou "ia" (Mia, Victoria...), et en "o" pour les garçons (Léo, Hugo, Enzo...). Du côté des filles, Emma est ainsi toujours le prénom le plus donné, devant Louise, Chloé, Jade et Alice. Du côté des garçons, Gabriel, Raphaël, Léo, Louis et Lucas constituent le top 5. 2021 pourrait être plus original. En effet, selon les projections réalisées par les deux autrices de l'Officiel des prénoms 2021 Stéphanie Rapoport et Claire Tabarly Perrin, la référence à la nature devrait être prononcée. La faute... au confinement! "C'est l'effet inattendu du confinement que nous avons vécu en début d'année et de l'épidémie de coronavirus que nous continuons à subir", explique Stéphanie Rapoport dans les colonnes du Parisien. "Les thématiques de l'écologie et de la protection de l'environnement, déjà très présentes dans l'actualité, ont été boostées par la situation de confinement. L'absence de circulation automobile a par exemple exacerbé son importance dans la pollution de l'air, et beaucoup de Français se sont mis au vélo." "Nos projections montrent que les prénoms évoquant la nature au sens large, faisant référence à des plantes, des fleurs ou des animaux, mais rappelant également le temps qui passe, le cosmos et l'univers" sont appréciés, insiste-t-elle. Les noms de pierres précieuses Jade, Ambre, Agathe, de fleurs Aubépine, Rose, Violette ou Iris pour les filles, les allusions aux animaux avec Léo (lion en latin) ou Loup, mais aussi les Côme (pour cosmos) ou encore Lucas (lumière en latin) chez les garçons devraient être encore plus populaires. Mais pas seulement. "Il faut s'attendre à voir naître des Cassis, Lune, Summer, Automne chez les filles, et des Orion, Zéphyr et même Syrius chez les garçons. Ils ne seront pas donnés de manière massive, bien sûr, mais nos projections statistiques détectent l'arrivée de ces prénoms quasiment jamais attribués ces dernières années", révèle la spécialiste.Les vieux prénoms, toujours très en vogue selon l'Officiel des prénoms, ont aussi de bonnes chances d'être entendus dans les maternités. Outre ces nouvelles tendances, l'Officiel des prénoms dévoile également la liste des prénoms les plus portés en France à l'heure actuelle. Dans le top 3 des prénoms féminins : Marie, Nathalie et Isabelle. Pour les prénoms masculins, Jean, Michel et Philippe sont sur le podium.
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Défendu par une majorité des "gilets jaunes", le référendum d'initiative citoyenne (RIC) vise à faciliter la consultation du peuple, sans associer le Parlement en amont.
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Des panneaux défendant le "RIC", ce référendum d'initiative citoyenne, ont fleuri ces dernières semaines dans les rangs de la mobilisation des "gilets jaunes". Défendue également par plusieurs partis politiques de gauche comme de droite, cette revendication vise à faciliter la consultation du peuple, sans associer le Parlement en amont."Rendre au peuple son rôle souverain"Des représentants des "gilets jaunes" ont réclamé samedi 15 décembre, devant l'Opéra, un tel dispositif afin de "rendre au peuple son rôle souverain". Alors que plusieurs manifestants brandissaient des pancartes "RIC", ils réitéraient ainsi une demande formulée jeudi devant la salle du jeu de Paume à Versailles, haut lieu de la Révolution de 1789.Pour les manifestants de ce mouvement, d'abord axé essentiellement sur le pouvoir d'achat, il s'agit de modifier la Constitution pour "donner au peuple le droit de rédiger ou d'abroger une loi sur le sujet qu'il choisit". Voire de révoquer des élus et même le président, alors que les "Macron démission" ont encore fusé en France samedi.Des "référendums d'initiative partagée" Dans une liste de revendications diffusée fin novembre, des "gilets jaunes" demandaient qu'une proposition de loi obtenant 700.000 signatures - sur un site internet sous le contrôle d'un organisme indépendant- entraîne un référendum national dans un délai d'un an, après un passage pour éventuel amendement à l'Assemblée nationale, le Parlement n'étant donc pas sollicité en amont.Outre les référendums à l'initiative de l'exécutif ou du Parlement, la réforme constitutionnelle de 2008 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy a déjà inscrit la possibilité, dans de strictes conditions, de "référendums d'initiative partagée". Il faut "un cinquième des membres du Parlement, soutenus par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales", soit au moins 185 députés et sénateurs et plus de 4,5 millions d'électeurs. Difficile à mettre en oeuvre, cette procédure n'a jamais été utilisée.Des initiatives similaires à l'étranger Plusieurs candidats à la présidentielle, du RN à LFI, souhaitaient instaurer de véritables référendums d'initiative populaires, comme en Suisse ou en Italie, mais pas Emmanuel Macron. En juillet dernier, lors du début de l'examen à l'Assemblée du projet de révision constitutionnelle, tous les groupes d'opposition avaient cherché, en vain, à rendre plus facile les référendums d'initiative partagée en abaissant les seuils requis ou à permettre un référendum d'initiative populaire.Le RIC "réclamé depuis des années par le RN est un outil essentiel d'un bon fonctionnement démocratique ! Débloquer notre démocratie, ça passe par rendre la parole au PEUPLE !", a encore tweeté samedi Marine Le Pen. Pendant la campagne, son programme prévoyait un tel référendum sur proposition d'au moins 500.000 électeurs."Tout peut être discuté" Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a aussi réaffirmé son soutien à un tel dispositif cette semaine à l'Assemblée. Il doit permettre "d'abroger une loi, d'en proposer une, et le droit de révoquer un élu, quel qu'il soit, du président de la République au conseiller municipal", a-t-il plaidé. Le LR Julien Aubert a déposé une proposition de loi constitutionnelle début décembre pour un véritable "référendum d'initiative populaire", tandis qu'à l'UDI, on se dit favorable à étendre le référendum citoyen, notamment via la saisine obligatoire du Parlement sur des sujets par des pétitions électroniques. L'examen du projet de révision constitutionnelle ne reprendra pas avant mars, à la fin du grand débat local de trois mois. L'un des quatre thèmes porte sur la "Démocratie et citoyenneté". "La dictature de l'émotion""Tout peut être discuté", y compris le "RIC", a affirmé samedi sur BFMTV le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM), tout en estimant qu'il faut "apporter des réponses élaborées à des problèmes complexes et qu'on ne peut pas se contenter de solutions simplistes". Olivier Faure (PS) a aussi dit se méfier de "la dictature de l'émotion", suggérant plutôt un "droit d'amendement citoyen" qui permet la participation citoyenne, mais "réserve le choix ultime" à "des gens qui peuvent être sanctionnés à chaque élection". Emmanuel Macron, "je pense que sa culture bonapartiste ne le poussera pas à faire ça", affirmait cette semaine un député centriste.
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Il y a des jours on l'on ferait mieux de ne pas se lever pour aller travailler. C'est ce qu'a dû se dire ce jeune habitant de Rodez, envoyé nettoyer les vitres d'un commissariat de police.
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Le jeune homme, âgé de 23 ans, a terminé la journée en prison, rapporte Midi Libre le vendredi 25 novembre.Tout commence le 22 novembre, quand le jeune homme, employé d'une entreprise de nettoyage, est envoyé laver les vitres d'un bâtiment administratif situé dans le centre-ville de Millau, en Aveyron. Il ne sait pas qu'il s'agit d'un commissariat. La procédure veut que les policiers contrôlent l'identité des personnes amenées à pénétrer dans le bâtiment. C'est à ce moment-là que les fonctionnaires découvrent que le laveur de vitre est recherché pour n'avoir pas exécuté une peine de 4 mois de prison pour trafic de stupéfiants, prononcée à Brive-la-Gaillarde.Présenté au procureur de la République de Rodez, le jeune homme a plaidé la bonne foi. Condamné à une peine avec sursis, il croyait qu'elle avait expiré. Le Ruthénois a assuré qu'il avait informé le juge de son déménagement, il y a plus de deux ans, mais qu'il n'avait reçu aucun courrier de suivi de peine. Sa situation professionnelle et sa bonne conduite ne lui ont pas évité d'être envoyé en prison.
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L'accident s'est produit sur un passage à niveau de la commune d'Avenay-Val d'Or (Marne), dans la matinée de lundi 15 juillet. Les quatre occupants du véhicule, une femme et trois enfants, sont morts.
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Des enquêtes ont été ouvertes par la SNCF et le parquet de Reims.Une collision entre un TER et une voiture bloquée à un passage à niveau a fait quatre morts et quatre blessés, à Avenay-Val d'Or (Marne), à 30 km de Reims, lundi 15 juillet. La conductrice, assistante maternelle, et les trois enfants qu'elle transportait dans sa voiture, sont décédés. Il s'agit d'une enfant de "presque onze ans" qui était, "selon toute vraisemblance", sa fille, une fillette de trois ans et un nourrisson d'un an qu'elle gardait, sont tous "décédés sur le coup", a indiqué le procureur de la République de Reims. Quatre des 25 voyageurs du TER ont été légèrement blessés. Les familles ont été reçues à la salle des fêtes d'Avenay et une cellule d'urgence médico-psychologique a été mise en place. Le train ralliait Épernay à Reims quand il a percuté de plein fouet la voiture. L'accident s'est produit dans la matinée, peu avant 10h du matin. Le conducteur du train, qui sortait d'une courbe et "poursuivait sa route en ligne droite à 118 km/h", n'a que "tardivement" vu le véhicule "qui se trouvait sur la voie", et malgré un freinage d'urgence, "n'a pu s'arrêter que 400 mètres au-delà du point d'impact", a indiqué lors d'une conférence de presse lundi soir le procureur de la République de Reims Matthieu Bourrette. Son alcoolémie était "négative", a-t-il souligné."Aucun élément ne permet de savoir à cette heure pour quel motif le véhicule s'était engagé sur les voies alors que les signaux - sonore et lumineux - et le système de barrièrage semblaient inviter à ne pas franchir le passage", a ajouté le procureur. Mais "la première barrière était enfoncée ce qui laisse supposer (...) que le véhicule aurait pu forcer le passage", a-t-il précisé en évoquant, toujours au conditionnel, un témoignage d'abaissement "intempestif" de la barrière la veille du drame."Tout fonctionnait parfaitement, il y a eu une révision il y a quelques mois", a assuré le maire de cette commune de 1.000 habitants, Philippe Maussire.Enquêtes en coursLe PDG de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, qui a annoncé avoir demandé une "enquête interne", a par ailleurs assuré que ce passage à niveau ne figurait "pas dans la liste" de ceux classés comme "sensibles". "C'est un passage a niveau automatique lumineux à deux demi-barrières" qui "se déclenche automatiquement quand un train approche", a-t-il précisé, ajoutant "qu'à sa connaissance", il n'y avait pas de "dysfonctionnement". "On a des enquêteurs, des experts techniques en particulier de passages à niveau" qui vont faire "des constatations et vont réfléchir aux scénarios qui ont pu provoquer ce drame-là", a-t-il poursuivi. Mais "pour l'instant le lieu est sécurisé" et "interdit d'accès par la gendarmerie, qui a évidemment la priorité pour faire son enquête judiciaire", a affirmé le responsable de la SNCF, précisant qu'il y avait 14.500 passages à niveau en France représentant un coût de "près de 120 millions d'euros par an pour la maintenance courante". Le parquet de Reims a décidé d'ouvrir une enquête en recherche des causes de la mort, confiée à la section de recherche de Reims et la brigade de recherche d'Epernay. Des investigations seront notamment menées pour vérifier si le système de barriérage fonctionnait normalement ou si les règles de conduite ont été "correctement respectées".
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Il a pris sa décision en connaissance de causes. En votant contre le budget 2019 à l'Assemblée nationale, le député Sébastien Nadot s'est fait exclure du groupe La République En Marche. Au journal 20 Minutes, il déplore le manque de débat au sein de la majorité et la "surdité du gouvernement".
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Une mainmise totale de l'équipe gouvernementale sur les députés LREM, voilà ce que dénonce Sébastien Nadot, député de la 10ème circonscription de Haute-Garonne. Celui qui est issu du Mouvement des Progressistes de Robert Hue parle d'un décalage total entre les projets du gouvernement et les besoins de ses administrés : "Il suffit de passer une journée sur le terrain pour voir que le budget n'est pas en phase des attentes des Français."Plus dur encore, Sébastien Nadot n'épargne pas Edouard Philippe et ses ministres: "Ce phénomène de gouvernement qui fait tout, qui peut tout et n'écoute pas beaucoup, pour moi ça participe à ma décision de voter contre le budget." Il déclare qu'à chaque élaboration de loi à laquelle il a participé, le gouvernement imposait sa ligne, avant de rajouter : "Il fait clignoter ce sur quoi on peut négocier en tant que parlementaire et faire croire que l'on a obtenu quelque chose."Enfin, Sébastien Nadot estime que certains de ses collègues pensent plus à leur carrière qu'aux besoins des Français : "Beaucoup râlent en interne mais avalent toutes les couleuvres possibles et inimaginables sans faire pour autant des sorties. Si on ne change pas la méthode, on va dans le mur."Sébastien Nadot avait rejoint Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, en février 2017.
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Une statue d'un ancien Premier ministre canadien accusé d'avoir mis en oeuvre une politique d'assimilation forcée des populations autochtones a été déboulonnée samedi à Montréal lors d'une manifestation antiraciste, a-t-on appris de source policière.
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La statue de bronze du premier Premier ministre canadien John A. Macdonald, régulièrement vandalisée ces dernières années, gisait en fin d'après-midi à quelques mètres de son piédestal, selon un journaliste de l'AFP sur place. La tête s'est détachée dans la chute et a roulé quelques mètres plus loin.La statue, qui trônait sur la Place du Canada depuis 1895, a été déboulonnée par un petit groupe en milieu d'après-midi lors d'une manifestation de quelques centaines de personnes en faveur d'une réduction du financement de la police. Des images du déboulonnement, salué par les cris des manifestants, ont été diffusées sur les réseaux sociaux.La police a immédiatement ordonné la dispersion de la manifestation, organisée à l'appel d'un collectif de défense des personnes noires et autochtones. Elle n'a procédé à aucune arrestation, a précisé une porte-parole jointe par l'AFP. Plusieurs organisateurs cités par les médias locaux ont toutefois affirmé que ce déboulonnement les avait pris par surprise.Le gouvernement de John A. Macdonald, qui a dirigé le pays à la fin du XIXe siècle, est accusé d'avoir cherché à assimiler les peuples autochtones en les enrôlant de force dans des pensionnats où la pratique de leurs langues était interdite. Cette politique a été qualifiée de "génocide culturel" par une commission d'enquête en 2015.La maire de Montréal, Valérie Plante, a condamné ces "actes de vandalisme"."De tels gestes ne peuvent être acceptés ni tolérés", a-t-elle déclaré dans un communiqué. "Nous savons que certains monuments historiques, ici comme ailleurs, sont au cœur de débats émotifs. Je réitère que je privilégie de les mettre en contexte plutôt que de simplement les retirer".Même indignation du Premier ministre du Québec, François Legault. "Quoi que l'on puisse penser de John A. MacDonald, détruire un monument ainsi est inacceptable", a-t-il réagi sur Twitter. "Il faut combattre le racisme, mais saccager des pans de notre histoire n'est pas la solution. Le vandalisme n'a pas sa place dans notre démocratie et la statue doit être restaurée".Les statues à l'effigie de Macdonald, l'un des pères fondateurs du Canada moderne, font l'objet de polémiques dans plusieurs villes du pays. En 2018, un monument le représentant avait été retiré de l'hôtel de ville de Victoria, en Colombie-Britannique, rappelle Radio Canada.Dans la foulée de la mort de l'Afro-Américain George Floyd aux mains de la police de Minneapolis fin mai, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient signé une pétition demandant le retrait de la statue de Macdonald à Montréal. La manifestation organisée samedi à Montréal, ainsi que dans plusieurs autres villes du Canada, intervient quelques jours après qu'un autre Afro-Américain, Jacob Blake, a été grièvement blessé par un policier qui lui a tiré sept balles dans le dos à Kenosha, dans le Wisconsin, alors qu'il résistait à son interpellation.
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Quinze jours après la découverte en Italie d'une oeuvre de Banksy volée au Bataclan en 2019, six personnes ont été mises en examen et écrouées vendredi, au terme d'une opération policière menée dans plusieurs départements français.
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C'est au cours d'une vaste opération dirigée par la direction de la police judiciaire de Paris et menée mardi que ces personnes ont été interpellées en Isère, Haute-Savoie, Var, Rhône et Puy-de-Dôme, selon une source policière, confirmant une information du Dauphiné Libéré. Deux d'entre elles ont été mises en examen du chef de vol en bande organisée et les quatre autres pour recel de vol en bande organisée, a-t-on précisé de sources policière et judiciaire. Toutes les six ont été placées en détention provisoire.Aucune indication n'a été donnée sur l'identité de ces personnes, ni sur ce qui aurait motivé leur geste.L'oeuvre attribuée au célèbre street-artiste britannique Banksy avait été peinte courant 2018 sur une porte de secours métallique de la salle de spectacle parisienne du Bataclan.La peinture, réalisée au pochoir et à la peinture blanche, représente une jeune fille à l'air triste, comme un hommage sur le lieu même où 90 personnes ont été tuées le 13 novembre 2015, au cours d'une série d'attaques jihadistes qui ont frappé Paris et Saint-Denis. - Soulagement -Les malfaiteurs, encagoulés, s'en étaient emparés en découpant la porte à la meuleuse dans la nuit du 25 au 26 janvier 2019. La scène avait été filmée par des caméras de vidéo surveillance.Ce vol avait suscité une "profonde indignation", selon les mots mêmes de l'équipe du Bataclan. Ce "symbole de recueillement et appartenant à tous, riverains, Parisiens, citoyens du monde nous a été enlevé", avait-elle déploré alors.Banksy, qui préserve son identité, a revendiqué sur son compte Instagram plusieurs de ses réalisations dont celle du Bataclan.La police italienne avait annoncé le 10 juin dernier avoir retrouvé la porte, dans une fermette de la campagne des Abruzzes, au cours d'une opération conjointe des policiers français et des carabiniers italiens.Une découverte qui avait ému et soulagé, et à laquelle avait pris part un policier français ayant participé à l'intervention des forces de l'ordre dans la salle de spectacle en novembre 2015."L'oeuvre a été retrouvée sous un toit, dans un grenier, appuyée contre un mur. Donc des conditions pas optimales, mais nous avons vu immédiatement dans les yeux de notre collègue français qu'elle était en bon état. Et ça nous a rendus heureux", avait raconté à la presse le 10 juin le colonel Emanuele Mazzotta, commandant des carabiniers d'Alba Adriatica.Soulagement aussi pour le commandant de police français Christophe Cengig, en charge, à l'ambassade de France à Rome, de la lutte contre la criminalité organisée, et qui avait également participé à l'opération.
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La tempête tropicale Isaias est redevenue un ouragan lundi soir et s'approchait des Etats américains de Caroline du Sud et du Nord après avoir relativement épargné les Caraïbes et la Floride.
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Isaias se trouve actuellement à une centaine de kilomètres à l'est de Charleston, en Caroline du Sud, et se déplace avec des vents soutenus de 120 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC), basé à Miami en Floride.Une dépression entre dans la catégorie 1 de l'échelle de Saffir-Simpson de classification des ouragans - qui en compte cinq - lorsque ses vents soutenus maximaux dépassent les 119 km/h.L'oeil de l'ouragan "va s'approcher des côtes du nord-est de la Caroline du Sud et du sud de la Caroline du Nord au cours des prochaines heures", indique le NHC, d'après qui Isaias "doit toucher terre ce soir".Le Centre met en garde contre la menace de vents violents, d'inondations et de fortes vagues dans les Caroline, dont les habitants sont habitués chaque été ou presque au passage des phénomènes météorologiques. Le président Donald Trump a annoncé avoir déclaré l'état d'urgence pour la Floride et les deux Caroline afin de libérer des fonds fédéraux."Tout le monde doit rester vigilant", a-t-il averti lors d'une conférence de presse."J'encourage tout le monde à suivre les directives des autorités locales et des Etats", a-t-il ajouté."En Caroline du Nord, nous savons en gros quoi faire", comme ne pas conduire sur les routes inondées, s'abriter dans un endroit sûr et préparer un kit d'urgence", a déclaré au cours du week-end le gouverneur de cet Etat, Roy Cooper. "Mais cette fois, mettez aussi vos masques et désinfectants pour les mains dans votre kit et n'oubliez pas de respecter la distanciation" physique, a-t-il ajouté.Comme de nombreux Etats du sud et de l'ouest des Etats-Unis, les Caroline du Sud et du Nord font face depuis plusieurs semaines à une recrudescence de la pandémie de Covid-19.Un temps classé comme ouragan de catégorie 1 avant d'être rétrogradé en tempête tropicale puis de redevenir un ouragan, Isaias a fait la semaine dernière une victime dans le territoire américain de Porto Rico, une femme de 56 ans dont le véhicule a été emporté par les eaux.La dépression a également fait des dégâts, mesurés, en République dominicaine et dans les Bahamas. Elle a en revanche épargné la Floride, dont les autorités, déjà aux prises avec la pandémie de Covid-19, craignaient le pire.
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Dans un entretien accordé au Parisien, l'ancien chef de l'Etat s'inquiète des conséquences de l'offensive militaire de la Turquie dans le nord de la Syrie, estimant que "nous avons une dette envers les Kurdes".
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L'armée turque a lancé mercredi 9 octobre, comme elle s'y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte antijihadistes, faisant fi des mises en garde internationales. Au moins 11 personnes, dont 8 civils, ont été tuées dans les premières heures du conflit, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "La France ne peut laisser les Kurdes être massacrés par les forces d'Erdogan et leurs supplétifs, qui sont pour beaucoup des groupes islamistes", s'alarme François Hollande dans les colonnes du Parisien.L'ancien président de la République, au pouvoir pendant la guerre contre le groupe Etat islamique, s'inquiète du sort des "alliés" de la France que sont les Kurdes. L'ex-chef de l'Etat estime que la France a "non seulement une dette, mais un 'devoir' de suite" envers les Kurdes après leurs actions en territoire syrien contre les groupes jihadistes. "C'est notre propre sécurité qui est en cause""Nous devons faire en sorte qu'ils puissent rentrer dans le processus de règlement du conflit syrien, ce que le régime de Bachar al-Assad continue de leur contester. J'ai aussi conscience que ces Kurdes détiennent dans leurs camps de prisonniers des djihadistes, dont certains sont Français. Il est à craindre qu'à la faveur de cette offensive, ces djihadistes puissent s'échapper et commettre d'autres forfaits, dans la région mais aussi en Europe", prévient-il."C'est donc pour notre propre protection que nous avons intérêt à ce que les Kurdes continuent de tenir le territoire du nord de la Syrie et de lutter contre Daech (...). Au-delà de la solidarité que nous devons avoir avec les Kurdes de Syrie, c'est notre propre sécurité qui est en cause", martèle-t-il. Du côté de l'Elysée, Emmanuel Macron a dit aux Kurdes être "très préoccupé" par l'opération menée par les troupes de Recep Tayip Erdogan. La maire de Paris Anne Hidalgo estime quant à elle que l'offensive turque "affaiblit nos plus sûrs alliés et nos amis fidèles dans la lutte contre Daesh et ses résurgence".Réunion d'urgence à l'ONU ce jeudiSur le plan international, le Congrès américain a promis de faire "payer très cher" à la Turquie son offensive, selon des sénateurs républicains comme démocrates, affirmant être en train de "finaliser" un texte pour imposer des sanctions. Du côté de l'Union européenne, le président de la Commission Jean-Claude Juncker a exhorté à la "retenue". "La Turquie doit cesser l'opération militaire en cours. Elle ne donnera pas de résultats. Et si le plan de la Turquie est la création d'une zone de sécurité, n'attendez pas de financement de l'Union européenne", a t-il déclaré.Le Conseil de sécurité de l'ONU doit lui se réunir d'urgence et à huis clos jeudi 10 octobre à la demande de ses membres européens, la Belgique, la France, l'Allemagne, la Pologne et le Royaume-Uni.
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Le plus grand cabaret du monde va signer sa 18e saison. Invité sur le plateau de Salut les Terriens !, Patrick Sébastien confie que deux numéros de son programme avaient été annulés.
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Vers la fin du plus grand cabaret du monde ?"À cette heure où je suis fâché avec beaucoup pour avoir trop souvent ouvert ma gueule, il est hors de question que je la ferme", voici ce que Patrick Sébastien clame sur son blog. En effet, l'animateur est bien connu pour ne pas se taire sur ce qu'il pense et ressent. Participant à l'émission du 3 décembre de Thierry Ardisson, le présentateur de Les années bonheur fait des révélations en revenant sur sa rentrée, qui n'a pas été un long fleuve tranquille.Alors que l'homme en noir introduit son invité, en disant que tout va bien pour lui avec Le Plus Grand Cabaret du monde et Les années bonheur, l'animateur le coupe. "Ça va mieux, ça va mieux", assure Patrick Sébastien. Difficile à croire que son début de rentrée n'ait pas été rose, car son premier programme enregistre de bonnes audiences. Pourtant, l'ancien patron de France 2, Vincent Meslet, avait apparemment pris une décision qui peut surprendre. Patrick Sébastien explique qu'il comptait lui retirer deux numéros de son émission Le Plus Grand Cabaret du monde, pour peut-être, par la suite, mettre un terme au programme.L'arrivée d'un nouveau programmeMais ça, c'était avant ! La direction ayant changé, Patrick Sébastien confie à Thierry Ardisson : "Il y a des gens qui sont arrivés, de nouvelles personnes qui m'ont redonné ces deux primes. Et comme je n'ai pas envie de faire la même chose, j'ai décidé de faire une nouvelle émission, en direct, au mois de février, où on va déconner." Il continue en donnant quelques informations : "Ça va s'appeler 'Samedi Folies' et on va tout se permettre. Ceux qui ne m'aiment pas disent que je suis capable du pire et ceux qui m'aiment bien disent que je suis capable du meilleur, donc on va contenter tout le monde, on va faire plaisir à tout le monde."Très emballé par ce nouveau projet, Patrick Sébastien ne peut s'empêcher de ressentir de l'amertume face à cette dure rentrée télévisuelle. "C'est un souvenir assez douloureux pour moi ces mois qui sont passés", confesse l'animateur. "Quand tu es obligé d'aller dans les galas pour voir que les gens t'aiment bien parce que chez toi, on ne t'aime pas, c'est un peu difficile à vivre", ajoute ce dernier. Et vous, que pensez-vous de Patrick Sébastien et de ses émissions ?
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Le duo formé par Alex Lutz et Bruno Sanches arrivent sur C8, chaîne gratuite du groupe Canal+.
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Catherine et Liliane en manque de visibilité sur Canal+Une bonne dose d'humour en prévision pour C8 ! Les deux documentalistes de Canal+, incarnées par les comédiens Alex Lutz et Bruno Sanches, rejoignent la chaîne gratuite pour La minute de Catherine et Liliane. La pastille sera diffusée avant l'émission Il en pense quoi Camille ?, aux alentours de 18h10, et les images proviendront de la veille, émise sur Canal+ entre Le Petit Journal et Les Guignols.La Revue de Presse par Catherine et Liliane est composée de sketches qui reviennent sur des points de l'actualité du jour. Elle était auparavant intégrée à l'émission de Yann Barthès, Le Petit Journal sur Canal+. Cependant, à la suite du départ de l'animateur sur TMC, le programme change de format et se voit maintenant diffusé quotidiennement après Le Petit Journal de Cyrille Eldin. Malgré leur popularité, la visibilité de l'émission a diminué et les deux femmes n'arrivent plus à obtenir la même audience. Leur arrivée sur C8 pourra donc leur offrir une exposition supplémentaire.Qui sont vraiment Catherine et Liliane ?Alex Lutz, l'interprète de Catherine, est un comédien, humoriste, metteur en scène et auteur de théâtre. En parallèle de La Revue de Presse, Alex Lutz triomphe avec son one-man show, qui avait d'ailleurs été retransmis en exclusivité sur Canal+. En mai dernier, il a également animé la soirée de remise des Molières 2016, où il avait remporté le prix de l'Humour créé cette année-là. Bruno Sanches incarne, quant à lui, Liliane. Il s'est fait essentiellement connaître du grand public grâce à son duo avec Alex Lutz. En 2015, il joue d'ailleurs dans "Le Talent de mes amis", une comédie réalisée par ce dernier.C'est en 2012 que ce duo complètement déluré arrive dans Le Petit Journal. Les téléspectateurs se passionnent alors rapidement pour Catherine et Liliane, qui épluchent et commentent avec ironie l'actualité des gens du monde du spectacle, de la politique et du sport en Une de la presse. Mais visiblement, l'engouement du public pour les deux secrétaires de la rédaction n'a pas suffit pour maintenir les audiences depuis le départ de Yann Barthès. Est-ce que C8 réussira à changer la donne ?
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Le Premier ministre Edouard Philippe et plusieurs membres du gouvernement présentaient, jeudi après-midi, le plan de déconfinement du gouvernement, en vigueur à partir du 11 mai. Comme le demandent de nombreux maires, notamment en Bretagne, si la fermeture des plages et lacs reste la règle, certains pourront rouvrir sur décision du préfet.
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L'ouverture des plages et des lacs sera possible au cas par cas sur autorisation du préfet, a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, jeudi 7 mai, durant cette conférence de presse. "La règle générale, c'est la fermeture", a souligné le ministre, mais il sera possible d'avoir accès à ces sites "à la demande des maires sur autorisation du préfet" de chaque secteur concerné. Les maires devront présenter au préfet un "cahier des charges" pour "garantir le respect des régles sanitaires", a précisé Edouard Philippe. Christophe Castaner a par ailleurs confirmé que la pratique sportive individuelle en extérieur sera autorisée mais que les "lieux de sports couverts resteront fermés"."Pourront rouvrir les bibliothèques, musées, médiathèques", a poursuivi le ministre, en soulignant que les gestes barrière et la distanciation physique devront y être respectés.En revanche, "les cinémas et les salles de spectacles resteront fermés". Christophe Castaner a rappelé "qu'aucun événement de plus de 5.000 personnes" ne pourra avoir lieu avant septembre.
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La Namibie a mis en garde mardi sa population contre le recours à la bouse d'éléphant pour traiter le coronavirus, de plus en plus populaire à la faveur de la récente progression de la pandémie.
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"Je m'inquiète que certaines personnes peu scrupuleuses en incitent d'autres à dépenser de l'argent pour des remèdes inutiles dans l'espoir de guérir", a déclaré à l'AFP le ministre de la Santé, Kalumbi Shangula.Quelque 4.463 cas, dont 37 mortels, ont été recensés en Namibie, selon les dernières statistiques officielles.En l'absence de tout traitement à l'efficacité scientifiquement prouvée contre le virus, la recrudescence des cas de contamination dans le pays a ravivé l'intérêt pour des traitements traditionnels, dont certains prônant le recours à la bouse d'éléphant."Ce n'est pas éthique", a jugé le ministre Shangula, "une personne désespérée peut faire des choses désespérées".Le ministère de l'Environnement a confirmé avoir été informé de ventes de déjections de pachydermes au motif qu'il guérirait le Covid-19. "Ca a provoqué une forte hausse de la demande", a expliqué son porte-parole, Romeo Muvunda, à la presse.Selon lui, les praticiens traditionnels du pays recourent à des inhalations de bouse d'éléphant pour traiter les saignements de nez ou les maux de tête ou de dents."Les gens ne sont pas autorisés à collecter la bouse dans les zones protégées", a tenu à rappeler M. Muvunda, "un tel délit est passible d'une amende".
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Être payé pour caresser des chats à temps plein, certain y voient le métier de leurs rêves. La clinique vétérinaire Just Cats à Dublin, la première et la seule de la capitale irlandaise entièrement dédiée aux félins, cherche à embaucher un employé bien particulier.
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Comme le montre l'annonce publiée sur le site et sur les réseaux sociaux le 23 mai 2017, la clinique est à la recherche d'un "cat cuddler", un caresseur de chat.Dans son annonce, la clinique présente d'emblée quatre questions afin de cibler le candidat parfait :"Le comportement des chats n'a-t-il plus aucun secret pour vous ?Avez-vous déjà compté les chats pour vous endormir ?Est-ce que vous nourrissez les chats de gouttière dans votre quartier ?Est-ce que caresser des chats vous réconforte et vous réjouit ?"Just Cats énumère ensuite les qualités requises pour postuler. Il faut notamment "des mains douces capables de caresser des chats sur une longue durée", savoir "murmurer à l'oreille des chats afin de les calmer", ou encore pouvoir "identifier les différents types de ronronnements". "Nous voulons quelqu'un qui rassure les chats" durant leur séjour à la clinique vétérinaire, a expliqué la directrice de l'établissement, Roisín Foran, au journal Irish Independent. Le poste pourrait être payé entre 20.000 et 25.000 euros par an.L'annonce a rencontré un franc succès, "les téléphones n'ont pas arrêté de sonner", a ajouté Mme Foran. Cependant, si ce métier peut en faire rêver plus d'un, il n'est pas accessible à tous : il faut disposer d'un diplôme du Conseil Vétérinaire d'Irlande.
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La révérence du dandy tout de bleu vêtu. Michou, célèbre patron du cabaret de Montmartre, revient dans son ouvrage autobiographique sur ses dernières volontés dans Le Parisien.
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Dans le livre "Michou, prince bleu de Montmartre", le sulfureux organisateur de soirées annonce avoir "organisé les préparatifs de mon (sic) dernier voyage". À désormais 86 ans, le roi de la nuit parisienne rêve de "mourir sur scène comme dans la chanson de Dalida". Et annonce espérer la fermeture de son temple bleu une fois ce moment venu : "Je veux que cette maison disparaisse avec moi. Cela peut paraître prétentieux, mais le cabaret ne me survivra pas." Michou se livre à l'image de ce qui a forgé sa renommée : en décidant de tout. Il souhaite un "Cercueil bleu" exposé dans son cabaret et être enterré au cimetière Saint-Vincent (XVIIIe). Amiénois de naissance, il n'en reste pas moins fier de son parcours bien qu'il espère "tenir encore quelques années ».Celui qui a vécu plusieurs vies avant de devenir l'homme connu des nuits parisiennes espère "que l'on appose une petite plaque sur la façade du cabaret. Les gens diront : c'était chez Michou, ici !" L'ouvrage autobiographique s'est vendu à près de 12 000 exemplaires en moins de deux mois. Pas si mal pour un homme qui n'a rien d'un bleu.
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Selon le Centre d'études de politique européenne, le PIB de la France a été amputé de 374 milliards d'euros sur la seule année 2017.
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L'euro fête ses vingt ans cette année. un anniversaire qui s'accompagne d'un bilan, pas toujours positif, notamment pour les Français. Selon une étude du think-tank allemand Centre de politique européenne (CEP) intitulée "20 ans de l'Euro : les perdants et les gagnants, une enquête empirique", chaque Français aurait perdu près de 56 000 euros par habitant entre 1999 et 2017. Pour mesurer les effets de l'euro, les auteurs de l'étude ont comparé la santé économique de huit états membres (Allemagne, France, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Grève, Portugal et Italie) avec celle d'un groupe de pays avant et après l'adoption de la monnaie unique.Si elle n'était pas passée à l'euro, la France, dont la situation a été comparée à celles de l'Australie et du Royaume-Uni, aurait ainsi enregistré un PIB supérieur de 374 milliards d'euros en 2017. Cela représente une perte de 5.570 euros de PIB par habitant.L'Allemagne, grande gagnante du passage à l'euroMais la France n'est pas la plus mal lotie. L'Italie enregistre, quant à elle, un manque à gagner de 530 milliards d'euros pour son PIB en 2017, soit une perte de 8.756 euros par habitant.À l'inverse, l'Allemagne est la grande gagnante du passage à la monnaie unique avec 280 milliards d'euros de PIB supplémentaires en 2017, soit un gain de 3.390 euros par habitant.Le centre de politique européenne explique les mauvais résultats français par une dévaluation "régulière de la monnaie" au cours des décennies qui ont précédé l'introduction de l'euro. Or, depuis 1999, les états membres n'ont plus la possibilité de dévaluer leur monnaie pour renforcer leur compétitivité et enrayer le ralentissement de la croissance et la hausse du chômage. "Pour profiter de l'euro, la France doit suivre avec rigueur la voie de la réforme du président Macron", estiment les auteurs de l'étude qui détaillent : "le pouvoir des syndicats a été réduit et la négociation des salaires et des conditions de travail au niveau de l'entreprise a été facilitée".
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Afin de respecter les nouvelles règles de distanciation sociale, un centre culturel d'Amsterdam a eu l'idée d'utiliser de petites serres, habituellement consacrées à des projets artistiques, pour offrir aux futurs clients de son restaurant un coin repas privé.
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Mediamatic teste actuellement cette nouvelle manière de manger et de servir, en attendant que les autorités néerlandaises ne donnent leur feu vert à la réouverture des restaurants, fermés depuis le 16 mars pour lutter contre le Covid-19. "Le coronavirus nous oblige à repenser notre façon d'accueillir" les clients, déclare à l'AFP Willem Velthoven, le directeur de Mediamatic."Nous nous sommes dits +voyons ce qu'il se passe si on s'assied dans ces petits endroits, si c'est bien et si nous pouvons servir de manière sécurisée+, et en fait ça fonctionne plutôt bien", explique-t-il.Espacées les unes des autres et installées le long d'un canal, les serres contiennent désormais une petite table ronde et de deux chaises, prêtes à accueillir de futurs clients qui se montreront peut-être frileux à l'idée de partager un repas en groupe."Etre ensemble dans de grands groupes ne sera probablement pas à la mode pendant un moment mais se trouver dans une situation sociale et vraiment apprécier les choses ensemble est quelque chose que nous désirons encore plus" en cette période, estime M. Velthoven.Afin d'éviter tout "échange accidentel", les employés du restaurant portent des masques de protection en plexiglas et des gants et servent la nourriture posée sur des planches qu'ils glissent jusqu'aux clients, dont le rôle a été joué par d'autres membres du personnel pendant les tests."Les serres sont tellement petites que les serveurs ne pourraient même pas tenir à l'intérieur. Donc ils servent (la nourriture) de l'extérieur, ils n'entrent pas", raconte M. Velthoven, qui espère que son initiative inspirera d'autres restaurateurs.
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CHRONOLOGIE. Il y a encore quelques mois, le Covid-19 semblait une maladie lointaine et mystérieuse venue de Chine.
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Il y a désormais plus de 26.000 morts dans l'hexagone. Fin janvier, les premiers cas déclarés officiellement en Europe sont signalés à Paris et Bordeaux. Il s'agit de quatre patients originaires de Chine ou y ayant séjourné.Air France suspend ses vols vers la Chine. Un premier avion ramène 200 Français de Wuhan, épicentre de l'épidémie, à Istres (Bouches-du-Rhône). Ils sont isolés 14 jours. Le 15 février, un touriste chinois de 80 ans, en réanimation à Paris, meurt des suites du Covid-19. C'est le premier décès hors d'Asie.Le 29 février, le cap des 100 cas est franchi. Les rassemblements de plus de 5.000 personnes sont interdits.Le Salon de l'agriculture est écourté, celui du livre annulé, des matchs reportés. Le 4 mars, le gouvernement réquisitionne les stocks de masques et plafonne les prix des gels hydroalcooliques. Le 8 mars, on compte plus de 1.000 cas. Les rassemblements de plus de 1.000 personnes sont bannis.Les établissements scolaires de l'Oise et du Haut-Rhin, départements les plus touchés, sont fermés pour deux semaines.Le 12 mars, Emmanuel Macron annonce la fermeture des crèches, écoles et universités à partir du 16, et demande aux Français de limiter leurs déplacements. Le 14 mars, les "lieux recevant du public non indispensables" (restaurants, bars, etc.) sont fermés. Le 15 mars, le premier tour des élections municipales connaît une abstention record.Le 16 mars, dans une allocution télévisée à 20h00, Emmanuel Macron annonce que la France entre en confinement le lendemain à midi, pour deux semaines minimum. Le second tour des municipales est reporté, les réformes en cours suspendues. Le 24 mars, l'"état d'urgence sanitaire" entre en vigueur. Le manque de masques et de tests, l'utilisation controversée de l'hydroxychloroquine, dérivé de l'antipaludéen chloroquine, alimentent les polémiques.La situation se tend : les hôpitaux sont débordés dans l'Est et en Ile-de-France. Des malades sont évacués par TGV médicalisés vers des régions moins touchées. Un hôpital militaire de campagne est ouvert en renfort à Mulhouse. Le 27 mars, le confinement est prolongé jusqu'au 15 avril.Le 3 avril, les épreuves finales du baccalauréat sont annulées au profit du seul contrôle continu.Le 7 avril, le seuil des 10.000 morts est dépassé.Le PIB chute de 5,8% au 1er trimestre : la France est en récession. Le 10 avril, un plan d'urgence de 100 milliards d'euros pour les entreprises est annoncé. Le 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu'au 11 mai avec une réouverture progressive des crèches, écoles et lycées. La France compte alors près de 15.000 morts, dont plus du tiers dans les maisons de retraite.Le 28 avril, Edouard Philippe expose aux députés un plan de déconfinement progressif selon les régions. Les Français découvrent les départements "rouges" ou "verts", en fonction de leur situation sanitaire. Voici ce qui est prévu à compter du 11 mai : masque obligatoire dans les transports publics, réouverture des magasins (mais pas des bars, restaurants, ou cinémas) et des écoles, mais "sur la base du volontariat" et sous strictes conditions sanitaires. Le Premier ministre évoque le risque d'un "écroulement" de l'économie.Transporteurs publics, enseignants ou maires s'inquiètent du flou entourant la reprise, tandis qu'une polémique éclate sur les réserves en masques de la grande distribution, en période de pénurie, et leurs prix non encadrés.Le 4 mai, le Sénat (majoritairement à droite) marque symboliquement sa défiance en n'accordant pas au plan gouvernemental de déconfinement la confiance accordée par l'Assemblée.Le 6 mai, Emmanuel Macron présente un plan de soutien aux intermittents du spectacle.Le 7 mai, Edouard Philippe annonce que le déconfinement sera soumis à des règles plus strictes en Ile-de-France et qu'il est repoussé à Mayotte. Dans toutes les zones "rouges", pas d'ouverture des collèges, ni des parcs et jardins.Le 11 mai, après 55 jours de confinement, les Français retrouvent une partie de leurs libertés, mais pas encore leur vie d'avant. Le pays compte plus de 25.000 morts.
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Une collision s'est produite, ce jeudi peu avant 14h, entre un TER et un poids lourd sur un passage à niveau au nord d'Aix-en-Provence. Selon les pompiers des Bouches-du-Rhône, neuf personnes ont été "légèrement blessées" et transportées vers des hôpitaux de la ville.
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Il n'y a aucun blessé grave.Une centaine de personnes se trouvaient dans le train lorsque l'accident a eu lieu au passage à niveau de Pey Blanc sur la route d'Éguilles. Selon France 3, les blessés ont principalement reçus des bris de verre. Les passagers indemnes ont, eux, été acheminés à leur destinations grâce à deux cas affectés par la société ferroviaire.LE TRAFIC INTERROMPU ENTRE AIX ET MEYRARGUESLe TER faisait la liaison entre Marseille et Briançon (Hautes-Alpes). Selon France Bleu, un accident avait déjà eu lieu exactement au même endroit et dans les mêmes circonstances, le 5 septembre dernier, faisant déjà plusieurs blessés légers. Selon la SNCF, le passage à niveau n'est pourtant pas connu pour sa dangerosité. Les circonstances de l'accident restent à préciser. Selon France 3, le TER a heurté l'arrière du poids lourd. Une enquête est en cours. "La circulation est momentanément interrompue entre Aix et Meyrargues", a précisé la SNCF sur son site internet.
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La désignation du candidat d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) pour la présidentielle se fera après les élections régionales et départementales de mars 2021, soit "entre avril et septembre 2021" selon le numéro 1 du parti, Julien Bayou.
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Alors que l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot a déjà affirmé "se préparer" à une candidature pour la présidentielle de 2022, le maire de Grenoble Eric Piolle a éludé la question, mardi 22 septembre sur BFMTV, affirmant que la "priorité, ce sont les régionales". Le conseil fédéral d'EELV a décidé que la désignation du candidat Vert pour la présidentielle se ferait après les élections régionales et départementales de mars 2021, soit "entre avril et septembre 2021" selon le patron du parti Julien Bayou. À l'inverse, l'eurodéputé Yannick Jadot souhaitait désigner un candidat avant le 1er janvier. "Évidemment il y aura un candidat qui portera l'écologie politique, c'est structurant et fondamental. L'arc humaniste aujourd'hui (...) a besoin d'un candidat à la présidentielle", estime le maire de Grenoble. Sera-t-il candidat lui-même ? "Vous m'invitez au printemps prochain", a répondu Éric Piolle. Décidera-t-il à ce moment-là ? "Oui. Pour l'instant notre mobilisation est sur les régionales", a-t-il insisté, expliquant travailler actuellement à un projet "collectif", qui ne débouchera "pas forcément" sur sa propre candidature. Mais "ce qui est sûr, c'est ma détermination totale pour construire un espace de victoire en 2022, je m'y engage", a-t-il ajouté.Un rassemblement derrière Mélenchon "jamais évoqué"Interrogé pour savoir si les Verts pourraient se ranger derrière le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, Éric Piolle assure que cela n'a "jamais été évoqué" au sein de son parti. EELV doit porter "un projet de société qui soit un projet d'accompagnement du changement, fort, un vrai projet de transformation, et le porter avec une posture qui permette cet accompagnement du changement pour le plus grand nombre", a-t-il ajouté.Quant à la possibilité qu'Éric Piolle s'efface si la maire PS de Paris Anne Hidalgo est candidate, il répond que "l'échéance prochaine, c'est les régionales". S'il "ne sai(t) pas" s'il y aura un accord à gauche, il affirme l'"espérer", tout en répétant que "le temps d'aujourd'hui, c'est le temps de la construction du collectif; le temps de l'incarnation viendra après".
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Dan Bilzerian possède ce jet loué par la candidate démocrate. Ce playboy milliardaire est connu pour sa passion des armes et ses orgies en plein vol. Une location qui fait grand bruit.
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Selon les médias américains, Hillary Clinton utilise un avion privé qui appartient à Dan Bilzerian. En effet, c'est à ce milliardaire sulfureux que la candidate démocrate loue l'appareil destiné aux journalistes lors de ses déplacements. Une information dévoilée par le site américain TMZ. Dan Bilzerian, surnommé « le roi d'Instagram », est un célèbre joueur de poker. Une location qui, d'après le Daily Mail, s'élevait tout de même à 5 millions de dollars rien que pour l'année 2014. Peu fréquentable, il est également connu pour ses orgies en plein vol avec des actrices de films X et d'autres jeunes femmes. Le playboy de 34 ans est également tristement célèbre pour des faits de violence envers les femmes et pour sa passion pour les armes à feu. Il en possède une importante collection à son domicile. Sur Instagram, il partage avec ses 16,8 millions d'abonnés des photos de femmes dénudées, d'armes à feu et de soirées sexy. Sur un cliché, pris à bord d'un jet privé, les internautes peuvent voir des femmes quasiment nues assises sur les banquettes de l'avion du milliardaire. A quelques semaines de la fin de la campagne pour l'investiture de la campagne présidentielle américaine, c'est un scandale dont l'ancienne première dame se serait certainement passée. Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, Hillary Clinton ne devrait pas être ravie de découvrir que Dan Bilzerian s'avère être un fervent supporter de Donald Trump, l'adversaire républicain de la candidate.
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Thierry Ardisson et Laurent Baffie reviennent sur la polémique autour de la présence de Farid Benyettou (l'ancien mentor des auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo) sur le plateau de Salut Les Terriens, le 4 janvier 2017. Profondément perturbé, le public exigeait des explications suite à cette séquence que nombreux ont jugée choquante.
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Le 4 janvier 2017, soit trois jours avant le tragique anniversaire de l'attentat terroriste dont Charlie Hebdo a été la cible, Thierry Ardisson recevait sur la plateau de Salut Les Terriens ! Farid Benyettou, l'ancien formateur des responsables de la tuerie. Assurant être aujourd'hui "déradicalisé", ce dernier était reçu par l'animateur et son complice de toujours Laurent Baffie dans le cadre de la promotion de son livre "Mon djihad, itinéraire d'un repenti". Comme cela était à prévoir, la participation de l'ex-mentor des auteurs du massacre n'a pas manqué de faire réagir les téléspectateurs.La réponse d'ArdissonProfondément choqué, gêné et en colère, le public s'est vivement exprimé sur le réseau social Twitter, afin de manifester son mécontentement et de demander des explications au présentateur. Comprenant tout à fait l'émoi et le bouleversement provoqués par cette intervention, Thierry Ardisson a justifié auprès de nos confrères du Figaro sa décision d'avoir invité celui qui se revendique désormais membre solidaire du mouvement "Je suis Charlie". "Ce n'était pas une provocation. Même si je savais pertinemment que cette intervention susciterait le débat et la polémique. Je ne veux pas m'ériger en censeur ou en moralisateur. Ce n'est pas le rôle d'un animateur de télévision", explique-t-il notamment.Les regrets de BaffieAssumant donc son choix, Laurent Baffie, au contraire, regrette d'avoir assisté au tournage de cette séquence. En effet, via son compte Twitter, l'humoriste à la répartie toujours bien sentie, a posté un message ce mercredi 11 janvier 2017 dans lequel il révèle son malaise. Il écrit : "Très perturbé d'avoir serré la main du mec qui est à l'origine de Charlie en plus des deux ans après le drame : j'aurai dû partir." Lequel de ces deux points de vue partagez-vous ?
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De violents orages ont balayé toute la journée de lundi de nombreux départements de l'ouest de la France. Le centre de Laval a tout particulièrement souffert et a été inondé.
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Les images sont impressionnantes.Météo-France avait prévenu. Dans la journée de lundi, la liste des départements placés en vigilance orange aux orages s'est allongée d'heure en heure (46 à 16h), et l'avertissement était parfaitement justifié. Au sortir d'un week-end très (trop ?) clément bercé par des températures dignes d'un mois d'été, les éléments se sont déchaînés l'espace de quelques heures sur la plupart des départements de l'ouest.Ces phénomènes violents ont le plus souvent duré quelques minutes mais le résultat a été en certains endroits particulièrement impressionnant. C'est notamment le cas à Laval où des trombes d'eau ont inondé les rues en moins d'une heure. Surpris par la soudaineté et la puissance de l'orage (accompagné de vente à plus de 110km/h selon Météo France), les habitants mayennais parlent d'une trentaine de centimètres d'eau tombés dans ce laps de temps."Ça a été la piscine dans le magasin, raconte notamment une commerçante lavalloise chez nos confrères d'Europe 1. Ça ne nous étais jamais arrivé que les cabines soient inondées, que ça rentre sous les murs. Quand vous voyez les voitures passer, vous avez les trois-quarts des roues immergées. On se croirait à la montagne, dans les torrents où ça dévale bien..." Avant de toucher la Mayenne, les orages ont également durement frappé la côté ouest en début d'après-midi, notamment le département de la Vendée. Le Poiré-sur-Vie, La Roche-sur-Yon ou encore Bellevigny-sur-Vie ont ainsi essuyé d'importantes averses de grêle alors que des phénomènes de tornades ont touché les communes de Saint-Martin-des-Noyers et La Chaize-le-Vicomte selon les services de secours, cités par Ouest-France.Alors que d'autres villes et départements ont aussi connu des orages violents, notamment en Aquitaine, du côté de Limoges ou encore à Nantes, les fortes pluies se sont ensuite déplacées vers le nord-ouest et le nord. Rouen, Amiens, l'Eure, la Seine-Maritime, le Pas-de-Calais, etc., les témoignages et images se sont multipliées sur les réseaux sociaux tout au long de la journée. Pour, à chaque fois, des images saisissantes.Lundi soir, vers 23h, Météo-France a levé l'alerte orange aux orages sur l'ouest et le nord du pays mais l'a maintenue pour treize départements, tous situés dans la moitié sud de l'hexagone.
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Lits inoccupés et matériel en stock: les moyens ne font pas encore défaut en Haïti pour lutter contre le coronavirus. Mais beaucoup de patients se présentent trop tard à l'hôpital, doutant de la dangerosité du virus ou effrayés par des rumeurs d'injections mortelles dispensées aux malades du Covid-19.
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"Les symptômes respiratoires sont observés chez nombre de nos concitoyens. Il est important qu'ils prennent conscience que cette pathologie existe", martèle le docteur Erneau Mondésir. Deux mois après la détection des premiers cas en Haïti, le déni dans lequel se trouve une majorité de la population inquiète le personnel médical. Dans la commune défavorisée de Cité Soleil, Médecins sans Frontières (MSF) a ouvert un hôpital réservé aux patients du Covid-19. Deux semaines après son ouverture, la structure de 45 lits est loin d'être surchargée. - Hospitalisation tardive- "Il y a beaucoup de gens qui sont restés à la maison trop longtemps et qui se présentent à l'hôpital dans les dernières heures, ce qui fait que la prise en charge ne peut pas être efficace pour ces malades" déplore le Dr Mondésir, avant de revêtir son équipement de protection. Le bruit des extracteurs d'oxygène et des moniteurs cardiaques rythment l'ambiance de la salle des soins intensifs.Avec leurs noms inscrits au feutre sur leur blouse jetable, infirmières et médecins vérifient régulièrement l'état des patients: seuls trois des dix lits de soins intensifs sont occupés. "Ce sont des patients très graves qui arrivent en coma ou avec des complications déjà établies" détaille le Dr Antonio Plessy devant le box où est installé un homme âgé inconscient."On essaie de tout faire: oxygène à haute concentration, anticoagulants, antibiotiques... On fait tout jusqu'au dernier soupir" témoigne cet anesthésiste. Selon le dernier bilan officiel, publié mercredi soir, parmi les 2.640 personnes testées positives en Haïti, 50 sont décédées. Les autorités reconnaissent que ces statistiques ne sont pas représentatives, compte tenu du faible nombre de tests réalisés. Dans un pays dominé par l'économie informelle, le confinement de la population est impossible. Et imposer une distanciation physique dans les marchés bondés de la capitale est illusoire. Même faire respecter un port correct des masques, obligatoires dans les lieux publics depuis le 11 mai, est difficile. Et le personnel médical craint une aggravation de l'épidémie. Ce n'est que parce qu'il a eu un accident de moto lui fracturant la jambe que Jonel Cadet a su qu'il était contaminé par le virus.- Petite fièvre -"A l'hôpital, j'ai eu une petite fièvre, elle est retombée rapidement mais ils m'ont passé un truc dans le nez, un truc dans la gorge et puis ils m'ont dit que j'étais infecté" raconte le jeune homme de 25 ans qui, avant son transfert à l'hôpital MSF, était sceptique quant à ce virus. "Je n'y croyais pas et je disais même que c'était le président qui parlait en l'air" rigole-t-il. "C'est en venant ici que j'y ai vraiment cru parce que j'ai vu des gens qui étaient au plus mal", témoigne Jonel qui a dû convaincre ses proches de le laisser recevoir des soins. Car la rumeur court qu'une piqûre dispensée dans les centres dédiés aux patients atteints de Covid-19, les tuerait. "Mon frère pensait qu'on allait me tuer à l'hôpital. Je lui ai répondu que c'était Dieu qui décidait. Il faut le dire: personne ne tue les gens dans les hôpitaux", martèle-t-il, officiellement guéri après plus de deux semaines d'hospitalisation."Mettez vos masques et puis voilà, pas de corona" conseille M. Cadet, sa jambe fracturée maintenue par des vis externes. Désromais, il attend impatiemment son retour dans un hôpital "normal".
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A peine majeur, Hugo Biolley a été élu dans le village de Vinzieux, en Ardèche.
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Une journée avant de souffler ses 19 bougies, Hugo Biolley est devenu samedi 23 mai le maire d'un village de l'Ardèche et probablement le plus jeune édile de France. Cet étudiant de Sciences Po Grenoble était candidat sur une liste sans étiquette, seule en lice à Vinzieux (450 habitants environ), dans le nord du département. Le maire sortant ne se représentait pas. Parmi les onze conseillers municipaux élus dès le 15 mars, d'autres avaient recueilli plus de suffrages, mais c'est lui qui a été désigné maire samedi, à l'unanimité du conseil, à la veille de ses 19 ans, selon la presse régionale.Cet âge devrait en faire le plus jeune édile du pays mais l'antenne ardéchoise de l'Association des maires de France se veut encore prudente, les communes où les élections se sont jouées au premier tour ayant jusqu'à jeudi soir pour installer leur nouvel exécutif. Interrogé par le journal Le Dauphiné Libéré samedi matin au sortir du conseil municipal, Hugo Biolley, "heureux", a confié qu'il s'attendait à "beaucoup de responsabilités", dont il a eu un aperçu ces dernières semaines avec la crise sanitaire. Sa priorité dans les prochains jours: distribuer des masques de protection respiratoire aux habitants.
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Le quotidien La Montagne rapporte les échanges entre la direction du Mémorial de la Shoah et le maire de Vichy Frédéric Aguilera. Ils souhaitent en finir avec l'appellation « Régime de Vichy ».
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Ce sont de simples termes pour certains mais une appellation qui dérange réellement pour d'autres. Le quotidien régional La Montagne rapporte les discussions qui existent entre la direction du Mémorial de la Shoah et Frédéric Aguilera, maire de la ville de Vichy (Allier). Ils envisagent notamment de revenir sur l'expression « Régime de Vichy ». Dans un courrier qu'il adresse au maire, Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah, reconnaît que « certaines villes - Drancy, Pithiviers, Beaune-la-Rolande ainsi que Vichy - sont marquées au fer rouge par l'histoire de la Seconde Guerre mondiale alors que le choix du lieu revenait aux Nazis ou aux autorités départementales. » Il estime que « 80 ans après l'avènement du pétainisme dans notre pays », il est « temps d'abandonner ces formules. »Pour tenter rompre avec cette image de la France qui collabore, le musée annonce qu'il va modifier le texte « en ayant recours à une autre terminologie » lorsqu'elle rénovera son site internet. Une mesure qui reste dans l'attente du feu vert de leur conseil scientifique.Un combat de longue date pour la mairie de VichyCette main tendue par le Mémorial de la Shoah est un véritable motif d'espoir pour Frédéric Aguilera. Il assure à La Montagne que cela représente « une étape importante et symbolique » dans son combat pour dissocier la ville de Vichy de sa collaboration pétainiste. « Ce sont des petits pas, mais c'est comme cela qu'on avance. Il s'agit là de mener un travail de mémoire national, qui dépasse le seul cadre de Vichy », déclare-t-il.Cet élu LR s'était déjà fait remarquer sur ce sujet le 17 août 2019. Le président de la République Emmanuel Macron avait évoqué sur ses réseaux sociaux les « heures sombres de Vichy ». Des paroles qui avaient exaspéré Frédéric Aguilera. « Une fois de plus vous alimentez un amalgame qui salit l'image de la ville de Vichy. Les Vichyssois n'en peuvent plus ! Je vous invite à venir découvrir notre ville et comprendre les conséquences de ce raccourci », lui avait-il répondu sur Twitter.
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Les individus arrêtés samedi 8 décembre, en marge de la mobilisation des "gilets jaunes", sont majoritairement des hommes de moins de 40 ans, ont indiqué les autorités. Trois grands profils se dégagent : des militants issus de l'ultra-droite, d'autres liés à l'extrême-gauche et enfin des jeunes venus pour piller des magasins.
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Le week-end dernier, la police a procédé à près de 2.000 arrestations dans tout le pays, dont plus de 1.000 rien qu'à Paris. La capitale a encore payé un lourd tribut, avec de nombreuses dégradations à travers toute la ville. Cet acte IV de l'action des "gilets jaunes" a été marqué, comme les semaines précédentes, par des destructions de mobilier urbain, des incendies de voitures et des pillages de magasins. Quelque 1.082 arrestations ont eu lieu à Paris, contre seulement 412 la semaine d'avant. • Des hommes sans antécédent judiciaireQui sont ces individus interpellés par les forces de l'ordre, après des violences ? Selon le procureur de la République de Paris, le portrait-robot des personnes arrêtées est "très proche de (celui) de la semaine dernière". Il s'agit majoritairement d'hommes, âgés de moins de 40 ans et originaires de toutes les régions de France, a déclaré Rémy Heitz dimanche soir. Nombreux sont ceux qui n'ont aucun antécédent judiciaire, a précisé le magistrat.• Extrême-droite et extrême-gaucheCertains hommes étaient tout de même connus des services de police, au moins pour leur appartenance à une mouvement politique. Les autorités ont ainsi repéré des personnes "issu(e)s des rangs de l'ultra-droite ou de l'ultra-gauche", a indiqué le procureur. C'est notamment le cas de Julien Coupat, considéré comme le leader du groupe d'ultra-gauche de Tarnac, qui a été arrêté samedi matin près du parc des Buttes-Chaumont, au nord de la capitale. À bord de son véhicule, les policiers ont trouvé des bombes de peinture, selon une source proche du dossier.• CasseursOutre les profils politiquement marqués, la police a également fait face à des groupes de jeunes, "motivés souvent par une volonté de piller des commerces", selon les termes du procureur. Samedi, des individus souvent cagoulés ont forcé l'entrée de plusieurs commerces, sur les grands boulevards, près de la gare Saint-Lazare et ailleurs. Dimanche soir, sur le total des arrestations, 278 personnes avaient été déférées au parquet de Paris à l'issue de leur garde à vue. La mairie de Paris estime que les dégâts matériels sont plus importants que la semaine précédente.
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Plus d'une tonne de cocaïne a été saisie au Havre. La plus importante prise de l'année pour les policiers.
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74 millions d'euros sur le marché illicite de la revente. C'est le montant de la saisie de cocaïne réalisée par les forces de l'ordre, a annoncé mercredi 14 août Gérard Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics. La drogue a été retrouvée dans la nuit de lundi à mardi 13 août, dans un chargement de cœurs de palmier en provenance d'Equateur, a précisé le ministère de l'Action et des Comptes publics. Au milieu de la cargaison les agents ont découvert "15 ballots de toile de jute renfermant la drogue qui y avaient été introduits clandestinement", représentant au total "1 066,5 kg de cocaïne". Cette saisie "est la plus importante réalisée par la douane cette année", a salué Gérard Darmanin dans un communiqué, précisant que l'antenne de police judiciaire du Havre a été saisie de l'enquête.12,2 tonnes interceptées en 2018Sur la deuxième marche du podium des saisies, 492 kilos de cocaïne avaient été interceptés à Loon-plage par les douaniers de Dunkerque fin avril, dans un conteneur transportant des bananes. En 2018, les douaniers français ont intercepté au total 12,2 tonnes de cocaïne sur le territoire national et en haute mer, une hausse de plus de 32% par rapport à l'année précédente. S'y ajoutent 16,1 tonnes de cocaïne appréhendées à l'étranger sur information de la douane française. En 2017, dernière année étudiée par l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), plus de 140 tonnes de cocaïne ont été saisies en Europe. Un volume encore jamais atteint selon le rapport annuel de l'organisation publiée en juin 2019.
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Le chef de l'État a réagi en marge du sommet du G7 aux attaques du président brésilien Jair Bolsonaro à l'encontre de sa femme, Brigitte Macron.
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Emmanuel Macron n'aura pas tardé à riposter. Alors que Jair Bolsonaro s'en est pris ouvertement dimanche à Brigitte Macron, le président français n'a pas mâché ses mots, lundi 26 août, en marge du sommet du G7 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Jair Bolsonaro a tenu "des propos extraordinairement irrespectueux à l'égard de mon épouse", a lancé le chef de l'État. "Qu'est-ce que je peux vous dire ? C'est triste, mais c'est triste d'abord pour lui et pour les Brésiliens", a-t-il déploré. Il a également espéré que les Brésiliens aient "très rapidement" "un président qui se comporte à la hauteur". "Je pense que les Brésiliens qui sont un grand peuple ont un peu honte de voir ces comportements", a ajouté le chef de l'État. Quatre jours d'escaladeDans la foulée, Jair Bolsonaro a répondu. "Nous ne pouvons accepter qu'un président, Macron, lance des attaques déplacées et gratuites contre l'Amazonie, ni qu'il déguise ses intentions derrière l'idée d'une 'alliance' de pays du G7 pour 'sauver' l'Amazonie, comme si c'était une colonie", a t-il écrit sur Twitter. Cette guerre des mots marque une très nette escalade dans les tensions entre Brasilia et Paris, sur fond de pressions exercées par la France sur Jair Bolsonaro pour qu'il agisse contre les incendies qui ravagent l'Amazonie. À la veille du G7, Emmanuel Macron avait accusé Jair Bolsonaro de lui avoir "menti" sur ses engagements en matière d'écologie et annoncé que la France s'opposait désormais à l'accord."Crétin opportuniste"Le président brésilien Jair Bolsonaro a endossé dimanche sur Facebook un commentaire offensant pour la première dame Brigitte Macron, tandis qu'un de ses ministres traitait le chef de l'État français de "crétin opportuniste". Jair Bolsonaro a réagi à un post qui se moquait du physique de Brigitte Macron (apparaissant sur une photo désavantageuse) en le comparant à celui de Michelle Bolsonaro, rayonnante le jour de l'investiture de son mari."Vous comprenez maintenant pourquoi Macron persécute Bolsonaro ?", lit-on à côté de photos des deux couples présidentiels.
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"Sincèrement, il n'y a pas une journée où nous ne prenons pas décision", a insisté l'ancienne ministre de la Santé et des Solidarités devant la commission d'enquête parlementaire.
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L'"anticipation" en France a été "sans commune mesure avec les autres pays européens" a insisté Agnès Buzyn, auditionné depuis 17 h devant la commission parlementaire de l'Assemblée nationale, composée de plusieurs députés dont Damien Abad (LR) et Eric Ciotti (LR). Et de poursuivre en réfutant les accusations de lenteur du député Damien Abad : "Vous ne pouvez pas dire que je n'ai pas anticipé. Et que les services de la Santé n'ont pas anticipé." "Il est faux de dire que mon intuition n'a pas été suivie par les services. Mon intuition, elle se traduit par un travail quotidien avec le DGS. Il m'envoie tous les matins un point complet. A partir du 10 janvier, nous travaillons main dans la main. (...) La première réunion de ministre est décidé dans le weekend, un dimanche. Sincèrement, il n'y a pas une journée où nous ne prenons pas décision."Prise de conscienceSur la prise de conscience de la propagation de l'épidémie, Agnès Buzyn explique avoir eu une "alerte" autour du 25 décembre en tombant sur un blog en anglais où il était question de cas de "pneumonie inexpliqués". "J'ai eu une première alerte totalement par hasard pendant mes vacances de Noël : un blog en anglais rapportait des cas d'une pneumonie inexpliquée. Mon premier niveau d'alerte est autour du 11 janvier parce que la Chine annonce un premier décès. Je décide à ce moment-là d'informer le président et le premier ministre qu'il existe un phénomène en Chine (...). On a l'information que c'est un nouveau virus de la famille des coronavirus.S'ensuit alors une nouvelle hausse du niveau alerte le 24 janvier. "Le vendredi soir, nous avons les trois premiers cas qui sont rapportés [en France]. Ce jour-là, je téléphone à la commissaire [européenne] à la santé, Stella Kyriakides, pour lui demander qu'elle organise une réunion des ministres de la santé européens en urgence. (...) Elle me dit (...) qu'il faut que je demande à la présidence croate." Ce qu'elle fait", rapport Agnès Buzyn, qui rappelle avoir "quitté le ministère à l'époque où il y avait 12 cas en France, tous des cas importés de Chine." A ce propos, elle explique : "le 25 janvier, trois mois avant mon départ, j'ai déjà demandé à tous les hôpitaux de me faire remonter tous les stocks : les respirateurs, les masques, notre capacité à dégager des lits... Je demande trois semaines avant des protocoles de recherche, des scénarios de virulence. J'appelle mes homologues européens.L'urgence internationale, elle est posée par l'OMS cinq jours après le 30 janvier. Donc j'ai déjà interpellé les établissements et les ARS."Sur la gestion des stocks"Le 28 janvier, alors qu'il n'y a pas d'urgence de santé publique internationale émise par l'OMS, je prends la décision de constituer un stock d'Etat de masques FFP2 parce qu'il n'y en a pas. Vous savez que c'est la doctrine de 2011.Moi, ce que j'arrête à mon niveau, c'est la création d'un stock stratégique de masques FFP2, un stock d'Etat de masques FFP2. Après, ce sont les services qui décident de la quantité. Et de préciser à ce propos qu'elle assume "toutes les décisions" prises par le Directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. "Directeur de DGS ? C'est probablement le poste le plus difficile. Le nombre de personnes capables de prendre ce poste en France se compte sur les doigts d'une main", affirme l'ancienne ministre.
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Le trafic des RER et des métros en Île-de-France pourrait être à l'arrêt tout l'été faute d'argent. Le dialogue entre la région et l'Etat est très tendu.
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"La crise du covid a été un espèce d'ouragan", s'est émue Valérie Pécresse, la présidente de la région et d'Ile-de-France Mobilités. Elle évoque des pertes "abyssales" et estime à 2,6 milliards d'euros le trou dans son budget pour cette année. La présidente du conseil régional d'Île-de-France réclame à l'Etat 1,6 milliard de recettes commerciales perdues en raison de la chute de la fréquentation, et 1 milliard du versement mobilité (une taxe sur la masse salariale des structures employant plus de 11 personnes) qui ne sera pas perçu à cause du chômage partiel et de la baisse de l'activité économique."Sans soutien de l'Etat, on ne peut plus payer. Nous ne paierons plus les opérateurs à partir du 8 juillet par manque de trésorerie, tout simplement", a-t-elle menacé. Pour boucher le trou si Bercy ne lui vient pas en aide, il faudrait augmenter fortement les tarifs.Avec un budget de fonctionnement d'environ 10,5 milliards d'euros par an, l'Ile-de-France représente une grosse moitié du secteur des transports publics en France. La facture du Covid-19 pour cette année est estimée à environ 4 milliards d'euros pour l'ensemble des "autorités organisatrices", les structures locales chargées des transports publics sur leur territoire. La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne s'était montrée rassurante, dans une récente interview à l'AFP: "Les présidents d'autorités organisatrices savent qu'on compte beaucoup sur les transports publics et ferroviaires, et qu'évidemment la sortie de crise et la relance les prendront en compte. C'est une question de timing."Bataille de chiffres entre Pécresse et DjebbariMais Valérie Pécresse manque un peu de patience, d'autant qu'Ile-de-France Mobilités envisage encore 1,5 milliard d'euros de pertes en 2021 et 500 millions en 2022. Elle s'inquiète aussi pour les trains, rames de métros et trams que l'autorité régionale a commandés à des usines françaises et pour les nouvelles lignes en construction ou en projet.La première réponse apportée pour l'instant est arrivée par un amendement glissé à l'Assemblée nationale qui propose 425 millions d'euros pour Ile-de-France Mobilités. "C'est une goutte d'eau dans l'océan de nos pertes. Moi, je ne suis pas là pour me laisser balader pendant les six prochains mois, je demande un plan de soutien massif", a sèchement réagi Valérie Pécresse."L'Etat sera aux côtés (...) de la région Ile-de-France, comme il l'est au côté des autres régions", a assuré le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. S'il a évoqué devant les députés "un acompte" pour "parer à l'urgence", il conteste les sommes mise en avant par Valérie Pécresse."Elle dit 2,6 milliards. Mais 2,6 milliards, c'est avant les économies de coûts, avant l'effet TVA, les gestes commerciaux qu'elle a faits au nom de la région. C'est plutôt autour de 1,7 ou 1,8 milliard, les chiffres sur lesquels nous arrivons", a-t-il dit sur Public Sénat. "Les transports continueront à rouler en Ile-de-France et je ne doute pas que nous trouverons une solution intelligente avec Mme Pécresse", a rassuré Jean-Baptiste Djebbari.
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Le site d'information en ligne va porter plainte pour "faute lourde", au sujet de la tentative de perquisition menée par le parquet de Paris, quelques jours après la publication des enregistrements d'Alexandre Benalla et Vincent Crase.
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C'est un nouveau volet judiciaire qui s'annonce. Mediapart, par la voix de son journaliste Fabrice Arfi, a confirmé le dépôt d'une plainte liée à la tentative de perquisition de ses locaux après la publication d'enregistrements clandestins d'Alexandre Benalla. "La décision a été prise. Nous allons assigner l'agent judiciaire de l'État, en fait le parquet de Paris, pour une faute lourde qui a été commise (...) dans le cadre d'une enquête ouverte sans base légale", a déclaré Fabrice Arfi sur France 5, dimanche 24 février.Le 31 janvier, Mediapart dévoilait des enregistrements d'une conversation entre Alexandre Benalla et son ami Vincent Crase, alors qu'ils avaient interdiction de se rencontrer en raison du contrôle judiciaire prononcé dans l'affaire des violences lors des manifestations du 1er mai. Quatre jours plus tard, le parquet de Paris ouvrait une enquête pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations". Deux procureurs et trois policiers s'étaient alors présentés devant les locaux du journal pour tenter d'y faire une perquisition, laquelle a été refusée par les personnes présentes sur les lieux comme la loi le permet dans le cadre d'une enquête préliminaire. Détention provisoire: que reproche la justice à Alexandre Benalla et Vincent Crase?par BFMTVPour Fabrice Arfi, cette action du parquet de Paris a été menée "pour une seule et unique raison : trouver les sources d'un journal qui publie les informations qui embête le pouvoir exécutif". Cette allégation s'appuie notamment sur le fait qu'une enquête préliminaire est sous la responsabilité du procureur de la République, nommé par décret de la présidence de la République. "Qui est derrière l'enquête du parquet ? Le pouvoir exécutif", estime le journaliste.Les avocats d'Alexandre Benalla et Vincent Crase contestent la légalité des enregistrements publiés par Mediapart, estimant leur origine douteuse car ne provenant selon eux ni d'écoutes judiciaires, ni d'écoutes administratives. Le 14 février, la défense du premier cité a déposé une plainte pour "détention illicite d'appareils ou dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interceptions", "atteinte à l'intimité de la vie privée", "atteinte à la représentation de la personne" et "faux". Vincent Crase a lui aussi porté plainte.
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L'enseigne française de McDonald's réfléchirait, elle aussi, à bannir les pailles de ses restaurants.
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Après l'interdiction de fumer dans quatre parcs de Paris, c'est maintenant au tour des pailles en plastique d'être bannies de la capitale. Ces dernières vont être interdites, avant 2019, dans les équipements municipaux, ont annoncé les élus, jeudi 5 juillet. Mais l'interdiction s'étendra aussi à Paris Plages, où les pailles en plastiques ne devraient plus faire leur apparition en 2019, a décidé le Conseil de la Ville. Les promeneurs seront sensibilisés à leur nuisance dès l'édition 2018, qui démarre dans deux jours. Des campagnes de sensibilisation vont être lancées dès cette année pour inciter les restaurateurs et les estivants à ne plus proposer ou demander de pailles en plastique.Les pailles, la bête noire des défenseurs de l'environnementPÀ l'initiative des groupes écologistes et Démocrates et Progressistes de Paris (pro-Macron ex-PS), la proposition a été votée par les élus parisiens et sera un "laboratoire d'expérimentation" dans la capitale. La Ville veut être "exemplaire" et va interdire progressivement les pailles en plastique dans ses équipements publics, a indiqué Antoinette Gühl, adjointe de la maire de Paris en charge de l'économie circulaire.Les pailles en plastique sont devenues la bête noire des défenseurs de l'environnement en raison de leur impact nocif sur la faune marine, entraînant de nombreuses initiatives dans le monde pour les bannir. Dans le cadre du plan de sauvetage de la biodiversité présenté mercredi par le gouvernement, celui-ci prévoit de "supprimer progressivement 12 produits en plastique à usage unique trouvés le plus fréquemment sur les plages" comme les pailles ou les touillettes.
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"J'ai cru que j'allais mourir. Il y a des moments où j'avais tellement de mal à respirer que je ne pouvais pas communiquer", souffle d'une voix rauque Rosa Maria Fernandez qui, à 71 ans, a survécu à la maladie Covid-19.
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"L'ange de la mort m'a épargnée"."C'était absolument affreux. J'étais vraiment partie... mais Dieu m'a accordé encore un peu de temps", dit-elle en racontant le mois qu'elle a passé en soins intensifs alors que les médecins de l'hôpital tentaient de la garder en vie.Encore très faible, elle a pourtant fait du chemin depuis qu'elle avait été hospitalisée le 6 mars, peu avant que la pandémie ne se déclare en Espagne où elle a déjà fait près de 29.000 morts.Comme beaucoup de patients atteints du coronavirus, elle a été intubée, mise sous sédatifs et sous respirateur jusqu'à ce qu'elle puisse à nouveau respirer d'elle-même. Mais quitter les soins intensifs n'était que la première étape d'une longue convalescence, et d'une lente rééducation toujours en cours.- Surprise de pouvoir parler -Elle a fait beaucoup de progrès: après huit semaines d'hospitalisation, elle arrive à s'asseoir et a commencé à manger."Il y a encore une semaine, je pouvais à peine parler", dit-elle assise dans une chaise roulante, avec une touche de fierté d'avoir retrouvé sa voix qui gargouille un peu sous son masque."C'est surprenant que je puisse parler et que vous me compreniez".Derrière elle, le niveau d'oxygène s'affiche sur un écran que les infirmiers surveillent pour s'assurer qu'elle ne s'épuise pas en parlant.Car la maladie laisse des traces.De longs séjours en soins intensifs peuvent entraîner une grave perte de masse musculaire, des faiblesses respiratoires et des troubles cognitifs comme de la difficulté à parler, une perte de mémoire ou de l'anxiété.Dans ce cas, la rééducation est cruciale, explique le docteur Ruben Juarez Fernandez, un spécialiste âgé de 39 ans qui évalue les besoins des patients à leur sortie des soins intensifs."Il s'agit de s'assurer qu'ils auront le moins de handicaps et le moins de séquelles possibles quand ils retrouvent une vie normale chez eux".Laura Garcia Montes, une kinésithérapeute de 30 ans, aide Rosa à récupérer l'usage de ses membres et lui apprend des exercices pour améliorer le fonctionnement des poumons.Elle ne peut pas encore marcher, mais déjà s'asseoir fait une énorme différence, dit-elle."Rosa est ici depuis longtemps, plus de deux mois. Elle est maintenant capable de faire des choses, de coopérer davantage. Elle est plus heureuse, plus active et du coup le traitement va plus vite".Travailler avec des survivants du Covid-19 exige une attention particulière parce que beaucoup peuvent souffrir de nausées ou avoir du mal à respirer quand ils changent de position, dit-elle."Nous voulons les remettre d'aplomb pour qu'ils puissent s'asseoir sans avoir de nausée ou sans tomber en avant".- Apprendre à tenir des couverts -Rosa a aussi récupéré l'usage de ses mains et réapprend à tenir des couverts, poursuit Marta Garcia de Francisco, une ergothérapeute de 39 ans."Nous voyons beaucoup de patients qui ne peuvent plus se servir de leurs mains comme avant, pour s'habiller ou porter une cuiller à la bouche", explique-t-elle."Peut-être parce qu'ils sont restés immobiles en soins intensifs ce qui affaiblit les muscles ou à cause de problèmes neurologiques que nous observons chez des patients du Covid".Rosa doit encore améliorer sa stabilité pour pouvoir se lever et s'habiller elle-même. Elle ne sait pas combien de temps encore elle devra rester à l'hôpital."Nous avançons pas à pas, d'une semaine à l'autre, maintenant elle peut s'asseoir, il faudra ensuite voir si elle arrive à se lever, aller aux toilettes, s'habiller et manger", dit le Dr Fernandez. Après avoir frôlé la mort, Rosa n'aspire qu'à "vivre une vie normale"."Quand je vois des progrès tous les jours, je me sens mieux, dit-elle. J'ai encore du chemin à faire, mais je tiens mieux le coup".
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Peu de temps avant d'interpeller Redoine Faïd à Creil, les policiers se sont rendus dans le mauvais appartement. L'émission Quotidien sur TMC a recueilli le témoignage de l'homme qui se trouvait dans le premier logement visité par la BRI.
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Après trois mois de cavale, Redoine Faïd a été arrêté tôt mercredi 3 octobre dans un appartement de Creil (Oise). Un numéro de téléphone portable aurait mis les enquêteurs sur la piste. Pour éviter tout heurt, les policiers ont décidé d'agir dans la nuit de mardi à mercredi. Mais avant l'interpellation du braqueur multirécidiviste au 4e étage d'un immeuble de la cité du Moulin, la BRI (Brigade de recherche et d'Intervention) s'est trompée d'appartement.C'est le logement d'un vieux monsieur, trois étages en dessous, qui a été mis à sac par les forces de l'ordre. Les placards ont été vidés, les valises éventrées, aux alentours de 3h du matin. Choqué, l'habitant de 86 ans s'est confié au micro de Quotidien. "Je suis choqué, je tremble. Ils m'ont trouvé là-bas en train de dormir. Quand ils ont tapé, j'ai cru à un accident de voiture dehors. En me réveillant, j'ai vu qu'ils étaient rentrés ici ! Ils étaient une dizaine. Je suis resté bouche bée. Ils m'ont dit : 'Les mains en l'air'. J'étais encore assis sur le lit", raconte-t-il, toujours sous le choc.Quelques heures après les faits, sa petite-fille avait fait part de son indignation au Parisien. "Les policiers se sont trompés d'appartement. Ils ont cassé la porte de mon grand-père qui a 86 ans, c'est honteux ! Il est très choqué", avait lancé Farah Ziane.Redoine Faïd a finalement été interpellé vers 4h30 du matin en compagnie d'un de ses frères et de deux autres personnes. Celui qui est surnommé "le roi de l'évasion" a été mis en examen, puis transféré à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), l'une des plus sécurisées de France, ce mercredi.
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Lors de son discours pour le 100e anniversaire de l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève, le chef de l'État a estimé que lorsque "le peuple français dit avec force ce qu'il a dit, il faut savoir écouter (...) savoir changer de méthode et entendre le message profond".
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À l'occasion du 100e anniversaire de l'Organisation internationale du travail (OIT), Emmanuel Macron a plaidé mardi 11 juin à Genève (Suisse) pour une mondialisation avec davantage de justice sociale et moins d'inégalités. L'occasion pour le chef de l'État de faire son mea culpa envers les "gilets jaunes"."La France a dernièrement vécu une période très dure, mais que j'ai personnellement vécu comme une forme d'opportunité", a-t-il déclaré à la fin de son discours. "Le peuple français ne se résout jamais et lorsqu'il dit avec force ce qu'il a dit, il faut savoir l'écouter, savoir constater ce qu'on a mal fait, ne pas arrêter de faire ce qu'on doit faire, savoir changer de méthode et entendre le message profond.""Nos concitoyens veulent plus de sens, plus de proximité et plus d'humanité. Je crois qu'ils sont prêts à saisir les transformations actuelles. Ils les voient, ils les comprennent, ils les vivent", a-t-il affirmé, avant d'admettre : "Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses, trop loin de concitoyens (...) C'était une une erreur fondamentale.""Notre responsabilité collective c'est de transformer notre manière de faire de la façon la plus intime dans l'entreprise, sur nos territoires, au sein du gouvernement, et dans la manière d'être et de faire avec l'ensemble des parties prenantes. Et de remettre l'homme au cœur, l'humanité au cœur", a-t-il poursuivi. "Je ne veux pas commettre la même erreur", a-t-il insisté. Depuis le 17 novembre, des "gilets jaunes" se réunissent un peu partout en France pour protester d'abord contre la baisse de leur pouvoir d'achat, puis plus globalement contre la politique d'Emmanuel Macron. Samedi 8 juin, s'est tenu l'acte 30 du mouvement. Il a néanmoins peu mobilisé avec 10.300 manifestants dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur.
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L'attestation employeur instituée à partir de lundi dans les transports en commun d'Ile-de-France sera contrôlée "entre 6H30 et 9H30", et "le soir entre 16H00 et 19H00", a assuré vendredi la présidente de la région Valérie Pécresse (ex-LR).
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Les contrôles seront menés "dans les grandes gares" mais "en dehors de ces plages horaires, les transports qui ne seront pas saturés sont évidemment ouverts à tous", a ajouté Mme Pécresse, qui préside également Ile-de-France mobilités, sur France2. Toutefois "il y aura une tolérance dans les premiers jours, l'objectif n'est pas la verbalisation mais de donner priorité à ceux qui ont absolument besoin des transports en commun, ceux qui vont travailler", a-t-elle précisé.Par ailleurs "nous distribuerons 2 millions de masques", a assuré Mme Pécresse, qui a ensuite précisé sur twitter que l'opération débuterait "dans plus de 400 gares lundi matin".L'initiative sera menée "pendant les premières semaines" du déconfinement pour "permettre d'amorcer la pompe jusqu'à ce que les Franciliens puissent les acheter eux-mêmes", a-t-elle ajouté."Nous avons besoin de réussir ce déconfinement tous ensemble" et "ça va être très compliqué en Ile-de-France" où existe un "goulet d'étranglement" des transports en commun, dans lequel "pourrait repartir l'épidémie", a-t-elle affirmé.C'est pourquoi "tous ceux qui télétravaillent doivent continuer à le faire", a-t-elle souligné, en appelant de nouveau les autres à étaler leurs horaires d'arrivée ou à employer des modes de transport alternatif comme le covoiturage ou le vélo. Même si "des centaines de kilomètres de pistes temporaires" vont être labellisées, Mme Pécresse a souhaité que celles-ci "fassent l'objet d'une évaluation à la fin de la période transitoire" car "il ne faudrait pas qu'il y ait des embouteillages massifs parce que certaines auraient été mal positionnées".Au-delà du déconfinement "le vrai sujet de cette fin de crise va être le chômage de masse et la pauvreté qui vont toucher toutes les régions de France", et "parler d'allongement de la durée du travail dans une période ou tout le monde va en chercher est un peu maladroit", a-t-elle affirmé.Mais "de cette crise peuvent naître de nouvelles habitudes, une nouvelle organisation du travail et si c'est le cas, peut être cette crise aura été un bienfait pour la qualité de vie en Ile-de-France", a-t-elle dit.
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Le gouvernement et les organisations syndicales et patronales se sont de nouveau retrouvés à Matignon pour une réunion venant clôturer un "premier cycle de concertations". Si tous ont regretté l'absence de consensus sur la question de la pénibilité, le Premier ministre a salué de "nouvelles avancées sociales".
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Alors que l'Assemblée va poursuivre lundi dans l'hémicycle l'examen de la réforme des retraites, le gouvernement et les partenaires sociaux se sont retrouvés jeudi 13 février à Matignon, pour clôturer un "premier cycle de concertations" autour de quatre sujets spécifiques : la pénibilité, la question des fins de carrière, le minimum de retraite garanti et la "gestion des transitions" entre les systèmes actuels et le futur système universel de retraite.Au sortir de la réunion, les syndicats ont regretté unanimement l'absence d'avancée sur le sujet de la pénibilité. La possibilité de partir en retraite avant l'âge légal de 62 ans pour les travailleurs exerçant des métiers pénibles est "un point crucial" pour la CFDT, a rappelé le secrétaire général du premier syndicat français, Laurent Berger. Mais "la question de la réparation n'est pas annoncée aujourd'hui", a-t-il regretté, expliquant qu'"on sent un gros blocage des organisations patronales". "On a un sujet de contentieux avec les employeurs", a confirmé le numéro un de l'Unsa, Laurent Escure, appelant l'exécutif "à prendre ses responsabilités" pour "fixer des règles autour de cette question". "On a demandé au gouvernement de revoir sa copie", a indiqué Pascale Coton, de la CFTC, évoquant la situation des salariés des usines d'incinération qui "n'ont que cinq ans de vie à la retraite". "Ça ne compensera en rien les dispositions de service actif dans la fonction publique", qui permettent à certains agents de partir à 57, voire 52 ans, a estimé le leader de Force ouvrière, Yves Veyrier, pour qui "sur ces questions, on n'a pas avancé". "Ça n'avance pas beaucoup parce tout le monde se renvoie la balle pour savoir qui va payer", a souligné son homologue de la CFE-CGC, François Hommeril.Côté patronal, "l'inquiétude se manifeste dans nos rangs" car "une impasse totale existe encore quant au financement", a expliqué le vice-président du Medef, Patrick Martin, qui a "exig(é) un chiffrage précis des mesures" proposées.De son côté, le Premier ministre Édouard Philippe a salué "nouvelles avancées sociales", tout en reconnaissant qu'il n'y avait "pas de consensus" sur la question de la prise en compte de la pénibilité. Ces "avancées" seront traduites en amendements au projet de loi, que le gouvernement déposera d'ici vendredi matin, a précisé le Premier ministre.L'accord principal concerne la question de la conversion des droits déjà acquis, dans le futur système par points qui commencera à entrer en vigueur en 2025. Poussé par les organisations syndicales, le gouvernement a retenu jeudi le mécanisme de transition dit "à l'italienne", "plus respectueux de la réalité des carrières" et "plus progressif", a souligné le chef du gouvernement. Ce procédé vise à attendre le départ effectif en retraite pour calculer les droits acquis dans la première partie de carrière, sur la base la plus favorable possible, dans la fonction publique comme dans le privé.D'autres discussions vont se poursuivre concernant la retraite minimum, que l'exécutif souhaite fixer à "1.000 euros en 2022 et 85% du Smic, soit environ 1.147 euros, à compter de 2025". "Certains partenaires sociaux veulent améliorer ces paramètres" et en débattront dans le cadre de la conférence de financement qui reprendra ses travaux le 18 février, a précisé le Premier ministre.
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Aucun vaccin expérimental n'a prouvé son efficacité contre le nouveau coronavirus dans des essais cliniques aboutis, mais au moins 5,7 milliards de doses ont déjà été pré-achetées dans le monde, les premières livraisons des groupes occidentaux ayant souvent été préemptées par les Etats-Unis de Donald Trump.
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Cinq vaccins (trois occidentaux et deux chinois) sont en phase 3 de tests auprès de milliers de personnes, et la Russie a affirmé mardi à la surprise générale que son candidat baptisé "Spoutnik V" (v comme vaccin) serait administré dès septembre au personnel médical, avant la conclusion des essais cliniques.Plusieurs développeurs de vaccins ont été subventionnés pour lancer la fabrication des doses en parallèle des essais, afin d'être prêts à livrer des millions de doses en 2021, voire dès octobre et la fin 2020.L'université Oxford, associée au groupe pharmaceutique suédo-britannique AstraZeneca, espère des résultats dès septembre, tandis que la biotech américaine Moderna, associée aux Instituts américains de santé (NIH), vise la fin de l'année, peut-être novembre.- Etats-Unis: 700 millions de dosesLe gouvernement de Donald Trump fut le premier à accorder des subventions se chiffrant en centaines de millions de dollars aux développeurs de vaccins, avec près d'un demi-milliard accordé à Johnson & Johnson dès le 30 mars. L'opération "Warp Speed" vise explicitement à obtenir de quoi vacciner tous les Américains dès janvier 2021. Washington a mis ses oeufs dans le plus grand nombre de paniers par rapport aux autres pays, en pariant sur de multiples technologies dans l'espoir qu'au moins une d'entre elles procure une immunité.A ce jour, Washington a déboursé au moins 9,4 milliards de dollars auprès de sept développeurs de vaccins, et signé des contrats d'approvisionnement avec cinq d'entre eux pour au moins 700 millions de doses.Entreprises ou alliances financées par les Etats-Unis: Johnson & Johnson, Moderna, Oxford/AztraZeneca, Novavax, Pfizer/BioNTech, Sanofi/GSK, Merck Sharp and Dohme (aux Etats-Unis). - Europe: 700 millions de dosesDeux développeurs (Oxford/AztraZeneca et Sanofi/GSK) ont signé ou sont en négociations avancées avec la Commission européenne pour fournir jusqu'à 700 millions de doses de vaccins à eux deux.La Commission dit à l'AFP qu'elle négocie "en ce moment de manière très intense avec plusieurs développeurs de vaccins".A noter que la "substance active" de l'éventuel vaccin d'AstraZeneca sera produite par l'entreprise française Novasep en Belgique.- Royaume-Uni, Japon, BrésilLe Royaume-Uni, Brexit oblige, négocie séparément et a déjà commandé 250 millions de doses auprès de quatre développeurs.Le Japon s'est assuré 490 millions de doses de trois fournisseurs, dont 250 millions de la société américaine Novavax. Le géant pharmaceutique nippon Takeda a acquis les droits du vaccin Novavax pour l'archipel, qui subventionne l'opération. Ce vaccin-là sera donc produit localement.C'est aussi le modèle choisi par le Brésil: outre une commande de 100 millions de doses à AstraZeneca, le pays a un partenariat avec le Chinois Sinovac pour fabriquer sur place jusqu'à 120 millions de doses de son "CoronaVac", actuellement testé sur des Brésiliens.- Chine, RussieLa Chine est bien avancée dans les essais cliniques de deux candidats (Sinovac, Sinopharm), mais seuls quelques partenariats internationaux ont été annoncés, dont avec le Brésil et un possible avec l'Indonésie.La Russie a de son côté annoncé que 20 pays, non identifiés, avaient pré-commandé un milliard de doses de son vaccin Spoutnik V, et qu'avec l'aide de partenaires étrangers, les capacités de production étaient déjà de 500 millions de doses par an dans cinq pays.- Pays en développement: 2,4 milliards de dosesLa Coalition pour les innovations de préparation aux épidémies (Cepi), lancée en 2017 par la Norvège, l'Inde, la fondation Bill & Melinda Gates et le Wellcome Trust, veut garantir un accès équitable aux futurs vaccins. Elle a déjà investi 890 millions de dollars pour accélérer le développement de neuf projets, là encore dans une logique de diversification des risques. Elle a pré-acheté 300 millions de doses à AstraZeneca pour des dizaines de pays en voie de développement, avec l'Alliance pour le vaccin (Gavi).Pour fournir l'Asie et le monde, des milliards de doses devraient sortir des usines du géant Serum Institute of India (SII), le plus grand producteur mondial de vaccins (polio, rougeole...). Novavax et AstraZeneca ont séparément signé des accords de licence avec le SII pour la production d'un milliard de doses chacun pour l'Inde et des pays en développement... A condition, comme toujours, qu'ils démontrent une efficacité lors des essais cliniques.
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La mini-série "The Third Day" (le troisième jour), co-produite par la chaîne américaine HBO, a fait le pari d'une construction osée, avec un acteur principal différent pour chacune des deux parties et un épisode de 12 heures en direct au milieu.
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Elle sera diffusée à partir de lundi sur HBO aux Etats-Unis et de mardi en France sur OCS city.Ce récit a pour théâtre l'île d'Osea, qui existe bel et bien, au sud-est de l'Angleterre, où atterit un jour Sam (Jude Law), quadragénaire bon teint mais déchiré par un drame familial, sans savoir que ce détour va changer sa vie.Après trois épisodes qui voient Sam s'enfoncer dans l'étrange, la série entame une seconde partie, de trois épisodes également, autour d'Helen (Naomie Harris), mère célébitaire venue fêter, toujours à Osea, l'anniversaire d'une de ses deux filles.En apparence, Helen est totalement absente de la première trilogie mais au centre de la seconde, tandis que Sam, omniprésent dans la première partie, a disparu de la suite.Décidés à pousser l'expérimentation un peu plus loin, les créateurs de la série, co-produite par les Britanniques de Sky Studios, ont aussi imaginé un épisode supplémentaire calé entre les deux trios.Il sera filmé et diffusé en direct, le 3 octobre, et durera douze heures, sans interruption, a indiqué la production, sans vraiment lever le voile.Le projet a été mené en collaboration avec la compagnie britannique de théâtre Punchdrunk, connue pour ses créations interactives comme "Sleep No More", qui placent le spectateur au centre du spectacle."De la même façon que nous avons changé les règles du théâtre avec nos spectacles, je me suis demandé comment nous pouvions défier celles de la télévision", a expliqué le metteur en scène Felix Barrett, fondateur de Punchdrunk, lors d'une table ronde virtuelle organisée à l'occasion du festival de Toronto."Que se passe-t-il", s'est-il interrogé, "quand le quatrième mur (symbolique qui sépare les spectateurs des acteurs), l'écran que nous regardons, tombe?"Pour les épisodes déjà filmés, "The Third Day" tient par la virtuosité de ses acteurs, qui donnent à la série son épaisseur et son atmosphère, davantage que les effets de caméra, la musique angoissante ou les jeux de lumière, tous régulièrement trop appuyés.Ca a été "un marathon émotionnel épuisant qui m'a presque tué", a expliqué, dans un sourire, Jude Law, lors de la table ronde. L'écriture du scénariste principal, Dennis Kelly, "vous entraîne à des endroits qui vous coûtent, et je pense que c'est ce que pourraient vivre les gens qui vont regarder".
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France 3 Auvergne-Rhône-Alpes rapporte qu'un train a percuté une voiture à Frontenex (Savoie). Les passagers sont parvenus à sortir du véhicule juste à temps pour éviter le drame.
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Un drame a vraiment été évité in extremis samedi 28 décembre. Selon les informations de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, un grave accident a eu lieu aux alentours de la gare de Frontenex en Savoie. Aux alentours de 15h30, un TER aurait percuté de plein fouet une voiture qui se retrouvait étrangement à l'arrêt en plein milieu d'un passage à niveau. Il effectuait le trajet entre Bourg-Saint-Maurice et Lyon. Quatre personnes auraient pu perdre la vie après ce grave incident. Une mère de famille transportait sa petite fille de 5 ans ainsi que deux hommes âgés de 46 et 73 ans dans sa voiture. Heureusement, les adultes ont réussi à se sauver. La mère est parvenue à quitter son véhicule à temps et elle s'est ensuite empressée de sortir sa fille installée à l'arrière. Le train a alors projeté la voiture mais les quatre personnes s'en sont sorties. Elles sont malgré tout blessées même si leur pronostic vital n'est pas engagé. La femme de 43 ans serait la plus touchée des quatre rescapés. Les secours sont sur placeLes pompiers et le Samu sont arrivés sur les lieux de l'accident. Ils ont pris en charge la mère de famille et son enfant. Également présents sur place, les gendarmes tentent de regrouper les pièces du puzzle pour comprendre les raisons d'un tel accident. Les passagers du TER n'ont pas été blessés, le train a même redémarré dans l'après-midi selon France 3.
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Une partie du personnel gréviste va continuer le mouvement ce vendredi 6 décembre. Du côté du ministère, l'incertitude demeure.
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Certains des enseignants mobilisés contre la réforme des retraites seront de nouveau en grève vendredi 6 décembre, mais ni les syndicats ni le ministère ne disposaient jeudi après-midi de prévisions sur l'ampleur du mouvement, qui variera d'une école à l'autre. "Cela reste flou pour demain", reconnaît-on au ministère de l'Education, en espérant disposer de prévisions un peu plus tard dans la soirée. Parmi les enseignants grévistes jeudi (entre 42% et 51% dans le secondaire et le primaire selon le ministère, environ 70% selon les syndicats), une partie a décidé de poursuivre le mouvement vendredi. "Je suis prête à un mouvement long, à sacrifier un mois de salaire pour obtenir le retrait de la réforme", explique une professeure des écoles dans le Val-d'Oise."Sûrement autant de cas de figures que d'écoles ou de communes"En général, les parents ont été prévenus à l'avance par affichette ou mail si l'enseignant de leur enfant sera présent vendredi. Mais les grèves dans les transports et la fonction publique risquent de compliquer l'accueil des enfants, ainsi que la tenue de la cantine et des activités périscolaires. "Il y aura sûrement autant de cas de figures que d'écoles ou de communes", estime-t-on au ministère."Demain, il y aura encore des grévistes, des reconductions localisées, ça va être très différent d'un endroit à l'autre", prévoit également Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire. "La tonalité, aujourd'hui, était en tout cas de ne pas lâcher".Côté syndicats on prépare surtout la suite. Des intersyndicales doivent notamment se réunir jeudi soir et vendredi matin, en vue d'une nouvelle journée de mobilisation mardi 10 décembre.
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L'acte désespéré est vraisemblablement "lié à des raisons personnelles", a indiqué l'administration pénitentiaire.
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Un surveillant de 25 ans s'est donné la mort dans la nuit de mercredi à jeudi avec son arme de service à la maison d'arrêt de Luynes, à proximité d'Aix-en-Provence. Le surveillant se trouvait seul dans le mirador de la prison. Son corps sans vie a été découvert jeudi matin vers 5h au moment de la relève, a précisé une source syndicale, évoquant un homme "jovial", arrivé à Luynes en 2018 et originaire d'outre-mer. Le parquet d'Aix-en-Provence a ouvert une enquête confiée au commissariat d'Aix-en-Provence. "L'hypothèse du suicide est la plus probable mais l'autopsie précisera les circonstances du décès", a indiqué le procureur de la République d'Aix-en-Provence Achille Kiriakides. "Il semble que le suicide soit lié à des raisons personnelles", a pour sa part indiqué la direction de l'administration pénitentiaire. Le mirador est l'un des seuls endroits en détention, avec la porte d'entrée principale, où les surveillants ont directement accès à une arme. "C'est le premier suicide en 2020 d'un agent pénitentiaire". En 2019, il y a eu cinq suicides parmi les surveillants, dont un sur le lieu de travail. Il y en a eu sept en 2018, tous hors des centres de détention. Il y a au total 30.000 personnels de surveillance.
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Dans son livre "Qu'est-ce qu'elle a ma famille", que s'est procuré Voici, l'animateur raconte sa terrible rencontre avec des militants de la Manif pour tous, alors qu'il se trouvait avec sa fille de 2 ans, née par GPA.
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La GPA et la PMA sont plus que jamais au coeur du débat en France, et Marc-Olivier Fogiel en a fait les frais. L'animateur est devenu père pour la première fois en avril 2011 grâce à la GPA. Avec son mari François Roelants, ils ont fait appel à une mère porteuse américaine. Deux ans plus tard, ils renouvelaient l'expérience, là encore aux États-Unis. Si outre-Atlantique tout s'est déroulé pour le mieux, ce ne fut pas forcément le cas en France, où Marc-Olivier Fogiel et son compagnon ont dû faire face à la violence de certaines personnes, rapporte Voici. Dans son livre "Qu'est-ce qu'elle a ma famille", paru le 3 octobre aux éditions Grasset, l'animateur revient sur un épisode douloureux. Alors que sa fille aînée, Mila, n'avait que deux ans, Marc-Olivier Fogiel, qui faisait les magasins avec elle, s'est heurté à des militants de la Manif pour tous. "C'est un samedi comme les autres, en famille. Sauf qu'une petite fraction de la population française s'est décidée, ce jour-là, à perturber notre promenade, au nom de la famille. Ils distribuaient leurs tracts. Ils m'ont reconnu. Ils ne sont pas agressifs, mais leur geste est d'une grande violence : ils jettent des tracts à l'intérieur de la poussette, sur une enfant qui n'a rien demandé, une enfant comme les autres qui passait une journée comme les autres avec ses parents", raconte dans son livre Marc-Olivier Fogiel. Une scène d'une violence psychologique extrême que dénonce l'animateur dans son livre.
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L'ancien secrétaire d'État Renaud Muselier, qui défend l'action des policiers face aux "gilets jaunes", a été pris à partie par des manifestants dans Marseille samedi 2 février.
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Le président les Républicains de Conseil régional de PACA a pris une route qu'il a regrettée amèrement samedi après-midi. Au volant de sa voiture, Renaud Muselier s'est retrouvé au milieu du défilé marseillais des "gilets jaunes". Sur la vidéo postée par le groupe Facebook Marseille Gilet Jaune et reprise sur Twitter par @PureTele, on l'entend se faire copieusement huer et insulter.Renaud Muselier est un fervent soutien des forces de l'ordre depuis le début de la crise et de la manière dont elles se défendent face aux casseurs, malgré l'utilisation controversée des lanceurs de balles de défense et autres grenades de désencerclement.Il y a trois semaines, l'ancien secrétaire d'État aux Affaires étrangères sous Jacques Chirac a lancé une cagnotte pour aider les policiers, gendarmes et pompiers blessés, qui a atteint près de 1,5 million d'euros avant sa fermeture jeudi 7 février.Remontés, les "gilets jaunes", qui marchaient calmement rue de Paradis, l'ont sifflé et hué. Certains lui ont réclamé : "La cagnotte pour le LBD !" D'autres ont été plus ironiques : "Bravo monsieur Muselier !"Les esprits se sont ensuite échauffés et les insultes ont fusé, notamment "Vous êtes une honte !" Mais des "gilets jaunes", plus raisonnables, ont averti leurs camarades : "S'il y en a qui jettent des pierres (...) Il va nous envoyer les flics." Le passage pour sa voiture s'est alors libéré et Renaud Muselier a pu fendre la foule, soulagé. Le 29 janvier, la cagnotte du président de la Région PACA destinée aux policiers a été ciblée par le syndicat France police - Policiers en colère. Celui-ci a porté plainte pour des faits supposés "d'escroquerie" et "d'abus de confiance"."Les fonds récoltés ne sont [...] pas, en réalité, destinés directement à l'ensemble des forces de l'ordre blessées comme le laisse penser monsieur Muselier aux donateurs. Cet argent va finir dans les caisses d'une association loi 1901 qui a sa personnalité civile propre et qui n'est donc pas par conséquent 'les forces de l'ordre' comme le fait croire monsieur Muselier au grand public", a écrit le secrétaire général du syndicat dans une lettre que LCI a pu consulter.Renaud Muselier a réagi immédiatement en annonçant porter plainte en diffamation. Sur LCI, il s'est dit "surpris" par la démarche de "ce syndicat lié à l'extrême droite qui me crée des soucis dès le départ". "Un million ira auprès des policiers blessés et 500 000 euros aux orphelins des forces de l'ordre", a-t-il assuré.
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Le trafic du tramway et de l'avenue attenante a dû être interrompu le temps de l'incident.
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Samedi 10 mars, près de 300 personnes étaient présentes pour assister aux obsèques d'une figure de la communauté angolaise, décédée le 28 février, dans un cimetière du 7e arrondissement de Lyon (Rhône). Après l'inhumation, une "dizaine de personnes de la famille" du défunt se sont violemment disputées, rapporte Le Progrès, repris par Le Parisien.Des dégâts dans le cimetière"Ça se battait dans le carré et ça partait dans tous les sens. J'ai eu peur d'une bagarre générale", raconte le gardien du cimetière à 20 Minutes. Face aux cris et aux pleurs, il a décidé d'alerter la police qui est rapidement intervenue. "Ça a calmé tout le monde", selon luiLe gardien du cimetière déplore d'ailleurs quelques dégâts comme "des objets cassés, des stèles descellées". "En quinze ans de métier, je n'ai jamais vu ça", confie-t-il. L'incident a aussi provoqué l'interruption du tramway et de la circulation sur une avenue.
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Trois policiers ont été écartés de leurs fonctions pour avoir fourni des images d'une caméra de surveillance à Alexandre Benalla, le collaborateur de l'Élysée filmé le 1er mai dernier en train de frapper des manifestants. La police des polices a été saisie.
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C'est un autre volet dans l'affaire. Alors qu'Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi 20 juillet, trois fonctionnaires de police se retrouvent également dans la tourmente. Les trois agents sont soupçonnés d'avoir fourni des images de vidéo-surveillance montrant le collaborateur d'Emmanuel Macron frappant des personnes au cours d'un manifestation. La scène s'est déroulée le 1er mai dernier à Paris, place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement. Affaire Benalla: qui sont les trois policiers suspendus ?par BFMTVSelon plusieurs sources proches du dossier, les trois agents sont le chef d'état-major adjoint, un commissaire présent au moment des faits et le commandant en charge des relations entre la préfecture de police de Paris et l'Élysée. Les trois agents ont été suspendus et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ainsi que le parquet de Paris ont été saisis, a indiqué le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, lui-même critiqué dans cette affaire. Plusieurs voix se sont élevées à gauche pour réclamer sa démission, arguant du fait que le ministre avait eu connaissance de cette affaire dès le lendemain des faits.Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi matin, ainsi qu'un autre proche de l'Élysée, Vincent Crase, gendarme réserviste et agent d'accueil de La République en Marche.
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La candidate des Républicains à la mairie de Paris Rachida Dati affirme être la seule à permettre "l'alternance" face à la maire sortante socialiste Anne Hidalgo.
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La liste d'Anne Hidalgo et des écologistes de David Belliard arriverait largement en tête des intentions de vote (44%) au second tour des municipales à Paris, devant celles de Rachida Dati (33%) et de la marcheuse et ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn (20%), selon un sondage Ifop-Fiducial publié dans le JDD. "Il y a une majorité de Parisiens qui ne veut plus de Mme Hidalgo", estime Rachida Dati dans une tribune publiée sur le site du Point. La candidate demande "à tous les Parisiens, et à tous les électeurs qui ont porté leurs voix sur Mme Buzyn: que voulez-vous vraiment pour Paris ? Est-ce que vous êtes prêts à repartir pour six ans de plus avec Mme Hidalgo?" "Nous savons que vous voulez profondément le changement", ajoute-t-elle. "Mais, aujourd'hui, chaque voix qui ira à Agnès Buzyn favorisera l'élection d'Anne Hidalgo. (...) La seule candidature capable de porter une alternance à Paris, c'est celle des listes Dati Pour Paris".Rachida Dati pilonne l'ancienne ministre de la Santé sur ses propos concernant la "mascarade des élections municipales" en pleine crise sanitaire, terme regretté publiquement depuis. "Quand les habitants de Paris abandonnent (la capitale), ceux qui s'y présentent considèrent qu'ils peuvent tout se permettre. Se permettre de déserter leur ministère en pleine crise sanitaire tout 'en sachant que les élections n'auraient pas lieu'", a-t-elle attaqué, faisant référence au remplacement en urgence par Agnès Buzyn de Benjamin Griveaux, plombé par une affaire de vidéo intime.Rachida Dati fustige également celle qui "se permet de refuser le rassemblement pour devenir élue, toucher son indemnité et se mettre à l'abri, quitte à favoriser la réélection d'une des maires les plus impopulaires de France", Anne Hidalgo. Au premier tour, Anne Hidalgo a obtenu 29,3% de voix contre 22,7% pour Rachida Dati et 17,3% pour Agnès Buzyn.
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Un youtubeur spécialisé dans le fitness accusé de harceler et lancer des meutes numériques contre d'autres influenceurs du même univers a été condamné à deux ans de prison dont un ferme avec mandat de dépôt lundi par le tribunal de Versailles.
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Habannou S., 31 ans, plus connu sous le nom de Marvel Fitness sur Youtube, où il est suivi par 146.000 personnes, a été reconnu coupable de harcèlement moral sur neuf personnes et de violence sur avocat. Il a en plus été interdit d'exercer une activité de création sur les réseaux sociaux ou sur tout site internet.Connu pour livrer ses conseils pour sculpter son corps, il a surtout acquis une certaine notoriété grâce à ce qu'il a appelé ses "dramas", soit des prises à partie direct d'autres influenceurs du milieu fitness.L'une de ses premières victimes, Aline Dessine, a été ciblée après avoir critiqué une vidéo de Marvel Fitness en répondant à une question de fan.Qualifiée de "folle", elle a alors fait l'objet d'insultes, de menaces et d'appels au suicide quotidiens de la part d'anonymes sur tous les réseaux sociaux."Je sais que si j'ouvre mon téléphone maintenant, je vais avoir des dizaines de messages de menace. J'ai beau bloquer, il y en a toujours plus", a-t-elle livré à la barre en pleur.La communauté reprend les "punchlines" du youtubeur, inspirées de culture manga et de cinéma, avec des références au Wakanda (pays africain imaginaire de l'univers Marvel) ou à Voldemort."J'ai tout essayé: le silence, la négociation", a-t-elle expliqué, concédant avoir été jusqu'à publier un faux montage photo pour faire croire qu'Habannou S. lui avait envoyé une photo de son pénis, ce pour quoi elle s'est excusée.Tristan Defeuillet-Vang, ancien candidat de télé-réalité, a raconté avoir été comparé à Katsumi (ancienne actrice X d'origine asiatique) par Marvel Fitness qui "disait qu'à 14 ans je me prostituais à Bangkok".En tant qu'influenceurs, "on poste des vidéos tous les jours. Et au bout d'un moment on en vient à se dire que c'est normal de voir écrit +Katsumi+ dans les commentaires ou +t'es qu'une pute de Bangkok+", a relaté M. Defeuillet-Vang.Habannou S. a également été condamné pour s'en être pris à Me Laure-Alice Bouvier, avocate de huit des victimes et elle aussi très active sur les réseaux sociaux. Dans l'une des vidéos de Marvel Fitness, on voit le jeune homme poursuivre l'avocate, caméra au poing, alors qu'elle lui demande d'arrêter de la filmer.En face, Habannou S. a choisi de garder le silence pendant le procès. Son avocat Me Marc Goudarzian a invoqué une forme de "satire" visant des personnages publics. "C'est exactement ce que faisait les Guignols de l'info et ça entre dans le cadre de la liberté d'expression", a-t-il plaidé.Le procureur avait lui requis 8 mois de prison ferme, une interdiction de toute activité sur les réseaux sociaux et 20.000 euros d'amende. Malgré tout "je ne sais pas si la décision rendue aura la capacité de rendre aux parties civiles un cours de vie normale", a-t-il déploré.
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Édouard Philippe a tenu à rester ferme sur la disparition des régimes spéciaux. Il a toutefois indiqué que les "transitions" devaient être "progressives".
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Après la mobilisation massive de jeudi contre la réforme des retraites, le Premier ministre a annoncé vendredi qu'il s'exprimera mercredi 11 décembre à midi pour présenter "l'intégralité du projet du gouvernement" pour réformer les retraites. Ce projet "prendra en compte bien des propositions formulées par les organisations syndicales et qui garantira aux Français la justice, la solidité et la solidarité de leur système de retraite", a déclaré le chef du gouvernement. "Ma logique ne sera jamais celle de la confrontation", a-t-il souligné. Alors que le mouvement de grève a été très suivi dans les transports en commun, à la SNCF et la RATP, Édouard Philippe s'est montré ferme à l'égard des régimes spéciaux. Il a de nouveau annoncé "la disparition des régimes spéciaux". Il a toutefois tendu la main aux syndicats : "Il ne serait pas raisonnable, pas acceptable, pas juste de changer les règles en cours de partie", a dit le chef du gouvernement depuis Matignon, s'adressant aux salariés de la SNCF et de la RATP. "C'est la raison pour laquelle j'ai indiqué, et je répète aujourd'hui, ma disposition totale pour faire en sorte que les transitions soient progressives."La SNCF et la RATP n'attendent pas d'amélioration notable lundi sur leurs réseaux, très affectés depuis jeudi par une grève contre la réforme des retraites.
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Le gouvernement étudie un dispositif permettant, sous conditions, à un parent d'arrêter de travailler en cas de fermeture de la classe de son enfant à cause du Covid-19.
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Alors que l'épidémie repart et que le risque d'une deuxième vague est connu, les autorités planchent sur tous les scénarios possibles. Notamment, dans le milieu scolaire, sur l'éventualité de fermer des classes ou des établissements en cas de suspicion de cas de coronavirus. Comme pendant le confinement Faire valoir un droit pour garde d'enfants malades "sera possible dans le cas où la classe, où l'école est fermée, pour les parents", a ainsi annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, mardi 1er septembre sur Franceinfo. Un tel dispositif avait déjà été mis en place au moment du déconfinement. "Toute notre stratégie est de faire en sorte qu'un établissement entier ne ferme pas", a rappelé le Premier ministre Jean Castex lors d'un déplacement à Châteauroux (Indre) à l'occasion de la rentrée scolaire. "Cela pourrait ceci dit arriver, cela fait partie des hypothèses auxquelles nous sommes préparés. Dans ces cas là, il faudra veiller à deux choses. Un, que l'enseignement ne s'interrompe pas (...) Deux, il faudra effectivement trouver des solutions surtout pour que les parents puissent continuer à travailler", a-t-il précisé. Permettre "aux parents de vivre leurs vies normales" "Donc plus que de solutions de congé parental, c'est plutôt des modes de garde que nous entendons favoriser dans cette hypothèse. Donc priorité à la reprise de la vie dans toutes ses dimensions", a-t-il ajouté, en précisant que les solutions de garde "sont en cours d'étude".Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, qui accompagnait le chef du gouvernement, a précisé qu'"avec les administrations sociales nous travaillons à ces hypothèses qui permettrons aux parents de vivre leurs vies normales". Sous conditions Il y aura de toute façon plusieurs conditions à l'application du dispositif d'arrêt pour garde d'enfant, souligne l'entourage de Gabriel Attal.Si les autorités administratives compétentes (préfet et Agence régionale de santé) décident de fermer une classe ou une école, ce dispositif ne pourra s'appliquer qu'en l'absence de garde mise en place par l'établissement scolaire ou la mairie. Il faudra aussi qu'aucun des deux parents ne soit en mesure de recourir au télétravail. "On confirme qu'un dispositif d'accompagnement (pour ces parents qui n'ont aucune solution, NDLR) sera mis en œuvre. Il est en cours d'élaboration", indique de son côté le ministère du Travail.
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La présidente d'Île-de-France Mobilités Valérie Pécresse a annoncé mardi à l'AFP avoir signé un accord avec le gouvernement pour compenser les pertes de recettes liées au Covid-19.
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"C'est un moment historique. Le plan de sauvetage des transports a été signé entre Île-de-France Mobilités (IDFM) et l'Etat", s'est félicité mardi 8 septembre Valérie Pécresse, la présidente de l'autorité qui gère les transports en région parisienne. "On a frôlé la catastrophe, donc c'est un immense soulagement", a-t-elle précisé auprès de l'AFP, rappelant que les négociations avaient été âpres avec l'exécutif.Mme Pécresse, également présidente (ex-LR) de la région Île-de-France, qui évalue à 2,6 milliards d'euros le trou creusé par la pandémie de Covid-19 dans le budget des transports en commun de la région, apellait l'Etat à l'aide depuis le printemps, qui proposait de compenser seulement de 425 millions d'euros. Une somme insuffisante, à laquelle Valérie Pécresse avait répondu en arrêtant de payer la SNCF et la RATP et une menace d'augmenter fortement le prix du passe Navigo. "Les voyageurs ne seront pas appelés à payer le prix de la crise Covid, et nous ne freineront aucun des nombreux projets d'investissement que nous avons dans les transports. (...) Nous ne baisserons pas non plus l'offre de transport", a-t-elle souligné mardi soir. La crise gérée, place à la relance"On a signé un accord de compensation intégrale des pertes de recettes", a insisté l'élue. L'Etat versera à l'autorité régionale des transports une subvention pour couvrir entre 80 et 100% les pertes du "versement mobilité" (une taxe sur la masse salariale des entreprises de plus de 11 personnes), estimées à 1 milliard d'euros. Pour le gros des 1,6 milliard d'euros de pertes de recettes voyageurs, soit 1,44 milliard hors TVA, et un éventuel reliquat du manque à gagner pour le "versement mobilité", le gouvernement accordera une avance remboursable de 1,1 à 1,4 milliard. "On a obtenu qu'elle soit à taux zéro, et elle sera remboursée sur 16 ans et de matière progressive. On a calculé les échéances de remboursement en fonction de nos prévisions de reconstitution de nos recettes", a détaillé Mme Pécresse. RATP et SNCF prendront aussi en charge 10% de ces pertes dans le cadre du contrat qui les lie à IDFM, a-t-elle ajouté. Cet accord va permettre à l'autorité régionale de reprendre les paiements aux deux opérateurs qui avaient été suspendus début juillet, a remarqué l'élue (Libres!).Compte tenu des incertitudes sur le front sanitaire, l'Etat et IDFM ont prévu "une clause de revoyure en 2021 et 2022 si la crise devait se poursuivre", a précisé Valérie Pécresse.La présidente d'IDFM va maintenant travailler sur son propre plan de relance, citant comme priorités un système de pilotage automatique pour les RER B et D, la poursuite du prolongement du RER E à l'ouest, et des projets de tramways et bus en site propre. "Il fallait sauver les transports avant de les relancer. (...) On va avoir des chiffres triannuels d'investissements de l'Etat en Ile-de-France qui seront très élevés", et plus élevés que les 673 millions d'euros annoncés jeudi par le gouvernement, a-t-elle déjà annoncé.L'opposition pas satisfaite"L'essentiel est que les usagers n'aient rien à payer mais la faiblesse du soutien de l'Etat aux transports du quotidien demeure hallucinante", a dénoncé Emmanuelle Cosse, du groupe Ecologistes et progressistes au conseil régional d'IDF."Deux tiers de l'accord est une avance remboursable... donc après 2020 et après les régionales ... il faudra donc rembourser entre 1,1 et 1,4 Mds €. Par une hausse des tarifs ? Par une baisse des investissements ? Beaucoup d'affichage alors que ce n'est que ponctuellement réglé", a ajouté Céline Malaisé, du groupe Front de gauche."Valérie Pécresse repousse à après mars 2021 la gestion de la dette hors bilan. (...) Valérie Pécresse la stratégie du coup d'éclat permanent !!!", s'est de son côté insurgé sur Twitter François Damerval (groupe Alternative écologiste et sociale.
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Avant de devenir ministre de la Justice, le ténor du barreau s'est notamment illustré par ses prises de position tranchées. • Devenir garde des Sceaux ? "Jamais"
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"Jamais". "D'abord personne ne me le proposera, ce serait un bordel mais alors, non mais personne n'aurait jamais l'idée sotte, totalement saugrenue, incongrue, invraisemblable de me proposer cela et moi franchement je n'accepterai jamais un truc pareil. (...) Ce n'est pas mon métier, il faut en avaler des couleuvres pour faire de la politique." (en 2018)• Sur les magistrats"On dit que je terrorise les juges, c'est faux. Je terrorise les cons." (en 2008) "Je ne vais pas faire semblant de chanter les louanges de la magistrature : je me méfie de son corporatisme, de sa frilosité, de la détestation qu'elle voue au Barreau. Pourtant, il existe de grands juges; c'est le troupeau qui est petit". (en 2017)• Sur le Front national- Marine a découvert, savez-vous quoi, que son père est un affreux raciste. On se fout de la gueule du monde. Il est raciste depuis toujours. C'est une petite entreprise qui fonctionne pas mal. Lui s'est occupé des juifs, elle s'occupe des musulmans. C'est un parti qui n'est pas républicain, il a été condamné 19 fois (...) Je pense qu'il faut l'interdire, oui". (en 2015)- "Le FN est dédiabolisé comme moi je suis moine". (en 2018)• À propos de Jean-Luc Mélenchon, avant son procès pour la perquisition au siège de LFI"Je pense franchement qu'il faut qu'il aille dormir tôt, se prendre une bonne petite camomille et qu'il se calme avant son procès de la semaine prochaine." (en 2019)• Sur le mouvement #metoo"Que siffler une femme, ça devienne une infraction pénale, c'est ahurissant." (en 2018)"Que la parole des femmes se libère, c'est parfait. Mais le réceptacle de cette parole ne sont ni les médias, ni les réseaux sociaux, mais la justice." (en 2018)• Sur sa défense de Patrick Balkany"Le tribunal de l'opinion coupe les têtes plus sûrement que la guillotine d'antan". Cette "violence judiciaire", "elle ne sent pas la pisse, l'hémoglobine, elle porte un costume du dimanche (...), de soie et d'hermine." (en 2019)• Le tribunal comparé à un théâtre"Il y a une sonnette quand la cour entre, des costumes, des décors, un ordre de passage, des actes parfaitement réglés, une liturgie."• Sur le fiasco judiciaire d'Outreau"Je connais cinquante juges Burgaud, les conditions de gardes à vue, de l'instruction (décrites par les acquittés, ndlr) sont les conditions ordinaires de notre justice ordinaire (...), il y a un Outreau par semaine." (en 2006)• Sur l'enquête préliminaire du parquet national financier sur les "écoutes""Il y a une clique de juges, je le dis depuis dix ans, qui sont les gardiens autoproclamés de la morale publique et qui s'autorisent tout, au nom de l'indépendance. L'indépendance, c'est magnifique, mais il faut qu'elle soit servie par l'impartialité." (en 2020)• Sur sa défense d'Abdelkader Merah, frère de Mohamed Merah"C'est le procès le plus difficile de ma carrière. J'en ai pris plein la gueule, j'ai été insulté. On a dit que j'étais la honte de la profession, on a menacé mes enfants". Mais ça a été "pour moi un honneur" de le défendre. (en 2017)• Sur le rapatriement des jihadistes français"Ils sont français et si on peut éviter que des ressortissants français soient condamnés à mort par une justice alors, il faut qu'on s'en donne les moyens." (en 2019)• Sur les violences policières"Dire que la police est raciste, ce n'est pas vrai. Nier qu'il y ait des policiers racistes, c'est une hérésie." (en 2019)• Sur l'acquittement"Le plus beau mot de la justice." (en 2018)
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Près d'un enfant sur cinq ne mange pas à sa faim aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie, selon un rapport publié mercredi par un cercle de réflexion américain.
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La Brookings Institution y analyse les résultats de deux études nationales menées récemment pour mesurer l'impact de la crise du Covid-19 dans le pays.Dans l'une de ces deux études, 17,4% des mères d'enfants de 12 ans et moins interrogées disent ne pas pouvoir suffisamment nourrir leur progéniture par manque d'argent. "Il est évident que les enfants les plus jeunes souffrent d'insécurité alimentaire à un degré sans précédent à l'époque contemporaine", note Lauren Bauer, qui a compilé le rapport pour la Brooking Institution. "L'insécurité alimentaire des foyers comptant des enfants de 18 ans et moins a augmenté de 130% par rapport à 2018", appuie-t-elle. Certains parents, alerte la chercheuse, sont contraints de réduire les portions dans les assiettes, voire carrément de faire sauter des repas à leurs enfants.En cause notamment: l'interruption de programmes de distribution de repas dans les écoles, fermées à cause de la pandémie, explique-t-elle, appelant les autorités à venir en aide à ces populations défavorisées.Au moins 30 millions d'Américains ont fait une demande d'allocation chômage depuis le début de la pandémie. Le taux de chômage du mois d'avril, qui doit être annoncé vendredi, pourrait approcher les 20%, un niveau jamais atteint dans le pays depuis la Grande Dépression des années 1930. Les Etats-Unis ont enregistré au total plus d'1,2 million de cas de nouveau coronavirus, pour près de 73.000 décès, selon le comptage, actualisé en continu, de l'université Johns Hopkins.
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L'appareil, qui devait relier les Canaries à Amsterdam, a été forcé de se poser en milieu de parcours en raison de l'odeur d'un passager, devenue insupportable pour ses voisins. Certains auraient même vomi à cause de la puanteur.
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L'atterrissage a eu lieu bien plus tôt que prévu pour le vol HV5666 de Transavia. Mardi 29 mai, l'avion s'est posé en urgence sur le tarmac de l'aéroport de Faro, au Portugal. En cause : un odeur insupportable. "La puanteur était gigantesque", a raconté un passager au journal De Telegraaf néerlandais, cité par France Info. "À partir du moment où l'homme est entré dans l'allée, les gens ont commencé à crier et à plonger dans leurs sacs à la recherche de mouchoirs à garder devant eux."Officiellement, l'avion a été dérouté pour des raisons médicales. "Il est vrai qu'un homme dégageait une odeur", a déclaré avec tact la compagnie aérienne Transavia. L'atterrissage avait en fait été décidé car plusieurs passagers avaient été pris de vomissements, ne supportant plus l'odeur. L'équipage a tenté de contenir les effluves en vaporisant des désodorisants. Le passager incriminé a même été déplacé dans le fond de l'appareil. Le commandant de bord a finalement pris la décision de faire escale à Faro pour un nettoyage complet de l'avion, qui a ensuite pu repartir.
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Pour les Hongrois, le mot "Trianon" n'évoque pas un château des rois de France mais un traité qui en 1920 a redessiné les frontières du pays et imprègne toujours, cent ans après sa signature, les esprits et le discours politique.
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Budapest va commémorer jeudi le centenaire du traité de Trianon. Signé le 4 juin 1920 au Grand Trianon du Château de Versailles avec les vainqueur de la Première guerre mondiale, il a acté le démembrement de l'empire austro-hongrois : la Hongrie a dû céder les deux tiers de son territoire au profit de ses voisins, perdant trois millions d'habitants magyarophones.Pour cet anniversaire préparé depuis plusieurs années, le gouvernement nationaliste de Viktor Orban a voulu une commémoration "grandiose et tragique", même s'il a été contraint de repousser, pour cause de coronavirus, l'inauguration à Budapest d'un monument de la "Cohésion nationale", célébrant les régions perdues.C'est tout le pays qui vivra jeudi à l'heure du centenaire d'un traité largement ressenti comme une blessure nationale. A 200 kilomètres de la capitale, la ville de Kubekhaza mettra en berne ses drapeaux. A la sortie de la localité, une colonne marque la triple frontière hongroise, roumaine et serbe, rappelant que la commune a été en première ligne des bouleversements territoriaux. Sur le monument est gravée la date douloureuse : "1920 VI 4". "La nouvelle frontière a divisé des villages, des familles et des existences", explique le maire de Kubekhaza, Robert Molnar, un élu de droite, indépendant de la majorité au pouvoir.- Passeport et droit de vote -Au "Musée de Trianon", à une centaine de kilomètres de Budapest, l'exposition fait la part belle aux documents historiques des années 1920, marquées par une intense propagande de la Hongrie en faveur d'une révision des frontières de Trianon.Ce discours irrédentiste continue d'alimenter les franges radicales de l'extrême droite hongroise. Il n'est pas rare de trouver des cartes de la "Grande Hongrie" d'avant 1918 imprimées sur des autocollants ou dans des boutiques de souvenir.Depuis son retour au pouvoir il y a dix ans, Viktor Orban a lui aussi réactivé le thème de Trianon pour nourrir le sentiment d'injustice fait aux Hongrois par les grandes puissances, tout en se posant en protecteur de sa diaspora "outre-frontières".Depuis 2010, le 4 juin a été sacré "journée de la cohésion nationale". La même année, le gouvernement a fait adopter des lois accordant aux quelque 2 millions de magyarophones des pays voisins, la nationalité hongroise... et le droit de vote.Plus d'un million de passeports ont été distribués en dix ans à ces minorités qui votent en proportion écrasante pour le parti de Viktor Orban, le Fidesz. Cette démarche s'est accompagnée d'un flot de financements de Budapest pour les écoles et institutions communautaires locales, comme en Transylvanie roumaine.Ses détracteurs reprochent au Premier ministre de jouer sur la corde sensible d'un pays constamment victime de l'Histoire : Trianon, le communisme, le libéralisme après 1989, ou dernièrement la politique migratoire de l'Union européenne. - Oublier Trianon -Les récits historiques idéalisent l'unité de la Hongrie d'avant la guerre et se gardent de rappeler les faiblesses inhérentes à la couronne austro-hongroise, affaiblie par une crise sociale avant 1914 et au sein de laquelle les Autrichiens et les Hongrois dominaient d'autres peuples.Dans un sondage réalisé par le comité scientifique du centenaire de Trianon, 85% des répondants considèrent le traité comme "la plus grande tragédie" du pays. Cette mémoire n'est pas l'apanage de la droite souverainiste. Le maire libéral de Budapest, opposant résolu à Viktor Orban, a prévu une minute de silence dans la capitale pour le centenaire de jeudi."Comment sortir du traumatisme de Trianon ?", s'interroge l'historien Gabor Egry. Il regrette que "les commémorations officielles ne mettent l'accent que sur les pertes et les souffrances".Si cela ne tenait qu'à lui, Balazs Erlauer "oublierait volontiers les débats autour de Trianon". Ce vidéaste de 34 ans, né dans une famille hongroise de la région serbe de Voïvodine, a fui les guerres de Yougoslavie dans les années 1990 pour trouver refuge en Hongrie.Cet exil lui a appris que "ce ne sont pas les tracés de frontières qui affectent les existences, mais les agressions nationalistes", confie-t-il à l'AFP.
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Pour la première fois, des scientifiques ont décrit le harem d'une grenouille des forêts tropicales brésiliennes, montrant que la polygynie, ou la reproduction exclusive d'un mâle avec plusieurs femelles, est un comportement également pratiqué par des amphibiens.
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Ce mode de reproduction est le plus répandu dans le monde animal, que ce soit chez les poissons, les reptiles, les mammifères, les oiseaux et certains invertébrés, explique à l'AFP le zoologiste Fabio de Sa, de l'Universidade Estadual de Campinas.Mais il n'avait, jusqu'à la publication de cette étude dans la revue Science Advances mercredi, jamais été décrit chez un amphibien.L'heureux élu est Thoropa taophora, une grenouille brune ou rousse. L'équipe de scientifiques en a filmé plusieurs dans des zones relativement pauvres en eau douce, le site de reproduction de l'espèce, pour voir si la rareté de la ressource influait sur la polygynie des amphibiens.Les images ont confirmé l'existence de rapports exclusifs entre un mâle et, toujours, deux femelles. L'une des deux femelles était toujours dominante.Les femelles dominantes approchaient les mâles et se positionnaient sous eux, pour la reproduction. La femelle secondaire assistait passivement à la scène.Parfois, une femelle dévorait les oeufs protégés par le mâle, qui souvent chassait la perturbatrice, mais parfois se reproduisait avec elle, conduisant à la ponte de nouveaux oeufs portant les gènes de cette femelle-là. Les chercheurs ont analysé l'ADN des têtards pour le confirmer.La présence de têtards issus des mêmes parents mais bien plus âgés a confirmé que les relations entre grenouilles étaient longues.L'avantage de la polygynie, pour le mâle, est d'assurer sa descendance tout en diversifiant le réservoir génétique.Quant à la femelle, l'avantage est "qu'il vaut mieux un mâle de qualité et un site de reproduction de qualité, quitte à le partager avec une autre femelle, plutôt que d'être exposée, de ne pas trouver d'autre grenouille ou de trouver une grenouille de moindre qualité", dit Fabio de Sa.Autre phénomène rare observé: une concurrence entre femelles, la dominante répondant au coassement du mâle et semblant expulser l'autre femelle.
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La nouvelle saison de Danse avec les stars va bientôt débuter et va permettre aux téléspectateurs de découvrir Carla Ginola, la fille de l'ancien footballeur. La danseuse en herbe est revenue sur son enfance difficile pour France Dimanche.
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À quelques heures de fouler le mythique parquet de Danse avec les stars, Carla Ginola, fille de David Ginola, aujourd'hui animateur télé, a accordé une longue interview à France Dimanche. De nature réservée, elle révèle que le harcèlement qu'elle a vécu durant son enfance a favorisé son côté introverti. "Je n'avais pas beaucoup de formes, et, du coup, on se moquait pas mal de moi. Et je n'avais pas trop de copines. Quand je suis arrivée au lycée, à Londres, je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Ces années difficiles m'avaient vraiment détruite", a-t-elle déclaré avant de poursuivre : "On a essayé de me détruire, mais je suis encore là ! J'ai pourtant toujours des séquelles de ces années où ça s'est mal passé. Je reste très introvertie. Si j'ai fait le casting de l'émission, c'est justement pour continuer sur ma lancée". Elle espère donc qu'avec l'émission phare de TF1 elle parviendra enfin à se libérer de ses chaînes et oublier son passé encore très douloureux.Faire mieux que son pèreSept ans après le passage de son père dans l'aventure, la jeune femme a l'ambition intime de faire mieux que lui. "Je dois au moins arriver là où il s'est arrêté en 2011 lors de la première saison, à la troisième place", lance au HuffPost Carla Ginola. Longtemps dénigré par les Français à cause de la faute de son père lors d'un match en 1994 qui avait eu pour conséquence de ne pas qualifier l'équipe de France au Mondial l'année suivante, le nom Ginola est aujourd'hui plus facile à porter. Elle veut continuer de redorer l'image de son père et par la même occasion la sienne. Active sur les réseaux sociaux et plus particulièrement sur Instagram, Carla Ginola a plus de 80 000 abonnés. Avec eux, elle partage quotidiennement des photos de mode, de ses voyages ou des différentes soirées dans lesquelles elle est invitée. Dans Danse avec les stars, elle veut montrer une autre facette de sa personnalité. "J'ai envie qu'ils découvrent quelqu'un d'autre que la fille qui est sur les réseaux sociaux, très sérieuse, très mode", a-t-elle fait savoir au Figaro. "Je veux qu'il découvre la vraie Carla" et pas seulement l'influenceuse qu'elle est actuellement.C'est avec le danseur Jordan Mouillerac que Carla Ginola dansera chaque semaine dans l'émission. Studieuse et appliquée, elle espère bien aller jusqu'au bout de l'aventure.
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Elle assure avoir "immédiatement contacté" le groupe pharmaceutique pour obtenir des explications.
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La déclaration a fait l'effet d'une bombe mercredi : les États-Unis seraient servis en premier si jamais le laboratoire Sanofi mettait au point un vaccin contre le Covid-19. La secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, a estimé jeudi 14 mai que cette situation serait "inacceptable", tout en précisant qu'elle avait reçu l'assurance que "tous les pays" recevrait un éventuel vaccin."Pour nous, ce serait inacceptable qu'il y ait un accès privilégié de tel ou tel pays sous un prétexte qui serait un prétexte pécunier", a déclaré la secrétaire d'État sur Sud Radio. Olivier Bogillot (Sanofi France): "Il y aura un vaccin mis à disposition des patients français s'il est découvert"par BFMTVLe directeur général du groupe, Paul Hudson, a affirmé mercredi que Sanofi servirait "en premier" les Etats-Unis s'il trouvait un vaccin car ce pays "partage le risque" des recherches dans le cadre d'un partenariat avec l'Autorité pour la recherche et développement avancée dans le domaine biomédical (Barda). Le gouvernement américain "a le droit aux plus grosses pré-commandes", car les États-Unis "ont investi pour essayer de protéger leur population", a-t-il expliqué dans un entretien à l'agence Bloomberg. Il a précisé que cette avance pourrait être de quelques jours ou quelques semaines.[EMBED url=""Je recommande aux salariés de pousser leurs entreprises à redémarrer""]Dans la soirée, le groupe a précisé dans un communiqué que "la production sur le sol américain sera principalement dédiée aux États-Unis et le reste de (ses) capacités de production sera alloué à l'Europe, à la France et au reste du monde". Il s'est aussi engagé à ce que son éventuel vaccin "soit accessible à tous".Agnès Pannier-Runacher a indiqué avoir "immédiatement contacté" le groupe pharmaceutique français après les propos de son directeur général. "Le patron de Sanofi France m'a confirmé que le vaccin serait accessible à tous les pays et évidemment (...) aux Français, ce d'autant qu'il a des capacités de production en France", a-t-elle indiqué.Une version confirmée jeudi sur BFMTV par le patron de Sanofi France, Olivier Bogillot/ "Il est évident que si Sanofi découvre un médicament ou un vaccin efficace contre le coronavirus, il sera accessible à tous", a-t-il assuré. "Il est vrai qu'on a commencé un travail avec le gouvernement américain, qui s'est fortement mobilisé, très tôt", a-t-il encore expliqué. "Les Américains travaillent avec nous pour pouvoir mettre à disposition ce vaccin très vite aux États-Unis", a poursuivi Olivier Bogillot. Des démarches similaires ont été lancées en Europe, selon lui."Les Américains sont efficaces en cette période. Il faut que l'UE soit aussi efficace en nous aidant à mettre à disposition très vite ce vaccin", a précisé le patron.
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La série américaine à succès "The Walking Dead" s'achèvera en 2022 au terme d'une onzième saison étalée sur deux ans et qui comptera 24 épisodes, a annoncé mercredi son diffuseur aux Etats-Unis, la chaîne câblée AMC.
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A cela s'ajouteront les six épisodes supplémentaires de la saison 10, au tournage perturbé par la pandémie, dont la diffusion est prévue en 2021.Mais que les fans de "TWD" se rassurent, AMC a déjà commandé une nouvelle série, un "spin-off" centré sur les personnages de Daryl Dixon et Carol Peletier, deux des survivants de l'apocalypse.Après "Fear The Walking Dead" (diffusée en 2015), première série dérivée de l'univers créé par le scénariste Robert Kirkman et l'illustrateur Tony Moore, ce nouveau "spin-off" sera diffusé par AMC à partir de 2023.La chaîne travaille également à un troisième projet complémentaire de "TWD", baptisé "Tales of the Walking Dead" (les contes de "The Walking Dead"), qui s'intéressera plus en détail à certains personnages de la série originelle.Adaptée d'une bande-dessinée, "The Walking Dead" met en scène les aventures des rares personnes à avoir survécu à une catastrophe déclenchée par un virus transformant les morts en zombies affamés de chair humaine, eux-mêmes contagieux.Lancée en 2010, la série a été un immense succès, jusqu'à l'apogée de la saison 5, dont le premier épisode a battu le record d'audience de l'histoire du câble américain pour un programme non sportif, avec 17,3 millions de téléspectateurs."TWD" a ensuite accompagné la lente mais inexorable décélération du câble, concurrencé par la vidéo en ligne et les plateformes, jusqu'à passer pour la première fois en deçà du seuil des trois millions de téléspectateurs en mars dernier.Il s'inscrit dans la suite de succès sans précédent de la chaîne AMC, qui a lancé successivement, sur quatre ans les séries "Mad Men", "Breaking Bad" et "The Walking Dead", toutes devenues cultes.Elle cherche aujourd'hui à se renouveler mais malgré les bons parcours de "Fear the Walking Dead" et "Better Call Saul", respectivement spin-offs de "TWD" et de "Breaking Bad", n'a pas trouvé la nouvelle perle rare.
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En quelques secondes, la vie d'Ahmed a basculé: il a perdu dans l'explosion du 4 août à Beyrouth sa femme et deux de ses filles, ensevelies sous les décombres de leur maison, alors qu'il avait amené sa famille de Syrie pour la mettre à l'abri des combats.
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"J'ai l'impression d'avoir perdu la tête. J'ai fermé les yeux et quand je les ai ouverts, tout autour de moi s'est métamorphosé", raconte, éploré, ce père de famille à l'AFP, debout devant les ruines de sa maison, dans le quartier de la Quarantaine tout proche du port à Beyrouth. "J'ai tout perdu en un instant. Nous étions une famille de six. Nous sommes désormais une petite famille, mes deux filles et moi", ajoute-t-il, la voie enrouée.Originaire de la ville d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, Ahmed, un ouvrier qui travaille au Liban depuis de longues années, avait fait venir sa famille de Syrie en 2014, alors que les combats s'intensifiaient. Le jour de l'explosion au port, qui a dévasté des pans entiers de la capitale tuant plus de 180 personnes et blessant plus de 6.500 personnes, Ahmed a accouru vers la maison familiale. Il a tout d'abord vu le corps sans vie de sa fille Latifa, 22 ans, gisant près d'un pan de mur effondré de la maison.Epaulé par des jeunes du quartier et des secouristes de la défense civile, il découvre ensuite les restes de sa femme Khalidiyya, 49 ans, et de sa fille Jude, 13 ans. Il faudra onze heures aux secouristes pour extirper sa fille Diana, 17 ans, coincée sous les décombres et qui criait au secours. Grièvement blessée aux deux jambes, elle a été hospitalisée. Depuis, Ahmad et sa fille Dima, 14 ans - seule sortie indemne du drame - passent leurs journées à son chevet. "Je cherchais un avenir meilleur (...) Aujourd'hui, je n'aspire (...) qu'à partir à l'étranger pour vivre avec elles en sécurité", affirme Ahmed qui dit "ne pas envisager un retour en Syrie". - "Ni travail ni logement" -Le quartier de la Quarantaine, l'un des plus pauvres de la capitale, a été touché de plein fouet par l'explosion provoquée par une énorme quantité de nitrate d'ammonium stockée au port de Beyrouth, selon les autorités. Oudaï Kattan y partageait avec son frère, ses deux oncles et ses cousins une modeste bâtisse qu'ils avaient divisée, avec des partitions en bois, en plusieurs chambres. Tout a volé en éclats. Oudaï et ses proches, qui travaillaient comme porteurs au port, ont également perdu leur revenu.Ils dorment désormais à la belle étoile au milieu des gravats, après avoir installé des matelas dans la cour de l'immeuble, ainsi qu'un réchaud à gaz et une corde à linge."Nous n'avons ni travail ni logement (...) nous restons ici toute la journée, sans rien faire", se désole Oudaï, 21 ans, qui avait fui la Syrie il y a un an.Comme les autres membres de sa famille, ils ont perdu leurs maisons en Syrie et ne veulent de toute façon pas y retourner, pour échapper au service militaire.Dans le quartier, ce paysage de fin de monde se répète à chaque coin de rue: ce ne sont que bâtisses éventrées, toits effondrés et décombres. - "Deux coups" -Le Liban a toujours attiré les Syriens à la recherche d'un emploi, avant d'accueillir au cours des dernières années des centaines de milliers fuyant la guerre dans leur pays.Selon l'ambassade syrienne à Beyrouth, 43 Syriens ont péri dans ce drame. L'ONU a répertorié la mort de 13 réfugiés et 224 blessés ainsi que 59 disparus, sans préciser s'il s'agit uniquement de Syriens. Pour la famille Kattan, l'explosion du 4 août n'a fait qu'accélérer une descente aux enfers dans un Liban englué depuis près d'un an dans une crise inédite: sous l'effet de l'effondrement monétaire, leur revenu journalier avait déjà fondu à 5,7 dollars avant le drame, contre environ 30 dollars auparavant. Entre la guerre syrienne et la débâcle libanaise, couronnée par l'explosion, ils disent avoit atteint le fond du gouffre. "Deux coups à la tête font mal", lance l'un des hommes. En attendant, ils survivent grâce aux aides humanitaires acheminées des quatre coins du monde. A l'arrivée d'une voiture chargée de provisions, chacun se précipite pour recevoir une boîte contenant deux sacs de pâtes, un paquet de biscuits, deux bouteilles d'eau et quelques canettes. Nasr, 21 ans, déplore avoir tout perdu."Avant, on travaillait pour manger, boire et payer le loyer. Aujourd'hui, il n'y a ni nourriture, ni eau, ni argent ni pays, que ce soit en Syrie ou au Liban".
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Face à Donald Trump qui sillonne le pays malgré la pandémie, Joe Biden, masqué, opte pour des petites rencontres proches de chez lui. Et malgré les moqueries du président républicain, qui l'accuse de se cacher, le candidat démocrate à la Maison Blanche prend le large dans les sondages.
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La route reste longue jusqu'à la présidentielle du 3 novembre et l'ancien vice-président américain, connu pour ses gaffes, ne pourra pas éviter encore très longtemps de se jeter dans l'arène pour affronter directement le tempétueux milliardaire républicain. Le contraste entre les deux hommes est frappant, souligné par des circonstances extraordinaires.Quelques chaises installées dans un jardin, à bonne distance recommandée pour éviter la propagation du Covid-19. Masque sous le menton, Joe Biden converse d'une voix compatissante avec une poignée de femmes et enfants ayant souffert de graves maladies. Puis il prononce un discours dans une salle presque vide, où les rares journalistes, installés dans des cercles marquant au sol la même distance de sécurité, ne peuvent pas poser de questions. L'ancien bras droit de Barack Obama n'a parcouru que 70 kilomètres depuis son domicile à Wilmington, dans le Delaware voisin, pour se rendre à ces deux rencontres à Lancaster, en Pennsylvanie. - "Biden se cache" -C'était la première fois que Joe Biden organisait un événement public en personne depuis que son rival a marqué son retour aux meetings de campagne devant des milliers de partisans, rarement masqués et au coude à coude, dans l'Oklahoma samedi."Biden se cache", accuse régulièrementDonald Trump. "Pourquoi? Parce qu'il n'a pas la force, l'énergie et la rigueur mentale nécessaires pour diriger le pays", est-il épinglé sur le compte Twitter de son équipe de campagne. A 77 ans, Joe Biden n'affiche certes pas la même forme physique que Donald Trump, 74 ans, qui peut parler, comme samedi, pendant près de deux heures en arpentant la scène."On peut parler pendant deux heures mais c'est ce qu'on dit qui compte", balaie Amy Dacey, stratège démocrate qui enseigne à l'American University et avait conseillé Barack Obama et John Kerry pour leurs campagnes. "L'équipe et le vice-président Biden parlent aux habitants et aux médias locaux, en allant là où ils sont et non pas en leur demandant de venir là où ils se trouvent, et cela marque un important contraste" avec Donald Trump, déclare-t-elle à l'AFP.La pandémie de coronavirus a fait plus de 120.000 morts aux Etats-Unis et provoqué une profonde crise économique. Depuis la mort de George Floyd fin mai, le pays est en outre saisi par un mouvement de colère historique contre le racisme et les brutalités policières. L'élection va se jouer sur le choix des électeurs pour un type de "leadership", explique-t-elle. "Les gens souffrent, nous vivons un moment très difficile et ils doivent faire le choix du dirigeant qui" pourra les mener vers la sortie de crise, avec deux visions bien différentes.- "Faire sortir Biden" -Jeudi à Lancaster, Joe Biden a taclé son rival pour sa gestion de la pandémie: "On dirait un enfant qui ne peut tout simplement pas croire que cela lui soit arrivé. Il ne fait que pleurnicher et s'apitoyer". Le milliardaire new-yorkais a relevé une erreur de son rival qui, devant les familles de malades, a parlé de "120 millions de morts" aux Etats-Unis.Le "côté humain, c'est l'atout" de Biden, "et cela marque un contraste évident avec Trump", note Barry Burden, professeur de science politique à l'université de Wisconsin-Madison.Pour l'instant, sa campagne en sourdine réussit au démocrate, qui mène non seulement dans les sondages nationaux (de dix points, selon la moyenne du site spécialisé RealClearPolitics) mais aussi dans une demi-douzaine d'Etats pivots, qui font et défont les présidentielles américaines.Mais "à un moment, Biden va devoir plus se montrer sur le terrain, ne serait-ce que pour rassurer les électeurs", met en garde Barry Burden.Même réduite à sa portion congrue à cause du Covid-19, la convention démocrate fin août et l'annonce très attendue du choix de sa colistière pourraient lui offrir une bonne plateforme.A condition qu'il ne trébuche pas."Il y a une raison derrière le fait que Trump et son équipe n'arrêtent pas de ridiculiser Joe Biden parce qu'il reste dans l'ombre", souligne le politologue Kyle Kondik jeudi, dans une analyse pour l'université de Virginie. "Ils ont besoin de faire sortir Biden et espèrent qu'il fera des erreurs, pour que Trump puisse redorer son image en comparaison".
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Le 22 juin dernier, un couple a été enlevé sur le parking d'un supermarché de l'Aube puis relâché quelques minutes après. Les deux braqueurs ont été interpellés.Un couple de sexagénaires aveyronnais a été violemment agressé mercredi 22 juin à la sortie d'un centre commercial de déstockage de Bréviandes (Aube).
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Les deux touristes ont été bousculés, contraints à monter dans leur camping-car puis ligotés par deux hommes armés qui ont ensuite pris la fuite, selon les informations de Libération Champagne.Mais quelques minutes après, les braqueurs ont provoqué un accident dans les rues de la commune et la femme a réussi à s'échapper et à prévenir la police. Craignant d'être démasqués, les deux malfrats ont décidé de relâcher leur deuxième otage, ils l'ont déshabillé puis attaché à un arbre. Ils ont ensuite mis le feu au véhicule quelques kilomètres plus loin à l'orée d'un bois.Après avoir lancé plusieurs appels à témoins, les enquêteurs ont réussi à remonter la trace des deux individus qui ont été interpellés samedi dernier. À entendre la motivation des braqueurs, la méthode utilisée semble démesurée. Le quotidien L'Est Éclair précise que durant leur garde à vue, ils ont expliqué aux policiers qu'ils voulaient s'emparer d'un véhicule pour partir en vacances dans le Sud.Les deux hommes pourraient être condamnés pour séquestration et vol avec arme. Ils passeront devant la justice le 11 octobre prochain.
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Les autorités sanitaires vont désormais relever chaque cas suspect d'intoxication à l'e-cigarette, selon le Parisien.
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Les autorités sanitaires disent "surveiller la situation attentivement". Santé Publique France souhaite renforcer la surveillance des cigarettes électroniques, et élabore avec des pneumologues et des anesthésistes-réanimateurs un outil d'alerte visant à faire remonter les cas suspects d'intoxication à l'e-cigarette. Cette annonce intervient dans un contexte d'inquiétude grandissante autour de la cigarette électronique. Aux États-Unis, sept vapoteurs sont décédés et près de 400 ont été hospitalisés. Ils souffrent d'affections pulmonaires parfois graves, rappelle le Parisien. Beaucoup d'entre eux avaient inhalé des substances illégales, de l'huile de cannabis, achetées à la sauvette ou sur Internet, mais les trouble de 20% des patients restent encore inexpliqués.Produit légaux et certifiésUne inquiétude chez les consommateurs qui fait redouter aux addictologues un retour des la cigarette chez les anciens fumeurs. En France, pourtant, l'e-cigarette est très contrôlée. "La teneur en nicotine des produits de vapotage est limitée à 20 mg/ml", rappelle au Parisien l'Agence de sécurité sanitaire (Anses). Afin de réduire les risques liés à la cigarette électronique, les spécialistes insistent sur l'utilisation de "produits français, légaux et certifiés", achetés dans des boutiques spécialisées.
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Concerts mobiles, scène flottante et beaucoup de numérique: de Grenoble à Nantes, la Fête de la musique dimanche s'organise pour être "corona-compatible" avec des artistes allant à la rencontre du public plutôt que l'inverse pour respecter les règles sanitaires.
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L'édition de cette année est marquée par le coronavirus mais aussi par un anniversaire funeste: la mort il y a un an de Steve Maia Caniço à Nantes lors d'une opération policière controversée à la fin d'une soirée électro.Jack Lang, créateur de la Fête de la musique, a dédié l'édition 2020 à l'animateur périscolaire de 24 ans dont le corps a été retrouvé dans la Loire, alors que l'actualité est marquée par une mobilisation contre les violences policières."La mort de cet amoureux de la musique (...) endeuille à jamais la Fête de la musique. Steve est dans mon coeur", a notamment écrit l'ancien ministre de la Culture.A Nantes, toujours marquée par le drame, des playlists sont proposée par des artistes de la ville sur une page web de la mairie et les habitants appelés à se produire en soirée depuis chez eux. Les Nantais sont appelés à participer à une marche blanche en hommage à Steve Maia Caniço dans l'après-midi, avant un rassemblement festif qui a été interdit par la préfecture.- Concert virtuel -Le monde du spectacle vivant a été durement touché par la pandémie et s'estime être le "grand perdant" de la crise. Partout en France, les rassemblements, et donc les concerts de plus de 10 personnes sur la voie publique, sont encore interdits et les artistes doivent faire preuve d'imagination. Jean-Michel Jarre a donné le ton en annonçant qu'il allait jouer en direct dimanche "en avatar, comme dans Matrix", dans un univers virtuel où il pourra être rejoint "par les avatars des spectateurs en immersion totale, une première mondiale.A Paris, un public familial s'est déjà rassemblé dans l'après-midi pour un karaoké géant devant l'Institut du monde arabe, avec une distance bien marquée entre de grandes tables et désinfection des micros entre chaque chanson.Aux quatre coins de la France, c'est surtout l'idée des concerts mobiles qui séduit.A La Rochelle (Charente-Maritime), la municipalité propose d'amener sets de hip-hop, fanfares et concerts en calèches dans différents lieux pour éviter les attroupements. Les Francofolies, annulées comme l'écrasante majorité des grands festivals d'été, a mis en ligne une programmation musicale.A Bordeaux, la maison d'opéra renoue également avec le public qui pourra assister à une classe de ballet et deux concerts. Salles de concert, bars et restaurants ne doivent pas "dépasser les 105 dB(A)", soit le niveau "que l'on perçoit dans une discothèque", selon la municipalité, qui bannit amplis sur les terrasses et tireuses à bière en extérieur. - Scène flottante -Plus au sud, à Pau (Pyrénées-Atlantiques), cinq camions sillonneront la ville pour un marathon musical dans les rues et sur internet.L'idée est également à l'honneur dans l'Est: désignée "ville créative Unesco musique", Metz verra également des DJs sillonner ses rues sur des chars pour faire danser les habitants dans leurs appartements.A Strasbourg, une "scène flottante" avec DJs et groupes locaux est installée sur un bateau qui naviguera sur la rivière l'Ill, pour mettre de l'ambiance sur les quais.A Lyon, la Fête de la musique est surtout rythmée par des interdictions, l'interdiction de jouer frappant même les musiciens amateurs. Michael Jones, chanteur britannique, guitariste et acolyte de Jean-Jacques Goldman, jouera devant une cinquantaine de personnes. Un joli "cadeau d'anniversaire" pour Valérie Decrolier-Laurent, venue spécialement de l'Isère pour y assister.Et bonne nouvelle pour les salles de spectacle : le ministre de la Culture Franck Riester a annoncé dimanche qu'elle pourraient désormais aller au-delà de la demi-jauge initialement préconisée.
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Le monde a perdu plus des deux-tiers de ses populations d'animaux sauvages en moins de 50 ans, principalement à cause de l'activité humaine, avertit jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui pointe les dangers de cet effondrement pour l'avenir de l'humanité.
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Entre 1970 et 2016, 68% de cette faune sauvage a disparu, selon l'Indice planète vivante, outil de référence publié tous les deux ans par le WWF. La cause principale est la destruction d'habitats naturels, notamment pour l'agriculture, une tendance qui risque de favoriser de nouvelles pandémies du type Covid-19 en mettant au contact humains et animaux, ce qui favorise la transmission de virus d'espèce à espèce.Cet indice, compilé en coopération avec la Société zoologique de Londres, prend en compte environ 4.000 espèces de vertébrés, répartis en quelque 21.000 populations d'animaux à travers le monde. Il enregistre une nouvelle accélération de la chute de biodiversité, qui s'établissait à 60% lors du dernier rapport en 2018 (période 1970/2014)."Depuis 30 ans nous voyons la chute s'accélérer et ça continue dans la mauvaise direction", résume pour l'AFP Marco Lambertini, directeur mondial du WWF. "Nous assistons à la destruction de la nature par l'humanité. (...) De fait, c'est un écocide".- "Echec système" -Le tout "à la vitesse de l'éclair par rapport aux millions d'années depuis lesquelles de nombreuses espèces vivent sur cette planète". Résultat selon Marco Lambertini: "Tous les voyants de notre planète sont au rouge avec le message: échec système".Car depuis 50 ans, "notre monde a été transformé par une explosion du commerce mondial, de la consommation et de la croissance de la population humaine", souligne le rapport. Mais ces changements, notamment la déforestation à des fins agricoles, "ont eu un coût énorme sur la nature" et l'humanité dépasse désormais chaque année son "budget biologique", consommant plus que les capacités de régénération de la Terre.S'y ajoutent les effets attendus du réchauffement climatique, qui modifie lui aussi les habitats naturels et met "jusqu'à 20% des espèces sauvages en danger d'extinction d'ici la fin du siècle". Comme les roussettes ou "renards volants", parmi les plus grandes chauve-souris au monde, dont les populations subissent des hécatombes en Australie du fait des sécheresses et canicules récurrentes.Les pertes montent à 84% pour les espèces d'eau douce (poissons, oiseaux, amphibiens, mammifères...). Et certaines régions paient un tribut particulièrement lourd: les zones tropicales d'Amérique centrale et latine ont ainsi subi un effondrement de 94%."La bonne nouvelle dans toutes ces mauvaises nouvelles, c'est que nous commençons à comprendre" que cette situation n'est pas tenable, relève pourtant le patron du WWF. Et le rapport Planète vivante s'accompagne cette année d'une lueur d'espoir, avec la parution simultanée d'une étude réalisée avec une quarantaine d'autres ONG et instituts de recherche.Intitulée "Infléchir la courbe" et publiée également jeudi dans la revue Nature, elle modélise une série de scénarios d'actions possibles, pour préserver la nature ou les espèces, mais aussi réduire l'empreinte de la production agricole ou de la consommation humaine, notamment de produits issus de l'élevage animal.- Inverser le déclin -"Le plus ambitieux, qui combine toutes ces interventions, nous permet d'estimer qu'il est possible d'inverser le déclin de la biodiversité d'ici 2050", explique David Leclère, chercheur à l'International institute for applied system analysis (IIASA) et auteur principal de l'étude.Cette stratégie "intégrée" (agissant sur plusieurs leviers) permet en outre selon les chercheurs d'éviter des effets de bord négatifs comme une augmentation du prix des denrées alimentaires, telles que celles qui ont déclenché des "émeutes de la faim" dans certaines régions du monde pendant la dernière décennie.Des scénarios agissant sur un seul ou deux leviers permettraient pour certains d'inverser la courbe, mais plus tardivement, ou de minimiser les pertes.Mais il y a urgence, insiste David Leclère. "Tout retard dans l'action entrainera de nouvelles pertes de biodiversité". Or les écosystèmes ont des "points de non retour" au delà desquels ils ne se rétablissent plus. Et une espèce qui disparait le fait "pour toujours".Face à cette situation "les gens commencent à s'inquiéter", estime Marco Lambertini. "Nous avons un devoir moral de coexistence avec la planète, mais maintenant il y a aussi cet élément nouveau, l'impact sur nos sociétés, notre économie et, bien sûr, notre santé".Et alors que plusieurs grandes réunions internationales sur la biodiversité devraient avoir lieu en 2021 (après avoir été reportées pour cause de pandémie), il appelle à "des accords ambitieux avec des engagements forts et des objectifs tangibles".
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Invité de TF1, le Premier ministre a annoncé un renforcement des contrôles pour empêcher les départs à l'approche des vacances scolaires de Pâques.
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"Pour le virus, ce n'est pas les vacances", a prévenu le Premier ministre Édouard Philippe, invité de TF1 jeudi 2 mars 2020. Le locataire de Matignon a salué le respect strict, par la grande majorité des Français, des mesures de confinement. Mais l'inquiétude gagne, avec l'arrivée du Printemps, et, surtout, des vacances scolaires, qui débutent samedi 4 avril dans certaines zones. "La pire des choses serait que cet engagement s'étiole, a prévenu Édouard Philippe. Continuer, c'est aider les soignants." Il a d'ailleurs prévenu ceux qui envisageraient de partir en vacances malgré le confinement. "S'ils partent, ils propageront le virus et nous nous trouverons dans une situation plus difficile encore, a d'abord insisté le Premier ministre. J'ai donc demandé au ministre de l'Intérieur de prendre des mesures de contrôles strictes pour que le début des vacances scolaires ne se traduise pas par des départs en vacances. Il y aura des contrôles et des sanctions."L'objectif de l'exécutif est clair : "aucun départ". Les scènes aperçues au début du confinement, lorsque de nombreux Parisiens s'étaient rués vers leurs résidences secondaires a marqué. Édouard Philippe en appelle donc, cette fois, à la coopération totale des Français. "Plus que la règle et les sanctions, je préfère faire appel à la responsabilité et l'intelligence de nos concitoyens. Le confinement, n'est pas là pour les ennuyer, mais pour nous protéger, tous." Si les contrôles seront renforcés, les sanctions ne seront pas revues à la hausse, a précisé le Premier ministre.
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Un homme a été arrêté dimanche en Haute-Savoie alors qu'il circulait en voiture avec sa femme morte dans le coffre. La femme a été retrouvée dans une valise.
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Il circulait en voiture, sa femme, morte, placée dans une valise dans le coffre. Un homme a été arrêté dimanche 18 août en Haute-Savoie, alors qu'il transportait le cadavre de sa femme dans sa voiture selon des sources proches de l'enquête confirmant une information du Parisien.L'interpellation a été effectuée par les gendarmes vers cinq heure du matin, à Doussard, une commune riveraine du lac d'Annecy, dans le cadre d'un avis de recherche. Le corps de la victime a été retrouvé dans une valise. Les deux enfants du couple, âgés de 6 et 7 ans, se trouvaient sur la banquette arrière du véhicule et sont "en bonne santé", selon ces mêmes sources. Les enfants ont été placés à la suite de l'interpellation de l'homme.Connu de la policeLa police judiciaire a été chargée d'une enquête pour meurtre. Contacté par l'Agence France-Presse, le parquet d'Annecy n'a souhaité faire aucun commentaire sur cette affaire à ce stade. La famille rentrait d'Italie et regagnait la France où elle réside, précise le quotidien. La police qui disposait d'un renseignement impliquant le suspect, connu de la justice, avait diffusé une demande d'interpellation. L'homme, de nationalité française, a été placé en garde à vue. 81 féminicides depuis janvier: comment lutter ?par BFMTVEn 2018, 121 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit une tous les trois jours, selon le ministère de l'Intérieu
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"Est-ce qu'il y aura vraiment un monde d'après? J'ai peur que ça re-ronronne", expose à l'AFP la chanteuse Christine and the Queens, engagée pour un accès équitable aux soins face au Covid-19.
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L'artiste, qui a sorti avant le confinement un mini-album surprise, "La Vita Nuova" (Because), servi par un magnifique court-métrage, participe ce samedi à un grand concert virtuel, organisé par Global Citizen en faveur de la recherche médicale contre le virus. Et elle a récemment interpellé Emmanuel Macron sur Twitter pour "un accès équitable au vaccin (contre le Covid-19), y compris pour ceux qui vivent dans l'extrême pauvreté".Q: Quelle est votre conception de l'engagement?R: "Cette question m'a toujours un peu habitée. Parmi les artistes que j'aime dans la variété, j'ai beaucoup de respect pour Daniel Balavoine, très engagé. Pour moi, ça fait partie du rôle d'un artiste un peu exposé d'avoir un engagement au delà de la performance (dans un show caritatif). Ça fait plusieurs semaines que je discute avec les équipes de Global Citizen. S'adresser à Emmanuel Macron sur Twitter, c'est de l'interpellation citoyenne, attirer l'attention sur la question de l'accès aux soins face à la pandémie."Q: Dans le court-métrage qui accompagne "La Vita Nuova", avant le confinement, vous êtes seule sur le toit de l'Opéra Garnier, avec Paris, en fond, comme désert. Un peu prophétique, non?R: "C'est la magie de l'art, je n'avais pas prévu ce qui arriverait dans mon subconscient magique (rires). Mais ce qui est intéressant, c'est que +La Vita Nuova+ parle d'une espèce de contagion, par la tristesse, un chagrin d'amour, un deuil, des sentiments qui isolent beaucoup. Il y a eu une résonance avec l'actualité ensuite, mais au départ, c'était cathartique pour moi. Je voulais très vite sortir ce projet pour me libérer, mettre ça derrière moi, purger un truc. Pendant l'écriture des chansons, je remue des choses, ce n'est pas très confortable, car je suis obligée d'être honnête. Mais la performance me fait toujours du bien, le tournage fut hyper beau, émouvant". Q: Les danseurs sont très présents dans ce film: une façon de leur rendre hommage?R: "Oui, je trouve que les danseurs sont souvent sous-estimés. On les utilise comme décoration pour un chanteur ou une chanteuse. Mais le danseur est un interprète. Sur ma deuxième tournée, j'ai cherché des danseurs comme s'ils allaient avoir des rôles dans un film. J'aime leur donner de la place, j'aime être +challengée+ par des gens qui donnent de quoi jouer, rebondir. Et en France, on a une très très belle scène, avec des danseurs démarchés aux Etats-Unis."Q: Pourquoi l'Opéra Garnier?R: "J'avais envie de m'amuser avec l'idée d'un Paris éternel, un Paris de carte postale. C'est un endroit de représentations, de créations mais qui peut raconter tellement de choses. C'est comme un espace mental, avec ces couloirs interminables, toutes ces pièces, et je voulais raconter une sorte de cauchemar. C'est un vrai beau cauchemar".Q: Après le cauchemar de la pandémie, quels sont vos espoirs pour le monde d'après? R: "Est-ce qu'il y aura vraiment un monde d'après? Est-ce qu'on aura la force de se réinventer? Je l'espère. Mais j'ai peur que ça re-ronronne. Avant le confinement, en France, le personnel médical a manifesté pour dénoncer le manque de moyens et pendant le confinement les soignants sont devenus des héros nationaux, mais il faut une prise de conscience au delà de deux mois, il faut un projet qui soit réel maintenant que le déconfinement est là. Prenons la question des solidarités. Est-ce que le système actuel fonctionne? Est-ce que cette société est vraiment égalitaire? La réponse est non. Est-ce qu'on veut vraiment le monde d'après? Si oui, il faut tous se mobiliser". Q: Un futur album en vue?R: "Confinement solo égale temps pour écrire. Je suis en studio pour le troisième album, que je commence. La question est: à quel point ça va être délirant? Avec moi ça dégénère vite, avec court métrage et compagnie (rires). J'espère que ça va dégénérer, ça dégénère déjà en fait. Les gens vont se dire +qu'est ce qu'elle a pris pendant le confinement+ (rires)?"
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Le Premier ministre sera en déplacement lundi 28 janvier pour présenter le bilan de la sécurité routière pour l'année passée. Il devrait en profiter pour vanter les mérites de la réduction de la vitesse limite à 80 km/h, très impopulaire chez les "gilets jaunes".
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Édouard Philippe est attendu en Seine-et-Marne lundi pour dévoiler les chiffres des accidents de la route, indique le Journal du Dimanche dans son édition du 27 janvier. Malgré les critiques, l'exécutif veut insister sur les conséquences positives du passage aux 80 km/h. La mesure, entrée en vigueur à l'été 2018, a été décriée à de nombreuses reprises ces derniers mois. Les critiques ont émané aussi bien de "gilets jaunes" que de membres de la majorité présidentielle. Emmanuel Macron lui-même aurait déclaré qu'il s'agissait d'une "connerie", selon des propos rapportés par Europe 1 en décembre dernier. Le 15 janvier, le chef de l'État s'est dit ouvert à des aménagements pour faire en sorte que la limitation à 80 km/h soit "mieux acceptée" par la population. "Il faut ensemble que l'on trouve une manière plus intelligente de le mettre en oeuvre. Il n'y a pas de dogme", avait-il déclaré face à des maires réunis pour le lancement du grand débat national.Selon Le Parisien, le locataire de l'Élysée aurait même remis la faute de cette mesure impopulaire sur son Premier ministre, lors d'un tête à tête avec le patron des Républicains, Laurent Wauquiez. "Je n'y suis pour rien dans cette affaire. C'est le Premier ministre, et c'était une connerie. D'ailleurs, cette mesure n'était pas dans mon programme", aurait-il lancé.
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Le corps sans vie d'un homme a été repêché après le naufrage du bateau, qui a percuté des hauts-fonds avant de couler.
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Un voilier avec trois personnes à bord a rompu son mouillage dans la nuit de vendredi à samedi peu après minuit et a heurté des hauts-fonds en baie d'Ajaccio avant de couler, a annoncé la préfecture maritime, samedi 26 septembre. Un mort et un disparu sont à déplorer."Alors qu'une femme a été retrouvée saine et sauve sur la côte et a été prise en charge par les pompiers, les recherches de deux hommes se poursuivent en mer comme à terre", avait d'abord indiqué la préfecture maritime. Quelques heures plus tard, le corps d'un homme a été repêché en début de matinée, samedi, vers 6h30, selon France 3 ViaStella. Les recherches pour retrouver une deuxième personne, ont été arrêtées. Dans des conditions météorologiques compliquées par les intempéries, d'importants moyens avaient été déployés, notamment un hélicoptère de la sécurité civile, le remorqueur d'intervention, d'assistance et de sauvetage Abeille Flandre prépositionné en Corse-du-Sud, un navire de la société nationale de sauvetage en mer (SNSM) et des patrouilles terrestres des pompiers."Le plongeur de l'hélicoptère Dragon a été engagé pour une inspection sommaire de l'épave, dans des conditions difficiles ne permettant pas une inspection visuelle complète, sans pouvoir retrouver les personnes toujours disparues", avait précisé la préfecture maritime.Des débris de ce voilier français baptisé le "Be Bop" ainsi que son épave ont été localisés, indique l'autorité en rappelant que les conditions météorologiques étaient particulièrement dégradées, avec des rafales de vent de plus de 90 km/h et une mer forte avec des creux allant jusqu'à quatre mètres, ce qui "complexifie les opérations de recherche".La Corse était alors placée par Météo-France en alerte orange pour "vents violents". La préfecture avait appelé à limiter les déplacements, respecter les interdictions d'usage du feu, éviter le littoral et écouter les médias locaux.
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Météo France a étendu sa vigilance à dix départements, dans la matinée de jeudi. Dans le Nord et la région parisienne, on attend des chutes de neige durant la journée, tandis que le risque d'avalanches est élevé dans les Pyrénées.
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La tempête Gabriel, qui s'est abattue sur la France mardi et mercredi, s'est éloignée mais la prudence est toujours de rigueur dans certaines régions de l'Hexagone. Jeudi matin, Météo France a placé l'Eure (27), l'Oise (60), les Yvelines (78) et le Val-d'Oise (95) en alerte orange "neige-verglas", en plus du Nord (59), du Pas-de-Calais (62), de la Seine-Maritime (76) et de la Somme (80) qui étaient déjà concernés depuis le début de journée. Dans le Sud-Ouest, les Pyrénées-Atlantiques (64) et des Hautes-Pyrénées (65) faisaient toujours l'objet d'une vigilance spécifique, en raison des risques d'avalanches. Sur la partie nord du pays, les températures étaient négatives à l'aube, avec un sol enneigé qui rend les chaussées glissantes. Du brouillard givrant pouvait également déposer une couche de glace supplémentaire, selon les prévisionnistes. La perturbation neigeuse "est active et circule rapidement vers le nord", décrit Météo France dans son bulletin de 6 heures. Ces chutes de neige pourront s'accompagner de rafales de vent aux alentours de 40 à 50 km/h. De possibles avalanches importantesAilleurs dans le pays, le redoux tarde à se faire sentir, avec des températures qui resteront proches de 0°C dans la matinée. Dans les Pyrénées, les risques d'avalanches pour la journée de jeudi sont élevés, avec un phénomène observé en moyenne deux fois par an. "Le départ de quelques avalanches de grande taille, qui pourraient atteindre des routes de montagne exposées, est possible", prévient Météo France.
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Le Pantanal brésilien, l'un des principaux sanctuaires de biodiversité au monde, a connu son pire mois de juillet pour les incendies, une situation dramatique qui a amené le gouvernement à déployer l'armée pour tenter d'éteindre le feu.
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Les données satellite disponibles vendredi sur le site de l'Institut national des recherches spatiales (INPE) font état de 1.669 foyers, trois fois plus qu'en juillet 2019, du jamais vu depuis que ces statistiques ont commencé à être comptabilisées, en 1998.Le record précédent datait de juillet 2005, avec 1.259 foyers repérés.Pour les sept premiers mois de 2020, le total s'élève à 4.203 foyers, trois fois plus que l'an dernier sur la même période.Et l'année 2019 dans sa totalité avait déjà été particulièrement dévastatrice, avec six fois plus d'incendies qu'en 2018. Plus grande zone humide de la planète, le Pantanal, plaine inondée à 80% au coeur de la saison humide et sanctuaire d'une faune extrêmement riche, se situe à 62% en territoire brésilien.Selon le ministère de la Défense, cinq avions militaires ont été envoyés sur place et 320 soldats sont mobilisés depuis samedi dernier pour combattre ces incendies, dans l'Etat du Mato Grosso du Sud (centre-ouest).Située au nord du Pantanal, la forêt amazonienne a connu de son côté son pire mois de juillet depuis 2017, avec 6.091 foyers. Mais le nombre de feux de forêt depuis le début de l'année a baissé de 9% par rapport aux sept premiers mois de 2019.Les spécialistes estiment toutefois que le pire reste à venir, car la saison sèche ne fait que commencer. La déforestation en Amazonie a atteint un niveau record au premier semestre, avec 3.070 kilomètres carrés déboisés, une hausse de 25% par rapport aux six premiers mois de 2019.- Pression internationale -Très critiqué par les écologistes, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro, au pouvoir depuis janvier 2019, a laissé entendre à plusieurs reprises qu'il avait l'intention d'autoriser des activités agricoles ou minières dans des zones protégées, notamment des territoires indigènes. Mais le gouvernement brésilien fait face ces dernières semaines à une forte pression internationale, notamment de la part d'investisseurs réclamant des "résultats" dans le combat contre la déforestation et les incendies.L'ONG de défense de l'environnement Greenpeace a souligné vendredi la nécessité que le gouvernement brésilien soit proactif, et pas seulement réactif, dans la lutte contre les incendies."Le combat contre les incendies ne doit pas être mené seulement lorsqu'ils commencent, mais en amont, avec les services de renseignement, une lutte contre la déforestation illégale et des sanctions pour ceux qui commettent des destructions et des crimes environnementaux", a déclaré Romulo Batista, porte-parole de Greenpeace Brésil pour l'Amazonie."Mais le gouvernement ne travaille qu'avec des plans d'urgence et médiatiques, outre qu'il est proche de ceux qui tirent profit de ces destructions et de ces crimes environnementaux", a ajouté le porte-parole.
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Avant de quitter son poste, le procureur général de la République de Dijon s'est confié à Marianne sur cette affaire qui défraie la chronique depuis plus de 35 ans.
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Plus de 35 ans après la découverte du corps du petit Grégory dans la Vologne, le mystère qui entoure sa mort reste entier. Malgré les multiples rebondissements, le procureur de la République de Dijon, jusqu'ici en charge de l'affaire, affiche son optimisme dans les colonnes de Marianne. Alors qu'il doit prendre le 31 janvier ses nouvelles fonctions à Nancy (Lorraine), Jean-Jacques Bosc assure que l'étau se resserre dans l'affaire Grégory avec les dernières nouvelles pistes mises au jour. "On saura un jour qui a tué le petit Grégory". "Je suis optimiste. On ne saura peut-être pas absolument tout, mais on saura. Il reste beaucoup de travail, mais nous avons progressé vers la vérité, j'en suis convaincu." Après 18 mois d'interruption, liée aux multiples recours déposés par les avocats de Murielle Bolle, l'enquête va reprendre. "Nous avions pris le parti d'attendre la décision de la Cour de cassation, puis de la Cour d'appel, mais maintenant, l'enquête va repartir", assure Jean-Jacques Bosc, qui devrait être remplacé par l'actuel procureur de Lille, Thierry Pocquet du Haut-Jussé.Un appel à témoins lancéL'avocat des parents du petit Grégory s'est lui aussi montré enthousiaste à l'idée que l'enquête reprenne. "Des investigations vont reprendre. Il y aura de nouveau des auditions, des confrontations, des expertises", a déclaré la semaine dernière Me Thierry Moser. Pour le conseil et ses clients, l'hypothèse du meurtre "familial" est privilégiée. "Nous pensons que Bernard Laroche est l'un des rouages. Nous pensons qu'il est celui qui enlève l'enfant et qui ensuite remet l'enfant à d'autres personnages. Ce sont ces personnages qui organisent la mise à mort, l'exécution de ce malheureux enfant", affirme Thierry Moser, qui a par ailleurs lancé un appel à témoins, persuadé que dans la région, certaines personnes ont vu des choses. "J'invite les gens à briser le silence. Je lance un appel aux bonnes volontés, aux gens qui ont une conscience morale et qui pourraient nous aider", a-t-il déclaré.
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Le gouvernement au grand complet est en vacances jusqu'au 4 janvier. Après la rude crise des gilets jaunes, les ministres se reposent et se font plutôt discrets.
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La trêve de Noël s'applique aussi aux ministres. Chacun sa méthode pour décompresser. Benjamin Griveaux (Porte-parole du gouvernement) s'est amusé à jouer avec les cadeaux de ses enfants, quant à Olivier Dussopt (Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics), il a goûté l'une des spécialités culinaires de l'Ardèche. Des moments de détente, car avec la crise des gilets jaunes, les dernières semaines ont été éprouvantes. Cette année, à l'image du président de la République, les ministres ont dans l'ensemble décidé de se montrer discrets. Si certains ont publié quelques photos sur les réseaux sociaux, la plupart des ministres ne divulgue pas leurs photos de vacances.
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Les incendies qui font rage depuis des semaines dans l'ouest des Etats-Unis sont si puissants que la fumée qu'ils dégagent s'est propagée jusqu'en Europe, et risquent d'être encore attisés dans les prochains jours par des vents violents attendus en Californie.
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Depuis qu'il a commencé ses observations satellites, en 2003, le service européen Copernicus sur le changement climatique n'avait jamais relevé des données d'une telle ampleur. L'activité de ces incendies "sans précédent" est, selon l'organisme, "des dizaines à des centaines de fois plus intense" que la moyenne.Des quantités inédites de carbone ont déjà été relâchées dans l'atmosphère. Et la fumée, particulièrement dense, a traversé tout le pays et l'Atlantique. "Le fait que ces incendies émettent tellement de pollution dans l'atmosphère que nous pouvons encore voir de la fumée épaisse 8.000 km plus loin reflète à quel point ils sont dévastateurs, en terme d'ampleur et de durée", a souligné mercredi dans un communiqué Mark Parrington, scientifique du service de surveillance de l'atmosphère de Copernicus.Le plus gros des fumées est concentré sur la côte ouest des Etats-Unis, où la qualité de l'air des grandes villes californiennes de Los Angeles et San Francisco, ou celles plus au nord de Portland (Oregon) et Seattle (Etat de Washington), compte actuellement parmi les plus mauvaises au monde.Depuis des jours, elle est classée comme "malsaine", voire localement dangereuse, par les autorités locales et certains commencent à s'inquièter des conséquences sanitaires d'une telle exposition aux fumées.- Vents violents -Plus de 17.000 pompiers, épuisés par leur lutte sisyphéenne contre les flammes depuis la mi-août, sont à pied d'oeuvre dans le seul Etat de Californie, le plus touché, avec quelque 25 foyers d'envergure.Et le gouverneur Gavin Newsom a mis en garde mercredi contre les vents de "Santa Ana", violents et chargés d'air chaud et sec, qui sont attendus sur la Californie dans les jours à venir et risquent d'aggraver une situation déjà tendue.L'Etat a déjà subi plus de 7.600 feux cette année, contre moins de 5.000 durant tout 2019, et la saison des incendies de forêts dure traditionnellement jusqu'en novembre, a rappelé M. Newsom.L'un de ces feux, le "Bobcat Fire", menaçait d'engloutir l'observatoire historique du Mont Wilson, près de Los Angeles, mais les pompiers sont parvenus à écarter le danger dans l'immédiat. Les incendies de l'Ouest américain ont fait au moins 30 morts en Californie et dans l'Oregon. Plus de 2 millions d'hectares au total sont déjà partis en fumée et des dizaines de milliers de personnes ont été contraintes d'évacuer leurs domiciles, dont des centaines ont été réduits en cendres. - "Vide et inquiète" -C'est le cas de la maison en bois d'Eraida Rodas, dans laquelle elle vivait depuis une douzaine d'années avec son mari et ses quatre enfants à Talent, dans le sud de l'Oregon. Il n'en reste plus aujourd'hui que la structure métallique du plancher, la carcasse calcinée d'un vélo d'enfant et des petites statues d'animaux. "C'est comme si j'avais perdu tous les efforts que notre famille a fait, je me sens vide, et inquiète", confie-t-elle à l'AFP, des sanglots dans la voix.Les feux qui se multiplient à travers la planète sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du changement climatique: augmentation de la température et baisse des précipitations notamment. A moins de deux mois de l'élection présidentielle, les incendies, qui ont déjà causé plusieurs milliards de dollars de dégâts, se sont invités dans la campagne.Le président Donald Trump s'est rendu lundi en Californie, où il a suscité la polémique en semblant nier le rôle du changement climatique dans ces feux hors normes, surtout dus selon lui à une mauvaise "gestion forestière".Son adversaire démocrate Joe Biden, qui lui fera face dans les urnes le 3 novembre, l'a qualifié en écho de "pyromane du climat".Sans le citer nommément, le gouverneur Newsom, qui s'était entretenu avec le président Trump en début de semaine, a quant à lui déclaré qu'il n'avait "plus de patience pour ceux qui nient l'existence du changement climatique".
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Une victoire à 227 voix ! La maire PS de Lille Martine Aubry faisait figure de rescapée dimanche soir face à la vague verte nationale, après l'avoir emporté sur le fil, au terme d'un long suspense, devant son ex-allié écologiste Stéphane Baly.
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Pour décrocher son quatrième et ultime mandat, celle qui a succédé en 2001 à Pierre Mauroy s'est fait peur alors qu'elle avait pourtant été longtemps la favorite de la campagne. Elle gagne avec 40% des voix contre 39,4% à Stéphane Baly et 20,6% à l'autre candidate de cette triangulaire, la macroniste Violette Spillebout, sur fond d'abstention record (plus de 68%).En début de soirée, les estimations des instituts de sondage plaçaient les deux anciens alliés au coude à coude, voire donnaient un petit avantage à M. Baly, quasiment inconnu du grand public il y a quelques semaines encore.Alors qu'elle est distancée sur Lille intramuros, la maire sortante a finalement gagné grâce à ses bons résultats dans la commune associée de Lomme. Âgée de 69 ans, l'ancienne ministre emblématique de la gauche plurielle, qui reste pour beaucoup "la Dame des 35 heures", doit peut-être aussi en partie son salut aux appels à voter en sa faveur des responsables... de son opposition municipale de droite !Celui qui l'avait défiée en 2014, Jean-René Lecerf (ex-LR), actuel président du département du Nord, a ainsi loué son "caractère bien trempé", nécessaire "face à la tourmente qui risque de déferler".Quant aux cadres de La France insoumise, inquiets de cette poussée verte pour les scrutins à venir, ils ont soutenu mezzo voce Martine Aubry.La maire, qui ne cachait pas ces derniers jours son inquiétude face à une possible défaite, a elle mis en avant dans la dernière ligne droite sa stature et son expérience."J'ai les capacités et les épaules", avait-elle notamment déclaré.Juste après l'annonce de sa victoire, celle qui a senti le vent du boulet se gardait bien de pavoiser."J'éprouve d'abord une grande tristesse face au taux d'abstention aussi élevé, en France et à Lille. Il va falloir retrouver la politique ! J'éprouve aussi un grand bonheur d'avoir obtenu la confiance des Lillois pour continuer à aller plus loin, beaucoup plus loin sur la justice sociale et la transition écologique", a-t-elle déclaré à l'AFP.- "Usure du PS" -Et au PS, l'heure était plutôt au soulagement qu'aux effusions de joie."Ouf ! On n'a jamais vu ça... Quand j'ouvrirai mes fenêtres demain matin, le beffroi sera toujours socialiste", a déclaré à l'AFP le patron des sénateurs PS, Patrick Kanner, autre figure socialiste nordiste, réconcilié récemment avec Mme Aubry.Quant à Martine Filleul, la patronne de la fédération PS du Nord, elle a "regretté" cette "lutte pour rien", ce "combat fratricide" avec les Verts.Car pour la première fois depuis des décennies, socialistes et écologistes, qui codirigeaient l'exécutif, ont choisi de faire cavalier seul, après une accumulation de tensions durant le dernier mandat."Même si les torts sont partagés, quelle erreur monumentale de la part de Martine d'être partie au second tour sans les Verts ! Elle a vraiment perdu sa boussole politique avec la mort de Pierre de Saintignon", son ancien bras droit, s'étranglait dimanche un élu socialiste."Je prends mon risque ! Les Verts, ici, sont insupportables. Pas question qu'ils me pourrissent mon dernier mandat", justifiait début juin en privé Martine Aubry.Actant sa défaite, M. Baly a toutefois estimé que "le vent du changement a soufflé" à Lille et mis en garde la maire contre tout passage en force sur un projet d'aménagement d'une friche en centre-ville, grosse pomme de discorde entre les désormais ex-partenaires."Même si Martine Aubry s'en sort de justesse, elle a une faible légitimité et cette élection marque l'usure du PS à Lille", analyse le politologue Rémi Lefebvre, "absolument convaincu" que la maire "passera la main au cours du mandat" à celle qui apparaît désormais comme sa dauphine, l'ex-députée Audrey Linkenheld.
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Deux jours de traque, avec l'angoisse d'un nouveau carnage: au procès Charlie Hebdo, un enquêteur a relaté mardi la "course contre la montre" pour retrouver les frères Kouachi, décidés à "mourir en martyr" après l'attaque contre l'hebdomadaire.
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"Les Kouachi savaient qu'ils allaient mourir", a assuré devant la cour d'assises spéciale de Paris cet ancien responsable de la Sous-direction antiterroriste (Sdat), en première ligne dans l'enquête sur les attentats de Charlie Hebdo, Montrouge et de l'Hyper Cacher."On était dans une course contre la montre", avec "deux fugitifs déterminés qui à tout moment peuvent rencontrer une patrouille de police et de gendarmerie et n'hésiteront pas à faire feu", a-t-il rappelé.Après la tuerie de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, Chérif et Saïd Kouachi étaient parvenus à prendre la fuite en tirant à l'arme lourde sur des policiers puis en forçant un automobiliste à leur laisser son véhicule, après un accident de voiture.Pour tenter de les localiser, un vaste dispositif avait été mis en place, avec barrages policiers, survols par hélicoptères et fouilles de maisons. La Sdat, de son côté, avait multiplié les auditions, engageant en quelques heures une "enquête hors norme".- "Masse d'informations" -"Cette enquête a fait l'objet d'une médiatisation très importante", explique l'ex-enquêteur de la Sdat, qui insiste sur la "masse d'informations" recueillies le 7 janvier et les jours qui ont suivi. Cela "a influé sur la conduite des investigations", souligne-t-il.Costume gris foncé, cravate bordeaux et cheveux coupés courts, le policier relate avec une précision de chirurgien et sans aucune note les premières étapes de l'enquête, des gardes à vue jusqu'aux perquisitions.En quelques jours, plus de 2.000 scellés sont constitués, 4.000 PV rédigés et 400 témoignages recueillis. Sur la ligne verte mise en place pour recueillir des témoignages, 5.000 appels sont enregistrés, dont 1.700 durant la seule journée du 7 janvier.Il a fallu "trier le bon grain de l'ivraie", raconte le policier, qui précise que "beaucoup de témoins ont vu les frères Kouachi un peu partout": dans un train vers Bordeaux, dans un appartement squatté à Reims, dans les Pyrénées...Après 24 heures de recherches infructueuses, l'enquête est finalement relancée le 8 janvier: à l'aube, les deux hommes ont braqué une station-service dans l'Aisne, à visage découvert, pour emporter de la nourriture et des boissons.Dans les forêts des alentours, la traque se resserre. Le lendemain, une conductrice est à son tour braquée à une trentaine de kilomètres plus à l'ouest: les frères Kouachi l'ont obligée à leur remettre son véhicule, "visage découvert" là encore, rappelle le policier.- "Attirer l'attention" -Le président de la cour d'assises spéciale, Régis de Jorna, s'étonne de leur attitude: "Visiblement, ils veulent attirer l'attention sur eux, comme s'ils voulaient qu'on les suive à la trace. Comment expliquez-vous ce comportement?""On s'est posé la question", reconnaît l'enquêteur. "S'ils cherchaient l'ultra-médiatisation, pourquoi ne sont-ils pas restés avec leur lance-roquette en plein Paris pour échanger des coups de feu et mourir en martyrs?"Pour ce policier, seules des "hypothèses" peuvent être formulées, faute d'"éléments" probants. Parmi elles: la volonté de provoquer un affrontement avec les forces de l'ordre, en les attirant sur un terrain difficile d'accès.Des éléments "laissent à penser qu'ils voulaient en découdre dans les bois" avec "la volonté de faire le plus de morts possible", explique le commissaire, qui rappelle que les Kouachi "avaient de quoi tenir", notamment "des couvertures de survie" et "des trousses de secours".Leur décès est finalement survenu le 9 janvier vers 17H00, dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) où ils avaient trouvé refuge. Sur place, les gendarmes ont découvert deux fusils d'assaut, deux pistolets semi-automatiques et le lance-roquette."Est-ce qu'il n'était pas possible de faire le maximum pour les arrêter vivants?", s'interroge Me Isabelle Coutant-Peyre, avocate de l'un des 11 accusés présents devant la cour d'assises, jugés pour leur soutien logistique aux auteurs des attentats.Réponse négative du commissaire. "Ils s'étaient préparés le corps pour rejoindre Dieu", en se rasant "les aisselles et le pubis". "Quand ils sont sortis armes à la main, ils savaient très bien quelle était l'issue finale de leur sortie", a-t-il conclu.
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Le groupe pharmaceutique suisse Roche a annoncé mardi le lancement fin septembre d'un test de dépistage du coronavirus qui donnera les résultats en 15 minutes.
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Ce test d'antigènes du SARS-CoV-2, virus à l'origine de la pandémie de Covid-19 qui a fait plus de 851.000 morts dans le monde depuis fin décembre, sera d'abord disponible dans les pays reconnaissant "le marquage CE", un label obligatoire pour les produits qui vont être commercialisés dans l'Union européenne.Mais le groupe souhaite également déposer "une demande d'autorisation d'urgence" auprès de l'Agence américaine des médicaments (FDA)."Lors du lancement, 40 millions de tests rapides SARS-CoV-2 seront disponibles chaque mois. Cette capacité sera plus que doublée à la fin de cette année pour répondre à la demande de tests des systèmes de santé dans le monde entier", a indiqué Roche dans un communiqué.Le lancement du test doit se faire en partenariat avec la société sud-coréenne SD Biosensor Inc, qui dispose déjà de nombreux tests des dépistage et avec laquelle Roche dispose d'un accord de distribution mondial.
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"Cela calmera les excités", a indiqué l'écrivain dans une lettre. L'homme, visé par une enquête pour "viol sur mineur", y dénonce également "la vague de néo-puritanisme" qui "recouvre l'entière planète" aujourd'hui.
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Gallimard a décidé, mardi 7 janvier, de ne plus vendre le journal de l'écrivain Gabriel Matzneff, à la suite du témoignage de Vanessa Springora jetant une lumière crue sur les pratiques pédophiles de l'écrivain. Sollicité par BFMTV, Gabriel Matzneff a estimé que cette décision était justifiée. "Je pense qu'il a raison, cela calmera les excités qui auront ainsi le temps de lire mes essais", explique l'écrivain dans une lettre envoyée à la rédaction.Dans son texte, l'auteur poursuit en dénonçant "la vague de néo-puritanisme qui, arrivée des États-Unis, recouvre à présent l'entière planète". "Je trouve idiot, extravagant, que l'on me fasse en 2020 grief de livres publiés il y a plus de trente ans, voire il y a plus de quarante ans ! De livres qui, lors de leur publication, furent reçus avec faveur, parfois avec enthousiasme, par la presse française, belge, suisse", ajoute Gabriel Matzneff, qui a renoncé à sa chronique pour Le Point. "Seule l'intention de me nuire peut justifier que l'on sorte comme ça, comme un lapin d'un chapeau de magicien, des phrases qui dorment depuis des décennies dans ceux de mes livres écrits à l'époque où j'avais, comme des centaines de milliers de Français et de Françaises de ma génération et de la suivante, une vie que les moralistes s'accordent à juger dissolue", conclut l'écrivain. "La souffrance exprimée par Madame Vanessa Springora dans 'Le Consentement', fait entendre une parole dont la force justifie cette mesure exceptionnelle", a indiqué la maison Gallimard dans un communiqué expliquant l'arrêt des ventes du journal de Gabriel Matzneff. Les exemplaires encore présents en librairie, dont le dernier volume "L'Amante de l'Arsenal" sorti mi-novembre, vont être rappelés. C'est la première fois que Gallimard prend une telle mesure. L'écrivain de 83 ans est visé depuis le 3 janvier par une enquête pour "viol sur mineur" de moins de 15 ans, ouverte 24 heures après la sortie du livre de Vanessa Springora, directrice des éditions Julliard. Dans "Le Consentement" (Grasset), elle raconte comment elle a été séduite par Gabriel Matzneff à l'âge de 13 ans, la relation sous emprise qu'elle a eue ensuite avec lui et les blessures que cela a laissées dans sa vie.Gabriel Matzneff pourrait se voir retirer une aide publique accordée à des auteurs vieillissants ayant de faibles revenus. Le ministre de la Culture Franck Riester a estimé que cette allocation, dont il bénéficie depuis 2002, n'était "pas justifiée". "Est-ce que M. Matzneff, par le caractère autobiographique de ses récits, contribue par ses écrits à la renommée de la littérature française en se faisant le chantre de la pédocriminalité ? Je considère que non. Est-ce que le train de vie fastueux décrit dans ses livres justifie le versement d'une telle allocation ? Je considère également que non", a estimé le ministre lors d'un point presse. Il propose également de réexaminer les décorations remises à Gabriel Matzneff, officier des Arts et Lettres depuis 1995 et chevalier de l'Ordre national du mérite depuis 1998, lors des prochaines réunions des organismes qui les attribuent.
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La pandémie a mis à mal les finances de dizaines de millions de ménages américains qui peinent à payer leurs loyers, faisant craindre une vague massive d'expulsions si les responsables politiques ne se mettent pas rapidement d'accord sur de nouvelles aides.
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La crise du logement "ressemble déjà à un tsunami", affirme Bambie Hayes-Brown, de la coalition d'associations Georgia Advancing Communities Together.Ces organisations qui tentent d'aider les familles ayant du mal à se loger en Géorgie, dans le sud du pays, ont rapidement dépensé les subventions reçues depuis le début de la pandémie. "Nous avons été inondés de demandes", assure Mme Hayes-Brown.A New York, Mariatou Diallo n'a pas payé son loyer depuis mars, quand elle a perdu son travail dans le secteur de la santé. "Je suis très inquiète car j'ai un enfant de huit ans et si je suis expulsée, je n'ai aucune idée de ce que je vais faire", dit-elle à l'AFP.Selon des données du Bureau du recensement, environ 30% des Américains disent actuellement avoir peu ou pas confiance en leur capacité à payer le loyer du mois suivant. Jusqu'à 40 millions de personnes courent le risque d'être expulsées dans les prochains moins, estime le centre de réflexion Aspen Institute. - Fin des moratoires -Les locataires ont parfois cessé de payer leur propriétaire depuis plusieurs mois mais les moratoires sur les expulsions décrétés par plusieurs Etats sont levés peu à peu.Et l'aide de 600 dollars par semaine accordée par le gouvernement fédéral aux personnes ayant perdu leurs revenus a expiré le 31 juillet. "Sans les 600 dollars, personne ne peut payer le loyer", affirme Yudy Ramirez qui a perdu son travail de femme de ménage dans un hôtel de Manhattan en mars. Elle n'a pas versé les 1.000 dollars par mois pour son appartement dans le Bronx en juillet et août. Agée de 46 ans, elle ne sait pas quand elle retrouvera son travail et va bientôt perdre son assurance-maladie.Comme Mariatou Diallo et une cinquantaine de manifestants, elle participait lundi à un rassemblement réclamant l'annulation des arriérés devant le tribunal des affaires immobilières dans le Bronx.La menace est encore plus importante dans ces quartiers populaires où habitent principalement des minorités, et où le Covid-19 a fait plus de morts et provoqué plus de pertes d'emplois.A New York, les expulsions sont interdites jusqu'au 4 septembre mais les propriétaires peuvent déjà déposer des dossiers devant les tribunaux. Les locataires new-yorkais ont toutefois le droit de suspendre leurs paiements s'il y a un problème dans l'appartement: Yudy Ramirez prévoit de poursuivre son propriétaire en justice pour des réparations sur la porte d'entrée et dans la salle de bains.Mais ce droit n'existe pas en Géorgie, rappelle Erin Willoughby, directrice du Centre de ressources juridiques sur l'immobilier Clayton Housing Legal Resource Center. Si les locataires ne répondent pas sous une semaine à une lettre exigeant le paiement du loyer, la machine à expulsions se met immédiatement en marche, déplore-t-elle.Dans l'Arkansas, dernier État du pays à condamner pénalement les locataires en cas de non-paiement du loyer, ces derniers ont peu de droit. Ils peuvent au mieux tenter d'éviter que l'expulsion ne figure dans leur casier judiciaire, souligne John Pollock, coordinateur de la Coalition nationale pour un droit à un avocat. Le pays fait face selon lui à une "catastrophe épique" si les responsables politiques ne parviennent pas à se mettre d'accord.La Maison Blanche et les démocrates du Congrès ne parviennent pas à trouver un accord sur un nouveau plan d'aide.L'opposition propose de consacrer 100 milliards de dollars aux loyers impayés et de prolonger l'aide de 600 dollars par semaine aux chômeurs. Des propositions jugées trop généreuses par le camp républicain. Le président Donald Trump a signé la semaine dernière un décret destiné à aider les locataires et propriétaires affectés par la pandémie. Mais pour M. Pollock, il "ne sert à rien" car il n'apporte pas immédiatement de propositions et ressources concrètes.
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Le candidat LREM à la mairie de Paris a reproché à la maire Anne Hidalgo le développement des campements aux portes de Paris. Benjamin Griveaux a proposé que l'hébergement d'urgence soit confié à la mairie de Paris.
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Benjamin Griveaux n'a pas épargné ses concurrents à la mairie de Paris dimanche 6 octobre, Anne Hidalgo et Cédric Villani. Invité du Grand Rendez-vous d'Europe 1/CNesws, Les Echos, le candidat LREM à la mairie de Paris a reproché à l'actuel maire Anne Hidalgo les camps de migrants qui s'installent aux portes de Paris. "Elle n'a pas laissé une crise sociale se développer aux portes de Paris, mais une crise humanitaire", a-t-il lâché. Avant d'ajouter : "C'est le laisser-aller de la maire de Paris qui fait que ces campements se développent". "Quand un campement s'installera sur le domaine public de la ville, j'exigerai de la Préfecture de police qu'il soit immédiatement démantelé", promet l'ex-porte-parole du gouvernement qui précise qu'au-delà de 48 heures, il faut faire intervenir la justice pour évacuer un camp. Benjamin Griveaux souligne également la responsabilité d'Anne Hidalgo alors qu'"il y a des enfants à la rue, qui dorment dans les rues de la plus belle ville du monde, avec leurs parents parfois, de manière isolée souvent". "En tant que maire de Paris, Anne Hidalgo a la responsabilité de la protection de l'enfance", a-t-il dénoncé. "Il n'y aura pas d'enfant qui ne sera pas mis à l'abri si je suis maire de Paris", promet-il encore, souhaitant que l'hébergement d'urgence soit confié à la mairie de Paris. "Je tends la main depuis des mois"Interrogé sur son ancien équipier Cédric Villani, Benjamin Griveaux a regretté qu'il ne soit pas près au dialogue. "Ce n'est pas faute d'avoir essayé. Mais pour dialoguer il faut être deux, et pour l'instant Cédric Villani n'est pas dans une attitude de dialogue". "J'ouvre les bras et je tends la main depuis des mois", explique-t-il."Je lui ai fait des propositions concrètes cet été de copilotage de la campagne sur les grands choix stratégiques et les équipes", a-t-il ajouté, croyant toujours à leurs retrouvailles. "Nous avons plus de convergences que de divergences avec Cédric Villani. (...) Je suis certain que des problèmes de personnes passeront derrière l'intérêt général des Parisiens", a enfin estimé Benjamin Griveaux.
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PRATIQUE. Cette semaine, les employés du musée du Louvre et des chauffeurs de bus de l'Essonne ont fait valoir leur droit à cesser le travail, en raison du danger qu'ils affirmaient encourir.
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Mais que dit exactement le droit du travail ? Les employés du Louvre, le musée le plus visité du monde (9,6 millions de visiteurs l'an passé), ont invoqué leur droit de retrait et le musée est resté fermé dimanche 1er et lundi 2 mars. Lundi, dans l'Essonne, les chauffeurs de bus des lignes exploitées par les opérateurs Keolis et Transdev ont exercé leur droit de retrait par peur du coronavirus. Interrogée sur ces arrêts de travail, la ministre des Transports Élisabeth Borne a estimé que, dans leur cas, le droit de retrait "ne s'applique pas", les entreprises de transports n'ayant pas reçu de consignes des pouvoirs publics. Alors, qui a raison ? - Qu'est-ce que le droit de retrait ? Le site service-public.fr souligne que le salarié dispose d'un droit d'alerte et de retrait lorsqu'il a "un motif raisonnable de penser" que sa situation de travail "présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé (risque pouvant se réaliser brusquement et dans un délai rapproché), ou s'il constate une défectuosité dans les systèmes de protection"."Le danger peut être individuel ou collectif. Le retrait du salarié ne doit toutefois pas entraîner une nouvelle situation de danger grave et imminent pour d'autres personnes".Le salarié doit alerter sans délai son employeur du danger, avant d'exercer ce droit. Il peut aussi s'adresser aux représentants du personnel. Il a le droit d'arrêter son travail sans l'accord de l'employeur et, si nécessaire, de quitter son lieu de travail pour se mettre en sécurité. Il n'est pas tenu de reprendre son activité tant que le danger persiste.Il n'y a aucune sanction, ni retenue de salaire. L'employeur ne peut pas imposer au salarié de signaler par écrit une situation dangereuse pour faire valoir son droit de retrait.- Qu'est-ce qu'un danger "grave et imminent" ?Selon la circulaire de la direction générale du travail du 25 mars 1993 citée par service-public.fr, c'est un danger "susceptible de produire un accident ou une maladie entraînant la mort ou paraissant devoir entraîner une incapacité permanente ou temporaire prolongée". Est "imminent, tout danger susceptible de se réaliser brutalement dans un délai rapproché".- Le virus covid-19 représente-t-il un danger "grave et imminent" ? Depuis ce week-end, la France est passée en phase 2 (sur 3) de la lutte contre le coronavirus. C'est-à-dire qu'"il n'existe pas de circulation active du virus mais seulement des cas sporadiques pris en charge individuellement dans le cadre d'un parcours de soins sécurisé avec identification et surveillance de leurs contacts", explique le gouvernement dans une synthèse explicative. "Aux stades 1 et 2, la stratégie sanitaire consiste à freiner l'introduction du virus sur le territoire national et de freiner sa propagation par des mesures d'endiguement". "Au stade 3 ou stade épidémique (circulation active du virus), la stratégie sanitaire est différente et passe d'une logique de détection et de prise en charge individuelle à une logique d'action collective", indique le gouvernement.
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Le port du masque restera obligatoire dans les transports en commun "tant qu'on n'a pas un traitement", a estimé mercredi la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne.
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"Je n'ai pas de doute qu'il faudra maintenir le port du masque obligatoire dans les transports en commun (...) tant qu'on n'a pas un traitement ou un vaccin", a-t-elle déclaré sur BFMTV."On a des règles qui sont très strictes, il y a beaucoup de distribution de gel hydroalcoolique dans les transports en commun. Il y a des marquages au sol pour que les gens se tiennent à distance et puis il y a des masques", a développé la ministre, précisant que cette question allait "être abordée en conseil de Défense demain" jeudi.Depuis le début du déconfinement le 11 mai, le port du masque est obligatoire dans les transports publics pour les voyageurs à partir de 11 ans et les contrevenants sont passibles d'une amende de 135 euros. Les passagers sont également priés de se tenir à au moins un mètre les uns des autres. Le port du masque devrait durer "au moins jusqu'à ce que le virus ne soit plus actif et circulant", a pour sa part estimé le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari sur RTL."Le vrai succès, c'est le port du masque obligatoire porté à plus de 95% depuis le premier jour", a-t-il aussi salué sur CNews."Et puis effectivement demain, il faut accompagner la reprise du trafic" en mettant davantage de véhicules en circulation, a-t-il ajouté. "Ca nécessitera très probablement dans le temps d'avoir comme pierre angulaire de la protection dans les transports le port du masque obligatoire", et "d'assouplir un peu d'autres règles", a-t-il dit, ouvrant la voie à une abolition des règles de distanciation."Sinon nous n'aurons toujours que très peu de personnes qui peuvent prendre les transports en commun comme c'est le cas actuellement", a conclu M. Djebbari. Les opérateurs estiment que le port du masque obligatoire doit pouvoir affranchir des règles de distanciation, qui réduisent la capacité de 80% environ. Interrogée sur une éventuelle réouverture de l'aéroport parisien d'Orly, mis en sommeil depuis le 1er avril en raison de la chute du trafic aérien, Elisabeth Borne a par ailleurs répondu qu'elle pourrait intervenir "peut-être avant l'été", sans préciser de date, soulignant que les "conseils scientifiques" étaient consultés sur le sujet.M. Djebbari avait indiqué le 10 mai qu'Orly pourrait rouvrir le 26 juin si la situation sanitaire s'améliorait et que le secteur y était bien préparé, notamment avec une concertation des mesures sanitaires entre "voisins européens et méditerranéens" et "un programme de vol solide".
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"A68" est en route pour la grande aventure. Un iceberg de mille milliards de tonnes, l'un des plus gros jamais vus, vient de se former après s'être détaché du continent Antarctique, ont annoncé, ce mercredi 12 juillet, des chercheurs de l'Université de Swansea (Royaume-Uni).
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"Le vêlage (la séparation) s'est produit entre lundi et mercredi", ont précisé les scientifiques qui surveillaient l'évolution de ce bloc de glace de 5800 km2. Une surface qui représente celle du Gard ou à peu près celle des Bouches-du-Rhônes, ou encore le double de celle du Luxembourg, . Épais de 350 m, l'iceberg, qui sera probablement baptisé "A68", n'aura pas d'impact sur le niveau des océans car il flottait déjà sur l'eau. Mais il faisait partie d'une gigantesque barrière de glace, nommée "Larsen C", qui, à l'ouest de l'Antarctique, retient des glaciers capables, eux, de faire gagner 10 cm aux mers du monde s'ils finissaient par se trouver à terme exposés à l'océan, selon les chercheurs. Privée de cet énorme pan de glace, Larsen C est de fait "potentiellement moins stable", soulignent-ils. Larsen C était fissuré depuis des années par une gigantesque crevasse, qui s'est encore allongée de manière spectaculaire ces derniers mois, gagnant jusqu'à 18 km durant le seul mois de décembre. Début juillet, le futur iceberg n'était ainsi plus relié au continent Antarctique que sur cinq kilomètres. Au final, Larsen C pourrait ainsi suivre l'exemple de Larsen B, une autre barrière de glace qui s'était désintégrée de façon spectaculaire en 2002 au terme du même processus, sept ans après le vêlage d'un iceberg. La formation de ces blocs de glace est un processus naturel, que le réchauffement de l'air comme des océans contribue cependant à accélérer, soulignent les scientifiques. L'Antarctique est une des régions du monde qui se réchauffent le plus rapidement.
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Léon Bertrand a été condamné pour corruption, mais la consigne avait été donnée à la police aux frontières de ne pas l'interpeller.
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La consigne a été donnée de ne pas l'interpeller à l'aéroport. Léon Bertrand, le maire de Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, a été reçu par le chef de l'Etat jeudi 31 mai alors qu'il a été condamné en 2017 à trois ans de prison ferme pour corruption. Le maire les Républicains, convié à l'Elysée dans le cadre de l'opération Mission patrimoine, avait fait le déplacement depuis le département d'outre-mer et n'a pas été arrêté à son arrivée en métropole, rapporte le Parisien. Léon Bertrand, comme plusieurs dizaines d'élus locaux, était venu représenter le patrimoine français. Une invitation qui s'inscrit dans le cadre de l'initiative présidentielle de sauver les monuments historiques français en péril. Et la maison du receveur des douanes, à Saint-Laurent-du-Maroni, dont Léon Bertrand est maire, fait partie des 18 sites prioritaires sélectionnés pour le "Loto du Patrimoine".Mais l'homme est actuellement sous le coup d'une condamnation à trois ans de prison ferme, prononcée en 2017 par la cour d'appel de Basse-Terre (Guadeloupe) pour "corruption passive" et "favoritisme" dans la passation de marchés publics. Au moment du verdict, le maire de Saint-Laurent-du-Maroni ne s'était pas présenté à l'audience et il avait fait l'objet d'un mandat de dépôt. Ce dernier n'a d'ailleurs jamais été transformé en mandat d'arrêt, autrement dit, Léon Bertrand est libre de circuler partout en Guyane, mais pas en métropole.Des consignes "directes et politiques""Un mandat de dépôt entraîne l'inscription au fichier des personnes recherchées (FPR)", rappelle le Parisien, qui a interrogé un officier de la police aux frontières (PAF) : "En pareil cas, cela clignote tout de suite en contrôlant le passeport. En l'absence de mandat d'arrêt, on interpelle l'individu, et l'on avise le tribunal qui a prononcé la condamnation pour connaître les suites à donner." Selon nos confrères, la consigne aurait été donnée à la police aux frontières (PAF) d'Orly par le parquet de Créteil (Val-de-Marne) de ne pas arrêter Léon Bertrand à son arrivée à l'aéroport d'Orly. Des consignes qualifiées de "directes et politiques" par un policier interrogé par le quotidien. Le pourvoi en cassation de ce maire LR sera examiné le 13 juin prochain.
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Au moins neuf personnes ont été tuées dans un incendie survenu dans la nuit de dimanche à lundi dans un hospice près de la capitale russe, ont indiqué les autorités locales.
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L'incendie s'est déclaré dans un hospice privé pour personnes âgées à Krasnogorsk, dans la région de Moscou, et a été maîtrisé en une heure, selon les services de secours."Neuf personnes sont décédées sur les lieux et neuf autres ont été hospitalisées dans un état grave", ont indiqué les autorités de Krasnogorsk dans un communiqué.Les victimes, dont les corps portaient des brûlures, étaient âgées entre 66 et 90 ans, a précisé pour sa part le Comité d'enquête russe, principal organisme chargé des investigations criminelles dans le pays.Selon de premières informations, l'incendie a été provoqué par des câbles électriques défaillants, a-t-il déclaré.Une enquête pour violation des règles de sécurité ayant entraîné la mort par imprudence a été ouverte, et le gérant de l'hospice a été arrêté dans le cadre de cette enquête, selon la même source. Au total, 29 retraités âgés de 66 à 97 ans résidaient dans cet établissement, selon les enquêteurs.Plusieurs résidents de l'hospice n'étaient pas en mesure de marcher et le personnel n'a pas pu les sortir, même si le feu était relativement petit, assure de son côté le quotidien Kommersant.Il s'agit du deuxième incident de ce type en un peu plus d'un mois. En avril, un incendie dans une maison de retraite à Moscou a fait six morts.
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L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron sort ce jeudi 7 novembre un livre surprise, Ce qu'ils ne veulent pas que je dise, dans lequel il revient sur ses années à l'Élysée.
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"Des gens ont écrit une histoire qui n'est pas la mienne, ils m'ont mis sur scène, puis ils ont éteint le projecteur. Mais moi je reste sur la scène et je rallume le projecteur". Plus d'un an après l'affaire qui porte son nom et qui le révéla au grand public, Alexandre Benalla sort ce jeudi 7 novembre un livre, Ce qu'ils ne veulent pas que je dise (Plon), pour livrer ses vérités et dont Le Point a publié mercredi les bonnes feuilles. Il s'agit d'un ouvrage de 280 pages qui "est à la fois sa plaidoirie, son autobiographie et le récit de ses années en campagne et à l'Élysée, agrémenté d'anecdotes", explique l'hebdomadaire. "On regarde de notre côté si tu démissionnes ou si on te licencie"Le jeune homme de 28 ans, clame avoir été "l'agent tout risques" de l'Élysée avant de devenir "le fusible utile du pouvoir". S'il reconnaît que "des erreurs ont été commises évidemment, par moi, c'est certain", il estime ne pas avoir été "le seul responsable de ce naufrage".C'est par ailleurs par sa garde à vue, le 20 juillet 2018, à la suite des révélations du Monde sur les violences du 1er-Mai, place de la Contrescarpe, qu'il commence son livre. L'ancien collaborateur du chef de l'État explique notamment avoir été en lien avec Ismaël Emelien, à l'époque conseiller spécial du président, juste avant son interrogatoire auprès de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). "On regarde de notre côté si tu démissionnes ou si on te licencie", lui aurait dit ce dernier par téléphone. Il a finalement été licencié. Il revient également sur la vidéo qui fut diffusée illégalement sur les réseaux sociaux pour tenter de le dédouaner. Selon Alexandre Benalla, Ismaël Emelien était au courant de l'existence de cette vidéo. "Tu leur dis bien que (c'est toi qui) me l'as donnée", aurait insisté Ismaël Emelien.Une déclaration d'amour à Emmanuel MacronSelon Paul Larrouturou, journaliste de l'émission "Quotidien", sur TMC, cet ouvrage est "une longue lettre d'amour à Emmanuel Macron". Alexandre Benalla revient par ailleurs sur leur première rencontre. "Direct, le regard droit planté dans mes yeux, la poignée ferme et franche, il se passe chez moi un truc immédiat. Le contact est total. Je sais que je vais le suivre", écrit-il.Il livre également sa version de l'affaire du bus de l'Équipe de France de football. Le Canard enchaîné l'accusait d'avoir demandé au chauffeur du bus d'accélérer au moment de la descente des Champs-Élysées après le sacre des Bleus. Lui, à l'inverse charge le chauffeur. "Arrivés à l'Arc de triomphe (...) le chauffeur appuie un peu fort sur l'accélérateur. À plusieurs reprises je lui demande de ralentir. Il relâche un peu la pression, puis remet les gaz dès qu'il peut. Ce gars doit avoir rendez-vous chez le dentiste et il a peur d'être en retard", assure-t-il. "Ce passage éclair laisse derrière lui des supporteurs frustrés et nous oblige à attendre, arrêtés à l'angle de l'avenue Matignon et de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Nous sommes en avance sur l'horaire prévu et le président est toujours en rendez-vous", déplore-t-il.Il révèle par ailleurs les dessous des obsèques de Johnny Hallyday. Selon lui, le manager du Taulier a contacté l'entourage de Brigitte Macron pour que l'Élysée règle "des centaines de milliers d'euros" de factures en tout genres.
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Selon les informations de LCI, trois soldats de l'opération Sentinelle ont été placés en garde à vue. Les militaires s'en sont pris à des boulistes à deux pas du jardin des Tuileries.
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Ce vendredi 19 avril, on ne saura pas qui a remporté la partie de pétanque. Et pour cause. Selon une information de LCI, la partie de boules a tourné au vinaigre Place des Pyramides à Paris, à deux pas du jardin des Tuileries, un quartier hautement touristique. Trois militaires de l'opération Sentinelle, hors service ce soir-là, s'en sont pris à deux boulistes. Ivres, les soldats ont semble-t-il eu envie d'en découdre. C'est alors, selon le média d'actualité, qu'un des soldats s'empare du cochonnet - cette petite boule servant de repère pour les tireurs - et le lance le plus loin possible. Un des joueurs, énervé, réagit violemment et lui adresse un doigt d'honneur. Un geste qui va faire dégénérer la partie. À ce moment précis, les militaires, sous l'emprise de l'alcool, se jettent sur le bouliste et le "rouent de coups de pieds et poings". Il faut alors attendre l'intervention des policiers présents dans le secteur pour arrêter la bagarre entre les différents protagonistes. Plainte déposée Interpellés, les soldats de l'opération Sentinelle sont ensuite placés en garde à vue. Selon LCI, les trois hommes appartenaient au troisième régiment Parachutistes d'infanterie de marine. Passés en cellule de dégrisement, ils n'ont toujours pas expliqué leur geste. Les deux joueurs de boules, touchés dans la bagarre, souffrent "d'ecchymoses au visage et au corps". Ils ont porté plainte contre les militaires. D'ordinaire discrets, les soldats de Sentinelle ont l'habitude de se fondre dans la population depuis les attentats qu'a connus la France. Fin mars dernier, leur pouvoir d'action à Paris lors des manifestations des "gilets jaunes" avait été remis en cause. À l'époque, le gouverneur militaire de Paris avait indiqué que ses soldats mobilisés dans les rues de la capitale auraient la possibilité "si leur vie était menacée d'ouvrir le feu". Une prise de position qui avait provoqué un tollé dans la classe politique, dénonçant une "escalade mortelle". Le gouverneur leur avait répondu que les soldats étaient "parfaitement à même d'apprécier la nature de la menace et d'y répondre de manière proportionnée", rappelait France Info.
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Le ministre de l'Intérieur a dénoncé les propos "ignobles" de la figure des "gilets jaunes", qui a assimilé des policiers à une "bande de nazis".
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A quelques jours d'une nouvelle journée d'action des "gilets jaunes", le samedi 12 septembre, Jérôme Rodrigues s'est attiré les foudres du ministre de l'Intérieur. Le chef de file des "gilets jaunes" avait demandé aux manifestants de ne pas donner leur identité en cas d'interpellation. "Dans le pire des cas, vous passerez quatre heures maximum au commissariat. Mais auront-ils suffisamment de place pour nous accueillir ?", a-t-il écrit dans un message posté sur les réseaux sociaux. "Nous avons suffisamment de place pour vous accueillir", a répondu le syndicat Synergie-officiers, s'attirant une nouvelle réponse du "gilet jaune". "C'est clair bande de nazis vous irez ouvrir le camp de concentration disponible au nord-est de Paris celui que vous tentez de cacher aux médias", a-t-il répondu sur Twitter.Jeudi matin, Gérald Darmanin a ainsi annoncé qu'il portait plainte "au nom du ministère et pour défendre l'honneur de tous les policiers" après ces "propos ignobles". Le syndicat Synergie a également annoncé qu'il porterait plainte.Jérôme Rodrigues a aussitôt réagi. "Vous irez aussi porter plainte face aux insultes qu'ils (les policiers, ndlr) me lancent ! Chez vous la justice ne marche que dans un sens et je le répète vous m'avez mutilé vous m'avez insulté et jamais je ferais silence !", a-t-il écrit sur Twitter.
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Dans un entretien fleuve accordé au site belge 7sur7, l'ex-grand frère de TF1 a évoqué, non sans nostalgie, les tournages de l'émission qui l'a révélé au public.
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Pendant six saisons, il a volé au secours de familles en difficulté et redressé des ados récalcitrants sur TF1. Pascal Soetens ou Pascal "le grand frère" pour les intimes, est aujourd'hui l'un des visages de NRJ12, mais il n'a pas oublié ses années de service sur la Une et les rencontres qu'il y a faites grâce à sa célèbre émission de coaching familial. Une riche expérience, sur laquelle il est revenu dans les colonnes du site d'information 7sur7. Ainsi, "le grand frère" regrette les temps anciens, où les adolescents étaient plus faciles à raisonner et à éduquer.Il explique : "Les jeunes ne sont pas plus difficiles. Mais plus violents, ça oui. Avant, ils se contentaient d'insulter leurs parents. Aujourd'hui, ils les frappent. C'est à se demander quelle sera la prochaine étape ? Il est important qu'on réagisse maintenant." Le trublion de NRJ12 affirme également avoir été confronté à de nombreuses scènes de violence sur ses tournages, qui ont dû être coupées du montage final : "Il y en a plein. Nous essayons de protéger un maximum les familles. Et on se doit d'être vigilant parce qu'à l'heure des réseaux sociaux, tout va toujours plus vite."Des moments de violence... mais pas que !Mais ce ne sont pas les meilleurs souvenirs du coach. À nos confrères, "le grand frère" a également confessé avoir passé de bons moments au sein des familles à qui il est venu en aide. "Ce serait dommage de ne parler que d'un cas parce que toutes les histoires m'ont touché. Que ce soit par la joie, la peine ou encore l'énervement. Mais elles m'ont toutes poignardé. Certaines m'ont rassuré aussi. Même si je n'ai jamais douté", admet-il, optimiste.En bon coach, Pascal Soetens a également soufflé quelques conseils à l'endroit des familles rencontrant des problèmes d'éducation : "Il faut mettre des règles et ce depuis le plus jeune âge de l'enfant. C'est important de lui dire non, de créer chez lui un sentiment de frustration parce que tout au long de sa vie, il devra y faire face. Les parents ont donc un rôle important. Il y a aussi les fréquentations qui sont importantes. Il faut avoir un oeil là-dessus." On retiendra la leçon !
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Dans une vidéo envoyée à des membres de la bande des Enfoirés, Jean-Jacques Goldman a rendu hommage aux soignants qui se battent face au coronavirus dans une nouvelle version de "Il changeait la vie"
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Alors que la France est touchée de plein fouet par l'épidémie de coronavirus, Jean-Jacques Goldman a voulu rendre hommage à sa manière aux soignants en interprétant une nouvelle version de "Il changeait la vie" chanson de l'album Entre gris clair et gris foncé paru en 1988. Cette réinterprétation du morceau est intitulée "Ils sauvent nos vies". Dans le morceau, le chanteur très peu prolixe habituellement dans les médias et sur les réseaux sociaux a tenu à s'impliquer à sa façon aux côtés du personnel qui fait front face au coronavirus. C'est en fait une vidéo que l'artiste a envoyé à des membres du groupe des Enfoirés et qui a été relayée par ses compagnons de la bande comme Amel Bent ou encore Nolwenn Leroy d'après Steven Bellery, journaliste pour RTL.=12pt "Loin des beaux discours, des grandes théories"La personnalité préférée des Français s'exprime par ces mots : "C'est des pères et des mères, docteurs, brancardiers, aides-soignantes, infirmières, agents de sécurité, qui ont mille raisons de rester confinés, mais leurs propres raisons de ne pas laisser tomber."Il continue ensuite en parlant de l'engagement de ces soignants envers les malades mais aussi la société qui devrait plus les considérer et les remercier. Dans ce sens il chante ces paroles : "Ils nous donnent du temps, du talent et du coeur, oubliant la fatigue, la peur, les heures. Et loin de beaux discours, des grandes théories, à leur tâche, chaque jour, sans même attendre un merci, ils sauvent des vies".Il conclut ensuite par un "merci" très peu audible.
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À l'issue de la rencontre entre la préfète des Pays de la Loire et une délégation d'occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le ministre de la Transition écologique a appelé les opposants à saisir "la main du gouvernement".
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La situation à Notre-Dame-des-Landes va-t-elle s'apaiser ? Trois mois après l'abandon du projet contesté d'aéroport et au dixième jour d'opérations de gendarmerie sur le site de 1.650 hectares, une réunion cruciale visant à permettre de trouver une issue au conflit s'est tenue mercredi 18 avril. Présidé par le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, et réunissant la préfète des Pays-de-la-Loire, Nicole Klein, et une délégation les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, ce rendez-vous avait pour but de convaincre ces derniers de se régulariser d'ici lundi 23 avril. "Aucune ligne n'a bougé. C'est clair que les lignes n'ont pas bougé du tout", les "exigences posées" par le gouvernement restant les mêmes, a déclaré à la sortie de la préfecture Marcel Thébault, l'un des quatre agriculteurs historiques de NDDL et un des membres de la délégation. Selon lui, le gouvernement n'a pas proposé de "recul du délai ni quoi que ce soit"."NE RENTRONS PAS DANS UNE SPIRALE DE VIOLENCES""Nous avons un sentiment de tristesse, de gâchis, que j'espère temporaire, d'une situation qui ne devrait pas prendre cette tournure", a de son côté déploré le ministre,appelant les opposants "à saisir la main tendue du gouvernement". "Si je ne me trompe, la genèse de ce mouvement, c'était pour préserver les terres agricoles, les zones humides et la diversité. Sauf à me tromper, ce résultat a été atteint. À un moment ou à un autre, ne faut-il pas cesser un combat que l'on pense avoir gagné?"Concernant le délai accordé au zadistes pour déposer leur projet, soit le 23 avril, le ministre a précisé que "le gouvernement a fixé des règles très précises" et que "personne ne peut être surpris"."Ne rentrons pas dans une spirale de postures, de confrontations et de violences", a-t-il martelé. "Ne confondons pas écologie et anarchie, et sachons à un moment passer à une autre étape maintenant que l'essentiel a été acté. Il faut savoir reconnaître les gestes qui ont été faits".
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