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Selon un récent rapport, 7 % des ponts du réseau national ont besoin de réparations urgentes. D'après le journal Le Parisien, il y a également de grandes disparités selon les régions.
Quelques jours après l'effondrement du pont Morandi de Gênes (Italie), qui a coûté la vie à au moins 43 personnes, l'heure est aux questions, côté italien, mais aussi de l'autre côté des Alpes, en France. Le réseau national français compte 12 000 ponts. Selon les conclusions d'un rapport dévoilé récemment, un tiers d'entre eux aurait besoin de réparations. Le Parisien précise que "dans 7 % des cas, ils présentent même à terme un risque d'effondrement". Cependant, aucun pont n'est nommément cité dans le rapport. Selon Le Parisien, les auteurs se sont appuyés sur le système appelé IQOA, pour Indicateur de Qualité des Ouvrages d'Art, qui existe depuis 1995. "Quasiment chaque pont est visité tous les trois ans puis classé selon son état dans l'une des cinq catégories : 1 (bon état apparent), 2 (défauts mineurs), 2E (défauts mineurs, mais qui risquent à court terme de poser problème), 3 (structure altérée et besoin de travaux, mais sans urgence) ou 3U (structure altérée et besoin de travaux en urgence)", précise le journal. D'après le rapport, en 2016, 788 ponts (sur plus de 12 000) ont été notés "3U" et sont donc qualifiés de "structure altérée et besoin de travaux en urgence". Mais il existe de grandes disparités selon les territoires. Quand la région Grand-Ouest, qui fait figure de meilleure élève dans ce classement, compte 86% des ponts "en bon état" ou "défaut mineur", la Guyane n'en compte elle que 23%. La région Méditerranée est elle aussi en queue de peloton avec 47% "en bon état" ou "défaut mineur". Dans le haut du panier, la région Sud-Ouest occupe la deuxième place (77%), suivi de près par les régions Centre-Est et Atlantique. L'entourage de la ministre des Transports Élisabeth Borne a assuré au Parisien que ces ponts dégradés n'étaient pas "dangereux", même s'ils ont besoin de travaux. "C'est urgent, car il va falloir dans les trois ou cinq années qui viennent faire des investissements importants, mais d'ici là ces ouvrages sont placés sous surveillance renforcée, avec de nombreux capteurs et des visites régulières. Et si jamais on estime qu'il y a un danger pour la sécurité, on met une restriction de vitesse ou de poids sans attendre", a estimé le Ministère dans les colonnes du quotidien.
La France, qui faisait partie du groupe de tête il y a encore quelques années, a reculé sur tous les tableaux. La consommation de tabac fait notamment une chute remarquée.
Les jeunes Français de 11 à 15 ans consomment moins d'alcool, de tabac et de cannabis qu'il y a quatre ans, selon une note de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) diffusée mardi 19 mai. L'Hexagone reste cependant au-dessus de la moyenne européenne sur ce sujet.En 2018, 70% des adolescents français de 15 ans déclarent avoir déjà bu de l'alcool, contre 79,2% en 2014, souligne l'OFDT, dont l'analyse s'appuie sur les résultats d'une enquête de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) menée tous les quatre ans auprès de 227.000 élèves de 44 pays ou régions d'Europe et au Canada. Un tiers des collégiens disent y avoir goûté avant l'entrée en 6e (contre 49,8% en 2014), soit le niveau d'expérimentation le plus élevé d'Europe à cet âge, tous sexes confondus. Si les garçons sont des consommateurs plus précoces que les filles jusqu'à 13 ans, l'écart s'estompe ensuite dans la quasi totalité de l'Europe, à l'exception de l'Arménie, la Moldavie et l'Albanie. L'expérimentation de l'ivresse -au moins deux au cours de la vie-, davantage présente en général chez les garçons que les filles, chute également de 17,1 à 12,9% chez les jeunes Français de 15 ans, les plaçant dans le dernier quart du classement, dominé par le Danemark.La cigarette fait également beaucoup moins d'adeptes avec seulement un tiers des adolescents français à l'avoir déjà essayée à la fin du collège en 2018, contre plus de la moitié en 2014. Le niveau d'expérimentation des jeunes de 11 et 13 ans, nettement plus faible, est aussi en baisse avec respectivement 4,1 et 14% de premiers fumeurs. Si elle reste au-dessus de la moyenne européenne, la proportion de jeunes fumeurs "au cours du mois" en France quitte les premières places du classement, occupées par l'Italie, la Bulgarie et la Lituanie.L'expérimentation du cannabis chez les adolescents de 15 ans, en augmentation continue en France depuis 2006, chute de 12 points en 2018 avec 16,5% de garçons et filles qui ont tiré sur leur premier joint. La consommation "au cours du mois" (8,5%) suit la même courbe, avec une baisse de six points.La France quitte ainsi les premiers rangs du classement mais reste dans le premiers tiers des pays les plus consommateurs chez les adolescents. Derrière les jeunes Bulgares, qui sont les plus accros au cannabis, les plus fortes prévalences sont constatées dans des pays ou régions d'Europe occidentale tels que l'Angleterre, la Suisse, l'Italie, l'Allemagne ou le Pays de Galles.
Les universités d'été ne sont plus ce qu'elles étaient. Comme l'explique un article publié par le Parisien vendredi 17 août, les partis politiques ont, à l'exception de la France insoumise, opté pour un programme peu ambitieux.
Les heures de gloire des universités d'été semblent révolues. Alors qu'elles marquaient un temps fort de la vie des partis politiques, ces derniers semblent de moins en moins miser dessus. C'est en tout cas ce qui ressort d'un article publié par le Parisien vendredi 17 août. D'après les informations du quotidien, le parti Les républicains (LR) effectuera sa rentrée en ordre dispersé. Le rassemblement le plus important aura lieu à La Baule, le 1er septembre. Plusieurs poids lourds, comme le président du groupe au Sénat Bruno Retailleau ou la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, ont annoncé leur présence. Problème : le chef du parti Laurent Wauquiez ne se joindra pas à la fête, privilégiant sa montée annuelle du Mont-Mézenc en Haute-Loire, le 26 août. Le Parti socialiste (PS) organise quant à lui son université d'été à La Rochelle... sans ses militants. Seuls les élus sont en effet conviés. Chez les deux formations politiques, des manques de moyens financiers sont évoqués. Mêmes soucis pour le Rassemblement national de Marine Le Pen, qui s'est finalement rabattu sur le théâtre municipal de Fréjus (800 places), en raison du gel de deux millions d'euros par la justice qui enquête sur des affaires d'emplois fictifs au Parlement européen. La République en marche (LREM) a décidé de ne pas se laisser prendre au jeu, contrairement à la France insoumise (LFI). Comme le révèle le Parisien, la formation de Jean-Luc Mélenchon a décidé de mettre les petits plats dans les grands. À domicile, le député des Bouches-du-Rhône organise pour la deuxième année les « AMFiS d'été » à Marseille, du 25 au 27 août 2018. La programmation est copieuse : des ateliers et des débats sur les élections européennes de 2019 ou le bilan de certaines luttes sociales. Des députés d'autres partis (LR ou PS notamment) ont également été invités à débattre. À noter que selon Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis, des députés de la majorité ont été invités mais ont tous décliné « pour différentes raisons. »
Avant l'ouverture du sommet du G7 Emmanuel Macron s'est exprimé samedi 24 août, à la télévision pour définir les grands axes du sommets. Un sommet qu'il veut "utile".
À quelques heures du début du sommet du G7 qui se tient à partir de samedi 24 août et jusqu'au 26, le président de la République a tenu à s'exprimer devant les Français afin d'en détailler les enjeux. "On est à un moment de bascule de notre histoire" avait prévenu Emmanuel Macron en amont du sommet. Durant la dizaine de minutes qu'a duré cette allocution, le président de la République a souhaité montrer que le sommet se devait d'être "utile" pour les populations. Paix dans le monde"Cette réunion est utile, importante (...) sans quoi parfois nous serions amenés à nous diviser" a évoqué en premier lieu Emmanuel Macron. Prenant l'exemple des "grands conflits, Iran Syrie, Libye, Ukraine", le président de la République, a affirmé que cette réunion devrait "pouvoir assurer la stabilité et protéger la paix dans le monde." Emmanuel Macron a appelé samedi les militants anti-G7 manifestant au Pays Basque "au calme et à la concorde", en affirmant que les grands défis, dont celui du climat, devaient être relevés "ensemble". "Je veux appeler au calme et à la concorde", a déclaré le chef de l'Etat. "Les grands défis qui sont les nôtres", comme celui du climat, de la lutte contre les inégalités ou l'insécurité, "nous ne les résoudrons qu'en agissant ensemble", a-t-il ajouté Plusieurs milliers de personnes défilaient pacifiquement samedi d'Hendaye à la ville frontière espagnole d'Irun.Economie"Deuxième grand enjeu : la situation de l'économie mondiale. Nous devons œuvrer pour avoir plus de croissance, créer davantage d'emplois et de mieux-être dans notre société" a souhaité le chef de l'Etat. "Les tensions, en particulier commerciales, sont mauvaises pour tout le monde. Nous devons réussir à avoir une forme de désescalade", a-t-il appelé dans une référence voilée à la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Outre cette guerre commerciale, le président américain Donald Trump fait planer la menace d'un conflit avec la France et l'Europe, en menaçant de taxer les vins français en rétorsion à la taxation des géants américains du numérique, ce à quoi l'UE riposterait.EcologieAutre grand enjeux selon Emmanuel Macron, l'écologie, alors que s'invite à la dernière minute la question des feux de forêts en Amazonie. "Nous devons répondre à l'appel de l'océan et de la forêt qui brûle. Nous engager avec les transporteurs maritimes pour réduire la vitesse, avec les producteurs de textile, pour réduire les émissions et les déchets", a déclaré le chef de l'Etat. Les feux qui ravagent la forêt amazonienne ont eu une place particulière dans le discours du président de la République : "Nous sommes Amazoniens (...) nous devons investir pour lutter contre ces feux qui sont en cours, aider le Brésil et tous les pays touchés, et investir dans la reforestation (...) La France doit faire le maximum, mais nous ne pouvons pas tout seuls. Notre monde est à un moment de basculement."Emmanuel Macron déjeune samedi avec le président américain Donald Trump puis il recevra ses homologues en début de soirée, avant un dîner officiel. Une nouvelle allocution présidentielle est prévue lors de la clôture du sommet lundi "en fin de journée".
Selon Valérie Pécresse -et des études internationales-, faire commencer les cours plus tard permettrait aux élèves de mieux apprendre... Mais également de désaturer les transports publics.
Les lycéens vont-ils bientôt pouvoir dormir une heure de plus ? Alors que la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a proposé sur Twitter de décaler l'heure de début des cours de 8h à 9 h dans les lycées, le ministre de l'Éducation nationale s'est dit d'accord pour en discuter. "J'y suis ouvert et elle sait qu'elle peut m'appeler", a déclaré dimanche 6 janvier Jean-Michel Blanquer sur RTL."Je demande à Jean-Michel Blanquer de lancer à la rentrée 2019 une expérimentation régionale : faire commencer tous les cours des lycées à 9h. Ce sera bon pour les apprentissages et la santé de nos 500.000 lycéens, et ça désaturera les transports", avait écrit le 3 janvier sur Twitter Valérie Pécresse."Je suis très ouvert aux expérimentations, a répondu le ministre. Lorsqu'il y a eu proposition comme cela, il faut l'écouter". Il a cependant estimé qu'un tel test devrait se faire "à une petite échelle". "Je suis prêt à expérimenter, mais pas tout de suite", a cependant dit Jean-Michel Blanquer, qui veut d'abord s'intéresser aux études internationales sur le sujet.
"Je ne peux pas te demander pardon car ce que j'ai fait est impardonnable", a lancé le prévenu à son ex-femme, au rendu du verdict.
Cédric Mahieu, 41 ans, a été condamné jeudi 23 mai à trente ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Haute-Savoie à Annecy pour avoir tué sa fille âgée de trois ans en mai 2016, avant de s'enfuir pendant six mois.La peine a été assortie d'une période de sûreté de vingt ans et d'une obligation de suivi socio-judiciaire de dix ans à la sortie, comprenant l'interdiction de paraître en Haute-Savoie et l'obligation de soins. L'avocat général, le procureur de la République de Thonon-les-Bains Philippe Toccanier, avait requis la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté, tout en demandant le suivi socio-judiciaire au cas où la cour ne prononcerait pas la perpétuité.Blandine, la mère de la victime, dont la dignité a sidéré l'assistance durant tout le procès, s'est déclarée "soulagée" par le verdict. Elle était soutenue par toute sa famille et par son nouveau compagnon avec lequel elle a un petit garçon. Elle avait rompu avec l'accusé en juin 2015, après onze ans de vie commune, en raison de la violence de celui-ci et de son addiction à l'alcool et aux stupéfiants.Elle lui laissait cependant Léa en garde alternée. Mais le samedi 21 mai 2016, Cédric Mahieu, alcoolique et qui ne cessait de menacer son ex-épouse, avait reçu un avis de passage d'huissier lui signifiant la réduction de cette garde, alors que la petite était chez lui ce week-end-là. Il dit avoir alors noyé dans la baignoire la fillette (l'autopsie évoque plutôt un étouffement). Le lundi, il s'était enfui, abandonnant le corps rhabillé sur son lit. Léa avait été découverte le même jour par son oncle qui partageait le logement, lorsque Blandine s'était inquiétée qu'elle ne soit pas à l'école."Sois la plus malheureuse possible"Entre le meurtre et sa fuite, Cédric Mahieu avait pris le temps d'envoyer une lettre épouvantable à sa femme. "Par ta faute tu as perdu ce que tu aimais le plus au monde (...) sois la plus malheureuse possible, je ne regrette rien (...) je suis content de t'avoir fait vivre un enfer". Il ajoutait : "J'ai bien dit à Léa que tu ne l'aimais pas". Il avait été arrêté en novembre, sous un nom d'emprunt, alors qu'il était serveur à la Ciotat (Bouches-du-Rhône). Qualifiant cette affaire de "crime conjugal par procuration", l'avocat général a apparenté ce meurtre au complexe de Médée, consistant à "utiliser son enfant et le réduire à un pur objet de vengeance et de sadisme pour faire souffrir son conjoint toute sa vie". Avant que la cour ne se retire pour délibérer, Cédric Mahieu, un homme mince aux trais réguliers, en jean et sweat-shirt clair s'était adressé à son ex-femme. "Je ne peux pas te demander pardon car ce que j'ai fait est impardonnable, mais je veux te dire que je ressens la même peine que toi car c'était notre fille, notre joyau". Ses deux avocats, Me Clémence Julliard et Jean-François Jullien, ont tous deux salué le courage de la mère.Me Julliard a dénoncé "les réquisitions d'une radicalité absolue" de l'avocat général, accusant la société d'être "passée à côté" du mal-être de son client, soumis à diverses addictions, et qui souffre d'un "syndrome abandonnique" qui l'aurait envahi au moment de la rupture.
Un acteur et son compagnon ont été violemment agressés par trois jeunes hommes qui voulaient qu'ils quittent "leur quartier".
Frappé à coups de casque. Le parquet de paris a ouvert une enquête après une plainte pour une agression à caractère homophobe sur un jeune acteur mardi soir dans le XXe arrondissement de Paris alors qu'il était avec son compagnon, a-t-on appris mercredi 19 septembre de sources concordantes."Je savais qu'un jour ça m'arriverait. Une agression homophobe violente en pleine rue. Je savais qu'un jour je devrais faire ce choix: prendre une photo et la publier ou ne pas la publier. Avec les conséquences que cela aura dans les deux cas. Je ne savais juste pas quand cela aurait lieu. C'est donc aujourd'hui", a témoigné le comédien Arnaud Gagnoud sur les réseaux sociaux, ajoutant une photo de son visage tuméfié. A 22h15, deux hommes ont été insultés par un groupe qui leur a tenu des propos homophobes, a confirmé une source policière à l'AFP. L'un d'eux a alors porté des coups avec un casque à l'un des deux hommes qui a été blessé à l'arcade sourcilière droite, selon cette même source. Les agresseurs ont pris la fuite.Le jeune homme a porté plainte et le parquet a confié au commissariat du XXe arrondissement de Paris une enquête pour des faits qualifiés de "violences avec arme par destination en raison de l'orientation sexuelle et menaces de crimes ou délits en raison de l'orientation sexuelle", a indiqué une source judiciaire. Homophobie en France : où en est-on ?par Europe 1"Hier soir, avec mon copain, nous sommes allés voir jouer une amie et collègue comédienne dans un petit théâtre du XXe arrondissement de Paris. Alors que nous sortions prendre l'air et attendre notre amie, nous avons eu le malheur, en discutant, de nous serrer dans les bras. Un câlin. Juste un câlin", a témoigné le comédien sur les réseaux sociaux. "Un groupe de trois jeunes, postés à une vingtaine de mètres, nous a vus", "un flot d'insultes homophobes sortait de leurs bouches. Ils exigeaient que nous quittions 'leur quartier' où 'y'a pas de PD ici'", ajoute-t-il. "Deux coups portés à la tête", "pour moi un traumatisme facial, avec ecchymose et œdème péri-orbitaire. Sept points de sutures et plusieurs jours d'ITT", écrit-il."Vanesa Campos, personne trans tuée à Paris mi-août (...) hier, Arnaud, un jeune homme agressé à Paris avec plusieurs jours d'ITT car il embrassait son copain dans la rue. Hier également, à Paris, au Bois de Boulogne, une personne trans a été agressée et hospitalisée. Jusqu'où irons-nous ?", a réagi dans un mail adressé à l'AFP Joël Deumier, président de SOS homophobie. "En tant qu'association de soutien aux victimes de LGBTphobies, nous attendons a minima du gouvernement, du président de la République un message fort de soutien adressé aux victimes et plus généralement à la communauté LGBT+. Nous attendons une politique beaucoup plus efficace contre la haine anti-LGBT", est-il ajouté.La maire de Paris, Anne Hidalgo, a également réagi sur Twitter. "Vous avez raison de témoigner, a-t-elle écrit. Un tel acte ne doit pas être passé sous silence. Le récit de votre agression me révolte. Je tiens à vous faire part, ainsi qu'à votre compagnon, de tout mon soutien. J'espère que les responsables seront rapidement appréhendés."
Une personne a été tuée par balle et deux blessées mardi soir, selon des médias, dans la ville américaine de Kenosha où des affrontements ont eu lieu lors de manifestations de colère après les tirs de la police qui ont grièvement blessé Jacob Blake, un Afro-Américain.
Des vidéos en ligne montrent des gens courant dans les rues de Kenosha, dans l'Etat du Wisconsin, alors que des coups de feu retentissent. Dans d'autres, on peut voir des hommes blessés, au sol."Des tirs ont touché trois personnes, et l'une d'elles est morte", a déclaré le shérif David Beth du comté de Kenosha, cité par le New York Times.Ces évènements se sont produits alors que des centaines de personnes manifestaient leur colère, pour la troisième nuit consécutive, après la diffusion d'une vidéo montrant Jacob Blake, grièvement blessé dimanche par un policier blanc de Kenosha.Les images montrent le jeune père de famille, suivi par deux policiers ayant dégainé leurs armes alors qu'il contourne une voiture. Un agent attrape son débardeur blanc au moment où il ouvre la portière et tente de s'installer sur le siège conducteur. Le policier fait alors feu --l'enregistrement laissant entendre sept tirs--, atteignant Jacob Blake de plusieurs balles dans le dos.Au moins un petit groupe d'hommes, essentiellement blancs et lourdement armés, patrouillait dans la ville dans la nuit de mardi à mercredi, affirmant vouloir assurer le protection des biens, a constaté un journaliste de l'AFP.Selon le New York Times, la police cherche à savoir si la fusillade de mardi soir "découle d'un conflit entre des milices autoproclamées qui gardaient une station-service et des manifestants".Des affrontements entre groupes de manifestants et des policiers avaient éclaté plus tôt, les premier tirant des feux d'artifice sur les seconds qui ont riposté avec des balles en caoutchouc. L'une des vidéos, réalisée par le photographe Alex Lourie et dont l'authenticité a été établie par l'AFP, montre un homme assis sur le sol, saignant abondamment d'une blessure au bras, alors que des véhicules des forces de l'ordre s'approchent de lui en demandant aux autres personnes présentes de "reculer". Les policiers aident l'homme blessé à se remettre debout.Une autre vidéo montre un homme, qui semble porter un fusil, tomber au sol. On entend alors plusieurs coups de feu alors que des gens s'enfuient en courant.La présence policière était faible dans la ville mardi soir, sauf autour du palais de justice, a constaté l'AFP.
Le montant de l'aide a été revalorisé de 1% par rapport à l'année dernière.
L'allocation de rentrée scolaire (ARS) est versée jeudi 16 août à environ 3 millions de familles aux revenus modestes, avait annoncé le ministère des Solidarités et de la Santé. Elle doit permettre aux parents d'acheter les fournitures scolaires avant la rentrée des classes.Au total, 2,8 millions de familles avec un ou plusieurs enfants -écoliers, étudiants ou apprentis-, âgés de 6 à 18 ans, vont en bénéficier. L'allocation est versée sous conditions de ressources : 24.453 euros/an pour une famille avec un enfant, 35.739 euros/an pour une famille avec 3 enfants. L'enveloppe consacrée à cette aide avait atteint 2,013 milliards d'euros en 2017. Le montant de l'allocation a été revalorisé d'environ 1% par rapport à l'année dernière. Il est de 367,73 euros pour les enfants de 6 à 10 ans, de 388,02 euros pour ceux de 11 à 14 ans et de 401,47 euros pour les étudiants de 15 à 18 ans.Les parents d'enfants de moins de 16 ans n'ont aucune démarche à effectuer. Les caisses d'allocations familiales (Caf) versent automatiquement l'ARS aux bénéficiaires. Toutefois, pour les enfants qui rentrent en CP et qui n'auront 6 ans qu'en 2019, les parents devront faire parvenir un certificat de scolarité à la CAF, a précisé le ministères des Solidarités et de la Santé."Si votre enfant est âgé de 16 à 18 ans, vous devez au préalable déclarer en ligne qu'il est bien scolarisé dans la rubrique 'Mon compte' sur caf.fr", indique le site internet service-public.fr, selon Le Figaro. Une"simple déclaration sur l'honneur" est suffisante.
Le malus sera augmenté pour les véhicules les plus polluants, "une manière de dissuader les gens" d'en acheter, a argumenté Bruno Le Maire.
Le sujet est sensible. Invité de Jean-Jacques Bourdin ce lundi matin sur BFMTV/ RMC, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a défendu le durcissement du malus automobile, dont le seuil de déclenchement passe de 117 à 110 grammes de CO2 par km dans le projet de budget 2020."Tout le monde devrait se dire que c'est une bonne chose que l'on abaisse ce seuil. On incite ainsi les Français à aller vers des véhicules qui seraient moins polluants", a-t-il déclaré. "Nous allons augmenter le malus pour les véhicules les plus polluants. Pour un véhicule qui émet 140g de CO2 par km, on va passer le malus de 690 à 1.901 euros. C'est une manière de dissuader les gens d'acheter des véhicules polluants", avait détaillé le ministre dimanche sur LCI.L'année 2020 marquera aussi le basculement vers l'adoption de la nouvelle norme de mesure des émissions dite WTLP, à des niveaux qui "seront, en moyenne, plus élevés de 24,8% que les anciens" mesurés par la norme NEDC, en voie d'abandon parce que basées sur des tests sur bancs d'essai et non sur route.Malus de 50 eurosConcrètement au plus tard à partir du 1er juillet, les voitures seront sujettes à un malus de 50 euros si elles émettent 138 grammes de CO2 par km en WLTP, soit le même tarif que pour une émission de 110 selon la norme NEDC.Pour être au malus maximal de 12.500 euros (contre 10.500 euros aujourd'hui), une voiture devra émettre plus de 172 grammes de CO2 au km avec la norme NEDC, et plus de 200 avec la norme WLTP.L'adoption exclusive de la norme WLTP pour mesurer les émissions sera obligatoire dans toute l'Union européenne à partir du 1er janvier 2021. "La bascule du premier semestre 2020 s'inscrit dans le cadre de la refonte de la procédure d'immatriculation des voitures de tourisme qui permettra la mise en place d'un certificat de conformité électronique", selon le projet de budget."La mise en place de ce certificat assurera notamment que le niveau d'émission de CO2 figurant sur les certificats d'immatriculation des véhicules sera celui mesuré conformément aux nouveaux cycles d'essai imposés au niveau européen, plus exigeants et conduisant à des résultats plus proches de la réalité", poursuit l'exposé des motifs de la refonte des taxes sur les véhicules à moteur.
Le mouvement de grève se poursuit à la SNCF : lundi, seulement 30% des TGV Atlantique circuleront.
Armez-vous de patience si vous devez prendre le TGV vers l'ouest lundi : en raison d'une grève à la SNCF, seuls 30% des TGV Atlantique circuleront. Le mouvement social très localisé, qui a lieu au Technicentre de Châtillon, dans les Hauts-de-Seine, se poursuit et devrait durer au moins jusqu'au 31 octobre.Près de 200 agents spécialisés dans la maintenance sont en grève. Un mouvement qui a déjà affecté la circulation des TGV Atlantique ce week-end, puisque quatre trains sur cinq ont circulé, selon la SNCF. "Jusqu'à aujourd'hui nous avons réussi à maintenir un plan de transports très significatif, avec 80 à 90% des trains qui circulent mais à partir de demain on passe à un plan de transports de 30% des TGV Atlantique qui circulent", a annoncé Gwendoline Cazenave, directrice des TGV Atlantique. Les clients pourront se faire rembourserConcrètement, lundi deux allers-retours sont prévus sur la ligne Paris-Nantes, deux sur Paris-Rennes, quatre sur Paris-Bordeaux, et la SNCF desservira aussi "Toulouse, Hendaye, Poitiers, Quimper, Brest" afin que "chaque destination soit desservie même en nombre limité", a détaillé la directrice. =1emLes clients ont été, selon elle, contactés par courrier électronique et pourront se faire rembourser ou échanger sans frais leurs billets."On est dans une situation de blocage parce que les agents nous demandent le paiement des jours de grève, ce qui est totalement impensable", mais aussi "une prime pour reprendre le travail", a-t-elle affirmé. Pour autant, "on continue à dialoguer", des "avancées" ont été réalisées sur le volet des conditions de travail "mais le paiement des jours de grève n'est pas possible".Selon Julien Troccaz, secrétaire fédéral du syndicat SUD-Rail qui a appelé à cette grève et qui s'est exprimé plus tôt dans la semaine, les cheminots ont protesté contre "une remise en cause des conditions de travail par la direction sans aucune concertation" avec le personnel.
Le numéro un mondial du streaming musical en ligne, le suédois Spotify, a de nouveau accusé le géant américain Apple d'abuser de sa position dominante, appelant les autorités de la concurrence à se pencher cette fois sur le nouvel abonnement Apple One annoncé mardi.
Spotify, déjà à l'origine de deux enquêtes des autorités européennes de la concurrence sur les applications Apple Store et Apple Pay, s'émeut de cette nouvelle offre tout-en-un et à bas prix, qui inclut un de ses deux principaux rivaux sur le créneau du streaming musical, Apple Music."Une nouvelle fois, Apple utilise sa position dominante et des pratiques injustes pour désavantager ses concurrents et les consommateurs en favorisant ses propres services", écrit Spotify dans un communiqué à plusieurs sites spécialisés."Nous appelons les autorités de la concurrence à agir urgemment pour resteindre l'attitude anticoncurrentielle d'Apple, qui, si elle est laissée sans contrôle, causera des dégâts irréparables à la communauté des développeurs et menacera nos libertés collectives d'écouter, d'apprendre, de créer et de se connecter", poursuit le fleuron suédois.Avec 299 millions d'utilisateurs au dernier pointage fin juin, dont 138 millions d'abonnés payants pour un chiffre d'affaires de 1,89 milliard d'euros, Spotify est de loin le leader mondial du streaming musical. Rare entreprise européenne à tenir la dragée haute à des géants américains, il devance Apple Music et Amazon Music, qui ont environ deux fois moins d'abonnés chacun.Coté à la Bourse de New York depuis 2018, Spotify est valorisé à son cours actuel à plus de 44 milliards de dollars. Mais l'entreprise continue à perdre de l'argent, du fait d'importants investissements pour se lancer dans de nouveaux marchés et développer son offre, notamment vers les podcasts.
A 79 ans, cette Belge vient d'être condamnée par la justice de son pays pour excès de vitesse. En juin 2016, la septuagénaire, deux fois grand-mère, a été flashée au volant de sa Porsche Boxter GTS à 238 km/h sur l'autoroute.
La justice a d'abord que cette femme née en 1937 tentait de couvrir le vrai conducteur du véhicule mais elle a bien confirmé que c'est elle qui roulait à près de deux fois la vitesse autorisée. "Je ne pouvais dormir ce soir là. J'ai décidé de faire un tour pour me vider la tête", a-t-elle expliqué devant la cour de Namur, citée par La libre Belgique, jeudi 20 juillet. Elle a affirmé qu'elle ne s'était pas rendue compte qu'elle roulait si rapidement au volant de son bolide gris métallisé, 330 chevaux sous le capot. Celle qui sera bientôt octogénaire a finalement été condamnée à 1 200 euros de d'amende et à trois mois de retrait de permis dont 45 jours avec sursis.
Camille Thelot, 27 ans, est morte fauchée par une voiture sur une autoroute en Australie le 3 juillet. Les parents de la jeune française, effondrés, ne peuvent pas se rendre en Australie, qui subit une nouvelle flambée de cas de Covid-19, alors que l'enquête pour déterminer les causes de sa mort est en cours.
"Une descente aux enfers". C'est ainsi que Dalila Thélot, la mère de Camille Thélot, raconte comment elle a appris la mort de sa fille, le 3 juillet dernier. Cette dernière était en voyage en Australie lorsqu'elle s'est fait faucher par une voiture sur l'autoroute. Les causes de sa mort sont encore floues, et sa famille et ses proches ne peuvent pas se rendre à Perth, où elle a disparu, en proie à une recrudescence de l'épidémie de coronavirus. L'enquête "pourrait prendre des semaines, voire des mois", rapporte la mère de la jeune femme auprès du Parisien. Covid-19: à quelles conditions peut-on voyager en Europe ?par BFMTV"Nos deux demandes de visa sont restées lettre morte"La jeune Française et son petit-ami rentraient à Perth après avoir participé à une voyage en haute mer pour une campagne de pêche à la crevette. Ils venaient de parcourir près de dix heures de route. Alors qu'elle était au volant, "Camille se gare sur la bande d'arrêt d'urgence", prise d'une "crise d'angoisse", détaille l'avocat de la famille dans les colonnes du Parisien. La jeune femme ouvre sa portière et "sans explications" traverse la quatre voies, ajoute l'avocat. Plusieurs véhicules l'évitent, mais pas la dernière : Camille meurt sur le coup. Un drame que ne parvient pas à expliquer ses proches, qui ne croient pas à la piste du suicide. Difficile depuis la France de savoir ce qu'il s'est passé. "Nos deux demandes de visa sont restées lettre morte", témoigne Delila. Avec son mari, elle a aussi tenté de se faire exempter de quatorzaine, à laquelle toute personne doit se soumettre à son arrivée dans la région. "Se murer deux semaines à nos frais dans un hôtel, c'est inaccessible pour nous", rapporte la mère de famille. La mort de Camille a provoqué une vague de solidarité autour de sa famille. Une cagnotte en ligne a été créée pour aider la famille à assumer les dépenses en Australie. Mercredi, l'avocat des Thelot a écrit au ministre des Affaires étrangères jean-Yves Le Drian pour lui demander "d'intervenir auprès des autorités australiennes pour trouver une solution", explique-t-il au Parisien. Pour l'instant, aucune réponse ne s'est fait entendre de la part du gouvernement.
Comment les Français vivent-ils la situation actuelle ? Selon un baromètre de BVA pour Orange et Europe 1, leur moral n'est pas au beau fixe.
Interrogés les 18 et 19 mars, c'est-à-dire les 2e et 3e jours après le début du confinement total, les sondés révèlent que leur moral n'est pas au beau fixe : plus d'une personne sur deux (51%) donne une note comprise entre 0 et 6 sur 10 pour traduire son état d'esprit du jour. La note moyenne est de 6,1. Le moral des Français apparaît nécessairement affecté par certains doutes. Plus de 4 personnes interrogées sur 10 sont inquiètes concernant la situation financière de leur foyer dans les semaines qui viennent (42%). Un tiers des salariés et indépendants expriment une inquiétude quant à la capacité de leur entreprise à faire face à la crise (35%). Difficile de faire les courses et de télétravaillerBonne nouvelle : pour le moment, les trois quarts des Français sont confiants quant à l'ambiance entre les membres de leur foyer dans les semaines qui viennent. L'humeur des personnes interrogées pâtit aussi des difficultés : 63% des sondés jugent difficile de faire leurs courses. 62% des personnes en télétravail estiment qu'il est difficile de travailler de chez elles. Plus des trois quarts des Français (76%) trouvent qu'il est difficile de maintenir une vie sociale dans cette période de confinement. Respecter le confinement, fournir des masques aux soignantsLa majorité exprime une crainte majeure : à propos de la situation du coronavirus en France et de son évolution dans le mois qui vient, 70% des Français pensent que le pire est devant nous.Comment pensent-ils pouvoir aider les soignants ? 71% des sondés estiment qu'il faut respecter à la lettre les consignes de confinement et d'éloignement pour limiter au maximum la contagion. 66% pensent qu'il faut fournir des masques de protection à tous les soignants. 33% prônent le lavage des mains et la désinfection des surfaces.
L'avion médicalisé transportant le principal opposant russe Alexeï Navalny, dans le coma après ce que son entourage affirme être un "empoisonnement", s'est envolé samedi matin de la ville sibérienne d'Omsk vers l'Allemagne, où il doit être soigné.
Ce départ survient après une journée de bras de fer entre ses proches et les médecins russes au sujet de son évacuation.Des journalistes de l'AFP ont vu l'avion décoller de l'aéroport de cette ville de Sibérie occidentale."Merci à tous pour votre persévérance. Sans votre soutien, nous n'aurions pas pu l'emmener!", a remercié sur Instagram la femme de l'opposant, Ioulia Navalnaïa, qui l'accompagne sur le vol, publiant une photo du brancard de son mari embarqué dans l'avion. "L'avion avec Alexeï s'est envolé pour Berlin. Un grand merci à tous pour votre soutien. La lutte pour la vie et la santé d'Alexeï ne fait que commencer, et il reste encore beaucoup d'épreuves à traverser, mais maintenant au moins le premier pas a été franchi", a déclaré sur Twitter la porte-parole de l'opposant, Kira Iarmych.Selon le site Flightradar, l'avion devrait atterrir à l'aéroport berlinois de Schönefeld à 9H24 locales (07H24 GMT). L'hôpital russe où a été admis l'opposant jeudi a donné son feu vert vendredi à son transport vers l'Allemagne, affirmant que son état était "stable", après s'y être initialement opposé. L'avion médicalisé affrété par une ONG allemande était arrivé vendredi matin à l'aéroport d'Omsk. Les médecins allemands ont pu examiner M. Navalny, 44 ans, et ont assuré être en mesure de le transporter à Berlin pour qu'il y soit soigné. Alexeï Navalny se rendait de Tomsk, en Sibérie, à Moscou en avion quand il a fait un malaise. L'appareil a dû faire un atterrissage d'urgence à Omsk.L'opposant y a été admis à l'hôpital et placé en réanimation sous respiration artificielle. Il se trouve actuellement dans le coma, dans un état grave.- "Empoisonnement intentionnel" -Son entourage affirme qu'il a été victime d'un "empoisonnement intentionnel", "avec quelque chose de mélangé à son thé".Les médecins russes ont eux assuré n'avoir détecté "aucun poison" dans le sang et l'urine de M. Navalny, affirmant privilégier l'hypothèse d'un "déséquilibre glucidique", provoqué par une baisse du taux de sucre dans le sang.Le ministère de l'Intérieur régional a indiqué que la police avait prélevé une substance chimique industrielle sur l'homme et son bagage, les médecins affirmant toutefois que cela n'aurait pas provoqué son malaise.L'avion privé médicalisé est arrivé à Omsk vendredi matin, mais les médecins russes ont d'abord refusé l'évacuation de M. Navalny, affirmant que son état était trop instable.La porte-parole de M. Navalny a attribué ce refus à une intention de "gagner du temps et attendre que le poison ne puisse plus être détecté dans son organisme".L'hôpital a finalement donné son accord dans la soirée, après l'examen par les médecins allemands du malade, une lettre de sa femme Ioulia Navalnaïa demandant au président Vladimir Poutine d'autoriser l'évacuation, et après que la famille de l'opposant a saisi la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).L'opposant devrait être transporté vers l'hôpital de la Charité à Berlin, où a été traité en 2018 un autre opposant russe, Piotr Verzilov, transporté par la même ONG, Cinema for Peace. Ce dernier, guéri, avait également dénoncé un empoisonnement.De nombreuses capitales occidentales et organisations internationales ont exprimé leur inquiétude et appelé à éclaircir les circonstances de l'hospitalisation. "Je suis aussi soulagé que si des terroristes venaient de libérer un ôtage après de longues négociations. Je veux croire que ce temps perdu ne coûtera pas la vie à Alexeï", a affirmé sur Twitter l'opposant Ilia Iachine.Principal opposant au Kremlin, dont les publications dénonçant la corruption des élites russes sont abondamment partagées sur internet, Alexeï Navalny a déjà été victime d'attaques physiques."Le FBK (Fonds de lutte contre la corruption) continue son travail", a affirmé sur Twitter juste avant le décollage sur place à Omsk Ivan Jdanov, directeur de cette organisation fondée par M. Navalny.Ces dernières années, de nombreux adversaires du Kremlin ont été victimes d'empoisonnement, ou en ont dénoncé, en Russie ou à l'étranger. Les autorités russes ont toujours démenti toute responsabilité.
Il s'agira de patients qui risquent de décéder dans les jours à venir faute d'assistance respiratoire.
"Des capacités limitées", mais une volonté d'aider le voisin français. La région allemande du Bade-Würtemberg, frontalière de la France, propose d'accueillir des patients français atteints du Covid-19 ayant besoin d'une assistance respiratoire, indique samedi 21 mars un porte-parole du ministère de la Santé local. Coronavirus : comment est la situation sanitaire en Allemagne ?par franceinfoLe ministère a demandé "à tous les hôpitaux du Land d'accueillir des patients nécessitant une assistance respiratoire issus de la région transfrontalière entre la France et l'Allemagne dans le cadre des capacités existantes", selon le porte-parole, qui confirme une information du journal local Schwäbische Zeitung. Les hôpitaux d'Alsace, région frontalière française frappée de plein fouet par la pandémie, "sont arrivés à la limite de leurs capacités en ce qui concerne le traitement" des personnes gravement atteintes par le virus, qui se propage à grande vitesse en Europe."Même si nous disposons aussi de capacités limitées (...) nous allons bien sûr essayer d'aider notre voisin français", a-t-il précisé à l'AFP. Selon le journal Schwäbische Zeitung, il s'agira de patients qui risquent de décéder dans les jours à venir faute d'assistance respiratoire.La région allemande dispose actuellement de quelque 2.300 lits équipés, dont 80% sont occupés, selon le journal. Une vingtaine de personnes infectées par le nouveau coronavirus sont actuellement en assistance respiratoire dans le Land. L'Allemagne a récemment annoncé vouloir doubler le nombre de lits équipés d'assistance respiratoire dans les hôpitaux pour assurer la prise en charge de patients atteints du nouveau virus, qui provoque dans certains cas des infections pulmonaires aiguës. Le pays dispose à ce jour d'environ 25.000 lits de ce type.
Météo France a placé lundi matin la Charente-Maritime en alerte orange aux inondations, qui rejoint ainsi la Gironde, les Landes et le Lot-et-Garonne. La vigilance a en revanche été levée dans le Gers.
Les intempéries n'ont pas épargné le Sud-Ouest ce week-end. Un homme de 40 ans, porté disparu depuis vendredi, a été retrouvé mort dimanche après-midi à Onard dans les Landes, portant à trois le nombre de morts en raison des intempéries. Intempéries dans le sud-ouest de la France : au moins 3 mortspar euronews (en français)Le quadragénaire a été découvert dans sa voiture près de l'Adour en crue, à 25 km à l'est de Dax."Les gendarmes l'ont retrouvé grâce aux traces de freinage sur la route et le talus. Il rentrait chez lui et a fait une sortie de route, il est tombé en contrebas dans une zone inondée", selon le vice-procureur de Dax Laurent Bidault. "La voiture était sous l'eau, invisible", a-t-il ajouté, précisant que "la route n'était pas inondée".Lundi 16 décembre, la Gironde, le Lot-et-Garonne, les Landes restaient placés en vigilance orange inondation en raison de crues importantes, tout comme la Charente-Maritime, rajoutée par Météo France dans son bulletin de 10h. L'alerte a en revanche été levée dans le Gers.Outre ces inondations, des vents violents ont sévi dans de nombreux départements, de la Normandie à la Corse, faisant vendredi un mort dans les Pyrénées-Atlantiques : un homme, âgé de 70 ans, est décédé lorsque son véhicule a percuté un arbre tombé sur la chaussée à Ilharre. Le même jour, cinq autres personnes ont été blessées pour les mêmes raisons dans le Lot-et-Garonne, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.Dans le département limitrophe des Landes, plus de 100 communes ont été affectées par ces inondations, une cinquantaine de routes étaient toujours coupées dimanche à la circulation et de nombreux habitants ont dû quitter leur logement, comme ces 22 personnes âgées d'un Ehpad à Saint-Martin-de-Seignanx, toujours logés dimanche dans d'autres maisons de retraite.Conséquence des vents violents de ces derniers jours, près de 3.400 foyers étaient encore privés d'électricité dimanche à 21h en Occitanie et surtout en Nouvelle-Aquitaine, selon Enedis. Au plus fort de la crise, dans la nuit de jeudi à vendredi, 400.000 foyers étaient sans électricité.
Une enquête a été ouverte après la découverte de smartphones dans la cellule d'un homme incarcéré pour sa participation présumée à un attentat raté à Paris.
Mis en examen en octobre 2017 pour "tentative d'assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste" et incarcéré provisoirement à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) pour avoir placé le 30 septembre dernier dans un immeuble du XVIe arrondissement de Paris des bonbonnes de gaz surmontées d'un dispositif de mise à feu électrique par téléphone, Amine B. a pourtant pu communiquer avec l'extérieur. Le 6 février, des surveillants du Bureau central de renseignement pénitentiaire ont en effet découvert lors d'une fouille deux smartphones cachés sous un des matelas de la cellule du détenu, fiché S tout comme son co-détenu, a affirmé samedi 7 avril le parquet de Créteil à l'AFP, confirmant une information du Parisien. Le trentenaire a ainsi pu notamment poster des messages sur Facebook entre le 12 décembre et le 6 février, encore visibles samedi sur son profil. Une enquête préliminaire a été ouverte en février et confiée à la police judiciaire parisienne. Les messages interceptés n'étant pas à caractère explicitement terroristes, les deux hommes ne devraient être poursuivis que pour "recel de remise illicite d'objet à détenu". En attendant les résultats de l'enquête, ils feront l'objet d'une convocation mercredi devant la commission de discipline de la maison d'arrêt. Ils encourent jusqu'à quatorze jours de quartier disciplinaire, selon Le Parisien.
Au lendemain de la diffusion d'une vidéo montrant le personnel du Monoprix de la Blancarde expulser Arthur et son chien-guide, la chaîne s'est excusée via les réseaux sociaux et a "fermement" condamné ces faits.
Arthur, 25 ans, est malvoyant et grâce à son chien guide Loya il peut se déplacer "en train, en avion, pour aller travailler, ou simplement pour aller faire des courses...", écrit le jeune homme lundi 8 octobre sur son compte Facebook. Mais vendredi 21 septembre, il n'a pas pu faire ses courses, déplore-t-il dans son post, vidéo à l'appui.Ce jour-là, le jeune homme se rend au Monoprix de la Blancarde, à Marseille. "Il n'y a pas de vigile à l'entrée. Puis au milieu du magasin, un homme qui faisait des mises en rayon et se présente comme le directeur du magasin. Il commence à dire que c'est n'importe quoi d'amener un chien ici", explique-t-il à Libération. Dans la vidéo, filmée par une autre personne, on peut entendre l'homme expliquer qu'il s'agit de respecter des normes d'hygiène.Arthur est défendu par plusieurs clients, mais cela ne fait pas changer d'avis le responsable. L'échange se transforme alors en altercation, le jeune homme refusant de sortir. Après avoir menacé d'appeler la police, le directeur fait finalement expulser le malvoyant et son chien. "C'est de la discrimination pure et dure", s'insurge l'auteur de la vidéo. Jusqu'à 450 euros d'amendeAlors que la vidéo est devenue virale, la chaîne Monoprix s'est excusée ce mardi 9 octobre via les réseaux sociaux et a "fermement" condamné ces faits. Contacté par Libération, Monoprix a par ailleurs indiqué que "des sanctions (allaient) être prises" contre le directeur. Comme le rappelle Arthur sur Facebook, selon l'article de la loi n°87-588 du 30 juillet 1987, l'accès aux lieux publics est autorisé aux chiens d'aveugle et leur en refuser l'accès est puni d'une amende de 150 à 450 euros.
Le préfet de l'Indre a ordonné samedi la suspension provisoire et immédiate de l'activité d'un abattoir du département, à la demande du ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, qui a dénoncé dans un communiqué les "pratiques inacceptables" de l'établissement.
Dans une nouvelle vidéo diffusée vendredi 2 novembre l'association de protection animale L214 dénonce des pratiques de maltraitance animale et des problèmes d'hygiène dans un abattoir de Boischaut, situé près de Châteauroux (Indre). L214 a porté plainte auprès du procureur de la République de Châteauroux pour "maltraitance et actes de cruauté" et a demandé "la fermeture immédiate de l'établissement" pour des raisons d'hygiène. L'association a également réclamé à Système U et Carrefour, qui commercialisent de la viande issue de cet abattoir, "de cesser immédiatement de s'approvisionner auprès de celui-ci".Ce samedi, le préfet de l'Indre a ordonné la suspension provisoire et immédiate de l'activité cet abattoir géré par la communauté de communes du Pays de La Châtre-Sainte-Sévère, à la demande du ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, qui a dénoncé dans un communiqué les "pratiques inacceptables" de l'établissement. Une enquête administrative lancéeLes images ont été tournées entre la fin août et le début du mois de septembre 2018 durant 19 heures qui "auront suffi à capter de nombreuses violations de la loi encadrant les conditions de mise à mort des animaux" ainsi que des manquements et des infractions aux "règles élémentaires en matière 'hygiène", rapporte L214. L'établissement avait déjà été inspecté par le ministère de l'Agriculture en 2016. Des infractions avaient été relevées mais peu de corrections ont été apportées dans les méthodes employées, relève ainsi l'association.Attention, ces images peuvent choquer La vidéo montre "des animaux, déjà suspendus par une patte, (qui) sont saignés alors qu'ils sont pleinement sensibles et conscients : aucun contrôle de sensibilité n'est effectué après l'utilisation du matador (pistolet à tige perforante) censé étourdir les animaux. Des bovins commencent à être découpés alors qu'ils sont encore vivants", décrit un communiqué de l'association. "Un chevreau ayant essayé de s'enfuir à plusieurs reprises est projeté au-dessus des autres avant d'être saigné, encore conscient, faute 'd'étourdissement' efficace. Un employé transperce la patte d'un autre chevreau pour le suspendre avant même de le tuer." L214 déplore aussi le fait qu'un "employé chargé de saigner les animaux ne porte aucun équipement professionnel : il est vêtu d'un simple t-shirt. Une fois assommés, les bovins tombent dans le sang et les excréments des animaux abattus avant eux. Entre deux saignées, le salarié pose son couteau à même le sol, à l'encontre des règles d'hygiène les plus élémentaires".Des "actes intolérables" selon le ministre de l'Agriculture, qui a également mandaté la Brigade nationale d'enquête vétérinaire pour diligenter une enquête administrative.
Une passagère du tramway de Bordeaux a été condamnée, d'après Sud Ouest, mercredi pour avoir frappé une mère et tenté de gazer ses enfants. Ceux-ci faisaient trop de bruit.Le drame a été évité par le sacrifice d'une femme.
Elle a été incommodée par du gaz lacrymogène à la place de deux enfants. Samedi dernier autour de 22 heures, une mère et ses deux enfants de 5 et 6 ans se sont retrouvés dans une rame du tramway de Bordeaux avec une quadragénaire très agressive.Durant le trajet, les bambins chahutent quelque peu. La passagère de 47 ans n'en peut plus. Ivre, elle dérape. Cette habitante de Floirac met une gifle à leur mère, insulte les enfants et s'empare de sa bombe lacrymogène pour les gazer. Au moment où le jet part, une autre passagère détourne la bombe et reçoit en plein visage le produit qui l'incommode fortement. "J'ai été choquée par l'attitude de cette femme et par ses propos", a-t-elle expliqué à Sud Ouest, qui rapporte ce fait divers.Alertée, la police a pu interpeller la quadragénaire en état d'ivresse. Placée d'abord en cellule de dégrisement, puis interrogée, elle a ensuite été jugée en comparution immédiate. Mercredi, indique Sud Ouest, le tribunal correctionnel de Bordeaux l'a condamnée à six mois de prison avec sursis.
L'ex-présentateur de Faites entrer l'accusé s'est exprimé au sujet de Jean-Marc Morandini dans On n'est pas couché, ce samedi 22 octobre. Insultant le présentateur mis en examen, il a aussi égratigné Laurence Ferrari et Audrey Pulvar, à qui il reproche de ne pas avoir réagi quant à l'arrivée de JMM sur iTELE.
L'affaire Jean-Marc Morandini continue à faire couler beaucoup d'encre et tout le monde semble avoir son mot à dire sur le sujet. Ce scandale sexuel qui agite le monde du PAF depuis plusieurs semaines a, en effet, été commenté par un visage emblématique du petit écran, en la personne de Christophe Hondelatte. Le samedi 22 octobre 2016, alors invité par Laurent Ruquier sur le plateau du talk-show de France 2 On n'est pas couché, l'ancien présentateur de Faîtes entrer l'accusé n'a pas mâché ses mots au sujet de la nouvelle recrue d'iTELE. Pour rappel, l'arrivée du présentateur sur la chaîne d'information fait justement extrêmement polémique, au sein même de la rédaction qui a décidé de faire grève en guise de protestation contre la prise d'antenne de l'ex-animateur du Grand Direct des Medias sur Europe 1.Audrey Pulvar trop silencieuse ?Ainsi, après avoir qualifié Morandini d'"immense pervers" et de "gros dégueulasse" (actuellement mis en examen pour corruption de mineurs aggravée et placé sous contrôle judiciaire), Christophe Hondelatte a regretté l'absence de prise de position de la part de certains confrères du principal intéressé dans le groupe Canal+. La plus grande cible de ces attaques était d'ailleurs l'ex-acolyte de Laurent Ruquier, Audrey Pulvar, qui officie désormais en solo dans l'émission Pop Up sur C8. Il a ainsi commenté : "Audrey Pulvar, la grande révolutionnaire du journalisme français, toujours prompte à donner des leçons (...) là elle ne dit pas un mot au sujet de Morandini. Elle pense à son boulot d'abord, à son job d'abord. Je lui en veux beaucoup, parce que moi je veux bien qu'on soit révolutionnaire, ça me gêne pas j'adore les exaltés, mais il faut l'être dans tous les cas, y compris quand ça menace ses intérêts." Remonté et visiblement déçu, il a ajouté : "C'est d'ailleurs là qu'on voit les vrais révolutionnaires, c'est lorsque ça menace ses intérêts ! Quand ça menace son émission sur C8, quand ça menace son émission sur iTÉLÉ, quand ça menace le gros salaire que sans doute elle a gardé de l'ancienne direction de Canal+, (...) alors je trouve qu'elles ne sont pas très courageuses (Ndlr : évoquant alors aussi Laurence Ferrari )... Le métier est menacé à travers cette affaire-là. Je leur demande d'être beaucoup plus courageuses, franchement. Des réponses qui tournent autour du potPour le moment, Audrey Pulvar n'a pas directement réagi à ces remarques mais a posté ce message via son compte Twitter : "Bonne soirée la twit­thaine. Conti­nue de penser en rond, c'est le meilleur moyen d'être au chaud, tranquille, noyé dans le nombre. #Atchao". De son côté, Laurence Ferrari s'est contentée d'encourager les grévistes d'iTELE à reprendre le dialogue. Enfin, la direction de la communication d'iTELE a annoncé ce lundi 24 octobre 2016 la suspension de Morandini Live, tant que le mouvement social n'aura pas stoppé. De quoi calmer Hondelatte ?
Depuis sa mise en examen pour corruption de mineur aggravée en septembre dernier, Jean-Marc Morandini peut compter ses soutiens sur les doigts de la main. Et à en juger par un virulent échange de tweets, ce 22 novembre 2016, Stéphane Bern ne fait définitivement pas partie de la liste !
Si les règlements de compte de stars via réseaux sociaux interposés sont légion, il en est d'autres pour qui c'est loin d'être une habitude. Stéphane Bern, notamment, compte parmi ces discrets, s'exprimant uniquement avec la retenue et la parcimonie qu'on lui connaît. En tout cas jusqu'à ce mardi 22 novembre, où ce dernier a plus que jamais sorti les griffes face à certains propos de Jean-Marc Morandini.Tout part d'un article publié sur son blog au sujet des propos qu'aurait tenu le présentateur vedette de Secrets d'Histoire, le temps d'une conférence à Bruxelles. Titré "Stéphane Bern furieux contre les dirigeants de France TV : 'Ils ont du pouvoir mais sont ignares'", le papier est très vite commenté par le principal intéressé via son compte Twitter, qui considère ses propos totalement sortis de leur contexte : "Encore l'obsession du buzz. Je parlais des débuts de "Secrets d'Histoire" il y a 10 ans et des difficultés à expliquer les figures d'histoire.""Marre de recevoir des leçons de morale de Moran­dini"Les choses auraient pu en rester là. Mais Jean-Marc Morandini réplique, bien décidé à faire valoir son point de vue. "Voici les propos origi­naux. A aucun moment il n'est dit que c'était il y a 10 ans... désolé", peut-on lire quelques heures plus tard sur sa page personnelle du réseau social à l'oiseau bleu, accompagné de l'article d'un journal belge dont il dit tirer ses sources. Il n'en fallait pas moins pour que le ton monte d'un cran.Stéphane Bern riposte, de façon plus cinglante cette fois, fort du soutien de la directrice de France Télévisions Delphine Ernotte : "C'est archi faux ! Je préci­sais que c'était au début de Secrets d'His­toire, et marre de rece­voir des leçons de morale de Moran­dini." Et pour cause, mouillé depuis cet été dans différentes affaires de corruption de mineurs, qui ont conduit à sa mise en examen en septembre dernier, l'animateur porte assez mal le costume de donneur de leçons.C'est pas moi, c'est eux !Tandis que l'un se défend en arguant sa reprise d'une source utilisée par beaucoup, l'autre enfonce le clou sur les obligations inhérentes au métier de journaliste. Un duel à distance qui se ponctue finalement par le présentateur phare de France 2, qui a célébré son anniversaire il y a quelques jours. "Vous avez lancé l'offensive.Vous avez voulu faire un buzz sans vérifier vos infos, fondées sur un tabloïd belge discrédité. Ne jouez pas la victime." Voilà qui est dit !
La préfecture a estimé que des mineurs ne pouvaient pas jouer une scène polémique.
La préfecture de la Sarthe a demandé qu'une scène de la pièce de théâtre "Sur le concept du visage du fils de Dieu" ne soit pas jouée après avoir reçu des courriers d'associations catholiques, a rapporté Libération. L'auteur de la pièce, l'Italien Romeo Castellucci a reçu samedi 14 avril le soutien de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, au nom de "la liberté de création".Cette pièce, jouée deux fois cette semaine au théâtres jumelés les Quinconces-L'Espal du Mans, contient une scène au cours de laquelle des enfants portant des sacs à dos lancent des grenades sur un portrait géant du Christ. Des associations catholiques ont dénoncé un blasphème et une "insulte à la culture française". Ils ont ainsi envoyé des courriers au préfet de la Sarthe, qui, après avoir demandé l'avis de la Direction départementale de la cohésion sociale, a décidé d'interdire à des enfants de jouer cette scène de 12 minutes."Considérant l'âge des enfants retenus pour la prestation et les caractéristiques de la scène à laquelle les mineurs devaient participer, le préfet de la Sarthe a refusé cette autorisation de l'emploi par un arrêté préfectoral. Cet arrêté n'a pas vocation à interdire cette scène durant le spectacle, il vise uniquement à préserver les mineurs qui auraient dû y participer," a indiqué la préfecture dans un communiqué.De son côté, la direction du théâtre s'est dite "déçue". "Nous regrettons que nous n'ayons pas pu pleinement remplir notre mission et défendre les valeurs d'engagement, de citoyenneté et d'ouverture qui sont les nôtres", a-t-elle écrit.Samedi, la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, s'est emparée du sujet, en rappelant son "attachement profond à la liberté de création" et en saluant "le travail de l'artiste".
Malgré la forte opposition des États-Unis, la France est "décidée à mettre en oeuvre une taxe sur les plus grandes entreprises du numérique", a soutenu vendredi 5 avril, le ministre des Finances, Bruno Le Maire.
En arrivant à une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bucarest, Bruno Le Maire a affirmé qu'il n'était pas question d'abandonner son projet de loi, présenté le 6 mars dernier. La France est "décidée à mettre en oeuvre une taxe sur les plus grandes entreprises du numérique", a-t-il martelé ce vendredi 5 avril. "Tous les États prennent librement et souverainement leurs décisions en matière fiscale", a-t-il expliqué, réagissant aux propos tenus la veille par le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Ce dernier a exhorté la France à renoncer à sa taxe sur les géants d'internet, lors d'une réunion avec son homologue français Jean-Yves Le Drian à Washington. Selon M. Pompeo, cette taxe "aurait un impact négatif sur les géants américains de la technologie et sur les citoyens français qui utilisent leurs services".Les États-Unis mécontentsCe n'est pas la première fois que les États-Unis manifestent leur mécontentement. En mars déjà, le Trésor américain avait annoncé que les États-Unis envisageaient de saisir l'Organisation mondiale du commerce des taxes que la France et d'autres pays européens envisagent de créer, jugées "discriminatoires" par Washington. Vendredi, le lobby des entreprises numériques à Bruxelles, le CCIA, est aussi reparti à l'attaque. "Au lieu d'adopter une taxe numérique nationale discriminatoire, en contradiction avec les règles de l'UE en matière d'aides d'État et qui perturbe les relations commerciales, la France devrait mener des efforts pour une réforme fiscale plus ambitieuse et globale", a-t-il soutenu. Le CCIA estime en effet que l'impôt français favoriserait des entreprises nationales au détriment de firmes étrangères et pourrait par conséquent être considérée comme une aide d'État illégale selon les règles de la concurrence européenne.Actuellement le taux moyen d'imposition en Europe des multinationales du numérique, comme Google, Apple, Facebook et Amazon (les GAFA), n'est que de 9%, contre 23% pour les sociétés tous secteurs confondus.Un impôt français faute d'accord européenM. Le Maire a pris la décision d'introduire un impôt en France, constatant que les 28 pays de l'UE ne parviendraient pas à s'entendre sur une taxe européenne sur les géants d'internet, en raison de l'opposition de l'Irlande, de la Suède, du Danemark et de la Finlande. "Ce projet de taxe française sur les grandes entreprises du numérique a déjà été adopté en commission à l'Assemblée nationale et il sera adopté dans quelques jours à l'Assemblée nationale pour apporter plus de justice et plus d'efficacité à notre système fiscal", a-t-il ajouté à Bucarest. Il a rappelé que d'"autres Etats européens s'étaient engagés dans la même voie, comme la Grande-Bretagne et l'Autriche"."Taxer le numérique n'est pas protectionniste"M. Le Maire a appelé les États-Unis à accélérer les travaux à l'OCDE pour s'entendre sur une taxation juste et commune des géants du numérique au niveau international "afin d'éviter la multiplication des taxes nationales". "J'espère que nous pourrons parvenir d'ici 2020 à un accord au sein de l'OCDE sur la taxation des grandes entreprises du numérique et dès qu'il y aura un accord au sein de l'OCDE sur la taxation des géants du numérique nous retirerons notre taxe nationale", a-t-il précisé. Le commissaire européen à la Fiscalité, Pierre Moscovici, a apporté son soutien à M. Le Maire en arrivant à la réunion dans la capitale roumaine. "Il faut que nos amis américains comprennent que taxer le numérique n'est pas quelque chose qui est protectionniste", a déclaré l'ancien ministre français des Finances. Et d'ajouter : "Il n'y a rien d'anti-américain (...) dans la volonté de taxer le numérique, juste une volonté de justice, de faire en sorte que cette économie du numérique soit taxée de manière proportionnée là où elle crée de la richesse et des profits".
Dans un communiqué publié lundi, le syndicat appelle à une augmentation "immédiate" des salaires, pensions et de la protection sociale.
La CGT a appelé lundi 3 décembre dans un communiqué à une "grande journée d'actions" le 14 décembre pour une augmentation "immédiate" des salaires, pensions, et de la protection sociale. "L'absence de réponses concrètes et immédiates du gouvernement et du patronat, leur refus d'ouvrir de véritables négociations, génèrent une légitime colère dans la population", écrit le syndicat, en référence au mouvement des "gilets jaunes" dont il assure "partager" la "colère".La date du 14 décembre coïncide peu ou prou à la date à laquelle doit être prise officiellement la décision sur le Smic, même si le Premier ministre Edouard Philippe a écarté la semaine dernière l'idée d'un éventuel "coup de pouce", se contentant de la revalorisation automatique pour la septième année consécutive. Une manifestation dans le calme samediSamedi, plusieurs milliers de manifestants - 15.000 selon les organisateurs, 2.100 selon la police - ont défilé dans le calme à Paris à l'appel de la CGT, pour réclamer un infléchissement de la politique du gouvernement et soutenir les chômeurs. Ils ont défilé sans incident et entourés d'un imposant service d'ordre de la CGT. Parmi eux, beaucoup de gilets rouges de la CGT mais aussi quelques "gilets jaunes", dont la manifestation avait lieu en même temps sur les Champs-Élysées, sur fond de violences et d'affrontements avec les forces de l'ordre. La CGT avait lancé son appel le 20 novembre, trois jours après la première journée de mobilisation des "gilets jaunes" avec laquelle elle a marqué au début ses distances, avant d'esquisser un appel à la convergence des luttes.
Mardi "sera sans doute très dur", a prévenu le directeur général de SNCF Transilien. La RATP évoque de son côté des conditions de transport "particulièrement difficile".
Mardi noir en perspective dans les transports publics d'Île-de-France ? En raison de la journée de mobilisation intersyndicale contre la réforme des retraites qui s'annonce particulièrement suivie mardi 17 décembre, la RATP et la SNCF conseillent aux voyageurs de limiter leurs déplacement. "Afin de préserver la sécurité de tous, je recommande aux clients de Transilien de ne pas venir en gare et d'utiliser d'autres moyens de transport, notamment le covoiturage. Cette recommandation concerne particulièrement la journée de mardi pendant laquelle le trafic sera plus réduit qu'aujourd'hui (lundi) du fait de l'appel intersyndical à manifester", a expliqué le directeur général de SNCF Transilien, Alain Krakovitch. "Mardi sera sans aucun doute très dur", a insisté le patron des trains de banlieue franciliens. "Nous aurons demain 70 à 80% de trains en moins, alors que nous transportons sans doute 3 millions de personnes, sur les 3,5 millions habituels", a-t-il poursuivi. "Je sais que cela fait douze jours que nous conseillons aux Franciliens de ne pas se déplacer, que le message est dur à entendre au bout de douze jours... Je suis conscient que peu de personnes peuvent télétravailler dix jours, onze jours, ou prendre des congés, ou reporter leurs rendez-vous médicaux, etc.", a-t-il reconnu."Je sais comme c'est difficile, mais c'est mon devoir d'alerter", a souligné M. Krakovitch, évoquant des risques très élevés de cohue malgré les efforts des agents pour canaliser les voyageurs. "Ce n'est facile pour personne d'être dans ces conditions de stress, de fatigue... On n'agit pas tout à fait avec raison dans ces conditions de promiscuité. On pense à soi, à l'urgence de rentrer, à l'importance d'aller au travail, et on oublie l'autre. C'est humain, mais c'est aussi dangereux", a-t-il plaidé. Même discours à la RATP. "Compte tenu du mouvement social en cours et des manifestations prévues pour demain (mardi), les conditions de transport seront particulièrement difficiles sur le réseau RATP. Nous conseillons à nos voyageurs de limiter leurs déplacements", a prévenu le groupe lundi, sur son compte Twitter.La SNCF et la RATP doivent publier lundi à 17h leurs prévisions détaillées de trafic pour mardi.
L'un des deux policiers qui se trouvait dans le fourgon attaqué à Lyon, en pleine manifestation des "gilets jaunes", raconte comment il a vécu cette situation.
"Heureusement que les véhicules s'étaient enlevés devant nous, sinon ça aurait pu dégénérer un peu plus". Olivier, brigadier de la compagnie autoroutière Auvergne-Rhône-Alpes, se trouvait dans le fourgon de police qui a été caillassé samedi 16 février à Lyon par des manifestants de l'acte 14 des "gilets jaunes". C'est lui qui a filmé, au côté de sa jeune collègue au volant, cette séquence choc qui a suscité l'indignation du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Au micro de BFMTV, le policier revient sur le déroulement des faits et raconte comment leur véhicule s'est retrouvé pris au piège sur l'autoroute A7 qui traverse la ville."On a été appelé pour une fermeture impromptue de l'autoroute, à la suite de la manifestation. On a été débordé par les manifestants et, pour les protéger, il fallait couper une bretelle d'autoroute. On s'est retrouvé dans le flot de circulation et, donc, impossible d'avancer", confie le policier.La vidéo montre des projectiles toucher violemment le fourgon, dont les vitres ont été brisées. Pendant que la jeune policière au volant exprime son inquiétude, son collègue lui conseille de garder son sang-froid et d'avancer pour rejoindre des renforts. "Au plus vite, il a fallu qu'on parte. Je suis d'une nature assez calme et j'ai avec moi une jeune fonctionnaire. Je n'ai pas à rajouter à son stress, j'ai plus de vingt ans d'expérience. Envenimer la situation n'aurait rien changé, sortir l'arme encore moins. On avait d'autres moyens, dont la fuite, pour sortir", estime Olivier.Ils étaient là pour sécuriser la manifestationLe policier affirme avoir été "surpris" par ce "déchaînement" de violence, car sa mission consistait à effectuer une "sécurisation de leur manifestation" et non pas assurer le maintien de l'ordre. "C'est inadmissible de s'en prendre aux forces de l'ordre. On est là pour les protéger, par pour autre chose. J'estime qu'il n'y pas d'excuse à avoir et il faut qu'ils assument leurs actes". Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a dénoncé une "violence insupportable" dans un tweet. "Demain ils seront dans leur commissariat pour enregistrer la plainte d'une femme agressée ou sur le terrain pour porter secours à un commerçant braqué. Leur quotidien: nous protéger. Notre devoir: ne rien laisser passer. STOP !", a ajouté le ministre en soutien aux policiers. La préfecture du Rhône a condamné "avec la plus grande fermeté l'attaque de CRS hier lors des manifestations de gilets jaunes à Lyon", dans un communiqué publié dimanche matin. Une enquête pour violences avec arme et en réunion a été ouverte.
Ce jeudi matin dans "Le grand 8" sur D8 , Laurence Ferrari et Roselyne Bachelot n'étaient pas vraiment sur la même longueur d'ondes... Après un désaccord sur le fonctionnement des questions au gouvernement, les deux femmes se sont expliquées en direct.
L'ex-ministre, chroniqueuse de l'émission, a haussé le ton face à la présentatrice. Lors de la séquence ci-dessous en vidéo, un extrait des questions au gouvernement a été montré à l'ex-ministre, présentant une atmosphère tendue entre Manuel Valls et Emmanuel Macron. Laurence Ferrari, visiblement choquée par la prise de bec entre les deux hommes, souhaite faire réagir Roselyne Bachelot, qui tempère l'alarmisme ambiant...à sa manière. L'ancienne ministre des Sports relativise et évoque le contexte piégeux de l'hémicycle, taclant au passage sa consoeur : "Quand on n'a pas été au gouvernement, on ne connaît pas les questions de l'opposition, parfois même de sa propre majorité, très heureuse de nous tirer le tapis sous les pieds". Laurence Ferrari n'adhère pas à cette thèse et Roselyne Bachelot la renvoie dans ses cordes : "Non crois-moi. Tu n'as pas été au banc du gouvernement, moi j'y étais", le tout en la tutoyant et en la pointant du doigt. Déboussolée, l'ex-présentatrice du JT de 20h de TF1 n'a pas cherché à envenimer les débats et a fini par agréer l'expérience de l'ancienne ministre dans les travées de l'Assemblée Nationale ."Parfois, ils vous mettent un intitulé et vous en pose un autre pour vous mettre dans les pièges", conclura Roselyne Bachelot, avec l'approbation de la journaliste n'osant piper mot.
Un incendie s'est déclaré jeudi soir dans la forêt de Chiberta, en plein centre d'Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, contraignant à l'évacuation de dizaines d'habitations, a constaté un correspondant de l'AFP.
"Plusieurs dizaines d'hectares ont brûlé" dans le secteur du Pignada de la forêt de Chiberta, a indiqué à l'AFP le maire Claude Olive. "Nous avons fait évacuer toutes les résidences de part et d'autre du feu"."Les Canadair viennent de faire leur dernière rotation. Ils nous ont bien aidés et maintenant les pompiers vont intervenir à pied", a-t-il poursuivi, alors que la nuit tombait.Outre ces deux avions bombardiers d'eau, au moins 65 sapeurs-pompiers intervenaient sur cette zone urbaine, selon les pompiers du département. Des dizaines de personnes ont été contraintes d'évacuer leur maison, a constaté un correspondant de l'AFP qui a vu des gens partir en voiture avec des valises jetées à la hâte dans leur véhicule."Dans le bas de ma rue, les flammes s'approchaient des maisons et elles étaient très vigoureuses, on est tous montés dans nos voitures", a indiqué une habitante à ce correspondant de l'AFP."A 20H00 tout allait bien, puis à 20h30, on nous a dit +Que tout le monde sorte ! le vent a tourné", raconte en pleurs une jeune fille évacuée de l'appartement de son petit ami."J'avais les flammes à dix mètres ! D'habitude, ici, il y a jamais de vent", s'est exclamé l'habitant d'une maison en bout de rue, en lisière de forêt.La forêt de Chiberta, composée de pins, est un ilot de verdure au sein de l'agglomération Bayonne-Biarritz-Anglet densément peuplée.Entre le fleuve Adour et l'Atlantique, cette forêt est bordé à l'ouest par un parcours de golf, et des villas luxueuses.
Claude Guéant a réagi ce mardi 20 mars à la mise en garde à vue de Nicolas Sarkozy dans le dossier des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L'ancien bras droit du président à l'Élysée, lui même mis en examen dans cette affaire, assure n'avoir "jamais vu un centime de financement libyen".
"Comme je l'ai déjà dit, je n'ai jamais vu d'argent circuler", a répété ce mardi sur LCI puis sur franceinfo l'ancien secrétaire général de l'Élysée, sans faire plus de commentaires. "Il n'y a pas d'élément dans le dossier qui justifie aujourd'hui une telle mesure spectaculaire de garde à vue. Après cinq ans d'enquête, on n'arrive toujours pas à prouver qu'un seul centime d'argent libyen a été versé à Nicolas Sarkozy", a ensuite abondé auprès de l'AFP son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi.Cinq millions d'euros en provenance de Libye ?La mise en garde à vue de Nicolas Sarkozy marque cependant un nouveau coup d'accélérateur dans ce dossier tentaculaire instruit par des magistrats du pôle financier depuis 2013. L'enquête avait déjà connu une accélération en novembre 2016 avec les déclarations fracassantes à Mediapart de l'homme d'affaires Ziad Takieddine, qui a assuré avoir remis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur et à son directeur de cabinet Claude Guéant, trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance du régime Kadhafi, entre novembre 2006 et début 2007. Des accusations farouchement démenties par les deux hommes.À l'issue de sa garde à vue - susceptible de durer jusqu'à 48 heures -, Nicolas Sarkozy peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d'une éventuelle mise en examen ou convoqué ultérieurement. Cette mesure coercitive est possible dès lors qu'il existe "une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner" qu'une personne a commis une infraction punie d'une peine d'emprisonnement, d'après les textes. Le député européen Brice Hortefeux, un très proche qui fut ministre de l'Intérieur pendant le quinquennat Sarkozy (2007-2012), est pour sa part entendu en audition libre, a indiqué une source proche du dossier.L'enquête, ouverte notamment pour détournements de fonds publics et corruption active et passive, a été élargie en janvier à des soupçons de "financement illégal de campagne électorale", selon une source proche du dossier. Cette décision fait suite à un rapport des policiers anticorruption de l'OCLCIFF, daté de septembre, qui pointait la circulation d'espèces dans l'entourage de Sarkozy durant la campagne 2007. Interrogés par les enquêteurs, Éric Woerth, trésorier de la campagne présidentielle, et son adjoint chargé de la distribution des enveloppes, Vincent Talvas, avaient expliqué que l'argent provenait de dons anonymes, pour un montant global entre 30.000 et 35.000 euros, une justification contestée par d'ex-salariés de la campagne.Les enquêteurs s'interrogent également sur plusieurs opérations suspectes, notamment un virement de 500.000 euros perçu par Claude Guéant en mars 2008, en provenance d'une société d'un avocat malaisien. Il a toujours affirmé qu'il s'agissait du fruit de la vente de deux tableaux, sans convaincre les juges qui les ont mis en examen notamment pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée.
Combinaison blanche sous un soleil de plomb, les quatre fossoyeurs désinfectent le cercueil, puis le portent en terre. Pas de famille, pas de couronne. Dans ce cimetière de l'ouest du Venezuela, les plus humbles n'ont rien à débourser pour enterrer leurs proches morts du Covid-19.
D'ordinaire, la crémation coûte 200 dollars, une somme astronomique dans ce pays en crise où le salaire mensuel minimum équivaut environ à trois dollars.Depuis que la pandémie est arrivée au Venezuela en mars, 16 défunts ont été enterrés dans ce coin du cimetière municipal de San Cristobal, à quelques kilomètres de la Colombie. Mais, mesures sanitaires obligent, les inhumations se font sans les proches. Un déchirement dans cette région du Venezuela où les cérémonies funéraires attirent normalement proches, amis, collègues et voisins des défunts par dizaines. "La famille ne peut pas être présente à l'enterrement. Pourquoi ? C'est notre protocole de sécurité. Seuls les fossoyeurs peuvent être là", explique Fermin Perez qui travaille depuis 30 ans au cimetière de San Cristobal.Seule concession: "les proches peuvent nous apporter une croix avec le nom du défunt, que nous apposerons par la suite", dit René Perez, régisseur du cimetière.Le personnel, mais aussi le cercueil et le corbillard sont systématiquement désinfectés après chaque enterrement, souligne Ronald Zerpa de la Protection civile locale.La peur de tomber malade "est toujours là, mais notre protocole est solide", assure un employé qui, il y a quelques mois, n'aurait jamais cru que la pandémie due au nouveau coronavirus déferlerait sur le Venezuela.Selon les chiffres officiels, 49.877 cas ont été recensés pour 402 décès liés à la maladie au Venezuela. Mais l'opposition et des ONG comme Human Rights Watch estiment que ces chiffres sont largement en deçà de la réalité.
"Moi, je ne t'oublierai pas." C'est le message lancé par David Hallyday à son père lors du premier concert de sa tournée, dans la Nièvre ce vendredi 9 mars. Son premier spectacle depuis la mort de Johnny Hallyday.
Un show très attendu et qui n'a pas déçu. En communion avec le public, il a évidemment rendu hommage à son papa. Les 400 spectateurs du casino de Pougues-les-Eaux ont pu applaudir deux chansons de Johnny rapporte LCI : "Sang pour sang" évidemment qu'il lui avait écrite à la fin des années 90, extrait de son album le plus vendu, mais aussi "Je ne t'oublierai jamais". L'occasion pour David Hallyday de lui envoyer un "je t'aime" avant de promettre de ne jamais l'oublier. "David nous a fait passer beaucoup d'émotions", a commenté une spectatrice sur LCI. Selon la chaîne d'information, il en a aussi profité pour adresser un message à sa sœur Laura avec qui il conteste le testament de son père. Une affaire qui ne devrait pas se régler sur scène, mais devant les tribunaux. À deux, ils ont intenté une action en référé notamment pour obtenir un droit de regard sur l'album posthume de leur père. C'est devant le tribunal de Nanterre que ce dossier devrait avancer dès le 15 mars prochain.
En pleine visite diplomatique en Chine, le président de la République et son épouse, Brigitte Macron, ont tenté de négocier un prêt plus long pour les deux pandas qui sont arrivés en France en 2012.
Yuan Zi ("Rondouillard") et Huan Huan ("Joyeuse") font la fierté du zoo de Beauval situé dans le Loir-et-Cher. Il s'agit d'un couple de pandas arrivé de Chine en 2012. Initialement, le prêt des animaux vedettes du parc est de dix ans. Mais selon les informations de Paris Match, Emmanuel Macron espère bien le faire évoluer. C'était d'ailleurs l'un des sujets posé sur la table des négociations lors de son voyage diplomatique en Chine du 4 au 6 novembre. Paris Match affirme ainsi que lors d'un dîner mardi soir au JardiYu, à Shanghai, le chef de l'Etat a officiellement demandé une extension de dix ans du prêt des deux pandas géants à son homologue chinois.Rodolphe Delord, le directeur du zoo, qui faisait partie de la délégation présidentielle, estime que l'affaire est en bonne voie. Les deux pandas pourraient rester encore 10 ans de plus, soit jusqu'en 2032 minimum. "Je suis confiant. Tous les feux sont au vert mais il ne faut rien lâcher", a-t-il confié à Paris-Match. Pour cause, il semblerait que le président chinois, Xi Jinping, n'ait pas formellement validé la demande d'Emmanuel Macron. Le "prêt" pourrait être reconduit en 2020, à l'occasion de la COP 15 biodiversité qui se déroulera en Chine.Brigitte Macron attachée à ces pandasPour le zoo de Beauval, ces deux pandas sont très importants. Depuis leur arrivée, la direction assure que la fréquentation de son parc a bondi de 600 000 à 1,6 million de visiteurs. Beauval explique avoir également beaucoup investi dans la recherche autour de la reproduction des pandas qui est très compliquée. "Nous avons ainsi financé des colliers émetteurs", indique dans les colonnes du Parisien, Delphine Delord, directrice de la communication du zoo, sans ne donner aucun chiffre.Enfin, Brigitte Macron est également particulièrement attachée à ces pandas, puisqu'elle est la marraine de Yuan Meng ("Accomplissement d'un rêve"), le bébé du couple de mammifères né en 2017. La Première dame ne manque jamais une occasion de donner des nouvelles du petit ursidé qui va aujourd'hui très bien. Contrairement à ses parents, le petit panda devrait quant à lui quitter la France pour la Chine l'an prochain.
Des parents de l'école Jules-Ferry à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) ont eu la désagréable surprise de voir une classe fermer. Loin de se démonter, ils ont décidé de donner les cours eux-mêmes rapporte France Bleu.
Ils ne sont pas instituteurs mais se chargent tout de même d'assurer les cours. C'est la drôle d'histoire dans laquelle se sont embarqués certains parents pour protester contre la fermeture d'une classe à l'école Jules-Ferry à Biarritz. La moyenne d'élèves par classe, supérieure à 30, est pourtant la plus élevée des Pyrénées-Atlantiques. Cette rentrée a même vu enregistrer 18 nouveaux inscrits dans cet établissement. La mairie et l'inspection académique se renvoient la balle, les parents ont donc décidé de prendre les devants. "Sur les grandes villes, où il y a plusieurs écoles, on regarde les effectifs au global. Au global de Biarritz, on n'est pas à 30 élèves par classe. Il y a de la place dans les écoles de la ville [...] Je fais en sorte qu'il y ait suffisamment de postes et de places sur une ville donnée, après c'est la responsabilité du maire de les inscrire dans une école. Et sur Biarritz, il n'y a pas de sectorisation communale", répond François-Xavier Pestel, le directeur académique, à France Bleu.À tour de rôleDes propos peu appréciés par la municipalité, ni par le sénateur (LR) Max Brisson : "Le directeur d'Académie n'a pas compris que ce département était marqué par de grandes mobilités ces derniers mois, et qu'il fallait adapter sa méthode. Il renvoie la patate chaude avec une manière qui est assez désobligeante. Il est responsable de la carte scolaire. Il n'a pas conservé assez de postes." Surtout, c'est cette déclaration qu'aurait prononcée François-Xavier Pestel qui aurait motivé les parents : "Biarritz n'est pas la commune la plus défavorisée de France, les élèves peuvent bien y travailler dans une classe à 30"."Ce n'est plus du tout le cas avec des classes surchargées et des doubles niveaux", contredit Julie Lemboley, mère d'un écolier, au micro de la radio. Depuis ce mardi 8 septembre, les parents volontaires ont instauré un roulement. Dans cette classe à chaque fois deux parents assurent les cours, en liaison avec les instituteurs afin d'assurer la continuité pédagogique. Maider Arostéguy, maire de Biarritz, a quant à elle écrit au ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer pour dénoncer cette situation.
Les rennes ont l'habitude de se regrouper en cas de mauvais temps. Une attitude qui explique l'ampleur du bilan.Une véritable hécatombe.
Plus de 300 rennes sauvages sont morts foudroyés dans le sud de la Norvège, a-t-on appris lundi 29 août auprès des autorités norvégiennes. Il n'y a pas de précédent connu. Les 323 cervidés, dont 70 jeunes, ont été retrouvés vendredi par un garde-chasse sur le plateau du Hardangervidda, un parc national où vivent quelque 10.000 rennes à l'état sauvage. Les images de télévision montraient des corps d'animaux gisant sur un espace très concentré. "Il y a eu des orages très forts vendredi dans la région. Les animaux se regroupent en cas de mauvais temps et ceux-là ont été frappés par la foudre", a déclaré à l'AFP un responsable de la Direction norvégienne de l'environnement, Kjartan Knutsen. "C'est inhabituel. Nous n'avons jamais vu cela se produire à une telle échelle", a-t-il ajouté.Les autorités norvégiennes doivent encore se prononcer sur le sort des animaux. "Nous allons décider sous peu si on laisse la nature suivre son cours ou bien si nous faisons quelque chose", a dit M. Knutsen. Sur les 323 rennes foudroyés, cinq ont dû être abattus.
Lors de la séance de questions au gouvernement mardi 27 mars, le leader de La France insoumise (LFI) a rendu un émouvant hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, dont l'héroïsme a "remis le monde humain en ordre". Alors que Marine Le Pen et Laurent Wauquiez ont pointé la "défaillance" des autorités, le député des Bouches-du-Rhône a assuré au contraire qu'il était certain que le gouvernement avait "fait tout ce qui était en (son) pouvoir."
Quatre jours après le drame, l'Assemblée nationale a rendu hommage mardi 27 mars, avant le Sénat, aux victimes des attaques jihadistes de l'Aude et à "un héros français", le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, par une minute de silence. La séance de questions au gouvernement a par ailleurs été exceptionnellement modifiée. Chaque président de groupe a posé au gouvernement une question en lien avec l'attaque terroriste de Carcassonne et de Trèbes, qui ont fait ensuite l'objet d'une réponse groupée du Premier ministre.L'intervention de Jean-Luc Mélenchon a été particulièrement remarquée. "À Trèbes et à Carcassonne, comme ailleurs auparavant, l'acte terroriste a déployé une abject violence, mais qui était calculée. Son but : subjuguer la raison, imposer la soumission à la peur qui pousse au chacun pour soi, et pour finir abolir la norme humaine", a commencé le leader de la France Insoumise. "Cependant, le mal a été vaincu, parce que la scène a été inversée. Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame a remis le monde humain en ordre. Il a réaffirmé la primauté de la compassion. Il a assumé la primauté d'un altruisme absolu, celui qui prend pour soi la mort possible de l'autre, illustrant ainsi les valeurs de foi et de philosophie auxquelles il était attaché personnellement". Une déclaration qui lui a valu une salve d'applaudissements de la part des députés de La République en Marche (LREM) et des Républicains (LR), ce qui est "assez rare pour être souligné", a relevé sur Twitter une journaliste de Franceinfo.Mélenchon dénonce la polémique"En ce sens, le lieutenant-colonel Beltrame est un héros de la condition humaine. (...) À notre tour de refuser à l'ennemi quelque victoire que ce soit et d'abord celle de la division, de la confusion, et de la polémique qui viendrait à nous déchirer", a poursuivi le député des Bouches-du-Rhône. La présidente du Front national Marine Le Pen a notamment pointé une "défaillance profonde" des autorités tandis que Laurent Wauquiez a dénoncé une "coupable naïveté" d'Emmanuel Macron. "Monsieur le Premier ministre, opposition nous vous disons, nous sommes certains que vous, vos ministres et tous les services de l'État avez dans cette circonstance fait tout ce qui était en votre pouvoir du mieux que vous pouvez", a-t-il lancé à Édouard Philippe. "Nous sommes disponibles pour l'union autour de la mémoire de ceux qui sont morts et de l'exemple qu'ils nous donnent", a-t-il assuré ajoutant "appelez-nous à un deuil national et nous répondrons favorablement".
Le président américain Donald Trump a ouvertement revendiqué sa volonté de minimiser la menace du Covid-19 tout en étant conscient du danger qu'il représentait, selon un nouveau livre du journaliste Bob Woodward.
"J'ai voulu toujours le minimiser", expliquait-il dans un échange téléphonique le 19 mars, retranscrit dans cet ouvrage intitulé "Rage" et dont CNN publie des extraits."Je veux toujours le minimiser parce que je ne veux pas créer de panique", ajoutait-il.Plusieurs semaines plus tôt, le 7 février, il expliquait au même journaliste combien le Covid-19 était "un truc mortel".Le livre, qui doit sortir le 15 septembre, s'appuie en particulier sur un total de 18 interviews accordées au journaliste entre décembre 2019 et juillet 2020 enregistrées avec l'accord de Donald Trump.Interrogée sur ces propos du président, sa porte-parole, Kayleigh McEnany, a défendu sa gestion de la pandémie et sa communication sur cette dernière."Le président n'a jamais menti aux Américains sur le Covid", a-t-elle affirmé lors de son point de presse quotidien. "Le président a fait preuve de calme", a-t-elle ajouté.Le Covid-19 a fait à ce jour plus de 189.000 morts aux Etats-Unis.Dans un premier livre sur la présidence Trump publié il y a deux ans, M. Woodward avait dressé le portrait d'un président inculte, colérique et paranoïaque que ses collaborateurs s'efforcent de contrôler pour éviter les pires dérapages.Bob Woodward s'est rendu célèbre à travers le monde pour avoir révélé, avec Carl Bernstein, le scandale du Watergate qui a contraint Richard Nixon à la démission en août 1974.
Pour la députée européenne LR, le président "n'est pas à la hauteur" et "met notre pays en grande difficulté."
Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017, la députée européenne Les Républicains Nadine Morano avait voté Emmanuel Macron qui faisait alors face à la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen. Sur RTL, Nadine Morano a affirmé mercredi 22 qu'elle ne voterait "jamais plus" pour l'actuel président, et ce, même s'il était opposé à l'extrême-droite. "Je peux vous dire que plus jamais je ne glisserai un bulletin Emmanuel Macron dans l'urne", a affirmé Nadine Morano. "Même s'il faisait face à Marine Le Pen en 2022 ?", demande alors le journaliste. "Les choses sont claires, je vous le dis 'plus jamais"", a répété l'eurodéputée. "Je pense à la manière qu'il a de traiter les difficultés et ne pas arriver à faire face, je pense aux 'gilets jaunes', je pense à l'insécurité, je pense à l'immigration, je le vois aujourd'hui sur la question européenne où il nous entraîne vers le fédéralisme...", a expliqué Nadine Morano avant de conclure : "Il n'est pas à la hauteur. Il met notre pays en grande difficulté."
Dans une interview au Point, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle revient sur le coup de sang de Jean-Luc Mélenchon lors des perquisitions menées notamment au siège du parti La France insoumise.
"Le comportement de Jean-Luc Mélenchon est indigne et cette histoire est insupportable", tonne Eva Joly dans une interview au Point samedi 20 octobre. "Jean-Luc Mélenchon alimente l'idée que les élus devraient bénéficier d'un traitement spécifique. C'est vraiment l'ancien monde", lâche la députée européenne écologiste dans les colonnes de l'hebdomadaire. "Quand j'ai commencé dans la magistrature, à chaque fois qu'une enquête butait sur un élu, il fallait se dessaisir... Cette période est terminée, il n'y a plus de privilèges et tant mieux", poursuit-elle. Pour celle qui a instruit l'affaire Elf, il est temps que l'exécutif "rompe le lien avec le parquet" et cite au Point un exemple récent. "Emmanuel Macron tenait à désigner lui-même le nouveau procureur de Paris (en remplacement de François Molins, ndlr), car Paris est une juridiction sensible, celle où se traitent toutes les grandes affaires du pays, de terrorisme comme de la plupart des affaires de corruption financière". Selon Eva Joly, cette connexion entre l'exécutif et le parquet est "une faiblesse qui crée une suspicion dans laquelle s'engouffre Jean-Luc Mélenchon. Ce lien entre l'exécutif et le parquet, même s'il ne joue que dans 0,001 % des affaires, suffit à semer le doute dans l'opinion". "Ce n'est pas le Jean-Luc que je connais" L'ancienne magistrate évoque le "plaisir" qu'elle a eu à connaître "un peu" Jean-Luc Mélenchon et se souvient avoir "parfois manifesté côte à côte" avec lui "lorsqu'il siégeait au Parlement européen". "J'ai été choquée de l'entendre se moquer de l'accent toulousain d'une journaliste qui l'interrogeait. J'ai aussi été attaquée de la sorte et cela m'a blessée par le passé", commente la franco-norvégienne. Mercredi 17 octobre, dans les couloirs de l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon s'était moqué de l'accent du Sud d'une des journalistes qui le questionnait. Il avait répété ses propos en appuyant son accent méridional et avait ensuite sollicité "une question formulée en Français. Pour Eva joly, "Jean-Luc Mélenchon file un mauvais coton". "Ce n'est pas le Jean-Luc que je connais", lâche-t-elle.
L'officialisation du nouveau gouvernement a entériné le départ de Christophe Castaner du ministère de l'Intérieur. Au cours des deux dernières années, il a dû faire face à de nombreuses polémiques Place Beauvau.
Son nom n'a pas été cité par Alexis Kohler, secrétaire général de l'Elysée, lors de l'annonce du nouveau gouvernement de Jean Castex. Pour Christophe Castaner, ce lundi 6 juillet marque donc officiellement la fin d'une aventure qui aura duré près de 21 mois au ministère de l'Intérieur. Nommé en octobre 2018 à la place de Gérard Collomb, l'ancien délégué général de la République en marche (2017-2018) quitte son ministère juste après s'être mis à dos les policiers, en colère à la suite de ses annonces sur la technique de la clé d'étranglement et du plaquage ventral. Une énième polémique pour celui qui a multiplié les difficultés Place Beauvau. Un peu plus d'un mois après sa nomination, Christophe Castaner a dû faire face à la crise des "Gilets jaunes", dont les premières manifestations ont commencé le samedi 17 novembre 2018. Les incidents du 1er décembre ont fait entrer le mouvement social dans une nouvelle dimension et ont plongé le désormais ex-ministre de l'Intérieur au coeur des critiques concernant les stratégies de maintien de l'ordre. Une vidéo le montrant dans les bras d'une jeune femme sur la piste de danse d'une boîte de nuit, quelques heures après "l'acte XVII" des "Gilets jaunes" en mars 2019, lui attirera les foudres de l'opinion publique. Quelques semaines plus tard, lors des manifestations du 1er mai, Christophe Castaner évoque "une attaque" de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Mais, dès le lendemain, des images montrent que les manifestants tentaient en fait de fuire des charges de la police. Le 3 mai, il revient sur ses propos et affirme que "non, la Pitié-Salpêtrière n'a pas été attaquée"."L'affaire Steve" et les "propos précipités" après l'attentat de la prefecture de policeLe passage de Christophe Castaner à l'Intérieur a également été émaillé par le décès tragique de Steve Maia Caniço. Au cours d'un rassemblement organisé à l'occasion de la Fête de la musique, à Nantes, le jeune homme de 24 ans est tombé dans la Loire. Très rapidement, de nombreux témoignages accusent les forces de l'ordre, venues disperser la foule pour mettre fin au rassemblement. En octobre 2019, l'ancien socialiste est de nouveau vivement critiqué après l'attentat à la préfecture de police de Paris. Le jour de l'attaque, il affirme que le tueur, un employé de la préfecture, n'avait jamais présenté "le moindre signe d'alerte". Mais, dès le lendemain, l'enquête, qui s'appuie sur des SMS échangés entre l'assaillant et sa femme, suggère une radicalisation islamiste du tueur. Les propos de Christophe Castaner, jugés précipités, entraînent alors le ministre de l'Intérieur dans une nouvelle polémique.Au moment de l'épidémie de coronavirus, il se retrouve en première ligne pour faire respecter le confinement. Avant, quelques semaines après la sortie de la crise sanitaire, de faire face à ceux qu'il a si souvent tenu à défendre coûte que coûte...
En plein spectacle, la barge sur laquelle étaient disposées les fusées s'est enflammé, provoquant l'arrêt du feu d'artifice.
Il n'aura duré au final qu'un quart d'heure. Le feu d'artifice de Bordeaux a été brutalement interrompu quelques minutes après le début du spectacle. En cause, un incendie, qui s'est déclaré sur la barge depuis laquelle les fusées étaient tirées. Les milliers de spectateurs venus assister à la fête ont aperçu des flammes en plein milieu de la Garonne, rapporte France Bleu Gironde. Immédiatement, des embarcations de secours ont été envoyées en direction de la barge, sur laquelle se trouvaient toujours les pyrotechniciens. Aucun blessé n'a été à déplorer. Mais, vers 23h30, la décision a été prise de ne pas reprendre le spectacle.
La cour d'appel de Paris a émis mercredi un avis favorable à la remise à la justice internationale de Félicien Kabuga, accusé d'être le "financier" du génocide au Rwanda et qui tente par tous les moyens d'être jugé en France après plus de 25 ans de cavale.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel, qui était chargée d'examiner la validité du mandat d'arrêt émis par le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), a ordonné sa remise à cette structure chargée d'achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda (TPIR). Elle a par ailleurs rejeté une question prioritaire de constitutionnalité qui avait été déposée par les avocats de M. Kabuga, actuellement écroué en France.Ce dernier, assis sur une chaise roulante, est resté impassible à l'énoncé de la décision, demandant seulement où il pouvait être transféré.-Pourvoi en cassation -Sa défense a aussitôt annoncé saisir la Cour de cassation, qui aura deux mois pour se prononcer. En cas de rejet, il y aura encore un délai d'un mois pour le remettre au MTPI."Je m'attendais à cette décision, on est dans un contexte extrêmement politique", a déclaré à des journalistes Me Laurent Bayon, un de ses avocats, à l'issue du délibéré.L'octogénaire, longtemps l'un des fugitifs les plus recherchés au monde, invoque son état de santé et la crainte d'une justice partiale pour refuser son transfert à Arusha, en Tanzanie, où siège le tribunal de l'ONU qui doit le juger pour génocide et crimes contre l'humanité."Un transfert à Arusha et les conditions de détention à Arusha ne lui permettraient pas de survivre et, du coup, qu'il y ait un procès au bout du bout, tant pour les victimes que pour lui", a estimé Me Bayon.La semaine dernière, un juge du MTPI à La Haye, William Sekule, a estimé que le Rwandais devait être transféré à Arusha quand les conditions seraient réunies, rejetant une requête du procureur du MTPI qui souhaitait la remise de M. Kabuga à l'antenne du tribunal international à La Haye compte tenu des restrictions de voyage mises en place à cause de la pandémie de Covid-19.M. Kabuga, âgé de 87 ans selon ses dires, a subi l'an dernier une ablation du côlon dans un hôpital parisien et souffre de "délires" selon ses avocats, qui veulent le faire juger en France.Arrêté le 16 mai en banlieue parisienne, le vieil homme est notamment accusé d'avoir créé, avec d'autres individus, les milices hutu Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 qui fit, selon l'ONU, 800.000 morts, essentiellement au sein de la minorité tutsi. Et d'avoir mis sa fortune à contribution pour acheminer des milliers de machettes aux miliciens.Mais l'ancien président de la tristement célèbre Radio télévision libre des Mille collines (RTLM), qui diffusa des appels aux meurtres des Tutsi, conteste l'intégralité des sept chefs d'inculpations.- La Haye ou Arusha ? -"Tout cela ce sont des mensonges. Les Tutsi, je les ai aidés dans tout ce que je faisais, dans mes affaires, je leur faisais crédit. Je n'allais pas tuer mes clients", avait déclaré Félicien Kabuga, en kyniarwanda, devant la chambre de l'instruction lors de l'audience examinant le mandat d'arrêt émis par le MTPI.Pour contester son transfert à Arusha, ses avocats ont mis en avant le cas de sept accusés du TPIR mal soignés, dont un décédé avant son procès, évoquant les maladies endémiques, l'état du système de santé tanzanien, et la crise sanitaire liée au Covid-19.Mais dans son arrêt, la chambre de l'instruction estime qu'il n'y a "aucune raison objective de douter que le MTPI soit en capacité d'assurer à Félicien Kabuga les mêmes garanties médicales que celles qui sont actuellement offertes en France".Enfin, les avocats de M. Kabuga craignent que, une fois en Tanzanie, le MTPI ne décide de remettre leur client aux autorités rwandaises, contournant ainsi le refus de la France de livrer les suspects du génocide à Kigali.C'est pourquoi la défense a écrit mardi au MTPI pour lui demander officiellement de se dessaisir au profit de la justice française, qui a déjà jugé et condamné trois génocidaires.
Dans la Vienne (86), les chaleurs moites favorisent le retour des mouches, au grand dam des agriculteurs, souligne La Nouvelle République.
« C'est sensible, évitez d'écrire n'importe quoi », avertit un membre de la chambre d'agriculture à la Nouvelle République, dimanche 21 juin. En effet, dans la Vienne, cette région paisible du centre-ouest de la France, été rime avec chaleurs moites et invasion de mouches aussi irritantes que vrombissantes. « Toutes les eaux usées stagnantes sont à éviter (fosses septiques défectueuses, réserves d'eaux usées, fossés, etc.), a indiqué Jean-Luc Soulard, maire de Rouillé, commune particulièrement touchée, dans un communiqué. Aussi les agriculteurs éleveurs doivent également être attentifs aux retraits des lisiers réguliers et des traitements adaptés aux élevages, limitant le développement des mouches. Les moutons, chèvres, chevaux et ânes sont les principaux vecteurs de prolifération. »"C'est honteux"Ce n'est pas le seul courrier que l'élu a envoyé, ajoute La Nouvelle République. En effet, le 17 juin, ce dernier a demandé aux agriculteurs rullicois de mettre en place toutes les mesures nécessaires pour limiter la prolifération des mouches. De quoi déclencher un tollé sur les réseaux sociaux. « C'est honteux de comprendre que les agriculteurs éleveurs, tranquilles dans leur campagne, sont fautifs de la reproduction invasive des mouches due à la saison pluvieuse, a déploré un agriculteur dans un post. Que faire ! Les mouches sont aussi à Paris ou à Poitiers centre-ville... Où sont les animaux ? » Preuve du "malaise" : le silence radio des autorités publiques. D'après le média local, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a refusé d'aborder le sujet. La personne contactée a affirmé "ne pas avoir le droit de parler" et a invité le journal à se tourner vers le service communication de la préfecture.Les mouches sont un problème récurrent dans la région. Déjà en 2010, à Exoudun (79), à 18 kilomètres de Rouillé, le maire avait distribué des tapettes pour contrer l'invasion. En 2017, à l'occasion de l'élection présidentielle, il avait aussi mis des dispositifs anti-mouche dans les bureaux de vote.
Johnny Hallyday touchait chaque année environ 800.000 euros sur la vente de ses disques. Une somme qui pourrait exploser cette année.
Laura Smet et David Hallyday ont ouvert un nouveau front judiciaire contre Laeticia Hallyday, en demandant le gel de 75% des royalties des albums de Johnny Hallyday, rapporte BFMTV mardi 13 novembre.Les deux enfants de la star décédée en décembre dernier ont assigné les trois maisons de disques du chanteur pour bloquer le pourcentage des revenus liés à la vente de ses albums. Ces sommes, qui étaient auparavant versées à Johnny Hallyday le sont désormais à sa veuve, conformément au testament du chanteur. Mais si le droit français était appliqué, elles reviendraient à David, Laura, Jade et Joy. Le tribunal de Paris examinera cette requête le 27 novembre. Jusqu'à sa mort, Johnny Hallyday touchait chaque année environ 800.000 euros issus de la vente de ses disques. Ces royalties représenteraient la principale source de revenus de Laeticia, selon BFMTV. D'autant plus que ces sommes pourraient exploser cette année, notamment avec la sortie de l'album posthume du rockeur.En lançant cette procédure en France, Laura et David espèrent empêcher le trust américain JPS, qui gère le patrimoine de Johnny pour le compte de Laeticia, selon les volontés du chanteur, de toucher les royalties. L'argent deviendrait alors hors d'atteinte pour les aînés.
Parmi les mesures envisagées figurent l'​interdiction de la vente d'alcool après 20h, de tout rassemblement au-delà de 10 personnes ou encore l'interdiction de location de salle pour les fêtes.
Après Lyon, Bordeaux, Toulouse, Lille, Marseille ou encore Nice, ce devrait être au tour de Paris de prendre de nouvelles mesures pour lutter contre le Covid-19. Emmanuel Macron a ainsi indiqué mardi, lors de sa visite d'un Ehpad du Loir-et-Cher, que des mesures supplémentaires allaient être prises "dans les prochaines heures", notamment pour Paris. Elles "seront communiquées par le ministre (de la Santé Olivier Véran), soit mercredi soir, soit jeudi matin", a précisé le chef de l'Etat. Le ministère de la Santé a par ailleurs indiqué qu'Olivier Véran prévoyait de faire son point hebdomadaire sur la progression de l'épidémie ce mercredi à 19h. Un Conseil de Défense sur le Covid-19 se tient ce mercredi matin à l'Elysée, juste avant le conseil des ministres. Il doit aborder la situation épidémique, la nécessité de mesures localisées là où la circulation du virus augmente ou encore la manière d'accélérer les résultats des tests et les modalités d'utilisation de tests salivaires, selon des sources proches de l'exécutif. Paris, où le taux d'incidence du virus est remonté en flèche et atteint désormais 204 cas pour 100.000, selon le ministère, soit davantage qu'à Lyon ou Marseille, devrait à son tour être soumise à des mesures plus strictes. Selon des sources concordantes, une réunion s'est d'ailleurs tenue lundi entre l'Agence régionale de santé d'Île-de-France, la mairie et la Préfecture de police de Paris. De nouvelles mesures ont été envisagées pour la capitale : interdiction de vente d'alcool à partir de 20h, interdiction de tout rassemblement au-delà de 10 personnes, interdiction de location de salle pour des fêtes, y compris pour des mariages, baisse de la jauge maximale autorisée pour les grands rassemblements de 5.000 à 1.000 personnes. Aucune mesure ne serait en revanche envisagée pour les Ehpad de la région parisienne, les transports, ni de restrictions d'horaires pour les bars et restaurants, rejetées catégoriquement par la maire de Paris Anne Hidalgo.La mairie de la capitale met en garde contre des mesures trop contraignantes qui handicaperaient la vie économique et sociale. "Nous, nous appelons à la vigilance : nous allons vivre longtemps avec ce virus il faut faire quelque chose de vivable. L'objectif c'est de se protéger mais il faut laisser une vie sociale se faire", a expliqué Anne Souyris, adjointe de la maire de Paris chargée de la Santé. "Si on interdit encore toute manifestation dehors, qu'allons-nous faire des manifestations culturelles du type 'Nuit Blanche' (prévue le 3 octobre) ou les cinémas en plein air ?", s'est-elle interrogée.Alors que le Conseil scientifique appelle à des contraintes plus strictes dans les 20 grandes métropoles, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Lille, Marseille ou encore Nice ont toutes annoncé ces derniers jours de nouvelles restrictions pour tenter d'enrayer le rebond du virus. Ces limitations portent sur la taille des rassemblements autorisés, les visites dans les Ehpad, les fermetures ou réductions d'horaires des bars.Avec ces mesures localisées, mais qui concernent désormais la plupart des grandes métropoles, la France a durci les conditions sanitaires pour tenter de freiner le rebond qui voit une multiplication des cas positifs et d'admissions à l'hôpital, comme dans d'autres pays voisins.
Le cas du Haut-Commissaire aux retraites est loin d'être isolé.
Vie publique et transparence sont-elles vraiment conciliables ? Ces dernières années, de nombreux exemples laissent penser qu'il peut, en tout cas, y avoir des hiatus entre les discours affichés et la réalité des faits. Oublis à répétition, accusations de conflits d'intérêts et cumul d'activités prohibé : le cas du haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye illustre la difficulté pour certains politiques à se conformer aux règles de la transparence. Les oppositions sont à nouveau tombées dimanche à bras raccourcis sur le "Monsieur retraites" du gouvernement, après la révélation par Le Monde que ce ne sont pas 3, mais 13 mandats supplémentaires - dont 11 bénévoles - qu'il a oublié de déclarer à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Il a aussi revu à la hausse certaines rémunérations perçues."La suspicion de conflits d'intérêts (avec le monde de l'assurance) à l'égard de M. Delevoye le disqualifie totalement", selon la présidente du RN Marine Le Pen. "Cet homme est un menteur. Qu'il parte, avec son projet aussi" sur les retraites, a déclaré Alexis Corbière (LFI), alors que l'artisan de la réforme n'a lui-même pas exclu de démissionner.Le gouvernement soutient le haut-commissaire : "la bonne foi de Jean-Paul Delevoye est totale" et il s'est mis en règle une fois les manquements signalés, assure Edouard Philippe, quand le ministre Julien Denormandie relève que "le mandat où il y avait rémunération, celui-ci il l'avait déclaré". Il s'agit de la présidence de Parallaxe, institut de réflexion sur l'éducation dépendant du groupe de formation IGS. Or la Constitution interdit "toute activité professionnelle" aux membres du gouvernement. Face à la polémique et au hashtag #DelevoyeGate sur les réseaux sociaux, le haut-commissaire a quitté cette fonction et s'est engagé à rembourser les sommes perçues. Mais pour certains élus comme pour l'association Anticor, la cause est entendue. "Si un parlementaire se permettait cela, @hatvp transmettrait son dossier à la justice", a tweeté la sénatrice LR Catherine Procaccia. Anticor se réserve la possibilité d'une telle saisine.Une décision attendue mercrediUne réunion du collège de la HATVP se tient mercredi, qui n'a jamais été autant sous pression. Ce sera la dernière de son actuel président Jean-Louis Nadal. "Organisme rigoureux et indépendant" né après le scandale Cahuzac en 2013, la Haute autorité "dira le droit", selon le président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM). Selon sa jurisprudence, elle saisit la justice en cas d'"omission substantielle" des intérêts d'un déclarant ayant bien eu une intention de dissimulation.Autres options : la HATVP peut porter une simple "appréciation", ou demander à l'intéressé de se "déporter" des dossiers où il serait en conflit d'intérêts. "Jean-Paul Delevoye a pris acte de sa légèreté, il a eu une réaction rapide", estime René Dosière, président de l'Observatoire de l'Éthique Publique, renvoyant une décision au politique plutôt qu'à la justice. Cet ancien député PS se remémore son action "vigoureuse" pour remettre de l'ordre dans primes et salaires lorsqu'il était à la tête du Conseil économique, social et environnemental (Cese) de 2010 à 2015. Il déplore que le gouvernement n'ait pas suivi sa préconisation, cet été lors de l'affaire Rugy, de s'attacher un déontologue."Delevoye a été habitué à émarger à des conseils d'administration pendant des années, à toucher 15-18.000 euros par mois... Il pensait peut-être que ça passerait", son cumul de rémunérations, tacle une source parlementaire LREM. Comment Jean-Paul Delevoye, qui a tardé à remplir sa déclaration d'intérêts après son entrée au gouvernement en septembre, a-t-il pu faire preuve de négligence ? "J'ai été extrêmement attentif à ma déclaration de patrimoine", en cours de contrôle par la HATVP et non encore publique, et "j'avoue ne pas avoir porté la même attention à ma déclaration d'intérêts", reconnaît-il. La première déclaration permet de vérifier qu'il n'y a pas enrichissement personnel, et est à l'origine de la plupart des dossiers en justice. La seconde doit éviter qu'un intérêt privé n'interfère avec une fonction publique. Les deux sont obligatoires depuis le précédent quinquennat pour 15.000 élus et responsables publics. Elles sont entrées dans les moeurs, parfois avec quelques réticences. Ainsi Edouard Philippe lui-même, alors député LR qui avait voté contre les lois sur la transparence de 2013, les avait remplies de façon désinvolte l'année suivante, avant de s'y plier en fin de mandat.
Des milliers de demandeurs d'asile sans nourriture et sans eau erraient jeudi près du camp de Moria sur l'île de Lesbos, ravagé par deux incendies consécutifs, le gouvernement grec peinant à leur venir en aide alors que Paris et Berlin ont lancé une initiative commune pour en accueillir des centaines en Europe.
Depuis l'île française de Corse, où avait lieu un sommet des pays du sud de l'Europe, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a exhorté l'Union européenne à placer la crise migratoire au coeur de ses préoccupations."L'Europe doit passer des paroles de solidarité à une politique d'actes de solidarité. Nous devons mettre la crise migratoire au coeur de nos discussions et être beaucoup plus concrets", a-t-il déclaré.A Moria, des familles désespérées, souvent avec des enfants très jeunes, s'apprêtaient à passer une troisième nuit en plein air, sans tentes, certaines sans couvertures."Nous avons tout perdu, nous sommes abandonnés à nous-mêmes, sans nourriture, sans eau, sans médicaments", soupire Fatma Al-Hani, une Syrienne de Deir-Zor, qui porte son enfant de deux ans dans les bras. Mercredi, elle a juste réussi à sauver des flammes ses papiers d'identité.Certains demandeurs d'asile ont dû marcher jusqu'au village avoisinant pour trouver de l'eau.Les incendies de mardi et mercredi soir, qui ont détruit le camp surpeuplé et sordide de Moria, surnommé "la jungle", ont laissé près de 12.700 personnes sans abri dont 4.000 enfants. La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé jeudi le lancement d'une initiative franco-allemande afin de permettre l'accueil dans l'UE de migrants mineurs qui se trouvaient à Moria."L'Allemagne et la France vont y participer, j'espère aussi d'autres Etats membres", a-t-elle déclaré lors d'une conférence à Berlin, estimant elle aussi que le drame de Moria doit pousser les pays de l'UE à "enfin" aboutir à une politique migratoire commune, qui actuellement "n'existe pas".Le président français Emmanuel Macron a indiqué que Paris était en train de se coordonner avec Berlin pour l'accueil de réfugiés.Dans la foulée, les Pays-Bas ont proposé d'accueillir une centaine de migrants, pour moitié mineurs, parmi les milliers qui se retrouvent sans abri.Le vice-président de la Commission européenne, Margaritis Schinas qui s'est rendu jeudi à Lesbos a indiqué qu'"il y aurait dans les prochains heures des navires financés par l'UE pour héberger les demandeurs d'asile vulnérables.La Commission a contribué au transfert en Grèce continentale de 400 mineurs non accompagnés en vue de leur relocalisation en Europe, a-t-il souligné.- "Fermer Moria"-Pour sa part, le gouvernement grec peine à secourir ces migrants et a appelé les autorités locales à Lesbos à trouver "une solution rapide" pour héberger les sans abri.Toutefois, certains habitants s'opposent au projet gouvernemental de créer un nouveau camp fermé. Près des ruines du camp de Moria, des barrages ont été dressés jeudi pour tenter de bloquer les travaux d'installation de nouvelles tentes."C'est l'occasion où jamais de fermer définitivement Moria. Nous ne voulons pas d'un autre camp et nous allons nous opposer à tous les travaux entrepris", a déclaré à l'AFP Vaguélis Violatzis, président de la commune de Panagiouda.Le gouvernement de droite au pouvoir depuis un an a durci la politique migratoire et promis la construction de nouveaux centres d'enregistrement fermés à Lesbos et sur les quatre autres îles de la mer Égée où vivent au total plus de 24.000 personnes, soit quatre fois plus que leur capacité initiale. Mais ces projets annoncés l'année dernière se sont heurtés aux vives réactions des habitants.A l'intérieur de Moria, jonché de conteneurs et de tentes calcinés, un troisième feu s'est déclaré jeudi après-midi avant d'être rapidement circonscrit.Fatma est inquiète pour son plus jeune fils, qui a de la fièvre et souffre de vomissements depuis jeudi matin. "C'est donc ça l'Europe? Je n'en peux plus, je demande juste que mon bébé se porte bien, qu'il puisse grandir en paix!", dit cette la mère de deux enfants qui s'effondre en larmes."Moria est le symbole de tout ce qu'il faut changer", a souligné Margaritis Schinas. "Ce n'est pas tolérable que certains pays membres portent sur leurs épaules un fardeau disproportionné par rapport aux autres pays-membres", a-t-il ajouté.L'agence onusienne du Haut commissariat des réfugiés (CE) à Lesbos était en train de fournir des tentes, des sacs de couchage, des matelas et du matériel d'hygiène aux sans abri."Nous essayons d'héberger les plus vulnérables comme les femmes seules", a indiqué à l'AFPTV Astrid Castelein, responsable du HCR-Lesbos.La Protection civile grecque a déclaré l'état d'urgence pour quatre mois à Lesbos, île de la mer Egée, forte de 85.000 habitants et principale porte d'entrée des migrants en Grèce en raison de sa proximité avec la Turquie. Les incendies à Moria n'ont pas fait de victime mais ont détruit surtout la partie principale du centre d'enregistrement et d'identification, mis en place depuis 2015 à Lesbos pour limiter le nombre des exilés à destination de l'Europe.Un ferry est arrivé jeudi matin au port de Mytilène, chef-lieu de l'île, pour héberger les familles les plus vulnérables, et deux autres bâtiments de la marine grecque s'y rendront prochainement pour servir d'abri temporaire.
Pour le moment expérimentés en Normandie, les radars privés embarqués doivent opérer sur tout le territoire d'ici à 2020.
"Les radars privés embarqués, c'est la porte ouverte au grand n'importe quoi." Des sociétés privées qui utilisent des voitures banalisées pour traquer les excès de vitesse sur les routes, le maire de Naujac-sur-Mer (Gironde), Jean-Bernard Dufourd n'en veut pas. Alors, il a pris un arrêté municipal pour les faire interdire dans sa commune, rapporte lundi 7 mai France Bleu. Et l'édile prend de l'avance. Pour le moment, 26 véhicules sillonnent la Normandie, et seulement la Normandie. Le dispositif doit être étendu au reste du territoire progressivement jusqu'à l'année prochaine. Pour Jean-Bernard Dufourd, c'est avant tout une question de principe. "Ce n'est pas normal de déléguer ce service-là. En plus on voit bien, par exemple, qu'avec le stationnement qui lui aussi a été privatisé, il y a eu des abus dans de nombreuses villes. Et là, ça sera la même chose, estime le maire, cité par France Bleu. Et puis nous avons des gens dont c'est le métier, alors on a qu'à donner des moyens supplémentaires à la police et à la gendarmerie au lieu de déléguer des tâches à des sociétés privées." À l'heure actuelle, la préfecture n'a pas encore annoncé quand les radars embarqués privés seraient déployée en Gironde.Pour justifier son arrêté, le maire de Naujac-sur-Mer s'appuie sur un article du code de la route qui stipule qu'il est "interdit de placer dans le champ de vision du conducteur un appareil doté d'un écran ne constituant pas une aide à la conduite ou à la navigation". Et s'il est bien conscient que la préfecture pourra retoquer son texte, il espère tout de même qu'il aura un "effet boule de neige" et que d'autres communes l'imiteront, indique France bleu.
Le train a déraillé ce matin vers 6 h 30 au niveau de Courcelle-sur-Yvette (Essonne), d'après la ministre des transports Elisabeth Borne interrogée par franceinfo.
Ce déraillement a entraîné une interruption du trafic entre Saint-Rémy-lès-Chevreuse et Orsay-Ville.D'après un premier bilan provisoire, sept personnes ont été blessées légèrement. Les premiers éléments transmis par la ministre Elisabeth Borne font état d'un glissement de terrain à l'origine du déraillement, lequel survient après 24 heures de violentes intempéries dans la région Île-de-France. Un talus s'est affaissé, souligne la RATP. Le RER B en circulation sur la voie s'est partiellement couché sur le côté et ce déraillement a entraîné l'interruption du trafic. A la place, des bus ont été mis à la disposition des passagers. « Toutes mes pensées vont aux voyageurs du RER B victimes d'un déraillement ce matin à Courcelles-sur-Yvette. Ma reconnaissance aux forces de secours mobilisées », a aussi réagi la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, sur Twitter.
La superstar américaine de la pop Britney Spears, 38 ans, vit depuis plus de 10 ans sous tutelle de son père. Aujourd'hui, elle cherche à modifier les termes de cet accord qui régit sa vie professionnelle et privée.
Mardi, son avocat, Samuel Ingham, a demandé à la justice de retirer son père, Jamie, de l'accord de curatelle, pour nommer à sa place Jodi Montgomery, une tutrice professionnelle.La chanteuse avait traversé une mauvaise passe en 2008 et avait dû être brièvement hospitalisée avant de remettre sa vie en ordre et de mener une existence discrète; depuis, elle vit en Californie aux termes d'une curatelle approuvée par la justice.Mme Montgomery gère déjà les affaires de Britney Spears de manière temporaire depuis environ un an, son père ayant eu des problèmes de santé."Nous en sommes maintenant au point où la curatelle doit être considérablement modifiée afin de refléter les changements majeurs dans son mode de vie actuel", écrit l'avocat dans les documents déposés auprès d'une cour de Los Angeles.Selon lui, parmi ces changements figure notamment le souhait de la chanteuse, qui a annoncé prendre une pause professionnelle illimitée en janvier 2019, de ne plus partir en tournée.L'avocat a ajouté que Britney Spears "s'opposait fortement" à la reprise par son père de son rôle de tuteur une fois le mandat de Mme Montgomery arrivé à échéance le 22 août."Sans renoncer à son droit de chercher à mettre fin à la curatelle à l'avenir, Britney aimerait que la nomination de Mme Montgomery en tant que tutrice devienne permanente", a-t-il précisé.La chanteuse "préfère fortement" que le contrôle de ses finances soit confié à une personne autre que son père, selon l'avocat.Une audience est prévue mercredi pour examiner l'affaire.Les curatelles sont en général mises en place pour protéger des personnes âgées, des personnes très malades ou ayant des problèmes mentaux.Des fans de la chanteuse ont par le passé manifesté sous le slogan "Free Britney" (Libérez Britney).
A l'Assemblée, le Premier ministre a annoncé qu'il allait avoir recours à l'article 49-3 de la Constitution afin de contourner le blocage parlementaire.
Il occupait les discussions depuis plusieurs semaines et l'enlisement des débats autour de la réforme des retraites à l'Assemblée nationale. L'article 49-3 va être utilisé par le gouvernement afin de faire passer le texte sans vote du Parlement. Près de 41 000 amendements avaient été déposés par les députés. Édouard Philippe a donc tranché et engagé la responsabilité du gouvernement sur la réforme, afin de "dépasser un non-débat", une "obstruction délibérée de la part d'une minorité". Une déclaration qui s'est faite, à la suite du Conseil des ministres de samedi 29 février, dans une ambiance houleuse.Vent debout les groupes d'oppositions ont déjà annoncé qu'ils allaient déposer des motions de censure. "Aucune chance de motion de censure commune", a immédiatement indiqué Eric Woerth, député LR, président de la commission des Finances. "C'est une volonté de passer en force", dénonce l'Insoumis François Ruffin, député de la Somme. Le président du groupe Gauche démocrate et républicaine, le communiste André Chassaigne, a confirmé qu'une motion de censure serait également déposée à gauche. Si une motion de censure est votée par l'Assemblée, le gouvernement devrait démissionner, scénario peu probable, LREM étant majoritaire dans l'hémicycle.
La RATP a livré ses prévisions de trafic sur son réseau, mardi 7 janvier. Si aucune ligne ne sera totalement fermée, de grosses perturbations sont attendues.
"Aucune ligne de métro totalement fermée". La RATP a livré ses prévisions concernant le trafic de mardi 7 janvier. Malgré cette annonce encourageante, le trafic RATP restera encore très perturbé par la grève illimitée contre la réforme des retraites. Le service sera "proche" de celui de lundi, a souligné la direction. Sur le réseau métro, le trafic des lignes automatisées 1 et 14 sera normal. Les quatorze autres lignes seront ouvertes partiellement ou totalement, mais le service n'y sera pas assuré toute la journée et des stations seront fermées. Le trafic des RER A et B sera "très perturbé". Plus des deux tiers des bus circuleront "en moyenne". Le trafic des tramways sera "quasi normal toute la journée".
Deux ingénieurs de 27 ans, d'origine maghrébine, ont expliqué sur Twitter avoir quitté la France, leur famille et leurs amis à cause du "racisme au quotidien" auquel ils étaient confrontés.
Redouane, 27 ans, a rejoint Madrid fin août. Une décision mûrement réfléchie, explique-t-il dans une série de messages publiés le 30 août sur son compte Twitter et repérés par franceinfo. L'ingénieur parle d'un "mal-être", d'"une atmosphère pesante" ou encore d'une impression de "ne pas être à sa place" pour justifier son choix de quitter le pays."Une différence de traitement"Un sentiment ressenti depuis l'adolescence qui "s'est aggravé années après années jusqu'à en devenir insupportable aujourd'hui". L'homme explique, par exemple, avoir été suivi "rayon après rayon" par les vigiles d'une libraire lorsqu'il avait 14 ans. Un an plus tard, il s'était également fait refouler d'Euralille, un centre commercial de la ville du nord de la France. Motif ? "On n'accepte pas les groupes de jeunes". Problème, un groupe de "jeunes blancs" avait franchi les portes du magasins quelques minutes plus tard."C'est à partir de cette époque que j'ai senti naître en moi une scission entre l'identité que je pensais incarner et celle que je reflétais réellement", explique Redouane, né en France d'une mère italienne et d'un père algérien. Mêmes explications du côté de Karim, également âgé de 27 ans, qui assure qu'il aurait pu décrire le même quotidien, tant il s'est "reconnu dans les propos de Redouane". L'ingénieur s'est lui exilé pour Londres, parlant d'un "ras-le-bol" symbolisé par la "disqualification de Mennel Ibtissem de 'The Voice' ou encore du déchaînement contre Maryam Pougetoux", responsable voilée du syndicat étudiant l'Unef. Les deux hommes racontent "l'étonnement" de leurs interlocuteurs en France, lorsqu'ils évoquent leur parcours scolaire et leur baccalauréat scientifique (filière S) : "Je lisais la surprise dans leurs yeux, comme s'ils s'attendaient à ce que j'ajoute à tout moment que c'était une blague et que j'étais en BEP mécanique. Comme si cette filière était incompatible avec la personne que j'étais", explique Redouane, issu d'un collège de Zone d'éducation prioritaire (ZEP).Ce dernier évoque également les remarques de ses anciens professeurs : "Comment s'appelle-t-il, déjà ? 'Mohammed ? Euh, Mouloud ? Euh, Redouane ?' (...) Évidemment, ce genre de remarques ne concernaient pas Thomas et Benjamin... Ce qui me dérange, c'est la différence de traitement", raconte-t-il. "Au fond de moi, je sais que même si je faisais tous les efforts du monde pour rentrer dans ce moule, mon faciès continuerait de me trahir occasionnellement et ne résoudrait donc pas totalement mes problèmes d'identité"."Des petits truc pas graves mais qui s'accumulent"Redouane parle de "petits trucs pas graves mais qui s'accumulent", comme l'expérience des entrées en boîtes de nuit : "Quand tu te retrouves à rentrer chez toi comme un con parce que tu t'es fait refouler, forcément ça démotive. J'ai mis une seule fois les pieds en boîte : j'avais réussi à rentrer parce qu'il était tôt et que les mecs avaient été cool", explique-t-il.Les deux hommes décrivent alors une forme de repli communautaire : "J'ai commencé à traîner avec d'autres personnes. Est-ce que je serais devenu musulman si je n'avais pas rencontré ces difficultés ?", se questionne le nouveau Madrilène. "Honnêtement, je n'ai pas la réponse. Mais ce que je sais, c'est que mon parcours spirituel n'est pas venu de ma famille".Karim évoque à franceinfo un épisode illustrant, selon lui, les contrastes entre l'Angleterre et la France. Pendant un entretien d'embauche à Londres, il a demandé à son interlocuteur s'il est possible de "prévoir un endroit pour prier". "Il a rigolé, il ne comprenait pas que je lui pose la question ! J'ai dû lui expliquer qu'en France c'était très compliqué, voire impossible", explique-t-il. Redouane explique lui dans ses messages que vu la situation actuelle, "il ne peut être que plus épanoui" à l'étranger. En 2013, 198.000 personnes nées en France avaient quitté le territoire. Un chiffre qui était alors en hausse de 25% comparé à 2011. Il est cependant impossible de connaître la part de jeunes issus de l'immigration.
Selon les informations de L'Express, Marion Maréchal-Le Pen a déjeuné le 21 mars dernier avec Patrick Buisson dans le célèbre restaurant parisien Chez Drouant. Pour l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen semble être "la femme providentielle" pour "l'union des droites".
L'ancienne députée du Vaucluse s'est officiellement retirée de la vie politique. Reste que sa rencontre avec l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy interroge. "Ce repas ne relève pas du hasard", précise L'Express, expliquant que "l'une et l'autre avaient déjà échangé" avec ce dîner "sans jamais prendre cependant le temps d'une discussion approfondie". "J'appartiens à la droite Buisson"L'Express explique également que les "initiatives fleurissent de toute part pour faire émerger des convergences entre la droite et le Front national". Marion Maréchal-Le Pen, elle même, avait évoqué "l'alliance de la bourgeoisie conservatrice et des classes populaires" dans une interview accordée à Valeurs actuelles en mai 2017. Selon la nièce de Marine Le Pen, "la droite traditionnelle et les classes populaires ont un souci commun, c'est celui de leur identité"."Le souci commun de l'électorat de la droite conservatrice et de la France périphérique, qui n'ont pas le même rapport à la mondialisation, c'est le souci de la transmission de leurs patrimoines matériel et immatériel", avait-elle ajouté dans cette interview présentée à l'époque comme son "testament politique". "À partir de ce constat, on peut imaginer des passerelles pour les rassembler et apporter des réponses en commun", avait-elle ajouté, se disant même "appartenir à la droite Buisson"."Elle est en train de revisiter le mythe du sauveur cher à la droite"L'Express note que l'ancienne benjamine de l'Assemblée nationale "ne parle plus jamais du FN" mais qu'elle "rêve d'incarner cette 'passerelle', celle qui permettrait la rencontre de toutes les droites, loin des partis". "Elle est en train de revisiter le mythe du sauveur cher à la droite", a expliqué Patrick Buisson au magazine. "Air du temps oblige, la femme providentielle a supplanté l'homme dans cet emploi. Même les plus conservateurs sont prêts à faire cette concession à la modernité. Ça leur rappelle Domrémy et Vaucouleurs (les terres natales de Jeanne d'Arc, Ndlr)". "L'union des droites est un sujet que je porte depuis longtemps. Mais, là, les choses bougent", explique à l'hebdomadaire l'ancien adjoint UMP à la mairie de Nice, Olivier Bettati. "Le centre droit a presque fini sa mue et sa conversion au macronisme. Au reste de la droite de se recaler".
Pour la première fois cette année, les astronautes permettent de suivre la distribution de cadeaux du Père noël depuis la Station spatiale internationale.
Est-il au-dessus de votre tête ? "Nous avons obtenu une confirmation visuelle que le Père Noël est actuellement en train de voyager au-dessus de l'Inde!", a annoncé à 18h l'astronaute américain Andrew Morgan dans une vidéo tournée en apesanteur dans l'ISS. La station étant située à 400 kilomètres au-dessus de la Terre, elle confère aux astronautes "un point d'observation idéal afin de suivre le Père Noël dans son voyage autour du monde", a expliqué la sécurité aérienne des Etats-Unis et du Canada (Norad), en remerciant le colonel Morgan et son équipe pour cette collaboration inédite. Les informations récoltées conjointement permettent de visualiser, en direct et en 3D, la trajet du célèbre barbu sur le site www.noradsanta.org, consulté par plus de 20 millions de personnes chaque Noël. Sur un traîneau tiré par neuf rênes, avec à l'arrière une hotte pleine de cadeaux, le Père Noël se trouvait à 17h30 au-dessus de la Russie, après avoir gâté les enfants d'Australie, de Thaïlande et de Chine avec plus d'un milliard et demi de présents déjà distribués."Le Père Noël a décollé à l'instant du pôle Nord!", avait annoncé le Norad à 10h30 heure française. Le ministère américain de l'Agriculture a déclaré de son côté dans un communiqué avoir autorisé l'entrée des rênes du Père Noël sur le territoire américain, après avoir notamment vérifié que leurs vaccins étaient à jour.Tradition américaineLa tradition américaine de cette traque a commencé en 1955, grâce à une méprise dans un journal local du Colorado. Une publicité de la chaîne de grands magasins Sears invitait à passer un coup de fil au Père Noël, mais le numéro communiqué renvoyait par erreur vers le téléphone rouge du Norad.D'abord désarçonné lorsqu'il se retrouva en ligne avec un jeune garçon lui demandant s'il était bien "Santa Claus", l'officier de service ce jour-là, le colonel Harry Shoup, se prit au jeu. Il donna instruction à ses hommes de donner des informations sur la localisation du Père Noël.De nombreux bénévoles prêtent aujourd'hui main-forte aux militaires pour répondre aux appels téléphoniques et courriels des enfants.Le président américain et la Première dame se joignent traditionnellement à l'effort en prenant quelques appels. Depuis la Floride où il se trouve en vacances, Donald Trump n'a pas indiqué mardi matin s'il perpétuerait la tradition cette année et a souhaité un "joyeux Noël" aux Américains.
La préfecture de police de Paris appelle les commerçants du secteur de la plus belle avenue du monde à "fermer (leurs) portes et accès", au cours de la quatrième grande journée de manifestations des "gilets jaunes".
Les commerçants du quartier des Champs-Élysées sont "mis en demeure" "le jour de la manifestation : à fermer les portes et accès, mais aussi à sensibiliser leurs personnels sur les risques encourus", indique un avis adressé jeudi 6 décembre par la préfecture de police aux commerçants, consulté par l'AFP. Le texte, que les gérants sont invités à signer et tamponner, ne précise pas si la fermeture des commerces doit être totale ou partielle. Plusieurs secteurs sont concernés : celui des Champs-Élysées "ainsi que toutes les voies adjacentes", mais aussi celui du Palais de l'Élysée et des avenues Matignon, Montaigne et Franklin Roosevelt. Retirer les terrassesLes gérants sont également mis en demeure "de protéger leurs commerces", dès réception de l'avis, "contre d'éventuelles dégradations en apposant des panneaux de protection sur les vitres" et en "retirant les étalages, terrasses, contre-terrasses, véhicules, ainsi que tous les objets vulnérables". L'Élysée redoute une "très grande violence" samedi. Les services de renseignement ont fait passer tous les voyants au rouge, en alertant sur la mobilisation d'une "ultradroite qui rêve de révolution et d'une ultragauche qui prône l'insurrection", selon une source au ministère de l'Intérieur.
Il reste 48 heures, jusqu'au 31 janvier, pour faire sa demande et bénéficier dès février de la prime d'activité revalorisée. Selon la Caisse nationale d'allocations familiales, ce complément de revenu est très demandé.
La prime d'activité connaît un succès nouveau. Revalorisée de 90 euros lors d'une annonce d'Emmanuel Macron le 10 décembre dernier, en réponse à la colère du mouvement des "gilets jaunes", cette aide peut être perçue dès le mois de février. Pour cela, il convient de faire sa demande d'ici jeudi 31 janvier (inclus), car son versement n'est pas automatique. Toutes les requêtes effectuées après cette date seront prises en compte pour un premier versement lors du mois de mars. Le montant moyen versé est de 160 euros par mois.Les ménages peuvent savoir s'ils sont éligibles à la prime d'activité en faisant une simulation sur le site de la caisse d'allocations familiales (www.caf.fr). Ils peuvent ensuite faire la demande sur ce même site, ou auprès des points d'accueil de la CAF ou d'une Maison de services au public.Environ 2,8 millions de foyers en bénéficient actuellement, ce qui représente 5,6 millions de personnes. Le gouvernement table sur 1,2 million de foyers supplémentaires bénéficiaires, soit une dépense de 2,5 milliards d'euros.Qui est concerné ?Sous conditions de ressources, la prime d'activité constitue un complément de revenu versé tous les mois aux salariés et travailleurs indépendants de plus de 18 ans. Il faut toucher entre 0,5 et 1,5 Smic pour être concerné, tout en étant dans les limites des seuils définis selon la situation familiale. À noter que les étudiants salariés et apprentis sont éligibles à partir de 932 euros de salaire net. Les salariés et exploitants agricoles doivent faire leur demande à la MSA. Attention : les temps partiels payés moins de 0,5 Smic ne sont pas éligibles au bonus et ne toucheront donc pas la revalorisation. Le taux de recours est de 78%, c'est-à-dire que 8 personnes sur 10 éligibles ont fait la démarche pour en bénéficier. Au 21 janvier, 458.000 nouvelles demandes étaient arrivées. 7 millions de simulations ont été faites, ce qui atteste du "très fort" intérêt pour le dispositif selon la CNAF.
Dans le cadre de l'épidémie de Covid-19, des supérettes cannoises trient les clients en fonction de leur température. Une mesure prise par le maire pour protéger les salariés.
"Je vais vous inviter à vous désinfecter les mains et à vous faire prendre la température" : d'une voix aimable mais ferme, l'agent de sécurité dirige depuis mardi chaque client vers une employée qui pointe sur sa tempe un thermomètre laser. La scène ne se déroule pas dans un hôpital, mais dans une supérette cannoise. Depuis l'installation mardi 8 avril du dispositif, une vingtaine de supermarchés ou de supérettes de la cité des Festivals procèdent à ces contrôles. Et à partir de 38°C, le couperet tombe: le client doit faire demi-tour."C'est une mesure avant tout sanitaire pour protéger les salariés, protéger l'image du magasin et protéger aussi ses clients", explique David Lisnard, le maire LR de Cannes, à l'origine de l'initiative. "Il faut éviter de faire de ces magasins, parce qu'ils sont des lieux clos, des foyers de contamination", plaide-t-il.En cas de fièvre, des "solutions alternatives" sont proposées: "Le magasin fournit une liste de médecins que la personne refoulée va pouvoir consulter, et il lui est proposé de lui livrer ses courses, soit par le magasin lui-même s'il est en mesure de le faire, soit via le service municipal Allo Courses", explique l'élu.Aucune réticence des clientsPour l'instant, selon les responsables de ce magasin Carrefour Market, aucun client n'a fait part de ses réticences à se laisser pointer sur la tempe un thermomètre. L'employée de l'enseigne chargée de cette mission un peu spéciale remarque d'ailleurs que depuis l'installation du dispositif, elle n'a pas encore relevé de température supérieure à 38°C.Mais dans la file d'attente, certains clients font part de leurs doutes. "Il y avait une épidémie de grippe il n'y a pas longtemps, avoir de la fièvre ne signifie pas forcément qu'on a le coronavirus", remarque une jeune femme en attendant son tour."Toute l'équipe du magasin a très bien accueilli cette idée, cela renforce les mesures barrière, et on l'utilise aussi pour nous-mêmes", a constaté de son côté David Romeyer, le gérant du Carrefour Market, "heureux" de cette initiative."Ce ne sera pas possible de l'installer dans tous les commerces, il faut avoir une certaine surface, mais il nous reste encore un stock de thermomètres laser à la mairie", lance David Lisnard à l'attention des commerçants cannois qui voudraient se laisser tenter par l'expérience.
Premier grand oral pour Jean Castex. Jeudi soir sur le plateau de "Vous avez la parole" sur France 2, le Premier ministre a été confronté à sa gestion de la crise de l'épidémie de Covid-19 depuis son arrivée à Matignon le 3 juillet.
Interrogé notamment sur la fronde d'élus marseillais après l'annonce de nouvelles mesures restrictives, le chef du gouvernement en a appelé à "la responsabilité"."On ne joue pas avec une épidémie", a martelé le chef du gouvernement. Au lendemain de l'annonce de nouvelles mesures restrictives face à la propagation su virus en France, Jean Castex en a appelé jeudi 24 septembre sur France 2 à "la responsabilité", qui est "nécessairement collective", face au virus.Le Premier ministre faisait là référence à la fronde politique d'élus locaux marseillais, qui contestent le durcissement des mesures contre l'épidémie dans leur métropole. Accompagné de ses ministres, placés dans le public, Jean Castex a échangé pendant plus de deux heures avec des téléspectateurs et internautes, mais aussi avec quatre maires, lors d'un débat animé par les journalistes Léa Salamé et Thomas Sotto. Un reconfinement n'est pas exclu"Il faut que l'opinion soit très attentive. Si nous n'agissons pas, on pourrait se trouver dans une situation proche de celle du printemps. Ca pourrait pouvoir dire reconfinement", a averti Jean Castex. Il a néanmoins exclu un reconfinement des Ehpad. "Il faut tout faire pour éviter ça". Alors que la France a enregistré jeudi soir un nouveau record de cas de contamination en 24 heures depuis le lancement des tests à grande échelle, le Premier ministre a assuré que la situation était "très préoccupante dans toute la France" mais "surtout grave dans les grandes agglomérations". Il a expliqué que l'objectif du gouvernement était "simple": "éviter la saturation de nos établissements hospitaliers", en particulier les services de réanimation.A Marseille, c'est "une course contre la montre" et c'est pour cela que "nous avons décidé de prendre des mesures plus fortes", a-t-il ajouté, précisant que ces mesures étaient révisées au bout de 15 jours. Interrogé par une restauratrice Marseillaise, le Premier ministre a par ailleurs assuré que les restaurateurs seraient indemnisés. "Nous allons indemniser la perte du chiffre d'affaires que vous allez subir", car "il n'est pas question que vous subissiez les conséquences de ces conditions sanitaires".Vendredi matin, plusieurs élus marseillais, dont le président de la région PACA Renaud Muselier manifesteront avec les professionnels du secteur de la restauration pour protester contre les nouvelles mesures restrictives. PLacée en zone d'alerte "maximale" comme la Guadeloupe, la métropole d'Aix-Marseille doit fermer totalement tous ses bars et restaurants dès samedi. Une décision contre laquelle le président de région a annoncé déposer un recours.
L'ancien président siège déjà au conseil d'administration de la chaîne d'hôtels Accor depuis 2017.
Nicolas Sarkozy entame une nouvelle aventure dans le privé en rejoignant le conseil d'administration et le comité stratégique de Barrière, numéro un des casinos français, a indiqué Dominique Desseigne, président du groupe, dans une interview au Figaro parue vendredi 5 avril." C'est une grande chance pour nous de pouvoir bénéficier des compétences de Nicolas Sarkozy, de sa connaissance hors du commun des enjeux stratégiques internationaux, et de son énergie", a déclaré au quotidien M. Desseigne, dont le groupe est propriétaire du Fouquet's, de 17 hôtels de luxe et de 33 casinos. "Avec Accor, il a prouvé qu'il aimait les métiers de l'hôtellerie, dont les enjeux sont mondiaux", estime M. Desseigne. Après sa défaite à la primaire de la droite fin 2016, M. Sarkozy avait rejoint en 2017 le conseil d'administration de la chaîne d'hôtels Accor. L'Assemblée générale d'Accor, prévue le 30 avril prochain, sera d'ailleurs amenée à se prononcer sur le renouvellement du mandat d'administrateur de l'ancien président de la République.Le patron du groupe Barrière a confié à son fils Alexandre (32 ans) de nouvelles responsabilités au comité exécutif, en le nommant directeur général de l'hôtellerie et de la restauration, en plus de diriger la transformation du groupe, indique également le Figaro.
Le journal britannique The Times rapporte l'improbable situation dans laquelle se retrouve la ville de Llandudno au Pays de Galles. Les rues désertées en période de confinement sont désormais occupées par un troupeau de chèvres.
L'épidémie du coronavirus Covid-19 bouleverse le quotidien de dizaines de pays dans le monde entier. La Grande-Bretagne n'y échappe pas mais certaines conséquences étaient tout de même improbables. Comme le révèle le média britannique The Times cité par le Courrier International, au Pays de Galles, dans la ville de Llandudno, il y a une nouvelle bande qui fait la loi. Profitant du confinement, ce sont de nombreuses chèvres qui ont envahi les rues désertes de la ville. Cette station balnéaire galloise vit une situation assez surprenante. Comme dans l'ensemble du pays, ses habitants se retrouvent confinés chez eux pour éviter la propagation du virus. Mais depuis plusieurs jours, c'est bien un troupeau de chèvre qui a décidé d'animer les rues. Elles se sont imposées et n'hésitent pas à faire de réels dégâts. Les haies et certaines plates-bandes des habitants se retrouvent grignotées par ces animaux.Ce n'est pourtant pas surprenant de voir des chèvres dans la centre-ville de Llandudno. Si elles ont pour habitude de vivre sur les falaises de Great Orme, au nord du pays, il arrive de les voir rejoindre la ville quand la météo devient trop difficile pour elles.Les autorités dépasséesC'est dans la soirée du vendredi 27 mars que le journaliste Andrew Stuart a constaté cette situation ubuesque. Il a averti les autorités pour qu'elles s'occupent de ce soucis mais constatant que les chèvres étaient toujours là plusieurs jours plus tard, il s'est rendu à l'évidence. « Ce sont elles qui gouvernent désormais Llandudno, et nous devons nous y faire. D'ailleurs, pour ma part, je souhaite la bienvenue à nos nouvelles Seigneuries, les chèvres », blague-t-il sur son compte Twitter.Ce troupeau commence peu à peu à s'imposer dans les rues de la station balnéaire galloise, poussant parfois les autorités dans leurs retranchements. « Avec leur longue crinière indomptable et leur tendance agressive, elles ont été repérées par la police en train de bafouer effrontément les règles de confinement, rassemblées en groupe pour des déplacements non essentiels dans la ville », ironise The Times dans son article.
Avec ses 2.000 abris sous roche abritant des milliers de gravures préhistoriques, la forêt de Fontainebleau n'est pas seulement un terrain de randonnée apprécié des Franciliens mais un site archéologique encore très méconnu.
Les rochers aux formes insolites qui jalonnent l'immense forêt et font le délice des amateurs d'escalade recèlent leurs secrets, attirant déjà un tourisme de niche à moins de cent kilomètres de Paris.Dans une large zone située entre Nemours et Rambouillet, des milliers de gravures de -8.000 avant JC ont été laissés par les derniers chasseurs-cueilleurs. Et l'homme de Cro-Magnon y a aussi laissé quelques traces, rares mais remarquables, il y a 20.000 ans.- "Peu de densité équivalente" -"Fontainebleau est une des concentrations d'art rupestre en Europe. Pour l'époque des derniers chasseurs-cueilleurs de la préhistoire, on a là probablement une sorte de petit territoire symbolique conservé. On a très peu de densité équivalente en art sur rocher, ailleurs en Europe pour cette époque", souligne à l'AFP Boris Valentin, professeur d'archéologie préhistorique à Paris 1 Panthéon Sorbonne.Les gravures rupestres de Fontainebleau sont connues depuis 1860, mais la recherche a connu une accélération depuis 1975 grâce à une association de bénévoles, le GERSAR. "On a une équipe d'une dizaine de prospecteurs qui vont tous les weekends, tous les mois explorer les terrains pour découvrir de nouveaux abris". En 1975, "il y avait peut-être à l'époque 200 ou 300 abris (connus) et maintenant nous en sommes à plus de 2000", se félicite son président Yves Mérian.Il s'est glissé dans une étroite fente entre deux rochers et montre du doigt les gravures qui ornent une roche: "C'est un site totalement mystérieux et inexplicable". On est face à "un art religieux, un peu original", commente-t-il fasciné.- "Petit Lascaux d'Ile-de-France" -Boris Valentin admire sur un rocher 6 sillons parallèles, qui datent autour de 20.000 avant JC. "On a là un petit Lascaux d'Ile-de-France... tout petit mais néanmoins remarquable"."On dirait un des petits chevaux du Diverticule axial de Lascaux (une des parties majeures de la célèbre grotte, NDLR). Il y a très peu d'oeuvres aussi anciennes dans le massif de Fontainebleau", souligne-t-il.La forme d'autres traits gravés dans la roche "ressemble à un triangle pubien féminin", remarque le chercheur."J'aime à dire qu'il s'agit de l'Origine du Monde en référence au tableau de Courbet, tellement c'est stupéfiant cette présence féminine! Grand nombre de mythologies évoquent l'émergence des êtres vivants, des animaux en particulier depuis le monde souterrain et le monde souterrain qui est considéré comme féminin", explique-t-il.Le professeur Valentin s'interroge sur deux types d'art dans ces deux époques. Dans les gravures de -8.000, "l'univers symbolique est purement abstrait, purement géométrique avec pour l'essentiel des quadrillages. Ce passage d'un art animal vers un art abstrait renvoie à des systèmes de pensées très différents".Cela le questionne car les modes de vie de ces nomades chasseurs-cueilleurs devaient être assez proches dans les deux périodes. Pourquoi alors, remarque-t-il, ce "basculement dans les systèmes de pensées, probablement dans les religions".Ici et là, des randonneurs ont immortalisé leur passage en inscrivant leurs initiales sur les inscriptions rupestres, ce qui "fait mal au coeur", confie Sophie David, cheffe de projet "Forêt d'Exception/Archéologue" à l'Office national des forêts (ONF). "Ces gravures sont en danger", met-elle en garde : "Des gens se sont amusés à graver des initiales, malheureusement ils les ont gravées sur des gravures qui ont plus de 10.000 ans"."D'où l'importance d'expliquer: +attendez, c'est un patrimoine exceptionnel, très fragile. Si on ne le préserve pas, demain il ne sera plus là. Et si on voit des gravures comme ça, on peut les observer mais on ne les touche pas et on ne regrave pas par dessus!"Une pédagogie d'autant plus nécessaire que la forêt de Fontainebleau a vu sa fréquentation bondir depuis la levée du confinement.
Le ministre de l'Agriculture souhaite que les Français fassent un "choix patriotique" en matière de consommation alimentaire, tout en appelant la grande distribution à prendre ses responsabilités face aux rémunérations insuffisantes des agriculteurs.
Sur certains secteurs, "la grande distribution n'a pas joué le jeu. Ce mercredi 30 octobre, Didier Guillaume a évoqué le bilan mitigé des premiers mois de la loi Alimentation, pointant la responsabilité des grands groupes. "Il faut absolument que les choses changent", exhorte le ministre, qui a rappelé les contrôles effectués par la DGCCRF sur l'application du seuil des prix de revente."Il faut que la grande distribution redistribue les prix. On ne peut pas continuer à étrangler les agriculteurs. Nous voulons obliger à la meilleure répartition de la valeur", explique t-il. Le ministre a au passage fustigé les prix d'achat pratiqués par la grande distribution, prenant l'exemple du lait. "C'est une honte !", s'insurge t-il. "Il faut dire aux consommateurs à un moment, faites un choix patriotique ! Le patriotisme agricole et économique doit encore exister!".Dans le même entretien, Didier Guillaume a estimé que la politique agricole commune (PAC), "une politique agricole intégrée", devait "rester européenne", et qu'il n'était "pas question de la nationaliser". "Si chaque Etat prenait l'argent de l'Europe et faisait ce qu'il voulait, ce serait une concurrence terrible entre les Etats membres de l'Union, ce serait une catastrophe absolue", a t-il déclaré.
Timothy Ray Brown, l'Américain initialement connu comme le "patient de Berlin" et qui devint en 2008 le premier homme à guérir du VIH, est en phase terminale d'un cancer, a annoncé son compagnon.
"Timothy ne meurt pas du VIH, que les choses soient claires", a confié Tim Hoeffgen au militant et auteur Mark King, qui a publié mardi un billet sur son blog et écrit que le couple souhaitait passer par lui pour annoncer la nouvelle. "Le VIH n'a plus été détecté dans son sang depuis qu'il a été guéri. C'est parti. Là, c'est la leucémie. Mon Dieu, je hais le cancer"."C'est quelqu'un qu'on ne peut s'empêcher d'aimer, il est si gentil. Les traitements anticancéreux ont été très durs. Parfois, je me demande s'ils ne sont pas pire que la maladie", a ajouté Tim Hoeffgen.Mark King a indiqué à l'AFP qu'il avait parlé au couple samedi dernier au téléphone. Timothy Ray Brown, 54 ans, est en soins palliatifs à leur domicile à Palm Springs, en Californie."Je continuerai à me battre jusqu'à ce que je ne puisse plus me battre", a dit le malade à Mark King. Sur une photo, il apparaît alité, amaigri et sans cheveux.Timothy Ray Brown a écrit une page de l'histoire médicale du VIH, le virus qui cause le sida.En 1995, il vivait à Berlin quand il a appris qu'il avait été contaminé par le virus. Puis en 2006, il a été diagnostiqué d'une leucémie.Pour le soigner de la leucémie, son médecin, à l'université de Berlin, a eu recours à une greffe de cellules souches d'un donneur qui avait une mutation génétique rare lui conférant une résistance naturelle au VIH, dans l'espoir que la greffe soigne les deux maladies.Il fallut deux greffes, des opérations lourdes et dangereuses, mais le pari a réussi: en 2008, Timothy Ray Brown devenait guéri des deux maladies. L'annonce initiale avait préservé son anonymat comme "patient de Berlin".En 2010, il a accepté de dévoiler son nom publiquement, et est depuis devenu une personnalité publique, s'exprimant dans des interviews et conférences."Je suis la preuve vivante qu'il peut y avoir une guérison du sida", a-t-il dit à l'AFP en 2012. "C'est magnifique d'être guéri du VIH".Depuis, une seule autre rémission a été annoncée, en mars 2019, grâce à la même méthode, chez le "patient de Londres", qui lui aussi a révélé son identité ensuite, Adam Castillejo, et est désormais considéré guéri.En raison de sa lourdeur et des risques (il faut préalablement supprimer le système immunitaire du receveur par chimiothérapie, afin de le "remplacer" par celui du donneur), la méthode de la greffe de cellules souches n'est pas considérée comme une voie de traitement généralisable, a fortiori aujourd'hui où les traitements antirétroviraux permettent aux personnes de vivre une vie normale avec le VIH."Il faut mettre en balance le taux de mortalité de 10% pour une transplantation de cellules souches et le risque de mort si on ne fait rien", expliquait en mars dernier à l'AFP le virologue Ravindra Gupta, de l'université de Cambridge, qui a suivi le patient de Londres.
Des proches de victimes du nouveau coronavirus ont déposé une cinquantaine de plaintes mercredi au parquet de Bergame, dans le nord de l'Italie, la première action en justice du genre dans ce pays où l'épidémie a fait près de 34.000 morts.
Accompagnés de leurs avocats, des membres du Comité "Vérité et justice pour les victimes du Covid-19", né sur Facebook et comptant 55.000 adhérents, ont remis 50 plaintes au bureau du procureur de Bergame, ville martyre de Lombardie et épicentre de l'épidémie qui a frappé l'Italie de début février à mai."Nous ne voulons pas la vengeance, nous voulons la justice", a expliqué Stefano Fusco, 31 ans, l'un des fondateurs de ce groupe Facebook, dont le grand-père est mort en mars.Les plaintes ont été déposées à Bergame car "cette ville est le symbole de la tragédie qui a touché tout le pays", a expliqué M. Fusco.Elles exposent les drames vécus individuellement par chacune de ces familles (absence d'informations, soins ou prises en charge déficients, etc.) qui seront examinés par le bureau du procureur. Celui-ci décidera ensuite d'éventuelles poursuites et, le cas échéant, de la qualification des faits.- Larmes de sang -Cristina Longhini, une pharmacienne, a perdu son père Claudio, 65 ans, qui s'est éteint dans un hôpital de Bergame. "Mon père venait juste de prendre sa retraite, il était en pleine forme quand il a été contaminé" par le nouveau coronavirus, raconte-t-elle.Les urgences ont d'abord refusé son admission sous prétexte qu'il n'avait pas de difficultés respiratoires, se souvient-elle. A l'hôpital pour les malades du Covid-19 en ville, il n'y avait plus de lits disponibles en soins intensifs."Et quand il est mort, ils ont oublié de nous appeler. Je suis finalement allée identifier son corps, il était à peine reconnaissable, la bouche ouverte, ses yeux gonflés hors de leurs orbites, avec des larmes de sang", témoigne Mme Longhini."Ils m'ont donné ses affaires personnelles, dont des vêtements ensanglantés - et donc contaminés -, dans un sac poubelle".Les cimetières locaux étant saturés, son cercueil a été transporté, avec une dizaine d'autres, en camion militaire vers une destination inconnue de la famille, qui a après-coup découvert que le corps avait été incinéré à 200 km de là en recevant par courrier la facture du funérarium."Nous demandons justice pour les habitants de Bergame, de Brescia et d'ailleurs", a déclaré le président du Comité, Luca Fusco (le père de Stefano), cité dans la presse locale."Il faut faire la lumière point par point sur la gestion de l'urgence, pour comprendre qui a fait des erreurs et de quelle manière. Les provinces de Brescia et de Bergame, dans la région de Lombardie, ont connu plus de décès dus aux coronavirus que des pays entiers. Nous ne pouvons pas faire comme si rien ne s'était passé", a-t-il souligné."Pour la population de Bergame, pour tous ceux qui ont perdu une personne bien aimée, nous demandons justice", a plaidé auprès de l'AFP Laura Capella, 57 ans, une autre plaignante."Nous ne portons pas plainte pour obtenir de l'argent, nous voulons juste la justice et, surtout, la vérité. Toutes deux vont de pair. L'argent ne pourra jamais nous rendre nos mère et père bien aimés", assure Diego Federici, qui lui aussi a porté plainte.C'est la première action de groupe en justice en Italie concernant le Covid-19.En France, une soixantaine de plaintes ont été déposées ces derniers mois contre des membres du gouvernement pour dénoncer leur gestion de la crise liée au coronavirus, de même qu'au Zimbabwe des médecins ont porté plainte contre les autorités.Les plaintes déposées ce mercredi en Italie le sont "contre X" ("personnes inconnues", selon la terminologie locale). "Nous voulons voir quelles lois ont été violées et nous déciderons ensuite quoi faire", a précisé à l'AFP M. Fusco.Près de 150 autres plaintes sont en préparation, a-t-il précisé.Mercredi, dans le cadre d'une autre enquête de justice sur la gestion de la pandémie par les autorités, le parquet de Bergame a demandé à entendre le Premier ministre Giuseppe Conte et deux de ses ministres.
Alors que la jeunesse française prévoit de manifester vendredi 15 mars pour alerter sur le dérèglement climatique, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, propose la tenue de débats "dans tous les lycées" du pays sur la question du climat.
L'exécutif répond à l'appel des jeunes. Invité de la matinale de LCI lundi 11 mars, le ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse a réagi au mouvement mondial de protestation en faveur de la planète, qui mobilise des enfants et adolescents du monde entier depuis plusieurs semaines. Vendredi, jour de la "grève mondiale" des élèves pour le climat, le gouvernement prévoit d'organiser des discussions dans tous les lycées, a fait savoir Jean-Michel Blanquer.Propositions concrètesLes débats seront organisés "de 16h à 18h" dans tous les lycées, a précisé le ministre devant les caméras de LCI, précisant qu'il était en train de travailler avec les recteurs d'académies pour mettre en place ce dispositif de grande ampleur. "Il s'agit de manifester l'importance de ce sujet" et de "travailler à des choses concrètes que l'on peut proposer pour que les lycéens eux-mêmes s'engagent", a-t-il déclaré. "Travailler à des propositions concrètes, c'est ce que l'on propose", a insisté le ministre. "Grève mondiale"Depuis plusieurs vendredis, des centaines de jeunes Français manifestent dans le pays pour alerter sur le climat et dénoncer l'inaction des pouvoirs politiques. Le mouvement avait été initialement lancé par une adolescente suédoise, Greta Thunberg. C'est elle qui a appelé à une "grève mondiale" des élèves le 15 mars, pour réclamer un renforcement des actions contre le changement climatique. Discuter plutôt que manifesterInterrogé sur cet appel, Jean-Michel Blanquer a estimé que débattre dans les lycées, "ça va encore plus loin que d'aller dans la rue". À l'issue de ces discussions, le ministre demandera au conseil national de la vie lycéenne, qui rassemble des délégués représentatifs au niveau local et régional, de résumer les propositions faites par les élèves. "Dans cette ambiance 'grand débat' dans laquelle nous sommes, on aura ainsi une participation très forte des lycéens à cet enjeu environnemental", s'est félicité Jean-Michel Blanquer.
François Rebsamen, Michel Sapin et Stéphane Le Foll confient au Monde leurs doutes sur l'ancien président.
En mai dernier, à quelques jours des élections européennes, François Hollande confiait qu'il regrettait de ne pas s'être représenté à l'élection présidentielle de 2017. L'ancien président assurait qu'il n'était "pas candidat à une quelconque élection dans les prochaines mois", il affirmait néanmoins n'avoir "renoncé à rien". "Si les circonstances l'exigeait, je servirais mon pays", insistait-il alors que les sondages annonçaient la liste PS/Place publique menée par Raphaël Glucksmann à à peine 5%. Une "stratégie du recours" qui ne convainc plus auprès des socialistes depuis que la liste de l'essayiste a fait 6,3%, rapporte Le Monde mercredi 19 juin. Un score bien bas pour le parti historique mais qui se maintient au niveau de celui de Benoît Hamon lors des présidentielles. Depuis, le "bloc formé derrière l'ex-président de la République a connu ses premières fissures", écrit le quotidien."Je ne suis plus 'hollandais' et je ne veux pas repartir en disant : 'Je suis avec François et Bernard', pas question !", explique auprès du Monde le maire PS du Mans Stéphane Le Foll, l'un de ses fidèles. "Hollande, c'est fini, je n'imagine pas son retour", estime de son côté François Rebsamen, maire de Dijon, un autre de ses proches. Même Michel Sapin, qui a été embauché en tant que collaborateur à la fin de son mandat, n'y croit plus : "François n'est plus l'homme de la situation après les élections européennes, même s'il a encore une place dans la reconstruction de la gauche."L'option Cazeneuve ne convainc pas plusSon ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, à qui l'on prête des ambitions présidentielles, ne fédère pas plus. "Penser qu'un homme peut régler la question de l'alternative est une erreur. Cazeneuve veut prouver qu'il est un homme d'Etat en sortant un livre sur Beauvau ? Mais cela ne suffira pas ! Quelle est sa ligne, à part s'opposer à Macron ? Il faut d'abord reconstruire un projet en accord avec notre temps, c'est-à-dire qui intègre la social-écologie", martèle Stéphane Le Foll."Certains veulent Cazeneuve pour régler l'alternance, mais sur quelle ligne ? Je ne sais pas ce qu'il pense, Bernard, à part qu'Alliance est un syndicat de police. Il n'a aucune légitimité à rassembler la gauche aujourd'hui", insiste François Rebsamen.Tous deux soulignent par ailleurs que son profil très pronucléaire n'est pas un bon signal pour les électeurs de gauche, à l'heure où la liste EELV de Yannick Jadot a remporté 13% des voix européennes, derrière le Rassemblement national et La République en marche.
Antonin, l'actuel champion du jeu télévisé de TF1, a fait don d'une partie de ses gains aux familles de Philippe Monguillot, le chauffeur de bus agressé à Bayonne et décédé, et Mélanie Lemée, la gendarme tuée par un chauffard, relaie 20Minutes.
"Ému et révolté" par les agressions qui ont causé la mort de Philippe Monguillot, chauffeur de bus à Bayonne, et Mélanie Lemée, la gendarme fauchée lors d'un contrôle routier dans le Lot-et-Garonne, Antonin, l'actuel "maître de midi" a décidé de faire un geste envers les familles des deux victimes, a annoncé 20Minutes. Âgé de 20 ans, le champion de l'émission des "12 coups de midi", présenté par Jean-Luc Reichmann, a expliqué qu'il verserait ses gains du vendredi 10 juillet sur les cagnottes en ligne des deux familles de victimes. Dans un tweet posté ce même jour, il a écrit : "Personne ne devrait mourir pour le simple fait d'exercer son devoir et son travail. Ils sont chacun devenus les symboles de la violence quotidienne exacerbée que subissent beaucoup de Français, et que nous ne vaincrons qu'unis, mobilisés et solidaires." 500 euros chacuneAntonin a également invité "ceux qui le peuvent" à contribuer à cet élan de solidarité en mettant en avant le lien des collectes en ligne. Dimanche 12 juillet, celle destinée à la famille de Philippe Monguillot dépassait les 16 000 euros et celle des proches de Mélanie Lemée les 34 000 euros. Chacune a été abondée de 500 euros, grâce à la nouvelle victoire du "maître de midi".De son côté, Jean-Luc Reichmann, l'animateur de l'émission, a également fait part de son sentiment sur Twitter. "Une famille brisée au nom de quoi !?... Je suis bouleversé par tant de violence et de lâcheté. Je continuerai à me battre, à vos côtés tant que je le pourrai, et à dénoncer toute forme de violence", a posté samedi celui qui occupait en 2019 la dixième place du classement des personnalités préférées des Français.
À 9 ans, Tristan Jacobson a décidé de vendre des limonades aux passants de sa ville, pour payer son adoption.C'est la belle histoire du moment. Abandonné par sa mère biologique alors qu'il avait 5 ans, Tristan Jacobson a alors été confié à une tutrice légale, Donnie Davis, habitante de Springfield aux Etats-Unis.Très vite, ils tissent des liens très forts.
Malheureusement en raison d'un manque d'argent, l'Américaine ne peut pas payer les frais d'adoption qui lui permettrait de garder l'enfant. Le jeune garçon, âgé de 9 ans, a donc décidé de l'aider à récolter l'argent nécessaire. Pour cela, il est allé vendre de la limonade à 1 dollar aux passants de la ville. Son objectif initial étant de récolter 5 000 dollars. Relayé par le journal local, Sprinfield News Leader, l'opération a eu un succès inattendu et est très vite devenue virale. Plusieurs centaines de dollars ont été récoltés puis une campagne de financement participatif a été lancée par la famille.18 000 dollars amassés Plus de 18 000 dollars ont été récoltés. Le surplus recueilli servira à payer les études du jeune garçon. "Il n'y a pas de mot pour dire à quel point je suis reconnaissante", a réagi Donnie Davis. "Elle sera ma mère. Je suis heureux parce que j'ai maintenant une nouvelle mère qui m'aime. Elle est responsable, elle prend soin de moi et je sais qu'elle est une mère extraordinaire»", a déclaré ce dernier dans le média local
Le Covid-19 sème le chaos dans l'économie mondiale, mais dans le Nord majoritairement musulman du Nigeria, l'industrie cinématographique locale, "Kannywood", prospère grâce au confinement, en s'appuyant sur un streaming régional qui lui permet d'échapper à la censure.
"Kannywood", qui tire son nom de la grande ville musulmane de Kano, est la déclinaison régionale de Nollywood, l'industrie cinématographique du Nigeria dont les studios sont implantés à Lagos, la capitale économique, située dans le Sud - majoritairement chrétien - du pays.En un peu plus d'un quart de siècle, Kannywood s'est installé durablement dans le paysage culturel, avec ses productions très prisées par les quelques 80 millions de locuteurs de haoussa à travers l'Afrique de l'Ouest.A ses débuts en 1992, le secteur comptait seulement sept sociétés de production à Kano. Elles sont aujourd'hui 502 et emploient 30.000 personnes, selon les représentants locaux de l'Association des Professionnels du Film (Moppan).Surtout, Kannywood peut désormais compter aussi sur une plateforme de streaming dédiée, baptisée Northflix, qui a connu une expansion inespérée à la faveur du confinement. Depuis, les 40.000 abonnés de Northflix ont quasiment doublé et les revenus générés par la plateforme ont triplé, selon Jamil Abdussalam, un de ses fondateurs."Le coronavirus a été une bénédiction pour nos affaires", admet le jeune chef d'entreprise qui assure que "cela n'est pas le fruit du hasard, mais le résultat d'une vraie stratégie concertée et réfléchie".- Quatre dollars mensuels -Jamil Abdussalam explique avoir très vite compris "que le coronavirus allait toucher toute la planète" et a adapté rapidement le fonctionnement de sa plateforme. Northflix qui fonctionnait jusque là sur le principe du paiement à l'unité de ses vidéos, est passé à un système d'abonnement mensuel.Au moment où cinémas et magasins de vidéo étaient contraints de fermer leurs portes, la plateforme de streaming nigériane a apporté une bouffée d'air frais aux producteurs à la recherche de débouchés pour leurs films."Cela a sauvé la vie de nombreux producteurs qui n'auraient jamais eu la possibilité de monétiser leurs films autrement", confirme le réalisateur Abdulkarim Mohammed à Kano.En outre, de nombreux fans de Kannywood ne pouvant plus se procurer les copies - très souvent pirates - de films dans la rue ou sur le marché, ont été obligés de s'abonner à Northflix."Le site est devenue une référence pendant le confinement. Cela a bénéficié aussi aux producteurs qui ont pu engranger des revenus pendant cette période", confirme Sani Danja, acteur et producteur de Kannywood.L'accès facile et rapide aux contenus a en outre permis de péréniser les abonnés en dépit de la levée progressive du confinement, selon Jamil Abdussalam.Après s'être acquitté des quatre dollars d'abonnement mensuel à la plateforme, il suffit de posséder un smartphone pour accéder à Northflix.Les fondateurs de la plateforme font pourtant face à de nombreux défis: manque de fiabilité des opérateurs téléphonqiques nigérians, coupures fréquentes sur le réseau ou prix des donnés mobiles, très élevé pour la plupart des Nigérians.- Espace de liberté -En plus d'être un remède au piratage, Northflix permet aussi aux réalisateurs de "contourner les restriction imposées par le comité de censure de Kano", selon l'acteur et réalisateur Sani Danja. En effet, des chefs religieux et certains officiels musulmans critiquent régulièrement Kanywood, accusé de galvauder la culture haoussa, en promouvant des valeurs importées d'Hollywood ou de Bollywood, son pendant indien.Si les thèmes abordés par Kannywood - amour, trahison et vengeance - se distinguent peu de ceux représentés par Nollywood, les films doivent en revanche se conformer aux principes de l'Islam, en banissant notamment tout contact physique entre hommes et femmes à l'écran.Et la production locale est passée au crible de la censure. Or, grâce à son implantation dans la capitale fédérale Abuja, Northflix échappe à la juridiction de l'agence de censure basée à Kano.Cet espace de liberté est une aubaine pour les réalisateurs, passibles de sanctions s'ils ne respectent pas les restrictions en vigueur, qu'ils accusent d'entraver leur créativité.L'industrie cinématographique nigériane est la deuxième plus importante au monde. Au premier trimestre 2019, Nollywood comptait pour 0,27% du PIB national, contribuant à plus d'un million d'emplois.Les indicateurs économiques sont dans le rouge au Nigeria. Le pays a enregistré un taux de chômage officiel de 27,1% au second trimestre 2020, son niveau le plus élevé depuis six ans.
Le rapport, commandé par le gouvernement, a été élaboré par Hakim El Karoui, un intellectuel spécialiste de l'histoire de l'islam pour l'Institut Montaigne.
Emmanuel Macron l'avait annoncé au Congrès de Versailles, le 9 juillet dernier. Un rapport préconisant plusieurs mesures pour réoganiser l'islam de France va être prochainement remis au gouvernement, rapporte Europe 1, vendredi 7 septembre. "Dès l'automne, nous donnerons à l'islam un cadre et des règles garantissant qu'il s'exercera partout de manière conforme aux lois de la République", avait annoncé le chef de l'Etat devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles. Après plusieurs mois de travail, Hakim El Karoui, spécialiste de l'histoire de l'islam pour l'Institut Montaigne, va remettre ce rapport d'une centaine de pages au président de la République. Une taxe sur les produits halalL'une des mesures du rapport, pointée comme "la plus difficile à mettre en œuvre" selon la radio, concerne la taxation des produits halal. L'instauration d'une taxe sur ces produits, qui pèsent cinq à six milliards d'euros de chiffre d'affaires chaque année en France, pourrait permettre de financer les mosquées. La proposition avait déjà été évoquée en 1992 par Charles Pasqua, mais les représentants du culte musulman y sont vivement opposés. Le rapport préconise que cette taxe soit pilotée par une nouvelle institution chargée d'organiser et de financer le culte musulman, l'Association musulmane pour l'islam de France (AMIF).Une surveillance accrue des pèlerinages à La MecqueL'autre point chaud du rapport, ce sont les pèlerinages à La Mecque. Le rapport recommande de contrôler davantage l'organisation des pèlerinages à la Mecque en limitant le nombre d'agences de voyage agréées. Une mesure qui permettrait de lutter contre les agences qui échappent au contrôle du consulat d'Arabie Saoudite en France. Si une quarantaine d'agences de voyages françaises spécialisées sont actuellement recensées par le consulat d'Arabie Saoudite en France, qui publie une liste chaque année, ils existent des structures qui se présentent "comme des membres de cette liste en agissant plutôt comme des sous-traitants non contrôlés par le consulat", détaillent nos confrères. Les flux financiers liés à l'islam mieux surveillésLe rapport préconise d'abord de la mise en place d'un contrôle accru des flux financiers et des dons liés à l'islam. Selon l'expert, il s'agirait d'une sorte de "Tracfin islamique", en référence à l'organisme de Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins, géré par Bercy. Une nouvelle structure qui pourrait être rattachée à la future Association pour le financement et le soutien du culte musulman (AFSCM) lancée début juillet. Une proposition qui répondrait à la demande d'Emmanuel Macron qui avait dénoncé, en février dernier, l'utilisation et la gestion opaques des dons de fidèle.
Selon un sondage publié samedi 11 mai, le Rassemblement national (RN) passe pour la première fois devant La République en marche (LREM) dans les intentions de vote pour les élections européennes qui auront lieu le 26 mai prochain.
Selon ce sondage Harris réalisé pour RTL, TF1, Le Figaro et Epoka, 22,5% des inscrits sur les listes électorales se prononcent en faveur de la liste RN, conduite par Jordan Bardella. Ils sont 22% à soutenir la liste LREM, conduite par Nathalie Loiseau. C'est la première fois que la liste soutenue par le RN arrive devant celle soutenue par LREM dans les intentions de vote. La liste soutenue par les Républicains et les Centristes récolte 12,5% des intentions de vote. Derrière elle, se trouvent les listes soutenues par la France Insoumise (10%) et Europe Écologie Les Verts (7%).Toutes les autres listes remportent moins de 5% des intentions de vote. À gauche, la liste Lutte ouvrière est à 1%, celle du Parti communiste est à 3, celle soutenue par Benoît Hamon est à 2 et celle conduite par Raphaël Glucksmann et soutenue notamment par le Parti socialiste et Les Radicaux de Gauche est à 4,5%. À droite, la liste UDI est à 1,5%, celle conduite par Nicolas Dupont-Aignan est à 3,5% et celle soutenue par Florian Philippot à 3%. Macron-Le Pen: Duel inévitable ? (1/2)par BFMTVSondage réalisé par Harris Interactive par internet les 10 et 11 mai pour RTL, TF1, Le Figaro et Epoka sur un échantillon de 1 033 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d'un échantillon de 1.200 personnes, et représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Un important dispositif de recherche a été mis en place pour retrouver le ou les agresseurs en fuite. La magistrate a été visée dans la tête par un tir de LBD.
L'une des présidentes de la cour d'assises des Yvelines a été agressée lundi 17 juin à son domicile. La magistrate a été visée par un tir de LBD alors qu'elle sortait de son domicile, a indiqué une source proche du dossier, qui précise que son pronostic vital n'est pas engagé. Les agresseurs "ne sont pas venus là par hasard", a indiqué une autre source proche de l'enquête, laissant entendre que la victime avait été délibérément visée en raison de ses fonctions.Les faits se sont déroulés aux alentours de 9 h 30, selon le parquet de Versailles. La victime a été blessée à la tête et c'est un membre de sa famille qui a prévenu les gendarmes, a indiqué une autre source proche du dossier. La gravité de ses blessures restait inconnue lundi à la mi-journée.Toutes les forces de l'ordre sont mobilisées pour retrouver les auteurs La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a réagi sur Twitter. "J'apprends avec indignation et émotion l'agression de la présidente de la cour d'assises de Versailles. Toutes les forces de l'ordre sont mobilisées pour retrouver les auteurs. Tout mon soutien à la magistrate, à sa famille et à la communauté judiciaire de Versailles", a-t-elle écrit, précisant que plusieurs suspects pouvaient être recherchés. "Une pensée à notre collègue de Versailles, agressée violemment à son domicile ce matin", a aussi déclaré sur le réseau social le porte-parole de la Chancellerie Youssef Badr. "C'est aussi lâche qu'insupportable. J'espère qu'elle se remettra vite. Nous pensons fort à elle ainsi qu'à ses collègues", a-t-il poursuivi.
Les Etats-Unis et l'Iran ont procédé jeudi à un nouvel échange de prisonniers malgré les tensions extrêmes entre les deux pays ennemis, signe selon Donald Trump que les deux puissances peuvent trouver terrain d'entente.
Michael White, un ex-militaire de la marine américaine arrêté en juillet 2018 en Iran, sera "très bientôt auprès de sa famille en Amérique", a déclaré dans un tweet Donald Trump, qui a précisé s'être entretenu avec l'ancien otage, actuellement en Suisse, et "bientôt dans un avion américain" en direction des Etats-Unis."Merci à l'Iran, cela montre qu'un accord est possible!", a ajouté le président américain, sans donner plus de détails, en promettant de continuer à oeuvrer pour "la libération de tous les Américains tenus en otage à l'étranger" -- un dossier sur lequel il a obtenu plusieurs succès depuis trois ans.Dans la foulée de l'annonce sur M. White, Téhéran a fait savoir qu'un scientifique iranien, Majid Tahéri, emprisonné en Amérique "pour des raisons fallacieuses", avait été libéré par Washington "en même temps" que l'ex-militaire.Il avait plaidé coupable en décembre de malversations financières, et avait aussi été inculpé pour avoir envoyé un instrument technique en Iran en contravention avec les sanctions américaines, mais un juge américain a ordonné jeudi sa remise en liberté, selon les documents judiciaires consultés par l'AFP.- Médiation suisse -"Content que le Dr. Majid Tahéri et M. White puissent retrouver bientôt leurs familles", a tweeté le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, tandis que les responsables américains n'ont eux pas mentionné publiquement la libération du détenu iranien.La Suisse, qui fait office d'intermédiaire entre les deux pays qui ont rompu leurs relations diplomatiques depuis 40 ans, a confirmé avoir contribué à ce "geste humanitaire" réciproque. Donald Trump l'a remerciée pour son "aide formidable".Officiellement, en revanche, le retour mercredi en Iran d'un autre scientifique iranien, Cyrus Asgari, relâché par les Etats-Unis où il avait été acquitté après près de trois ans de détention pour espionnage, n'est qu'une coïncidence."Cyrus Asgari ne faisait pas partie d'un accord sur les prisonniers en échange de Michael White", a assuré le vice-ministre américain de la Sécurité intérieure Ken Cuccinelli. "Nous tentions d'expulser Asgari depuis décembre, mais les Iraniens nous ont mené en bateau jusqu'à cette semaine", a-t-il ajouté sur Twitter.Mi-mai, les autorités iraniennes avaient assuré vouloir échanger "tous les prisonniers" avec Washington, après le dernier échange intervenu en décembre entre l'Américain Xiyue Wang, libéré par l'Iran, et l'Iranien Massoud Soleimani, relâché par les Etats-Unis.Mais Ken Cuccinelli avait déjà accusé Téhéran de "temporiser" pour récupérer onze Iraniens "en situation irrégulière" aux Etats-Unis."Les otages iraniens détenus aux Etats-Unis -- ou pour leur compte -- doivent rentrer à la maison", a martelé jeudi Mohammad Javad Zarif.Plusieurs Irano-Américains, l'homme d'affaires Siamak Namazi, son père Bagher, ainsi que Morad Tahbaz, un écologiste, sont de leur côté encore détenus en Iran.- "Comportement constructif" -Tout en saluant le "comportement constructif de l'Iran" dans la libération de Michael White, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a réclamé le même geste pour tous les autres.Michael White avait été condamné en mars 2019 à dix ans de prison pour avoir insulté le guide suprême Ali Khamenei et diffusé des photos personnelles sur les réseaux sociaux, selon son avocat.Mi-mars, il avait bénéficié d'une permission de sortie pour raisons "médicales" et "humanitaires", à condition qu'il ne quitte pas le pays.Selon l'ex-gouverneur de l'Etat américain du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, très investi pour obtenir sa libération, l'ancien détenu avait été testé positif au nouveau coronavirus.Les relations déjà très tendues entre les deux pays traversent une phase glaciale depuis que Donald Trump a claqué la porte en 2018 de l'accord international conclu trois ans plus tôt pour éviter que la République islamique ne se dote de l'arme nucléaire.Le milliardaire républicain, jugeant ce texte trop faible, a rétabli et même renforcé les sanctions américaines. En retour, l'Iran a commencé à se désengager des contraintes bridant son programme atomique.Depuis, le président américain assure vouloir négocier un nouvel accord mais plusieurs médiations, notamment française, ont échoué. Les libérations de prisonniers ont souvent été considérées comme un moyen de désamorcer les tensions.Ces dernières ont connu une apogée début janvier lorsque l'armée américaine a tué, dans une frappe à Bagdad, le puissant général iranien Qassem Soleimani. Les représailles de Téhéran sont toutefois restées limitées.
Les feux de forêt en Amazonie brésilienne "empoisonnent l'air", causant une forte augmentation des maladies respiratoires, notamment chez les bébés, dans une région fortement atteinte par le Covid-19, selon une étude publiée mercredi.
L'an dernier, les incendies qui ont dévasté la plus grande forêt tropicale du monde ont causé l'hospitalisation de 2.195 personnes atteintes de problèmes respiratoires, selon cette étude menée par plusieurs ONG, dont Human Rights Watch (HRW).Près d'un quart (467) étaient des nourrissons de moins d'un an et environ la moitié avaient plus de 60 ans. "Les incendies résultant d'une déforestation incontrôlée empoisonnent l'air que des millions de personnes respirent, affectant la santé dans toute l'Amazonie brésilienne", ont déclaré dans un communiqué conjoint HRW, l'Institut amazonien pour la recherche environnementale (IPAM) et l'Institut d'études pour les politiques de santé (IEPS).Et au vu des dernières données qui montrent des chiffres alarmants pour la déforestation et les incendies en Amazonie, les auteurs de cette étude craignent une situation encore pire en 2020, d'autant que le problème pourrait être exacerbé en raison de la pandémie de coronavirus. Les Etats du nord du Brésil, notamment celui de l'Amazonas, presque entièrement recouvert par la forêt tropicale, ont été fortement touchés, notamment en avril et en mai. La situation s'est améliorée depuis, mais la recrudescence des feux de forêt, généralement plus importants d'août à octobre, pourrait à nouveau saturer les hôpitaux.Une autre étude, publiée mardi par l'Institut socio-environnemental (ISA), montre également une augmentation des hospitalisations chez les peuples indigènes au plus fort des incendies en Amazonie. De nombreux spécialistes considèrent que ces problèmes ne font que s'aggraver depuis l'arrivée au pouvoir début 2019 du président d'extrême droite Jair Bolsonaro."L'incapacité persistante de l'administration Bolsonaro à lutter contre cette crise environnementale a des conséquences immédiates sur la santé des habitants de l'Amazonie, et des conséquences à long terme sur le changement climatique mondial", a dénoncé Maria Laura Canineu, directrice pour le Brésil à Human Rights Watch.Mais le président Bolsonaro a déclaré récemment que les propos alarmistes évoquant une Amazonie ravagée par les flammes étaient des "mensonges".Les données satellitaires recueillies par l'Institut National des recherches spatiales (INPE), un organisme public, montrent pourtant une augmentation de 28% des incendies en juillet par rapport à la même période de l'année dernière.
Alors que les syndicats ont lancé mardi une grève au format inédit, la circulation des trains est très perturbé sur tout le territoire.
Alors qu'un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche révélait que la majorité des Français soutenaient la réforme de la SNCF, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s'est félicité mardi 3 avril sur France Inter d'une grève "très massive". Et si le mouvement signifie la galère pour des millions d'usagers des transports en commun, le leader syndical a estimé que "les cheminots n'ont pas à avoir honte de bloquer tout le pays". Interrogé par un auditeur qui estimait peu judicieux de lancer une grève en pleine reprise économique, Philippe Martinez a remarqué que, en effet, "les grandes entreprises se portent très très bien, les actionnaires se portent bien." "Mais ce que je vois, c'est les retraités qui manifestent (...), c'est les salariés qu'on met à la porte (...). Pour certains, oui, il y a de la croissance, mais les inégalités continuent à augmenter."Le taux de participation à ce mouvement est très, très important, ce qui montre que la forme de lutte correspond à une attente des cheminots", a-t-il ajouté. Il s'est par ailleurs réjoui que "l'opération débauchage des cadres pour remplacer les grévistes" soit "un échec cuisant". Selon lui, seulement "125" cadres ont accepté, "malgré la prime" de 150 euros proposée par la SNCF."REPARTIR D'UNE FEUILLE BLANCHE"Le leader syndical a demandé au gouvernement de "revoir complètement" son projet, de "repartir d'une feuille blanche" avec comme "priorité" un "service public ferroviaire" qui permette aux usagers "de prendre le train à l'heure et d'arriver à l'heure". Il a appelé l'exécutif à "s'asseoir de nouveau" à la table des discussions, mais avec "les oreilles débouchées".Il a, par ailleurs, jugé "scandaleux" les propos d'un autre auditeur qui a qualifié les cheminots de "nantis". "Cette petite musique des cheminots privilégiés est insupportable", s'est insurgé Philippe Martinez, estimant que les salaires des cheminots "ne sont pas extraordinaires" et les "conditions de travail difficiles", avec "pour un certain nombre, plus d'un week-end sur deux au boulot".
En déplacement au Liban, le chef de l'Etat ne se rendra pas cette année dans une classe pour la rentrée scolaire. Il a néanmoins eu une pensée pour les quelque 12 millions d'élèves qui reprennent mardi 1er septembre le chemin de l'école, alors que l'épidémie de Covid-19 sévit toujours.
Mardi 1er septembre, 12,4 millions d'élèves retournent en classe sous la menace du coronavirus, avec pour consigne le port du masque obligatoire pour enseignants et élèves. Le chef de l'Etat, qui a décollé lundi soir pour Beyrouth, ne pourra pas cette année visiter une classe le jour de la rentrée scolaire comme il en a l'habitude. Il a néanmoins eu une pensée pour les écoliers, et a publié mardi matin sur Twitter un message à l'occasion de la rentrée scolaire. "Les défis de cette rentrée sont nombreux, mais nous sommes enfin tous réunis", a écrit le président de la République. "Faisons preuve de la même responsabilité que ces derniers mois."La veille, il avait posté sur Instagram une vidéo enregistrée dans laquelle il souhaitait aux élèves une bonne rentrée "un peu particulière", en leur demandant de respecter le port du masque et les gestes barrières.Cette rentrée suscite beaucoup d'inquiétudes chez les parents comme chez les enseignants. Ils craignent de potentielles fermetures d'établissements en cas de contamination dans une classe ainsi que des difficultés à enseigner avec un masque, notamment pour les tout-petits, mais aussi la difficulté de faire raccrocher certains élèves qui n'ont pas mis le pied à l'école depuis des mois.Cette rentrée inédite est "bien préparée", a assuré lundi le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, pour qui elle doit être "la plus normale possible". "Normalement, il ne manquera pas d'enseignants dans les classes", a-t-il insisté, précisant que les quelques personnes vulnérables "qui ne pourront pas être là" seraient remplacées.
Une réunion d'information a duré toute la matinée sur la situation sanitaire. À 17h, la fermeture toute la journée a été confirmée en raison de l'exercice du "droit de retrait" des employés.
Mauvaise surprise pour les Parisiens et les touristes qui comptaient visiter -souvent avec des billets payés à l'avance- le musée le plus visité du monde, le Louvre. Il n'a pas ouvert ses porte, dimanche 1er mars, en raison de "discussions" avec le personnel sur l'épidémie causée par le nouveau coronavirus, a indiqué la direction de l'établissement parisien, dont le personnel entend appliquer un "droit de retrait", en raison du coronavirus. Après plusieurs heures d'échanges entre personnel et direction, la décision a été prise de maintenir le musée fermé toute la journée, comme l'avait laissé entendre un membre du personnel, interrogé plus tôt sur une possible ouverture. "J'ai tendance à penser que non, et s'il ouvre, ce ne sera que de façon très partielle" avec des personnels qui n'appliqueront pas le droit de retrait, a déclaré à l'AFP Christian Galani, membre du personnel du Louvre et du bureau national de la CGT Culture. Selon lui, l'ensemble des personnels présents dimanche, soit 300 salariés, s'est réuni dans la matinée et a voté un droit de retrait à la "quasi unanimité" (moins 2 voix). "Cette réunion a été organisée pour recueillir l'inquiétude des personnels et la question (du droit de retrait) s'est posée pendant l'AG", a poursuivi M. Galani.La France comptabilise 100 cas avérés depuis fin janvier. Deux personnes sont mortes. L'intensification de l'épidémie a conduit le gouvernement à annoncer de nouvelles mesures samedi pour freiner la propagation du virus. Parmi elles, l'annulation de tous les rassemblements de plus de 5.000 personnes en milieu confiné.Le Louvre a reçu 9,6 millions de visiteurs sur l'ensemble de l'année 2019. Mi-janvier, le musée parisien avait été bloqué une journée par des grévistes opposés au projet de réforme des retraites.
La Maison Blanche a-t-elle volontairement omis de traduire une partie du discours de François Hollande sur le terrorisme ? Ou s'agit-il d'un problème technique ?Jeudi, le président français intervenait aux côtés de Barack Obama, lors d'un sommet sur la sécurité nucléaire. Le discours de François Hollande est traduit en anglais.
Jusqu'au moment où il évoque le "terrorisme islamiste", puis le rôle de la coalition internationale. Là, la voix off se coupe et ne reprendra qu'une dizaine de secondes plus tard. Certains médias conservateurs américains ont remarqué cela et ont crié à la censure. Le doute subsisteLa Maison Blanche se défend d'une éventuelle censure. "Un problème technique pendant l'enregistrement des remarques du président Hollande a conduit à une coupure audio à un moment de l'interprétation en anglais. Dès que nous en avons été informés, nous avons posté une vidéo mise à jour, avec l'audio complet",a-t-elle expliqué en réaction. Suite à la polémique, elle a d'ailleurs diffusé l'intégralité de la vidéo sur son site internet. Mais le doute subsiste. En février 2015, sur CNN, Barack Obama, lui-même, avait fait part de son refus d'utiliser le fameux terme de terrorisme islamiste
La femme âgée de 83 ans était en vacances avec sa faille et avait voulu aller se promener seule.
Le corps sans vie d'une femme de 83 ans, portée disparue depuis la veille, a été retrouvé dimanche après-midi près du Petit-Bornand-les-Glières (Haute-Savoie), apparemment victime d'une chute de quinze mètres, a-t-on appris auprès des gendarmes.L'octogénaire "a été découverte sous une barre rocheuse sur le secteur de Linvouet, au-dessus de Paradis, par les équipes de recherche sur le terrain", ont précisé les gendarmes de Bonneville en charge de l'enquête, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné Libéré.D'importants moyens de recherche mobilisésOriginaire de l'Isère et en vacances avec sa famille dans un chalet au Petit-Bornand, la victime était partie se promener samedi en fin d'après-midi. Ne la voyant pas revenir, ses proches ont d'abord tenté de la retrouver avant d'appeler les secours qui ont débuté les recherches vers 22H30 jusqu'à 02h00 du matin. D'importants moyens ont de nouveau été mobilisés dimanche, avec notamment les sapeurs-pompiers, le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d'Annecy, trois maîtres-chien et un appui aérien de la sécurité civile.Début juillet, c'est un homme et sa fillette d'un an qui avaient été retrouvés morts dans des circonstances similaires, après une chute qui leur avait été fatale.
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise vient de rendre sa décision.
Le recours à une telle mesure n'est "justifié par aucune circonstance locale et porte une atteinte grave à la liberté fondamentale d'aller et de venir et à la liberté personnelle des personnes concernées" a considéré le juge des référés, qui avait été saisi par la Ligue des Droits de l'Homme. En conséquence, l'arrêté du maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) a été suspendu. La ville de Sceaux a décidé de faire appel devant le Conseil d'Etat. Me Patrice Spinosi, avocat de la LDH, s'est de son côté dit satisfait de cette décision, qui "démontre que les maires ne peuvent pas se comporter comme des shérifs dans leur ville, en décidant comme bon leur semble des règles relatives au confinement". Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a d'ailleurs demandé jeudi aux préfets de "retirer les arrêtés" pris par des maires rendant obligatoire le port du masque dans la rue. Selon lui, "c'est un sujet problématique", et "qui n'est pas médicalement démontré".Le maire UDI de Sceaux, Philippe Laurent, a fait part de sa surprise devant les propos du ministre de l'Intérieur "qui s'en est explicitement pris aux maires ayant signé des arrêtés obligeant au port d'une protection nasale et buccale" au moment même où le tribunal examinait le référé. M. Laurent avait pris cette décision lundi pour obliger les habitants de plus de 10 ans à sortir le visage couvert à partir de mercredi. L'édile s'est basé sur l'avis de l'Académie de médecine émis le 3 avril et qui propose de rendre le port d'un dispositif buccal et nasal obligatoire pour toute sortie, afin de lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Philippe Laurent avait aussi expliqué avoir constaté un "relâchement sur la question du confinement", nécessitant des mesures plus strictes."L'atteinte aux droits et libertés de chacun pour garantir l'ordre public sanitaire ne peut être ordonnée que par le gouvernement", a précisé Me Patrice Spinosi. Il a salué la décision du tribunal de Cergy-Pontoise, qui pourrait en préfigurer d'autres si jamais les villes de Nice ou Bordeaux prenaient des arrêtés similaires, "comme elles l'ont déjà annoncé".
En tant qu'ancienne professeure de français, la première dame connaît bien le problème du harcèlement scolaire, "raison pour laquelle (elle) a eu envie de (s)'investir", a-t-elle confié mercredi 7 novembre sur RTL.
Ce jeudi 8 novembre se tient la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, organisée par le ministère de l'Éducation nationale. Selon plusieurs enquêtes, le harcèlement toucherait 10% des élèves de primaire, 6% des collégiens et 1,4% des lycéens, et selon le ministère de l'Éducation, 55% des élèves en situation de harcèlement sont touchés par la cyberviolence.Brigitte Macron s'est engagée, aux côtés du chanteur Mika, à "porter le combat" contre ce phénomène, a-t-elle annoncé mercredi 7 novembre sur RTL. "J'ai été professeure, donc j'ai eu affaire très souvent dans ma vie à des élèves qui étaient harcelés, mais aussi à des élèves harceleurs. Donc c'est un problème que je connais", a expliqué l'épouse du président Emmanuel Macron. "Quand le président a été élu, beaucoup de courriers me sont parvenus avec des témoignages d'enfants, d'adolescents, mais aussi énormément de témoignages de parents qui sont très démunis devant cette souffrance, engendrée par la violence du harcèlement. C'est la raison pour laquelle j'ai eu envie de m'investir, et Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, m'a demandé de porter ce combat avec lui, ce que je fais avec grand plaisir", a-t-elle ajouté. "Il faut en parler !"De son côté, Mika a raconté avoir vécu lui-même des situations de harcèlement à l'école. "J'ai survécu. J'avais une très bonne famille, j'avais une mère qui me défendait beaucoup et aussi un système de support à la maison qui est très rare"", a-t-il dit. "J'en avais presque honte avant, maintenant je réalise maintenant que c'est absurde. C'est un privilège de pouvoir en parler dans des circonstances très différentes aujourd'hui. Je le fais avec mon cœur, sans avoir peur de tout dire", a assuré l'artiste. "C'est évident que la fêlure est toujours là", a réagi Brigitte Macron, soulignant que Mika avait tout de même vécu une grande souffrance malgré la présence de sa famille. "Il faut en parler, il y a forcément un adulte qui peut les écouter", a-t-elle martelé. "Un apprentissage de la bienveillance"Brigitte Macron a également été interrogée sur sa volonté conjointe avec la Première dame américaine Melania Trump de "faire pression sur le numérique" contre le harcèlement sur les réseaux sociaux. Le président américain et son épouse seront dimanche à Paris, avec plusieurs dizaines de chefs d'État et de gouvernement, pour la cérémonie du centenaire de l'Armistice. "Maintenant, c'est amplifié. Avant vous changiez l'enfant d'école et puis ça se tarissait. Or ce n'est plus le cas, c'est très très amplifié par les réseaux", a poursuivi Mme Macron.Selon elle, tout doit débuter beaucoup plus tôt dans la vie des élèves. "Je voudrais aussi qu'à l'école, il y ait déjà un apprentissage de la bienveillance, parce que chez les petits ce n'est pas sur Internet que ça se passe. Parfois, les harceleurs ne se rendent pas toujours compte qu'ils le sont. On peut l'être à son insu, pour rire... Donc il faut véritablement qu'il y ait une information", a-t-elle affirméEt de citer le modèle danois, où dès le plus jeune âge, les enfants sont sensibilisés à la bienveillance et au maniement d'Internet. "Nous, on ne nous apprend pas et il ne faut pas croire que c'est inné. Ça fait partie de l'acquis et je pense qu'on doit l'acquérir très rapidement", souligne-t-elle.
Un risque de crue menace l'Aude et les Pyrénées-Orientales.
Météo France a placé les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales en vigilance orange pour "inondation" et "crue", à compter de ce samedi 17 novembre, 16h et jusqu'au lundi 19 novembre au matin.Des risques de crues ont été recensés "sur les cours d'eau des Corbières et les basses plaines de l'Aude", annonce l'organisme météorologique. "Renseignez-vous avant d'entreprendre vos déplacements et soyez très prudents", recommande Météo France, qui incite également les particuliers à "mettre en sécurité les biens susceptibles d'être endommagés et à surveiller la montée des eaux".Météo France prévoit un temps pluvieux sur le sud de l'Aude et les Pyrénées-Orientales, les pluies affectent la région des Corbières et s'accompagnent d'orages, s'estompant en soirée. De la neige est attendue en abondance dès 1.600 m. Le ciel reste chargé sur le piémont pyrénéen avec un peu de neige vers 1.600/1.800 m.
Avec les limitations à 80 km/h, celles à 70 km/h n'ont plus aucun sens, estime le département.
Malgré les oppositions, le Premier ministre Édouard Philippe a fermement maintenu son projet de réduire la vitesse maximale sur certaines routes à 80 km/h au lieu de 90 km/h. Pour protester contre cette mesure qui entre en application au 1er juillet, le président Les Républicains (LR) du département des Hautes-Alpes a décidé de supprimer des zones limitées à 70 km/h sur le réseau routier, rapporte Le Parisien mercredi 27 juin."Je l'ai déjà dit et je le répète : cet abaissement brutal et non concerté de la limitation de vitesse n'était pas la solution adaptée aux objectifs affichés de baisse du nombre de tués sur les routes, a déclaré dans un communiqué Jean-Marie Bernard. J'aurais préféré que nous travaillions sur des zones spécifiques, particulièrement accidentogènes, quitte à y faire baisser la limitation de vitesse de manière drastique.""Au lieu de ça, le gouvernement pénalise absolument tout le monde, a-t-il encore écrit. Chaque Français qui fait des kilomètres le matin pour aller au travail, chacun d'entre nous qui va se retrouver derrière un camion limité lui aussi à 80 km/h et que nous ne pourrons plus doubler." Expliquant ne plus trouver d'intérêt aux limitations à 70 km/h dans certaines zones spécifiques, il a annoncé qu'il allait en conséquence en supprimer plusieurs dans le département. Et mardi, à la fin de la séance plénière, il a effectivement signé le premier arrêté supprimant une portion de route limitée à 70 km/h.Sur BFMTV, le directeur de cabinet du président du conseil départemental, Fabrice Hurth, a assuré que "80 panneaux de limitation à 70 km/h vont être supprimé dans les Hautes-Alpes" et que ces portions de route seront désormais limitées à 80 km/h.
La méthode d'interpellation policière controversée de la "prise par le cou, dite de l'étranglement sera abandonnée", a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
"Elle ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie. C'est une méthode qui comportait des dangers", a ajouté le ministre. "Par ailleurs, si un policier ou un gendarme doit maintenir quelqu'un au sol lors de son interpellation, il sera désormais interdit de s'appuyer sur sa nuque ou son cou", a ajouté Christophe Castaner. "Le principe que lorsque vous interpellez une personne au sol elle doit le rester le moins longtemps, reste en vigueur", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse au "sujet de la question du racisme et de la mise en cause des forces de l'ordre". Une mission avait été créée à la suite de la mort de Cédric Chouviat en janvier lors de son interpellation à Paris. "La police française n'est pas la police américaine", a dit Christophe Castaner "mais des questions légitime se posaient".Il a aussi annoncé une réforme "en profondeur des inspections du ministère de l'Intérieur" - l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), son homologue de la gendarmerie (IGGN) et l'inspection générale de l'administration (IGA) - pour "plus d'indépendance".Cette réforme "devra permettre plus de cohérence, plus de collégialité entre ses inspections et surtout plus d'indépendance dans leur action vis-à-vis des services", selon le ministre."Cette réforme permettra à l'inspection générale de l'administration de piloter les enquêtes administratives les plus difficiles et les plus complexes concernant les forces de police et de gendarmerie", a-t-il ajouté."Il n'y a pas beaucoup de profession comme celle de policier, de gendarme qui sont autant contrôlées, autant sanctionnées", a estimé Christophe Castaner.
Quelle femme ou homme politique serait le meilleur candidat pour représenter la droite lors de la prochaine élection présidentielle de 2022 ? Xavier Bertrand, selon un sondage Elabe publié le mercredi 13 juin par BFMTV. Le président du Conseil des Hauts-de-France devance le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, mais 65% des sondés ne choisissent aucun des quatre postulants choisis par l'institut.
Deux réponses possibles étaient offertes aux sondés parmi Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Christian Estrosi. 65% d'entre eux ont répondu : "aucun". Quand ils se prononcent, l'ancien ministre du Travail Xavier Bertrand (21%) devance Laurent Wauquiez (16%), la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (14%) et le maire de Nice (Alpes-Maritimes), Christian Estrosi (7%).Laurent Wauquiez en tête chez les sympathisantsEn revanche chez les sympathisants de droite, Laurent Wauquiez est le plus cité (37%) devant Xavier Bertrand (33%), Valérie Pécresse (22%) et Christian Estrosi (12%). 37% d'entre eux répondent : "aucune de ces personnalités". Chez les sympathisants LR, Laurent Wauquiez bénéficie d'une adhésion plus forte, cité par 40% des sondés contre 29% pour Xavier Bertrand (29%), 19% pour Valérie Pécresse et 10% pour Christian Estrosi (10%). 38% des sondés répondent: aucune de ces personnalités.Interrogés sur des traits de personnalité de Laurent Wauquiez, ce dernier est jugé "capable de rassembler la droite" par 25% des sondés (+2 points), 41% des sympathisants de droite (-5 points) et 43% des sympathisants LR. Sur la personnalité du président des Républicains, auprès de l'ensemble des Français, le trait de caractère, parmi treize proposés, le plus cité est : "vous inquiète" (53%, -3), devant "autoritaire" (52%, -10), "dynamique" (46%, -4) et "courageux" (40%, +1).Les traits les moins cités sont : "capable de rassembler les Français" (20%, =), "a les qualités pour être président de la République" (21%, -1). Le président d'Auvergne-Rhône-Alpes est en outre jugé "sympathique" par 29% des Français (=), "honnête" par 27% (+3).Par ailleurs, 42% des sondés estiment qu'aucun parti n'incarne l'opposition. Le parti le plus cité est La France insoumise (25%) devant le Rassemblent national (ex-FN, 16%), LR (9%), le PS (4%), le PCF (3%) et l'UDI (1%).Les Républicains ne s'opposent "pas assez" à Emmanuel MacronPar ailleurs, selon ce sondage, 57% des sympathisants de droite et autant chez les sympathisants du parti estiment que LR ne s'oppose "pas assez" à la politique d'Emmanuel Macron. 31% des sympathisants de droite (34% chez LR) estiment que LR s'oppose "juste ce qu'il faut", et 12% (droite) et 9% (LR) qu'il s'oppose "trop".Les Républicains sont cités comme parti incarnant le mieux l'opposition parmi les sympathisants de droite et les sympathisants LR, mais seulement par 33% et 39% d'entre eux.Sondage réalisé les 12 et 13 juin par internet auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
La réponse de Laurent Escure faisait écho à une phrase du leader de la CFDT Laurent Berger, qui avait estimé en 2017 que les syndicats étaient "mortels comme les partis politiques".
Au coeur d'un contexte social lourd marqué par la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune, le secrétaire général de l'Unsa s'est alarmé de l'état des organisations syndicales et de leur "impuissance", dans un entretien accordé aux Echos publié mercredi 23 septembre. "La crise révèle avec encore plus d'acuité une forme d'impuissance des syndicats. Certains disent qu'ils sont mortels, moi je pense qu'ils sont mourants", indique le responsable de ce syndicat non-représentatif. Le dirigeant fait référence à une déclaration de novembre 2017 de Laurent Berger, le numéro un de la CFDT, où il avait dit à Libération que "les syndicats sont mortels comme les partis politiques". "Un salarié sur deux n'est pas dans la zone de protection des syndicats", ajoute Laurent Escure. "L'actualité est marquée actuellement par l'annonce par Bridgestone de la fermeture de son site de Béthune qui illustrerait l'arrivée de grands plans sociaux", dit-il."Mais derrière ce spectre, le vrai plan social massif qui se joue en réalité, c'est celui de la non-embauche. Et celui des départs invisibles de salariés de petites entreprises, des sous-traitants, des intérimaires. Là où les syndicats ne sont pas". Pour se montrer "utile" aux salariés, l'Unsa prévoit de déployer "1.000 'aidants'", censés être "des référents de proximité pour ces salariés oubliés des syndicats".
Le chanteur américain Bruce Springsteen a annoncé jeudi la sortie, le 23 octobre, d'un nouvel album surprise, enregistré avec ses partenaires historiques du E Street Band en cinq jours seulement.
Intitulé "Letter to You", il s'agit du vingtième album studio du chanteur et auteur de 70 ans, aux plus de 50 ans de carrière. Il comprend 9 nouveaux titres et 3 reprises de chansons enregistrées avant la sortie du premier album studio du "Boss", en 1973."J'aime le côté émotionnel de +Letter to You+", a expliqué Bruce Springsteen sur son site officiel au sujet de l'album enregistré dans les conditions d'un concert, "d'une façon inédite" pour une session avec le E Street Band.Aucun son ou effet sonore n'a été ajouté après l'enregistrement, pour conserver un effet brut."Nous avons fait cet album en cinq jours seulement et ça a été l'une des meilleures sessions d'enregistrement que j'ai jamais connue", a décrit Bruce Springsteen.Le chanteur a mis en ligne jeudi le titre éponyme de l'album, assorti d'une vidéo, qui montre des images de l'enregistrement du disque dans le studio de Bruce Springsteen, dans le New Jersey.Dans cette fameuse "lettre", l'un des derniers monstres du rock américain évoque des mots écrits "à l'encre et au sang", trouvés "au plus profond de (son) âme".L'album à des allures de retour aux sources pour Bruce Springsteen, qui avait expliqué, l'an dernier, avoir de nouveau trouvé l'inspiration rock après qu'elle l'eut abandonné pendant un temps.Le E Street Band accompagne le "Boss" depuis son premier album, "Greetings from Asbury Park, NJ", même s'il n'a pas été de tous ses projets musicaux depuis.Le groupe n'avait plus collaboré avec Bruce Springsteen depuis la tournée "The River", en 2016.Le précédent album du chanteur, "Western Stars", datait de 2019 et avait une coloration plus méditative que d'ordinaire.
Deux mois après l'annonce de sa séparation avec sa femme, Marc Lavoine revient sur cet épisode douloureux dans le "Parisien Week-end". Il sort aussi un nouvel album, dont les textes résonnent curieusement avec cette annonce.
Vingt-sept ans d'amour qui ont pris fin. Marc Lavoine s'est séparé de sa femme Sarah Poniatowski en mars dernier, un événement douloureux pour le chanteur qui s'était depuis retranché dans la musique. Dans le "Parisien Week-end", l'homme de 55 ans se laisse aller à quelques confidences. Il révèle notamment combien il a été difficile pour lui de s'en remettre. "Cette histoire est conne, mais c'est notre histoire. Une histoire qui a mis du temps à se terminer. Parce qu'on ne claque pas une porte comme ça. Parce que l'amour se déplace, mais il est là quand même. J'ai passé un quart de siècle avec elle, c'est presque une vie. J'ai beaucoup écrit pour Sarah.Une fin brutale pour Marc Lavoine, synonyme parfois de chagrin. "J'aime le chagrin. Il ne faut pas le confondre avec la tristesse. La tristesse, elle rend mou, elle enterre. Le chagrin, il éclate à la figure, il forge le caractère". Et d'ajouter. "Ma première déception amoureuse ne m'a pas abattu. Je m'en suis servi pour avancer, pour écrire des mots d'amour."De l'amour au douteL'amour, dont il est question dans son nouvel album "Je reviens à toi", mais qui a toujours été la trame de ses textes. "Mes textes parlent souvent d'histoires que j'ai vécues. Je me rappelle de la fille qui m'a inspiré 'Elle a les yeux revolver'. La drogue a fini par nous séparer. Je n'avais pas 20 ans... "Dans cette interview, Marc Lavoine évoque de nombreux thèmes, comme la poésie, la bohème ou la pudeur. Il montre aussi une facette de lui romantique contrairement à ce qu'il avance. "J'aime les histoires comme celle de Roméo et Juliette. Deux êtres qui s'aiment un peu plus fort que les autres." S'il ne s'inquiète pas de se "voir vieillir", il admet douter très souvent : "J'ai appris à l'accepter, à embrasser ces remises en question permanentes pour avancer."
La femme québecoise accusée d'avoir envoyé une lettre empoisonnée à Donald Trump a été mardi formellement inculpée de menaces contre le président des Etats-Unis, lors d'une audience devant un tribunal de l'Etat de New York, où elle a demandé à être représentée par un avocat commis d'office.
Pascale Ferrier, 53 ans, résidente du Québec, a comparu au tribunal de Buffalo, à la frontière canadienne où elle avait été arrêtée dimanche, devant un magistrat fédéral, en présence d'une avocate commise d'office dont elle a requis les services pour le reste de la procédure, et d'un interprète français-anglais.S'il ne lui était pas demandé de décider à ce stade de plaider coupable ou non coupable, le juge Kenneth Schroeder a indiqué qu'il plaidait non coupable en son nom, ce qui lui garantit plus de droits à ce stade.Selon l'acte d'accusation rendu public mardi, c'est elle qui a adressé au président américain une lettre reçue vendredi au centre de tri postal de la Maison Blanche, contenant de la ricine, poison potentiellement mortel produit par le traitement de graines de ricin.Selon l'agent qui a mené l'enquête, la lettre renfermait un mot destiné au président qui disait: "J'ai trouvé pour vous un nouveau nom: +l'affreux clown tyrannique+, j'espère qu'il vous plaira. Vous ruinez les Etats-Unis et les conduisez au désastre." "Abandonnez, ne vous présentez pas à cette élection", ajoutait-elle, avant de souligner avoir glissé dans la lettre "un cadeau spécial" - le poison - pour "l'aider" à se décider. "Si ça ne marche pas, je trouverais une meilleure recette pour un autre poison, ou j'utiliserais mon arme le jour où je pourrais venir", concluait-elle, en signant "Free Rebel Spirit" ("L'esprit rebelle libre", en français).Des formules et une signature que les enquêteurs disent avoir retrouvées dans six autres lettres envoyées au Texas mi-septembre, à des personnes travaillant dans des centres de détention où Mme Ferrier a été incarcérée en 2019, après son arrestation pour possession illégale d'armes à feu, selon le document.Un langage similaire aurait été utilisé sur des comptes Facebook et Twitter également attribués à Mme Ferrier, selon ce document.L'accusée, qui ne s'est exprimée que par monosyllabes lors de l'audience mardi, a demandé une audience spéciale, fixée au 28 septembre, lors de laquelle les procureurs américains devront apporter les preuves de son identité avant de pouvoir poursuivre la procédure.En attendant, elle restera incarcérée aux Etats-Unis, les procureurs jugeant qu'elle présente "un haut risque de fuite".
Victime d'un AVC dans la piscine, une sexagénaire a été sauvée par l'intervention de son petit-fils.
"Au départ, j'ai cru qu'elle me faisait une blague. Et puis, je me suis rapproché et j'ai vu qu'elle était bizarre. Elle avait les yeux a moitié fermés et la bouche déformée." Ce sont les réflexes du petit Matthéo, 9 ans, qui ont sauvé sa grand-mère de la noyade, le 6 août dernier à Lezoux, dans le Puy-de-Dôme, rapporte La Montagne, jeudi 16 août.Mireille, 65 ans, garde un souvenir confus de cette journée. "Il faisait beau mais pas trop chaud, et nous jouions à la balle dans la piscine avec mon petit-fils, du temps que ma fille était partie faire quelques courses. Et après, plus rien", raconte-t-elle à La Montagne.Quand Matthéo comprend que quelque chose ne va pas, il pousse sa grand-mère sur les marches de la piscine. "J'ai eu peur parce qu'elle commençait à se noyer. Elle n'avait plus que la moitié du corps qui marchait, se souvient le petit garçon. Je suis sorti appeler ma maman avec le téléphone de mon papa et pendant ce temps, mamie a glissé dans la piscine et je l'ai ramenée une deuxième fois sur les marches." La mère de Matthéo alerte alors les secours, et les pompiers et le SMUR de Thiers arrivent rapidement sur place. Ils diagnostiquent un AVC. "J'ai eu des moments de lucidité, confie Mireille. Par exemple, je me rappelle avoir bu la tasse, mais tout est flou."La grand-mère passera 6 jours au CHU de Clermont-Ferrand, dont deux en soins intensifs, avant de sortir, sans aucune séquelle. "Au final, c'est une belle histoire, car sans Matthéo, je serais morte noyée. C'est mon petit héros", dit-elle.
Un tribunal du Salvador a confirmé lundi l'acquittement d'Evelyn Hernandez, jugée pour homicide après avoir perdu son bébé et condamnée à 30 ans de prison en première instance, mais qui a toujours assuré que l'enfant était mort-né.
La cour "confirme l'acquittement prononcé par le tribunal de Cojutepeque (est du pays) qui a reconnu l'innocence d'Evelyn Hernandez", a indiqué lundi la Fondation d'Etudes pour l'application du droit (Fespad), qui défend la jeune femme.Le parquet général, qui avait fait appel de la décision d'acquittement, peut cependant encore introduire un recours en cassation, a averti la Fespad.Evelyn Hernandez, 22 ans, avait été condamnée pour "homicide" en juillet 2017 à 30 ans de prison en première instance.L'affaire avait fait grand bruit à l'époque, au Salvador et à l'étranger. Le code pénal salvadorien prévoit une peine de deux à huit ans de prison pour les cas d'avortement. Mais, dans les faits, les juges considèrent toute perte du bébé comme un "homicide aggravé", puni de 30 à 50 ans de réclusion.L'affaire remonte au 6 avril 2016, lorsque la jeune femme, alors adolescente, donne naissance à un bébé dans des toilettes. Transférée à l'hôpital de la ville de Cojutepeque (centre), elle est arrêtée et accusée d'homicide. Evelyn Hernandez a toujours protesté de son innocence et assuré que son bébé était mort-né.En février 2019, la sentence de première instance avait été annulée par la Cour suprême.Lors du procès en appel, le parquet avait requis une peine de 40 ans de prison mais le tribunal avait prononcé l'acquittement, et la jeune femme avait été libérée le 19 août 2019.La Fespad a dénoncé "la criminalisation" de la jeune femme par le parquet durant toute la procédure.
La chaîne américaine ABC va diffuser le 17 mai un concert privé de la chanteuse Taylor Swift enregistré à l'Olympia à Paris en septembre, selon un communiqué publié vendredi.
Organisé le 9 septembre 2019 pour fêter la sortie du nouvel album "Lover" (sorti le 23 août), le concert, qui avait duré un peu plus d'une heure, était uniquement sur invitation.Ce "City of Lover concert", en référence à Paris, souvent qualifiée de ville de l'amour, était seulement le second concert de la star américaine dans la capitale française, huit ans après le premier, en 2011.Lors du concert, elle a joué une partie des morceaux de son album "Lover" seule à la guitare.Le spectacle sera diffusé le 17 mai sur la chaîne ABC, et mis en ligne le lendemain sur les plateformes de vidéo en ligne du groupe Disney, maison mère d'ABC, Hulu et Disney+.Taylor Swift a annulé fin avril la tournée de promotion de son album, baptisée "Lover Fest", qui devait démarrer le 20 juin en Belgique.La tournée de 16 dates prévoyait notamment un passage par Nîmes, le 5 juillet.
À l'occasion d'une rencontre avec des athlètes paralympiques à Buckingham, la duchesse de Cambridge a dévoilé les hobbies de ses enfants, George et Charlotte. On apprend ainsi que le prince George, trois ans, adore nager et qu'il est fasciné par l'escrime.
Probablement à cause du masque a révélé Kate Middleton. Quant à la petite Charlotte, un an et demi, il semblerait que ce soit les chevaux qui la passionnent, tout comme son arrière-grand-mère, la reine Elizabeth. Il y a quelques jours déjà, la duchesse de Cambridge révélait, à l'occasion d'une visite au musée du football de Manchester, que sa fille avait des prédispositions pour le ballon rond. "Charlotte est celle qui montre le plus d'aptitudes. George s'y met plus doucement, mais Charlotte est plus talentueuse". Des aptitudes qui laissent certainement présager un brillant avenir.
Pour le prince Harry, la vie privée est un sujet sensible, qu'il protège farouchement. Si sa pudeur a été récemment mise à rude épreuve par les médias qui se sont chargés de révéler son idylle avec l'actrice Meghan Markle à sa place, il semblerait qu'il ne soit pas au bout de ses peines.
Et cette fois-ci, l'impair est venu du Premier ministre d'Antigua, comme le révèle le magazine Gala. Au grand dam du jeune prince, son hôte à l'occasion de son voyage officiel aux Caraïbes n'a pas hésité à faire mention de sa relation avec l'actrice Meghan Markle, qui vient d'être officialisée : "Je crois que nous attendons tous avec impatience la venue d'une nouvelle princesse", a déclaré l'indiscret Premier ministre. Je veux en tout cas vous dire que vous serez tous les deux les bienvenus ici pour votre lune de miel". Aussi charmante que soit la proposition, le prince Harry n'a pu s'empêcher de rougir et de regarder ses chaussures. Une soirée éprouvante pour le jeune prince, puisqu'il a ensuite été encouragé à danser un calypso avec une star locale. Une danse qu'il a habilement esquivée en enjoignant le Premier ministre à s'en acquitter lui-même.
Les sirènes du système d'alerte et d'information des populations (SAIP) vont changer d'horaire temporairement à partir de mercredi 7 novembre en raison de la mise en place d'un nouveau logiciel national.
Si une hirondelle ne fait pas toujours le printemps, les sirènes du SAIP (Système d'alerte et d'information des populations) indiquent systématiquement, chaque premier mercredi du mois, midi pile. Enfin jusqu'à ce mercredi 7 novembre. En effet, Franceinfo indique que ce rendez-vous mensuel, qui permet de vérifier que la sirène qui avertit la population en cas de danger imminent, fonctionne va être temporairement modifié. En cause : la mise en place d'un nouveau logiciel national qui implique une nouvelle organisation, selon le ministère de l'Intérieur. Durant cette période de test, dont on ignore encore la durée, la Sécurité civile a décidé de découper en trois zones l'Hexagone, craignant un manque de puissance du logiciel pour gérer les 2.000 sirènes du territoire. Ainsi, dès mercredi, l'alerte tous les premiers mercredis du mois retentira à 11h45 dans une zone Nord, à midi dans une zone Centre et à 12h15 dans une zone Sud. Mais pourquoi... une sirène sonne le mercredi à midi ?par France BleuChaque mois, l'alarme d'essai se compose d'un cycle d'une minute et quarante et une secondes seulement, peut-on lire sur le site du ministère de l'Intérieur. En cas d'alerte réelle, le signal est "un son modulé, montant et descendant, de trois séquences d'une minute et quarante et une secondes, séparées par un intervalle de cinq secondes. La fin de l'alerte est annoncée par un signal continu de 30 secondes."En cas d'alerte réelle, le ministère de l'Intérieur précise qu'il faut se mettre en sécurité et faciliter l'action des secours.
Selon les informations de BFMTV, la police et la gendarmerie continuent de surveiller attentivement les déplacements en France durant cette période de confinement. 38 994 verbalisations ont déjà eu lieu depuis mardi 17 mars.
Les Français ont visiblement du mal à respecter certaines règles. Face à l'épidemie de coronavirus qui touche le pays depuis plusieurs semaines, le président de la République Emmanuel Macron a instauré des mesures de confinement limitant les déplacements. Pourtant, selon les révélations de BFMTV du samedi 21 mars, citant des chiffres du ministère de l'Intérieur, les forces de police ont effectué pas moins de 38 994 verbalisations depuis mardi 17 mars. Depuis mardi, un système de surveillance important a été mis en place par les autorités. 100 000 policiers et gendarmes surveillent les rues de l'Hexagone pour s'assurer que les consignes sont appliquées. Au total, c'est 867 695 contrôles qui ont été effectués à ce jour. Seuls certains déplacements professionnels, pour des achats de première nécessité, un rendez-vous médical, une activité sportive restreinte ou une situation familiale périlleuse sont autorisés si la personne présente son attestation. Sans cela, c'est une amende s'élevant à 135 euros qui est infligée.Des moyens importants déployés pour la surveillanceSurveiller les agissements de millions de Français s'avère forcément être une tâche très compliquée pour les forces de l'ordre. Ces dernières usent de contrôles mobiles ou fixes, n'hésitant pas à interroger des personnes de manière aléatoire dans les rues, les transports en commun ou sur les routes. Comme le révélait Le Parisien vendredi 20 mars, dans l'Essonne, un avion d'ordinaire utilisé pour l'expulsion de sans-papiers a été réquisitionné pour patrouiller et repérer les groupements de personne.Chaque ville tente de s'armer comme elle le peut pour limiter les déplacements de ses habitants. A Nice, un couvre-feu est mis en place. Une pratique adoptée également à Béziers dès ce samedi de 22h jusqu'à 5h du matin et ce, jusqu'au 31 mars selon les informations de Midi Libre. Il aura lieu entre 20h et 6h du matin à Perpignan, à la suite d'un accord entre le maire, le procureur de la République et le directeur générale de l'ARS.
Frappé par une terrible sécheresse, le delta du fleuve argentin Parana, un des plus puissants et riche en biodiversité du monde, est en proie à des incendies sans précédent depuis le début de l'année.
Pendant les sept premiers mois de 2020, plus de 11.000 départs de feu ont été détectés dans cette région d'environ 14.000 km2 à cheval sur trois provinces argentine : Entre Rios, Buenos Aires et Santa Fe. Le décompte a été mené par le Musée des sciences naturelles Antonio Scasso, situé à San Nicolas de los Arroyos, sur les berges du Parana qui, avec ses affluents, constitue le troisième réseau hydrographique du monde, après ceux de l'Amazone et du Congo.A partir d'images satellite, l'association environnementale Naturalistas Santafesino a, elle, calculé que plus de 530 km2 de zone humide ont été dévastés, soit l'équivalent de trois fois la superficie de Buenos Aires. La riche biodiversité du territoire où 700 espèces de plantes et d'animaux ont été répertoriés est durement mise à mal. "Les incendies ont un effet immédiat et d'autres effets qui se découvrent à moyen et long terme : mortalité d'animaux, perte d'habitats naturels pour de nombreuses espèces, appauvrissement des sols, pollution de l'eau et de l'air et impact sur les émissions" de CO2, explique à l'AFP Graciela Klekailo, de l'Université nationale de Rosario (UNR), située dans la capitale de la province de Santa Fe. Mais d'où viennent ces incendies ? Le ministre argentin de l'Environnement, Juan Cabandié, a pointé du doigt les éleveurs bovins, les accusant d'allumer des feux pour "nettoyer" les pâturages et les régénérer.Le ministre, qui a survolé la zone à plusieurs reprises au cours des derniers mois, a déposé une plainte au pénal contre des éleveurs et des fermiers. Ces derniers rejettent catégoriquement ces accusations. Ils affirment que les incendies limitent également leurs activités et dénoncent un "manque de contrôle et un laisser-allez" de la part des autorités dans la gestion de la zone. - Epaisses fumées -Pour Jorge Postma, de l'Université nationale de Rosario, ce désastre est à mettre sur le compte de conditions climatiques exceptionnelles en 2020, avec une sécheresse et une baisse du niveau du fleuve Parana -- "Petite mer" en langue locale guarani -- rarement constatée. "En ce moment, le niveau du fleuve Parana mesuré par l'hydromètre du port de Rosario est de 80 cm, contre 3 à 4 mètres normalement à cette période de l'année", explique-t-il. Javier Torres est issu d'une famille d'apiculteurs de la zone de Victoria, dans la province d'Entre Rios : toutes ses ruches ont été dévastées. "J'ai perdu 270 ruches, j'ai mis des années à les construire et cela va me prendre des années à les rétablir. Cela me fait mal. Je n'ai reçu l'aide de personne jusqu'à présent", se lamente-t-il. En fonction de vents, plusieurs villes implantées sur les berges ouest du fleuve, sont régulièrement envahies par d'épaisses fumées qui provoquent des problèmes respiratoires chez les habitants, alors que les contexte sanitaire est déjà rendu difficile par la pandémie de coronavirus. En juin, des chercheurs de l'UNR ont détecté que l'air dans la ville de Rosario contenait cinq fois plus de particules polluantes que les normes autorisées.Pablo Cantador, membre de l'association "Pas touche au Parana", explique à l'AFP que les incendies incontrôlés de cette année "sont le résultat de décennies d'abandon des zones humides". Les associations environnementales et plusieurs universités réclament le vote au Parlement d'une loi sur la protection de ces écosystèmes. Cette loi permettrait de déterminer les usages de ces territoires et de garantir la sauvegarde environnementale du delta. Mais le texte, présenté à deux reprises devant le Parlement, n'a jamais obtenu un nombre de votes suffisant. Pour Laura Prol, de l'organisation environnementale Taller Ecologista, il est urgent que les autorités provinciales et le gouvernement du président Alberto Fernandez se saisissent de la question de la protection du delta : "Il s'agit de la zone humide la plus importante d'Argentine. Ici, nous disons que c'est notre petite Amazonie".