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Un policier portugais qui serait en possession de preuves tangibles affirme que les parents de la petite Maddie McCann, disparue en mai 2007, seraient des agents secrets britanniques. De quoi peut-être relancer l'enquête, selon lui.
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L'affaire Maddie McCann va-t-elle être connaitre un nouveau tournant ? Selon les médias portugais, relayés par la presse belge, il semblerait que oui. Un enquêteur portugais aurait obtenu des informations qui indiqueraient que la mère de la petite Maddie, disparue en mai 2007, appartiendrait au MI5, le service de renseignements britannique. Le policier qui s'est exprimé dans le journal Sol, avance aussi que le père appartiendrait lui aussi aux renseignements et serait un "potentiel espion"."Cela expliquerait pas mal de choses" pense quant à lui le journaliste qui a sorti l'information, comme l'arrivée de représentants britanniques sur le sol portugais. Disparition de Maddie McCann : l'affaire relancée ?par 6MEDIASToujours introuvableÀ l'époque, Gordon Brown avait envoyé l'ambassadeur britannique John Buck sur les lieux juste après la disparition, relate le média. La police a continué d'enquêter pendant près de dix ans.Maddie McCann avait disparu le 3 mai 2007. La fillette est depuis introuvable. Un temps soupçonné, les parents eux ont toujours nié et n'ont jamais perdu espoir de retrouver leur enfant. La mère, Kate McCann, avait même sorti un livre quatre ans après intitulé "Madeleine" retraçant l'affaire et ses doutes. Kate McCann a dénoncé des "rumeurs stupides" suite à ces allégations.
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Un hélicoptère a même été mobilisé pour sauver l'homme qui s'était réfugié dans un arbre.
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Les pompiers de Baudinard-sur-Verdon, dans le département du Var, ont reçu un appel inhabituel ce samedi 21 juillet, rapporte France Bleu Provence. L'homme de 56 ans qui les a contactés venait d'être attaqué par une chèvre sauvage et a dû se réfugier dans un arbre pour lui échapper.Des blessures légèresPour le faire descendre, une ambulance, un véhicule de commandement et une équipe spécialisée dans le sauvetage en milieux périlleux et même un hélicoptère ont été mobilisés, soit 9 sapeurs-pompiers, selon les informations de Nice-Matin. Le quinquagénaire souffrait de plaies et de contusions diverses. Les pompiers qualifient cette intervention d'"insolite".
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L'animatrice de TF1 a révélé, vendredi, sur les réseaux sociaux, souffrir depuis plusieurs années de polyarthrite rhumatoïde, une maladie auto-immune douloureuse qui déforme ses doigts. Laurence Boccolini était lassé de devoir cacher le mal qui la ronge.
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L'animatrice de Money Drop sur TF1 a l'habitude d'être très active sur les réseaux sociaux. Elle commente régulièrement l'actualité, répond à ses abonnés et partage des photos de son quotidien. Mais cette fois-ci, Laurence Boccoloni a choisi d'aborder un sujet un peu plus personnel.L'animatrice de 54 ans, qui a gardé une image dure et cassante, héritage de ses années de présentation de l'émission Le Maillon Faible, a posté une photo de sa main caressant son chat pour révéler avec beaucoup de sensibilité sa maladie. "Même avec le plus beau des mainecoon (la race de son animal, ndlr) sous mes doigts (Emilio ze king) mes mains restent ce qu'elles sont depuis des années... (très déformées) et j'en suis désolée... Mais je ne veux plus les cacher", a écrit l'animatrice de TF1.Dans ce message touchant, Laurence Boccolini admet souffrir quotidiennement de cette maladie. "Polyarthrite rhumatoïde, mon amie, ma compagne douloureuse de tous les jours dans tout mon corps depuis tant d'années ... Je te déteste, a confié la maman de Willow, 4 ans, qui garde malgré tout son optimisme. Mais je remercie chaque jour la force qui m'est donnée de pouvoir vivre avec cette saleté. Et elle fait partie de moi. Je fais de mon mieux. life is good !"Il aura fallu plusieurs années à l'actuelle animatrice de Money Drop pour assumer publiquement souffrir de polyarthrite rhumatoïde. Cette maladie auto-immune entraîne une inflammation des articulations et finit par les déformer. C'est finalement grâce à la chanteuse Hélène Segara que Laurence Boccolini a accepté d'en parler. "Et merci à @helenesegaraoff qui il y a deux ans dans les coulisses de Money Drop m'a dit qu'il n'y avait aucune raison d'avoir honte de ma maladie .. J'ai mis le temps, mais je t'ai écouté tu vois... LOVE", a déclaré l'animatrice.
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On y vient du monde entier assister à des comédies musicales mais depuis la pandémie de coronavirus, le quartier du West End, à Londres est réduit au silence, l'obligeant à se réinventer pour survivre.
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Quinze millions de tickets sont vendus chaque année pour voir "Le Fantôme de l'opéra", "Les Misérables" ou encore "La Souricière" d'Agatha Christie, pièce jouée depuis 1952.Fermés depuis le mois de mars à cause de la pandémie, les théâtres s'interrogent sur leur avenir si perdurent les mesures de distanciation physique (deux mètres entre chaque personne actuellement en Angleterre) et les restrictions de circulation.Louis Hartshorn et Brian Hook, cofondateurs de Hartshorn-Hook productions, sont parmi les premiers à avoir annoncé la reprise, pour octobre, de "The Great Gatsby", un spectacle immersif revu et corrigé pour s'adapter au contexte sanitaire."Le spectacle va être réimaginé comme un bal masqué", a expliqué à l'AFP Brian Hook. Les spectateurs sont invités à porter des masques, qu'ils peuvent intégrer dans leur déguisement, et des gants, s'ils le souhaitent. Le public sera aussi réduit à 90 spectateurs, contre 240 auparavant, et les horaires modifiés pour permettre le nettoyage des lieux.Bonne nouvelle: les tickets "se vendent et les gens veulent revenir", note Brian Hook. Louis Hartshorn le reconnaît cependant: "Il faut que ça marche extrêmement bien pour atteindre le seuil de rentabilité car les chiffres sont contre nous".La grande difficulté dans l'immédiat est l'absence de touristes. Hôtels, restaurants et musées restent fermés, au moins jusqu'à début juillet. Et l'instauration le 8 juin d'une quarantaine de quatorze jours pour les voyageurs arrivant au Royaume-Uni a repoussé toute perspective de reprise."Environ un tiers des spectateurs des théâtres londoniens sont des touristes internationaux (...) et pour le moment, il y a peu d'espoir de les voir revenir", a déploré Julian Bird, patron de l'association UK theatre, devant une commission parlementaire.Au total 70% des théâtres britanniques pourraient se retrouver en faillite d'ici la fin de l'année, selon lui.- Expériences immersives -La crise sanitaire provoque un trou de trois milliards de livres (3,3 milliards d'euros) dans les revenus des salles cette année, soit une chute de plus de 60%, selon une étude réalisée par le cabinet Oxford Economics pour la Creative Industries Federation.Cette estimation ne prend pas en compte la possible réticence du public à revenir quand cela sera permis, avertit cette fédération qui craint 200.000 suppressions d'emplois sans intervention des pouvoirs publics.Pour survivre, certains rouvrent d'ores et déjà sous une autre forme. Au théâtre de l'Old Vic, les comédiens Claire Foy et Matt Smith, stars de la série "The Crown", joueront sans public la pièce "Lungs". Chaque représentation sera filmée et retransmise en direct à un millier de personnes ayant acheté leurs billets au prix qu'ils payeraient habituellement, entre 10 et 65 livres, bien que cette fois, tous bénéficieront tous de la même vue.Le pari est osé alors que de nombreux autres théâtres, comme le National Theatre, ont mis gratuitement en ligne sur leur site internet des pièces filmées avant la pandémie.Pour Brian Hook, le contexte va favoriser les spectacles faisant participer les spectateurs. "Il y avait déjà un boom pour le théâtre immersif avant cette crise (...) Je pense que ça va être très positif pour ça".La compagnie One Night Records lancera un projet de ce type début octobre, dans un lieu tenu secret, "Lockdown Town" ("Ville confinée"), une promenade à la découverte de genres musicaux des années 1920 aux années 1950."Parce que le lieu est très grand et parce qu'il s'agit d'une expérience immersive, nous sommes capables de le faire", a expliqué à l'AFP le directeur général de One Night Records, Tim Wilson. Il a dû s'adapter, en vendant des tickets par groupes de quatre et en transformant la déambulation libre en parcours linéaire.Les mesures de distanciation physique constituent un véritable casse-tête. La Royal Shakespeare Company ne pourrait ainsi accueillir que 20% de son public habituel. "Pas viable financièrement", explique à l'AFP Catherine Mallyon, directrice exécutive de la compagnie basée à Stratford-upon-Avon, la ville du célèbre barde.Quant à la mise en scène, prévient-elle, "Roméo et Juliette à deux mètres de distance, c'est difficile à imaginer".
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Faut-il réduire une nouvelle fois la vitesse sur le périphérique parisien, en la faisant passer de 70km/h à 50 km/h, comme le préconise un rapport dévoilé lundi ? La maire de Paris, Anne Hidalgo, semble partante. Jeudi 2 mai, sur France Inter, elle s'est dite "assez favorable" à l'idée de faire ralentir les automobilistes.
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"La vocation du périph', ce n'est pas de rester une autoroute urbaine dans les années qui viennent. La proposition de transformer le périphérique en boulevard parisien, c'est-à-dire faire réduire la vitesse et en même temps végétaliser, c'est bien sûr dans ce sens-là qu'il faudra aller", a-t-elle expliqué. "La méthode qui est la mienne, c'est quand même d'abord d'étudier et d'analyser, de concerter", a-t-elle précisé en soulignant que "la décision n'est pas prise" et qu'il "y aura évidemment débat au Conseil de Paris". "Le périphérique parisien joue un rôle dans la métropole, donc évidemment ça doit se faire avec les élus de la métropole comme on a fait sur beaucoup d'autres sujets, on doit travailler ensemble", a insisté Anne Hidalgo. Officiellement le rapport d'élus parisiens de toutes tendances politiques doit être remis à la maire PS de Paris le 21 mai. Il préconise donc de réduire à 50 km/h la vitesse sur le périphérique parisien et d'en limiter le nombre de voies, afin de repenser cet anneau routier de 35 km, symbole de pollution et de barrière entre la capitale et sa banlieue. Le rapport préconise également d'interdire le périph' aux poids-lourds, développer les revêtements antibruits et le filtrage de l'air dans les tunnels.L'objectif : "éradiquer la pollution" Paris: Le périphérique bientôt à 50 km/h ?par BFMTV"C'est une des propositions qui sera faite sans doute à court terme" dans le cadre d'une "première phase" destinée à "éradiquer la pollution", avait expliqué mardi Eric Azière, le rapporteur. Quotidiennement, 100.000 personnes habitant des deux côtés du périphérique sont touchées par la pollution aux particules fines des moteurs thermiques et la pollution sonore, avait-il ainsi rappelé.
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Un groupe de manifestants a appelé les forces de l'ordre à se suicider, samedi 20 avril au cours de l'acte XXIII des gilets jaunes à Paris. Une séquence choquante pour une profession touchée par une vague de suicides.
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"Honte à ceux qui se sont livrés à une telle ignominie !" Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, n'a pas tardé à réagir sur Twitter à une séquence qui a marqué l'acte XXIII des gilets jaunes, descendus une nouvelle fois dans la rue samedi 20 avril afin de réclamer plus de pouvoir d'achat. Devant les policiers qui leur font face, un petit groupe de manifestants a entonné un chant très hostile : "suicidez-vous". Outre le locataire de la place Beauvau, cet épisode a choqué la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal.Il n'y a pas qu'au gouvernement, que ces propos ont suscité des réactions. Chez les Républicains, Christian Estrosi, le maire de Nice. Des propos "ignobles", scandés par "des voyous". Des "cris inhumains" pour le candidat républicain aux élections européennes, François-Xavier Bellamy. Depuis le mois de janvier, 28 policiers se sont donnés la mort. Les deux derniers suicides en date sont ceux d'une capitaine de police de Montpellier et d'un policier de Paris, décédés jeudi 18 avril. Une intersyndicale de la profession avait demandé à être reçue en urgence par Christophe Castaner.
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L'agression s'est déroulée dans un bus à Neuilly-sur-Marne, mardi 11 août.
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Une infirmière a été frappée par deux adolescents auxquels elle avait demandé de mettre un masque dans un bus de Neuilly-sur-Marne. Les deux agresseurs présumés, nés en 2004, ont été interpellés après cette agression, survenue mardi 11 août en milieu d'après-midi. Ils étaient toujours en garde à vue mercredi. Selon la source policière, les deux garçons auraient frappé cette femme "à coups de poings, de pieds et de tête avant de la mettre au sol". Présentant de "nombreuses plaies superficielles et contusions", la victime a refusé d'être prise en charge par les pompiers.Vendredi, trois hommes ont été mis en examen, dont deux pour violences aggravées, après l'agression à coups de bâton dans une laverie de Soisy-sous-Montmorency (Val-d'Oise) d'un homme qui avait demandé à un autre client de respecter le port du masque. L'agression avait été filmée par des caméras de vidéosurveillance. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait réagi à cette agression en dénonçant des images "insupportables".
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Un "coup de tonnerre" et beaucoup de "questions": l'arrestation du "financier" du génocide rwandais près de Paris a jeté une lumière crue sur la présence ancienne et la traque tardive de présumés génocidaires en France, qui resta jusqu'au bout l'allié du dernier régime hutu du Rwanda.
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"C'est un coup de tonnerre ! Kabuga arrêté, et arrêté en France! Cela fait 26 ans que Kabuga se cache...", lâche samedi le souffle coupé Alain Gauthier, 71 ans, cofondateur du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR).Félicien Kabuga, 84 ans, fut l'une des pièce-maîtresse du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, en mettant sa fortune et ses réseaux au service du financement des tueries, selon l'acte d'accusation de la justice internationale.Alain Gauthier et son épouse franco-rwandaise Dafroza - qui a perdu plusieurs membres de sa famille dans le génocide - ont commencé il y a 23 ans un travail solitaire et colossal en quête de justice. En 2001, ils ont cofondé le CPCR, avec l'objectif "de déférer devant la justice française les personnes soupçonnées d'avoir participé au génocide" et "qui ont trouvé un accueil souvent trop complaisant sur le sol français".Les zones d'ombres sur le rôle de Paris avant, pendant et après ce génocide - qui fit selon l'ONU au moins 800.000 morts d'avril à juillet 1994, essentiellement au sein de la minorité tutsi mais aussi parmi les Hutu modérés - restent une source récurrente de polémique en France.Parmi les points les plus disputés figurent l'ampleur de l'assistance militaire apportée par la France au régime du président hutu rwandais Juvénal Habyarimana de 1990 à 1994 et les circonstances de l'attentat qui lui coûta la vie le 6 avril 1994, élément déclencheur du génocide.En avril 2019, le président français Emmanuel Macron a annoncé l'ouverture des archives françaises concernant le Rwanda entre 1990 et 1994 à une commission d'historiens et un renforcement des moyens judiciaires pour poursuivre d'éventuels génocidaires qui se trouveraient en France.- "Liens antérieurs" -Ce volet est sensible car plusieurs personnes soupçonnées par Kigali d'avoir joué un rôle résident en France, comme par exemple Agathe Kanziga, veuve de Juvénal Habyarimana, que la justice française a refusé d'extrader en 2011. Elle est souvent présentée comme l'une des dirigeantes de l'"akazu", le premier cercle du pouvoir hutu qui, selon ses accusateurs, a planifié et mis en oeuvre le génocide.Depuis une vingtaine d'années, le couple Gauthier a transmis à la justice des informations sur "une trentaine de cas" de génocidaires présumés réfugiés en France. Ces procédures ont abouti à trois condamnations et plusieurs non-lieux. Les enquêtes - une trentaine - ont été longues et souvent tardives.Pour Pierre Nsanzimana, président d'Ibuka France, association de soutien aux victimes du génocide, l'arrestation de Kabuga, "c'est vraiment une nouvelle énorme pour les rescapés". "Mais ça ne nous empêche pas de nous poser des questions sur les protections qu'il a pu avoir et sur le fait qu'il soit en France depuis si longtemps".Florent Piton, chercheur à l'université de Paris, spécialiste de l'histoire du Rwanda, souligne que "l'arrivée de proches de l'ancien régime en France est lié à l'existence de réseaux antérieurs". "Je ne sais pas si on peut dire que la France a été une terre d'asile, mais elle a été une terre prisée des génocidaires présumés, comme la Belgique, parce qu'il existait des liens institutionnels antérieurs"."La France, au moment du génocide, a accueilli sur son sol des personnalités qui ont été montrées du doigt, comme Agathe Habyarimana, qui est partie dans le premier avion qui a décollé de Kigali", poursuit-il.Mais, nuance-t-il, "l'entrave à la justice ne passe pas forcément par une volonté politique, elle tient aux moyens qu'on lui donne". "En France, on a vu une différence, avec une accélération des enquêtes, au moment de la création du pôle +crimes contre l'humanité+ en 2012", relève-t-il. "Les enquêtes sont évidemment facilitées par le fait que les relations entre Paris et Kigali sont aujourd'hui plus fluides".Mais Alain Gauthier interpelle: "Comment se fait-il qu'il ait fallu attendre 2018 pour que le parquet de sa propre initiative finisse par arrêter une personne soupçonnée d'avoir participé au génocide?".- "Photo vieille de 17 ans" -"Ce n'est pas normal qu'il nous ait fallu 25 ans et que tous les dossiers qui sont sur les bureaux des juges jusqu'à l'année dernière sont des dossiers que nous avons apportés", assène-t-il.Contacté par l'AFP, un ancien enquêteur de la gendarmerie française explique sous couvert d'anonymat pourquoi ces enquêtes sont si difficiles: "Nous recherchions des suspects en fuite, qui avaient changé d'identité, qui bougeaient tout le temps et pour certains avaient beaucoup de ressources". "Pour Félicien Kabuga (recherché depuis 1997), nous avions une photo vieille de 17 ans. Il y a environ six ans, son épouse vivait en Belgique, lui a été localisé successivement au Congo-Kinshasa, au Kenya", raconte-t-il. "On a eu plusieurs fois des informations le situant en France. On a tenté de l'interpeller à Paris un soir de Noël, il y a quelques années, mais sans succès"."C'est quand même remarquable que la France l'aie arrêté: il y avait depuis des années une notice rouge d'Interpol le concernant et tous les autres pays où il est passé ont échoué", note-t-il.Pour François Graner, de l'association Survie, l'arrestation de Kabuga est "un très bon signe d'activité de la justice et de la gendarmerie françaises". Mais elle "pose la question des soutiens français dont bénéficient" ces présumés génocidaires."Pourquoi la justice pénale ne s'intéresse pas plus à Agathe Kanziga, alors que la justice administrative (française) a établi un rôle grave au point qu'il était impossible de lui donner l'asile?", interroge-t-il.La France n'a jamais extradé aucun suspect de génocide au Rwanda. La veuve Habyarimana, installée dans un petit pavillon en région parisienne, "sans papiers mais pas expulsable" selon son avocat, a saisi la Cour européenne des droits de l'Homme.
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Dans une lettre adressée au chef de l'État, des jeunes, soutenus par l'organisation "Youth for Climate France", demandent à Emmanuel Macron de clarifier sa position sur le climat et à débattre avec lui des questions écologiques.
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Le chef de l'État acceptera-t-il la proposition ? Des jeunes, soutenus par l'association Youth for Climate France, ont adressé une lettre datée du lundi 4 mars à Emmanuel Macron. "Nous vous officiellement aujourd'hui à débattre avec plusieurs jeunes Français en direct à la télévision et en présence de jeunes le 15 mars au soir". Le 15 mars est une journée importante, date de clôture du grand débat, "qui s'est malheureusement déroulé en l'absence des jeunes", et jour de grève mondiale de la jeunesse pour le climat. "Les questions abordées concerneront la transition écologiques et solidaire dans toute sa diversité", précise le courrier qu'a pu se procurer franceinfo. Selon cette lettre, les positions d'Emmanuel Macron concernant l'écologie demandent à être clarifiées : "Vous avez récemment appelé la France à s'exprimer, notamment sur les questions écologiques, dans le cadre d'un grand débat national. Nous demandons à ce que vous vous prêtiez vous aussi à cet exercice. Le jeunes générations ont besoin de comprendre clairement votre position et de vous soumettre les leurs", lit-on dans ce courrier. Le 22 février, Emmanuel Macron avait rencontré à sa demande Greta Thunberg, la jeune activiste suédoise de 16 ans venue à Paris pour soutenir les actions des jeunes Français pour le climat. L'adolescente est à l'origine d'une vague de mobilisation des jeunes pour le climat en Europe.
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L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dévoile les résultats d'une étude, qui a porté sur près de 8.000 produits vendus à travers l'Europe.
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Parents, attention aux sucres ! La nourriture industrielle pour bébé a fait l'objet d'un rapport approfondi de l'OMS, qui pointe ce lundi 15 juillet les dangers d'une omniprésence de sucres, ainsi que d'un étiquetage parfois trompeur."Dans environ la moitié des produits examinés (...), plus de 30% des calories provenaient des sucres totaux et environ un tiers des produits contenaient du sucre ajouté ou d'autres édulcorants", note la branche européenne de l'Organisation mondiale de la Santé, après avoir passé au crible près de 8.000 produits dans plus de 500 magasins entre Autriche, Bulgarie, Israël, et Budapest. Une surdose de produits sucrés dans l'alimentation du nourrisson peut augmenter le risque de surpoids et de caries dentaires. Elle peut en outre causer dès le plus jeune âge une préférence nocive pour le reste de sa vie, met en garde l'institut, qui propose de renouveler ses critères pour améliorer l'alimentation des tout-petits."Une bonne nutrition durant la période néonatale et la petite enfance reste essentielle afin d'assurer une croissance et un développement optimaux de l'enfant, et de meilleurs résultats sanitaires plus tard dans la vie", rappelle la directrice régionale de l'OMS pour l'Europe, Zsuzsanna Jakab, citée dans un communiqué. En 2018, l'institution avait mis en garde contre la progression de l'obésité et du surpoids chez les Européens qui risquait d'inverser la tendance à la hausse de leur espérance de vie.Consommer des boissons sucrées, y compris des jus de fruits, peut entraîner une tendance à délaisser les aliments plus riches en nutriments. Environ un tiers des produits examinés contenaient du sucre, du jus de fruits concentrés ou d'autres édulcorants dans leur composition, ingrédients qui ne devraient pas être ajoutés aux aliments destinés aux tout-petits. Entre 18% et 57% d'entre eux contenaient plus de 30% calories provenant de sucres, déplore l'OMS.La branche Europe de l'institution, qui s'étend de l'Atlantique au Pacifique, comprend 53 pays aussi hétéroclites que la Russie et Andorre, l'Allemagne et le Tadjikistan. L'étude a également montré que des aliments considérés comme inappropriés au regard des recommandations de l'Organisation sont commercialisés pour les tout-petits.Entre 28% et 60% des aliments étaient étiquetés comme convenant aux nourrissons de moins de six mois or, "l'OMS recommande que les nourrissons soient exclusivement nourris au lait maternel pendant les six premiers mois de leur vie et, par conséquent, aucun aliment ne devrait être commercialisé comme convenant aux enfants de moins de six mois", souligne le rapport. Pour encourager ses membres à adopter de nouvelles lignes directrices, l'OMS réactualise ses recommandations. Elle voudrait mettre fin à la promotion des substituts du lait maternel et recommande que l'alimentation des enfants entre six mois et deux ans se base sur des aliments riches en nutriments, préparés à la maison. Tous les sucres ajoutés et les édulcorants devraient également être bannis de la nourriture pour bébé. Les étiquetages des boissons sucrées, notamment les jus de fruits et le lait concentré, et des confiseries devraient mentionner que ces produits ne conviennent pas aux enfants de moins de trois ans.
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Le bras de fer germano-russe autour de l'opposant russe Alexeï Navalny s'est durci dimanche, Berlin fixant un ultimatum pour avoir des explications sur son empoisonnement avant de possibles sanctions, tandis que Moscou accuse l'Allemagne de ne pas coopérer.
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"Fixer des ultimatums n'aide personne, mais si dans les prochains jours la partie russe ne contribue pas à clarifier ce qui s'est passé" concernant la bête noire du Kremlin, "alors nous allons devoir discuter d'une réponse avec nos partenaires" européens, a averti dans le quotidien Bild le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas, dont le pays préside actuellement l'Union européenne.Il a ajouté qu'en cas de sanctions, elles devraient être "ciblées".Et dans la soirée, sur la chaîne de télévision publique ARD, il a jugé qu'il "serait erroné d'exclure a priori" des conséquences pour le projet phare de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l'Europe.- "Empoisonné" -Principal opposant russe, Alexeï Navalny est actuellement hospitalisé à Berlin. Selon le gouvernement de la chancelière allemande Angela Merkel, il a été "sans équivoque" empoisonné en Russie lors d'une tournée électorale par un agent neurotoxique de type Novitchok, conçu à l'époque soviétique à des fins militaires. Berlin et les autres pays occidentaux ont exhorté Moscou à plusieurs reprises à faire la lumière sur l'empoisonnement.Le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab a jugé encore dimanche "très difficile" de penser à une autre explication "plausible" que celle d'une "émanation de l'Etat russe". La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a contre-attaqué en accusant Berlin "de retarder le processus de l'enquête qu'elle réclame", avec des pièces du dossier selon elle toujours pas transmises à Moscou. "Délibérément ?", a-t-elle écrit sur Facebook, en suggérant que l'Allemagne jouait "un double jeu".Le chef de la diplomatie allemande a parlé à ce sujet de "manoeuvre de diversion" de Moscou. "Et je crains que nous n'en ayons beaucoup d'autres dans les jours à venir", a-t-il dit sur ARD, en assurant avoir déjà donné son accord de principe à une demande d'entraide judiciaire déposée par la Russie pour avoir accès au dossier, et actuellement examinée par le parquet de Berlin.Abandonnant toute précaution diplomatique, M. Maas a mis directement en cause l'Etat russe dans l'empoisonnement."Il y a plusieurs indices en ce sens, c'est la raison pour laquelle la partie russe doit maintenant réagir", a-t-il dit. "La substance mortelle avec laquelle Navalny a été empoisonné s'est trouvée dans le passé en possession des autorités russes. Seul un petit nombre de personnes ont accès au Novitchok et ce poison a déjà été utilisé par les services russes pour l'attaque contre l'ex-agent (russe) Sergueï Skripal" au Royaume-Uni en 2018, a-t-il encore énuméré.- Gazoduc menacé? -Côté sanctions, M. Maas a évoqué un possible gel du projet très controversé en cours de finition de gazoduc Nord Stream 2, censé approvisionner l'Allemagne et l'Europe en gaz russe - un projet jusqu'ici très cher à l'Allemagne.Le gouvernement d'Angela Merkel est avec l'affaire Navalny sous une pression croissante pour revoir son soutien à ce projet.Les Etats-Unis mènent depuis plusieurs années déjà une intense campagne pour tenter de le torpiller. Ils ont imposé des sanctions contre les entreprises impliquées dans le chantier, actuellement à l'arrêt, malgré les protestations européennes.Jusqu'ici, la chancelière a toujours tenu à scinder la relation avec le président russe Vladimir Poutine de ce projet, eu égard aux intérêts économiques et énergétiques majeurs en jeu: plus d'une centaine d'entreprises européennes, dont la moitié allemandes, y sont associées.Au plan national, Nord Stream est néanmoins devenu pour elle un sujet de controverse, notamment entre les prétendants à sa succession à la chancellerie dans son camp conservateur, en vue des élections législatives de fin 2021.Deux d'entre eux, Friedrich Merz et le président de la commission des Affaires étrangères de la chambre des députés, Norbert Röttgen, ont appelé à stopper le gazoduc, sous peine selon ce dernier "d'encourager Poutine" à "poursuivre sa politique".Un autre, Armin Laschet, un des favoris, a lui appelé à ne pas agir "par réflexe".
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L'ancien président de Taïwan, Lee Teng-hui, qualifié de "M. Démocratie" pour son rôle dans la transition politique sur cette île, est mort jeudi à l'âge de 97 ans, a annoncé l'hôpital où il était soigné.
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Reconnu comme ayant été l'un des artisans de la transformation de Taïwan en un pays libre et moderne après des décennies de dictature, il avait été président de 1988 à 2000.Il était devenu une figure de proue du mouvement visant à faire reconnaître cette île en tant qu'Etat souverain sur la scène internationale."Lee a contribué à mettre fin à des décennies d'autoritarisme et a inauguré une nouvelle ère de prospérité économique, d'ouverture et d'Etat de droit", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un communiqué, saluant son "rôle crucial dans la transformation de Taïwan dans la démocratie exemplaire que nous connaissons aujourd'hui".L'ancien chef de l'Etat a été hospitalisé en février après s'être étouffé en mangeant et souffrait de maladies chroniques depuis plusieurs années.Lee Teng-hui est mort d'"un choc septique et d'une défaillance de plusieurs organes malgré les efforts de l'équipe médicale pour le réanimer", a déclaré le vice-président de l'hôpital général des vétérans de Taipei devant la presse.Né à Taïwan en 1923, il a étudié au Japon, dont son île a été une colonie pendant 50 ans jusqu'en 1945, après la fin de la guerre du Pacifique.Taïwan a alors été restituée à la Chine, dirigée à l'époque par le chef du Kuomintang (KMT) Tchang Kaï-chek. Quatre ans plus tard, après avoir perdu la guerre civile face aux communistes, Tchang Kaï-chek s'est enfui à Taïwan où il a mis en place un gouvernement rival, qu'il a dirigé d'une main de fer jusqu'à sa mort en 1975.- Réformes politiques d'ampleur -Lee, qui est devenu professeur d'économie agricole, a été introduit auprès du fils de Tchang Kaï-chek, Chiang Ching-kuo, dans les années 1970. Lorsqu'il est devenu président à la mort de son père, Chiang Ching-kuo a promu Lee à plusieurs postes gouvernementaux.Vice-président en 1984, il devient quatre ans plus tard, après la mort de Chiang Ching-kuo en 1988, le premier président de Taïwan né sur l'île.Chiang Ching-kuo avait déjà levé la loi martiale en 1987, mais c'est Lee qui a mené la transition de Taïwan vers la démocratie.Son gouvernement a introduit des réformes politiques de grande ampleur, dont l'élection d'un nouveau parlement et la présidentielle au suffrage direct.Malgré les menaces de la Chine continentale, il remporte une large victoire électorale en 1996. La Chine tire alors des missiles balistiques sur le détroit de Taïwan, espérant en vain dissuader les électeurs de voter pour Lee et suscitant l'arrivée dans la région de navires de guerre américains.Lee a cédé son poste de président à Chen Shui-bian, du Parti progressiste démocratique (DPP), en 2000 lorsque le KMT a perdu les élections pour la première fois.Lorsque Ma Ying-jeou du KMT a succédé à Chen en 2008 et suivi une politique de rapprochement avec la Chine continentale, Lee est apparu comme l'une des voix critiques de la ligne pro-Pékin.
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"Merci du fond du cœur pour tous ces messages de soutien que vous m'avez envoyé". C'est avec ces quelques mots que Johnny Hallyday a tenu à remercier chaleureusement ses fans pour leurs encouragements.
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Le chanteur a enregistré une vidéo postée sur son compte Instagram ce lundi, rapporte le magazine Voici. En lutte contre un cancer des poumons depuis quelques mois, c'est sur Twitter que le chanteur avait annoncé sa maladie, tout en rassurant ses admirateurs : "Mes jours ne sont pas en danger. C'est un combat que je mène fièrement avec ma femme et mes proches". Il y a quelques jours, Laeticia Hallyday avouait être touchée par tous ces messages d'affection. Aujourd'hui c'est à ses fans que l'idole des jeunes adresse une déclaration d'amour : "Je vous aime profondément moi aussi" et il leur fait cette promesse : "On va se voir très bientôt". Johnny Hallyday confirme ainsi qu'il participera bien avec Eddy Mitchell et Jacques Dutronc à la tournée des Vieilles Canailles prévue en juin prochain.
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"La Chine a sermonné 10 plateformes de diffusion de vidéos en direct pour leurs contenus "dissolus" montrant des utilisatrices aux tenues légères ou des "danses érotiques vulgaires", a indiqué mardi l'autorité nationale de régulation d'internet.
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Le pays asiatique interdit la pornographie et a un seuil de tolérance relativement bas vis-à-vis de toute image, film ou texte évoquant le sexe de manière trop explicite.Parmi les plateformes visées figurent Bilibili (cotée au Nasdaq) ou encore iXigua (propriété du géant ByteDance, maison-mère de l'application TikTok), a indiqué l'Administration chinoise du cyberespace (CAC).Elles ont été réprimandées et ont reçu l'ordre de suspendre l'inscription des nouveaux utilisateurs ainsi que de passer en revue l'ensemble des comptes, selon la même source. "Certaines présentatrices féminines portent des vêtements suggestifs, tandis que des hommes se laissent aller à des propos et des actes grossiers, effectuant des danses érotiques vulgaires, des satires ou encore émettent des injures, et cela malgré des avertissements répétés", a indiqué l'administration.Les 10 plateformes devront "rectifier" leurs pratiques et sont tenues de placer les utilisateurs récalcitrants sur liste noire.Les autorités chinoises contrôlent étroitement les contenus sur internet. Elles demandent notamment aux sites de censurer la pornographie et les propos politiques trop critiques des autorités.Elles éprouvent plus de difficultés à surveiller les plateformes de vidéo en direct, en plein essor ces dernières années avec l'apparition d'innombrables influenceurs et starlettes du web.En juin, la police de Zhengzhou (Centre) a arrêté un couple marié qui avait diffusé en direct et en vidéo ses ébats, l'homme interprétant le rôle fictif d'un chauffeur de VTC et sa femme celle d'une passagère.
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Une résolution condamnant le racisme systémique et les violences policières a été unanimement adoptée vendredi par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à l'issue d'un débat historique et après le retrait d'une mention ciblant spécifiquement les États-Unis.
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Le Conseil des droits de l'Homme, instance onusienne basée à Genève et dont Washington s'est retiré en 2018, a adopté par consensus cette résolution présentée par des pays africains dans le cadre d'une réunion d'urgence convoquée après la mort de George Floyd et les manifestations monstres organisées contre le racisme dans le monde entier.Floyd, un quadragénaire afro-américain, est mort asphyxié par un policier blanc lors de son interpellation le 25 mai à Minneapolis.Dans sa version initiale, la résolution réclamait l'établissement d'une commission d'enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur le "racisme systémique" aux États-Unis. Ce type de commission est une structure de haut niveau généralement réservée aux grandes crises comme le conflit syrien.Mais le texte a été progressivement édulcoré et ne cible plus nommément les États-Unis, déclenchant l'ire d'ONG. Il se contente de demander à la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme Michelle Bachelet "de préparer un rapport sur le racisme systémique, les violations du droit international en matière de droits de l'Homme et les mauvais traitements contre les Africains et les personnes d'origine africaine par les forces de l'ordre".Le rapport, précise-t-il, devrait en particulier examiner "les événements ayant provoqué la mort de George Floyd et d'autres Africains et personnes d'origine africaine, dans le but de contribuer à établir les responsabilités et faire justice aux victimes".- Pressions américaines -Les ONG de défense des droits de l'Homme ont accusé les Etats-Unis d'avoir fait pression pour vider le texte d'une grande partie de sa substance."En harcelant d'autres pays pour édulcorer ce qui aurait été une résolution historique, et s'exonérer ainsi de toute enquête internationale, les Etats-Unis tournent le dos encore une fois aux victimes des violences policières et aux personnes noires", a ainsi déploré la puissante American Civil Liberties Union (ACLU).Sans mentionner les Etats-Unis, Michelle Bachelet avait dénoncé mercredi devant le Conseil "le racisme systémique" et appelé à "faire amende honorable" pour des siècles d'oppression des populations noires, avec "des excuses officielles" et des "réparations".Après une minute de silence observée pour toutes les victimes du racisme, la secrétaire générale adjointe de l'ONU, Amina Mohammed, avait elle relevé dans un message vidéo qu'il était de la "responsabilité" des Nations unies de répondre aux victimes de racisme.Avant l'ouverture de la réunion mercredi, une vingtaine de hauts fonctionnaires de l'ONU d'origine ou d'ascendance africaine, parmi lesquels le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avaient signé à titre personnel une déclaration estimant que "la simple condamnation des expressions et des actes de racisme ne suffit pas".Le groupe des pays africains au sein du CDH a fait des "nombreuses concessions" pour "garantir le consensus" autour du texte, a reconnu le représentant du Burkina-Faso au nom de ces Etats avant son adoption.Pour obtenir des réformes, le frère de Floyd s'est adressé mercredi à l'ONU dans un vibrant message vidéo. "Vous avez le pouvoir de nous aider à obtenir justice", a lancé Philonise Floyd.Il faut mettre en place une "commission d'enquête indépendante sur les personnes noires tuées par la police aux Etats-Unis et sur la violence déployée contre des manifestants pacifiques", a-t-il souhaité.A Genève, l'ambassadeur américain auprès des Nations unies, Andrew Bremberg, a souligné cette semaine la "transparence" dont fait preuve son pays en matière de lutte contre la discrimination et l'injustice raciales.Après un timide décret du président Donald Trump, les sénateurs républicains ont présenté mercredi un projet de loi qui s'attaque aux "clés d'étranglement" et à la formation des agents de police, sans toutefois s'attaquer à la large immunité dont ils bénéficient depuis des années.
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La police judiciaire a été saisie d'un viol commis sur une jeune femme de 23 ans. Le suspect serait un homme qui se trouvait parmi les manifestants samedi.
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La police judiciaire enquête sur un viol qui aurait été commis à Paris samedi 1er décembre lors de la manifestation des "gilets jaunes". La garde des Sceaux Nicole Belloubet a annoncé dimanche face à la presse, au tribunal de grande instance, qu'un viol avait été commis. "Lorsqu'il y a non seulement des dégradations qui sont absolument inacceptables dans notre République (...), lorsqu'il y a des incendies (...), lorsqu'il y a des atteintes aux personnes, y compris je crois un viol, ce sont des éléments qui ne peuvent pas être acceptés dans notre République", a déclaré la ministre de la Justice, à 1 minute 30 dans la vidéo ci-dessous. Selon les informations du Parisien, un manifestant de Seine-et-Marne aurait contraint une "gilet jaune" de 23 ans à une fellation. Les faits se seraient déroulés dans les sous-sols d'un établissement de restauration rapide, poursuit le quotidien francilien. La jeune femme a alerté les manifestants qui l'accompagnaient et son agresseur aurait été molesté avant d'être livré aux forces de l'ordre. Le suspect serait en garde à vue et connu des services de police pour consommation de stupéfiants, précise Le Parisien. Les investigations ont été confiées au premier district de police judiciaire. Au total, ce week-end, les violences ont donné lieu à 363 garde à vue, dont 32 pour des mineurs, selon un nouveau bilan du parquet de Paris. Parmi ces personnes en garde à vue, 81 procédures visant des majeurs ont été classées sans suite tandis que les gardes à vue ont été prolongées pour 111 autres majeurs, a indiqué lundi matin le parquet. Le Parisien précise que la police judiciaire a été saisie pour les faits les plus graves comme le vol d'un fusil d'assaut aux forces de l'ordre, les dégradations de l'Arc de Triomphe ou encore la destruction d'une grille du jardin des Tuileries.
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Selon les informations d'Europe 1, ces cinq personnes sont considérées comme des « ultra-jaunes » par les services de police.
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Alors que la mobilisation faiblit ces dernières semaines, le mouvement des Gilets jaunes ne s'arrête pas pour autant. Et certains manifestants semblent toujours prêts à jouer les fauteurs de troubles en marge des rassemblements. Europe 1 relate que cinq personnes ont ainsi été interpellées samedi 25 au matin, peu avant le début de l'acte 28 des Gilets jaunes. Bernard Tapie : "Les gilets jaunes ? Ce n'est pas terminé"par La ProvenceAlors qu'elles étaient aux abords des Champs-Élysées, où un arrêté a été pris pour interdire toute manifestation ce week-end, les forces de l'ordre ont retrouvé sur elles des mortiers. Ces cinq manifestants sont considérés comme des « ultra-jaunes » par la police : radicalisés, ils ont "choisi la violence" pour se faire entendre, relate Europe 1, qui précise qu'ils sont âgés de 27 à 32 ans et sont originaires de la petite et de la grande couronne parisienne.Départ du Père LachaiseAucun incident n'était à signaler en début d'après-midi en marge des rassemblements des Gilets jaunes, que ce soit à Paris ou ailleurs en France, samedi. À Paris, le cortège s'est élancé peu après 11h30 du cimetière du Père Lachaise : les manifestants doivent se diriger vers le Sacré Cœur. En France, l'un des principaux rassemblements est prévu à Amiens, où les Gilets jaunes ont annoncé "venir chercher Macron chez lui" : près de 750 personnes ont déclaré sur Facebook se rendre dans la ville d'origine du président de la République.À la veille du vote des élections européennes, les chiffres de la mobilisation seront scrutés, une semaine après la plus faible mobilisation enregistrée depuis le début du mouvement des Gilets jaunes. Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 15 500 personnes ont manifesté pour l'acte 27 du mouvement, dont 1 600 à Paris. Le « Nombre Jaune », qui comptabilise les remontées du terrain des Gilets jaunes, avait dénombré de son côté 40.497 manifestants.
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Iosif Acsente a passé sa vie dans les bras du delta du Danube. A 74 ans, son quotidien de pêcheur reste immuable mais le décor, aux confins aquatiques de la Roumanie, se transforme inexorablement.
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Celui qui se décrit comme le "dernier rameur de Sfantu Gheorghe", son village natal, connaît tellement bien l'embouchure du fleuve "que si on me jetait du haut d'un hélicoptère, je saurais où je suis", raconte à l'AFP cet homme longiligne.Une gageure dans ce labyrinthe végétal entre ciel et eau, plus grande zone humide d'Europe, où s'entrelacent canaux, étangs, marais jusqu'à leur rencontre avec la mer Noire.Dispersées sur les 5.800 km2 du delta, quelques localités tentent de concilier leur développement avec le fragile équilibre naturel d'une zone classée au patrimoine mondial de l'Unesco pour sa faune et sa flore, faite notamment de milliers de roseaux qui ondulent dans le vent.Accessible uniquement par bateau, le village de Sfantu Gheorghe est "le premier à voir le soleil se lever" au sein de l'Union européenne, énonce fièrement le maire adjoint, Aurel Bondarencu. - Longs hivers -La commune compte un peu plus de 500 habitants, contre 2.000 au début des années 1990, après la fin de la dictature communiste.Iosif Ascente sort son canot tous les jours depuis plus de quarante ans. Mais comme beaucoup de jeunes Roumains, ses deux filles ont quitté le pays pour travailler à l'étranger."Mes fils travaillent en Allemagne, sur des bateaux de croisière", détaille quant à lui M. Bondarencu. "J'aime cette région mais je n'aurais pas voulu que mes enfants y restent", souffle le maire adjoint. En hiver, le brouillard complique la navigation et il arrive encore au fleuve de geler. Mieux vaut ne pas attraper le nouveau coronavirus dans l'isolement du delta. "Il y de bonnes chances pour qu'il soit trop tard quand la chaloupe de secours arrive", confie Iosif Acsente.Assis sur un petit banc devant sa maison, Ilie Ignat, 75 ans, se remémore "les beaux jours" des pêches miraculeuses en mer Noire et les hivers qui coupaient le village du monde durant des semaines. Il a raccroché ses filets il y a une dizaine d'années. "Les jeunes d'aujourd'hui ne veulent plus faire d'effort. Les rames, c'est fini", lâche-t-il, avec un brin de vague à l'âme.Le poisson se fait rare. Ce jour-là, un seul sandre s'est égaré dans le filet tendu la veille par Iosif Acsente.- Nature sous pression -Les rames des barques de pêche, polies par le vent et la pluie, ont disparu au profit des engins à moteur. Dans les rues recouvertes de sable fin et bordées de jardins fleuris, quelque 4X4 bringuebalants, sans plaque d'immatriculation, ont remplacé les charrettes."Les voitures détruisent Sfantu Gheorghe et les embarcations équipées de moteurs trop puissants ravagent le delta", admet un autre pêcheur, Marius. Comme tant d'habitants, cet homme de 51 ans ne peut cependant vivre sans l'indispensable source de revenus de la région, le tourisme, qui accroît la pression sur l'environnement.Marius guide les visiteurs dans les canaux à la découverte des nénuphars jaunes ou des colonies de pélicans. "La pandémie n'a pas été bonne pour l'homme mais elle a donné un peu de répit à la nature", reconnaît-il en arrêtant sa barque pour ne pas perturber un cormoran qui sèche ses ailes au soleil et une gracile aigrette semblant marcher sur l'eau.En juillet comme en août, chaque maison ou presque - sur les toits desquelles la chaume traditionnelle fait peu à peu son retour - offre le gîte aux estivants, proposant les plats locaux à base de brochet ou de perche.Si les touristes étrangers devaient se faire rares à cause de la pandémie, les Roumains seront au rendez-vous, veut croire le maire adjoint. "On n'a pas eu de problème ici avec le coronavirus", explique-t-il. "Au contraire, je crains qu'on ne puisse pas accueillir tout le monde".
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La Première ministre britannique a demandé un délai supplémentaire pour le Brexit. Face à elle, Bruxelles montre les crocs.
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Theresa May a annoncé mercredi 20 mars avoir demandé à l'Union européenne un report du Brexit jusqu'au 30 juin, devant le Parlement. "J'ai écrit ce matin au président du Conseil européen Donald Tusk pour l'informer que le Royaume-Uni souhaitait une extension de l'Article 50 (du Traité de Lisbonne qui régit la sortie d'un pays de l'UE, ndlr) jusqu'au 30 juin", a-t-elle dit. Le Brexit est censé théoriquement avoir lieu le 29 mars. "Graves risques"Pour la Commission européenne, un report de la date du Brexit jusqu'au 30 juin entraînerait "de graves risques juridiques et politiques" pour l'UE. L'exécutif européen plaide soit pour un report jusqu'au 23 mai, avant les élections européennes, soit jusqu'au moins fin 2019. "Toute autre option (comme par exemple une prorogation jusqu'au 30 juin 2019) entraînerait de graves risques juridiques et politiques pour l'UE", estime Bruxelles, dans une note présentée aux commissaires.Loin d'y être favorable, Theresa May avait longtemps exclu l'idée de ce report. Elle a fait porter la responsabilité à la Chambre des Communes "qui a rejeté l'accord pour la deuxième fois le 12 mars" ainsi que sur le président de la Chambre qui a refusé la tenue d'un nouveau vote sur le même texte cette semaine. "Je ne veux pas d'un long report", a-t-elle affirmé, soulignant qu'il entraînerait une participation "inacceptable" aux élections européennes fin mai.Elle a aussi exclu la tenue d'élections générales au Royaume-Uni, estimant que les Britanniques veulent la mise en oeuvre de leur vote pour sortir de l'UE de juin 2016. En revanche, elle a annoncé qu'elle avait l'intention de représenter "dès que possible" son accord de divorce aux députés, avec des modifications, sans préciser la date.La demande de report du Brexit doit être acceptée à l'unanimité par les 27 dirigeants de l'UE, qui se réunissent jeudi et vendredi à Bruxelles.♦ QUELS SCÉNARIOS POSSIBLES ?• Brexit reportéCe que souhaite Theresa May : report court du Brexit jusqu'au 30 juin, excluant à ce stade un ajournement plus long qui impliquerait que le Royaume-Uni prenne part aux élections européennes des 23 et 26 mai, une option "inacceptable" selon la dirigeante. Tout report devra être acceptée à l'unanimité par les 27, qui seront réunis jeudi et vendredi à Bruxelles.Ce que recommande la Commission européenne : soit un report court jusqu'au 23 mai, avant les élections européennes, soit un autre plus long jusqu'au moins fin 2019.• Nouveau vote sur l'accord de BrexitDestiné à mettre en oeuvre un Brexit en douceur, le Traité de retrait de l'UE négocié par Theresa May avec Bruxelles a déjà été recalé à deux reprises par les députés britanniques, en janvier et la semaine dernière.Initialement prévu cette semaine, un troisième vote a été bloqué par le président de la Chambre des communes, le "Speaker" John Bercow, au motif que les députés ne pouvaient voter à nouveau sur un texte inchangé. Theresa May compte néanmoins soumettre "au plus vite" une nouvelle fois l'accord aux députés en y incorporant des modifications.• Brexit sans accordLe Parlement a rejeté cette hypothèse mais un Brexit sans accord reste une option par défaut si aucun terrain d'entente n'est trouvé entre Britanniques, ou avec l'UE. En cas de "no deal", le Royaume-Uni mettrait fin du jour au lendemain à 46 ans d'appartenance à l'UE, quittant le marché unique et l'union douanière sans période de transition, un scénario redouté par les milieux économiques.Pour atténuer une rupture brutale, le gouvernement a annoncé qu'il supprimerait temporairement les droits de douane sur 87% des importations. Et les pays européens ont eux aussi intensifié leurs préparatifs devant une telle éventualité. • Second référendum ou élections législativesL'option d'un second référendum a été rejetée la semaine dernière par la Chambre des communes. Il n'est pas exclu qu'elle finisse par y revenir, en particulier en cas de blocage prolongé. Le chef de l'opposition, le travailliste Jeremy Corbyn, lui a récemment apporté son soutien, mais du bout des lèvres. Theresa May a elle toujours refusé d'envisager une nouvelle consultation des Britanniques. Ce qui signifie qu'il faudrait un report du Brexit couplé à un changement de gouvernement ou à de nouvelles élections pour qu'elle ait lieu.
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La Haute-Marne s'apprête à voter le rétablissement de la limitation de vitesse à 90 km/h sur les routes secondaires, devenant le premier département français à adopter cette mesure.
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Une semaine après les annonces du Premier ministre Édouard Philippe ouvrant la brèche à un assouplissement des 80 km/h, la Haute-Marne franchit le pas. Vendredi 24 mai, le conseil départemental doit voter le retour à l'ancienne limitation de vitesse sur une partie de ses routes."Nous validons cet après-midi en commission permanente le retour aux 90 km/h sur 476 km de routes départementales (sur les 4.000 km que nous gérons) et nous déposerons ce texte dès ce soir sur le bureau de la sous-préfète", a déclaré à l'AFP le président du conseil départemental, Nicolas Lacroix, confirmant une information de RTL. "Nous espérons mettre en place cette mesure avant l'été", a précisé l'élu. "Assumer" sa responsabilité"C'est un choix raisonné", a poursuivi le président du conseil département. "Nous y travaillons depuis que le président Macron a ouvert la voie il y a quelques semaines. Les préfets laissent aux conseils départementaux la responsabilité du retour aux 90 km/h. En Haute-Marne, cette responsabilité, nous l'assumons comme nous avons toujours pris nos responsabilités en matière d'entretien des routes," a assuré l'élu local. "Le retour aux 90 km/h, ce n'est pas le permis de rouler comme un fou !", a-t-il insisté, rappelant que la vitesse "n'est responsable que de 30% des accidents" de la route.Convaincre les départements voisins de s'aligner"Je souhaite aussi qu'il y ait une continuité dans ce retour. C'est pourquoi je vais écrire aux conseils départementaux voisins (Vosges, Aube, Marne, Meuse...) pour que nous adoptions une position commune", a indiqué l'élu. Rien qu'en Haute-Marne, le coût de l'opération est estimé à 100.000 euros pour changer à nouveau les panneaux de signalisation. Mais pour Nicolas Lacroix, ce chiffre est "à relativiser par rapport aux 30 millions d'euros que nous investissons chaque année pour l'entretien des routes". Le 17 mai, le chef du gouvernement Édouard Philippe a ouvert la voie à des dérogations à la limitation des 80 km/h. Chaque conseil départemental est désormais autorisé à revenir aux 90 km/h, moins d'un an après l'instauration de cette mesure impopulaire, considérée comme l'un des déclencheurs du mouvement des "gilets jaunes".
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Les anomalies ne nécessitent pas de "traitement immédiat", assure l'entreprise.
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EDF a reconnu mercredi 18 septembre des problèmes de fabrication de certains composants sur six réacteurs nucléaires en exploitation en France. L'entreprise assure cependant qu'ils restent aptes au service. D'autres réacteurs, qui ne sont pas encore en service, sont également concernés, notamment le futur réacteur EPR de Flamanville, dans la Manche."À ce stade de l'instruction technique portant sur ces composants, EDF estime que les écarts constatés ne remettent pas en cause l'aptitude au service des matériels et ne nécessitent pas de traitement immédiat", indique le groupe dans un communiqué.EDF avait annoncé la semaine dernière que les procédures prévues n'avaient pas été respectées par sa filiale Framatome lors d'opérations réalisées "sur certaines soudures de générateurs de vapeur" lors de leur fabrication. Les générateurs de vapeur sont d'énormes pièces qui servent d'échangeur thermique entre l'eau du circuit primaire et l'eau du circuit secondaire, qui se transforme en vapeur et alimente la turbine qui produit l'électricité dans une centrale nucléaire"Le travail de recensement poursuivi depuis par EDF et Framatome a permis d'identifier 16 générateurs de vapeur (GV) installés sur six réacteurs en exploitation: les réacteurs n°3 et 4 de Blayais, le réacteur n°3 de Bugey, le réacteur n°2 de Fessenheim, le réacteur n°4 de Dampierre-en-Burly, ainsi que le réacteur n°2 de Paluel", détaille le groupe. "Concernant les équipements non encore en service, sont concernés les 4 générateurs de vapeur et le pressuriseur du réacteur EPR de Flamanville 3, ainsi que 3 générateurs de vapeur neufs non encore installés destinés à la réalisation des chantiers de remplacement des générateurs de vapeur des réacteurs n°5 et 6 de Gravelines", poursuit EDF. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a été prévenue du problème la semaine dernière, doit encore se prononcer sur ce dossier.En France, EDF exploite 58 réacteurs nucléaires localisés dans 19 centrales.
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La Fondation Abbé Pierre réclame de fixer aux préfets des objectifs de baisse des expulsions pour enrayer le phénomène.
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"Plus de 36.000 personnes" ont été expulsées en présence des forces de l'ordre en 2018, un nouveau record, s'est alarmé la Fondation Abbé Pierre, qui réclame encore lundi un "plan d'urgence" pour enrayer ce phénomène qui s'aggrave d'année en année.L'an dernier, 15.993 ménages ont été expulsés en présence des forces de l'ordre, une hausse de 2,9% sur un an qui concerne "plus de 36.000 personnes". En réalité, c'est entre"deux et trois fois plus" de ménages qui sont expulsés, car beaucoup partent avant l'arrivée des policiers ou des gendarmes. Avec ce nouveau "record historique", la trêve hivernale qui débute le 1er novembre "intervient (...) dans un contexte dramatique", alerte la Fondation. "On bat des records d'expulsions avec les forces de l'ordre année après année. Ça veut dire que notre manière d'agir n'arrive pas à endiguer ce fléau", déplore Christophe Robert. Pour le délégué général de la Fondation, "c'est un très mauvais signal."Pourtant depuis quelques années, l'État a mis en place un plan de prévention des expulsions, qui produit des signaux encourageants sans avoir dans l'immédiat d'effet concret sur le nombre d'expulsions car les procédures sont longues. Les décisions de justice ordonnant une expulsion ont ainsi légèrement diminué (moins de 155.000 en 2018, contre 158.700 l'année précédente, selon la Fondation), tout comme le nombre d'assignations au tribunal (moins de 120.000, contre 124.500 en 2017).Un plan à 100 millions d'eurosMais "ce qui manque cruellement, c'est de fixer aux préfets des objectifs concrets de baisse du nombre d'expulsions en bout de chaîne", estime M. Robert.La Fondation Abbé Pierre réclame depuis fin mars dernier un "plan d'urgence", estimé à "100 millions d'euros". De quoi permettre, par exemple, le triplement du budget du fonds d'indemnisation des bailleurs, qui permet aux préfets d'empêcher une expulsion et de laisser une chance à un ménage de se maintenir dans son logement, en compensant financièrement le propriétaire. "Ce fonds est passé de 78 millions d'euros en 2005 à 24 millions en 2017", dénonce M. Robert. La Fondation propose aussi de doubler les aides distribuées par les départements aux ménages en difficulté via le Fonds de solidarité logement (FSL).Alors que le gouvernement a annoncé en septembre l'accroissement des moyens consacrés au programme d'aide au logement des sans-abris, dit du "Logement d'abord", l'association dénonce un "paradoxe". "On ne peut pas écoper en permanence les situations difficiles des personnes à la rue, sans intervenir efficacement en amont sur les expulsions locatives", juge M. Robert.
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Le musicien guinéen, connu pour son tube "Yéké yéké" est mort vendredi à Conakry, à l'âge de 70 ans.
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Mory Kanté s'est éteint "vers 9H45 ce matin à l'hôpital sino-guinéen" de Conakry, en Guinée, a annoncé son fils Balla Kanté vendredi 22 mai à l'AFP. Le chanteur et musicien guinéen était connu pour le tube planétaire "Yéké yéké" dans les années 1980. Mory Kanté, surnommé le "griot électrique", a contribué à populariser la musique africaine et guinéenne à travers le monde. "Yéké Yéké", sorti en 1987, s'est vendu à des millions d'exemplaires et a atteint les sommets des hit-parades dans de nombreux pays. "Il souffrait de maladies chroniques et voyageait souvent en France pour des soins, mais avec le coronavirus ce n'était plus possible", a précisé son fils. "On a vu son état se dégrader rapidement, mais j'étais surpris quand même car il avait déjà traversé des moments bien pires".
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Au Bangladesh, la production traditionnelle de mousseline de coton, jadis si renommée, ne tient plus qu'à un fil face aux tonnes de vêtements bon marché que fabriquent les usines du pays, devenu l'un des principaux exportateurs mondiaux de prêt-à-porter.
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Une trentaine de tisserands, âgés d'une cinquantaine d'années en moyenne, perpétuent la tradition de fabriquer de fins tissus de coton sur leurs métiers manuels à Ruhitpur, à une vingtaine de kilomètres de Dacca. Mais leur artisanat se meurt.Des siècles durant, il a fourni des vêtements aux paysans comme des habits en mousseline raffinée et légère à la noblesse moghole en Inde ou à l'aristocratie européenne du XVIe au XVIIIe siècles.Aujourd'hui il doit faire face aux plus de 4.000 usines que compte le Bangladesh. Elles fournissent les grands noms du commerce de vêtements comme Walmart, Inditex ou H&M, mais aussi la classe moyenne croissante dans ce pays d'Asie du Sud doté de 168 millions d'habitants.A Ruhitpur, Mohammad Abu Taher, 55 ans, n'a personne pour lui succéder devant son métier. Ses deux fils vivent dans la capitale.- "Les derniers" -"Nous sommes les derniers", confie-t-il à l'AFP. "Mon arrière-arrière-grand-père était tisserand comme tous mes ancêtres. Mais à présent nos fils sont partis à Dacca faire autre chose".Voilà plus de 300 ans, Ruhitpur était l'un des principaux centres de production du longhi --longue jupe masculine en Asie du Sud et Birmanie- au Bengale, région comprenant aujourd'hui le Bangladesh et l'Etat indien du Bengale occidental, explique à l'AFP l'historienne Hameeda Hossain.Au faîte de sa gloire, la localité et les villages avoisinants comptaient quelque 4.000 métiers manuels, employant environ 12.000 tisserands."Un longhi tissé à la main à Ruhitpur était considéré comme un bien précieux", raconte un commerçant, Chowdhbury Abdur Rahman. Il se souvient que les hommes de sa famille en achetaient pour leur mariage."Cela constituait une bonne part du patrimoine du Bengale. Malheureusement, impossible de concurrencer les métiers à tisser industriels", regrette Mme Hossain qui a écrit un livre sur la Compagnie britannique des Indes orientales et l'organisation de la production textile au Bengale entre 1750 et 1813."Nos longhis coûtent cher", admet l'un des derniers tisserands de Ruhitpur, Mohammad Rafiq. "Mais certains clients nous restent fidèles à cause de la douceur du tissu fait-main".Il reconnaît pourtant que les usines ont sonné le glas pour sa profession. Elles "peuvent faire des longhis et des saris très bon marché", dit-il à l'AFP. "Nous ne pouvons pas les concurrencer pour les prix".
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Le chef de l'Etat a évoqué mercredi 21 août devant les journalistes les "blessures inacceptables" chez les policiers mais aussi chez les manifestants pendant le mouvement des "gilets jaunes". "Il n'y a pas de liberté s'il n'y a pas d'ordre public" a-t-il également déclaré.
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Emmanuel Macron s'est exprimé mercredi 21 août devant l'Association de la presse présidentielle à quelques jours du sommet du G7 à Biarritz. Le président français s'est notamment dit très "vigilant" sur l'état de fatigue des forces de l'ordre. Emmanuel Macron a envisagé de "repenser certaines méthodes d'intervention" au vu des "blessures inacceptable" subi tant du côté des policiers que des manifestants lors des manifestations des "gilets jaunes". "Cela doit nous conduire à repenser certaines méthodes d'intervention, à les re-légitimer si besoin". Mais "je souhaite que la justice soit partout et la transparence avec", a dit le chef de l'Etat. "J'ai entendu le rapport par le défenseur des droits et je recevrai les médecins qui m'ont interpellé sur ce point", a-t-il précisé. En juillet dernier, le Défenseur des droits avait estimé que le ministère de l'Intérieur devrait réfléchir à la "pertinence" des grenades à main de désencerclement comme outil de maintien de l'ordre. Un homme avait notamment été gravement blessé par une grenade de ce type en 2016. "Pas de liberté sans ordre public"Emmanuel Macron a aussi évoqué l'enquête en cours, qui a été délocalisée, sur la mort du jeune Steve Maia Caniço le 21 juin à Nantes, durant une opération policière controversée. "Il n'y a pas de liberté s'il n'y a pas d'ordre public. Notre police a agi dans ce cadre. Avez-vous vu l'utilisation que les régimes autoritaires font de la situation française ?" Quand ils font une opération policière, "ils disent "voyez, c'est pareil en France. Avec ces violences" "on affaiblit l'état de droit", a-t-il fait valoir. Lundi, à son grand agacement, Vladimir Poutine, qu'il recevait au Fort de Brégançon, a comparé les actions de la police en France contre les "gilets jaunes" aux vagues d'arrestations d'opposants à Moscou.
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Un essai a été mené à Bourg-en-Bresse, samedi 19 janvier, pour répondre à la polémique sur les personnes blessées par des balles de défense tirées par les forces de l'ordre.
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L'utilisation par les policiers de l'Ain de lanceurs de balles de défense (LBD) lors de la manifestation des "gilets jaunes" samedi à Bourg-en-Bresse a été filmée par des "caméras-piéton"."Chaque personnel porteur du LBD sera aussi porteur d'une caméra-piéton", a indiqué le directeur départemental de la sécurité publique, avant "L"acte X" de mobilisation des "Gilets jaunes", qui s'est tenu samedi 19 janvier. L'équipement, (à différencier du "flash-ball" qui n'est plus utilisé par la police nationale ni la gendarmerie), est au cœur d'une controverse."Par rapport aux manifestations de début décembre, on a une utilisation du LBD qui diminue et un nombre de personnes qui se déclarent blessées qui augmente", selon le commissaire divisionnaire Yves Cellier. "Dans le cadre de cette polémique", les caméras aideront à "voir exactement qui (le policier) désigne, comment il le désigne, à quoi il fait face et le contexte du tir", a-t-il ajouté. Si la police a enregistré une seule plainte à Bourg-en-Bresse depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" pour une blessure potentiellement due à un LBD, d'autres ont affirmé dans la presse et sur les réseaux sociaux en avoir été victimes. Le groupe La France Insoumise à l'Assemblée nationale a quant à lui déposé une proposition de loi "visant à interdire" leur utilisation. Stade "d'expérimentation" "Bourg-en-Bresse est le théâtre tous les samedis de violences importantes, de dégradations et d'agressions sur les policiers. (...) Le LBD est employé, mais je me suis toujours attaché à avoir une réponse proportionnée et graduée", a fait valoir le responsable. "Aujourd'hui c'est une expérimentation. Si c'est concluant, on pourra tout à fait le reconduire sur les prochaines manifestations", a-t-il indiqué, précisant que les policiers "ont accueilli très favorablement cette idée". Cinq d'entre eux ont été concernés par ce nouveau dispositif samedi après-midi.Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait défendu l'utilisation par les forces de l'ordre du LBD, réagissant notamment aux déclarations du Défenseur des droits Jacques Toubon, qui avait demandé la veille la suspension de son utilisation en raison de sa "dangerosité".
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Les régions souhaitent être considérées comme "un partenaire important". Les maires redoutent de leur côté que la relance économique les contraigne à assurer de nouvelles responsabilités sans en avoir forcément le financement.
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"Nous espérons que le plan de relance soit à la hauteur des enjeux et qu'il considère réellement l'échelon régional comme un partenaire important". Alors que la présentation du plan de relance du gouvernement a été repoussée à "la première semaine de septembre, les collectivités espèrent que ce plan tirera "les leçons de la crise" sanitaire, selon les mots de Jules Nyssen, délégué général de Régions de France. Le gouvernement devait dévoiler mardi lors du conseil des ministres de la rentrée son plan de 100 milliards d'euros pour redresser l'économie, qui a subi de plein fouet la crise du coronavirus au printemps, avec une contraction attendue du PIB de 11% cette année. Le gouvernement a néanmoins annoncé samedi que le plan serait finalement présenté "la première semaine de septembre", afin de se consacrer plus complètement d'ici là aux échéances de la rentrée sur le plan sanitaire. "On va sans doute beaucoup parler de relocalisation, de territoires, d'économie circulaire", estime Jules Nyssen, en allusion notamment aux problèmes d'approvisionnement en masques rencontrés au début de l'épidémie, souhaitant que "les leçons de la crise soient tirées". "Nous espérons que le modèle économique qui sera derrière le plan de relance reposera plus sur les territoires de façon à être moins dépendant des grands flux de la mondialisation", explique-t-il. A ses yeux, il ne s'agit pourtant pas "de tourner le dos à la mondialisation, mais de réinstaller des activités économiques dans les territoires, de leur donner plus de sens". Les attentes des régions sont apparemment en ligne avec la volonté de favoriser les relocalisations exprimée à plusieurs reprises par le gouvernement depuis le début de la crise, la question de la dépendance à l'étranger s'étant posée posée de façon aiguë, notamment dans le secteur pharmaceutique. A l'échelon des municipalités, les élus attendent plus d'autonomie pour faire face à la crise. "Nous demandons à ce que nous soyons à la manoeuvre, qu'il y ait un peu de liberté pour les communes à mettre en place des soutiens différenciés pour les petits commerces", a souligné de son côté Agnès Le Brun, porte-parole et vice-présidente de l'Association des Maires de France (AMF). Comme la France devrait aussi bénéficier de 40 milliards d'euros du plan de relance européen, Agnès Le Brun saisit l'opportunité pour demander "un accès beaucoup plus simplifié aux financements européens de la part des communes. En France, on est les rois de la complexification", ironise-t-elle. Mais les maires redoutent aussi que la relance économique les contraigne à assurer de nouvelles responsabilités sans en avoir forcément le financement. "Nous sommes pris en étau", dénonce la porte-parole de l'AMF. "Les dotations ont été diminuées d'année en année avec une augmentation des responsabilités sans les compensations qui allaient avec", s'insurge-t-elle. "Les mairies font déjà beaucoup plus que leur part" dans la gestion de la crise, assure la porte-parole de l'AMF, qui exige que "toutes des charges induites par la crise sanitaire soient intégralement compensée aux communes par l'Etat".Dans les villages ruraux, les maires souhaitent que la relance de l'économie fasse avancer des demandes qui "traînent en longueur" depuis des années, affirme Cédric Szabo, directeur de l'Association des maires ruraux de France (AMRF). Il cite comme exemple "la question du très haut débit et de la 4G" pour que les communes rurales puissent aussi bénéficier d'un accès aux technologies. "Notre pays est loin d'être en tête de peloton sur ce dossier", souligne-t-il. Mais il attend aussi du plan de relance qu'il soutienne les municipalités "à reconvertir et à transformer leurs villages autour de la question du maintien des personnes âgées". Et aussi des aides à "la rénovation des coeurs de village à travers les mécanismes de rénovation du bâti public ou de l'ancien et privé. Aujourd'hui, c'est une opportunité formidable", souligne Cédric Szabo.
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Face aux nombreux feux de forêt qui se propagent en Amazonie, les appels à sauver le "poumon de la planète" se sont multipliés, vendredi, à la veille du sommet du G7.
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Le président français Emmanuel Macron a estimé, vendredi 23 août, que son homologue brésilien Jair Bolsonaro a "menti" sur ses engagements en faveur de l'environnement. Dans la foulée, il a annoncé que dans ces conditions, la France s'opposait au traité de libre-échange controversé UE-Mercosur, selon la présidence."Compte tenu de l'attitude du Brésil ces dernières semaines, le président de la République ne peut que constater que le président Bolsonaro lui a menti lors du Sommet (du G20, ndlr) d'Osaka", a déclaré l'Élysée, estimant que le chef d'État brésilien "a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s'engager en matière de biodiversité"."Dans ces conditions, la France s'oppose à l'accord Mercosur en l'état", poursuit la présidence française."Une crise internationale"Les feux de forêt qui se propagent rapidement en Amazonie sont en train de devenir un sujet diplomatique majeur aux multiples répercussions internationales, tandis que se multiplient les appels à sauver le "poumon de la planète". Emmanuel Macron s'était alarmé jeudi, dans un tweet, des feux qui ravagent la plus vaste forêt tropicale de la planète, parlant de "crise internationale" et donnant rendez-vous aux pays industrialisés du G7, qui s'ouvre samedi à Biarritz "pour parler de cette urgence".La chancelière Angela Merkel ainsi que le canadien Justin Trudeau, deux des membres du G7, ont également jugé impératif de parler de ces incendies massifs pendant la réunion de Biarritz. De son côté, le président brésilien a accusé son homologue français de vouloir "instrumentaliser" le sujet "pour des gains politiques personnels"."Une mentalité colonialiste dépassée""La suggestion du président français selon laquelle les affaires amazoniennes soient discutées au (sommet du) G7 sans la participation de la région évoque une mentalité colonialiste dépassée au 21e siècle", a également tweeté Jair Bolsonaro, un climato-sceptique.L'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), signé fin juin après 20 ans de tractations, reste très critiqué, notamment par le secteur agricole ou les écologistes.La France avait conditionné sa validation de l'accord au respect par le Brésil de certains engagements environnementaux qui avaient été notamment discuté pendant le sommet d'Osaka au Japon, du G20, instance dont est membre le Brésil.
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Les sapeurs-pompiers sont en grève depuis fin juin pour dénoncer la "sursollicitation", demander une revalorisation de la prime de feu et exprimer leur ras-le-bol face aux agressions.
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La grève des pompiers devait se terminer le samedi 31 août, elle sera finalement prolongée de deux mois, jusqu'à fin octobre. Les sept syndicats de pompiers professionnels à l'origine du mouvement ont annoncé une "reconduction du préavis de grève pour deux mois supplémentaires", dans un communiqué publié mercredi 28 août.Les revendications des pompiers restent identiques. Ils veulent lutter contre la "sursollicitation" c'est-à-dire les missions qui ne relèvent pas de l'urgence ni de leur cœur de métier ; ils souhaitent une revalorisation de la prime de feu à 28% du salaire de base contre 19% actuellement, à hauteur des primes de risques accordées aux policiers et gendarmes ; enfin, les pompiers entendent signifier leur ras-le-bol face aux agressions qui augmentent. 85% de grévistes parmi les pompiers professionnelsDurant ces deux mois de grève supplémentaires, le service minimum continuera d'être assuré. Jusqu'à présent, le mouvement n'a pas empêché les interventions et la grève s'est surtout traduite par des banderoles sur les casernes, des inscriptions sur les engins et le port de t-shirts et de brassards chez les pompiers grévistes. Les pompiers grévistes représentent 85% des 40.000 pompiers professionnels que compte la France. Selon eux, la grève a été suivie dans 90 services départementaux d'incendie et de secours (Sdis) sur 100. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait avancé un chiffre de "5%" de grévistes. En comptant les pompiers militaires, professionnels et volontaires, la France compte 247.000 sapeurs-pompiers.Manifestation nationale prévueLes syndicats promettent une "manifestation nationale" à venir. Sa date n'a pas encore été arrêtée, mais elle devrait avoir lieu "lors de la deuxième quinzaine d'octobre", a déclaré à l'AFP André Goretti, président du FA/SPP-PATS, premier syndicat de pompiers professionnels. "Le service de secours est malade", s'agace-t-il. "On a une problématique de sous-effectifs, de sursollicitations professionnelles, et de violences envers les sapeurs-pompiers, mais rien n'est fait." Après deux mois de conflit social, les syndicats ont le sentiment d'être ignorés. "Il n'y a eu aucune rencontre avec le ministre de l'Intérieur, aucun courrier, aucun contact", dénonce M. Goretti. Concernant cette problématique, M. Castaner a annoncé fin juillet l'arrivée de caméras-piétons, que les pompiers pourront porter comme cela se fait déjà parmi les policiers. Les équipements doivent arriver en septembre dans les casernes, mais l'initiative ne fait pas l'unanimité. "C'est un leurre", estime M. Goretti, pour qui l'arrivée de caméras sera "mal comprise lors des interventions en zones sensibles". Il craint que cela "amplifie l'organisation de guets-apens".
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Le Fonds de garantie des victimes avait proposé une indemnisation partielle, estimant que la jeune femme avait commis une faute en retournant à son domicile.
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Son histoire avait provoqué l'émoi, jusqu'au plus haut niveau. Défenestrée par son compagnon, une femme devenue paraplégique s'était vu refuser une indemnisation totale en raison d'un "partage des responsabilités" retenu par la justice. Mais Aïda* a finalement obtenu gain de cause auprès du parquet d'Angers, rapporte franceinfo mercredi 20 mars.La jeune femme est "soulagée" d'être "reconnue comme victime à 100%", confie à franceinfo son avocat. "Dans le combat que l'on mène, on ne peut pas considérer qu'elle était à moitié victime ou en partie responsable de ce qui lui est arrivé, estime-t-il. C'est une bonne surprise de voir que le ministère public considère que le fait qu'une femme battue rentre chez elle, ce n'est pas une cause des violences qu'elle va subir derrière."Contacté par franceinfo, le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI), a confirmé qu'il allait indemniser totalement la jeune femme. "Le FGTI prend acte de l'analyse du parquet, qui vient d'émettre un avis circonstancié concluant à l'absence de réduction du droit à indemnisation de la victime. Le FGTI conclura donc dans le même sens", assure le fonds. L'affaire, a été révélée par Le Maine libre début janvier, mais remonte au 24 août 2013: des policiers qui interviennent dans l'appartement d'Aïda et de son compagnon - qui avait agressé un ami commun - conseillent à la jeune femme, âgée alors de 25 ans, de ne pas dormir chez elle. Selon ses avocats, Aïda envisage alors de se rendre dans sa famille à Alençon, mais il est trop tard pour prendre le train. Elle appelle le 115 et envoie des textos à des amis, en vain, puis revient chez elle. "Aïda subissait des violences habituelles, qui n'avaient pas donné lieu à hospitalisation, mais ce soir-là, il ne l'avait pas violentée", a précisé à l'AFP son avocat Me Mathias Jarry.À son retour, le compagnon d'Aïda s'en prend à elle. Alertée dans la nuit par des voisins, la police la découvre gisant au pied de l'immeuble: l'homme venait de la jeter, inconsciente, du deuxième étage.Aïda reste paraplégique et son agresseur est condamné à 15 ans de prison. Dans son arrêt civil de juin 2016, la cour d'assises fixe la provision pour l'indemnisation de la victime à 90.000 euros. Ses avocats Me Jarry et Me Julie Dodin saisissent alors la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi) pour que l'État, via le Fonds de garantie des victimes, verse cette provision pour financer les conséquences du handicap. Mais le Fonds propose une indemnisation partielle, estimant "qu'il y a partage de responsabilités et que notre cliente a commis une faute civile en retournant à son domicile", commente Me Jarry. "Victime entre guillemets"Jugeant cette position "aberrante", les avocats saisissent la Civi, qui siège auprès de chaque tribunal. Le 13 février 2018, elle retient également le partage de responsabilités et propose de verser 67.500 euros. Les avocats ont fait appel, une audience se tiendra le 27 mai 2019. Dans ses conclusions fin novembre, l'avocat général de la cour d'appel d'Angers confirme la faute partagée de la victime et demande une provision encore réduite. "Ce qui nous a choqués, c'est qu'il a écrit le mot victime entre guillemets, comme si notre cliente n'était pas une vraie victime", dénonce Me Jarry.Interrogée par l'AFP, la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa avait estimé que c'était "profondément choquant et incompréhensible". "Considérer qu'une femme est responsable, même partiellement, même administrativement des violences qu'elle subit va à l'encontre de tout le travail de conviction que nous menons (...) pour convaincre qu'une femme n'est jamais responsable des violences qu'elle subit", a-t-elle souligné, se disant prête "si c'est avéré et dans ces termes" à "intervenir personnellement".* Le prénom a été modifié
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Les conséquences de la crise sanitaire se font encore sentir dans le commerce spécialisé, regroupant des secteurs très variés. Les professionnels redoutent entre 150.000 et 300.000 destructions d'emplois à terme.
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L'habillement, la restauration, la jardinerie ou les articles de sport... autant de secteurs dits de "commerce spécialisé" gravement menacés par la crise sanitaire. Si des mesures ne sont pas prises, alertent les professionnels du secteur, 150.000 à 300.000 emplois pourrient être détruits. "Sans mesures de soutien de la filière, la crise Covid-19 pourrait provoquer la fermeture de 50.000 points de vente et l'arrêt brutal des investissements pourtant nécessaires à la transformation du secteur", estimés à un niveau compris entre 9 et 18 milliards d'euros par an, s'inquiète mardi dans un communiqué Procos, la Fédération pour la promotion du commerce spécialisé.Selon Procos, après les "gilets jaunes" et les grèves qui avaient déjà entraîné des baisses de chiffre d'affaires comprises entre -2 et -10% et une perte de résultats entre -0,5 et -2%, "les anticipations de baisse d'activité en 2020 s'établissent entre -15 et -25% selon les secteurs, voire -35% pour la restauration".Or, le secteur, qui pèse 12% du PIB et représente 350.000 établissements pour 8% de l'emploi dans le secteur privé, se trouve aujourd'hui "face à un risque sérieux d'effondrement d'acteurs de toutes tailles", prévient la Fédération, en rappelant qu'en 2018, 21% des défaillances totales d'entreprises concernaient le commerce spécialisé, juste derrière le secteur de la construction. Pas de retour massif dans les commercesMalgré le déconfinement, les Français ne sont pas encore massivement retournés dans leurs commerces. "Un mois et demi après la réouverture des premiers points de vente, le cumul du chiffre d'affaires des magasins entre le 1er janvier et le 28 juin 2020 est en moyenne de -31,8% tous secteurs confondus, certains secteurs se situant dans une situation encore plus compliquée, tels que l'équipement de la personne (-35%) et la restauration (-43%) qui a ouvert plus tard", souligne Procos, en citant une enquête interne réalisée auprès de 50 enseignes interrogées sur leur performance dans 50 pôles de références situés dans 15 agglomérations.Le mois de juin a amélioré un peu l'activité de certaines enseignes, telles celles spécialisées dans l'équipement de la maison, la jardinerie ou les articles de sport (les ventes de vélos sont telles qu'on est au bord de la rupture de stocks), mais en moyenne, elle reste négative en magasins (-3%). Seules les ventes sur internet progressent en moyenne tous secteurs confondus de 60%, notamment grâce au succès du "click and collect".
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Une enquête a été ouverte après l'agression d'un couple d'hommes qui se promenaient dans la nuit de vendredi à samedi 27 juillet à Villeurbanne, près de Lyon.
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Des individus équipés de barres de fer, des jets de projectiles... face à la menace, un couple d'hommes a été contraint d'appeler la police dans la nuit de vendredi à samedi 27 juillet à Villeurbanne, près de Lyon."Vers 1h30 du matin, deux hommes, qui ont été identifiés comme étant homosexuels, ont été pris à partie par un groupe d'une vingtaine d'individus, qui ont proféré des insultes homophobes à leur encontre. L'un des deux hommes a ensuite demandé des explications verbales, avant que des coups ne s'abattent sur eux", indique le parquet à l'AFP.La police aussi prise à partieLes victimes se sont alors réfugiées dans le hall d'un immeuble où elles ont appelé la police. A leur arrivée, les policiers ont eux aussi été pris à partie et ont subi des jets de projectiles. Les agresseurs, munis de barres de fer, se sont dispersés lorsque les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes. Les victimes, frappées sur l'ensemble du corps, se sont vue prescrire deux et quinze jours d'incapacité totale de travail (ITT). L'une d'elle avait subi la fureur des agresseurs lorqu'elle était ressortie de l'immeuble pour aller récupérer ses lunettes. Leurs jours ne sont pas en danger.L'enquête, confiée à la sûreté départementale, porte sur des violences aggravée par trois circonstances: en réunion, pour une ITT supérieure à huit jours et pour un motif lié à l'orientation sexuelle des victimes.
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Eric Piolle (EELV) avait été facilement réélu maire de Grenoble avec le soutien des Insoumis en juin dernier.
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C'est l'entourage du chef de file de la France insoumise qui annonce cette rencontre vendredi aux Amphis d'été de LFI à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme). Prévue entre 11 h et 13 h, cette rencontre consistera en une déambulation au sein de l'université d'été LFI mais les deux hommes pourraient aussi échanger en privé, d'après l'entourage de Jean-Luc Mélenchon.Le maire de Grenoble Eric Piolle (EELV) comptait déjà des Insoumis dans sa majorité à la veille de sa large réélection, en juin dernier, à la tête de la mairie de Grenoble. Les députés LFI François Ruffin et Clémentine Autain étaient venus le soutenir à Grenoble pendant la campagne.Eric Piolle est très actif médiatiquement depuis quelques mois, disant vouloir jouer un rôle à gauche en vue de 2022, et apparaissant comme un contre-poids, au sein de la famille écologiste, aux ambitions de l'eurodéputé Yannick Jadot. Il s'est notamment affiché avec la maire PS de Paris Anne Hidalgo après leurs réélections respectives.A deux ans de la présidentielle toutefois, il semble difficile de prédire qui sera candidat de la gauche en cas d'union, si une telle union devait avoir lieu. Dans la matinée, le député LFI Adrien Quatennens a néanmoins affirmé qu'il souhaitait voir Jean-Luc Mélenchon candidat pour la présidentielle de 2020, "compte tenu de son expérience et des enjeux auxquels nous faisons face", il est "de (son) point de vue le meilleur pour représenter (sa) famille politique".
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Le mystère du gang des slips n'est toujours pas levé. À Poligny (Jura), de mystérieuses guirlandes de slips envahissent la ville.
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Jeudi 15 février, les habitants ont découvert au réveil de bien étranges décorations : des guirlandes de slips et culottes attachées avec des pinces à linge entre deux arbres à plusieurs endroits de la commune, relate Le Parisien, vendredi 16 février. En tout, une soixantaine de sous-vêtements s'exposent aux yeux de tous, compte le quotidien local. La première guirlande de slips est apparue à Poligny le 5 février dernier. Depuis, les découvertes de slips au réveil se sont multipliées, mais elles n'ont jamais été revendiquées. À Poligny, mais aussi sur les réseaux sociaux, les slips suscitent le débat. Certains y voient un acte de protestation contre la construction d'un Center Parcs à proximité, d'autres un clin d'œil avant la fête vigneronne de la Percée du vin, qui se tiendra ici, détaille Le Parisien. "Certains savent, mais ne disent rien ! ", croit-on savoir à la mairie, citée par Le Parisien. "Ce qui est certain, c'est que ce genre d'action qui ne fait de mal à personne fait parler de Poligny. Nous sommes la capitale du comté, mais on peut devenir aussi celle du slip ! Si cela fait venir des touristes ! ", se réjouit-on à l'hôtel de ville.
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Si le primate n'est pas rapporté au zoo dans les 72 heures, ce petit tamarin n'a pratiquement aucune chance de survie.
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Dans l'après midi du vendredi 13 juillet, un petit singe tamarin de Goeldi a été volé au Natur'Zoo de Mervent, en Vendée, rapporte France Bleu. Un vol qui inquiète particulièrement le directeur du zoo, Sébastien Laurent, car si le primate n'est pas rapporté au zoo dans les 72 heures, ce petit tamarin n'a pratiquement aucune chance de survie. Le directeur veut néanmoins garder espoir. "C'était déjà arrivé il y a une vingtaine d'années à la Boissière", se souvient-il. "Les personnes avaient téléphoné anonymement et l'avait rapporté à un endroit précis sans se montrer évidemment jugeant certainement qu'ils n'avaient pas réfléchi leur geste. J'espère qu'il peut se passer la même chose", espère t-il auprès de France 3. Car même si les ravisseurs connaissent son alimentation, le directeur rappelle que "c'est un papy, il a besoin de la compagnie de ses congénères pour se nourrir. Même si ceux qui l'ont volé savent ce qu'il mange ça ne marchera pas. Il va mourir dans les mains de ces gens qui ne connaissent manifestement pas ce dont il a besoin", regrette t-il.Après avoir déposé plainte, Sébastien Laurent lance un appel sur les réseaux sociaux pour retrouver l'animal, âgé de 12 ans, appartenant à une espèce protégée.
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L'inquiétude grandit avec la multiplication de cas de contamination de coronavirus en France. Mais le risque n'est pas que sanitaire.
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C'est le quotidien des Français qui pourrait être impacté avec comme conséquence directe la disparition de certains produits de consommation des rayons.La Chine approvisionne l'économie mondiale. Or le pays, dont la ville de Wuhan et la province de Hubei représentent l'épicentre du nouveau coronavirus, est aujourd'hui partiellement paralysé par l'épidémie. De quoi laisser craindre quelques pénuries. Coronavirus : de quoi va-t-on manquer en France ?par BFMTVLes masques, les gels antibactériens et les pâtes Les produits dont la demande augmentent en raison de la propagation du coronavirus font déjà l'objet de début de pénuries. C'est le cas de masques de protection, des gels hydroalcooliques mais aussi de certains produits de première nécessité. Certaines denrées alimentaires comme les pâtes commencent à manquer dans les rayons de supermarché.Mais d'autres produits moins directement liés à l'épidémie pourraient venir à manquer. "On ne mesure pas à quel point le consommateur français est dépendant des produits fabriqués en Chine", a estimé Emmanuel Lechypre éditorialiste du BFMTV ce lundi 2 mars. L'informatique et l'électronique Les produits informatiques et électroniques très majoritairement importés de Chine devraient être concernés. En effet, "la moitié des écran vendus dans le monde sont fabriqués en Chine, ainsi que 70% des téléphones", a rappelé Emmanuel Lechypre. Selon ce dernier, le secteur de la téléphonie est déjà impacté, les protections d'écran et les batteries commençant déjà à manquer. Dans l'aéronautique, certaines entreprises commencent aussi à manquer de composants électronique, tandis que le secteur automobile peine aussi à se fournir en certaines pièces détachées. Selon la fédération des entreprises internationales de la mécanique et de l'électronique (Ficime), il y aura des pénuries "à partir de la deuxième quinzaine de mars si les entreprises chinoises ne retrouvent pas des conditions de production normale d'ici là", a rapporté Emmanuel Lechypre. Le textile et les accessoires Les lunettes les chaussures et les vêtements font aussi partie des produits fréquemment importés depuis l'empire du Milieu et donc potentiellement soumis à la baisse d'activité chinoise.Dans le textile, Emmanuel Lechypre a indiqué que les effets pourraient se faire sentir dans "2 à 3 mois" après la collection printemps été. Et les médicaments ? Selon Emmanuel Lechypre, les médicaments ne représentent pas la première menace. Mais il y a tout de même 60 à 80% des principes actifs qui sont fabriqués en Chine. Si les médicaments dont la seule fabrication des principes actifs est délocalisée en Chine ne devraient pas être concernés par une pénurie, les médicaments génériques dont l'entière production s'effectue dans le pays asiatique pourraient venir à manquer.
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DROGUES. La frégate française "Floréale" a également saisie 5,7 kg de méthamphétamine et 1,3 kg d'héroïne en mer d'Arabie.
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La Marine française a saisi 5 tonnes de résine de cannabis en quatre jours en mer d'Arabie, ont annoncé dimanche 5 mai les armées françaises sur les réseaux sociaux. Elle agit dans le secteur au profit de la Task Force 150, chargée de la lutte contre les trafics finançant le terrorisme dans l'océan Indien. Lors du contrôle de trois boutres suspects, la frégate de surveillance française "Floréal", basée sur l'île de la Réunion, a saisi plus de 5 tonnes de résine de cannabis, ainsi que quelque 5 kg de méthamphétamine et 1,3 kg d'héroïne. 7,5 tonnes de cannabis depuis le début de l'année Depuis début 2019, dans le cadre de cette mission, la Marine française a saisi dans la zone plus de 7,5 tonnes de cannabis, 668 kg d'héroïne et 5,7 kg de méthamphétamine. "La frégate de surveillance 'Floréal' comptabilise ainsi à elle seule près de 13 tonnes de drogues saisies entre septembre 2018 et mai 2019", souligne l'armée française dans un communiqué. La Task Force 150, un des trois piliers d'une coalition navale sous commandement américain, a pour mission de lutter contre le terrorisme international et les trafics illicites qui le financent en Mer rouge et dans une grande partie de l'océan Indien.
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La préfecture de police de Paris craint l'infiltration de manifestants violents dans un rassemblement contre la venue de Donald Trump à Paris, en marge des célébrations de l'armistice de la Première guerre mondiale.
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Les cérémonies pour le centenaire de l'Armistice de la Grande guerre seront-elles perturbées par des militants violents ? La direction du service de renseignement de la préfecture de police de Paris craint des violences à l'occasion d'un rassemblement prévu dans l'après-midi de dimanche 11 novembre sur la place de la République à Paris, selon une note confidentielle dont le contenu a été révélé vendredi 8 novembre par Le Parisien.Les forces de l'ordre estiment qu'il existe un "risque de débordements" liés à la possible participation de "200 à 400 éléments à haute potentialité violente" dans ce rassemblement organisé contre la venue de Donald Trump à Paris. Le président des États-Unis a en effet été convié par Emmanuel Macron, comme des dizaines de chefs d'État et près d'une centaine de délégations étrangères, à assister aux hommages qui auront lieu devant l'Arc de Triomphe.La menace d'un "Black bloc"Les individus violents "pourraient chercher à partir en déambulation sauvage et tenter de rejoindre les abords de l'ambassade des États-Unis, du palais de l'Élysée ou de la grande Halle de la Villette où sera inaugurée la première édition du Forum de Paris sur la paix", selon la police. Afin de faire face à la menace, des agents ont été rappelés pour compléter le dispositif de 10.000 policiers mobilisés pour assurer la sécurité des événements prévus durant le week-end en présence d'officiels.Cette note de renseignement s'appuie notamment sur un appel à la mobilisation lancé sur Internet par un groupe antifasciste et anticapitaliste. Les militants sont invités à se mobiliser "par tous les moyens nécessaires" et, surtout, "à prendre la tête de la manifestation contre Donald Trump". La méthode pourrait être semblable à celle d'un "Black bloc", consistant en un regroupement d'individus vêtus de noir et masqués. Une action de ce type avait été menée lors des manifestations du 1er mai et avaient engendré des affrontements avec la police et de nombreux dégâts matériels.
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Elle a été lancée par quatre ONG pour dénoncer l'inertie de la France contre le réchauffement climatique le 18 décembre.
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La pétition en ligne pour soutenir un recours en justice contre l'État français pour inaction climatique, lancée par quatre ONG, recueillait dimanche 23 décembre plus de 1,6 million de signatures, du jamais vu en France."Aucun d'entre nous ne s'attendait à un tel succès et aussi rapidement", a reconnu Cécile Duflot, directrice d'Oxfam France. Cette mobilisation montre que "les questions liées au réchauffement climatique et à la biodiversité sont au centre des préoccupations" des citoyens, se félicite Audrey Pulvar.Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH) et l'association Notre affaire à tous ont adressé une requête préalable au gouvernement, qui a deux mois pour répondre. Les ONG prévoient dans un second temps, en mars probablement, d'introduire un recours juridique devant le tribunal administratif de Paris, une première à l'échelle française.Des actions partout dans le mondeLes citoyens "ont envie de passer à l'action, cela nous renforce dans l'espoir que le gouvernement ne reste pas sans réponse", estime Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.Face aux dérèglements climatiques, les recours en justice se multiplient dans le monde contre l'insuffisance des mesures prises.Aux Pays-Bas, un tribunal, saisi par l'ONG Urgenda au nom de 900 citoyens, a ordonné en 2015 à l'État de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 25% d'ici à 2020. Le jugement a été confirmé en octobre.En France, l'annonce des associations est tombée au lendemain d'une conférence climat de l'ONU (COP24) qui a déçu par l'incapacité des pays à renforcer leur action. Les plaignants soulignent que la France, dont les émissions de GES sont reparties à la hausse en 2015, ne respecte notamment pas ses objectifs de court terme.
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Le texte vise à garantir l'accès des professionnels de santé et des patients à ce matériel médical alors que le nombre de personnes contaminées par le Covid-19 a franchi la barre symbolique des 200 en début de semaine.
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Il s'agit d'une mesure exceptionnelle. Un décret sur les réquisitions des stocks de masques de protection contre la diffusion du coronavirus, épidémie qui menace de s'ancrer dans la durée en France, a été publié mercredi au Journal officiel.Les masques seront mobilisés "eu égard à la nature de la situation sanitaire et afin d'en assurer un accès prioritaire aux professionnels de santé et aux patients dans le cadre de la lutte contre le virus covid-19", indique le texte. Dans le détail, sont concernés par cette mesure exceptionnelle en application jusqu'au 31 mai, les stocks de masques de protection respiratoire de type FFP2 détenus par "toute personne morale de droit public ou de droit privé" et les stocks de masques anti-projections détenus par les entreprises qui en assurent la fabrication ou la distribution.Les masques de protection respiratoire de type FFP2 et les masques anti-projections produits d'ici au 31 mai sont réquisitionnés, insiste le décret.Une mesure annoncée par Emmanuel Macron sur TwitterLa mesure avait été annoncée par le président Emmanuel Macron sur Twitter, pour répondre à l'inquiétude de personnels de santé craignant de ne pas pouvoir se procurer des masques indispensables dans leur métier.La France est l'un des principaux foyers du nouveau virus en Europe, avec l'Italie et l'Allemagne.Avec quatre décès et plus de 200 cas confirmés sur son territoire, soit un doublement en trois jours, le pays se prépare à une nouvelle intensification de l'épidémie qui touche désormais à la vie quotidienne des Français.
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Une femme s'est sectionné un bout de doigt en voulant poster un courrier dans une boite aux lettres, rapporte La Provence. Les pompiers ont dû intervenir pour la secourir.
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L'accident est rarissime. Le journal La Provence raconte qu'une femme de 31 ans s'est sectionné un doigt alors qu'elle voulait simplement poster une lettre dans la boîte de La Poste de Peipin (Alpes-de-Haute-Provence). La kinésithérapeute de La Ciotat, qui se rendait chez ses parents pour déjeuner, s'est en effet sectionnée le majeur gauche au moment de glisser ledit courrier.La femme glisse d'abord la lettre dans la boîte, mais au moment de retirer sa main, elle se la coince raconte La Provence. À tel point que les pompiers sont appelés sur place pour détruire la boîte et récupérer la phalange perdue.Transportée dans un hôpital d'Aix-en-Provence, elle a été prise en charge par les médecins qui n'ont finalement pas pu lui greffer le morceau de doigt perdu. Elle a quitté l'hôpital après avoir reçu des soins.
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J.K. Rowling ne fait pas que du Harry Potter ! Que ce soit au théâtre, au cinéma ou à la télévision, les oeuvres de l'auteure sont immanquables. Sa dernière saga, "Enquêtes de Cormoran Strike", va elle aussi être adaptée en série pour le petit écran.
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Quand il y en a plus, il y en a encore ! Si vous êtes fans ou intrigués par l'univers de J.K. Rowling, vous n'allez pas être déçu. Alors que la pièce "Harry Potter et l'enfant maudit" se joue à Londres et que le premier film "Les Animaux fantastiques" sort au cinéma le 16 novembre, c'est une nouvelle saga de l'écrivain qui va être adaptée à la télévision. HBO et BBC vont produire la trilogie de livres des "Enquêtes de Cormoran Strike".Après Harry Potter, J.K. Rowling se penche sur des romans policiersPour l'anecdote, les trois ouvrages qui composent la saga, "L'appel du coucou", "Le Ver à soie" et "La Carrière du mal", ont été publiés sous le pseudonyme de Robert Galbraith. J.K. Rowling souhaitait, en effet, être jugée sur le fond et non pas sur la forme. S'intéressant à une intrigue policière, "Cormoran Strike" met en scène un ancien vétéran de guerre devenu détective privé. Malgré qu'il soit complètement dépressif, Strike a des qualités uniques qui font de lui un excellent enquêteur.Le site Variety révèle que la série sera composée de sept épisodes, d'une durée d'une heure chacun. Le tournage commence en novembre à travers Londres, pour une diffusion prévue en 2017. Côté casting, le personnage principal est attribué à Tom Burke, aperçu dans la sublime série "War and Peace", mais également "The Musketeers". Côté féminin, c'est Holliday Grainger qui campera le rôle de Robin, son assistante. Un choix approuvé par J.K. Rowling elle-même : "Je ne pouvais pas être plus heureuse pour ce casting. Nous avons trouvé deux superbes acteurs pour les rôles principaux. Je pense qu'ils vont créer quelque chose de très spécial ensemble."J.K Rowling et la télévision : une histoire qui marcheL'auteure gardera un oeil sur son oeuvre puisqu'elle sera à la production du projet. En ce qui concerne le script, les deux premiers épisodes ont été confiés à Ben Richards ("Tunnel") et Tom Edge ("Lovesick") pour le troisième. Outre le cinéma, ça n'est pas la première fois que des ouvrages de J.K. Rowling sont adaptés à la télévision. En 2012, elle sort "Une place à pendre", un roman social. Il fera par la suite l'objet d'une mini-série de trois épisodes diffusée sur la BBC en 2015. Avez-vous hâte de découvrir cette nouvelle série ?
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Sur la place Tahrir à Bagdad ou sur Twitter, conseils, griefs et commentaires pleuvent. Dans un pays envahi il y a 17 ans par les Etats-Unis et théâtre à l'automne dernier d'une révolte inédite, les manifestations américaines réveillent des souvenirs.
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Yassine Alaa avait rejoint les manifestations sur l'emblématique place Tahrir, dans la capitale irakienne, dès le 1er octobre. Huit mois plus tard, il est toujours là, même si les tentes des protestataires sont pour la plupart vides.Pour lui, les centaines de milliers d'Américains qui défilent pour dénoncer le racisme et réclamer justice pour George Floyd, tué à Minneapolis par un policier agenouillé sur son cou, "sont courageux"."Ils ont toutes les raisons d'être en colère mais les émeutes ne sont pas la solution", assure cet Irakien de 20 ans à l'AFP qui ne peut oublier la répression qui a fait 550 morts en Irak ces derniers mois --et autant de familles toujours en attente de justice."Ne brûlez rien, ne faites rien de tout ça, parce que la police va vous tomber dessus et la situation va devenir incontrôlable", lance-t-il, après avoir vu dans les médias les scènes de pillages et d'émeutes qui ont émaillé le mouvement aux Etats-Unis.- "Injustice" -Les Etats-Unis, Ali Essam n'y a jamais mis les pieds. Mais dans sa ville de Bassora, dans le sud de l'Irak, cet Irakien à la peau noire --descendant d'esclaves africains présents dans le pays depuis plus de 1.000 ans-- connaît bien le racisme."Mais le racisme ici, c'est différent, les gens font des blagues racistes, alors qu'aux Etats-Unis, avoir la peau noire signifie que tout le monde vous regarde comme un danger", affirme à l'AFP ce metteur en scène de 34 ans. "C'est une guerre raciale qui se joue aux Etats-Unis, alors que nous, nos problèmes sont confessionnels et politiques", explique de son côté Haider Karim, 31 ans, qui appelle régulièrement les membres de sa famille émigrés aux Etats-Unis pour discuter des derniers développements."Ce que nous avons en commun avec les manifestants américains, c'est l'injustice que nous subissons tous", poursuit cet Irakien qui a lui-même participé à la "révolution d'octobre" réprimée dans le sang et désormais en sommeil. Si certains dressent des parallèles, d'autres ne voudraient qu'une chose: que des deux côtés, on oublie un peu l'Autre.En arabe, sur Twitter, les hashtags "Nous voulons respirer" et "L'Amérique se révolte" ont rapidement inondé les écrans. Le premier se réfère aux derniers mots de George Floyd, le second est un détournement de "L'Irak se révolte" lancé peu avant le début de la "révolution d'octobre".Mais si Minneapolis, New York ou Los Angeles sont dans tous les esprits à Bagdad, Bassora ou ailleurs --dans un pays qui compte de très nombreux expatriés aux Etats-Unis--, l'Irak, envahi en 2003 puis occupé par l'administration de George W. Bush, est aussi un symbole au pays de l'Oncle Sam.- "Laissez-nous tranquilles" -"Ce n'est pas Bagdad. Ce sont les Etats-Unis", ont tweeté de nombreux Américains, sous des clichés d'immeubles en feu, de pillages ou d'émeutes qui ont émaillé pendant plusieurs jours les manifestations contre les inégalités raciales dans des dizaines de villes américaines."Arrêtez d'associer Bagdad au chaos", rétorque un internaute irakien agacé. "Laissez-nous tranquille", s'emporte un autre, alors que d'autres pointent du doigt que la même armée déployée aujourd'hui par le président Donald Trump sur le sol américain est celle qui envahissait l'Irak et perpétrait les tortures et autres atrocités, dans la tristement célèbre prison d'Abou Ghraib par exemple.Et comme un nouvel écho, les parachutistes de la 82e division qui ont récemment dispersé les manifestants à Washington rentraient tout juste de mission... en Irak!Ironiques et amers, d'autres internautes notent encore qu'en 2003, à l'époque où administrations, banques, musées et autres ministères étaient pillés en masse à Bagdad, le secrétaire d'Etat américain à la Défense de l'époque, Donald Rumsfeld, justifiait le chaos."Les pillages sont la conséquence naturelle de la transition de la dictature à un pays libre", disait-il alors.
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VIDÉO. Le député La France insoumise (LFI) Éric Coquerel a été entarté jeudi.
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Une action attribuée à des militants d'"extrême droite" et revendiquée par la fédération francilienne d'Action française.Alors que le député de Seine-Saint-Denis se rendait dans une réunion publique, jeudi, "deux individus qui l'attendaient l'ont pris à parti" et "l'ont agressé", a signalé Jean-Luc Mélenchon vendredi, dans un billet sur son blog et sur Twitter, en évoquant "un nouvel acte de violence" contre un élu LFI. "Nous avons entarté @ericcoquerel, député @FranceInsoumise qui avait organisé la profanation de la basilique de #SaintDenis le mois dernier. #MontjoieSaintDenis", a confirmé vendredi la fédération francilienne d'Action Française sur son compte Twitter. Une brève vidéo postée sur les réseaux sociaux montre le député entarté par un jeune homme.En mars, la basilique avait été occupée par des personnes soutenant les migrants et les sans-papiers. Le député était présent dans le cortège qui s'était rendu devant le commissariat après l'évacuation de l'édifice.Objet de menaces de mortsJean-Luc Mélenchon a écrit au président LREM de l'Assemblée nationale, François de Rugy, pour qu'il se joigne à la plainte de LFI. La présidence a fait savoir en fin de journée qu'elle avait bien reçu son courrier, et qu'elle étudiait s'il était "juridiquement possible" de s'associer à la plainte, demande qui "paraît légitime au président de l'Assemblée". Selon le leader de la France Insoumise, "ceux qui ont crié au moment de l'agression montre leur appartenance à l'extrême droite". "L'un des deux agresseurs filmait la scène, ce qui démontre une volonté d'incitation. Nous pouvons donc craindre que ce type d'agressions sur les députés de la France insoumise se répètent", s'inquiète-t-il."Nous prenons cet incident très au sérieux. Comme quatre autres députés du groupe de La France insoumise, Éric Coquerel est l'objet de menaces de morts. L'extrême droite redouble de violence ces derniers mois", dénonce Jean-Luc Mélenchon. "Après le projet de meurtre contre le ministre (Christophe) Castaner (Relations avec le Parlement) et moi, elle cible particulièrement le mouvement social et les élus qui l'accompagnent ou le soutiennent comme les députés de la France insoumise", s'alarme-t-il. Lors des débats sur l'asile-immigration, Clémentine Autain a aussi fait un rappel au règlement pour "alerter notre Assemblée" sur cet entartage, un "acte brutal" qui a "été revendiqué par l'Action française". En présence du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, elle a de nouveau exprimé l'inquiétude des Insoumis notamment "face aux menaces de mort précises dont ont fait l'objet et notre président Jean-Luc Mélenchon et Christophe Castaner" et du "sentiment qu'il n'y a pas de protection (...) de l'État" à la hauteur.Le président de séance, Hugues Renson (LREM), a ensuite assuré depuis le "perchoir" que, "comme tous les députés de tous les bancs, nous condamnons tous les actes de violence en règle générale, en particulier lorsqu'ils visent des représentants de la Nation", ajoutant "condamner cet entartage".
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Selon elle, son époux a traversé "une crise mystique". "Pas un seul instant, je n'ai pensé qu'il pouvait s'en prendre à quelqu'un d'autre que lui-même", a-t-elle déclaré aux enquêteurs.
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Arrêtée jeudi après l'attaque meurtrière perpétrée par son mari Mickaël Harpon, son épouse de 38 ans a été relâchée dimanche sans être poursuivie. Les enquêteurs cherchaient d'éventuels éléments qui pourraient incriminer cette mère de deux enfants, qui s'était inquiétée "du comportement inhabituel et agité" de son époux la veille de l'attaque et avait échangé avec lui 33 SMS le matin des faits. "Une crise mystique" Par ailleurs, sa femme, musulmane pratiquante, qui ne porte par le voile, a décrit aux policiers un "comportement inhabituel et agité" de son mari la veille de la tuerie. Franceinfo a eu accès aux huit auditions de cette femme, qui, sourde, aurait détaillé en langage des signes aux enquêteurs la nuit qui a précédé le périple meurtrier de son mari à la préfecture de police, le jeudi 3 octobre. Elle a évoqué auprès des enquêteurs une "crise mystique". "Il récite des versets du Coran, crie 'Allah Akbar', lui dit qu'il entend des voix, 'qu'elle doit protéger leurs enfants'", rapporte Franceinfo. Le Point a rapporté de son côté qu'en garde à vue, la femme de Mickaël Harpon "a décrit son époux comme 'possédé' pendant cette crise et a affirmé que toute la famille s'était réunie au milieu du salon, lui en larmes et prostré". Franceinfo raconte qu'elle l'aurait retrouvé le lendemain matin dans le salon, "prostré". Il est malgré tout parti au travail."Il a fait son propre chemin" Le matin de l'attaque, après un échange de 33 SMS avec son mari "à connotation exclusivement religieuse", selon le procureur, l'épouse, inquiète, "a écrit à une collègue de son mari à la préfecture pour lui signaler son comportement bizarre", a précisé la source proche du dossier. Interrogée sur la radicalisation de son époux, elle a répondu qu'il était un musulman pratiquant mais pas un islamiste, "c'est tout". Elle affirme que lors de leur mariage, il n'était pas "dans cette logique de conversion", "il a fait son propre chemin", a-t-elle déclaré, toujours selon franceinfo."Pas un seul instant, je n'ai pensé qu'il pouvait s'en prendre à quelqu'un d'autre que lui-même", a-t-elle également déclaré. En parallèle des signes de radicalisation, les enquêteurs s'interrogent sur d'autres aspects de la personnalité du tueur. Ce fonctionnaire, qui souffrait de troubles auditifs "lourds", avait fait part en février de certaines "frustrations" liées à son handicap qui semblaient freiner sa carrière, selon le rapport.
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Patrick Stefanini, ex-directeur de la campagne présidentielle de François Fillon, dépeint dans son livre "Déflagration" paru ce jeudi l'attitude désinvolte de ce dernier par rapport à ses objectifs, ses équipes et le scandale qui l'a touché. Il décrit François Fillon comme un homme incroyablement distant, même avec ses plus proches collaborateurs.
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Il explique qu'il est toujours très difficile à joindre. Il raconte qu'à plusieurs reprises, en pleine campagne, il reste sans nouvelle de son candidat pendant plus de 24 heures. Stefanini décrit également un homme qui semble se désintéresser de sa propre campagne. "François Fillon n'a pas le souci d'animer les réunions, manque d'empathie avec ceux qui travaillent bénévolement pour lui et ne s'intéresse ni aux slogans ni aux affiches". "Je ne ferai que ce que j'ai envie de faire", répond-t-il à son équipe à quelques jours d'un discours très attendu. Durant de nombreuses semaines, François Fillon fera également semblant de ne pas reconnaître l'un des es lieutenants de campagne lorsqu'il le croise. Sébastien Lecornu est passé depuis dans le giron d'Emmanuel Macron. Derrière les affaires de l'ex-Premier ministre, Patrick Stefanini ne voit aucun complot mais plutôt l'aboutissement de "trop de fautes et de dissimulations". On apprend par exemple dans son livre que Le Canard enchaîné pose des questions sur son patrimoine dès le mois de novembre 2016, mais que François Fillon s'est bien gardé d'en toucher un mot à son équipe.
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Le réalisateur Farid Bentoumi a présenté samedi à Deauville "Rouge", un film avec Céline Sallette, sélectionné à Cannes, sur la difficulté pour des salariés d'usines qui polluent de les dénoncer.
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"C'est un film qui appelle à prendre conscience des pollutions (industrielles, ndlr) mais qui raconte que c'est difficile de prendre conscience pour les gens qui travaillent dans les usines, qui ont des familles, de changer de vie, de parfois se retrouver au chômage pendant des années", a expliqué samedi lors d'une conférence de presse à Deauville Farid Bentoumi ("Good luck Algeria"), dont c'est le deuxième long métrage.Interprété également par Sami Bouajila, récompensé à la Mostra de Venise pour "Un fils", et Zita Hanrot ("Les hirondelles de Kaboul"), "Rouge" a été applaudi plusieurs minutes par le public vendredi. Le festival du cinéma américain de Deauville présente neuf des films sélectionnés à Cannes mais qui n'ont pu y être montrés en raison du Covid-19. Le film, qui "s'inspire de faits réels" et coproduit notamment par les frères Dardenne, sort le 25 novembre.Nour (Zita Hanrot) vient d'être embauchée comme infirmère dans l'usine où son père Slimane (Sami Bouajila) travaille depuis 30 ans. Mais avec une journaliste (Céline Sallette) elle y découvre peu à peu rejets polluants cachés et dossiers médicaux trafiqués. La jeune femme se retrouve alors face à un dilemme: se taire ou trahir son père pour faire éclater la vérité.Slimane "ne se rend pas vraiment compte de ce qui lui arrive. Il dit +le boulot faut continuer, je suis malade, je suis tout pourri mais tant pis+", a précisé Sami Bouajila."Il y a toujours eu beaucoup d'affaires de pollution mais on va de plus en plus s'en rendre compte parce que de plus en plus de gens disent stop" a poursuivi Farid Bentoumi qui a "rencontré beaucoup de lanceurs d'alerte". Le cinéaste de 44 ans a expliqué avoir dû tourner sur deux sites belges les scènes d'usine après s'être heurté à "un veto" en France."Les gens qui sont en responsabilité ont une idéologie monstrueusement armée. Nous on est des bébés dans une grosse crèche. On doit se ressaisir, s'allier", a ajouté Céline Sallette."Farid ne juge pas les gens. Certains sont en situation de survie", a renchéri Henri-Noël Tabary, rôle secondaire dans le film. "J'aime ce côté social et en même temps c'est un tragédie. J'ai beaucoup pensé à Hamlet", a de son côté expliqué Zita Hanrot.
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Les soldats sont intervenus sur un incendie dans le bois de Vincennes, près de Paris, lorsque des réchauds au gaz ont explosé. Six hommes ont été blessés, dont deux grièvement.
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L'incident s'est produit dimanche 23 septembre, dans la matinée. Vers 9 heures, un groupe de militaires qui effectuaient leur jogging dans le bois de Vincennes a remarqué un feu dans le parc proche de la capitale, a-t-on appris de source policière. Les flammes avaient pris dans un campement de sans-abris. Lorsque les militaires se sont approchés de lieu, deux explosions ont retenti, vraisemblablement à cause de réchauds à gaz.Six soldats ont été blessés dans la déflagration, dont deux grièvement. Le pronostic vital n'est toutefois pas engagé. Les deux blessés graves ont été évacués vers l'hôpital militaire de Percy, à Clamart.
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Il n'avait plus donné de nouvelles depuis plus de deux mois. Mardi 25 juillet, un homme d'une cinquantaine d'années a été retrouvé mort par son père qui, inquiet, était parti à sa recherche.
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La triste découverte a eu lieu vers 21 heures dans sa maison située rue des Pivoines à Paray-Vieille-Poste, près d'Orly (Essonne), selon Le Parisien.Le corps était momifié. La mort du défunt est sans doute intervenue depuis plusieurs semaines. Appelés, les policiers de la brigade de sûreté urbaine d'Athis-Mons ont mis en place un périmètre de sécurité et effectué les premières constatations. La brigade criminelle de la Direction régionale de la police judiciaire de Versailles (Yvelines) a été saisie de l'enquête ouverte pour connaître l'origine de la mort de cet homme.Début juillet dans les Landes, rapportait Sud Ouest, les gendarmes ont découvert le cadavre momifié d'un homme de 90 ans mort depuis plusieurs mois. Sa femme n'avait pas signalé son décès et continuait à vivre auprès de lui.
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Une centaine de rassemblements sont prévus un peu partout en France à l'appel de la plupart des syndicats de la fonction publique hospitalière, de collectifs de soignants et de plusieurs organisations de médecins hospitaliers.
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Les annonces du ministre de la Santé Olivier Véran n'ont pas suffi : quinze jours après une première journée de mobilisation très suivie, les soignants vont de nouveau battre le pavé ce mardi 30 juin pour réclamer plus de moyens pour l'hôpital. "Après le succès de la journée du 16 juin, il faut maintenir la pression sur le gouvernement et l'obliger à s'engager dans de réelles négociations", a prévenu la CGT dans un communiqué. Il y a deux semaines, plus de 100.000 manifestants selon des sources policières, 180.000 selon les organisateurs, avaient participé aux rassemblements organisés un peu partout en France. Une réussite, malgré des affrontements entre casseurs et forces de l'ordre qui ont terni certains cortèges. La mobilisation sera-t-elle de même ampleur ce mardi ? Dans le sillage de la CGT, la plupart des syndicats de la fonction publique hospitalière (FO, Unsa, SUD) ainsi que les collectifs de soignants (Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux) ont appelé les "blouses blanches" à défiler. Plusieurs organisations de médecins hospitaliers, dont l'Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH), Action praticiens hôpital (APH) et Jeunes médecins, ont par ailleurs décidé de se joindre au mouvement.Au total, près d'une centaine de rassemblements sont prévus un peu partout en France, principalement devant des hôpitaux et des agences régionales de santé (ARS). Parmi les villes concernées figurent Nancy, Vannes, Dijon et Charleville-Mézières. A Paris, le cortège s'élancera à 14 heures de l'ancien hôpital militaire du Val-de-Grâce, aujourd'hui à l'abandon. Il passera devant l'hôpital Cochin, puis l'hôpital Necker, pour aboutir devant le ministère de la Santé.Lundi, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé aux syndicats qu'une enveloppe de 300 millions d'euros serait débloquée pour revaloriser les salaires des médecins hospitaliers. Cette proposition a été loin d'emporter l'enthousiasme des syndicats, qui ont jugé cette somme très insuffisante. "C'est inadmissible", s'est insurgé un responsable syndical, qui compte sur une "prochaine réunion jeudi matin" avec le ministre pour corriger le tir. "D'ici là on appelle tous à la grève" mardi, a-t-il ajouté.
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Des sites aborigènes ont pour la première fois été mis au jour au large des côtes australiennes par des archéologues, ouvrant la voie à la découverte d'anciennes zones de peuplement recouvertes par les eaux depuis la fin de la dernière période glaciaire.
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Des centaines d'anciens outils en pierre fabriqués par des peuples indigènes habitant l'actuelle Australie il y a au moins 7.000 ans ont été retrouvés à deux mètres sous le niveau de la mer près des côtes occidentales de ce pays, d'après les résultats de ces recherches parus jeudi dans la revue PLOS ONE.Des traces d'activités humaines ont en outre été détectées sur un deuxième site datant d'au moins 8.500 ans non loin de là, à 14 m de profondeur.Les archéologues, qui soulignent que ces deux zones d'installation de populations pourraient bien être plus anciennes encore, considèrent qu'il s'agit là d'un premier pas. Cela pourrait en effet conduire à la découverte de davantage de sites aborigènes dont on pense qu'ils pourraient avoir été engloutis au cours de la dernière période glaciaire, qui a commencé il y a 18.000 ans et s'est terminée il y a 8.000 ans.Jonathan Benjamin, un professeur associé de l'Université Flinders, coauteur de cette étude, a expliqué qu'avec la montée du niveau de la mer, c'est plus de 30% de cette vaste île-continent qui s'est retrouvée envahie par les eaux."Une énorme quantité d'éléments archéologiques documentant la vie des peuples aborigènes est maintenant sous l'eau", a-t-il ajouté."Nous avons désormais en fin de compte la première preuve qu'au moins une partie de ces éléments archéologiques a survécu à la montée des eaux", a-t-il encore dit.Des équipes de plongeurs ont réussi à repérer 269 objets sur un site situé à environ 2,4 mètres sous le niveau de la mer au large de Cape Bruguieres, dans la région de Pilbara, et ont trouvé une source sous-marine sur le deuxième site, à Flying Foam Passage.Dans la partie terrestre de l'Australie, les archéologues ont mis au jour des zones autrefois peuplées par des Aborigènes datant d'au moins 65.000 ans.
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Près de la moitié des tentatives de fraude au chômage partiel ont déjà été bloquées par les services de l'administration ou remboursées, révèle jeudi matin RTL.
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Pour faire face à la crise liée au Covid-19, le gouvernement a mis en place dès le début le dispositif de chômage partiel, qui prévoit l'indemnisation de 84% du salaire net pour le salarié (72% à partir d'octobre). Environ 2,4 millions de salariés du secteur privé étaient encore en chômage partiel en juillet, bien loin des 8,8 millions en avril, selon une estimation fin août de la Dares, le service de statistiques du ministère du Travail. Un dispositif d'aide mis en place pour éviter des licenciements massifs sans contrôle a priori par souci de rapidité. Pour s'assurer de la bonne mise en oeuvre de ce dispositif, le ministère du Travail mis en place des contrôles. "On a fait 45.000 contrôles sur l'activité partielle, il y a eu des fraudes, on doit avoir près de 400 procédures pénales engagées", assurait la ministre du Travail Elisabeth Borne début septembre. RTL révèle jeudi 17 septembre que les 270.000 contrôles réalisés en amont et en aval des versements du chômage partiel ont abouti à la régularisation des trop-perçus de plus de 4.000 entreprises pour un montant total de 225 millions d'euros. "Ce sont évidemment des montants très importants, mais ramenés aux 30 milliards d'euros versés par l'État (et l'Assurance chômage, on est sur une toute petite fraction d'entreprises", a commenté auprès de la station Mme Borne. Les fraudes repérées à l'heure actuelle représentent moins de 1% de l'argent public versé.Près de la moitié des tentatives de fraude ont déjà été bloquées par les services de l'administration ou remboursées. Environ 130 millions d'euros sont dans la nature, pour lesquels des procédures judiciaires et des enquêtes sont ouvertes. Selon plusieurs responsables, tout l'argent ne pourra pas être récupéré. Elisabeth Borne précise que "les contrôles vont se poursuivre en travaillant avec les services fiscaux, les Urssaf ainsi qu'avec le service de renseignements Tracfin pour resserrer les mailles du filet et s'assurer d'avoir des contrôles efficaces".En cas de fraude, les sanctions vont jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende, le remboursement des aides et l'exclusion du bénéfice des aides jusqu'à 5 ans.
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L'appel a été lancé par l'association "C'est assez!", qui s'indigne du sort des ursidés en captivité sous la chaleur de la côte méditerranéenne.
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Une soixantaine de manifestants se sont rassemblés devant l'entrée du parc marin Marineland d'Antibes (Alpes-Maritimes), dans la soirée de samedi 11 août. Ils ont été appelés à prendre part à une veillée "statique et silencieuse" qui a duré jusqu'à 23h. Le mouvement a été initié par l'association "C'est assez!", qui revendique le "respect des droits des animaux" et demande la "réhabilitation" des animaux sauvages maintenus en captivité, ainsi que par le parti animaliste des Alpes-Maritimes.Des ours polaires sous la caniculeMunis de pancartes avec des photos d'animaux et tout de blanc vêtus, les participants ont exprimé leur indignation contre la captivité des orques et des dauphins. En cette période estivale, l'accent a également été mis sur le sort réservé, selon eux, à Raspoutine et Flocke, un couple d'ours polaires. "On se demande quel comité scientifique a bien pu autoriser le placement de ces ours polaires sous la canicule de la Côte d'Azur, c'est une aberration", dénonce Emmanuelle Sultani, représentante locale de "C'est assez!". Une pétition postée sur internet, accompagnée d'une vidéo de ces animaux et demandant leur transfert dans un environnement plus adapté à leurs caractéristiques avait recueilli samedi soir plus de 155.000 signatures. Elle doit être transmise à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique.Face à des accusations qu'il considère comme "fallacieuses", le parc marin s'est défendu par communiqué. "Un constat d'huissier a été réalisé et atteste qu'il n'existe aucun dispositif de fermeture des grottes de glace et que chaque enclos dispose d'endroits ombragés. De plus, les ours ont en permanence accès à des locaux climatisés, à une source d'eau potable et à un bassin d'eau de mer à 14°", détaille Marineland.
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La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a salué "la réactivité de l'institution judiciaire qui crée un précédent juridique" après la décision du tribunal d'Évry (Essonne).
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C'est une grande première depuis l'adoption de la loi Schiappa. Un homme de 30 ans a été condamné à 9 mois de prison, dont 6 avec sursis et 300 euros d'amende, par le tribunal d'Évry (Essonne) vendredi 21 septembre, pour outrage sexiste, rapporte Le Parisien. Depuis l'entrée en vigueur, le 3 août dernier, de la loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, il s'agit de la première condamnation, a confirmé le cabinet de Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, au quotidien. L'homme a agressé physiquement le chauffeur du busJeudi 20 septembre, à Draveil (Essonne), un homme de 30 ans monte dans un bus bondé. Il s'assoit à côté d'une jeune femme et lui met une "petite fessée". Alors que la victime réagit, l'homme l'insulte : "t'as de gros seins sale pute". Le chauffeur du bus prévient la police et ferme les portes du bus pour empêcher l'homme de partir. Ce dernier s'en prend alors physiquement au conducteur de bus avant d'être interpellé par les forces de l'ordre. Inscrit sur le fichier des personnes délinquantes sexuelles (Fijais)L'homme, jugé en comparution immédiate, a été condamné à 9 mois de prison, dont 6 avec sursis, pour la fessée, outrage sexiste et violences sur le chauffeur. Il sera aussi inscrit sur le fichier des personnes délinquantes sexuelles (Fijais). Le juge ayant ordonné un mandat de dépôt, le trentenaire a été incarcéré dès le lendemain, vendredi 21 septembre."Les lois sont vraiment utiles lorsqu'elles sont appliquées. Je tiens à saluer l'engagement du chauffeur qui a joué son rôle de témoin vigilant, ainsi que la réactivité de l'institution judiciaire qui crée un précédent juridique", a réagi Marlène Schiappa.
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C'est par précaution, juste après la rétrocession de Hong Kong en 1997, que Simon Ng demanda le passeport proposé par Londres aux habitants de son ex-colonie. A l'époque, il ne pensait pas vraiment en avoir besoin. Mais aujourd'hui, il cherche à savoir s'il peut l'utiliser pour émigrer.
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Comme beaucoup d'autres Hongkongais, il envisage de s'exiler, effrayé par la volonté de Pékin d'imposer à sa région théoriquement semi-autonome une loi controversée sur la sécurité, en réponse à la crise politique de 2019.Jamais depuis le retour de Hong Kong dans le giron chinois il y a 23 ans, il n'avait imaginé fuir."A l'époque, comme beaucoup, j'étais convaincu que la Chine se réformerait et qu'il y avait de l'espoir", confie à l'AFP le professeur assistant de 52 ans. C'était l'idée du principe "Un pays, deux systèmes" théoriquement valable pendant 50 ans: donner le temps à la Chine communiste de poursuivre son ouverture et d'embrasser les libertés hongkongaises. Et non l'inverse."Mais aujourd'hui, c'est vraiment une période sombre. Et l'avenir s'annonce pire encore."- La responsabilité de Londres -L'optimisme n'était cependant pas unanimement partagé avant 1997. Beaucoup redoutaient déjà que Pékin ne soit un jour tenté de réduire les libertés uniques accordées aux Hongkongais.Et c'est pour cela Londres créa le passeport BN(O), pour British National (Overseas), ou "Citoyen Britannique (Outre-mer)".Ce document donne l'accès aux services consulaires britanniques à l'étranger, ainsi qu'un accès sans visa à la Grande-Bretagne pour un séjour allant jusqu'à six mois. Mais son titulaire n'a ni le droit d'y vivre de façon permanente, ni celui d'y travailler.Il était pour les autorités britanniques une façon de reconnaître une responsabilité vis-à-vis de ces anciens sujets de la Couronne.Son utilité pourrait désormais être totalement revue dans le contexte de la loi sur la sécurité que Pékin va imposer à Hong Kong pour lutter contre la subversion, la sécession, le terrorisme et les ingérences étrangères.Les détracteurs du texte, qui n'a pas encore été finalisé, y voient la plus grave atteinte à ce jour au principe "Un pays, deux systèmes", un instrument qui servira à museler toute dissidence et enterrera la semi-autonomie et les libertés hongkongaises.La Grande-Bretagne, qui voit cette loi comme une violation de l'accord de rétrocession conclu en 1984, a annoncé qu'elle étudiait une possible extension des droits à l'immigration pour les titulaires du BN(O), y compris un possible accès à la citoyenneté britannique.On dénombre environ 350.000 titulaires du BN(O), un chiffre qui a presque doublé depuis le début de la contestation à Hong Kong il y a un an.Mais 2,9 millions d'autres Hongkongais, en fait tous ceux nés avant 1997, sont éligibles à l'obtention de ce document. Londres a confirmé qu'ils seraient aussi concernés par les éventuelles mesures d'accès à la citoyenneté.- "Plus beaucoup de temps" -Ces annonces on provoqué la colère de Pékin qui a dénoncé, à son tour, une violation de l'accord de rétrocession, cette fois par Londres.En attendant, ces dernières semaines, les Hongkongais se sont précipités pour déposer des demandes de BN(O), comme l'ont montré les files d'attente dans les bureaux de poste pour envoyer les dossiers.Simon Ng, lui, se dit face à un dilemme: ni sa femme ni leurs deux enfants ne sont éligibles au BN(O) et Londres n'a rien dit sur le statut des familles."Je suis tenté de partir mais je suis démuni, comme si on me poussait dans l'eau sans qu'il n'y ait de bateau où monter", dit-il.Une récente enquête conduite par l'Université chinoise auprès de 800 Hongkongais montrait que les plus jeunes étaient le plus déterminés à partir, soit 50% des 18-24 ans interrogés.Problème, la plupart de ceux qui ont moins de 23 ans et qui formaient le gros des troupes dans les manifestations ne sont pas éligibles au BN(O).Ce n'est pas le cas d'Asuka Law, 23 ans, qui avait trois mois à la rétrocession. Elle compte partir dès octobre, en profitant d'un programme britannique proposant aux moins de 30 ans de certains pays d'aller vivre et travailler en Grande-Bretagne pendant deux ans.Elle est convaincue que les jours de liberté de Hong Kong sont comptés, vu la réponse policière opposée aux dernières manifestations."Il ne reste plus beaucoup de temps", dit-elle. "Il n'y a plus grand chose à faire dans cette ville. Toute contestation est accueillie d'une main de fer."
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En pleine période touristique, le monument de la capitale risque de fermer ses portes ce mercredi 1er août. Les agents d'accueil de la tour Eiffel ont en effet déposé un préavis de grève, révèle Le Parisien.
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L'intersyndicale CGT-FO qui a déposé un préavis de grève pour le mercredi 1er août dénonce les conditions d'accueil des touristes. Pour elle, elles se sont largement détériorées depuis la mise en place d'un nouveau système de vente de billets. En effet, depuis le 1er juillet, la Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE) a décidé d'augmenter la vente des billets achetés sur internet qui permet de réserver un créneau de visite du monument. Une nouveauté au départ saluée par l'ensemble des salariés. Mais ils ont déchanté quand ils ont remarqué qu'un ascenseur était entièrement dédié aux personnes ayant acheter leur billet sur internet en prévente. Ainsi, ces derniers sont dirigés vers l'ascenseur du pilier nord alors que tous les autres doivent se rendre à celui de la tour ouest. Seulement, la répartition dans les deux ascenseurs est loin d'être égale. "Aux horaires peu demandés en prévente, en début d'après-midi ou en soirée, il n'est pas rare que l'ascenseur nord monte au trois-quarts vides. Alors que la file s'étire devant l'autre ascenseur", s'insurge Denis Vavassori, délégué CGT-tour Eiffel au Parisien. "À l'inverse sur les créneaux très demandés en prévente, au moindre retard on est obligés de faire des délestages sur l'ascenseur ouest où les visiteurs sans billet patientent déjà depuis des heures", poursuit le syndicaliste.Malaises et énervement dans les files d'attenteAvec ce nouveau fonctionnement, il assure que ces derniers jours, le temps d'attente avant de monter dans la tour Eiffel a souvent dépassé la barre des trois heures. Une situation qui a engendré la colère des touristes. "Avec les fortes chaleurs, il y a eu des malaises dans les files, de la tension, de l'énervement... Les visiteurs sont très mécontents. On les comprend. Et pour les agents, la situation devient ingérable", déclare-t-il encore. Néanmoins, il est pour garder le système de prévente sur internet à hauteur de 50% des billets vendus, mais il demande à ce que l'ascenseur du pilier nord ne leur soit pas réservé. Jointe par Europe 1, une guide touristique américaine déplore ce nouveau système. "Ce sont des touristes qui sont là juste pour trois jours, parfois deux, c'est leur rêve de voir la tour Eiffel et on a une queue gigantesque (...) c'est un cauchemar et ça donne une mauvaise image de la ville".La visite de la tour Eiffel rayée des tours opératorsUne situation qui pourrait devenir particulièrement inquiétante pour la fréquentation de la tour Eiffel puisque certains opérators coréens, indiens et même chinois ont rayé de leur circuit touristique la visite de la Dame de fer. De son côté, la SETE demande de laisser un peu de temps à cette nouvelle organisation de se mettre en place. Pour elle, le bilan du 1er mois de fonctionnement est "positif". "Pour les visiteurs munis de billets horodatés, le temps d'attente est très faible. Pour les visiteurs sans billet, il reste identique à l'année dernière", a enfin déclaré SETE au Parisien.
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Devant les caméras de BFMTV, l'ex-bras droit de Marine Le Pen raconte comment, en 2015, il a passé à la trappe une vidéo du fondateur du Front national sur laquelle il "dissertait sur la devise de Vichy". Un vidéo "politiquement insupportable", selon le président des Patriotes.
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Avant de quitter le Front national (FN) à l'été 2017, Florian Philippot était le numéro 2 du parti de Marine Le Pen, désormais baptisé Rassemblement national. Dans ce cadre, le désormais président des Patriotes a été interviewé pour le documentaire Le Pen : secrets, pardons et trahisons diffusé lundi soir 14 janvier sur BFMTV.Dans un premier extrait dévoilé ce mercredi, le conseiller régional du Grand Est raconte dévoile une anecdote sur le fondateur du FN Jean-Marie Le Pen qui date de 2015. Comme d'habitude, le père de Marine Le Pen avait enregistré sa vidéo hebdomadaire, destinée à être publié sur le site internet du parti. Une vidéo "terrible" dans laquelle le Menhir "dissertait sur la devise de Vichy" et qui était selon Florian Philippot indiffusable. "J'avais prévenu Marine Le Pen, et personne n'avait osé allé le voir pour lui dire 'on est obligés de couper ça', d'abord parce que politiquement c'est insupportable, et même pour vous, pour vous empêcher des procès", explique-t-il. "J'ai eu cette idée de dire 'écoute cette vidéo ne sera jamais mise en ligne car le site va planter'", poursuit-il. "Du vendredi au dimanche soir vous aviez un message d'erreur sur le site du Front national et c'était nous-même qui l'avions planté. On était que deux à le savoir, Marine Le Pen et moi.""On lui a dit 'non non on a perdu la vidéo, désolé'. Et comme il n'a pas eu le courage de la retourner, on était sauvés pour une semaine", conclut-il. Selon lui, Jean-Marie Le Pen n'a cru que moyennement à cette explication, sans pour autant pouvoir prouver qu'elle était fausse.
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Invité du Grand Direct des Médias sur Europe 1, Patrick Sébastien a révélé les dessous de fabrication de son émission culte.
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17 saisons, 182 épisodes, plus de 3300 numéros : voilà en quelques chiffres, le bilan actuel du Plus Grand Cabaret du monde, le spectacle télévisé orchestré par Patrick Sébastien depuis 1998. Véritable vivier de talents, l'émission a révélé au grand public des artistes comme le duo Shirley et Dino, le ventriloque Jeff Panacloc et bien d'autres magiciens issus des quatre coins de la planète.Mais réunir tout ce beau monde à La Plaine Saint Denis a un prix. De passage dans les studios d'Europe 1, Patrick Sébastien a levé le voile sur les coulisses du tournage de son émission. "C'est une émission qui coûte cher" a révélé l'animateur, qui a également tenu à préciser que chacun des numéros présentés dans son cabaret étaient rémunérés : "Les cachets perçus par les artistes peuvent aller jusqu'à 5000 euros". À ce montant, viennent s'ajouter les divers frais de production, qui font grimper le prix d'un prime time à environ 600 000 euros.Une production sur mesureOn reste loin d'un prime de The Voice, dont la production peut atteindre le million d'euros, mais cela n'empêche pas Patrick Sébastien et son équipe de parcourir le monde, à la recherche de talents du cirque. Toujours sur Europe 1, l'interprète du Petit bonhomme en mousse a également affirmé qu'il employait de grands moyens pour "trouverla perle rare" et proposer à ses fidèles téléspectateurs des numéros prestigieux : "Je contrôle tout. On reçoit beaucoup de candidatures, mais on fait le tri parce qu'on est très exigeants".Le Plus Grand Cabaret du monde entamera sa dix-huitième saison le samedi 24 septembre, à raison d'une émission par mois. L'an dernier, Patrick Sébastien avait confié son intention d'arrêter l'intention en 2017.
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La jeune fille est restée deux semaines dans un centre de détention avant de pouvoir rentrer au Canada.
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Une adolescente française, en visite chez sa mère dans l'ouest du Canada, a passé deux semaines dans un centre de détention américain pour avoir - par inadvertance - franchi la frontière alors qu'elle courait sur une plage, ont rapporté vendredi 22 juin des médias.Cedella Roman, 19 ans, a raconté à la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) que l'incident s'était produit le 21 mai, alors qu'elle se trouvait à White Rock (Colombie britannique), une ville frontalière de l'État américain de Washington."Je leur ai répondu que je ne l'avais pas fait exprès"Alors que la marée montait, elle a reculé, emprunté un chemin de terre d'où elle a photographié le paysage avant de rebrousser chemin. C'est alors que deux agents américains en charge de la surveillance de la frontière l'ont accusé d'être illégalement passée de l'autre coté. "Je leur ai répondu que je ne l'avais pas fait exprès", a-t-elle expliqué à CBC, affirmant n'avoir vu aucun panneau signalant la frontière.Deux semaines dans un centre de détentionL'adolescente, qui n'avait aucune pièce d'identité sur elle, a rapidement été transférée dans un centre de détention, 200 kilomètres plus au sud. A son arrivée, elle a téléphoné à sa mère, Christiane Ferne, qui s'est rendue sur place avec le passeport et le visa étudiant de sa fille. Les autorités américaines ont déclaré que ces documents devaient être vérifiés par les autorités canadiennes. La jeune fille est donc restée deux semaines dans le centre avant de pouvoir rentrer au Canada.
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Incendies, agriculture intensive, extraction minière et pétrolière, occupations illégales de territoires: la pandémie de Covid-19 est venue aggraver tous les maux que subit l'Amazonie, fragilisant ses premiers défenseurs, les indigènes, et détournant l'attention mondiale pendant que les feux reprennent de plus belle.
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Espace crucial pour la santé de la planète, le bassin amazonien, qui abrite la plus grande forêt tropicale du monde, s'étend sur 7,4 millions de kilomètres carrés et occupe près de 40% de la superficie de l'Amérique du Sud, courant sur neuf pays: le Brésil, la Bolivie, le Pérou, l'Equateur, la Colombie, le Venezuela, le Guyana, le Surinam et la Guyane (France).Près de trois millions d'Indiens y forment quelque 400 tribus, selon l'Organisation du traité de coopération amazonienne (OTCA). Une soixantaine d'entre elles vivent dans un isolement total.Voici comment le virus s'est répandu à travers la jungle, vu à travers les reportages de l'AFP.- Isolés, pas préservés -Mi-mars, la panique gagne Carauari, une localité de l'ouest du Brésil qu'aucune route terrestre ne dessert, et dont les habitants sont parmi les plus isolés au monde. Une semaine de bateau est nécessaire pour rejoindre Manaus, la grande ville la plus proche.Au début, le coronavirus est perçu comme un fléau lointain dans les maisons multicolores sur pilotis qui surplombent les eaux marron du fleuve Jurua, affluent de l'Amazone.Mais l'annonce d'un premier cas à Manaus, la "capitale" de l'Amazonie, fait souffler un vent de panique: personne ici n'a oublié les hécatombes causées par les maladies amenées par les colons européens, qui ont décimé près de 95% des populations autochtones d'Amérique, faute d'immunité suffisante."On prie Dieu pour que l'épidémie n'arrive pas ici. On fait ce qu'on peut, on se lave souvent les mains, comme ils le disent à la télé", raconte José Barbosa das Gracas, 52 ans.Le premier cas chez les indigènes brésiliens est répertorié début avril: c'est une jeune femme de 20 ans de l'ethnie kokama qui vit près de la frontière avec la Colombie. Cette professionnelle de santé travaillait aux côtés d'un médecin testé positif.- Les appels à l'aide -Sentant monter le danger, des chefs indigènes et des personnalités tirent la sonnette d'alarme: il y a un risque d'"ethnocide", de disparition de leurs communautés, "dans tout le bassin amazonien"."Il n'y a pas de médecins dans nos communautés, il n'y a pas d'équipements de prévention", dénonce fin avril José Gregorio Diaz Mirabal, de la Coordination des organisations indigènes du bassin amazonien. A ce moment-là, la moitié des dix premiers cas détectés à Leticia, capitale de l'Etat d'Amazonas, en Colombie, ont été importés du Brésil. "Tomber malade ici fait toujours peur, mais maintenant nous avons plus peur que jamais", déplore Yohana Pantevis, une habitante de 34 ans."C'est une mort annoncée pour une grande partie de la population. Si la maladie rentre dans la forêt, on n'a pas les moyens de porter assistance: les distances sont énormes, les moyens très petits", s'inquiète un mois plus tard, fin mai, Sebastiao Salgado, le célèbre photographe franco-brésilien, âgé de 76 ans. "On risque vraiment une énorme catastrophe. Moi j'appelle ça un génocide: c'est l'élimination d'une ethnie et de sa culture. Je crois que c'est vers ça que le gouvernement de Bolsonaro se dirige, parce que sa position est à 100% contre les Indiens", dit-il. Début juin, un porte-parole emblématique, le cacique Raoni Metuktire, du peuple Kayapo, accuse dans un entretien à l'AFP le président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro de vouloir "profiter" du coronavirus pour éliminer son peuple.- Réfugiés dans la forêt -Mi-juin à Cruzeirinho, petit village indigène du Brésil, les cabanes en bois sont quasi vides: la plupart des habitants ont fui dans la jungle, par peur d'être contaminés."Ils ont préféré emporter leurs affaires dans la forêt et éviter tout contact", explique Bene Mayuruna, qui a décidé de demeurer au village. L'armée brésilienne dépêche une équipe de professionnels de santé est envoyée auprès des habitants qui comme lui sont restés sur place.- Barrières et plantes médicinales -A une semaine de bateau de Cruzeirinho, les habitants de la réserve indigène d'Umariaçu adoptent une stratégie différente: ils bloquent l'accès de leurs villages aux étrangers."Attention, terre indigène. Fermée pour 15 jours", peut-on lire à l'entrée de leur territoire. Ici, sur 5.000 hectares, vivent environ 7.000 autochtones, près de la frontière avec le Pérou et la Colombie.Pour ne pas dépendre du système de santé public brésilien, souvent saturé, les autochtones ont aussi recours à leurs connaissances ancestrales.A la mi-mai, un groupe de l'ethnie Sateré Mawé, coiffés de plumes ou de couronnes de végétaux tressés, parcourt ainsi le fleuve à la recherche de plantes médicinales."Nous avons traité tous les symptômes que nous avons ressentis avec des remèdes que nous avons préparés nous-mêmes, comme nos ancêtres nous l'ont appris", explique à l'AFP André Sateré Mawé, qui vit dans une zone rurale près de Manaus.Sont concoctées des infusions à base d'écorces d'arbres, du carapanauba (aux vertus anti-inflammatoires) ou du saracura mira, utilisé habituellement pour le traitement du paludisme.- Ravages - Au même moment à Manaus, Maria Nunes Sinimbu, 76 ans, voit mourir en moins d'un mois cinq membres de sa famille, dont trois de ses enfants, terrassés par le virus. "Ma fille ne croyait pas à la gravité de cette maladie. Elle a continué à travailler et à se déplacer normalement, sans prendre de précaution", déplore cette enseignante à la retraite.Le Réseau ecclésial pan-amazonien (Repam) estimait fin juillet que 27.517 indigènes avaient été contaminés en Amazonie, dont 1.108 décédés. Environ 190 peuples ont été touchés par l'épidémie, selon cette ONG catholique.Parmi ces sentinelles de la forêt, plusieurs chefs tombent au combat, dont les caciques brésiliens Paulinho Paiakan et Aritana Yawalapiti décédés respectivement mi-juin et début août, ainsi que le dirigeant indigène Santiago Manuin, mort au Pérou, début juillet.- Culture indigène menacée -Au fin fond de l'Amazonie, le coronavirus pose un dilemme cruel aux indigènes: rester au village avec très peu de ressources médicales ou aller en ville au risque d'être privés de leurs rites funéraires ancestraux.La Brésilienne Lucita Sanoma a ressenti cette douleur inimaginable le 25 mai, quand son bébé de deux mois a été enterré sans qu'elle ne soit au courant, à 300 km de son village.Cas suspect de Covid-19 avec une pneumonie, le nourrisson est mort dans un hôpital de Boa Vista, capitale de l'Etat de Roraima (nord-ouest).L'enterrement, qui suit une directive des pouvoirs publics pour des raisons sanitaires, est totalement contraire à la culture des Yanomami, qui veut que les dépouilles soient exposées dans la forêt, avant que les ossements ne soient incinérés. Les cendres sont recueillies dans une urne et, très longtemps après, enterrées lors d'une nouvelle cérémonie.Côté colombien, dans le département de l'Amazonas, début juin: coiffe de plumes, collier de canines et masque chirurgical, Remberto Cahuamari, chef de la communauté ticuna, craint que la disparition des "anciens", à cause du Covid-19, ne mette en péril la transmission du savoir, dans ces cultures essentiellement orales."S'ils venaient à tous s'éteindre, nous resterions avec nos jeunes qui, à l'avenir, ignoreraient tout de notre culture, de nos us et coutumes. C'est cela que nous craignons", confie-t-il. A cela s'ajoute l'isolement: les villages des bords des cours d'eau souffrent de l'arrêt du trafic fluvial pour tenter d'endiguer l'avancée du coronavirus.- Les orpailleurs, la menace - Pour les Yanomami, le premier danger provient des orpailleurs clandestins qui font régulièrement intrusion sur leur territoire, où quelque 27.000 indigènes vivent sur 96.000 km2, à la frontière entre le Brésil et le Venezuela."Sans ça, on serait tranquille", juge le chef Mauricio Yekuana, dont le masque blanc contraste avec le noir des peintures qui rayent son visage.Selon les ONG, environ 20.000 chercheurs d'or opèrent sur ces terres, encouragés par les projets du président Bolsonaro qui veut "intégrer" ces zones à la "modernité". Ces orpailleurs sont autant de "transmetteurs potentiels" du Covid-19, dénonce Greenpeace Brésil. Selon l'université fédérale de Minas Gerais, 40% des Yanomami vivant à proximité des zones d'orpaillage pourraient contracter le coronavirus si aucune mesure n'est prise.- Une déforestation record qui repart -Pendant que le monde est focalisé sur la pandémie, les incendies criminels sévissent de plus belle, après une année 2019 où ils avaient horrifié la planète.Objectif: accélérer la déforestation pour laisser la place à la culture du soja ou à l'élevage de bovins, des exportations-clés du Brésil. Des départs de feu qui ne doivent rien au hasard."Ce que j'ai vu, sur les terres où je me suis rendue, c'est que les arbres ont déjà été coupés, ils n'ont simplement pas encore été brûlés", expliquait début juin Erika Berenguer, chercheuse des Universités d'Oxford et Lancaster, disant redouter "des problèmes respiratoires à cause de la fumée, qui vont s'ajouter au coronavirus".Quand elles ne sont pas complices, les autorités voient leur capacité à combattre la déforestation limitées par la pandémie.Les derniers chiffres confirment les pires craintes : la déforestation de l'Amazonie s'est accélérée de 25% au premier semestre par rapport à la même période de 2019, où elles avaient déjà atteint un record, selon l'Institut National brésilien des recherches spatiales.Et les spécialistes craignent un mois d'août particulièrement dévastateur, déjà marqué par des incendies ravageurs au Pantanal brésilien.
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Joyau du patrimoine marocain avec sa médina ultra-touristique classée par l'Unesco, Marrakech affronte une crise sans précédent, privée de ses millions de visiteurs à cause d'une pandémie toujours vivace. Mais des voix s'élèvent pour "sauver la ville qui étouffe".
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"Avant, il fallait attendre son tour pour avoir une table", peste Bachir, serveur, en montrant la grande terrasse de café déserte où il s'active depuis vingt ans, au coeur de la célèbre place Jamaa El Fna, symbole de la "ville ocre".La situation n'est guère meilleure pour son voisin Mohamed Bassir: "c'est la première fois que je vois Jamaa El Fna aussi vide, cela me rend triste", murmure ce marchand de jus d'orange posté derrière sa roulotte décorée de fruits en plastique.Habituellement grouillante de monde, cette célèbre place datant du XIe siècle a été désertée par les charmeurs de serpents, les musiciens de rue, les marchands de souvenirs et les diseuses de bonne aventure. Les taxis et les calèches tournent à vide depuis que le Maroc a déclaré l'état d'urgence sanitaire mi-mars et verrouillé ses frontières pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Dans les ruelles labyrinthiques de la médina voisine, les souks colorés proposant habituellement babouches, joaillerie ou épices se résument à une succession de rideaux de fer baissés et de visages fermés.- "Tuer le temps" -"Les commerçants ont pour la plupart fermé boutique, les autres ouvrent pour tuer le temps car il n'y a rien à faire à la maison", affirme Mohamed Challah dans sa boutique de caftans où il "ne vend plus rien". Au sortir d'un confinement des plus stricts en juillet, commerçants et opérateurs touristiques avaient tout misé sur le tourisme national pour atténuer leurs pertes.Mais l'annonce surprise de nouvelles restrictions, dont la fermeture de Marrakech et de sept autres villes fin juillet, a fait voler en éclats leurs espoirs de relance."Les annonces de dernière minute ont fait beaucoup de mal aux professionnels du secteur", déplore un consultant en tourisme basé dans cette ville qui a attiré l'an passé 3 des 13 millions de touristes venus au Maroc et en tire l'essentiel de ses revenus."Des hôtels ont fermé, des milliers d'employés se sont retrouvés au chômage et toute la ville est désormais à l'arrêt", poursuit ce consultant qui a requis l'anonymat.Pour Jalil Habti Idrissi, qui dirige une agence de voyage vieille de 45 ans dont le chiffre d'affaires s'est écroulé, il sera "très difficile de rebondir".- "Marrakech étouffe" -Sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient pour "sauver" la ville impériale et assouplir les restrictions à l'arrivée de visiteurs."Il faut apprendre à vivre avec ce virus et arrêter ce blocage, cette phobie", s'insurge M. Idrissi.La semaine dernière, des professionnels du secteur ont organisé plusieurs sit-in pour appeler les autorités à mettre fin à leur calvaire."Le coronavirus n'aura pas le temps de nous tuer, la faim s'en chargera avant", pouvait-on lire sur une banderole déployée vendredi.Lueur d'espoir: les autorités du royaume ont récemment accédé à une requête du patronat qui consiste à autoriser les voyageurs non soumis aux formalités de visa à se rendre au Maroc à bord de "vols spéciaux" opérés par les compagnies aériennes nationales, sur présentation d'une réservation d'hôtel et de deux tests --sérologique et PCR-- négatifs de moins de 48 heures. Mais il s'agit d'une "ouverture partielle", fait remarquer Ibtissam Jamili, qui dirige un cinq étoiles et accuse des "pertes colossales".L'enthousiasme pourrait par ailleurs être de courte durée car avec plus de 2.000 cas quotidiens enregistrés ces derniers jours, le royaume de 35 millions d'habitants fait face à une flambée des contaminations. Marrakech, comme Casablanca, la capitale économique, figure parmi les villes les plus touchées et quand les professionnels du tourisme appellent à sauver le secteur, de nombreux internautes s'inquiètent eux de la situation sanitaire et de l'engorgement des hôpitaux.Le royaume compte 86.686 cas, dont 1.578 décès et des photos de patients dormant à même le sol du principal hôpital de la capitale touristique ont été largement relayées sous le hashtag "Marrakech étouffe".
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Le premier mandat de Donald Trump à la Maison Blanche a été scandé par les tentatives infructueuses de rapprochement avec la Russie. Et maintenant qu'il touche à sa fin, cette volonté bute encore et toujours sur l'actualité.
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Une affaire complexe est venue rappeler à quel point une normalisation s'avère impossible pour le président des Etats-Unis, qui venait pourtant de proposer une nouvelle fois d'inviter au prochain sommet du G7 son homologue Vladimir Poutine, qui avait été exclu en 2014 de ce qui était alors le G8 pour avoir annexé la Crimée.Selon le New York Times, le renseignement américain a acquis la conviction que Moscou avait distribué des primes à des insurgés pour tuer des soldats américains en Afghanistan.Le président républicain a-t-il été informé, comme l'ont affirmé plusieurs médias ? Et si oui, pourquoi n'a-t-il pas riposté ? Et sinon, pourquoi son entourage a-t-il jugé que le commandant-en-chef ne devait pas être mis au parfum d'un événement à ce point explosif ? Interrogations et spéculations fusent depuis ce week-end, renforcées par une communication confuse de la Maison Blanche.Après avoir assuré que les services secrets n'avaient pas jugé cette information "crédible", la présidence a finalement assuré lundi qu'il n'y avait "pas de consensus" à ce stade au sein du renseignement. Et qu'en conséquence Donald Trump n'avait pas été briefé sur ce dossier avant qu'il n'éclate au grand jour.Mais trop tard, la classe politique américaine, viscéralement antirusse, était déjà montée au créneau.- "Un désastre" -Avec Donald Trump, "tous les chemins mènent à Poutine", a lancé la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi.Le sénateur républicain Cory Gardner a même plaidé pour que la Russie soit inscrite sur la liste noire des Etats soutenant le terrorisme.Car le dossier russe est l'un des seuls sur lesquels le camp du président s'insurge encore contre son patron.La suspicion à son égard trouve sa source dans sa promesse préélectorale d'une embellie dans les relations avec Vladimir Poutine, mais aussi sur les soupçons de collusion entre le Kremlin et son équipe de campagne qui ont empoisonné une bonne partie de son mandat.Et Donald Trump a mis de l'huile sur le feu à l'été 2018 à Helsinki lorsqu'il a semblé vouloir croire le président russe qui venait de nier en tête-à-tête toute ingérence dans la présidentielle américaine de 2016 -- qui ne fait pourtant aucun doute pour le renseignement américain."C'était un désastre", se souvient James Jay Carafano, de la fondation conservatrice Heritage. "Je crois que le président en a tiré les leçons", dit-il à l'AFP.Tous les présidents américains, depuis la fin de la Guerre froide, ont promis d'améliorer les liens avec Moscou, avec des résultats mitigés.Selon James Jay Carafano, qui fut membre de l'équipe de transition de Donald Trump juste après son élection, ses propres promesses étaient "aussi superficielles que celles des autres".- "Porte d'entrée" -"Il n'avait pas un plan secret pour améliorer les relations avec la Russie", assure-t-il.Le problème, résume-t-il sans détours, "c'est que pour avoir de meilleures relations avec la Russie, il faudrait changer Poutine", "et il n'y a pas le moindre signe que Poutine veuille changer".Cet expert défend néanmoins la politique actuelle de l'administration Trump, qui dans les faits a affiché une certaine fermeté à l'égard des Russes.L'information sur les primes russes en Afghanistan confirme qu'un rapprochement "n'est pas une option", estime-t-il encore.Pour Matthew Rojansky, du Woodrow Wilson International Center for Scholars, elle montre même à quel point les relations se sont détériorées."Pour ceux qui suivent le dossier, il n'est pas surprenant d'apprendre que les Russes cherchent comment tuer des Américains. Nous sommes en conflit avec ces gens", affirme-t-il.Six ans de sanctions ont prouvé que les Etats-Unis pouvaient "faire un peu de mal à la Russie, mais pas du tout au point de lui faire changer d'attitude".Et selon lui, l'escalade risque de continuer, d'autant que Moscou ne semble plus vraiment miser sur le président-candidat Trump comme par le passé.Cet expert rappelle toutefois que même pendant les heures les plus sombres de la Guerre froide, le dialogue n'a pas été totalement rompu.Les deux puissances rivales pourraient donc profiter des discussions qu'elles ont lancées la semaine dernière sur le traité New Start sur les armes nucléaires pour approfondir leurs échanges."Si on cherche une porte d'entrée, c'est celle-là", martèle Matthew Rojansky.
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Les négociations sur la hausse des salaires des professeurs, promise dans la réforme des retraites, vont reprendre "d'ici à la fin du mois de juin", a annoncé mardi Jean-Michel Blanquer.
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Ces discussions "concernent le sujet de la rémunération mais plus généralement l'exercice du métier: (...) il faut que leurs conditions de travail soient meilleures, a déclaré le ministre de l'Education nationale sur RMC-BFMTV."Il faut mieux payer nos professeurs, dans le cadre d'une carrière plus souple où ils peuvent davantage faire de choix, a ajouté le ministre.Lors du lancement des négociations en janvier, Jean-Michel Blanquer avait annoncé aux organisations syndicales son intention de consacrer 500 millions d'euros à ces revalorisations qui prendront effet en janvier 2021.Le gouvernement s'est engagé à ce que des revalorisations salariales permettent de garantir un même niveau de retraite pour les enseignants qui pourraient potentiellement perdre beaucoup avec la réforme, mise à l'arrêt depuis la crise sanitaire."Il y avait une dimension dépendante des retraites, mais il y a une dimension indépendante des retraites pour notamment revaloriser les débuts de carrière. Je suis très attentif à cela, ne serait-ce que pour l'attractivité du métier pour les jeunes, et donc le salaire des plus jeunes doit augmenter", a poursuivi M. Blanquer.Par ailleurs, alors que les écoles et collèges de France métropolitaine rouvrent très progressivement ce mardi tout comme les lycées des départements classés verts, le ministre a souligné que "tous les élèves (avaient) vocation à revenir, même un peu" dans leur établissement avant les vacances d'été.Sur ce point, le ministre a estimé qu'"à Paris, les enfants étaient insuffisamment accueillis" et que la "situation mérite des améliorations".Le strict protocole sanitaire, déployé depuis le début du déconfinement le 11 mai, va être maintenu au moins jusqu'à la fin de l'année scolaire, a-t-il aussi rappelé. "Si les choses continuent à évoluer positivement, il faudra l'alléger certainement" à la rentrée de septembre, a-t-il ajouté.
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Complexe, le système d'arbitrage entre EDF et ses concurrents est à l'origine de la hausse de 5,9% des prix de l'électricité. Une hausse qui arrange tout le monde, hormis les usagers.
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"La qualité de notre système électrique fait qu'on était obligé de faire cela". Au micro de CNews, Jean-François Carenco, président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a tenté de justifier la hausse de 5,9% des tarifs de l'électricité recommandée en février dernier, et qui devrait entrer en vigueur au 1er juin. Collusion d'intérêtsMais comme l'explique Le Monde dans son édition du 16 mai, cette hausse résultat de la collusion de plusieurs intérêts. Premier élément, l'hiver dernier, les prix de gros sur le marché de l'électricité ont crû. Mécaniquement, les concurrents d'EDF ont augmenté leurs demandes en production nucléaire française, qui, elle, reste à un prix fixe. La répartition de l'électricité produite par le parc nucléaire français est ensuite effectuée entre les divers acteurs du marché via un mécanisme baptisé Arenh (accès régulé à l'électricité nucléaire historique). Sauf que, pour la première fois, les concurrents d'EDF ont dépassé leur plafond de consommation, rendant particulièrement complexes les arbitrages. Résultat : les prix s'accroissent. Outre ces difficultés d'arbitrage, EDF et ses concurrents, tels que Direct Energie, ont un intérêt direct à une si forte hausse. EDF fait face à une dette très lourde, dont le montant s'élève à 33 milliards d'euros. Un trou qui tombe mal au moment où le fournisseur d'électricité doit lancer une grande campagne d'investissements en vue de maintenir en activité le parc nucléaire français.Les concurrents d'EDF, s'ils n'ont pas ce type d'investissements lourds à effectuer, voient également d'un bon oeil la hausse. Ils garantissent souvent des tarifs inférieurs à ceux d'EDF grâce à une réduction de leurs marges. Une hausse globale des tarifs leur permettrait d'augmenter leurs marges. Patrick Pouyanné, le PDG de Total qui a pris le contrôle de Direct Energie, s'est d'ailleurs prononcé en faveur de la haisse en avril dernier, rappelle Le Monde.
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Alors qu'ils faisaient du VTT en montagne, près de Seattle, deux hommes ont été attaqués par un puma. L'un d'eux n'a malheureusement pas survécu, rapporte Le Parisien.
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Un cycliste de 32 ans est décédé samedi matin près de Seattle (États-Unis) après avoir été attaqué par un puma. Son ami, âgé de 31 ans, a quant à lui été blessé, a rapporté la chaîne de télévision Komo News, relayé par Le Parisien.En pleine promenade à VTT samedi matin, vers 11 heures (heure locale), près de North Bend, les deux hommes sont tombés nez à nez avec l'animal. Malheureusement, la confrontation a mal tourné. Malgré leurs tentatives pour faire fuir le félin, le puma a sauté au visage du cycliste de 31 ans. Effrayé, le second cycliste a alors pris ses jambes à son cou, avant d'être rattrapé lui aussi par l'animal. La première victime s'est alors empressée de contacter les secours. Malheureusement à leur arrivée, les policiers n'ont rien pu faire pour le cycliste de 32 ans. "Le puma avait effectivement ramené sa victime tout près de la forêt. C'est à cet endroit que nous avons constaté la mort du jeune homme", a précisé le sergent Ryan Abbott.Le puma a ensuite été pris en chasse pendant plusieurs heures par des agents spécialisés, avant qu'ils n'arrivent enfin à le tuer, vers 16 heures. Le corps du jeune homme a alors pu être récupéré. Le cyclisme de 31 ans avait quant à lui été pris en charge plus tôt dans un état grave et avait été transporté vers l'hôpital de Harborview.Les attaques de puma sont très rares. En 100 ans, une autre personne a perdu la vie dans ces circonstances dans l'État de Washington.
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Des députés LREM veulent autoriser les salariés qui le souhaitent à faire don d'une partie de leurs congés payés aux soignants, selon un courrier consulté mardi par l'AFP, un élu LR y voyant un "plagiat" de sa proposition et le gouvernement la jugeant "très intéressante".
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Dans cette lettre adressée à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et cosignée par 100 députés, l'élu du Calvados Christophe Blanchet propose "que l'on puisse permettre aux salariés qui le désirent et qui le peuvent, dans le public comme dans le privé, de faire don d'une partie de leur congés payés", au bénéfice "de ceux qui luttent directement contre le coronavirus".Interrogée à l'Assemblée lors de la séance de questions au gouvernement, Muriel Pénicaud a jugé la proposition "très intéressante". Le gouvernement la "soutient pleinement" a-t-elle dit. "Il faut définir les modalités de conversion des jours de repos", a-t-elle ajouté. "Cela soulève tout une série de questions", a-t-elle encore dit, se montrant favorable à "le coupler avec les chèques vacances".M. Blanchet a fait état de la "frustration" de certains Français qui au-delà des applaudissements de soutien à 20 heures, "ne peuvent ou ne savent comment aider davantage" les soignants, plaidant qu'il ne faut pas faire "obstacle à la fraternité", dans ce courrier daté du 22 avril."Un tel dispositif ne représente pas une charge pour l'État ni pour les entreprises car les congés payés sont déjà provisionnés. A titre indicatif, il y a 23 millions de salariés en France, si chacun donne juste un jour de congé, cela fait 23 millions de jours, ou l'équivalent en valeur, dédiés aux personnels soignants", ajoute le courrier.Ces jours pourraient être donnés "sous forme de chèques-vacances, utilisables aussi bien dans l'offre publique que privée", précise le député, qui évoque une possible proposition de loi en ce sens.L'élu LR Maxime Minot a fustigé dans un communiqué un "plagiat inacceptable" des députés LREM, soulignant avoir déposé le 22 mars une proposition de loi en ce sens, que les députés de la majorité "ont refusé de cosigner".Son texte porte sur l'instauration d'un "don de jours de repos pour les personnels soignants". L'élu y souligne qu'en l'état de la législation, "seul le don à l'intérieur de la même entreprise pour des salariés qui viennent en aide à un proche atteint d'une perte d'autonomie" grave ou présentant un handicap est possible.L'élu de l'Oise, qui indique avoir "déjà recueilli plus de 50 cosignatures de députés issus de toutes les oppositions", dénonce "une façon de faire révoltante", lançant un appel pour que son texte soit inscrit "à l'ordre du jour en vue de son adoption dans le consensus que ce sujet mérite".Le député LR Philippe Gosselin a brièvement relayé cette protestation à l'occasion d'une question qu'il posait sur un autre sujet lors de la séance de questions.Pour sa part, le patron des députés LREM Gilles Le Gendre a dénoncé mardi de la part de LR une "mauvaise polémique, certainement pas à la hauteur des enjeux". "Il faut d'abord qu'on lève les obstacles techniques qui s'opposent à cette excellente idée, ce qui n'est pas mince", a-t-il ajouté, indiquant toutefois être "assez confiant".
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Le chef de l'État est attendu auprès des sinistrés le 22 octobre, une semaine après les intempéries qui ont fait 14 morts dans le département.
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Emmanuel Macron se rendra dans l'Aude "auprès des sinistrés" lundi, une semaine après les intempéries qui ont fait 14 victimes et 75 blessés, indique l'Élysée jeudi 18 octobre. Il va également rencontrer "des élus locaux et des forces de secours et de sécurité". L'état de catastrophe naturelle a par ailleurs été reconnu ce jeudi dans 126 communes du département touchées en début de semaine. "L'épisode méditerranéen de type cévenol" qui a frappé l'Aude figure parmi les intempéries les plus meurtrières depuis une dizaine d'années en France. Le Premier ministre Édouard Philippe s'est, lui, rendu sur place lundi. Il est notamment allé à la rencontre des habitants sinistrés de la petite commune de Villegailhenc (1.600 habitants), où deux personnes sont décédées. "L'événement météorologique avait été anticipé, pas son intensité, pas le déroulement chronologique de sa manifestation, ce qui a rendu le phénomène plus grave encore que ce qui avait été imaginé", a déclaré le chef du gouvernement mardi à l'Assemblée.
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Deux enfants âgés de dix et douze ans ont chuté d'une falaise dans la station d'Avoriaz en Haute-Savoie, rapporte France Bleu. L'un des deux est décédé.
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Drame encore inexpliqué en Haute-Savoie dans la nuit de samedi à dimanche. Deux enfants âgés de 10 et 12 ans ont fait une chute d'une falaise, explique France Bleu. Le drame s'est déroulé dans la station d'Avoriaz. Le plus âgé des deux enfants est décédé. France Bleu explique que l'accident s'est produit dans le secteur de Super-Morzine au niveau des deux domaines skiables d'Avoriaz et Morzine. Les deux ont emprunté un téléski en fin d'après-midi et n'ont plus donné signe de vie par la suite. Selon les premiers éléments, ils se seraient égarés avant de traverser une route et se diriger vers une forêt surplombant une falaise.Retrouvés dans la nuitSelon France Bleu, les enfants n'ont pas vu la falaise masquée par les arbres et la nuit tombant, et auraient chuté de la barre rocheuse. La famille a donné l'alerte en début de soirée et les secouristes ont utilisé leurs forfaits pour les repérer. L'aîné âgé de 12 ans a donc été retrouvé vers 4 heures du matin, sans vie. Son petit-frère était lui conscient et a été évacué vers l'hôpital de Thonon-les-Bains.
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Le regain de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis a fait enfler les prix du pétrole, dont les effets se font ressentir dans les stations-services.
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Les prix des carburants routiers vendus dans les stations-service françaises ont continué d'augmenter la semaine dernière. Grève contre la réforme des retraites : quelles sont les raffineries perturbées ?par franceinfoCette hausse s'inscrit dans le sillage de celle des cours du brut, affectés par les tensions exacerbées entre Téhéran et Washington.Augmentation continue depuis fin-novembreLe prix du gazole, carburant le plus vendu avec près de 80% des volumes, a atteint 1,4841 euro par litre, en hausse de 0,93 centime par rapport à la semaine précédente, selon les données du ministère de la Transition écologique et solidaire. Ses prix n'ont cessé d'augmenter chaque semaine depuis la fin novembre. L'essence super sans plomb 95 valait 1,5365 euro, en progression de 0,71 centime.Le SP95-E10, qui contient jusqu'à 10% d'éthanol, s'affichait pour sa part à 1,5186 euro, soit 1,11 centime de plus. Enfin, le SP 98 a atteint 1,6006 euro, en hausse de 0,82 centime. Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, ainsi que des taxes.Les cours ont progressé dans l'ensemble ces dernières semaines, alimentés par les tensions au Moyen-Orient. Dans le même temps, la CGT a appelé au blocage de toutes les raffineries à partir de mardi 7 janvier.
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Le président brésilien Jair Bolsonaro va désormais boycotter les stylos Bic, qui étaient devenus le symbole de sa prétendue modestie, au motif qu'ils sont d'une marque française. Sauf qu'ils sont produits à 95% au Brésil.
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Les stylos de la marque Bic sont au centre du nouvel épisode de tensions entre le Brésil. Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui se livre à un bras de fer avec la France au sujet des incendies en Amazonie, a affirmé, vendredi 30 août, qu'il allait cesser d'utiliser les stylos Bic, une marque "française".Il signait jusqu'à présent les documents officiels avec ces stylos bon marché, qu'il a souvent brandis devant les caméras comme le symbole de la modestie de son train de vie présidentiel, contrairement à celui de ses prédécesseurs. "Un stylo (de la marque brésilienne) Compactor, à la place de Bic, fera l'affaire", a-t-il dit à des journalistes à Brasilia. La veille, il avait déclaré sur Facebook "maintenant ce sera Compactor, parce que Bic est française".Un porte-parole de la présidence, auquel l'AFP a demandé si les déclarations présidentielles étaient à prendre au sérieux ou s'il s'agissait d'une boutade, a répondu ne pas souhaiter "faire de commentaires sur cette affaire".95% des stylos Bic vendus au Brésil y sont fabriquésQuelque 95% des stylos vendus au Brésil par Bic sont fabriqués à Manaus, dans l'Etat d'Amazonas, l'un des neuf Etats à abriter la forêt amazonienne au Brésil, a expliqué un chargé de la presse de la firme contacté par l'AFP par mail. Le groupe emploie un millier de personnes dans ses usines de Manaus et de Rio de Janeiro.Bic n'a pas souhaité commenté les déclarations de Jair Bolsonaro mais s'est dit "flatté" d'être reconnu comme étant "une marque démocratique". Les graves incendies qui sévissent en Amazonie ont donné lieu depuis la semaine dernière à des échanges très tendus entre le Brésil et la France. Pour le troisième jour consécutif vendredi, M. Bolsonaro a demandé que le président français Emmanuel Macron se rétracte après qu'il eut déclaré ouverte la question de la souveraineté sur l'Amazonie, dont 60% de trouve en territoire brésilien.
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La ballerine et chanteuse de music-hall Zizi Jeanmaire est décédée ce vendredi 17 juillet. Elle était âgée de 96 ans.
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La ballerine et chanteuse de music-hall Zizi Jeanmaire, connue pour son "Truc en plumes" et dont la carrière est étroitement liée à celle du chorégraphe Roland Petit, est décédée vendredi à 96 ans, a annoncé sa famille à l'AFP."Madame Valentine Petit a la profonde tristesse d'annoncer le décès de sa mère, Madame Zizi Jeanmaire survenu le 17 juillet 2020. Ma maman s'est éteinte paisiblement cette nuit à son domicile de Tolochenaz dans le canton de Vaud", en Suisse, a indiqué à l'AFP sa fille Valentine Petit, jointe au téléphone. Une cérémonie publique aura lieu en septembre pour lui rendre hommage, a-t-elle précisé. "Petit rat" de l'Opéra acclamé quelques décennies plus tard pour son "Truc en plumes", Zizi Jeanmaire a fait bouger les lignes entre danse classique et music-hall au cours d'une carrière d'une remarquable longévité. Née Renée Jeanmaire le 29 avril 1924, c'est à la barre de l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris que celle qui se fera ensuite appeler "Zizi" rencontre le futur chorégraphe et son futur mari, Roland Petit, décédé en 2011. Ils ont seulement 9 ans. Entrée en 1933 dans la vénérable maison, elle a intégré le corps de ballet sept ans plus tard, puis l'a quitté au sortir de la Seconde guerre mondiale. "Roland, lui, avait envie de créer sa propre compagnie", racontait-elle dans un entretien à l'AFP en 2008. Ce sera les Ballets des Champs-Elysées, puis ceux de Paris. La troupe, dans laquelle danse Zizi Jeanmaire, se révélera dans Carmen, adoptant la coupe courte qui ne la quittera plus, puis La Croqueuse de diamant en 1950. Un passage aux Etats-Unis les fait participer aux films de Hollywood et aux revues de Broadway."Mon truc en plumes" "Mon truc en plumes", créé à Paris en 1961, imprime durablement l'image de Zizi Jeanmaire, délurée et chic à la fois. Son interprétation dans "Le jeune Homme et la mort", aux côtés de Rudolf Noureev, pour une version filmée est largement saluée.En 1970, le couple avait repris la direction du Casino de Paris. Roland Petit fonde ensuite la compagnie des Ballets de Marseille.
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Un certain nombre de commerces vont pouvoir rester ouvert pour permettre à la vie et à l'activité économique de se maintenir.
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Les choses se précisent, après l'annonce soudaine, samedi soir, de la fermeture de tous les commerces en France. Un arrêté paru lundi 16 mars au Journal Officiel détaille les commerces qui pourront rester ouverts dans le cadre des mesures de confinement : grandes surfaces, commerces alimentaires, pharmacies, marchands de journaux, pompes funèbres ou banques, notamment. Les commerces français peuvent "continuer à recevoir du public pour les activités figurant en annexe du présent arrêté", dit le texte. Vers un confinement total en France ? Emmanuel Macron fait le point sur le coronavirus ce soirpar Africanews françaisLe gouvernement ordonne depuis dimanche la fermeture des lieux "non indispensables", dont notamment les restaurants et les bars, mais un flou demeurait sur les commerces autorisés à ouvrir. Le Premier ministre, Édouard Philippe, avait évoqué samedi les magasins alimentaires, les pharmacies, les banques, les bureaux de tabac et les stations-essence.Toutes ces activités sont énumérées par l'arrêté paru lundi, ainsi que les grandes surfaces de différentes tailles, supérettes, supermarchés et hypermarchés.S'y ajoutent les revendeurs d'équipements d'automobiles et de deux roues, les fournisseurs des agriculteurs ainsi que leurs équipementiers, les vendeurs et réparateurs d'ordinateurs ou de téléphonie. Les blanchisseries et les services funéraires sont aussi ouverts.Le gouvernement, qui a également fermé les écoles, a par ailleurs demandé ce week-end aux Français de rester autant que possible chez eux, mais n'a pour l'heure pas pris de mesure de confinement obligatoire, sur le modèle d'autres pays européens comme l'Espagne et l'Italie.Le bilan de l'épidémie a grimpé dimanche à 127 morts et 5.423 cas confirmés en France, soit 36 morts et plus de 900 cas supplémentaires en 24 heures, la plus forte augmentation quotidienne des cas et décès depuis l'apparition du virus dans le pays, qui est officiellement entré samedi dans le stade 3 de l'épidémie.
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Après avoir fait les beaux jours de TF1 grâce à ses jeux télé très populaires et ses tubes au début des années 1990, Vincent Lagaf' se fait discret depuis ces dernières années. S'étant isolé médiatiquement, l'humoriste et animateur s'est reconverti aujourd'hui dans une activité très différente et surprenante...
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Vincent Lagaf' est un célèbre humoriste et présentateur français né le 30 octobre 1959 à Mont-Saint-Aignan. De son vrai prénom Franck, il est abandonné par sa mère le jour de l'accouchement et après un an et demi à la DASS, il est recueilli par ses parents adoptifs. Après avoir terminé ses études pour un métier manuel (mécanicien et soudeur), il fait ses premiers pas sur scène au sein du Club Med, en tant que GO, gentil organisateur. Ayant talent inné pour le divertissement, il se fait repérer par Hervé Hubert qui devient alors son producteur. Faisant ses débuts sur le petit écran dans La Classe en 1987, il se fait connaître du grand public grâce à son premier spectacle dont l'ouverture coïncide avec la sortie de sa première chanson "Bo le lavabo".Un vrai phénomèneLe titre rencontre un franc succès et est suivi du tube "La Zoubida". Classé numéro 1 du Top 50 pendant 11 semaines, il continue ensuite à se produire sur les scènes parisiennes, tout en amusant les auditeurs des Grosses Têtes sur RTL. En 1996, il débarque à la présentation du jeu L'Or à l'appel sur TF1, puis continue dans sa lancée avec Drôle de jeu et le cultissime Bigdil. Il continue sur la première chaîne dans les années 2000-2010 avec Cresus, suivi du retour du Juste Prix. En parallèle de ses expériences à la télévision, il tente sa chance au cinéma en 2010 avec le film "Le baltringue". Le long-métrage se fait malheureusement descendre par la critique et est également boudé par le public. Il tente enfin un come-back en présentant Boom : Gagner ne tient qu'à un fil mais hélas, les téléspectateurs ne répondent pas présents cette fois-ci.Une reconversion surprenanteDepuis ce dernier échec, le comique s'est fait relativement discret dans les médias. Il a d'ailleurs choisi de se reconvertir dans son autre passion, les sports extrêmes. Ainsi, il a ouvert une école de flyboard à Cavalaire-sur-Mer dans le Var. Il expliquait au printemps 2016 à nos confrères du Parisien : "(L'école) s'appellera l'Adrénaline Académie et le public pourra découvrir ce sport fantastique. Pour l'instant, je me consacre entièrement au flyboard pour initier, perfectionner et organiser des baptêmes pour les gens." Après cette expérience, reviendra-t-il à ses premières amours ? Aimeriez-vous le revoir bientôt avec un autre jeu TV ?
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Le facteur d'orgue et responsable des révisions du grand orgue de la cathédrale de Nantes Nicolas Toussaint explique que le son de l'instrument détruit dans l'incendie était "issu de siècles de travaux".
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La cathédrale gothique Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes a été victime samedi 18 juillet d'un incendie, rapidement circonscrit, mais qui a toutefois détruit le grand orgue, qui dominait la nef de l'édifice depuis quatre siècles. L'instrument semble avoir été entièrement détruit dans le sinistre. La plateforme sur laquelle il se situe, érigée en 1620 et à laquelle mène un escalier de 66 marches, est "très instable et menace de s'effondrer", ont indiqué les pompiers. "J'ai vu un tas de cendres duquel émerge quelques morceaux calcinés", a décrit dimanche 19 juillet sur France Inter Nicolas Toussaint, "facteur" d'orgue (artisan spécialisé, ndlr) et responsable des révisions de cet orgue baroque. "On construit encore des orgues, mais on ne retrouvera pas l'orgue tel qu'il était ni le patrimoine qu'il contenait", a-t-il déploré. "C'était un son issu de tous ces siècles de travaux, un son très français et classique et un son des dernières évolutions apportées dans les années 1960, dans un esprit plus néo-classique", a-t-il précisé.Cinq restaurationsA son origine en 1621, l'instrument du facteur Girardet était doté de 27 jeux. Au cours des siècles, l'orgue a fait l'objet de cinq restaurations, portant leur nombre à 74, soit 5.500 tuyaux. En 1784, lors d'une première grande restauration-extension, François-Henri Cliquot a porté l'instrument à 49 jeux répartis sur 5 claviers manuels et un pédalier, lui donnant son esthétique classique."Sous la Révolution, quand la cathédrale est devenue nationale, les autorités pensaient tout simplement le détruire et envoyer les tuyaux à la fonte. C'est l'organiste qui l'a sauvé en disant que ça pouvait servir pour les cérémonies révolutionnaires", a expliqué auprès de l'AFP Paul Chopelin, maître de conférence en histoire moderne à Lyon et membre du CTHS (Comité des travaux historiques et scientifiques).Au XXe siècle, une nouvelle grande restauration-extension, oeuvre du facteur Joseph Beuchet, a apporté à l'instrument une modernité tant technique (transmission électrique, combinaisons ajustables) qu'esthétique (jeux de fonds, mixtures). Cette dernière restauration a été marquée par de nombreux contre-temps. L'orgue, démonté en 1956, n'a été inauguré qu'en novembre 1971. Le nombre de jeux a été alors porté à 74, contre 89 dans le projet initial.Mais deux mois plus tard, le 28 janvier 1972, la cathédrale est ravagée par un incendie. "Seuls le courage et l'abnégation des compagnons de la Manufacture Beuchet-Debierre, rappelés de nuit, Joseph Beuchet fils à leur tête, et de l'abbé Félix Moreau, lui aussi présent, agissant en concertation avec les pompiers, permirent de sauver le grand orgue", précise le site de la cathédrale.Enquête pour "incendie volontaire"Une enquête pour "incendie volontaire" a été ouverte samedi et un bénévole du diocèse était entendu dimanche, tandis que la police scientifique est à l'œuvre pour tenter de déterminer l'origine du sinistre. Selon Nicolas Toussaint, "Ce n'est pas la première fois" qu'un incident a lieu dans la cathédrale nantaise. "Il y avait déjà eu des vols, sans doute par des fétichistes, des gens qui étaient venus ponctionner des tuyaux très anciens et il y a plusieurs années, nous avions eu un départ de feu avec une corbeille à papiers qui avait été enflammée sur la tribune", a-t-il assuré. "Les cathédrales sont des lieux qui attirent beaucoup des gens qui veulent avoir des émotions fortes, cela peut aller du bizutage étudiant à des personnes moins recommandables, antireligieuses", a-t-il déploré.
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Un homme de 31 ans a été placé en garde à vue à Hyères (Var). Il est soupçonné d'avoir subtilisé les coordonnées bancaires d'un commissariat, rapporte Var Matin.
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La partie de jeu n'aura été que de courte durée. Mercredi, un homme travaillant à la capitainerie de l'île de Porquerolles a été placé en garde à vue au commissariat de Hyères (Var). Il est soupçonné d'avoir dérobé, le 1er août dernier, les coordonnées bancaires d'un de ses clients, rapporte Var Martin. Pas de chance pour lui, ce dernier était un policier en civil. Pourtant, le sigle SGAP (Service Gestion Administration Police) figurant sur la carte bancaire aurait pu éveiller ses soupçons.Selon le quotidien régional, ce Gardéen de 31 ans aurait dépensé "plusieurs milliers d'euros" sur des sites de paris en ligne. Alerté par des mouvements suspects sur le compte bancaire, le chef de service du commissariat de Hyères a déposé une plainte. Cette carte est habituellement utilisée par les policiers détachés sur l'île de Porquerolles.L'enquête a permis d'interpeller rapidement l'individu, saisonnier sur l'île, qui a reconnu les faits en garde à vue, rapporte Var Matin. Laissé libre, il comparaîtra prochainement devant la justice.
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Partout en France, de nombreuses personnes sont descendues dans les rues jeudi pour manifester contre la réforme des retraites voulue par l'exécutif. Après cette première journée de mobilisation, qualifiée de "succès" par les syndicats, une réunion est prévue vendredi pour décider des suites à donner à la mobilisation, pendant que la grève se poursuit, notamment dans les transports.
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Cheminots, enseignants, pompiers, électriciens, soignants, étudiants, ouvriers, avocats... Entre 806.000 (selon le gouvernement) et 1,5 million de personnes (selon la CGT) ont manifesté partout en France et des secteurs entiers d'activité ont tourné au ralenti jeudi 5 décembre, dans le cadre d'une mobilisation massive contre la réforme des retraites, promesse phare du quinquennat d'Emmanuel Macron.Les syndicats se sont réjouis de la mobilisation. "C'est une très forte mobilisation dans le public comme dans le privé", s'est félicité Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. "On démarre très, très haut", a commenté le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier. Pour FO, cette mobilisation est d'une "ampleur rare, inédite depuis 2010 et 1995". Grève du 5 décembre: démonstration de force pour les syndicats (2/3) - 05/12par BFMTVLes syndicats à l'origine de cette journée de mobilisation (CGT, FO, Solidaires, FSU...) et les organisations de jeunesses se réunissent ce vendredi 6 décembre matin au siège de Force ouvrière pour décider des suites à donner à la mobilisation. Regonflés par ce premier succès après des mois de marginalisation, les syndicats entendent "proposer d'autres 'temps forts' interprofessionnels, dès la semaine prochaine" afin de pousser le pouvoir à abandonner sa réforme, a prévenu la CGT.La grève a par ailleurs été reconduite ce vendredi dans plusieurs secteurs. Les perturbations seront encore importantes, notamment dans les transports et les écoles. Ainsi, la RATP prévoit vendredi 10 lignes de métro fermées, comme jeudi. À la SNCF, 90% de TGV et 70% de TER sont encore annulés vendredi. Le trafic aérien devrait être similaire à celui de jeudi et la grève se poursuit dans sept des huit raffineries françaises. Une partie des enseignants seront de nouveau en grève ce vendredi.À l'origine de la mobilisation, le futur "système universel" de retraites par points, censé remplacer les 42 régimes existants (général, des fonctionnaires, privés, spéciaux, autonomes, complémentaires). L'exécutif promet un système "plus lisible" et "plus juste", quand les opposants craignent une "précarisation" des retraités.
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En visite à Mayotte, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a expliqué que l'État ne pourrait pas à lui seul endiguer l'immigration clandestine en provenance des îles Comores.
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À Mayotte, "on ne fera pas de miracle" contre l'immigration clandestine, car "on ne pourra pas mettre de barrage tout autour" de l'île, a déclaré la ministre des Outre-mer Annick Girardin dimanche 21 avril sur place. La ministre est en déplacement dans le 101e département français jusqu'à mardi et a présenté dimanche en présence d'élus et de représentants des services de l'Etat les avancées du "Plan d'action pour l'avenir de Mayotte". Ce plan avait été acté en mai dernier suite au mouvement social contre l'insécurité qui avait totalement paralysé le territoire début 2018. Aux deux élus qui se sont plaints de la "foule d'immigration qui ne s'arrête pas", Annick Girardin a répondu que ce "n'était pas pour (se) défausser" mais "qu'il y a une responsabilité générale" en désignant les Mahorais qui encouragent l'immigration clandestine en hébergeant ou en faisant travailler des clandestins. "Je n'ai jamais vu un territoire qui cultive autant d'ambiguïté", a renchéri le président du tribunal de grande instance de Mayotte, Laurent Sabatier, estimant lui aussi qu'il y a "une part de responsabilité citoyenne"."Beaucoup a été réalisé"Un an après la crise sociale sur l'île, qui subit une forte pression migratoire des îles voisines des Comores, la ministre a estimé que "beaucoup a été réalisé" sur les 53 engagements déclinés en 125 actions du plan. Elle a notamment souligné le renfort de 170 policiers et gendarmes entre 2018 et 2019 ainsi que l'intensification de la lutte contre l'immigration clandestine. En 2019, près de 2.300 reconduites aux frontières sont réalisées chaque mois contre 1.600 en 2017, a insisté la ministre. En 2018, Mayotte a effectué plus de 15.000 éloignements, en majorité vers les Comores. Une semaine après la visite du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, Annick Girardin a confirmé que deux navires intercepteurs supplémentaires arriveraient en 2019 et qu'un nouveau commissariat serait créé à Mamoudzou (chef-lieu). La ministre a rappelé que 100 millions d'euros par an durant le quinquennat allaient être affectés aux constructions scolaires, 140 millions à la modernisation du réseau d'eau et d'assainissement et 192 millions aux infrastructures de santé.
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Le chef de file des Insoumis est connu de longue date comme franc-maçon. Il pourrait pourtant bientôt être suspendu temporairement du Grand Orient de France en raison de son "comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes".
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Perquisitionné mi-octobre dans le cadre des enquêtes concernant ses comptes de campagne et l'affaire de postes d'assistants de députés européens présumés fictifs, Jean-Luc Mélenchon a laissé explosé sa colère. Des scènes largement relayées dans les médias et les réseaux sociaux, notamment par lui-même, qui laissent l'exécutif du Grand Orient de France (GODF) perplexe. Franc-maçon depuis plus de 30 ans, il avait indiqué dans une biographie parue en 2012 être entré au GODF en 1983, le leader de La France insoumise (LFI) risque en effet d'être temporairement suspendu en raison de son "comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes". Une motion soumise au vote du Conseil de l'Ordre vendredi 26 octobre a obtenu "30 voix pour et 3 voix contre", a précisé l'entourage du GODF à l'AFP, en soulignant que c'est un fait rare. L'information avait été révélée par L'Express.Son attitude, notamment son opposition virulente lors des perquisitions au siège de LFI et chez lui le 16 octobre, ont déplu à certains membres de la plus grande association maçonnique française, laquelle est "très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse" notamment, a-t-on ajouté.La demande de suspension se fonde sur l'enquête préliminaire ouverte le 17 octobre pour "actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique" lors de ces perquisitions, et sur la plainte déposée par Radio France après les propos du dépité des Bouches-du-Rhône qualifiant de "menteurs" et d'"abrutis" les journalistes de Franceinfo et appelant ses militants à les "pourrir".
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Philippe Poutou est vraiment prêt à tout... pour sauver le site Ford de Blanquefort.
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L'ancien candidat NPA, lui-même employé par la marque automobile, ne compte pas regarder le plan social concernant 850 salariés sans broncher. Alors que la direction de Ford a finalement refusé l'offre du groupe belge Punch Powerglide, pour se faire entendre, le militant n'a pas hésité à s'adresser directement sur Twitter à son nouvel ambassadeur Teddy Riner. "Je demande officiellement à être reçu par le nouvel ambassadeur de Ford, Teddy Riner. En tant que salarié de la multinationale, je voudrais lui raconter notre lutte pour sauver l'usine Ford Blanquefort et nos emplois (plus de 2000 directs et induits dans la région bordelaise)", a écrit Philippe Poutou ce mercredi 9 janvier dans un message repéré par le Huffington Post. Dans la nouvelle campagne publicitaire, le judoka se transforme en coach qui motive les équipes.Une série de publicités intitulée "C'est Teddy qui l'a dit", mais cette fois c'est "Teddy qui va écouter" s'il accepte de rencontrer ce salarié très engagé. Si le judoka n'est peut-être pas le mieux placé pour gérer l'avenir du site de Blanquefort, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire semble ne pas le laisser tomber. Il avait assuré sur Europe 1 le 6 janvier dernier que "les discussions continuent" pour que le constructeur américain ne ferme pas l'usine française si chère à Philippe Poutou.
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Le Parisien revient sur l'inédite situation qu'a vécu ce gagnant d'Euromillions dans les Côtes-d'Armor. Avec le confinement mis en place dans le pays, il a été forcé d'attendre 50 jours avant de retirer son gain.
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Les jours ont dû paraître une éternité pour ce chanceux. Selon les informations du Parisien, un homme a été forcé de prendre son mal en patience alors que son rêve venait de devenir réalité : son ticket d'Euromillions s'est révélé gagnant. Avec ce coup de pouce du destin, cet homme ayant validé son ticket au village La Vicomté-sur-Rance dans les Côtes-d'Armor a remporté la coquette somme de 17 millions d'euros. Un pactole qu'il n'a pu que fantasmer pendant un long moment. Patrick (son prénom a été changé) a gagné à cette loterie le 20 mars dernier. Durant cette période, le confinement était déjà mis en place en France afin de freiner la propagation du coronavirus dans le pays. Cloîtré chez lui, l'heureux gagnant a finalement dû patienter près de 50 jours avant de pouvoir se rendre dans un centre de paiement régional et ce, à moins de 100 kilomètres de son domicile pour respecter les mesures instaurées au moment du déconfinement le 11 mai dernier.Une cachette bien précise Le vainqueur a donc pris soin de ce ticket vers la richesse. Pour être certain de ne pas le perdre et qu'il ne lui arrive rien, Patrick a rangé le fameux papier dans la coque de son téléphone. C'est une nouvelle méthode très prisée chez les joueurs, elle permet d'avoir tout le temps l'objet sur soi sans qu'il ne se perde dans les poches.Après cette interminable attente, il a pu venir récupérer son butin à l'aide d'un ticket comme neuf. « Il était dans un excellent état, plié en deux. Notre gagnant était très soigneux. Il l'avait emballé dans un petit papier blanc pour bien le protéger », se remémore Isabelle Cesari, responsable des relations grands gagnants, dans des propos relayés par Le Parisien.Patrick aurait confié avoir senti le bon coup venir lorsqu'il a distingué sa date de naissance dans le code d'identification sous le code-barres du reçu : « comme un signe », à ses yeux. Assurant vouloir se faire plaisir, il s'est déjà acheté « une belle voiture » et compte s'offrir « un très bon restaurant dès que ce sera possible et un voyage ». Il prévoit aussi d'arrêter de travailler pendant un temps afin de se refaire une santé.Vendredi 15 mai, c'est encore un Français qui a décroché le gros lot à l'Euromillions. Il dispose de 90 jours à compter de la date de tirage pour se faire connaître. Jeudi 21 mai, ce n'était toujours pas le cas.
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Le tribunal de commerce de Paris a validé l'offre de la coopérative des quotidiens pour la reprise de Presstalis, qui devient France Messagerie, a indiqué le repreneur mercredi.
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"La priorité de France Messagerie, forte de plus de 250 salariés, est désormais de construire des relations de confiance, transparentes et durables, avec l'ensemble des acteurs de la filière", indique Louis Dreyfus, président du directoire du Monde et de la coopérative des quotidiens, dans un communiqué.Accablé de dettes, le principal distributeur de presse en France avait évité la fermeture mi-mai mais avait vu ses filiales en régions liquidées, avec plus de 500 salariés sur la sellette. De longues tractations avec les magazines, actionnaires majoritaires de Presstalis, avaient échoué. Les quotidiens ont fini par déposer une offre unique, avec le soutien de quelques groupes de magazines, et un large accompagnement de l'Etat. "La cessation de paiement de Presstalis a laissé nombre d'éditeurs en situation de fragilité, a appauvri le réseau de diffuseurs et a meurtri le corps social après les nécessaires réductions d'effectifs et la liquidation de certaines entités du groupe", poursuit Louis Dreyfus. "Dès demain, France Messagerie devra travailler sans relâche pour pérenniser son modèle économique et offrir aux éditeurs une prestation de qualité tout en garantissant aux éditeurs leurs flux financiers". La faillite de Presstalis a également provoqué de grosses difficultés de distribution dans plusieurs régions françaises. Aucun accord n'a encore été trouvé à Marseille pour reprendre la distribution des journaux."Avec les organisations syndicales, France Messagerie poursuivra les discussions en cours afin de lever les derniers blocages et permettre que la presse soit distribuée sur l'ensemble du territoire et que les diffuseurs soient à nouveau approvisionnés quotidiennement", a souligné Louis Dreyfus.
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En déplacement à Nice, le Premier ministre a annoncé la généralisation de l'amende forfaitaire pour l'usage de stupéfiants, une expérimentation sur l'extension des compétences de la police municipale et la création de 150 emplois pour "renforcer l'action pénale de proximité".
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"La sécurité est l'affaire de tous." En déplacement à Nice samedi 25 juillet, le Premier ministre Jean Castex a annoncé une série de mesures destinées à lutter contre l'insécurité : généralisation de l'amende forfaitaire pour l'usage de stupéfiants, expérimentation sur l'extension des compétences de la police municipale ou encore création de 150 emplois pour "renforcer l'action pénale de proximité". "Le dernier mot, c'est la République qui doit l'avoir et personne d'autre", a déclaré le chef du gouvernement, estimant qu'il était "inadmissible que des infimes minorités, pour de basses raisons, entendent faire régner leur loi au détriment de l'immense majorité de nos honnêtes concitoyens. La forfaitisation des délits de stupéfiants "sera généralisée dès la rentrée", a annoncé le chef de gouvernement. Cette procédure, une amende forfaitaire de 200 euros, s'applique à toutes les drogues mais vise d'abord les usagers de cannabis. Elle est déjà appliquée dans plusieurs villes de France comme Reims ou Rennes. L'amende, si elle est réglée sous quinze jours, est minorée à 150 euros. Au-delà de 45 jours, le contrevenant devra s'acquitter d'une majoration fixée à 450 euros. Cette mesure aidera les forces de l'ordre à "appliquer une sanction sans délai" et devrait se montrer efficace "contre les points de revente qui gangrènent les quartiers", a affirmé le Premier ministre, venu sur la Côte d'Azur affirmer la volonté de l'Etat de s'en prendre à l'insécurité.Le Premier ministre a également annoncé le lancement d'une expérimentation sur "l'extension des compétences de la police municipale", car "la sécurité c'est aussi et d'abord la proximité", a-t-il insisté. Cette expérimentation, qui sera mise en place à Nice, se fera "dans un cadre qui sera fixé par les ministres ici présents", a déclaré le chef du gouvernement, venu à Nice avec les ministres de l'Intérieur Gérald Darmanin et de la Justice Eric Dupond-Moretti. Cette annonce a été saluée dans la foulée par le maire LR de Nice Christian Estrosi, farouche partisan d'une telle mesure. "Il nous appartient de prouver que cette confiance est bien placée", a ajouté l'élu, saluant un "discours exigeant".Jean Castex a également annoncé la création de 150 emplois supplémentaires fin 2020 pour "renforcer l'action pénale de proximité pour la répression de la délinquance du quotidien", une mesure de nouveau saluée par Christian Estrosi. "La justice a trop longtemps été délaissée", a souligné le Premier ministre, citant le philosophe du 18e siècle Cesare Beccaria : "l'important dans une peine, ce n'est pas sa sévérité mais sa certitude" or "l'État, faute de moyens suffisants, a laissé s'installer l'incertitude".Le chef du gouvernement a également rappelé la promesse d'Emmanuel Macron de créer 10.000 postes dans la police et la gendarmerie au cours de son mandat, avant d'ajouter que de son côté, il souhaitait surtout affecter les personnels de manière plus rationnelle. Prenant l'exemple de Nice, il a expliqué que la ville avait besoin de 60 agents supplémentaires. Le chef du gouvernement a annoncé qu'une indemnité sera versée aux fonctionnaires de police en poste depuis plus de deux ans dans la ville. Dans la cité azuréenne, un jeune homme a d'ailleurs été retrouvé mort ce samedi, dans un quartier sensible de la ville. Lundi, des tirs ont éclaté en plein jour devant un supermarché du quartier sensible des Moulins, connu notamment pour être un lieu de trafic de drogue.
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Il a été condamné pour contestation de l'existence de la Shoah après la publication sur son site des conclusions de son avocat lors d'un précédent procès. Le parquet de Paris avait requis six mois de prison ferme contre lui.
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L'essayiste d'extrême droite Alain Soral a été condamné lundi 14 avril par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison ferme assorti d'un mandat d'arrêt, pour négationnisme. L'essayiste, condamné pour avoir publié sur son site des conclusions litigieuses de son avocat dans une autre affaire, n'était pas présent à la lecture du délibéré. Son conseil, maître Damien Viguier, a été condamné à 5.000 euros d'amende pour complicité, en raison du contenu de ces conclusions.Le parquet de Paris avait requis la condamnation de l'essayiste d'extrême droite Alain Soral à six mois de prison ferme pour contestation de l'existence de la Shoah, mais aussi celle de son avocat Damien Viguier à une amende.En 2016, le site d'Alain Soral, Egalité et Réconciliation, avait publié un dessin représentant sur une Une titrée "Chutzpah Hebdo", le visage de Charlie Chaplin devant l'étoile de David, avec dans une bulle la question "Shoah où t'es?", référence à une Une polémique de "Charlie Hebdo" après les attentats de Bruxelles, "Papa où t'es?". Le 26 mars dernier, Alain Soral avait été définitivement condamné à 10.000 euros d'amende pour cette publication avec possibilité d'emprisonnement en cas de non-paiement, après le rejet de son pourvoi en cassation."Propagande de guerre" En novembre 2017, le même site avait publié les conclusions de son avocat Damien Viguier dans cette affaire, qui évoquaient notamment une chaussure et une perruque représentées sur le dessin condamné, "Chutzpah Hebdo". "Chaussure et cheveux font référence aux lieux de mémoire organisés comme des lieux de pèlerinage. On y met en scène des amoncellements de ces objets, afin de frapper les imaginations", avait notamment écrit l'avocat. "La coupe des cheveux se pratique dans tous les lieux de concentration et s'explique par l'hygiène", écrivait-il encore, citant ensuite le négationniste Robert Faurisson.Sur deux autres détails du dessin, "savon et abat-jour", l'avocat a prétendu que les savons faits à partir de graisse humaine par les nazis ou les abats-jour en peau humaine n'étaient que "propagande de guerre". La Licra et l'Union des étudiants juifs de France avaient signalé ces propos au parquet. Alain Soral, 60 ans, a déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment pour provocation à la haine raciale.
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Appelé à réagir à l'affaire Vincent Lambert, Edouard Philippe a confié ce jeudi 23 mai avoir déjà fait face à ce type de situation dans sa famille.
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Edouard Philippe a lui aussi donné son avis sur Vincent Lambert. Le patient est toujours actuellement dans un état végétatif et sa famille se déchire pour savoir s'il faut continuer ou non les soins qui le maintiennent en vie. Sur CNEWS, le Premier ministre a avoué avec émotion avoir déjà été confronté à une telle décision. La question s'était posée pour son père.
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De Montpellier à Nantes, quelques centaines de "gilets jaunes" ont bravé l'interdiction de manifester en ce premier samedi post-confinement, les forces de l'ordre procédant souvent à des verbalisations, ont constaté les journalistes de l'AFP.
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"Il y a sanction pour tous les rassemblements de plus de dix personnes", avait rappelé dans la matinée le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, en déplacement à Veules-les-Roses (Seine-Maritime).A Toulouse et Nantes, qui avaient connu de fortes manifestations en 2018 et 2019, les "gilets jaunes" ont tenu de petits regroupements épars en centre-ville en début d'après-midi, en présence d'importantes forces de police, qui ont procédé à des verbalisations. Même situation à Bordeaux, ancien bastion du mouvement, où une partie des 150 "gilets jaunes" venus manifester ont déambulé par petits groupes dans le centre historique avant leur dispersion sans incident, selon la préfecture de la Gironde.Dans la capitale de l'Occitanie, commerçants et "gilets jaunes" se sont fait face. Soutenus par le maire LR Jean-Luc Moudenc, des commerçants entendaient dire "qu'il est irresponsable de la part des +gilets jaunes+ de manifester avec les risques de contamination et irresponsable de bloquer les commerces, qui sont sous assistance respiratoire", selon Philippe Léon, d'une association de commerçants du centre-ville. La mobilisation a été un peu plus importante à Montpellier où environ 350 "gilets jaunes" se sont regroupés sur la place de la Comédie, rapidement encerclés par les forces de l'ordre. Dans un mouvement de foule, des membres des forces de l'ordre ont asséné des coups de matraque sur des manifestants. Un femme a été blessée à la tête, nécessitant l'intervention des pompiers, a constaté une journaliste de l'AFP.En début de soirée, sept personnes avaient été interpellées: cinq pour "entrave à la circulation d'un tramway", une pour "participation à un attroupement malgré les sommations" et la dernière pour "violence sur personne dépositaire de l'autorité publique", selon une source policière."Je suis révolté. La répression est toujours là, mais nous aussi. Il faudra compter avec nous ces prochaines semaines", a protesté Jean-Jacques, 52 ans, "gilet jaune" de la première heure.Ils étaient 300 à Lyon en bord de Rhône. Si une majorité d'entre eux portait des masques, la distanciation sociale était difficile à respecter pour beaucoup. Les manifestants, parmi lesquels beaucoup de jeunes gens habillés en noir, n'ont pu remonter les quais en direction de la place Bellecour, barrés par un cordon de policiers et de gendarmes.A Saint-Nazaire, quelque 130 personnes, "gilets jaunes" et "figures de l'ultra-gauche nantaise" se sont rassemblées en début d'après-midi et près de la moitié a été verbalisée pour non respect de l'interdiction de manifester, selon la police."C'est la seconde vague des Gilets jaunes qui se prépare !", plaisantait Fanny, 30 ans, près d'un rond-point au sud de Grenoble, entourée d'une dizaine de manifestants.Pour Christophe Castaner, "dans cette période où nous devons accompagner la reprise économique et une forme de liberté pour nos concitoyens, ceux qui veulent entraver de commerce, doivent comprendre que ce n'est pas forcément le moment de s'exprimer ainsi".
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Sans attendre l'arrivée des secours, ils ont extrait une femme et son mari paralysé de la maison en flammes.
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Trois jeunes hommes qui participaient à une fête d'anniversaire dans un village de Charente, ont sauvé un couple d'octogénaires dont la maison était en flammes. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, évoquant de "jeunes héros, a demandé à ce qu'ils soient décorés. Les faits se sont déroulés dans la nuit de lundi à mardi à Villegats, près de Ruffec, selon la gendarmerie et les secours. Il était près de 2 heures du matin quand la grange, puis la maison ont pris feu. Non loin de là, un groupe d'ados célébraient un anniversaire dans la salle des fêtes du village.Sans attendre l'arrivée des secours, trois d'entre eux sont entrés dans la maison en flammes et ont secouru la vieille dame et son mari paralysé, qui se trouvaient à l'étage, selon la gendarmerie. "Hommage aux jeunes héros charentais", a tweeté le ministre de l'Intérieur, disant avoir demandé à la préfecture de Charente "de constituer un dossier pour leur remettre une médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement".Ni les jeunes gens, ni le couple d'octogénaires, qui a trouvé refuge chez des membres de sa famille, n'ont été blessés. 22 pompiers sont intervenus sur le site et, selon les premiers éléments de l'enquête de gendarmerie, le feu serait dû à un système de chauffage défectueux.
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Un officier français en poste sur une base de l'Otan en Italie est soupçonné d'avoir espionné pour le compte de la Russie et a été écroué fin août à Paris, a révélé dimanche la radio Europe 1, des informations partiellement confirmées par le gouvernement français et une source judiciaire.
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Selon Europe 1, cet officier est soupçonné d'avoir fourni des documents ultra-sensibles aux services secrets russes."Ce que je peux confirmer, c'est qu'un officier supérieur est sous le coup d'une procédure judiciaire pour atteinte à la sécurité", a déclaré dimanche la ministre française des Armées Florence Parly dans l'émission "Le Grand Rendez-vous" de la radio Europe 1, la chaîne CNews et du quotidien Les Echos, sans entrer dans les détails de l'affaire.Une source judiciaire a confirmé à l'AFP qu'un officier français en poste à l'étranger avait été mis en examen (inculpé, ndlr) et écroué le 21 août à Paris, notamment pour "intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation".Il est aussi poursuivi pour "livraison d'informations à une puissance étrangère", "collecte d'informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation en vue de les livrer à une puissance étrangère" et "compromission du secret de la défense nationale par une personne dépositaire de ce secret", selon cette source.L'homme a été arrêté par les services de contre-espionnage, la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), alors qu'il s'apprêtait à repartir en Italie à la fin de ses vacances en France, et placé en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris, a détaillé Europe 1."C'est la France qui a pris l'initiative de cette procédure judiciaire", a souligné Florence Parly, précisant que son ministère avait saisi le procureur de la République en vertu de l'article 40 du Code de procédure pénale, qui impose à toute autorité publique de signaler à la justice un crime ou délit dont elle a connaissance. Ce signalement, daté du 22 juillet, a donné lieu à l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet le 29 juillet pour "trahison par intelligence avec une puissance étrangère et collecte d'infomations pour les livrer à une puissance étrangère", selon la source judiciaire.- " Mesures de sauvegarde" - "Nous avons pris toutes les mesures de sauvegarde qui étaient nécessaires et maintenant il faut que la justice puisse faire son travail dans le respect du secret de l'instruction", a assuré la ministre, sans plus de précisions.Selon le blog Le Mamouth, spécialisé dans les questions de Défense, l'homme était "était affecté à Naples, principal site de l'Otan en Italie employant des Français".D'après Europe 1, ce lieutenant-colonel est âgé d'une cinquantaine d'année et est père de cinq enfants. Il parle russe et a été vu en Italie en compagnie d'un homme identifié comme un agent du GRU, les services de renseignements de l'armée russe.Le ministère des Armées a assuré qu'il apporterait "toute sa coopération" à la justice dans cette affaire. Les inculpations et condamnations de militaires pour espionnage au profit d'une puissance étrangère, principalement la Russie ou en son temps l'URSS, sont rares en France, inférieures à une dizaine depuis la Guerre froide.En juillet, deux anciens agents des services de renseignements extérieurs (DGSE) ont été condamnés pour trahison au bénéfice de la Chine.En 2001, un officier français détaché à l'Otan a été condamné pour avoir fourni en 1998 des informations à la Serbie sur les frappes de l'Organisation contre ce pays lors de la guerre du Kosovo.Ces informations surviennent alors que l'Otan traverse une passe compliquée, malmenée par Donald Trump et les incertitudes stratégiques causées par la politique étrangère américaine, mais aussi par les tensions entre la Turquie d'un côté, la France et la Grèce de l'autre.Le président français Emmanuel Macron, partisan d'une autonomisation stratégique de l'Europe par rapport aux Etats-Unis, avait déclaré en novembre 2019 que l'Otan était en état de "mort cérébrale".
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Robes du soir en maille d'or, lunettes taillées dans le métal jaune et couronnes scintillantes ornent à nouveau les vitrines du souk historique de l'or de Dubaï, rouvert après une période de confinement strict.
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Un élément majeur fait cependant défaut : les clients.Mais pour les joaillers, la réouverture de l'un des plus grands marchés de l'or au monde est une étape essentielle avant la saison touristique de l'automne, dans une ville toute vouée au commerce."La réouverture est un grand pas pour nous (...) Le facteur psychologique est essentiel", explique Tawhid Abdallah, président du Dubai Gold and Jewellery Group, principal groupement professionnel de l'émirat."Nous espérons que d'ici juillet ou août, lorsque les aéroports rouvriront... nous retrouverons 50% de notre activité commerciale", dit-il à l'AFP.Dubaï se présente comme un centre régional pour le commerce et les services, et le tourisme en est depuis longtemps le moteur.L'émirat a accueilli plus de 16 millions de touristes l'année dernière, et tablait sur 20 millions cette année avant que la pandémie ne paralyse le transport aérien.Dubaï a fermé ses centres commerciaux, ses restaurants de luxe et ses marchés traditionnels pendant un mois pour lutter contre la propagation du virus.Les Émirats arabes unis dont fait partie Dubaï, ont signalé quelque 21.000 cas de contamination, dont 208 décès.- Vacances non désirées -Situé dans le Vieux Dubaï, quartier aux bâtiments anciens et aux ruelles désordonnées, où vivent essentiellement des migrants africains et asiatiques, le souk de l'or a fermé ses portes le 24 mars et les a rouvertes le 26 avril. "A notre retour (...) nous avons tout stérilisé et nous avons fait tout le nettoyage. Nous étions très très contents de revenir", a déclaré un bijoutier Chandu Siroya."Tout le monde veut être en vacances, mais cette fois-ci, c'était le contraire. Les vacances ont été trop longues et nous avions hâte de revenir", a-t-il ajouté, entouré d'une douzaine d'employés portant des masques de protection.Le marché centenaire occupe un dédale de rues couvertes d'un toit inspiré de feuillages de palmier dattier. Il est voisin des autres souks traditionnels de Dubaï qui proposent épices et tapis."C'est un lieu emblématique, le cœur de notre ville, et il est important de le voir s'ouvrir", a souligné M. Abdallah.- Atmosphère d'antan -Le secteur de l'or et de la joaillerie est l'un des piliers de l'économie de Dubaï, la plus diversifiée d'une région qui dépend essentiellement du pétrole.Les autorités affirment qu'il attire 14% du commerce mondial de l'or, et sa consommation par habitant est presque deux fois supérieure à la moyenne mondiale. Mais deux semaines après la réouverture, le souk est encore loin de retrouver son atmosphère d'antan.Les vendeurs qui essayaient d'attirer les touristes ont disparu, et les boutiques sont pour la plupart vides, à l'exception des employés qui respectent les règles de distanciation physique."C'est très triste et je suis très déçu. Il est difficile de croire qu'une telle chose puisse arriver", affirme Kirtan Thakar, qui travaille comme vendeur dans le même magasin depuis son arrivée d'Inde il y a 17 ans."Seuls trois ou quatre clients sont venus depuis la réouverture, alors que nous en accueillions jusqu'à dix par jour. Mais cela va revenir à la normale", veut-il espérer.Le chef du département du tourisme de Dubaï, Hilal al-Marri, a déclaré dans une interview télévisée le mois dernier que l'émirat pourrait rouvrir ses portes aux touristes en juillet.Pour Katia Abu Samra, responsable du développement chez Samra Jewellery, la situation actuelle a incité son entreprise à se tourner vers la clientèle locale.Elle se veut optimiste, en assurant que les affaires reprendraient avant le début de la saison touristique en septembre.Mais dans l'immédiat et dans ce contexte exceptionnel de séparations et de distanciation, Mme Abu Samra dit souhaiter avant tout pouvoir de nouveau "voir ses grands-parents et les embrasser sur la tête".
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Le Premier ministre a balayé ce dimanche les rumeurs d'une candidature aux élections municipales à Paris. "Si un jour je devais être candidat aux municipales, je ne vois pas très bien où ça pourrait être ailleurs qu'au Havre", a ajouté l'ancien maire de la ville normande.
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Depuis plusieurs mois, la rumeur persiste : et si Édouard Philippe était candidat aux élections municipales à Paris ? Ce que le Premier ministre a fermement nié dimanche 8 septembre lors de l'université d'été de La République en marche (LREM) à Bordeaux. "Il m'est arrivé récemment qu'on me dise : 'Édouard tu devrais te présenter à tel endroit'", a déclaré le chef du gouvernement, ancien maire du Havre. "On me l'a dit à Paris. C'est très flatteur mais ça n'a aucun sens", a-t-il poursuivi, en avançant "deux raisons". "La première, c'est qu'il y a déjà un excellent candidat investi par La République en marche à Paris", a-t-il estimé, en citant Benjamin Griveaux, quelqu'un "d'intelligent", "déterminé" et "tenace". Une façon pour le locataire de Matignon de prendre position pour l'ancien porte-parole du gouvernement, concurrencé par la candidature dissidente du député LREM Cédric Villani. Affirmant que ce qui compte "au moins autant que les individus", ce sont "les projets", M. Philippe a appelé au rassemblement, en fustigeant "les petites musiques, les petites tonalités", qui au final "ne font pas les grandes symphonies". Quant à "la deuxième raison" pour laquelle il ne pourrait se présenter dans la capitale, M. Philippe a assuré que l'on n'est "jamais candidat ailleurs qu'à l'endroit où on est enraciné, où l'on a ses tripes". "Mes tripes ont un goût d'eau salé", a ainsi lancé le Premier ministre, né en Normandie. "Si un jour je devais être candidat aux municipales, je ne vois pas où ça pourrait être ailleurs qu'au Havre", a-t-il martelé, sans toutefois préciser ses intentions de figurer, ou non, sur une liste de la ville portuaire en mars 2020.
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Qui peut voter le 22 janvier ? Où ? Comment ? Faut-il payer ? Voici le mode d'emploi et les détails à connaître pour participer au premier tour, dimanche, de la primaire organisée par le Parti socialiste (PS).► OÙ VOTER ?Le vote ne se fera pas dans le même bureau que celui des scrutins locaux et nationaux mais dans l'un des 7.530 bureaux de vote déployés par le parti sur l'ensemble du territoire. À titre de comparaison, c'est près de 2.000 bureaux de moins que lors de la primaire de la gauche en 2011 (9.425).
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C'est aussi 2.700 bureaux de moins que lors de la primaire de la droite en novembre (10.228). Pour trouver son bureau de vote, un outil de recherche est disponible sur le site internet : ouvoter.lesprimairescitoyennes.fr. Il suffit de renseigner l'adresse qui a servi à l'inscription sur les listes électorales.Le PS s'attend à une participation plus faible, entre "1,5 et 2 millions de votants" selon le secrétaire général du parti, Jean-Christophe Cambadélis. Au premier tour, les bureaux de France métropolitaine seront ouverts entre 9h et 19h. Dans les Outre-mer, le créneau est le même à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie. La Réunion votera entre 8h et 18h. En Martinique, Guadeloupe, Guyane et à Saint-Pierre, les bureaux seront ouverts dès le 21 janvier de 9h à 19h. À Miquelon, il sera possible de voter de 10h à 15h le 21 janvier. Et en Polynésie entre 8h et 17h.► FAUT-IL PAYER, AVEC QUELLE MONNAIE ?Chaque électeur devra s'acquitter de la somme d'un euro, au premier comme au second tour. Les Français de l'étranger se seront, eux, acquittés de leur participation dès leur inscription en ligne. Cette participation permet essentiellement de couvrir les frais d'un scrutin dont le coût global est estimé entre 3,5 et 4 millions d'euros, selon les organisateurs.Les pièces d'un, deux et cinq centimes seront refusées pour voter, contrairement à celles de 10, 20 et 50 centimes, un et deux euros. Les organisateurs ont également demandé de faire l'appoint "si possible". Pour rappel, le montant de la contribution était de deux euros pour chacun des deux tours de la primaire de la droite et du centre. En Bretagne, un électeur avait réglé sa participation de deux euros en pièces d'un centime.► QUI PEUT VOTER ?Tout citoyen inscrit sur les listes électorales au 31 décembre 2016. Chaque bureau de vote de la primaire disposera d'une liste d'émargement composée à partir des listes électorales arrêtées au 31 décembre 2015. Pour ceux qui se sont inscrits au cours de l'année 2016, ce sera possible en présentant une pièce d'identité, une attestation d'inscription ou une demande d'inscription sur les listes électorales.Quelques exceptions sont permises, à condition de s'être pré-inscrit avant le 25 décembre sur le site de la primaire. Cela concerne : les jeunes qui auront 18 ans avant le premier tour de l'élection présidentielle le 22 avril ; les adhérents mineurs de plus de 16 ans et les adhérents étrangers membres des partis co-organisateurs de la primaire, ainsi que les membres des organisations de jeunesse des partis co-organisateurs. Pour les Français résidant à l'étranger, il faut être inscrit sur la liste électorale consulaire au 31 décembre 2015 et s'être inscrit sur le site internet de la primaire avant le 4 janvier. Leur vote s'effectuera par voie électronique. Dans tous les cas, les votes par procuration ne sont pas possibles.Ensuite, les électeurs devront signer un engagement de reconnaissance "dans les valeurs de la Gauche et des Écologistes". C'est la Haute Autorité des Primaires Citoyennes (HAPC) qui gère et supervise l'organisation du scrutin. Elle est présidée par le juriste Thomas Clay et elle est assistée dans sa tâche par les Comités départementaux d'organisation des Primaires (CDOP) et les Commissions départementales de recensement des votes (CDRV). Les premiers résultats seront communiqués entre 20h15 et 20h45, une fois que 2.000 bureaux de vote seront dépouillés. Les deux candidats arrivés en tête à l'issue de ce premier tour seront qualifiés pour le second tour le 29 janvier.
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DIVORCE - Connu pour son humour trash, l'humoriste Pierre-Emmanuel Barré a décidé de quitter France Inter, estimant avoir été censuré à propos d'une chronique sur les abstentionnistes. Il claque la porte.
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L'humoriste Pierre-Emmanuel Barré, connu pour ses sketchs et chroniques brutes de décoffrage, a décidé de quitter France Inter, où il officiait dans l'émission de Nagui "La Bande originale", depuis 2015. La raison ? Il explique au Parisien avoir été censuré. Sa chronique sur les abstentionnistes, dans laquelle il dit refuser de choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, ayant été refusée : "Quand on me demande ne pas faire une chronique, je démissionne. Alors, j'ai démissionné. Je n'aime pas être censuré. Là, trente minutes avant ma chronique, ils n'étaient pas d'accord avec l'idée générale. Pourtant, j'ai fait bien pire. Mais tout le monde est tendu en ce moment. Tant pis, ça va me permettre de partir en vacances avant l'heure".Le comédien a alors diffusé le sketch, mot pour mot, sur sa page Facebook. Elle comptabilise pour le moment près de deux millions de vues et environ 50.000 partages.NAGUI RÉFUTE TOUTE CENSURE Nagui, le producteur et l'animateur de l'émission, donne une version différente. "Sur le coup, je lui ai simplement dit qu'il n'était pas clair sur l'abstention. Qu'il casse Macron ou Le Pen, ok. Mais qu'il encourage l'abstention, c'est faire le jeu du FN. C'est ma responsabilité de producteur. Mais il a préféré ne pas venir à l'antenne. Après l'émission, je lui ai finalement proposé de faire sa chronique demain (jeudi) sans changer une ligne. Et moi, j'aurais ajouté un mot pour dire d'aller voter. Au lieu de ça, il a préféré le faire sur Internet. Libre à lui", dit-il.Il se défend également de toute censure : "Mais non, ce n'est pas de la censure, surtout par rapport à la vraie censure qui risque d'arriver si Le Pen passe. Je suis sidéré qu'on banalise le fait que le FN soit au premier tour, qu'il n'y ait pas eu de manif. (...) Encourager l'abstention, ça me parait irresponsable".Du côté de France Inter, la porte du dialogue reste ouverte, assure sa directrice Laurence Bloch. "C'est regrettable et dommage de démissionner dans la presse... J'espère pouvoir lui parler demain (jeudi)", a-t-elle déclaré au Parisien.
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Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est rendu à Générac ce samedi 3 août pour rendre hommage au pilote du bombardier d'eau qui est mort dans le crash de son avion vendredi alors qu'il combattait l'incendie.
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Le ministre de l'Intérieur est arrivé à 10h00 à Générac dans le Gard, où un incendie a ravagé vendredi plus de 300 hectares de forêt et coûté la vie à un pilote de bombardier d'eau. Christophe Castaner s'est d'abord rendu au poste de commandement des secours à Générac où il a rencontré les élus et pris connaissance des différentes interventions des pompiers. Il a ensuite rencontré les personnels de la base aérienne de la sécurité civile. "Tous les sapeurs-pompiers ayant vu la chute du Tracker ont pu rencontrer un psychologue", lui a précisé un responsable du Sdis. Lors d'un point presse, le ministre de l'Intérieur a exprimé le "soutien de la nation à ceux qui prennent tous les risques pour sauver des vies", à "ceux qui s'engagent totalement, parfois au péril de leur vie". Il a rendu hommage au pilote décédé, Franck, un "pilote expérimenté", qui avait notamment "piloté des mirages 2000", un homme "heureux et fier de piloter un Tracker". Le bombardier d'eau intervenait sur un incendie à Générac dans le Gard lorsqu'il a été victime d'un accident. "Une enquête judiciaire est en cours, placée sous l'autorité du procureur de la République qui s'est déplacé sur les lieux", a indiqué la préfecture du Gard. Deux autres enquêtes techniques sont également en cours, a indiqué Christophe Castaner lors de sa venue sur place.L'incendie était-il d'origine criminelle ? Entre huit et dix départs de feu quasi simultanés ont été recensés vendredi par les secours au sud de Nîmes, entre Saint-Gilles et Vauvert. Parmi eux, ce nouveau départ à Générac, encore au bord de la D14, comme pour l'incendie de mardi, incendie pour lequel le procureur de Nîmes, Éric Maurel, avait clairement privilégié la piste criminelle jeudi. "Hier au moment du deuxième incendie de Générac, il y a eu le signalement de trois personnes qui auraient pu être incendiaires : deux personnes ont été interpellées et des éléments de l'enquête semblent laisser penser qu'elles peuvent être responsables", a déclaré Christophe Castaner lors de son point presse. Ces deux personnes ont été libérées samedi en milieu de journée, a indiqué le procureur de la République de Nîmes.Le feu a été "maîtrisé" samedi matin, mais reste "sous surveillance", ont annoncé les pompiers. "Les opérations se sont poursuivies toute la nuit, le feu est fixé mais reste sous surveillance. 449 sapeurs-pompiers et 140 véhicules restent engagés pour éviter tout risque de reprise", ont expliqué les pompiers du Gard dans un communiqué.
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Le 12 mai prochain, le duo Madame Monsieur se produira à Lisbonne pour défendre les couleurs de la France à l'Eurovision. Le duo est donc en pleine répétition au Portugal, mais tout ne se passe pas comme voulu, rapporte 20Minutes.
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C'est la dernière ligne droite pour le groupe français Madame Monsieur. A Lisbonne, les représentants de la France au concours de l'Eurovision vivaient ce week-end leurs dernières répétitions. Selon 20Minutes, sur place avec les musiciens, tout avait plutôt bien commencé, avant de partir en vrille ce dimanche. Vendredi, une première répétition avait eu lieu qui s'était très bien passée. De quoi mettre en confiance le chorégraphe du duo, Kevin Vivès. "Samedi matin, on a tout retravaillé (...) On a rehaussé les lumières, modifié plusieurs plans de caméras et des déplacements des deux artistes", a-t-il raconté dimanche au journal. Mais l'Eurovision est un événement particulier. Aussi, Edoardo Grassi, le chef de la délégation française, et Kevin Vivès ont dû adapter leur façon de travailler. "En temps normal, quand on travaille sur un show ou une émission, on bosse directement avec les équipes de production et les ingénieurs", expliquait le chorégraphe à 20Minutes en amont de la répétition de ce dimanche. "A l'Eurovision, on doit transmettre nos demandes et consignes par écrit à un intermédiaire. Donc j'espère que les équipes techniques respecteront notre brief". Et là réside le problème. Dimanche, lors de la seconde répétition du duo Madame Monsieur et de la chanson Mercy, tout n'a pas été au goût de la délégation et des demandes formulées en amont.Une chance de l'emporterAprès un premier passage du groupe sur scène, Edoardo Grassi et Kevin Vivès ont fait remonter plusieurs remarques à l'équipe technique : des plans manquant d'intensité, des mouvements de caméras n'allant pas dans le bon sens... Tout est analysé en vue d'un second essai. Mais malgré des améliorations, les Français ne sont pas satisfaits de ces deuxièmes répétitions. "On a passé du temps à faire tout un dossier avec les plans de caméras souhaités. Là, au premier passage, la caméra part du côté inverse à ce que l'on a demandé, c'est à se demander si les équipes ont jeté un coup d'oeil à ce qu'on a listé", s'agace Kevin Vivès dans les colonnes de 20Minutes.L'énervement, dimanche, était aussi lisible sur le visage d'Edoardo Grassi, affirme le quotidien. "C'est la première fois que je suis moins satisfait d'une deuxième répétition que d'une première", a-t-il relevé. Le chef de la délégation française reste toutefois confiant et va prendre le dossier en main : "Je vais prendre du temps pour demander directement des modifications, sans intermédiaire (...) On a une autre répétition mercredi après-midi, et j'espère que tout ce que j'aurais dit sera pris en compte".Après avoir souvent fini dans le bas du tableau ces dernières années lors des finales de l'Eurovision, la France tient en 2018 une véritable chance de l'emporter. 20Minutes rappelait récemment que la chanson "Mercy" du groupe Madame Monsieur fait partie des favorites de cette édition, et est notamment prisée des bookmakers. Le titre, qui raconte le parcours bien réel d'un enfant migrant né à bord d'un bateau humanitaire, est arrivé en seconde position lors du vote organisé par les fans clubs de l'Eurovision du monde entier.
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Leur douceur n'a d'égale que leur prix mais les châles en pashmina pourraient devenir encore plus rares et luxueux dans les années à venir, victimes collatérales de la confrontation frontalière entre l'Inde et la Chine.
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Élevées par un millier de familles de nomades Changpas, les chèvres des déserts en haute altitude du Ladakh (Nord de l'Inde) fournissent la laine soyeuse qui sert à produire le tissu de cachemire le plus recherché au monde, vendu à prix d'or des boutiques de luxe de Paris jusqu'aux centres commerciaux clinquants de Dubaï.Mais les caprins et leurs maîtres sont poussés hors de leurs pâturages traditionnels par le face-à-face militaire des deux géants asiatiques, qui se disputent les frontières dans cette région himalayenne. Cette situation a entraîné cette année la mort en masse de chevreaux et menace la production de pashmina à moyen terme, selon des habitants et responsables locaux interrogés par l'AFP."Dans environ trois ans, lorsque les nouvelles chèvres auraient commencé à produire du pashmina, nous allons voir une chute significative de la production", indique Sonam Tsering, membre de la All Changtang Pashmina Growers Cooperative Marketing Society.New Delhi accuse Pékin de rogner petit à petit son territoire au Ladakh. Les deux armées sont actuellement engagées dans plusieurs confrontations tendues sur ce haut plateau aride mitoyen du Tibet, une situation que les deux pays tentent de résoudre par des pourparlers diplomatiques.Chaque année, des pâturages utilisés par les nomades Changpas pour leurs chèvres sont perdus au profit de la Chine, selon Sonam Tsering. Mais cette fois, en raison des tensions accrues, même les grands pâturages hivernaux près de KakJung, Tum Tselay, Chumar, Damchok et Korzok sont inaccessibles aux éleveurs.- "Un désastre" -"C'est un désastre. L'armée chinoise avait pour habitude d'empiéter sur notre côté de quelques mètres, mais cette fois ils ont avancé de plusieurs kilomètres", raconte Jurmet, un ex-élu local qui n'a qu'un seul nom."C'était la saison de reproduction des chèvres. Environ 85% des nouveau-nés sont morts cette année car les grands troupeaux ont été poussés dans le froid hors de leurs pâturages" en février, décrit-il à l'AFP depuis la ville de Leh, la capitale du Ladakh.Selon un responsable indien qui a requis l'anonymat, ces pertes de chevreaux se comptent en dizaines de milliers.Les soldats indiens interdisent aux troupeaux de pénétrer dans les zones considérées comme sensibles. D'après des récits d'éleveurs, l'armée chinoise pousse des nomades tibétains dans les zones précédemment utilisées par leurs homologues indiens, rapporte Jurmet.La communication avec les bergers devient aussi de plus en plus difficile, leurs téléphones satellitaires ayant été confisqués par l'armée indienne ces dernières années.Plusieurs acteurs locaux de l'élevage de chèvres pashmina ont relaté à l'AFP que, il y a quelques années encore, ils descendaient en hiver du vaste plateau de Changtang, situé à 5.000m d'altitude, pour faire paître leurs chèvres sur des terres plus basses, notamment le long du fleuve Indus.Mais nombre de ces zones sont aujourd'hui sous contrôle chinois et leur sont interdites d'accès.Les chèvres de la région produisent environ 50 tonnes par an d'une laine chaude et fine qui constitue l'un des piliers du secteur de l'artisanat au Cachemire, générateur de milliers d'emplois locaux.Une fois tondue, la laine est tissée en châles ou écharpes élégants qui se vendent aux quatre coins du monde. Un châle peut coûter jusqu'à 700 euros, pour les plus raffinés.Les tensions militaires sont un nouveau coup dur pour le secteur du pashmina, déjà affecté par le réchauffement climatique et la réticence de nouvelles générations à adopter la dureté du mode de vie nomade.
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Depuis le début de l'année 2018, de nombreux médecins urgentistes décomptent sur internet le nombre de patients qui passent la nuit sur un brancard, faute de lits suffisants aux urgences. Nom de l'opération : "No bed challenge".
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Ce défi doit permettre "d'identifier et de mettre en avant les établissements qui ont réellement pris en compte l'aval des Urgences (il y en a !) et surtout ceux qui restent passifs dans la situation inacceptable actuelle", est-il expliqué sur le site Samu-urgence. Selon un décompte publié sur ce site, près de 15.000 patients auraient passé la nuit sur un brancard aux urgences entre le 1er janvier et le 9 mars. À la fin de chaque semaine, comme à la fin de chaque mois, les 10 "meilleurs" élèves et les 10 plus "mauvais" sont révélés sur le site. La pire journée depuis janvier ? La nuit du 13 au 14 mars, où les médecins ont recensé 287 personnes contraintes de dormir sur un brancard.Le "bad" (mauvais) du mois de mars a ainsi été décerné au service des urgences du centre hospitalier Jacques-Cœur, à Bourges (Cher). Le "gagnant", donc celui qui a eu le moins de problèmes de lits manquants, est le service des urgences adulte du groupe hospitalier Sud Réunion, à Saint-Pierre (La Réunion)."Nous ne pouvons, nous ne devons plus accepter la maltraitance des patients, la surcharge des Urgences étant, et ceci est largement prouvé, responsable d'une augmentation de la mortalité", explique le site.
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063_484180976 Un des plus beaux albums lâchés en confinement: les Américains d'Other Lives signent une incroyable évasion pop avec "For Their Love", qui bénéficie lundi d'une sortie physique, après une première vie numérique fin avril.
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Cette bouffée d'air en cinémascope est pourtant née... confinée, dans la maison en forme de A qui orne la pochette du nouvel opus (édité par le label Play It Again Sam/Pias)."Quand nous avons trouvé cette maison dans la campagne en Oregon, j'ai su instinctivement que cet endroit serait celui du prochain album, avec le son que je voulais. Cette maison entourée d'arbres, dans les bois, c'est là où nous vivons avec ma femme, là où nous avons aménagé un studio, joué avec le groupe. C'est comme si nous avions vécu à l'intérieur du disque", raconte à l'AFP le leader Jesse Tabish, qui ne s'était jamais fait à la vie urbaine à Portland.Nul étouffement pourtant. L'auditeur est extirpé de son quotidien, embarqué pour une chevauchée dans un paysage mélodique grandiose. "C'est un album qui donne l'impression de s'évader, confirme pour l'AFP Yann Bertrand, spécialiste musique sur franceinfo. Le réconfort est saisissant, dès les premières secondes entre la voix profonde de Jesse, la chaleur du son et les arrangements symphoniques".Les horizons ouverts évoquent parfois les compositions d'Ennio Morricone (B.O. des films de Sergio Leone, entre autres), "un maître" pour Jesse. Le cinéma tient une place à part dans le champ des influences de la tête pensante d'Other Lives. Le nom du groupe vient d'ailleurs du film allemand "La vie des autres". Parmi ses longs métrages favoris, Jesse cite aussi "2001, l'Odyssée de l'espace" et "Kill Bill", films "où la musique est une actrice à part entière". - Exorcisme -La réussite de l'album tient également à des paramètres intimes. Jesse a rencontré sa femme il y a quatre ans, Kim, devenue essentielle dans la première écoute, l'affinement des textes, arrangements et chœurs. A cette période, en 2016, Jesse, "écœuré par ce qui se passe aux Etats-Unis" - sous-entendu l'élection de Donald Trump, dont il ne prononce pas le nom - s'échappe en Sicile et retrouve le goût de composer avec une guitare. Soit sans tous les "artifices électroniques" qui charpentaient le précédent album, "Rituals", moins flamboyant que "For Their Love". "C'est en Italie que le corps de cet album est né", poursuit-il, de même que l'envie d'enregistrer à nouveau "en groupe, en se regardant dans les yeux". Si l'album est aérien - malgré les désillusions et trahisons de l'existence qui parsèment les textes - c'est que Jesse s'est aussi délesté d'un poids avec le titre "We Wait". Pour la première fois, il évoque le meurtre - fomenté par un proche - d'un ami dans l'adolescence. "Sa mort avait détruit tellement de choses. J'avais tenté d'enfouir ce traumatisme dans un coin de ma tête. Mais cela revenait me hanter. Cette chanson m'a permis d'exorciser et de m'autoriser enfin à me souvenir de mon ami. Je me sens libéré", confie le trentenaire. Faudra-t-il attendre encore cinq ans avant le prochain album? "Non, plus jamais ça ! (rires) C'est un des bienfaits de cette quarantaine, j'ai commencé à travailler sur le suivant".
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L'ancien président a fustigé les frondeurs qui ont empoisonné son quinquennat.
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François Hollande a multiplié ces derniers jours les interventions dans les médias, dans le cadre de la sortie de son livre "Les leçons du pouvoir" (Stock). L'occasion pour lui de régler ses comptes, notamment avec Emmanuel Macron. Mais jeudi 12 avril sur France Inter, ce sont les frondeurs et Benoît Hamon qui ont essayé les foudres de l'ancien président. "J'ai tout fait pour les amener à la raison, parce que, dès le début, ils se sont mis en opposition, a-t-il expliqué. Mais je ne pouvais pas les éliminer du Parlement (...) Je considère qu'ils ont eu un effet tout à fait négatif parce que, non seulement ils ont affaibli la crédibilité de ma politique, mais ils n'ont pas assuré la visibilité de la leur.""J'ai essayé de les convaincre, je n'y suis pas parvenu. Eux-même ont scié a branche sur laquelle j'étais assis", a-t-il encore dit. Et la fronde qu'il a subie a des conséquences politique jusqu'aujourd'hui, estime François Hollande. "Ces frondeurs ont ce défaut, c'est qu'ils obligent maintenant l'Assemblée à être totalement silencieuse", a dit François Hollande, en référence aux députés de La République en marche."IL A FAIT COMBIEN LE FRONDEUR ?"L'ancien président a également laissé entendre qu'il regrettait de ne pas s'être présenté à sa propre succession. "Je n'ai pas été candidat, je me suis sacrifié (...) Donc qui s'est présenté aux élections pour le PS ? Un frondeur (Benoît Hamon, ndlr). Il a fait combien le frondeur ? 6 %. Ce n'est pas ma politique qui a été jugée-là", a-t-il tranché. Je n'ai pas été candidat en décembre 2016, dans un contexte particulier, qui n'était pas le même trois mois après... C'est comme ça."
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Les femmes harcelées ou agressées alors qu'elles travaillaient pour Harvey Weinstein et sa société de production devraient bientôt pouvoir être indemnisées par un fonds doté de 19 millions de dollars, suite à un accord censé mettre fin à deux actions en justice et annoncé mardi par la procureure de l'Etat de New York.
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Selon la procureure Letitia James, l'accord doit encore être validé par deux juges - le juge des faillites qui supervise la liquidation de la Weinstein Company et un juge fédéral new-yorkais. S'il est accepté, il mettra fin à une action en nom collectif intenté devant la justice civile fédérale contre l'ex-producteur d'Hollywood - qui purge actuellement une peine de 23 ans de prison - ainsi qu'à la plainte déposée en février 2018 par la procureure de New York contre l'ex-producteur, accusé d'avoir notamment exigé des faveurs sexuelles de certaines employées avec la complicité de sa société. "Après tout le harcèlement, les menaces, les discriminations, ces victimes vont enfin voir justice rendue", s'est félicitée la procureure.Louisette Geiss, l'une des femmes à l'origine de la plainte en nom collectif contre l'ex-producteur, s'est félicitée de la création d'un fonds qui permettra d'indemniser "beaucoup de victimes qui ont perdu leur carrière, et beaucoup plus". Les avocats Douglas Wigdor et Kevin Mintzer, représentant six victimes présumées d'Harvey Weinstein, ont cependant dénoncé un projet d'accord "profondément injuste". Ils ont notamment souligné qu'Harvey Weinstein n'y acceptait aucune responsabilité pour ses actes, qu'il ne contribuerait pas financièrement au fonds, et que les victimes qui voudraient poursuivre malgré tout les compagnies d'assurance du producteur et de sa société ne le pourront plus car elles seront libérées de toute obligation par l'accord.Le communiqué de la procureure mardi ne mentionne pas un autre projet d'accord annoncé en décembre 2019, qui prévoyait le versement de quelque 25 millions de dollars aux victimes présumées dans le cadre d'un accord global qui solderait l'ensemble des dettes, contentieux et obligations de la Weinstein Company.Plusieurs accords distincts sont négociés entre avocats pour solder une série de procès intentés au civil dans le sillage de l'affaire Weinstein, qui a éclaté en octobre 2017 et donné naissance au mouvement #MeToo, mouvement de dénonciation des agressions sexuelles souvent impunies perpétrées par des hommes de pouvoir.Accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par une centaine de femmes, Harvey Weinstein, 68 ans, a été jugé coupable d'un viol et d'une agression sexuelle par un jury new-yorkais en février dernier, une victoire historique pour le #MeToo.
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L'ex-plume d'Emmanuel Macron Sylvain Fort a affirmé dimanche sur Europe 1 que ni l'Elysée, ni le chef de l'Etat n'étaient au courant des agissements de l'ancien chargé de mission.
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Engagé auprès d'Emmanuel Macron dans l'aventure En Marche dès 2016, Sylvain Fort est par la suite devenu son directeur de la communication et sa plume à l'Elysée, de mai 2017 à janvier 2019. Ce normalien de 48 ans a donc traversé avec lui l'une des crises majeures de la première partie de son quinquennat : l'affaire Alexandre Benalla. Comme une bonne partie de l'équipe du président, Sylvain Fort connaissait "très bien" l'ancien chargé de mission de l'Elysée, filmé en train de violenter un manifestant le 1er mai 2018 à Paris, habillé d'une tenue de policier, et dont les images dévoilées le 18 juillet 2018 ont créé un véritable séisme en macronie. "On est tous surpris par cette crise, qui est en fait une crise qui commence petit et qui finit gros", s'est souvenu dimanche 19 juillet sur Europe 1 l'ancienne plume. "Je dis 'c'est petit', mais c'est très grave. Mais c'est ponctuel, c'est un événement qui se sanctionne et qui est sanctionné à ce moment-là (l'Elysée a été informée dès le lendemain et a mis à pied Alexandre Benalla pour 15 jours, avec rétrogradation de ses fonctions, ndlr). Mais ça finit gros parce qu'ensuite, les événements se déploient", a-t-il rappelé."L''affaire Benalla' ce n'est pas une affaire, c'est un roman""Enormément de faits qu'on ignorait sont révélé, énormément d'initiatives, je pense au coffre-fort, toutes ces choses absolument rocambolesques, viennent enrichir la chronique. L''affaire Benalla' ce n'est pas une affaire, c'est une histoire, c'est un roman qui vient percuter le quinquennat. On se rend compte qu'un individu a usurpé un certain nombre de prérogatives et s'est cru autorisé à prendre un certain nombre d'initiatives du fait de son appartenance à la présidence de la République", a rappelé M. Fort.Dans les mois qui ont suivi, d'autres affaires ont mis en cause le jeune homme de 28 ans, notamment celle dite des "passeports diplomatiques" et celle des "contrats russes", révélant de sérieux dysfonctionnements au sein de la présidence de la République. Pour autant, Sylvain Fort l'assure : l'Elysée, et le président de la République lui-même, n'étaient pas au courant de ses agissements. "Ce qu'on lit à ce moment-là dans la presse, ce qu'on découvre dans les articles successifs, on l'ignorait", a-t-il martelé. Benalla "a su se rendre utile"Quelques jours après la diffusion de la vidéo, Emmanuel Macron était sorti du silence en assurant devant les parlementaires de La République en marche : "le seul responsable c'est moi". "C'est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C'est moi qui ai confirmé la sanction", avait-il rappelé, expliquant avoir ressenti les actes de son collaborateur comme une "trahison". Le signe selon beaucoup d'une affection certaine du président envers le jeune homme. "Je ne parlerai pas d'affection", a temporisé Sylvain Fort ce dimanche. "Je pense qu'Alexandre Benalla avait su se rendre utile (...) Il avait compris qu'il y a des trous dans la raquette", a-t-il détaillé, avant de citer un exemple concret. "Mme Macron a des enfants et des petits-enfants, qui ne bénéficient pas d'une protection policière particulière, mais sont évidemment des cibles. Alexandre Benalla l'avait compris, et rendait ce service, ce qu'aucun agent de l'Elysée ne faisait". "Quand vous quelqu'un qui vous protège d'un certain nombre de risques, notamment privés, et qui le fait discrètement, efficacement et sans compter ses heures, il devient non seulement utile, mais indispensable", a-t-il conclu.
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Le président du parti Les Républicains souhaite concentrer les efforts vers des matériels et médicaments contre le coronavirus.
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Face à une "crise nationale et mondiale sans précédent," le président des Républicains Christian Jacob appelle à produire davantage de "masques, blouses, charlottes, écouvillons, respirateurs". "Est-ce que l'on ne pourrait pas à grande échelle, et dans les meilleurs délais, reconvertir des usines existantes vers la production de ces matériels?", a-t-il interrogé estimant que cela pouvait se faire "sans cette solution" de la nationalisation.Christian Jacob a par ailleurs mis en garde contre "l'urgence économique" qui se profile après l'urgence sanitaire, et appelé les banques et les assurances à "prendre leur part de responsabilité"."Il faut très vite une coordination des mesures de solidarité au niveau européen pour relancer nos économies" car "les mesures uniquement nationales n'auraient pas de sens", a-t-il ajouté.Au-delà "il faudra se poser la question d'une évolution profonde de notre modèle social et économique avec pour premier défi celui de la solidarité envers tous ceux qui ont été victimes d'un arrêt brutal de production et d'activité économique", a-t-il estimé.
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