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Dans le village de Monze dans l'Aude, la colère est grande après l'incendie qui a ravagé une grande partie de la forêt communale. Le maire estime même qu'il y a eu défaillance de l'État et des pompiers.
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Entre 400 et 500 hectares de forêt ont brulé. Devant ce désastre, le maire de Monze dans l'Aude ne parvient pas à retenir sa colère. Selon lui, le sinistre aurait pu être évité. Il ne comprend pas pourquoi le premier avion bombardier n'est arrivé que deux heures après le début de l'incendie. "On est resté deux longues heures à regarder le feu avancer tout doucement. Il n'y avait aucun camion d'intervention direct sur le site, pendant trois heures. Le feu était très fort, on a été obligé d'évacuer la zone et on a regardé notre territoire brûler", témoigne au micro de France 2 le maire sans étiquette de Monze, Christian Caverivière la voix tremblante. Alors que le feu a finalement été fixé jeudi 15 août et qu'aucune habitation n'ait été touchée, le maire ne décolère pas. En octobre dernier, juste après les inondations qui avaient touché son village de 238 habitants, Christian Caverivière avait prévenu les autorités que les pistes d'accès à la forêt n'étaient plus en état. "Je n'ai obtenu aucune aide pour pouvoir rouvrir ces chemins. Donc l'intérieur de la forêt est resté inaccessible". Aucune victime n'est à déplorerSatisfaction tout de même pour les pompiers qui ont privilégié les habitations et les vies humaines. Mais pour le maire, le risque était minime. "Il n'y a pas eu de risque sur les habitations, car elles sont loin de la forêt, mais tout le domaine communal, avec ses plantations de 70 à 80 ans, est ravagé !", poursuit-il dans les colonnes de L'Indépendant. Devant cette scène de désolation, le maire estime qu'il faudrait un référent, une personne qui prenne ses responsabilités. "C'est désastreux, normalement cette catastrophe aurait pu être évitée. Il y avait la capacité d'empêcher le feu de sauter jusqu'ici, mais les choses sont décidées par des gens qui ne sont pas sur le terrain". En tout, ce sont plus de 900 hectares de forêts qui sont partis en fumée lors des incendies qui ont durement touché l'Aude le mercredi 14 août.
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De Francesca Caccini au 17e siècle à Camille Pépin au 21e: une plateforme numérique répertorie les oeuvres de plus de 700 compositrices pour faire découvrir des artistes longtemps éclipsées.
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Baptisée "Demandez à Clara", en référence à Clara Schumann --brillante pianiste, compositrice et épouse du célèbre compositeur-- cette base de données gratuite a été lancée en juin par une équipe dirigée par Claire Bodin, directrice du festival "Présences féminines" consacré aux compositrices du passé et du présent."Depuis notre tendre enfance, on n'entend pas de musique de compositrices, ou si rarement qu'on n'en garde pas la mémoire", affirme Mme Bodin à l'AFP."A nous musiciens et musiciennes, aucun +matrimoine+ n'a été transmis; on a été biberonné à l'idée du génie du grand compositeur, toujours un homme, sans jamais s'interroger sur le répertoire des compositrices".Cet outil, financé par l'action culturelle de la Sacem, a répertorié pas moins de 4.662 oeuvres de 770 compositrices de 60 nationalités, de 1618 à 2020.Le site ( www.presencecompositrices.com) prévoit d'ajouter 4.000 oeuvres supplémentaires à l'automne, dont celles de Hildegarde de Bingen (1098-1179), sainte de l'Eglise catholique et l'une des premières compositrices connues.La recherche se fait par nom, titre, instrument, pays ou époque. Parmi les plus anciennes, les Italiennes Francesca Caccini -- qui serait la première femme à avoir composé un opéra--, Isabella Leonarda et Barbara Strozzi, l'une des première compositrices professionnelles, encore la Française Elisabeth Jacquet de la Guerre.Et la plateforme compte beaucoup de compositrices issues de pays anglo-saxons, "beaucoup plus avancés dans ce domaine", précise Mme Bodin.- Enrichir et non réécrire -Un travail de recherche de longue haleine qui a commencé dès 2006 et qui n'est pas lancé "parce que c'est un sujet à la mode"."Ce n'est pas une question de réécrire l'Histoire mais d'enrichir le répertoire", explique Mme Bodin. "Il ne faut pas simplement les programmer parce que ce sont des femmes et pour se donner bonne conscience, mais parce qu'il y a un réel intérêt artistique".Pour cette claveciniste qui a mis de côté sa carrière pour se consacrer à ces projets, la non programmation des compositrices reste un frein majeur à la diffusion de leurs oeuvres.Depuis une dizaine d'années, elle donne régulièrement des conférences sur le sujet et rares parmi le public sont ceux qui peuvent donner des noms au-delà du "top 5" des compositrices, comme Clara Schumann, Fanny Mendelssohn, Lili Boulanger ou les contemporaines Betsy Jolas et Kaija Saariaho."Pour les salles de concert, il y a la contrainte de remplissage" qui repose généralement sur les grands noms comme Beethoven, Mozart, Tchaïkovski, Brahms ou Bach."On ne voit que le haut de l'iceberg, car même chez les hommes il y un tas de compositeurs qui méritent d'être mis en avant", rappelle Mme Bodin."Il faut que tout le monde se mette à programmer des compositrices car les artistes invités, s'ils ne sont pas assurés que d'autres salles le font, vont hésiter à jouer ces partitions".Prévu en mars, le festival "Présences féminines" a été reporté en octobre (du 12 au 20). Depuis sa création, sept oeuvres de compositrices ont été commandées, dont une par la jeune Camille Pépin (29 ans), devenue cette année la première compositrice primée aux "Victoires de la musique classique".Pour son édition 2021, le festival a lancé un appel à projets pour la création d'un conte musical à l'intention des jeunes. Cécile Buchet l'a emporté sur 15 compositrices.Pour Mme Bodin, la valorisation des compositrices doit également être menée au niveau des conservatoires.Interviewée par l'AFP en 2019, Camille Pépin avait indiqué qu'elle était la seule fille aux cours de composition au Conservatoire de Paris. "Mais aujourd'hui les professeurs que je rencontre et les jeunes musiciens veulent que ça bouge; il y a des présupposés qui ont la dent dure mais qui commencent à tomber".Le site des compositrices
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Alors que le Rassemblement national de Marine Le Pen pourrait bien poursuivre sa percée dans le Nord lors des prochaines élections municipales, le président de la région a fustigé des élus RN "dangereux", qui "exploitent la colère et la peur des gens".
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Après avoir été au second tour de la présidentielle en 2017 avec Marine Le Pen et leur première place aux européennes de mai dernier, le Rassemblement national va-t-il confirmer son ancrage lors des prochaines élections municipales de mars prochain ? Selon un sondage Odoxa-CGI du 28 janvier, le parti de Mme Le Pen recueille l'approbation de 14% des Français, derrière le parti présidentiel La République en marche (18%) et devant Les Républicains et Europe-Écologie Les Verts (13,5%). Bien implanté dans le Nord, Marine Le Pen est notamment députée du Pas-de-Calais, le Rassemblement national a positionné des candidats dans un certain nombre de villes. "Là où ils ont fait des scores importants aux européennes, ils resteront à des niveaux élevés, mais ils peuvent surtout gagner si en face il y a une vraie division, s'il y a des triangulaires ou quadrangulaires", a prévenu lundi 3 février sur BFMTV le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand.L'ancien membre des Républicains s'est par ailleurs emporté contre la politique menée contre les dirigeants RN, qui sont selon lui sont "des incompétents". "La région a des compétences en matière économique principalement, à chaque fois que je fais des propositions, à chaque fois qu'il s'agit de sauver une entreprise ou d'en faire venir, il n'y a jamais une proposition de leur part, ils sont complètement à la ramasse sur les questions économiques", a jugé Xavier Bertrand. "Vous parlez avec eux santé, culture... Ces gens-là sont dangereux, ils exploitent la colère et la peur des gens", a-t-il ajouté."Avoir un président très intelligent, ça ne remplace pas l'expérience"L'ancien ministre de la Santé s'est par ailleurs dit convaincu que la présidentielle de 2022 ne verrait pas une répétition du duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. "Comme 69% des Français, je pense qu'il n'y aura pas ce duel la fois prochaine", a affirmé M. Bertrand, qui s'était déjà pré-positionné dès 2019 pour une éventuelle candidature à la présidentielle.Il en a par ailleurs profité pour réitérer ses critiques envers le chef de l'État, dépeignant un pays "mal dirigé" et "divisé comme jamais" malgré des "réussites", notamment sur le plan économique. Mais "sur ce qui est le coeur de ce que doit faire l'Etat, c'est à dire protéger, le compte n'y est pas", et "la situation est pire qu'il y a deux ans et demi", a-t-il insisté. "Avoir un président très intelligent, ça ne remplace pas l'expérience", a-t-il taclé.
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Christophe Girard, adjoint à la Culture à la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), a annoncé avoir décidé de remettre sa démission jeudi, après des attaques d'élus écologistes à la suite de son audition en mars dans l'enquête "pour viols sur mineurs" visant Gabriel Matzneff.
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"J'ai 64 ans, une vie de famille épanouie et de nombreux engagements culturels, politique et associatifs, et n'ai nullement envie de pourrir ma vie plus longtemps et de m'emmerder à me justifier en permanence pour quelque chose qui n'existe pas", a écrit Christophe Girard, adjoint à la culture à la mairie de Paris démissionnaire dans un communiqué. "Dans le climat délétère général (...) où l'on piétine notre Droit et le Code pénal, et même si la manifestation de ce jour contre moi n'a rassemblé qu'une vingtaine de personnes, la première de mes priorités est qu'Anne Hidalgo, brillamment réélue Maire de Paris, puisse exercer son mandat sereinement", écrit M. Girard."Décision courageuse"La maire de Paris Anne Hidalgo "prend acte de cette démission", "salue cette décision courageuse" et "lui renouvelle toute son amitié", selon son entourage. L'élu du XVIIIe arrondissement reste conseiller de Paris, affirme une nouvelle fois soutenir "plus que jamais la lutte contre les discriminations, le racisme, l'antisémitisme, la misogynie, l'homophobie et la misandrie". Il précise par ailleurs maintenir sa plainte pour diffamation.Un courrier réclamant sa suspensionDepuis plusieurs jours, et dans un courrier adressé à Anne Hidalgo, des élus écologistes et des féministes demandaient sa suspension au poste d'adjoint et l'ouverture d'une enquête interne à la Ville de Paris, estimant que M. Girard devait s'expliquer sur ses liens et agissements auprès de Gabriel Matzneff."Déni à la mairie de Paris", "Girard Démission", "Anne t'es sérieuse ?": armés de pancartes et de slogans, plusieurs dizaines de militants et élus ont manifesté sous les fenêtres de l'Hôtel de Ville, où se tenait le premier conseil de Paris de la mandature. "Il ne suffit pas d'avoir un casier judiciaire vierge pour être adjoint à la mairie de Paris, il faut aussi des qualités éthiques et morales, le soutien à Gabriel Matzneff disqualifie Christophe Girard pour ce genre de responsabilités", avait déclaré lors de ce rassemblement l'élue écologiste Raphaëlle Rémy-Leleu.Liens avec Matzneff via la Maison Yves-Saint LaurentLes enquêteurs ont interrogé en mars M. Girard, secrétaire général de la Maison Yves-Saint Laurent entre 1986 et 1987, structure qui a apporté un soutien financier à l'écrivain Gabriel Matzneff dans les années 80, selon plusieurs récits. L'écrivain est visé par une enquête pour "viols sur mineurs" ouverte par le parquet de Paris après la publication en janvier du roman autobiographique de Vanessa Springora dans lequel elle décrit la relation sous emprise qu'elle a entretenue, lorsqu'elle était mineure, avec l'écrivain."Trois ans après MeToo, après la discussion publique provoquée par la publication de l'ouvrage Le Consentement de Vanessa Springora, quelques mois après la terrible cérémonie des César, quelques jours après la nomination d'un ministre faisant l'objet d'une instruction pour viol et harcèlement sexuel, la Mairie de Paris ne peut pas, ne doit pas, prendre une position hostile aux revendications féministes. Il en va de notre cohérence politique", écrivaient les élus écologistes.
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Il n'avait pas remarqué que son étudiante n'était pas remontée à la surface à la fin d'un exercice.
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Un professeur de natation de 56 ans a été condamné, mardi 15 mai, à 18 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Reims, après la mort d'une étudiante sous sa surveillance, rapporte France Bleu Champagne-Ardenne. En janvier 2016, une élève en deuxième année de sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), s'était noyée au cours d'un exercice d'apnée dans une piscine rémoise.L'enseignant n'avait pas remarqué que la jeune femme n'était pas remontée à la surface et n'avait pas compté ses élèves à la fin du cours. "Vous aviez peut-être autre chose à faire à ce moment-là", lui a lancé le président du tribunal, en référence aux SMS échangés avec sa maîtresse pendant le cours. De plus, l'exercice ordonné par l'accusé a également été dénoncé : l'apnée avec la méthode l'hyperventilation est interdite et ses dangers sont censés lui être connus."Après plus de 20 ans de métier, il y a une routine qui s'installe, des automatismes" s'est justifié le professeur, tout en reconnaissant ses erreurs. Je ne me vois pas enseigner à nouveau la natation. Je ne me remettrais jamais de ce drame et je tiens à m'excuser." Il lui est de toute manière désormais interdit d'enseigner dans le domaine.
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Le fils de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan s'est appuyé sur les publications sur Instagram des époux Hallyday pour prouver au tribunal de Nanterre que son père était bien un résident français.
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Laeticia Hallyday piégée par Instagram ? Les juges de Nanterre ont estimé mardi 28 mai que la "résidence habituelle" de Johnny Hallyday était bien en France et non aux États-Unis. Le tribunal a donc estimé qu'il était compétent pour trancher la question de l'héritage de Johnny Hallyday, objet d'un conflit entre sa veuve Laeticia et les deux enfants aînés de la star, Laura Smet et David Hallyday. Pour prendre sa décision, le tribunal s'est appuyé sur plusieurs éléments et notamment un "tableau de géolocalisation Instagram des époux Smet de 2012 à 2017", cite France Inter. Selon un décompte effectué par David Hallyday grâce à la fonction géolocalisation des comptes Instagram de Laeticia et Johnny Hallyday, le taulier a été présent en France 151 jours en 2015, 168 jours en 2016 et les huit derniers mois de 2017, ceux ont précédé sa mort en décembre."Une confusion est entretenue entre la fascination de son père pour la musique, les costumes, les motos et les paysages américains et son installation aux USA, étant observé en outre que l'intéressé n'a pas pu percer aux États-Unis, où il n'est pas connu, sa carrière étant uniquement française", a ajouté l'avocat de David Hallyday, cité par France Inter."Johnny Hallyday se disait résident suisse"Autre élément troublant. Alors que Laeticia Hallyday a fait valoir lors de l'audience fin mars qu'elle et son défunt mari avaient élu résidence à Los Angeles depuis 2007, le tribunal a relevé qu'à la même date "Johnny Hallyday se disait résident suisse". Dans un testament daté du 9 mai 2007, "il se domiciliait à Gstaad" et entendait que sa succession "soit liquidée entièrement et exclusivement selon le droit suisse".Dans un autre document, un contrat de mariage signé en 2011, Johnny et Laeticia Hallyday indiquaient également être domiciliés à Gstaad, depuis novembre 2006. Or "il n'est pas possible de se dire résident Suisse et de vivre dans un autre pays, autrement qu'en infraction de la législation", précise le tribunal.
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Bernard Debré est décédé dimanche 13 septembre des suites d'un cancer. Plusieurs personnalités du monde politique ont choisi de lui rendre hommage.
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C'est un grand homme de la politique française qui s'est éteint dimanche 13 septembre. L'ancien député Bernard Debré est mort, il souffrait d'un cancer. Face à cette triste nouvelle, plusieurs hommes politiques de haut standing et de tout bord ont souhaité honorer sa mémoire. C'est notamment du plus haut niveau de l'Etat qu'est venu une réaction. Le président de la République Emmanuel Macron lui a rendu hommage. « De l'hôpital à la politique, Bernard Debré fut toute sa vie un homme d'action. Les Français perdent un engagé, qui, en héritier du gaullisme, n'hésitait jamais à sortir des cadres et à dire le vrai dès qu'il s'agissait de l'intérêt du pays. Pensées à sa famille et à ses proches », a-t-il déclaré sur son compte Twitter.Cette disparition a également ému le Premier ministre Jean Castex. Il regrette déjà cet homme qui « soignait les maux de ses patients et ceux de ses concitoyens ». « Cet humanisme qu'il puisait dans ses racines gaullistes ne le quittera jamais », a-t-il rajouté dans un tweet. Un de ses prédécesseurs à Matignon, Manuel Valls, se souvient, lui, d'un « homme attachant, un élu opiniâtre, un médecin passionné ».Ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Franck Riester révèle qu'il aimait « parler avec lui (Bernard Debré) de politique, de la France, de médecine et aussi de la vie. Il va manquer à la vie politique française ».Les Républicains en deuil Bernard Debré a écrit une partie de l'histoire de la droite, marquant les esprits de nombreux hommes politiques. « Triste » d'apprendre ce décès, le maire de Nice Christian Estrosi salue via son compte Twitter un « esprit libre, indépendant et profondément engagé au service des autres, tant dans son parcours médical que politique ».Toujours dans les Alpes-Maritimes, Eric Ciotti évoque lui « un homme politique passionné et entier, un grand médecin reconnu de tous à travers le monde ». Maire de Cannes, David Lisnard avait été soutenu plusieurs fois par Bernard Debré. Il en garde un souvenir ému. « Chaque rencontre avec Bernard Debré était un moment intellectuellement stimulant, et si souvent drôle », a-t-il écrit sur Twitter.Même dans l'opposition, on reconnaît l'importance qu'il a eu dans la politique française. Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure s'est voulu très élogieux à l'égard de Bernard Debré. « Chacun peut s'accorder à dire qu'il était un homme de bien. Courtois, fin, drôle, humain et amical », assure-t-il.
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Les conditions de trafic sont "parmi les meilleures constatées depuis le début de la grève", commencée début avril, a expliqué le directeur général adjoint de la SNCF, Mathias Vicherat.
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La dixième séquence de deux jours de la grève SNCF débute jeudi 17 mai soir à 20 heures, et dure jusqu'à 7h55 dimanche. La SNCF prévoit vendredi 18 mai "un peu plus d'un TGV sur 2" en circulation et autant de RER, ainsi que deux TER ou Intercités sur cinq, a annoncé jeudi le directeur général adjoint de la SNCF, Mathias Vicherat. Les conditions de trafic sont "parmi les meilleures constatées depuis le début de la grève" des syndicats de cheminots début avril, a-t-il commenté lors d'un point presse. Lors de la dernière journée de grève, lundi, seuls 1 TGV, TER ou Transilien sur 3 en moyenne avaient circulé. "La journée de lundi n'était pas un rebond structurelle, c'était une journée parenthèses", a analysé M. Vicherat.
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Un épisode neigeux est attendu "dans la nuit de samedi à dimanche dans le sud du Massif central".
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Météo France a placé quatre départements en vigilance orange pour neige et verglas ce samedi 12 mai. Les départements concernés sont l'Ardèche, le Cantal, la Haute-Loire et la Lozère. L'épisode neigeux est attendu pour la nuit de samedi à dimanche, à partir de 3h du matin.Jusqu'à 50 cm de neigeLes chutes de neige sont attendues autour de 800 à 1000 m, voire localement plus bas. "Les cumuls de neige attendus sont notables pour la saison", souligne Météo France. Ils pourront s'élever jusqu'à 30 ou 50 cm sur les plateaux au-dessus de 1000 m. Un épisode qui tombe mal alors que de nombreux automobilistes sont attendus sur les routes dimanche entre le retour des vacanciers de la zone B et ceux qui ont profité du pont de l'ascension.
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"Il faut oublier cette affaire Malik Oussekine". Le député La République en marche (LREM) de Seine-et-Marne Jean-Michel Fauvergue a suscité de nombreuses réactions mardi, alors qu'il était invité à s'exprimer sur la répression des violences durant les manifestations.
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Face à l'ampleur de l'indignation, il assure, mercredi 1er mai, que, "bien sûr", "il ne faut pas oublier Malik Oussekine". Jean-Michel Fauvergue, élu LREM mais également ancien patron du RAID, était invité dans "C à vous" sur France 5 mardi. Interrogé sur son expertise des questions sécuritaires, il a estimé qu'à Paris, le spectre l'affaire Malik Oussekine "empêchait" les forces de l'ordre d'aller "au contact" avec les manifestants violents. Dans la nuit du 6 décembre 1986, après une manifestation étudiante, Malik Oussekine, un étudiant de 22 ans était mort roué de coups par trois policiers voltigeurs - une brigade à moto créée après mai 1968 et dissoute après le meurtre du jeune homme. "Depuis très longtemps, en province, on va au contact, a expliqué Jean-Michel Fauvergue. À Paris, on commence à faire de la même manière. Paris a été empêché de ça par l'affaire Malik Oussekine. Il faut l'oublier maintenant, il faut oublier cette affaire Malik Oussekine", a-t-il martelé, arguant que "la République doit pouvoir se défendre". • "Vous me faites vomir" Des propos qui ont rapidement provoqué l'indignation. "Non, c'est l'inverse, a répondu sur Twitter Alexis Corbière, député La France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis. Chaque policier et gendarme, même dans des conditions difficiles, doit garder en mémoire la scandaleuse mort de Malik Oussekine. Rien ne justifie qu'un être humain meurt sous des coups de matraques. L'oublier c'est trahir la dure mission qui vous est confiée". "Vous me faites vomir, M.Fauvergue. Décidément, vous n'avez aucune limite ni notion de la décence. Comme vos maîtres. Ni oubli ni pardon", a renchéri le député LFI de Gironde Loïc Prud'homme. Dominique Sopo, président de SOS Racisme, a également fait part de son "envie de vomir". Selon lui, "cette phrase du nouveau monde se traduit ainsi dans l'ancien : On ne va quand même pas s'emmerder à prendre des précautions en matière de maintien de l'ordre à cause d'un Arabe battu à mort par deux policiers."• "Bien sûr qu'il ne faut pas oublier Malik Oussekine"Jean-Michel Fauvergue tente d'éteindre l'incendie mercredi. Mais il assume ses propos, regrettant des critiques qui "relèvent de la bien-pensance". "Bien sûr qu'il ne faut pas oublier Malik Oussekine, je suis à 100 % d'accord avec ça ! Ce garçon a été victime de violences policières, il a été pris pour cible par des policiers qui ont été condamnés pour ça, et c'est bien normal. Il a été tabassé par des voltigeurs de manière éhontée, il faut être clair", assure le député dans Le Parisien. "Ce que je veux dire, c'est que dans l'esprit il ne faut pas que les pouvoirs publics soient empêchés lors des manifestations actuelles de défendre les manifestants et les commerçants. La République doit se défendre", répète-t-il. "Avec les forces de l'ordre dont on dispose, CRS et gendarmes mobiles, on ne peut pas rester en statique, sinon on protège un seul point et pas les personnes qui participent à la manifestation", explique l'ancien policier.
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Le co-fondateur du Front national, aujourd'hui en retrait de la scène publique, évoque dans Le Figaro le psychodrame familial qui l'a opposé à Marine Le Pen, ainsi que l'avenir du parti dont il a été exclu en 2015
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."Tant qu'il lui restera un souffle, il dira ce qu'il pense et continuera d'être un esprit libre. Mais l'aspect politicien, c'est du passé". Carl Lang, ancien numéro 2 du FN, résume bien la vie d'aujourd'hui du "Menhir", désormais plus "témoin historique" qu'acteur politique, selon Le Figaro qui consacre une pleine page à ses confidences dans son édition du 18 juillet 2018. "Jean-Marie a désormais le droit d'exister à la place de Le Pen, j'en suis ravie", se félicite quant à elle sa fille Marine, débarrassée depuis son exclusion du parti en 2015 du poids du patriarche sur la marche de son parti."Je connais bien Jean-Marie, et je trouve que c'est un homme extrêmement attachant", ajoute la présidente du RN, qui est apparue à côté de son père, dans une opération de réconciliation familiale le 30 juin 2018, à laquelle a également pris part la fille aînée des Le Pen, Marie-Caroline, brouillée avec son père depuis 1998. "C'est une chose que j'aurais dû faire il y a bien des années. Peut-être une forme de paresse intellectuelle m'en a dissuadé", reconnait Jean-Marie Le Pen.La perspective d'une prise de pouvoir "ne s'est pas rapprochée"Pas de quoi cependant trouver grâce et immunité aux yeux de l'ancien candidat à la présidentielle (cinq campagnes, entre 1974 et 2007), qui dresse un constat mitigé à l'égard de l'évolution du parti qu'il a créé (et qui a depuis changé de nom) : "Il y a un moment donné où j'ai pensé que le Front national pourrait jouer un rôle capital et prendre le pouvoir. Je savais l'opération difficile, probablement de dernier recours. Mais cette perspective ne s'est pas rapprochée", se lamente t-il, avant de se lancer dans des prédictions peu empreintes d'optimisme : "Je ne sais pas s'il reste une chance à notre civilisation. Mais s'il en reste une, il faut que ceux qui en sont partisans, si éloignés soient-ils les uns des autres, se rassemblent et se préparent à l'adversité. Car elle arrive". S'il reste désormais à l'écart des débats publics, Jean-Marie Le Pen campe sur ses positions de toujours. "La déferlante démographique et les migrations qui en découlent sont aussi prévisibles que catastrophiques", estime t-il, ajoutant avoir voulu, tout au long de sa carrière, jouer son "rôle de lanceur d'alerte", sans s'exposer médiatiquement. "Je ne veux ni dorer la pilule aux gens, ni leur tenir la main à la veille de l'agonie. Ce qui m'incline à la discrétion." lâche t-il.Quand à son âge, il ne le voit pas comme une barrière, admettant même qu'il accepterait "la place du vieux sage". "Je n'ai que 90 ans, mais [...] quand on aime, on a toujours 20 ans". "Je n'ai d'ailleurs jamais pensé à mon âge jusqu'à mes 90 ans. Je ne me sens pas différent sur le plan de la pensée, de la connaissance, peut-être même de la capacité d'expression, que les années précédentes".
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L'émission Quotidien a révélé de nombreux messages dans lesquels elle s'en prend notamment aux "noirs" et aux "musulmanes".
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Emmanuelle Gave ne sera finalement pas présente sur la liste de Debout la France ! aux élections européennes. Le parti présidé par Nicolas Dupont-Aignan a annoncé mercredi 20 février qu'il ne retiendrait pas l'ancienne avocate, après la publication par l'émission Quotidien de nouveaux messages controversés sur les réseaux sociaux."À la lumière des nouveaux éléments révélés ce soir par l'émission Quotidien sur TMC et dont nous n'avions pas connaissance avant ce jour, le mouvement Debout La France (...) indique que la candidature d'Emmanuelle Gave ne sera pas validée par la commission d'investiture pour être sur la liste des élections européennes", a écrit dans un communiqué le président de cette commission, Frédéric Mortier.Mme Gave, qui affirmait qu'elle serait sur la liste de DLF en "position éligible", avait tweeté en juillet 2018 qu'elle "trouve qu'il y a beaucoup trop de Noirs dans les courses de 100m". Dans un autre message sur son compte Facebook, elle a aussi écrit que "les musulmanes sont quasiment inemployables en tant qu'employées de maison ou nanny". Emmanuelle Gave a assuré au journaliste de Quotidien qu'elle n'était "absolument pas raciste" et qu'elle avait "eu tort sur ce coup-là", tout en précisant qu'elle avait "une nounou algérienne qui (lui) a fait les pires problèmes de la terre". "Evidemment quand on met tout bout à bout, on finit par se dire: 'Mais enfin c'est quoi cette fille, elle serait raciste, antisémite'", a-t-elle encore commenté devant la caméra de Quotidien.Après que L'Opinion eut révélé la semaine dernière que son père, le financier Charles Gave, allait apporter près de 2 millions d'euros à la campagne de M. Dupont-Aignan, elle avait fait effacer quelque 10.000 tweets et retweets par une société spécialisée. Dans l'un d'eux, daté de mai 2018, elle se demandait si la liberté d'expression devait "pouvoir s'étendre à la réfutation de la Shoah". Emmanuelle Gave "a de fortes chances d'être sur ma liste", avait dit jeudi à l'AFP M. Dupont-Aignan. Son père, partisan de la théorie controversée du "grand remplacement" de la population européenne par une population immigrée, et très critique à l'encontre du milliardaire américain George Soros, avait déclaré à l'AFP qu'il "figurait" aussi sur la liste, en position non éligible, ce qui lui permet de contribuer sans plafond à la campagne.
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TRAFIC. Pour ce deuxième week-end des vacances d'hiver et le premier chassé-croisé de la période, la circulation sur les routes est classée orange dans le sens des départs samedi au niveau national, et rouge en Auvergne-Rhône-Alpes, selon Bison Futé.
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Alors que les écoliers de la zone B (Aix-Marseille, Amiens, Caen, Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Orléans-Tours, Reims, Rennes, Rouen et Strasbourg) attaquent leur deuxième semaine de vacances d'hiver, ceux de la zone A (académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon, Poitiers) débutent les leurs ce vendredi 15 février. Les Anglais, les Néerlandais et les Luxembourgeois commencent également leur semaine de congé.La circulation sera ainsi "particulièrement difficile", selon Bison Futé, sur les axes de la région Auvergne-Rhône-Alpes menant aux stations de sports d'hiver (A40, A43, N90), une zone classée rouge samedi dans le sens des départs. Le reste du territoire est classé orange. Bison Futé conseille d'éviter les grands itinéraires en direction des Alpes (A40, A43, A48, N90), entre 7h et 17h. En région Bourgogne, évitez de circuler en direction de Paris sur l'A6 entre 9h et 17h. Quelles sont les attentes des touristes français ? - 08/02par BFM BusinessDans le sens des retours, le samedi est vert, sauf en Bourgogne dans le Grand Est et en Auvergne-Rhône-Alpes, classées oranges. Dimanche et vendredi sont verts.
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Selon le fils de Stephen King, une affaire de meurtre vielle de 1974 pourrait être élucidée grâce au célèbre film, rapporte BFM TV.
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L'affaire est vieille de 44 ans. En 1974, le corps d'une jeune femme est retrouvé à Provincetown (Massachusetts). Une affaire non élucidée qui pourrait aujourd'hui rebondir. Car comme l'a remarqué BFM TV, le fils de l'écrivain Stephen King, Joe Hill, a désormais une théorie. Il aurait aperçu la jeune femme dans le film de Steven Spielberg "Les Dents de la mer". Il faut dire que Joe Hill n'avance pas ses arguments à l'aveugle. L'écrivain s'est documenté et a notamment lu un livre sur le dossier de celle qui était appelée "La dame des dunes". Et pour lui, c'est une certitude, la figurante ne peut être que la femme retrouvée mutilée en 1974.Un de ses principaux arguments, c'est que le film à succès de Spielberg a été tourné en 1974. Dans une scène de foule tournée à Martha's Vineyard, tous près de Provincetown, Joe Hill dit reconnaître la jeune femme. La figurante est vêtue d'un jean et d'un bandana bleu, tenue dans laquelle "La dame des dunes" avait été retrouvée, morte sur une serviette.Pris au sérieux par le FBISuffisant pour rouvrir l'enquête ? A priori oui, d'autant que Joe Hill a exposé sa théorie à un ami travaillant au FBI. Il raconte sur son blog "Joe Hill's Thrills". "J'ai abordé le sujet avec un agent du FBI que je connais. Je pensais recevoir des moqueries. À la place, il a levé un sourcil et a dit : 'tu sais, cela pourrait valoir le coup d'aller plus loin avec ta théorie. Il pourrait y avoir quelque chose. Des idées plus étranges ont résolu d'autres cas".Si l'identité de la jeune femme était enfin révélée, l'enquête sur ce "cold case" pourrait être enfin relancée. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle serait résolue.Depuis 44 ans, personne ne s'est manifesté pour apporter le moindre témoignage. Le meurtrier, lui, est toujours dans la nature, voire décédé.
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C'est une macabre découverte qui a été effectuée vendredi au Port-Ouest par les vétérinaires du Centre de Sécurité requin de La Réunion. Des restes humains ainsi qu'une gourmette ont été retrouvés dans l'estomac d'un requin-tigre qui avait été pêché jeudi au large de Saint-Leu.
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Le bijou appartiendrait à un kayakiste de 70 ans disparu depuis le 12 décembre dernier.Des restes de membres humains, appartenant probablement à un kayakiste de 70 ans, ont été retrouvés dans l'estomac d'un requin tigre pêché au large de Saint-leu (ouest de l'île de La Réunion), a indiqué vendredi le parquet. Capturé dans le cadre de la recherche en vue de réduire le risque requin à La Réunion, le squale mâle de 3,5 m, pêché jeudi soir, a été autopsié vendredi matin par les scientifiques du centre de sécurité requin (CSR). Selon une source proche du dossier, deux bras ont été trouvés ainsi qu'une gourmette, qui a été présentée à la famille d'un kayakiste ayant disparu le 12 décembre dans le lagon de la Saline (ouest). La famille a identifié le bijou comme appartenant au septuagénaire, a indiqué le procureur de Saint-Denis, Eric Tuffery. Des analyses ADN vont être effectuées afin d'identifier avec certitude la victime. A ce stade, il n'est pas encore possible de déterminer si le décès de la victime est du à une noyade ou à une attaque du squale.Un cas quasi identique en novembreUne découverte similaire avait été faite le 6 novembre lorsqu'une main et un avant-bras avaient été retrouvés dans l'estomac d'un requin tigre pêché au large de Saint-Gilles (ouest). L'enquête a ensuite établi qu'il s'agissait des restes d'un touriste écossais disparu deux jours plus tôt alors qu'il se baignait dans le lagon de l'Hermitage (ouest). A cet endroit, la mer est peu profonde et ne présente pas de difficulté particulière à l'exception d'une passe dans la barrière de corail donnant accès à la haute mer.Il n'a pas été déterminé si le touriste s'était noyé avant d'être ingéré par le requin tigre ou s'il avait été attaqué par l'animal. Depuis le début de l'année deux personnes, un pêcheur et un surfeur, ont été mortellement attaquées par un squale. Il n'y avait eu aucune attaque en 2018. Ce qui contrastait avec les trois charges, dont deux mortelles, de 2017 et les quatre attaques, dont deux mortelles, de 2015.
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LOGEMENT. L'ex-candidate la France insoumise (LFI) aux législatives n'a pas l'intention de quitter son appartement géré par la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP).Alexis Corbière et sa compagne Raquel Garrido ne sont pas les seuls à occuper un logement social au sein de la France Insoumise.
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Le Parisien révèle mercredi 25 octobre que Danielle Simonnet, conseillère de Paris depuis 2001, est également logée par la RIVP. Selon le quotidien, la coordinatrice du Parti du Gauche et oratrice nationale du parti de Jean-Luc Mélenchon est logée par l'organisme de logement social depuis 1999.Depuis 2003, elle vit avec son conjoint dans un appartement de 83m² avec balcon dans le quartier Saint-Fargeau, dans le XXe arrondissement, dont le loyer s'élève à 1.300 euros par mois. "Cela n'a rien d'illégal, écrit Le Parisien. C'est un loyer libre, établi par la RIVP sans barème. Mais l'immeuble géré par le bailleur social a été bâti avec des subventions publiques. Et le loyer est 30 à 40 % moins cher que dans le privé". Le journal précise que le salaire mensuel brut d'un conseiller de Paris est de 4.190 euros. Contrairement à Alexis Corbière, la malheureuse candidate LFI aux dernières législatives ne compte pas quitter son logement. "Je ne veux pas me loger dans le privé, enrichir un propriétaire privé et participer à la spéculation immobilière", justifie-t-elle. LES ÉLUS PARISIENS APPELÉS À QUITTER LEUR LOGEMENT SOCIALElle assure par ailleurs que Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris en charge du logement ne lui a pas demandé de partir. "Son appartement n'est pas de la catégorie HLM mais un loyer libre. Et dès lors, il n'y a pas de plafond de ressources pour l'obtenir, pas d'enquête sur les revenus de ses occupants, pas de surloyer", explique l'élu PCF. Il concède néanmoins qu'au vu des 120.000 Parisiens en attente d'un logement social, "les citoyens parisiens comprennent de moins en moins que des élus parisiens vivent en logement social". Tout juste élue, la maire de Paris Anne Hidalgo avait demandé en juin 2014 aux conseillers de Paris vivant dans des logements sociaux de déménager. Un avis partagé par Jérôme Dubus, conseiller de Paris du XVIIe (LR devenu LREM). Selon lui, "aucun élu parisien ne devrait être logé par un des bailleurs sociaux de la ville de Paris". Il en profite au passage pour tacler Danielle Simonnet, "qui nous donne des leçons de morale au Conseil de Paris matin midi et soir et prône la transparence dans le dossier HLM (et qui) a une moralité à géométrie variable."
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"Le FBI vous trouvera, peu importe le temps que cela prendra ou jusqu'où vous fuirez": un fugitif a été arrêté aux Etats-Unis après 46 ans de cavale.
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Richard Nixon était empêtré dans le scandale du Watergate, et Paul Newman et Steve McQueen se partageaient l'affiche du film "La Tour infernale" lorsque Luis Archuleta s'est échappé d'une prison de l'Etat du Colorado, en 1974.Le fugitif, désormais âgé de 77 ans, a été arrêté mercredi par la police fédérale américaine (FBI) dans le Nouveau-Mexique, où il résidait depuis une quarantaine d'années sous une fausse identité, Ramon Montoya. "Cette arrestation doit envoyer un signal fort à tous les violents criminels: le FBI vous trouvera, peu importe le temps que cela prendra ou jusqu'où vous fuirez, et vous conduira devant la justice", a déclaré l'agent spécial Michael Schneider, du bureau du FBI de Denver. Luis Archuleta avait été emprisonné pour avoir tiré en 1973, sans le tuer, sur un policier de la capitale du Colorado, où il va être renvoyé afin d'y être jugé."Le temps passé n'excuse pas et n'efface pas ses crimes", a commenté le chef de la police de Denver Paul Pazen dans un communiqué du FBI n'expliquant pas ce qui a permis de conduire à l'arrestation du septuagénaire.
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Malgré les primes alléchantes, une majorité des 800 fumeurs ayant servi de cobayes n'a pas tenu le coup. L'argent, meilleure motivation pour arrêter de fumer ? La méthode, testée par des chercheurs en Suisse, semble en tout cas assez surprenante.
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Une étude publiée, le lundi 15 août, dans le Journal of the American College of Cardiology, montre, en effet, que rémunérer les fumeurs pour qu'ils arrêtent la cigarette permet d'augmenter significativement le taux de réussite. Il faut dire que les chercheurs de l'université de Genève n'ont pas hésité à se montrer généreux. Chacun des 800 fumeurs qui ont accepté l'expérience avait des revenus assez faible (pour la Suisse) afin que la prime puisse avoir un réel impact. Ils gagnaient tous moins de 50.000 francs suisse (45.900 euros) par an et n'avaient recours à aucun traitement de substitution pour les aider à arrêter. Pour augmenter leur motivation, les primes augmentaient au fur et à mesure du sevrage : 92 euros pour la première semaine, 138 euros pour la deuxième, etc. Au bout des 6 mois, la cagnotte totale a atteint 1.400 euros.DES BONS D'ACHATMalgré l'argent, une majorité des cobayes n'a pas tenu. Seuls 45% d'entre eux ont ainsi réussi à se passer de tabac pendant les six mois de l'expérience. Un chiffre qui tombe à 20%, un an après. Toutefois, cette étude montre une réelle efficacité de la méthode. Car chez un échantillon "témoin" de fumeurs qui ont essayé d'arrêter sans compensation financière, le taux de succès n'était que de 10%. Les primes auraient donc permis de doubler ce chiffre."L'argent est une solution efficace, surtout chez les plus pauvres, mais elle ne suffit pas. La démarche doit être accompagnée d'une motivation plus intime, il ne faut surtout pas oublier qu'arrêter la cigarette, c'est quelque chose de très personnel", explique, dans Le Figaro, Pierre Rouzaud, tabacologue et président de l'association Tabac et Liberté. Mais l'idée de la rémunération fait bel et bien son chemin. En mai dernier, l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a ainsi lancé un programme offrant des bons d'achat de 20 euros aux femmes enceinte qui arrêtaient de fumer.
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L'acteur américain Peter Fonda, rendu célèbre par son rôle de motard dans le film culte "Easy Rider" (1969), qu'il avait co-écrit, est mort vendredi matin à son domicile de Los Angeles à l'âge de 79 ans, a annoncé son entourage.
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Fils de la légende d'Hollywood Henry Fonda, petit frère de Jane Fonda et père de Bridget Fonda, Peter Fonda est mort d'un arrêt respiratoire provoqué par un cancer du poumon, a indiqué son publiciste dans un communiqué. "Tandis que nous pleurons la perte de cet homme doux et gracieux, nous souhaitons aussi célébrer son esprit indomptable et son amour de la vie. En l'honneur de Peter, portez-un toast à la liberté s'il vous plaît", conclut le communiqué signé de sa famille."Easy Rider", écrit par Peter Fonda, Dennis Hopper, et Terry Southern, interprété par les deux premiers et réalisé par Hopper, est l'un des films étendards de la contre-culture américaine des années soixante. Il évoque la quête de liberté à travers une odyssée à moto dans les grands espaces du sud-ouest américain. L'image de Peter Fonda les jambes étendues sur son chopper Harley-Davidson peint aux couleurs du drapeau américain est emblématique du cinéma de cette époque. Un exemplaire de cette moto s'était vendu aux enchères 1,35 million de dollars en 2014. En 1998, il avait concouru aux Oscars pour son rôle dans le film "L'Or de la vie" de Victor Nuñez, qui lui a valu un Golden Globe. Plus récemment, Peter Fonda avait joué Méphistophélès dans "Ghost Rider" (2007). Son dernier film, "The Last Full Measure", avec Samuel L. Jackson, Morgan Freeman et Laurence Fishburne, doit sortir fin octobre aux Etats-Unis.Militant écologiste de la première heure, l'acteur avait fait sensation au festival de Cannes en 2011 lorsqu'il avait qualifié le président américain de l'époque, Barack Obama, de "putain de traître" en lui reprochant sa gestion d'une marée noire dans le Golfe du Mexique provoquée par le naufrage de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon.
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Le coronavirus qui sévit au Brésil n'épargne pas les indigènes d'Amazonie, une pandémie dont leur porte-parole emblématique, le cacique Raoni, a accusé le président Jair Bolsonaro de vouloir "profiter" pour éliminer son peuple.
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"Bolsonaro veut profiter de cette maladie et il dit que l'indigène doit mourir, qu'on doit en finir avec" lui, a accusé Raoni Metuktire, du peuple Kayapo, dans un entretien à l'AFP réalisé en vidéo depuis son village d'Amazonie.Infatigable défenseur des droits de son peuple, le nonagénaire ne mâche pas ses mots contre ce président d'extrême droite dont il a déjà réclamé le départ et qui a tenu des propos méprisants pour les autochtones.Alors que le coronavirus a fait plus de plus de 34.000 morts dans tout le Brésil, "le président Bolsonaro ne pense pas à nous, les indigènes", accuse-t-il.Il invoque "la précarité des soins de santé" de son peuple, dont la mortalité est deux fois plus élevée que le reste de la population, touchant des enfants, voire des bébés, en raison d'une immunité plus faible. "Ici au Brésil, les autorités ne pensent jamais à transporter un indigène pour le soigner dans un hôpital de Brasilia, pour qu'il puisse revenir, une fois guéri, dans son village", poursuit le vieux chef à la coiffe traditionnelle de plumes jaunes et au labret qui lui distend la lèvre."Nous ne savons pas ce qu'ils pensent (à Brasilia) de l'amélioration des soins de santé pour les peuples autochtones, jusqu'à présent je n'en ai pas entendu parler", insiste-t-il.- "Je les retiens au village" -"Cette pandémie est très dangereuse. Elle a commencé à tuer des gens de mon peuple dans chaque région". Le vieux chef s'est confiné dans la forêt, dans son village de Metuktire, dans l'Etat du Mato Grosso. "Je ne bouge pas de mon village, j'attends la fin de la pandémie", dit Raoni, qui a sillonné la planète pour rencontrer des chefs d'Etat. "Après, j'irai en France, voir mes amis". "Je m'inquiète beaucoup pour mon peuple et je ne laisse personne sortir pour aller dans les villes, je les retiens tous au village", explique-t-il dans sa langue kayapo."Mais certains ont continué d'aller en ville, comme mes congénères du village de Kateté, et ils ont rapporté la maladie dans leurs villages. Pareil avec mes congénères de Gorotire", également dans l'Etat du Para, où "cinq sont morts", se désole le cacique.L'ONG française Planète Amazone a récolté les deux tiers d'un appel de fonds de 60.000 euros pour sécuriser l'auto-confinement de communautés indigènes.Mais depuis trois semaines, 10 tonnes d'aliments de base et de produits d'hygiène destinées aux Kayapos sont bloquées par les fournisseurs, selon Planète Amazone, dont le président Gert-Peter Bruch dénonce "un alourdissement criminel de la bureaucratie". Car faute de produits, les indigènes doivent aller dans les villes.De même la fourniture de médicaments par les ONG aux indigènes a été compliquée par une circulaire de Brasilia, le 20 mai.Selon l'APIB (Association des peuples indigènes du Brésil), au moins 211 indigènes sont morts du coronavirus, pour 2.178 cas de contamination.- Délimitation des terres -L'"imprévu de la maladie" a empêché Raoni de se rendre à Brasilia pour défendre une autre cause essentielle des indigènes: la délimitation de leurs terres.Le cacique voulait rencontrer le chef de la Funai, la Fondation nationale de l'Indien, un organe public chargé des affaires indigènes.Une récente ordonnance de la Funai autorise avec effet immédiat le démantèlement de 237 terres indigènes n'ayant pas été encore été délimitées par décret présidentiel.Ce sont ainsi des terres de la superficie du Portugal qui peuvent être occupées et démembrées."Non, cela n'est pas possible!", s'insurge Raoni. "Nos terres ne peuvent être occupées par des envahisseurs", fermiers, bûcherons et orpailleurs clandestins. "Et lui, en tant que président", poursuit-il au sujet de Jair Bolsonaro, "doit délimiter ces terres qui ne le sont pas encore, pour que mon peuple y vive et s'y sente bien"."La Funai appartient aux Indiens. Elle ne peut pas parler contre nous (...) Elle doit faire son travail et faire délimiter les terres indigènes qui ne le sont pas encore".
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Plusieurs célébrités, dont Leonardo DiCaprio et Kim Kardashian, vont geler leur compte Instagram le temps d'une journée, mercredi, pour appeler Facebook, sa maison mère, à mieux lutter sur ses plateformes contre les contenus haineux et la désinformation.
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Ces personnalités, dont l'actrice Jennifer Lawrence et le comédien Sacha Baron Cohen, ont répondu à l'appel d'un collectif d'organisations déjà à l'origine d'un premier mouvement de boycottage de Facebook.Fin juin le collectif, qui comprend l'association de défense contre l'antisémitisme Anti Defamation League et l'organisation de défense des droits des Noirs aux Etats-Unis NAACP, avait lancé le mot-clé #StopHateforProfit ("Arrêtons la haîne au service du profit").Plusieurs annonceurs majeurs de Facebook avaient renoncé temporairement à acheter des espaces publicitaires sur les plateformes du réseau social.Le collectif reproche au groupe de jouer un rôle dans "l'incitation à la violence, la diffusion du racisme, de la haine, et de contribuer à la désinformation relative au processus électoral", a expliqué l'ADL dans un communiqué."Je ne peux pas rester silencieuse alors que ces plateformes continuent à permettre la diffusion de la haine, de la propagande et de la désinformation", a écrit sur son compte Twitter Kim Kardashian, qui va aussi geler sa page Facebook. La femme du rappeur Kanye West est l'une des personnalités les plus suivies au monde sur Instagram."La désinformation peut faire des dégâts", a écrit la comédienne américaine Kerry Washington. "C'est à nous de faire des recherches et de nous assurer que nous partageons des informations correctes."Début juillet, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, avait rencontré des représentants du mouvement, qui lui avaient réclamé dix mesures immédiates.Le dirigeant avait seulement accepté l'une d'entre elles, à savoir la nomination d'un dirigeant de haut rang avec une expérience du mouvement pour les droits civiques.Les représentants du mouvement avaient décidé de poursuivre leur action, dont fait partie cet appel au boycottage d'Instagram mercredi, lancé auprès de tous les internautes, entreprises, célébrités ou influenceurs.Le collectif de neuf associations demande notamment à Facebook d'augmenter les moyens alloués à la lutte contre les contenus haineux, ou de retirer les fausses informations liées à l'élection présidentielle américaine.En août, Facebook a annoncé avoir supprimé quelque 790 comptes liés au mouvement QAnon, théorie complotiste pro-Trump.Début septembre, la plateforme a aussi annoncé un durcissement de ses règles en matière de publicité politique.
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Ces actes se sont multipliés ces derniers mois à travers la France.
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Les juments ont survécu, précise le procureur de la République de Lons-le-Saunier, qui dénonce des actes de barbarie. C'est d'ailleurs pour "actes de cruauté" qu'une enquête vient d'être ouverte. Deux juments ont été attaquées à Ranchette et Leschères, et ont subi des mutilations au niveau des parties génitales.L'enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Saint-Claude, en relation avec l'Office central de lutte contre les atteintes à l'Environnement et à la Santé publique, a-t-il précisé, confirmant des informations du quotidien régional Le Progrès."Ce sont des faits qui retiennent toute mon attention et sur lesquels j'ai demandé à ce que tous les moyens soient mis pour qu'on mette un terme" à ces attaques qui relèvent "de la pure cruauté", a ajouté le procureur.Ces deux nouveaux cas surviennent une dizaine de jours après la mort d'une autre jument dans le Jura, retrouvée mutilée mi-août à Thoiria. Une jument a également été découverte lundi morte et mutilée, l'oreille droite coupée, dans un champ près de Mauléon, dans les Deux-Sèvres."A ce stade, aucun lien objectivé" ne relie les faits de ce week-end avec le cas de Thoiria, a indiqué Lionel Pascal. "Mais ce sont des attaques qui visent des équidés, avec des mutilations, et le mode opératoire, sans être exactement le même, est quand même très proche", a-t-il noté.Fin juin, une note du Service central du renseignement territorial, évoquée par Le Parisien, recensait ainsi au moins onze faits similaires sur des chevaux en France entre décembre 2018 et l'été 2020.La Fédération française d'équitation a annoncé la semaine dernière qu'elle se portait partie civile aux côtés des propriétaires de chevaux, poneys et ânes qui ont été tués ou mutilés ces derniers mois, "face à la série d'actes de cruauté envers des équidés sur l'ensemble du territoire".Samedi, dans la Sarthe, un veau a été retrouvé mort, "l'oreille droite coupée" et présentant "des lacérations sur ses appareils génitaux", a précisé le parquet du Mans.
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Le président François Hollande a demandé samedi à Donald Trump de ne pas marquer de signe de défiance envers la France, pays ami, en réaction aux propos du président américain sur "Paris n'est plus Paris". "Ce n'est jamais bon de marquer la moindre défiance à l'égard d'un pays ami", estimé le chef de l'État, qui a pris la parole lors de sa visite au Salon de l'agriculture.
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"Moi, c'est ce que je ne fais pas à l'égard d'un pays ami et je demande que le président américain ne le fasse pas à l'égard de la France", a-t-il ajouté.La réponse de François Hollande fait écho à un discours de Donald Trump prononcé ce vendredi 24 février, où le président américain citait "Jim", "un ami" qui ne met plus les pieds dans la capitale française, pour défendre sa politique migratoire, disant "Paris n'est plus Paris". Le patron de la Maison Blanche prenait ainsi la France, la Suède et l'Europe en général comme contre-exemples. "La sécurité nationale commence par la sécurité aux frontières. Les terroristes étrangers ne pourront pas frapper l'Amérique s'ils ne peuvent entrer dans notre pays", a-t-il lancé lors de la grande conférence annuelle des conservateurs CPAC.Interrogé sur ces propos, François Hollande a rappelé que Donald Trump lui avait fait part récemment au téléphone de "tout l'amour qu'il portait à Paris et à la France, qu'il aimait la France et qu'il n'y avait pas plus beau pays que la France". "Alors j'imagine que ce doit être sa pensée. Si c'est sa pensée, j'imagine qu'il l'exprimera", a ajouté M. Hollande."ICI, IL N'Y A PAS DE CIRCULATION D'ARMES""Heureusement, depuis plusieurs mois les touristes américains sont revenus en nombre parce qu'ils voient" que les autorités françaises font "un effort considérable pour assurer la sécurité", a dit le président français. "Et je ne ferai pas de comparaison mais ici il n'y a pas de circulation d'armes, il n'y a pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule", a poursuivi M. Hollande.La veille, Anne Hidalgo avait réagi à la sortie du président américain en célébrant l'attractivité de Paris, avec l'exemple de Disneyland Paris.La maire de la capitale s'est notamment félicité du regain de présence des ressortissants des États-Unis en France. "Au 1er semestre 2017, les réservations de touristes américains à #Paris sont en hausse de 30% par rapport à 2016." a t-elle noté, avec une référence à Donald Trump et son ami sous le hashtag #Donald&Jim.
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Mercredi 17 juillet, l'Assemblée nationale se prononce sur la ratification du Ceta, cet accord commercial avec le Canada dont l'opposition dénonce les risques sanitaires, agricoles et environnementaux.
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Le Ceta, accord commercial entre l'Union européenne et le Canada, qui concerne au total 510 millions d'Européens et 35 millions de Canadiens, supprime notamment les droits de douane sur 98 % des produits échangés entre les deux zones. Entré pour partie en vigueur de manière provisoire il y a bientôt deux ans, le traité doit être ratifié par les 38 assemblées nationales et régionales d'Europe, d'où son examen par les députés français puis les sénateurs - à une date qui reste à définir.L'accord est combattu par les agriculteurs comme les écologistes, au nom notamment des risques sanitaires. Plus de 70 organisations militantes et syndicales ont demandé "solennellement" aux députés de ne pas le ratifier. Certaines se sont mobilisées mardi aux abords de l'Assemblée. Deux syndicats agricoles, la puissante FNSEA et les Jeunes agriculteurs, ont aussi exhorté les élus à "protéger l'agriculture et l'alimentation des Français". Le spectre des farines animalesParmi les principaux sujets d'inquiétude des éleveurs bovins français : voir débarquer dans les assiettes du bœuf canadien nourri aux farines animales et, avec lui, le souvenir de la maladie de la vache folle (ESB). Pour le ministère de l'Agriculture, cette crainte "n'est pas fondée" : "Quand on parle de farines animales, on fait référence aux farines de ruminants, qui ont été à l'origine de la maladie de la vache folle", estime le ministère, faisant valoir que ces produits sont interdits au Canada.L'Union européenne les a également bannies, mais ne s'est pas arrêtée là, contrairement au Canada : elle a généralisé l'interdiction à ce qu'on appelle les protéines animales transformées, qui sont aussi des farines animales, mais issues de volailles et de porcs. Pour le ministère, si cette interdiction perdure, c'est pour des raisons d'acceptation des consommateurs, et non de sécurité sanitaire. L'interdiction avait été prise après la constatation de contaminations croisées entre les farines de ruminants à l'origine de l'ESB et les farines de porcs et de volailles qui pouvaient être transportées dans les mêmes camions. Mais le ministère affirme que Canadiens comme Européens ont "sécurisé leur circuit de distribution"."Avant même de savoir si on les réintroduit en Europe, on est prêt à rouvrir notre marché à des viandes issues d'animaux nourris avec des farines animales", s'alarme néanmoins Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale bovine (FNB), qui dénonce une "incohérence politique terrible". D'autant plus criante, selon lui, dans le contexte de montée en gamme de l'agriculture française après les états généraux de l'alimentation. Pour Bruno Dufayet, "le risque de contamination croisée est toujours présent".Des bêtes dopées aux antibiotiquesLes éleveurs français s'inquiètent aussi de l'utilisation, outre-Atlantique, d'antibiotiques comme activateurs de croissance. Une pratique qui concerne, selon le ministère, "l'ensemble des pays tiers qui fournissent l'UE en viande". A moyen terme, l'Europe pourrait légiférer sur le sujet : un règlement décidé par le Parlement européen et le Conseil, publié début 2019, "demande à la Commission de prendre des dispositions visant à interdire l'importation à partir de pays tiers qui continuent à autoriser les antibiotiques comme promoteurs de croissance", selon le ministère, qui table sur une entrée en vigueur en janvier 2022.Ce texte est jugé "très bon" par les éleveurs. Seul hic, "l'acte délégué pour le mettre en place n'est pas sorti : ça veut dire que d'ici 2022, on va pouvoir importer sans protéger des antibiotiques", estime Bruno Dufayet. Si le texte n'est pas encore devenu effectif, selon lui, c'est parce que l'Europe craint de se faire taper sur les doigts par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), comme dans le dossier du bœuf aux hormones, dans lequel l'OMC avait finalement donné gain de cause aux États-Unis.Un marché déstabilisé à moyen termeLes éleveurs bovins n'ont de cesse de dénoncer des conséquences économiques désastreuses pour leur filière, compte tenu des contingents de bœuf que pourront exporter les Canadiens. Le ministère fait valoir qu'alors que le Ceta est déjà entré en vigueur il y a bientôt deux ans à titre provisoire, la France a importé seulement 119 tonnes équivalent carcasse de bovins canadiens en 2018. À l'échelle de l'Europe, selon des chiffres canadiens, le pays nord-américain n'a exporté que 1.000 tonnes de viande de bœuf, soit à peine 2 % du quota accordé par le Ceta."On savait très bien qu'il leur fallait un certain temps pour s'adapter à produire sans hormones", explique toutefois à l'AFP Bruno Dufayet. D'autant plus que la diminution des droits de douane est progressive sur cinq ans, soit autant d'années pour s'adapter aux demandes de l'Europe. "Ce qui va arriver sur le marché, c'est uniquement les morceaux nobles. Ils vont venir se positionner sur le segment le plus rémunérateur, l'aloyau", déplore l'éleveur auvergnat. Un segment de 400.000 tonnes de viande en Europe, susceptible d'être fragilisé par l'arrivée d'un contingent de 65.000 tonnes de bœuf canadien, tel que prévu par l'accord.Les élus de droite entendent s'y opposer si le volet agricole est maintenu au nom d'un "double risque" sur la viande bovine : "sanitaire" et de "déstabilisation de la filière". Le groupe accuse gouvernement et majorité de "mensonge" sur les farines animales, alors que leur utilisation "est autorisée dans l'alimentation des bovins au Canada". "Seule l'utilisation des farines issues des ruminants est interdite pour les ruminants", relèvent-ils. Les mutinationales plus fortes que les États ? Pour Adrien Quatennens, député La France insoumise, le texte donnera plus de pouvoirs aux multinationales qu'aux pouvoirs publics. "Les 10% restants, que nous allons avoir à valider ce soir, sont extrêmement graves", a alerté le député mercredi sur France info. "Il s'agit des fameux 'tribunaux d'arbitrage' : une justice parallèle qui permettra aux multinationales de porter plainte et d'attaquer des États si elles considèrent que ses lois sont contraires à leurs intérêts", a-t-il affirmé. "Si ce traité s'applique, les multinationales auront plus de pouvoir que le pouvoir politique", conclut Adrien Quatennens. Et d'ajouter : "Vous avez dans le monde une série d'arbitrages qui ont fait en sorte que des États paient des amendes à des multinationales pour avoir pris des décisions politiques souveraines contraires à leurs intérêts".Un accord contre le climat Dans les médias, Nicolas Hulot, ancien ministre de la Transition écologique, a appelé à rejeter les accords de libre-échange, dont le Ceta. Il estime que "le libre-échange est à l'origine de toutes les problématiques écologiques". "Il est fini le temps où j'arrondis les angles, terminé, j'en ai ras-le-bol. La mondialisation, les traités de libre-échange sont la cause de toute la crise que nous vivons", a-t-il affirmé au Monde. "La mondialisation débridée emporte l'Europe dans une vague d'accords de commerce incompatibles avec la lutte contre le dérèglement climatique, la préservation de la biodiversité, la justice sociale, une alimentation saine et un élevage de qualité qui permette aux producteurs de vivre dignement de leur travail", avait-il également fustigé dans une tribune publié le 29 juin dans le Journal du dimanche. "Les Canadiens autorisent encore 46 molécules de pesticides et d'herbicides interdites en Europe. Dans leurs élevages sont utilisés des farines animales et des antibiotiques avec activateurs de croissance, deux pratiques strictement interdites en Europe... mais autorisées pour nos importations !" Comment peut-on accepter l'arrivée dans nos assiettes de produits qui ne respectent pas nos standards ?", poursuivait Nicolas Hulot. Même hostilité des groupes de gauche, qui dénoncent un texte "incompatible avec les accords de Paris" sur le changement climatique. "Qui peut prétendre qu'on peut à la fois défendre l'environnement, défendre nos paysans, nos éleveurs et ratifier le Ceta vous raconte des carabistouilles ?", a interrogé le socialiste Boris Vallaud.
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La ministre des Armées a confirmé que 369 cas de Covid-19 ont été recensés au sein des armées. 3.800 sont possibles, ce qui pourrait avoir des conséquences sur l'opération Barkhane.
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Conre l'épidémie de coronavirus, les armes ne peuvent rien. Après le cas, très médiatisé, du porte-avion Charles de Gaulle, la ministre des Armées, Florence Parly a fait un point devant le Sénat sur la situation sanitaire. Un total de 369 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés par tests dans les armées, 867 cas "déclarés", 3.800 cas étant "probables et possibles", a indiqué vendredi au Sénat Florence Parly, annonçant aussi que la relève de Barkhane pourrait être repoussée.La ministre des Armées et la secrétaire d'Etat Geneviève Darrieussecq ont été auditionnées en visioconférence par la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat.Florence Parly a annoncé que le mandat des actuelles forces de l'opération antijihadiste Barkhane, ayant rejoint le théâtre d'opération au Sahel en février, "pourrait être prolongé d'un ou deux mois", selon un communiqué de la commission."Cet engagement a un coût"Elle a également présenté un bilan de l'opération militaire Résilience, visant à soutenir les Français face à l'épidémie de Covid-19: "139 patients ont été transférés depuis les régions les plus touchées, 130 soignants ont été acheminés vers des hôpitaux en tension. 6.000 personnes de plus ont été accueillies en consultation dans les Hôpitaux d'instruction des armées, où 121 patients sont aujourd'hui soignés en réanimation".Saluant "un effort extraordinaire" des armées, le président LR de la commission, Christian Cambon, a mis en garde contre "l'usure, dans cette 'course de fond'". "Cet engagement a un coût, en particulier sur le plan humain. La loi de programmation militaire devra être pleinement appliquée pour permettre, demain, la régénération du potentiel", a-t-il souligné.
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L'ESSENTIEL À 23h50.♦ Après trois heures de feu intense qui a ravagé Notre-Dame de Paris, l'incendie est en phase de "refroidissement".♦ La toiture a été détruite "aux deux-tiers", selon le commandant des sapeurs pompiers. La flèche de la cathédrale, qui culminait à 93 mètres de haut, s'est effondrée sur elle-même.♦ Plusieurs trésors de Notre-Dame, dont la couronne d'épines et la tunique de Saint-Louis, ont été sauvés des flammes.♦ Une enquête a été ouverte pour "destruction involontaire par incendie"♦ Emmanuel Macron a indiqué qu'une "souscription nationale" pour la reconstruction de Notre-Dame va être lancée.
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Un violent incendie a dévasté la cathédrale de Notre-Dame de Paris, lundi 15 avril. La toiture est détruite aux deux-tiers, a indiqué le général Jean-Claude Gallet, commandant de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Ce dernier a précisé que la structure de Notre-Dame, notamment composée de ses deux tours, du côté du parvis, est "sauvée et préservée dans sa globalité"."Cette cathédrale, nous la rebâtirons""Le pire a été évité, même si la bataille n'est pas encore totalement gagné", a estimé Emmanuel Macron sur le parvis de Notre-Dame, peu après 23h30. "Cette cathédrale, nous la rebâtirons". a t-il ajouté, indiquant qu'une souscription nationale va être lancée. Après plus de trois heures de feu intense, les dégâts sont considérables. La flèche de la cathédrale est détruite. Dressée sur les quatre piliers du transept, elle était un des symboles de la capitale française. Le recteur de la cathédrale a évoqué un incendie "apocalyptique", qui a anéanti la charpente de l'édifice. Plusieurs trésors ont cependant pu être sauvés, dont la couronne d'épines et la tunique de Saint-Louis. "On va devenir des bâtisseurs", a t-il promis.Vers 21h30, un responsable des pompiers de Paris avait déclaré qu'ils n'étaient pas sûrs "de pouvoir enrayer la propagation". "On n'est pas sûr de pouvoir enrayer la propagation au beffroi nord. Si celui-ci s'effondre, je vous laisse imaginer l'ampleur des dégâts", avait-il ajouté.Une partie de l'île de la cité a été évacuée, dont les urgences de l'hôtel-Dieu, voisin de la cathédrale, a expliqué un médecin sur place."Il n'en restera plus rien"L'incendie, qui s'est propagé extrêmement rapidement, a pris dans les combles de la cathédrale, ont indiqué les pompiers, évoquant "un feu difficile". Il semble être parti au niveau d'échafaudages installés sur le toit de l'édifice, construit entre le XIIe et le XIVe siècle."Tout est en train de brûler. La charpente, qui date du XIXe siècle d'un côté et du XIIIe de l'autre, il n'en restera plus rien", avait déclaré le porte-parole du site. "Il faut voir si la voûte, qui protège la cathédrale, va être touchée ou pas", avait-il encore ajouté.Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "destruction involontaire par incendie".Monument historique le plus visité d'Europe, Notre-Dame accueille chaque année entre 12 et 14 millions de personnes. La cathédrale est classée au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1991. Emmanuel Macron, qui devait dévoiler à 20h ses mesures de synthèse du grand débat national, a décidé de reporter son allocution télévisée à une date qui n'a pas été précisée, a-t-on appris auprès de l'Elysée. Le chef de l'Etat "partage l'émotion de toute une nation", a t-il témoigné via son compte Twitter.Le président et son Premier ministre Edouard Philippe sont arrivés vers 20h35, aux côtés de la maire de Paris Anne Hidalgo. Ils ont été rejoints par de nombreux ministres, comme Bruno Le Maire, Laurent Nunez ou Florence Parly, ainsi que Richard Ferrand, le président de l'Assemblée Nationale.
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La maison d'arrêt de Colmar est décrite comme "très vétuste par les syndicats pénitentiaires.
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Une double-évasion a été constatée lundi 30 juillet tôt dans la matinée, à la maison d'arrêt de Colmar (Haut-Rhin). Les deux fuyards sont deux frères, condamnés pour faits de vols. Selon les premières constatations relayées par Franceinfo, les deux individus se seraient enfuis par le toit de l'établissement, décrit par Syndicat national pénitentiaire force ouvrière comme "très vétuste", et "où le manque de personnel est récurrent". Selon BFMTV, les évadés seraient âgés d'une "trentaine d'années". Grand écran : Quelles alternatives à la prison ?par LCP"Le parquet a été saisi" et "un dispositif de recherche a été mis en place", a précisé dans un communiqué l'administration pénitentiaire.
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Le nouveau Premier ministre libanais Moustapha Adib s'est déclaré mercredi déterminé à former rapidement un "gouvernement d'experts", sous la pression du président français Emmanuel Macron qui a arraché aux responsables politiques l'engagement d'accomplir cette tâche en 15 jours.
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"Nous espérons pouvoir former rapidement un gouvernement qui constituerait une équipe homogène", a déclaré M. Adib, ajoutant qu'il souhaitait "un cabinet d'experts", ce qui pourrait signifier que son équipe ne comprendrait pas de membres des formations politiques.Le président Macron avait annoncé mardi soir à Beyrouth, au terme d'entretiens avec les principaux dirigeants politiques, avoir obtenu leur promesse que la formation du gouvernement ne prendrait pas plus de 15 jours."Au moment de quitter Beyrouth, je veux dire à nouveau et avec conviction: je ne vous lâcherai pas!", a écrit sur Twitter le chef de l'Etat français, qui avait également annoncé une feuille de route pour les réformes.Dans un tweet, le président libanais Michel Aoun a estimé que l'initiative menée par M. Macron "doit s'accompagner d'une volonté libanaise franche (...) de former au plus vite un gouvernement" capable d'engager des réformes.Si le processus de formation des gouvernements peut durer parfois des mois en raison des blocages politiques, la situation s'annonce différente pour Moustapha Adib, l'ancien ambassadeur du Liban en Allemagne, désigné lundi. La pression internationale, notamment française, ainsi que celle de la rue, amplifiées par l'explosion tragique au port de Beyrouth le 4 août, a rendu encore plus urgente la nécessité de réformes pour sortir le pays de la tourmente politique et de sa pire crise économique depuis des décennies.- Même objectif -Les Etats-Unis ont appelé mercredi les responsables politiques libanais à réformer profondément le pays, assurant être en phase avec le message d'urgence porté à Beyrouth par Emmanuel Macron."Je travaille étroitement avec les Français, nous partageons le même objectif", a assuré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo lors d'une conférence de presse. Le pape François a affirmé de son côté que le Liban était face à un "extrême danger" et ne pouvait être "abandonné à sa solitude".Il a appelé à une "journée universelle de prière et de jeûne pour le Liban" le 4 septembre, un mois jour pour jour après l'explosion qui a fait 190 morts, et doit dépêcher à Beyrouth son bras droit et secrétaire d'Etat, le cardinal Pietro Parolin.Emmanuel Macron a annoncé qu'il serait de retour au Liban en décembre pour suivre les progrès réalisés, et qu'il inviterait à Paris, en octobre, les responsables libanais à une réunion organisée parallèlement à une nouvelle conférence d'aide internationale au Liban.Il a averti qu'il s'agissait de "la dernière chance pour le système" libanais. Le gouvernement de Hassan Diab avait démissionné quelques jours après l'explosion qui a dévasté des quartiers entiers de la capitale. - Macron "guide suprême" -Diplomate peu connu âgé de 48 ans, M. Adib avait été nommé quelques heures avant l'arrivée à Beyrouth d'Emmanuel Macron par les poids lourds de la communauté sunnite dont doit être issu le Premier ministre, comme le prévoit le système confessionnel de partage du pouvoir. Et ce sont les forces politiques des principales communautés religieuses qui décideront en coulisses de la constitution de son gouvernement. Leurs représentants, avec qui M. Adib s'est concerté mercredi dans le cadre de consultations parlementaires, ont tous annoncé qu'ils soutenaient les efforts du Premier ministre désigné et n'exigeaient pas d'être représentés dans son cabinet.Le président Macron avait rencontré mardi l'ensemble des forces politiques, dont le puissant Hezbollah pro-iranien.Ce n'est pas le cas du secrétaire d'Etat adjoint américain chargé du Proche-Orient, David Schenker, arrivé à Beyrouth mercredi mais qui ne compte rencontrer que des représentants de la société civile.Le quotidien Al-Akhbar, proche du Hezbollah, a estimé mercredi que M. Macron s'était comporté "comme s'il était le guide suprême de la République libanaise lors de son centenaire", célébré mardi."Je crois que la pression française aboutira à des changements à court terme, car le Liban est dans une situation économique et financière extrêmement difficile", a estimé pour sa part M. Bitar. "Mais les dirigeants libanais sont tellement cyniques qu'ils sont prêts à laisser le pays basculer dans le chaos plutôt que d'accepter les profondes réformes structurelles qui mèneraient à terme (..) à leur propre disparition".
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Une vidéo de quelques secondes montrant le "logeur" des terroristes bomber le torse lors de l'un de ses procès, en novembre 2018, est devenue l'une des vidéos les plus visionnées au monde sur Twitter et a fait l'objet de multiples détournements. Les chiffres auraient toutefois été gonflés en raison d'un dysfonctionnement sur le réseau social.
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Le logeur des jihadistes du 13-novembre Jawad Bendaoud ne cesse de faire le tour de l'internet par le biais d'un nouveau mème, une vidéo courte détournée, qui a battu des records sur Twitter ces derniers jours. La vidéo, issue d'un reportage réalisé par France 2, a été repartagée des milliers de fois, et détournée d'ores et déjà de multiples manières, en France mais également aux Etats-Unis désormais.Certains chiffres parlent même d'un nombre record de 160 millions de visionnages. Dans une série de tweets postés mardi 9 avril, Twitter a cependant expliqué avoir été victime d'un bug ayant gonflé le nombre de vues sur un certain nombre de vidéos entre le 4 et 8 avril, parmi lesquelles, très probablement, la courte vidéo mettant en scène Jawad Bendaoud. Le bug aurait entraîné des erreurs de comptage et gonflé fortement le nombre de vues de l'ensemble des vidéos, postées durant la période ou avant. L'association Life for Paris "consternée"Cette nouvelle notoriété en ligne du logeur de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a en tout cas suscité une vive réaction de la part de l'association des victimes des attentats du 13-Novembre. Dans un communiqué, l'association Life for Paris a déclaré que "la transformation en mème internet d'un vidéo de Jawad Bendaoud consterne profondément les familles les victimes des attentats du 13-Novembre". L'association y voit la starification "d'un criminel et un délinquant multirécidiviste" et rappelle par ailleurs que "lors du procès dont est tirée cette vidéo, Jawad Bendaoud a insulté les parties civiles et a même été jugé coupable d'avoir menacé de mort l'une d'entre elles".Jawad Bendaoud, 32 ans, a été condamné en appel le 29 mars à quatre ans de prison pour avoir hébergé deux jihadistes des attaques du 13 novembre 2015, dont leur cerveau présumé Abdelhamid Abaaoud. Il avait été relaxé en première instance en février 2018. Le 29 mars, la cour a également prononcé l'interdiction de ses droits civiques et civils pendant cinq ans. Jawad Bendaoud est en détention depuis début décembre pour des menaces de mort contre une victime des attaques du 13-Novembre venue témoigner lors du procès. Sa condamnation dans ce dossier a été aggravée le 27 mars en appel, passant de six mois à un an.
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L'épouse du vétérinaire Jean-Louis Turquin, longtemps soupçonnée du meurtre de son mari tué par balle sur l'île de Saint-Martin début 2017, vient d'être innocentée par la justice qui a rendu une ordonnance de non-lieu, a-t-on appris lundi auprès de son avocat Olivier Morice.
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Une juge d'instruction de Pointe-à-Pitre a rendu le 26 mai dernier une ordonnance de non-lieu dans cette enquête sur le meurtre du vétérinaire retrouvé tué d'une balle dans le dos dans la nuit du 6 au 7 janvier 2017 dans son domicile de Mont-Vernon à Saint-Martin, où le couple vivait depuis 2012."Nadine Turquin est définitivement mise hors de cause dans cette affaire", précise son avocat.La nuit du 6 au 7 janvier 2007, Jean Louis Turquin est seul chez lui. Nadine Turquin fête son anniversaire avec trois amies dans un bar situé non loin du domicile. Un alibi solide qui innocente en grande partie l'épouse du défunt; mais elle sera ensuite soupçonnée et mise en examen pour le meurtre de son mari.Lui-même avait été condamné à 20 ans de réclusion pour l'assassinat de son fils de 8 ans, dont le corps n'a jamais été retrouvé, un meurtre pour lequel Jean-Louis Turquin a toujours clamé son innocence. En libération conditionnelle depuis 2006, il s'était installé à Saint-Martin en 2010 comme vétérinaire, avec son épouse."Il y a un peu moins d'un an, j'avais obtenu le fait que Madame Turquin ne soit plus mise en examen devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Basse-Terre. Nous avons démontré qu'à la fois son alibi et les dernières expertises portant sur l'existence de traces de résidus de poudre lui étaient favorables et nous avions obtenu de la Chambre d'instruction de cette cour d'appel qu'elle ordonne une démise en examen de Mme Turquin et qu'elle soit placée sous le statut de témoin assisté", rappelle Me Olivier Morice."Aucun élément nouveau n'ayant permis d'identifier le ou les auteurs du crime perpétré à l'encontre de Jean-Louis Turquin, nous avons demandé au magistrat instructeur de procéder à la clôture de l'information et de rendre une ordonnance de non-lieu à l'égard de ma cliente. C'est ce qui a été fait le 26 mai dernier", a ajouté l'avocat.Le mystère reste donc tout entier sur l'identité du tireur.
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La mort de l'acteur américain Chadwick Boseman, à 43 ans, illustre l'augmentation du nombre de cancers du colon chez les adultes de moins de 50 ans, et qui sont trop souvent diagnostiqués à un stade avancé de la maladie.
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Aux Etats-Unis, depuis 1994, le nombre de cancers colorectaux chez les moins de 50 ans a augmenté de 50%. Cette classe d'âge représente désormais 11% des cancers du colon et 18% des cancers du rectum.La tendance est similaire en Europe. Les chercheurs pensent que l'augmentation est liée à des facteurs environnementaux tels que des changements de modes de vie et d'alimentation, mais la hausse reste encore mal comprise. "Nous perdons encore bien trop de jeunes à cause de cette maladie, sans qu'on en connaisse vraiment les causes", dit à l'AFP Kimmie Ng, directeur d'un centre Dana-Farber sur le cancer colorectal chez les jeunes à Boston.L'American Cancer Society a récemment avancé l'âge recommandé du premier dépistage à 45 ans, au lieu de 50 ans.Les symptômes typiques sont une diarrhée ou une constipation qui durent, des selles plus étroites que d'habitude, la sensation que le rectum n'est pas complètement vide après être allé à la selle, des saignements dans les selles, des douleurs ou crampes abdominales. La fatigue et une perte de poids peuvent aussi être des signes.- Terribles douleurs -Pour David Thau, le signal d'alarme fut des douleurs aiguës dans l'abdomen en juin 2019. Il s'est alors décidé à aller voir son médecin. Il avait 34 ans.Il n'avait auparavant pas fait grand cas des saignements dans ses selles. "Je m'étais toujours dit que je n'étais pas du genre à aller voir des médecins", raconte ce consultant politique, sans antécédent familial, à l'AFP.Son médecin, pensant à une appendicite ou un ulcère, l'a alors envoyé aux urgences, où un scanner a révélé la présence d'une masse de 7,5 centimètres bloquant presque entièrement son colon.David avait un cancer de stade 3C, le dernier avant l'apparition de métastases. Il a été opéré quelques jours plus tard pour extraire la tumeur. Heureusement pour David, une petite incision a suffi et il n'a pas eu besoin d'iléostomie: une intervention chirurgicale pour dériver le transit intestinal et les matières fécales vers une poche extérieure.Mais David a subi six mois de chimiothérapie. Il a aussi dû faire congeler son sperme, puisque la chimiothérapie peut rendre stérile. En février, les médecins lui ont annoncé que le cancer avait disparu, mais le trentenaire devra faire des contrôles réguliers.- Mauvais diagnostic initial - Pour Ghazala Siddiqui, c'est une constipation persistante qui la décide à se rendre aux urgences, à Houston en mars 2018. Elle a alors 41 ans et deux enfants.Après une radio, les médecins estiment qu'elle ne fait que souffrir de constipation sévère, et la renvoient chez elle. Il fallut que Ghazala consulte un spécialiste pour que le bon diagnostic soit trouvé: cancer du colon.S'en suivirent 23 séances de radiothérapie pour réduire la tumeur de stade 3 suffisamment pour qu'elle puisse être retirée par chirurgie.Contrairement à David, elle a eu besoin d'un sac collecteur. "C'était très gênant", dit la mère de famille, qui avant son diagnostic était très sportive.Après des mois de chimiothérapie, les médecins ont pu lui annoncer la bonne nouvelle que ses intestins s'étaient suffisamment rétablis pour pouvoir enlever le sac. En février 2019, son colon a été refermé chirurgicalement. Le plus dur, pour Ghazala Siddiqui, fut la ménopause précoce causée par la radiothérapie, et les bouffées de chaleur, la perte de libido et le stress qui l'accompagnent.Son expérience a incité ses quatre soeurs à se faire dépister. L'une d'elles a alors découvert des polypes grands comme des amandes, que les médecins ont retiré rapidement.Le cancer colorectal peut se guérir dans la grande majorité des cas s'il est dépisté tôt.Le dépistage par coloscopie est le plus efficace, mais il est invasif, ce qui rebute certaines personnes. Un test à faire chez soi, indolore et rapide, existe et consiste à gratter un échantillon de selles avec une tige, qui est ensuite envoyée à un laboratoire pour analyse. Le centre de Kimmie Ng à Boston développe des tests de nouvelle génération, plus sensibles afin de détecter les tumeurs à des stades précoces.
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Après une première journée de mobilisation jeudi, qualifiée de "succès" par les syndicats, les organisations ont appelé à une nouvelle journée d'actions contre la réforme des retraites voulue par l'exécutif.
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"Rendez-vous tous dans la rue le 10 décembre pour une nouvelle journée interprofessionnelle" contre la réforme des retraites. Vendredi 6 décembre, l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU et quatre organisations de jeunesse ont appelé à une nouvelle journée de grèves et de manifestations contre le projet de réforme des retraites. Cette nouvelle journée d'action est prévue mardi 10 décembre. La secrétaire confédérale CGT Catherine Perret a émis le souhait d'un parcours de manifestation parisienne d'Invalides à Denfert-Rochereau. Regonflés par le succès de la première journée de mobilisation, qui a mis au moins 800.000 personnes dans la rue jeudi, l'intersyndicale et les organisations de jeunesse s'étaient réunies dans la matinée au siège de Force ouvrière pour décider des suites à donner à la mobilisation. Une nouvelle réunion est programmée mardi soir, après la deuxième journée de mobilisation, pour décider de la suite. "Nous sommes déterminés, ce n'est pas un mouvement d'humeur de quelque jours", a lancé Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, première fédération chez les enseignants, profession particulièrement remontée. "Il y a des AG (assemblées générales) partout en France. Dans les transports, ce weekend, les salariés ne lâcheront rien. La balle est dans le camp du gouvernement", a aussi déclaré Catherine Perret. Le gouvernement n'a pas "mesuré l'ampleur du mouvement social", a-t-elle ajouté. Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, estime que "la mobilisation peut être supérieure mardi". Fait rare, la CFE-CGC est venue à la réunion de l'intersyndicale. Mais la confédération des cadres est sortie avant la fin de la réunion, ne souhaitant pas s'associer à un communiqué commun avant les annonces du gouvernement "sur la méthode". Le Premier ministre Édouard Philippe doit rendre ses arbitrages en "fin de semaine" prochaine. Lundi, tous les partenaires sociaux doivent être reçus par la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et par le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye. "On n'a reçu aucune information du gouvernement pour la réception lundi", a lancé vendredi Frédéric Souillot de Force ouvrière. La grève se poursuit ce vendredi dans plusieurs secteurs, notamment les transports et les écoles. Ainsi, la RATP prévoit vendredi 10 lignes de métro fermées, comme jeudi. À la SNCF, 90% de TGV et 70% de TER sont encore annulés vendredi. Le trafic aérien devrait être similaire à celui de jeudi et la grève se poursuit dans sept des huit raffineries françaises. Une partie des enseignants seront de nouveau en grève ce vendredi.
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La mesure, qui visait à sauver "300 à 400 vies par an", avait provoqué un tollé chez les automobilistes. Elle est l'un des détonateurs de la crise des "gilets jaunes".
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L'exécutif laissait filtrer depuis plusieurs semaines des indices : malgré les réticences d'Édouard Philippe, la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires pourrait être assouplie. Et à l'occasion de l'examen du projet de loi Mobilité, l'Assemblée à voté, jeudi 6 juin, la possibilité pour les maires et les départements d'adapter la vitesse sur leurs routes.Au terme d'un débat nourri, les députés ont adopté à main levée l'article du projet de loi mobilités qui prévoit de permettre aux présidents de conseils départementaux de déroger à la limitation. Ils ont élargi la compétence aux maires, via un amendement LREM.L'abaissement de la vitesse de 90 à 80 km/h, concernant environ 400.000 kilomètres de routes, avait été décidée par le Premier ministre Édouard Philippe et appliquée au 1er juillet 2018. Il s'agissait de sauver "300 à 400 vies par an" après une recrudescence de la mortalité routière entre 2014 et 2016, suivie d'une baisse en 2017. Mais devant le tollé soulevé chez des automobilistes, motards et élus, le chef du gouvernement a fait machine arrière mi-mai, ouvrant la voie à un compromis lors de l'examen du projet de loi porté par Elisabeth Borne. Et ce, alors même que l'année 2018 s'était achevée sur un plus-bas historique, avec 3.259 morts sur les routes. La bataille des 80 km/h - L'Info du Vrai du 30/05 - CANAL+par L'info du vraiPour Édouard Philippe, "si les présidents de conseils départementaux souhaitent prendre leurs responsabilités, je n'y vois aucun inconvénient". En fixant toutefois une condition: que ce pouvoir soit "systématiquement assorti de mesures" garantissant "le plus haut niveau de sécurité routière possible". Les députés LREM ont d'abord choisi de réserver cette compétence aux présidents de département, par un premier vote en commission. Le Sénat, qui avait examiné le projet de loi auparavant, avait donné ce pouvoir également aux préfets. Via un amendement LREM, la compétence a été élargie jeudi soir aux maires et les députés ont précisé que l'arrêté devra être pris "après avis de la commission départementale de la sécurité routière, sur la base d'une étude d'accidentalité portant sur les sections de routes concernées".Les routes nationales "oubliées"Les élus d'opposition - LR en tête -, sont à nouveau montés au créneau contre les 80 km/h, une "connerie" et le "symbole d'une France à deux vitesses" qui a été le "détonateur des longues semaines de crise". Mobilisés en nombre, les LR ont reproché à l'assouplissement d'"oublier les routes nationales", sous autorité de l'État. Ils ont aussi relayé la demande des présidents de département de pouvoir solliciter l'avis du préfet, avant de prendre une décision.Pour l'élu du Cantal Vincent Descoeur, le "pas de recul" du Premier ministre est ainsi un "trompe l'oeil", son collègue du Jura Jean-Marie Sermier jugeant "pas tolérable" que l'État ne prenne pas "ses responsabilités". "Nous souhaitons faire confiance aux élus", leur a répondu la ministre des Transports Elisabeth Borne, mais pour les routes nationales, "les préfets ne dérogent pas aux décisions du Premier ministre"."Il s'agit de sauver des vies", a-t-elle rappelé, notant qu'"au cours du deuxième semestre 2018, ce sont 127 vies qui ont été épargnées grâce à la décision sur les 80 km/h", des chiffres laissant dubitatif côté LR. La ministre a eu l'appui de "marcheurs", Pascale Boyer racontant notamment avec émotion comment son fils a échappé à la mort il y deux jours après "quatre tonneaux" sur une route à 80 km/h. Sans cette vitesse réduite, "je ne serais pas dans l'hémicycle ce soir et je serais en train de pleurer mon fils", a-t-elle lancé.La vitesse excessive est la première cause de mortalité sur les routes de France, selon la Sécurité routière."Il ne faut pas renvoyer la patate chaude aux maires", plaide le communiste Sébastien Jumel. D'autant qu'une incertitude juridique régnerait concernant la responsabilité pénale des élus en cas d'accident. Pour Jean-Paul Lecoq (PCF), cela ressemble "à un piège". L'ancien "marcheur" François-Michel Lambert (Liberté et territoires) estime qu'"il ne faut pas toucher aux 80 km/h": "revenir en arrière, c'est la certitude d'avoir des morts".
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Selon l'avocat de la famille d'Estelle Mouzin, Michel Fourniret, mis en examen mercredi dans l'enquête sur la disparition de la fillette, "n'est pas passé aux aveux" mais, il y a des "charges très importantes contre lui".
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Est-ce la fin d'une énigme criminelle vieille de 17 ans ? Le tueur en série Michel Fourniret a été mis en examen mercredi 27 novembre pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin, après trois heures passées avec la juge d'instruction parisienne Sabine Khéris. Celui que l'on surnomme "l'ogre des Ardennes" n'est néanmoins "pas passé aux aveux", a expliqué jeudi matin à BFMTV l'avocat de la famille Mouzin. "Il n'a pas donné d'éléments précis sur la disparition d'Estelle Mouzin, il n'est pas passé aux aveux", a affirmé Me Didier Seban. "Mais les charges qui étaient réunies contre lui depuis la déclaration de Monique Olivier et depuis le début de l'enquête ont été considérées comme suffisantes par la juge pour le mettre en examen", a-t-il ajouté. Selon lui, ces charges sont "très importantes". À noter que Michel Fourniret s'était déjà dénoncé, disant qu'il souhaitait être jugé dans l'affaire Estelle Mouzin, a rappelé l'avocat. "Jusqu'ici, on se refusait à enquêter sur cette piste", a-t-il poursuivi, dénonçant "qu'on ne sait pas, en France, enquêter sur les tueurs en série."L'avocat a ajouté qu'Éric Mouzin, le père d'Estelle, était "heureux de cette avancée de l'enquête, mais attentif à ce que la justice et les services d'enquête soient mobilisés". "Il attend qu'enfin, ce qu'il demandait depuis tant d'année, soit mis en oeuvre."Une piste qui remonte à 2006Âgée de neuf ans, Estelle Mouzin a disparu alors qu'elle rentrait de l'école le soir du 9 janvier 2003. Son corps n'a jamais été retrouvé et les nombreuses pistes envisagées par les enquêteurs n'ont rien donné.En 2006, la police s'était intéressée une première fois à Michel Fourniret. Une photo d'Estelle Mouzin avait en effet été retrouvée sur son ordinateur et une camionnette blanche semblable à celle du tueur avait à l'époque été repérée en Seine-et-Marne. Mais il avait été mis hors de cause en 2007 dans cette affaire. Six ans plus tard, l'expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n'avait pas non plus permis de trouver de trace ADN de la fillette.Les spéculations sur sa possible implication avaient néanmoins été relancées après une audition survenue en mars 2018, portant sur les meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece, tuées en 1988 et 1990 dans l'Yonne. Face à la juge Khéris, également chargée de cette affaire, Michel Fourniret avait déclaré que la disparition d'Estelle Mouzin était "un sujet à creuser", estimant avoir le "cul merdeux" dans cette affaire. Des déclarations alors considérées comme des "aveux en creux" par les avocats du père d'Estelle Mouzin.Un alibi fragiliséJusqu'alors, Michel Fourniret assurait être étranger à la disparition de la fillette, expliquant qu'il se trouvait ce jour-là à son domicile de Sart-Custinne, en Belgique. En guise d'alibi, le tueur en série invoquait un appel téléphonique passé à son fils le soir des faits pour son anniversaire. Ce dernier n'avait alors pas décroché mais l'appel avait été attesté par des relevés téléphoniques. Cette version a cependant été fragilisée par les récentes déclarations de son ex-épouse Monique Olivier. Entendue jeudi dernier par la juge Khéris, elle avait raconté avoir elle-même passé ce coup de téléphone, à la demande de son mari. "Cela signifie que Michel Fourniret n'était pas à Sart-Custinne le jour de la disparition d'Estelle Mouzin. Il était ailleurs", avait indiqué l'avocat de Monique Olivier, Me Richard Delgenes. Sa cliente n'avait toutefois pas apporté de précisions sur le lieu où se trouvait son époux le jour des faits. "On sait qu'à l'époque Michel Fourniret partait plusieurs jours (...) Situer et dater ses absences de janvier 2003, c'est un peu compliqué au jour d'aujourd'hui", avait expliqué Me Delgenes.Michel Fourniret, 77 ans, souffrirait selon plusieurs médias de troubles de la mémoire liés à un début de maladie d'Alzheimer. "Il peut avoir des moments d'absence mais il est parfaitement conscient, capable de débattre, de répondre", a toutefois souligné mercredi Me Didier Seban.
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Touche pas à mon poste comptera bientôt parmi sa fine équipe de chroniqueurs Patrick Sabatier. L'animateur star du PAF il y a 30 ans aura en effet droit à une séquence dans l'émission, directement inspirée d'un des programmes qu'il présentait autrefois...
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"Faire du neuf avec du vieux" semble définitivement être devenu le nouvelle devise de Cyril Hanouna. Alors que Touche pas à mon poste continue à enregistrer des records d'audiences, le maître de cérémonie de l'émission phare de la chaîne de la TNT C8 va prochainement s'adjoindre les services d'un visage bien connu du petit écran. En effet, le roi incontesté de l'access prime-time vient tout juste de recruter Patrick Sabatier au sein de son escadron de dociles et dévoués chroniqueurs.Souvenir, souvenir...D'après nos confrères du journal Le Parisien, le présentateur star des années 1980 rejoindra prochainement la fine équipe du talk-show numéro un dans un but bien précis. Autrefois tête d'affiche du Jeu de la vérité (proposé sur TF1 de 1985 à 1986, ndlr), il animera une séquence directement inspirée de ce programme. Ainsi, il interviendra afin d'inviter la personnalité reçue sur le plateau à répondre à des questions posées directement par les téléspectateurs. Pour le clin d'oeil et le bon lancement de cette rubrique, "Baba" lui-même devrait être le premier à jouer le jeu.TPMP, le lieu du come-back ?Avec Patrick Sabatier, Cyril Hanouna embauche donc une fois de plus une gloire passée de la télévision. À l'heure actuelle, sa bande regroupe (entre autres) Julien Courbet, Valérie Bénaïm, Cauet ou encore Benjamin Castaldi... Ces derniers mois, des rumeurs suggéraient également les arrivées de Cécile de Ménibus et Patrice Laffont. TPMP serait-il devenu le passage obligé pour relancer sa carrière ? Quelle ancienne vedette souhaiteriez-vous voir revenir de cette manière sur le devant de la scène ?
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La Secrétaire d'État à la Transition écologique et solidaire a découvert sa photo sur l'application de rencontres.
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Non Brune Poirson n'est pas inscrite sur Tinder. La secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a eu la mauvaise surprise de découvrir sa photo sur l'application de rencontres.La fameuse photo est utilisée sur le profil d'une certaine "Clara", âgée comme elle de 36 ans. Sur Twitter, Brune Poirson a annoncé qu'elle allait engager une "procédure judiciaire".Jusqu'à un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amendeSelon l'article 226-4-1 du Code pénal, "le fait d'usurper l'identité d'un tiers ou de faire usage d'une ou plusieurs données de toute nature permettant de l'identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende". "Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu'elle est commise sur un réseau de communication au public en ligne", précise la loi.
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Ce nouveau documentaire de Netflix sera disponible sur la plateforme française à partir du 1er juin.
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"Fluctuat Nec Megitur" : c'est le titre du nouveau documentaire de Netflix. Disponible à partir du 1er juin sur la plateforme française, cette série documentaire, divisée en trois épisodes, revient sur les attentats parisiens du 13 novembre 2015. | Bande-annonce officielle [HD] |Coproduit par Marie Drucker, Jules et Gédéon Naudet, ce documentaire chronologique donne la parole à 40 témoins de ces événements dont des rescapés, des agents des forces de l'ordre, mais aussi à des personnalités politiques tel que François Hollande ou encore Bernard Cazeneuve. Les deux réalisateurs, Jules et Gédéon Naude, ont été primé en 2002 pour leur documentaire sur l'attentat du World Trade Center. Ils y avaient filmé le crash du premier avion sur la tour.
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En prenant sa retraite, Vany Bandikian rêvait de voyages. Mais en plein chantier dans sa maison endommagée par l'explosion au port de Beyrouth, cette Libanaise d'origine arménienne doit d'abord réparer la demeure construite par son père, avec l'aide de sa communauté.
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Plus d'un mois après la tragédie du 4 août, les ouvriers vont et viennent dans le petit immeuble. Construit dans les années 1930 avec ses colonnades blanches et ses balcons en fer forgé, il sera rénové par une association arménienne.Dans les quartiers ravagés, nombreux sont les habitants du troisième âge attachés aux maisons qui les ont vu grandir. Avec une classe dirigeante accusée de passivité et d'indifférence, ils comptent sur la société civile et l'entraide pour pouvoir y rester."Jamais je ne voudrais quitter cette maison, les pierres me parlent", assure un brin lyrique Mme Bandikian, née au Liban.De hautes portes charcutées par l'explosion sont couchées sur les traditionnels carreaux en ciment. Les fenêtres ont perdu leurs vitres et sont recouvertes de bâches en plastique.Autour de chez elle à Geitaoui, le bruit des perceuses et des marteaux retentit à longueur de journée."Beaucoup m'ont téléphoné pour me dire +viens vivre chez nous+. Mais je ne peux pas, comment laisser une maison ouverte?", poursuit celle qui a enseigné le français pendant 58 ans et se sent "enracinée au Liban".Arrivée à la retraite cette année, je voulais "voyager, me reposer, me sentir enfin libre". "Et puis il y a eu cette explosion qui a bouleversé notre vie" et les crises sanitaire et économique, raconte la célibataire qui refuse de dire son âge car "ça porte malheur".- "Triste pour Beyrouth" -Quelque 140.000 Arméniens -essentiellement des descendants des rescapés du génocide de 1915- vivent au Liban, la plus importante communauté arménienne au Moyen-Orient qui dispose d'une université et d'écoles.A Beyrouth, les membres de cette minorité sont implantés dans la banlieue de Bourj Hammoud et dans les quartiers voisins de Geitaoui et Mar Mikhaël, parmi les plus touchés par l'explosion au port d'un entrepôt de nitrate d'ammonium (plus de 190 morts et 6.500 blessés).Ici, les devantures arborent des noms écrits en alphabet arménien, les habitants conversent dans leur dialecte, les plus âgés parlent parfois un arabe hésitant.Après l'explosion, l'Arménie a envoyé de l'aide. Dans un Liban en plein effondrement économique, ébranlé par un nouvel exode des jeunes, les Arméniens partent aussi, parfois pour rejoindre la mère patrie. Chez Mme Bandikian, qui vit avec sa soeur, les travaux sont menés par l'Union Générale Arménienne de Bienfaisance (AGBU-Liban), organisation centenaire de la diaspora."Les dégâts sont colossaux, on n'aurait pas pu nous en sortir toutes seules."Agée de 90 ans, Berjouhi Kasparian veut elle aussi rester dans ce Liban où elle est née, même si ses trois enfants vivent à l'étranger. Sa voisine de palier, elle-même grand-mère, veille sur elle."Tout ça va passer, chaque pays a des problèmes", tempère la nonagénaire, frêle comme une brindille, dans son salon décoré de photos de famille et de napperons en crochet qu'elle confectionne.Une cicatrice à la commissure des lèvres témoigne des séquelles de l'explosion. Elle était dans sa cuisine, la vaisselle lui est tombée dessus."Je suis triste pour Beyrouth. Je compatis avec la jeune génération. Ils ont perdu leur futur, leur vie, ils partent tous."- "Où aller?" -L'AGBU a réparé une centaine de domiciles et 80 chantiers sont en cours, indique à l'AFP Arine Ghazarian, directrice exécutive. L'objectif est de reconstruire 600 foyers. Les bénéficiaires ne sont pas tous Arméniens.Chaque semaine 1.500 repas chauds sont aussi servis, ajoute-t-elle. Car l'explosion a aggravé la précarité.A Bourj Hammoud, la maison de retraite CAHL, déjà en difficulté, a besoin de 22.000 dollars pour les réparations. Un particulier va se charger des travaux et des aides alimentaires sont distribuées aux 119 pensionnaires, selon son directeur Sebouh Terzian.Non loin, à Mar Mikhaël, Dikran Geuzubeuyukian, 58 ans, a perdu sa femme, Liza, dans leur petit appartement dévasté par l'explosion.Aidé pour les réparations, il compte revenir avec ses deux enfants dans cette maison où il a grandi. "On est obligé, où aller sinon", même si "c'est un peu difficile pour les enfants".Il montre le couloir où il a retrouvé sa femme. "En principe, la maison c'est un lieu sûr. Mais les gens sont morts dans leurs maisons".
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Selon les informations de RTL, Emmanuel Macron envisage de faire baisser le prix d'attribution du permis de chasse national de 400 à 200 euros. Un joli rabais que Bercy pourrait annoncer dans le courant du mois de juin, selon la radio.
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Après s'être prononcé en faveur de la chasse à courre, vieille "tradition française", Emmanuel Macron pourrait décider de réduire de moitié le prix d'attribution du permis de chasse national - qui permet de chasser partout sur le territoire, et pas seulement dans son département. Selon RTL, celui-ci devrait passer de 400 à 200 euros en juin prochain."La chasse à papa, limitée autour du clocher du village, c'est fini !"La Fédération nationale de chasse, qui compte 70 000 associations locales et 1,2 million de pratiquants réguliers, a salué cette possible décision : "Les habitudes de chasse ont changé. Demain, on chassera à la carte, en choisissant le gibier et la zone de chasse, en gommant les frontières départementales", a fait valoir le président de la Fédération, Willy Schraen auprès du Républicain Lorrain. "La chasse à papa, limitée autour du clocher du village, c'est fini !", a-t-il également estimé.En février dernier, le chef de l'État avait déjà donné son feu vert à la réforme du permis de chasse mais celle-ci n'était pas programmée avant la saison 2019/2020. Plus de cinq millions de personnes disposent actuellement d'un permis de chasse en France.Emmanuel Macron aurait donc décidé de faire un nouveau geste politique en faveur des chasseurs : lors de ses 40 ans en décembre 2017, le président avait déjà pris le temps de saluer les participants à une battue dans la forêt du Château de Chambord (Loir-et-Cher). C'est également lui qui a permis le retour des silencieux sur les fusils de chasse, une pratique qui était interdite depuis 1986. Selon le JDD, le chef de l'État serait conseillé par "un lobbyste de la chasse" qui avait rejoint les équipes d'En Marche ! pendant la campagne présidentielle. Il s'agit de Thierry Coste, ancien conseiller de Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy et François Hollande. "Les chasses de Chambord sont légendaires. Emmanuel Macron a décidé de sortir de l'hypocrisie et d'en faire un outil au service de la France", avait commenté ce dernier pour justifier ce retour des chasses présidentielles à Chambord.
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Début novembre, le secrétaire d'État aux transports Jean-Baptiste Djebbari avait évoqué une augmentation de 1 à 1,5 %.
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Les tarifs des péages vont augmenter légèrement en 2020. Le secrétaire d'État chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari avait annoncé début novembre sur RTL une hausse des prix de 1 à 1,5 % en moyenne. L'augmentation devrait finalement être en moyenne de 0,85%, a indiqué le Journal du Dimanche le 17 novembre. L'hebdomadaire précise que les grilles tarifaires des sept compagnies concessionnaires doivent encore être validées par l'État en janvier. Ainsi, dans le détail, les augmentations devraient être de 0,71% pour le réseau Cofiroute (qui couvre le centre-ouest de la France), 0,74 % pour le réseau SAPN (Société des autoroutes Paris-Normandie), 0,75% pour la Sanef (Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France), 0,87% pour APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône), 0,88% pour Escota (Esterel-Côte d'Azur), 0,96 % pour ASF (Autoroutes du sud de la France) et 1,07 % pour le réseau Area (filiale du groupe APRR). En 2019, les prix des péages avaient connu une augmentation de 1,8 % à 1,9 %. Si l'augmentation s'annonce moins élevée en 2020, c'est notamment en raison du recul de l'inflation. "Les contrats prévoient des augmentations chaque année en fonction du niveau de l'inflation et d'autres paramètres", avait rappelé Jean-Baptiste Djebbari début 3 novembre. Parmi les autres paramètres se trouvent la compensation du plan travaux pour les autoroutes demandé par l'État en 2016 et le rattrapage du gel des tarifs décidé en 2015.
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Un nouveau cas de cheval mutilé a été recensé par les autorités dans l'Allier. Une double-ponette a été retrouvée avec une plaie de 20 centimètres sur le flanc.
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Soignée, elle a pu être sauvée.Le mystère demeure sur les raisons des multiples attaques contre des chevaux et poneys. Mutilations, lacérations et parfois éviscérations, près d'une trentaine d'animaux en ont été victimes un peu partout en France, sans que les enquêteurs ne parviennent pour le moment à en trouver l'explication. Cette fois, c'est dans l'Allier qu'une double-ponette a été retrouvée avec une plaie d'origine humaine de 23 centimètres, samedi 29 août. "On a une note nationale concernant ce phénomène, donc on met tous les moyens à disposition pour cette enquête, a indiqué la gendarmerie à France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. On ignore, pour l'heure, si cet événement est lié aux autres, la ponette n'avait pas l'oreille coupée, mais c'est une piste explorée".Le vétérinaire arrivé sur place a pu soigner l'animal et le recoudre. Aucun organe vital n'ayant été touché, ses jours ne sont pas en danger. Mais outre les soins, le vétérinaire devrait fournir des éléments précieux aux enquêteurs, notamment sur l'arme et le mode opératoire du ou des agresseurs. "Les investigations viennent juste de commencer, mais en raison de nombreux événements qui ressemblent à celui-ci en France, on fait le maximum pour avoir des réponses", assurent les gendarmes.
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La porte-parole du groupe LREM a expliqué, ce dimanche, au JDD que les opposants au projet de loi Asile et immigration étaient "fragiles et manquaient de maturité politique". Une déclaration qu'elle nie, en partie, avoir prononcée.
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Des marcheurs plus en ordre de marche ? C'est en tout cas ce que cristallise depuis plusieurs jours le projet de loi Asile et Immigration au sein de l'Assemblée, où des dissensions semblent s'élever des rangs de la majorité. De quoi agacer la porte-parole du groupe La République en marche (LREM), Aurore Bergé.Dans son édition du 22 avril, le Journal du Dimanche a donné la parole à la députée des Yvelines au sujet des frondeurs de sa majorité. "Ce texte a révélé des fragilités dans la majorité, des gens émotionnellement fragiles qui manquent de maturité politique", fulmine Aurore Bergé. Parmi les députés ciblés : une petite dizaine de marcheurs qui pourraient voter contre ou s'abstenir lors du scrutin final. Parmi eux, des personnalités comme Sonia Krimi, Jean-Michel Clément ou encore la députée du Bas-Rhin, Martine Wonner."On a une très large majorité pour ce texte, et quelques agitateurs médiatiquement surexposés et isolés", poursuit la jeune porte-parole de la majorité. Des propos qui, visiblement, ne sont pas passés inaperçus chez les principaux concernés.Dans la matinée de dimanche, l'un des concernés, le député François Michel Lambert, s'est empressé de répondre sur Twitter à la saillie d'Aurore Bergé. "J'avoue être émotionnellement fragile quand, de par mes choix politiques, un enfant va être battu, enfermé, voire mourir", ironise-t-il d'abord. Avant de poursuivre : "J'avoue être immature politiquement quand je pense au-delà des 65 millions de Français, au sept milliards d'humains, à la destruction de notre planète."Face à l'ensemble des réactions suscitées, Aurore Bergé a tenu à démentir les propos rapportés dans le JDD. Alpaguée sur Twitter par un autre de ces "députés émotionnellement fragiles", Matthieu Orphelin, Aurore Bergé a publié : "Je démens clairement la phrase que je découvre ce matin". Tout en affirmant la seconde partie de sa déclaration : " Je maintiens qu'il y a une surexposition médiatique de quelques personnes versus un collectif de 312. Mais certainement pas le reste qui m'est attribué."
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Dans un entretien au site du Collectif contre l'islamophobie en France, Fatima E. revient sur l'épisode de vendredi.
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Prise à partie par un élu du Rassemblement national en plein conseil régional de Bourgogne-France-Comté parce qu'elle portait le voile, cette mère de famille explique avoir "aujourd'hui une opinion négative de ce qu'on appelle la République".L'incident a relancé le débat sur le port du voile pour les accompagnantes scolaires et va jusqu'à diviser la majorité. Vendredi dernier, Julien Odoul, un élu du Rassemblement national a pris à partie une mère de famille lors d'une séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté qui accueillait un groupe scolaire parce qu'elle était voilée. Un épisode qui, quelques jours plus tard, reste encore très douloureux pour la mère de famille. Dans un entretien publiée mardi 15 octobre sur le site du Collectif contre l'islamophobie en France, Fatima E. explique être "fatiguée" et "avoir peur de tout". "Sincèrement, ils ont détruit ma vie...", déplore-t-elle.La jeune femme s'inquiète surtout pour son fils, qui a assisté à toute la scène. "Nous sommes dans une enceinte démocratique. Madame a tout le loisir de garder son voile chez elle, dans la rue mais pas ici. Pas aujourd'hui", l'avait invectivé Julien Odoul. "J'étais là sans être là. La seule chose que j'ai vue, c'était la détresse des enfants. Ils étaient vraiment choqués et traumatisés", se souvient-elle.Quand elle a vu son fils "en train de craquer", elle a décidé de quitter la salle. "J'avais besoin de me retrouver toute seule. Je tremblais de la tête aux pieds et je me sentais en train de tomber. Je ne voulais pas craquer devant les enfants, donc je suis sortie", explique-t-elle.Les propos "honteux" de BlanquerÀ ce moment-là, Fatima E. raconte avoir été verbalement agressée par Karine Champy, une ancienne membre du Front national depuis écartée. "Elle commence à m'attaquer : 'Vous êtes contente ?! Vous avez réussi votre coup ?' Et elle commence à monter les escaliers en criant", relate-t-elle. "Vous allez voir, on va gagner. Les Russes vont arriver.", lui aurait balancé l'élue. "Parfois le visage de cette dame me revient, j'ai des frissons et je tremble", assure-t-elle. "J'ai senti un rejet que je n'avais pas senti avant. Et cela va avoir des conséquences", estime-t-elle."Aujourd'hui, j'ai une opinion négative de ce qu'on appelle la République", affirme-t-elle. Elle regrette par ailleurs les propos "honteux" du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Dimanche, il a estimé sur BFMTV que "le voile n'est pas souhaitable dans notre société". Mardi, le Premier ministre Édouard Philippe a mis fin au débat en assurant à l'Assemblée nationale qu'il ne souhaitait pas "faire une loi sur les accompagnants scolaires.
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"Extrêmement attentif" voire "intransigeant". C'est en ces termes que le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué la position de l'Etat face aux rumeurs de fermetures d'usines chez Renault.
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Le constructeurs automobile Renault s'apprêterait à fermer quatre sites français révélait ce mercredi 20 mai le Canard Enchaîné. Flins, Dieppe, Choisy-le-Roi et les Fonderies de Bretagne feraient les frais d'un vaste plan d'économie. Une annonce qui n'a pas manqué de faire réagir. Devant le Sénat ce mercredi après-midi, le Premier ministre Edouard Philippe s'est montré très ferme. Même si le "plan n'est pas encore présenté et donc probablement pas encore arrêté", Edouard Philippe a assuré que l'Etat était "extrêmement attentif" à la situation. "Nous serons extrêmement attachés, voire intransigeants, à la préservation des sites en France", a-t-il déclaré. De fait, l'Etat français est le premier actionnaire de Renault avec 15% du capital et a prévu de garantir un prêt bancaire d'environ 5 milliards d'euros pour le constructeur. Syndicats et responsables politiques sont vent debout"Il y a une forme de responsabilité de l'entreprise à avancer, à se transformer mais aussi à tenir compte des réalités du pays qui l'accueille et d'une certaine façon le fait vivre", a mis en garde le Premier ministre soulignant que si "Renault est une entreprise mondiale", "sa marque française est évidente". Selon une source proche du dossier, à Flins (Yvelines), il ne s'agirait pas d'une fermeture, mais de l'arrêt de la production automobile pour consacrer le site à une autre activité. Syndicats et responsables politiques de tous bords se sont immédiatement élevés contre cette éventualité. "Quand on veut réindustrialiser le pays, c'est impensable!" a réagi sur RTL le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.
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Les auteurs des tirs ont pris la fuite selon la police locale. L'attaque s'est déroulée à proximité d'un restaurant turc et d'une synagogue.
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Au moins deux personnes ont été tuées en pleine rue dans la ville de Halle, dans le nord-est de l'Allemagne, dans une fusillade dont les auteurs ont pris la fuite, a annoncé la police locale. Deux autres personnes se trouvent dans un état grave. =1em"Nous avons deux blessés graves avec des blessures par balle. Ils sont en train d'être opérés", a indiqué à l'AFP Jens Müller, porte-parole de l'hôpital universitaire de la ville.Le parquet antiterroriste a été saisi. Cette juridiction a évoqué auprès de l'AFP "l'importance particulière de l'affaire" qui concerne des "crimes violents affectant la sécurité intérieure de la République fédérale d'Allemagne". Selon un témoin des faits, les tirs ont notamment visé un restaurant turc, tandis que selon le quotidien Bild, la fusillade se serait déroulée aussi devant une synagogue. Une grenade aurait également été lancée, en ce jour de Yom Kippour (Jour du grand Pardon), dans un cimetière juif à proximité. Ces informations n'ont pas été confirmées par la police. Les auteurs de la fusillade ont tenté de pénétrer dans la synagogue où se trouvaient plusieurs dizaines de personnes. Les mesures de sécurité à l'entrée de l'édifice religieux "ont permis de résister à l'attaque", a déclaré Max Pivorozki au magazine Der Spiegel, précisant que "70 à 80 personnes" se trouvaient à l'intérieur en ce jour de célébration de la fête juive. Une personne a été peu après arrêtée, a annoncé la police, sans plus de précisions à ce stade."Deux personnes ont été tuées à Halle, selon les premières constatations. Plusieurs coups de feu ont été tirés. Les auteurs présumés se sont enfuis à bord d'un véhicule", a annoncé la police sur Twitter, demandant aux "habitants de rester chez eux". Deux morts dans une fusillade devant une synagogue à Halle (Allemagne),un suspect arrêtépar BFMTV"S'il vous plaît, n'utilisez par l'appel d'urgence si ce n'est pas une urgence", a ajouté la police locale. "Un tireur portait un casque et des habits militaires", a témoigné un homme, qui était à l'intérieur, sur la chaîne d'information NTV. La chaîne locale MDRAktuell a diffusé une vidéo amateur de la fusillade. "Il a jeté une grenade sur le local. La grenade s'est écrasée sur la porte et a explosé", a ajouté ce témoin, encore sous le choc. "L'homme a ensuite tiré au moins une fois dans le magasin, l'homme qui était assis derrière moi a dû mourir. Je me suis caché dans les toilettes et j'ai verrouillé la porte", a-t-il raconté.La gare de Halle était également fermée mercredi après-midi. Halle, non loin de Leipzig, dans l'est du pays, est une ville de 231.000 habitants.
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Un rare cessez-le-feu entre talibans et gouvernement afghan semblait toujours tenir au troisième et dernier jour de l'accord dimanche, pendant que des centaines de prisonniers talibans ont été libérés dans l'espoir de l'ouverture de négociations de paix.
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Le calme a régné à travers la majorité de l'Afghanistan, les autorités n'ayant annoncé aucun heurt depuis que la trêve a débuté vendredi pour marquer le début de la fête musulmane d'Aïd al-Adha.La trêve n'est que la troisième pause officielle dans les combats en près de deux décennies de conflit."Cet Aïd semble différent, les parcs sont remplis de gens (...) vous oubliez presque qu'il y a une guerre dans ce pays depuis 40 ans", a déclaré Shahpoor Shadab, un résident Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan.Dans la province de Zabul, plusieurs habitants ont récité des poèmes appelant à ce que le cessez-le-feu devienne permanent. "La paix représente une nécessité et une aspiration pour tout le monde", a soutenu Sardar Wali qui a participé à la déclamation des poèmes.Le président Ashraf Ghani et les insurgés ont laissé entendre que des pourparlers entre gouvernement et talibans pourraient débuter après l'Aïd. L'ouverture de ces négociations avait été retardée par une stagnation du processus d'échange de prisonniers, prévu par l'accord conclu en février à Doha entre les talibans et les Etats-Unis, et dont l'achèvement est exigé en tant que préalable par les rebelles.L'accord de Doha prévoit la libération par les autorités afghanes de 5.000 insurgés et celle par les talibans de 1.000 membres des forces de sécurité.Le Conseil de sécurité nationale a annoncé dimanche avoir libéré 300 prisonniers talibans supplémentaires depuis vendredi, portant le total à un peu plus de 4.900. Mais les autorités ont cependant refusé de libérer des centaines d'autres détenus, accusés de "crimes majeurs", et considérés comme trop dangereux pour être libérés, selon le président afghan. Les talibans ont annoncé de leur côté avoir déjà rempli leur part de l'échange.
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La star canadienne vient d'annoncer sur son compte Twitter s'être une nouvelle fois blessée lors d'un entraînement de Danse avec les stars.
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Décidément, le sort s'acharne sur Pamela Anderson. Après une première blessure à quelques jours du lancement de la 9e saison de Danse avec les stars, l'actrice de 51 ans vient d'annoncer sur son compte Twitter s'être à nouveau blessée. "Nous ne faisions rien de fou, juste danser. C'était comme si quelqu'un m'avait lancé une balle de baseball très fort sur la jambe", explique la star d'Alerte à Malibu sur le réseau social. Une blessure qui pourrait bien remettre en cause sa participation au prochain prime samedi soir, Pamela Anderson étant pour l'instant contrainte de se déplacer avec des béquilles. "Je ne peux pas bouger mon pied. Je ne peux pas exercer de pression sur mon pied sans béquilles. Je suis triste, mais pleine d'espoir pour pouvoir continuer à danser. Nous perdons un temps précieux dans nos répétitions et il ne reste que deux jours avant le prime. C'est ma danse préférée, de loin. (...) Je suis déterminée à faire mon maximum pour danser samedi", a poursuivi la compagne d'Adil Rami sur Twitter, précisant au passage avoir passé une IRM et consulté des spécialistes.Fort heureusement, Pamela Anderson peut compter sur le soutien de son compagnon, mais également de son partenaire de danse, Maxime Deremez, qui a juste été "parfait" avec elle.
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Jean Imbert, cuisinier star de la nouvelle génération, va ouvrir un restaurant éphémère dans le parc d'attractions Disneyland à côté de Paris, relate Le Figaro. Le gagnant de la troisième édition de Top Chef devrait préparer une partie des produits qu'il présente actuellement dans son restaurant l'Acajou à Paris.
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Grande nouvelle pour les amateurs de bonne cuisine et de sensations fortes. Le cuisinier Jean Imbert, vainqueur de la troisième saison de Top Chef sur M6, va faire sa grande entrée... à Disneyland ! Non pas en tant que marionnette, mais bien en tant que chef. À la tête déjà d'un établissement à Paris (16e), l'Acajou, Jean Imbert va ouvrir un restaurant éphémère dans le parc d'attractions.Dans ce nouvel espace gastronomique, il devrait prolonger la cuisine qu'il apprécie, à la fois "graphique et innovante" comme il aime à le dire. Des plats qui évoluent selon les saisons et son humeur, de l'agriculture bio à la pêche raisonnée et en collaboration avec de petits producteurs locaux. À Disneyland, le lieu ne devrait pas être à l'image de l'Acajou, endroit sombre, où seules les assiettes sont mises en lumière à l'heure du dîner. Jean Imbert, qui est aussi à la tête des "Bols de Jean", un concept de fast-food gourmet (trois dans Paris) apporte ainsi une nouvelle corde à son arc. Alors, est-ce un nouveau coup de com' pour le cuisinier ?Chef des starsEn début d'année, il s'était exprimé dans les médias, racontant en avoir assez d'être surnommé "le chef des stars". Mais en cuisinant pour des vedettes américaines telles que Justin Timberlake, Pharell Williams, Beyonce ou Drake, et en étant proche de Marion Cotillard et par le passé de Johnny Hallyday, le chef de 36 ans cultive cette image. Une image qui lui a valu un petit tacle début mars de la part de Philippe Etchebest, chef étoilé et jury de Top Chef : "(Top Chef) permet de cuisiner pour Jay-Z, Beyonce, Barack Obama, Marisol Touraine et de se la raconter sur Instagram avec un joli filtre, oui je suis jaloux". Et d'ajouter : "Jean Imbert, c'est le cuisinier des stars, c'est ça. Alors moi je préfère être la star des cuisiniers personnellement..."Quoi qu'il en soit, Jean Imbert continue sa route. Comme il l'a laissé entendre sur Instagram dernièrement, il pourrait ouvrir très prochainement des restaurants à New York et Miami. En attendant, comme le précise Le Figaro, il a cuisiné pour la troupe de Pirates et princesses, qui donnait un spectacle en avant-première à l'Opéra Garnier avant de se produire à Disneyland à la fin du mois.
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Christophe Castaner a été interpellé par Colombe Brossel, adjointe à la sécurité de la mairie de Paris, qui rend le ministre de l'Intérieur responsable de la forte augmentation de la délinquance dans la capitale.
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Le torchon brûle entre la mairie de Paris et Christophe Castaner. Dans une longue lettre publiée sur son compte Twitter, Colombe Brossel, adjointe à la sécurité d'Anne Hidalgo, a accusé le ministre de l'Intérieur d'avoir laissé exploser la délinquance à Paris en focalisant le maintien de l'ordre uniquement sur le mouvement des gilets jaunes."Certains samedis, a par exemple lancé Colombe Brossel, les commissariats parisiens ont été vidés de 50% de leurs effectifs pour participer au maintien de l'ordre. Autant d'effectifs qui ne peuvent répondre au 17, de police secours, à la demande et au besoin de sécurité du quotidien."D'autant que selon les chiffres de la délinquance évoqués par Colombe Brossel dans sa lettre, cette demande explose, avec de fortes augmentations des atteintes volontaires (+13,5%), des vols à la tire (+37,6%), des affaires de trafic de stupéfiants (+ 12,8%), des violences faites aux femmes (+ 8%), etc.Renforts policiers"Vous avez chargé le préfet de police de Paris, c'est bien normal", a admis l'adjointe d'Anne Hidalgo à l'adresse de Christophe Castaner, "d'assumer en priorité une mission de maintien de l'ordre après les violences urbaines des 24 novembre, 1er et 8 décembre et 16 mars derniers [...] Mais Monsieur le ministre, je vous le dis avec gravité, cela ne peut être fait au détriment de la lutte contre la délinquance."Colombe Brossel revient également sur le "sentiment d'abandon sur les questions de sécurité" qui habite selon elle les Parisiens. "Il nous faut des renforts de policiers" afin que les habitants de la capitale ne soient pas les "victimes collatérales de l'accent" mis par le ministre de l'Intérieur sur le maintien de l'ordre, insiste-t-elle. Maintien de l’ordre : Christophe Castaner souhaite-t-il changer la donne ?par Public SénatCette pique intervient alors que la maire de Paris, Anne Hidalgo, a récemment révisé son point de vue sur la création d'une police municipale à Paris, qu'elle soutient désormais, et alors que la question de la sécurité devrait lourdement peser sur la campagne pour les élections municipales du printemps 2020.
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Un adolescent de 14 ans sans pathologie sous-jacente est mort au Royaume-Uni d'une maladie inflammatoire aux symptômes proches de la maladie de Kawasaki, probablement liée au nouveau coronavirus, selon son équipe médicale, citée notamment par la revue The Lancet.
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L'adolescent faisait partie d'un groupe de huit enfants atteints de cette maladie rare, soignés en avril à l'hôpital pédiatrique Evelina de Londres.Il a passé six jours en soins intensifs et a été testé positif à la maladie Covid-19 après sa mort, ont indiqué ses médecins dans The Lancet. Les autres enfants ont survécu, a précisé la directrice médicale de l'hôpital, Sara Hanna, à l'agence de presse britannique Press Association. Au total, une cinquantaine d'enfants atteints de cette maladie inflammatoire grave avaient été admis jusqu'à mardi dans cet établissement de la capitale britannique, dont environ la moitié ont pu rentrer chez eux, a-t-elle ajouté. La plupart sont en âge scolaire et certains ont moins de 5 ans. La majorité était en bonne santé avant de tomber malade. Seul "un petit nombre" a été testé positif au nouveau coronavirus, a détaillé le Dr Hanna. Cette maladie inflammatoire, apparue récemment, ressemble à la maladie de Kawasaki, un syndrome vasculaire affectant les jeunes enfants et dont la cause reste indéterminée.Parmi les symptômes des jeunes patients - atteints ou non de la maladie Covid-19 provoquée par le nouveau coronavirus -, figurent une fièvre élevée, des douleurs abdominales, des troubles gastro-intestinaux et une inflammation cardiaque.Fin avril, le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock, avait indiqué que les autorités sanitaires tentaient d'établir l'existence d'un lien potentiel entre le nouveau coronavirus et cette affection.Plusieurs dizaines de cas ont été signalés, au Royaume-Uni, mais aussi aux Etats-Unis, en France, en Italie ou en Espagne, d'enfants touchés par ces symptômes. Si le lien avec le Covid-19 n'est pas formellement établi, les scientifiques le jugent probable.
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Les Français soutiennent dans leur grande majorité la réforme des institutions promise par le candidat Macron, selon une étude Odoxa réalisée pour Le Figaro et France Info.
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Près de 82% des personnes interrogées estiment qu'il est utile de réformer les institutions, selon une étude Odoxa pour Le Figaro et France Info publiée jeudi 8 mars. Dans le détail des mesures annoncées par le gouvernement, 91% des Français interrogés sont favorables à la réduction du nombre de parlementaires, 86% d'entre eux à la limitation à trois du nombre de mandats identiques et consécutifs, 68% à l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives. Alors que le Sénat menace de bloquer cette réforme, l'exécutif pourrait avoir recours à un référendum. Ce passage en force est jugé "justifié" par 73% des Français interrogés.Les arguments de l'opposition impopulairesPrincipal argument de Gérard Larcher, le président LR du Sénat, contre la réduction du nombre de parlementaires ? Le risque d'une sous-représentation des zones rurales. Il a tort, pour 64% des personnes interrogées. Révision constitutionnelle : quelles possibilités pour le chef de l'Etat ?par LCPEn juillet 2017, le chef de file des députés socialistes à l'Assemblée Olivier Faure avait également plaidé contre au micro de Franceinfo : "On va avoir des parlementaires avec des circonscriptions qui seront gigantesques, qui feront parfois tout un département." Finis selon lui les élus de proximité. L'opposition devra pourtant modifier son angle d'attaque si elle veut mobiliser l'opinion.Érigée en symbole de l'ère Macron, la réforme des institutions fait l'objet d'une consultation parlement à Matignon depuis le début de la semaine et pour une dizaine de jours.
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Les manifestations des "gilets jaunes" ont entraîné un recul moyen de 25% du chiffre d'affaires dans le commerce.
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Le début des soldes d'hiver est maintenu au 9 janvier, a annoncé vendredi 28 décembre la secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, alors que la Confédération des commerçants indépendants de France avait demandé de l'avancer pour compenser les pertes liées au mouvement des "gilets jaunes". La secrétaire d'État a indiqué qu'une "majorité de fédérations de commerçants consultées" était contre l'avancement de la date prévue. Le gouvernement avait lancé une consultation des associations des commerces indépendants "pour connaître leur point de vue". "Avancer la date des soldes d'hiver n'est pas souhaité par une majorité de fédérations de commerçants consultées par le Gouvernement. Le début des soldes est donc maintenu au 9 janvier, date à laquelle les commerces se sont préparés depuis plusieurs semaines", a écrit la secrétaire d'Etat sur son compte Twitter. La plupart des associations se sont prononcées contre l'avancement de la date notamment pour des raisons pratiques. "Il faudrait en effet, d'ici le 2 janvier, modifier toute la logistique et les transports prévus, refaire toutes les affiches, changer l'organisation interne. Le tout en 5 jours, dont un jour férié et un dimanche", avait indiqué jeudi à l'AFP Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). Il s'était toutefois dit ouvert à une réflexion pour avancer la date des soldes à partir de l'an prochain. Dans un second tweet, Agnès Pannier-Runacher a précisé qu'elle recevrait début janvier les représentants des artisans et commerçants qui ont vu leur chiffre d'affaires baisser au cours du mouvement des "gilets jaunes". Les multiples week-ends d'action des "gilets jaunes" ont fortement affecté les ventes pendant la période de fêtes, qui représente pour certains commerçants jusqu'à 50% du chiffre d'affaires annuel. Selon le Conseil national des centres commerciaux (CNCC), les cinq week-ends de mauvaises ventes consécutives - du 17 novembre au 16 décembre - ont ainsi coûté 2 milliards d'euros au secteur du commerce. La secrétaire d'État à l'Économie a elle-même estimé la semaine dernière que les manifestations des "gilets jaunes" avaient entraîné un recul moyen de 25% du chiffre d'affaires dans le commerce.
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Après la mort de Serge Dassault, lundi 28 mai, la question de sa succession se pose déjà.
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Qui succédera à la tête de la Serge Dassault ? "Il n'y aura aucune querelle d'héritier", a assuré son fils, Olivier Dassault, au micro d'Europe 1. L'industriel Serge Dassault s'est éteint après une défaillance cardiaque, lundi 28 mai, à 93 ans dans son bureau de Dassault Aviation. "Rien ne pouvait laisser prévoir le drame qui s'est passé hier, et qui nous bouleverse tous, la famille, les collaborateurs, les salariés de l'entreprise, le monde industriel dans son ensemble", a expliqué son fils Olivier, député Les Républicains (LR) de la 1re circonscription de l'Oise. "Nous savions tous qu'il nous quitterait à son bureau. Je le savais depuis longtemps, mais je ne pouvais pas imaginer que ça arrive hier", a réagi son fils, au micro de Patrick Cohen. "Il était encore en pleine forme il y a deux-trois jours, nous avions bavardé, sourit, rigolé. Il aimait beaucoup rigoler, et j'aimais le faire rire", a-t-il détaillé."La question n'est pas de devenir numéro un, numéro deux ou numéro trois"La succession de Serge Dassault, cinquième fortune de France, aurait été préparée depuis longtemps : "Ne vous inquiétez pas, tout est organisé, tout se passera très bien, dans l'union totale. C'est cela mon ambition : faire en sorte que les décisions se prennent en consensus familial", a assuré Olivier Dassault. "Il n'y aura aucune querelle d'héritier. C'est l'engagement que je prends devant mes frères et sœur et devant les Français", a-t-il déclaré. "La question n'est pas de devenir numéro un, numéro deux ou numéro trois. La question est de poursuivre l'œuvre de mon grand-père, de mon père et de faire en sorte que cette société, fleuron international de l'industrie aéronautique, de l'informatique et de l'électronique perdure au-delà de l'homme qu'il était", a insisté Olivier Dassault, qui a rappelé la confiance qu'il portait à Charles Edelstenne, l'actuel directeur général du groupe Dassault.
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C'est l'une des dates majeures de l'histoire de France. En 1916, la bataille de Verdun a coûté la vie à 378 000 soldats français de la Première Guerre mondiale.
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Selon les informations de l'Est Républicain, cette bataille serait toutefois menacée d'être évincée des programmes scolaires de Lycée au profit de celle de la Somme. La bataille de Verdun écartée des programmes d'histoire ?par 6MEDIASComme le précise France Info, plusieurs personnalités politiques, notamment de droite, ont fait part de leur indignation en apprenant cette nouvelle. « Ce scandale est celui de trop ! En supprimant la bataille de Verdun des manuels scolaires, le gouvernement dépossède les Français de leur histoire glorieuse et foule aux pieds le sacrifice ultime de nos soldats ! », a ainsi commenté la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.Le maire de Verdun, Samuel Hazard, a également fait part de son émotion à Emmanuel Macron dans un courrier où il en appelle à son « sens de l'histoire ». Dans un communiqué, Jean Rottner, président de la région Grand Est, dénonce une « faute contre l'esprit ». De son côté, le ministre de l'Education nationale a tenu à démentir ces informations. « La bataille de Verdun sera évidemment étudiée en 1ère », a insisté Jean-Michel Blanquer. Plusieurs professeurs d'histoire-géographie ont regretté sur les réseaux sociaux une polémique mal venue.
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Dans le département limitrophe de Paris, des mères sans-abri sont obligées de retourner dans la rue à leur sortie de la maternité, faute de places d'hébergement, rapporte France Info.
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Les professionnels de l'hébergement d'urgence alertent sur une situation dramatique. Cet été, en Seine-Saint-Denis, pas moins de 54 femmes sans logement ont été laissées à la rue alors qu'elles venaient d'accoucher ou étaient enceintes. Ce constat est dressé par l'association Interlogement 93, qui gère la plateforme téléphonique du 115, le Samu social. Ces femmes ont été laissées sans solution de logement après leur accouchement ou un passage à la maternité pour des problèmes durant la grossesse. "Situation ubuesque""On remet des nourrissons sur le trottoir avec des risques sanitaires évidents pour pouvoir accueillir des femmes qui ont atteint le moment de la naissance", dénonce François Bulan, chef Samu social en Seine-Saint-Denis, auprès de France Info. "Les maternités ne le font pas de gaieté de cœur". Leurs lits sont complètement saturés et ne peuvent plus accueillir les femmes qui ont besoin d'accoucher. C'est une situation assez ubuesque."Dans certains établissements, les chefs de service refusent de laisser partir ces mères sans-abri, quitte à bloquer des lits au sein de la maternité. "C'est toujours une inquiétude de voir une femme sortir de la maternité sans qu'on sache qu'elle ait un abri fiable", explique Stéphane Bounan, le chef du service de la maternité Delafontaine à Saint-Denis. Chaque année, 200 femmes sortent de cet hôpital pour dormir dans une chambre d'hôtel, tandis qu'environ 150 environ partent sans solution de logement. L'an dernier, dans tout le département, 653 femmes ont été adressées à l'association Interlogement 93 par les équipes des maternités, soit trois fois plus qu'en 2014.
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Après l'attaque perpétrée à Strasbourg mardi 11 décembre, les accusations de complots se multiplient sur Facebook et Twitter. Certains "gilets jaunes" estiment que la fusillade est un coup monté pour empêcher un nouveau rassemblement samedi 15 décembre.
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L'attaque de Strasbourg intervient en pleine crise des "gilets jaunes" en France. Mardi 11 décembre, sur une page Facebook annonçant un "Acte V" des manifestations samedi, certains évoquaient une "manipulation" de l'État ou "un soi-disant attentat". Sur d'autres pages, certains dénoncent une "manipulation machiavélique" dans le but d'empêcher les manifestations de samedi 15 décembre et "d'étouffer le mouvement du peuple". Maxime Nicolle, alias "Fly Rider", figure du mouvement, livre également son analyse sur Facebook : "Dites-vous bien que le mec qui veut faire un attentat vraiment, il attend pas qu'il y ait trois personnes dans une rue le soir à 20 heures, il va en plein milieu des Champs-Elysées quand il y a des millions de personnes et il se fait exploser. Ça c'est un vrai attentat"De nombreuses personnes se sont également interrogées sur une capture de BFMTV où apparaît un horaire incohérent d'un tweet de la préfecture du Bas-Rhin, 11h47 au lieu de 20h47. Selon la cellule de fact-checking de l'AFP, l'explication est simple. "Il arrive que des utilisateurs de Twitter ne règlent pas le fuseau horaire de leur compte et se retrouvent ainsi avec des horaires qui sont en décalage par rapport au pays où ils se trouvent, précise-t-elle dans un tweet. "Par défaut lors de la création d'un compte sur Twitter, le fuseau horaire est réglé sur celui de la côte ouest des Etats-Unis, où se trouve le siège de l'entreprise. Il y a actuellement 9h de décalage avec la France, ce qui explique l'affichage de 11h47 au lieu de 20h47", poursuit l'AFP. "Mise en scène du gouvernement", "tout ce qui touche à la liberté est précédé d'un attentat, ouvrez les yeux", "on est loin d'être dupés", "coup monté pour faire peur aux gens"... les commentaires concernant une diversion du gouvernement pour empêcher l'acte V ont poussé les administrateurs de certains groupes de "gilets jaunes" sur Facebook à bloquer les commentaires. "Étant donné la situation particulière de ce soir et compte tenu du nombre incalculable de publications auxquelles nous faisons face, afin de garder un climat apaisé et de faciliter la modération des commentaires déplacés, qui sont très nombreux également, je prends la décision exceptionnelle de bloquer les publications pour la soirée", écrit ainsi l'administratrice de la page La France en colère, populaire au sein du mouvement. Une initiative saluée par de nombreux "gilets jaunes" qui ont tenu à se désolidariser des théories complotistes.Invité à réagir sur RTL, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a estimé qu'"à chaque fois qu'il se passe des choses ignobles, il y a de l'ignoble qui vient de se rajouter à l'ignoble. La pudeur et la mesure sont des qualités qu'on devrait développer un peu aujourd'hui". "Quand on ne sait pas, on ne parle pas. C'est juste ignoble. Pensons aux familles de victimes, à la gravité de ce qui se passe pour la France et le monde (...) Les thèses complotistes, c'est un peu la facilité de notre époque et ça pose beaucoup de questions sur les aspects négatifs de notre époque, même s'ils ont des aspects positifs", a-t-il poursuivi.
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Le docteur Razafindranazy est décédé à l'âge de 67 ans.
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Pendant que l'on apprenait la mort de deux médecins dans le Grand Est, plusieurs dizaines de membres du personnel de l'hôpital de Compiègne (Oise) ont observé une minute de silence lundi midi en hommage au docteur Jean-Jacques Razafindranazy, médecin urgentiste décédé après avoir contracté le coronavirus. Les sirènes de la ville ont également retenti pendant cinq minutes. Après un hommage sur l'esplanade du centre hospitalier de Compiègne, le maire de la ville Philippe Marini et des membres du personnel hospitalier, espacés les uns des autres et portant parfois blouse blanche et masque chirurgical, ont observé un temps de recueillement devant l'entrée de l'établissement où le docteur Razafindranazy était venu en renfort.La mairie avait invité, via les réseaux sociaux, les Compiégnois "à observer une minute de silence à douze heures précises, conjointement avec le personnel de l'hôpital, en hommage au Docteur Razafindranazy".En plus de ce décès, le corps médical a subi deux nouvelles pertes, dans le Grand Est. Deux médecins originaires du Haut-Rhin et de Moselle sont morts ce dimanche, des suites du Covid-19. Ils étaient âgés de 60 et 68 ans.
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Rachel Legrain-Trapani serait en couple avec un joueur de l'Équipe de France, chose qu'elle ne semble plus vouloir cacher. La Miss France 2007 a envoyé des petits mots à son cher et tendre sur les réseaux sociaux, a remarqué Closer...
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Mais qui est donc le nouveau compagnon de Rachel Legrain-Trapani ? Depuis quelques semaines, la Miss France 2007 échange des petits mots avec son "amoureux" de footballeur, indique Closer. Et celui-ci n'est autre que le défenseur de l'Équipe de France, Benjamin Pavard qui évolue en Allemagne à Stuttgart. Si ce dernier a fait un grand pas vers le Mondial-2018 en étant sélectionné par Didier Deschamps pour les deux matches amicaux face à la Colombie et la Russie, il le doit peut-être à sa situation personnelle actuelle. Selon Closer, les deux tourtereaux s'échangent des petits mots doux sur Instagram, en citant même des exemples précis. Le 11 mars, le joueur de Stuttgart avait posté une photo de son dernier match, et dans les commentaires, le compte officiel de Rachel Legrain-Trapani répondait avec des émoticônes très prisées sur le réseau social : un "poing" et un "bisou". Un commentaire qui lui a bien évidemment valu une réponse... et un "bisou" de monsieur.Mais ce n'est pas tout. Closer a remarqué que quatre jours plus tard, fier d'être de nouveau convoqué par Deschamps, Benjamin Pavard a posté une autre photo. En commentaires, Rachel Legrain-Trapani commente en le félicitant, et hérite d'une réponse plutôt équivoque : "Chérie", accompagné d'un smiley "bisou".Discrétion avant tout ?Dernier élément en date dans cette affaire, le 21 mars. Rachel Legrain-Trapani poste un selfie d'elle, auquel Benjamin Pavard répond avec un "Ma chérie". Dès lors, il ne semble guère y avoir de doutes sur leur relation, même si globalement les deux préfèrent rester discrets. Lundi, Libération consacrait un portrait du joueur français évoluant en Allemagne où il évoquait justement sa vie privée, mais précisant seulement que sa compagne était "lilloise" et "journaliste".Pour remettre les choses dans leur contexte, Benjamin Pavard est né à Maubeuge (Nord) en 1996 et a joué à Lille jusqu'en 2015 et son départ vers l'Allemagne. Rachel Legrain-Trapani, elle, est née à Saint-Saulve (Nord), ce qui lui avait valu d'être élue Miss Picardie en 2006 avant le titre de Miss France. De 2007 à 2009, elle a été en couple avec le champion du monde de 110m haies, Ladji Doucouré, puis elle fut mariée à un autre footballeur français, Aurélien Capoue. Ensemble, le couple a eu un enfant, mais ils ont mis un terme à leur relation en 2016. Rachel-Legrain Trapani semble belle et bien attirée par les sportifs français...
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En se lançant dans le dangereux voyage de l'Afrique vers les Canaries, Madassa Mohammed ne savait pas que le Covid-19 frappait l'Europe. La pandémie n'a été un frein ni pour lui, ni pour des milliers de migrants africains, dont les arrivées sur cet archipel espagnol se multiplient.
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"Nous sommes cultivateurs, mon père est mort. Mes frères sont petits. C'est pour ça que je suis venu. J'ai été obligé de venir par la mer pour chercher de l'argent: c'est risqué, mais c'est pour de l'argent", confie ce Mauritanien de 16 ans, dans la cour de son hébergement pour migrants mineurs dans la ville de Telde, sur l'île de Grande Canarie."On ne savait pas s'il y avait le coronavirus ou pas", explique l'adolescent, arrivé en mars dernier après deux semaines de voyage.Vêtu du maillot rouge d'une équipe locale de football, son sport préféré, ce jeune homme grand et maigre raconte en français que son objectif est d'aider sa famille restée à Mobidougou, petit village mauritanien à la frontière avec le Mali."L'alternative de rester à la maison est pire que celle d'arriver ici et d'affronter la pandémie (...) Ils choisissent l'option la moins mauvaise", explique Noemi Santana, conseillère régionale aux droits sociaux.La route migratoire des Canaries, empruntée par des dizaines de milliers de migrants dans la seconde moitié des années 2000, est redevenue très active depuis un an, à mesure que les contrôles se durcissaient en Méditerranée.Depuis janvier, plus de 5.100 migrants ont atteint l'archipel après une périlleuse traversée de l'Atlantique sur des embarcations de fortune, depuis le Maroc, à une centaine de kilomètres, mais aussi depuis des pays bien plus éloignés comme la Mauritanie, le Sénégal ou la Gambie, à plus de 1.000 kilomètres au sud.- Situation "complexe" -Le gouvernement régional canarien, responsable des migrants mineurs, a ouvert neuf centres d'accueil d'urgence devant la saturation du réseau habituel.Les adultes, responsabilité du gouvernement central, ont été installés temporairement dans des hôtels fermés à cause du manque de touristes provoqué par la pandémie, ou ont dû dormir sous un chapiteau dans le port d'Arguineguin, où le Secours maritime les débarque.Si le coronavirus ne dissuade pas les migrants, il complique leur accueil: en arrivant, ceux qui sont positifs aux tests PCR doivent être isolés. Les personnes négatives sont placées en quarantaine pendant 14 jours, un défi logistique."La situation est assez complexe", admet José Antonio Rodriguez Verona, responsable de la Croix Rouge."Ils ne peuvent pas être mélangés avec ceux des embarcations qui arrivent ensuite. Un bateau peut arriver avec des personnes positives et d'autres non, et si nous les mettons tous ensemble, alors on a un problème", explique-t-il devant le campement d'Arguineguin, au sud de Grande Canarie, qui a dû héberger près d'un demi-millier de migrants pendant plusieurs jours le temps d'effectuer les tests."Tous les jours, il y a trois, quatre embarcations qui arrivent", confirme Juan Alamo, un homme de 82 ans qui vit face au port.- Quarantaine en hôtels fermés -En début de semaine dernière, le navire orange du Secours maritime débarquait sans interruption des migrants interceptés près de l'île.Leurs fragiles barques colorées s'empilaient à côté du camp, certaines portant encore des traces du voyage: vêtements, couvertures...A leur arrivée, les migrants sont reçus par des membres de la Croix Rouge vêtus d'équipements de protection anti-virus, qui leur donnent des masques et les dirigent vers des tentes pour la prise de température et les tests PCR.En raison de la quarantaine, les autorités ne donnent accès ni au camp d'Arguineguin, ni aux hébergements temporaires.On pouvait toutefois apercevoir les migrants saluant aux fenêtres d'un coquet hôtel de la plage de Maspalomas, très prisée par les touristes allemands.Les centres pour mineurs autorisent, en revanche, les jeunes à sortir se promener en portant des masques. Dans un parc de Telde, un groupe de jeunes dansait et riait aux sons d'une musique africaine.Le confinement entre mars et juin "a été très difficile", confesse Dipa Niagate, un Malien de 17 ans arrivé en décembre dernier.Les mineurs, en plus des cours d'espagnol, s'occupaient avec des jeux vidéo, "en jouant (dans la cour) ou en regardant la télévision", raconte-t-il."Certains jeunes qui ont passé le confinement ici me disent: +Je suis ici depuis je ne sais combien de mois et je n'ai rien vu de l'Espagne+", souligne Juan Enrique Quintana, de l'association Quorum Social 77, qui gère le centre de Telde.
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La petite fille du fondateur du Front national s'est confiée au « Corriere della Sera ». Dans cet entretien relayé en France par le Figaro, elle s'en prend de façon virulente à Emmanuel Macron.
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Marion Maréchal continue sa tournée médiatique. L'ancienne députée du Vaucluse, qui prétend ne plus faire de politique, est en pleine promotion de son école de sciences politiques, l'Issep, qui ouvrira ses portes aux élèves à partir de la rentrée. La nièce de Marine Le Pen était jeudi 12 juillet en Italie afin de participer à une conférence culturelle avec une table ronde sur le thème : « Invasion barbare, souveraineté et pouvoir. » Elle a profité de son séjour pour accorder une interview au "Corriere della Sera", relayée en France par le Figaro. Marion Maréchal n'a pas mâché ses mots, faisant notamment allusion au discours lors duquel le président de la République avait qualifié de « lèpres », les extrêmes, dont la Ligue italienne actuellement membre de la coalition au pouvoir. « Macron a fait une grave erreur en insultant le peuple italien. Mais vous n'êtes pas les uniques victimes de son mépris. Il l'exprime également contre les Français (...) Pour lui la France est une start-up, l'Europe est un marché et les peuples un agglomérat d'individus interchangeables. »Des ONG accusées d'être « complices des trafics d'êtres humains »Extrêmement remontée, Marion Maréchal s'en est aussi prise à la chancelière allemande. « Quand Merkel décide d'accueillir un million de migrants, elle les impose aux autres pays. » Elle a en outre vertement tancé les ONG, notamment les équipages de l'Aquarius, du Lifeline ou du Mearsk ayant secouru des migrants en mer Méditerranée, accusées d'être « complices des trafics d'êtres humains. » Le leader hongrois Viktor Orbán trouve en revanche grâce à ses yeux. « Une Europe des Nations qui défend une civilisation aux racines chrétiennes, en lutte contre les excès du libéralisme et la domination de la finance et une politique de soutien à la natalité plutôt que le recours à l'immigration pour la relance démographique, voilà la vision soi-disant "autoritaire" d'Orbán. »
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Quasiment inconnu il y a quelques semaines, le ministre de la Santé se hisse sur le podium des personnalités dont les Français souhaitent qu'elles aient davantage d'influence dans la vie politique, derrière Nicolas Hulot et Nicolas Sarkozy, selon un sondage BVA pour Orange et RTL publié vendredi 27 mars.
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Confinés depuis plus d'une semaine, comment les Français réagissent-ils aux polémiques sur la stratégie de dépistage ou l'usage de la chloroquine ? Quel impact la situation a-t-elle sur la popularité du couple exécutif ? Les cotes de popularité d'Emmanuel Macron (40%; +7) et d'Edouard Philippe (44%; +4) progressent. Comme souvent en période de crise, la confiance à l'égard du couple exécutif enregistre un net mouvement de hausse. Elle retrouve son niveau de l'été 2018, avant l'affaire Benalla. On avait observé le même mouvement en faveur de François Hollande aaprès les attentats de Charlie Hebdo et du 13-Novembre.Le ministre de la Santé Olivier Véran effectue un bond spectaculaire et se hisse à la troisième place du podium des cotes d'influence (27%; +16). C'est très rare de voir une personnalité quasiment inconnue du grand public progresser aussi vite dans un baromètre, conséquence évidente d'une exposition médiatique très marquée dans le contexte de crise et d'un parcours salué par de nombreux observateurs. Par ailleurs, les Français considèrent majoritairement que les règles de confinement actuelles ne sont pas assez sévères (57%). Ils sont 40% à considérer que les mesures de confinement actuelles sont suffisantes et seuls 3% les jugent trop sévères. Les personnes qui souhaitent un durcissement de ces mesures sont quasiment toutes favorables à l'instauration d'un couvre-feu (93%), et une très grande majorité approuverait une augmentation du montant des amendes dès la première infraction (65%). Les personnes qui souhaitent plus de sévérité sont en revanche plus partagées sur l'interdiction des déplacements lié à l'exercice physique (54% y sont favorables, 45% opposés) et la surveillance des citoyens via les téléphones portables (54% s'y opposent mais 46% y seraient favorables). A l'image des scientifiques, les Français sont très divisés sur l'usage de l'hydrochloroquine pour traiter le Covid-19. 54% préfèrent qu'on respecte les protocoles de mise en circulation d'un traitement et qu'on attende le résultat des autres tests avant de le généraliser. Une position davantage répandue chez les plus jeunes, les Franciliens, les sympathisants de la gauche et de LREM. A l'inverse, 45% considèrent qu'il faut d'ores et déjà généraliser le traitement, sans attendre le résultat des autres tests, afin de soigner les malades. Les habitants de la région Paca et les sympathisants RN en sont davantage convaincus. Alors qu'aujourd'hui seules les personnes les plus malades sont testées pour savoir si elles sont positives au Covid-19, la plupart des Français souhaiteraient par ailleurs pouvoir être testés et savoir s'ils sont malades (88%). Seuls 12% préfèreraient ne pas savoir.
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POLITIQUE. Après un premier examen des 297 recours déposés pour les élections législatives, le Conseil constitutionnel a relevé 55 cas sur lesquels il estime devoir statuer.Battue d'un cheveu par Manuel Valls aux législatives, la candidate de la France insoumise Farida Amrani a déposé début juillet un recours devant le Conseil constitutionnel pour faire annuler l'élection.
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Le dossier déposé compilait "plusieurs irrégularités", qui ont "déjà motivé des annulations d'élections par le Conseil constitutionnel", assurait-elle alors.Un cas loin d'être anodin, puisque les Sages ont reçu après les scrutins des 11 et 18 juin pas moins de 597 recours, soit près de trois fois plus qu'en en 2012. Mi-juillet, 47 d'entre eux avaient déjà été rejetés ou déclarés irrecevables, parmi lesquels ceux contre Louis Aliot (FN) et Jean-Louis Bourlanges (MoDem). Aujourd'hui il reste 55 cas sur lesquels le Conseil constitutionnel estime devoir statuer, révèle lundi 4 septembre BFMTV. Dont celui de l'ancien Premier ministre.Parmi les autres personnalités de l'Assemblée nationale visées : le socialiste Boris Vallaud, député des Landes et mari de l'ancienne ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem, Danièle Obono, élue La France insoumise à Paris, et lEmmanuelle Ménard, épouse de Robert Ménard, élue dans l'Hérault avec le soutien du Front national. M'jid El Guerrab, le député LREM soupçonné d'avoir agressé à Paris le cadre PS Boris Faure, est visé à lui seul par trois recours, souligne la chaîne d'information.Sur les 55 dossiers étudiés, 26 concernent La République en marche, 18 Les Républicains, quatre le Parti socialiste, deux le Parti communiste, deux La France insoumise, deux des députés non-inscrits et un un élu du MoDem. Les Sages publieront d'ici à octobre la liste des recours validés, pouvant entraîner une annulation du scrutin et des élections partielles.
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Le procureur de Lille a tenu une conférence de presse ce lundi à 15h30 sur le récit précis de la mort d'Angélique Six.
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Thierry Pocquet du Haut-Jussé est revenu en détails ce lundi 30 avril sur la mort de la jeune fille âgée de 13 ans retrouvée morte dans la nuit de samedi à dimanche dans la forêt de Quesnoy-sur-Deûle par les enquêteurs de la PJ de Lille. Le procureur a ainsi détaillé la journée de mercredi au cours de laquelle Angélique Six a été tuée par le principal suspect, David R., un voisin de Wambrecitain (Nord). "Mercredi, lors de son jour de repos, il était seul chez lui. Sa famille était dans le sud de la France, a indiqué le procureur. Dans la matinée, il s'est rendu dans un sex-shop pour acheter des pilules contre les troubles de l'érection. Il a ensuite acheté des bières dans un supermarché avant de rentrer chez lui. Il a absorbé deux, trois de ces pilules et bu deux, trois canettes de bières. Il s'est endormi et s'est réveillé à 16 heures. Il ne se sentait pas bien. Il sort pour prendre l'air et passe devant le jardin où se trouve la jeune fille. Il dit avoir eu envie d'elle. Il l'a ramène chez lui. 'C'était plus fort que moi, j'étais dans un état second', a-t-il expliqué". Et le procureur de Lille d'ajouter : "Il lui a offert à boire en lui posant des questions de plus en plus intimes. Elle a cherché à sortir mais il l'en a empêchée. Elle se met à crier mais il l'a maintient de force dans les toilettes où il s'enferme avec elle. Il lui donne une gifle" tout en l'obligeant à un rapport sexuel avant de l'étrangler avec son pantalon. "Quand elle a commencé à se débattre, il a compris qu'il devait la tuer", précise Thierry Pocquet du Haut-Jussé. L'autopsie sur le corps de la jeune fille a confirmé dans l'ensemble les propos du meurtrier présumé. Une information judiciaire pour séquestration, viol et meurtre sur mineure de moins de 15 ans est ouverte.Le principal suspect âgé de 45 ans, déjà condamné en 1996 pour viol et agression sexuelle avec armes, avait été libéré en 2000. Il a été de 2006 à 2016 le voisin de la famille Six, vivant dans le même immeuble.
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Il y a eu des sifflements. Des mascottes déguisées en vache, mécontentes du Mercosur.
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Des activistes vegan évacués manu militari par la sécurité et les éleveurs. Mais il y a aussi eu Agathe. Cette poule issue de la Coopérative Agricole des Fermiers de Loué. Dans les allées du salon de l'Agriculture, samedi 24 février pour l'ouverture, un éleveur l'a offerte à Emmanuel Macron, qui a accepté de "l'adopter" et de la porter pour la photo. Emmanuel Macron a adopté une poule au Salon de l'Agriculture et BFMTV l'a invitée en plateau (la poule)par LeHuffPostInvité ensuite sur le plateau de BFMTV, l'éleveur a présenté Agathe au spectateur. Et également une des rares filières du système agricole qui se porte bien : la sienne, l'élevage bio en plein air. "On est une filière qui va bien", a expliqué sur BFMTV, l'éleveur responsable des "Poulets de Loué".
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La neuvième et ultime saison de la série "Fais pas ci, fais pas ça" prend fin ce mercredi 22 février sur France 2. Mais est-ce vraiment définitivement fini ? Pas si sûr, à la lecture de l'interview de Bruno Salomone accordée au site du Figaro.
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L'acteur ne semble pas prêt à dire adieu au personnage de Denis Bouley. "Une aventure comme celle-là, je ne crois pas qu'elle puisse s'arrêter. Je suis sûr qu'il y aura d'autres choses" , explique Bruno Salomone. Pourtant, le scénario est bien celui d'une fin. "Je trouve bien qu'on ait une fin assumée qui n'a pas été décidée parce qu'on est épuisés ou qu'on n'en peut plus. La saison dernière est celle qui a le mieux marché, c'est donc tout à l'honneur de la production de vouloir arrêter" , commente-t-il estimant avoir "fait le tour de beaucoup de situations". Tous avaient peur de faire la saison de trop mais si à la télé la série semble épuisée, le concept "Fais pas ci, fais pas ça" ne l'est pas au cinéma. "Fais pas ci, fais pas ça" : est-ce vraiment fini ? Les acteurs sèment le doutepar 6MEDIASFaire un film, le projet avait déjà été évoqué, mais n'a jamais vu le jour. Fabienne Lepic a ses conditions. "Ce n'est pas sur les rails, mais il faudrait le faire assez vite parce qu'après, il sera trop tard. Si cela se fait, je pense qu'il faudrait que l'on participe à l'écriture, on connaît tellement bien la série..." , a confié Valérie Bonneton dans une interview accordée au site de Télé-Loisirs.
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Une quinzaine de randonneurs ont été piqués par des frelons - manifestement dérangés par le groupe - dimanche près de Foulayronnes (Lot-et-Garonne). Deux d'entre eux ont été hospitalisés mais sont hors de danger.
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Les sapeurs-pompiers du Lot-et-Garonne ont été alertés vers 10h30 ce dimanche 16 octobre par un coup de téléphone de... leur propre directeur-adjoint, qui faisait partie des randonneurs. Le groupe se trouvait sur le chemin de Péjouan près de Foulayronnes, à 10 km d'Agen au moment de l'attaque. L'officier a alerté qu'un des randonneurs avait été piqué par un frelon et a demandé un véhicule d'assistance, avant de rappeler peu après pour une autre victime, puis une autre. UN RANDONNEUR PIQUÉ À CINQ REPRISESAu final quatre véhicules, trois du SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) et une ambulance, ont été dépêchés, afin de traiter sur place ou transférer les personnes piquées. Une quinzaine de personnes au moins, dont deux enfants de 12 ans, ont été piquées. Parmi les randonneurs, une femme de 41 ans et un homme de 62 ans, ont été hospitalisées à Agen où elles restaient sous surveillance dans l'après-midi, même si leur état n'inspirait pas d'inquiétude. L'un des deux a été piqué à cinq reprises.Le nid de frelons, ont expliqué les pompiers, était logé dans une souche d'arbre qui se trouvait sur le chemin communal emprunté par les randonneurs, et a pu être dérangé par les vibrations de leurs pas, ou par leur bruit, poussant les insectes à l'attaque. Il a été détruit lors de l'intervention des pompiers. Il n'était pas établi dimanche soir s'il s'agissait de frelons européens ou de frelons asiatiques, une espèce invasive introduite accidentellement en France il y a 12 ans dans des poteries importées de Chine. L'espèce a depuis colonisé plus de 70% du territoire.
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Le procureur général du Dakota du Sud a annoncé avoir percuté une biche au volant de sa voiture samedi soir alors qu'en fait il a écrasé un piéton dont le corps n'a été retrouvé que le lendemain, a rapporté le département de la sécurité publique de cet Etat américain.
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Jason Ravnsborg, un élu républicain de 44 ans qui dirige les services judiciaires de cet Etat rural du Nord du pays, soutient ne pas s'être rendu compte qu'il avait heurté un être humain. La victime, Joseph Boever, avait 55 ans et n'a pas été localisée avant dimanche matin. M. Ravnsborg n'a lui pas été blessé.L'homicide a été confirmé par la gouverneure républicaine du Dakota du Sud, Kristi Noem, dans une conférence de presse dimanche. "Le procureur général s'est trouvé impliqué dans une collision", a déclaré Mme Noem. "Il y a une personne décédée".Le département de la sécurité publique de l'Etat n'a pas précisé quand ni comment M. Ravnsborg avait signalé aux services du shérif avoir percuté une biche. L'accident s'est produit à 22H30 samedi, après que le procureur fut sorti d'un dîner de levée de fonds électoraux. L'enquête a été confiée à la brigade routière locale.Les proches de la victime ont toutefois exprimé leurs craintes que soit étouffée l'affaire, incluant un éventuel délit de fuite. Ils ont déploré n'avoir été appelés que dimanche vers 19h30 pour identifier le corps."Une biche ne ressemble pas à un humain", a souligné Victor Nemec, un cousin de Joseph Boever, cité par le Rapid City Journal.Un porte-parole du département de la sécurité publique du Dakota du Sud n'a pas précisé si le procureur général avait passé un test d'alcoolémie.Jason Ravnsborg a reçu six amendes pour excès de vitesse entre 2014 et 2018, et il s'est rendu coupable de plusieurs autres infractions routières, dont une pour non-port de la ceinture de sécurité, selon le journal Sioux Falls Argus Leader.
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"Cette histoire de rebond, c'est une fantaisie", a estimé le professeur.
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C'est une hypothèse qui inquiète les médecins et les autorités. Et si, après la fin du confinement, une deuxième vague de Covid-19 frappait la France encore plus violemment ? Si pour certains, ce rebond de l'épidémie est inévitable, pour d'autres, comme le Pr Raoult, il est loin d'être acquise."On suit avec énormément de tests l'épidémie, a expliqué le patron de l'IHU Méditerranée Infection sur BFMTV. Vous voyez qu'il y a eu un pic à ce moment-là, et depuis il y a eu une décroissance. Cette courbe, c'est une courbe en cloche." "C'est la courbe typique des épidémies, la plupart tu temps ça se passe comme ça, a-t-il encore indiqué. Donc cette histoire de rebond, c'est une fantaisie qui a été inventée à partir de la grippe espagnole, qui a commencé l'été. Donc il n'y a rien à voir.""En général ça se passe en une seule courbe, qui est une courbe de cette nature-là", a enfin tranché le médecin, en commentant la courbe des infections au Covid-19.Sa position n'est toutefois pas partagée par une partie du corps médical, a commencer par le Conseil scientifique mis en place par Emmanuel Macron. Dans son dernier avis en date, le 20 avril dernier, il mettait en garde : "Un relâchement trop soudain des mesures de contrôle pourrait se traduire par une remontée rapide du nombre de cas et par un retour des formes graves en hospitalisation et en réanimation."En Allemagne, le virologue Christian Drosten - à l'origine de la politique de tests massifs en vigueur outre-Rhin- s'inquiète publiquement d'une éventuelle deuxième vague, indique Sciences et Avenir. Il craint notamment, comme le Conseil scientifique français, un relâchement trop rapide et trop important des mesures sanitaires. Et de rappeler le cas de la grippe espagnole, dont la deuxième vague, à l'automne, avait été bien plus mortelle que la première.
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La préfecture a mis en place un centre opérationnel départemental pour assurer le suivi des opérations de secours.
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Un tunnel ferroviaire s'est effondré mercredi 20 février, entre les communes de Saint-André-des-Alpes et de Moriez, dans les Alpes de Haute-Provence, rapporte La Provence. Des ouvriers travaillaient sur l'ouvrage et l'un d'eux est porté disparu."Incident tunnel ferroviaire. Quatre personnes sont impliquées. Un ouvrier est porté manquant. Les 3 autres sont pris en charge. Ouverture à 10h30 du centre opérationnel départemental en préfecture afin d'assurer le suivi des opérations de secours et de sécurisation des lieux", a écrit la préfecture sur son compte Twitter. La RN 202 a été fermée pendant la matinée, avant d'être rouverte partiellement a-t-il été précisé. "La RN 202 est ouverte à la circulation. Une voie est neutralisée afin de faciliter l'intervention des forces de secours", a indiqué la préfecture.Un point presse doit avoir lieu à 16h à Moriez.Le tunnel, qui se trouve sur la Ligne Nice-Dignes-les-Bains, a été ouvert en 1892. Il permet au chemin de fer de passer sous le col des Robines, à environ 940 m d'altitude, indique France 3. En 120 ans, l'ouvrage a connu de nombreux problèmes de structure, notamment à cause d'infiltrations.
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Marlène Schiappa était l'invitée de RTL ce lundi 7 septembre. Elle est revenue sur le sujet du séparatisme et a esquissé les contours de la future loi.
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Ce lundi 7 septembre, Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, a confirmé la volonté de l'Etat de lutter contre le séparatisme. Emmanuel Macron l'a annoncé lors de son discours au Panthéon, le gouvernement planche actuellement sur un projet de loi visant à protéger la laïcité. "Le séparatisme, celui contre lequel on lutte au gouvernement, c'est l'action de constituer un groupe qui a pour but de s'organiser en marge de la République et de manière hostile à la République et souvent de façon violente", a détaillé la ministre déléguée à la Citoyenneté ce lundi matin sur RTL.Dans le viseur du gouvernement, l'islam politique et "ses dérives sectaires qui veulent faire que les lois d'un petit groupe soient plus importantes ou supérieures aux lois de la République", a rappelé Marlène Schiappa. Jean Castex avait déjà annoncé courant juillet que la lutte contre l'islamisme radical était "une préoccupation majeure" de l'exécutif.Financement des mosquées, interdiction des certificats de virginité...La ministre a indiqué qu'un projet de loi sera présenté "d'ici l'automne". Parmi les sujets sur lequel la future loi entend légiférer : le financement des mosquées. "Ça fait partie des grands sujets", a-t-elle ajouté. "Près de 250 lieux prêchant des idées séparatistes ont été fermés", a précisé Marlène Schiappa. Mais il reste des zones grises ajoute la ministre, d'où ce projet de loi qui "nous permettra d'être beaucoup plus ferme".Le gouvernement veut aussi faire interdire les certificats de virginité. "Nous engagerons des poursuites pénales grâce à cette loi", a-t-elle précisé. Les médecins qui produisent ce genre de certificats feront l'objet de poursuites. Enfin, les associations devront signer un contrat de respect de la laïcité et le respecter, sans quoi elle ne toucheront pas d'aides publiques.
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Ll'ex-chargé de mission d'Emmanuel Macron se voit ordonner une expertise psychiatrique.
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Une expertise psychiatrique d'Alexandre Benalla a été ordonnée par les juges, révèle le Journal du dimanche (JDD). Elle doit avoir lieu le 28 septembre, en application de l'article 706-47-1 du code de procédure pénale.Le premier alinéa de cet article mentionne en effet que les "personnes poursuivies pour l'une des infractions mentionnées à l'article 706-47 doivent être soumises, avant tout jugement au fond, à une expertise médicale".Selon l'article 706-47, les crimes et délits concernés sont : meurtre ou assassinat sur un mineur ou en état de récidive, torture et acte de barbarie, viol, agression sexuelle, traite des êtres humains, proxénétisme à l'égard d'un mineur, recours à la prostitution, corruption de mineur, délit de proposition sexuelle faite par un majeur à un mineur, détention de pornographie infantile, diffusion de messages violents ou pornographiques, incitation d'un mineur à se soumettre à une mutilation sexuelle et enfin atteinte sexuelle. Mais aucun des faits dont l'ancien chargé de mission de l'Elysée est accusé ne semblent rentrer dans l'une de ces catégories. Alexandre Benalla a été mis en examen le 22 juillet dernier, pour "violences volontaires", "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" et "port prohibé d'une arme de catégorie B" après la divulgation d'une vidéo qui montre sa participation au maintien de l'ordre lors des manifestations du 1er-Mai.
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La conférence de presse d'Emmanuel Macron post-grand débat aura lieu ce jeudi. Mais selon Franceinfo, une autre date avait, semble-t-il, été choisie, avant que l'Élysée ne se rétracte.
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Organiser la tant attendue conférence de presse post-grand débat en ce lundi de Pâques. C'était une solution envisagée par l'Élysée, puisqu'en ce jour férié, les Français sont à priori disponibles. Mais Franceinfo indique qu'après avoir contacté les chaines d'informations en continu, le palais présidentiel aurait au final décidé de se rétracter. Et de choisir la date du jeudi 25 avril. Et ce pour deux raisons. La première : beaucoup de personnes seront encore sur la route du retour de week-end en fin de journée, et donc pas devant leur poste. La seconde, plus étrange, le beau temps qui envahit la France depuis plusieurs jours.Ainsi, il a été décidé de décaler la conférence de presse à ce jeudi, un jour important en terme d'audience, aux alentours de 18 heures. Un créneau choisi expressément pour que les premières images soient diffusées dans les journaux de 20 heures, regardés par plus de 10 millions de téléspectateurs en cumulé.
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Un homme a été placé en garde à vue après la découverte en Haute-Saône dans la nuit de samedi à dimanche du corps sans vie, couvert d'hématomes, d'une femme de 35 ans qui pourrait être sa compagne, a-t-on appris auprès du parquet.
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L'homme, âgé d'une soixantaine d'années, a été placé en garde à vue pour "homicide", a indiqué à l'AFP le procureur de la République à Vesoul, Emmanuel Dupic."Toutes les investigations sont en cours pour lever l'hypothèse d'un acte criminel" ou la confirmer, a-t-il ajouté.Les secours ont été appelés vers 02H00 par le suspect, qui passait la soirée chez la victime, à Faverney, village d'un millier habitants.La femme, "qui serait peut-être en couple" avec le sexagénaire, "présentait des hématomes sur de nombreuses parties du corps", a ajouté M. Dupic.Une autopsie sera réalisée lundi "pour comprendre les causes du décès", a-t-il souligné.Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime passait la soirée chez elle avec l'homme, qui habite une autre commune du département, et d'autres personnes qui ne sont pas restées.Au moment des faits, "l'homme était seul avec cette femme (dans) un contexte de forte alcoolisation: le mis en cause était fortement alcoolisé et énormément de cadavres de bouteilles ont été découverts au domicile", selon le procureur.Le suspect a été pris en charge par l'hôpital et examiné avant d'être entendu.L'enquête a été confiée à la gendarmerie de Vesoul.Depuis le début de l'année, au moins 47 féminicides se sont produits, selon un décompte mené par l'AFP. En 2019, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit 25 de plus que l'année précédente, selon les derniers chiffres officiels.
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Les parents d'une fillette de 10 ans qui s'était défenestrée dimanche par peur d'être battue pour avoir pris un yaourt dans le frigo familial ont été mis en examen mercredi, a-t-on appris auprès du parquet de Créteil.
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Une information judiciaire a été ouverte pour "violences habituelles sur mineur de 15 ans par ascendant ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours" concernant la fillette et pour "violences sans ITT sur mineur de 15 ans par ascendant" pour des faits concernant également deux de ses frères et sœurs.Le père, âgé de 45 ans, et la mère, âgée de 33 ans, ont été laissés libres sous contrôle judiciaire avec obligation de soins, interdiction de quitter le territoire national ou d'approcher les victimes, hormis dans le cadre du suivi judiciaire.Leurs cinq enfants, âgés de 1 mois à 14 ans, ont eux été placés auprès de l'Aide sociale à l'enfance et un juge des enfants doit "être saisi en urgence" pour statuer sur leur sort.Dimanche, alors qu'elle se trouvait au domicile familial à Rungis (Val-de-Marne), la petite fille avait sauté du deuxième étage de son immeuble afin d'échapper aux foudres de son père. Elle a indiqué aux enquêteurs avoir eu peur qu'il ne la batte parce qu'elle avait pris un yaourt sans lui demander la permission, a indiqué une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.Elle avait été découverte en sang dans l'appartement par les policiers et rapidement transportée à l'hôpital Necker à Paris.Le père avait aussitôt été placé en garde à vue, la mère le lendemain. "Le père dit que c'était difficile à gérer pendant le confinement et que quand sa fille se comporte mal, il la tape et la mère donne des gifles", a précisé une source judiciaire.Le but de cette information judiciaire est notamment de dater les coups reçus par la petite fille et si des objets ont été utilisés dans les sévices, comme le laissent à penser certaines traces longilignes sur son corps.Le père a reconnu en garde à vue avoir donné des "coups de babouche" à sa fille.
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Il réclame des "sanctions exemplaires" s'il s'avère que des policiers ont échangé des messages racistes sur Facebook.
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Interrogé sur la révélation de l'existence d'un groupe privé sur Facebook réservé aux forces de l'ordre et où sont échangés des messages racistes, Frédéric Potier a expliqué attendre "des sanctions exemplaires en la matière", sur franceinfo. Vendredi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a saisi la justice et le parquet de Paris a ouvert une enquête."Nous devons avoir à leur égard un très haut niveau d'exigence, parce que ce sont eux qui exercent la violence légitime, la seule qui soit légitime dans une société démocratique. Ils ont un devoir d'exemplarité en tant que fonctionnaires, et a fortiori en tant que fonctionnaires qui exercent ce type de prérogatives", a ajouté Frédéric Potier.Il souligne que "le racisme n'a pas sa place en démocratie, le racisme n'a pas sa place dans la police". "Quand on est fonctionnaire, quel que soit son niveau, quel que soit son grade, on représente la République, on représente l'État et on a donc un devoir d'exemplarité", ajoute-t-il.Selon lui, "il y a un écart générationnel important entre de jeunes gardiens de la paix qui arrivent dans la police nationale et qui sont très sensibles à ces questions, et d'autres policiers qui sont en fonction depuis quelques années et qui le sont peut-être moins, parce que ces questions-là n'étaient pas abordées" avant dans la formation. "Il y a cette formation initiale et à l'évidence aussi un sujet de formation permanente. Nous le faisons aussi, simplement je crois que nous avons encore des progrès à faire en la matière", a-t-il ajouté.L'onde de choc provoquée par la mort de George Floyd aux Etats-Unis a continué de se propager samedi en France où plus de 23.000 manifestants, selon le ministère de l'Intérieur, ont dénoncé les violences policières et réclamé "justice pour tous".
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Alors qu'il intervenait au domicile d'un couple à Lyon pour des violences conjugales, un policier a remarqué dans l'appartement un chardonneret élégant, espèce menacée, relate Le Progrès.
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Dans le IIIe arrondissement de Lyon, une intervention de police a donné lieu à une surprenante découverte. Elle a en effet permis de récupérer un chardonneret élégant, une espèce en voie de disparition et protégée, indique le quotidien lyonnais Le Progrès. Après un appel pour des violences conjugales au domicile d'un couple, un des policiers de l'équipage qui s'est rendu sur place a remarqué une cage en hauteur. Ce fin connaisseur d'oiseaux a cru reconnaître un chardonneret élégant, dont la vente et la détention sont interdites en France. Une procédure incidente a donc été ouverte par la Brigade de sûreté urbaine (BSU), qui a contacté l'Office français de la biodiversité (OFB). L'objectif : identifier l'oiseau avec certitude. Il existe en effet une autre espèce, qui est très proche du chardonneret élégant, mais cette espèce n'est, elle, pas protégée.Jusqu'à 1000 euros le couple de chardonneretsMercredi 17 juin, le propriétaire illégal du chardonneret a été convoqué au commissariat afin de s'expliquer sur les violences qui ont été la raison de l'intervention policière. La BSU et l'OFB ont en parallèle procédé à une perquisition, ce qui a permis à l'OFB de confirmer que l'oiseau observé était bel et bien un chardonneret élégant. Le volatile a été remis au centre de soins pour animaux sauvages de Saint-Forgeux, précise le quotidien régional. Chargé des investigations, l'OFB doit déterminer comment le mis en cause s'est procuré l'oiseau. D'après un tweet de la police nationale du Rhône, l'individu se livrait à un commerce illicite de chardonneret élégant.Cet espèce d'oiseau se négocie entre 80 et 200 €, et jusqu'à 1 000 € pour un couple. L'oiseau est très prisé sur le marché noir en raison de ses aptitudes lors des concours de chant.
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Un grêlon de 23,7 centimètres, soit la taille d'un ballon de volley, est tombé sur Villa Carlos Paz en 2018. Selon une nouvelle étude, il s'agit du plus gros grêlon de l'histoire.
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Les images sont impressionnantes.Ce jour-là, à Villa Carlos Paz, Argentine, il valait mieux être à l'abri. Car la taille des grêlons qui se sont abattus sur la ville au cours d'un gros orage est aussi fascinante qu'effrayante. Les images, repérées par Futura, datent de février 2018. Sur la vidéo prise par un habitant, on entend le fracas des grêlons qui tombent sur les toits et on aperçoit des passants surpris par ce qui tombe du ciel. Et pour cause : selon une nouvelle étude parue dans le Bulletin of the American Meteorological Society, le plus gros grêlon de l'histoire a été relevé au cours de cette averse. D'après les calculs du journal scientifique américains, cité par Futura, le plus gros grêlon mesurait entre 18 et 23,7 cm, soit la taille d'un ballon de volley ! À ce jour, c'est un record du monde."Mortel s'il touche directement un homme"Lors de ce même orage, d'autres grêlons, allant de 11 à 18 cm, ont également été enregistrés. Un phénomène météorologique extrêmement rare selon les spécialistes. "À peine 10 grêlons de plus de 15 centimètres ont été observés durant ces deux dernières décennies", a affirmé le météorologue Matthew R. Kumjian à CNN. "Ce type de grêlon peut traverser les toits, les pare-brises, et être mortel s'il touche directement un homme ou un animal", a-t-il poursuivi.
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Face à une "recrudescence incontestable de l'épidémie", le Premier ministre a "tiré le signal d'alarme". "Cela ne signifie pas que nous sommes dans une situation grave mais c'est maintenant qu'il faut intervenir", a-t-il ajouté.
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"L'épidémie regagne du terrain", a prévenu le Premier ministre Jean Castex jeudi 27 août lors d'une conférence de presse. Désormais, 21 départements sont classés en zone rouge, c'est-à-dire qu'ils connaissent une circulation active du virus. Il n'était que deux auparavant : Paris et les Bouches-du-Rhône. Il y a une "recrudescence incontestable de l'épidémie" avec "39 cas positifs pour 100.000, quatre fois plus qu'il y a un mois", a précisé le chef de gouvernement. "Le taux de reproduction du virus se situe au-dessus de 1. Nous étions redescendus à 0,7 en mai. Nous sommes remontés à 1,4", et "la positivité augmente pour toutes les tranches d'âge", a-t-il poursuivi. "Le nombre d'hospitalisations commence doucement mais sûrement à remonter. Plus de 800 patients Covid sont admis à l'hôpital par semaine en ce moment, contre 500 il y a 6 semaines", a encore précisé Jean Castex. "Tirer le signal d'alarme, cela ne signifie pas que nous sommes dans une situation grave (...) Mais c'est maintenant qu'il faut intervenir", a déclaré le Premier ministre. "Notre objectif, c'est de tout faire pour éviter un reconfinement surtout généralisé", comme au printemps, a-t-il ajouté. "Cet objectif est à notre portée collective pour peu que nous soyons tous mobilisés et responsables", a-t-il estimé. Face au virus, la "première arme" reste la prévention, a-t-il insisté. "Elle concerne et s'adresse à tous mais nous la devons en premier lieu aux personnes les plus vulnérables", a-t-il expliqué. "Evitons que papi et mamie aillent chercher les enfants à l'école", a-t-il précisé. Le Premier ministre a également encouragé les Français à respecter les gestes barrières et à faire attention dans la vie quotidienne : "porter un masque", "se tenir à distance des autres", "éviter autant que possible les fêtes familiales" et à "respecter les gestes barrières même lorsqu'on est en famille chez nous".Deuxième arme face à l'épidémie : "casser les chaînes de transmission", en dépistant systématiquement au moindre doute. La troisième arme est "l'approche territoriale", a poursuivi le chef du gouvernement. "J'ai souhaité que le risque épidémique soient pilotés au plus près du terrain, avec une stratégie graduée. L'illustration la plus nette de cette stratégie est celle que nous avons employé en Mayenne", a-t-il souligné.
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"Macron n'est pas un exemple de sagesse", a rétorqué la manifestante, blessée lors d'une charge de police à la fin du mois de mars, lors de sa première prise de parole depuis l'incident.
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Deux semaines après son hospitalisation, Geneviève Legay s'est exprimée pour la première fois, ce lundi 8 avril. Dans les médias, la militante d'Attac âgée de 73 ans a fustigé les propos du président de la République, qui avait laissé entendre que la manifestante avait manqué de "sagesse". "Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", avait commenté Emmanuel Macron au surlendemain de l'incident, survenu le 23 mars dernier."Incompréhensible et surtout lamentable", a commenté Geneviève Legay à France Bleu. "Macron n'est pas un exemple de sagesse mais de mépris et de violence", a insisté la manifestante, toujours hospitalisée dans une unité de convalescence à Nice. "Le président de la République n'a pas eu une seule pensée pour mes filles qui attendaient à l'hôpital pour savoir si j'allais pouvoir m'en sortir et avec quelles séquelles. Et Estrosi (le maire de Nice, ndlr) se permet de dire de son côté que mes blessures sont légères. C'est une honte !", a-t-elle ajouté. "Nous ne sommes plus dans un État de droit. La réponse d'Emmanuel Macron est autoritaire", a-t-elle insisté.La militante, qui a été blessée lors d'un rassemblement de "gilets jaunes" interdit par la préfecture, est également revenue sur les circonstances de l'incident. S'exprimant également auprès du site d'information Mediapart et de la chaîne de télévision BFMTV, la septuagénaire a raconté avoir été bousculée et frappée par les forces de l'ordre. "Ils m'ont donné un coup de matraque sur la tête, parce que j'ai un gros trou en haut du crâne", a-t-elle déclaré depuis sa chambre d'hôpital. "J'étais debout avec le drapeau de la paix, je chantais 'Liberté de manifester'. Je me suis retournée, j'ai vu que des policiers avaient changé, ce n'était plus les mêmes policiers", a encore relaté la septuagénaire. "Je suis naïve. Je ne faisais rien de mal, je ne m'attendais à rien." À l'hôpital, "les policiers ont surtout insisté pour me faire dire que c'était un journaliste qui m'avait poussée. Or c'est faux. Je me rappelle avoir été poussée par un policier et je leur ai dit", a insisté la manifestante. "Je veux tenir une conférence de presse pour dénoncer le président Macron qui donne des leçons alors qu'il ne comprend rien au peuple et le maire de Nice, Christian Estrosi. Ce sont tous des menteurs", a-t-elle déclaré.Une information judiciaire a été ouverte pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique. L'avocat de la famille Legay, Arié Alimi, a demandé que le dossier soit traité ailleurs qu'à Nice, en raison de sa sensibilité, ce que le parquet général d'Aix-en-Provence a refusé.
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La compagne de Manuel T., un manifestant de 41 ans qui participait samedi au défilé des "gilets jaunes" à Paris, a affirmé mardi à l'AFP qu'il avait perdu l'usage de son œil gauche après avoir reçu un projectile probablement tiré par les forces de l'ordre. Sur BFMTV, la victime assure qu'il discutait pacifiquement avec d'autres manifestants.
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Devant les caméras de BFMTV Manuel l'assure : il n'a rien fait. Cet homme de 41 ans a été blessé à l'œil après avoir reçu un projectile lors de la manifestation des "gilets jaunes", samedi 16 novembre à Paris. Dans une vidéo très largement diffusée sur les réseaux sociaux, on voit cet homme place d'Italie pendant la manifestation. Alors que la situation est très tendue aux alentours, il discute à l'écart du chaos avec d'autres manifestants, à proximité du centre commercial Italie 2. Soudainement, un projectile vient le heurter violemment à l'œil gauche. Sur place, des manifestants et des "street medics" le mettent aussitôt à l'abri alors qu'il se tient l'œil. "Je l'ai vu tout de suite mettre ses mains (sur l'œil) et du sang gicler de partout... On ne l'a pas vu arriver. En général, c'est lancé en hauteur, on a le temps d'évaluer où ça va tomber. Là, c'est arrivé droit dans son œil, on n'a rien pu faire. Pour moi, c'était destiné à quelqu'un", a déclaré sa compagne Séverine D., mardi à l'AFP.Cette dernière affirme par ailleurs que le quadragénaire a perdu l'usage de son œil. "Physiquement, il a très mal, il souffre énormément de maux de tête en plus de son œil. Et moralement... il est comme on peut l'être quand on vient d'apprendre qu'on n'aura plus l'usage de son œil gauche", a-t-elle expliqué à la sortie de l'hôpital Huriez de Lille.Le blessé va porter plainteDevant les caméras de BFMTV, Manuel T. a livré sa version de l'histoire. "Il y avait déjà pas mal de bordel partout donc nous on s'était déjà mis un peu à l'écart. On était loin des affrontements, et là j'ai vu le truc arriver directement sur ma tête", se souvient cet habitant de Valenciennes, depuis son lit d'hôpital. "On ne faisait rien. Tout les black blocs étaient à gauche, nous on était à droite. Tous les pacifiques étaient à droite, on discutait tranquillement tous ensemble. J'avais les mains dans les poches", assure-t-il."Heureusement que la grenade lacrymogène ne m'a pas explosé en plein visage. Elle a explosé juste après", poursuit-il. "Je ne sais pas si on m'a visé mais on a visé la foule, là où il n'y avait pas de danger. On était bien loin. Ce n'était pas ma première manifestation et je sais m'éloigner du danger", explique-t-il. Selon lui, le tir venait de "là où étaient les policiers". "J'en suis sûr, car je regardais ce qui se passait de loin. Je l'ai vu atterrir", martèle-t-il. Il compte porter plainte. "Évidemment, on va porter plainte, il est hors de question de laisser passer ça", précise Séverine D. "Il y a déjà eu assez d'éborgnés qui n'ont rien pu prouver. Là, on a la preuve, on ne peut pas dire qu'il était en train de faire quelque chose qu'il ne fallait pas, il était tranquille, il s'est fait blesser alors qu'il ne le méritait pas". Lundi, le préfet de police de Paris a annoncé qu'il allait saisir l'IGPN, la "police des polices", "à la demande du ministre de l'Intérieur", après la diffusion de la vidéo. De son côté, le parquet de Paris a ouvert une enquête judiciaire pour "violence par personne dépositaire de l'autorité publique avec armes ayant entraîné une interruption temporaire de travail de plus de huit jours" et confié les investigations à l'IGPN.
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Le CSA a annoncé jeudi le lancement d'une étude sur la place des femmes dans les médias "dans le contexte particulier que traverse le pays".
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Le Conseil va analyser un panel de programmes d'information diffusés entre mars et avril 2020 à des moments clés de cette actualité, a précisé le CSA dans un communiqué. Ses résultats et recommandations seront rendus publics à la mi-juin afin de "contribuer au débat", en échangeant avec les chaînes mais aussi le secrétariat d'Etat chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations ou la mission parlementaire de Madame Céline Calvez.Début avril, peu après le tollé suscité par une Une du Parisien, qui mettait en avant quatre experts masculins, la députée LREM Céline Calvez a été chargée d'une mission sur "la place des femmes dans les médias en temps de crise", afin de "formuler des propositions pour s'assurer de leur représentativité".En période de crise, "les experts doivent aussi être des expertes, et les femmes ne peuvent être exclues de la réflexion publique ou des représentations publiques", estimait la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa dans sa lettre de mission à la parlementaire.
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Dans une interview accordée à Closer, Amanda Lear a confié avoir été profondément déçue par Sylvie Vartan par le passé.
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Le dernier livre d'Amanda Lear "Délires" vient de sortir en librairies. L'ancienne muse de Dali y dévoile de multiples anecdotes sur sa vie privée. À l'occasion de la sortie de cet ouvrage, l'actrice et chanteuse s'est confiée à Closer sur l'un des hommes qui a partagé sa vie : Alain-Philippe Malagnac, décédé en 2000 dans l'incendie de leur maison. Amanda Lear révèle ne jamais s'être remise de sa mort. "J'étais dingue de lui. Nous nous sommes mariés à Vegas. Il était vulnérable, attendrissant, intelligent. Il connaissait très bien la littérature. Cela a duré vingt-deux ans. Je l'ai rencontré le jour de mon premier concert au Palace. Il sortait d'une grave maladie", se souvient-elle.Dans les colonnes de Closer, Amanda Lear explique par ailleurs que celui qu'elle considère comme "l'homme de sa vie" est également à l'origine de sa rancoeur envers Sylvie Vartan. "Il avait été ruiné par Sylvie Vartan dont il avait voulu relancer la carrière. Il avait vu trop grand. Elle aurait pu lui en être reconnaissante. Elle n'en parle même pas dans son autobiographie", regrette la chanteuse très amère envers l'interprète de "La plus belle pour aller danser".
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Des tests sur les hamsters révèlent que l'utilisation de masques réduit notablement la propagation du coronavirus, ont indiqué dimanche des experts de l'université de Hong Kong.
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Ces recherches sont parmi les premières à étudier si le port du masque peut empêcher des porteurs symptomatiques ou asymptomatiques du virus Covid-19 d'infecter d'autres individus. Dirigé par le professeur Yuen Kwok-yung, expert reconnu des coronavirus, les chercheurs ont placé des cages contenant des hamsters préalablement infectés près de celles d'animaux en bonne santé. Des masques chirurgicaux ont été placés entre les deux cages, avec un flux d'air allant de la cage des animaux malades à celle des animaux sains. Les résultats ont montré que la transmission du virus était réduite de plus de 60% quand les masques étaient en place. Les deux-tiers des hamsters sains ont été infectés en une semaine quand les masques n'étaient pas en place.Le taux d'infection est tombé à un peu plus de 15% quand les masques étaient placés sur la cage des animaux infectés et à 35% quand ils étaient placés sur la cage des hamsters sains. "Il est très clair qu'utiliser les masques sur les sujets infectés (...) est plus important que n'importe quoi d'autre", a dit M. Yuen à des journalistes. "Nous savons désormais qu'une grande partie des personnes infectées ne présentent pas de symptômes, donc le port universel du masque est vraiment important", a-t-il ajouté. Le professeur Yuen est l'un des micro-biologistes qui a découvert le virus Sras quand il est apparu en 2003 et a fait quelque 300 morts à Hong Kong. Il a plaidé très tôt en faveur du port du masque par la population. Quatre mois après l'apparition des premiers cas de Covid-19 en Chine, Hong Kong est parvenu à limiter le nombre de cas à mille, qui n'ont fait que quatre morts.Les experts estiment de l'utilisation des masques ainsi que de larges campagnes de tests et traçage sont les raisons de ce succès, dans une ville de 7,5 millions d'habitants voisine de la Chine.
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Le Journal du dimanche (JDD) avait révélé dimanche que le couple présidentiel avait passé une commande de près de 50.000 euros à la Manufacture de Sèvres pour "1.200 pièces" de vaisselle. Mais selon les informations du Canard enchaîné, la facture pourrait "atteindre, voire dépasser, le demi-million d'euros au vu des tarifs affichés par la manufacture".
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Le Château avait assuré que la commande de ces "900 assiettes de présentation et 300 assiettes à pain" ne serait pas réglée par l'Élysée, mais "pris en charge" par le ministère de la Culture et la Manufacture de Sèvres, établissement public qui équipe la résidence du président depuis 1848 et la naissance de la IIe République."400 euros pièce pour les plus simples"Mais Le Canard enchaîné remet en cause la version livrée par l'Élysée au JDD. L'hebdomadaire satirique assure que "c'est quand même le budget qui régale, par le biais de subventions de fonctionnement et d'investissement qui représentent près de 60% des ressources" de la Manufacture. "Et la note ne cesse de grimper : fixés à 3,807 millions en 2016, ces subsides ont atteint 4,391 millions en 2017 et 4,448 millions cette année".Le journal assure que l'addition sera au final "vertigineuse" : "la douloureuse devrait atteindre, voire dépasser, le demi-million d'euros, au vu des tarifs courants affichés par la Manufacture (dont les comptes sont juste à l'équilibre). Soit 400 euros pièce pour les assiettes les plus simples et 'à partir de 500 euros' pour les modèles contemporains".Selon l'hebdomadaire satirique, la somme de 50.000 euros annoncée par l'Élysée sera, en réalité, simplement destinée à rétribuer les artistes ayant participé au concours lancé en décembre. C'est Brigitte Macron, elle-même, qui a d'ailleurs choisi le vainqueur, Évariste Richer, qui a dessiné le service "Bleu Élysée" sur lequel figurera "un dessin en plan des bâtiments" du palais présidentiel. Les services "Capraire" de René Coty et "Constellation" de Jacques Chirac, désormais incomplets, seront quant à eux mis au placard.
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Plusieurs responsables du Parti socialiste soupçonnent l'ex-candidat à la présidentielle d'avoir détourné de l'argent de la campagne pour son meeting du 1er juillet.Benoît Hamon va devoir répondre à quelques questions. Selon Le Parisien de ce jeudi, plusieurs responsables du Parti socialiste émettent des doutes sur le financement du meeting de lancement du mouvement du 1er juillet à Paris par l'ancien candidat à la présidentielle.
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L'ex-député des Yvelines aurait, selon le quotidien, détourné secrètement de l'argent destiné à sa campagne présidentielle, financée principalement par le PS, pour organiser le fameux meeting.D'autres émettent également des questions sur le coût global de cette campagne, évalué à 15,2 millions d'euros. « Je me suis occupé de trois campagnes présidentielles dont deux de près », relève Julien Dray, proche de François Hollande. « Vu le faible nombre de meetings et le peu de matériel de propagande utilisé, cette campagne a dû coûter au maximum 10 millions, pas 15 ! », affirme-t-il.Selon les partisans de Benoît Hamon, écrit Le Parisien, le meeting du 1er juillet aurait coûté « 56 000 euros financés par dons et souscriptions ». Le trésorier national du PS, Jean-François Debat, qui ne partage pourtant pas les idées de Benoît Hamon, affirme que les factures ont été examinées par l'expert-comptable du parti et que, par conséquent, il « ne aucune raison de douter de ces comptes ».Du côté des supporters de Benoît Hamon, on crie au complot politique. « Ce n'est pas une question financière, juste un truc politique pour nous emmerder ! », dénonce Régis Juanico, mandataire financier de l'ancien candidat à la présidentielle. Un intime du parti avance dans Le Parisien la thèse d'un Benoît Hamon qui, sachant qu'il échouerait à l'élection présidentielle, a profité du budget de la campagne pour assurer ses arrières.« Les mecs du siège savaient (...) c'est du grand classique », affirme cet intime des socialistes. Les pro-Hollande soupçonnent donc les pro-Hamon d'avoir négocié avec plusieurs prestataires pendant la campagne afin de se constituer un pactole. Des soupçons qui ne sont pour l'instant étayé par aucune preuve matérielle.
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L'initiative est rapidement devenue polémique alors que Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard de la France insoumise assurent avoir été "écartés" de cette marche contre l'antisémitisme. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, conteste.
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Quatorze partis politiques, dont La République en marche, Les Républicains, le PS, le MoDem, EELV et le PCF ont lancé jeudi 14 février un appel contre l'antisémitisme, selon un communiqué transmis par le PS. "L'appel à l'union contre l'antisémitisme" invite les Français à se réunir partout en France, et notamment place de la République à Paris mardi à 19 h 00. "Nous portons dans le débat public des orientations différentes, mais nous avons en commun la République. Et jamais nous n'accepterons la banalisation de la haine. C'est pourquoi nous appelons l'ensemble des Français à se réunir dans toutes les villes de France pour dire ensemble : Non, l'antisémitisme, ce n'est pas la France !", dit le texte.Le RN, Debout la France et la France insoumise absents des signataires "Les actes antisémites se sont dramatiquement multipliés au cours de l'année 2018. Ca suffit !", clament aussi les signataires, alors que les menaces et violences visant les Juifs ont augmenté de 74% en 2018, selon un bilan du ministère de l'Intérieur publié mardi. Le RN de Marine Le Pen n'a pas été invité à signer l'appel par le PS qui en est à l'initiative, selon l'entourage du premier secrétaire Olivier Faure. Même chose pour Debout la France, dont le président Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé une "manipulation des partis du système".Sollicité mardi via la messagerie Telegram, le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon "n'a pas répondu", selon Olivier Faure. Contacté par l'AFP, Jean-Luc Mélenchon a répondu ne pas avoir reçu de "courrier". "Grossière provocation du PS qui nous écarte de la marche contre l'antisémitisme. La Ligue de défense juive avait fait pareil à la marche Knoll (du nom de l'octogénaire juive tuée en mars à Paris, ndlr). La lutte contre l'antisémitisme mérite mieux que des manœuvres politiciennes", a-t-il dénoncé sur Twitter. "Les manoeuvres politiciennes du parti socialiste" Le représentant légal de LFI, Manuel Bompard, a de son côté expliqué sur Twitter que la France insoumise n'avait "pas été sollicitée pour signer", mais que "bien sûr, elle sout(enait) cet appel". "Je tiens à votre disposition le message adressé à Jean-Luc Mélelenchon sur Telegram. Vous verrez qu'il l'a reçu et lu à 15:06 mardi. Sans y répondre", a assuré Olivier Faure. La Gauche républicaine et socialiste, le parti de l'ancien socialiste Emmanuel Maurel et de l'ancien MRC Bastien Faudot, a publié un communiqué pour se joindre à l'appel et appeler au rassemblement de mardi. La classe politique a unanimement condamné en début de semaine la hausse des actes antisémites en 2018 et ceux commis ces derniers jours -image de Simone Veil barrée d'une croix gammée, tag "Juden" sur la vitrine d'un restaurant parisien, arbre en mémoire d'Ilan Halimi scié.
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Des boucheries, fromageries et une poissonnerie ont été dégradées par des tags antispécistes, à Paris.
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"Il faut absolument passer un signal". Le ministre délégué chargé des PME, Alain Griset, est vent debout contre les dégradations subies par plusieurs commerces d'alimentation de Paris, visés par des graffitis. Le ministre a affirmé mercredi 2 septembre que "le gouvernement fera(it) tout ce qu'il peut pour arrêter" les auteurs de graffitis antispécistes découverts mardi matin sur des commerces parisiens. Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs commerces de la rue des Pyrénées et de la rue des Gâtines, dans le XXe arrondissement de Paris, parmi lesquels des boucheries, des fromageries et une poissonnerie, ont vu leur devanture dégradée par des graffitis comme "je suis mort en silence" ou "où est ma maman".Mercredi midi, le ministre a rendu visite à quatre commerçants dont la devanture a été vandalisée, pour leur témoigner du soutien du gouvernement. "Il faut absolument passer un signal. Nous n'allons pas laisser faire des choses comme celles-là. Nous allons mettre en place les moyens nécessaires pour retrouver les coupables", a-t-il déclaré, estimant même qu'il fallait "faire des exemples".Ces actes de vandalisme constituent "une injustice totale" car ils touchent "des professionnels qui ont des valeurs dans leur fabrication, dans leur production, dans leurs achats", a-t-il ajouté. Le ministre était accompagné par Joël Fourny, le président de la Chambre des métiers et de l'artisanat de France (CMA France), qui a précisé : "Chacun a le droit de ne plus consommer de viande mais il faut aussi respecter ceux qui souhaitent avoir ces produits."
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Le 9 novembre 1989, Günter Schabowski a annoncé l'ouverture du Mur de Berlin face aux journalistes. Depuis 30 ans, une question reste en suspens : l'a-t-il fait par maladresse ou par volonté de faire chuter le rideau de fer ?
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"Pour autant que je sache, cela entre en vigueur immédiatement, sans délai...". Ce 9 novembre 1989, il est 19 heures, Günter Schabowski vient d'annoncer l'ouverture du Mur de Berlin, presque par mégarde devant un parterre de journalistes stupéfaits. Membre du bureau politique du comité central du parti communiste d'Allemagne de l'Est, chargé de l'information, ce membre du premier cercle de la direction de la "République démocratique allemande" (RDA) a lâché une bombe comme par inadvertance, au terme d'une conférence de presse et en réponse à des questions sur les conditions de sortie du territoire pour les citoyens. Il n'y aura plus de retour en arrière. Accident, méprise ou geste calculé ? Trente ans après, une question demeure. La chute brutale du Mur de Berlin, en prélude à celle du bloc communiste tout entier, est-elle un accident de l'Histoire, le fruit d'une méprise d'un hiérarque mal préparé ou un geste calculé de la part d'une dictature est-allemande en bout de course ? Quand Günter Schabowski annonce l'ouverture du mur, cela fait des semaines que les apparatchiks du pouvoir cherche une sortie de crise. Depuis août 1989, la population, cadenassée derrière le rideau de fer depuis 1961 gagne l'Allemagne de l'ouest en passant par d'autres pays du bloc de l'Est comme la Hongrie ou la Tchécoslovaquie, qui ferment de plus en plus les yeux. Une crise à son paroxysme En parallèle depuis début septembre, des centaines de milliers d'Allemands de l'Est manifestent dans plusieurs villes chaque semaine contre le régime aux cris de "Nous sommes le peuple !" ou "Nous voulons sortir !". La crise est à son paroxysme. Depuis le 18 octobre 2019, la RDA est dirigée par Egon Krenz. Présenté comme plus modéré, ce dernier entend sauver le pays à la dérive avec quelques réformes, notamment une libéralisation des voyages avec octroi de visa de sortie sans condition préalable. Günter Schabowski se voit confier, le soir du 9 novembre 1989, la mission d'annoncer en direct à la télévision les mesures d'assouplissement décidées le jour même en petit comité. C'est à ce moment précis que les versions divergent. La version d'Egon Krenz Egon Krenz est encore aujourd'hui en colère contre Günter Schabowski, qu'il accuse d'avoir précipité la fin de la RDA en proclamant de son propre chef l'entrée en vigueur "immédiate" de la possibilité de sortie du pays. "Ce fut la pire nuit de mon existence", a-t-il dit dans une récente interview à la BBC, "je ne voudrais en aucun cas la revivre".Le "ministre" de l'Information aurait dû à ses yeux s'en tenir à la lecture d'un communiqué annonçant la libéralisation des voyages à compter du lendemain matin. L'idée aurait toujours été d'autoriser des sorties contrôlées avec visa obligatoire et maintien des installations frontalières, et non de faire tomber subitement le Mur. Et au bout du compte le pays et le Rideau de fer.La version de Günter Schabowski Alors, erreur de jugement sous la pression ? Ou geste calculé ? Jusqu'à son décès en 2015 à 86 ans, Günter Schabowski n'a jamais clairement répondu à la question. "Plus personne ne pouvait arrêter le mouvement qui venait d'être lancé avec mon annonce", a-t-il simplement analysé, cherchant à apparaître a posteriori comme un ardent réformateur. Selon sa version, l'ouverture des frontières a été imposée le 9 novembre 1989 à la hussarde au comité central du parti, dominé par une arrière-garde d'héritiers du stalinisme, par un petit cercle de réformateurs. "Nous en sommes venus à la conclusion que si nous voulions sauver la RDA il nous fallait laisser partir les gens qui voulaient fuir", a raconté Günter Schabowski au quotidien TAZ en 2009.La version de Wolfgang ThiersePour autant, l'ancien opposant est-allemand et futur président du Parlement allemand Wolfgang Thierse est persuadé que Günter Schabowski a été dépassé. "Je ne pense pas qu'il ait su ce qui allait se passer. On se doutait que quelque chose se préparait sur la liberté de voyage car le parti communiste voulait soulever le couvercle pour faire baisser la pression. Mais Schabowski ne se doutait pas qu'il allait complètement s'envoler", a-t-il déclaré à la radio publique.Le résultat a en tout cas pris de cours le régime et changé la donne internationale après plus de 40 ans de Guerre froide. Après avoir entendu le message à la radio, la télévision ou par le bouche à oreille, les Allemands de l'Est sont rapidement des milliers tout au long de la soirée et de la nuit à se presser aux postes-frontière."Nous sommes aussi perdus que vous"D'abord prudents, incrédules, ils s'enhardissent, encouragés par les Berlinois de l'Ouest qui leur font déjà la fête de l'autre côté. Face à la foule qui enfle, les passages sont bientôt ouverts en grand. Le premier à lever les barrières à Berlin est celui de la Bornholmer Strasse. Parmi les Berlinois de l'Est qui à cet endroit s'engouffrent sans trop y croire vers l'ouest symbole de libertéS'ouvrent bientôt les postes-frontière d'Invalidenstrasse et du célèbre Checkpoint Charlie. Dépassés par les événements, pour la plupart non encore informés des décisions du parti, les douaniers renoncent souvent aux formalités prévues. La police recule. "Nous sommes aussi perdus que vous", lance un garde-frontière à une Berlinoise."Berlin-Est ouvre le mur" À la chambre des députés allemands, encore installée dans la capitale "provisoire" de Bonn, les élus ont compris dès 20 heures l'ampleur du séisme. Ils interrompent leur séance et se mettent à entonner spontanément l'hymne national. Du jamais-vu. L'ancien chancelier Willy Brandt, père de l'Ostpolitik, le rapprochement avec le bloc de l'Est, a les larmes aux yeux.À 22h40, le présentateur vedette du journal du soir de la télévision publique ouest-allemande, Hanns-Joachim Friedrichs, décrète en titre : "Berlin-Est ouvre le Mur". La messe est dite. "Le Mur de Berlin ne divise plus rien", écrivent cette nuit-là les journalistes de l'AFP, tous très émus et conscients de voir l'Histoire en marche.Günter Schabowski, condamné à trois ans de prisonDans cette nuit de folie, les Berlinois de l'Est comme de l'Ouest escaladent le Mur devant la Porte de Brandebourg, symbole de la division de la ville. Certains sortent les premiers marteaux pour s'attaquer à l'enceinte de béton de 160 km. Partout les mêmes scènes de liesse qui feront le tour du monde, les retrouvailles est-ouest en larmes d'un peuple séparé depuis la fin de la guerre, les embrassades. Une exclamation revient ce soir-là sur toutes les lèvres: "C'est complètement dingue !".Et Günter Schabowski ? Pour le messager de l'ouverture du Mur, l'Histoire finit mal : une condamnation à trois ans de prison en 1997 pour l'exécution des Allemands de l'Est ayant tenté de passer le Mur de Berlin.
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Jonathann Daval a avoué ce mardi le meurtre de son épouse Alexia. Le couple a passé dix années de vie commune après une rencontre au lycée.
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Ils étaient également mariés depuis 2015. Le couple se disputait parfois. Le désir d'enfant était peut-être source de tensions selon l'avocat de la famille d'Alexia. Quel couple formaient Jonathann et Alexia Daval ?par BFMTVDe fait, les enquêteurs explorent l'hypothèse d'une "dispute conjugale qui aurait mal tourné". La première audition, en tant que simple témoin, Jonathann Daval avait d'ailleurs évoqué une dispute avec sa compagne la veille de sa disparition, après un dîner de famille. Selon l'intéressé, cette altercation expliquerait les marques de griffures qu'il présentait à ce moment là sur ses bras et ses mains. Jonathann Daval, technicien en informatique de 34 ans, est le dernier à avoir vu Alexia avant qu'elle ne disparaisse pendant son jogging, et ne soit retrouvée morte. C'est lui qui avait signalé sa disparition, le 29 octobre. Le corps de la jeune femme avait été retrouvé inanimé, et en partie brûlé, deux jours plus tard.
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Mobilisation en baisse pour les "Gilets jaunes". Selon le ministère de l'Intérieur, 7.000 personnes se sont mobilisées en France ce samedi 15 juin pour l'acte 31 du mouvement.
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Il s'agit de la plus faible mobilisation nationale enregistrée depuis le début du mouvement le 17 novembre. Plus d'un millier de "Gilets jaunes" se sont rassemblés à Toulouse, "capitale" nationale du mouvement pour l'acte 31. Ils ont rapidement été dispersés par les forces de l'ordre qui ont chargé quelques minutes après le départ du cortège. "On avançait joyeusement, on chantait, et d'un coup des dizaines de policiers se sont rués sur nous, arrachant les banderoles et matraquant les manifestants en tête du cortège", raconte Bastien, les yeux rougis. Plusieurs autres manifestants ont livré à l'AFP un récit similaire.Le cortège s'est alors dispersé, sous un épais nuage de gaz lacrymogène. Des passants, dont des familles avec enfants, paniqués, ont couru se réfugier dans les commerces environnants. Mireille et son mari, tous les deux retraités et "gilets jaunes" de la première heure, sont choqués. "Je n'ai raté aucune manifestation depuis le début du mouvement (le 17 novembre, ndlr), mais en général je me retire vers 16h00, avant le début de la castagne", dit la septuagénaire, une canne à la main. "Qu'est-ce qu'ils nous veulent ? Pourquoi tant de violence ?", s'émeut-elle, encore essoufflée d'avoir couru pour se mettre à l'abri.Dix-sept personnes ont été interpellées pour des jets de projectiles notamment, a indiqué la préfecture, précisant que deux manifestants avaient été blessés.Comme à l'accoutumée dans la ville, la manifestation n'avait pas été déclarée. La préfecture a une nouvelle fois interdit aux manifestants l'accès à la place du Capitole, où va être retransmise samedi soir, sur écran géant, la finale du Top 14 entre le stade Toulousain et l'ASM Clermont Auvergne. Ce samedi se tenait également une grande braderie des boutiques du centre-ville, destinée justement à redynamiser leur activité, durement touchée par le mouvement des "Gilets jaunes". Une mobilisation en baisseSelon le ministère de l'Intérieur, 7.000 "Gilets jaunes" se sont mobilisées pour l'acte 31 du mouvement dans toute la France. La semaine d'avant, le ministère de l'Intérieur avait comptabilisé 10.300 manifestants en France dont 1.100 en Île-de-France.À Paris, ce sont quelque 950 "gilets jaunes", selon l'Intérieur, qui ont défilé dans l'est de la capitale. "Je continue de venir tous les samedis, je ne veux pas abandonner, il faut continuer au moins jusqu'aux municipales pour donner un souffle nouveau", explique Bertrand, 55 ans, venu de Montreuil, tout en admettant une "baisse claire" de la mobilisation.À Bordeaux, environ 300 personnes ont marché dans les rues du centre-ville, selon la préfecture qui fait état d'une seule interpellation. Pour Jean-Pierre, 65 ans, retraité de l'Éducation nationale devenu éleveur de chèvres et fabricant de fromages, "nos revendications n'ont pas été satisfaites depuis 6 mois, c'est pour ça qu'on est toujours là (...) Les problèmes fondamentaux n'ont pas changé".La mobilisation était également très faible dans le sud-est, avec à peine 300 manifestants à Marseille, 300 également à Montpellier et une cinquantaine à Nîmes où neuf personnes ont été interpellées pour non-respect du périmètre d'interdiction de manifestation défini par la préfecture. À Mâcon (Saône-et-Loire), quelque 300 "gilets jaunes" se sont réunis pour une autre manifestation "nationale". Sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, selon la préfecture. Une centaine de "gilets jaunes" ont manifesté à Lille, selon la préfecture du Nord, et 500 à Maubeuge où avait lieu le rassemblement régional. À Strasbourg, ils n'étaient qu'une cinquantaine, "en soutien aux soignants".
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La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a indiqué que les détenteurs des Pass annuels et mensuels pourront bénéficier de 25 euros supplémentaires correspondant à la période de début mai allant jusqu'à la fin annoncée du confinement.
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Paralysés par le confinement en vigueur dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, les usagers des transports en commun d'Île-de-France pourront bénéficier d'un "geste complémentaire" en leur faveur, a annoncé ce jeudi 16 avril Valérie Pécresse dans les colonnes du Parisien. Les Pass Navigo, déjà remboursés pour avril, le seront partiellement pour mai. "Comme le confinement sera prolongé jusqu'au 10 mai, nous avons décidé de faire un geste complémentaire pour tous nos voyageurs abonnés", a indiqué la présidente de la région. En mars, Valérie Pécresse avait déjà annoncé le remboursement intégral du mois d'avril, soit 75 euros en plein tarif."L'objectif, c'est de couvrir toute la période allant jusqu'à la fin du confinement. Les abonnés mensuels et annuels pourront être remboursés de 25 euros supplémentaires", précise cette fois Valérie Pécresse. La somme totale du remboursement s'élèvera ainsi à 100 euros, pour les mois d'avril et mai.Les détenteurs d'un pass Navigo mensuel ayant renouvelé leur abonnement pendant la période de confinement seront inclus dans le dispositif. Ceux disposant d'un pass hebdomadaire ne pourront pas en revanche en bénéficier.
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Aujourd'hui, les homosexuels ne peuvent donner leur sang qu'après douze mois d'abstinence. Marlène Schiappa a affirmé que le gouvernement souhaitait retirer ce critère.
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La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a affirmé samedi 29 juin sur BFMTV que "le gouvernement veut mettre fin aux discriminations" des homosexuels "en matière de don du sang". En France, depuis la réforme du don du sang de juillet 2016, les homosexuels ne peuvent donner leur sang qu'après douze mois d'abstinence. La secrétaire d'État assure que le gouvernement souhaite retirer ce critère. Auparavant les homosexuels étaient totalement exclus du don du sang en raison des risques de transmission du sida.Alors que la marche des Fiertés se tenait samedi, plusieurs associations LGBT ont annoncé cette semaine avoir porté plainte contre la France devant la Commission européenne pour discrimination, en raison de cette obligation de douze mois d'abstinence. À l'automne 2018, le Parlement s'était penché sur la question. Au final, l'Assemblée avait maintenu le statu quo, mais la question avait divisé jusque dans les rangs de la majorité. En 2018, 1,6 million de Français ont donné leur sang. L'Établissement français du sang (EFS) lance régulièrement des appels à la mobilisation des Français : 10 000 dons de sang sont nécessaires par jour en France et la gestion des réserves est particulièrement délicate car les produits sanguins ont une durée de vie limitée, 42 jours en moyenne pour les globules rouges et 5 jours pour les plaquettes. Ces dons permettent de soigner un million de malades par an.
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POLITIQUE. Tout nouvel adhérent de La République en Marche (LREM), Thierry Solère, mis en cause dans l'affaire d'une possible violation du secret judiciaire, "n'a aucune responsabilité au sein de LREM" et "n'a pas à en avoir" si les faits "sont confirmés", a assuré jeudi matin le patron du parti Christophe Castaner.
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Thierry Solère va-t-il bientôt se retrouver sans parti ? Exclu fin octobre du parti Les Républicains, le député des Hauts-de-Seine a finalement rejoint La République en Marche (LREM) le mois dernier, mais d'éventuels démêlés avec la justice pourrait lui coûter sa place au sein de la majorité présidentielle. L'ancien Garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas est en effet soupçonné de lui avoir transmis des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant."Si elle est confirmée", cette affaire "est extrêmement grave", a déclaré jeudi matin 14 décembre Christophe Castaner, le délégué général de LREM, sur LCI. "On ne peut pas accepter ce genre de pratiques, c'est un discrédit sur la fonction même de Garde des Sceaux et le fait d'oser demander au Garde des Sceaux des renseignements personnels est un vrai problème". "Si ces faits sont confirmés, Thierry Solère, qui n'a aucune responsabilité au sein de LREM, n'a pas à en avoir", a affirmé ce proche d'Emmanuel Macron. UNE COMMISSION D'ÉTHIQUE SAISIEInterrogé sur une possible exclusion, Christophe Castaner a déclaré ne pas être "dans la chasse aux sorcières, nous verrons si c'est avéré, nous avons une commission d'éthique, elle sera saisie". Thierry Solère "n'a aucune responsabilité et n'a pas de vocation à en avoir si les faits sont confirmés", a-t-il répété. "Ensuite, l'adhésion à un mouvement est quelque chose de libre, si vous commettez une faute on saisit la commission d'éthique qui va juger la faute et qui peut dire 'vous n'avez plus votre place'".M. Castaner a indiqué ne pas avoir eu "de contact" avec M. Solère à ce stade. "Thierry Solère n'est pas un membre comme un autre, je serais langue de bois en vous disant cela, et donc j'aurai l'occasion d'échanger avec lui, je pense qu'il doit préparer ses arguments de défense", a-t-il ajouté.
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Cyril, un policier de 39 ans a été violemment agressé en Seine-Saint-Denis le 30 mai dernier, rapportent Europe 1 et Le Parisien ce jeudi 6 juillet. L'agression a été d'une telle sauvagerie que l'agent a perdu toute sa mémoire.
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L'un des agresseurs présumés a été arrêté mardi et mis en examen mercredi, puis placé en détention provisoire pour violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une infirmité permanente.Le lynchage s'est passé à La Plaine Saint Denis, et c'est un contrôle d'identité qui en serait à l'origine. Les deux brigadiers se sont retrouvés encerclés par six jeunes d'une vingtaine d'années, qui les auraient caillassés, jetés à terre et roués de coups. La violence des coups portés était telle que le policier le plus touché avait la marque des semelles de ses agresseurs sur le visage.Depuis, le policier a totalement perdu la mémoire. "Il a perdu tous ses acquis, la conduite, faire du vélo, il ne se souvenait même plus qu'il était policier", explique la journaliste d'Europe 1. Un des amis de l'agent a témoigné au micro de la radio : "Il n'a aucun souvenir de sa famille, il ne se souvient que de sa sœur, il ne se souvient pas de sa maison, ni de ses amis, ni de son adresse. Tout a été effacé. On refait connaissance, on se redonne nos prénoms, comme au premier jour. Le plus dur pour lui, c'est de ne pas savoir ce qu'il connaissait avant, et ce qu'il ne connaissait pas".
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Radio France, qui était en train de négocier en interne un plan de départs volontaire, va suspendre les négociations et l'ajuster d'ici la rentrée pour tenir compte des conséquences de la crise sanitaire, a annoncé lundi la présidente du groupe public Sibyle Veil.
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"Continuer à être là pour nos auditeurs, en solidarité avec eux, doit être la première de nos priorités. C'est pourquoi j'ai décidé que nous ne reprendrions pas les négociations sociales sur nos enjeux internes dans l'immédiat", a fait savoir la PDG, dans un message aux salariés que l'AFP s'est procuré."J'ai présenté ce matin à notre Conseil d'administration ma décision de reporter à la rentrée les négociations pour se laisser le temps d'accompagner cette crise comme nous le devons et d'en tirer les enseignements", a-t-elle ajouté."Nous ne pouvons pas faire comme si rien ne s'était passé", a expliqué la dirigeante dans un entretien au Figaro. Cette pause doit permettre d'"ajuster notre approche à un contexte qui n'est plus le même", avec par exemple des projets de départs pour projets professionnels probablement moins nombreux, mais des départs à la retraite qui pourraient s'accélérer.En outre, la dirigeante a indiqué que l'Etat soutiendrait le groupe Radio France, pour qui le coût direct de la crise pourrait atteindre en 2020 près de 20 millions d'euros (soit l'équivalent de la baisse de la redevance reversée au groupe). Cela inclut des dépenses supplémentaires, et parallèlement une chute des recettes de publicité, ainsi que de la billetterie du fait des nombreux concerts annulés à la Maison de la radio.D'après Mme Veil, dans ce contexte, l'Etat acceptera que Radio France présente des comptes en déficit cette année.La semaine dernière, l'intersyndicale de Radio France avait réclamé l'abandon des coupes budgétaires imposées au groupe et du plan d'économies et de suppression de postes qui en découle, au vu du rôle de l'audiovisuel public en matière d'information, d'éducation et de culture, confirmé durant la crise sanitaire.Ce plan d'économies, présenté il y a un an par la PDG, prévoit 60 millions d'euros d'économies et la suppression de plus de 250 postes.Il avait été à l'origine de la plus longue grève de l'histoire du groupe et de l'audiovisuel public fin 2019 et début 2020 (63 jours au total). Ce mouvement social avait repris en mars après une longue pause, mais avait été aussitôt suspendu en raison de la situation sanitaire, et du gel des discussions en interne sur la réorganisation.
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Onze morts, des centaines de blessés, des dizaines de postes de police détruits en deux jours: les affrontements entre la police et des manifestants révoltés par une bavure policière se poursuivaient dans la nuit de jeudi à vendredi à Bogota et d'autres villes de Colombie.
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Les morts sont essentiellement de jeunes manifestants, dont sept tués par balle à Bogota, selon la maire de la capitale, Claudia Lopez.Trois autres sont morts à Soacha, dans la banlieue de la capitale, et une femme a été renversée par un bus volé par "un vandale", selon le ministre de la Défense Carlos Holmes Trujillo. Celui-ci a renvoyé jeudi soir aux manifestants la responsabilité de la violence, condamnant "deux jours de vandalisme systématique et coordonné", dans une déclaration audio aux médias. Jeudi à la tombée de la nuit, les affrontements avec la police ont repris à Bogota, selon les journalistes de l'AFP sur place, des rassemblements s'étant reformés durant la journée dans plusieurs quartiers de la ville.Des affrontements violents ont également éclaté dans la nuit à Medellin (nord-ouest) et Cali (sud-ouest), ont constaté des journalistes de l'AFP.Le gouvernement a annoncé l'envoi en renforts de 1.600 policiers et de 300 militaires supplémentaires.Les affrontements, selon les autorités, ont fait également 209 blessés civils et 194 parmi les forces de l'ordre, et des dizaines de postes de police ont été détruits.La maire de Bogota, qui milite dans l'opposition au président Ivan Duque, s'est indignée de ce que des dizaines de manifestants ont été blessés par arme à feu."Pourtant nous ne sommes pas sur un champ de bataille", a-t-elle lancé. "Il existe des preuves solides d'une utilisation indiscriminée des armes à feu par les policiers (...) Quel type de formation reçoivent-ils pour avoir cette réponse absolument disproportionnée à une manifestation ?"Selon le gouvernement, 56 postes de police ont été "vandalisés" et 77 personnes interpellées pour "violence contre les forces de l'ordre"."Nous sommes face à des actes de violence massifs", a dénoncé le ministre de la Défense.- "Policiers assassins" - Mercredi après-midi, des centaines de personnes s'étaient rassemblées pour protester devant le poste de police où Javier Ordoñez avait été conduit lors de sa violente arrestation dans la nuit de mardi à mercredi. Cet ingénieur de 43 ans, qui achevait des études de droit, est décédé quelques heures après à l'hôpital.Des heurts ont éclaté puis se sont étendus à plusieurs quartiers de la capitale ainsi que d'autres grandes villes, comme Medellin, Cali ou Barranquilla (nord).Dans des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, on peut voir des gens terrifiés qui fuient au milieu de coups de feu. Un homme crie: "Il a été touché ! Il a été touché !", tandis qu'un autre, ensanglanté, allongé sur le sol, est traîné par les manifestants. - Vidéo virale -La colère pour dénoncer les violences policières a éclaté après la diffusion sur les réseaux sociaux de la violente interpellation de Javier Ordoñez. Sur la vidéo, on voit des policiers lui administrant à plusieurs reprises de longues décharges avec leurs pistolets à impulsions électriques.Selon la police, les agents avaient été dépêchés après un désordre causé par des "personnes alcoolisées" et Javier Ordoñez a essayé "de frapper les policiers"."S'il vous plaît, arrêtez", entend-on répéter à plusieurs reprises l'homme au sol, père de deux enfants.Selon le chef de la police de Bogota, le colonel Necton Borja, la victime "a été soumise à une arme non létale" avant d'être transportée au poste de police où elle a présenté des "complications médicales".L'enquête et l'autopsie en cours devront permettre de déterminer si la victime a été frappée au poste de police, comme le dénonce sa famille.Les deux agents ont été suspendus, a annoncé le ministre de la Défense, et jeudi le président Ivan Duque a promis une enquête "avec une rigueur totale afin d'avoir une certitude absolue sur les faits".
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La mère a été placée en garde à vue et le bébé confié à son père.
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Une mère a laissé son bébé de 6 mois dans sa voiture, garée sur le parking d'un supermarché à Belleu, dans l'Aisne, rapporte L'Union mardi 25 juin.Alors que le thermomètre affichait 29 °C, le bébé a été repéré par des passantes, qui ont prévenu les responsables de la grande surface. La mère ne s'est pas manifestée malgré plusieurs appels passés au haut-parleur. Canicule: le gouvernement en fait-il trop ?par BFMTVFinalement, les policiers du commissariat de Soissons, assistés par un médecin du SMUR, ont cassé la vitre de la voiture pour sortir l'enfant. La mère serait arrivée peu après, indique l'Union.Elle a été placée en garde à vue et le bébé ,en bonne santé, a été remis à son père.
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Une enquête du Parisien révèle que des dizaines de députés LREM ne s'impliquent plus dans la vie collective de leur parti à l'Assemblée nationale. Un désintérêt qui inquiète.
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C'est un phénomène qui devient de plus en plus intrigant. Selon les informations du Parisien, le groupe parlementaire de La République en Marche (LREM) est marqué par un absentéisme de plus en plus régulier de plusieurs de ses députés. « Il y a un socle de 80 députés qui font des choses, une centaine qui suivent et une centaine qui sont perdus », estime un cadre du parti. Une estimation qui surprend Gilles Le Gendre, patron du groupe à l'Assemblée nationale. « Cent, ça me parait beaucoup, même cinquante. Je me demande parfois si ce n'est pas une forme de fantasme », s'interroge-t-il. Assemblée : LREM va-t-elle se déchirer pour certains postes-clés ?par 6MEDIASLe profil de ces élus fantômes serait souvent le même. Ils viennent voter les textes, assistent aux commissions mais préfèrent ensuite se tourner vers d'autres dossiers. Preuve en est, la réunion hebdomadaire du groupe LREM est désormais interdite d'accès aux collaborateurs car de nombreux députés n'hésitaient pas à se faire remplacer par leurs attachés parlementaires. « Si vous n'avez pas d'impact politique, vous arrêtez d'y aller. A partir du moment où l'on se dit que l'on n'est jamais entendu... », regrette un élu auprès du Parisien.« Si c'est pour bavarder pendant deux heures, ça ne m'intéresse pas »Ce phénomène peut s'expliquer de plusieurs manières. Des députés ne cachent pas leur manque d'intérêt pour certains sujets. « Si on parle d'agriculture, ou de sujets importants comme les retraites, évidemment que je prends le temps d'y aller. Mais si c'est pour bavarder pendant deux heures, ça ne m'intéresse pas et je préfère caler d'autres choses importantes, des rendez-vous téléphoniques. Je ne dis pas que je me désintéresse de la vie du groupe, mais c'est juste qu'il faut prioriser », assume Sandrine Lefeur, élue du Finistère.Le planning chargé d'un député compliquerait parfois ses venues à l'Assemblée nationale. « Les nouvelles règles de l'Assemblée, avec une seule séance de questions au gouvernement le mardi, ont aussi changé beaucoup de choses », se défend un pilier de LREM dans des propos relayés par Le Parisien. « Certains députés n'arrivent qu'en début d'après-midi, sans venir aux réunions de groupe le matin, puis repartent le lendemain dans leur circonscription. »Les élus novices découvrent, eux, la réalité de la vie d'un parlementaire. « Certains se sont aperçus qu'être député, c'est dur. Ça prend énormément de temps, on se retrouve critiqué pour ce qu'on fait, pour ce qu'on est, qu'il n'y a pas le pouvoir inhérent à la fonction comme un maire peut l'avoir », décrit un Marcheur passé par le PS auparavant. Plutôt que de se contenter de lever la main, ces absents décident de s'impliquer davantage dans la vie locale, en gardant même parfois en tête les futures élections municipales de 2020.
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Selon le journal L'Alsace, le député du Haut-Rhin Jean-Luc Reitzer, âgé de 68 ans, est hospitalisé dans un état sérieux à Mulhouse.
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Un député Les Républicains (LR) du Haut-Rhin est atteint du coronavirus et hospitalisé en "réanimation", a annoncé la présidence de l'Assemblée jeudi soir. Selon le journal L'Alsace, il s'agit du député Jean-Luc Reitzer, hospitalisé dans un état sérieux à Mulhouse. Un salarié de l'Assemblée nationale est aussi infecté et un autre cas est "suspect". Il travaille "à la buvette des députés" et "est confiné à domicile", précise l'Assemblée. "L'ensemble des parlementaires et personnels ont été informés de la situation ce (jeudi) soir ainsi que de la conduite à tenir. La buvette des députés et le restaurant du 101 rue de l'Université seront fermés demain", ajoute ce communiqué. Dans un message envoyé aux parlementaires et que l'AFP a pu consulter, le président de l'Assemblée Richard Ferrand explique que "les députés ou les personnels" avec lesquels le député "a été en contact rapproché à l'Assemblée nationale dans la semaine du 24 au 28 février en ont été prévenus dès ce (jeudi) soir".Cet élu alsacien était présent aux questions au gouvernement du mardi 25 février et en commission des affaires étrangères le mercredi 26, mais absent cette semaine au Palais Bourbon, selon des sources parlementaires. D'après L'Alsace, le député de 68 ans avait récemment pris part à un voyage parlementaire à l'étranger.La zone de Mulhouse fait en outre partie des foyers de coronavirus en France. Plusieurs dizaines de cas d'infection se sont disséminés dans le pays à partir d'un rassemblement évangélique organisé à Mulhouse en février et réunissant environ 2.000 personnes.Le salarié de l'Assemblée infecté "est contagieux depuis le 3 mars" et était "en service à la buvette le 4 mars", écrit Richard Ferrand aux députés. "Il a été brièvement hospitalisé et testé positif au coronavirus. Il est actuellement confiné à son domicile". Enfin, le cas suspect, serveur au restaurant des députés, est hospitalisé depuis ce jeudi soir."Les personnes qui ont fréquenté la buvette le 4 mars, ou le restaurant les 4 et 5 mars, doivent respecter les consignes données par les autorités sanitaires", comme le "contrôle de la température deux fois par jour", la "restriction de la vie sociale", et la "vigilance et stricte observation des 'barrières' sanitaires", poursuit Richard Ferrand dans son courrier.Au total, "en France, nous avons ce jour à 16H00, 423 cas confirmés soit 138 cas de plus qu'hier", avait annoncé le directeur général de la Santé Jérôme Salomon lors de son point presse quotidien jeudi. "Nous avons désormais sept personne décédées, 6 hommes et une femme", a-t-il ajouté. Parmi les personnes malades, 23 sont dans un état grave et hospitalisées en réanimation soit huit de plus que la veille, a précisé Jérôme Salomon. Ce bilan affiche la plus importante augmentation en une journée depuis le début de la crise.
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Une maison d'enchères britannique a annoncé la mise en vente d'une paire de lunettes rondes ayant appartenu selon elle au héros de l'indépendance indienne Mahatma Gandhi, qui l'aurait "offerte en remerciement pour une bonne action".
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Cette paire de lunettes de vue cerclées en plaqué or "formait un élément important et quelque peu emblématique de l'apparence générale de Gandhi", souligne East Bristol Auctions sur son site internet. L'apôtre de la non-violence "donnait souvent ses paires anciennes ou dont il ne voulait plus à ceux qui en avaient besoin ou à ceux qui l'avaient aidé", souligne la maison d'enchères.La paire en question a été donnée par Gandhi dans les années 1920 à l'oncle du vendeur, qui travaillait à l'époque pour British Petroleum en Afrique du Sud, explique la maison d'enchères: "On présume qu'elle a été offerte comme remerciement de la part de Gandhi pour une bonne action".Bristol East Auctions a reçu l'objet de manière inhabituelle puisqu'il a été simplement déposé dans une enveloppe dans sa boîte aux lettres."Un de mes collègues l'a ramassée, a déchiré l'enveloppe et a trouvé un mot indiquant: +ces lunettes appartiennent à Gandhi, appelez moi+", a raconté à la chaîne de télévision Sky News un des commissaires-priseurs, Andrew Stowe.Après un appel au vendeur, "nous avons fouillé, fait des recherches et trouvé qu'il s'agissait d'une découverte historique... J'ai rappelé le monsieur, il m'a dit: +si elles ne sont pas bonnes, débarrassez-vous-en" a expliqué le commissaire-priseur. "Quand je lui ai dit qu'elles valaient 15.000 livres, je crois qu'il a failli tomber de sa chaise".Estimées entre 10.000 et 15.000 livres (entre 11.000 et 17.000 euros), les lunettes seront mises en vente en ligne le 21 août.
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