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Le Rassemblement National a annoncé ce lundi la convocation de Christophe Marécaux devant sa commission des conflits.
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Faut-il apprendre aux enfants à manier les armes à feu ? C'est le débat très surprenant qu'un élu du Rassemblement National (RN) a encouragé à ouvrir.Christophe Marécaux, conseiller régional du Rassemblement National et candidat sans étiquette au prochain scrutin municipal dans la ville de Guînes (Pas-de-Calais) a interrogé sur la nécessité d'initier les jeunes publics au tir dans une publication Facebook repérée par Nord Littoral. "L'instruction de nos enfants au tir, face aux menaces islamistes présentes et futures, n'est-elle pas une nécessité ?", a-t-il écrit sur le réseau social. Dans ce post supprimé depuis, le conseiller régional a aussi affirmé son soutien à l'association "Patriot tir" -à laquelle il avait rendu visite fin janvier- et a également salué son action. Contacté par France 3, l'homme a nié appeler à armer les enfants. En revanche, Christophe Marécaux a assumé "poser la question" et "lancer un débat". "L'État n'assure plus ses missions régaliennes, nous ne sommes plus en sécurité", a-t-il justifié auprès de la chaîne de télévision. "On va pas se laisser faire égorger comme des cochons", a-t-il ajouté.Dans un tweet, le porte-parole du RN et député du Nord Sébastien Chenu a annoncé que "conformément aux statuts de notre mouvement le conseiller régional candidat à Guines sera convoqué en commission des conflits suite à ses propos inadmissibles".Quelques minutes auparavant, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand s'était étonné sur BFMTV et RMC de n'avoir "pas entendu" la présidente du RN et députée du Pas-de-Calais Marine Le Pen condamner et exclure cet élu aux propos "dangereux".
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Retiré de la vie politique nationale depuis novembre dernier, François Baroin aurait choisi sa nouvelle activité professionnelle. Selon les informations des Échos, l'ancien ministre va rejoindre la banque Barclays.
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Il va devenir "conseiller extérieur" de l'établissement britannique en France. Il a déclaré au quotidien qu'il ne devenait pas banquier, mais qu'il avait hâte "d'apporter aux clients de Barclays une vision stratégique". "La France redevient un pays sur lequel il faut investir", argumente-t-il encore.En novembre dernier, le compagnon de Michèle Laroque avait annoncé sur RMC son intention de prendre des distances avec la vie politique nationale. "Je tourne la page de 25 ans d'engagement politique. Je suis rentré très jeune, j'étais député j'avais 27 ans. (...) On ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé dans cette année. On a un jeune président qui a déplacé les lignes. (...) Je ne veux plus d'engagement militant, je ne veux plus passer mon temps à comm enter les positions des uns et des autres. (...) D'une certaine manière, j'ai fait mon temps".L'actuel maire de Troyes a peut-être été inspiré par François Fillon. L'ancien Premier ministre a rejoint une société de gestion et d'investissement en tant qu'associé en août dernier.
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Face au Covid-19, le ministre de la Santé a lancé un avertissement face à des situations où "des gens ne font pas gaffe".
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"C'est quand on se sent invulnérable qu'on prend le plus de risques". Invité de LCI mercredi 29 juillet, Olivier Véran a mis en garde contre le "relâchement" constaté à certains endroits du territoire. La France "n'est pas dans une deuxième vague du coronavirus", mais "il ne faut pas lâcher" les efforts si on veut l'éviter, a assuré le ministre de la Santé. "Nous voulons pouvoir protéger les plus vulnérables, casser les chaines de contamination et expliquer aux Français que la guerre n'est pas terminée". "On est dans la poursuite d'une épidémie à plus ou moins bas bruit selon les pays et les villes concernées", a expliqué Olivier Véran, qui a évoqué des situations, notamment filmées sur une plage à Saint-Tropez, où "des gens ne respectent pas les règles". "Les gens ne font pas gaffe, c'est comme s'ils étaient dans une espèce de bulle hors du temps. C'est quand on se sent invulnérable qu'on prend le plus de risques", a t-il commenté, justifiant les décisions de ne pas rouvrir les discothèques. "Je ne regrette absolument pas la fermeté dont j'ai fait preuve depuis plusieurs mois dans notre pays", poursuit-il.Réagissant à l'explosion de cas à Quiberon (Morbihan), Olivier Véran a souligné qu'on était "au stade du diagnostic" et que "s'il est nécessaire de prendre d'autres mesures, on les prendra". "Nous ne voulons pas arriver à un reconfinement", a t-il souligné. "Des clusters émergent, on a quelques signaux d'alerte en provenance de certains hôpitaux avec une tendance à l'augmentation du nombre d'admissions, et nous testons beaucoup plus", a précisé Olivier Véran, notant "une augmentation de la proportion de tests positifs". "Nous testons beaucoup plus", mais "ça n'explique pas tout". "Faisons un peu plus gaffe"."Nous enregistrons un certain nombre de diagnostics chez des patients plus jeunes", a-t-il précisé. "L'épidémie de Covid-19 a fait quatorze nouveaux morts en 24 heures dans les hôpitaux et les établissements médico-sociaux en France, où la circulation du virus reste "soutenue", avait annoncé mardi la Direction générale de la Santé (DGS). Mais le nombre de patients en réanimation continue de baisser. "C'est par notre comportement collectif et par l'action déterminée des pouvoirs publics que nous éviterons cette deuxième vague. C'est un peu la parabole du rocher de Sisyphe : on pensait avoir fini et le virus revient. Il nous faut un vaccin", a résumé le ministre."Augmenter la cadence" des tests"Les Français ont vécu des mois extrêmement difficiles, ils ont besoin de prendre du repos, du recul", mais "il ne faut pas lâcher maintenant" les gestes de prévention contre le coronavirus, a prévenu le ministre, qui participe mercredi au dernier conseil des ministres avant la trêve estivale. "Le travail qui a été fait par les Français qui a permis de sauver tant de vies, doit se poursuivre cet été, même quand on en a marre, même quand on est avec ses amis, sa famille", a souligné le ministre, rappelant qu'il faut porter le masque, "réduire les contacts sociaux, augmenter les distances avec les gens, se laver les mains".Malgré la généralisation des tests souhaitée par l'exécutif, des difficultés ont été constatées dans certaines zones. "On est au coeur de l'été. Des équipes dans les labos qui sont fatiguées, avec du personnel qui part en vacances, à l'instar des Français. J'ai insisté avec les laboratoires pour leur dire que la permanence des soins doit se poursuivre au coeur de l'été et qu'il fallait "augmenter la cadence". Je signe arrêté sur arrêté pour permettre au laboratoires de recruter du personnel pour pouvoir tester".
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En passe d'être diplômés, leur stage était la dernière étape avant l'entrée sur le marché du travail pour beaucoup d'étudiants mais la crise sanitaire a poussé nombre d'entreprises à annuler cette expérience professionnelle, bien souvent obligatoire pour la validation du diplôme.
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"En sortant du travail, j'ai reçu un mail des RH pour m'annoncer que mon stage était suspendu", raconte Marie, étudiante en école de journalisme et pour qui la fin de son stage après deux semaines au sein d'une radio fut "abrupte". "C'est angoissant clairement, je m'étais donné un an pour me reconvertir et à un moment je ne pourrai plus avoir de convention" de stage, explique-t-elle, désormais dans l'expectative.Etudiant en école d'ingénieurs, Antoine devait quant à lui commencer un stage chez un grand constructeur français le 15 avril. Mais quelques jours après le début du confinement, il reçoit également un courriel lui indiquant que son stage est annulé. "Aujourd'hui, je ne sais pas si je pourrai retrouver ce stage dans quelque temps, c'est assez flou et l'entreprise a dit que cela se ferait cas par cas", raconte-t-il. "Je suis dans l'incertitude la plus complète" explique de son côté Adrien, en dernière année d'une grande école de commerce et qui devait commencer un stage avec une entreprise d'événementiel: les entreprises postent "beaucoup moins d'offres sur leurs sites qu'avant". Le ministère de l'Enseignement supérieur estime à 500.000 le nombre de stages par an. Et jusqu'à la moitié ont dû être reportés ou annulés à cause de l'épidémie. Du côté des entreprises pourvoyeuses de stages, la situation s'avère également délicate. "Cette année, c'est devenu extrêmement compliqué" estime Frédéric Lafage, président et fondateur du groupe Lacort, une holding de sociétés spécialisées dans l'ingénierie acoustique. "Pour les étudiants qui devaient arriver après le confinement, le stage a souvent été annulé, la mort dans l'âme", ajoute-t-il, car il était impossible d'affecter quelqu'un pour suivre ces stagiaires."Au sein de la profession, on a tenté globalement de décaler pour ne pas annuler (...). Mais sur le lot je pense que beaucoup d'étudiants n'auront pas pu faire leur stage cette année ", concède M. Lafage, également président de la fédération patronale Cinov, des entreprises des métiers de la prestation intellectuelle du conseil, de l'ingénierie et du numérique. - "Pas assez de visibilité" -Face à la crainte d'étudiants de ne pas pouvoir valider leur diplôme, le ministère a décidé de laisser la possibilité aux établissements de repousser les dates de fin de stage jusqu'au 31 décembre. C'est le cas notamment de l'université de la Rochelle. "On a une latitude (de la part du ministère) pour savoir comment on s'organise", explique Jean-Michel Carozza, son vice-président. Et les étudiants qui n'auraient pas pu réaliser leur stage à la date fatidique se verront offrir la possibilité de redoubler, sans frais d'inscription. Une situation qui sera "vraiment minoritaire" selon lui.La question de l'insertion sur le marché du travail constitue une autre source d'incertitude. "Le stage est l'un de nos premiers vecteurs de recrutement", affirme M. Lafage. Le chef d'entreprise se dit aujourd'hui obligé de "tempérer" tandis que le recrutement est suspendu jusqu'en 2021. "Beaucoup de jeunes qui sont en sortie d'école nous envoient leur CV et malheureusement la seule réponse qu'on peut leur faire aujourd'hui c'est que l'on n'a pas assez de visibilité. On leur demande de nous recontacter dans quelques mois ", explique-t-il. "J'ai peur que les entreprises soient frileuses surtout dans mon domaine", s'inquiète Antoine, alors que son école pouvait se targuer avant la crise d'un taux de 90% de CDI six mois après le diplôme."Plus le temps va passer, et plus ça va commencer à être compliqué financièrement", s'inquiète pour sa part Marie, qui avait laissé un salaire confortable pour se reconvertir dans le journalisme. Le gouvernement a annoncé lundi une aide exceptionnelle de 200 euros versée en juin à quelque 800.000 jeunes de moins de 25 ans "précaires ou modestes ". Elle sera notamment versée à quelque 400.000 étudiants "ayant perdu leur travail ou leur stage" et aux "étudiants ultramarins isolés qui n'ont pas pu rentrer chez eux " a expliqué le Premier ministre devant le Sénat.
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L'interdiction des véhicules les plus polluants se poursuit pour une deuxième journée consécutive, en raison d'un pic de pollution aux particules fines.
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Malgré une "franche amélioration" de la qualité de l'air, le taux mesuré de pollution aux particules fines PM10 a conduit la préfecture du Rhône à maintenir la circulation différenciée à Lyon et Villeurbanne pour la journée de vendredi 1er mars. Cette mesure, appliquée jeudi, sera ainsi reconduite pour une durée de 24 heures.Le périmètre de restriction du trafic inclut les communes de Lyon et Villeurbanne, à l'exception de certains grands axes comme le boulevard périphérique et les voies autoroutières. À l'intérieur de cette zone, sauf dérogation, seuls les véhicules dotés d'une vignette Crit'Air peuvent circuler. Tous les véhicules antérieurs à 1997 sont donc dans l'impossibilité de rouler, car ils ne peuvent prétendre à une vignette Crit'Air.En cas d'infraction, les particuliers s'exposent à une amende de 45 euros, tandis que les conducteurs de poids-lourds et d'autocars risquent de payer 90 euros. Dans tous les cas, les policiers peuvent prononcer l'immobilisation du véhicule. L'ensemble des mesures de restrictions relatives au secteur industriel, aux chantiers de construction et au secteur résidentiel sont également maintenues.
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Le secrétaire général de la CGT et le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin se sont rejetés dimanche sur BFMTV la responsabilité d'une éventuelle poursuite de la grève contre la réforme des retraites pendant la période de Noël.
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Au douzième jour de la grève contre la réforme des retraites, la question se pose plus que jamais : y aura-t-il des trains pour Noël ? "Si le gouvernement retire son projet et (qu')on discute sérieusement sur comment améliorer le système (...) et bien tout se passera bien. Sinon, les grévistes décideront de ce qu'ils ont à faire jeudi ou vendredi", a déclaré dimanche sur BFMTV Philippe Martinez secrétaire général de la CGT, majoritaire à la SNCF, en pointe de la mobilisation depuis le 5 décembre. "La République ne peut pas subir de chantage. Aujourd'hui, ceux qui font grève ou en tout cas ceux qui empêcheraient les trains de rouler ou les avions de décoller ce n'est pas le gouvernement", a répliqué un peu plus tard le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, qui a rejoint le leader de la CGT pour un débat sur le plateau de la chaîne d'information.Reconnaissant un droit à faire grève et à manifester, le ministre a cependant accusé les grévistes "d'empêcher les gens de vivre normalement". "Il y a plein de gens (...) qui vivent aujourd'hui dans des conditions inacceptables, des gens qui ne prennent pas de pause déjeuner pour reprendre le train de banlieue, des plongeurs dans des restaurants qui mettent trois heures pour venir à Paris (...) parce qu'ils subissent les grèves", a-t-il déclaré. "Arrêtez de faire porter la responsabilité sur les épaules de ceux qui ne veulent pas d'une réforme. Partout où il y a revendication, il y a action et discussion", a alors contré Philippe Martinez.Le leader syndicaliste a estimé plus tôt que "les syndiqués de la CGT font aussi Noël avec leurs enfants, avec leurs familles". Il a assuré qu'il n'y avait "pas ceux qui veulent pourrir les fêtes des uns contre les autres". "C'est un sujet grave, et je pense que le gouvernement ne peut pas toujours renvoyer la responsabilité à ceux qui réagissent parce qu'ils considèrent que le projet est mauvais", a encore déclaré le responsable syndical.M. Martinez a en outre assuré avoir reçu un coup de téléphone jeudi du Premier ministre Édouard Philippe. "Il ne m'a pas dit que la porte était ouverte, il a dû oublier et il ne m'a pas dit que les négociations reprenaient, il a dû oublier, aussi", a-t-il commenté. "J'étais surpris, il ne m'a pas parlé de bilatérales", a-t-il ironisé, affirmant qu'aucun rendez-vous n'avait été pris.Le chef du gouvernement a appelé jeudi les syndicats et invité notamment la CFDT à une réunion "le plus tôt possible la semaine prochaine". Confirmant cet appel dimanche, le responsable de la CFDT, Laurent Berger, n'a pas souhaité donner de date. Ce sera "difficile" d'organiser une telle concertation avant mardi, a toutefois estimé la ministre de la Santé Agnès Buzyn dimanche, en référence à la journée de grève et de manifestations à l'appel de l'ensemble des syndicats.
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Plusieurs éléments laissent penser au Parisien que l'auteur de l'attaque au couteau de Villejuif (Val-de-Marne) s'était préparé à une fin fatale avant de passer à l'acte.
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Un testament, un studio vide, des aliments donnés à une voisine pour être distribués aux nécessiteux... Plusieurs éléments laissent penser que l'auteur de l'attaque de Villejuif, qui a fait un mort et deux blessées vendredi 3 janvier vers 14 heures dans un parc, pensait qu'il risquait de mourir. Selon Le Parisien, les enquêteurs de la brigade criminelle de Paris ont été surpris lorsqu'ils sont entrés dans le studio de 15m² situé rue Pernety, dans le XIVe arrondissement de Paris. Et pour cause : il était vide. Il ne restait quasiment rien. Selon des témoins, un four micro-ondes et un aspirateur avaient été retrouvés dans le local poubelle le matin même de l'attaque. Avant de quitter son logement, Nathan C. aurait également vidé son frigo et donner les denrées qu'il contenait à une voisine, « afin de les donner à des SDF ». Mis bout à bout, ces éléments alimentent la thèse de la préméditation, d'après le quotidien. Pourtant, une source judiciaire souligne que "l'appartement était pratiquement vide, mais il ne faut pas en tirer de conclusion hâtive. Il vivait parfois chez ses parents à proximité et son ordinateur a, par exemple, été retrouvé chez sa compagne".Pourtant, toujours selon Le Parisien, le jeune homme âgé de 22 ans portait sur lui, un testament, au moment de l'attaque, qualifiée de "parcours d'une extrême violence" par la procureure qui a également indiqué qu'"un acte terroriste n'est pas exclu". Si elle répartit les biens du tueur, la lettre ne lève pas le voile sur ses motivations. Atteints de troubles psychologiques, il avait été hospitalisé à plusieurs reprises notamment en février et en avril 2019, précise LCI. Converti à l'islam depuis peu, il fréquentait la mosquée de Villejuif d'après les informations du Parisien. Samedi en milieu d'après-midi, le parquet antiterroriste ne s'était pas pour autant saisi de l'affaire. En fin d'après-midi, ce samedi, le directeur adjoint des brigades centrales polices judiciaires a indiqué lors d'une conférence de presse que "quelques ouvrages salafistes" ont été retrouvés au domicile de Nathan C.
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C'est un quartier à deux pas du célèbre Montmartre et du Sacré-Coeur. Un quartier, qualifié en son temps de "no-go zone" par la chaîne Fox News. Mais la bouillonnante "petite Afrique" de Paris attire aussi touristes, entrepreneurs et universitaires, séduits par sa diversité et son histoire.
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"Quand je dis Goutte d'Or, les gens me disent, oh non n'y va pas, et je réponds: mais pourquoi donc? ". Patrick Banks est un entrepreneur afro-américain, originaire d'Oakland, installé dans la capitale française depuis quelques années."Paris est une des plus belles villes du monde, mais c'est une ville diverse, et si vous ne visitez pas ces quartiers, vous ratez ce qui fait la saveur de Paris, ce qu'il y a au-delà de la carte postale", s'enthousiasme-t-il.Il a découvert ce secteur populaire du nord-est parisien et son histoire, fondée sur des vagues de migrations successives, en suivant une jeune guide touristique qui organise depuis quelques années des plongées dans le coeur africain de Paris. "Je veux faire découvrir les trésors de cet endroit, au-delà du fait que les rues sont sales, les bâtiments délabrés. C'est un quartier de prostitution et de vente de drogue, mais c'est aussi un quartier où travaillent des créateurs reconnus, où la culture populaire africaine a pignon sur rue, et un quartier adoré par ses habitants!", sourit la fondatrice de "Little Africa", Jacqueline Ngo MPii, jeune française d'origine camerounaise.- Wax et success stories -Plus de 300 boutiques dédiées à la mode et à la gastronomie africaines sont installées dans ce quartier d'un peu plus d'un km2, qui évoque pour les touristes américains Harlem ou Brooklyn, assure Mme Ngo MPii.Bienvenue dans wax city, parsemé de boutiques vendant les fameux pagnes emblématiques de l'Afrique... en réalité un tissu d'origine coloniale néerlandaise, rappelle la guide.En ces temps de manifestations anti-racistes, où l'émotion mondiale provoquée par la mort de l'afro-Américain George Floyd n'est pas retombée, la Goutte d'Or n'a pas attendu pour revendiquer son identité noire et africaine, insiste Youssouf Fofana.Dans sa petite boutique de la rue Myrrha, ce jeune créateur d'origine sénégalaise d'une marque de vêtements internationalement connue, "Maison Château Rouge", s'étonne "qu'on ait encore à manifester en 2020 pour que les choses changent"."Les entrepreneurs de la diaspora n'ont pas attendu pour valoriser la culture africaine, contribuer aux changements du monde", poursuit M. Fofana, qui déplore que les créateurs africains ne soient pas valorisés "tant qu'ils n'ont pas la validation d'une grande enseigne ou d'une institution" blanches.Très présente sur les réseaux sociaux, "Maison Château Rouge" a une clientèle japonaise, américaine, mais c'est avant tout "une marque qui parle aux Parisiens et qui parle aux Africains", sourit le jeune homme.A quelques pas de là, le tailleur Alexandre Zongo, de Mazalay Couture, s'affaire dans sa boutique, débordé de commandes. "On vient de très loin dans ma boutique, et j'ai d'ailleurs plus une clientèle européenne qu'africaine", explique le créateur, qui a notamment relancé le faso danfani, tissu traditionnel du Burkina Faso, en travaillant avec une coopérative de femmes sur place."Je me suis installé ici parce que j'aime beaucoup le quartier, je ne veux pas que ce soit vu comme un message communautaire", précise-t-il.- Universitaires américains -Covid oblige, les visites de "Little Africa" n'ont pas repris, les touristes faisant cruellement défaut. Toutefois, Jacqueline Ngo MPii a signé avec l'office de tourisme de Paris pour la mise en place d'une visite virtuelle du quartier."Dans le contexte actuel, je me dis qu'on a eu raison d'investir dans la culture. Il faut raconter qui on est pour que les gens changent de regard et de mentalité", souligne-t-elle. "Cette diversité, c'est une putain de richesse pour la France", martèle la guide, qui draine d'habitude une importante clientèle américaine, notamment scolaire. "Les professeurs, noirs ou blancs, veulent découvrir quelle est l'expérience des Noirs en France, parler des questions sociales, du racisme, de l'immigration...""Les Afro-américains en particulier veulent voir de l'art africain, des marques qui promeuvent la diversité... Le marché du tourisme afro américain est de 63 milliards de dollars par an, c'est beaucoup d'argent, et nous savons comment l'investir pour changer les choses", sourit le Californien Patrick Banks.Avant de confier avoir découvert en creux le racisme en France: "Ici, je suis privilégié car je suis Américain. Quand les gens entendent mon accent, le service change, je suis mieux traité, et c'est triste, car je comprends que j'ai un privilège que les autres (Noirs) n'ont pas", dit-il.
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Il l'avait accusé d'avoir tenté d'"escroquer" les maires des communes bretonnes touchées par la marée noire de l'Amoco Cadiz en 1978.
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Le divorce est consommé entre Corinne Lepage et François Bayrou, sur fond d'affaire des assistants d'eurodéputés MoDem. L'avocate et ex-ministre de l'Environnement s'apprête à déposer plainte contre François Bayrou pour "dénonciation calomnieuse", a-t-elle indiqué dimanche 15 décembre à l'AFP, confirmant une information du JDD. François Bayrou mis en examen : la fin de ses ambitions politiques ?par franceinfoEntendu par la police sur cette affaire d'assistants, le président du MoDem a accusé en septembre Mme Lepage d'avoir tenté d'"escroquer" les maires des communes bretonnes touchées par la marée noire de l'Amoco Cadiz en 1978. Or "des décisions de justice montrent le contraire. Il m'impute des faits calomnieux alors que je suis une femme d'une totale probité", réplique Mme Lepage.Ex-eurodéputée en rupture avec le MoDem, elle avait affirmé dans un livre en 2014 que le parti avait "exigé" d'elle qu'un de ses assistants parlementaires européens travaille au siège parisien, ce qu'elle avait refusé.François Bayrou a été mis en examen début décembre pour "complicité de détournement de fonds publics" dans cette enquête.
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Jeudi matin, une dizaine de militants a interrompu les débats à l'Assemblée nationale à coups de slogans, tels que "élevage, esclavage, abolition". Ils portaient des tee-shirts ensanglantés.
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En plein débats sur une proposition de loi sur les écoles hors contrat, les députés ont vu débarquer jeudi matin 29 mars une dizaine de perturbateurs à l'Assemblée nationale. Des militants de la cause animale ont brièvement interrompu la séance aux cris de "élevage, esclavage, abolition".Portant des t-shirts ensanglantés sur lesquels était inscrit "EGA, la honte", vraisemblablement en référence aux "états généraux de l'alimentation", les militants avaient pris place dans la tribune du public. Ils ont été rapidement expulsés par les forces de l'ordre, a constaté une journaliste de l'AFP. Une séquence filmée notamment par le député Nouvelle Gauche de l'Ardèche Hervé Saulignac, qui s'est interrogé sur les conditions de sécurité à l'Assemblée nationale.À la reprise, le député Nouvelle Gauche François Pupponi a dit espérer "qu'ils ne parlaient pas du système éducatif français", se disant "sûr qu'ils parlaient du foie gras" et revendiquant "un trait d'humour".Les militants de la cause animale sont coutumiers des actions coup de poing. Ils contestent le projet de loi issu des états généraux de l'alimentation, clos en décembre. Le texte est en cours d'examen par la commission du développement durable de l'Assemblée et arrivera prochainement dans l'hémicycle.
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BUDGET. Le député et questeur Constructif vise 10 millions d'euros d'économies sur le budget de l'Assemblée nationale en 2018.
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Transports gratuits à vie pour les députés, majoration des retraites, avantages des anciens présidents du Palais-Bourbon... Il faut "en finir avec (les) dépenses injustifiables", a clamé dimanche 5 novembre dans les colonnes du Journal du Dimanche le premier questeur de l'Assemblée nationale Florian Bachelier. Le député d'Ille-et-Vilaine mise sur 1 million d'économies cette année, 10 millions en 2018 et 15 millions par an ensuite, jusqu'à la fin de la législature. À titre, le budget de l'institution, gelé sous la précédente législature alors que Claude Bartolone (PS) en était président, s'élève à quelque 500 millions d'euros annuels. Un objectif confirmé mardi 7 novembre par son collègue Thierry Solère. "Je pense que c'est un très bon objectif dès 2018 d'arriver à 10 millions d'économie sur le budget et ensuite de monter à 15 millions d'euros", a déclaré le député et questeur Constructif sur France 2. "L'argent public est précieux comme jamais", a souligné M. Solère. "On regarde toutes les politiques publiques, il n'y a aucun tabou et dès qu'on peut faire des économies, on en fait".Se pose notamment la question du logement à Paris des députés venus de la France entière, y compris d'outre-mer. Pour l'instant, "ils sont logés à l'hôtel ou dans des bureaux-chambres à l'Assemblée nationale. Ça coûte très cher !", a estimé l'élu des Hauts-de-Seine. Il propose d'"arrêter" l'opération de l'hôtel de Broglie, qui visait à acquérir ce bâtiment voisin du Palais-Bourbon pour y aménager de nouveaux bureaux-chambres. "C'est près de 100 millions d'euros entre l'acquisition et les travaux, il n'y a aucune raison de faire ça", a-t-il jugé. Selon lui, les nouveaux élus, "sur tous les bancs", sont favorables à des solutions de logements moins onéreuses comme "être en colocation" ou recourir à "des sites type Airbnb" de location chez des particuliers. "Je pense à ceux du Vaucluse. Ils sont trois garçons. Ils nous disent : 'Prenez-nous un appartement, plutôt que tous les soirs des chambres d'hôtel pour tous", a-t-il raconté. Pour Thierry Solère, il ne s'agit pas de "brimer les députés", mais de "redéployer les moyens".
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François Hollande sera la première personnalité à revenir en studio à France Inter le lundi 25 mai, après deux mois sans invités dans les locaux de la station pour cause d'épidémie, a annoncé la radio vendredi.
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"Chaque jour, une seule personnalité sera présente dans les locaux de la chaîne", dans les tranches de 7H/9H ou 18H/20H, et le dimanche midi, a précisé la station sur Twitter.L'ex-président de la République doit ouvrir le bal dans la matinale de lundi.Le ministre de la Santé Olivier Véran pourrait apparaître de son côté sur franceinfo, où il est invité pour une journée spéciale sur son plan pour l'hôpital. Mardi, c'est le ministre de la Culture Franck Riester qui sera à l'antenne."Les ministres commencent à ressortir", a indiqué Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de franceinfo. "Ca s'accompagne de mesures de précaution. Il y a une prise de température automatique à l'entrée de la Maison de la radio. Et les invités porteront un masque jusqu'à leur arrivée à l'antenne". Ils ne pourront être accompagnés que d'un officier de sécurité si besoin est, mais pas de leur conseiller en communication.La responsable du maquillage s'est dotée d'un stérilisateur et la plupart de celles et ceux qui passeront à l'antenne se maquilleront eux-mêmes. La station d'information en continu reprend peu à peu son fonctionnement normal et une centaine de salariés devraient revenir dans les locaux à partir du 2 ou 3 juin, contre 45 cette semaine. L'émission quotidienne "Les informés" pourrait également revenir en plateau.La plupart des stations de radio avaient arrêté de recevoir des invités en studio depuis le début du confinement, le 17 mars.
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Le confinement est une réussite, a estimé le président, mais "le virus est toujours là, on ne l'a pas vaincu".
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Emmanuel Macron a une fois de plus rappelé mardi 5 mai que le 11 mai ne marquera pas un "retour à la normale" immédiat, même dans les zones vertes. Le déconfinement devra se faire douceur, sans "relâchement" dans le respect des gestes barrière, tout en évitant les grands brassages de population. "On est en train de réussir ce confinement inédit" et "on a su répondre" à la crise, mais "le virus est toujours là, on ne l'a pas vaincu", a-t-il rappelé, après avoir visité une école à Poissy (Yvelines) pour rassurer maires, parents et enseignants sur une rentrée qui inquiète.Mais les Français doivent encore s'attendre après le 11 mai à "des contraintes sur les déplacements longs et des contrôles", dont "le gouvernement donnera les règles" jeudi. "Je tiendrai un conseil de défense (sanitaire) jeudi et à son issue toutes les décisions seront données. Le Premier ministre avec ses ministres y reviendront en détail. Mon rôle est d'avoir un propos de bon sens", a-t-il dit.Le gouvernement doit notamment fixer pour de bon la carte des départements classés rouges ou verts selon leur situation sanitaire et préciser des mesures adaptées. Mais peu différenciées, a souligné le chef de l'État. "Ce critère rouge et vert est important, donc sur certains déplacements, sur l'ouverture de certains services, on variera un peu les choses", a-t-il expliqué. "Mais pour quelqu'un de fragile, plutôt âgé, même en zone verte le virus est très dangereux. Donc je ne voudrais pas une forme de relâchement et qu'on se dise, quand on est classé vert, tout revient à la normale. Il y aura partout en France des gestes barrières. Il y aura de petites différences" mais "pas au-delà du raisonnable", a-t-il déclaré. "On veut éviter le brassage, que des milliers et des milliers de nos concitoyens qui viennent d'endroits plus infectés aillent dans des endroits plus protégés", y compris "pour prendre le vert" notamment lors des deux grands week-ends fériés qui arrivent."Il y a des restrictions et c'est normal. On n'a pas gagné la bataille contre le virus. Il est toujours là, on l'a ralenti", a-t-il dit, ajoutant n'avoir "pas envie de revenir en arrière au bout de trois semaines" et devoir "refermer" à nouveau des pans entiers de la vie quotidienne des Français.
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Après avoir fait son "coming-out" médiatique en mai dernier, le secrétaire d'État chargé du Numérique dévoile cette semaine le visage de son compagnon dans les pages de l'hebdomadaire.
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Mounir Mahjoubi veut donner l'exemple. Déjà le 18 mai dernier, le secrétaire d'État chargé du Numérique révélait son homosexualité à travers un tweet posté à l'occasion de la journée mondiale de la lutte contre l'homophobie. Deux mois plus tard, il va plus loin en posant avec son compagnon, qu'il a rencontré il y a 13 ans et auquel il est pacsé depuis 2015, dans les pages de Paris Match. C'est la première fois qu'un ministre en exercice s'affiche ainsi."Les insultes et les baffes, je connais"Ce n'est néanmoins pas le premier homme politique homosexuel à prendre la pose pour le magazine avec son compagnon, rappelle BFMTV. En décembre dernier, le député PS du Val-de-Marne Luc Carvounas posait avec son mari alors qu'il était candidat à la présidence de son parti."Si notre exemple peut permettre de libérer la parole, alors j'en serai fier", assure Mounir Mahjoubi dans l'édition du 18 juillet de l'hebdomadaire. Une initiative saluée par l'association SOS homophobie.Dans cet article, l'homme politique de 34 ans revient sur l'homophobie dont il a été victime, notamment en milieu scolaire. "Les insultes et les baffes, je connais", confie le député La République en marche (LREM) de Paris.D'autres révélationsDans les colonnes de Paris Match, Mounir Mahjoubi affirme par ailelurs qu'il songe bel et bien à la mairie de Paris. Le ministre confie avoir été "sollicité" pour les municipales de 2020.
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Les passagers du vol Easyjet 4027 ont eu la peur de leur vie dimanche après-midi, révèle La Dépêche.Les 180 passagers de l'appareil, qui devait rallier Paris à Toulouse, se souviendront longtemps de leur vol mouvementé avec la compagnie lowcost Easyjet. Dimanche, le vol 4027 qui devait décoller à 15h30 de Paris Orly accuse 25 minutes de retard.
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Mais ce n'est que le début des contrariétés pour 180 passagers. Après une heure de vol, l'avion entre dans une zone de turbulences, en raison de la tempête Marcel, qui secoue le sud-ouest du pays. Vers 17h, l'appareil tente une première fois de se poser sur le tarmac de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Mais les vents violents qui agitent la région obligent le pilote à remettre les gaz. "À quelques mètres du sol, il a remis les gaz à fond pour redécoller. On se serait cru dans le Space Mountain à Eurodisney", raconte dans les colonnes de La Dépêche, Angel, un passager.Le pilote de l'Airbus tente alors un nouvel atterrissage. C'est à ce moment-là que les 180 passagers ont bien cru que leur dernière heure était arrivée. "Le train d'atterrissage a percuté très brutalement le sol et le pilote a remis les gaz", ajoute Angel. Face à la panique de ses passagers et à l'impossibilité d'atterrir, le pilote annonce se diriger vers Montpellier pour atterrir en toute sécurité. L'appareil se pose sur le tarmac à 18h15, soit 1h15 plus tard. Et la mésaventure ne s'arrête pas là. Toujours selon les informations de La Dépêche, le pilote et les passagers sont alors séquestrés à bord de l'appareil. "Easyjet avait donné des ordres au personnel de ne pas nous laisser sortir et intimait le pilote de redécoller immédiatement pour réessayer de se poser à Toulouse", explique Angel. Un ordre que le commandant de bord a préféré ignorer. Plus d'une heure plus tard, les passagers sont finalement débarqués à Montpellier. Pour couronner le tout, ils ont dû se débrouiller tout seuls pour regagner Toulouse. Alors qu'ils n'ont même pas pu bénéficier de bouteilles d'eau ou d'en-cas dans l'appareil, la compagnie n'a également rien mis en place pour leur rapatriement. Il semblerait qu'Easyjet n'ait pas réussi à mettre en place des bus pour rallier Toulouse, ce que la compagnie a signalé dans un message. Angel quant à lui a partagé les frais d'une voiture de location avec trois autres passagers. "Nous sommes arrivés par nos propres moyens à 22 heures à Blagnac, avec plus de cinq heures de retard", souligne Angel au quotidien régional. La fin d'un trajet très mouvementé qu'ils ne sont pas prêts d'oublier.
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Chargé de moderniser un centre commercial des Alpes-Maritimes, un ouvrier en a profité pour dérober plus de 700 000 euros dans une bijouterie avec un complice. Les deux hommes ont été interpellés vendredi 19 juin, indique Le Parisien.
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C'est un événement digne d'un film d'action. Envoyé à Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes) en septembre 2019 pour rénover la galerie commerciale Cap3000, un ouvrier originaire de Stains (Seine-Saint-Denis) en a profité pour scruter les faux plafonds des magasins de la galerie en vue d'un cambriolage monumental, relate le Parisien. La nuit du 9 septembre 2019, l'homme et son ami venus passer le week-end s'infiltrent dans les gaines du faux plafond du supermarché et parviennent à s'introduire dans une bijouterie haut de gamme. Malgré l'alarme, le binôme parvient à se volatiliser sans se faire repérer. Le lendemain, le propriétaire des lieux ne peut que découvrir ses vitrines totalement dépouillées. Bilan : 700 000 euros de bijoux dérobés."Du mal à écouler la marchandise"La police judiciaire de Nice est alors chargée de l'enquête et passe au peigne fin des jours de vidéos surveillance. Le mode opératoire leur fait vite penser que les voleurs connaissent les lieux voire même sont employés sur le chantier, précise le quotidien. Toutefois, les enquêteurs vont mettre du temps avant de retrouver la trace des deux hommes. L'ouvrier, qui a laissé son ADN dans la bijouterie, est finalement retrouvé en prison. Son ami est, lui, retrouvé à Stains.Ce n'est que le 16 juin que les policiers de la PJ de Nice et les agents de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) procèdent à une interpellation. Les enquêteurs finissent même par mettre la main sur près d'un quart du butin, "preuve que les deux voleurs n'avaient pas forcément planifié leur coup et ont eu du mal à écouler la marchandise, affirme une source proche du dossier au Parisien. L'ouvrier suspecté est sorti de sa cellule, son ami est interpellé, de même que plusieurs de ses proches, suspectés d'avoir participé au recel des bijoux . Les deux hommes, déjà connus de la justice, ont été placés en garde à vue et ont reconnu les faits.
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Aide à domicile roumaine, Cornelia Weisz a dû attendre plus de deux mois avant de retrouver son poste, en Autriche: elle a fini par arriver à Vienne, lundi, grâce à un train spécial mis en place pour surmonter la fermeture des frontières due à l'épidémie de coronavirus.
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Mme Weisz, 42 ans, a glissé dans ses bagages une photo de ses deux enfants qui restent en Roumanie puis a embarqué dimanche soir en gare de Timisoara, grande ville de l'ouest du pays. Sa motivation pour regagner l'Autriche qu'elle avait quittée en février: "Le salaire, bien sûr, cinq fois plus élevé que ce que je toucherais en Roumanie", dit à l'AFP cette femme aux longs cheveux noirs qui part pour quatre semaines s'occuper d'une personne âgée diabétique dans le Tyrol.En temps normal, 65.000 auxiliaires de vie, à 80% des femmes originaires de Roumanie et de Slovaquie, travaillent officiellement en Autriche, où 33.000 personnes ont besoin d'une assistance médicale jour et nuit. La fermeture des frontières depuis fin mars a mis à mal tout ce système et plongé dans l'angoisse les familles des personnes dépendantes en Autriche.Pressées par Vienne, les autorités roumaines ont fini par donner leur feu vert à la mise en place d'une liaison ferroviaire de nuit entre Timisoara et Vienne, distantes de 525 km. Le premier train est parti dimanche soir, ont constaté des journalistes de l'AFP.Après un contrôle de température au départ, les aides à domicile, une centaine au total dont une écrasante majorité de femmes, devaient subir des tests de dépistage du coronavirus une fois entrées sur le territoire autrichien et être placées à l'isolement en attendant les résultats.- Liens étroits -Cinq autres trains, opérés en partenariat par les chemins de fer autrichiens ÖBB et leurs homologues roumains CFR, sont prévus d'ici la fin mai. La Roumanie, qui a recensé à ce stade plus de 15.000 cas de Covid-19, dont 961 décès, ne devrait faire les premiers pas vers un déconfinement qu'à partir de vendredi.Outre l'attrait d'une rémunération supérieure au revenu moyen en Roumanie, des liens se sont créés entre soignants et soignés."C'est comme si on allait retrouver notre famille", assure Frusina Samuila, 62 ans, qui précise avoir plusieurs fois parlé au téléphone pendant ces deux derniers mois avec la vieille dame dont elle s'occupe depuis trois ans.Parmi les rares hommes à faire partie de ce groupe, Ion, 56 ans, a pour sa part hâte de retrouver le sexagénaire souffrant d'une sclérose en plaques dont il essaie de "soulager la souffrance". "Là-bas on m'appelle Johann, tous les habitants du coin me connaissent", lance fièrement cet ancien plombier qui regrette néanmoins de ne pas trouver d'emploi en Roumanie.Mais les conditions de travail ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. Selon des témoignages relayés par les médias roumains, plusieurs soignantes ont été "exploitées" par les familles chez lesquelles elles travaillaient, qu'elles n'ont pas pu quitter en raison des contraintes liées à la pandémie.S'y ajoute l'absence des proches ou encore le sentiment de culpabilité de laisser au pays des enfants ou des parents âgés. En temps normal, les aides à domicile alternent un mois au travail et un mois en Roumanie. "Je ne pourrais pas travailler plus d'un mois d'affilée", reconnaît Cornelia Weisz.
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Selon un classement du magazine britannique The Economist, relayé notamment en France par le site de BFMTV, la capitale française progresse en matière de qualité de vie. Une autre ville européenne occupe la première place.
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Paris est en progrès. Comme le rapporte notamment en France le site de BFMTV, la capitale effectue une nette remontée dans le classement mondial des villes les plus agréables à vivre. Elle intègre le top 20 (19e), ce qui constitue une progression de 13 places par rapport à l'année précédente. La raison de la remontée de la Ville lumière : la baisse du risque terroriste. Comme l'explique le site de BFMTV, le magazine hebdomadaire britannique s'appuie sur 30 critères répartis en cinq catégories afin d'effectuer son classement : « la stabilité (qui prend en compte la criminalité ou encore le risque terroriste), l'offre de soins, la culture et l'environnement, l'éducation et les infrastructures. »À ce jeu-là, Melbourne était la plus forte depuis sept ans. Coup de tonnerre : la deuxième agglomération de l'Australie a été détrônée. Vienne est le nouveau champion. La capitale autrichienne obtient l'incroyable score de 99,1 sur 100. Ce résultat est une première pour l'Europe, car aucune des villes du vieux continent n'avait, jusqu'à lors, eu droit à cet honneur. L'Australie (Melbourne, 2e, Sydney, 5e, et Adélaïde 10e), le Canada (Calgary, 4e, Vancouver, 6e, et Toronto 7e ex aequo) le Japon (Osaka, 3e, et Tokyo, 7e ex aequo) sont quant à eux les pays les mieux représentés dans le top 10. Damas (Syrie), Dhaka (Bangladesh), Lagos (Nigeria), Karachi (Pakistan) et Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée), ferment la marche. Au niveau des fortes progressions : Abidjan (Côte d'Ivoire), Belgrade (Serbie) et Téhéran (Iran) se sont distinguées. D'après l'étude, ces villes ont connu les progrès les plus significatifs en matière de niveau de vie sur les cinq dernières années, avec des notes s'appréciant de plus de 5%.
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Le "chef du Pentagone" James Mattis a annoncé son départ de l'administration Trump. Florence Parly, ministre française des Armées, a salué le parcours de son désormais ex-homologue américain dans une lettre à double sens.
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Si elle le remercie pour son action, elle semble en profiter pour tacler la présidence de Donald Trump. Un document que s'est procuré le Journal du Dimanche.James Mattis, qui militait pour le maintien des troupes en Syrie contre l'avis de son président, a annoncé sa démission qui prendra effet en février, le temps de lui trouver un successeur.Florence Parly, la ministre française des Armées, a ainsi salué "la sagesse", "l'écoute attentive" ou encore "le leadership naturel" de son ancien homologue. Elle loue également "son calme", "sa hauteur de vues", "son honneur" et "sa dignité". Elle va jusqu'à lui dire : "Si vos pas vous mènent à Paris [...] j'aurais beaucoup de plaisir à vous y retrouver." Des adjectifs et des belles pensées que l'on verrait mal un jour adressés à Donald Trump. Sur RTL le 21 décembre, Florence Parly disait d'ailleurs de lui qu'il avait pris "une décision extrêmement lourde" en retirant ses troupes de Syrie.James Mattis avait semble-t-il trop de désaccords avec Donald Trump pour rester à son poste. "Je pense qu'il est une sorte de démocrate, si vous voulez la vérité" déclarait le locataire de la Maison-Blanche sur CBS en octobre. Le 20 décembre dernier, James Mattis a mis fin aux soupçons.
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Le succès en kiosques s'est érodé, mais on n'en a jamais autant parlé: Valeurs actuelles, cet hebdo né avant la Ve République, s'est transformé en moins d'une décennie en une vitrine jeune et décomplexée de la droite radicale.
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Le magazine a été mis en cause depuis fin août pour avoir représenté en esclave la députée LFI Danièle Obono, déclenchant des condamnations unanimes dans la classe politique et l'ouverture une enquête préliminaire pour "injures à caractère raciste".Et, malgré les excuses présentées par le magazine, son directeur de la rédaction Geoffroy Lejeune a perdu son poste de chroniqueur sur LCI.Une affaire qui découle du tournant spectaculaire opéré par ce magazine, fondé en 1957 par Raymond Bourgine, un homme de presse et parlementaire partisan de l'Algérie française, et membre de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain.A l'origine, "Valeurs actuelles n'est pas un journal d'extrême droite, même s'il avait recyclé un certain nombre de plumes de l'extrême droite", nuance le politologue Jean-Yves Camus. "C'est un journal de la droite antigaulliste, très libéral en économie et atlantiste", dit-il à l'AFP.Après le décès de Raymond Bourgine en 1990, l'hebdo change plusieurs fois de propriétaire (Marc Ladreit de Lacharrière, Serge Dassault, Pierre Fabre), avant de passer en 2015 sous le contrôle de l'homme d'affaires d'origine libanaise Iskandar Safa.- Des unes choc -Mais le vrai virage intervient en 2012, avec l'arrivée à la direction d'Yves de Kerdrel, qui transforme la ligne éditoriale et impose un positionnement "anti-système" et "souverainiste".L'hebdo se distingue depuis dans les kiosques par ses unes choc mettant en scène des thèmes clivants comme l'islam et l'immigration, mais qui séduisent un public grandissant. Les ventes grimpent et le lectorat rajeunit, prouesse notable dans un secteur de la presse écrite en crise."Ils se sont positionnés sur un créneau porteur, et ce créneau, incontestablement, c'est celui de la droite de la droite", estime Jean-Yves Camus. Valeurs actuelles occupe un espace "qui va des gens qui votent LR à ceux qui votent RN, et qui ne pratiquent pas l'exclusive à droite: on parle immigration, sécurité, islam".Pour lui, cet hebdo "joue le rôle du journal qu'on achète quand on est de droite, parce que la couverture vous éclabousse tout de suite le visage et parce que les mots ne sont pas mâchés", et séduit en particulier "les gens qui sont partisans de l'union des droites et qui pensent que Marine Le Pen représente une fraction de la droite".Autre particularité, Valeurs actuelles propulse dans l'arène médiatique plusieurs de ses figures comme Geoffroy Lejeune, Louis de Raguenel ou Charlotte d'Ornellas, qui multiplient les interventions sur les plateaux de télévision. Pour Jean-Yves Camus, "ce qui séduit les chaînes d'info en continu c'est cet alliage a priori très improbable d'une droite très décomplexée sur les questions identitaires et migratoires, et des codes de la jeunesse".- Essoufflement -Le journal est épinglé à plusieurs reprises par la justice. En décembre 2015, Yves de Kerdrel est condamné pour provocation à la haine pour un dossier intitulé "Roms, l'overdose". En revanche, la Cour de cassation a annulé en 2017 une condamnation pour provocation à la discrimination envers les musulmans, qui visait un numéro illustré par une Marianne voilée.Et la dynamique des ventes a fini par s'essouffler depuis quelques années. Passées de 85.000 exemplaires par semaine en 2012 à 116.000 en 2015, ses ventes sont retombées à 93.000 exemplaires l'an dernier, loin des 200.000 ventes par semaine qu'Yves de Kerdrel (qui a cédé les rênes de la rédaction en 2016 à Geoffroy Lejeune, puis quitté le magazine en 2018) visait en 2020."Il y a eu une montée de la diffusion mais ensuite les ventes ont décroché", commente le sociologue des médias Jean-Marie Charon.Pour lui, Valeurs actuelles fait partie des magazines "qui font leur succès en construisant des communautés ou des tribus autour de thèmes, de symboles et d'angles de traitement bien identifiés, mais dont les démarches ont pour base un lectorat relativement modeste".Il voit aussi dans l'aura de Valeurs actuelles, "par rapport à des expériences dans la presse d'extrême droite comme Présent qui n'ont pas marché", le résultat de son positionnement hors partis, le journal jouant au contraire sur la porosité par-delà les étiquettes partisanes.
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Plusieurs centaines de manifestants "gilets jaunes", dont une trentaine de blessés au cours des manifestations des derniers mois, ont défilé pour réclamer l'interdiction des lanceurs de balles de défense.
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Ils étaient plusieurs centaines à arpenter les rues surchauffées de Paris, dimanche 2 juin. Des gilets jaunes ont participé à "la marche des mutilés" qui, selon les organisateurs, a rassemblé 27 personnes blessés au cours des diverses manifestations de "Gilets jaunes". Réunis derrière une banderole sur laquelle étaient imprimées les photos de leurs visages, ils ont appelé à l'interdiction des controversés lanceurs de balle de défense (de type LBD 40).Les LBD "indispensables" pour Laurent NuñezAu cours du défilé, démarré place de la Bastille vers 11h et achevé place de la Nation quatre heures plus tard, plusieurs slogans ont été entonnés. "Des mutilés pour l'exemple", "flashballs interdiction" ou encore "mutilation stop stop".Des revendications que ne veut pas entendre Laurent Nuñez, qui a estimé, sur le plateau du Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI, que les LBD 40 étaient "indispensables lors d'émeutes urbaines". Le ministère de l'Intérieur a recensé, début mai, au moins 2448 manifestants blessés, contre 1797 policiers.
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Toute la scène a été filmée par des caméras de surveillance, et l'incident est pour le moins spectaculaire. Un Toulousain a été brûlé aux deuxième degré par l'explosion de la batterie de sa cigarette électronique, a rapporté La Dépêche du Midi, lundi 31 octobre.Vendredi soir, Amine discute avec des vigiles, devant la boîte de nuit dont il est le gérant.
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Soudainement, des étincelles jaillissent de sa poche, mettant le feu à une partie de ses habits, avant qu'il ne réussisse à extraire l'objet de sa veste. "Tout à coup, j'ai entendu comme un bruit de feu de bengale, mais en dix fois plus puissant. Et après le choc de l'explosion, je me suis rendu compte que j'avais pris feu", a-t-il raconté au quotidien local. "Je ne comprenais vraiment pas ce qui m'arrivait. La douleur est venue après", s'est souvenu Amine. "Les pompiers sont rapidement arrivés et m'ont transporté aux urgences de Rangueil après m'avoir prodigué les gestes de premier secours. J'ai ensuite été pris en charge par le service des grands brûlés", a-t-il expliqué. Le gérant a été brûlé au deuxième degré sur le ventre, et a été blessé au doigt par de la matière synthétique fondue. "Heureusement que portais un t-shirt en coton en dessous et pas du synthétique. Et heureusement que la batterie n'était pas dans mon jean".Amine assure avoir acheté la batterie de sa cigarette électronique dans une boutique de Toulouse. Mais il ne les considère pas comme responsables. "Par contre, je suis un peu énervé contre la marque chinoise, qui pourrait être plus claire et dire aux utilisateurs quels sont les risques", a-t-il expliqué à La Dépêche du Midi. Selon lui, l'explosion serait due à la présence de pièces de monnaie dans sa poche, en contact avec la batterie.
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Selon un document de l'APHP consulté par Le Parisien, l'Île-de-France, région la plus touchée par l'épidémie de Covid-19, devrait connaître son pic aux alentours du 6 avril.
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La courbe de l'épidémie de Covid-19 en Île-de-France, région la plus touchée, commence à se dessiner. Et il se pourrait que le pic soit traversé vers le 6 avril, selon un document de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (APHP), consulté par Le Parisien. Coronavirus: un pic épidémique dans 3 jours?par BFMTVSeulement, atteindre le pic ne veut pas dire que les 39 hôpitaux vont pouvoir souffler immédiatement, eux qui accueillent plus de 9.600 personnes, dont 2.200 en réanimation en raison de la gravité de leur état. Le document, qui date du 31 mars 2020, évoque deux cas de figure, l'un plus optimiste et l'autre pessimiste. Le nombre de personnes hospitalisées chaque jour pourrait rester stable pendant cinq jours, dans le meilleur des cas, ou dix jours. Il faudrait donc attendre jusqu'au 16 avril pour voir une baisse du nombre de cas. Soit un jour après la fin du confinement actuel, qui peut à tout moment être prolongé par le Premier ministre Édouard Philippe. Si l'attente du pic suscite les espoirs de certains médecins interrogés par Le Parisien, soulagés d'y voir plus clair, d'autres, arguant l'exemple italien, ne sont pas convaincus par le modèle élaboré par l'APHP, comme Eric Caumes responsable du service des maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière, à Paris. "Ce n'est pas un vrai pic. J'ai bien peur que ce soit un long plateau, c'est ce qui se produit en Italie et nos chiffres suivent la même courbe à dix jours d'intervalle."La décrue du nombre de cas est attendue avec impatience, en raison de la saturation des services de réanimation, qui ont porté leur capacité à 2.700 lits en réanimation, contre 1.200 début mars.
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Les inondations ont provoqué d'importantes coulées de boue dans l'Ariège, mardi 8 avril. Plusieurs centaines de mètres cubes de terre, d'arbres et de cailloux ont bloqué les routes.
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Les habitants de la vallée du Biros, dans l'Ariège sont unanimes. "On a jamais vu ça" résume Pierrette Anglade, auprès du journal La Dépêche, mercredi 9 mai. La veille, les pluies et les orages ont occasionné d'importants dégâts dans plusieurs communes du département, parmi lesquelles Bonac-Irazein, Irazein, Sentein, Atras... Des coulée de boue ont coupé les routes principales. "Le village est bloqué, isolé" a témoigné le maire de Sentein, Marc-Henri Seube, à BFM TV. Conséquence : impossible "d'assurer les services de secours" ainsi que les cours de l'école. Aucun blessé n'est à déplorer. Plusieurs centaines de personnes restent coupées du monde.
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Selon les informations de BFMTV, une plainte pour viols a été déposée contre le député Rassemblement national (RN, ex-FN) du Gard, Gilbert Collard, qui dément.
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Les faits se seraient déroulés à deux reprises en 2006 et 2007 dans le cabinet de l'avocat à Marseille. La plaignante, une cliente qui l'accuse de lui avoir imposé des "relations non consenties", a déposé plainte le 12 juin à Fréjus (Var), a confirmé en début d'après-midi une source proche de l'enquête à l'AFP."J'en reste, si j'ose dire, sur le cul !"L'homme politique dément en bloc ces affirmations : "J'apprends par BFM, qu'une personne dont j'ignore le nom, vient de porter plainte contre moi pour 'un viol' que j'aurais commis en 2006 dans mon bureau, où travaillaient 10 avocats, 6 secrétaires et mon épouse ! J'en reste, si j'ose dire, sur le cul ! Cela manquait à ma notoriété !""C'est inconcevable", a-t-il déclaré au micro de BFMTV. "Je n'ai jamais violé personne de ma vie. (...) Je ne suis au courant de rien. J'apprends cela par BFMTV" qui a révélé l'information, a déclaré à l'AFP Gilbert Collard. Une enquête préliminaire va être ouverte pour tenter d'établir ce qu'il s'est passé il y a plus de 10 ans. Gilbert Collard est depuis 40 ans à la tête d'un cabinet d'avocats basé à Marseille, qui compte actuellement six avocats, dont lui-même, a-t-il précisé à l'AFP.
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La mise à pied durera cinq mois, a décidé l'Agence régionale de santé du Bas-Rhin.
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L'Agence régionale de santé avait été saisie après la diffusion sur les réseaux sociaux des faux certificats médicaux, afin de s'affranchir du port du masque, sur le compte du Dr Eve Engerer, médecin à Wangenbourg-Engenthal en Alsace."Je suis anti-masque et anti-vaccin" avait-t-elle vanté sur son compte Facebook. Se présentant comme une médecin de la conscience, elle explique aussi rejeter le masque et avoir guéri des malades de la Covid-19 grâce à des méthodes alternatives. "J'ai prescrit pour tout le monde des vitamines, des huiles essentielles, etc.... Pour moi le masque - comme les vaccins - c'est un mensonge", voir même "une muselière" imposée par des élites mondialisées.D'après une information de Rue 89, la médecin avait produit de faux certificats médicaux "prêts à remplir" et destinés à s'affranchir du port du masque.Des certificats médicaux "prêts à remplir"L'ordre des médecins avait annoncé l'avoir convoquée dès le 14 avril, après qu'un pharmacien du secteur l'a saisi. Son président dans le Bas-Rhin, le Dr Jean-Marie Letzelter a révélé qu'elle "disait aux patients de se rapprocher de la nature, de prier, voire même de répéter une succession de chiffres pour se protéger du Covid, ce n'était pas cohérent".Le Dr Engerer sera convoquée et examinée par trois experts dans les prochaines semaines. "Pas besoin d'être médecin pour comprendre que le masque peut être dangereux, il empêche de bien capter l'azote dans l'air, qui se transforme en protéines dans votre corps", assure-t-elle. "C'est absurde, il peut y avoir des contre-indications, mais elle concerne quelques rares cas de personnes en insuffisance respiratoire grave et qui de toute façon ne sortent pas", a pour sa part répondu Jean-marie Letzelter.Pour ces faits, Eve Engerer risque une sanction pénale. L'Agence régionale de Santé du Grand-Est pourrait la poursuivre pour charlatanisme et confirme avoir saisi la justice en début de semaine. Elle risque également la radiation et l'interdiction d'exercer la médecine.
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"Attention à vélo, attention aux vélos": la Sécurité routière lance vendredi une première grande campagne de sensibilisation à destination des automobilistes et des cyclistes eux-mêmes, face à la hausse de la pratique du vélo et du nombre d'accidents, depuis la crise sanitaire notamment.
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Celle-ci, ainsi que les grèves dans les transports en commun fin 2019-début 2020, ont accéléré un "mouvement plus ancien, et durable", a souligné jeudi Marie Gautier-Melleray, déléguée interministérielle à la sécurité routière.La fréquentation cyclable a ainsi progressé de 30% du 11 mai, début du déconfinement, au 13 septembre par rapport à la même période l'année dernière, et de 20% entre 2013 et 2018, selon l'association Vélo et Territoires, qui regroupe des collectivités.Elle concerne tous les milieux (+34% en milieu urbain, +20% en périurbain et +19% en milieu rural), mais est particulièrement marquée dans certaines grandes villes, comme Paris (+72%), toujours selon Vélos et Territoires, qui s'est basée sur les bornes de comptage installées partout en France pour fournir ces chiffres.Cette hausse s'est mécaniquement accompagnée d'une augmentation de la mortalité: 123 cyclistes ont été tués depuis le début de l'année, soit seulement 29 de moins que sur la même période en 2019, alors que la France a été confinée pendant deux mois, selon la Sécurité routière.Et depuis 2010, la mortalité des cyclistes a cru de 27%, tandis que celle de tous les usagers de la route confondus a baissé de 19%.Par ailleurs, 1.566 personnes ont été blessées à vélo de juin à août 2020, contre 1.362 en 2019."Les chiffres de 2020, en sortie de confinement, sont un peu inquiétants" a déclaré Marie Gautier-Melleray, citant aussi à l'appui les 29 cyclistes décédés en juillet, "plus mauvais chiffre depuis dix ans (pour un mois de juillet)".La Sécurité routière lance donc la première campagne de sensibilisation de grande envergure de son histoire, qui se déclinera sur les bus et abribus, dans la presse et sur certains sites Internet. Elle prendra notamment la forme de slogans à destination des automobilistes et des cyclistes eux-mêmes, qui n'ont "pas forcément l'ADN du danger" en eux comme les motards ou les conducteurs de deux-roues motorisés, selon le Pr Olivier Langeron, chef de service d'anesthésie et des réanimations chirurgicales aux hôpitaux universitaires Henri-Mondor (Val-de Marne et Essonne).D'autant plus s'ils ont enfourché récemment leur bicyclette au quotidien. "Beaucoup de néo-cyclistes se sentent en sécurité sur les aménagement cyclables mais n'ont pas internalisé tous les codes (de conduite), et n'ont pas forcément le permis de conduire" explique Camille Thomé, directrice de Vélo et territoires.Il sera également rappelé aux cyclistes, selon Marie Gautier-Melleray, qu'ils ne peuvent "s'exonérer du code de la route, là pour les protéger".
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Le jeune conducteur a tenté de fuir un contrôle de police vendredi soir à Toulouse, alors qu'il roulait à scooter, sans casque. Il a renversé et blessé deux agents des forces de l'ordre.
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Le syndicat de police Alliance a réagit dans un communiqué, dénonçant des "violences récurrentes". Il leur a foncé dessus. Deux policiers ont été blessés vendredi soir, dans le quartier du Mirail, à Toulouse, après avoir tenté de contrôler un homme en scooter, a dénoncé le syndicat de police Alliance. Le conducteur, âgé de 20 ans, a été interpellé et placé en garde à vue, a précisé le secrétaire d'Alliance police nationale pour la Haute-Garonne, Fabien Velleret samedi 22 août. "Violences récurrentes dont sont victimes les policiers"Le jeune homme, qui "faisait du rodéo sur son scooter, sans casque, s'est engagé dans une impasse" pour tenter d'échapper aux forces de l'ordre, a détaillé le représentant syndical. Voyant que la voiture de police bloquait la rue, il a alors "foncé sur les collègues qui s'étaient postés sur le trottoir, les percutant" en tentant de faire demi-tour. Une policière a des ecchymoses sur l'avant-bras, et un autre policier souffre d'une luxation et d'un étirement des tendons au niveau du bras. Il a été transporté à l'hôpital. Le syndicat Alliance a dénoncé dans la foulée dans un communiqué les "violences récurrentes dont sont victimes les policiers", réclamant "une réponse pénale lourde et exemplaire". En juillet, une gendarme de 26 ans avait été mortellement fauchée dans le Lot-et-Garonne par un conducteur lors d'un contrôle. Il avait refusé de s'arrêter alors qu'il roulait, sans permis à 130 km/h.
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"C'est la première fois que je rentre dans l'eau depuis des mois. C'est la meilleure sensation au monde!" A l'aube, et en pleine canicule, Daria ne s'est pas fait prier pour célébrer la réouverture des plages en Israël après deux mois de confinement.
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Si début avril, lorsque les premières mesures de confinement ont été édictées pour limiter la propagation du nouveau coronavirus, la fermeture des plages n'avait ni choqué ni déçu outre mesure, c'est que les températures de l'eau comme de l'air restaient fraîches.Mais avec le début du déconfinement ces dernières semaines, et la chaleur caniculaire des derniers jours, certains Israéliens n'ont pas attendu le feu vert des autorités pour piquer une tête. Samedi dernier, lors de shabbat, des milliers de personnes ont défié les règles sur les plages de Tel-Aviv pour se faire dorer la pilule et se rafraîchir dans la Méditerranée sur des plages sans sauveteurs.L'ouverture au public mercredi de 124 plages surveillées à travers le pays marque le début officiel de la saison balnéaire. Celle-ci devait s'ouvrir le 1er avril mais a été repoussée au 1er juin en raison de la pandémie de Covid-19, avant d'être finalement avancée au 20 mai.Vêtus de t-shirts orange fluo, les plagistes de Tel-Aviv se sont affairés à disposer transats et parasols sur le sable en veillant à respecter les directives, sous le regard inquisiteur des résidents qui affluent et n'aspirent qu'à une bouffée de liberté au soleil. Daria, 30 ans, en bikini et le dos couvert de tatouages colorés, était à la plage à l'aube. "A cause de la chaleur, je suis venue à 05h45, j'attendais ce moment avec impatience", dit-elle à l'AFP."Deux mois sans nager à cause du nouveau coronavirus, j'avais l'impression de dépérir", renchérit Dalia Cohen, 72 ans, large sourire, venue comme Dalia tôt pour profiter de la Méditerranée. - Deux mètres ou deuxième vague -Mais avec les transats, les enfants qui façonnent des châteaux de sables, les jeunes qui jouent aux raquettes et une part de liberté retrouvée, difficile pour les autorités de faire respecter les mesures de distanciation physique. En théorie, une distance de deux mètres entre les personnes reste requise sur les plages et les groupes ne doivent pas dépasser six personnes, a détaillé le gouvernement qui cherche à déconfiner tout en craignant une deuxième vague de contaminations.Pays d'environ neuf millions d'habitants, Israël a officiellement enregistré environ 16.600 cas de Covid-19, dont 278 décès, ce qui reste en-deçà des bilans de nombre de pays en Europe et sur le continent américain. L'épidémie s'est concentrée chez les juifs orthodoxes, parfois appelés "haredim" (les "craignants" Dieu en hébreu), ce qui a contribué à l'idée que les quartiers ou villes non-orthodoxes étaient moins propices à la propagation du virus."Tel-Aviv est différente car il n'y a pas de haredims, mais nous avons eu beaucoup de touristes qui ont aussi amené le virus", note Teah Harel, 29 ans, rencontrée par l'AFP et qui, avant l'ouverture des plages, affirmait ne pas se sentir en danger.Avec le soleil, et maintenant la mer, plusieurs n'attendent désormais qu'une chose: la réouverture des bars. A moins d'une nouvelle vague de contamination rapide, leur souhait devrait être exaucé dans une semaine, le 27 mai, ce qui devrait donner à la libérale Tel-Aviv son véritable air d'été.
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La circulation des Thalys et Eurostar reprenait progressivement, vendredi 26 juillet en milieu de journée, après avoir été totalement à l'arrêt durant quelques heures.
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Grosse pagaille à la gare du Nord. Alors que le réseau Thalys connait de nombreux dysfonctionnements depuis jeudi en raison de la chaleur, la circulation a été interrompue au départ et à l'arrivée de la gare du Nord, vendredi matin, pour les Thalys comme pour les Eurostar.Ces perturbations étaient dues à une panne électrique, a indiqué la SNCF vendredi matin. L'incident s'est produit vers 10h45. La circulation rétablit rapidementLe trafic, qui devait reprendre aux environs de 13 heures, a finalement été rétabli plus vite que prévu. À la mi-journée, la circulation reprenait progressivement sur les lignes internationales, mais aussi sur les lignes nationales, TER et Transilien, elles aussi impactées par l'incident technique. La SNCF restait prudente sur les causes du défaut d'alimentation électrique ayant touché la gare parisienne. "Il pourrait s'agir d'un câble électrique souterrain qui aurait pris feu", a déclaré la compagnie ferroviaire. Les Thalys toujours au ralenti à cause de la chaleurPar ailleurs, le trafic des Thalys restait perturbé vendredi en raison des problèmes liés à la canicule. La veille, trois trains avaient été annulés, en provenance ou à destination de la gare du Nord, et les tableaux d'affichage indiquaient encore des retards pouvant aller jusqu'à 80 minutes vendredi. "En Belgique, les records de température ont mis à mal les infrastructures et aujourd'hui encore nous sommes soumis à des limitations de vitesse sur le réseau belge qui occasionnent donc des retards", a expliqué une porte-parole de Thalys.Avec la chaleur, les rails se dilatent, mais aussi les caténaires, ces câbles qui sont indispensables à l'alimentation électrique des trains. Il faudra encore attendre jusqu'à ce week-end pour que la situation soit entièrement rétablie.
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L'une des deux mères de famille françaises soupçonnées d'appartenir au groupe État islamique pourrait être Jennifer Clain, la nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain, qui ont revendiqué au nom de Daesh les attentats du 13 novembre 2015 en France. Cette opération, distincte des rapatriements au cas par cas d'enfants en provenance du Kurdistan syrien, s'inscrit dans le cadre des expulsions régulières des jihadistes par la Turquie.
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Deux femmes jihadistes et neuf enfants âgés de 3 à 13 ans ont atterri mardi matin 24 septembre à l'aéroport de Roissy, près de Paris, de retour de Turquie où ils avaient été arrêtés, indique l'AFP, confirmant une information de France Inter. L'une des deux mères de famille françaises soupçonnées d'appartenir au groupe État islamique pourrait être Jennifer Clain, la nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain, qui ont revendiqué au nom de l'EI les attentats du 13 novembre 2015 en France. Pour "la filiation, il reste à effectuer des vérifications mais c'est l'orientation", a déclaré une source proche du dossier à l'AFP. Fabien et Jean-Michel Clain, vétérans du jihadisme français qui furent au cœur de l'appareil de propagande du groupe État islamique, sont donnés pour morts depuis février, victimes selon plusieurs sources concordantes d'une frappe de la coalition. Jennifer Clain est mariée à Kévin Gonot, un Français condamné à mort en Irak le 26 mai pour appartenance à Daech, père de ses cinq enfants. L'autre femme serait l'épouse Thomas Collange, le demi-frère de Kévin Gonot, avec qui elle a eu quatre enfants. Dans l'attente des suites de la garde à vue de leurs mères, qui peut durer 96 heures, les enfants ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance 900 cas de jihadistes confiés à la justice en FranceLes deux femmes ont été arrêtées en juillet dernier, à la frontière turco-syrienne, en train de fuir la Syrie. Elles avaient été placées en centre de rétention, en Turquie, qui expulse systématiquement les jihadistes français vers Paris. Cette opération est donc distincte des rapatriements au cas par cas d'enfants en en provenance du Kurdistan syrien. Selon les derniers chiffres officiels, plus de 900 cas de jihadistes ont été confiés à la justice en France pour avoir rejoint le groupe État islamique, rapporte France Inter. Dans le détail, un tiers d'entre eux serait présumé mort sur place et un autre tiers serait rentré. Plus de 130 enfants, dont la grande majorité ont moins de cinq ans, seraient rentrés.
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Michel Fourniret sera entendu mardi et mercredi par la juge chargée de l'enquête sur la disparition en 2003 d'Estelle Mouzin, quelques jours après que son ex-épouse l'a accusé d'avoir tué la fillette dans les Ardennes, a-t-on appris lundi de source proche du dossier, confirmant une information de BFM TV.
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Entendue par la juge Sabine Kheris la semaine dernière, Monique Olivier a, selon son avocat Richard Delgenes, accusé son ex-mari d'avoir séquestré, violé et étranglé Estelle Mouzin, 9 ans, à Ville-sur-Lumes (Ardennes) en 2003, dans la maison de sa soeur décédée quelques mois plus tôt.Ces nouvelles déclarations, qui complètent de premiers aveux faits en janvier devant la magistrate par cette femme de 71 ans, s'ajoutent à l'identification récente de l'ADN partiel de la fillette, mêlé à d'autres traces, sur un matelas saisi en 2003 dans cette maison près de Charleville-Mézières, et ont relancé l'espoir de retrouver son corps.A 78 ans, le tueur en série Michel Fourniret, dont les déclarations alambiquées et les problèmes de mémoire compliquent la tâche des enquêteurs, avait fini par avouer en mars sa responsabilité dans cette affaire: "Je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute", avait-il déclaré à la juge.Il avait aussi estimé "pertinent" le fait que le corps de la fillette puisse être dans l'une de ses anciennes propriétés des Ardennes.Fin juin, une cinquantaine de gendarmes et d'experts avaient, sans succès, fouillé la maison de Ville-sur-Lumes.Un ticket de caisse retrouvé chez Fourniret et imprimé dans un supermarché à proximité le 11 janvier 2003 - soit deux jours après la disparition d'Estelle Mouzin à Guermantes (Seine-et-Marne) à 200 km de là - avait guidé les enquêteurs jusqu'à ce quartier pavillonnaire.Malgré des moyens humains et techniques exceptionnels, les fouilles n'avaient rien donné.Les enquêteurs s'étaient ensuite rendus au château du Sautou, son ancienne propriété à une dizaine de kilomètres de là, où deux de ses victimes ont été retrouvées en 2004, sans plus de succès.Michel Fourniret a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001 et condamné à la perpétuité incompressible, avant d'être à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux.Il est également mis en examen pour les disparitions et la mort de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, qu'il a avouées devant la juge Sabine Khéris.
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Le recteur de la cathédrale de Paris a estimé lundi 22 avril, que cette plainte doit permettre de faire "fonctionner" les assurances. Il estime que l'incendie de Notre-Dame est "soit une imprudence soit un court-circuit".
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Monseigneur Patrick Chauvet, le recteur de la cathédrale Notre-Dame à Paris, a annoncé lundi 22 avril qu'il "allait déposer une plainte" pour "destruction involontaire" après l'incendie de la cathédrale lundi 15 avril. "La cathédrale appartient à l'État. Nous avons à l'intérieur du mobilier, les chaises, la sono, les projecteurs... Cela nous appartient et ça ne marche plus. Il faudra bien que je dépose une plainte avec l'État pour que les assurances puissent fonctionner et en même temps pour que je sache exactement ce qui s'est passé", a-t-il expliqué à Franceinfo. Un "millier de personnes" impliqué dans la reconstruction Le recteur a précisé que la plainte serait déposée pour "destruction involontaire" n'envisageant pas que "quelqu'un" ait "voulu mettre le feu". Patrcik Chauvet estime que c'est "soit une imprudence soit un court circuit". Depuis quelques jours de nombreuses personnes, des particuliers, comme des riches familles françaises ont offerts leurs dons pour la reconstruction de Notre-Dame. Près d'un milliard d'euros ont afflué, une somme record. Le recteur a assuré que l'argent servira aux travaux "énormes" qui selon lui pourraient impliquer "un millier de personnes". S'il "reste de l'argent" cela pourra "aider la fondation de (Stéphane) Bern" a-t-il ajouté. Il a également évoqué les salariés de Notre-Dame déclarant vouloir trouver "une activité, au moins pour un bon nombre, pour essayer de les faire vivre jusqu'au moment où on pourra rentrer de nouveau dans la cathédrale".
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Le parquet algérien a réclamé quatre ans de prison ferme contre le journaliste indépendant Khaled Drareni, devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, et ses deux co-accusés, dont le procès s'est ouvert lundi à Alger.
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Le procureur du tribunal de Sidi M'hamed a requis quatre ans ferme et une lourde amende à l'encontre des trois accusés, ainsi que la privation de leurs droits civiques, a-t-on appris de source judiciaire."Consternant et choquant! 4 ans de prison ferme requis par le procureur de la République contre notre correspondant en #Algérie", a protesté Reporters sans frontières (RSF) dans un tweet."@khaleddrareni n'a fait qu'exercer son droit à l'information. @RSF_inter appelle à son acquittement immédiat".Le verdict a été renvoyé au lundi 10 août, selon les avocats et des journalistes sur place. Âgé de 40 ans, M. Drareni dirige le site d'information en ligne Casbah Tribune et travaille comme correspondant en Algérie de la chaîne de télévision française Tv5 Monde et de RSF. Il est accusé "d'incitation à un attroupement non armé et d'atteinte à l'intégrité du territoire national" après avoir couvert le 7 mars à Alger une manifestation du "Hirak", le soulèvement populaire qui a secoué l'Algérie pendant plus d'un an jusqu'à sa suspension il y a quelques mois en raison de l'épidémie de Covid-19.Le journaliste est jugé par visio-conférence depuis le centre pénitentiaire de Kolea, près d'Alger, où il a été placé en détention préventive le 29 mars.- "Journaliste indépendant" -Au cours de l'audience, il a rejeté les accusations, assurant n'avoir fait que son "travail en tant que journaliste indépendant", selon un reporter sur place.M. Drareni est jugé en compagnie de deux figures du "Hirak", Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, également arrêtés le 7 mars à Alger, qui eux étaient présents dans la salle du tribunal. Sous le coup des mêmes charges, ces deux derniers ont bénéficié le 2 juillet d'une remise en liberté provisoire, alors que M. Drareni avait été maintenu en prison."Nous sommes optimistes quant à la libération provisoire de Khaled. Les avocats vont demander sa sortie de prison et le report du procès à septembre", a déclaré à l'AFP M. Benlarbi avant l'audience.Tous les procès sont censés se dérouler à huis clos en raison de la pandémie de Covid-19.Plusieurs ONG de défense des droits humains et de la liberté de la presse, algériennes et internationales, ont exhorté ces derniers mois les autorités à libérer Khaled Drareni et à mettre fin au "harcèlement ciblé des médias indépendants".RSF, qui mène une campagne internationale en sa faveur, a appelé lundi à l'abandon de toutes les charges pesant contre lui."Il faut libérer Khaled Drareni, par fidélité aux idéaux de l'indépendance algérienne", avaient écrit Pierre Audin, fils du militant anticolonial Maurice Audin, et le secrétaire général de RSF Christophe Deloire, dans une tribune publiée jeudi par le quotidien Le Monde.La justice algérienne a multiplié les poursuites judiciaires et les condamnations de militants du "Hirak", d'opposants politiques, de journalistes et de blogueurs.- D'autres reporters emprisonnés -La semaine dernière, le journaliste Moncef Aït Kaci, ex-correspondant de France 24, et le caméraman Ramdane Rahmouni, ont été arrêtés et placés en détention préventive pendant 24 heures avant d'être libérés devant le tollé général.Plusieurs journalistes algériens sont en prison et des procès sont en cours.Abdelkrim Zeghileche, militant pro-"Hirak" et directeur d'une radio algérienne diffusée sur Internet, Radio-Sarbacane, a été à nouveau incarcéré le 24 juin à Constantine (nord-est).Un autre journaliste proche du "Hirak", Ali Djamel Toubal, correspondant du groupe de médias privé Ennahar, a lui été condamné le 14 juillet à 15 mois de prison ferme par la cour d'appel de Mascara (nord-ouest) notamment pour avoir diffusé des images montrant des policiers malmenant des manifestants antirégime.Egalement derrière les barreaux, Belkacem Djir, journaliste de la chaîne TV d'information privée Echourouk News, a écopé le 28 juin d'une peine de trois ans de prison dans une affaire de droit commun liée à son travail d'investigation.L'Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF. Elle a dégringolé de 27 places par rapport à 2015 (119e).
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Avec des revenus qui s'effondrent et des coûts qui augmentent, l'industrie des médias sur le continent africain, déjà extrêmement précaire, est frappée de plein fouet par la crise économique et la pandémie de coronavirus.
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The Punch et Vanguard, deux des plus grands quotidiens au Nigeria, ont annoncé fin mai des coupes budgétaires drastiques qui passent notamment par des dizaines de licenciements au sein de leurs rédactions."Ce qui se passe au Nigeria ne nous est pas spécifique. Le monde entier en ressent les effets", explique Qasim Akinreti, le président de l'Union des journalistes de Lagos. "Nous avons perdu des centaines d'emplois au cours des quatre derniers mois".Au Kenya, certains médias ont réduit les salaires de moitié; en Ouganda, une imprimerie majeure d'hebdomadaires a cessé ses activités; en Namibie, les horaires ont été réduits et les plans de licenciement se sont accélérés.Face à la rapidité et la gravité de la crise, les appels à l'aide des médias aux gouvernements se sont multipliés. En réponse, le Kenya a dévoilé vendredi la création d'un fonds spécial d'environ 900.000 euros qu'elle qualifie d'"historique" pour aider quelque 150 diffuseurs à traverser la tempête.Le Covid-19 "met sous forte pression les stations de télévision et de radio", selon David Omwoyo, le patron de l'autorité de régulation du Kenya.- Souci d'indépendance -Au Cameroun, des journaux privés ont même organisé une journée "presse morte" pour dénoncer l'absence de réaction des pouvoirs publics.Les responsables du principal syndicat des journalistes nigérians ont également exhorté le président Muhammadu Buhari à mettre en place une aide d'urgence aux médias en détresse.Mais beaucoup craignent que cette situation de dépendance ne fasse qu'accroître l'ingérence politique au sein du quatrième pouvoir, déjà souvent infiltré par de puissants intérêts en Afrique."Le gouvernement nigérian harcèle les médias. De nombreux journalistes sont (régulièrement, ndlr) poursuivis pour des délits pas sérieux", affirme Olubunmi Ajibade, professeur à l'Université de Lagos. "Recueillir des fonds de sauvetage auprès du gouvernement en ce moment compromettra leur indépendance et leur liberté", estime-t-il.La propagation du virus n'a pas fait seulement fait chuter les revenus, elle a également posé des défis logistiques sans précédent aux médias.Si les chiffres officiels font état d'un peu plus de 5.000 décès sur le continent, sur un total de plus de 400.000 dans le monde, les gouvernements ont néanmoins imposé des mesures préventives strictes.Le confinement a compliqué les reportages, et contraint les journalistes à télétravailler dans des conditions difficiles, à cause des pénuries récurrentes d'électricité ou de services internet défaillants.- "Diffuser la propagande" -Sur le terrain, plusieurs incidents impliquant les forces de sécurité harcelant les journalistes qui tentaient de faire leur travail ont été recensés.Au Ghana, souvent cité comme un modèle de démocratie en Afrique de l'Ouest, les soldats déployés dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ont "agressé" deux journalistes en avril, selon le Comité pour la protection des journalistes, ONG basée aux Etats-Unis.Un certain nombre de pays, dont l'Afrique du Sud, ont introduit de nouvelles législations criminalisant la diffusion de fausses informations sur la pandémie.Selon Lekhetho Ntsukunyane, responsable du Lesotho à l'Institut des médias d'Afrique australe, deux journalistes du petit royaume ont été rappelés à l'ordre après l'adoption d'une nouvelle réglementation - après quoi le sérieux de leur travail a fini par être reconnu.A Madagascar, le gouvernement d'Andry Rajoelina, qui a mandaté les médias pour qu'ils diffusent les informations officielles sur la pandémie, a poussé l'ingérence encore plus loin."Le régime profite de cette réquisition pour diffuser des messages de propagande", assure à l'AFP Nadia Raolimanalina, chef de service des informations de la télévision MBS et directrice de publication des journaux Le Quotidien et N'y Vaovaontsika."L'État a tout verrouillé (...). On nous a informé que plusieurs médecins sont atteints du coronavirus à l'hôpital Morafeno de Toamasina (est), mais personne ne peut en parler car il y a la peur d'aller en prison pour diffusion de fausses informations", explique-t-elle.
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Des internautes ont lancé une pétition pour appeler le maire à trouver une solution.
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Entre 50 et 100 chats erreraient sur le Mont-Saint-Michel, le joyau de la Manche. S'ils font le bonheur des touristes qui sont des millions à se rendre sur le site chaque année, les riverains et les commerçants, euyx,n apprécient moins la compagnie de ces fêlins qui se multiplient.C'est une pétition en ligne lancée le 1er mai qui a mis en avant le problème des chats errants sur le Mont Saint-Michel.Une campagne de stérilisation"Il faut intervenir à la fois pour assurer l'hygiène du site et notamment de ses restaurants mais aussi dans l'intérêt des chats eux-mêmes car plusieurs d'entre eux sont malades", selon l'une des initiatrices de la pétition, qui ne veut, en revanche, surtout pas entendre parler d'euthanasie.Rapidement, la signature a obtenu plus de 700 signatures et le maire a réagi en annonçant qu'une campagne de capture des félins alalit être lancée. "Les services techniques vont poser des pièges. Les chats pourront ainsi être stérilisés dans un centre spécialisé et ramenés ensuite ici", a-t-il expliqué à ses administrés inquiets. La campagne de stérilisation devrait commencer le 14 mai prochain.
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Le premier semestre de l'année 2020 est le plus chaud jamais enregistré en France.
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Les températures ont été douces en France au premier semestre 2020. "L'anomalie de température moyenne pour cette première moitié d'année est de +1,8°C", par rapport à la moyenne de référence constatée entre 1981 et 2010, a indiqué Météo France mardi. Le premier semestre a ainsi été le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne nationale de 12,5°C, a précisé l'institut. Ce semestre devance très légèrement le premier semestre de l'année 2007 (12,4°C) et le premier semestre 2014 (12,1°C). Les mois de janvier, février et avril ont connu "les anomalies de températures mensuelles les plus fortes". Le mois de février a été particulièrement doux avec une température moyenne supérieure de 3,6°C par rapport à la moyenne référencée. Les anomalies de températures les plus fortes se trouvent sur une grande partie centrale du pays : Orly (Val-de-Marne) et Brive (Corrèze), par exemple, ont connu des températures moyennes plus chaudes que la normale de 2,4°C sur les six premiers mois de l'année. A Lyon, Chartres et Tours, les températures moyennes ont été supérieures de 2,3°C par rapport aux normales de saison. A Clermont-Ferrand, Poitiers et Laval, les températures ont été plus chaudes de 2,2°C. C'est à Alistro en Corse que l'anomalie la plus élevée a été mesurée, avec une température moyenne de 15,9°C, supérieure à 2,9°C de la moyenne de référence.Le mois de juin qui s'achève n'a en revanche rien eu de remarquable, avec une température moyenne proche de la normale, indique encore Météo France.
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Son état s'est dégradé tellement rapidement qu'il n'a même pas pu être hospitalisé.
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La gendarmerie a annoncé jeudi 26 mars le premier décès d'un gendarme des suites de l'épidémie de Covid-19. Il est mort mercredi soir à son domicile de la caserne de Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne. Il n'était pas en contact avec le public, et les circonstances de sa contamination ne sont pas connues. Coronavirus: Comment les victimes sont-elles comptées ?par BFMTVCe sous-officier de la gendarmerie, âgé de 51 ans, était confiné depuis quelques jours pour suspicion de Covid-19. Son état s'est brusquement aggravé mercredi, au point qu'il n'a pas eu le temps d'être hospitalisé, a-t-on ajouté de même source.Ce gendarme, marié et père de trois enfants, n'était pas en contact avec le public et les circonstances dans lesquelles il est tombé malade ne sont pas connues, a-t-on précisé.La gendarmerie a indiqué qu'elle allait tenter de recenser toutes les personnes ayant été en contact avec ce sous-officier au sein de la caserne. La caserne de Maisons-Alfort est l'une des plus importantes d'Île-de-France.
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SpaceX est devenue samedi en Floride la première société privée à lancer des astronautes dans l'espace, un succès historique qui offre aux Etats-Unis un nouveau moyen de transport spatial, après neuf ans d'interruption.
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Petit point brûlant s'évanouissant dans le ciel, la fusée a propulsé les astronautes Bob Behnken et Doug Hurley en dix minutes 200 km au-dessus des océans, filant à 20 fois la vitesse du son vers la Station spatiale internationale (ISS) à laquelle ils s'amarreront automatiquement dimanche à 14H29 GMT si tout se poursuit normalement. Leur ascension hypersonique a été retransmise en direct par des caméras à l'intérieur de leur capsule Crew Dragon, et une fois tranquilles en orbite, les deux meilleurs amis en ont offert une visite guidée, faisant des galipettes en apesanteur, au-dessus de Terre-Neuve. Ils ont baptisé leur vaisseau Endeavour, clin d'oeil à la navette dans laquelle chacun a voyagé à la fin des années 2000.La météo changeante n'a finalement pas provoqué de second report, alors que des risques de foudre avait reporté de mercredi à samedi ce décollage.La fusée construite par SpaceX près de Los Angeles a décollé sans encombre, dans un ciel finalement largement bleu, à 15H22 (19H22 GMT) du centre spatial Kennedy, sous les yeux de dizaines de milliers de personnes installées le long des plages de la zone, et de Donald Trump, venu assister en personne à ce que la Nasa appelle l'aube d'une nouvelle ère spatiale. "D'anciens dirigeants ont mis les Etats-Unis à la merci de pays étrangers pour envoyer nos astronautes en orbite. C'est fini", a déclaré dans une allusion au fait que depuis la fin des navettes spatiales en 2011, les fusées russes envoyaient les Américains vers l'ISS."Le lancement d'aujourd'hui démontre que l'avenir appartient à l'industrie spatiale privée", a-t-il dit, après avoir fait applaudir Elon Musk, le fondateur de SpaceX en 2002.- Nouveau modèle économique -"Je suis submergé d'émotion", a dit le patron lors d'une conférence de presse plus tard. "J'ai du mal à parler, cela fait 18 ans que nous travaillions avec cet objectif. J'ai du mal à croire que c'est arrivé".La mission peut sembler un pas modeste dans l'exploration spatiale: "Bob" et "Doug" n'iront ni sur la Lune ni vers Mars, seulement dans la vieille station spatiale, à 400 km de la Terre, où Russes et Américains et d'autres vont et viennent depuis 1998. La Nasa, pourtant, y voit une "révolution", car SpaceX va redonner aux Etats-Unis un accès à l'espace, moins cher que ses programmes précédents. Pour trois milliards accordés depuis 2011 dans le cadre d'un contrat à prix fixe, SpaceX a entièrement développé un nouveau taxi spatial et promis six allers-retours vers l'ISS. Auparavant, l'agence spatiale commandait un véhicule spécifique aux géants de l'industrie, et assumait tous les dépassements budgétaires.Ce faisant, l'ex-start-up a battu Boeing, dont la capsule Starliner a raté un vol d'essai à vide l'an dernier. Ajoutant à la mythologie naissante de la société, le lancement s'est fait depuis le pas 39A d'où décollèrent les missions Apollo d'exploration de la Lune dans les années 1960 et 1970. "Nous n'avions plus vu d'astronautes américains s'envoler du territoire américain à bord de fusées américaines depuis neuf ans", a dit l'administrateur de la Nasa, Jim Bridenstine. "Aujourd'hui, nous l'avons refait".Pour Elon Musk, génial et impétueux entrepreneur obsédé par la planète rouge, les sauts de puce à 400 km de la Terre ne sont qu'une étape, "une première étape dans notre voyage pour établir une civilisation sur Mars", et faire de l'humanité une "espèce multiplanétaire".- Hollywood -La confiance a dû se gagner. Elon Musk ne connaissait rien aux fusées quand il a créé SpaceX. Ses trois premiers lancements échouèrent. Une fusée a explosé au sol, une autre peu après le lancement avec un ravitaillement pour l'ISS. L'an dernier, la capsule Dragon elle-même a explosé lors d'un test des moteurs au sol. Le programme aurait dû commencer en 2017. In fine, les responsables de la Nasa ont donné le feu vert pour confier à SpaceX deux de ses astronautes, et parlent des "miracles" de ce partenariat d'un nouveau genre, qui fonctionnait déjà bien pour la livraison de fret à l'ISS depuis 2012.Dragon est une capsule comme Apollo, mais version XXIe siècle. Des écrans tactiles ont remplacé boutons et manettes. L'intérieur est dominé par le blanc, l'éclairage plus subtil. Un seul cordon "ombilical" relie les combinaisons aux sièges pour fournir air frais et communications aux deux hommes, habillés de combinaisons spatiales ajustées, dessinées avec l'aide d'un costumier de Hollywood. Si elle est certifiée sûre après sa mission dans l'espace, qui pourrait durer jusqu'en août, les Américains ne dépendront plus des Russes pour accéder à l'espace. Les acheminements depuis la Floride redeviendront réguliers, avec quatre astronautes à bord. SpaceX entend aussi faire voyager des passagers privés en orbite, voire dans l'ISS, peut-être l'an prochain.
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Le pape François a fustigé le souverainisme, une attitude de "fermeture" qui "mène à la guerre", et a jugé que le populisme avait un discours "très proche", dans un entretien publié vendredi par La Stampa, au beau milieu d'une crise politique déclenchée en Italie par le leader d'extrême droite Matteo Salvini.
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"Le souverainisme est une attitude d'isolement. Je suis préoccupé parce qu'on entend des discours qui ressemblent à ceux d'Hitler en 1934. +Nous d'abord. Nous...nous+: ce sont des pensées qui font peur", a souligné le souverain pontife dans l'interview au quotidien turinois, sans évoquer de nom ni de pays en particulier.L'homme fort du gouvernement italien Matteo Salvini, chef de la Ligue, a fait éclater jeudi la coalition au pouvoir dans laquelle il était allié au Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème), provoquant une crise politique. En cas d'élections anticipées à l'automne, il devrait concourir seul et les sondages lui prédisent une large victoire avec l'appoint du parti post-fasciste Fratelli d'Italia.M. Salvini, qui se dit ami du dirigeant hongrois Viktor Orban et de la cheffe de l'extrême droite française Marine Le Pen, revendique appartenir à un "front souverainiste" dont le but est de "chasser les oligarques européens"."Un pays doit être souverain, mais pas fermé. La souveraineté doit être défendue, mais les rapports avec d'autres pays, avec la Communauté européenne, doivent également être défendus. Le souverainisme est une exagération qui finit toujours mal: elle mène à la guerre", a ajouté le pape.Interrogé sur "le populisme", il a estimé qu'il s'agissait "du même discours". "Les populismes nous mènent aux souverainismes: ce suffixe en +isme+ ne fait jamais du bien", a-t-il asséné. Réagissant dans un tweet, Marine Le Pen a jugé cette phrase "affligeante": "quid du catholicisme et du christianisme à ses yeux?!", s'est-t-elle interrogée. Pour François, l'Europe, qui représente "l'unité", "ne doit pas se dissoudre". "Elle s'est affaiblie avec les années, aussi en raison de quelques problèmes de gouvernance, de dissensions internes. Mais il faut la sauver. Après les élections, j'espère qu'un processus de relance va commencer", a-t-il dit, en saluant la nomination d'une femme à la tête de la Commission européenne, l'Allemande Ursula von der Leyen.Le pape évoque régulièrement le danger de la montée des partis populistes anti-immigration, sans jamais nommer les pays ou dirigeants concernés.
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D'après les informations de Marianne, le cerveau présumé de l'attentat de Charlie Hebdo, a été interpellé ce jeudi à Djibouti.
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En fuite depuis 2011, Peter Chérif, proche des frères Kouachi et commanditaire présumé de l'attentat de Charlie Hebdo, aurait été arrêté ce jeudi à Djibouti, révèle Marianne. Il serait actuellement en cours d'extradition.Connu également sous le nom d'Abou Hamza, il est l'un des terroristes les plus recherchés au monde. Membre de la filière des Buttes-Chaumont dans les années 90, Peter Chérif est également soupçonné d'avoir été en contact avec Amedy Coulibaly, auteur de l'attaque de l'Hyper Cacher, le 9 janvier 2015.Après avoir combattu en Irak dans les années 2000, Peter Chérif s'était ensuite engagé dans les rangs d'Al-Qaida au Yémen. C'est ici que sa route a croisé celle de Saïd Kouachi. Autre détail qui intrique les enquêteurs : Peter Chérif a suivi une formation de conducteur de poids lourd à Dammartin-en-Goële, à quelques pas de l'imprimerie où s'étaient réfugiés les frères Kouachi le 9 janvier 2015.
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L'Île-de-France, le Grand-Est, l'Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France regroupent toujours 72% des patients hospitalisés.
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Selon le dernier bilan de la direction générale de la Santé, diffusé vendredi soir, l'épidémie de Covid-19 a fait 27.529 morts en France depuis le 1er mars, avec 104 décès supplémentaires enregistrés en 24 heures. 17.342 personnes sont décédées en milieu hospitalier et 10.187 en Ehpad et autres établissements médico-sociaux. Ce dernier chiffre est inférieur à celui indiqué jeudi (- 14 décès) car entre le 13 et le 14 mai, des corrections de données de plusieurs établissements d'Île-de-France ont été apportées par l'Agence régionale de santé (ARS). Ce vendredi 15 mai, 19.861 personnes sont hospitalisées pour une infection Covid-19 dont 2.203 en réanimation. 438 nouvelles admissions ont été enregistrées en 24 heures. 64 nouveaux cas graves ont été admis en réanimation. La baisse des hospitalisations se poursuit en réanimation, avec 96 malades de Covid-19 en moins par rapport à jeudi. Quatre régions - Île-de-France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts-de-France - regroupent toujours 72% des cas hospitalisés. En Outre-Mer (Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique, Mayotte), on relève 109 hospitalisations, dont 23 en réanimation. Depuis le début de l'épidémie, 98.192 personnes ont été hospitalisées, dont plus de 17.000 en réanimation.Jeudi, SOS médecins a réalisé 297 interventions pour suspicion de COVID-19, soit 6% de l'activité totale. Les services d'urgence ont noté 701 passages pour ce même motif, soit 3% de l'activité totale.Par ailleurs, Santé publique France a enregistré 144 signalements de "maladies systémiques atypiques pédiatriques" depuis le 1er mars 2020 et déplore le décès d'un enfant de 9 ans. En cas de fièvre élevée et durable, de manifestations inflammatoires (ganglions, éruptions) chez l'enfant, il convient de demander rapidement un avis médical.
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Il s'était réjoui de la mort du gendarme Arnaud Beltrame sur les réseaux sociaux.
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"Quel pied !" Les propos de Stéphane Poussier sur la mort du gendarme Arnaud Beltrame avaient scandalisé, y compris au sein de son mouvement politique. L'ancien candidat de La France insoumise aux législatives dans le Calvados a été placé en garde à vue pour apologie d'actes terroristes, a-t-on appris dimanche 25 mars auprès de la police et du parquet de Lisieux (Calvados).De source policière, l'ancien candidat a été interpellé à son domicile de Dives-sur-Mer, dans le Calvados, pour avoir publié samedi deux tweets faisant l'apologie du terrorisme et se félicitant du décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. "Stéphane Poussier est en garde à vue depuis ce matin 11H30 pour apologie d'actes terroristes après des propos publiés hier sur son compte Twitter", a confirmé à l'AFP le procureur de la République de Lisieux, David Pamart.Candidat malheureux de La France insoumise dans la 4ème circonscription du Calvados, il avait déclaré sur Twitter "A chaque fois qu'un gendarme se fait buter (...) je pense à mon ami Rémi Fraisse", le jeune militant écologiste tué en 2014 à Sivens par une grenade tirée par un gendarme. "Là c'est un colonel, quel pied! Accessoirement, encore un électeur de Macron en moins", avait-il ajouté. Ses remarques ont provoqué de vives réactions dans la twittosphère et son compte a été désactivé.Les tweets ont été condamnés par son mouvement, la France Insoumise et par son leader Jean-Luc Mélenchon. Le député LREM Christophe Blanchet, élu dans la circonscription du Calvados, a réagi sur Twitter: "Je suis totalement indigné devant de tels propos".Le compte Twitter de Stéphane Poussier a depuis été supprimé, mais les messages sont toujours visibles sur Facebook. Plus tôt dans la journée, Alexis Corbière, contacté par le HuffPost, a dénoncé des messages "abjects et ignobles". "On est en train d'établir le contact avec lui pour qu'il retire ses tweets, mais nos appels et messages restent pour le moment sans réponse", a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis qui indique que Stéphane Poussier "n'a pas la légitimité de se réclamer de la France insoumise".
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Après un acte 18 marqué par un fort regain de mobilisation, la maire de Paris fait part de sa colère dans les colonnes du Parisien. "On devrait être capable de maîtriser une situation comme celle que nous venons de vivre", estime-t-elle.
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Boutiques et restaurants pillés et incendiés sur les Champs-Élysées, affrontements avec les forces de l'ordre : pour son acte 18, la mobilisation des "gilets jaunes" a été marquée samedi 16 mars par un très fort regain de violences à Paris, où 237 personnes ont été interpellées. "Extrêmement choquée par ces violences", Anne Hidalgo est également "en colère". "Quand je vois cette ville, cette avenue (des Champs-Élysées), les commerçants, les citoyens, quand je vois tous les efforts réalisés pour se relever à chaque fois, pour aller de l'avant... Paris a su se relever du pire, je pense notamment aux attentats, mais tous ces efforts sont ruinés", a déploré samedi soir dans les colonnes du Parisien la maire de Paris. "On devrait être capable de maîtriser une situation comme celle que nous venons de vivre", estime l'élue socialiste qui réclame des comptes à l'exécutif. "J'attends du gouvernement des explications, des réponses, qui n'excuseront en rien ces violences", exige Anne Hidalgo, qui a demandé à être reçue par le Premier ministre Édouard Philippe. "Il faut sortir de ce cauchemar. Cette fois, ça suffit", martèle-t-elle. "Nous sommes au cœur d'une crise sociale et politique majeure. Ces fractures ne peuvent pas durer. On ne peut plus continuer comme ça !", insiste-t-elle.De son côté, Emmanuel Macron a affirmé samedi soir vouloir prendre rapidement "des décisions fortes, complémentaires" pour que ces violences "n'adviennent plus".
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Confiné à son domicile, comme la majorité des Français, le patron du PS Olivier Faure répondait aux questions de CNews quand il a été interrompu par son fils.
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Séquence émouvante dans une actualité morose. Ce mardi matin, Olivier Faure était l'invité de la matinale de la chaîne d'informations CNews. Assis à son bureau, le premier secrétaire du Parti socialiste répondait en direct aux questions Gérard Leclerc quand son fils est arrivé devant la caméra de son ordinateur."J'ai un de mes fils qui arrive", a fait remarquer Olivier Faure avant d'indiquer gentiment à son garçonnet : "J'arrive après, je suis à la télévision là". Avant d'obéir, celui-ci a tenu à faire un gros câlin à son papa. Très discret sur sa vie privée, le patron du PS est, rappelle Closer, le père de quatre enfants, qui ont tous des prénoms vietnamiens, en hommage à ses origines maternelles : Anh Dao, Minh Tri, Quang Long et Quon Haï. En couple depuis de longues années avec Soria Blatman, avec laquelle il a deux enfants, Olivier Faure était déjà le papa de deux enfants nés d'une précédente union.
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Selon une estimation Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France, LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde, l'abstention à 20 heures pourrait atteindre 22 %. En 2012, elle n'était que de 20,52 % au premier tour.
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Ce dimanche, le taux d'abstention pourrait être le plus fort depuis le 21 avril 2002 où la plus forte abstention avait été enregistrée (28,40%). À 17 heures, ce dimanche 23 avril, le taux de participation au premier tour de l'élection présidentielle en France métropolitaine était de 69,42 %. Soit une légère baisse par rapport à 2012, où la participation était de 70,59%.À midi, le taux de participation s'élevait à 28,54%, un chiffre en très légère hausse par rapport à 2012, où il était de 28,29%. Les trois départements affichant la plus forte participation à la mi-journée étaient : le Gers (38,46%), la Corrèze (38,11%) et le Cantal (36,34%).L'élection présidentielle est traditionnellement celle où les Français se mobilisent le plus. En 2012, le taux de participation au premier tour était de 79,48%, mais n'avait pas égalé 2007 et son taux de participation record de 83,77%. En 2002, l'élection présidentielle avait à l'inverse beaucoup moins mobilisé avec seulement 71,60% de votants au premier tour.Selon les derniers sondages, l'abstention quant à elle pourrait atteindre entre 32 et 35% sur les 47 millions d'électeurs inscrits sur les listes.
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Les flux de circulation vont s'inverser, et les retours vers le nord vont prendre le pas sur les départs vers le sud du pays.
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Orange au niveau national et rouge sur l'arc méditerranéen et ne Auvergne-Rhône-Alpes. La circulation sera "difficile", voire "très difficile" durant tout le week-end du 15 août, a indiqué vendredi 15 août Bison Futé."Les retours en direction du nord vont prendre le pas sur les départs vers les régions côtières. Les flux de circulation majoritaires se feront du sud du pays vers le nord", résume l'organisme d'information routière dans son communiqué. Durant tout le week-end, "la circulation sera dense et bien souvent difficile sur l'arc méditerranéen entre l'Italie et l'Espagne", dans les deux sens, sur les autoroutes A8, A7, A54 et A9.Dans le sens des départs, les difficultés vont se concentrer samedi en Auvergne-Rhône-Alpes et sur le pourtour méditerranéen avec une journée classée rouge. Bison Futé conseille de quitter ou traverser l'Île-de-France avant 8H00. Dans le sens des retours, vendredi et samedi sont classés rouge sur le littoral méditerranéen tandis que dimanche, les plus gros ralentissements sont attendus en Auvergne-Rhône-Alpes. Pour ce week-end de chassé-croisé, quelque 550 policiers seront déployés sur 117 points de contrôles de l'agglomération parisienne, a indiqué la préfecture de police de Paris dans un communiqué.
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David Hallyday a eu 52 ans mardi 14 août. Un moment forcément spécial pour celui qui fêtait son premier anniversaire depuis le décès de son père.
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Une ombre a plané sur les 52 ans de David Hallyday. Ce mardi 14 août, le chanteur fêtait son premier anniversaire depuis le décès de son père, le 5 décembre 2017 à Marnes-la-Coquette. Afin de pallier l'absence de « l'idole des jeunes », les proches de son fils se sont mobilisés afin que l'événement soit agréable malgré tout. Comme le révèle Gala, David Hallyday a décidé de passer ce moment chez lui, au Portugal, en compagnie de ses enfants : Ilona âgée de 23 ans, Emma 20 ans et Cameron, qui a vu le jour le 8 octobre 2004.D'après Gala, ces derniers ont décidé de lui concocter un anniversaire aux petits oignons, avec une grande table dans le jardin, des grands tapis pour pouvoir s'allonger sur l'herbe et un bar à cocktails pour les convives. Emma Smet a aussi souhaité mettre les petits plats dans les grands sur les réseaux sociaux, en déclarant sa flamme à son père via Instagram.Logiquement, sa maman a tenu à participer à l'hommage. Sylvie Vartan a décidé de poster le message suivant sur son compte Instagram : « Joyeux anniversaire à mon joli fils. Si fier de toi. »David Hallyday a été touché par ces messages ainsi que par ceux que ses fans lui ont adressés. L'artiste a réagi sur les réseaux sociaux : « Merci à vous tous ! Je vous embrasse. »
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VIDÉO - Les visiteurs du zoo de Londres ont vécu de longues minutes d'angoisse jeudi. Un gorille mâle au dos argenté, nommé Kumbuka, a réussi à s'échapper de son enclos en brisant une vitre de protection.
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Après une escapade de plus d'une heure, ses gardiens sont parvenus à l'endormir et à le remettre en captivité. Aucun visiteur n'a été blessé.La traque a duré de 17h17 à 18h30, heure anglaise, expliquent plusieurs médias anglais. Juste avant de casser le verre de son enclos, Kumbuka (18 ans), avait montrer des premiers signes d'énervement. Le personnel avait alors demandé aux visiteurs de rester calmes et silencieux devant lui. "Il était stressé. Il regardait tout le monde (...) Ensuite il a semblé fixer un point pendant un moment. Les gens hurlaient et l'excitaient. Et puis il a sauté sur une corde et s'est balancé contre la vitre. C'était effrayant", a raconté Chloé, une étudiante vétérinaire qui a filmé la scène. Les visiteurs ont alors été mis à l'abri et confinés dans différents locaux du zoo. Certains d'entre eux ont d'ailleurs publié des photos de leur attente sur les réseaux sociaux. Certains visiteurs se sont vu offrir du thé et du café au restaurant du zoo pour les remercier de leur patience. Pendant ce temps, des gardiens équipés d'armes avec cartouches tranquillisantes se sont lancés à la recherche de l'animal. Des policiers et des hélicoptères ont également été mobilisés, selon le Daily Mail. Kumbuka a finalement été tranquillisé par les vétérinaires. Il est désormais "éveillé et va bien", a ensuite précisé le zoo qui a rouvert ses portes le lendemain.Un membre de l'équipe a raconté à BuzzFeed News que ce n'était pas la première fois que le gorille tentait de quitter sa cage. "Il a heurté la vitre de confinement plusieurs fois", a-t-il précisé. Une enquête va être menée pour déterminer les causes de l'incident qui n'a fait aucun blessé.Fin mai, l'histoire avait été moins heureuse : un petit garçon de 3 ans était tombé dans l'enclos d'un gorille du zoo de Cincinnati (États-Unis). L'animal l'avait traîné sur plusieurs mètres, forçant les gardes de l'établissement à abattre un grand singe, du nom d'Harambe. Un acte qui avait consterné certains militants de la cause animale.
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• Une publication a fait le tour des réseaux sociaux ce week-end, notamment reprise par des compte d'extrême-droite. Un certain Grégoire y raconte que son frère Augustin, 17 ans, a été roué de coups et grièvement blessé vendredi soir, place Bellecour à Lyon, pour avoir pris la défense de jeunes filles agressées par "cinq racailles colorées". • Mais les adolescentes démentent cette version.
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Si elles confirment avoir été importunées - pas agressées - par des garçons et remercient Augustin d'être intervenu, elles assurent qu'il a reçu un seul coup de poing. • Une enquête a été ouverte mais la police lyonnaise indique n'avoir reçu aucun appel au sujet de cet incident vendredi soir. Qu'est-ce que "l'affaire Augustin", évoquée depuis ce week-end ? Ce garçon de 17 ans aurait été passé à tabac, vendredi 21 août à Lyon, après avoir empêché un groupe de jeunes de s'en prendre à des filles, selon une publication de son frère sur Facebook. La famille a déposé une plainte dimanche à la gendarmerie de Fontaines-sur-Saône (Rhône), a confirmé à l'AFP une porte-parole de la police lyonnaise, qui a récupéré le dossier lundi et mène désormais l'enquête sur les faits. "Fracassé gratuitement sans que personne n'intervienne" Les faits se seraient déroulés vendredi vers 23h00, à proximité d'une supérette de la place Bellecour, selon le récit du frère. "Un groupe de cinq racailles colorées (sic) a commencé à agresser des filles" à un arrêt de bus, a-t-il relaté sur Facebook. "Voyant cela, mon petit frère Augustin de 17 ans a pris leur défense en retenant ces individus le temps qu'elles rentrent à l'abri dans le Monoprix. À cinq contre lui (...) ils l'ont fracassé gratuitement sans que personne n'intervienne, ni pour les filles, ni pour lui", a ajouté le frère, évoquant "plusieurs dents cassées, une fracture de la mâchoire". Sur CNews mardi, la mère d'Augustin a indiqué qu'un de ses agresseurs "l'a assommé par-derrière, il est tombé. Il se souvient plus de tout, il a été roué de coups, il a la mâchoire cassée, les dents cassées. Quand il s'est réveillé, ils n'étaient plus là". Les jeunes filles contredisent ce récit Mais les supposées victimes ne confirment pas cela. Deux des jeunes filles se sont confiées lundi à CheckNews, le site de "fact checking" de Libération. La première confirme qu'elles ont fait l'objet de harcèlement de rue, pas d'une agression : "Ils étaient lourds et insistants mais ils ne nous ont pas touchées du tout". "C'est à ce moment-là qu'Augustin et son copain interviennent. Ils parlent avec les garçons, ils leur font remarquer qu'on n'a pas l'air intéressées", poursuit la deuxième. "Le ton monte, ils commencent à mal se parler et disent qu'ils vont se battre à un contre un. Je me suis interposée, avec ma copine on disait que ça ne servait à rien de se battre. On pensait que ça allait se régler et là un des garçons a mis un coup de poing à Augustin par-derrière, dans la mâchoire. Augustin ne l'a pas vu venir. Il a perdu une dent", explique-t-elle. "Après le coup, Augustin est tombé, il s'est relevé directement, il n'a pas perdu connaissance", poursuit la jeune fille. "Pas du tout" laissé pour mort "Après, les garçons sont partis, sachant que moi et mes copines nous nous sommes interposées, ne sommes pas parties. On s'est assurées que tout allait bien, on est restées plus de vingt minutes avec lui", a aussi nuancé l'une des jeunes filles au micro d'Europe 1 mercredi. "Il a voulu bien faire", reconnaît-elle. "Merci à Augustin de s'être interposé, sauf que je ne pense pas que c'était nécessaire. Après, les réseaux sociaux ont commencé à alimenter tout ça, à mentir et dire n'importe quoi, comme quoi un garçon l'avait frappé, qu'il l'avait laissé pour mort et nous aussi, alors que pas du tout ! Ce n'est pas du tout ce qui s'est passé, il s'est mangé un coup de poing et on s'est quand même assurées qu'il allait à l'hôpital et que tout allait bien."La vidéosurveillance va être exploitée Selon la police, aucun appel n'a été passé aux pompiers ni à la police vendredi soir, ni de la part d'éventuels témoins, ni de la victime. La police compte exploiter notamment la vidéosurveillance de la place Bellecour et de ses abords. Selon le site d'information LyonMag, qui a révélé l'affaire lundi, l'adolescent s'est rendu à l'hôpital accompagné d'un proche.L'affaire a suscité des réactions sur les réseaux sociaux, où le hashtag #JusticePourAugustin fait écho à l'affaire, et dans le milieu politique.Réactions politiques à droite "Comme pour Marin (un étudiant passé à tabac en 2016 à Lyon pour avoir défendu un couple qui s'embrassait dans la rue, ndlr), comme pour Axelle (une aide-soignante fauchée mortellement après une altercation avec des jeunes en juillet à Lyon, ndlr), les agresseurs sont toujours les mêmes racailles. Bravo à Augustin pour son courage qu'il paie à grand prix", a ainsi tweeté la conseillère régionale RN Agnès Marion, qui était candidate aux municipales."Le courage admirable du jeune Augustin mérite que la violence de ses agresseurs soit frappée lourdement. La place Bellecour ne peut pas être abandonnée à des bandes de sauvages. Il faut refuser cette soumission", a aussi tweeté le président LR de la région, Laurent Wauquiez."Vendredi soir, cinq voyous ont gravement blessé Augustin (17 ans) parce qu'il défendait deux jeunes filles agressées. Debout la France apporte tout son soutien à ce jeune homme si courageux et exige des peines sévères contre ses lâches agresseurs #JusticePourAugustin", a écrit Nicolas Dupont-Aignan, président du parti. Pour Julien Odoul, conseiller régional RN de Bourgogne-Franche-Comté, "Augustin, 17 ans, a sauvé deux jeunes filles à Lyon. Il a gravement été blessé par les sauvages agresseurs. Que cet acte héroïque déclenche le sursaut du peuple français contre l'ensauvagement !", a-t-il tweeté.
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Des munitions de la Seconde Guerre mondiale ont été retrouvées sur un chantier du mythique édifice parisien, révèle ce mercredi France Bleu Paris.
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Une étonnante trouvaille a été faite lundi après-midi sur un chantier de rénovation de l'Opéra Garnier, situé dans le 8e arrondissement de la capitale. Des munitions datant de la Seconde Guerre mondiale ont été exhumées, révèle ce mercredi France Bleu Paris."Des ouvriers travaillant au rez-de-chaussée du palais, dans la partie administrative de la rue Scribe, ont trouvé lundi matin, sous une dalle du monument, un chargeur plein datant de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agissait de travaux internes basiques, comme on en réalise régulièrement", a expliqué l'Opéra au Figaro.Une enquête menéeAu total, trente cartouches Mauser P181 et deux chargeurs ont été repérés sous des dalles du célèbre monument parisien. La marque allemande Mauser Waffenfabrik, spécialisée dans la fabrication d'armes, avait fourni l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Les munitions ont évidemment été remises à la police et une enquête va être menée pour déterminer leur provenance.Comme le rappelle Le Figaro, 500 000 projectiles ont été tirés sur le sol français pendant la Seconde Guerre mondiale, et selon des historiens, un quart d'entre eux n'ont jamais explosé. Le quartier de l'Opéra Garnier ayant quant à lui été fréquenté par des représentants des forces d'occupation pendant cette période.
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Près de deux mois après la mort de Philippe Monguillot, conducteur de bus à Bayonne agressé par des usagers, l'avocat d'un des deux meurtriers présumés affirme que le premier coup aurait été porté par le chauffeur. Mardi 1er septembre, son client mis en examen pour "homicide volontaire" sera entendu pour la première fois par l'instruction.
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"C'est mon client qui a été violemment agressé en premier". Les avocats de deux hommes accusés d'avoir tué il y a deux mois un chauffeur de bus à Bayonne lors d'un contrôle ont affirmé lundi 31 août que le premier coup avait été porté par le conducteur. Le conseil de la famille de la victime a quant à lui aussitôt dénoncé un "alibi invraisemblable". Des images de la vidéosurveillance, à l'intérieur et à l'extérieur du bus, "établissent que le chauffeur (...) s'approche des quatre garçons assis à l'arrière et assène, à 19h07, un violent coup de tête au visage de mon client", a affirmé à l'AFP Maître Thierry Sagardoytho, confirmant des informations du journal La République des Pyrénées.Son client, l'un des deux mis en examen pour "homicide volontaire", âgé de 22 ans, sera entendu mardi pour la première fois sur le fond par la juge d'instruction saisie du dossier, à Bayonne. "L'élément intentionnel de donner la mort ne résulte pas des éléments du dossier""On a quelque chose qui a dégénéré mais l'élément intentionnel de donner la mort ne résulte pas des éléments du dossier", a ajouté Maître Frédéric Dutin, avocat du second mis en examen pour le même chef, 23 ans. Les deux avocats jugent "possible" d'obtenir une requalification des faits en "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".Pour les avocats de la défense, le parquet de Bayonne a "fait l'impasse" sur ces images, "versées au dossier depuis le 6 juillet". Ils ont demandé à la juge d'avoir "accès à l'intégralité des images".Deux autres protagonistes ont été mis en examen et écroués pour "non-assistance à personne en danger". "Alibi invraisemblable"Le 5 juillet, Philippe Monguillot, 59 ans, qui voulait contrôler le ticket d'un passager et exigeait le port du masque pour trois autres, avait été roué de coups et grièvement blessé à la tête. En état de mort cérébrale, il était décédé 5 jours plus tard.Interrogé par l'AFP, Me Alexandre Novion, avocat de l'épouse et des trois filles du chauffeur, a estimé que ces "gens incapables de présenter la moindre compassion" sont "à la recherche de l'alibi le plus invraisemblable pour justifier leur déferlement de haine"."On a donc un système de défense qui consiste à dire que c'est la victime qui l'a bien cherché", a-t-il ajouté en précisant qu'il n'avait "pas eu accès à ces images".
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Les Îles Marquises, archipel de Polynésie française, sont candidates à l'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco, a-t-on appris mardi auprès du président de la Communauté de communes des Îles Marquises (CODIM), Benoit Kautai.
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Une délégation des Marquises et du gouvernement polynésien a présenté mardi à Paris, devant le Comité national des biens français du patrimoine mondial, le dossier en vue de l'inscription de l'archipel au patrimoine mondial de l'Unesco. Il s'agissait de la deuxième étape d'une procédure encore longue pour obtenir le label Unesco.Le 10 avril 2018, le Comité national avait déjà validé la première étape de l'instruction du dossier.Mardi, la délégation entendait démontrer la valeur universelle exceptionnelle du "Bien îles Marquises", qui comprend 9 sites sur les cinq principales îles des Marquises, avec une inscription "mixte" combinant "nature et culture".Sur le plan de la "nature", les îles Marquises présentent par exemple "une verticalité de falaises exceptionnelles", notamment l'ile de Ua Pou, avec ses pics et pitons, mais aussi des "récifs-barrières qui n'émergent pas", la présence de nombreuses espèces de poissons et dauphins très proches des côtes, d'une grande diversité d'oiseaux et d'une forte densité de chlorophylle dans l'eau.En matière culturelle, les îles présentent "une architecture monumentale cérémonielle et d'habitat sans précédent", et comptent de nombreux "tiki" (statues) et "paepae", hautes plateformes en pierre qui étaient les anciennes habitations des marquisiens."Si l'étape 2 du dossier est validée, il faudra ensuite mettre en place un comité de gestion qui rassemblera toutes les forces vives locales pour réfléchir à un mode de gestion des sites choisis", a expliqué M. Kautai.Il faudra ensuite finaliser le dossier complet qui sera soumis à l'Unesco, après décision du Président de la République. Cette dernière phase durera entre 18 et 24 mois.
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Un étudiant de 19 ans porté disparu depuis samedi matin alors qu'il participait à un week-end d'intégration avec ses camarades en Corrèze a été retrouvé mort dans un lac, selon des sources concordantes lundi.
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Les plongeurs de la gendarmerie ont retrouvé dimanche en début d'après-midi le corps dans le lac de Soursac, un village de 500 habitants à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Tulle, a annoncé la gendarmerie. Le corps a été découvert par une unité spécialisée de La Rochelle équipée d'un sonar, les recherches de la veille s'étaient révélées infructueuses en raison d'une forte turbidité de l'eau selon la gendarmerie.Des moyens importants avaient été déployés pour retrouver le jeune homme, qui participait à un week-end d'intégration avec environ 125 étudiants d'une unité STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) basée en Ile-de-France, selon les pompiers. Deux camarades avaient donné l'alerte en fin de matinée après avoir vu le jeune homme plonger dans l'eau sans remonter à la surface, a-t-on précisé de source proche de l'enquête.Une cellule médico-psychologique a été mise en place pour les étudiants, qui ont quitté le site par anticipation dimanche en début d'après-midi à la suite du drame.La Brigade de recherches de Tulle est saisie de l'enquête.
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Le port obligatoire du masque s'étend dans les grandes villes, face à la recrudescence de l'épidémie de coronavirus.
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Cette mesure doit permettre de freiner l'épidémie qui a tué plus de 30.000 personnes et regagne du terrain dans le pays. - A Strasbourg et dans toutes les communes de plus de 10.000 habitants du Bas-Rhin, le masque est obligatoire pour les plus de 11 ans à partir de samedi et "jusqu'au 30 septembre au moins". Vendredi matin, la même mesure est entrée en vigueur dans tout Paris et les trois départements de la petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne). Le port du masque n'était jusque là exigé que dans certains quartiers ou rues très fréquentés. Comme à Strasbourg, seuls les cyclistes et joggeurs bénéficient d'une dérogation. Dans la capitale, le non-respect du port du masque est passible d'une amende de 135 euros.Paris est considérée comme une zone à risque par plusieurs pays : la Belgique vient de l'ajouter à sa liste des destinations européennes qui ne sont plus autorisées, à moins d'un dépistage au retour. Le Danemark a de son côté déconseillé les voyages "non nécessaires" en France.- A Bordeaux, le port du masque sera obligatoire à partir de lundi dans la majeure partie du centre-ville.- A Marseille, cette mesure a été étendue fin août à l'ensemble de la ville, où les bars et restaurants doivent également fermer à 23h.- Dans l'Hérault, il est désormais interdit de danser dans les bars et les "établissements recevant du public", ainsi que dans les lieux publics, "couverts ou non". De nombreuses communes avaient déjà imposé le port du masque cet été, notamment des destinations touristiques côtières.
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Le maire Les Républicains de Meaux a dévoilé la toute première place baptisée au nom de l'ancien président de la République. Avant de se poser en digne successeur, révèle Le Parisien.
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Faut-il y avoir un signe de récupération ou un réel hommage ? Un peu plus d'une semaine après le décès de Jacques Chirac, Jean-François Copé a frappé un grand coup en changeant le nom de la place de l'Hôtel-de-Ville de Meaux en "Place Jacques Chirac", rapporte Le Parisien. La décision a été scellée en conseil municipal le lendemain de la mort de l'ex-chef d'État. La cérémonie a eu lieu ce samedi 5 octobre, "entre deux averses" précise Le Parisien. Le maire LR de la ville a d'abord dévoilé une plaque "Place Jacques Chirac" avant un discours tenu par des élus et des jeunes de la ville. Ce dernier a retracé les mandats du président de la République de 1995 à 2007.La cérémonie a été conclue ensuite par la Marseillaise, "On la lui doit bien", a d'ailleurs glissé l'édile républicain. Lors de ce discours, Jean-François Copé s'était placé devant l'Hôtel de Ville, entre deux portraits géants de Jacques Chirac, l'un âgé, l'autre plus jeune.Père spirituelL'ancien président de l'UMP en a profité pour envoyer un message politique, se posant en digne successeur du fondateur du RPR (Rassemblement pour la République). "Il y a une école Jacques Chirac. Une école dont j'étais puisque tous les barons l'ont trahi pour servir un autre candidat (Édouard Balladur)", a d'abord dit celui qui était porte-parole du gouvernement de Jacques Chirac de 2002 à 2007. "J'ai pu constater la solidité de l'homme dans la tempête. L'école Jacques Chirac, c'est une école de rigueur et un équilibre permanent (...) entre hauteur de vue et proximité", a-t-il ajouté.Jean-François Copé ne s'en cache pas, il a toujours eu une grande estime pour l'ancien chef de l'État, jusqu'à raconter une anecdote, comme le souligne Le Parisien. Alors en campagne pour la mairie de Meaux, il aurait alors reçu les conseils avisés de Jacques Chirac lui préconisant fortement de "n'oublier personne" en faisant du porte-à-porte. "Je n'ai pas oublié la leçon", a affirmé Jean-François Copé durant la cérémonie. Invité de BFM TV le jour de son décès, Jean-François Copé avait rappelé son attachement à l'homme, un père spirituel. "Je dois tout à Jacques Chirac, tout. C'est lui m'a fait faire mes premiers pas en politique, qui m'a initié à la carrière, la manière d'écouter, d'entendre, de m'engager, de passer du temps avec mes concitoyens. J'en ai tiré des leçons qui m'ont permis de me construire aussi bien sur plan local à Meaux que dans mes engagements nationaux comme ministre à ses côtés, et surtout comme son porte-parole. Donc j'ai toujours eu des relations de maitre à élève", témoignait-il.
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POLITIQUE. La lauréate du Prix Goncourt 2016 avait fait la connaissance d'Emmanuel Macron pendant la campagne et appelé publiquement à voter pour lui lors de l'entre-deux-tours.Sa nomination est un nouvel exemple de la prédilection d'Emmanuel Macron en faveur des personnalités reconnues dans leur domaine plutôt que des profils politiques pour mener des missions au nom de la présidence.
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Ainsi, après Stéphane Bern et sa mission pour la sauvegarde du patrimoine, la romancière franco-marocaine Leïla Slimani est nommée lundi 6 novembre représentante "personnelle" du président de la République pour la francophonie, révèle Le Parisien. Une information confirmée par la suite par l'Élysée.L'écrivaine de 36 ans devait être reçue à 15 heures par le chef de l'État, qui a choisi le jour de l'attribution du Goncourt 2017 pour cette annonce. Elle avait remporté le prestigieux prix littéraire l'an dernier pour son deuxième roman, "Chanson douce", récit glaçant du meurtre de deux jeunes enfants par leur nourrice. Elle devrait siéger au Conseil permanent de la francophonie, et n'aura pas de rival au gouvernement sur ce thème puisque aucun ministre n'est chargé du sujet.SLIMANI- MACRON, UNE HISTOIRE QUI DURELa jeune femme, qui vient de publier "Sexe et mensonges - La vie sexuelle au Maroc", avait pendant la campagne fait la connaissance d'Emmanuel Macron et appelé publiquement à voter pour lui lors de l'entre-deux-tours, pour contrer Marine Le Pen, mais aussi "par adhésion", avait-elle expliqué, en vantant la "jeunesse" et la "modernité" du candidat. Une fois élu, Emmanuel Macron lui aurait même proposé le portefeuille de ministre de la Culture, information rapportée par la presse qu'elle n'avait pas démentie fin août. En juin, la romancière était présente lors de la visite d'Emmanuel Macron au roi du Maroc, qu'elle avait rencontré un mois plus tôt lors d'un déjeuner à l'Élysée à l'invitation de François Hollande.Leïla Slimani a également tapé dans l'oeil de Brigitte Macron. Le 15 octobre, la première dame avait choisi l'un de ses textes pour la dictée annuelle organisée par l'Association européenne contre les leucodystrophies, des maladies génétiques rares.
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Le Premier secrétaire du Parti socialiste a défendu la tête de liste de son parti pour les élections européennes, admettant l'éclatement des courants au sein de la gauche. "Il n'y a plus de force à gauche qui soit hégémonique", constate t-il, soutenant toutefois un projet de rassemblement avec des personnalités qui ne leur "ressemblent pas forcément".
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Le Parti socialiste et Place publique mènent avec Raphaël Glucksmann leur campagne pour les élections européennes, concurrencés par des listes menées par Yannick Jadot (Europe Ecologie-les Verts) ou Benoît Hamon (Génération.s). Invité de franceinter dimanche 7 avril, Olivier Faure a soutenu son projet de "gauche de transformation", admettant que sa volonté de rassemblement des divers courants n'était pas suivie. "Si c'était seulement pour nous rassembler entre nous,il fallait simplement faire un congrès. La gauche a besoin d'oxygène, et besoin de retrouver une force qu'elle n'a plus", constate le Premier secrétaire du PS, qui a évoqué un exercice d'autocritique de son parti après l'échec de 2017."Il n'y a pas le grand-frère qui discipline tous les autres""Nous ne sommes pas les seuls à avoir perdu l'élection présidentielle, mais nous sommes le seul parti à avoir fait un inventaire, à avoir osé nous regarder dans un miroir et nous dire que nous n'avions pas tout réussi", déclare t-il. Aujourd'hui éclatée, "la gauche n'appartient à personne", clame Olivier Faure. "Il n'y a plus de force à gauche qui soit hégémonique. Il n'y a pas le grand-frère qui discipline tous les autres". "Oui, c'est trop le bordel à gauche. Mais en même temps, il y a des gens qui font l'effort de le réduire, et de se rassembler avec des gens qui leur ressemblent pas forcément. Ca c'est pour moi la meilleure façon de faire de la politique"."Je veux pas seulement témoigner, être avec 5 copains à l'arrière de l'hémicycle et de temps en temps on braille!", a t-il encore dénoncé en référence aux eurodéputés Génération.s qui ont affiché leur volonté de se dissocier du groupe socio-démocrate au Parlement européen.
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L'heure est au "désespoir" en Corée du Nord face à l'absence de progrès dans les négociations avec les Etats-Unis, deux ans après un sommet historique entre Kim Jong Un et Donald Trump, a estimé vendredi le ministre nord-coréen des Affaires étrangères.
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"L'espoir d'améliorer les relations (entre les deux pays), qui était très élevé sous les regards du monde entier il y a deux ans, s'est maintenant transformé en désespoir, caractérisé par une détérioration à grande vitesse", a estimé le ministre, Ri Son Gwon, dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle KCNA.Pour le ministre, bien que les peuples des deux pays désirent la paix, Washington "veut absolument aggraver la situation"."En conséquence, la péninsule coréenne est à présent devenue le point chaud le plus dangereux du monde" et elle est "hantée en permanence par le spectre de la guerre nucléaire", a écrit M. Ri.Pourtant, le désir des Nord-Coréens de mettre un terme à la période des relations "hostiles" entre Pyongyang et Washington et "d'ouvrir une nouvelle ère de coopération, de paix et de prospérité" est "plus profond que jamais", a déclaré le ministre."Mais la situation dans la péninsule de Corée s'aggrave de jour en jour" en raison de l'évolution des relations américano-nord-coréennes au cours des deux dernières années, a estimé M. Ri."Un faible rayon d'optimisme pour la paix et la prospérité dans la péninsule de Corée" était apparu, mais il a fait place à "un sombre cauchemar", a insisté le ministre des Affaires étrangères.M. Ri a rappelé que la Corée du Nord avait récemment décidé de renforcer sa capacité de dissuasion nucléaire afin, a-t-il dit, "de faire face aux menaces américaines toujours aussi intenses de guerre nucléaire".Le ministre a énuméré les mesures "historiques" prises par Pyongyang pour améliorer ses relations avec les Etats-Unis, dont un moratoire sur les essais nucléaires, le démantèlement de l'important site d'essais de Punggye-ri et le rapatriement des restes de militaires américains tués pendant la guerre de Corée (1950-1953).Le 1er janvier dernier, toutefois, le numéro un nord-coréen Kim Jong Un a annoncé la fin du moratoire sur les essais nucléaires.M. Ri a accusé les Etats-Unis de vouloir, tout en prétendant améliorer les relations, arriver à "un changement de régime" à Pyongyang, et il a reproché spécifiquement au président Donald Trump de ne rien avoir proposé de substantiel à la Corée du Nord."Rien n'est plus hypocrite qu'une promesse vide", a-t-il dit.
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Les autorités libanaises ont durci le ton lundi promettant des arrestations pour les actes de "vandalisme", après plusieurs jours de manifestations tendues déclenchées par la dépréciation de la monnaie nationale et l'effondrement économique du pays.
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La semaine dernière, manifestations et blocages de routes ont secoué le Liban, notamment à Beyrouth et Tripoli (nord), où les forces de sécurité ont eu recours à des tirs de gaz lacrymogènes, voire des balles en caoutchouc dans certains cas, contre des manifestants qui ont lancé des pierres et saccagé banques et commerces.Ce regain de tensions, de jeudi à samedi, a été déclenché par une forte dépréciation de la livre libanaise qui a atteint jeudi le seuil historique des 5.000 livres pour un dollar sur le marché parallèle, les médias évoquant même 6.000 livres.Officiellement, la livre est indexée sur le dollar depuis 1997 au taux fixe de 1.507 livres pour un dollar."La répétition de tels actes de vandalisme ne sera pas permise à partir de maintenant", a assuré lundi le président Michel Aoun, au cours d'une réunion du Conseil supérieur de défense consacrée aux tensions.Il a réclamé "une vague d'arrestations englobant ceux qui ont planifié et exécuté" de tels actes, selon un communiqué lu en conférence de presse à l'issue de la réunion, soulignant l'importance d'"opérations préventives".Durant la réunion, le Premier ministre Hassan Diab a lancé un appel similaire. "Il ne s'agit pas de manifestations contre la faim ou la situation économique, c'est un sabotage organisé", a-t-il déclaré.L'armée a mené lundi des descentes à Tripoli et ses environs pour rechercher des personnes soupçonnées d'implication dans des violences nocturnes, selon l'agence étatique ANI.- Calme précaire -Afin de calmer la colère de la rue, les autorités ont annoncé vendredi que la Banque centrale allait injecter des dollars sur le marché pour faire baisser le taux de change et tempérer ainsi l'envolée des prix.Vendredi déjà le taux avait amorcé une baisse. Lundi dans l'après-midi, le dollar s'échangeait à 4.400 livres, selon un changeur à Beyrouth contacté par l'AFP.La crise économique a été l'un des catalyseurs du soulèvement inédit déclenché le 17 octobre contre une classe politique quasi-inchangée depuis des décennies, accusée de corruption et d'incompétence.Le gouvernement a mis sur pied un plan de sauvetage économique et entamé des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue d'obtenir une aide permettant au pays de se relever.Les autorités prévoient un recul de 12% du PIB en 2020, couplé à une inflation de plus de 50%, dans un pays où 45% de la population vit sous le seuil de la pauvreté et plus de 35% de la population active est au chômage.Dimanche soir un calme précaire régnait sur les places de la contestation. Un rassemblement s'est tenu sans incident dans le centre de Beyrouth, tandis que plusieurs dizaines de manifestants ont rallié une place centrale à Tripoli, a constaté un vidéaste de l'AFP.
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La fondation Jean-Jaurès s'est penchée sur la question et publie une première étude dressant le portrait-robot de ces militants atypiques.
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La fondation Jean-Jaurès publie ce lundi 7 septembre une étude sur les anti-masques en France. Le chercheur en sociologie Antoine Bristielle a mené ce travail, fondé sur un peu plus d'un millier de réponses à un questionnaire en ligne. L'étude analyse aussi les arguments avancés par les anti-masque : il serait "inutile", voire "dangereux", et l'épidémie de Covid contre laquelle il est conseillé serait terminée ou n'aurait jamais existé. Enfin, l'obligation de porter le masque dans les espaces publics clos partout en France, et dans les rues de certaines villes, serait un moyen "d'asservir la population, de la priver de sa liberté". Seuls 2% des sondés font confiance à Emmanuel Macron"Si ces quatre arguments se heurtent méthodiquement à l'ensemble des faits scientifiques, ils en disent néanmoins déjà beaucoup sur le profil des individus qui les développent : défiance institutionnelle, refus des contraintes, croyance dans les thèses complotistes", note le chercheur.Ainsi, 90% des répondants pensent que "le ministère de la santé est de mèche avec l'industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins", contre 43% de la population. Seuls 2% des sondés font confiance à Emmanuel Macron, contre 34% des Français. Les hôpitaux, eux, ne récoltent la confiance que de 53% des personnes interrogées alors que 82% des Français leur font confiance.Deux tendances se dégagent : un appétit pour les thèses complotistes et une défiance immense envers les institutions. D'habitude, selon la littérature scientifique, cela correspond à des "'individus plutôt jeunes et appartenant aux classes populaires", souligne l'étude.63% de femmesOr, ici, les femmes sont surreprésentées (à près de 63%), l'âge moyen est relativement élevé, "cinquante ans", et le niveau d'éducation est "assez haut", avec en moyenne des personnes ayant obtenu un diplôme de niveau Bac +2.Parmi ces militants en ligne, "les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 36%", selon l'étude, "alors que leur poids n'est que de 18% dans l'ensemble de la population française". Quant aux ouvriers et employés, ils "ne représentent que 23% des anti-masques interrogés, soit la moitié de leur poids réel dans la population française". Un profil atypique qui s'explique par l'adhésion de nombre d'entre eux à un courant de pensée anglo-saxon, peu représenté en France : le libertarisme.Libertaires et populistes"Ce qui caractérise le mieux les anti-masques présents sur les réseaux sociaux", décrypte auprès de l'AFP Antoine Bristielle, c'est leur "adhésion au libertarisme". 95% pensent que le gouvernement s'immisce beaucoup trop dans notre vie quotidienne. Ce courant de pensée est caractérisé avant tout par un refus très fort de tout contrainte de l'Etat et un attachement tout aussi fort aux libertés individuelles.Politiquement, le profil de ces anti-masques est lui aussi singulier : au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, "18% se sont abstenus, 14% ont voté blanc ou nul et 10% n'étaient même pas inscrits sur les listes électorales". Soit un total de plus de 40% de personnes qui ne se sont pas prononcées, contre moins de 25% au niveau national. Ce rejet "des institutions et des partis politiques classiques se traduit également par des attitudes populistes", note Antoine Bristielle. Quant à ceux acceptant de se positionner sur une plus classique opposition droite/gauche, ils sont 36% à se dire de gauche, contre 46% de droite. Des chiffres comparables, selon Antoine Bristielle, à ceux que l'on trouve chez les soutiens du professeur Didier Raoult, dont le profil sociologique est également comparable.Un public, souligne le chercheur, rarement enclin à manifester. A Paris, fin août, ils n'étaient qu'une poignée place de la République à protester contre le masque.
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Un médecin généraliste du Maine-et-Loire va être suspendu durant deux mois pour avoir fourni un certificat d'exemption de vaccination à un enfant, sous la pression des parents, rapporte Le Parisien.
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Il devra rester éloigné de son cabinet à compter du 1er mars. Un généraliste homéopathe qui exercice à Angers vient d'être sanctionné par l'Ordre des médecins, qui lui reproche d'avoir permis délivré un "certificat de complaisance" à un enfant, sur demande des parents, selon les informations du Parisien. Le garçon de deux ans n'a donc pas reçu l'ensemble des 11 vaccins obligatoires. Quelques mois plus tard, la petite sœur du garçon, née prématurément, a contracté la coqueluche et a dû être transportée à l'hôpital. C'est cette contamination qui a éveillé les soupçons, rapporte le quotidien. À l'hôpital, le personnel a demandé des justifications pour le certificat d'exemption de vaccination, délivré au frère aîné, et a saisi le Conseil de l'Ordre des médecins. Face à la chambre disciplinaire, le praticien, âgé de 65 ans, a avoué avoir été "poussé" par les parents et assuré qu'il faisait "en général peu de certificats de ce type", a raconté son épouse au Parisien. Le médecin a également expliqué qu'il était difficile de gérer les parents hostiles à la vaccination. "C'était une famille nouvellement arrivée sur Angers. Elle venait pour la première fois au cabinet et avait besoin du certificat pour la crèche... mais elle n'est jamais revenue", a précisé l'épouse. Dans sa décision, l'Ordre des médecins a estimé que le praticien avait "fait courir un risque injustifié à l'enfant et à son entourage" et avait "manqué à son obligation déontologique de vigilance sanitaire". "Son comportement fautif résulte pour une part d'un manque d'entretien et de perfectionnement de ses connaissances", a précisé la chambre disciplinaire, citée par Le Parisien. Depuis janvier 2018, 11 vaccins sont obligatoires, dont celui de la coqueluche, pour les enfants. Selon la femme du médecin sanctionné, la fillette admise à l'hôpital est "tirée d'affaire". Le praticien a également écopé de quatre mois de suspension avec sursis.
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Dans un sondage diffusé par BFMTV, Laurent Wauquiez sort avec une meilleure image auprès des électeurs de droite de ces cinq jours de polémiques.
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Selon un sondage "L'opinion en direct" d'Elabe publié mercredi 21 février par BFMTV, Laurent Wauquiez a réussi à renforcer sa base après la diffusion de propos polémiques tenus devant les étudiants de l'école de commerce de Lyon (Rhône). Si 57% des Français interrogés estiment que les propos de Laurent Wauquiez diffusés dans l'émission Quotidien sur TMC sont choquants, seuls 41% des sympathisants de droite émettent ce jugement. 75% des sympathisants LREM condamnent quant à eux les propos de Laurent Wauquiez, 63% à gauche et 41% des sympathisants FN. Interrogé mardi soir sur le plateau de Ruth Elkrief, le patron du parti Les Républicains a affirmé qu'il assumait ses propos. Selon l'étude Elabe, 70% des Français estiment qu'il a eu raison. Son propre camp est largement derrière son chef, 82% des sympathisants de droite le soutiennent, 76% du côté des sympathisants FN, 71% à gauche et 59% des sympathisants LREM.Wauquiez, dynamique et autoritaireLa polémique suscitée par les propos de Laurent Wauquiez a finalement redoré son image au sein de son propre camp. 85% des sympathisants de droit le jugent dynamique (+12%), 80% autoritaire (+19%) et 53% apte à être président (+10%). Toutefois, seuls 42% des symathisants de droite estiment que Laurent Wauquiez peut rassembler à droite. Il perd aussi des points en honnêteté et sympathique avec respectivement 4 et 11 points de moins.
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Le magnat déchu de l'automobile a donné ce mercredi 8 janvier une conférence de presse à Beyrouth devant plus d'une centaine de journalistes pour expliquer les raisons qui l'ont poussé à s'enfuir du Japon. Il a de nouveau clamé son innocence et dénoncé une "campagne complotiste" de Nissan et des autorités japonaises.
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Il a en revanche refusé d'expliquer comment il avait fui le Japon.Ce mercredi 8 janvier, Carlos Ghosn est apparu pour la première fois en public pour une conférence de presse à Beyrouth, depuis sa fuite rocambolesque il y a deux semaines du Japon, où il est accusé notamment de malversations financière. L'ancien PDG de Renault-Nissan a commencé sa prise de parole en "saluant" les journalistes du monde entier, en Français, Anglais et Arabe. "C'est un jour très important pour moi", débute-t-il, rappelant sa "brutale interpellation" il y a un peu plus d'un an. "Je n'ai pas vécu de moment de liberté" depuis lors, affirme-t-il, adressant sa "profonde reconnaissance" d'être réuni avec ses proches. "Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cette privation de liberté m'a touché"."Aujourd'hui est un rappel poignant du jour où, il y a un an, je suis apparu devant les juges à Tokyo, où j'ai plaidé mon innocence contraint par des menottes et lié par une laisse autour de la taille", rappelle le magnat déchu de l'automobile. "J'étais pieds et poings liés, sur le point d'être détenu en isolement. Je venais de passer Noël seul, et je n'avais pas parlé à ma famille depuis six semaines. Le seul contact que j'ai pu avoir avec eux était par le biais de lettres confiées par mes avocats", déplore-t-il. Selon lui, le procureur lui a conseillé de plaider coupable et lui aurait dit : "Si vous ne confessez pas vos crimes, on s'attaquera à vos familles et vos proches". "Pendant 130 jours de détention, j'ai dû me battre pour prouver mon innocence", continue Carlos Ghosn. "On m'a mis en isolement solitaire 24h sur 24. Un isolement qui ne répond pas au droit", selon lui. Quels instants plus tard, il décrit ses conditions de détention : "une petite cellule" avec "la lumière jour et nuit", "30 minutes par jour pour la promenade, deux douches par semaine et l'impossibilité de parler à quelqu'un qui parle français ou anglais"."Je ne veux pas me victimiser, je suis là pour mettre la lumière sur les principes basiques de l'Humanité qui ont été violés", ajoute-t-il encore, martelant que les allégations à son encontre "ne sont pas vraies". Il assure vouloir "laver (s)on honneur."Une collusion entre Nissan et le procureur"Carlos Ghosn accuse les procureurs japonais d'être "de mèche" avec Nissan pour le faire tomber. "La justice doit se reposer sur la recherche de preuves, d'une justice équitable. Or, les procureurs étaient de mèche avec des dirigeants de Nissan, qui viennent, dans le même temps, détruire la réputation de Nissan et du Japon dans le monde entier", dénonce-t-il, déplorant "une campagne complotiste". "Je n'ai pas été arrêté dans l'avion mais dans l'aéroport. Nissan a mis en scène tout ça. Il y a une collusion entre Nissan et le procureur. Seule la population japonaise ne la voit pas", fustige-t-il.Si les procureurs ont repoussé de 13 mois la date du procès, c'est selon lui "pour laisser plus de temps à l'enquête et essayer de rassembler des preuves inexistantes". Carlos Ghosn assure que les accusations de malversations financières sont "sans fondements". Il dévoile des documents qui prouvent, selon lui, que les accusations portées contre lui étaient infondées et assure qu'il mettra ces documents à la disposition des journalistes qui le souhaiteront."J'avais l'impression d'une un otage du Japon""Je n'ai pas fui la justice, mais l'injustice et la persécution politique, après plus de 400 jours de traitement inhumain, et dans l'incapacité d'avoir accès à une justice équitable", explique l'homme d'affaires. Il a donc choisi de quitter le Japon, cherchant un "procès équitable". "Ceux à qui j'avais affaire ne souhaitaient qu'une chose : entendre une confession", ils ne cherchaient pas la "justice", selon lui. "Je n'avais pas d'autre choix que la fuite pour me protéger et protéger ma famille", insiste-t-il. Cette fuite "était la décision la plus difficile de ma vie". Pour autant, il assure qu'il "n'est pas là pour raconter comment (il a) fui le Japon". "Je ne peux pas parler de ma fuite, car si je le fais je vais exposer beaucoup de personnes à des problèmes. Un jour, peut-être, vous connaîtrez la réalité. Dans vingt ans, je pourrai peut-être confirmer ou infirmer ces informations !", explique-t-il ensuite lors d'une séance de questions-réponses aux journalistes."Mes avocats m'ont dit que j'allais rester cinq ans au Japon avant un jugement. Je pensais que j'allais mourir au Japon ou qu'il fallait que je quitte le Japon. J'avais l'impression d'être un otage du pays", a-t-il ajouté plus tard.Il accuse également la justice japonaise d'avoir longtemps fait pression pour qu'il ne puisse pas s'exprimer face à la presse. "C'est la méthode japonaise. Si on parle à la presse, on retourne en prison", explique-t-il avant d'enchaîner : "Comme cette fois, ils ne pouvaient plus m'arrêter, ils ont émis hier un mandat d'arrêt contre ma femme. La veille de la conférence de presse, quelle coïncidence!"L'homme d'affaires a également dit n'avoir vu son épouse que deux heures en neuf mois. "J'ai pu recevoir des visites de mes amis, de mes filles, mais pas de Carole. Pourquoi ? Si j'avais voulu manipuler des preuves, j'aurais pu le faire avec eux", s'interroge-t-il. Pour l'ex-homme fort de l'Alliance, les autorités japonaises "savaient qu'ils le brisaient" en l'empêchant de voir sa femme.Victime d'une guerre d'influenceSelon lui, c'est une guerre d'influences internes entre Renault, Nissan et Mitsubishi qui a précipité sa chute. "On a pensé que pour se débarrasser de l'influence de Renault il fallait se débarrasser de moi. Aujourd'hui d'ailleurs Renault n'a plus beaucoup d'influence sur les affaires de Nissa", pointe-t-il.L'ancien patron de Renault-Nissan dit avoir été victime "d'une poignée d'individus sans scrupule". "Je peux vous donner des noms", explique-t-il avant de citer coup sur coup le PDG de Nissan, Hiroto Saikawa, Hitoshi Kawaguchi, ancien de la communication et des relations avec le gouvernement de Nissan ainsi que Hidetoshi Imazu, autre cadre de l'entreprise japonaise. Il s'arrête néanmoins. "J'ai tous les noms mais je n'en dirai pas plus", ajoute-t-il affirmant ne pas vouloir mettre le gouvernement libanais en porte-à-faux avec le gouvernement japonais. "Je suis innocent de tous les chefs d'accusation"L'ex-PDG de Renault revient sur les charges qui le visent. Il conteste le premier chef d'accusation : la justice japonaise lui reproche d'avoir dissimulé des revenus, à hauteur de 70 millions d'euros environ. Selon lui, il s'agit d'une rémunération qui n'avait pas encore été décidée ni fixée, et ne devait donc pas être déclarée, ce que conteste Nissan. "J'ai été arrêté pour n'avoir pas déclaré une rémunération qui ne m'avait pas été payée et qui n'avait même pas été décidée !", s'offusque-t-il. "Ailleurs, ce ne serait même pas une infraction", poursuit-il. "Il y avait une présomption de culpabilité depuis le début. On me demandait d'avouer et je voyais que personne ne cherchait la vérité".Carlos Ghosn est également accusé d'abus de confiance au détriment de Nissan. "Les gens ont dit 'mais s'il y a un abus de pouvoir, de l'argent de Nissan dans votre poche ?' Mais l'argent de Nissan n'est pas géré comme ça. Aucun transfert n'a été effectué. Donc, il n'y a pas d'abus de confiance car il ne saurait y avoir d'abus de confiance sans transfert d'argent." "La France voulait que j'explique sur 11 millions d'euros suspects. Je voulais bien m'expliquer mais on n'est pas venu me voir!" assure-t-il. Alors que la justice française s'intéresse à une soirée fastueuse donnée dans le château de Versailles pour les 15 ans de l'Alliance, il s'explique : "Ce n'est plus le château de Louis XIV, c'est le symbole du génie français, de l'ouverture de la France au monde". "Tous les étrangers veulent aller a Versailles. Voila pourquoi j'ai voulu aller la bas, ce n'est pas parce que j'ai voulu devenir Louis XIV ou épouser Marie Antoinette, c'est ridicule." Il reprend : "ensuite, on m'a demandé pourquoi les autres dirigeants n'étaient pas là ?". Selon lui, la réponse est simple, la soirée concernait exclusivement "les partenaires"."Nous avons décider de faire une sorte de mécénat, se justifie-t-il, nous avons payé plus d'un million d'euros pour payer la rénovation d'un salon, heureusement cela n'a pas été caractérisé comme un abus de confiance." Carlos Ghosn explique ensuite qu'une salle lui a été proposée à Versailles si besoin pour une fête car il était un bon mécène et ami du château. Il a dit oui quelques mois plus tard pour l'anniversaire de sa femme, Carole, explique-t-il. Il montre la facture sur le vidéoprojecteur, qui montre le chiffre de 0 euro. "On s'est dit que c'était un geste commercial qui profitait également au château", lance Carlos Ghosn. Il aborde ensuite le chapitre d'un audit litigieux : "L'audit. Ils ont fait un rapport intérimaire d'audit. Une fois ce rapport fait, Renault a communiqué avant que les résultats d'un audit soient conclus. Cet audit n'a suivi aucune des règles d'un audit", dénonce-t-il."Aujourd'hui il n'y a plus d'Alliance"Carlos Ghosn brosse ensuite un état des lieux de la situation du groupe automobile avant et après son départ. Selon lui, Renault et Nissan ont perdu depuis son arrestation au Japon en novembre 2018, des dizaines de millions de dollars par jour. "La valorisation de Nissan depuis mon arrestation a baissé de plus de 10 milliards de dollars. Ils ont perdu plus de 40 millions de dollars par jour pendant cette période". "C'est pas mieux pour Renault, parce que la valorisation de Renault a baissé, depuis mon arrestation, de plus de 5 milliards d'euros, ce qui signifie 20 millions d'euros par jour", ajoute-t-il."Qui gagne dans cette affaire ? Difficile à dire. En 2017, l'Alliance était le premier groupe automobile du monde. On se préparait pour ajouter Fiat-Chrysler au groupe. On savait où on allait. Aujourd'hui, il n'y a plus d'alliance. Et ces trois entreprises ont vu disparaître leur croissance. Il n'y a plus d'innovation. Et on a raté l'inratable : Fiat-Chrysler n'a pas rejoint l'Alliance mais PSA ! C'est incroyable ! Comment rater une telle opportunité ?" "C'est un simulcare d'alliance composée par des personnes qui ne vont nulle part", s'insurge-t-il."Ils voulaient tourner la page Ghosn, eh bien ils ont réussi, il n'y a plus d'Alliance. Ce que l'on voit aujourd'hui, c'est une mascarade d'alliance qui n'ira pas très loin. Cela montre bien que c'est politique", déplore-t-il. Après toutes ces explications, Carlos Ghosn dénonce une "affaire politique. Je suis innocent de tous les chefs d'accusation. Aujourd'hui, j'ai pu réunir des preuves qui viendront prouver mon innocence".
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De l'Espagne à l'Italie en passant par la France, les maisons de retraite ravagées par le coronavirus se multiplient.
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Le coronavirus n'épargne personne, et surtout pas les plus âgés. A Sillingy, en Haute-Savoie, sept résidents de l'établissement d'hébergement pour personnes âgée dépendantes (Ehpad) Le Bosquet de la Mandallaz sont décédés du Covid-19, a indiqué mardi 24 mars son directeur. "Il faut tout faire pour empêcher le virus de pénétrer dans nos établissements, confiner encore plus", s'alarme Eric Lecoudre. "J'adresse un message à tous les Ehpad: ce n'est pas du tout comme une grippe, il faut confiner encore plus nos résidents pour ne pas laisser ce virus extrêmement contagieux se propager. Sinon, nous courons à la catastrophe"L'Ehpad est situé à proximité immédiate de la commune de La-Balme-de-Sillingy, l'un des premiers "clusters" (concentration de malades) découverts en France depuis l'apparition de la maladie. Le premier cas de coronavirus dans cet Ehpad a été détecté le 9 mars, précise M. Lacoudre, confirmant une information des médias locaux. "Il faut poursuivre le combat pour éviter les morts""Les sept personnes décédées, sur 84 résidents, étaient âgées de plus de 85 ans, et majoritairement atteintes de la maladie d'Alzheimer. Trois autres sont actuellement dans un état inquiétant", ajoute le directeur de cette maison de retraite, qui accueille particulièrement des personnes souffrant d'Alzheimer. "C'est d'autant plus compliqué pour ces malades qui ne comprennent pas qu'il faut porter un masque et rester confinés dans leur chambre. On ne peut pas les enfermer", souligne M. Lacoudre, notant que son établissement a "la chance d'avoir des masques fournis par l'ARS" (Agence régionale de santé).Plusieurs membres du personnel sont par ailleurs contaminés par le Covid-19. "La réserve sanitaire est intervenue et six volontaires vont rester avec nous pendant l'arrêt de travail de nos collaborateurs". "On n'est qu'au début de l'épidémie, il faut poursuivre le combat pour éviter les morts", insiste le directeur.Jusqu'à 100.000 décès chez les personnes âgées ?Avec des résidents particulièrement vulnérables, les Ehpad ont mis en oeuvre depuis plusieurs semaines de strictes "mesures-barrières" (visites supprimées, prise de température, gel hydroalcoolique et masques) pour bloquer l'entrée du virus. Pourtant, plusieurs ont déjà déploré des morts. En France, la pandémie "pourrait se traduire par plus de 100.000 décès dans l'éventualité d'une généralisation que nous n'osons imaginer", s'alarmaient vendredi les principales fédérations du secteur des résidences pour seniors, dans une lettre au ministre de la Santé. Sur BFMTV, le président de l'Union française pour une médecine libre a dit mardi "craindre une hécatombe" chez les personnes âgées. Vingt résidents d'un Ehpad de Cornimont, dans les Vosges, sont décédés "en lien possible avec le Covid-19", ont notamment annoncé lundi l'ARS du Grand Est et la préfecture des Vosges. Toute l'Europe concernéeLa France n'est pas la seule à s'inquiéter pour ses seniors. "Les maisons de retraite sont de véritables bombes à retardement, avec 500.000 personnes âgées très fragiles risquant d'être contaminées" par le virus en Italie, qui a la population la plus vieille du monde après le Japon, a averti le week-end dernier le Spi-CGIL, la branche retraités du plus grand syndicat italien. Ce qui explique notamment son funeste record mondial de morts du Covid-19, plus de 6.000, selon le dernier bilan fourni lundi. "Quand le virus entre dans ces lieux, cela tourne inévitablement au massacre comme cela arrive déjà malheureusement dans différentes régions d'Italie", a estimé le syndicat. Quinze morts ont ainsi été recensées dans une maison de retraite de Gandino, près de Bergame, dans l'une des zones les plus touchées d'Italie, a signalé dans la presse son directeur médical Fulvio Menghini.Même scénario en Espagne, le deuxième pays le plus touché en Europe, où "l'armée a pu voir, pendant certaines visites (de maisons de retraite), des personnes âgées absolument abandonnées, parfois même mortes dans leur lit", a déploré lundi la ministre de la Défense Margarita Robles. Dans le but d'empêcher une hécatombe, le gouvernement espagnol a envoyé l'armée désinfecter des établissements pour personnes âgées et a mis les résidences privées sous la tutelle des régions.De nombreux pays ont interdit ou considérablement limité les visites comme l'Italie, l'Espagne, la France et le Luxembourg, mais aussi la plupart des Etats d'Europe centrale, ainsi que les Pays baltes. Moins strict que ses voisins européens, le Royaume-uni a aussi demandé aux hébergements médicalisés de limiter les visites "au minimum", tout en les invitant à considérer "l'effet bénéfique du contact avec la famille et les amis".
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Des recherches en mer ont été lancées depuis la disparition des radars d'un avion de tourisme, lundi 21 janvier au soir, près des îles anglo-normandes.
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Un avion de tourisme parti de Nantes en direction de Cardiff au Pays de Galles a disparu lundi 21 janvier au soir à une vingtaine de kilomètres au nord de l'île Guernesey. Le footballeur italo-argentin Emiliano Sala, ex-attaquant du FC Nantes, était à bord de l'appareil, selon des sources policières. Le dernier contact a été établi près du phare du Casquets en début de soirée. Les secours ont été lancés quelques heures plus tard dans des conditions météo assez difficiles. Des recherches en coursLes recherches pour retrouver l'avion transportant trois personnes ont été interrompues pendant la nuit mais ont repris mardi matin, selon le communiqué de la police de Guernesey.L'avant-centre de 28 ans, auteur de 12 buts sur la première moitié de saison en Ligue 1, venait d'être transféré du club de Nantes à celui de Cardiff pour une somme record pour le club gallois estimée par la presse à 17 millions d'euros environ. Il devait aider son nouveau club, actuellement 18e de Premier League et relégable dans sa lutte pour le maintien.Le club de Cardiff "très inquiet"Lundi, il était revenu à la Jonelière, le centre d'entraînement du FC Nantes prendre ses dernières affaires. Le compte Twitter du club avait publié une photo du joueur entouré de ses ex-coéquipiers. Suite à sa disparition, le match de Coupe de France entre l'Entente Sannois-Saint-Gratien (National) et Nantes, qui devait se dérouler mercredi, est reporté, ont annoncé la Fédération française de football et le club. La rencontre se déroulera "probablement dimanche à 16h30", indique la FFF.Le président du club de Cardiff Mehmet Dalman s'est dit "très inquiet" quant au sort de l'attaquant. "Nous sommes très inquiets pour Emiliano Sala", a-t-il affirmé, dans une déclaration à la presse. "Nous attendons confirmation avant de pouvoir dire quoi que ce soit d'autre", a-t-il ajouté.
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La préfecture de Nouvelle-Aquitaine indique que le fioul provient bien du Grande America, le navire italien qui a sombré le 12 mars dernier au large de la côte atlantique.
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Deux oiseaux couverts de fioul ont été retrouvés sur des plages des Pyrénées-Atlantiques et des Landes, à Hendaye et Messanges, a annoncé les préfectures de Nouvelle-Aquitaine et de Gironde, samedi 23 mars. Les volatiles ont été découverts mardi 19 et mercredi 20 mars. L'un était mort, tandis que l'autre, récupéré vivant, a été pris en charge par un centre de soins. Le fioul qui recouvrait les deux animaux a fait l'objet de tests. "Le résultat des analyses montre que le polluant provient du fioul du navire Grande America", ont précisé les préfectures dans un communiqué, publié sur Twitter. 1.000 tonnes de matières dangereusesLe navire italien Grande America, qui a sombré le 12 mars au large de la côte atlantique, transportait 2.200 tonnes de fioul lourd, ainsi que 190 tonnes de diesel marin et 70.000 litres d'huile. Il contenait également 1.050 tonnes de matières dangereuses, selon l'inventaire détaillé de la cargaison rendu public jeudi par la préfecture maritime de l'Atlantique. Parmi ces matières répertoriées figurent de la résine, de la térébenthine, de l'acide chlorhydrique, des aérosols ou encore de l'hydrogénosulfure de sodium, utilisé notamment dans l'industrie du cuir. Outre ces matières dangereuses, le navire contenait également plus de 2.000 véhicules, dont des engins de chantier, 2 tonnes de pneus, 18 tonnes d'engrais ou encore 24 conteneurs d'acier. Le Grande America a sombré le 12 mars à 333 km à l'ouest de La Rochelle, à la suite d'un violent incendie. Ses 27 occupants ont été secourus. Des barrages flottants ont été mis en place dans la zone du naufrage, dans le golfe de Gascogne, pour éviter toute pollution.
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Si les revendications portées par le mouvement emportent l'adhésion d'une majorité de Français, beaucoup d'entre eux disent ne pas vouloir d'une remobilisation générale, un an après "l'acte 1" des "gilets jaunes".
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Le constat est paradoxal : si les "gilets jaunes" conservent une popularité certaine dans la population, les Français ne se montrent pas favorables à un retour et une amplification du mouvement. Selon un sondage Elabe diffusé mercredi 13 novembre, 55% des Français disent ainsi adhérer aux revendications soutenues par les "gilets jaunes". Ils sont toutefois 63% à ne pas souhaiter pas que la mobilisation reprenne. Ils ne sont ainsi que 37% à vouloir que "la mobilisation des 'gilets jaunes' reprenne et s'amplifie". Si plus d'un Français sur deux soutient ou a de la sympathie pour cette mobilisation (+4 points par rapport à une enquête des 5/6 novembre), 29% (-8) y sont opposés ou hostiles et 15% (+3) indifférents. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2017 sont les plus nombreux (72%) à approuver le mouvement. Ceux d'Emmanuel Macron et de François Fillon y sont les plus hostiles, avec seulement 31% de soutien ou d'approbation, selon cette enquête pour BFMTV.Sur le plan politique, les "gilets jaunes" peinent toujours à trouver un débouché au mouvement. Malgré ce constat, 56% des sondés estiment néanmoins que le mouvement a permis aux citoyens de débattre des politiques publiques. Du côté d'éventuels changements dans l'action de l'exécutif, ils ne sont que 29% à penser que l'action des "gilets jaunes" a permis à Emmanuel Macron "de mieux comprendre les réalités de la vie quotidienne" et 26% "de faire avancer les choses" concernant le pouvoir d'achat. Enfin,Enquête réalisée en ligne les 12 et 13 novembre auprès de 1.004 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
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Un groupe de pays riches représentant 13% de la population mondiale a pré-acheté la moitié des futures doses de vaccins contre le Covid-19, selon un rapport publié mercredi par l'ONG Oxfam.
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La logique de ces pays est de s'approvisionner par précaution auprès de multiples fabricants concurrents, dans l'espoir qu'au moins l'un de leurs vaccins se révèle efficace, mais le rapport souligne avec urgence la difficulté qu'aura une partie de la population mondiale à trouver des vaccins dans la période initiale, alors qu'un dispositif de mutualisation internationale appelé Covax, soutenu par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), est boycotté par Washington et manque de financements.Les Etats-Unis dès le mois de mai, puis le Royaume-Uni, l'Union européenne, le Japon et d'autres pays ont signé de multiples contrats garantissant en avance la production et la livraison de doses si les essais cliniques en cours étaient concluants. Les Américains se feront même livrer des doses dès octobre, afin d'être prêts à les distribuer dans les 24 heures suivant une éventuelle autorisation sanitaire.Le groupe AstraZeneca, partenaire de l'université d'Oxford, a signé le plus de ces contrats de façon publique, mais Sanofi, Pfizer, Johnson & Johnson, la biotech américaine Moderna, le laboratoire chinois Sinovac et l'institut russe Gamaleïa ont aussi pré-vendu des centaines de millions de doses dans le monde, parfois sous la forme de partenariats avec des fabricants locaux.Selon Oxfam, des contrats ont déjà été signés auprès de cinq de ces fabricants en phase 3 d'essais cliniques pour 5,3 milliards de doses, dont 51% pour des pays développés dont ceux ci-dessus ainsi que l'Australie, Hong Kong, la Suisse et Israël (les chiffres n'incluent pas les contrats pour les vaccins n'étant pas encore en phase 3).Le reste a été promis à des pays en développement dont l'Inde (où se trouve le fabricant géant Serum Institute of India), le Bangladesh, la Chine, le Brésil, l'Indonésie et le Mexique, selon Oxfam.Les Etats-Unis de Donald Trump (330 millions d'habitants) ont réservé un total de 800 millions de doses auprès de six fabricants, et l'Union européenne (450 millions d'habitants) a au moins acheté 1,5 milliard de doses, selon un décompte de l'AFP."L'accès vital aux vaccins ne doit pas dépendre d'où on habite ni de l'argent qu'on a", a regretté Robert Silverman, d'Oxfam.Des experts en santé publique ont proposé plusieurs modes de répartition mondiale: l'OMS voudrait donner à chaque pays de quoi vacciner 20% de sa population; un groupe d'éthiciens a suggéré de donner la priorité aux pays où le virus tue le plus.Mais les Etats-Unis ont annoncé qu'ils entendaient offrir d'abord le vaccin à tous leurs habitants, et pas seulement aux personnes vulnérables et âgées.Ce type de "nationalisme vaccinal" a été dénoncé par de multiples responsables de santé publique, et par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans un discours mercredi matin devant le Parlement européen.
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Ce dispositif permettrait d'éviter "des milliers de visites dans les commissariats et les gendarmeries".
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Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé mercredi 6 juin l'ouverture d'une plateforme de signalement des fraudes à la carte bancaire qui permet aux victimes de porter plainte en ligne auprès de la police ou de la gendarmerie. Baptisé Perceval et rattaché à la Police de sécurité du quotidien (PSQ) dévoilée en février, ce dispositif vise à "simplifier" les démarches des victimes et à orienter plus "efficacement" l'action judiciaire face à ces fraudes qui représentent 250 millions d'euros chaque année, précise le ministre dans un communiqué.Ce dispositif apportera une vue plus complète des fraudesAprès avoir rempli un formulaire sur le site https://service-public.fr/, la victime reçoit "automatiquement un récépissé qu'elle pourra adresser à sa banque à l'appui d'une demande de remboursement", précise le communiqué. "Aux services d'enquête judiciaire, ce dispositif apportera une vue plus complète du phénomène de fraude à la carte bancaire, améliorant ainsi l'efficacité des investigations et la détection des fraudes de grande ampleur, et permettant d'adresser des messages de prévention ciblés", indique Gérard Collomb.Dans un entretien au Point en février, le ministre avait assuré que ce dispositif permettrait également d'éviter "des milliers de visites dans les commissariats et les gendarmeries". Dans son communiqué, M. Collomb précise toutefois qu'il sera toujours possible pour les victimes de fraude de se rendre en commissariat de police ou à la gendarmerie. Le ministre a par ailleurs assuré que la plateforme Thésée dédiée aux victimes d'escroquerie en ligne serait "prochainement" opérationnelle.
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Ces "gilets jaunes furieux" ont fait irruption dans la nuit de vendredi à samedi devant le domicile de la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, au Mans.
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"Accoutumée a une forme de violence dans le débat public et aux menaces diverses et variées au quotidien", Marlène Schiappa a cette fois choisi de rendre public "les événements de la nuit de vendredi à samedi qui sont allés beaucoup trop loin dans l'inhumanité". La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes/hommes Marlène Schiappa a annoncé lundi 27 mai sur son compte Facebook avoir été la cible de menaces "par une quarantaine de gilets jaunes furieux" dans la nuit de vendredi à samedi à son domicile du Mans (Sarthe). "Peu avant une heure du matin, nous avons été violemment tirés du lit par une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez nous sous nos fenêtres en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec des outils, sifflets, cornes de brunes", a déploré Marlène Schiappa. "Les enfants tirées du sommeil se sont levées en pleurant et criant et sont venues en courant car je vous laisse imaginer l'effet sur des enfants endormis des bruits de détonation couplés aux bruits de frappe sur les portes/fenêtres et 'Schiappa, on est venu te crever !' et assimilés adressés à leur mère", a-t-elle détaillé. Une plainte déposée Estimant qu'une "ligne rouge" a été franchie, cette mère de trois petites filles a annoncé avoir déposé plainte et dit donner rendez-vous "à ces 'gilets jaunes' en pleine journée, sans leurs pétards et leurs outils, sans enfants à terroriser, dans la salle du tribunal pour répondre de leurs actes devant la justice". "Je peux subir un certain nombre de choses avec résistance et résilience. J'ai une ligne rouge. On ne touche pas aux enfants. Cette violence chez elle, dans la maison familiale, là où elles dormaient paisiblement, est intolérable !", écrit-elle. L'entourage de la secrétaire d'Etat a confirmé à l'AFP qu'il s'agissait bien de son compte Facebook personnel. "Je vous laisse imaginer l'état des petites filles de l'autre côté qui, pendant les chants 'festifs', répétaient que les gilets jaunes disant sans cesse dans des manifs à la télé ou sur Facebook qu'ils vont tuer le gouvernement sont venus le week-end de la fête des mères mettre leurs menaces à exécution, tuer leur mère et envahir leur maison", décrit Marlène Schiappa. Plusieurs domiciles et permanences d'élus de la majorité présidentielle ont été dégradés depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" en novembre. En février, c'est même le domicile breton du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand qui avait été partiellement incendié. Certains élus ont également fait l'objet de menaces.
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Pour la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher, les Français ont le pouvoir de maîtriser leur manière de consommer. Elle réagissait aux blocages menés par des associations écologistes et altermondialistes contre le Black Friday.
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"Les gens sont grands. Ce sont des adultes !". Vendredi 29 novembre s'est tenu le Black Friday, journée de promotions importantes, dénoncée par des associations écologistes et plusieurs personnalités politiques. Amazon a notamment été la cible de plusieurs actions près de Paris et Lyon ainsi que dans le Nord. Les militants ont dénoncé "la surconsommation, les conditions de travail" dans les entrepôts du groupe américain et "l'évasion fiscale pratiquée massivement par la multinationale", selon l'ONG Attac. Pour la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher, ces critiques concernant la surconsommation ne sont pas fondées. "Je pense que chaque français a le pouvoir, dans sa manière de consommer, de changer les règles du jeu : de consommer plus responsable, de consommer plus durable et de consommer plus français. Mais les gens sont grands, ce sont des adultes, c'est à eux de maîtriser leur consommation.Black Friday ou pas Black Friday il y aura toujours des promotions sur des produits", a réagi samedi matin sur Europe 1 Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat à l'Économie. "Il faut arrêter de tout mélanger, c'est un peu grotesque !", a-t-elle poursuivi.Contre l'amendement porté par Delphine BathoInterrogée sur l'amendement porté par Delphine Batho visant à interdire la publicité des promotions du Black Friday, la secrétaire d'État répond : "c'est le type de mesure démagogique qui n'apporte rien au sujet". Les anti-Black friday étaient de nouveaux mobilisés samedi matin. Quelque 200 altermondialistes d'Attac et de plusieurs associations, rejoints par des "gilets jaunes", bloquaient un entrepôt d'Amazon dans le sud de Montélimar (Drôme) pour dénoncer l'impact sur le climat de la surconsommation, ont expliqué les organisateurs.
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Le secrétaire général de la CGT estime que le ministre de l'Intérieur a fabriqué un "climat très pesant", afin de "discréditer" le mouvement social.
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Après avoir critiqué Christophe Castaner dans la foulée du cortège du 1er mai, Philippe Martinez en a "remis une couche" sur BFMTV dimanche 6 mai, prenant également pour cible son "homme de main", à savoir le nouveau préfet de police Didier Lallement.Dans les heures qui avaient suivi la manifestation de la fête du Travail, la figure syndicale avait déploré que les forces de l'ordre aient "tiré des gaz lacrymogènes sur la CGT", alors que les militants syndicaux étaient "très identifiables". Lui-même avait dû "reculer". Sur le plateau de BFMTV, Philippe Martinez a réitéré ses remontrances, accusant le ministre d'avoir créé un "climat très pesant" avant et pendant la manifestation parisienne, dont il "voulait" qu'elle "ne se déroule pas". "Le 1er mai est très réussi, mais pas pour ce qui s'est passé" a t-il estimé.Des messages de "collègues syndicalistes africains""On s'est fait taper dessus, on s'est fait gazer", a commenté le leader de la CGT, qui a affirmé avoir été "témoin de charges policières" dans le cortège "à deux reprises". Philippe Martinez a par ailleurs affirmé que les CRS avaient reçu l'instruction "d'attaquer le cortège central", y voyant une "volonté" de "discréditer ce mouvement social" mêlant des "gilets jaunes" aux "gilets rouges" de la CGT, en faisant "en sorte que le 1er mai, qui est un symbole pour les travailleurs, ne puisse pas se dérouler dans de bonnes conditions". Philippe Martinez (CGT) estime que la mobilisation du 1er-mai était "réussie"par BFMTVPhilippe Martinez a par ailleurs dit avoir reçu des messages de "collègues syndicalistes africains" s'interrogeant : "Comment ça se fait qu'en France, pays des droits de l'Homme, on voit des CRS taper sur des syndicalistes? Quel est ce gouvernement?".Se disant peu convaincu par le "mea-culpa" de Christophe Castaner sur l'épisode de "l'attaque" de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le responsable syndical a fini par décerner un "flop" à "Monsieur Castaner pour l'ensemble de son oeuvre". "Et j'y associe le préfet" de police, "c'est son homme de main, on va dire", a-t-il conclu.
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Une Américaine de 44 ans et sa fille de 26 ans ont été interpellées par les forces de l'ordre dans l'Oklahoma, dans le centre des États-Unis. Toutes deux s'étaient mariées l'an dernier, alors que la mère avait déjà épousé son fils quelques années auparavant, révèle le Telegraph dans un article repéré par BFMTV.Au mois de mars 2016, Patricia Spann et sa fille Misty se sont dit oui.
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Un an et demi plus tard, l'administration américaine a découvert l'existence de ce mariage incestueux et réclamé l'arrestation des deux femmes. Face aux interrogations des policiers, la mère a simplement expliqué qu'elle ignorait qu'épouser sa fille était interdit par la loi car leurs noms de famille étaient différents. Il y a de cela plusieurs années, Patricia Spann avait perdu la garde de ses trois enfants, deux garçons et une fille, Misty, qui ont été élevés par leurs grands-parents. Après s'être retrouvées il y a trois ans, mère et fille se sont mariées. La mère n'en était pas à sa première infraction du genre puisqu'elle avait déjà épousé l'un de ses deux garçons, Jody, en 2008. Le mariage avait été invalidé deux ans plus tard par l'administration. Dans l'état de l'Oklahoma, les unions entre parents et enfants sont illégales car considérées comme de l'inceste, même s'il n'y a pas de relations sexuelles.Le troisième fils de Patricia, Cody, a déclaré aux journalistes que sa mère avait forcé sa sœur à l'épouser. "Pour vouloir faire subir ça à sa propre fille, quelle genre de personne êtes-vous ?", a-t-il lancé. La jeune fille, Misty, a été condamnée à 10 ans de liberté conditionnelle. La mère, quant à elle, sera jugée en janvier prochain.
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En raison de l'épidémie de coronavirus, la compagnie aérienne nationale a décidé de ne plus opérer de liaisons vers la Chine jusqu'au 9 février à la demande des salariés.
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Face à la propagation du nouveau coronavirus, de nombreuses compagnies aériennes ont pris la décision de suspendre ou de réduire leurs vols vers la Chine continentale, dont Air France. La compagnie nationale française a annoncé qu'elle suspendait à partir de ce jeudi 30 janvier tous ses vols réguliers à destination et en provenance de la Chine. Coronavirus : Comment se transmet-il et quand pourra-t-on en voir un vaccin ?par FRANCE 24La compagnie aérienne qui avait indiqué mercredi qu'elle réduisait son activité à un vol quotidien vers Shanghai et Pékin à compter de vendredi et qui avait suspendu ses vols à destination de Wuhan depuis le 22 janvier, "assurera des vols spéciaux de et vers Shanghai et Pékin avec des équipages volontaires à partir du jeudi 30 janvier afin d'assurer le vol retour de ses clients et de ses salariés", a-t-elle précisé.Les clients ayant une réservation à destination ou en provenance de Chine "pour des départs jusqu'au 29 février 2020 inclus peuvent reporter leur voyage jusqu'au 31 mai 2020 ou demander un remboursement sans frais", indique encore Air France. Selon Franceinfo et BFMTV, les syndicats de personnels navigants avaient réclamé cette mesure, face à l'épidémie. Le bilan de l'épidémie de pneumonie virale s'est alourdi à 170 morts jeudi en Chine, après un bond sans précédent du nombre quotidien de décès. Le nombre de patients contaminés a grimpé à environ 7.700 en Chine continentale (hors Hong Kong), dépassant désormais largement celui (5.327) de personnes infectées par le Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003. L'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a appelé le "monde entier à agir", se réunit ce jeudi pour déterminer si l'épidémie constitue "une urgence de santé publique de portée internationale".La France, où un cinquième cas a été confirmé vendredi, s'apprête, dans le sillage des Américains et des Japonais, à évacuer ses ressortissants de Wuhan, ville coupée du monde depuis une semaine.
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Les députés ont entamé lundi dans l'hémicycle l'examen du projet de loi sur la recherche, que le gouvernement présente comme un "investissement inédit", mais que la gauche et les syndicats rejettent avec force.
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Le texte examiné en première lecture est "avant tout une loi de moyens, avec 25 milliards supplémentaires" sur dix ans, c'est "le plus grand mouvement d'investissements en faveur de la science depuis la fin des années 50", a insisté la ministre Frédérique Vidal.L'enjeu est de "restaurer notre souveraineté scientifique", a-t-elle lancé, après avoir dressé un tableau très sombre: après "une décennie perdue", "notre recherche étouffe" et "notre communauté scientifique se sent parfois abandonnée".Maintes fois reporté, fruit de longs mois de discussions et d'auditions, le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) avait été mis sur les rails par l'ancien Premier ministre Edouard Philippe en février 2019.Pour "réarmer" la recherche, le gouvernement propose de réinjecter 25 milliards d'euros par étape, en montant en charge: 400 millions en 2021, 800 millions en 2022, 1,2 milliard en 2023... Avec l'objectif, en 2030, d'un budget annuel de 20 milliards d'euros par an, soit 5 milliards de plus qu'actuellement.Cela doit permettre au budget de la seule recherche publique d'atteindre 1% du PIB (3% avec la recherche privée), niveau auquel le pays s'était engagé il y a 20 ans. Une part importante vise à revaloriser les carrières des chercheurs. Et plus de 5.000 emplois de chercheurs seront créés.Mais pour les opposants au texte, c'est une "réforme en trompe l'oeil", puisque le gouvernement fait peser l'essentiel de l'effort sur les quinquennats suivants et ne peut "garantir" que 400 millions de plus l'an prochain, soit un effort supplémentaire moindre que celui consenti dans le budget 2020 (+500 M EUR).- "gâchis" -Dans l'hémicycle, la cheffe du groupe socialiste Valérie Rabault a défendu en vain une motion de rejet, soulignant "la grande déception" des chercheurs. Ce projet "libéral" ne "répond pas aux besoins structurels", a aussi critiqué Muriel Ressiguier (LFI), Marie-George Buffet (PCF) évoquant un "sentiment de gâchis".La droite n'était pas en reste, Patrick Hetzel brocardant une "juxtaposition de mesures technocratiques" sans "vision partagée".Au sein de la majorité, certaines voix plaident pour réduire à sept ans la programmation budgétaire, afin de "réaliser un effort plus important en 2021 et 2022". C'est aussi le souhait de l'ex-"marcheur" et mathématicien Cédric Villani (groupe EDS), qui soutient le texte.Au-delà du budget, c'est la philosophie même du projet de loi qui est décriée et sa mesure phare visant à distribuer les nouveaux financements principalement par appels à projets, en renflouant l'Agence nationale de la recherche (ANR) à hauteur d'un milliard d'euros. Pour les syndicats, cela pousserait vers une recherche "compétitive et sélective".Mardi, devant le Palais Bourbon, environ 200 personnes se sont rassemblées derrière une pancarte "Stop LPPR Précarité - Facs Labos en Lutte" et des drapeaux CGT/NPA/SNESUP/PRCF."Je suis très inquiète pour le financement de la recherche et l'avenir des jeunes chercheurs", expliquait à l'AFP Alix Boulouis, 37 ans, enseignante et chercheuse en biologie à la Sorbonne. A distance, Pascal Maillard (SNESUP-FSU) a déploré lors d'une réunion syndicale à l'université de Strasbourg, que "sous couvert de moyens supplémentaires, on découvre que le gouvernement s'inscrit dans la ligne des précédents gouvernements et qu'il vise à flécher de plus en plus d'argent sur des appels à projet, au détriment des crédits récurrents". Autre point majeur de crispation: la mise en place de voies de recrutements parallèles. Le texte prévoit des nouveaux "parcours de titularisation" à l'américaine ("tenure tracks"), pour accéder à une titularisation au bout de six ans maximum, ainsi que des "CDI de mission scientifique", censés remplacer les CDD à répétition, mais prenant fin avec le projet de recherche associé.Les opposants craignent une "remise en cause des statuts" et plus de "précarité".Selon la rapporteure générale LREM Danièle Hérin, il s'agit toutefois "d'accélérer les carrières pour les jeunes docteurs" et "retenir les talents tentés par l'étranger". Depuis janvier, syndicats et collectifs ont multiplié les actions et fait descendre plusieurs milliers de personnes dans la rue début mars. Le confinement a toutefois porté un gros coup d'arrêt à la mobilisation.
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Le philosophe, essayiste et académicien Alain Finkielkraut a été la cible d'injures antisémites proférées par des individus participant à la manifestation parisienne des "gilets jaunes", samedi 16 février. L'exécutif et le reste de la classe politique ont fermement condamné cette agression verbale.
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"Barre toi, sale sioniste de merde", "grosse merde sioniste", "nous sommes le peuple", "la France elle est à nous". C'est avec ces injures, samedi 16 février, que le philosophe Alain Finkielfraut a été violemment injurié pendant qu'il se trouvait à proximité du cortège de la manifestation parisienne de l'acte 14 des "gilets jaunes". Quelques heures après les faits, l'académicien a réagi auprès du Journal du dimanche : "J'ai ressenti une haine absolue, et malheureusement, ce n'est pas la première fois. (...) J'aurais eu peur s'il n'y avait pas eu les forces de l'ordre".Dans un autre entretien, accordé au Parisien, Alain Finkielkraut raconte qu'il s'était approché "par curiosité" de cette manifestation à laquelle il n'avait "aucune envie d'aller". Il ajoute, à propos de ceux qui l'ont pris pour cible : "Il y a chez eux un sentiment d'hostilité très fort à l'égard des juifs et je paie ma notoriété. Ils visaient avant tout mes liens et mes positions sur Israël. (...) C'est un groupe de gens politiquement difficilement situables, me semble-t-il un mélange de gens des banlieues, de l'extrême gauche et peut-être aussi des soraliens (liés au polémiste Alain Soral, ndlr). Ça m'étonnerait que ce soient des Gilets jaunes d'origine car je suis un des seuls intellectuels à avoir soutenu le mouvement à ses débuts".La scène, qui s'est déroulée dans le quartier de Montparnasse, a été filmée et diffusée par Yahoo! Actualités. Sur une seconde vidéo tournée par un journaliste freelance, on peut voir les forces de l'ordre s'interposer pour protéger le philosophe. Plusieurs responsables politiques, dont le président de la République, ont aussitôt condamné fermement ces faits. "Fils d'émigrés polonais devenu académicien français, Alain Finkielkraut n'est pas seulement un homme de lettres éminent mais le symbole de ce que la République permet à chacun. Les injures antisémites dont il a fait l'objet sont la négation absolue de ce que nous sommes et de ce qui fait de nous une grande nation. Nous ne les tolèrerons pas", a tweeté Emmanuel Macron. Son ministre de l'Intérieur Christophe Castaner était l'un des premiers à s'indigner : "Un déferlement de haine à l'état pur que seule l'intervention de la police a interrompu. Assister à une telle scène à Paris, en 2019, est tout simplement INTOLÉRABLE. Je viens de m'entretenir avec Alain Finkielkraut pour l'assurer de mon soutien absolu".De nombreuses figures de l'opposition ont également dénoncé ces actes et apporté leur soutien à l'académicien. Laurent Wauquiez, chef des Républicains, a dénoncé "d'abjects crétins" et déploré que "l'antisémitisme se drape dans les habits de l'antiracisme et se nourrit de la chasse aux prétendus islamophobes". Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a dénoncé un "acte détestable et choquant, qui illustre la tentative d''infiltration du mouvement des gilets jaunes par l'extrême-gauche antisémite". Manon Aubry, tête de liste de la France insoumise aux élections européennes, a déclaré que ces "propos antisémites sont toujours inacceptables" et que les manifestants "ne se reconnaissent pas dans ces comportements et sont encore massivement mobilisés pour la justice sociale".La Licra a également affirmé son soutien à l'académicien, évoquant "une honte absolue" et "des méthodes fascistes d'intimidation".
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Les Chicago Blackhawks, qui évoluent dans la Ligue nord-américaine de hockey sur glace (NHL), ont refusé mercredi de changer son nom comme d'autres franchises sportives pointées du doigt par des Amérindiens, mais ont interdit à leurs supporters de porter des coiffes traditionnelles lors des matches.
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"Les coiffes seront interdites pour les supporters (...) lorsque les matches des Blackhawks reprendront", écrit le club dans un communiqué."Ces symboles sont sacrés, traditionnellement réservés aux chefs qui ont gagné un grand respect au sein de leurs tribus et ne devraient pas être généralisés ou utilisés comme un déguisement ou un habit du quotidien", continuent les Blackhawks.Les Blackhawks, triple détenteurs de la Coupe Stanley lors de la décennie passée (2010, 2013, 2015) ont pour emblème un chef amérindien du XIXe siècle né dans la région de Chicago, dont le nom est également utilisé comme surnom depuis la fondation du club en 1926.En pleine vague antiraciste aux Etats-Unis, plusieurs franchises sportives au nom évoquant les peuples autochtones (Indians, Chiefs, Redskins...) ont été mises sous pression pour changer leur nom, parfois jugé raciste par des organisations amérindiennes.Mi-juillet, l'équipe de football américain des Redskins (Washington), sous forte pression de ses sponsors, a changé de nom, critiqué depuis de nombreuses années en raison de sa connotation raciste, se renommant provisoirement Washington Football Team.Les Edmonton Eskimos, équipe de la Ligue canadienne (CFL) de football américain, ont également annoncé il y a quelques jours qu'ils changeaient de nom pour les mêmes raisons.Les Blackhawks ont également précisé qu'ils comptaient mettre en place et soutenir différentes initiatives pour mettre en valeur la culture amérindienne et souligner sa contribution à la société.
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A l'occasion de l'unique tour des élections européennes organisé ce dimanche 26 mai, le Huffingtonpost révèle que de nombreux gilets jaunes ont affiché sur Facebook leur carte d'électeur brûlée ou tamponnée.
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Premier rendez-vous électoral depuis le début du mouvement des gilets jaunes, le scrutin des Européennes était attendu comme un éventuel couperet pour Emmanuel Macron. Ce dimanche 26 mai, de nombreux électeurs ayant participé aux rassemblements des gilets jaunes ont souhaité profiter de cette occasion pour exprimer leur mécontentement contre le pouvoir en place. Alors que la participation était en forte hausse à 19 heures (52%) par rapport à 2014 (42,43%), le Huffingtonpost indique que des gilets jaunes, vêtus de leur chasuble, ont fait part de leur motivation de sanctionner la politique d'Emmanuel Macron en publiant sur Facebook leur carte électorale dûment tamponnée. Un acte symbolique qui s'est traduit dans les urnes par le score à 20 heures de la liste LREM menée par Nathalie Loiseau (21,9%).Dans le même temps, des messages particulièrement critiques contre le chef de l'Etat se sont multipliés : "Macron, une de plus contre toi", a ainsi lancé Christelle, des gilets jaunes de Montpellier. Certains participants du mouvement contestataire né le 17 novembre dernier ont préféré témoigner leur désaccord de façon plus brutale. Comme le précise en effet le Huffingtonpost, un gilet jaune a posté une photo de sa carte d'électeur en flamme, refusant d'alimenter "l'illusion de changement". "Après 6 mois à se battre contre ce système je ne vais pas aller participer au vote qui lui donne sa soi-disant légitimité démocratique", explique-t-il. Une défiance toutefois contestée au sein même des gilets jaunes, plusieurs figures emblématiques du mouvement ayant encouragé à voter contre le pouvoir en place. A 20 heures, les premières estimations donnaient la liste du Rassemblement national en tête (24,2%, soit une estimation de 23 sièges au Parlement européen), devant LREM (22,4%, 21 sièges), EELV (12,7%, 12 sièges), Les Républicains (8,5%, 8 sièges), la liste de la France insoumise (6,2%, 5 sièges) et du Parti socialiste (6,2%, 5 sièges). Reste à savoir quelles conséquences auront ces résultats sur la suite du mouvement, dont l'acte 28 organisé le samedi 25 mai a abouti à la plus faible mobilisation enregistrée depuis le début des manifestations en novembre dernier.
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La présidente du Rassemblent national souligne son attachement à la Ve République et exhorte les "gilets jaunes" à trouver une solution "essentiellement politique" et ne pas appeler à la révolution.
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C'est une prise de distance avec une partie des "gilets jaunes". Vendredi 7 décembre, à la veille de la manifestation à hauts risques prévue à Paris, Marine Le Pen s'est exprimée pour affirmer son attachement à la Ve République et la fonction présidentielle. "Si le droit de critiquer nos institutions relève de la démocratie, la remise en cause de nos institutions, y compris avec une prétendue VIe République, me paraît totalement malvenue", écrit dans une lettre ouverte la présidente du Rassemblement national."Les imprécations en faveur d'un renversement de la Ve République sont inutiles, mais surtout ambiguës et donc inutilement dangereuses", selon la députée du Pas-de-Calais. "Sur le fond, dans les moments qui engagent la paix civile, il m'apparaît, au contraire, utile de réaffirmer notre attachement à la République, à ses valeurs et tout particulièrement au régime politique, dont le général de Gaulle nous a fait les héritiers", ajoute la finaliste de la présidentielle en 2017.Visant, sans le nommer, le chef de l'État Emmanuel Macron, la dirigeante d'extrême droite estime que la France "pâtit du défaut d'incarnation de la fonction par un homme dénué d'empathie pour le peuple, engoncé dans la morgue des élites et le mépris de classe".Mettant l'accent sur une nécessité de trouver une "sortie de crise essentiellement politique", Marine Le Pen appelle les "gilets jaunes" au calme : "Cette solution bannit évidemment et de manière absolue tout recours à la violence qui ne ferait qu'ajouter le chaos à la misère".
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Les quatre policiers qui ont interpellé George Floyd à Minneapolis sont dorénavant tous poursuivis par la justice et sa mort a été requalifiée en "meurtre", comme le réclamaient des centaines de milliers d'Américains qui manifestent depuis la semaine dernière, ont annoncé mercredi les autorités.
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Les manifestations, qui ont parfois été accompagnées de pillages et d'émeutes ces derniers jours, se sont poursuivies mercredi dans de nombreuses villes, sans qu'aucun débordement majeur n'ait été signalé. Après les scènes de violence qui avaient émaillé la nuit précédente, le président Donald Trump avait menacé lundi de déployer l'armée "pour régler rapidement le problème", des propos immédiatement dénoncés par l'opposition.En désaccord apparent avec Donald Trump, le secrétaire américain à la Défense s'est lui-même dit mercredi opposé à l'idée de déployer les soldats dans les grandes villes."Je ne suis pas favorable au décret de l'état d'insurrection" qui permettrait une telle mesure, a déclaré Mark Esper.Jim Mattis, l'ex-ministre de la Défense de M. Trump qui avait démissionné, est à son tour monté au créneau pour accuser le président de "diviser" l'Amérique."De mon vivant, Donald Trump est le premier président qui n'essaye pas de rassembler les Américains, qui ne fait même pas semblant d'essayer", a écrit l'ancien général des Marines.Le président américain s'est aussitôt déchaîné sur Twitter, qualifiant M. Mattis de "général le plus surestimé du monde" et de "chien fou". "Je suis content qu'il soit parti !", a insisté le locataire de la Maison Blanche.- "Racisme institutionnalisé" -Les nouvelles inculpations dans l'enquête sur la mort de George Floyd seront peut-être de nature à calmer la contestation dans les rues.Derek Chauvin, le policier qui, le 25 mai à Minneapolis, s'est agenouillé sur le cou du quadragénaire pendant plus de huit minutes, provoquant sa mort, avait dans un premier temps été inculpé seulement d'homicide involontaire. Les chefs d'accusation le visant ont été requalifiés mercredi de "meurtre non prémédité", plus grave, passible de 40 ans de prison. Les trois autres agents qui l'accompagnaient sont désormais également poursuivis, pour complicité, et placés en détention, à la grande satisfaction de la famille de George Floyd. Ces poursuites étaient au coeur des demandes des manifestants qui font entendre leur colère partout dans le pays."Le problème c'est qu'il a fallu que nous descendions dans les rues et que nous coupions littéralement des ponts et des autoroutes pour obtenir justice", déplore Brian Carter, Américain noir de 29 ans rencontré par l'AFP lors d'une des manifestations organisées à New York."Si un groupe de quatre hommes noirs avait tué une personne blanche, ils auraient été arrêtés sur place. Ca ne se passe pas comme ça pour nous", souligne-t-il.Pour le gouverneur du Minnesota, l'inculpation des quatre policiers est une opportunité de "s'attaquer au problème du racisme institutionnalisé et de l'impunité" qui ont abouti à la mort de George Floyd. "C'est probablement notre dernière chance d'y remédier, en tant qu'Etat et nation", a-t-il dit.L'ex-président Barack Obama a quant à lui salué le "changement de mentalité en cours", qui pourrait selon lui aboutir à des réformes au niveau national. "Rappelez vous que ce pays a été fondé sur un mouvement de protestation. Ca s'appelle la révolution américaine", a lancé M. Obama lors d'une visioconférence avec des militants.- Près de 10.000 arrestations -Dans des dizaines de villes du pays, des milliers de manifestants étaient de nouveau dans les rues mercredi, pour certains bien décidés à braver encore une fois le couvre-feu. Plusieurs dizaines de personnes ont ainsi été interpellées à Brooklyn et Manhattan pour non respect de l'heure légale.Les horaires du couvre-feu ont toutefois été assouplis à Washington et à Los Angeles, où il devrait être levé dès jeudi si la nuit est calme. C'était déjà le cas à Seattle (nord-ouest) mercredi.A Los Angeles, le maire Eric Garcetti a accédé à une des principales revendications du mouvement "Black Live Matters" qui organise la contestation: réduire le budget de la police pour investir dans des programmes sociaux et éducatifs à destination des communautés noires. Le maire démocrate a renoncer à augmenter le budget de la police l'an prochain et décidé d'allouer 250 millions de dollars à de tels programmes.A Washington un important dispositif policier a été une nouvelle fois déployé pour boucler l'accès à la Maison Blanche, même si les autorités ont dit s'attendre à des rassemblements pacifiques.Lundi soir, les abords de la Maison Blanche avaient été évacués manu militari pour permettre à Donald Trump de sortir dans la rue et poser avec un exemplaire de la Bible devant la petite église qui fait face au centre du pouvoir exécutif américain.Le milliardaire, qui vante les vertus viriles de l'ordre et de la "domination" depuis le début de cette crise, a démenti mercredi les informations selon lesquelles il avait été hâtivement mis à l'abri vendredi soir par le Secret Service dans un bunker sécurisé lors d'une manifestation devant sa résidence officielle.Au total, la police a procédé ces derniers jours à près de 10.000 arrestations dans tout le pays, selon une estimation reprise par les médias américains.
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Oubliés distanciation et gestes barrière... Des milliers de Français ont profité dimanche de la Fête de la musique pour se rassembler et danser dans les rues, malgré un nombre d'événements restreints et les restrictions sanitaires, un relâchement jugé coupables par certains.
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Sur les quais du canal Saint Martin à Paris, le coronavirus semble un lointain souvenir : sous une pluie intermittente, les abords du canal étaient bondés et dans le Jardin Villemin tout proche, les DJs enchaînaient les morceaux de house devant une foule compacte de danseurs.Scènes similaires rue de Paradis, toujours dans le 10e arrondissement, où une foule serrée a dansé dans l'après-midi, ou rue des Archives dans Le Marais.A Menilmontant (20e) sur une petite place connue pour ses bars, les vendeurs de merguez étaient de sortie et des tables dressées sous des chapiteaux pour se protéger de la pluie. Pas de masques dans le public, seuls les vendeurs en portaient."la Fête de la musique c'est important, c'est un événement national", salue Violette, 28 ans. S'attendait-elle au respect des règles de distanciation ? "Non!", répond-elle en riant."J'ai bien peur qu'on fonce vers une seconde vague", "c'est irresponsable", "une fête de la musique juste en sortie d'une crise sanitaire majeure, quelle idée de génie!": sur Twitter, de nombreux internautes critiquaient vertement ces rassemblements."Ce n'est pas du tout ce que le déconfinement dit +progressif+ impliquait. Je comprends que la Fête de la musique soit libératoire mais ne pouvait-on l'éviter cette année?", s'interrogeait Gilbert Deray, médecin-chef à la Pitié-Salpêtrière sur Twitter.- Appel à la prudence -Sur le parvis de l'Institut du monde arabe en revanche, les règles édictées à l'occasion de l'épidémie de coronavirus ont été respectées : des vagues successives de 500 spectateurs ont enchaîné les karaoké assis, autour de tables de 10, espacées de 3 mètres, face à une scène où un animateur proposait des morceaux de rap et de pop arabisante."J'appelle toutes celles et ceux qui s'apprêtent à se déplacer à être prudents et responsables. On peut célébrer la musique en gardant les distances et en étant prudents", a mis en garde le ministre de la Culture Franck Riester, qui s'est rendu lui aussi en début de soirée devant l'IMA.Mais c'est un fait: après des mois de disette beaucoup de jeunes notamment ont voulu se rassembler et renouer avec la fête.A Strasbourg, des habitants étaient accoudés dès l'après-midi sur les ponts qui enjambent l'Ill ou sur les quais pour voir et écouter passer un bateau de croisière transformé en scène musicale. DJs et groupes devaient s'y succéder jusqu'à minuit.Des vélos-cargos musicaux ont fait des haltes au cours de l'après-midi dans divers quartiers de la ville, du chic parc de l'Orangerie au populaire Neuhof. Les artistes itinérants, de styles divers mais toujours festifs, ont entonné aussi bien "les copains d'abord" que "Happy" de Pharrel Williams et lancé un Madison sur la place de la gare - une danse idéale par temps de distanciation sociale.- Hommage à Steve -Théoriquement, les rassemblements de plus de dix personnes sont toujours interdits. Toutefois, avec autorisation du préfet, ils peuvent faire l'objet de dérogations. Et pour les bars, cafés et restaurants, l'organisation de concerts relève de la responsabilité de l'exploitant. L'édition de cette année a été également marquée par un anniversaire funeste: la mort il y a un an de Steve Maia Caniço lors d'une opération policière controversée à la fin d'une soirée électro.Une marche blanche rassemblant plusieurs milliers de personnes (2.600 selon la police) s'est tenue à Nantes, partie du château des Ducs de Bretagne pour rejoindre l'endroit en bord de Loire où s'était noyé cet animateur périscolaire de 24 ans après une intervention de la police pour disperser des fêtards."On n'oublie pas, on est là pour Steve. On ne lâchera pas l'affaire, on est prêt à se battre pour que justice soit rendue", a dit à l'AFP Jérémy Bécue, 25 ans, qui avait également chuté dans la Loire la nuit fatidique.L'ancien ministre de la Culture Jack Lang, créateur de la Fête de la musique, a dédié cette édition 2020 au jeune homme dont le corps avait été retrouvé un mois après les faits.
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"Un million" de masques FFP1 et FFP2 doivent y être fabriqués chaque jour: la "première" usine de production de masques d'Ile-de-France, ouverte en quelques semaines par un homme d'affaires Chinois, a été officiellement inaugurée jeudi au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).
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L'usine, annoncée mi-avril, a été montée en un "temps record", s'est félicité le maire du Blanc-Mesnil, Thierry Meignen (Libres !). Elle se situe dans un vaste entrepôt entièrement repeint en blanc, où plusieurs machines, dont quatre en provenance de Chine, ont été installées. Quatre autres doivent arriver dans les prochains jours.Il ne reste que quelques "réglages" à faire et les masques pourront sortir de l'usine à compter de la semaine prochaine, assure Hsueh Sheng Wang, l'entrepreneur à l'origine du projet. A terme, "un million" de masques FFP1 et FFP2 doivent être fabriqués par jour, promet-il, en faisant une démonstration de leur fabrication. Une partie de la production pourrait être dans un premier temps réquisitionnée par l'Etat, ajoute cet homme de 55 ans qui vit depuis 40 en France et dit avoir investi "4 millions d'euros" dans le projet. Il a sollicité le soutien de la région, qui a mis en place un fond covid-19 pour financer jusqu'à 800.000 euros des projets sanitaires."Grâce à cette usine, l'Ile-de-France, qui était très démunie, pas du tout en auto-suffisance, va pouvoir se protéger", a salué Valérie Pécresse, la présidente (Libres !, ex-LR) de la région, venue inaugurer la fabrique aux côtés de plusieurs politiques de la droite locale. Elle a rappelé l'historique du projet né lors de rencontres avec des membres de la communauté franco-chinoise qui ont fait don de milliers de masques à la région lors de la crise du Covid. "A cette occasion, a émergé une idée un peu folle: et si on produisait à nouveau des masques en Ile-de-France ?", a dit Mme Pécresse. La parcelle où se situe la fabrique appartient à Eurasia groupe, la société côtée en Bourse de M. Wang. Il prévoit ensuite d'y construire un vaste quartier de commerces et de logements.Figure de la communauté franco-chinoise, l'entrepreneur s'est enrichi en louant à la découpe des entrepôts, notamment aux grossistes du "sentier Chinois" d'Aubervilliers, première plateforme européenne d'import-export avec la Chine.Son parcours, qui suscite l'admiration de certains, éveille aussi les soupçons, d'autant qu'il est visé depuis 2014 par une enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF) pour "blanchiment" et "fraude fiscale", après une plainte du fisc.
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Dans un livre-enquête, , Anne-Sophie Beauvais, explique comment le Président de la République et ses camarades de promotion à SciencesPo ont forgé leurs réussites politiques et médiatiques. De quoi découvrir les premières difficultés politiques d'Emmanuel Macron, comme le relaye Atlantico.
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Avant d'être porté sur le fauteuil présidentiel, le Président de la République s'est confronté à l'appétit impitoyable d'animaux politiques bien plus âgés que lui. C'est ce que raconte Anne-Sophie Beauvais, camarade de promotion d'Emmanuel Macron, dans son récent ouvrage intitulé "On s'était dit rendez-vous dans vingt ans" (Plon). L'occasion de livrer des anecdotes sur un jeune homme brillant "déjà hors-sol", à l'image du jour où il s'est fait reprendre par Philippe Séguin comme le raconte Atlantico, qui a eu accès aux bonnes feuilles."Emmanuel Macron était rapporteur sur un texte qui portait sur la fraude fiscale [...] Il venait présenter son rapport, et il s'est fait allumer par Séguin", écrit Anne-Sophie Beauvais. Celle qui officie désormais à la tête de l'association des anciens élèves de SciencesPo reprend alors les propos de son "ami Alexandre", qui lui raconte alors "un face-à-face (idéologique) douloureux à vivre pour celui qui était alors son collègue à Bercy"."Une scène étrange"Le recadrage était tel, qu'il avait visiblement poussé Alexandre à s'interroger sur la nature de la colère du politicien aguerri. "Je me suis demandé pourquoi il y avait une telle antipathie. Est-ce que c'était politique, idéologique ? Est-ce que c'était sur la personne ?" Avant de concéder : "Séguin lui reprochait la mauvaise qualité du rapport et lui disait qu'il allait falloir le retravailler... Il n'est pas faux qu'Emmanuel Macron n'avait manifestement pas suffisamment travaillé son sujet, mais cela ne justifiait pas non plus une telle colère", peut-on lire dans l'ouvrage.Des étincelles dues à une confrontation d'idées et qui n'auraient pas laissé le président de marbre. Ce dernier tentant de se défendre : "Macron se défendant comme il le pouvait, en gardant bien sa dignité [...] J'ai vraiment ressenti cet échange entre eux comme un antagonisme politique, parce que cette scène était étrange", conclut la source.Dans son ouvrage sous-titré "Coulisse d'une génération qui a pris le pouvoir" , cette ancienne conseillère de Valérie Pécresse dresse le portrait de cette génération de quadras désormais en vue à l'image de Gaspard Gantzer, Matthias Fekl, ou encore Natacha Polony. Elle y décortique comment les murs de SciencesPo ont pu forger les prémices de sa façon d'exercer le pouvoir.
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La chanteuse et comédienne s'est éteinte vendredi, à l'âge de 92 ans.
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Les hommages à Annie Cordy continuaient d'affluer samedi du monde du spectacle, mais aussi du monde politique et même du PSG, avant des obsèques prévues samedi prochain à Cannes. "Retracer ses soixante-dix années de carrière, c'est égrener un chapelet de tubes, des bulles de bonne humeur", a réagi l'Elysée, relevant que "certains réclamaient qu'elle soit remboursée par la sécurité sociale car elle savait faire lever des soleils intérieurs". "Le Président de la République et son épouse saluent le parcours de cette reine du music-hall", connue pour ses "joyeux refrains", a souligné le communiqué. Le club de football de la capitale pleure lui aussi la chanteuse qui était sa marraine : "Un lien particulier unissait effectivement le club et la chanteuse belge. C'est elle qui, en 1971, était devenue la marraine du Paris Saint-Germain en interprétant son premier hymne officiel intitulé Allez Paris".Une voix pour DisneySur Facebook, Sheila s'est souvenue de "ses éclats de rire et (de) sa bonne humeur communicative". "C'était pour moi un modèle de talent, de professionnalisme, et de gentillesse". Disney, à qui la chanteuse belge avait prêté sa voix, lui rend aussi hommage: "Grand-mère Feuillage nous a quittés. Annie Cordy a apporté cette sagesse et cette voix inimitable à ce personnage emblématique de Pocahontas". Côté petit écran, Jean-Pierre Foucault a salué la mémoire d'"une artiste complète, inimitable, unique, fidèle en amitié", et Jean-Pierre Pernaut a rappelé combien "chaque rencontre avec elle était formidable et riche d'émotions". Des émissions spéciales prévuesFrance 2, France 3 notamment ont prévu des émissions spéciales pour saluer cette longue carrière. Dimanche, sur France 2, Laurent Ruquier reviendra sur quelques moments cultes d'Annie Cordy dans "Les Enfants de la télé". La chaîne publique diffusera lundi "Illettré" (2018), une fiction dans laquelle Annie Cordy incarnait une touchante grand-mère. Lundi, "C à vous" sur France 5 reviendra sur cette carrière, et une soirée spéciale lui sera réservée jeudi sur France 3. Les obsèques d'Annie Cordy seront célébrées samedi 12 septembre à Cannes (Alpes-Maritimes), au cimetière Abadie, a annoncé Michèle Lebon, sa nièce. Elle sera inhumée dans le caveau familial. Il n'y aura pas de célébration religieuse, et, selon les possibilités de distanciation, une cérémonie sera organisée avant l'inhumation."Annie aimait le public. Elle appartient au public", a affirmé Mme Lebon. "Nous allons essayer de permettre à ceux qui le souhaitent de lui rendre hommage".
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Le Quai d'Orsay examine la "possibilité de suites judiciaires" contre l'ex-collaborateur de l'Élysée.
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Le Quai d'Orsay a réclamé fin juillet la restitution des deux passeports diplomatiques attribués à Alexandre Benalla dans le cadre de ses fonctions à l'Élysée, a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères."Toute utilisation depuis (la fin de ses fonctions, NDLR) de ces passeports aurait été faite en dépit des engagements pris par l'intéressé", a ajouté Agnès von der Mühll. "A la vue des informations de presse tendant à indiquer que M. Benalla aurait continué à utiliser ces documents, le ministère (...) examine les suites à donner, y compris judiciaires".Or, lors de son audition sous serment devant la commission d'enquête du Sénat le 19 septembre, Alexandre Benalla avait affirmé avoir laissé ce document dans son bureau de l'Elysée.Interrogé à l'époque par la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio sur le fait de savoir s'il avait restitué ses deux passeports, l'ex-conseiller de 27 ans avait répondu : "Ils sont au bureau que j'occupais à l'Elysée donc je pense que l'Elysée a dû s'en occuper", selon la vidéo de l'audition rediffusée par Public Sénat."Ne confère aucune immunité"Selon Mediapart, Alexandre Benalla utilise toujours un passeport délivré le 24 mai 2018, soit deux semaines après sa mise à pied à l'Élysée pour avoir participé à une interpellation musclée en marge des manifestations du 1er mai à Paris.Ce passeport a été "utilisé ces dernières semaines pour entrer dans différents pays africains ainsi qu'en Israël", selon le média en ligne qui cite "des sources sécuritaires". "Le passeport, qui porte la référence 17CD09254, est valide jusqu'au 19 septembre 2022", précise encore Mediapart."Le passeport diplomatique est un titre de voyage visant à faciliter les déplacements de son titulaire, dans le cadre de ses fonctions officielles", a rappelé le quai d'Orsay dans un communiqué. "Il ne confère à son titulaire aucune immunité, que ce dernier se trouve sur le territoire français ou à l'étranger".Le ministère assure également qu'Alexandre Benalla "s'était engagé par écrit le 23 mai 2018 à restituer ces documents à la fin des fonctions qui en justifiaient l'attribution".L'Élysée annonce également avoir officiellement exigé d'Alexandre Benalla qu'il s'explique sur "d'éventuelles missions personnelles et privées" qu'il aurait menées lorsqu'il était en poste au plus près d'Emmanuel Macron avant d'être limogé en raison de la polémique des violences lors des manifestations du 1er mai.
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Le dernier numéro de l'émission Les Escapades de Petitrenaud est diffusé dimanche. L'émission culinaire va s'arrêter après douze ans d'existence. L'animateur qui a donné le nom au programme dit ne pas avoir été personnellement prévenu par la chaîne, selon Le Figaro - TV Magazine.
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Les Escapades de Petitrenaud le dimanche midi sur France 5, c'est fini. Le programme, diffusé pour la première fois en septembre 2006, va s'arrêter après un dernier épisode inédit dimanche 1er avril. "Au-delà de ce dernier numéro inédit, ce rendez-vous du midi prisé des téléspectateurs s'arrêtera, affirme Jean-Luc Petitrenaud au Figaro - TV Magazine. France 5 semble réfléchir à autre chose et a pris la décision d'arrêter les Escapades. Je vous le dis, mais je ne suis pas censé le savoir, car je n'ai pas reçu un seul mot ou coup de téléphone de la chaîne pour m'en avertir".Jusqu'à la fin de la saison, France 5 rediffusera des épisodes de l'émission désormais présentée par Caryne Teyssandier depuis un an. "Même si je n'en veux à personne, et surtout pas à France 5, qui est une chaîne que j'aime regarder, je suis déçu. Les Escapades, c'était l'occasion de parcourir et de connaître la France de façon joyeuse. Je disais aux gens : 'Suivez-moi, il y a tant de belles choses à cueillir', rappelle l'animateur, un peu nostalgique. Il y a peu, à la sortie du Guide Michelin, j'ai croisé le second d'un trois-étoiles situé à Marseille. Et il m'a touché en me disant que c'est en regardant mes émissions qu'il a eu envie de faire de la cuisine".Jean-Luc Petitrenaud avait laissé les rênes de l'émission à la fin de la saison dernière pour se reposer et se consacrer à l'écriture d'un livre inspiré de la vie de ses parents, Les Quatre Saisons d'Émile et Marcelle. Celui qui a organisé tant de rencontres entre des chefs et des artisans au fil de ses escapades va également continuer à chroniquer des histoires gourmandes dans le quotidien La Montagne.Pour le dernier épisode diffusé dimanche, Les Escapades et Caryne Teyssandier emmèneront les téléspectateurs à Strasbourg pour une rencontre avec le propriétaire d'un food-truck, un producteur de fruits et légumes bio, ainsi qu'un cuisinier pour parler de la volaille gauloise blanche.
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L'ancien haut-commissaire aux retraites aurait gaspillé de fortes sommes d'argent lorsqu'il était à la tête du Conseil économique, social et environnemental, révèle Le Parisien.
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Y'aurait-il une 14e affaire pour Jean-Paul Delevoye ? Le Parisien s'est procuré un rapport de 103 pages qui aurait été "enterré". Il concerne son passage à la tête du Cese (Conseil économique, social et environnemental) entre 2010 et 2015. Ce rapport de la société Technologia, qui date de 2014, avait pour but d'évaluer les risques psychosociaux parmi les agents depuis son arrivée au conseil. Il vient jeter un peu plus le trouble sur le personnage. Le Parisien relève surtout deux lignes qui "pointent un certain malaise quant à une confusion des missions et des moyens due à la détention en parallèle d'un mandat électif par le Président". Qu'en est-il donc réellement, y'a-t-il eu des petits arrangements de sa part à l'époque ? Le quotidien met en avant des témoignages qu'il a récupérés qui pourraient encore plus embarrasser Jean-Paul Delevoye. Ainsi, pendant cinq ans, l'ancien homme fort des retraites d'Édouard Philippe aurait multiplié les voyages avec ses chauffeurs attitrés "pour faire des allers-retours entre le Cese (Paris) et la commune de Bapaume (Pas-de-Calais) où il... était maire (jusqu'en 2014). "Souvent le président partait le jeudi soir ou le vendredi et revenait le lundi. Et le chauffeur restait à Bapaume, nourri, logé", révèle aujourd'hui une source au Parisien. Beaucoup se demandaient à l'époque qui payait les allers et venues entre le Cese et la ville nordiste. Pire, selon certaines sources, les chauffeurs semblaient avoir un rythme de vie assez confortable, en ne travaillant qu'une semaine sur deux avec un salaire de 2000 euros et des primes allant de 800 à 1000 euros. De quoi faire jaser. Des chauffeurs et assistantes à plein temps Une source interne dévoile également que le dispositif aurait été validé par Annie Podeur, qui n'était autre que la secrétaire générale et aussi magistrate à la Cour des comptes. Jean-Paul Delevoye aurait eu aussi la folie des grandeurs en commandant une "Peugeot 607 et un véhicule huit places en raison de ses grandes jambes et pour transporter les délégations", peut-on apprendre. D'autres sources affirment également que deux assistantes étaient attitrées "à plein temps" au secrétariat de la mairie. Ironie du sort, en 2012, Jean-Paul Delevoye déclarait : "Tout l'argent public qui est utilisé ici doit être prouvé à l'extérieur dans la plus totale transparence." Le rapport, très critique envers la direction de l'époque, fait état d'une gestion des ressources humaines "à la dure" de la part de l'ancien haut-commissaire. Contacté, Jean-Paul Delevoye n'a pas souhaité répondre. Son ancien chef de cabinet réfute lui en bloc les accusations, arguant de trajets en TGV et de l'utilisation de la 607 pour des motifs de "covoiturage". Il a aussi nié l'existence des deux secrétaires affectées à la mairie et nié tout simplement l'existence du rapport.
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Sous les applaudissements, l'Assemblée nationale a à nouveau voté mercredi soir l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, mesure phare du projet de loi bioéthique examiné en deuxième lecture, malgré la vive opposition de la droite.
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Passionnément débattu depuis mardi soir, cet article 1er du vaste projet de loi a été adopté par 66 voix contre 27, et 3 abstentions, plusieurs groupes politiques étant partagés. La procréation médicalement assistée (PMA), qui permet d'avoir un enfant au moyen de différentes techniques médicales (insémination artificielle, fécondation in vitro...), est actuellement réservée aux couples hétérosexuels. Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, cette PMA élargie aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, soutenue par la majorité et la gauche, sera remboursée par la Sécurité sociale.Comme souhaité par le gouvernement, les députés ont voté une version de cet article 1er quasi identique à celle issue de la première lecture en octobre dernier.Malgré des divisions dans la majorité, ils ont ainsi rejeté à nouveau la PMA post-mortem, avec les gamètes d'un conjoint décédé, ou l'ouverture de la PMA aux hommes transgenres.Même sort pour le don d'ovocytes dans un couple de femmes (technique dite de la ROPA), dans laquelle la droite voyait un "glissement vers une gestation pour autrui" (GPA, recours à une mère porteuse).L'Assemblée a supprimé un autre ajout fait récemment en commission, concernant l'appariement (recherche d'un donneur aux caractéristiques proches, en particulier physiques). Cette pratique largement répandue est contraire à "l'esprit" du projet de loi, qui est de "lever le tabou" de la PMA, et non pas de semer la "confusion" par une ressemblance physique avec le ou les parents, ont justifié plusieurs députés LREM.Très mobilisée dans l'hémicycle, la droite principalement a porté le fer contre cet article 1er, objet à lui seul de plus de 550 amendements, sur les quelque 2.300 que les députés doivent examiner d'ici la fin de la semaine.Les LR ont dénoncé inlassablement la création "d'orphelins de pères" ou le risque d'une "marchandisation de la procréation", réaffirmant leur inquiétude que l'ouverture de la PMA ne mène "inéluctablement" à la GPA.Le ministre de la Santé Olivier Véran a opposé que "l'amour est la base du foyer familial", vantant un nouveau droit pour "des milliers de familles qui feront des milliers d'enfants". Petite satisfaction pour le principal groupe d'opposition: l'Assemblée a voté un amendement LR précisant que les membres du couple sont bien "deux". Son auteur Xavier Breton s'était inquiété de voir un jour un "couple à trois", autrement dit un "trouple", vouloir un enfant. Et grâce aux voix des LR, un amendement de la "marcheuse" anti-PMA pour toutes Blandine Brocard a été adopté, qui prévoit la remise aux candidats des "conclusions des dernières études" sur "les désordres médicaux engendrés" par la PMA.
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Elizabeth II souhaitent que les décisions finales concernant le statut inédit du prince Harry et de Meghan Markle soient trouvées "dans les jours qui viennent".
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Nouveau rebondissement dans la crise qui agite la famille royale britannique. La reine Elizabeth II et la famille royale se sont accordés lundi sur une "période de transition" après l'annonce du prince Harry et de Meghan Markle de leur prise de distance avec la royauté britannique. Le 8 janvier, ils avaient indiqué renoncer à leur rôle de premier plan, un incident surnommé "Megxit" (en référence au Brexit) par de nombreux médias outre-Manche. "Blessée" selon les journaux par l'annonce choc d'Harry et Meghan, la cheffe de la famille, et cheffe d'Etat, Elizabeth II, avait réuni lundi son fils Charles et ses deux petits-fils dans sa résidence de Sandrigham (est de l'Angleterre). Meghan devait participer à cette réunion par téléphone depuis le Canada.Le consensus affiché, un "soutien total"C'est finalement le consensus que la famille royale affiche - du moins en apparence - au terme de la réunion de crise convoquée par la reine. Cette transition sur laquelle la reine, le Prince Harry et son épouse se sont mis d'accord permettra aux jeunes parents de se mettre en retrait en partageant leur temps entre le Royaume-Uni et le Canada. C'est ce qu'a annoncé la reine Elizabeth II dans ce communiqué inhabituel.La souveraine a précisé "soutenir entièrement" le choix du couple princier et a demandé que les décisions finales soient trouvées "dans les jours qui viennent", soulignant qu'il restait "du travail à accomplir" sur ces questions "complexes", est-il précisé.Plus tôt dans la journée, les deux petits-fils de la reine avaient publié un communiqué commun dénonçant une "fausse histoire" concernant la relation compliquée qu'ils entretiendraient et "l'utilisation offensante et potentiellement dangereuse" de mots "incendiaires".
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Deux hommes se sont noyés à une quinzaine de minutes d'intervalle dans le lac d'Annecy, samedi. L'un a pu être secouru mais se trouvait dans un état grave.
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Le corps de l'autre était toujours recherché dimanche, selon France Bleu. La Haute-Savoie a connu deux drames, samedi 24 juin. Une première alerte a été donnée à 17h15 au lac d'Annecy, lorsqu'un homme d'une trentaine d'années n'est pas remonté à la surface après avoir sauté d'un pédalo, à proximité de la plage. Une équipe de pompiers-plongeurs d'Epagny et de Thonon-les-Bains a été dépêchée sur place mais les secouristes ne sont pas parvenus à retrouver le corps avant la tombée de la nuit.Un quart-d'heure plus tard, une seconde opération a été déclenchée lorsqu'un baigneur de 19 ans s'est retrouvé en difficulté. Le jeune homme a été ramené sur la berge par d'autres baigneurs. Il a rapidement été transporté à l'hôpital dans un état grave. Dimanche, son pronostic vital était toujours engagé. Les recherches ont repris dimanche à 9 heures pour tenter de localiser le corps du trentenaire. À l'endroit où s'est déroulé l'accident, le lac peut atteindre une vingtaine de mètres de profondeur, précise France Bleu.
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Le nombre de décès dus à l'épidémie de coronavirus en Amérique latine et aux Caraïbes a dépassé mercredi soir le seuil des 70.000, dont plus de la moitié au Brésil, alors que l'Europe envisage d'ouvrir ses frontières extérieures en juillet.
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Sur près de 1,5 million de personnes contaminées dans l'aire allant du Mexique à la Terre de Feu en passant par les îles des Caraïbes, 71.104 sont mortes, dont près de 40.000 au Brésil, le troisième pays le plus endeuillé au monde. Le Mexique est le deuxième en Amérique latine (14.649), suivi du Pérou (5.903).Sao Paulo, la capitale économique du Brésil, a rouvert partiellement ses commerces ce mercredi. Dans le centre commerçant, presque tous les passants portaient des masques, mais sans respecter la distanciation sociale, a constaté l'AFP. Et les centres commerciaux de la mégapole devraient rouvrir jeudi, à la veille de la Fête des Amoureux (la Saint-Valentin brésilienne). À Rio de Janeiro, deuxième ville la plus peuplée du pays et principale destination touristique, le maire Marcelo Crivella a confirmé l'ouverture des centres commerciaux jeudi, avec certaines restrictions. Plusieurs experts jugent l'ouverture des magasins hâtive, la courbe de la pandémie continuant à monter dans le pays.Au Pérou, deuxième pays de la région en termes de contaminations, une bonne nouvelle est arrivée du côté du commerce international: ses exportations de gingembre ont presque triplé au premier trimestre, car il est utilisé comme médicament pour les affections respiratoires liée au coronavirus.- Récessions -Dans le monde, le Covid-19 a fait plus de 414.000 morts, et infecté plus de 7,3 millions de personnes. Sachant que tous ces chiffres officiels sont sans doute inférieurs à la réalité, selon la communauté scientifique.Aux Etats-Unis, pays le plus touché, les plages de Miami ont rouvert mercredi après avoir été fermées presque trois mois. A l'entrée de la plage, un groupe d'"ambassadeurs" de la ville, repérables à leurs t-shirts roses, rappellent toutefois aux visiteurs qu'ils doivent porter un masque et garder leurs distances.Réputée pour ses bâtiments art déco aux couleurs pastel et sa vie nocturne, Miami Beach commence doucement à reprendre vie, après des mois de fermeture forcée, au plus fort de sa haute saison (de janvier à avril). Mais il faudra du temps avant que ne reviennent les sept millions de touristes que Miami Beach recevait chaque année.Plus globalement, l'économie américaine va connaître une récession de 6,5% cette année, selon les nouvelles estimations de la Banque centrale (Fed) publiées mercredi. Elle s'attend par ailleurs à un taux de chômage de 9,3% en 2020 et de 6,5% en 2021.Au niveau mondial, la récession sera d'au moins 6%, selon l'OCDE. "A la fin de 2021, la perte de revenu dépassera celle de toutes les récessions précédentes au cours des cent dernières années sauf en période de guerre, avec des conséquences terribles et durables pour les populations, les entreprises et les gouvernements", a affirmé mercredi la chef économiste de l'OCDE, Laurence Boone.- Tour Eiffel le 25 juin -En Europe, où les nouvelles hospitalisations et les chiffres des décès sont en chute libre, la Commission européenne va publier dans la semaine ses propositions pour une levée "progressive et partielle" des restrictions de voyages aux frontières extérieures de l'UE à partir du 1er juillet.Il s'agirait de lever les restrictions avec certains pays tiers en prenant en compte "un certain nombre de principes et de critères" et en se basant sur une "approche commune" entre Etats membres, a annoncé mercredi le vice-président Josep Borrell.L'exécutif européen ne peut émettre qu'un avis, la décision finale appartient à chaque Etat membre.Le déconfinement se poursuit sur le Vieux Continent. A Paris, la tour Eiffel rouvrira le 25 juin avec port du masque obligatoire et montée uniquement par les escaliers, avec un nombre de visiteurs limité.En Espagne, qui a enregistré plus de 27.000 décès, le Championnat de football reprend mercredi, après trois mois d'interruption. Dans ce pays, le masque restera néanmoins obligatoire sous peine d'amende.Un hôpital de Bilbao, dans le nord de l'Espagne, a annoncé mercredi que ses 4.500 employés passeraient des tests de dépistage après le décès d'un patient infecté et la détection de 25 cas entre ses murs.Critiqué pour le bilan très lourd au Royaume-Uni et pour les ratés du déconfinement, le Premier ministre Boris Johnson a vanté mercredi les efforts "incroyables" de son pays. Il a cité "la réussite incroyable" du service public de santé (NHS) qui a construit en urgence des hôpitaux de campagne - qui n'ont finalement pratiquement pas été utilisés -, ou la manière "incroyable" dont le pays s'est mobilisé pour permettre "d'avoir le virus sous contrôle". Son gouvernement s'est trouvé aussi mercredi sous le feu des critiques pour avoir décidé de reculer sur son projet de renvoyer tous les enfants à l'école avant l'été mais en revanche de rouvrir les zoos. "Les parents ont perdu confiance dans l'approche du gouvernement", a estimé le dirigeant de l'opposition travailliste Keir Starmer.- Plaintes en Italie -En Italie, des familles et proches de victimes du nouveau coronavirus ont déposé une cinquantaine de plaintes mercredi au parquet de Bergame, première action en justice du genre dans la péninsule où l'épidémie a fait près de 34.000 morts. Mercredi, dans le cadre d'une autre enquête de justice sur la gestion de la pandémie, le parquet a demandé à entendre le Premier ministre Giuseppe Conte et deux de ses ministres.En Chine, premier pays touché par le nouveau coronavirus fin 2019, c'est le Temple des lamas qui a rouvert ses portes mercredi. Il s'agit de l'un des plus grands sites religieux de Pékin, le plus grand temple du bouddhisme tibétain en dehors du Tibet.L'Indonésie a annoncé mercredi un nouveau record journalier de cas d'infection au coronavirus, suscitant des appels d'experts de la santé à ralentir le déconfinement du pays qui compte la quatrième plus grande population au monde.
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Près de 70 élus de gauche et écologistes, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot ou la maire de Marseille Michèle Rubirola, demandent dans une tribune un moratoire sur le déploiement de la 5G au gouvernement, qui leur a répondu dimanche qu'ils "refus(aient) le progrès".
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La décision du gouvernement d'attribuer les fréquences dès septembre "intervient sans étude d'impact climatique et environnemental ni aucune consultation publique préalable", déplorent les signataires de cette tribune publiée par le Journal du dimanche, parmi lesquels les nouveaux maires écologistes de Strasbourg, Jeanne Barseghian, de Bordeaux, Pierre Hurmic, ou encore de Besançon, Anne Vignot."Nous, maires et élus, proposons dans l'immédiat un moratoire sur le déploiement de la 5G au moins jusqu'à l'été 2021", ainsi que la "tenue d'un débat démocratique décentralisé sur la 5G et sur les usages numériques", écrivent-ils. "Nous demandons que la priorité soit donnée à la réduction de la fracture numérique, à travers le développement de la fibre en zone rurale et en finalisant le déploiement de la 4G", ajoutent-ils. Parmi les signataires figurent également Eric Piolle, maire écologiste de Grenoble, le député LFI François Ruffin ou encore Jean-François Debat, maire PS de Bourg-en-Bresse. En juillet, EELV avait déjà demandé, dans une motion adoptée à la quasi-unanimité de la centaine de conseillers fédéraux du parti, un "moratoire sur la 5G" qui va générer "une grosse inflation de la consommation électrique" et permettre "la collecte de données personnelles"."Nous devons vérifier toutes les conséquences éventuelles de la 5G, mais nous ne devons surtout pas refuser le progrès", a réagi sur Europe 1 le ministre délégué au Commerce extérieur Franck Riester dimanche. "C'est ce qu'on voit depuis plusieurs jours et semaines avec ces nouveaux maires écolos qui sont dans une position très idéologue, très sectaire, une position de refuser le progrès d'une certaine manière".Un peu plus tard, c'est le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, qui a déclaré sur France Inter au sujet de la 5G qu'"à date, toutes les études montrent qu'il n'y a pas de conséquence sur les individus", mais qu'il "faut continuer les tests, faire attention".Quant à ses conséquences sur l'environnement, il a estimé que ce n'est "pas la 5G qui est énergivore, mais c'est le débit qu'elle permet qui fait imaginer que les gens vont consommer davantage de données. Mais c'est toujours très complexe, si vous consommez plus de données on peut aussi imaginer que vous voyagiez moins, ce qui s'est passé pendant le télétravail".De manière plus générale, il a estimé qu'"on commence à être fâché avec le progrès en France", mais que si "tout n'est pas bon dans ce que le progrès nous amène", "refuser le progrès pour aller vers la décroissance n'est pas une solution parce que ce n'est pas sûr que ce soit ce que veulent nos concitoyens, et parce que les autres ne le font pas".
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Selon Sud-Ouest, un spécialiste de la pêche au gros a pêché un silure de 2,04 mètres dimanche sur les bords de la Dordogne, près de Bergerac. Le poisson, relâché après sa prise, pèse près de 65 kg.
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"Ce n'est pas un record. C'est même assez fréquent comme taille quand on pratique ce type de pêche", a expliqué au quotidien le pêcheur, Nicolas Loquin. Selon lui, la capture la plus spectaculaire recensée pour l'instant dans le département "faisait 2,56 mètre". Cet habitué de la pêche au gros assure que quatre silures de près de 2 mètres ont été remontés au cours de cette partie de pêches sur les bords de la Dordogne. En France, ce poisson d'eau douce peut atteindre plus de 2,5 m de long et peser 250 kg. "L'idée est répandue que les silures sont des monstres qui mangent tout", a-t-il ajouté. "On en retrouve souvent balancés dans les buissons après avoir été pêchés, parce que considérés comme nuisibles". Selon lui, le silure, introduit à la fin des années 1980 dans le secteur de Bergerac, est au contraire porteur d'une bactérie mortelle pour le poisson chat qui figure dans la catégorie des espèces nuisibles.
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Le chef de l'État annoncera mardi l'installation de cette nouvelle structure. Elle sera composée d'experts.
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L'annonce peut-elle apaiser les tensions ? Le président Emmanuel Macron annoncera mardi 27 novembre la création d'un "Haut conseil pour le climat" composé d'experts, indique le JDD, citant l'Élysée. Devant être annoncée lors de la présentation de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), l'installation de cette structure placée sous l'autorité du Premier ministre est destinée "à susciter moins de crispations" sur la "politique énergétique et ses conséquences fiscales", précise l'hebdomadaire du dimanche.Rendre la transition écologique "acceptable"Il donne parmi ses membres Laurence Tubiana, ex-négociatrice pour la France lors de la COP21, Pascal Canfin, président de WWF France, et des personnalités du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). La semaine précédente, Édouard Philippe avait écarté l'idée d'une réunion avec les corps intermédiaires pour construire un "pacte social de la conversion écologique", comme l'avait demandé le numéro un de la CFDT Laurent Berger. Il estimait que ce n'était pas ce que "demandent les gilets jaunes".Pour répondre aux "gilets jaunes", qui ne désarment pas, comme aux propositions de certains syndicats d'ouvrir des négociations sociales, Emmanuel Macron va "donner le cap sur la transition écologique", devant les membres du Conseil national de la transition écologique (CNTE), composé d'élus, de syndicats, d'ONG et d'associations. Objectif : rendre la transition écologique "acceptable", avait expliqué l'Élysée.L'annulation de la hausse des taxes toujours exclueLe haut conseil pour le climat sera "doté de moyens" et pourra "intervenir sur toutes les politiques publiques" en ayant en charge de s'assurer de "la soutenabilité sociale et économique" de ces politiques, a expliqué l'Élysée au JDD qui assure travailler sur le dispositif depuis septembre. L'hebdomadaire rapporte que la présidence confirme la hausse des taxes sur les carburants prévue le 1er janvier, excluant "un report". Selon lui, les "macronistes se sont convertis à l'idée qu'il faut 'associer davantage'" les syndicats, les associations de défense de l'environnement, peut-être les syndicats agricole et la société civile, dont certains gilets jaunes.
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Un journaliste birman a été condamné à 2 ans de prison pour avoir diffusé une fausse information sur l'épidémie de coronavirus dans le pays, a déclaré vendredi son avocat.
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Zaw Ye Htet, rédacteur en chef d'un site internet d'information, avait été arrêté le 13 avril, le jour de la mise en ligne d'un article annonçant faussement la mort par coronavirus d'une personne dans l'Etat Karen (Est).Son procès s'est tenu le 20 mai, soit quelques semaines plus tard, alors que la justice birmane est connue pour laisser les suspects languir de longs mois derrière les barreaux avant de les juger."Il a été condamné en vertu de la section 505 (b) à 2 ans de prison" a annoncé son avocat Myint Thuzar Maw. La section 505 (b) est une loi à la formulation floue qui est souvent utilisée contre des journalistes ou des militants au prétexte de déclarations pouvant causer la peur ou l'inquiétude de la population."Nous allons faire appel de cette décision injuste," a déclaré par téléphone à l'AFP l'épouse du journaliste, Phyu Phyu Win.La Birmanie n'a à ce jour confirmé que 199 cas de coronavirus et six décès, même si le faible nombre de personnes testées laisse craindre aux experts que les vrais chiffres soient beaucoup plus élevés.L'État Karen, frontalier avec la Thaïlande, a vu plus de 16.000 travailleurs migrants revenir en Birmanie début avril alors que la pandémie provoquait un chômage de masse en Thaïlande et avant que la frontière ne soit fermée. Jusqu'à présent, cette région de Birmanie n'a enregistré que deux cas de coronavirus et aucun décès. Le gouvernement birman avait averti que des poursuites seraient engagées en cas de diffusion d'informations erronées sur la pandémie, mais il s'agit là du premier cas connu.Celui-ci prépare également un nouveau texte sur le contrôle des maladies transmissibles qui rendrait encore plus facile la criminalisation des journalistes. Le directeur adjoint pour l'Asie de l'ONG Human Rights Watch, Phil Robertson, a qualifié cette future loi de "recette pour un désastre" et a mis en garde sur l'accès à l'information.En vertu du droit international, les restrictions à la liberté d'expression doivent être rédigées dans la plus grande clarté, a-t-il ajouté.
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DÉCRYPTAGE. Après une nouvelle flambée de violence lors de l'acte XVIII des "gilets jaunes", le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre les casseurs : drones, moyens vidéos, mais également utilisation de produits chimiques pour marquer les individus violents.
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C'est une nouvelle arme mise à disposition des forces de l'ordre. Les produits marquants codés (PMC) seront utilisables "dès la semaine prochaine", selon Christophe Castaner. Ils doivent permettre l'identification, même plusieurs semaines après les faits, des casseurs et manifestants violents.Mélangé à l'eau des canons ou à des gaz lacrymogènes, les PMC peuvent être utilisés pendant les manifestations pour marquer les éléments violents. Il sont totalement inodores et invisibles, à moins de disposer d'un éclairage UV. Le marquage résiste 3 à 4 semaines sur la peau et plusieurs mois sur les vêtements, même après lavage."Le principe est d'avoir un codage particulier à chaque utilisation, explique au Parisien l'avocat Thierry Vallat. Lors d'un contrôle, il suffit de passer une lumière ultraviolette pour savoir si une personne est marquée par l'un de ces produits. Il faut ensuite vérifier le code pour savoir qu'elle était à tel endroit à telle heure. C'est un peu comme un horodatage."Le principe est déjà utilisé dans le domaine de la lutte contre les cambriolages et les vols à main armée. Les particuliers et les commerçants peuvent ainsi se procurer des kits pour marquer des objets d'art ou des biens de valeur, souligne Le Parisien. L'idée de l'utiliser pour le maintien n'est pas complètement nouvelle. Les CRS et gendarmes testent le "marquage chimique" depuis plusieurs mois, avant même le début de la crise des "gilets jaunes". "Gilets jaunes" : des produits marquants efficaces contre les casseurs ?par franceinfo"C'est clairement une de nos difficultés du moment : comment identifier des casseurs cagoulés et masqués", explique à 20Minutes le secrétaire général d'Unsa-Police, Philippe Capon. Quant aux marqueurs chimiques, "il faut déjà les essayer en manifestation pour voir si cela fonctionne et si c'est efficace, estime-t-il. Et puis tout dépendra de la justice. Une fois qu'on a identifié un casseur, il faudra voir quelles sanctions seront prises contre lui lorsque la seule preuve sera le marquage".Interrogé sur les moyens de distinguer les casseurs des manifestants pacifiques, le syndicaliste évoque la possibilité d'utiliser des armes de précisions pour cibler individuellement des personnes. Et en ce qui concerne les canons à eau et les gaz lacrymogènes, "ils ne seront employés qu'à partir du moment où les sommations ont été faites, a-t-il assuré à 20 Minutes. Les tirs de foule ne viseront donc que des individus ayant fait le choix de rester, ce qui est un délit".
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Après 5 ans de service, Yann Barthès a annoncé qu'il allait quitter "Le Petit Journal", l'émission satirique culte de Canal+, qu'il animait depuis 2011. "Je ne présenterai plus Le Petit Journal la saison prochaine.
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Je souhaite écrire avec les équipes de Bangumi (la société de production de l'émission, NDLR) une nouvelle histoire et vivre de nouvelles aventures", a-t-il déclaré sans autre commentaire. La chaîne cryptée a réagi par l'intermédiaire de son compte Twitter en adressant des remerciements au présentateur et à son équipe.La dernière du Petit Journal "Version Barthès" est programmée pour le jeudi 23 juin à 10h10. L'animateur de 41 ans va rebondir chez TF1 dès la saison prochaine. Il proposera une nouvelle émission quotidienne d'actualité et de culture sur TMC et un rendez-vous hebdomadaire sur TF1, a indiqué le groupe. Selon des informations de GQ confirmées par Puremedias, la société de production Bangumi aurait déjà déposé plusieurs noms pour le programme tels que "Le Nouveau Quotidien", "Le Quotidien 10", et "LNQ10".En début de matinée, d'autres rumeurs avaient envoyé Barthès du côté de France 2. Le patron de la chaîne Vincent Meslet a toutefois démenti l'information, indiquant au Monde qu'il "n'y a pas eu de discussion".CANAL+ ne lâchera sa marqueAmputé de son animateur vedette, Le Petit Journal devrait toutefois reprendre à la rentrée sur Canal+ dans une formule "rénovée". La chaîne détient en effet la marque "Petit Journal", qui demeure un de ses emblèmes les plus forts.Après avoir atteint 1,8 million de fans par jour en 2013-2014 puis 1,6 million en 2014-2015, "Le Petit Journal" a perdu près de 400.000 téléspectateurs cette année, pénalisé par son nouvel horaire (20h10 au lieu de 20h25), la suppression des Guignols en clair, qui tiraient son audience, et la chute de l'audience du "Grand Journal", diffusé juste avant.
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Le Parlement libanais se réunit jeudi pour entériner l'état d'urgence décrété à Beyrouth après l'explosion meurtrière et dévastatrice au port, qui a alimenté la rage de l'opinion contre une classe politique jugée responsable du drame en raison de son incurie.
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Des appels à manifester jeudi ont circulé sur les réseaux sociaux pour empêcher la tenue de la séance parlementaire, qui doit s'ouvrir à 11H00 (08H00 GMT) dans un palais des congrès de la capitale libanaise.Au lendemain de l'explosion qui a fait 171 morts et plus de 6.500 blessés le 4 août, le gouvernement avait décrété l'état d'urgence pour deux semaines. Pour toute période dépassant les huit jours, le Parlement doit donner son accord, selon l'ONG Legal Agenda."Vous nous avez tués! Partez! Nous allons descendre empêcher les criminels de se réunir", peut-on lire dans les messages de la contestation circulant en ligne.Le gouvernement avait précisé qu'en vertu de l'état d'urgence, un pouvoir militaire suprême serait chargé des prérogatives en matière de sécurité.Pour l'ONG Legal Agenda, une telle mesure pourrait "porter atteinte à la liberté de manifester" et permettrait à l'armée "d'empêcher les rassemblements considérés comme une +menace à la sécurité+".L'état d'urgence pourrait également "élargir la compétence des tribunaux militaires sur les civils pour les +crimes liés aux atteintes à la sécurité+", estime l'organisation.L'armée pourrait aussi "assigner à domicile pour toute personne engagée dans des activités considérées comme des +menaces pour la sécurité+", craint l'ONG.Le drame du 4 août, le cataclysme de trop pour une population déjà brisée par une crise économique aiguë, a alimenté la rage de la population contre les dirigeants.Sous la pression de la rue, le gouvernement a démissionné lundi mais une grande partie des Libanais réclame le départ du président Michel Aoun, du chef du Parlement Nabih Berri, des députés et de tous ces dirigeants en place depuis des décennies, accusés de corruption et d'incompétence. Près d'une dizaine de députés sur les 128 ont déjà annoncé leur démission.La tragédie a relancé un vaste mouvement de contestation populaire inédit déclenché à l'automne 2019. Des heurts ont éclaté aux abords du Parlement à plusieurs reprises ces derniers jours, les forces de l'ordre tirant des gaz lacrymogènes contre des manifestants jetant des pierres.Les visites de responsables étrangers se succèdent. La ministre française des Armées Florence Parly sera jeudi et vendredi au Liban, qui attend aussi la venue du sous-secrétaire d'Etat pour les Affaires politiques David Hale, numéro trois de la diplomatie américaine.
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Le vice-président du Rassemblement national (RN) est revenu sur la mauvaise santé financière de son parti, privé de 2 millions d'euros d'aide publique, lundi 13 août.
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Le Rassemblement national parviendra-t-il à surmonter cette épreuve ? Nicolas Bay se veut "très prudent", tout en espérant une sortie de crise. "Je crois qu'il (le Rassemblement National) pourra survivre, même si je reste très prudent", a déclaré l'eurodéputé RN (ex-Front national) lundi matin au micro de France Info. Ces dernières semaines, le parti a récolté environ 500.000 euros de dons grâce à un appel à la générosité de ses électeurs. "Je pense que nous sommes en sursis", a déclaré le numéro 2 du RN. "Je crois qu'il [le Rassemblement National] pourra survivre, même si je reste très prudent" répond Nicolas Bay, qui affirme que le parti a récolté environ 500 000 euros de dons.par franceinfoAu début du mois d'août, le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, estimait que le parti ne serait pas en mesure de payer les salaires de ses employés le mois prochain. "Fin septembre, n'ayant pas d'argent, on ne pourra pas payer les salaires, les charges sociales. Si vous ne les payez pas, vous devez déposer le bilan", avait-il déclaré sur l'antenne de France Info. "Nous espérons ne pas avoir recours à un plan social mais nous sommes entravés dans notre action politique", a renchéri Nicolas Bay lundi.Le Rassemblement national est sous le coup d'un gel de 2 millions d'euros d'aide publique, dans le cadre de l'enquête sur les emplois présumés fictifs au Parlement européen. Marine Le Pen et ses acolytes, qui ont saisi la justice, espèrent faire annuler cette décision. Les deux juges d'instruction soupçonnent le parti d'avoir fait passer des employés pour des assistants parlementaires, afin de faire payer leurs salaires par Strasbourg.
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