summary
stringlengths
0
86.6k
text
stringlengths
0
949k
La cote de popularité d'Emmanuel Macron est en baisse de trois points sur un mois et celle d'Edouard Philippe en hausse de deux points, selon une étude Ifop à paraître dans le JDD, réalisée après le début du déconfinement.
39% des Français se disent satisfaits du président de la République (34% "plutôt satisfaits", 5% "très satisfaits"), contre 42% fin avril. 60% des Français se disent "mécontents" (31% "plutôt mécontents", 29% "très mécontents") d'Emmanuel Macron comme président de la République contre 57% fin avril (+3%).La cote de popularité du chef de l'Etat avait enregistré un bond de 11 points fin mars (43% de satisfaits), conséquence probable de la crise du coronavirus. Le Premier ministre recueille quant à lui 46% d'avis favorables (38% de "plutôt satisfaits", 8% de "très satisfaits"), contre 44% il y a un mois. Sa cote de popularité maintient la tendance ascendante observée depuis le début de l'épidémie.52% des Français se disent "mécontents" (31% "plutôt mécontents", 21% "très mécontents") d'Edouard Philippe comme Premier ministre (-2%).Ce sondage a été réalisé par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 14 au 23 mai 2020, selon la méthode des quotas auprès d'un échantillon de 1.918 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Marge d'erreur d'entre 1 et 2,2 points.
Cinq ans après l'électrochoc des sanglants attentats de janvier 2015, le procès hors norme et "historique" des attaques jihadistes contre Charlie Hebdo, des policiers et l'Hyper Cacher s'est ouvert mercredi à Paris, sous très haute surveillance.
Avec émotion, le visage masqué en raison de la crise sanitaire, rescapés et proches des victimes se sont retrouvés devant la cour d'assises spéciale, qui se penchera pendant dix semaines sur ces attentats qui ont fait 17 morts et soulevé une onde de choc internationale. Face à eux, onze accusés ont pris place dans le box et trois autres seront jugés par défaut pour leur soutien au trio jihadiste qui a semé la terreur du 7 au 9 janvier 2015 avant d'être tué par les forces de l'ordre: les frères Saïd et Chérif Kouachi et Amédy Coulibaly.Parmi les parties civiles confrontées à la nuée des caméras et au colossal dispositif de sécurité: Lassana Bathily, ex-otage de l'Hyper Cacher, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, Riss, la caricaturiste Coco et l'urgentiste Patrick Pelloux, qui collaborait alors avec l'hebdomadaire, devenu une cible des jihadistes pour avoir publié des caricatures de Mahomet.Grièvement blessé dans l'attaque contre Charlie, qui a décimé la rédaction, l'écrivain et journaliste Philippe Lançon a fait savoir qu'il renonçait à venir témoigner. Après l'ouverture de l'audience, l'avocate de l'un des principaux accusés, Isabelle Coutant-Peyre, s'est attaquée à l'organisation du procès, dénonçant un traitement "inéquitable" pour son client, jugé pour "complicité" des attentats."Je compatis à la souffrance de toutes les victimes" mais "elle aurait pu être évitée si les services de renseignement et de surveillance avaient fait sérieusement leur travail", a regretté le conseil historique de Carlos, condamné pour plusieurs attentats. Des propos jugés "indécents" et "odieux" par des avocats des parties civiles. Le long exposé des faits, tout l'après-midi, par le président de la cour Régis de Jorna a laissé de marbre les accusés, étroitement surveillés par des policiers encagoulés dans deux box vitrés. Pas certaines des parties civiles, dont la mère de Stéphane Charbonnier, dit Charb, tué dans l'attentat contre Charlie Hebdo, qui a quitté la salle en pleurs.- "L'esprit de Charlie" -Des caricaturistes et intellectuels pris pour cible, des citoyens juifs assassinés en raison de leur religion, la guerre portée sur le sol français... Jusqu'au 10 novembre, 150 témoins et experts vont se succéder devant la cour d'assises spéciale, chargée de juger cette affaire hors norme.Le procès, initialement prévu avant l'été, avait été reporté en raison de la crise sanitaire. Il sera intégralement filmé pour les archives historiques de la justice, une première en matière de terrorisme.Pour marquer l'ouverture du procès, Charlie Hebdo a remis en "une" mercredi les caricatures de Mahomet. "Au fond, l'esprit de Charlie c'est ça, c'est refuser de renoncer à nos libertés, de renoncer aux rires, de renoncer y compris au blasphème", a justifié avant l'audience l'avocat du journal, Me Richard Malka. "N'ayons pas peur, ni du terrorisme, ni de la liberté", a-t-il exhorté.Cette réédition a été condamnée par l'institution islamique sunnite Al-Azhar, en Egypte, qui a évoqué un acte "criminel" et "une provocation injustifiée". Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a appelé de son côté à "ignorer" ces caricatures et à penser aux victimes du terrorisme. En visite à Beyrouth, le président Emmanuel Macron a défendu mardi soir "la liberté de blasphémer" en France, "attachée à la liberté de conscience". - Pas des "petites mains" - Le 7 janvier 2015, les frères Kouachi avaient attaqué la rédaction de Charlie Hebdo à l'arme de guerre, assassinant 12 personnes, dont les dessinateurs historiques Cabu et Wolinski, avant de prendre la fuite. Le lendemain, Amédy Coulibaly -- qui avait côtoyé Chérif Kouachi en prison -- tuait une policière municipale à Montrouge, près de Paris. Un jour plus tard, il exécutait quatre hommes, tous juifs, lors de la prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris. Ce périple meurtrier avait pris fin avec la mort des trois jihadistes lors d'un double assaut policier, mené quasi simultanément à l'Hyper Cacher et dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) où les tueurs de Charlie Hebdo s'étaient retranchés.Trois importants accusés manqueront à l'appel: Hayat Boumeddiene, compagne d'Amédy Coulibaly et figure du jihadisme féminin, et les frères Belhoucine, tous trois partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne. Leur mort, évoquée par diverses sources, n'a jamais été officiellement confirmée."Absents et sans aucune excuse valable à l'ouverture de l'audience", ils seront donc "jugés par défaut", a laconiquement déclaré le président de la cour. Les juges antiterroristes ont retenu les charges les plus lourdes -- la "complicité" de crimes terroristes, passible de la perpétuité -- contre l'aîné des frères Belhoucine, Mohamed, et contre Ali Riza Polat, soupçonné d'avoir eu un rôle central dans les préparatifs des attentats, ce dont il se défend.Les autres accusés sont essentiellement jugés pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et encourent vingt ans de réclusion. Un onzième protagoniste comparaît libre sous contrôle judiciaire pour "association de malfaiteurs" simple, un délit puni de dix ans de prison.L'absence des frères Kouachi et d'Amédy Coulibaly est une "source de frustration", a reconnu avant le procès le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard, tout en "récusant l'idée" que les 14 accusés soient "de petites mains".Le procès se poursuivra jeudi et vendredi avec l'examen des personnalités de chacun des accusés. Les deux semaines suivantes seront consacrées aux témoignages des 200 parties civiles.
L'agent brûlé a reçu une casserole d'eau bouillante au visage alors qu'il faisait un tour des cellules du quartier d'isolement avec deux collègues.
Un surveillant de prison a été gravement blessé, samedi 23 février, à la prison de Saint-Maur, dans l'Indre. Un détenu lui a jeté une casserole d'eau bouillante au visage à l'ouverture de sa cellule, selon France Bleu Berry.Il a été rapidement transporté aux urgences de Châteauroux. Selon le syndicat Force Ouvrière pénitentiaire, ce surveillant de 38 ans a été gravement brûlé au visage et au niveau des épaules. "On ne nous donne pas les moyens""S'il est dans un quartier d'isolement, il ne doit pas avoir de plaque chauffante et on évitera des agressions comme celle-ci. Les détenus qui sont détectés dangereux, il faut mettre en place tout ce qui est possible pour qu'ils ne puissent pas récidiver mais on ne nous donne pas les moyens pour", dénonce Frédéric Stoll, délégué régional Force Ouvrière pénitentiaire. Le détenu, qui présente des problèmes psychologiques, était déjà connu pour des agressions de surveillants. Force Ouvrière et la CGT réclament qu'il soit jugé en comparution immédiate pour agression sur personne dépositaire de l'autorité publique ainsi que son transfert. Le surveillant brûlé doit se rendre au Centre des Brûlés de Tours pour rencontrer un spécialiste, ce lundi 25 février. Il a eu huit jours d'incapacité totale de travail (ITT).
En imposant le port "systématique" du masque dans les salles de cours au collège et lycée, Jean-Michel Blanquer a tenté de répondre aux inquiétudes des enseignants et parents d'élèves avant cette rentrée en plein rebond épidémique, sans lever toutes leurs incertitudes.
Les professeurs s'inquiétaient notamment des conditions dans lesquelles va se dérouler la rentrée du 1er septembre alors que les contaminations repartent à la hausse et que le dernier protocole, établi par le ministère en juillet bien avant ce rebond, a allégé les mesures sanitaires en classe. Jeudi soir sur France 2, le ministre de l'Education a écarté tout report de la rentrée mais a durci le protocole en annonçant que "le port du masque sera(it) systématique à partir du collège, et pas seulement quand il n'y a pas de distance physique, dans les espaces clos". Jusqu'à présent, le masque n'était obligatoire dans les collèges et lycées que dans les espaces clos où une distanciation d'un mètre ne pouvait pas être respectée. "Ça va dans le bon sens, celui de la sécurisation de la rentrée de la protection des élèves et des personnels", a réagi auprès de l'AFP Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire."Maintenant, il faut aller au bout de la logique et fournir gratuitement ces masques aux élèves", a-t-elle ajouté, pensant aux familles "touchées par la crise"."Il est évident qu'en France le masque doit être pris en charge par la puissance publique dans les écoles, comme il l'est dans les entreprises par les employeurs, sinon on organise l'inégalité", estime Rodrigo Arenas, co-président de la fédération de parents d'élèves FCPE.En visite vendredi dans une école de l'Oise, le ministre a assuré que le masque pourrait être fourni gratuitement aux "familles en grande difficulté". - Zones d'ombre - "Il va falloir les premiers jours faire un travail de pédagogie auprès des élèves", a relevé Sophie Vénétitay, qui ne se montre toutefois pas trop inquiète: "Le port du masque s'est développé cet été"."On s'y fait finalement", a d'ailleurs confié une future élève de sixième à Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. "Au début c'est compliqué de le porter toute la journée mais plus on le fait et plus on s'habitue", a-t-elle ajouté alors qu'elle participe au dispositif "école ouverte" dans un collège de Saint-Fons."Moi ça m'énerve, à chaque fois il me tombe du nez et les profs me disent de le remettre", a dit un autre élève, qui avait coincé son masque sous ses lunettes pour répondre à M. Attal.Obligatoire également pour les enseignants en élémentaire, le masque est en revanche seulement "recommandé" pour ceux de maternelle, ce qui provoque l'incompréhension de Guislaine David, du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire. "Si le Haut Conseil à la santé publique dit qu'il faut porter le masque dans les espaces clos, il n'y a pas de raison pour que les adultes (d'une école, ndlr) ne portent pas de masque !", a-t-elle tonné.Plus largement, les enseignants jugent qu'il y a encore trop de "zones d'ombre" sur la préparation de la rentrée. "On a besoin de savoir si le protocole sanitaire de juillet est bien celui sur lequel on s'appuie pour préparer la rentrée", souligne Stéphane Crochet du SE-Unsa. Ce texte "prévoit toutes les situations" et est "un des plus stricts d'Europe", assure M. Blanquer.Plusieurs syndicats s'inquiètent aussi de la question du brassage ou non des groupes à l'intérieur des établissements. Le protocole recommande de les limiter, mais ne les interdit pas. Pour le SE-Unsa, le ministre "n'est pas clair" sur ce sujet. "C'est un point essentiel, s'il y un cas suspect dans une classe, pour casser la chaine de contamination, est-ce que l'on va procéder à des tests sur tous les élèves de l'école ?", souligne le Snuipp.Sur ce point, le ministre a affirmé vendredi que dans les zones de forte circulation du virus, en Ile-de-France et dans les Bouches-du-Rhône, "on va limiter ce brassage". Il y aura aussi une aération "plus fréquente" des salles de classes, a-t-il dit.
Cinq semaines après la double explosion qui a traumatisé la capitale libanaise, un incendie s'est déclaré jeudi 10 septembre dans un entrepôt port où sont stockés de l'huile pour moteur et des roues de voiture.
Un peu plus d'un mois après les explosions meurtrières et dévastatrices, un gigantesque incendie s'est déclaré jeudi dans un entrepôt du port de Beyrouth, semant la panique parmi des Libanais. D'épaisses colonnes de fumée noire sont visibles depuis plusieurs quartiers de la capitale. L'incendie a touché un entrepôt où sont stockés des bidons d'huile et des pneus de voiture, a indiqué l'armée libanaise dans un communiqué, appelant les habitants à quitter les quartiers environnants. Le feu a pris dans la zone franche du port, où étaient stockés des pneus et des huiles alimentaires par une compagnie importatrice, a déclaré de son côté le directeur par intérim du port, Bassem al-Kaissi, à une chaîne de télévision locale. L'incendie "a commencé avec les bidons d'huile avant de se propager aux pneus", a-t-il ajouté, sans être en mesure d'en préciser l'origine. "C'est soit à cause de la chaleur soit d'une erreur, il est encore trop tôt pour le savoir", a affirmé M. Kaissi.Des camions de la défense civile ont été dépêchés sur le site de l'incendie, tandis que l'armée a déployé des hélicoptères pour tenter d'éteindre les flammes. Sur les réseaux sociaux, nombre de vidéos montrent une grande boule de feu et d'épaisses colonnes de fumée noire. Le mot dièse en arabe #PortdeBeyrouth est parmi les plus repris sur Twitter."Feu démentiel au port, provoquant la panique dans tout Beyrouth. On ne peut pas avoir une pause", a déploré sur Twitter une chercheuse de Human Rights Watch (HRW), Aya Majzoub.Le 4 août dernier, une double explosion dans le port de la capitale libanaise avait détruit une partie de la ville et fait 192 morts et 6.500 blessés. Elle avait été causée 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées sans mesures de précaution depuis des années au port.
Du rififi chez Les Républicains. Élu le 10 décembre à la tête du parti, Laurent Wauquiez doit composer cette semaine un nouveau bureau politique.
Une tâche ardue pour le nouveau président controversé, qui a donné lieu mardi 23 janvier à une réunion houleuse, rapporte mercredi RTL dans les Confidentiels de Pauline de Saint-Rémy. "Les deux candidats malheureux à la présidence de LR, Maël de Calan et Florence Portelli, espéraient obtenir une représentation des leurs dans cette instance (qui est l'équivalent du gouvernement du parti), tout comme à la Commission nationale d'investiture (qui équivaut, quant à elle, à une sorte de parlement), dans les proportions exactes de leurs scores respectifs à l'élection, soit à hauteur de 9 et 16% des voix", relate la journaliste.Mais Laurent Wauquiez a refusé de s'y plier. "En début d'après-midi, il n'avait proposé que trois sièges au bureau politique pour le premier, et deux pour la seconde. Il est monté à 5 et 5", ajoute-t-elle. Et un ultime coup de téléphone, juste avant la réunion, n'a rien changé, les différentes forces en présence n'ont pas réussi à se mettre d'accord, à tel point que Laurent Wauquiez a publiquement reproché Florence Portelli de "faire sa star", affirme Pauline de Saint-Rémy.Alors que Laurent Wauquiez est contesté dans son propre camp, le nouveau président doit faire face à des départs, dont celui de Xavier Bertrand, ou des prises de reculs, comme celle d'Alain Juppé, depuis son élection. Florence Portelli avait déjà laissé éclater sa colère en découvrant la composition de la nouvelle commission nationale d'investiture (CNI), présidée par Eric Ciotti, avec Nadine Morano, Michèle Tabarot, Roger Karoutchi et Patrice Verchère en vice-présidents. "C'est inadmissible ! C'est le contraire de tout ce qu'il avait promis sur les plateaux télé et c'est un mépris du vote des militants !", a-t-elle tempêté, cité par Le Journal du Dimanche.
À l'instar de la France, la Belgique manifeste contre la loi travail. À l'appel des syndicats, plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées ce mardi aux abords de la gare du Nord à Bruxelles.Ils protestaient contre la modification de la législation sur le travail du gouvernement de droite à travers une manifestation nationale.
Selon la police, quelque 60.000 personnes ont défilé dans les rues de la capitale. Les manifestants sont venus de Flandre, dans le nord, et de Wallonie pour prendre part à la mobilisation, revêtus de chasubles vertes, rouges et bleues aux couleurs des trois principaux syndicats du pays : la FGTB, traditionnellement liée au Parti socialiste, la CSC rattachée aux partis centristes-chrétiens et la CGSLB à ceux de centre-droit. Il s'agit de la première étape d'une série d'actions contre le gouvernement de droite qui s'égrèneront jusqu'à l'automne, selon les syndicats. Le mouvement, semblable aux mobilisations françaises contre la loi travail depuis plus de deux mois, entraîne des perturbations notamment dans les transports en commun. Des "casseurs" se sont également manifestés en marge de la manifestation. La police est intervenue, faisant usage de canons à eau, pour disperser la centaine d'individus parfois masqués qui ont lancé des projectiles contre les forces de l'ordre.- CONTRATS D'INTERIM EN CDI ET SEMAINES DE 45H -Les responsables syndicaux fustigent une réforme du ministre de l'Emploi Kris Peeters prévoyant "l'annualisation" du temps de travail, avec la possibilité pour les employeurs d'imposer des semaines de 45 heures suivies de périodes à horaires allégés, contre 38 heures actuellement. Comme en France, l'objectif est d'augmenter la fexibilité du marché du travail afin de réduire le chômage."Je suis là pour protester contre toutes les mesures que le gouvernement de droite prend. Ils attaquent les travailleurs, les pensionnés et ceux qui n'ont pas de travail et je suis surtout là pour les jeunes, car ils vont devoir travailler le triple, sinon plus", a déclaré un protestataire, Michel Beis, membre du syndicat socialiste de la Fonction publique CGSP."On augmente les taxes à tous les niveaux et on diminue la couverture sociale. On revient en arrière. Il y a d'autres façons de fonctionner en favorisant le pouvoir d'achat", a abondé Jacques Warnier, un enseignant venu de Liège (sud-est).Apellée la "loi Peeters" du nom du ministre, elle prévoit notamment l'imposition de 100 heures supplémentaires non-récupérables et sans négociations préalables, l'instauration de contrats à temps partiel sans indications d'horaires de travail ainsi qu'un contrat intérimaire à durée indéterminé. Autant de mesures considérées comme étant des régressions sociales par ses opposants. Parallèlement, un collectif appelé "Union des Bloqueur-eus-s contre les 45h" s'est mis en place. Il a pour but, comme son nom l'indique, de bloquer le projet de loi contesté. "L'annualisation du temps de travail, l'intérim à durée indéterminé renforcent une société où nos vies sont entièrement soumises aux volontés de ceux qui nous gouvernent. Cette mesure est la mesure de trop, elle ne passera pas !", indique le site officiel de cette initiative. - LA POLITIQUE DE LA COALITION JUGÉE TROP LIBÉRALE -La Belgique est dirigée depuis octobre 2014 par une coalition de quatre partis de droite, trois néerlandophones (dont le parti nationaliste flamand N-VA) et un francophone, la formation libérale Mouvement réformateur (MR) du Premier ministre Charles Michel. Un an et demi après l'arrivée au pouvoir de cette coalition, la mobilisation des syndicats et des partis de gauche reste forte. Plusieurs grèves avaient rythmé l'automne 2014 après une manifestation géante à Bruxelles en novembre, à laquelle 120.000 personnes avaient participé, du jamais vu en plusieurs décennies en Belgique.Dès son arrivée au pouvoir, le gouvernement avait hérissé les partenaires sociaux avec des mesures comme le gel temporaire des salaires, le report de 65 à 67 ans de l'âge de la retraite à l'horizon 2030. Les syndicats annoncent une série d'actions - grèves générales, manifestations - jusqu'à l'automne.
Ancien instructeur de fitness dans l'Australie rurale, Brenton Tarrant, qui vient d'écoper de la perpétuité en Nouvelle-Zélande pour le carnage des mosquées de Christchurch, était un solitaire accroc aux forums extrémistes, qui fut vraisemblablement gagné par l'idéologie néo-fasciste lors de périples en Europe.
En quatre jours d'audience, cet Australien de 29 ans n'a rien livré. Il a écouté impassible les témoignages glaçants des victimes sur l'horreur du 15 mars 2019 en se réfugiant dans un silence total.Comme s'il pensait avoir déjà tout dit dans le "manifeste" de 74 pages qu'il avait publié juste avant le début de la tuerie. Un texte où la haine des étrangers relevait de l'obsession.Celui qui s'y décrivait comme "un homme blanc ordinaire" passera à la postérité comme la première personne condamnée pour terrorisme dans le placide archipel néo-zélandais, le premier aussi à y écoper de la perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.Cet homme qui a été condamné pour 51 meurtres, 40 tentatives de meurtres et une qualification terroriste n'était sur les radars d'aucun service de renseignements et son casier judiciaire était vierge quand il s'est installé en 2017 en Nouvelle-Zélande.- "Les envahisseurs" -L'enquête a révélé qu'il avait amassé légalement un énorme arsenal dans la ville de Dunedin (sud) où il vivait, avec l'intention claire de s'en prendre aux musulmans."Il voulait semer la peur chez ceux qu'il appelait +les envahisseurs+, et notamment la population musulmane et plus généralement les immigrés non européens", a affirmé devant la Haute cour de Christchurch cette semaine le procureur Barnaby Hawes.Brenton Tarrant a grandi dans la petite ville de Grafton, dans le nord de l'Etat australien de Nouvelle-Galles du Sud, où il a suivi des formations d'instructeur de fitness après sa sortie du lycée. Des médias l'ont présenté comme un solitaire qui devint accroc aux salles de gym après avoir essuyé lors de sa scolarité les moqueries du fait de son embonpoint et qui avait été durement éprouvé par le décès à 49 ans de son père malade d'un cancer, en 2010.Il travaille un temps à partir de 2009 dans une salle de gym de Grafton. Son ancienne patronne, Tracey Gray, se souvenait au printemps 2019 d'un employé qui travaillait dur mais qui aurait été transformé par ses voyages en Europe et en Asie.Lui-même reconnaissait dans son "manifeste" avoir été radicalisé lors de voyages a priori financés par un héritage qui impliquait qu'il n'avait plus à travailler.- La défaite de Le Pen -Isolé dans le monde réel, Brenton Tarrant était des plus actifs sur les forums extrémistes, échangeant blagues et publications racistes avec des anonymes.Lors d'un entretien avec l'administraion pénitentiaire en avril, il s'était livré sur ce qui était son état d'esprit au moment du carnage, a révélé à l'audience le procureur Mark Zarifeh."Il confia qu'il se sentait émotionnellement intoxiqué et terriblement malheureux", a-t-il dit. "Il disait qu'il se sentait ostracisé par la société et qu'il voulait que la société paie."Quelques minutes avant d'aller abattre des dizaines de fidèles musulmans le 15 mars 2019, et d'exécuter notamment de deux balles un garçon de trois ans, il avait publié un message sur le site 8Chan, repaire des suprémacistes blancs aujourd'hui fermé, en affirmant qu'il était temps d'agir dans le monde réel."Vous êtes tous de super mecs et le meilleur groupe d'amis dont un homme peut rêver", leur avait-il dit.Dans son "manifeste", il racontait avoir pour la première fois envisagé de commettre une attaque en avril ou mai 2017 alors qu'il voyageait en France et en Europe de l'Ouest.Il affirmait avoir été frappé par "l'invasion" de villes françaises par des immigrés et parlait du "désespoir" qu'avait suscité chez lui la victoire au second tour de la présidentielle d'Emmanuel Macron face à Marine Le Pen.- Breivik et Mosley -Intitulé "Le grand remplacement", son manifeste indiquait que le tireur voulait s'en prendre à des musulmans. Le titre semble être une référence à une thèse de l'écrivain français Renaud Camus sur la disparition des "peuples européens", "remplacés" selon lui par des populations non européennes immigrées, qui connaît une popularité grandissante dans les milieux d'extrême droite.Dans une très courte notice autobiographique accompagnant son manifeste, Brenton Tarrant se présentait comme "un homme blanc ordinaire (...) né en Australie dans une famille de la classe ouvrière aux faibles revenus".Sur des photos de ses armes mises en ligne, apparaissent clairement sur les armes des inscriptions en anglais et dans diverses langues d'Europe de l'Est.On peut y lire des références à de grandes figures militaires historiques, parmi lesquelles de nombreux Européens ayant combattu les forces ottomanes aux XVe et XVIe siècles. Mais aussi des références aux Croisades.Dans son manifeste, Brenton Tarrant cite dans le texte différents auteurs d'attaques racistes ou d'ultra-droite, en particulier le Norvégien Anders Behring Breivik qui a tué 77 personnes en juillet 2011. Il affirme avoir eu "un bref contact" avec lui.Au fil du document, il se proclamait "raciste", "fasciste" et affirmait qu'Oswald Mosley, fondateur en 1932 de l'Union britannique des fascistes, est "dans l'Histoire la personne la plus proche de ses propres croyances".
Le Premier ministre avait fait bonne impression auprès de Macron et de ses fidèles.
Emmanuel Macron aime à brouiller les codes des mondes de l'entreprise et de la politique. Alors, pour recruter son équipe, pourquoi ne pas faire passer des entretiens d'embauches ? Car c'est ainsi que le président a choisi son Premier ministre, selon le documentaire "Le dynamiteur", diffusé jeudi à 22h30 sur LCI, rapporte Le Parisien lundi 9 avril.FICHE D'ÉVALUATIONLa scène se passe pendant l'entre-deux tours. Emmanuel Macron invite Édouard Philippe à un dîner en forme d'entretien d'embauche à son QG, dans le XVe arrondissement de Paris. Sont présents son équipe rapporchée : Gérard Collomb, Richard Ferrand, alexis Kohler, Philippe Grangeon..., détaille Le Parisien. Ils doivent tous déterminer si l'invité "coche les cases" et pourrait faire office de Premier ministre. Quand se dernier se retire, les macronistes sont invités à remplir une fiche d'évaluation. Et pour couronner le tout, Édouard Philippe ayant oublié sa sacoche, il est réapparu dans la salle au moment où ses hôtes étaient occupés à le noter.L'histoire semble indiqué que l'actuel Premier ministre avait fait bonne impression auprès du président et de ses proches. Ce qu'a d'ailleurs confirmé Gérard Collomb, note Le Parisien.
CORONAVIRUS - Plusieurs voix au sein du gouvernement et des organisations patronales ont évoqué la nécessité pour les travailleurs français de "mettre les bouchées doubles" au sortir de la crise du Covid-19, alors qu'Emmanuel Macron s'apprête à prolonger le confinement en vigueur depuis un mois. A gauche comme à droite, cet appel suscite des réactions indignées.
"Qu'est ce qu'on veut là? On veut rendre fous les Français?". La phrase n'est pas signée d'un élu insoumis, mais de l'ancien ministre de l'ère Sarkozy, Xavier Bertrand. L'ancien membre des gouvernements de François Fillon, aujourd'hui président des Hauts-de-France, s'est élevé dimanche 12 avril contre les déclarations émanant de l'exécutif et du Medef, qui martèlent la nécessité de devoir "travailler plus" après la crise sanitaire du coronavirus. "Nous devons à tout prix veiller à ne pas augmenter les injustices et les inégalités, qui sont non seulement une faute morale mais qui sont en plus un contresens économique pour ceux qui ne penseraient qu'à ces logiques d'efficacité économique", estime Xavier Bertrand. Travailler plus pour relancer l'économie ? - 13/04par BFMTVCes déclarations répondent notamment au patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, pour qui "il faudra bien se poser tôt ou tard la question du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise économique et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire". Car "l'important, c'est de remettre la machine économique en marche et de reproduire de la richesse en masse, avance t-il.Sa déclaration a été soutenue ce lundi 13 avril par le président délégué de l'organisation. "Ce qu'a dit Geoffroy Roux de Bézieux, c'est une évidence", affirme Patrick Martin sur franceinfo. "Il y a des entrepreneurs qui sont le dos au mur qui, croyez-moi, sont totalement angoissés. Ce n'est pas incongru de poser le débat de cette manière. Ça se fera de toute façon en concertation avec les syndicats", poursuit-il.Côté syndicats, la CFDT a dénoncé des appels "indignes" et "indécents", par la voix de son secrétaire général Laurent Berger. "Aujourd'hui, les travailleurs, comme tout le monde, sont en train de payer le coût de cette crise. Ce n'est pas à eux de payer ensuite", a t-il déclaré à l'antenne de France 2. "La CFDT n'a pas la même attitude 'en off'", rétorque le président délégué du Medef.Côté gouvernement, la tâche a été confiée à la secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, qui a également prévenu qu'"il faudra probablement travailler plus que nous ne l'avons fait avant" pour "rattraper" la perte d'activité induite par le confinement en cours depuis le 17 mars. "L'enjeu est de reprendre le travail plein pot", a-t-elle insisté sur franceinfo."Non, la priorité, ce sera de réduire les inégalités terribles qu'elle a aggravé", lui répond un de ses collègues de la majorité, Aurélien Taché. "Il est hors de question que ce soit les salariés qui paient la facture en sacrifiant leur RTT et jours de congés payés", estime quant à lui le chef de file des Républicains à l'Assemblée nationale, Damien Abad.Selon des proches d'Emmanuel Macron, le chef de l'Etat devrait évoquer dans son allocution de lundi soir "une date de fin de confinement courant mai, au moins après le pont du 8-10 mai. Une date suffisamment lointaine pour qu'on comprenne qu'on pourra alors commencer un début de déconfinement partiel, mais extrêmement progressif". Il devrait ainsi opter pour une échéance "assez lointaine pour faire comprendre l'effort qui reste à faire, mais suffisamment proche pour esquisser la France d'après".
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a promis mercredi que "chaque faute, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes" ferait "l'objet d'une enquête, d'une décision, d'une sanction", au lendemain de manifestations notamment à Paris pour dénoncer les violences policières.
"Je suis, sur ce sujet, intransigeant", a poursuivi M. Castaner, ajoutant: "L'exigence que nous avons vis-à-vis des policiers qui fauteraient, c'est garantir la sérénité du travail de l'ensemble de la police et de la gendarmerie, garantir la défense de cette police républicaine qui, au quotidien, combat le racisme, combat l'antisémitisme et s'engage pour défendre l'honneur de la République".Répondant au sénateur Olivier Léonhardt (RDSE), le ministre a fait valoir qu'il ne s'agissait "pas de faire des amalgames, mais (...) de dénoncer tout propos et tout comportement. S'il y a faute, elle doit être sanctionnée et elles sont sanctionnées".Il a souligné que le Défenseur des droits Jacques Toubon, dans son rapport remis il y a quelques jours, avait épinglé des faits remontant à plusieurs années pour lesquels des policiers avaient été condamnés à 4 mois de prison. Il a cité aussi le cas d'un policier à Marseille qui a été condamné à "40 mois d'emprisonnement" pour "avoir transporté de force quelqu'un contrôlé en dehors de Marseille". "Ces faits-là sont inadmissibles et sont sanctionnés", a ajouté Christophe Castaner.Soulignant que "la réalité ne se fait pas sur les réseaux sociaux", le ministre de l'Intérieur a mentionné une étude récente de l'Université du Mont-Blanc portant sur "48.134 personnes", selon laquelle "85%" des personnes interrogées avaient une "opinion positive" de la police.
Une "grande partie" des "principes actifs pharmaceutiques" est fabriquée en Asie, souligne l'Académie française de pharmacie, selon qui l'épidémie de Covid-19 pourrait faire peser une grave menace sur la santé publique en France et en Europe à cause des problèmes d'approvisionnement.
Face à l'épidémie de coronavirus, qui a touché plus de 60.000 personnes et fait au moins 1.300 morts en Chine, et qui s'appelle désormais "Covid-19", le confinement des populations s'étend et les fermetures d'entreprises se multiplient en Chine. Ce qui pourrait avoir des conséquences sur la santé des Européens, s'alarme jeudi 13 février l'Académie française de pharmacie. L'épidémie de "Covid-19, en Chine, pourrait faire peser une grave menace sur la santé publique en France et en Europe, dans la mesure où 80% des principes actifs pharmaceutiques utilisés en Europe sont fabriqués hors de l'espace économique européen, dont une grande partie en Asie", juge-t-elle."Il faut relocaliser la production des matières premières pharmaceutiques", plaide donc l'Académie, selon laquelle la "maîtrise de la fabrication des matières premières à usage pharmaceutique est devenue un enjeu stratégique national et européen". "Du fait de la multiplicité des maillons de la chaîne de production, il suffit d'une catastrophe naturelle ou sanitaire, d'un événement géopolitique, d'un accident industriel, pour entraîner des ruptures d'approvisionnement pouvant conduire à priver les patients de leurs traitements", rappelle l'Académie."On n'a a priori pas de signal d'alarme sur un effondrement de la production mais on est très attentif", a commenté pour sa part le n°2 du ministère français de la Santé, Jérôme Salomon, mercredi lors d'une conférence de presse sur l'évolution de la situation liée au coronavirus en France. "La situation en Chine entraîne des mesures d'endiguement extrêmement forte, avec une réduction d'activité qui concerne l'ensemble des secteurs. On est attentif au plan mondial et européen aux conséquences qu'ont ces réductions d'activité sur le commerce mondial, dont ce secteur important des produits de santé", a-t-il ajouté.Une meilleure coordination européenneL'inquiétude commence à gagner l'Union européenne, où le "Covid-19" affecte une trentaine de personnes dans sept pays, dont la France. "Nous avons besoin d'aller plus loin,de nous coordonner sur les mesures barrières, l'arrivée des voyageurs, l'analyse épidémiologique des cas, les stocks de protection", a déclaré jeudi la ministre de la Santé Agnès Buzyn, en arrivant à une réunion d'urgence entre ministres européens de la Santé. Elle a souligné que "cette crise" pouvait "s'installer sur plusieurs mois", et s'est inquiétée des "impacts" sur la disponibilité des équipements de protection (gants, masques) pour les personnels soignants."La plupart des fabricants des équipements (de protection) sont situés en Chine et sont eux-mêmes en rupture de stock", a-t-elle indiqué, prônant la mise en œuvre d'un achat groupé au niveau européen de ces matériels.La Commission doit être chargée par les États membres de "faciliter l'accès nécessaire" à ces équipements afin de "réduire au minimum les pénuries éventuelles", selon le projet de conclusions. Soulignant également que "l'industrie pharmaceutique de l'UE est fortement dépendante d'importation de substances actives de la Chine", la Finlandaise Krista Kiuru a averti que la poursuite de l'épidémie "pourra(it) avoir un impact sur l'approvisionnement en médicaments".Le projet de texte, qui liste des engagements très généraux, doit être adopté, avec d'éventuelles modifications, à l'issue de la réunion. "Les virus ne connaissent pas de frontières, et il est temps pour l'UE de répondre à ce défi d'une façon coordonnée et unie", a exhorté la commissaire européenne chargée de la Santé, Stella Kyriakides.
En Charente-Maritime, un enfant de 6 ans a eu comme punition d'être envoyé dans la cour sans son manteau, rapportent mercredi Sud-Ouest et Ouest-France. Il faisait -4°C.
L'adulte responsable a "reconnu que c'était inapproprié".Ce garçonnet se souviendra longtemps de cette froide journée d'école en décembre. Il l'a en partie passée dehors sans son manteau, puni par la responsable de l'accueil de loisirs de l'école maternelle et élémentaire des Mathes, en Charente-Maritime. Selon les quotidiens régionaux Ouest France ou Sud Ouest, la cause de cette sanction est une dispute entre ce garçon de six ans et sa sœur de dix ans.La punition a déplu aux parents, à tel point qu'ils réfléchissent à une éventuelle plainte. L'agent municipal a admis "que c'était inapproprié", assurant que l'enfant n'est pas resté longtemps dehors dans le froid sans manteau. Faux, d'après la mère des deux enfants puisque "la sœur a eu le temps de manger son goûter, de nettoyer la table et de commencer une activité".Le maire de cette commune, située près de Royan, a mis à pied trois jours la responsable de l'accueil de loisirs et l'a réaffectée dans un autre service. Elle ne serait plus en relation avec des enfants.En décembre 2014 déjà, rapporte La Voix du Nord, une fillette, scolarisée à Cuincy (Nord), avait été victime du même traitement avec plusieurs autres camarades. Après un chahut, les animateurs chargés de surveiller les enfants à la cantine auraient décidé d'une punition collective. Ils ont fait allonger tous les enfants à même le sol glacé.La durée de la punition a varié, selon les versions, d'un quart d'heure à une heure. Dès le lendemain, une fille de 7 ans a eu mal au ventre. La mère, médecin, a ausculté l'enfant et constaté une légère montée de fièvre. Trois jours après, la petite s'est mise à vomir. Le dimanche soir, elle partait à l'hôpital pour une pneumopathie. Elle y est restée douze jours et ses fêtes de Noël ont été gâchées.
Selon les enquêteurs, les voix des deux frères ont été identifiées dans les messages audio de revendication des tueries.
Près de trois ans après les attentats du 13-Novembre, l'enquête continue. Selon le Parisien, les enquêteurs auraient découvert un lien entre les frères Clain, deux djihadistes français qui font l'objet d'un mandat d'arrêt international, et les commandos des attaques de Paris. Attentats du 13 novembre : deux ans plus tard, l'enquête avance (vidéo)par Non Stop ZappingVisés depuis le 28 juin par un mandat d'arrêt international, Jean-Michel et Fabien Clain, deux djihadistes français de 40 et 38 ans appartenant à la mouvance radicale toulousaine, pourraient avoir joué un vrai rôle dans la préparation des attentats du 13-Novembre qui ont fait 130 morts et 413 blessés. Jean-Michel et Fabien Clain, proches de Mohamed Merah, sont partis en Syrie en 2014 et 2015 pour intégrer "l'Amaq, l'appareil médiatique de l'organisation terroriste", où ils ont acquis "une place prédominante", selon les juges d'instruction. "Conclusion de la justice : les Clain avaient connaissance du projet en amont"Selon les enquêteurs, les voix des deux frères, qui seraient toujours vivants, ont été identifiées dans les messages audio de revendication des tueries. Selon l'enquête de la justice française, Fabien Clain, alias "Omar", aurait eu en charge l'écriture et la lecture des communiqués. Quant à Jean-Michel Clain, alias "Abou Othman", il s'occupait du chant des nasheeds, "les morceaux religieux destinés à galvaniser les djihadistes", explique Le Parisien.Pour les juges d'instruction, les deux frères n'ont pas "seulement" participé aux attentats du 13-Novembre, ils se sont également occupé de la préparation des attaques. Dans l'enregistrement audio de leur revendication, ils mentionnent une attaque qui aurait dû se produire dans le XVIIIe arrondissement le soir des attentats, mais qui n'a jamais eu lieu. "Conclusion de la justice : les Clain avaient connaissance du projet en amont", écrit le quotidien.Une carte d'identité belge falsifiée pour l'épouse de Fabien ClainAutre élément découvert par les enquêteurs : un élément matériel pouvant relier Jean-Michel et Fabien Clain à l'attentat du 13 novembre. Il s'agit d'une carte d'identité belge falsifiée, au nom d'Elene J., mais avec la photographie de Mylène Foucre, la femme de Fabien Clain. Cette carte aurait été retrouvée dans le lot de faux documents utilisés par les terroristes du 13-Novembre pour louer des planques et voyager incognito en Europe. Le visage de Mylène Foucre a été reconnu par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), en avril dernier, après avoir reçu plusieurs documents de la justice belge.
Les Américains ont choisi ! Alors que tous les pronostics élisaient Hillary Clinton présidente, la réalité en a été toute autre. Les États-Unis n'ont jamais eu de femmes à la tête du pays, mais dans la fiction, ce cas de figure s'est déjà présenté.
Les séries télévisées américaines sont-elles en avance sur la réalité ? Il y a dix-sept ans, les scénaristes de la série "Les Simpson" ont imaginé Donald Trump en tant que président des États-Unis. Une prédiction qui vient tout juste de se réaliser. En 2002, "24 heures chrono" a imaginé que David Palmer (joué par Dennis Haysbert) devient le président du pays de l'Oncle Sam lors de la deuxième saison. Dans la vraie vie, c'est deux ans plus tard que Barack Obama, premier Président de couleur, dépose ses valises à la Maison Blanche. Ce mercredi 9 novembre, Hillary Clinton n'a pas remporté les élections face à Trump et les USA n'ont jamais eu de femmes comme Présidente. Pourtant, les séries TV hésitent moins à introduire ce dernier point dans leur scénario.Une femme présidente des États-Unis ? Oui mais seulement dans les séries !La série qui a introduit l'idée d'une femme en tant que Présidente et ouvert la porte aux autres est "Commander in Chief", en 2005. D'abord vice-présidente, Mackenzie Allen, incarnée par Geena Davis, va se retrouver propulsée au bureau ovale, à la suite du décès du Président. Ce rôle lui vaudra d'ailleurs le Golden Globe de la meilleure actrice en 2006. Une voie que d'autres shows vont prendre dans la foulée. "Prison Break" choisira le personnage de Caroline Reynolds, qui s'emparera du poste lors de la saison 2, en assassinant son prédécesseur, afin de prendre les commandes du pays. "24 heures chrono" bousculera encore une fois les choses en intégrant dès la saison 7, la première femme à devenir présidente des États-Unis.Plus récemment, "State of Affairs", une série portée par Katherine Heigl (l'inoubliable Izzie dans "Grey's Anatomy") s'est également intéressée à cette trame. Malgré l'échec d'audiences de cette fiction, ce thriller politique mettait en avant une analyste de la CIA recrutée par la présidente des États-Unis. Et là aussi, le fait est important car Constance Payton devient la première présidente noire des Américains dans les séries. Du côté des comédies, c'est vers "Veep" qu'il faut se tourner et Julia Louis-Dreyfus. Après trois saisons dans la peau de la vice-présidente, l'actrice prend enfin la tête des États-Unis durant la quatrième. Un rôle qui lui va à ravir et dont elle s'est vue récompenser par cinq Emmy Awards. Les femmes au pouvoirCette année, fraîchement arrivée sur la CW, "Supergirl" introduit sa Présidente dans la fiction en la personne de Lynda Carter (anciennement "Wonder Woman" à la TV). Si l'idée d'une femme présidente commence à se développer dans la tête des scénaristes, les femmes fortes, intelligentes et influentes politiquement émergent de plus en plus dans les séries. Pour ne citer que quelques shows : "Game of Thrones", "House of Cards", "Scandal" ou encore "Homeland". En attendant, le poste de Présidente a été obtenu dans certains pays du monde, tels qu'au Libéria, en Croatie, à Malte ou encore au Chili.
Youcef Touati, ex-footballeur pro du Red Star, est mort le 16 mars dernier. Dix jours plus tôt, la voiture où il se trouvait avait été percutée par le van qui ramenait la chanteuse Jenifer et son équipe d'un concert à Bruxelles.
Le drame a eu lieu dans l'Oise, sur l'autoroute A1. En état de mort cérébrale, le sportif est décédé à l'hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) d'un arrêt cardiaque. Il avait 27 ans.On apprenait mardi 11 avril dans Le Parisien que la famille du footballeur avait porté plainte fin mars contre X pour "homicide involontaire" et "délaissement d'une personne hors d'état de se protéger en raison de son état de santé". Selon les proches de Youcef Touati, l'établissement où l'ancien footballeur a été soigné n'a pas tout fait pour le tirer d'affaire. "On l'a laissé mourir" affirme auprès du Parisien, Elvire Cheron, avocate du père de la victime.Durant ses dix jours d'hospitalisation, les contacts entre la famille de Youcef Touati et l'équipe soignante étaient extrêmement tendus. "Des personnels soignants ont par ailleurs été menacés et insultés dans le cadre de leurs missions. Plusieurs plaintes ont été déposées", rapporte au Parisien l'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris), dont dépend l'hôpital Beaujon. Le corps médical préconisait de débrancher l'appareil qui maintenait le jeune homme en vie. Une décision à laquelle s'est farouchement opposée la famille du sportif. "Ils ont arrêté de le nourrir. On a failli saisir le tribunal administratif", poursuit l'avocate. Alors qu'il avait été décidé la veille de le transférer à la Salpetrière, Youcef Touati meurt d'un arrêt cardiaque.L'avocate liste de nombreuses négligences de la part d 'hôpital à l'égard de Youcef Touati comme "l'absence d'intervention d'un interne au signal d'alerte d'un arrêt cardiaque" ou encore d'une "programmation décroissante de l'assistance respiratoire". De son côté, l'AP-HP affirme que l'hôpital Beaujon n'a fait preuve d'aucune négligence à l'égard de son patient.
Deux artistes périgourdins ont accroché ce week-end une affiche sur un pont de la ville pour défendre la première dame face aux insultes du président brésilien Jair Bolsonaro.
"Tu es belle Brigitte" ! Ces quatre mots écrits en blanc sur une banderole noire s'affichent sur le pont des Barris, dans le centre-ville de Périgueux (Dordogne). S'agit-il de la déclaration d'amour d'un anonyme à sa dulcinée ? En réalité, c'est l'œuvre de deux artistes qui souhaitent afficher leur soutien à Brigitte Macron, récemment injuriée par le président du Brésil Jair Bolsonaro et par son ministre de l'Économie. "Ça dépasse complètement la politique, c'est juste une attaque contre une femme", déplore ADNX, l'un des deux artistes, interrogé par France Bleu Périgord lundi 9 septembre. Pour lui, "Bolsonaro, c'est l'archétype du macho autoritaire". "On cherche à dé-normaliser le machisme et les travers de la société en général. C'était l'occasion", précise son acolyte Klemere, qui a eu l'idée de la banderole. Pourquoi l'avoir déployée sur un pont ? "Le pont, c'est fait pour réunir les gens. Notre message a la même vocation", expliquent les deux artistes à la radio. Soutenue par de nombreuses personnalitésFin août, dans un contexte de tensions diplomatiques avec la France, le président brésilien avait publié sur Facebook un message se moquant du physique de Brigitte Macron, qu'il a supprimé face à la polémique. La semaine dernière, son ministre de l'Économie Paulo Guedes injuriait à son tour l'épouse du chef de l'État. De nombreuses personnalités ont pris la défense de Brigitte Macron ces derniers jours, de Julie Gayet à des ténors de l'opposition, comme Jean-Luc Mélenchon ou Valérie Pécresse. Sa fille Tiphaine Auzière a également publié un message sur les réseaux sociaux ce week-end.
Le couple aurait été pris à partie par des manifestants parce qu'il tentait de passer le barrage.
Un élu de Bourg-en-Bresse et son compagnon ont été pris à partie par des gilets jaunes, samedi 17 novembre alors qu'ils tentaient de passer un barrage mis en place par des "gilets jaunes", rapporte La Voix de l'Ain. "J'ai entendu certains manifestants dire, "je le reconnais, c'est un PD", raconte Raphaël Duret, conseiller municipal.Aucune plainte encore déposée"Ils nous ont menacés", témoigne encore l'élu , qui a pu fuir le barrage grâce à l'aide de deux policiers présents. "Ils ont dû m'accompagner pour me faire sortir du secteur en sécurité car j'ai reçu des menaces de mort", explique l'ami de l'élu dans un message posté sur les réseaux sociaux.La police de Bourg-en-Bresse a confirmé au Progrès qu'elle avait effectivement secouru deux automobilistes pris à partie par les manifestants tout en précisant qu'aucune plainte n'avait encore été déposée pour une agression à caractère homophobe.
"Nous améliorons la détection" mais "il faut resserrer encore les mailles du filet": l'ex-secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez, patron de la "task force" antiterroriste de l'Elysée, juge auprès de l'AFP que l'Etat n'a "de leçons à recevoir de personne", après l'attaque au hachoir à Paris.
Question: Avec le procès de l'attentat contre Charlie Hebdo et la republication des caricatures, le niveau de menace est-il remonté ?Réponse: "Oui, évidemment la période du procès depuis quelques semaines et la republication des caricatures ont fait monter la menace en intensité, on le voit sur les réseaux sociaux, il y a des propos menaçants contre les caricaturistes de Charlie et contre la France, berceau de la liberté d'expression. Al-Qaïda et Daech ont par ailleurs appelé à commettre des actions violentes. Nous faisons supprimer des contenus haineux par la plateforme Pharos et nous saisissons la justice systématiquement. La menace est prise en compte par les services de renseignements qui ont renforcé la surveillance sur tous les individus radicalisés connus et susceptibles de violences. Tous les services de renseignements échangent des informations sur ces menaces en permanence".Q: S'agit-il d'attaques téléguidées depuis l'étranger ou de personnes basées en France ?R: "La menace est désormais essentiellement endogène: il s'agit d'individus présents sur le territoire national et qui peuvent passer à l'action, inspirés par cette propagande. Il ne s'agit plus comme en 2016-2017 de personnes qui pouvaient être manipulées par d'autres parties en Irak ou en Syrie (cas des attaques de Saint-Étienne-du-Rouvray ou de Magnanville). Maintenant la menace numéro une est celle d'individus présents sur le territoire, souvent non connus des services, qui passent à l'action en un trait de temps. Sur les dernières attaques, toutes étaient endogènes et leurs auteurs n'étaient pas connus. On comprend dans le cas de l'attaque de vendredi que l'individu aurait revendiqué et motivé son action par la publication des caricatures. La propagande, même si elle a baissé en intensité, est le fait des deux organisations terroristes: Daech et Al-Qaïda".Q: A-t-on sous-estimé le risque rue Nicolas-Appert, comme l'a dit M. Darmanin ?R: "Le ministre de l'Intérieur a demandé un point sur l'évaluation de la menace dans cette rue et sur sa correcte prise en compte. Je rappelle que Charlie Hebdo a déménagé de la rue Appert depuis plusieurs années. Nous surveillons des lieux en cas de menaces réelles. Nous n'avons pas eu connaissance à cet égard d'une telle menace au cas d'espèce mais il faut rester prudent et attendre le point qui sera fait par le Préfet de Police à la demande du ministre, et bien sûr le déroulement des investigations judiciaires. D'une manière générale, il n'est pas possible d'avoir partout des gardes statiques et ce ne serait pas souhaitable car cela fige les effectifs et disperse les forces. Mieux vaut des dispositifs mobiles, c'est-à-dire des passages et des contacts sur les sites sensibles, avec un dispositif d'alerte en cas de menace, comme cela existe aux sièges des médias, sur les sites religieux sensibles pour ne donner que ces deux exemples. Par ailleurs, le procès et la republication des caricatures, la montée des menaces sur les réseaux sociaux nous ont conduit à renforcer la protection individuelle des caricaturistes de Charlie, pour certains même à leur domicile. Cette protection renforcée a été étendue aux familles des victimes, qui sont prises en charge pendant le procès".Q: Les mineurs isolés sont-ils plus susceptibles de devenir radicalisés ?R: "Non. On peut les retrouver dans des faits de violences mais ils ne sont pas plus susceptibles que d'autres d'être radicalisés. La vigilance porte sur tous".Q: Notre dispositif est-il efficace ?R: "Les dispositifs de protection et le suivi des individus radicalisés fonctionnent bien. Nous améliorons la détection des individus. Mais il faut resserrer encore les mailles du filet. Une impulsion forte a été donnée à la coordination des services de renseignement et de police judiciaire par Emmanuel Macron en 2017. Tous les services sont réunis à la DGSI (Sécurité intérieure), suivent ensemble les objectifs et échangent des informations en permanence. Cela n'existait pas avant. Malheureusement il y a des individus non connus très difficiles à détecter. Le combat continue et nous n'avons de leçons à recevoir de personne. Par exemple, le renseignement pénitentiaire est monté en puissance avec l'élection du Président de la République qui en a fait un service à part entière. Nous suivons en détention puis à leur sortie les individus radicalisés. Ce n'était pas le cas avant 2012".Q: Fallait-il ne pas republier les caricatures au vu des menaces que cela déclenche ?R: "Sûrement pas. Nous en tirons les conséquences pour renforcer la vigilance des services des renseignement, adapter nos dispositifs de protection. Mais nous n'avons aucun problème avec la republication des caricatures. Sinon cela voudrait dire que nos adversaires ont gagné".
Selon le JDD, Emmanuel Macron souhaiterait mieux rémunérer le futur "super-PDG" qui pilotera l'ensemble du secteur de l'audiovisuel public français.
Il n'est pas encore nommé, mais son salaire fait déjà beaucoup parler. Le futur "super-PDG" de l'audiovisuel public - rassemblant France Télévisions, Radio France, France Média Monde et l'INA - pourrait voir sa rémunération revue à la hausse. C'est en tout cas ce que souhaiterait Emmanuel Macron, selon nos confrères du JDD. Mais le poste de ce "super-PDG", qui sera responsable d'une entreprise de près de 15.000 salariés, ne semble pas faire rêver. L'exécutif craint que peu de candidats issus de l'industrie, des affaires ou de l'audiovisuel privé ne se pressent pour "venir briguer un poste jugé à hauts risques et faiblement rémunéré", explique le JDD. Le gouvernement souhaiterait donc rendre le poste plus attractif en relevant nettement son salaire. Un seul dirigeant issu du secteur privé depuis 1977 Depuis 1977, 14 PDG se sont succédés à la présidence d'Antenne 2, de France 2 et de France Télévisions. Seule l'actuelle présidente, Delphine Ernotte, est issue du secteur privé (Orange). Les précédents dirigeants de l'audiovisuel public étaient journalistes, patrons de groupe de presse de taille moyenne ou issus de la haute fonction publique. Le salaire de Delphine Ernotte a été calqué sur celui de son prédécesseur, Rémy Pflimlin (400.000 euros annuels). Quant aux autres dirigeants du secteur, les rémunérations varient : Marie Christine Saragosse de France Médias Monde touche 260.000 euros (annuels), Véronique Cayla d'Arte France 255.000 euros, Mathieu Gallet (le PDG démissionné de Radio-France) 222.000 euros et Yves Bigot de TV5 190.000 euros.Mais ces salaires peuvent paraître "modestes" comparés à ceux des patrons de l'audiovisuel privé : Gilles Pélisson, le patron de TF1 touche 1,33 million d'euros (annuels) tandis que Nicolas de Tavernost, le dirigeant de M6, atteint les 2 millions d'euros.
Marine Le Pen, Arnaud Montebourg, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy ont inauguré la nouvelle émission politique de M6, animée par Karine Le Marchand.
Débuts réussis pour Une ambition intime. Lancé ce dimanche 9 octobre, le nouveau rendez-vous politique de la Six a réuni 3,12 millions de curieux, avec un pic d'audience à 4 millions de téléspectateurs. Un score de lancement nettement supérieur à celui de L'Émission Politique, sur France 2 qui, depuis son lancement en septembre dernier, n'a jamais fait mieux. Attendu au tournant depuis l'annonce de sa diffusion, le show politique de Karine Le Marchand n'a pas déçu. Bilan.L'amour est dans le politicienUne bande son empruntée à Radio Nostalgie, des décors travaillés au millimètre, un rythme narratif saccadé... Une ambition intime emprunte plusieurs des ingrédients qui font le succès de L'amour est dans le pré, l'autre programme phare de M6 présenté par Karine Le Marchand . Sur le papier, rien à voir. Mais les portraits de politiques brossés dans l'émission rappellent étrangement ceux des agriculteurs de programme de dating rural. Et, curieusement, le résultat n'est pas déplaisant. Loin des émissions politiques traditionnelles, le format novateur d'Une ambition intime permet de redécouvrir ces hommes et femmes qui nous gouvernent ou en ont le souhait, les rendant presque sympathiques. À condition qu'ils jouent le jeu...Sarkozy déçoit, Le Maire émeut Étaient invités à cette première rencontre : Nicolas Sarkozy, Arnaud Montebourg, Bruno Le Maire et... Marine Le Pen. Tous ont accepté de se confier à l'animatrice, quitte à remettre leur crédibilité politique en question. On apprécie Bruno Le Maire, en larmes, à l'évocation de celle qui partage sa vie. On s'amuse d'Arnaud Montebourg et sa démonstration de chant. Malgré la récente polémique suscitée par son apparition dans l'émission, on est surpris par Marine Le Pen et son histoire. On est, en revanche, moins convaincu par Sarkozy, toujours sur la défensive, peu enclin à partager des détails méconnus de sa vie privée.Stop ou encore ?Une ambition intime réussit le pari de nous faire oublier, un instant, le caractère sérieux de la politique. L'émission fait la part belle au parcours et aux blessures personnelles des présidentiables, avec beaucoup de délicatesse et de sérieux. C'est, certes, l'un des points forts du programme, mais aussi son talon d'Achille. Vendue comme une émission "politique", Une ambition intime manque, justement de matière politique. À moindre dose, il aurait été intéressant d'amener les invités à aborder des thèmes un peu plus concrets que les rêves et les amours. Mais, heureusement, cela n'en fait pas une émission ratée, bien au contraire. Vivement la suite !
Repas à plus de 400 euros, bouteilles de champagne, cadeaux de Noël... Le Bureau du Parlement européen a laissé lundi "une dernière chance" au groupe du Front national (FN) pour justifier 427.000 euros de frais suspectés d'être non conformes.
Le Bureau "entend accorder, avant de prendre une décision définitive, aux représentants du groupe ENL (Europe des nations et des libertés, ENF en anglais) la possibilité de formuler d'autres remarques par écrit", indique le texte retenu lors d'une réunion à huis clos lundi soir et dont l'AFP a eu connaissance ce mardi 29 mai.Le groupe ENL est composé de 36 eurodéputés, dont près de la moitié issus du FN français, mais aussi des représentants du FPÖ autrichien ou du Parti pour la liberté (PVV) néerlandais. Un audit mené sur ses comptes de l'année 2016 avait émis des doutes sur un total de plus de 500.000 euros, conduisant le Parlement à réclamer des "clarifications" au groupe."Non étayées par des pièces justificatives adéquates"Parmi ces dépenses, figurent des repas à plus de 400 euros par personne, une centaine de cadeaux de Noël à plus de 100 euros, ainsi que quelque 230 bouteilles de champagne dont six d'une valeur de plus de 81 euros. Le groupe ENL se voit accorder "une dernière chance" de se justifier d'ici la mi-juin, selon une source proche du dossier.À l'issue de cet audit, la commission de contrôle budgétaire du Parlement européen avait estimé en mars que devraient être remboursés quelque 38.890 euros "pour des dépenses non étayées par des pièces justificatives adéquates" et quelque 388.280 euros "pour des dépenses enfreignant les règles relatives aux marchés publics". A quoi sert le Parlement européen ?par LEXPRESS.frSeul habilité à exiger un remboursement de frais, le Bureau du Parlement européen, organe de direction de l'institution qui décide notamment des montants alloués aux partis politiques représentés, est constitué de son président, l'Italien Antonio Tajani, et de ses 14 vice-présidents.Cet organe doit chaque année valider les comptes des différents groupes politiques, où ces derniers justifient l'utilisation des fonds européens qui leur sont versés pour couvrir leurs coûts de fonctionnement. Ces fonds sont différents de ceux utilisés par les eurodéputés pour rémunérer leurs assistants parlementaires qui ont valu à plusieurs eurodéputés des demandes de remboursement pour des emplois jugés fictifs.
Une commission d'enquête sur la gestion de la crise du coronavirus sera mise en place au Sénat à la fin du mois, a confirmé mercredi son président (LR) Gérard Larcher, le jour de l'installation de celle de l'Assemblée nationale.
"Cette commission d'enquête sera proposée en conférence des présidents par moi-même dans quelques jours", a annoncé sur RTL M. Larcher, alors que l'Assemblée nationale installe ce jour sa propre commission d'enquête. "A la fin du mois sera présentée au Sénat la mise en place pour six mois d'une commission avec pour président, c'est la commission qui choisira, sans doute le président de la commission des affaires sociales", le sénateur LR Alain Milon, a-t-il précisé."Depuis plusieurs mois, la France est confrontée à une grave crise sanitaire, nous avons vu à la fois des solidarités exceptionnelles mais aussi des manques, voire de graves manques dans un certain nombre de domaines, le rôle d'une commission d'enquête, c'est de faire la lumière, d'enquêter et d'en tirer un certain nombre de propositions et de conclusions pour que nous ne connaissions pas à nouveau ces difficultés", a-t-il justifié."Une commission d'enquête, c'est indépendant, voilà pourquoi il n'a même pas été imaginable que je préside moi-même une telle commission d'enquête, mon rôle est d'être arbitre et garant de l'indépendance, comme nous l'avons été d'ailleurs dans la commission d'enquête sur l'affaire de la Contrescarpe", dite affaire Benalla, a précisé M. Larcher.A l'Assemblée nationale, le député LR Eric Ciotti est pressenti pour le poste de rapporteur de la commission d'enquête sur la gestion de la pandémie du coronavirus, installée ce mercredi, tandis que la marcheuse Brigitte Bourguignon en prendrait la présidence, selon des sources parlementaires.La vice-présidence reviendrait au chef de file du groupe LR Damien Abad. Cette commission d'enquête fait suite à la mission d'information parlementaire sur le sujet qui rendra son "rapport d'étape" mercredi.Plusieurs auditions de ministres, d'anciens ministres et de hauts fonctionnaires pourraient être au programme. Les commissions d'enquête parlementaires, composées de 30 membres issus de tous les groupes politiques, disposent de pouvoirs importants: convocations obligatoires sous peine de sanctions pénales, auditions sous serment...
Contraint et forcé, l'ex-roi des Belges Albert II a enfin admis en janvier être son vrai père, une décision qui a "changé la vie" de Delphine Boël après des années de souffrances et une longue bataille judiciaire.
L'artiste plasticienne de 52 ans, qui s'exprime peu dans les médias, s'est confiée à l'AFP à l'occasion d'une exposition rétrospective dans une galerie d'art de Knokke, station huppée de la côte belge.Un entretien accordé aussi à quelques semaines du rendez-vous prévu le 10 septembre devant la cour d'appel de Bruxelles, qui doit encore statuer sur les conséquences légales de cette reconnaissance comme quatrième enfant de l'ancien souverain (1993-2013) aujourd'hui âgé de 86 ans.Ce coup de théâtre du 27 janvier "c'est vrai que cela a vraiment changé ma vie", s'exclame Delphine Boël en anglais. Cette blonde élancée aux yeux clairs se présente comme "anglo-belge" et veut être interviewée dans la langue de Shakespeare."D'abord je me suis sentie prise au sérieux, j'ai enfin été entendue. Et puis j'ai trouvé extraordinaire que la justice puisse ainsi donner espoir à tous ceux qui recherchent leur identité", ajoute-t-elle.Ce jour de fin janvier, Albert II a admis être son "père biologique", confronté à l'évidence d'un test ADN auquel la justice l'avait contraint l'année précédente, dans ce feuilleton aux multiples rebondissements. Depuis 1999, année de la révélation par un journaliste de l'existence de cette fille cachée, née de sa longue liaison avec la baronne Sibylle de Sélys Longchamps, le mari de la reine Paola avait toujours nié cette paternité. Il avait pourtant été en contact avec sa fille lorsqu'elle était enfant.Ce fut un jour de victoire pour Mme Boël même si "la blessure affective, rien ne la pansera", a souligné son avocat Me Marc Uyttendaele.- "Ennemie de la monarchie" -Comme "remède pour rendre la douleur tolérable", Delphine Boël s'est très tôt passionnée pour le dessin, raconte-t-elle.A Londres, où elle a suivi sa mère et passé toute sa jeunesse à partir de ses 8 ans, Delphine (elle signe ses œuvres avec son seul prénom) a suivi les cours de l'Ecole d'art de Chelsea dont elle est sortie diplômée à 23 ans, en 1991.Pour cette exposition intitulée "Attitude", qui se tient jusqu'au 13 septembre, l'artiste a ressorti les écrits intimes d'une des périodes les plus noires de sa vie, il y a cinq ans, quand la justice belge lui infligeait encore des revers et la faisait douter du bien-fondé de son combat pour être reconnue.Elle les a jetés sur des cadres grand format. Et ces phrases aux gros caractères évoquant "honte" ou "culpabilité" sur un fond sombre côtoient des tableaux abstraits aux couleurs vives avec les mots "espoir", "amour", "sois forte". La preuve que "la tristesse peut être heureuse", se convainc l'artiste.A demi-mot, Delphine Boël assure que son exposition médiatique a été particulièrement difficile à vivre pour elle et sa famille."Ma renommée était honteuse, j'étais le linge sale d'Albert II", lâche-t-elle."J'ai constamment été traitée comme une sorte d'ennemie de la monarchie, accusée de vouloir démolir cette institution. J'en ai vraiment souffert parce que ce n'est pas vrai, j'ai toujours été royaliste".La bataille devant les tribunaux contre Albert II est lancée en 2013 après l'échec d'une tentative de conciliation. C'est l'année où l'ex-souverain abdique et transmet la couronne à son fils Philippe, l'actuel roi des Belges. Aujourd'hui Delphine Boël se dit "fière" d'une bataille menée tant pour elle-même que pour ses deux enfants âgés de 16 et 12 ans, qui devaient aussi "connaître leur histoire"."A l'école, on leur a parfois demandé +tu es sûr que ta mère n'a pas inventé tout ça (...) qu'elle est bien dans sa tête ?+. Je suis vraiment contente que personne ne puisse plus jamais leur dire cela".
Ils sont attaqués pour "abstention de combattre un sinistre".
La Cour de justice de la République (CJR), la seule habilitée à juger les ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions, enquête désormais sur Édouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn. L'information judiciaire sur la gestion ministérielle de la crise du Covid-19 a été ouverte mardi 7 juillet contre Edouard Philippe, a annoncé le procureur général près la Cour de cassation François Molins. "Ce jour, le procureur général près la Cour de cassation, ministère public près la Cour de justice de la République, a ouvert une information judiciaire confiée à la commission d'instruction" de la CJR, qui agira comme un juge d'instruction et mènera les investigations, a indiqué François Molins. "Conformément à la décision rendue par la commission des requêtes vendredi 3 juillet dernier, cette information judiciaire est ouverte du chef d'abstention de combattre un sinistre" contre l'ex-Premier ministre Édouard Philippe, l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn et son successeur Olivier Véran.Neuf plaintes, parmi les 90 reçues par la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour l'exercice de leur fonction, avaient été jugées recevables et jointes pour cette procédure.Depuis le début de l'épidémie de coronavirus qui a fait près de 30.000 morts en France, l'exécutif fait face à un flot de critiques notamment sur la pénurie de masques et a été visé par de nombreuses plaintes pour "mise en danger de la vie d'autrui" ou "homicide involontaire".Dans un communiqué, Édouard Philippe avait dit vendredi "prendre acte" de l'annonce de l'ouverture d'une information judiciaire et affirmait qu'il apporterait à la commission "toutes les réponses et informations nécessaires à la compréhension de son action et celle de son gouvernement".
Emmanuel Macron dévisse dans les sondages. Le nouveau président ne fait plus que 40% de satisfaits parmi les personnes interrogées, selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche dimanche 27 août.
Le JDD a également demandé aux Français qui était le mieux placé pour incarner l'opposition à la majorité présidentielle. Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon arrive largement en tête de ce sondage Ifop. 59% des personnes interrogées estiment que l'ancien candidat à la présidentielle, arrivée en 4ème position, "peut le mieux incarner l'opposition à Emmanuel Macron dans les années à venir". Jean-Luc Mélenchon prend le large alors que Marine Le Pen, pourtant finaliste de la présidentielle, ne convainc que 51% des Français. Arrivent ensuite Benoît Hamon (27%), Laurent Wauquiez (27%), Valérie Pécresse (23%), Anne Hidalgo (19%) et François Hollande (14%).A la tête d'un groupe de 17 députés, Jean-Luc Mélenchon sait faire entendre sa voix depuis son entrée à l'Assemblée nationale. Réunis à Marseille où Jean-Luc Mélenchon a été élu, les troupes de la France insoumise préparent leur rentrée sociale et s'apprêtent à défier le gouvernement. Le 23 septembre, le parti organise une journée de mobilisation contre la réforme du droit du Travail, un "test national" pour le parti de gauche.
Quatre "gilets jaunes" ont été condamnés à des peines de prison pour avoir incendié une barrière de péage durant "l'acte 7" en décembre. Placés en détention provisoire, ils ont été maintenus en détention.
Quatre personnes, qui avaient incendié une barrière de péage à la mi-décembre lors d'un défilé de "gilets jaunes" près de Narbonne, ont été condamnées lundi 6 mai à deux ans de prison, dont douze mois avec sursis. Ces quatre hommes avaient été interpellés mi-février, ils devaient être alors jugés en comparution immédiate. Mais trois d'entre eux avaient demandé un délai pour préparer leur défense. Le procès a finalement eu lieu ce lundi. Le 15 décembre, lors de "l'acte 7" des "gilets jaunes", l'un d'eux avait jeté un fumigène qui avait provoqué un départ de feu au niveau de la barrière de péage. Un deuxième homme avait ensuite jeté un produit inflammable sur des pneus préalablement entassés. Mais selon ses déclarations, le feu n'avait pas pris.Trois des suspects étaient jugés pour "détérioration ou dégradation du bien d'autrui par un moyen dangereux". Le quatrième comparaissait pour complicité, suspecté d'avoir fourni l'essence de sa moto pour l'incendie.SpectateursLes deux autres ont nié toute implication dans les différents départs de feu. S'ils ont reconnu avoir été présents à la barrière de péage, ils ont assuré n'avoir joué qu'un rôle de spectateur. Cet incendie avait eu lieu deux semaines après un premier feu sur la même barrière de péage de Narbonne sud, située à la sortie de l'autoroute A9. Des locaux de Vinci Autoroutes et ceux du peloton autoroutier de la gendarmerie avaient également été touchés. Les quatre individus avaient été placé en détention provisoire. Le juge leur a signifié une interdiction de manifestation et de port d'arme pendant trois ans. Il a en outre condamné les quatre prévenus à payer solidairement à Vinci Autoroutes la somme de 288.000 euros et a ordonné leur maintien en détention.
Dans une interview au Financial Times, le chef de l'Etat émet des doutes sur la gestion du virus par la Chine.
Après Londres et Washington, c'est au tour de Paris d'envoyer à la Chine un message à propos de sa gestion du virus Covid-19. "N'ayons pas une espèce de naïveté qui consiste à dire que (la gestion de l'épidémie par la Chine) c'est beaucoup plus fort. On ne sait pas. Et même, il y a manifestement des choses qui se sont passées qu'on ne sait pas", affirme Emmanuel Macron dans une interview au Financial Times parue jeudi. La Russie défend la ChineLes réserves du chef de l'Etat sur la gestion de la crise par Pékin rejoignent les doutes exprimés par Londres et Washington. Le Royaume-Uni vient d'avertir jeudi la Chine qu'elle devrait répondre à des "questions difficiles sur l'apparition du virus, et pourquoi il n'a pas été stoppé plus tôt". L'administration Trump a de son côté accusé Pékin d'avoir "dissimulé" la gravité de l'épidémie à son début en Chine, et a gelé mardi la contribution financière américaine au fonctionnement de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), lui reprochant de s'être alignée sur les positions chinoises. La Russie est à son tour intervenue jeudi soir, pour prendre la défense de Pékin. Le président russe Vladimir Poutine a qualifié jeudi, au cours d'une conversation avec son homologue chinois Xi Jinping, de "contreproductives" les accusations visant Pékin, soupçonné de désinformation sur le nouveau coronavirus, apparu en Chine
La France est restée en 2017 l'un des pays de l'OCDE où la fiscalité sur les ménages était la plus élevée, selon une étude de l'Organisation publiée ce jeudi 26 avril.
L'étude passe en revue une batterie d'indicateurs permettant de "comparer la situation des salariés au regard de l'impôt et des transferts sociaux" dans les 35 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), expliquent les auteurs. Le cas type d'un célibataire payé au salaire moyen dans son pays est ressorti en exemple : pour ce cas précis, en 2017, les taux moyens net d'imposition les plus élevés étaient ceux pratiqués par la Belgique (40,5%), l'Allemagne (39,9%), le Danemark (35,8%) et l'Autriche (32,4%). La France se retrouve dans la moyenne avec un taux de 29,2%, contre 26% par exemple aux États-Unis. En bas de classement pointent le Chili (7%), la Corée du Sud (14,5%) et la Suisse (16,9%). Mais le tableau varie fortement si l'on prend en compte les cotisations sociales versées par les employeurs, particulièrement élevées dans l'Hexagone. Elles ont d'ailleurs été allégées au 1er janvier 2018 pour renforcer la compétitivité des entreprises françaisesLa France en tête dans le cas d'un couple avec un seul salaire et deux enfantsSi l'on prend en compte la totalité de la fiscalité sur les salaires - impôts sur le revenu, cotisations sociales employé et cotisations sociales employeurs - défini comme le "coin fiscal", la France se situe encore dans le haut de la fourchette des pays taxant le plus. Même si le taux global a baissé.Le taux effectif d'imposition pour un célibataire au salaire moyen s'élève alors à 47,6% du coût du travail en France, toujours derrière la Belgique (53,7 %) et l'Allemagne (49,7%). À noter, que la France passe en tête si l'on prend le cas d'un couple avec un seul salaire et deux enfants : le taux d'imposition atteint alors 39,4% en 2017, contre 38,3% en Belgique et 34,5% en Allemagne.Dans presque tous les pays de l'OCDE, le taux d'imposition moyen est plus faible dans le cas de ménages avec enfants que dans celui de ménages sans enfant, relève l'étude. Depuis 2000, les avantages fiscaux consentis aux familles avec enfants ont augmenté, particulièrement ceux accordés aux travailleurs célibataires avec enfants.En moyenne, les travailleurs des pays de l'OCDE ont acquitté plus d'un quart de leurs salaires bruts en impôts l'an dernier. "Le taux moyen net d'imposition des personnes physiques s'établit à 25,5% dans la zone OCDE", selon cette étude. Les taux moyens d'imposition ont augmenté dans 20 des 35 pays membres de l'OCDE, principalement en raison de hausses de salaires. Ils ont baissé dans 13 pays et sont restés inchangés dans deux pays (Chili et Hongrie).
Vendredi soir, 220.000 entreprises avaient demandé le chômage partiel pour tout ou partie de leurs salariés.
Le recours au chômage partiel s'intensifie. "A la date de vendredi soir, nous avions 220.000 entreprises qui avaient demandé le chômage partiel pour tout ou partie de leurs salariés. C'est 65.000 de plus que la veille", a indiqué dimanche 29 mars la ministre du Travail Muriel Pénicaud sur le plateau du Grand Jury organisé par RTL, Le Figaro et LCI. Muriel Pénicaud, répond à vos questions sur le chômage partiel (activité partielle)par Ministère du TravailCes demandes concernaient "2,2 millions de salariés" vendredi soir, soit "600.000 de plus" que jeudi, a-t-elle ajouté. "Les principaux domaines" concernés sont "l'industrie, l'hébergement et restauration, la construction et le commerce non alimentaire", comme "les garages, qui sont très touchés en ce moment", a précisé la ministre. Le gouvernement a largement ouvert ce dispositif qui indemnise un salarié à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net, avec une contribution de l'Etat à 100% de cette indemnisation dans la limite de 4,5 Smic. Ce dispositif sera prolongé "jusqu'à la fin de l'état d'urgence sanitaire", a assuré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire la semaine dernière."Le but du chômage partiel, qu'on utilise massivement, c'est d'éviter les licenciements. Mon premier objectif, c'est qu'on évite les licenciements", afin d'"éviter la casse sociale et aussi permettre aux entreprises, demain, de repartir avec leurs compétences", a-t-elle souligné. Ce dispositif "remplit son objectif puisqu'on a très peu d'augmentation pour l'instant - j'espère que ça va durer - du chômage", avec "20.000" inscriptions au chômage "de plus" lors de "la troisième semaine de mars par rapport à l'année dernière", a déclaré Mme Pénicaud.En parallèle, les embauches ont chuté "de 70%", "sauf dans certains secteurs qui sont la fabrication de masques, l'agriculture", a-t-elle noté. "Je redis aux entreprises : ne licenciez pas, utilisez le chômage partiel. Vous garderez vos compétences et vous ne mettrez pas vos salariés au chômage", a-t-elle insisté. Même pour "un seul salarié, le chômage partiel marche"."Toutes les demandes qui n'ont pas eu de réponse en 48 heures sont réputées acquises et on fera les contrôles a posteriori", après la crise sanitaire, a-t-elle rappelé.
Bonnie Pointer, l'une des quatre soeurs fondatrices du groupe de pop et rythm and blues américain Pointer Sisters, est décédée à l'âge de 69 ans, a indiqué la formation sur son site internet.
Les quatre soeurs -- Bonnie, Anita, Ruth et June -- ont commencé à chanter dans l'église de leur père à Oakland, en Californie, avant de connaître la gloire dans les années 1970.Parmi leurs succès figurent des hits tels "I'm So Excited" et "Jump (For My Love)".La quatuor a remporté son premier Grammy Awards (récompense musicale) pour la chanson "Fairytale" en 1975.La chanson, co-écrite par Bonnie et Anita, a décroché le prix du meilleur duo de country et a été enregistrée par la suite par Elvis Presley.Bonnie Pointer a quitté le groupe au milieu des années 70 pour se lancer dans une carrière solo et a connu son plus grand succès en 1978 avec le hit "Heaven Must Have Sent You"."Notre famille est dévastée" par la disparition de Bonnie, a déclaré Anita Pointer à CNN.
Haïti a reçu jeudi le premier des cinq avions cargos devant acheminer du matériel médical commandé fin mars à la Chine pour combattre l'épidémie de nouveau coronavirus, encore limitée dans le pays où 12 décès ont pour l'instant été enregistrés.
Le président Jovenel Moïse, son épouse ainsi que les membres de la cellule scientifique du gouvernement se sont déplacés sur le tarmac de l'aéroport de Port-au-Prince pour assister au déchargement de la cargaison. L'avion parti de Shanghai a livré en Haïti 500 lits d'hôpital, 100 respirateurs artificiels, 250.000 visières en plastique, 200.00 masques chirurgicaux, 50.000 masques de type N95 ainsi que 137.000 lunettes de protection, a détaillé la ministre de la santé Marie Greta Roy Clément.Quatre autres livraisons aériennes sont prévues sur les deux semaines à venir pour acheminer la totalité des 463 tonnes de matériel médical déjà commandé par Haïti à la Chine, pour un coût total de plus de 18 millions de dollars américains. Avec une population de 11,2 millions d'habitants, Haïti n'est encore qu'aux prémices de l'épidémie de Covid-19, avec un total de 108 cas officiellement diagnostiqués et 12 décès recensés, selon le dernier bilan des autorités sanitaires publié mercredi. L'épidémie pourrait causer la mort de plus de 20.000 personnes, selon le pire scénario établi par la cellule scientifique du gouvernement. Pour endiguer la propagation du virus, le gouvernement a annoncé que le port du masque serait obligatoire dans tous les lieux publics à partir du lundi 11 mai, sous peine de sanction légale."Le nombre de cas et le nombre de morts dépendent de vous, de votre comportement", a expliqué jeudi le président haïtien Jovenel Moïse, à travers le masque en tissu qu'il a porté tout au long de sa sortie sur le tarmac de l'aéroport. Le chef de l'Etat a aussi appelé ses concitoyens au calme et la solidarité. "Quand le tremblement de terre est arrivé, nous avons beaucoup pleuré. Le choléra est arrivé, nous avons beaucoup pleuré. Le cyclone Matthew est passé nous avons beaucoup pleuré mais nous avions été solidaires les uns avec les autres: c'est cette même solidarité que je vous demande aujourd'hui d'avoir", a déclaré Jovenel Moïse; Des habitants de la capitale ont protesté contre la création d'un centre médical dédié au coronavirus dans leur quartier et certaines des premières personnes atteintes du coronavirus ont été stigmatisées et menacées de violences physiques. L'épidémie de coronavirus constitue pour Pékin une nouvelle occasion de séduire Haïti, l'un des rares pays au monde à encore reconnaître officiellement Taïwan et ne pas avoir de relations diplomatiques avec la République populaire. De son côté Taïpei a financé l'achat de nouvelles ambulances pour Haïti et procédé mi-avril à un don de 180.000 masques.
Carole Ghosn, lors d'un entretien avec la chaîne américaine BBC, a demandé à Donald Trump d'intervenir afin de garantir à "un procès équitable" à son mari.
Pour parler à son mari, elle s'en remet à Donald Trump. Carole Ghosn a appelé le président des États-Unis à intervenir auprès du Premier ministre japonais afin de garantir "un procès équitable" à son mari Carlos Ghosn, l'ancien patron de Renault et Nissan, mis en cause pour détournement de fonds. "Les dirigeants du monde se réunissent au G20 à la fin du mois, je voudrais que le président Trump parle au Premier ministre Abe à propos de conditions de procès équitables", explique Carole Ghosn dans une interview donnée depuis New York à la BBC et diffusée lundi 17 juin. La femme de l'ex-grand patron dispose de la double nationalité libanaise et américaine et a passé une grande partie de sa vie aux Etats-Unis. Dans cette interview, elle apparaît parfois au bord des larmes lorsqu'elle évoque le sort de son époux, qu'elle n'a pu voir depuis le début du mois d'avril. Libéré sous caution le 25 avril à l'issue de trois semaines de détention, Carlos Ghosn fait l'objet de restrictions très sévères au Japon, dont il ne peut quitter le territoire. Quatre inculpations au Japon Carole Ghosn voudrait que Donald Trump fasse pression sur le Premier ministre japonais Shinzo Abe, lors du sommet du G20 organisé au Japon, afin qu'elle puisse "parler à (son) mari et aussi pour que sa présomption d'innocence soit respectée". En avril, Carole Ghosn en avait appelé à Emmanuel Macron. "J'en appelle au président de la République. Qu'il fasse sortir mon mari de prison. (...) Je ne veux pas que mon mari soit au-dessus des lois mais qu'il soit jugé d'une façon équitable. Je sais qu'il est innocent et je demande qu'on lui laisse la présomption d'innocence comme à tout citoyen français. La France doit faire quelque chose", avait-elle lancé au micro de RTL. Arrêté pour la première fois le 19 novembre à Tokyo, Carlos Ghosn fait l'objet de quatre inculpations par la justice japonaise : deux pour des dissimulations de revenus dans des documents boursiers et deux pour des cas différents d'abus de confiance aggravé, dont le détournement présumé de fonds de Nissan. "Tout cela aurait pu être géré à l'intérieur de l'entreprise. Il n'était pas nécessaire d'aller aussi loin", a-t-elle estimé. Naguère tout-puissant, Carlos Ghosn a perdu tous ses titres au sein des trois constructeurs qu'il avait rapprochés pour bâtir la première alliance automobile mondiale: Renault, Nissan - inculpé dans un des volets de l'affaire et à l'origine de l'enquête interne qui a fait tomber son ancien sauveur -, et Mitsubishi Motors.
Le médiatique homme d'église a sous-entendu que les enfants victimes de prêtres pédophiles étaient en fait à la recherche de tendresse de la part d'un adulte.
Alors que les scandales de pédophilie dans l'Église se multiplient et que la position de la hiérarchie ecclésiastique sur le sujet continue de susciter des interrogations, des propos tenus par l'abbé de la Morandais ont provoqué l'émoi. Le médiatique homme d'église a estimé lundi 18 mars que les enfants victimes de pédophilie étaient "en frustration de tendresse", a relevé l'émission Quotidien."On a toujours l'impression qu'un viol, c'est de la violence. Au départ, je ne crois pas, a déclaré l'abbé sur le plateau de LCI. D'après les échos que j'ai eu, les confidences, un enfant cherche spontanément de la tendresse d'un homme ou d'une femme, et souvent ce sont des gamins qui sont en frustration de tendresse. Donc il vont chercher de la tendresse."Alors qu'une journaliste rappelait que "la responsabilité, elle est chez l'adulte", l'abbé de la Morandais a acquiescé. "Mais le gamin il va chercher... Vous avez tous observé qu'un gamin il vient, il vous embrasse sur la bouche", a-t-il continué. Face aux dénégations des journalistes, le religieux a insisté : "Ah si ! Moi j'ai vu ça plusieurs fois".Le pape François a reçu lundi au Vatican le cardinal Philippe Barbarin, plus haut dignitaire catholique français, venu lui présenter sa démission après sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour non dénonciation des abus sexuels d'un prêtre. Ni le Vatican, ni le diocèse de Lyon n'ont souhaité lundi commenter la teneur des discussions.
C'est une histoire digne d'un scénario hollywoodien ! Selon Le Monde, l'Élysée aurait mis en place tout un stratagème, faux montage et comptes Twitter anonymes à l'appui, pour tenter d'enrayer l'affaire Benalla.
Le 19 juillet 2018, au lendemain de la mise en cause du chargé de mission de l'Élysée, Alexandre Benalla, après ses agissements présumés en marge des manifestations du 1er-Mai, l'Élysée et La République en marche auraient sorti les grands moyens pour tenter d'endiguer la crise alors naissante de celle qui deviendra par la suite l'affaire Benalla. C'est en tout cas ce qu'a révélé Le Monde, vendredi 29 mars. Selon le quotidien, un stratagème digne d'House of Cards aurait été concocté au plus haut sommet de l'État pour tenter d'offrir, ni plus ni moins, qu'une autre version de l'affaire dite de la place de la Contrescarpe.Alors que son désormais ex-chargé de mission était accusé d'avoir molesté un jeune couple, l'Élysée aurait, selon Le Monde, publié un faux montage vidéo qu'elle aurait diffusé anonymement sur Twitter. L'objectif : donner un contexte à l'événement, et convaincre rapidement l'opinion publique qu'Alexandre Benalla n'était pas autant en tort qu'on avait voulu le faire croire, mais qu'il avait simplement réagit à de précédentes violences.Des images obtenues illégalement par l'Élysée ?Problème : certaines des images de ce montage auraient été obtenues illégalement. Pire encore, des extraits montreraient en réalité un autre jeune homme que celui du couple désormais bien connu, dans un autre lieu et à un autre moment de la journée du 1er-Mai. C'est après avoir retrouvé une vidéo mise en ligne par le compte anonyme @frenchpolitic, tenu par le responsable du pôle e-influence de La République en marche, Pierre Le Texier, que Le Monde aurait décidé de remonter le fil des événements qui ont conduit à la diffusion à la fois d'images illégales et d'une vidéo faussement accusatoire. Comme le rapporte le quotidien, tout aurait commencé dans la nuit du 18 au 19 juillet derniers. Chargé de la communication de la crise, le conseiller spécial du président Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, aurait alors décidé d'utiliser des images qui seraient par la suite diffusées par des comptes militants. Une fois les images en main, le conseiller spécial du président les aurait envoyées par la messagerie cryptée Telegram à Pierre Le Texier, responsable de la "riposte" de LREM. "OK, même si ce n'était pas à Alexandre Benalla de le faire, ne faisons pas passer cet étudiant pour un garçon bien sous tous rapports. C'était un individu violent qui était sciemment venu place de la Contrescarpe pour casser du flic", aurait ajouté en légende ce dernier en publiant le film des deux vidéos mélangées le 19 juillet, à 12 h 59, via le compte Twitter @frenchpolitic, avant de reprendre cette même vidéo, quelques heures plus tard, via un autre faux compte.Ismaël Emelien mis en difficulté par Patrick CohenUne vidéo étrangement rapidement repérée par Sibeth N'Diaye, chef du service de presse de l'Élysée, qui en avait rapidement oralement informé à l'époque quelques journalistes présents à Périgueux, où Emmanuel Macron était alors en déplacement. Invité sur le plateau de France 5, jeudi 28 mars, Ismaël Emelien, qui avait demandé à Pierre Le Texier de supprimer la vidéo peu après sa diffusion, a été interrogé sur l'affaire par Patrick Cohen. window.pvp_b67f0cd436516c92b48d9888b1589c60 = new Pvp('digiteka', { 'id': 'CNT000001exm6q', 'idDigiteka': "zqmfx5", 'mediaType': "digiteka-public", 'topic': "generic", 'categoryDigiteka': 'others', 'category': '' }, { "domNode": "pvpContainer_b67f0cd436516c92b48d9888b1589c60", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false, "sequenceUrl": "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfo/docUid/CNT000001exm6q/adCategory/embed"
Le tournage d'une publicité pour la tomme de Savoie a failli tourner au drame dans les Alpes-Maritimes, après qu'une remorque transportant une vache et un adolescent a dévalé la montagne.
L'histoire aurait pu tourner au drame, mais n'a finalement pas fait de victime. Nice-Matin rapporte que jeudi 11 avril au matin, une équipe tournait un spot publicitaire pour la tomme de Savoie dans les Alpes-Maritimes. Pour les besoins du tournage, une vache avait été amenée sur place, accompagnée de son propriétaire et du fils de celui-ci. Une fois le tournage terminé, la vache a été remise dans la remorque de la bétaillère, le fils de l'éleveur âgé de 15 ans montant avec elle. Et c'est à ce moment-là que tout s'est emballé.L'adolescent et la vache sains et saufsAu moment de faire demi-tour, la bétaillère a vu la remorque se détacher, et cette dernière a dévalé la pente raide de 40% sur quelque 70 mètres, rapporte le journal régional. Après plusieurs tonneaux, la course folle s'arrête. Les premiers sur les lieux sont les membres de l'équipe de tournage et le père de l'adolescent. Si le jeune homme gisait à demi conscient, il était bien vivant, l'animal de son côté avait quelques plaies et une corne cassée. Mais paniquée, la vache n'a pu être dégagée de peur que ses ruades ne blessent encore l'adolescent.Il a fallu attendre l'arrivée des sapeurs-pompiers de Saint-Martin-Vésubie pour dégager le blessé, victime de plusieurs blessures sans gravité. Il a été transporté à l'hôpital Pasteur 2 de Nice, mais s'en sortira selon Nice-Matin. Pour la vache, sept hommes du groupe de montage des sapeurs-pompiers assisté de trois pompiers du groupe de sauvetage animalier, dont un vétérinaire, ont été dépêchés.L'animal a été calmé, puis soigné, avant d'être évacué vers un parking dans la nuit à travers un ancien chemin
Les forces de l'ordre ont été applaudies par les habitants de Strasbourg après avoir abattu le terroriste du marché de Noël. Sur Twitter, certains utilisateurs ont pointé du doigt ces remerciements appuyés envers la police qui se fera pourtant "caillasser" samedi lors de l'acte V des "gilets jaunes".
Jeudi 13 décembre dans la soirée, la police a retrouvé la trace de Cherif Chekatt. L'auteur présumé de l'attentat de mardi près du marché de Noël de Strasbourg (Bas-Rhin) a été abattu par les forces de l'ordre dans le quartier de Neudorf, où elles avaient perdu sa trace après sa fuite mardi soir. Soulagés les habitants ont applaudi les forces de l'ordre durant plusieurs minutes. Cherif Chekatt, en fuite depuis près de 48 heures après avoir tué 3 personnes et blessé une douzaine d'autres dans le centre de la capitale de Noël, a été neutralisé devant un bâtiment au 74, rue Lazaret, vers 21 heures. Massés derrière le périmètre de sécurité où des dizaines de voitures de police avaient convergé, les Strasbourgeois ont fait part de leur soulagement et de leur reconnaissance envers la police. Entre applaudissements et "bravos", la foule a tenu à remercier les forces de l'ordre. "Des mercis jeudi, des pavés samedi ?"Sur Twitter plusieurs internautes ont souligné une contradiction, Jean-Pierre Raffarin en tête. "Policiers : des mercis jeudi, des pavés samedi ?", a écrit l'ancien Premier ministre sur le réseau social. "Les policiers ne doivent plus savoir comment interagir avec les français. Un jour on les applaudis, l'autre on leur balance des pierres", écrit un utilisateur. "Les policiers ayant abattu Cherif Chekatt applaudis par la population du quartier. Pas d'inquiétudes, dès samedi, ces mêmes personnes retourneront cracher sur eux et les caillasser", ajoute un autre. "Applaudis ce soir à Strasbourg... Malheureusement ils vont se faire caillasser dans 48 heures...", déplore encore un utilisateur.
Des militaires français ont libéré vendredi quatre otages dans le nord du Burkina Faso. Parmi eux figurait une Américaine, dont l'identité est restée secrète.
Deux des soldats ont été tués dans l'opération. Donald Trump se dit "reconnaissant". Le président américain a estimé lundi 13 mai que les Français avaient fait un "super boulot" en libérant des otages, dont une Américaine. Deux militaires français ont trouvé la mort dans cette opération menée dans le nord du Burkina Faso. "Les Français ont fait un super boulot. Nous leur en sommes vraiment reconnaissants", a déclaré Donald Trump à la Maison Blanche, en rappelant que les Américains avaient contribué à cette opération en fournissant des renseignements aux Français. "On a travaillé main dans la main, ce qui nous a permis de ramener cette personne. Encore une fois, nous remercions les Français. C'est du bon boulot", a répété le président. Un hommage aux Invalides La France va rendre ce mardi un hommage national aux deux commandos de Marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, dans la cour d'honneur des Invalides à Paris, en présence du président Emmanuel Macron.Les forces spéciales françaises ont libéré dans la nuit de jeudi à vendredi quatre otages : deux Français, une Sud-Coréenne et une Américaine. La présence de ces deux femmes au Burkina Faso n'était pas connue. Une grande discrétion entoure l'ex-otage américaine, dont le rapatriement a été organisé indépendamment des trois autres personnes libérées. Interrogé par l'AFP, le département d'Etat américain s'est refusé à tout commentaire sur l'identité de cette femme, les circonstances et la date de son enlèvement.
"L'objectif n'est pas simplement de nettoyer (...) mais de mener une action pédagogique", explique le président du parc Nicolas de Villiers.
La semaine prochaine, six corbeaux vont faire leur apparition au parc de loisirs du Puy du fou pour participer au nettoyage du parc, a indiqué vendredi 10 août son président, Nicolas de Villiers. Spécialement dressés pour le ramassage des mégots et des déchets, certains sont déjà entrés en action, mais "l'objectif n'est pas simplement de nettoyer (...) mais de mener une action pédagogique", montrant que "la nature elle-même peut nous apprendre à faire attention à l'environnement", a-t-il expliqué. Un seau rempli en moins de 3/4 d'heurePour ce faire, Christophe Gaborit, spécialiste de l'affaitage (dressage) des rapaces, a donc "inventé une petite boîte", contenant d'un côté des croquettes, "dont raffolent les corbeaux", et offrant de l'autre un espace vide, destiné à "accueillir des mégots, ou autres petits déchets", explique M. de Villiers, fils du souverainiste Philippe de Villiers.Lorsque le corbeau dépose un mégot dans la boîte, un mécanisme se déclenche, et une croquette lui est délivrée. "Motivés par la récompense", les corbeaux ont "vite compris comment fonctionnait le jeu", s'est-il réjoui. L'installation a ensuite été réorganisée de manière à ce qu'une seule boîte permette à tous les oiseaux de déposer leur butin.En moins de trois quarts d'heure, un corbeau est capable "de remplir un seau", a-t-il ajouté.
Alors que les obsèques de la fillette auront lieu samedi 2 juin, les experts ont rendu leurs résultats après avoir analysé son corps. Elle n'aurait pas été violée, révèle RTL.
Nordahl Lelandais a toujours affirmé n'avoir jamais violé la petite Maëlys. Les analyses menées par les médecins légistes et les anthropologues de l'IRCGN, l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, sur le corps de la fillette, ne viennent pas contredire les propos du principal suspect dans la mort de l'enfant, selon les informations de RTL. En effet, les sous-vêtements et la robe que Maëlys portait le jour de sa disparition ne comportent aucune trace d'ADN ou de sperme de Nordahl Lelandais. La mâchoire fracturéeIl aura fallu trois mois de travail aux équipes d'experts pour analyser son squelette ainsi que ses vêtements. Une expertise très minutieuse de l'ensemble de ses os a en revanche permis de relever une fracture de la mâchoire. Elle a pu être provoquée par un ou plusieurs coups. Ces derniers sont sans doute à l'origine de la mort de l'enfant qui avait disparu lors d'un mariage en Isère fin août dernier.Les experts ont identifié une seule fracture sur le corps de Maëlys. Un résultat qui vient confirmer la version de Nordahl Lelandais. Selon ses mots, il aurait frappé la petite fille une seule fois au visage. Un coup qui aurait entraîné son évanouissement puis sa mort. C'est d'ailleurs la thèse "de la violence volontaire ayant entraîné la mort, sans intention de la donner" qui est soutenue par son avocat pour le défendre. Les experts ayant terminé leur relevé sur le corps de Maëlys, ses proches et sa famille vont pouvoir lui dire adieu. Ses obsèques se tiendront le samedi 2 juin à La Tour-du-Pin, plus de neuf mois après sa disparition.
Les réactions se multiplient après l'annonce de la nomination d'Agnès Buzyn pour remplacer Benjamin Griveaux dans la course à la mairie de Paris. L'opposition, notamment, ironise sur cet engagement.
Ce sera finalement elle. À peine deux jours après le retrait de Benjamin Griveaux dans la course aux municipales, LREM a trouvé son remplaçant. Ou plutôt sa remplaçante. Il s'agit en effet de l'actuelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Un choix mûri selon certains, fruit d'une réflexion du président de la République pour d'autres, et peut-être aussi le moyen de relancer une campagne qui s'essoufflait dans le camp de la majorité. Côté LREM en tout cas, on salue ce choix, à commencer par la secrétaire d'État à l'égalité femmes-hommes qui s'est réjoui d'une candidature qui "offre aux Parisiennes et aux Parisiens la possibilité d'un vrai souffle nouveau". Marlène Schiappa a mis en avant son "envie réciproque". Le porte-parole des sénateurs LREM, Julien Bargeton, a rappelé la capacité de rassemblement d'Agnès Buzyn qui a "su montrer son courage dans le combat pour la PMA pour toutes"."Je connais sa détermination, son courage et son grand sens des responsabilités", a abondé le ministre de la Culture Franck Riester. Agnès Buzyn qui a aussi reçu le soutien, un peu moins évident de prime abord, de candidats à la succession de Benjamin Griveaux. "Agnès Buzyn a l'envie profonde de s'engager pour Paris. Elle nous en a convaincus. Au boulot pour construire ensemble la suite. Je suis heureux et je serai à ses côtés jusqu'à la victoire", a tweeté Mounir Mahjoubi. Brune Poirson a salué "une femme de convictions" et une "décision pleine d'audace"."Une grande impression de désinvolture"Du côté de l'opposition en revanche, la raillerie était de mise dans tous les camps. Interrogé sur BFM TV, le porte-parole du PCF, Ian Brossat, a jugé la candidature de la ministre de la Santé "très surprenante". "Vendredi dernier, elle expliquait qu'elle n'avait pas le temps d'être candidate à la mairie de Paris et qu'elle ne pouvait même pas être candidate à une mairie d'arrondissement", dit-il en référence à une interview qu'elle avait accordée à France Inter la semaine dernière. Et d'ajouter : "On ne s'improvise pas candidat à la mairie de Paris, tout cela donne une grande impression de désinvolture." Même son de cloche pour la députée européenne LFI Manon Aubry, qui a préféré ironiser. "Si elle gère la ville comme elle a géré la crise de l'hôpital public, il ne restera pas grand-chose des services publics parisiens", a-t-elle dit sur Twitter.Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a lui aussi réagi sur les ondes de BFM TV. Il a estimé qu'Agnès Buzyn venait pour "éteindre la lumière et fermer la boutique de La République en Marche" en glissant que la campagne de la majorité à Paris était "terminée".Le directeur de campagne d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, a fustigé un "abandon de poste qui montre que l'intérêt de LREM prime sur l'intérêt national", allant même jusqu'à parler de "grave faute politique". Sur Twitter toujours, Florian Philippot s'est contenté d'un "sans commentaire", en partageant l'interview d'Agnès Buzyn sur France Inter. La sénatrice EELV, Esther Benbassa, pointe du doigt un gouvernement "dont tous les membres ont la tête ailleurs", référence à Édouard Philippe aussi candidat au Havre.Le plus virulent a sans doute été Éric Ciotti qui remarque que "24 heures avant l'examen de la réforme des retraites et 24 heures après le 1er mort du coronavirus en France, la ministre de la Santé préfère quitter le gouvernement pour sauver En Marche à Paris", raillant le "drôle de sens des priorités du gouvernement".Enfin, un des principaux intéressés, et désormais adversaire de l'ancienne ministre de la Santé, Cédric Villani, a maintenu sa candidature "dans une démarche libre et indépendante". Il a souhaité "bienvenue et bon courage" à Agnès Buzyn "pour les quatre semaines qui restent dans cette campagne". "J'ai du respect et de l'estime pour Agnès Buzyn", a ajouté le mathématicien.
De nombreuses personnalités ont annoncé leur intention de participer au rassemblement, dont François Hollande, Édouard Philippe et de nombreux ministres.
L'ancien président Nicolas Sarkozy sera présent lors du rassemblement contre l'antisémitisme prévu à Paris mardi soir, selon des informations de presse relayées mardi 19 février. Il rejoindra ainsi un autre ancien président, François Hollande, tandis qu'Emmanuel Macron a fait savoir qu'il ne viendra pas.De nombreuses personnalités ont annoncé leur venue, dont l'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve, le président de LR Laurent Wauquiez, celui de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, les responsables syndicaux Laurent Berger (CFDT) et Philippe Martinez (CGT), mais également Édouard Philippe et 23 ministres et secrétaires d'État. Des manifestations doivent avoir lieu un peu partout en France. Ces rassemblements, dont le principal se tiendra place de la République à Paris à 19H00, sont la suite d'un appel signé par une vingtaine de partis, à l'initiative du premier secrétaire du PS Olivier Faure. Le Rassemblement national de Marine Le Pen, qui n'a pas été invité par M. Faure, a annoncé lundi qu'il organiserait un hommage de son côté. Face à une recrudescence des actes antisémites en 2018, M. Faure a souhaité que les partis eux-mêmes s'emparent du flambeau de la lutte contre l'antisémitisme, plutôt que les représentants de la communauté juive. Au total, 541 actes antisémites ont été recensés en 2018, un chiffre en hausse de 74% sur un an mais qui reste inférieur au dernier pic de 2014 (851) et de 2004 (974).
"Nous cherchons toujours à ne pas nous répéter": que les Sparks se rassurent, l'étincelle provoque toujours l'incendie pop avec leur dernier album, réceptacle de la magie et folie douce entretenues en 50 ans de carrière.
Confinés, les frères Mael, Ron et Russell, se plient depuis leurs domiciles respectifs de Los Angeles à une visio-interview simultanée pour leur 24e opus, "A Steady, Drip, Drip, Drip" (BMG). Un sourire illumine leur visage quand on leur rapporte ce que la chanteuse française Catherine Ringer a dit d'eux à l'AFP: "Ce sont des amis précieux". Les Sparks et les Rita Mitsouko, c'est une rencontre-feu d'artifice dans les années 80 et un succès pour "Singing In The Shower", un des trois titres communs. "Catherine a dit ça? Oh, vous faites notre bonheur aujourd'hui, merci", s'exclame Ron, petite moustache à la Clark Gable, devant sa bibliothèque fournie, surmontée d'une collection de baskets, dont un modèle rouge et blanc estampillé "Russia". "Catherine aura toujours une place ici", rebondit Russell, plaçant sa main sur son cœur. "Ils sont fidèles à eux mêmes", souffle Catherine Ringer, ravie par leur dernière production, qu'elle écoute en fond sonore en répondant au téléphone. "Revenez mes chouchous!", lâche-t-elle quand un bug stoppe - brièvement - l'écoute.- Falsetto - Quel était le plan d'attaque de ces septuagénaires pétillants? "Nous voulions revenir à notre premier amour, la musique pop", détaille Ron, affable, loin du personnage qu'il cultive - visage figé et regard hanté - sur scène ou dans les shows télé. "Nous cherchons toujours à ne pas nous répéter, avec l'idée que des gens peuvent nous découvrir avec cet album et qu'il doit être une bonne représentation de ce que nous sommes", développe Russell, savamment ébouriffé.L'extravagant titre "Stravinsky's Only Hit" synthétise leur univers: une intro électro, une envolée d'opéra sous acide et un atterrissage pop. "C'est une bonne observation, s'amuse Ron. Il y a les directions et styles que nous avons emprunté dans notre carrière". Russell y dégaine notamment son falsetto. "Ah oui, ce fragment chanté (qu'il entonne alors), on l'a voulu comme un sample qui serait sorti d'un morceau inconnu du compositeur", éclaire-t-il."C'est une voix singulière dans le rock, haut perchée, comme celle d'un chanteur lyrique, ce qui a marqué Queen, une de leurs premières parties", salue auprès de l'AFP le rock-critique Michka Assayas.Leur singularité comprend aussi "second degrés et côté barré", comme le décrit le chroniqueur de France Inter. Ce qui n'a pas toujours aidé sous le soleil de leur Californie natale. "On a pu se sentir à un moment comme des extra-terrestres, en un sens musical, puisque nous étions largement ignorés jusqu'à ce que nous allions en Europe", acquiesce Ron.- Carax et Cotillard -"A Londres, dans les années 70, ils se sont retrouvés au centre d'une hystérie collective, avec des groupies", dépeint Assayas. Et la France a toujours tenu une place à part pour ces "Européano-centrés", formule-t-il encore. Eux qui avaient un projet de film avec Jacques Tati, jamais abouti, viennent de travailler avec un autre Français, le cinéaste Leos Carax, sur "Annette", un film-musical qui s'annonce hors-norme, "très loin des comédies musicales façon Broadway", prévient Ron. Le générique fait saliver avec Adam Driver et Marion Cotillard, qui y chantent, "très loin de leur zone de confort, ils sont formidables", se réjouit Russell, heureux également que ce film soit "presque fini". Récemment, ils ont croisé un autre Français, le producteur électro SebastiAn, pour un morceau de son dernier disque, le délicieux "Handcuffed To A Parking Meter". "Menotté à un parcmètre", une histoire vraie? ". "Ahaha, et revoilà +Ron le pervers+, s'esclaffe ce dernier en se caricaturant à la troisième personne. J'aimerais dire que c'est vrai... C'est peut-être une chanson-souhait. Mais, après tout, la journée ne fait que commencer (rires)".
Les nounous coûtent de plus en plus cher. En un an, le tarif des assistants et assistantes maternels ont connu une hausse de plus de 2,5% en France, avec de fortes disparités en fonction des villes et des régions, selon une récente étude.
Les tarifs grimpent presque partout. Les nounous qui gardent les tout-petits avant leur entrée à l'école ont augmenté leurs prix ces derniers mois. En moyenne, une assistante maternelle perçoit 3,18 euros net par heure et par enfant, quand le minimum légal s'établit à 2,78 euros. Les tarifs ont ainsi bondi de 2,58% par rapport à l'an dernier, indique une étude de la plateforme Yoopies publiée mardi 28 août et dévoilée par RTL.Le phénomène est particulièrement marqué dans le Sud et en région parisienne. En Provence-Alpes-Côte-d'Azur, l'augmentation atteint +3,5% sur un an. Elle s'établit même à +4% en Occitanie et +5,3% en Île-de-France, précise l'enquête. Toutefois, c'est en Corse que les nounous sont les mieux payées, à 3,68 euros par enfant et par heure, soit presque 22% de plus que leurs homologues de Normandie.Moins d'enfants, donc des gardes plus chèresDans l'ensemble, la hausse des prix s'explique par un manque d'enfants : les nounous font payer plus cher car elles trouvent moins de bambins à garder. Les assistantes maternelles "ont du mal à trouver des familles. Elles accueillent donc moins d'enfants et sont obligées d'augmenter leur tarif pour compenser le manque à gagner", explique Benjamin Suchar, le président-fondateur du site Yoopies, qui met en relation familles et gardes d'enfants. Comment (déjà) préparer ses enfants à la rentrée des classespar BFMTV9,05 euro de l'heure pour un babysitterC'est la sixième année consécutive que la plateforme Yoopies publie cette étude, qui détaille également les tarifs pratiqués par le million de baby-sitters inscrits dans sa base de données. Dans leur cas, le tarif net moyen s'élève à 9,05 euros de l'heure à la rentrée 2018, un chiffre quasi stable, mais qui cache, là encore, de fortes disparités territoriales. Pour les baby-sitters, la Corse est aussi la région la plus chère de France, avec des gardes facturées 9,49 euros de l'heure en moyenne, soit 6% de plus que les tarifs pratiqués dans la région la moins chère, les Pays de la Loire.
Plusieurs centaines de policiers se sont de nouveau rassemblés mardi dans plusieurs villes de France, après des annonces du gouvernement sur l'abandon prochain d'une technique d'interpellation controversée.
L'annonce de l'abandon de la clé d'"étranglement" par les autorités le 8 juin, après un week-end de mobilisations contre les violences policières, a provoqué la colère des policiers. Cette technique d'interpellation "continuera d'être mise en oeuvre" jusqu'à ce qu'une autre technique soit définie, avait indiqué lundi le chef de la police nationale Frédéric Veaux. Mais l'annonce n'a pas suffi à éteindre la mobilisation des forces de l'ordre, qui s'estiment injustement accusées de racisme et violences dans le sillage de la mort de George Floyd aux Etats-Unis, tué par un policier.Après l'Arc de Triomphe samedi, le Trocadéro dimanche et le quartier d'affaires parisien de la Défense lundi, environ 200 policiers se sont rassemblés mardi devant le Stade de France à Saint-Denis, dans un silence régulièrement troublé par les sirènes, selon des journalistes de l'AFP. Des dizaines de voitures de service étaient stationnées, gyrophares allumés."Après Paris et la Défense, ce soir on est au Stade de France pour montrer qu'on a du cœur et qu'on aime notre République. On continuera tant que le président n'aura pas entendu notre appel à nous recevoir", a prévenu Stéphane Finance, du syndicat Alliance.A Bobigny, en banlieue parisienne, une centaine de policiers ont observé une minute de silence devant le tribunal pour "les collègues blessés et morts en service" avant d'entonner la Marseillaise et d'allumer les gyrophares et les sirènes de leurs voitures."Les accusations de racisme nous touchent dans notre chair. La police ici, elle est black-blanc-beur, elle est multicolore", a dit à l'AFP Stéphane Finance. D'autres manifestations ont eu lieu à travers le pays, notamment à Mulhouse (est), Perpignan (sud) et Reims (nord), rassemblant des centaines de fonctionnaires de police.
Mercredi, la présidents de la région Île-de-France a claqué la porte des Républicains. Les ex-LR ralliés à la majorité présidentielle, dont Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, espère que sa décision fera des émules.
"Valérie Pécresse est montée dans le canot de sauvetage du Titanic. Elle a enfin compris que le fruit était pourri de l'intérieur, que les LR sont devenus trop radioactifs". Interrogé par Le Parisien, Gérald Darmanin semble satisfait jeudi 6 juin du départ de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, des Républicains. Le ministre de l'Action et des Comptes publics, ancien cadre du parti de droite, assure auprès du quotidien francilien recevoir "plein de messages d'élus LR". Et d'ajouter : "Cet après-midi (mercredi, ndlr), en pleine séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, j'ai même encore eu quatre députés Républicains qui m'ont fait passer un petit mot". Vers une défection de plusieurs maires LR ? L'ancien LR Sébastien Lecornu, aujourd'hui ministre des Collectivités territoriales, croit en un rapprochement de Valérie Pécresse avec la macronie. "Elle est à la tête de la plus grande région de France, on a forcément des choses à faire ensemble, en dehors de tout système partisan et pour l'intérêt général. (...) Puisque son mouvement s'appelle Libres !.... eh bien elle est désormais libre pour nous aider", a-t-il déclaré au Parisien. Chez les ex-LR ralliés à Emmanuel Macron, on espère, dans le sillon de Valérie Pécresse, voir les déçus de l'ex-parti de Laurent Wauquiez les rejoindre. Mercredi le Premier ministre Édouard Philippe a reçu des maires de la droite et du centre "pour entretenir le lien avec la majorité en vue des municipales", indique Le Parisien. Selon les informations du journal, plusieurs d'entre eux pourraient passer de LR à la macronie dans les prochains jours dans un communiqué commun. Dans une "lettre aux militants et sympathisants" publiée jeudi matin, la présidente de la région Ile-de-France fait le constat de "l'impossible refondation de l'intérieur du parti, cadenassé sur ses idées et sur son organisation".
Selon les informations de La Provence, une famille a failli faire une chute de six mètres dans un ascenseur à Marseille (Bouches-du-Rhône). Les pompiers sont parvenus à les sauver in extremis.
Le drame a failli avoir lieu dans le huitième arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône) jeudi 17 septembre. Selon les informations révélées par le quotidien régional La Provence, un grave accident d'ascenseur a été évité par les pompiers. Présente à l'intérieur, une famille aurait pu se retrouver à faire une chute de six mètres sans leur intervention. Lorsqu'ils entrent dans cet ascenseur, la mère de famille et ses deux enfants âgés de 1 et 4 ans ne s'attendent pas à vivre un tel calvaire. Mais alors qu'il devait descendre du troisième étage jusqu'au rez-de-chaussée, l'engin fait face à un souci technique. « Tout a lâché », explique un marin-pompier. Les câbles qui tiennent la cabine ont craqué.Habituellement, lorsqu'un tel problème arrive, un système de sécurité qu'on appelle « les parachutes » se met en place. Malheureusement, il était cette fois-ci hors de service. C'est là que le miracle a eu lieu. « Grâce à un mouvement de balancier, un côté de la cabine est venu se poser sur le palier du deuxième étage », raconte un soldat du feu.Une intervention risquéeConstatant que l'ascenseur tenait miraculeusement en équilibre, les 30 marins-pompiers présents sur place se sont alors lancés dans une intervention difficile. Ils ont ainsi dû s'appliquer à évacuer les trois personnes à l'intérieur sans faire tomber la cabine.Cette dernière était alors soutenue par des étais métalliques. Une précaution qui a bien servi. « Heureusement qu'on avait sécurisé en dessous parce qu'au moment où on les a sortis, l'ascenseur a glissé de cinq centimètres et est venu se poser sur nos étais. Sans ça, la famille aurait chuté et nos marins avec », confie le porte-parole des pompiers à La Provence.Finalement sauvée, la famille est ressortie choquée mais n'a pas été hospitalisée. Une enquête a depuis été ouverte pour tenter de comprendre les raisons de cet incident technique.
Captations inédites de théâtre et d'opéra, nouveaux rendez-vous musicaux, partenariats avec des festivals, nouveaux magazines autour du patrimoine: France Télévisions fait la part belle à la culture dans sa grille d'été, chamboulée par le report des compétitions sportives.
"Notre été est totalement chamboulé vu que traditionnellement nous avons de grandes cases sportives, pour Roland-Garros et le Tour de France, nous aurions aussi dû avoir les JO cette année qui sont reportés donc il fallait quasiment repartir à plat", a expliqué lors d'un point presse jeudi Takis Candilis, le directeur des programmes de France Télévisions."Nous avons décidé d'essayer de proposer le plus de programmes nouveaux et inédits possible. C'est une programmation volontariste et militante qui exprime notre soutien vis-à-vis des festivals et des artistes, dans cette période complexe. On a besoin de se retrouver autour de grands moments culturels", a-t-il ajouté.La saison culturelle de France Télévisions débutera le 19 juin avec la Fête de la musique sur France 2, où une quarantaine d'artistes se produiront dans un Bercy sans public.France 5 prendra la relève le lendemain avec une soirée spéciale Musiques en fête dans le cadre des Chorégies d'Orange, annulées cette année, puis le 23 juin France 2 diffusera la cérémonie des Molières.Le lendemain, France 3 proposera en prime "Symphonie pour la vie", concert réunissant de grands noms de la musique classique en soutien aux soignants.Côté musique, un nouveau numéro du "Grand Echiquier" est prévu le 2 juillet et le traditionnel Concert de Paris du 14 juillet sera maintenu, même si les détails de l'organisation n'ont pas encore été tous arrêtés.Chaque semaine, trois nouveaux rendez-vous musicaux : des live consacrés aux musiques actuelles le vendredi soir sur France 2, les concerts des festivals phare en régions le jeudi soir sur France 3 et de l'opéra et de la musique classique le samedi sur France 5, notamment dans le cadre de l'émission "Passage des arts".Un nouveau jeu musical proposant karaoké, blind test et chorégraphies sera présenté par Nagui et Valérie Bègue.Côté théâtre, le groupe investira le théâtre du Châtelet à Paris de mi-juin à mi-juillet pour réaliser des captations de 6 pièces qui seront ensuite diffusées à l'antenne. A l'occasion du festival d'Avignon, des soirées spéciales sont prévues sur France 5.Au total, près de 15 captations inédites (musique, théâtre, opéra) ont été imaginées récemment."On s'est dit que tous les festivals annulés cette année auront lieu sur France Télévisions", résume Michel Field, chargé de la Culture au sein du groupe, précisant travailler aussi à un festival sur le site Culture Box autour des musiques actuelles "fin juillet, début août".En outre, "on travaille quotidiennement sur des propositions très originales de théâtre. Artistes et comédiens sont très disponibles en ce moment pour des aventures comme ça", a-t-il détaillé.Un dispositif autour de la littérature, qui prévoit de parler d'un livre chaque jour, sera présenté la semaine prochaine.Côté patrimoine, Stéphane Bern proposera aux téléspectateurs de la Deux de découvrir "Les lieux secrets du pouvoir" tandis que Patrick Poivre d'Arvor proposera sur France 5 une série documentaire sur des artistes.
Cette enquête est une première réponse judiciaire à une quarantaine de plaintes reçues par le parquet de Paris pendant le confinement contre notamment le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, en première ligne médiatique lors de l'épidémie en France, ou encore Santé Publique France. Sont également visés, entre autres, l'administration pénitentiaire et le ministère du Travail.
Les autorités ont-elles bien géré la crise liée à l'épidémie de coronavirus ? Le procureur de Paris Rémy Heitz a annoncé à l'AFP l'ouverture mardi 9 juin d'une vaste enquête préliminaire sur la gestion de la crise du Covid-19 en France pour "homicides involontaires", "blessures involontaires", "mise en danger de la vie d'autrui", "abstention volontaire de combattre un sinistre", "non-assistance à personne en péril". Ces nouvelles investigations portent sur les principaux griefs émis quant à la gestion de l'épidémie : les mesures de protection sur les lieux de travail, la mise à disposition de masques de protection et de tests.Cette "enquête-chapeau" regroupe les 13 procédures consacrées aux plaintes d'associations ou organisations syndicales et une quatorzième englobant 33 plaintes, pour leur grande majorité de particuliers, issues de plaintecovid.fr.Ces plaintes contre X ciblent parfois nommément des responsables de l'administration, notamment le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, en première ligne médiatique lors de l'épidémie en France, ou encore Santé Publique France. Sont également visés, entre autres, l'administration pénitentiaire et le ministère du Travail."Mettre au jour des infractions pénales"Cette vaste enquête à portée nationale ne concerne pas la gestion de la crise dans les Ehpad, qui font l'objet à ce jour d'enquêtes locales, dont deux à Paris, mais également à Nanterre ou Grasse (Alpes-Maritime). Elle ne cible pas non plus le chef de l'État Emmanuel Macron, irresponsable pénalement, ou les membres du gouvernement, dont l'éventuelle responsabilité pénale relève de la Cour de la justice de la République, saisie à ce jour de 80 plaintes."L'enquête pénale n'est pas là pour définir des responsabilités politiques ou administratives, mais pour mettre au jour d'éventuelles infractions pénales", a expliqué à l'AFP M. Heitz. "S'il y a des fautes pénales, ce seront très probablement - c'est une hypothèse - des fautes non intentionnelles. Or la loi fixe des conditions précises pour établir ces délits : elle exige la preuve d'une 'faute qualifiée' qui n'est pas une simple imprudence ou négligence", détaille le procureur. Regrouper ces enquêtes va ainsi permettre, selon le procureur, d'établir un fonds documentaire commun sur l'état des connaissances scientifiques sur la maladie, les tests et les masques, etc. Car "pour ce type d'infractions, le code pénal dit bien qu'il faut apprécier les responsabilités" des décideurs "au regard des moyens et des connaissances dont ils disposaient au moment des décisions", souligne M. Heitz.Un travail "considérable" et inéditLe procureur de Paris anticipe un travail "considérable", dans une "situation historique": "C'est la première fois que des plaintes sont déposées alors que la crise bat son plein", relève-t-il, alors que jusque-là "dans les grandes affaires de santé publique (sang contaminé, amiante...), la Justice est intervenue bien a posteriori".L'enquête est confiée à l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), qui met en place une cellule dédiée avec jusqu'à neuf enquêteurs. Leur travail sera nourri par les enquêtes administratives des ministères, par des expertises scientifiques et aussi par les commissions d'enquêtes parlementaires."Nous sommes déterminés, cette enquête est attendue, mais il faut la mener avec précaution", assure le procureur alors que pendant le confinement des avocats de plaignants lui ont reproché de ne pas avoir immédiatement ouvert des enquêtes sur cette gestion nationale de la crise.
Le garçonnet souffre d'un traumatisme crânien et d'une hémorragie cérébrale. Son pronostic vital est engagé.
Le pilote d'une moto, suspecté d'avoir grièvement blessé un enfant de 5 ans dans un rodéo, mercredi soir à Vaulx-en-Velin (banlieue de Lyon), s'est livré à la police, a-t-on appris vendredi 26 juin de source policière.Âgé de 25 ans et connu des services de police, l'homme s'est présenté jeudi à 23H00 au commissariat de la ville avant d'être placé en garde à vue, a-t-on ajouté.Il est suspecté de l'accident qui s'est produit mercredi vers 21H00 avenue Voltaire, non loin du centre ville. Selon le parquet de Lyon, l'enfant, dont le pronostic vital était engagé jeudi soir, traversait la route à vélo lorsqu'il s'est fait renverser par une moto qui a aussitôt pris la fuite. Le garçonnet souffre d'un traumatisme crânien et d'une hémorragie cérébrale, selon une source policière. La maire PS de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy, a rappelé jeudi avoir demandé au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, "avec de nombreux maires, de renforcer les opérations de police sur le terrain pour éradiquer avec la plus grande fermeté tous les agissements contraires à la loi". Dénonçant "le comportement totalement irresponsable et condamnable d'un chauffard", elle s'est rendue auprès de la famille. Hélène Goeffroy, candidate à sa succession, indique aussi "avoir convenu d'un rendez-vous dans les tous prochains jours" avec le ministre, qui sera dans la métropole de Lyon vendredi, "afin de préciser les modalités de mise en œuvre du Plan d'action national de lutte contre la délinquance routière".Face à ce problème ancien dans certains quartiers, les exaspérations de riverains sont montées d'un cran avec le confinement. Un collectif d'habitants s'est ainsi monté à Bron, une autre commune de la banlieue lyonnaise, et sa pétition a obtenu plus de 1.000 signatures. "Les rodéos motos, rodéos scooters ou voitures se suivent à toute heure, jour et nuit" et "génèrent stress, anxiété, insomnies, pollution", écrit le "Collectif des habitants de Bron-Terraillon en quête de tranquillité".Mi-mai, un policier avait été blessé en Seine-Saint-Denis en voulant intercepter les participants d'un rodéo rassemblant une trentaine de deux-roues sur l'autoroute. Fin mai, Christophe Castaner a confié à deux députées une mission de réflexion afin d'élaborer un nouveau plan de lutte contre les rodéos urbains. Depuis une loi de 2018, le rodéo urbain est un délit passible de deux ans de prison ferme et 30.000 euros d'amende, ce qui a donné une base légale aux forces de l'ordre pour intervenir dans ce domaine.
Le meurtrier présumé d'un élu allemand pro-migrants, un néonazi dont le procès s'est ouvert mardi, a préparé son acte pendant plusieurs années et été motivé selon l'accusation par une xénophobie exacerbée notamment par l'attentat de Nice en France en 2016.
L'audience dans cette affaire qui réveille le spectre du terrorisme d'extrême droite en Allemagne a suscité un très vif intérêt du public et des médias. Certains ont patienté une partie de la nuit devant la Haute Cour régionale de Francfort où se déroule le procès.C'est en effet la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale qu'une affaire de ce type est jugée en Allemagne.En raison de la pandémie provoquée par le coronavirus, l'accusé, Stephan Ernst, est entré le visage en partie dissimulé derrière un masque de protection et a été placé derrière une vitre en plexiglas. Après la lecture de l'acte d'accusation mardi, les débats devraient entrer jeudi dans le vif du sujet.- "Meurtre planifié" -Dans la nuit du 2 juin 2019, Walter Lübcke, un élu de 65 ans du parti conservateur CDU d'Angela Merkel, fume une cigarette sur la terrasse de sa maison à Cassel en Hesse, lorsqu'il est tué d'une balle dans la tête tirée quasi à bout portant.Après deux semaines d'enquête, un suspect, Ernst, 46 ans, proche de la mouvance néonazie, est interpellé et avoue le crime, avant de se rétracter et d'accuser un complice présumé. Sans convaincre les enquêteurs.Le parquet fédéral allemand, chargé des affaires les plus sensibles, l'accuse de "meurtre aggravé" et "tentative de meurtre aggravé". Il encourt la réclusion à perpétuité à l'issue d'un procès prévu pour durer au moins jusqu'à la fin octobre.L'épouse et les deux fils de la victime, qui se sont portés parties civiles, ont tenu à y être présents afin d'"envoyer un signal clair contre la haine et la violence", a expliqué le porte-parole de la famille, Dirk Metz.Leur avocat, Holger Matt, s'est dit convaincu qu'il s'agissait d'"un meurtre planifié de sang-froid, lâche et perfide, aux motivations les plus basses". Ulcéré par l'accueil de réfugiés en Allemagne à partir de 2015 et l'attentat de Nice, dans le sud-est de la France, au camion-bélier l'année suivante, Ernst avait ainsi espionné l'élu avec une caméra thermique les jours ayant précédé le crime, selon le parquet. Il n'est pas seul dans le box des accusés. Son complice présumé, présenté comme étant Markus Hartmann, se voit reprocher de l'avoir entraîné au tir en forêt, "y compris avec l'arme utilisée" pour le meurtre, sans pour autant être "au courant des plans réels de l'attentat".Les deux suspects ont également, selon les enquêteurs, assisté ensemble à une réunion publique au cours de laquelle Walter Lübcke avait apporté son soutien à la politique généreuse d'accueil des migrants décidée en 2015 par la chancelière Angela Merkel.M. Lübcke était allé, à l'occasion de cette intervention qui a déchaîné la mouvance d'extrême droite, jusqu'à inviter les opposants à l'arrivée de réfugiés à quitter l'Allemagne.A partir de cette réunion, Stephan Ernst, aussi accusé d'une tentative de meurtre à l'arme blanche en 2016 d'un demandeur d'asile irakien, a de plus en plus projeté sur Walter Lübcke sa haine xénophobe, estime le parquet.- Autres cibles -Des investigations sur son matériel informatique ont aussi révélé, selon plusieurs médias, qu'il avait d'autres cibles potentielles en vue : des élus et une synagogue.L'accusé est connu des autorités de longue date en tant que sympathisant néonazi au potentiel violent.Malgré son passé chargé, les services de renseignement avaient cessé ces dernières années de le surveiller.Sous-estimée dans les années 2000 par les autorités malgré les meurtres de huit immigrés turcs, d'un Grec et d'une policière allemande par un groupuscule néonazi, la menace du terrorisme d'extrême droite est aujourd'hui perçue comme un défi crucial à la sécurité intérieure.En marge de ce procès, le président fédéral, Frank-Walter Steinmeier, a appelé les Allemands à s'engager activement contre le racisme. "Ce n'est pas suffisant de ne pas être raciste, nous devons être antiracistes", a-t-il affirmé.L'Allemagne a érigé au premier rang des menaces le terrorisme d'extrême droite après plusieurs attentats ces derniers mois, en particulier contre une synagogue de Halle en octobre 2019 et contre des bars à chicha près de Francfort en février.
L'Américain Kai Lenny, déjà sacré meilleur performeur de l'année 2019/2020 en surf de grosses vagues, celles de plus de 20 mètres de hauteur, s'est vu également décerner le trophée de la plus grosse vague surfée de l'année, lundi, par la World Surf League.
Lenny n'a certes pas battu le record du monde, propriété du Brésilien Rodrigo Koxa depuis le 8 novembre 2017 pour une vague de 24,38 m à Nazaré. Mais il a néanmoins surfé une vague haute de 21,33 m, le 11 février, exactement au même endroit au Portugal, devenu un spot mythique ces dernières années.Agé de 27 ans, Lenny avait multiplié ses chances de victoire par trois puisqu'il trois de ses plus hautes vagues surfées avaient étét retenues: une à Jaws à Hawaï le 31 décembre et une autre à Nazaré, le 11 février. Face à lui concourraient le Brésilien Lucas Chianca (17 février à Nazaré) et l'Allemand Sebastian Steudtner (11 février à Nazaré).Côté féminin, le trophée de la plus grosse vague surfée de l'année n'a pas encore été décerné. La WSL a décidé de faire appel à des scientifiques pour départager la Brésilienne Maya Gabeira, détentrice du record du monde (20,72 m en 2018 à Nazaré) et la Française Justine Dupont, et n'a pas indiqué à quelle date le résultat sera connu.Dupont est donc en lice pour réaliser, à l'instar de Lenny, un beau doublé puisqu'elle aussi a été sacrée meilleure performeuse de l'année 2019/2020, récompensée pour son hiver passé face aux falaises de Nazaré, où elle a réussi à dompter deux vagues immenses, en novembre et en février.Les Big Waves Awards, remis depuis 20 ans, sont attribués par un panel de juges de la WSL après l'analyse des images vidéo et photos des performances envoyées par les surfeurs.
De retour sur ses terres bordelaises après une cuisante défaite à la primaire de droite, Alain Juppé a peu apprécié la pique qu'il a reçue en début de conseil municipal, lundi 12 décembre. "On est dans la petite méchanceté, dans la petite saloperie", a rétorqué sèchement l'édile.
La séance a débuté par un échange cinglant. Le socialiste Matthieu Rouveyre, conseiller municipal d'opposition, a eu des mots empreints d'ironie envers Alain Juppé, qui participait à son premier conseil depuis les résultats de la primaire. "Bienvenue parmi nous! Si l'accueil a été si chaleureux pour célébrer votre retour, c'est donc bien que vous étiez parti, et parti depuis un moment", a lancé le conseiller, selon les propos rapportés par Sud Ouest. - "GRANDE CLASSE", IRONISE JUPPÉ -La réponse d'Alain Juppé ne s'est pas fait attendre : "Ça y est, on est dans la petite méchanceté, dans la petite saloperie. On peut applaudir monsieur Rouveyre de sa classe!", a-t-il poursuivi. "C'est vraiment un élu de grande classe!" - SÉANCE INTERROMPUE -Une passe d'armes a suivi, avec des critiques de la part de l'opposition socialiste contre le "tour de passe-passe pour masquer le déficit" de la ville. Les socialistes ont ainsi dénoncé le montant des taxes payées par les Bordelais.Excédé, le maire a interrompu la séance, concluant par ces mots : "Vous aviez décidé de ronger cet os. Eh bien, vous l'avez maintenant dans l'os, vous vous êtes planté l'os dans la chair". Quand la séance a repris, Alain Juppé a tenté d'apaiser le débat en expliquant les choix de sa majorité.
Les passagers d'un vol de la compagnie Iraqi Airways ont échappé au pire. En cause ? Une violente dispute survenue en plein vol entre le pilote et son copilote.
Explications.Le pire a été évité, mais les passagers d'un vol de la compagnie Iraqi Airways qui reliait Machhad, la deuxième plus grande ville iranienne, à la capitale irakienne Bagdad, se rappelleront longtemps de ce trajet un peu particulier qui aurait pu virer au cauchemar. Et pour cause, après un décollage sans encombre, une dispute entre le pilote et le copilote est venue tourmenter le vol. À l'origine de la mésentente ? Un plateau-repas, ce qui n'a pas manqué de faire réagir médias et internautes sur les réseaux sociaux.Si la compagnie aérienne a fait savoir via un communiqué mercredi 25 juillet en soirée que "le ministère des Transports a ouvert une enquête avec les deux pilotes qui se sont disputés en vol", elle n'a cependant pas précisé la date et le sujet de la discorde. Toutefois, dans une lettre du copilote adressée à sa hiérarchie, que l'AFP a pu consulter, et dont Le Figaro rapporte les propos, ce dernier confie au sujet de l'incident : "Le ton est monté avec le pilote parce qu'il refusait qu'une hôtesse m'amène un plateau-repas sous prétexte que je ne lui en avais pas demandé l'autorisation".Les deux hommes suspendus"Vocabulaire inapproprié", frappes, insultes... La dispute aurait "provoqué la venue d'un membre de la sécurité", relate-t-il encore dans sa lettre. Si l'avion de la compagnie irakienne et ses 157 passagers et membres d'équipage ont réussi à atterrir sans dommage collatéral à Bagdad, le copilote a, lui, encore dû subir les foudres de son collègue une fois au sol. "Le pilote a de nouveau porté coups et insultes", poursuit le copilote qui explique avoir "dû défendre".Quoi qu'il en soit, Iraqi Airways a fait savoir que les deux hommes avaient depuis été suspendus. Et la compagnie aérienne d'assurer : ils "ne pourront échapper aux sanctions les plus dures [...] comme l'interdiction de voler à vie".
"La lutte des classes disparaît au profit de la guerre entre +races+", estime l'ancien premier ministre PS Manuel Valls dans un entretien à Valeurs actuelles à paraître jeudi, dans lequel il dénonce aussi l'émergence d'une "logique de la victimisation".
"La mort d'Adama Traoré est un drame", qui est "instrumentalisé par (sa) soeur, Assa, et le collectif de soutien", affirme M. Valls, après les manifestations des 2 et 13 juin. "J'établis évidemment une distinction entre les organisateurs de (ces) manifestations et ceux qui s'y rendent en toute bonne foi, qui sont indignés par le racisme et veulent le dénoncer. C'est un mouvement planétaire qui est plutôt sain", ajoute-t-il.Mais "les comparaisons avec le meurtre raciste et ignoble de George Floyd (aux Etats-Unis) sont inacceptables car elles servent à accuser la France d'être raciste, à démontrer un supposé racisme d'Etat". "La police, comme la gendarmerie, est profondément républicaine", soutient l'ancien ministre de l'Intérieur.Selon lui, "cette logique de la victimisation est renforcée grâce aux liens entre le mouvement indigéniste et une partie de la gauche: le NPA, des écologistes, une frange de La France insoumise, du PC, voire une minorité du Parti socialiste". Pour Manuel Valls, "la lutte des classes disparaît au profit de l'affrontement, de la guerre entre +races+. Cette guerre est terrible, car elle essentialise en fonction de la couleur de peau. Elle s'agrège mais elle est aussi en concurrence avec l'islam politique. C'est un cocktail explosif"."Je ne partage pas tout à fait cette analyse. Ces propos lui appartiennent et je ne les commenterai pas plus avant", a réagi à l'issue du conseil des ministres la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, qui a relancé ce week-end le débat sur les statistiques ethniques.Interrogé sur RTL, le premier secrétaire du PS Olivier Faure s'est, lui, dit "consterné par cette phrase" de l'ancien chef du gouvernement. "Comment peut-on dire cela?", s'est offusqué M. Faure pour qui la "question sociale est aujourd'hui centrale et on ne peut pas dire qu'elle a été remplacée par une guerre des races"."Je ne connais qu'une seule race, c'est la race humaine", et "c'est une thèse qui est habituellement portée par l'extrême droite donc je ne vois pas très bien où il veut en venir", a encore critiqué le député de Seine-et-Marne.Manuel Valls estime également que "l'idée de l'existence d'un privilège blanc est absurde et dangereuse. Il n'est pas question de nier qu'il est plus facile d'être blanc que noir dans certains pays ou quartiers. La faute à qui ? Au racisme, aux discriminations, aux inégalités... C'est une question d'égalité et de droits, pas de privilège"."Notre seule réponse, c'est la République. Pas une addition de communautés", affirme-t-il également. Interrogé sur une entrée éventuelle au gouvernement, M. Valls, aujourd'hui conseiller municipal de Barcelone, répond: "Je ne demande rien. Je reste attentif à ce qui se passe en France".
Pris la main dans le sac. À Tarascon-sur-Ariège, les gendarmes ont pu aisément identifier et retrouver les cambrioleurs qui sévissaient depuis un an et demi dans la région.
À la mi-décembre, l'un d'eux a laissé sa carte bancaire sur les lieux d'un vol, selon une information révélée par France Bleu.L'oubli leur aura coûté leur carrière de malfaiteurs. Dans l'Ariège, une bande de cambrioleurs a été appréhendée par les gendarmes grâce à l'étourderie de l'un d'entre eux. Dans la nuit du 14 au 15 décembre, un vol a été commis sur une exploitation agricole du département, comme plusieurs autres depuis plus d'un an. Cette fois, ce sont du matériel et du carburant qui ont disparu. Lors des constatations d'usage, les gendarmes ont découvert un indice de taille : une carte bancaire, qui s'est révélée appartenir à l'un des voleurs. L'homme a rapidement été placé en garde à vue et la piste a permis aux enquêteurs de débusquer six autres cambrioleurs. Tous sont originaires de la région et âgés de 20 et 25 ans. L'enquête a révélé que ces délinquants amateurs, inconnus des services de gendarmerie, avaient tout de même sévi lors d'une trentaine de cambriolages, commis sur plus d'un an. Ils ont notamment dévalisé des locaux associatifs, des maisons et des entreprises dans les environs de Tarascon. Le tout, pour des prises très médiocres à chaque vol, indique France Bleu. Une mallette à outils, une girafe à bière ou encore un jeu de boules de pétanque ont notamment été retrouvés dans leur planque.
Alors que la rentrée se profile, le syndicat étudiant Unef a publié ce vendredi son classement des villes étudiantes. Et sans surprise, les disparités sont énormes en ce qui concerne le coût de la vie.
L'Unef (Union nationale des étudiants de France) a publié ce vendredi 24 août le résultat de son étude sur le coût de la vie étudiante. Le syndicat a passé au crible les 40 plus grandes villes universitaires, et le résultat est sans appel. Paris reste la ville la plus chère de France pour étudier, rapporte Franceinfo. Dans la capitale, un étudiant doit débourser plus de 1 200 euros par mois contre 721 euros à Limoges.Paris est suivi de près par d'autres villes d'Île-de-France comme Nanterre où un étudiant doit débourser en moyenne 1 100 euros par mois, juste devant Créteil et Saint-Denis qui dépassent elles aussi les 1 050 euros mensuels. Suivent Nice, Lyon, Aix-en-Provence ou encore Bordeaux. A Paris, le loyer reste le gros point noir, puisqu'il faut débourser près de 800 euros seulement pour se loger, contre 330 euros par exemple à Brest.Si le logement représente la plus grosse part de dépense : 54 %, le transport a également été pris en compte par l'Unef. Par exemple, le syndicat étudiant note que les abonnements aux transports en commun ont fortement augmenté à Lille, Clermont-Ferrand, Nantes et Toulouse. Mais le pass Navigo à Paris reste en haut de la liste avec 345 euros par an à débourser, juste devant Tours et son abonnement 321,20 euros.Autres critères pris en compte par l'Unef, les loisirs, l'alimentation ou encore les charges.
La présidente du conseil régional d'Île-de-France quitte les Républicains, estimant que la reconstruction de la droite "doit se faire à l'extérieur du parti". Le ministre Gérald Darmanin, qui avait été exclu de LR en octobre 2017, lui fait un appel du pied, se disant toutefois "dubitatif sur la capacité du personnel politique à dépasser son égoïsme".
Il sait de quoi il parle... Gérald Darmanin a commenté le départ de Valérie Pécresse des Républicains, annoncé dans la soirée du 5 juin. L'actuel ministre de l'Action et des Comptes publics était secrétaire général adjoint du parti jusqu'en mars 2017, avant d'en être exclu quelques mois plus tard après avoir rejoint le gouvernement d'Edouard Philippe. Désormais, Valérie Pécresse suivrait-elle le même chemin?"J'ai pas de conseil politique à donner à Valérie Pécresse qui a beaucoup d'expérience", estime Gérald Darmanin sur franceinfo, ce jeudi 6 juin, ajoutant que "la porte naturelle serait de soutenir le mouvement du gouvernement". Le ministre appelle à arrêter "l'égoïsme personnel et de s'apercevoir qu'on a un président qui essaye de dépasser le clivage que les Français ne veulent plus". "Je suis un peu dubitatif sur la capacité du personnel politique à dépasser son égoïsme pour travailler pour le pays. Je le regrette. Je juge sur les faits, et nous regarderons ce que fera Valérie Pécresse", ajoute -il encore.Face aux accusations de vouloir polariser le paysage politique français autour d'un duel LREM/Rassemblement national, le ministre répond par la volonté de réunir les différentes sensibilités. "En politique, il faut rassembler. Si un homme politique passe son temps à exclure tous les gens avec qui il pourrait travailler, à exclure, excommunier, à regarder le passé (...), on risque pas d'avancer beaucoup".Toujours du côté de La République en Marche, l'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux estime que "Madame Pécresse démontre qu'elle n'est plus à l'aise chez les Républicains". "Elle préfère les idées, qui sont différentes des miennes, à la discipline d'un parti. C'est tant mieux!" a commenté le député et candidat à la mairie de Paris, sur Radio-Classique. Annoncée à la surprise générale mercredi 5 juin sur le plateau du journal de 20h de TF1 de la décision de Valérie Pécresse apparaît comme totalement incompréhensible, dans son calendrier, son fondement et dans la formule", a déclaré à l'AFP la président du groupe UMP, Christian Jacob. "Valérie Pécresse a décidé de quitter son parti. La refondation de la droite est un devoir impérieux. Elle exige du courage et de sortir des logiques personnelles", a fustigé son homologue au Sénat, Bruno Retailleau. "Dans les moments difficiles, on ne quitte pas le navire", a encore tonné Éric Ciotti, alors que le trésorier des Républicains, Daniel Fasquelle, a assuré que ce n'était pas "en créant autant de partis qu'il y a de présidentiables que la droite reviendra un jour au pouvoir". Dans un entretien au Parisien, Jean Leonetti, président intérimaire de LR, a estimé de son côté que "Valérie Pécresse ne représente pas l'ensemble de la droite".
L'Inde est devenue le troisième pays au monde à franchir la barre des quatre millions de cas de coronavirus, avec un nouveau record samedi, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti ne pas s'attendre à une vaccination généralisée avant mi-2021.
Avec 86.432 nouveaux cas enregistrés samedi, l'Inde compte 4.023.179 infections, venant juste après les Etats-Unis (plus de 6,3 millions) et le Brésil (4,1 millions). Alors que le gouvernement a assoupli les restrictions, l'Inde est actuellement le pays où le nombre de cas augmente le plus rapidement, avec plus de 80.000 par jour, et le nombre de décès quotidiens le plus élevé, à plus de mille.Autre record, celui de l'Irak vendredi où la poussée de nouveau cas a poussé les autorités à avertir que les hôpitaux pourraient ne plus être en mesure de gérer le nombre croissant d'hospitalisations.Selon le ministère de la Santé, l'Irak a enregistré 5.036 nouveaux cas vendredi, portant le nombre total à 252.075, dont 7.359 décès et 191.368 guérisons.Le ministère a attribué l'augmentation à de récents "grands rassemblements" qui ont eu lieu sans que soient respectées les mesures de précaution comme le port du masque ou la distanciation physique, notamment lors d'Achoura, rassemblement religieux parmi les plus importants de l'islam chiite.- Prudence de l'OMS -La pandémie a fait au moins 875.703 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi à 11h00 GMT.Sur la journée de vendredi, 5.693 nouveaux décès et 305.583 nouveaux cas ont été recensés dans le monde. Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont l'Inde avec 1.089 nouveaux morts, les États-Unis (998) et le Brésil (888).Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 187.777 décès pour 6.202.053 cas recensés, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.L'OMS a annoncé vendredi ne pas s'attendre à une vaccination généralisée contre le Covid-19 avant mi-2021."Un nombre considérable de candidats sont maintenant entrés dans la phase 3 des essais. Nous en connaissons au moins 6 à 9 qui ont déjà parcouru un long chemin en termes de recherche", a déclaré une porte-parole de l'OMS, Margaret Harris, lors d'un point presse à Genève."Mais en matière de calendrier réaliste, nous ne nous attendons vraiment pas à voir une vaccination généralisée avant le milieu de l'année prochaine", a-t-elle ajouté, alors que les préparatifs pour la distribution d'un vaccin s'accélèrent, notamment aux États-Unis.L'OMS "ne cautionnera pas" un vaccin contre le coronavirus s'il n'est pas sûr et efficace, a souligné le directeur généralde l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, interrogé sur les préoccupations soulevées par le mouvement anti-vaccin.- "Usage systématique des corticoïdes" -L'organisation recommande en revanche "l'usage systématique des corticoïdes chez les patients atteints d'une forme sévère ou critique du Covid-19", à la lumière d'études montrant que ces médicaments réduisent la mortalité, selon des directives publiées vendredi dans la revue médicale BMJ.En Russie, près d'un mois après une annonce en grande pompe des autorités, les chercheurs ont publié une première étude qui montre que leur candidat-vaccin contre le coronavirus, Spoutnik V, donne des résultats préliminaires encourageants.Le vaccin en cours de développement par l'institut de recherche Gamaleïa déclenche une réponse immunitaire et n'a pas entraîné d'effets indésirables graves, conclut l'article des chercheurs russes publié par la prestigieuse revue britannique The Lancet, après évaluation par un comité de relecture composé de scientifiques indépendants.Ces résultats ne prouvent pas encore que le vaccin protège efficacement contre une infection par le nouveau coronavirus, ce que devront montrer des études de plus grande ampleur, soulignent toutefois des experts.La Suisse a enregistré de son côté vendredi plus de 400 nouveaux cas en 24 heures pour la première fois depuis mi-avril, des contaminations qui concernent désormais en grande majorité les moins de 40 ans.- Application en Amazonie -Au Brésil, des organisations de défense des peuples amérindiens et de l'environnement ont lancé vendredi une application pour rendre compte de la propagation du coronavirus autour des terres indigènes au Brésil, afin d'en protéger les habitants."Cette application permet de suivre en temps réel la situation de la pandémie dans les villes situées dans un rayon de 100 km autour de chaque terre indigène", ont expliqué dans un communiqué la Coordination des Organisations Indigènes (COIAB) et l'Institut de recherches environnementales d'Amazonie (Ipam), auteurs du projet.L'objectif est de diminuer les risques de contamination en permettant aux peuples autochtones d'identifier les zones les plus touchées et éviter de s'y rendre quand ils doivent se déplacer en ville.L'un des chefs indigènes du Brésil les plus connus, le cacique brésilien Raoni Metuktire, dont l'âge est estimé à 90 ans, est quant à lui sorti vendredi de l'hôpital de Sinop, dans le Mato Grosso (centre-ouest), où il avait été admis fin août après avoir été atteint du Covid-19.
Brigitte Bardot n'aime pas beaucoup la télévision. Dans un communiqué, l'actrice s'en prend à Patrick Sébastien et son émission « Le plus grand cabaret du monde », rebaptisée le « Grand cabaret de la honte ».
La militante de la cause animale n'a pas supporté un numéro de dresseur d'ours diffusé sur France 2, rapporte 20 minutes. Et l'héroïne de Dieu créa la femme n'a pas de mots assez durs pour qualifier la prestation : « débile et indigne d'une chaine publique à une heure de grande écoute ». « L'ours est par nature un animal sauvage et solitaire, poursuit Brigitte Bardot, l'exhiber sur un plateau de télévision est inacceptable ! » Si la star de 80 ans est retirée des plateaux depuis longtemps, elle critique beaucoup le petit écran. Dans son viseur entre autres Cyril Hanouna « la lie de la télévision » ou Nagui qu'elle trouve « minable ». Aujourd'hui c'est Patrick Sébastien qu'elle ajoute à son tableau de chasse.
En tout, 46 départements sont concernés par l'alerte aux orages, prévue ce lundi après-midi.
Prudence ce lundi. Météo France a placé 46 départements en vigilance orange en raison d'une situation "fortement orageuse", qui nécessite "une vigilance particulière, dans la mesure où il existe un risque de phénomène violent associé", poursuit l'organisme. L'alerte, qui ne concernait au départ que 17 départements de l'ouest, a été étendue à 25 autres lundi matin, dont ceux du nord ainsi que Paris et les départements de petite couronne. En milieu d'après-midi, quatre autres ont été rajoutés à la liste : les Alpes-de-Haute-Provence (04), l'Ardèche (07), la Drôme (26) et le Var (83).Chutes de grêle et rafales de ventEn cours d'après-midi, Météo France prévoit l'arrivée d'une ligne d'orages par l'Aquitaine, qui devrait ensuite se propager vers le nord-est. Des pluies intenses sont attendues, entre 20 et 30 millimètres, ainsi que des chutes de grêle et de violentes rafales de vent, pouvant aller jusqu'à 110 km/h. Les orages devraient se prolonger en soirée puis la nuit suivante vers les départements situés plus à l'est. Météo France conseille d'être prudent lors des déplacements, et d'éviter d'utiliser téléphones et appareils électriques. L'alerte entre en vigueur à 14 heures et devrait se poursuivre jusqu'à mardi matin.
Plusieurs associations envisagent de déposer un recours devant le Conseil d'Etat contre l'augmentation du nombre de loups pouvant être abattus en 2019, qui menacerait la survie de cet animal protégé.
À peine stabilisé, déjà menacé ? Avec 530 individus estimés, la population de loups en France dépasse désormais 500, nombre considéré par le plan loup adopté en 2018 comme le "seuil de viabilité démographique".Face à la colère des bergers confrontés à une recrudescence d'attaques de leurs troupeaux, le gouvernement a annoncé au printemps de nouvelles mesures, en particulier le relèvement du pourcentage d'animaux pouvant être tués, de 10-12% à 17-19%, soit un plafond de 90 voire de 100 loups. Cette mesure a été officiellement mise en place pour l'année 2019 par un arrêté publié samedi au Journal officiel. Le quota "encore en vigueur étant quasi totalement atteint, il y avait urgence", s'est réjoui dans un communiqué le collectif d'éleveurs Cercle 12.Selon la préfecture du Rhône, en charge de la gestion du loup, 52 loups ont en effet été abattus depuis le début de l'année, un de moins que le plafond de 53.Dénonçant le nouvel arrêté et des nouvelles mesures "dangereuses pour la survie du loup en France", plusieurs ONG de défense de la faune sauvage, dont Ferus et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ont annoncé mardi leur intention de saisir le Conseil d'Etat."Risque d'érosion de l'espèce"Par le passé, les ONG ont été plusieurs fois déboutées par le Conseil d'Etat, qui avait notamment estimé que l'abattage était strictement encadré et souligné les dégâts causés aux troupeaux par les attaques.Mais "la donne a changé. Là, on n'est plus du tout dans des chiffres admissibles d'un point de vue scientifique, on fait prendre des risques d'érosion de l'espèce au-delà du raisonnable", a expliqué à l'AFP Yves Verilhac, directeur général de la LPO. "La politique du ministère, c'est de tuer de plus en plus de loups, on n'est absolument pas en train d'organiser la cohabitation" entre les loups et l'Homme, a-t-il ajouté.Création d'un "cercle zéro"Le loup, éradiqué en France dans les années 1930, est revenu naturellement par l'Italie dans les années 1990. Malgré l'augmentation rapide de la population, l'espèce protégée en France et en Europe est toujours "menacée", a insisté en juin le directeur du comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui classe le loup gris comme "vulnérable" sur sa fameuse liste rouge.L'arrêté publié samedi crée d'autre part un "cercle zéro" - les communes ayant subi une moyenne d'au moins 15 prédations annuelles confirmées sur la période 2016-2018 - où les conditions des tirs de défense sont assouplies. La Fédération nationale ovine a salué "la reconnaissance de la pression de prédation" dans certains territoires, mettant toutefois en cause "les critères de sélection des communes jugés trop restrictifs".
L'organisation aurait financé et équipé des gardes forestiers qui se seraient rendus coupables d'exactions graves sur les populations en Asie et en Afrique.
L'ONG de protection de l'environnement WWF finance-t-elle des groupes paramilitaires responsables d'exactions en Afrique et en Asie ? Ce sont les conclusions d'une vaste enquête du site Buzzfeed publiée lundi 5 mars. L'ONG a annoncé l'ouverture d'une enquêté indépendante.WWF finance "des forces paramilitaires brutales" qui ont "torturé et tué des gens" en Asie et en Afrique, accuse Buzzfeed. Le site d'informations évoque notamment plusieurs exactions commises ces dernières années lors d'opérations contre le braconnage, menées par des gardes forestiers équipés et payés l'ONG. Parmi les pays concernés : l'Inde, le Népal, le Cameroun et la République centrafricaine.BuzzFeed, qui a enquêté pendant un an et réalisé plus de 100 entretiens, affirme que le WWF a fourni aux "forces paramilitaires des salaires, une formation et des équipements - y compris des couteaux, des jumelles de vision nocturne, du matériel anti-émeute et des matraques - et financé des raids sur des villages"."Le personnel de terrain de l'association en Asie et en Afrique a organisé des missions de lutte contre le braconnage avec des troupes de choc connues pour leur brutalité, et a approuvé une proposition visant à tuer des intrus rédigée par un directeur de parc qui a présidé à l'assassinat de dizaines de personnes", explique Buzzfeed.Réagissant dans un communiqué, le WWF a indiqué lundi qu'il prenait "toutes les allégations au sérieux" et qu'il ordonnait la création d'un "examen indépendant chargé de passer en revue les cas mentionnés" par BuzzFeed, à qui il demande de partager toutes ses preuves. "Nous avons des politiques rigoureuses conçues pour garantir que nous et nos partenaires protégeons les droits et le bien-être des peuples autochtones et des communautés locales dans les lieux où nous travaillons", a souligné le WWF. "Tout manquement à ces politiques est inacceptable pour nous et, si l'examen révèle un manquement, nous nous engageons à prendre des mesures rapides", a assuré l'ONG.Ce n'est pas la première fois que le WWF est accusé de soutenir de telles pratiques. En 2017, l'ONG Survival International avait accusé des gardes forestiers financés par le WWF de violations des droits humains "systématiques et généralisés" envers les pygmées au Cameroun, en République démocratique du Congo et en Centrafrique.
Amateur de piques comme de coups de gueule, l'humoriste Guy Bedos s'en est allé jeudi à l'âge de 85 ans, laissant derrière lui des sketchs féroces, un indéfectible engagement à gauche et des films comme "Nous irons tous au paradis".
Le décès de ce personnage médiatique, à l'accent pied noir, sonne comme la fin d'une époque après la disparition dimanche de son ami, le parolier et scénariste Jean-Loup Dabadie, qui lui avait notamment écrit le sketch "Bonne fête Paulette". Les deux hommes avaient aussi collaboré sur plusieurs films d'Yves Robert dans les années 70, dont "Un éléphant ça trompe énormément" et Nous irons tous au paradis", célébrant l'amitié."Embrasse (Pierre) Desproges et Dabadie, vu que vous êtes tous au Paradis", a d'ailleurs écrit son fils Nicolas Bedos, qui a annoncé son décès sur les réseaux sociaux. Sous une photo en noir et blanc, il lui a rendu un vibrant hommage: "Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux. Comme je suis fier de t'avoir eu pour père"."Comme le soleil d'Alger, cette ville qu'il aimait tant, Guy Bedos était lumineux et son sourire ravageur ne pouvait que le prédestiner à interpréter +le dragueur+, ce monument des sketchs français, écrit par le regretté Jean-Loup Dabadie", a commenté l'ancien ministre de la Culture, Jack Lang.- Revues de presse -Grand angoissé, aux cheveux devenus blancs avec les ans mais au regard toujours espiègle, Guy Bedos adorait aussi jouer les éditorialistes, commentant l'actualité dans ses revues de presse sur scène, égratignant les hommes politiques et défendant de nombreuses causes."Son humour était une arme redoutable contre le racisme et la bêtise qu'il combattait sans relâche. La gauche était sa famille, il la traitait durement parce qu'il en attendait beaucoup. Son talent et ses colères nous manqueront", lui a rendu hommage l'ancien président socialiste François Hollande, sur Twitter.Défenseur des sans papiers, militant pour le droit au logement, entre autres, Guy Bedos a été une figure de l'antiracisme en France, exerçant souvent sa verve contre la famille Le Pen.Il "a été le seul à être très engagé en défendant beaucoup de causes et, en même temps il ne se prenait pas au sérieux. Pour lui, le sérieux était le cholestérol de l'imaginaire", a souligné à l'AFP Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-Point, dernière scène où il s'est produit."Guy était un sale gamin qui aimait aller là où ça pique. C'était un homme courageux et d'engagement, jusqu'à l'acte sur le terrain", a réagi l'humoriste Muriel Robin auprès de l'AFP. Elle avait triomphé sur scène avec lui au début des années 90.- Antiracisme -"On se souviendra de tous ses engagements contre les injustices et le racisme et en faveur de la dignité de toutes et tous", a salué SOS Racisme, dont il a été un des premiers parrains, rappelant aussi qu'il forma sur scène un trio avec les humoristes Smaïn et Michel Boujenah en 1991 ("Coup de soleil à l'Olympia") pour dénoncer les tensions entre communautés. Harlem Désir, fondateur de SOS Racisme, a aussi fait part de sa "grande tristesse" en rappelant "sa présence avec Coluche au concert de la Concorde" organisée par l'association en 1985.Un engagement chevillé au corps, disait Guy Bedos, expliquant avoir eu une mère raciste, gardant une photo de Pétain dans son sac.Pied noir né à Alger en 1934, il quitte ses parents à l'âge de 17 ans et se forme à l'école de la rue Blanche à Paris. Il se fait d'abord connaître grâce à des sketchs, en duo avec Sophie Daumier qu'il épouse, dont celui consacré à la "drague".La consécration vient en 1968 avec un seul en scène à Bobino, puis des rôles sur grand écran, dont celui de Simon, le fils à maman qui peine à couper le cordon (dans "Un éléphant, ça trompe énormément").Marié 3 fois - avec Karen Blanguernon, Sophie Daumier (décédée en 2003) et Joëlle Bercot -, il est père de quatre enfants, Leslie, Mélanie, Victoria et Nicolas, plume acérée avant de devenir scénariste et réalisateur à succès ("La belle époque").
Le gouvernement envisageait de supprimer un avantage accordé aux personnes âgées de 70 ans qui emploient une personne à domicile. Cette niche fiscale n'aurait plus bénéficié qu'aux personnes dépendantes.
La mesure avait suscité l'indignation. Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé mardi 24 septembre que le gouvernement renonçait à la suppression pour les personnes de plus de 70 ans. Cette exonération fiscale bénéficie aux personnes âgées non-dépendantes qui emploient une aide à domicile. Une disposition du projet de loi de finances (PLF) prévoyait de supprimer cet avantage pour les personnes non-dépendantes. "J'ai demandé à la ministre du Travail de renoncer à cette mesure", a indiqué Édouard Philippe mardi à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement. "Je veux donc rassurer les professionnels et les employeurs : ces mesures n'entreront pas en vigueur", a-t-il ajouté."La concertation n'a pas eu lieu""La ministre du Travail (Muriel Pénicaud, ndlr) n'avait pas assez concerté, ni avec les acteurs du secteur. Elle n'avait pas présenté sa mesure comme il le fallait", a estimé le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, invité de France Inter mercredi. "Sur le fond, je considère que donner plus aux personnes dépendantes reste une bonne idée et il faut continuer à concerter sur ce point. Sur la forme, il faut prendre le point de vue du Premier ministre. La concertation n'a manifestement pas eu l'effet escompté puisqu'elle n'a manifestement pas eu lieu. Donc nous n'allons pas mettre cette mesure dans le budget", a développé le ministre. Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics après que le gouvernement a renoncé à raboter des aides à l'emploi à domicile pour les seniors : "La concertation n'a pas manifestement pas eu lieu (...) mais ce n'est pas non plus de l'amateurisme"par France InterAprès ce rétropédalage, le gouvernement a été taxé d'amateurisme par l'opposition et certains éditorialistes. "Sur 437 milliards de dépense de l'État, qu'il y ait eu 300 millions de difficulté. C'est évidemment une faute mais ce n'est pas non plus de l'amateurisme (...). Ce qui est certain, c'est qu'il faut mieux concerter avant", a réagi Gérald Darmanin. La grogne dans les rangs même de la majorité Le gouvernement avait envisagé de supprimer l'an prochain un avantage accordé spécifiquement aux personnes âgées de plus de 70 ans qui emploient une aide à domicile, en le réservant aux seuls seniors dépendants (bénéficiant de l'APA, l'allocation personnalisée d'autonomie) ou en situation de handicap. Cette mesure, prévue dans le prochain PLF qui doit être présenté en Conseil des ministres vendredi, a immédiatement suscité de vives critiques de la part des oppositions, à gauche comme à droite.La grogne avait également gagné la majorité et plusieurs députés de La République en marche avaient fait part de leurs réserves au Premier ministre. "Cette décision aurait mérité une concertation beaucoup plus approfondie", a reconnu mardi Édouard Philippe, en réponse à une question d'un député Les Républicains, Gilles Lurton. Selon le Premier ministre, l'annonce de cette mesure ne correspond pas "aux conditions qui sont conformes à ce que je fixe comme objectif et ce que je veux suivre comme méthode s'agissant de l'acte II du quinquennat". Le chef du gouvernement a précisé que la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, "fera parvenir rapidement d'autres propositions qui seront soumises à concertation avec les parlementaires et avec les secteurs concernés".
Le directeur de l'ONG environnementale WWF France est en bonne posture pour obtenir l'une des premières positions de la liste de La République en marche emmenée par Nathalie Loiseau pour les élections européennes du 26 mai.
LREM semble vouloir verdir sa liste. Des discussions sont en cours pour la possible désignation de l'écologiste Pascal Canfin parmi les premiers noms de la liste LREM, a-t-on appris samedi 23 mars de source proche de l'actuel directeur de la section française du Fonds mondial pour la nature (WWF France). "Oui on discute. Mais rien n'est fait", a déclaré un proche à l'AFP, confirmant une information du Parisien.Selon le journal, le parti de la majorité présidentielle cherche à freiner la dynamique positive d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) dans les sondages d'intentions de vote pour ce scrutin. Il se pourrait ainsi que Pascal Canfin soit présenté comme une sorte de deuxième tête de liste, au côté de la ministre Nathalie Loiseau.Pascal Canfin, 44 ans, a notamment été député européen pendant trois ans avant de devenir en 2012 ministre (EELV) délégué au Développement sous la présidence de François Hollande. Cet ancien journaliste économique est depuis début 2016 directeur général du WWF France. Déjà approché fin 2018 pour conduire la liste de la République en marche (LREM) aux européennes, il avait à l'époque décliné. Son nom avait aussi été cité fin août comme remplaçant possible de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique démissionnaire.La liste de LREM est en cours de finalisation. La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, candidate pour la conduire, devrait être intronisée lundi 25 mars.
La Corée du Sud était balayée lundi par les rafales du puissant typhon Haishen qui a fait au moins un mort lors de son passage au Japon.
Environ 320.000 foyers étaient privés d'électricité dans l'archipel nippon du fait de la tempête qui a arraché des toitures et fait tomber un demi-mètre de pluies en 24 heures dans certains endroits.Le porte-parole du gouvernement nippon Yoshihide Suga a affirmé que le typhon avait fait un mort, et que les autorités s'employaient à déterminer la cause de trois autres décès. Dans la province rurale de Miyazaki, on était sans nouvelle de trois hommes et une femme après un glissement de terrain ayant fait basculer des maisons dans un cours d'eau. Des secouristes étaient à pied d'oeuvre pour déblayer le site. Des dizaines de policiers étaient en route pour participer aux recherches, a précisé aux journalistes à Tokyo M. Suga.Haishen, qui a suivi de quelques jours le puissant typhon Maysak, a d'abord balayé samedi Okinawa (Sud) avant de poursuivre sa progression vers le Nord.- Usine Hyundai à l'arrêt -Environ 1,8 million de personnes avaient reçu pour consigne de trouver un abri, alors qu'on redoutait que les vents à 200 km/h accompagnant la tempête ne sèment le chaos dans les habitations japonaises, dont beaucoup sont en bois.En début d'après-midi lundi, le cyclone tropical affectait surtout la moitié est de la Corée du Sud et devait atteindre la Corée du Nord dans la nuit de lundi à mardi, selon l'agence météorologique sud-coréenne.La force des rafales diminuait mais restait élevée, avec des pointes à 112 km/h, entraînant l'annulation de plusieurs centaines de vols en Corée du Sud.Des images de la région de Busan (sud-est), la deuxième ville du pays, montraient des rues inondées, des arbres et des feux de signalisation arrachés. Des milliers de foyers étaient sans électricité.Le courant a également été coupé sur les lignes d'assemblage des usines de Hyundai Motor à Ulsan, entraînant l'arrêt de la production pendant plusieurs heures.Les rues de la ville portuaire de Sokcho étaient globalement désertes, certains habitants bravant néanmoins les intempéries pour photographier le spectacle de la mer déchaînée.Le typhon a poursuivi sa course en mer du Japon -connue en Corée sous le nom de mer Orientale- et devrait frapper lundi soir la Corée du Nord au niveau de Chongjin, dans la province du Hamgyong dans l'extrême nord-est, selon l'agence météorologique sud-coréenne.- Vents à 212 km/h -Les médias officiels nord-coréens ont multiplié les mises en garde, avec des directs des zones déjà balayées par les vents. L'un montrait notamment un journaliste conduisant sa voiture dans une zone ventée et inondée de Tongchon, dans la province de Kangwon."Il est temps pour nous tous d'être en état d'alerte", dit-il, en faisant état de rafales à 126 km/h.La semaine dernière, Maysak a causé d'importants dégâts en Corée du Nord. Le leader Kim Jong Un a ordonné à 12.000 membres de son parti d'aider deux provinces rurales dévastées, a rapporté dimanche l'agence officielle KNCA, en affirmant que 300.000 personnes avaient répondu à l'appel.M. Kim est apparu ce week-end sur les médias d'Etat en train d'inspecter les dégâts. Il a par ailleurs ordonné le limogeage d'un haut responsable de la province de Hamgyong du Sud.Les médias officiels n'ont donné aucune précision sur le bilan du passage de la tempête.Le typhon a aussi fait une quarantaine de blessés au Japon, dont quatre graves, a ajouté M. Suga.Dans la région de Nagasaki, où des vents ont soufflé jusqu'à 212 km/h, quatre personnes ont été blessées par les éclats d'une vitre dans le centre d'évacuation où elles s'étaient réfugiées, ont rapporté les pompiers locaux à l'AFP.Les autorités avaient aussi conseillé d'éviter de surcharger les centres d'évacuation en raison du coronavirus, ce qui a incité de nombreux habitants à passer la nuit dans des hôtels.Des hôtels de la région avaient ainsi affiché complet ce week-end, à l'instar de l'hôtel Polaris, dans le sud de Kyushu, du jamais vu pendant un typhon."C'est un grand immeuble pour notre région. Donc je pense que nos clients ont choisi de venir chez nous pour se sentir en sécurité", a déclaré Takayuki Shinmura, employé à l'accueil de cet hôtel comptant 73 chambres.
Avec la présence de touristes et de rassemblements festifs dans des zones très fréquentées du sud de la France, le port du masque en extérieur devient obligatoire dans plusieurs villes du sud de la France dont Marseille, ont annoncé vendredi les autorités.
Dans l'hypercentre de Marseille, autour du Vieux-Port et dans les rues environnantes, le masque sera obligatoire entre 10H00 et 04H00 du matin. Sur la promenade des plages du Prado et du secteur Borély, au sud de la ville, ainsi que sur le Cours Julien et autour de la place de la Plaine, deux lieux emblématiques de la vie nocturne marseillaise, il sera imposé entre 19H00 et 04H00 du matin. Dans le sud-ouest de la France, le port du masque est devenu obligatoire vendredi sur la dune du Pilat, plus haute dune de sable d'Europe (102,5 mètres), gravie par près de deux millions de visiteurs chaque année dont un tiers l'été, en vertu d'un arrêté municipal.La cité médiévale de Carcassonne (Aude), qui attire trois millions de visiteurs chaque année, vient aussi d'imposer à son tour le port du masque dans l'enceinte de la ville, justifié par "l'étroitesse des voies de circulation" et une forte fréquentation au mois de juillet, détaille la préfète Sophie Elizeon. "Il y a une augmentation des cas chez les 20-40 ans, qui participent à des rassemblements festifs et sont souvent asymptomatiques, avec un risque de contamination pour leur entourage", a détaillé lors d'une conférence de presse la préfète déléguée à l'égalité des chances de Marseille, Marie Aubert, qui signe l'arrêté courant jusque fin août.Jeudi, l'Agence régionale de santé (ARS) de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur avait relevé le niveau de vigilance des Bouches-du-Rhône de "limité" à "modéré", face aux premiers signes d'une reprise de l'épidémie et à un "relâchement des comportements constaté pendant la période estivale", selon la préfète.Le directeur général adjoint de l'ARS, Sébastien Debeaumont, a rappelé l'existence de 16 foyers épidémiques dans la région, dont huit à Marseille, majoritairement liés à l'organisation d'évènements festifs privés. Il a toutefois précisé qu'il n'y avait pas de tensions particulières au niveau des hôpitaux et des consultations.En Corse, le port du masque deviendra obligatoire à partir de samedi dans les quartiers touristiques des principales villes de l'île dont Ajaccio, Porto-Vecchio, Sartène ou la station balnéaire Porticcio pour la Corse-du-Sud et dix villes de Haute-Corse dont Bastia, Calvi, L'Ile Rousse, Saint-Florent, Aléria ou Corte. Face au flux important de touristes, le port du masque avait déjà été rendu obligatoire dans le centre de Saint-Tropez (Var), après avoir été imposé à Nice, Bonifacio (Corse) ou Biarritz (sud-ouest) ces derniers jours, tout comme dans certains quartiers fréquentés de la capitale.
Dans le livre "Madame la présidente" (Plon), deux journalistes présentent notamment l'entourage de la première dame. Politiques, mais aussi people forment ce premier cercle éclectique.
Qu'ont en commun le maire de Lyon Gérard Collomb et l'animateur Bernard Montiel ? Tous deux sont amis avec Brigitte Macron. Outre son influence politique ou la défiance de certains conseillers de son mari à son égard, le livre "Madame la présidente", écrit par deux journalistes du Parisien, Ava Djamshidi et Nathalie Schuck, revient sur les amitiés de la première dame. Amie avec le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer Chez les politiques, on la savait déjà proche de l'ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qu'elle appelle "mon Gégé". On la découvre amie avec le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. C'est elle qui aurait conseillé à Emmanuel Macron de s'intéresser à celui qui était encore directeur d'une école de commerce, l'Essec. "Tu devrais regarder ce qu'il fait, lui", aurait-elle glissé à son mari, alors qu'il s'apprêtait à déclarer sa candidature à la présidentielle, en lui remettant une fiche de lecture qu'elle avait écrite sur le dernier ouvrage du futur ministre, "L'école de demain". "C'est quelque chose qu'on peut qualifier d'amitié", reconnaît celui-ci pour qualifier sa relation avec Brigitte Macron. Elle "passe les messages" de Claire O'Petit à son mariL'ancienne professeure de français a aussi "son fan-club chez les ministres, parmi les plus en vue et les plus prometteurs". Parmi eux, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, ou encore Jean-Yves Le Drian, chef de la diplomatie française. Elle serait aussi proche de la députée La République en marche (LREM) de l'Eure Claire O'Petit, qu'elle aurait découverte dans "Les grandes gueules", sur RMC. Les deux auteures racontent que Brigitte Macron, la reconnaissant dans le carré VIP d'un meeting de son mari, l'aurait abordée "timidement", lui déclarant : "Oh la la, Claire, je vous aime beaucoup !". Ce qui aurait donné naissance à "une amitié durable", selon Le Parisien. "Écris-moi ce que tu viens de dire, je lui ferai lire ce soir, intime-t-elle parfois à l'élue qui a gardé son franc-parler. Je n'attends pas de réponse, je sais que le message est passé au chef de l'État, confie Claire O'Petit aux auteures". "Vous êtes encore plus beau en vrai !"L'ouvrage révèle aussi le caractère de "midinette" de Brigitte Macron. Bernard Montiel avait confié à Public, en septembre 2017, qu'ils s'étaient rencontrés durant un concert à Bercy. Les deux auteures précisent que, lors de cette soirée, elle l'aurait abordé en lui déclarant : "Oh, vous êtes tellement sympathique ! Vous êtes encore plus beau en vrai ! Emmanuel, viens, il y a Bernard Montiel ! Donnez-moi votre numéro". L'amitié du couple Macron avec Line Renaud est également connue. "Je les ai rencontrés lors d'un dîner chez des amis. J'étais assise à côté de Brigitte, et Emmanuel était en face de moi (...) J'étais presque subjuguée par cette femme, sa drôlerie, son érudition, son humour simple, comme si je l'avais toujours connue. À la fin du dîner, j'ai dit à Emmanuel : Vous serez le prochain président ! Il a souri", témoigne dans le livre Line Renaud.Angelina Jolie croisée à l'Élysée Par son entremise, les Macron vont rencontrer Johnny Hallyday. "Avec le défunt chanteur et sa femme Laeticia, le courant passe, le président est un fan du chanteur dont il connaît tout le répertoire", raconte le quotidien. "Dans l'aile Madame du palais présidentiel, où Brigitte Macron a ses bureaux (...) on croise l'écrivain groupie Philippe Besson, Stéphane Bern (soutien de la première heure du candidat Macron, NDLR) ainsi, exceptionnellement, que des stars internationales comme Angelina Jolie ou la papesse de la mode Anna Wintour", poursuit Le Parisien.
Le ministre de l'Intérieur a pris la parole lors de l'hommage au capitaine Eric Monroy, policier de 43 ans tué jeudi 6 août au Mans par un conducteur ayant tenté d'échapper à un contrôle.
"De quel mal est atteint notre société?". Une semaine après le décès d'un policier au Mans, tué par le conducteur d'un véhicule suite à un refus d'obtempérer, Gérald Darmanin a rendu hommage au capitaine Eric Monroy, lors de ses obsèques nationales observées mercredi 12 août. Le policier de 43 ans, a été décoré de la Légion d'honneur à titre posthume. Père de trois enfants, il est décédé après avoir été percuté par un véhicule dont le conducteur tentait de prendre la fuite "Personne ne s'engage en pensant que ceux que l'on veut protéger peuvent vous tuer", s'est ému Gérald Darmanin. Le ministre de l'Intérieur s'est également inquiété de la défiance face aux dépositaires de la force publique. "Refuser l'autorité : voilà le mal de la société. Est-ce cela désormais de vivre dans notre République?" s'est inquiété le patron de la place Beauvau."C'est bien cela dont il s'agit : sans règles, sans autorité, il n'y a plus de République. Sans règles, sans policiers, il n'y a plus de liberté, d'égalité et de fraternité. San règles, il n'y a plus que la loi du plus fort et la guerre de tous contre tous".Le conducteur de 26 ans suspecté d'avoir tué le policier a été mis en examen et placé en détention préventive. En garde à vue depuis les faits, il "a déjà fait l'objet de deux condamnations, dont une pour des faits de conduite sous l'empire d'un état alcoolique et refus d'obtempérer à une sommation de s'arrêter, commis en 2015", avait rappelé le procureur du Mans.
L'un des pires scénarios possibles: le fameux astéroïde en partie responsable de l'extinction des dinosaures a suivi la trajectoire la plus dangereuse qui soit pour engloutir la planète sous un nuage de gaz et de poussières, révèle une étude publiée mardi.
On sait que le cratère de Chicxulub, large d'environ 180 kilomètres, a été formé il y a 66 millions d'années par la collision d'une météorite d'une quinzaine de kilomètres de diamètre dans l'actuelle péninsule du Yucatan au Mexique, une onde de choc inouïe qui entraîna la chute des trois quarts des espèces vivant alors sur Terre, dont les dinosaures.Sa trajectoire, qui jusqu'à aujourd'hui restait mystérieuse, a été reconstituée par des chercheurs grâce à une simulation en 3D. Des travaux qui font l'objet d'une publication dans Nature Communications."L'impact de Chicxulub fut un très mauvais jour pour les dinosaures; nos travaux montrent qu'il fut encore pire que ce que l'on pensait", résume l'auteur principal de l'étude, Gareth Collins: le bolide a suivi un axe du nord-est au sud-ouest, et frappé le sol à un angle d'inclinaison de 60 degrés."Il était jusqu'ici suggéré que l'astéroïde venait du sud-est, et que son impact était moins profond. Or, selon les simulations numériques, le centre du cratère penche légèrement vers le sud-ouest", explique à l'AFP ce chercheur de l'Imperial College de Londres.60 degrés, "c'est l'un des angles les plus +mortels+ qui soit, car c'est à cette inclinaison qu'il est possible d'éjecter le plus de matériaux, à une vitesse suffisamment forte pour engloutir la planète" sous un nuage de gaz et de poussières, développe-t-il."Les impacts quasi-verticaux (à un angle droit de 90°, NDLR) créent des cratères plus grands, mais projettent des débris plus lentement et moins loin. A l'inverse un impact plus oblique n'aurait pas généré autant de débris" que l'astéroïde de Chicxulub, ajoute le scientifique.Selon les techniques de reconstitution en 3D, appuyées par des données géologiques du site, le choc a creusé un trou si profond (30 kilomètres de profondeur, près de 100 km de large) - qu'il n'a pu rester ouvert. Il s'est donc effondré sur lui-même, faisant rebondir les roches du fond vers la surface, poursuit le Dr Collins. Des milliards de tonnes de soufre furent éjectées, formant dans l'atmosphère des aérosols qui ont bloqué les rayons du Soleil, réduit la photosynthèse et refroidi le climat, provoquant un hiver nucléaire et l'extinction de masse des dinosaures non aviaires.
La déléguée générale de la Fédération française des pompes funèbres (FFPF) reconnaît une situation tendue.
"On a encore des cercueils, mais on risque d'en manquer", a averti ce matin Florence Fresse sur Franceinfo, évoquant la situation en région francilienne. Dans la région, les pompes funèbres font face à une situation rare. Dans les chambres funéraires, les places manquent et le risque de pénurie de cercueils est réel."Les crématoriums sont saturés dans les zones clusters comme en Île-de-France", précise la déléguée générale de la FFPF, expliquant que la colère et l'incompréhension des familles, qui doivent patienter. En conséquence, un texte de loi permet de prolonger le délai d'inhumation ou de crémation de 21 jours au lieu des six jours prévus auparavant.Faire face à une nouvelle vague"On est d'avantage dans un pur travail de mise en bière du défunt" déplore Florence Fresse, assurant vouloir "tout faire pour" faire face à un nouvel afflux de décès en Île-de-France.Les entreprises ont dû s'adapter à la fermeture de certaines mairies et au manque de combinaisons et de masques. "Nous avions nos propres stocks mais nous les avons consommés", a expliqué Florence Fresse. Enfin, la saturation des crématoriums et le risque de pénurie de cercueils pourraient tendre un peu plus la situation."Pour l'instant, on en a encore, mais ça risque d'être tendu par la suite", reconnaît Florence Fresse, qui s'estime satisfaite de l'ouverture d'un hall du marché de Rungi qui a permis de pallier le manque de place en chambre funéraire. 20 000 cercueils pourront y être entreposés.Et de préciser toutefois que "35% des personnes qui décèdent demandent la crémation".
Il était poursuivi pour non-dénonciation de mauvais traitements. "Tout le monde dans l'immeuble a, à un moment, entendu Tony pleurer", a estimé le juge.
Il a finalement été relaxé mardi 22 octobre par le tribunal correctionnel de Reims. Cet homme de 34 ans était poursuivi pour "non-dénonciation de mauvais traitements" après la mort en 2016 chez ses voisins de Tony, 3 ans, petit garçon mort sous les coups de son beau-père. Le 15 novembre 2017, Me Marie Grimaud, avocate de l'association Innocence en danger, avait demandé que des poursuites pour "non-dénonciation de mauvais traitements" et "non-assistance à personne en danger" soient engagées contre trois voisins qui, selon elle, "avaient nécessairement conscience d'être face à une situation de maltraitance". L'homme qui comparaissait libre à l'audience mardi, est reconnu travailleur handicapé et sans antécédent judiciaire. "Tout le monde dans l'immeuble a, à un moment, entendu Tony pleurer", a affirmé le juge Pierre Creton, citant les témoignages de plusieurs voisins. Le procureur Matthieu Bourrette avait demandé que le prévenu soit reconnu coupable, mais dispensé de peine."Je ne voulais pas que ma compagne soit menacée ou frappée""Je ne pouvais pas imaginer ce qui se passait", a répondu le prévenu. "On ne savait pas. On ne le supposait même pas, c'était inconcevable". Il a expliqué qu'il passait du temps à s'occuper de sa compagne, gravement malade, et finalement décédée d'un cancer. "Je ne savais pas précisément ce qui se passait mais je savais que (le beau-père de la victime) était menaçant", a-t-il ajouté. "Je ne voulais pas que ma compagne soit menacée ou frappée. Elle était souffrante..."Son avocate, Me Ludivine Braconnier, avait plaidé la relaxe. "Si on fait du droit, rien que du droit, qu'est-ce qui nous permet d'affirmer que mon client savait pour les mauvais traitements ?", a-t-elle interrogé. Son client n'était d'ailleurs pas resté sans rien faire puisqu'il avait prévenu le bailleur social des bruits qu'il entendait et avait posé une affichette dans l'ascenseur pour interpeller les autres habitants de l'immeuble. Des violences "habituelles" Le 26 novembre 2016, le petit garçon avait succombé à "une rupture de la rate et du pancréas" liée à des coups dans l'abdomen, selon Matthieu Bourrette. De "très nombreux hématomes" avaient aussi été relevés, accréditant la thèse de violences "habituelles". Le beau-père, mis en examen pour "meurtre" et placé en détention provisoire depuis le 28 novembre 2016, doit être jugé devant la cour d'assises de la Marne début 2020. La mère de l'enfant, qui a effectué quatre mois de détention avant d'être remise en liberté sous contrôle judiciaire, a elle été mise en examen pour "non-assistance à personne en péril" et "non-dénonciation de mauvais traitements" sur mineur.
Ni bouche, ni nez, ni main, risque de contamination zéro: le serveur de la Gitana Loca, à Séville, est parfait pour servir des bières aux clients en temps de pandémie de coronavirus. Même s'il n'a pas de coeur, car c'est un robot.
Trônant à l'entrée du bar, la machine consiste en un gros bras articulé muni d'une pince au bout, façon Capitaine Crochet. Le robot attrape un gobelet en plastique, pivote pour l'amener sous le robinet de la tireuse à bière, qui le remplit à ras-bord de liquide mousseux, avant de le déposer sur une tablette où le récupère le client.En plein centre de la capitale andalouse, le robot est en service depuis le 11 mai, date du début très prudent et gradué du déconfinement de l'Espagne, l'un des pays les plus endeuillés par l'épidémie avec plus de 27.700 morts.Séville est encore dans la première phase, qui autorise l'ouverture des terrasses de bar, mais avec une capacité très réduite et de nombreuses mesures d'hygiène et de distanciation.Le propriétaire de la Gitana Loca, un bar "low-cost" servant des demis à 70 centimes que l'on va soi-même chercher au bar, avait prévu d'équiper un autre de ses établissements d'un robot bien avant le confinement pour augmenter le débit des ventes.Mais avec le confinement imposé à la mi-mars, l'appareil n'avait pas été mis en service.Finalement, "nous avons pensé que ce serait idéal pour la phase 1" du déconfinement, explique à l'AFP le propriétaire de la franchise Alberto Martinez."Comme tout l'objectif est d'éviter le contact entre les clients et tous les objets, (...) on s'est dit que le robot serait parfait pour éviter le contact avec un verre en plastique, à jeter ensuite, et pour que tout soit vraiment en self-service".Depuis le 11 mai, le robot attire curieux et clients. Même si le bar est loin de faire fortune, avec seulement douze clients autorisés à s'asseoir en terrasse."Pour l'instant ce n'est pas rentable d'être ouvert. Mais comme on est en concurrence avec les autres bars, il faut faire quelque chose de différent. (Avec le robot), les gens voient, d'abord, que nous sommes ouverts, et ensuite que dans le bar du coin, il se passe quelque chose de différent", assure M. Martinez.Mais tous ne sont pas aussi enthousiastes."Je crois que la relation entre le client et le barman, la personne qui te sert la bière, se regarder dans les yeux, voir comment il sert la bière, tout ça a un attrait qui se perd avec ce robot non?", estime Manuel Fernandez, un juriste de 33 ans attablé en terrasse."Je ne suis pas en faveur de ces machines, je préfère prendre le risque et qu'on me serve ma petite bière comme on l'a toujours fait", conclut-il.
CONNECTÉE. La porte-parole de la France insoumise (LFI), épinglée par l'hebdomadaire satirique pour ne pas avoir payé toutes ses cotisations sociales à la caisse de retraite des avocats et cotisations à l'Ordre des avocats, a choisi de s'exprimer sur les réseaux sociaux, via son confrère chroniqueur dans "Les Terriens du dimanche" (C8).
Et elle le fait sur un ton très libre. Le Canard enchaîné accusait, cette semaine, l'Insoumise Raquel Garrido de ne pas avoir pas payé ses cotisations sociales à la caisse de retraite des avocats depuis six ans, ni ses cotisations à l'Ordre des avocats depuis un an. Des informations qualifiées d'"inexactes" par la Caisse nationale des barreaux français (CNBF), l'organisme de gestion des pensions de retraite des avocats. L'avocate, de son côté, s'est engagée à régulariser sa situation auprès de l'Ordre des avocats. Elle a convenu d'un échéancier avec le Barreau de Paris. Elle a en outre choisi de s'exprimer pour la première fois sur la polémique par un canal inédit : le compte Snapchat de Jeremstar, ancien blogueur spécialisé dans la téléréalité devenu, comme elle, chroniqueur chez Thierry Ardisson depuis la rentrée. Dans une vidéo éphémère jeudi 5 octobre, mais capturée par plusieurs médias, Raquel Garrido adopte un ton léger. "L'intrusion dans la vie privée, c'est peut-être quelque chose qui est habituel dans le monde de la téléréalité mais ce n'est pas habituel dans la vie habituelle", commence-t-elle. "Il y a beaucoup, beaucoup de mensonges qui sont dits sur moi, juge-t-elle, et d'ailleurs ma caisse de retraite a répondu au Canard enchaîné qui a balancé des inexactitudes sur moi". "J'ai même pas envie de parler d'eux", assène-t-elle. Ils évoquent ensuite les médias, qui auraient insuffisamment relayé le "démenti" de la caisse de retraite. "Ça demande deux doigts de neurones et de déontologie de dire que le Canard enchaîné s'est trompé", lance Raquel Garrido. "Les vermines, vous ne connaissez pas le Canard enchaîné ?", lance-t-elle ensuite, provoquant l'hilarité de Jeremstar. C'est ainsi qu'il appelle la communauté des internautes qui le suivent. "Je me rends compte que la Raquel, elle est 'jeremstarisée'", s'esclaffe-t-il. "Le Canard enchaîné, c'est une icône de la presse française et ça fait un mois qu'ils balancent des bêtises sur moi. Ça fait cinq fois qu'ils parlent de moi, ça fait cinq fois qu'ils se trompent", explique aux internautes cette proche de Jean-Luc Mélenchon. Ambiance détendue oblige, l'ex-blogueur propose même à Raquel Garrido de venir s'exprimer dans sa baignoire - où il a l'habitude d'interviewer des candidats de téléréalité. "Non ! I don't think so ! Non, non, non", répond-elle. "Je suis sûre que tu as des maillots de bain hyper glamour ?" "Oui, mais je ne vais certainement pas vous les montrer, vous les vermines, les jeremstarlettes", plaisante-t-elle. Dans la suite des vidéos, le ton se fait encore plus relâché. Revenant sur ses cotisations impayées, Raquel Garrido explique être parfois à découvert, "comme toute la France". "Les gens normaux ne sont pas blindés de thunes, poursuit-elle. Oui, évidemment, on galère des fois". Jeudi, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner se faisait lui aussi remarquer pour sa communication insolite. Il a commenté le conseil des ministres depuis sa voiture et même à vélo.
Le Burundi a ordonné l'expulsion d'ici vendredi du représentant de l'OMS dans le pays, une décision que l'ONU a dit "regretter profondément" au moment où le gouvernement est soupçonné de minimiser l'ampleur de la pandémie à quelques jours de la présidentielle.
Le ministère burundais des Affaires étrangères, dans une lettre adressée au bureau africain de l'OMS et consultée jeudi par l'AFP, a annoncé l'expulsion du Dr Walter Kazadi Mulombo, représentant de l'organisation au Burundi, et de trois autres experts.Le ministère "a l'honneur de porter à (votre) connaissance que les personnes dont les noms repris ci-après sont déclarées +persona non grata+ et que, par conséquent, elles doivent quitter le territoire du Burundi avant le 15 mai 2020", est-il écrit dans cette lettre.Les autres experts sont deux employés de l'OMS, le Dr Jean-Pierre Mulunda Nkata et le Dr Ruhana Mirindi Bisimwa, et un consultant, le Pr Daniel Tarzy."C'est toute l'équipe de l'OMS chargée d'appuyer le Burundi dans sa riposte contre le Covid-19 (...) Ils sont expulsés alors que le ministre de la Santé a exclu totalement l'OMS de celle-ci en l'accusant d'ingérence inacceptable dans sa gestion du coronavirus", a expliqué à l'AFP un responsable burundais, sous couvert de l'anonymat.En avril, le ministère des Affaires étrangères avait déjà engagé la même procédure contre les quatre experts. Mais il l'avait suspendue après des échanges entre le chef de l'État Pierre Nkurunziza et le directeur général de l'OMS, selon des sources diplomatiques et administratives.Avec ces expulsions, à quelques jours des élections présidentielle et législatives, le gouvernement burundais, déjà vivement critiqué pour sa gestion de l'épidémie, a déclenché des réactions indignées des autorités sanitaires africaines.- 'Besoin d'expertise technique' -La Commission d'enquête de l'ONU sur le Burundi a dit "profondément regretter" cette annonce et réitéré sa "préoccupation" sur la manière dont l'épidémie est gérée par le Burundi."En ce que qui concerne la situation au Burundi, je la qualifierais de malencontreuse", a déclaré pour sa part John Nkengasong, le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de l'Union africaine, estimant que la période appelait au contraire à une "coopération renforcée"."Nous avons terriblement besoin d'expertise technique sur un continent qui a un système de santé très faible et des infrastructures fragiles, et nous ne pouvons nous permettre de mettre dehors l'OMS, un solide partenaire technique", a-t-il ajouté.La directrice du bureau africain de l'OMS, le Dr Matshidiso Moeti, a indiqué chercher "à clarifier et comprendre les raisons de cette décision" et s'est dite prête "à continuer à collaborer avec le Burundi".Le pays n'a pour l'heure officiellement recensé que 27 cas positifs, dont un décès. Mais les autorités sont accusées par des médecins et l'opposition de cacher des cas de Covid-19, en les attribuant à d'autres maladies comme la pneumonie.Des sources médicales ont assuré à l'AFP que des cas de personnes présentant tous les signes du coronavirus, dont la détresse respiratoire, étaient signalés dans plusieurs hôpitaux de Bujumbura, sans qu'elles soient testées."Six malades présentant tous les symptômes du coronavirus sont morts dans les urgences de deux des principaux hôpitaux privés de Bujumbura la semaine passée" sans avoir été testés, a accusé un médecin, également sous couvert de l'anonymat.- La psychose s'installe -"La situation est grave car nous sommes depuis un bon moment dans une phase de contagion communautaire et les autorités ferment les yeux", a-t-il déploré.La psychose a aussi commencé à s'installer à Bujumbura, en raison de rumeurs sur des morts à domicile du coronavirus. Une habitante de la capitale a raconté à l'AFP que le fils d'un de ses voisins, qui est médecin, avait "tout essayé" pour faire tester son père, en vain."Ce monsieur de 65 ans est mort à son domicile la semaine passée. C'est triste, personne ne va faire le deuil chez lui, car tout le monde sait qu'il est mort du coronavirus", a-t-elle regretté.Des médias ont aussi révélé cette semaine que six membres de l'Institut national de la Santé publique (INSP) avaient été testés positifs. "Depuis toute l'activité de l'INSP est paralysée, aucun test ne peut plus être effectué, c'est une catastrophe", a confirmé à l'AFP un agent de cet institut.Le gouvernement burundais, qui estimait alors que le pays était protégé du Covid-19 par la "Grâce divine", a fermé à la mi-mars l'aéroport international de Bujumbura et les frontières terrestres, à l'exception de celle avec la Tanzanie.Mais il n'a pris aucune mesure de confinement, contrairement à la plupart de ses voisins. Depuis le début de la campagne électorale, les meetings attirent ainsi des milliers de personnes, à qui on offre, pour toute mesure de prévention, que quelques seaux d'eau et un peu de savon."Nous avons vu dans les pays qui ont maintenu les élections ou ont permis aux gens de se rassembler dans des réunions politiques que le nombre de cas a augmenté. Il n'y a absolument aucun doute là-dessus", a mis en garde M. Nkengasong
Selon les dernières indiscrétions du Parisien, les renseignements français se préparent à une journée de mobilisation agitée jeudi 5 décembre. 400 manifestants violents sont attendus à Paris.
Les instances françaises continuent d'être sur leurs gardes à l'approche d'un jeudi 5 décembre qui s'annonce mouvementé. Le journal Le Parisien est parvenu à avoir accès à une note de 11 pages du service central du renseignement territorial (SCRT) rédigée au début de cette semaine décisive. « Une déconvenue pourrait sceller le sort du syndicalisme tel qu'on le connaît et laisserait le champ libre à de nouvelles formes de mobilisation plus réactives et moins encadrées, et donc plus difficiles à appréhender... », serait-il notifié dans ce document. Paris pourrait de nouveau être le lieu d'affrontements lors des manifestations. Les renseignements territoriaux envisagent des « risques de débordements et de violences liés à la présence de l'ultra gauche et des gilets jaunes. » Sur l'ensemble du territoire, la police s'attend à la présence de 600 manifestants violents, dont 400 uniquement pour la capitale. D'autres villes comme Nantes, Rennes, Toulouse, Montpellier, Marseille, Bordeaux ou même Dijon pourraient être marquées par des violences.Les forces de police se retrouvent désormais dans l'attente d'une annonce officielle concernant le dispositif de sécurité à mettre en place. « La question est de savoir si le préfet de police de Paris va donner des ordres pour intervenir comme lors du 1er mai quand la tête de cortège a été infiltrée par les black blocs, au risque de scinder la manifestation », souligne le secrétaire national du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). « Soit on laisse les black blocs agir, et on sera accusé d'avoir laissé casser, soit on intervient et on sera accusé d'entrave à la liberté de manifester. »270 000 manifestants dans toute la FranceLes services de renseignements territoriaux tentent d'évaluer le niveau de mobilisation qu'il devrait y avoir dans l'Hexagone jeudi 5 décembre. A l'aide de sources humaines et des informations récoltées sur les réseaux sociaux notamment, les dernières estimations s'élèvent à 270 000 personnes mobilisées ce jour-là. Un cortège allant de 15 à 25 000 opposants devrait voir le jour à Paris. « Bien que ce chiffre soit honorable, s'il devait rester en l'état, il ne figurerait pas dans les annales pour cette thématique », écrit un rédacteur dans cette fameuse note relayée par Le Parisien.A titre de comparaison, la réforme des retraites portée par Eric Woerth en 2010 avait entraîné dix jours d'actions et mobilisé un total de 8 millions de personnes, avec un seuil bas à 375 000 personnes et surtout un pic à 1,3 million. L'un des points de bascule pourrait se jouer au niveau du secteur privé. S'il « n'apparaît pas très mobilisé » actuellement, il pourrait rejoindre la cause des manifestants en fonction des futures annonces du gouvernement sur la réforme des retraites. En terme de sécurité, Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie officiers, craint que « le point faible réside dans les syndicats étudiants, inorganisés et profanes. »
Thierry Bacher, un résident de Saint-Etienne, désespère de voir sa ville apparaître dans les bulletins météorologiques à la télévision. Sa pétition, qui a recueilli près de 3.000 signatures, semble avoir trouvé un écho.
Aux yeux de ce Stéphanois, sa ville est la grande oubliée des bulletins météo. Lassé de ne jamais voir Saint-Etienne (Loire) sur les cartes des températures, Thierry Bacher a décidé de lancer un appel aux chaînes de télévision. En début d'année, l'habitant a initié une pétition en ligne, qui a surtout fait parler d'elle durant l'été. Intitulée "Pour que la métropole de Saint-Etienne figure sur les cartes météo nationales", elle totalisait 2.912 soutiens mardi 14 août.L'objectif est de mettre fin à une "absence historique, sur toutes les chaînes nationales, de Saint-Etienne des cartes météorologiques", détaille le texte, qui est adressé à France Télévisions , TF1, M6 et Météo France. "On se sent oubliés", a commenté Thierry Bacher au Parisien. "Nos températures ne sont pas du tout les mêmes que celles chez nos amis lyonnais", assure-t-il. "Quand il neige chez nous, ce n'est pas forcément le cas à Lyon et il y a toujours au moins trois degrés de différence", précise ce chargé de mission dans l'administration. La requête semble avoir été entendue puisque plusieurs médias, dont France Inter, ont consacré une partie de leurs bulletins météo à Saint-Etienne.Thierry Bacher n'est pas le premier à se lancer dans une telle bataille. Avant lui, le président de la région Normandie, Hervé Morin, avait déjà milité pour que les cartes météo nationales fassent une plus grande place à Caen, supplantée par Cherbourg, où les températures sont souvent moins élevées.
Selon RTL, les premiers contrôles routiers basés sur le fichier des véhicules assurés (FVA) sont menés par les forces de l'ordre ce mardi 4 juin.Ils seraient entre 700.000 et 800.000 en France : la menace s'accentue pour les conducteurs sans assurance.
Un fichier répertoriant tous les véhicules assurés a été mis en place par les ministères de l'Intérieur et de l'Economie. Mis à disposition des forces de l'ordre depuis le 1er janvier 2019, le fichier des assurés (FVA) entre désormais en application, selon les informations de RTL."En consultant le FVA, les policiers ou gendarmes sauront si le véhicule qu'ils sont en train de contrôler est bien assuré", expliquait une source ministérielle. En 2016, 235 personnes avaient trouvé la mort dans des accidents routiers impliquant un véhicule non assuré.L'ancienne "astuce" des fausses vignettes d'assurance collées sur le pare-brise ne fonctionnera plus : les forces de l'ordre vont pouvoir identifier les véhicules non-assurés par un simple contrôle de la plaque d'immatriculation. Selon RTL, les premiers contrôles ont lieu ce mardi 4 juin en Paris et en petite couronne. Ils seront ensuite étendus à l'ensemble du territoire. "Le petit problème c'est que les accidents provoqués par les véhicules non-assurés se produisent à 80% sur les routes communales et départementales. Dans les villes, ça risque d'être moyennement efficace", a estimé le porte-parole de l'Automobile Club Association, Yves Carat. A terme, "les lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation dont sont équipées les forces de l'ordre pourront détecter les véhicules non-assurés", promettait le ministère de l'Intérieur en juillet 2018.L'ensemble du dispositif vise à renforcer la lutte contre la conduite sans assurance menée par le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO), qui indemnise les victimes d'un accident causé par un conducteur non assuré. Le contrevenant est ensuite tenu de rembourser les sommes engagées par le fonds. "En cas d'accident grave, ces sommes peuvent être très importantes. Le conducteur responsable de l'accident devra donc rembourser chaque mois une mensualité calculée en fonction de ses revenus, parfois durant toute sa vie", avertissent les autorités.La conduite sans assurance peut être sanctionnée par une amende de 3.750 euros parfois assortie de peines complémentaires comme la suspension ou l'annulation de permis avec interdiction de le repasser, et la confiscation du véhicule. Le défaut d'assurance est lui passible d'un amende forfaitaire de 500 euros lors d'une première constatation d'infraction. En cas de récidive, la peine peut aller jusqu'à 7.500 euros d'amende et des sanctions complémentaires.
Le gouvernement va mobiliser de manière "immédiate" 45 milliards d'euros pour soutenir les entreprises et les salariés.
Avec la crise sanitaire, la crise économique ? Alors que le président vient d'annoncer des mesures de confinement inédite dans tout le pays pour faire face à l'épidémie de coronavirus, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire a annoncé mardi 17 mars que le gouvernement tablait désormais sur un recul du produit intérieur brut (PIB) de 1% pour l'année 2020. En clair, la récession. Le gouvernement, qui doit présenter "dans quelques heures" un projet de loi de finances rectificatif, inscrira "comme prévision de croissance en 2020 -1%, c'est-à-dire une croissance négative", a affirmé le ministre sur RTL ajoutant que ce chiffre était "provisoire".L'expansion du virus sur le territoire a conduit l'exécutif à instaurer à partir de ce mardi de strictes restrictions de déplacement pour les Français, mettant de fait l'activité économique au ralenti, tandis que de nombreuses entreprises souffraient déjà depuis des semaines des répercussions l'épidémie.Le combat contre le coronavirus est donc "aussi une guerre économique et financière", a affirmé Bruno Le Maire, en écho aux propos d'Emmanuel Macron lundi soir qui a évoqué une France "en guerre" sanitaire contre le virus. Cette guerre économique "elle sera durable, elle sera violente, elle doit mobiliser toutes nos forces", a insisté le ministre de l'Économie.Il a ainsi annoncé que le gouvernement allait mobiliser de manière "immédiate" 45 milliards d'euros pour soutenir les entreprises et les salariés, notamment via le report du paiement de toutes les charges fiscales et sociales dues par les entreprises.Un fonds de solidarité de 1 milliard d'euros "minimum" sera aussi créé "pour les microentrepreneurs, pour les plus petites entreprises, pour les indépendants, qui ont moins d'un million de chiffre d'affaires" et qui "ont perdu, entre mars 2019 et mars 2020, 70% de leur chiffre d'affaires"."Nous voulons que la solidarité joue à plein", a insisté le ministre. "On va faire simple. On va faire massif et on va faire solidaire: 1.500 euros, c'est le tarif de base qui sera garanti sous forme forfaitaire à toute entreprise qui rentrerait dans ce champ", a-t-il détaillé. Ce fonds "est là pour apporter un filet de sécurité à tous ceux qui ne rentreraient pas dans le cadre des autres aides qui sont apportées", a-t-il ajouté.
Le célèbre chef français Paul Bocuse s'est éteint selon plusieurs médias. Considéré comme l'un des plus grands chefs au monde, "Monsieur Paul" dirigeait une quinzaine de restaurants dans le monde, dont une grande partie à Lyon.
Après avoir fait son apprentissage, chez Eugénie Brazier au col de la Luère à Pollionnay, il a ensuite poursuivi ses classes aux côtés de Gaston Richard, dans le prestigieux restaurant "Lucas Carton", situé place de la Madeleine à Paris. Paul Bocuse retourne ensuite dans la région chère à son coeur où il passera huit années chez Fernand Point, son modèle et mentor. Sa première étoile au guide Michelin, il la décrochera aux côtés de son père à Collonges, sa ville natale, en 1958. Sacré "Meilleur ouvrier de France" en 1961, Paul Bocuse ne cessera de gravir les échelons, jusqu'à l'obtention de la précieuse troisième étoile, en 1965. Désigné comme "Cuisinier du siècle" par le "Gault et Millau" en 1989, puis "Chef du siècle" en 2011 par "The Culinary Institute of America", l'un des maîtres de la cuisine traditionnelle aura marqué de son empreinte la gastronomie française."Paul Bocuse n'est plus là. Les chefs pleurent dans leur cuisine, à l'Élysée et partout en France. La gastronomie française continuera à le rendre fier", a immédiatement réagi Emmanuel Macron sur Twitter à l'annonce de cette immense perte pour la gastronomie française."Paul Bocuse est mort, la Gastronomie est en deuil. Monsieur Paul, c'était la France. Simplicité & générosité. Excellence & art de vivre. Le pape des gastronomes nous quitte. Puissent nos chefs, à Lyon, comme aux quatre coins du monde, longtemps cultiver les fruits de sa passion", avait tout d'abord commenté Gérard Collomb, celui qui fut maire de Lyon durant 16 ans avant de devenir ministre de l'Intérieur.De Jean-Yves Le Drian à Anne Hidalgo, de nombreuses personnalités politiques ont fait part de leur tristesse sur le réseau social.Du côté des chefs, le très médiatique Cyril Lignac a été l'un des premiers à rendre hommage à Paul Bocuse. Le mythique guide Michelin a également posté un commentaire sur le site de micro blogging.
Un rassemblement de grévistes à proximité de la gare parisienne a conduit à un face à face tendu avec les forces de l'ordre. Le trafic sur la ligne 1 du métro a été brièvement interrompu.
La gare de Lyon a été le théâtre d'une manifestation imprévue ce lundi 23 décembre, dans le cadre du mouvement de contestation contre la réforme des retraites. Des dizaines de personnes ont pénétré pendant quelques minutes dans les couloirs de la gare parisienne.Des fumigènes ont été allumés, causant un nuage de fumée qui s'est propagé dans les souterrains du métro. L'accès à la ligne 1, qui fonctionne normalement malgré le mouvement social, a été perturbé. Le trafic a été interrompu pendant une vingtaine de minutes, a précisé une porte-parole de la RATP. Cette action faisait suite à un rassemblement interprofessionnel devant le siège de la RATP, auquel participaient des dizaines de manifestants contre le projet de réforme des retraites. La ministre de la Transition écologique et solidaire a condamné des actions qu'elle qualifie "d'inadmissibles", déplorant un détournement du droit de grève en "droit à intimider les voyageurs".Par ailleurs, "trois grévistes non SNCF sont venus occuper les voies SNCF, Gare de Lyon, pendant une dizaine de minutes. Ils ont mis leur vie en danger", a relevé un porte-parole de la SNCF, précisant que "leur action n'a pas eu d'incidence sur le trafic ferroviaire".Malgré les appels du gouvernement à une trêve pendant les fêtes de fin d'année, la CGT-Cheminots et SUD-Rail ont prévu des "actions" le 28 décembre.La CFDT-Cheminots et certains militants de l'Unsa ferroviaire, malgré l'appel à la "pause" de leur bureau fédéral, ne vont pas non plus dans le sens de l'exécutif.
Les crues de la Marne ou de la Seine sont les premiers risques naturels majeurs de la région parisienne où 850.000 personnes sont installées en zone inondable.
Que faire en cas d'inondations en Ile-de-France ? Quitter son logement ? Prendre sa voiture ? Un site internet, Episeine, dévoilé mardi 19 novembre, veut préparer les franciliens au risque de crues de la Seine et de la Marne. "Le risque d'inondation est le premier risque naturel majeur en Ile-de-France", selon une présentation de l'établissement public territorial de bassin (EPTB) pour Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. "En Ile-de-France, 850.000 personnes et 55.700 entreprises, représentant 620.000 emplois, sont installées en zone inondable", précise l'EPTB Seine Grands lacs. Le site internet, https://episeine.fr/, qui se décline sur les réseaux sociaux, s'adresse aux particuliers et aux entreprises. Il permet, en indiquant son adresse postale, de savoir si son logement est en zone inondable, et fournit une série de conseils pour se préparer à une crue, puis comment se comporter pendant et après des inondations. "Serez-vous prêt pour la prochaine inondation ?", lit-on sur la page d'accueil du site."Une inondation, ce n'est pas seulement avoir les pieds dans l'eau, c'est beaucoup plus large, avec des problèmes de communication, de transport...", a rappelé le président d'EPTB Frédéric Molossi lors d'une conférence de presse. Les réseaux téléphoniques, d'assainissement des eaux, les routes ou les voies ferroviaires peuvent être touchés.Une décrue sur plusieurs semainesIl existe actuellement quatre barrages réservoirs, mais ces installations, qui vont être complétées par une cinquième, n'empêchent pas les crues, a rappelé Frédéric Molossi. En 2016, la Seine était montée à 6,10 mètres au-dessus de son niveau normal à Paris, un palier, perturbant les transports. La crue avait entraîné des coupures de courant, la fermeture de musées et conduisant à de nombreuses évacuations et fait quatre morts. En 2018, le fleuve était monté à 5,85 mètres, plusieurs communes avaient été inondées en amont et en aval de Paris.Le niveau le plus élevé remonte à 1910, avec 8,62 mètres. "La montée des eaux est très lente" étant donné la taille du bassin de la Seine, précise le site internet. La décrue peut s'étaler sur plusieurs semaines, ce qui oblige à s'organiser en conséquence. Le site internet propose ainsi des conseils pour préparer sa valise en cas d'évacuation, un kit de communication pour les collectivités ou encore les démarches à suivre pour se faire indemniser. Il s'agit de "permettre aux populations d'être plus réceptives aux bons comportements", a expliqué Marion Cauvin, chargée de la prévention des inondations chez EPTB, par exemple de devoir quitter son logement pour plusieurs semaines.
Le président Donald Trump a signé vendredi un décret obligeant le groupe chinois ByteDance à vendre les activités américaines de TikTok, son réseau social international, d'ici 90 jours, formalisant ainsi des menaces maintes fois répétées.
"Il y a des preuves crédibles qui me portent à croire que ByteDance (...) pourrait prendre des mesures qui menacent de nuire à la sécurité nationale des Etats-Unis", explique le décret présidentiel.Le locataire de la Maison Blanche accuse depuis des mois, sans preuve, la très populaire plateforme de partage de vidéos de siphonner les données des utilisateurs américains au profit de Pékin."Comme nous l'avons déjà dit, TikTok est adoré par 100 millions d'Américains parce que c'est un lieu de divertissement, d'expression personnelle et de connexion sociale", a réagi un porte-parole de ByteDance."Nous sommes déterminés à continuer d'apporter de la joie aux familles et des carrières pleines de sens à ceux qui créent sur notre plateforme pendant de nombreuses années".Dans un contexte de fortes tensions commerciales et politiques avec la Chine, le président américain a déjà pris il y a une semaine des mesures radicales à l'encontre de TikTok, et de la plateforme WeChat.Celle-ci appartient au géant chinois Tencent et est omniprésente dans la vie des Chinois (messagerie, paiements à distance, réservations...). Il leur a interdit, d'ici à 45 jours, toute transaction avec une partenaire américain."Nous sommes choqués par ce décret", avait alors commenté TikTok dans un communiqué de presse."Depuis près d'un an, nous avons cherché à discuter avec le gouvernement américain pour trouver une solution (...) Mais nous nous sommes retrouvés face à une administration qui n'accorde aucune importance aux faits, ne respecte pas les procédures légales et tente de s'immiscer dans des négociations entre des entreprises privées".- Prix à débattre -Le nouveau décret signé vendredi précise que l'acheteur devra être américain et "prouver sa volonté et sa capacité à se conformer à ce décret".Le géant de l'informatique Microsoft est en pleines négociations avec ByteDance pour racheter TikTok, au moins aux Etats-Unis, voire plus largement. Une telle transaction est évaluée entre 10 et 30 milliards de dollars par la presse américaine.Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises que si l'acquisition a lieu, "une très grosse proportion du prix doit revenir au Trésor des Etats-Unis", parce que, selon lui, une telle opération n'est possible que grâce aux autorités américaines.Cette exigence étonnante a suscité de vives critiques et un certain embarras, d'autant que ses menaces et décrets ont, de fait, rendu obligatoire une transaction.Des observateurs ont dénoncé des méthodes "mafieuses".D'autres experts de la sécurité en ligne ont fait valoir que TikTok ne présentait pas de menace majeure pour le pays, d'autant que les données du réseau sont stockées sur des serveurs aux Etats-Unis et à Singapour.Selon le décret de vendredi, ByteDance devra confirmer qu'il a détruit toutes les données "d'utilisateurs américains, obtenues ou dérivées de TikTok et Musical.ly", une application américaine qui avait été rachetée par la société chinoise et fondue dans TikTok.
Après l'incendie qui a fait 10 morts dans la nuit de lundi à mardi 5 février, l'immeuble du 17 bis rue d'Erlanger, dans le XVIe arrondissement de Paris, a été fermé à cause d'un risque d'effondrement, révélé par les architectes et experts.
Au moins dix personnes sont mortes et une autre a été grièvement blessée dans un violent incendie d'origine probablement criminelle, dans la nuit de lundi à mardi 5 février, d'un immeuble à Paris, dont une habitante, présentant des "antécédents psychiatriques", a été interpellée. Il a fallu plus de cinq heures aux pompiers pour maîtriser le feu qui a également fait 32 blessés dont huit pompiers. Si l'incendie est désormais maîtrisé, les locataires des 72 appartements du bâtiment n'ont néanmoins pas pu regagner leur logement. En effet, l'immeuble est fermé et condamné jusqu'à nouvel ordre par arrêté de péril car les architectes et experts estiment qu'il peut s'effondrer, a rapporté mardi 5 février Le Parisien. Les architectes ont notamment relevé que les 6, 7 et 8e étages étaient très touchés. "Les planchers et cloisons sont calcinés, les faux plafonds sont effondrés, les planchers sont inondés (par les lances des pompiers, précise Le Parisien). Les poutres de béton apparentes noircies présentent des dégradations. Les enduits plâtre sont tombés dans certains logements", souligne le rapport. L'un des architectes mandatés par la préfecture de police mentionne également "la nécessité d'interdire l'accès aux occupants et de sanctuariser les lieux pour les experts judiciaires".Les pompiers toujours à la recherche de victimesCe mercredi matin 6 février, les pompiers étaient toujours sur place, à la recherche de victimes. Il faut "être sûr qu'il ne manque personne, être sûr de ne pas retrouver encore une personne ensevelie", a déclaré le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris sur BFMTV. "On cherche potentiellement d'autres victimes, le bilan est provisoire, le bilan n'est pas définitif", a-t-il martelé.Les pompiers sont également sur place pour "être sûrs que l'incendie ne renaisse pas". "Ça a chauffé d'une manière exceptionnelle dans ce bâtiment, et potentiellement le feu peut regagner en intensité, peut se réenclencher, peut se rallumer", a expliqué Gabriel Plus.
Alors que les propriétaires de forêts sont appelés à faire don d'un arbre pour Notre-Dame, le premier exploitant forestier en volume de chênes en France s'inquiète des réserves en France.
La fondation Fransylva, qui assure la promotion des forêts privées de France, a lancé mardi 16 avril un appel aux propriétaires forestiers de France. Il leur est demandé à chacun de donner un chêne pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame à Paris après l'incendie qui l'a ravagée dans la nuit de lundi à mardi. "La fondation Fransylva mobilise les 3,5 millions de propriétaires privées de forêts en France pour leur demander de donner un chêne pour la reconstruction de Notre-Dame", a indiqué à l'AFP Jean-Etienne Rime, président de cette fondation abritée par la Fondation du patrimoine."La filière française du bois va s'organiser pour fournir du chêne français, et va participer y compris financièrement à la reconstruction de la cathédrale" a précisé Michel Druilhe, président de l'interprofession France Bois Forêt qui réunit les forestiers privés, l'Office National des Forêts, les communes forestières, toutes les scieries et entreprises du bois.Reconstruire la charpente avec du chêne français "3,5 millions (de propriétaires) c'est colossal !" a estimé Jean-Étienne Rime, "il y a beaucoup de petites propriétés (...) nous mobilisons tous ces gens-là." Les dons peuvent également être faits sous forme d'argent, a-t-il ajouté, en insistant sur le souhait de la fondation que "la charpente de Notre-Dame soit reconstruite avec du chêne français"."Comme nous sommes dans une logique de pérennité, parallèlement, ils doivent s'engager à planter un chêne", insiste Jean-Étienne Rime en expliquant que "la forêt est le seul univers où on travaille pour les générations futures".Pas suffisamment de stocks disponibles ? Jean-Étienne Rime explique que pour rebâtir cette charpente il faut "des chênes anciens, plantés au XIXe siècle", de 150 à 200 ans et de 2 mètres à 2,50 mètres de diamètre. "La quantité ne sera pas colossale et nous avons largement ce qu'il faut."Le dirigeant de Groupe Charlois, premier producteur français de bois de chêne, est beaucoup moins optimiste. S'il fera bien un don en nature pour la reconstruction de la charpente incendiée de Notre-Dame, son dirigeant se dit "inquiet des disponibilités de bois" pour reconstruire la cathédrale. Incendie à Notre-Dame de Paris : comment l'incendie s'est-il déroulé ?par franceinfo"Au delà du don, je m'inquiète des disponibilités de bois qui permettront de refaire cette charpente", a déclaré mardi à l'AFP Sylvain Charlois joint par téléphone, jugeant qu'il "n'y a pas en France des stocks de bois déjà sciés disponibles pour un tel chantier".Plusieurs années nécessaires Selon lui, il a fallu 1.300 chênes pour construire la charpente il y a huit siècles, ce qui équivaut à "au moins 3.000 mètres cubes de bois". "Pour constituer un stock de grumes de chêne de cette qualité, en quantité suffisante, il va falloir plusieurs années", a-t-il estimé. Groupe Charlois, premier exploitant forestier en volume de chêne en France, s'est engagé dès lundi soir à donner du bois pour la reconstruction du "chef d'œuvre" que constitue la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris, sans préciser le chiffre exact. Appelant "toutes les bonnes volontés" de la filière à l'aider pour constituer ce stock, l'exploitant a proposé d'être "le réceptacle" pour stocker l'impressionnante quantité de bois nécessaire, notamment sur son site historique de Murlin, dans la Nièvre, aussi siège du groupe. "Il faut dès maintenant mettre des grumes de côté. C'est ce que nous avons commencé à faire ce matin sur nos sites", a-t-il ajouté.
La secrétaire d'Etat a décroché le poste de vice-présidente de l'Assemblée des Nations unies pour l'Environnement (ANUE).
L'actuelle secrétaire d'Etat à la transition à la Transition écologique Brune Poirson va intégrer l'organigramme de l'Organisation des Nations Unies (ONU), au poste de vice-présidente de l'Assemblée des Nations Unies pour l'Environnement (ANUE) Révélée par Le Parisien, l'information a été confirmé mercredi 20 mars en milieu de matinée. Brune Poirson, s'est dite "honorée de la confiance" qui lui est accordée par l'ANUE. "Cette nouvelle responsabilité au sein d'une organisation internationale aussi importante est une opportunité de porter plus fortement nos actions en faveur de la préservation du climat et de la biodiversité", ajoute-t-elle.Les 193 pays membres de l'ONU sont partie à l'ANUE, l'organe décisionnel le plus important au monde sur les questions environnementales. Cette assemblée, créée en 2012 afin de renforcer le combat environnemental, s'est réunie à Nairobi la semaine dernière. Un poste seulement accessible "aux ministres en exercice"Cette accession dans les hautes sphères de l'organisation internationale "va lui permettre de porter la vision de la France sur les questions environnementales", évoque son entourage dans les colonnes du quotidien, qui précise qu'il s'agit de la "première fois qu'une personnalité politique française est élue à une telle fonction. Le gouvernement a indiqué "qu'il s'agit d'un poste auquel ne sont éligibles que les ministres en exercice".En 2017, un autre membre du gouvernement français lié aux questions environnementales avait brigué un poste à l'ONU, en la personne de Ségolène Royal. L'ex-candidate à l'élection présidentielle, qui était alors ministre de l'Ecologie et de l'Environnement, avait brigué le poste de directrice du Programme des Nations Unies pour le développement.Sa candidature n'avait finalement pas été retenue.Arrivée au gouvernement dès juin 2017, Brune Poirson a fait part de ses "regrets" quant au vote par l'Assemblée nationale du report de trois ans de l'interdiction de la fabrication sur le sol français de pesticides vendus en dehors de l'Union européenne. "C'est une décision qui s'explique mais c'est une décision que je regrette", a-t-elle commenté. "Ça m'énerve parce que c'est encore ce point noir là que toutes nos oppositions vont utiliser pour faire croire qu'on ne fait rien sur les questions climatiques en France. (...) Nous sommes le gouvernement qui est (sur le) pied de guerre sur la question climatique et nos oppositions utilisent des petites choses pour faire un écran de fumée", a-t-elle ajouté.
Benoît Hamon règle ses comptes. L'ancien candidat socialiste à la présidence de la République a été accusé le 24 août dernier d'avoir détourné des fonds pour financer le lancement de son nouveau mouvement.
Des membres du Parti socialiste l'ont ainsi accusé d'avoir utilisé des fonds de sa campagne, largement financée par le PS, pour lancer son nouveau mouvement.Après avoir nié en bloc, et avoir accusé ses détracteurs de jalouser le succès de son M1717, Benoît Hamon passe à présent aux menaces. Le Canard enchaîné de mercredi 30 août, relayé par Le Lab d'Europe 1, révèle que l'ancien ministre de l'Éducation nationale aurait fait appeler les proches de François Hollande pour leur délivrer ce message : "Si vous continuez, on balance toute la vérité sur la campagne présidentielle de Ségolène Royal (2007) et de François Hollande (2012). Et on en connaît beaucoup".Ses propos assez flous pour ne mettre personne dans l'embarras, pour le moment, mais ils laissent penser qu'un scandale pourrait exploser dans les prochains jours. Cette riposte intervient alors que de nombreux cadres du PS ont demandé à ce que le clair soit fait sur les dépenses de campagne du candidat. Parmi eux, Julien Dray, Stéphane Le Foll, et surtout, François Hollande, selon les informations du Canard enchaîné. L'ex-chef de l'État aurait en effet estimé que "le minimum est de savoir ce que Hamon et ses amis ont fait de ces 15 millions d'euros".
Le procès d'un homme qui avait renversé et tué volontairement dix personnes, majoritairement des femmes, au volant d'une camionnette de location en avril 2018 à Toronto, débutera le 9 novembre, a annoncé mercredi la justice.
Le procès, initialement prévu en février, avait été repoussé en avril, avant d'être une nouvelle fois ajourné en raison de la pandémie de coronavirus. Il se déroulera devant un juge unique, sans jury, et devrait durer au moins quatre semaines selon les médias canadiens.Le juge devra déterminer l'état d'esprit d'Alek Minassian et sa responsabilité pénale au moment de l'attaque, et non s'il est l'auteur du carnage, qu'il a admis avoir planifié et perpétré.Alek Minassian, 27 ans, devra répondre de 10 chefs d'accusation de meurtre avec préméditation et 16 tentatives de meurtre, pour autant de tués et de blessés. Il n'a jamais été inculpé de terrorisme.Il est accusé d'avoir loué une camionnette le 23 avril 2018 et d'avoir tué huit femmes et deux hommes dans sa course meurtrière sur les trottoirs du centre-ville de la métropole canadienne.Alek Minassian avait été arrêté sept minutes après avoir renversé les premiers piétons.Au lendemain de la tuerie, la police avait convenu que le chauffeur avait visé "majoritairement des femmes" juste après avoir publié sur Facebook "un message énigmatique" à caractère misogyne en assurant: "la rébellion +Incel+ a déjà commencé!".La mouvance "Incel" (abréviation anglophone pour "involontairement célibataire") fait référence à des groupes d'hommes qui expriment, notamment sur des forums sur internet, leur mépris voire leur haine des femmes, responsables selon eux de leur insatisfaction sexuelle.Le mois dernier, un adolescent de 17 ans soupçonné d'avoir tué une femme à coups de machette dans un salon de massage de Toronto, a lui été inculpé de terrorisme en raison de ses liens avec ce mouvement misogyne "Incel", une première au Canada.
Des avions de chasse français Rafale livrés à l'Inde ont participé à des vols de "familiarisation" au-dessus du Ladakh, dans une zone frontalière contestée entre l'Inde et la Chine qui s'y sont livrées en juin à une confrontation meurtrière, a indiqué lundi à l'AFP une source de l'armée de l'air indienne.
Cinq premiers Rafale arrivés en Inde fin juillet, dans le cadre d'une commande de 36 appareils pour un total estimé à 9,4 milliards de dollars, ont formellement été incorporés le 10 septembre à l'armée de l'air indienne lors d'une cérémonie à laquelle assistait la ministre française des Armées Florence Parly. "Les Rafale changent la donne pour la sécurité nationale indienne", avait alors déclaré le ministre indien de la Défense Rajnath Singh. Ils sont "la preuve de l'engagement du gouvernement à protéger nos frontières et maintenir la paix dans la région"."Les avions de combat Rafale se sont familiarisés avec nos zones opérationnelles y compris le Ladakh", a déclaré à l'AFP un haut responsable de l'armée de l'air sous couvert de l'anonymat.La région montagneuse du Ladakh a été le théâtre mi-juin d'une sanglante confrontation entre l'Inde et la Chine, la première en 45 ans, avec l'affrontement au corps-à-corps de soldats qui a fait 20 morts côté indien et un nombre indéterminé de victimes dans les rangs chinois.Lors d'un autre incident début septembre, des coups de feu ont été tirés pour la première fois en 45 ans à la frontière avec la Chine.La date du début de ces vols d'entraînement n'a pas été précisée mais un photographe de l'AFP a vu un Rafale voler lundi au dessus de Leh, la capitale du Ladakh.L'annonce de ces vols intervient alors que des responsables militaires indiens et chinois ont eu une nouvelle séance de pourparlers pour tenter de faire baisser la tension.L'Inde reconnaît son retard derrière la Chine et d'autres puissances dans ses capacités militaires et l'achat des avions Rafale représente un projet parmi d'autres dans le renforcement de son armée forte d'1,4 million de membres. La livraison du dernier appareil sur cette commande est prévue avant la fin 2021.
Invitée de RTL mardi, Carole Ghosn a expliqué que le constructeur automobile japonais voulait se débarrasser de son mari et de ses projets de créer "la plus grand compagnie au monde'".
Un mois à peine après avoir été libéré sous caution, Carlos Ghosn, patron déchu de Renault, Nissan et Mitsubishi, a été interpellé jeudi matin 4 avril à son domicile de Tokyo en raison de nouveaux soupçons de malversations financières. Dans un entretien au Journal du Dimanche le 7 avril, son épouse Carole proclame qu'il est innocent. Redoutant un procès inéquitable, elle en appelle au président de la République Emmanuel Macron. Invitée de RTL ce lundi 8 avril, Carole Ghosn répète qu'elle "est sûre et certaine" de l'innocence de son mari. Elle dénonce un "coup monté de Nissan", qui "essaye de convaincre Renault" de s'attaquer à son époux "parce qu'ils avaient peur de faire une compagnie à deux ou trois parce qu'il y avait Mitsubishi aussi".Bientôt les explications de Carlos GhosnSelon Carole Ghosn, tout ce qui est reproché à l'homme d'affaires était cadré avec Nissan et Renault. "Une personne seule ne peut pas signer, il faut au moins 8 signatures sur chaque papier", assure-t-elle. Elle soutient que le constructeur automobile japonais voulait se débarrasser de lui parce qu'il voulait créer "la plus grande compagnie du monde".Pour ce faire, Carlos Ghosn aurait refusé le poste de PDG de General Motors aux États-Unis, dont "le salaire était double, voire triple", explique-t-elle. Preuve selon elle qu'il n'est pas celui que certains décrivent comme un homme au goût immodéré pour l'argent. "Pourquoi tu restes ? Pourquoi tu ne vas pas aux États-Unis et tu prends ce boulot ?", lui aurait-elle demandé à plusieurs reprises. Il lui aurait répondu : "Je suis loyal à mon entreprise, je vais la redresser et rester jusqu'au bout avec eux pour faire une alliance et créer la plus grande compagnie au monde'".Carlos Ghosn devrait bientôt livrer ses explications. Alors que la conférence de presse prévue le 11 avril a été annulée en raison de sa détention, une vidéo devrait bientôt être diffusée. "Quand il a compris qu'il allait être arrêté, il a enregistré une interview par Skype pour TF1 et LCI", a raconté Carole Ghosn dimanche dans les colonnes du JDD. "Il a aussi enregistré une vidéo en anglais où il donne sa version de l'affaire. Il avait envie de désigner les responsables de ce qui lui arrive. Ce sont les avocats qui l'ont, elle sera diffusée bientôt", a-t-elle promis.
- Alors que les syndicats appellent à durcir leur mouvement par de nouveaux blocages de raffinerie et dépôts de carburant, le ton est monté d'un cran ce lundi entre le gouvernement et les opposants et la loi Travail. -Existe-t-il un réel risque de pénurie de carburant en France ? Ce lundi 23 mai, six des huit raffineries françaises étaient affectées, comme plusieurs dépôts de carburant, par des mouvements sociaux contre la loi Travail, principalement dans le nord-ouest de la France, soit par une grève de leurs salariés soit par des actions extérieures de chauffeurs routiers.
Conséquences : les difficultés d'approvisionnement en carburant persistaient dans certaines stations-service, tandis que les opérateurs mettaient les bouchées doubles pour réapprovisionner leurs réseaux, laissant espérer une amélioration d'ici la fin de journée. À 17h, plus de 2.000 stations à travers la France étaient en rupture totale ou partielle selon le site penurie.mon-essence.fr.La situation pourrait s'empirer, la CGT et FO ayant appelé dans l'après-midi à la grève le personnel de la 3e raffinerie française ExxonMobil de Notre-Dame-de-Gravenchon, près du Havre (Seine-Maritime). Autre menace sur l'approvisionnement en carburants : la Compagnie industrielle maritime (CIM, 260 salariés), qui exploite les terminaux pétroliers du Havre et d'Antifer (nord du Havre, près d'Étretat), et dont les installations sont connectées par oléoducs aux raffineries de Total et d'Exxon, pourrait aussi se mettre en grève.Face à une telle situation, les membres du gouvernement montent au créneau. Alors que le ministre des Finances Michel Sapin a qualifié ces blocages "d'illégitimes", la ministre du Travail Myriam El Khomri a déploré que "des salariés", "des Français soient pris en otage, alors même que nous avons beaucoup avancé". "Nous avançons pour permettre à notre pays d'avoir un peu plus de capacité d'adaptation, pour mieux répondre à des pics de commandes, des pics d'activité et pour développer des droits qui sont plus en lien avec le monde du travail, je pense par exemple au droit à la formation", a ajouté la ministre qui se trouvait à Marseille ce lundi dans le cadre d'une visite sur le thème des dispositifs d'aide à l'emploi, notamment dans les quartiers nord de MarseillePeu avant 14h00, quelque 200 militants de gauche ont été empêchés d'aller à la rencontre de la ministre qui déjeunait dans un restaurant dans le quartier portuaire de La Joliette. Dans la nuit de dimanche à lundi, plusieurs centaines de militants CGT ont décidé de bloquer un dépôt de carburant et une raffinerie à Fos-sur-Mer, près de la cité phocéenne. Les militants CGT des Bouches-du-Rhône, qui demandent le retrait de la loi, ont indiqué qu'ils comptaient maintenir les barrages jour et nuit jusqu'à la manifestation nationale prévue jeudi 26 mai.Les regrets des ministres ne pourront sans doute pas apaiser les syndicats. Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, a affirmé lundi matin sur RTL que les mobilisations allaient "continuer" si le gouvernement ne retirait pas le projet de loi travail, ajoutant que "la balle" était dans le camp de l'exécutif. Il a également déploré que le gouvernement choisisse "de bomber le torse, (de) gonfler les muscles" au lieu d'être à "l'écoute de ceux qui ne sont pas contents".
Selon les informations de RTL, Edouard Philippe a mis en place une mission dont l'objectif sera de réfléchir à l'usage du télétravail au sein des entreprises comme un moyen de lutter contre certains type d'arrêts maladie, particulièrement coûteux.
Le gouvernement cherche par tous les moyens à alléger le coût des arrêts maladie sur les dépenses publiques. Une des pistes envisagées implique le recours au télétravail. Selon les informations de RTL, le gouvernement estime qu'avoir la possibilité de travailler de chez soi permettrait de limiter le nombre d'arrêts maladie longs. Aussi, le Premier ministre a-t-il commandé une mission afin d'étudier la question, précise la radio.La piste télétravail a été évoquée mardi lors de la réunion d'un groupe de concertation. Invité mercredi matin sur RTL, Edouard Philippe a confirmé l'exploration de cette piste : "Comment est-ce qu'on peut reprendre progressivement le travail, notamment par le télétravail, ça peut être une piste intéressante". Concrètement, certains arrêts maladie sont émis du fait de l'impossibilité d'un salarié de se déplacer sur son lieu de travail suite à un souci de santé (une fracture par exemple), sans pour autant que ce salarié soit dans l'incapacité totale de travailler. Dans ces cas-là, pouvoir travailler de chez soi serait une option, et c'est précisément ce à quoi réfléchit le gouvernement. Selon Edouard Philippe, une telle option permettrait également au salarié de reprendre progressivement son travail. Sur RTL, le Premier ministre estime que le plus important est de "ne pas se placer dans des situations qui soient trop binaires : on ne travaille pas, on n'a pas le droit, puis ensuite on doit travailler complètement".Des arrêts maladie longs qui coûtent très cherAutre piste envisagée, précise RTL, les arrêts de travail numériques ou encore le mi-temps thérapeutique dès le début de l'arrêt. Ces derniers ne sont pour l'instant possibles qu'après un premier arrêt à 100 %. Avec cette mission, Edouard Philippe entend cibler les arrêts de travail de courte durée, mais surtout les arrêts maladie de plus de six mois. Ce sont ces derniers qui s'avèrent très coûteux pour l'Assurance maladie malgré leur petit nombre. S'ils ne représentent que 7% de la totalité des arrêts de travail, ils comptent pour environ 44% du coûts des arrêts maladie pour l'organisme, selon des documents que RTL a pu consulter. L'option télétravail a donc de quoi séduire le gouvernement. Si bien organisé entre l'entreprise, le salarié et son médecin traitant, le télétravail pourrait ainsi permettre à la Sécurité sociale de réaliser des économies conséquentes. Reste à établir la liste des professions et emplois pour lesquels cette option serait viable. Mais déjà, les syndicats de salariés émettent des craintes. Et alertent ainsi sur les possibles pressions exercées sur les salariés en arrêt maladie qui pourraient se voir contraints de travailler de chez eux.
Maire de Levallois de 1983 à 1995 puis depuis 2001, Patrick Balkany (71 ans), condamné pour fraude fiscale et incarcéré à la prison de la Santé, manque déjà à nombre de ses habitants qui ne comprennent pas qu'il dorme ce vendredi soir en prison. Même les opposants ou les déçus de l'édile trouvent d'ailleurs la sanction "disproportionnée".
"Il n'a tué personne !" A Levallois-Perret, l'incarcération du maire Patrick Balkany, condamné pour fraude fiscale vendredi, a choqué une partie des habitants de la commune qu'il a dirigée quasiment sans interruption depuis 1983.Condamné vendredi à quatre ans de prison ferme et dix ans d'inéligibilité, le baron des Hauts-de-Seine a été écroué à la prison de la Santé, tandis que son épouse et première adjointe Isabelle Balkany, condamnée à trois ans de prison ferme mais sans incarcération, a regagné la mairie de Levallois, visiblement très abattue. "Le président du tribunal a précisé deux fois (...) qu'il n'y avait pas un centime d'argent public (en jeu, ndlr)", a-t-elle affirmé lors d'un point-presse, qualifiant la sanction de "disproportionnée"."Je trouve ça franchement excessif"Ce n'est pas l'avis d'Alexandre, qui travaille dans un bar attenant à la mairie. "On doit tous payer pour ce qu'on a fait. Il a échappé à la prison depuis longtemps grâce à ses relations. Maintenant, c'est fini", lâche le serveur. "Mais les gens, ici, ils sont de son côté", poursuit-il : "Ils vont être choqués, c'est sûr, parce qu'il a beaucoup fait pour la ville".La décision a en effet suscité la stupeur chez de nombreux habitants. Au-delà de la condamnation, c'est l'incarcération immédiate de leur maire qui a frappé les esprits. "Je trouve ça franchement excessif. Il n'a tué personne ! Qu'on lui saisisse ses biens, à la limite. Mais de la prison...", s'indigne une commerçante du centre-ville, qui souhaite rester anonyme."La société n'est pas en danger quand M. Balkany est dehors !""Je pense qu'il n'est pas traité équitablement par rapport aux autres hommes politiques. Ça sent un peu le délit de sale gueule", estime Marie Dubuc, qui débat de la décision avec son compagnon à la terrasse d'un café. "La société n'est pas en danger quand M. Balkany est dehors ! C'est un maire et une adjointe très impliqués. C'est génial de vivre à Levallois", ajoute cette mère de quatre enfants, habitante de la commune depuis vingt ans, en assurant qu'elle voterait pour M. Balkany s'il se représente.Son mari Jean, au contraire, ne lui donnera plus sa voix, "pour le côté républicain". Pour lui, "un maire doit être irréprochable". Mais il juge lui aussi la décision disproportionnée. "On le traite comme quelqu'un de dangereux pour la sécurité publique", s'étonne-t-il, estimant que l'affaire qui concerne le couple est "d'ordre privé" et "n'a rien à voir avec la ville de Levallois".Quel avenir politique pour la commune ?"Choqué par la sévérité" de la sanction, David-Xavier Weiss, adjoint au maire, dénonce une "justice spectacle dont l'absence d'indépendance par rapport au pouvoir exécutif laissera toujours penser à une instrumentalisation". Même Arnaud de Courson, président du groupe d'opposition au conseil municipal, est mitigé. "Il est normal que quelqu'un qui fraude les impôts soit condamné, sinon plus aucun Français ne paiera les impôts. (...) L'inéligibilité est normale", dit-il, mais "le mandat de dépôt est de trop. Cela ne sert à rien en la matière".Cette incarcération ouvre une période de flou quant à l'avenir politique de la commune. Seule certitude: selon un expert interrogé par l'AFP, quand un maire est placé sous écrou, ses fonctions reviennent automatiquement au premier adjoint soit, dans ce cas, à Isabelle Balkany. "Je suis (...) maire par interim", "je mènerai le conseil municipal" prévu le 23 septembre, confirme-t-elle. L'avenir de Levallois "à court terme, je suis incapable de vous dire", glisse Bertrand Percie du Sert, ancien conseiller municipal de la majorité qui a rejoint LREM en juin. Mais "à long terme, la page Balkany est tournée", assure-t-il : "C'est fini, c'est l'ancien temps, l'ancienne politique. Les Français aujourd'hui aspirent à autre chose".L'incarcération "reflète la gravité des faits", estime pour sa part Dominique Tiger, président de l'Association des contribuables de Levallois-Perret (ACLP), tout en précisant toutefois que l'association ne réclamait pas un emprisonnement. Plus qu'une fin pour Levallois, "c'est un début", "la naissance d'autre chose", espère-t-il. "Vous avez parfois des naissances qui sont un peu violentes".
"Fracassé gratuitement" à cinq contre un pour avoir défendu des filles ? Les premiers éléments de l'enquête sur l'agression d'un adolescent à Lyon, fournis mercredi par le parquet, donnent une version des faits différente de celle livrée par sa famille.
L'affaire, très commentée sur les réseaux sociaux et par des responsables politiques depuis lundi, a d'abord été relatée par le frère de la victime.Vendredi soir à proximité d'une supérette de la place Bellecour, "un groupe de cinq racailles colorées (sic) a commencé à agresser des filles", a-t-il écrit dimanche sur Facebook."Voyant cela, mon petit frère Augustin de 17 ans a pris leur défense en retenant ces individus le temps qu'elles rentrent à l'abri dans le Monoprix. À cinq contre lui (...) ils l'ont fracassé gratuitement sans que personne n'intervienne, ni pour les filles, ni pour lui", a ajouté le frère, évoquant "plusieurs dents cassées, une fracture de la mâchoire".La famille a porté plainte pour "violences en réunion". À la suite d'un appel à témoins, plusieurs personnes ont été entendues dans le cadre de l'enquête, dont le parquet a communiqué les premiers éléments mercredi.Deux filles faisant partie du groupe dont le plaignant dit avoir pris la défense "ont expliqué que ce dernier était intervenu alors qu'il pensait qu'elles se faisaient importuner". Mais selon elles, "ces jeunes, bien qu'insistants, ne faisaient pas montre d'agressivité à leur égard", a indiqué le parquet.Des insultes étaient ensuite échangées et "alors que la tension semblait s'apaiser, le plaignant recevait de la part d'un des individus un coup de poing au niveau du visage. Le groupe de jeunes gens quittait ensuite rapidement les lieux", a ajouté le parquet. Le plaignant, pour sa part, a dit aux enquêteurs avoir reçu un coup de poing dans la mâchoire et il a eu "le sentiment" de recevoir un autre coup, sans certitude, selon le parquet. Son frère avait affirmé qu'il avait été "fracassé gratuitement sans que personne n'intervienne".L'adolescent a été opéré lundi. Un médecin légiste a constaté mercredi une "fracture mandibulaire" et une "lésion dentaire", blessures jugées "compatibles avec un coup unique porté au niveau du visage" et synonymes d'une incapacité temporaire de travail (ITT) de 21 jours.L'enquête se poursuit pour identifier "l'auteur" des faits, a conclu le parquet, contredisant ainsi le scénario d'un passage à tabac collectif qui avait suscité l'indignation d'élus locaux et de responsables politiques, en particulier d'extrême droite.
Alors que son nouvel album sortira le 12 octobre prochain, Pascal Obispo s'est confié au Parisien ce lundi 27 août. L'occasion d'en apprendre un peu plus sur le contenu de son 11e opus.
Le 12 octobre prochain, Pascal Obispo sortira son 11e album. Un opus écrit à 80% par l'artiste et qui compte 14 chansons sur lesquelles plusieurs chanteurs ont collaboré, comme Calogero, Isabelle Adjani, Christophe ou encore Benjamin Biolay. Parmi les titres de l'album figure une chanson bouleversante, "On n'est pas seul sur terre". Pascal Obispo y raconte le jour où il a sauvé la vie d'un homme. "C'était un soir de février 2008, sur la D106, la route qui relie le Cap Ferret à Bordeaux, raconte Pascal Obispo. Je vois au loin une mobylette se faire exploser par une voiture. Je me suis approché, c'était catastrophique. J'ai ramassé cet homme, je l'ai mis sur le bas-côté. J'ai fait appeler les pompiers, je suis parti juste avant qu'ils n'arrivent pour éviter de faire la une des magazines. Cela n'a rien d'exceptionnel, tout le monde l'aurait fait, sauf le gars en voiture qui s'est barré", raconte-t-il dans les colonnes du Parisien.Comme une coïncidence, Pascal Obispo a finalement recroisé l'homme accidenté un an plus tard, lors d'un match de foot. "Un an après, lors de la victoire des Girondins à Bordeaux, un gars de la sécurité m'a dit qu'un homme en chaise roulante voulait me voir. C'était lui. Depuis, nous comptons l'un pour l'autre. Et il a vécu des choses incroyables. Cela relativise tout". Une bouleversante histoire que l'artiste a souhaité mettre en musique et qui conclut son album éponyme.
Un Iranien, adepte de parkour, a été arrêté pour avoir commis des actes "vulgaires", a annoncé la police mercredi, après que l'individu eut posté sur les réseaux sociaux des photos de lui embrassant une femme sur les toits de Téhéran.
"Il a été arrêté par la cyberpolice de Téhéran", a déclaré le chef de la police de la capitale iranienne, Hossein Rahimi, à l'agence de presse ISNA."Nous sommes opposés au comportement contraire aux normes et vulgaire de cet individu et de sa compagne" qui sera "aussi bientôt arrêtée", a-t-il dit. Tous deux vont "certainement avoir affaire à la justice", a ajouté le responsable, sans identifier l'individu.Mais l'homme arrêté semble être Alireza Japalaghy, un habitant de Téhéran qui a plus de 133.000 followers sur son compte Instagram, où il partage des images de ses exploits en parkour, une discipline de franchissement d'obstacles en milieu urbain créée en France dans les années 1990.Alireza Japalaghy a posté la semaine dernière une série de photos et de vidéos, où on le voit sur des toits de Téhéran en train d'embrasser une femme, également non identifiée, en tenue légère.En République islamique d'Iran, les femmes ne peuvent montrer que leur visage, leurs mains et leurs pieds en public, selon le code vestimentaire. Elles doivent en outre porter des couleurs discrètes. Alireza Japalaghy a déclaré lundi dans une vidéo postée sur Instagram qu'il avait reçu des "appels suspects" lui demandant de se rendre aux autorités ou se faire arrêter publiquement.Son frère a actualisé le message le même jour, en annonçant qu'Alireza avait été arrêté à son domicile.
MONDE. La police italienne a découvert à Gizzeria une femme qui était détenue dans une cave, violée et séquestrée depuis 10 ans par un homme de 52 ans, a rapporté mercredi 22 novembre le quotidien Corriere della Sera.
Tout est parti d'un contrôle d'identité. La police italienne arrête en début de semaine un homme accompagné par un petit garçon qu'ils trouvent sale et sous-alimenté. Les carabiniers (équivalent italien de la gendarmerie française) décident de l'accompagner chez lui, à Gizzeria, dans le sud du pays. Une fois sur place, frappés par la puanteur, ils fouillent la maison et découvrent à la cave au milieu des rats et des araignées une jeune femme, attachée à un support en fer fixé au sol, avec une petite fille à ses côtés. Un calvaire rapporté le 22 novembre par le quotidien italien Corriere della Sera.Cette jeune femme originaire de Roumanie était enfermée depuis 10 ans par cet homme de 52 ans, qui l'avait réduite en esclavage et violée plusieurs fois. Les deux enfants, le petit garçon de 9 ans et la petite fille de 3 ans, sont nés de ces viols et étaient également enfermés. "EN 30 ANS, JE N'AI JAMAIS VU UNE CHOSE PAREILLE"Ils vivaient sans aucun contact avec l'extérieur, contraints de se nourrir avec des aliments avariés, voire leurs excréments, et n'avaient accès ni à l'eau ni à l'électricité. Ils n'ont jamais pu se laver ou voir un médecin. Lorsque la mère s'est ouvert le crâne, l'homme l'a recousue avec du fil de pêche, selon le Corriere della Sera.Le suspect a expliqué aux enquêteurs que la jeune femme était l'ancienne domestique de son épouse et qu'il l'a séquestrée à la mort de cette dernière. "En trente ans d'activité professionnelle, je n'ai jamais vu une chose pareille", a déclaré le procureur Salvatore Curcio. Les enfants et leur mère ont été confiés aux services sociaux.
L'ex-ministre regrette "les errements" et la "violence verbale" du président du parti Les Républicains, qui a assuré mardi soir sur BFMTV assumer ses déclarations devant les étudiants de l'EM Lyon.
Dénonçant des "méthodes de voyous", Laurent Wauquiez a écarté mardi soir 21 février toute forme d'excuse et "assume" ses propos chocs, sauf ceux sur Nicolas Sarkozy, quatre jours après la diffusion par "Quotidien" (TMC) de ses déclarations devant des élèves de l'école de commerce de l'EM Lyon. Une prise de position qui a poussé l'ancien ministre Dominique Bussereau de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui s'était déjà mis "en congé de LR" en janvier dernier, à quitter définitivement le parti."Puisque Laurent Wauquiez assume ses errements et sa violence verbale j'en tire les conséquences : j'étais en congé de LR, ce soir j'en démissionne définitivement", a-t-il tweeté mardi soir. Un message dans lequel le président du Conseil départemental de Charente-Maritime met en copie Valérie Pécresse, dont il est le conseiller spécial dans son mouvement "Libres!", Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin. La députée européenne Elisabeth Morin-Chartier lui a emboîté le pas. Plus tôt dans la journée, le maire LR de Thionville (Moselle) Pierre Cuny a de son côté annoncé sa mise en retrait du parti. "Les propos de Laurent Wauquiez rapportés dans la presse sont inacceptables et ne correspondent pas à ma vision de la politique", a-t-il indiqué dans un communiqué. "En tant qu'élu, nous avons une responsabilité forte de tenir un débat public autour d'idées, de valeurs, de vision. Il est inconcevable qu'un dirigeant politique, président d'un grand parti politique, alimente le populisme et manie la caricature", a ajouté l'élu. Il estime que "dans ses propos, Laurent Wauquiez insulte des responsables politiques de tous bords y compris de notre famille politique. Ces propos sont graves et je m'en désolidarise complètement en exprimant mon soutien aux personnes visées".
L'inénarrable animateur de TF1 est revenu, dans les colonnes de Télé 7 Jours, sur ce qui fut l'un des pires traumatismes de son enfance : sa tache de vin.
Recouvrant une large partie de son nez, cette marque distinctive, Jean-Luc Reichmann, la porte depuis son plus jeune âge. Et si aujourd'hui, le charismatique animateur de TF1 en a fait en quelque sorte une force, beaucoup ignorent que cette différence physique n'a pas toujours été son atout charme. Enfant, Reichmann a, pour ce détail, longtemps subit les quolibets et les railleries de ses petits camarades. Un période éprouvante, dont il a excepté de se souvenir pour Télé 7 jours."Dans la cour de récréation, moi j'étais 'la tache'. Mon prof de français a même dit un jour : 'La tache, au tableau !' C'était très violent", confesse le présentateur de 56 ans. Avant de poursuivre, philosophe et optimiste : "Que tu sois petit, grand, rond, avec des taches de rousseur, c'est finalement ta différence qui va faire la différence. Il faut en faire une force." Un beau message d'acceptation de soi, qui a de quoi inspirer !"Je me battrai toujours pour le respect de la différence"Ce n'est pas la première fois que Jean-Luc Reichmann évoque cette petite distinction physique. Il l'avait déjà fait en 2015, dans le roman autobiographique "T'as une tache pistache", paru aux éditions Michel Laffont. Comme dans son entretien à nos confères de Télé 7 jours, le maître de cérémonie des 12 coups de midi y appelait tous ceux et celles, souffrant de leur différence à ne pas se laisser abattre."J'ai une tache au milieu de la figure, d'autres ont des différences moins visibles, des soucis d'orthophonie, d'audition... J'ai une petite soeur handicapée. C'est pour toutes ces raisons que je me battrai toujours pour le respect de la différence", soutient l'animateur, qui avoue aujourd'hui s'être "attaché" à ce signe particulier. Davantage, il ne peut imaginer sa vie sans : "Il ne faut pas se prendre au sérieux, ni pour quelqu'un d'autre."Pour preuve, Jean-Luc Reichman joue aujourd'hui de sa différence avec un humour subtile. Dans l'un des épisodes de la saison 4 inédite de Léo Matteï, un commandant à la brigade des mineurs qu'il incarne sur le petit écran, ce dernier n'hésite pas à dire à l'une de ses collègues : "Pourquoi tu me regardes comme si j'avais une tache sur le nez ?" Une petite touche de l'interprète qui se plaît à basculer comme il le dit dans "l'autodérision". Une jolie leçon d'humilité en somme.