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La ministre du Travail Muriel Pénicaud a appelé mercredi tous les employeurs à se mobiliser et à faire de la sécurité et de santé de leurs salariés une priorité.
La prise en charge à 100% par l'Etat du chômage partiel est l'une des mesures mises en place par le gouvernement pour faire face à la crise du coronavirus. Alors que la France est dans sa troisième semaine de confinement, de plus en de plus d'entreprises y ont recours. Le recours au dispositif du chômage partiel avait été demandé vendredi soir par 220.000 entreprises pour 2,2 millions de salariés au total. Ce mercredi 1er avril, c'est désormais 3,6 millions de salariés de quelque 337.000 entreprises qui sont désormais au chômage partiel, a annoncé la ministre du Travail Muriel Pénicaud à l'issue du Conseil des ministres. Muriel Pénicaud (ministre du Travail): "337.000 entreprises ont fait une demande de chômage partiel pour 3,6 millions de salariés"par BFMTVLe dispositif, qui concerne maintenant un salarié sur cinq, "est en pleine montée en puissance", a reconnu la ministre rappelant qu'il avait pour objet de "protéger les emplois" et d'éviter les licenciements. "Ces coûts sont un investissement, il en va de notre rebond pour repartir le plus vite possible après la crise", a-t-elle estimé. Sans cela, "le coût serait encore plus important" du fait d'un "chômage massif", a-t-elle jugé. "Aux Etats-Unis, où n'existe pas de chômage partiel, il y a eu en une semaine seulement trois millions de licenciements", a-t-elle rappelé.11 milliards d'eurosLe chômage partiel indemnise le salarié à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net. Il est désormais pris en charge intégralement par l'Etat jusqu'à une rémunération brute de 4,5 Smic, ce qui représente 95% des salaires. Au-delà, le différentiel est à la charge de l'employeur.La ministre n'a pas donné de chiffre sur le coût, mais selon son entourage, cela représente, sur une durée de trois mois, une dépense potentielle de 11 milliards d'euros, bien au-delà des 8,5 milliards budgétés par le projet de loi de finances rectificative.La prime Macron pourra aller jusqu'à 2.000 eurosLes entreprises qui verseront la prime défiscalisée, également appelée "prime Macron", pourront la moduler en fonction des conditions de travail liées à l'épidémie, a également annoncé la ministre, conformément à l'ordonnance adoptée mercredi en Conseil des ministres. "Afin de permettre de récompenser plus spécifiquement les salariés ayant travaillé pendant l'épidémie de Covid-19, un nouveau critère de modulation du montant de la prime pourra également être retenu par l'accord collectif ou la décision unilatérale de l'employeur mettant en œuvre cette prime", souligne l'ordonnance. L'entreprise pourra ainsi légalement distinguer ses salariés devant se rendre sur leur lieu de travail - comme les caissières dans la grande distribution ou les ouvriers sur un chantier - des autres en télétravail, ce qui n'était pas possible jusque-là. "Il s'agit de récompenser les salariés au front qui tiennent leur poste de travail pendant cette période", a justifié la ministre du Travail Muriel Pénicaud à l'issue du Conseil des ministres. Mme Pénicaud a par ailleurs appelé tous les employeurs à se mobiliser et à faire de la sécurité et de santé de leurs salariés une priorité. Elle permet à toutes les entreprises de verser cette prime exceptionnelle exonérée, jusqu'à 1.000 euros, de cotisations et contributions sociales et d'impôt sur le revenu. Pour les entreprises mettant en œuvre un accord d'intéressement, ce plafond est relevé à 2.000 euros.Les contrats d'apprentissage et de professionnalisation prolongésLe Conseil des ministres a également adopté d'autres ordonnances sur la vie des entreprises. L'une reporte au premier trimestre 2021 le scrutin prévu à l'automne pour mesurer l'audience des organisations syndicales dans les entreprises de moins de onze salariés.En conséquence, le prochain renouvellement général des conseillers prud'hommes est également décalé, au plus tard le 31 décembre 2022. Le fonctionnement des réunions des CSE (comités sociaux et économiques) est également assoupli : celles-ci pourront se tenir par visioconférence, conférence téléphonique, voire messagerie instantanée.Une autre ordonnance autorise la prolongation des contrats d'apprentissage et de professionnalisation. Elle rend aussi possible de prolonger la durée pendant laquelle un jeune peut rester dans un centre de formation des apprentis (CFA) sous le statut de stagiaire en attente de la conclusion d'un contrat d'apprentissage. Cette période de trois mois est rallongée à six mois, compte tenu des difficultés de chercher un employeur.
Au moins 46 personnes ont péri dans des crues soudaines provoquées par d'intenses précipitations nocturnes dans la ville de Charikar, au nord de Kaboul, a annoncé mercredi le gouvernement afghan.
Le ministère de la Santé, dans un communiqué, a également fait état de 80 blessés."Vers 02H00 (21H30 GMT mardi), des crues éclair déclenchées par de fortes précipitations ont frappé Charikar", a déclaré à l'AFP la porte-parole du gouvernement de la province de Parwan, Whaida Shahkar, qui recense de son côté 66 morts et 90 blessés.Les sauveteurs continuent leur travail pour retrouver d'éventuelles victimes, alors que plus de 500 maisons ont été détruites, a-t-elle poursuivi."Nous avons des signalements de personnes toujours coincées sous les débris", a rapporté le porte-parole du ministère de la Gestion des désastres, Tamim Azimi."Nous avons deux familles de notre quartier qui sont encore sous des débris", a confirmé Abdul Majid, un habitant de Charikar, interrogé par la chaîne de télévision Tolo news. "Nous avons besoin de plus de sauveteurs", a-t-il ajouté.Le chef de l'Etat Ashraf Ghani a ordonné l'envoi d'aide d'urgence à Charikar, a fait savoir la présidence dans un communiqué.Dix-sept cadavres et environ 40 blessés, dont de nombreux femmes et enfants, ont été amenés à l'hôpital provincial de Parwan, selon son directeur Abdul Qasim Sangin.Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des habitants de Charikar appelant à l'aide, alors que d'autres achètent des cercueils pour enterrer leurs proches. Des voitures semblent flotter dans de l'eau boueuse.Les catastrophes dues à des crues sont fréquentes dans le pays, en particulier dans les zones rurales pauvres où les maisons sont souvent fragiles et bâties dans des zones à risque.Les sauvetages et acheminements d'aide après des catastrophes naturelles, notamment dans les zones isolées, sont souvent entravés par le manque d'équipements et d'infrastructures dans ce pays appauvri par 40 ans de guerre.Il y a plusieurs semaines, au moins 15 enfants et une femme avaient trouvé la mort, et des dizaines de maisons avaient été détruites par une crue éclair survenue dans un village de la province de Nangarhar, dans l'est de l'Afghanistan.D'après le ministère de la Gestion des désastres, des crues éclair ont été recensées dans la nuit de mardi à mercredi dans au moins cinq autres provinces du pays, sans toutefois faire de victimes.
La mairie de Paris s'attaque à la question de la propreté de l'espace public, alors que la capitale est régulièrement accusée d'être sale. Début février, le Conseil de Paris va annoncer de nouvelles mesures après la présentation de pas moins de trois rapports consacrés à la propreté.L'une de ces études, rapporte mercredi 31 janvier le Canard enchaîné, a coûté pas moins de 224.580 euros à la mairie, pour 14 pages.
Selon l'hebdomadaire, la municipalité a réuni, à l'automne dernier, sept commissions de 15 habitants chacune sur le thème de la propreté des rues de Paris. L'Ifop et l'agence de communication Planète publique étaient chargés de sélectionner les sondés, de les réunir et de coucher par écrit leurs réflexions. Au final, 14 pages de "démocratie participative", chère à Anne Hidalgo. FORMULATIONS OBSCURESAu-delà du prix de l'étude, le Canard enchaîné épingle son contenu lui-même. On y apprend par exemple que "la perception de la propreté à Paris se fonde en négatif sur des constats relatifs à la malpropreté". Heureusement, tout le rapport n'est pas aussi obscur. Il indique aussi, par exemple, et de manière bien plus raisonnable, voire (très) évidente, que l'"effort de pédagogie doit être adapté à chaque âge", ou encore que l'afflux de touristes et les fêtes sont synonymes de "nuisances et de déchets sur la voie publique".L'opposition s'est emparé de la question, critiquant la somme déboursée. Pourtant, la mairie assume. "Non, ce n'est pas exorbitant, a estimé l'adjoint chargé de la propreté, Mao Péninou. Vous savez, on fonctionne par appel d'offre (...), diverses entreprises ont répondu, et on a pris la mieux disante et la moins chère. C'est le coût d'accompagnement d'une centaine de citoyens pendant 6 mois. C'est légitime."La première matinée du Conseil de Paris, le 5 février prochain, sera consacrée à l'annonce de nouvelles mesures, après la présentation de trois rapports consacrés à la propreté dans la capitale, régulièrement accusée d'être sale.La propreté de Paris est "un sujet qui nous tient à coeur", répétait encore il y a quelques jours la maire PS Anne Hidalgo, souvent interpellée sur la question. La "situation n'est pas satisfaisante aujourd'hui", a renchéri à l'AFP Mao Péninou, adjoint chargé de ce secteur qui mobilise aujourd'hui quelque 7.500 agents dont 5.000 éboueurs et 500 millions d'euros par an. Quantifier la saleté, c'est impossible, mais "il y a un sentiment de malpropreté qui s'appuie sur des réalités", concède l'élu parisien.De fait, dans leur rapport issu de quatre mois de conférences citoyennes, les habitants interrogés indiquent eux-mêmes qu'il n'y a "aucun avis commun qui se dégage sur l'état réel de la propreté à Paris, une ville à la fois propre et sale". Mais tous font la même constatation : dans une ville très dense de 2,2 millions d'habitants, qui reçoit par ailleurs 47 millions de touristes par an, l'espace public parisien "est l'objet d'une fréquentation croissante et d'un foisonnement de nouveaux usages".
La CGT-Cheminots a appelé à son tour à une grève reconductible à compter du 5 décembre. Elle rejoint huit organisations syndicales.
Le mouvement pourrait toucher la SNCF, la RATP et Air France.Il est dans près d'un mois, mais le jeudi cinq décembre fait déjà frémir les usagers de transports. Après SUD-Rail et l'Unsa ferroviaire, la CGT-Cheminots appelle à son tour à une grève reconductible à la SNCF à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites, a-t-elle annoncé sur son compte Twitter. Premier syndicat de la SNCF, l'organisation "appelle les cheminots à s'inscrire massivement dans la grève le 5 décembre et à participer aux assemblées générales pour décider des suites", selon ce tweet. La CGT-Cheminots estime que "le rapport de forces peut et doit être supérieur à celui de 2018", qui n'avait pas réussi à bloquer la réforme ferroviaire. "La bataille commence", conclut le syndicat dans son "appel".Outre la CGT-Cheminots, l'Unsa ferroviaire (2e syndicat à la SNCF), SUD-Rail (3e syndicat), FO-Cheminots (5e, non représentatif) ont aussi appelé à une grève reconductible à partir du 5 décembre. À la RATP, les trois syndicats représentatifs de la régie - Unsa, CGT et CFE-CGC - appellent aussi à une grève reconductible à partir du 5 décembre contre le projet du gouvernement de système "universel" de retraite par points, qui fera disparaître les régimes spéciaux, dont celui des agents de la RATP.Les passagers d'Air France devraient également être touchés par le mouvement social. Le Syndicat FO Air France, premier syndicat des personnels au sol de la compagnie nationale française, vient d'appeler les salariés à rejoindre ce mouvement social. "Cette mobilisation doit conduire à bloquer l'ensemble des transports, leurs logistiques et leurs infrastructures : route, chemin de fer, transport aérien, transport maritime et fluvial, transport urbain... Et contribuer ainsi à établir le rapport de force nécessaire pour faire plier le gouvernement et obtenir le retrait du projet de retraite universelle à points Macron-Delevoye", a averti FO.
En cinq jours seulement, la France insoumise (LFI) assure avoir récolté 1,5 million d'euros auprès de ses sympathisants pour financer sa campagne des européennes.
LFI a annoncé samedi 6 avril avoir déjà récolté 1,5 million d'euros grâce à l'emprunt populaire que le parti a lancé il y a moins d'une semaine pour financer sa campagne aux élections européennes, selon un message à ses militants transmis à l'AFP. Dimanche 31 mars, Jean-Luc Mélenchon en appelait aux électeurs pour financer la campagne du parti. Il expliquait que LFI n'avait pas "trouvé des prêts bancaires suffisants pour couvrir le coût total de l'opération élections européennes". "Je vous appelle, si vous en avez les moyens, à nous prêter de l'argent et cet argent sera remboursé au maximum le 31 mars 2020", demandait-il dans une vidéo. En quelques jours seulement, l'appel du leader de la France insoumise a porté ses fruits. "Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont participé à l'emprunt populaire que nous avons lancé dimanche dernier sur la plateforme finactions.fr. En 5 jours, nous avons récolté 1,5 million d'euros. C'est exceptionnel", se félicite le parti de Jean-Luc Mélenchon, assurant que "ces prêts seront intégralement remboursés après les élections européennes".Le Rassemblement national également lancé un emprunt populaire La loi limitant à 2 millions d'euros le montant de l'emprunt populaire, LFI se fixe comme objectif d'"atteindre rapidement ce plafond pour assurer à notre campagne son indépendance face aux banques". "Cette mobilisation est la démonstration de notre capacité à rassembler largement et à convaincre grâce à notre programme", estime le parti, dont la liste est conduite par Manon Aubry. LFI avait indiqué dimanche dernier que son "budget global envisagé" était de "4 millions d'euros". Le Rassemblement national a aussi annoncé cette semaine le lancement d'un emprunt auprès des Français pour financer sa campagne.
La Russie a démenti mardi 17 septembre toute menace de contamination après l'explosion d'un centre de recherche en virologie et biotechnologie où sont conservés de nombreux virus.
Moscou assure qu'il ne faut pas s'inquiéter. Lundi 16 septembre, une explosion a eu lieu à "Vektor", un centre de recherche en virologie et biotechnologie situé à Koltsovo, près de Novossibirsk (Sibérie occidentale), la troisième ville la plus peuplée de Russie avec plus de 1,5 million d'habitants. Plusieurs virus, comme Ebola, y sont conservés. Il s'agit par ailleurs de l'une des deux seules structures au monde renfermant le virus de la variole. Selon l'agence de surveillance sanitaire Rospotrebnadzor, l'explosion a été provoquée par un cylindre de gaz et a causé un incendie dans les locaux, faisant un blessé parmi les employés. Des fenêtres ont été brisées, mais la structure du bâtiment a résisté et aucune substance dangereuse n'était présente dans les pièces touchées par l'accident, selon la même source. L'incendie a été maîtrisé lundi, ont indiqué les autorités locales aux agences de presse russes.La Russie a démenti mardi toute menace de contamination après l'explosion et l'incendie de cet ancien centre de développement d'armes biologiques de l'époque soviétique.Accidents en sérieCet accident est la dernière catastrophe en date à avoir frappé des infrastructures sensibles ces derniers mois. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dans trois déflagrations dans des usines d'explosifs et des dépôts de munitions dans le centre et le sud de la Russie et en Sibérie.Début juillet, 14 officiers de la marine russe sont morts dans un incendie à bord d'un mystérieux sous-marin à propulsion nucléaire dans le Grand Nord. Gardant en grande partie le secret sur la tragédie, les autorités ont assuré que le réacteur nucléaire n'a pas été touché par le feu.En août, une explosion à caractère nucléaire a fait au moins cinq morts sur une base de tir de missiles du Grand Nord lors de tests de nouveaux armements. Elle a conduit à une brève hausse de la radioactivité, selon les autorités.
L'ancien Premier ministre juge sévèrement le président. Il estime qu'il mène une politique économique et sociale "déséquilibrée", que sa méthode politique est "d'un autre âge" et qu'il affaiblit "les formations républicaines" en instituant le Rassemblement national comme un "partenaire/adversaire".
Après des années de silence, l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a repris la parole ce mercredi 2 septembre pour se livrer à une analyse du paysage politique français. Dans une longue interview accordée à L'Obs, à l'occasion de la parution de son livre "Un temps troublé", Lionel Jospin juge sévèrement le président Emmanuel Macron. Que devient Lionel Jospin, qui fête ses 83 ans ?par Pause Fun"Il m'intéresse, m'intrigue et m'inquiète", explique l'ancien Premier secrétaire du Parti socialiste à propos de l'actuel chef de l'Etat. "Le logiciel du président est à mes yeux anachronique. Il a mené jusqu'ici une politique économique et sociale déséquilibrée. Sa méthode politique, celle de la verticalité, est également d'un autre âge", énumère Lionel Jospin, qui n'est plus membre du Conseil constitutionnel depuis 2019 et n'est donc plus soumis au devoir de réserve."Le président a voulu court-circuiter les partenaires sociaux et les élus locaux, ce qui a provoqué de multiples tensions dans le pays", explique également le socialiste, citant notamment le mouvement des "gilets jaunes", qui est selon lui "une réplique" à l'"extrême verticalité du pouvoir" présidentiel. Emmanuel Macron a "accentué la pente présidentielle de notre régime politique", regrette Lionel Jospin. Le socialiste reproche également à Emmanuel Macron d'affaiblir "les formations républicaines" en instituant le Rassemblement national comme un "partenaire/adversaire". "En polarisant ainsi le débat, il confère à l'extrême droite la figure de l'alternance. Or si sa politique est récusée et ses méthodes, contestées, un risque naîtra. Imposer aux électeurs une carte forcée est dangereux", explique-t-il.Quant à l'élection d'Emmanuel Macron, Lionel Jospin estime qu'il s'agit d'une victoire circonstancielle. "Si le président sortant, François Hollande, s'était représenté, Emmanuel Macron n'aurait pas franchi le premier tour de l'élection présidentielle car une bonne partie de l'électorat socialiste lui aurait fait défaut", souligne l'ancien Premier ministre, qui estime qu'Emmanuel Macron est "énergique et talentueux, ayant le sens du moment opportun, le kairos, comme disaient les Grecs anciens".L'ancien Premier ministre estime toutefois que "si le président Macron est candidat à sa réélection, le pronostic est plutôt qu'il l'emporte". Il appelle donc "la gauche écologiste" à se rassembler pour "peut-être" gagner la présidentielle de 2022 face au chef de l'Etat. Pour Lionel Jospin, "le message socialiste reste adapté à l'époque", mais le PS "doit retrouver de l'éclat. Pour réunir les Français, une gauche sociale et écologique doit se construire et se montrer audacieuse et réaliste. L'incantation ne suffira pas", affirme-t-il.
Alain Cocq, qui souffre d'une maladie incurable et a interrompu vendredi soir tout traitement et alimentation, connaît une déshydratation importante et des pertes momentanées de conscience, a rapporté lundi à l'AFP sa mandataire.
"Comme il a arrêté de s'alimenter, il a vomi toute la journée hier (dimanche) et souffre d'une déshydratation importante. Il alterne les phases de conscience et d'inconscience", a rapporté Sophie Medjeberg, vice-présidente de l'association Handi-Mais-Pas-Que, désignée par M. Cocq pour faire le lien avec les médias.Faute d'avoir obtenu du président Emmanuel Macron une injection de barbituriques "à titre compassionnel" pour abréger ses souffrances, le Dijonnais a décidé de se laisser mourir. Il a souhaité retransmettre son agonie en direct sur Facebook pour tenter de faire évoluer la législation sur la fin de vie, mais le réseau social a bloqué la vidéo samedi matin.Mme Medjeberg a raconté à l'AFP que M. Cocq s'était dit malgré tout "serein" dimanche lors de leur dernier échange téléphonique. "Je compte sur toi; le combat ne doit pas s'arrêter", a-t-il exhorté.En "phase terminale depuis 34 ans", comme il l'affirme, M. Cocq souffre d'une maladie génétique rare et très douloureuse qui bloque ses artères.Il souhaite mourir dans la dignité mais la loi Claeys-Léonetti sur la fin de vie, adoptée en 2016, n'autorise la sédation profonde que pour les personnes dont le pronostic vital est engagé "à court terme". Ce que M. Cocq ne peut prouver.Alité à son domicile dijonnais, le malade est entouré de quatre auxiliaires de vie, ainsi que de membres de sa famille dont sa soeur et des amis très proches. "C'est vraiment pénible pour tout le monde, horrible et dommage d'en arriver là. On paye un lourd tribut pour notre cause", a insisté Mme Medjeberg."Il faut un amendement à la loi Léonetti au nom d'Alain au bout du combat qu'il m'a transmis", a-t-elle conclu.
Deux personnes qui se baladaient au Brignon (Haute-Loire) à proximité d'un rucher ont été attaquées par des centaines d'abeilles, rapporte Le Progrès. L'homme, un sexagénaire, est dans un état grave.
Les scènes du film "L'invasion des abeilles tueuses" se sont rejouées ce mardi 2 juillet. Rarement dangereuses, les abeilles ont semé la pagaille dans le lieu-dit Les Rozières, non loin de Le Brignon, une commune de Haute-Loire, rapporte Le Progrès. Un couple de deux randonneurs, un homme âgé de 62 ans et une femme de dix ans de moins se promenaient sur un chemin à proximité d'un rucher. L'apiculteur y récoltait son miel, mais les abeilles se sont mises à attaquer le couple. Scène de terreur à ce moment-là, puisque les deux promeneurs sont piqués des centaines de fois, précise Le Progrès. En pleine attaque, ils parviennent tout de même à appeler les pompiers, mais les victimes sont aussi atteintes au niveau de la bouche.Pour les pompiers, habitués à ce genre d'intervention, la scène a été qualifiée "d'exceptionnelle" puisqu'eux aussi ont été piqués, certains parfois à dix reprises."C'était inimaginable. On se croyait dans un cauchemar, on était entourés de milliers d'abeilles qui tapaient contre les camions, qui nous encerclaient, les victimes en étaient recouvertes, elles en avaient des milliers partout sur le corps", a déclaré un pompier à France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.L'homme entre la vie et la mortAppelés en renfort, d'autres pompiers réussissent à extraire le couple, aidés également par un autre apiculteur du coin. Ce dernier a dû enfumer le véhicule des pompiers afin de faire sortir les abeilles. Dans Le Progrès, le lieutenant Sébastien Giraud a loué le "sang-froid exemplaire" de ses hommes qui n'ont pas "cédé à la panique".Une fois sortis, l'homme de 62 ans et la femme de 52 ans ont été immédiatement transférés à l'hôpital du Puy-en-Velay. Tous deux étaient en urgence absolue, avec des "œdèmes gênant les voies respiratoires". Le sexagénaire, le plus touché, était entre la vie et la mort à son arrivée aux urgences.Selon les premiers éléments, la météo orageuse pourrait expliquer en partie cet épisode rare, de même que le prélèvement de miel. La gendarmerie va mener une enquête pour connaitre les causes exactes de cet incident. Un habitant de la Trinité (Martinique) a perdu la vie en mai dernier, attaqué par un essaim d'abeilles alors qu'il se trouvait dans son jardin.
C'est le quatrième cas en quelques jours dans le Jura. Mardi, le parquet de Lons-le-Saunier a lancé un appel à témoins après qu'un cheval a été retrouvé mutilé à Courlans lundi soir. Une série d'agressions qui s'inscrit dans un phénomène particulièrement cruel observé ces derniers mois en France : de nombreux équidés font l'objet d'attaques, de mutilation, voire sont retrouvés morts.
La série noire continue. Après qu'un nouveau cas de cheval mutilé, le quatrième dans le Jura, ait eu lieu lundi, le parquet de Lons-le-Saunier a annoncé mardi 25 août au soir avoir lancé un appel à témoins. "J'appelle toute personne susceptible de fournir des informations sur des faits s'étant déroulés dans le (département) et pouvant permettre de mettre un terme à ces actes barbares (...) à apporter leur témoignage à la gendarmerie en appelant le 0800 00 47 12", a indiqué dans un communiqué le procureur de la République, Lionel Pascal."J'invite les propriétaires et gardiens de chevaux (du Jura) à une grande vigilance et à procéder à un examen régulier de leurs chevaux, ceux-ci ayant pu être victimes de tentatives d'agression qui n'auront laissé que de faibles traces", a-t-il ajouté.Quatre cas depuis la mi-aoûtCet appel intervient après un quatrième cas de mutilation sur un cheval depuis la mi-août dans le Jura : lundi soir, des blessures ont été constatées sur un cheval à Courlans, selon le communiqué. La première agression ayant eu lieu mi-août à Thoria, où une jument avait été retrouvée morte et mutilée."Le mode opératoire est similaire" à celui constaté ce week-end près de Saint-Claude sur deux juments blessées aux parties génitales, selon la même source.Des blessures ont également été constatées lundi soir sur un autre cheval mais la thèse accidentelle ne peut pas encore être écartée et "des vérifications sont en cours", selon le communiqué."Vague ignoble de mutilations"Une agression de plus qui s'inscrit dans un nouveau phénomène dont est victime le monde équin, particulièrement cruel ces derniers mois : plusieurs chevaux ont été retrouvés morts ou grièvement blessés par leurs propriétaires après avoir fait l'objet de mutilations diverses. Mardi, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Julien Denormandie a dénoncé sur Twitter cette "vague ignoble de mutilations de chevaux". La section de recherches de la gendarmerie de Besançon est "saisie de chacune des enquêtes des chefs d'actes de cruauté sur animal domestique", en lien avec les brigades de Lons-le-Saunier et Saint-Claude et l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique, ajoute le communiqué du parquet.Les mutilations de chevaux ou d'animaux domestiques se multiplient en France. Fin juin, une note du Service central du renseignement territorial, évoquée par Le Parisien, recensait ainsi au moins onze faits similaires sur des chevaux entre décembre 2018 et l'été 2020.La Fédération française d'équitation a par ailleurs annoncé la semaine dernière qu'elle se portait partie civile aux côtés des propriétaires de chevaux, poneys et ânes qui ont été tués ou mutilés ces derniers mois.
Une étude britannique confirme une croissance de la mortalité en fonction de l'âge des patients contaminés
. C'est la revue médicale britannique The Lancet qui expose ces nouvelles données, émises à partir d'une étude de plusieurs centaines de cas chinois de Covid-19, rassemblés depuis février 2020. Ce travail montre que la maladie est en moyenne beaucoup plus redoutable pour les plus de 60 ans avec un taux de mortalité de 6,4% (parmi les cas confirmés). Le taux de mortalité grimpe même à 13,4% pour les plus de 80 ans contre 0,32% de décès seulement pour les moins de 60 ans. Les taux de mortalité calculés dans cette étude sont toutefois sensiblement inférieurs à ceux de précédentes estimations, qui plaçaient la proportion moyenne des décès (parmi les cas confirmés) à plus de 2%. Ainsi, une vaste analyse publiée le 24 février par des chercheurs chinois dans la revue médicale américaine Jama évaluait le taux moyen de mortalité à 2,3%.L'étude du Lancet, conduite par des chercheurs d'Imperial College, de l'Université Queen Mary de Londres et de l'Université d'Oxford souligne que la proportion des malades nécessitant une hospitalisation (ce qui rend compte de la gravité de l'état des personnes infectées) grimpe fortement avec l'âge.8% des quinquagénaires hospitalisésLe pourcentage des malades de Covid-19 nécessitant une hospitalisation n'est que de 0,04% pour les 10/19 ans, de 1% pour les 20/29 ans, de 3,4% pour 30/39 et de 4,3% pour les 40/49 ans.Ensuite, le taux d'hospitalisation double pour atteindre 8,2% pour 50/59 ans, puis grimpe à 11,8% pour les 60/69 ans, à 16,6% pour les 70/79 ans et culmine 18,4% pour ceux de 80 ans et plus. Ce dernier chiffre signifie qu'environ un octogénaire sur cinq développe une forme suffisamment grave pour nécessiter une hospitalisation.Déclarée en décembre dans la ville chinoise de Wuhan (centre), l'épidémie de nouveau coronavirus SARS-CoV-2 a provoqué la mort de près de 40.000 personnes pour environ 800.000 cas confirmés à travers le monde.
Médicament prescrit contre le paludisme, la chloroquine, rendue célèbre en France par les travaux du Pr Raoult, a enflammé les débats, en raison de l'espoir qu'elle suscite.
Gros espoir de traitement contre le nouveau coronavirus, la chloroquine fait l'objet d'essais cliniques en vue de tester son efficacité. Mais que sait-on de cette molécule, brandie par certains comme le remède miracle, et son dérivé l'hydroxychloroquine, actuellement expérimentées dans plusieurs pays, contre le Covid-19 ?Qu'est-ce que c'est ?C'est un dérivé synthétique de la quinine prescrit depuis plusieurs décennies contre le paludisme, un parasite véhiculé par le moustique. La chloroquine est commercialisée sous plusieurs noms selon les pays et les laboratoires: Nivaquine ou Resochin par exemple. Il existe un dérivé, l'hydroxychloroquine, mieux toléré, connu en France sous le nom de Plaquénil, utilisé contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.Pourquoi suscitent-elles de l'espoir ? Dans l'attente d'un hypothétique vaccin, sans doute pas disponible avant un an, des scientifiques testent des médicaments existants et leur combinaison pour trouver au plus vite un traitement. Par rapport à d'autres molécules, la chloroquine et l'hydroxychloroquine ont l'avantage d'être déjà disponibles, bon marché et bien connues.Avant même la pandémie de SARS-CoV-2, leurs propriétés antivirales ont fait l'objet de nombreuses études, in vitro ou sur des animaux et sur différents virus. "Il est connu depuis bien longtemps que la chloroquine (C) et son dérivé l'hydroxychloroquine (HC) inhibent in vitro la réplication" de certains virus, rappelle Marc Lecuit, chercheur en biologie des infections à l'institut Pasteur."Comme attendu", des tests ont confirmé récemment qu'elles avaient bien "une activité antivirale sur le SARS-CoV-2 in vitro" poursuit-il. Mais "cela n'implique pas nécessairement que ces drogues ont une activité antivirale in vivo chez l'être humain", note-t-il, citant "moult essais décevants" sur le virus de la dengue (pas de bénéfice) ou du chikungunya (la molécule "aide" le virus à se développer).La polémique scientifique Deux publications, une chinoise et une française, font part de résultats positifs sur de vrais patients atteints du Covid-19. Les essais chinois ont porté sur 134 personnes dans différents hôpitaux et concluent à des effets positifs de la chloroquine.En France, une vingtaine de patients ont reçu de l'hydroxychloroquine et, pour certains, en plus, l'antibiotique azithromycine. "Notre étude montre que le traitement à l'hydroxychloroquine est associée, de façon significative, à une diminution/disparition de la charge virale (...) et ses effets sont renforcés par l'azithromycine", selon l'étude co-signée par le Pr Didier Raoult, de l'Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée infection.Mais de nombreux scientifiques et l'Organisation mondiale de la Santé pointent les limites de ces études, notamment parce qu'elles portent sur trop peu de patients et qu'elles n'ont pas été menées selon les protocoles scientifiques standards : tirage au sort des patients, médecins et patients ignorant qui reçoit le traitement, résultats publiés dans une revue scientifique à comité de lecture indépendant, etc.Preuve de la complexité du sujet, une autre étude clinique chinoise - parue le 6 mars - n'a pas constaté d'efficacité particulière sur 30 malades. "Il n'y pas d'étude qui montre quoi que ce soit quant à l'efficacité in vivo", résume Christophe D'Enfert, directeur scientifique de l'Institut Pasteur."Ces interrogations ne veulent absolument pas dire que l'HC n'a pas d'intérêt dans le traitement du Covid" mais "pour le savoir, il faut l'évaluer scientifiquement en suivant la méthodologie des essais cliniques", selon Marc Lecuit. Les risquesUne partie de la communauté scientifique et les autorités sanitaires mettent en garde contre un engouement précipité pour ces substances. "Une des conséquences inattendues peut être une pénurie de chloroquine pour les gens qui en ont besoin contre leur polyarthrite rhumatoïde par exemple", relève Peter Pitts, un ancien responsable de l'agence américaine du médicament FDA.De plus, les effets secondaires sont nombreux : nausées, vomissements, éruptions cutanées mais aussi atteintes ophtalmologiques, troubles cardiaques, neurologiques... Un surdosage peut être dangereux, voire mortel. Or, la publicité faite à la substance peut inciter à l'automédication : un Américain est mort cette semaine après avoir ingéré une forme de chloroquine présente dans un produit utilisé pour nettoyer les aquarium, et deux Nigérians ont été hospitalisés en urgence après avoir absorbé de trop fortes doses d'antipaludéen."L'accent est mis sur l'espoir d'une efficacité thérapeutique de ces médicaments sans la dose raisonnable de prise en compte des effets secondaires potentiels de ces drogues puissantes", regrette Michael Ackerman, un cardiologue américain.Qui l'utilise contre le Covid-19 ?Certains médecins, certains pays mais aussi des élus appellent à administrer largement de l'hydroxychloroquine au nom de l'urgence sanitaire. Très enthousiaste, le président américain Donald Trump a évoqué un "don du ciel", la Grèce a relancé la production et le Maroc souhaite y recourir pour "les cas confirmés".Compte tenu de l'explosion de demandes de chloroquine et d'hydroxycholoroquine depuis plusieurs semaines, on peut supposer que des médecins dans le monde entier en ont prescrit contre le Covid. Le Pr Raoult a promis publiquement de distribuer une combinaison d'hydroxycholoroquine et d'azythromicine à "tous les patients infectés". Mais une partie de la communauté scientifique et des organisations sanitaires appellent à attendre des résultats validés selon la stricte orthodoxie scientifique. Un essai européen baptisé "Discovery" a été lancé dans plusieurs pays, pour tester quatre traitements, dont l'hydroxycholoroquine, sur 3.200 patients dont 800 cas graves en France. Aux Etats-Unis, un essai clinique de grande ampleur, supervisé par la FDA, a débuté mardi à New York, épicentre de la pandémie. L'OMS a aussi lancé un vaste essai clinique international. En attendant leurs résultats, certains pays gardent une position prudente. En France, l'hydroxychloroquine (mais aussi des antiviraux lopinavir/ritonavir) est autorisée à l'hôpital uniquement et seulement pour les cas graves.
Un chauffeur de camion a été braqué lundi par des hommes qui ont volé des paquets de papier toilette, une denrée qui devient difficile à trouver à Hong Kong depuis une dizaine de jours.
Lundi, la police de Hong Kong est à la recherche de trois hommes à l'origine d'un vol à main armée. Leur butin : des paquets de papier toilette, pour un montant de plus de 1.000 dollars hongkongais, soit 119 euros. Depuis une dizaine de jours, trouver du papier toilette devient difficile à Hong Kong en raison du coronavirus, malgré les assurances du gouvernement que les approvisionnements ne sont pas touchés par l'épidémie. Les supermarchés ont été dans l'incapacité de se réapprovisionner de manière suffisamment rapide et de longues files de clients se forment parfois avant l'ouverture des magasins. A peine achalandés, les rayons se vident à toute allure.Les consommateurs se ruent de la même manière sur le riz, les pâtes ainsi que sur les produits d'entretien et les solutions hydroalcooliques. Hystérie collective chez les habitantsUne hystérie collective s'est emparée des habitants de Hong Kong depuis l'apparition du nouveau coronavirus en Chine continentale, réveillant le traumatisme lié au Sras (syndrome respiratoire aigu sévère). Cet autre coronavirus avait fait près de 300 morts dans le territoire semi-autonome en 2002 et 2003. Pékin avait alors tardé à donner l'alerte et depuis, la population de ce territoire de plus de 7 millions d'habitants, demeure méfiante à l'égard de la politique sanitaire du gouvernement local.Cette épidémie intervient alors que l'exécutif, aligné sur Pékin, connait une taux de popularité historiquement bas après des mois de manifestations pro-démocratie. Les autorités ont fustigé les fausses rumeurs de pénurie et assuré que les approvisionnements en produits alimentaires et ménagers demeuraient constants. Cette ruée vers certains produits a elle-même alimenté ce manque de certaines produits, notamment dans une ville très densément peuplée où les commerces sont en général de petite superficie.
Lors d'une interview à Paris Match, le président de la République a néanmoins écarté l'hypothèse d'un reconfinement général.
Pourrait-il y avoir un nouveau confinement si la situation sanitaire du pays continuait à se dégrader ? Non, a affirmé Emmanuel Macron dans une interview à l'hebdomadaire Paris Match, publiée mercredi 19 août. "On ne peut pas mettre le pays à l'arrêt, parce que les dommages collatéraux d'un confinement sont considérables. Le risque zéro n'existe jamais dans une société. Il faut répondre à cette anxiété sans tomber dans la doctrine du risque zéro", a-t-il expliqué. En revanche, le chef de l'Etat n'exclut pas un "reconfinement ciblé". "Nous avons des stratégies très localisées, comme ce qui s'est passé en Mayenne, et allant jusqu'à un reconfinement ciblé qu'on pourrait instaurer si la situation l'imposait", a indiqué le président, sans apporter plus de précision sur la forme que pourraient prendre ces reconfinements.Le chef de l'Etat a dit comprendre "l'anxiété légitime, liée au virus" des Français qui "vivent en temps réel un phénomène épidémique totalement neuf". Mais il faut néanmoins appliquer les mesures de précaution, a-t-il rappelé, même si elles peuvent paraître anxiogènes. "Nous devons permettre aux scientifiques d'avancer, accélérer sur les vaccins, garantir leur accès, apporter la meilleure réponse sanitaire compte tenu de ce que l'on sait", a expliqué Emmanuel Macron.
Le gouvernement suit les recommandation de la Commission de régulation de l'énergie.
Les tarifs réglementés de vente de l'électricité vont bien augmenter de 1,54% en France au 1er août, a confirmé vendredi le gouvernement. "A la suite de la délibération de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), les tarifs réglementés de l'électricité augmenteront de 1,54% TTC en moyenne le 1er août 2020", indique le ministère de la Transition écologique dans un communiqué. La CRE avait en effet proposé cette augmentation le 10 juillet. Le régulateur avait évoqué une hausse des tarifs réglementés de 1,55% TTC, avec dans le détail une augmentation de 1,54% pour les tarifs "bleus" résidentiels en France continentale et de 1,58% pour les professionnels.Un sujet sensibleLe gouvernement disposait de trois mois pour entériner cette proposition.Le ministère rappelait vendredi avoir mis en place une série de mesures d'accompagnement, comme des chèques énergie pour les ménages modestes, alors que la question du pouvoir d'achat reste très sensible. Ce sujet avait déclenché le mouvement de contestation des "gilets jaunes".Ces tarifs réglementés de vente (TRV) fixés par l'Etat sont commercialisés uniquement par l'opérateur historique EDF ainsi que par les entreprises locales de distribution dans certaines villes. Fin 2019, la France comptait 23,9 millions de sites résidentiels aux tarifs réglementés, soit une large majorité. Un peu plus de 9 millions souscrivaient aux offres de marché, dont les tarifs sont fixés librement par les fournisseurs.La CRE s'est aussi prononcée vendredi pour un relèvement dès 2021 du plafond du mécanisme par lequel EDF doit vendre une partie de son électricité nucléaire bon marché à ses concurrents, "pour éviter de faire supporter aux consommateurs le surcoût lié à l'atteinte du plafond". Ce dispositif technique a en effet un impact sur les prix pour le consommateur. Le ministère de la Transition écologique et celui de l'Economie n'ont pas réagi dans l'immédiat sur ce dernier avis.
Charlotte de Turckheim passe du rire aux larmes. La comédienne vient de perdre son père.
Selon Le Carnet du jour du Figaro, le baron Arnaud de Turckheim est décédé à l'âge de 90 ans ce samedi 10 février. Mais l'information n'est révélée, que ce mercredi 14 février. Les causes de la mort du papa de l'actrice ne sont pas précisées mais il est indiqué que "la famille tient à remercier tout particulièrement le docteur Pâques-Thomas et toute l'équipe médicale pour leur dévouement", précise le site Purepeople. La cérémonie devrait se tenir à 14h30 le 16 février prochain dans l'église d'Eygalières (Bouches-du-Rhône), là où vit Charlotte de Turckheim. Les relations entre l'actrice de 62 ans et son père n'ont pas toujours été au beau fixe. Dans les années 60 notamment, il prend la décision de quitter le foyer. "À ce moment, tout notre système de valeurs vole en éclats (...) Ça a été horrible, extrêmement violent. Je pense que, inconsciemment ou consciemment, c'est comme s'il avait voulu tous nous réveiller", s'était-elle souvenue dans l'émission "Le divan" sur France 3 il y a quelques mois.
Présenté comme l'éclaireur de Daech, Tyler Vilus brise le silence. Il explique ses liens
avec l'organisation terroriste.« Un combattant parmi les combattants », c'est ainsi que se définit Tyler Vilus selon un article du Parisien, dimanche 12 mai. Djihadiste français identifié, il a longtemps été suspecté d'avoir été un des organisateurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, causant un bilan de 130 morts et 400 blessés. Un potentiel rôle stratégique qui semble bien difficile à définir aujourd'hui.Selon l'article, il aurait joué le rôle d'éclaireur pour Daech. Projetant de rejoindre la France via Prague, il a toutefois été arrêté à Istanbul en juillet 2015, cinq mois avant les attentats. Le Parisien révèle que lors des interrogatoires, le djihadiste a reconnu entretenir des liens avec Abdelhamid Abaaoud, le commanditaire des attentats du 13 novembre à Paris. Il a avoué l'avoir prévenu de son arrestation, chose qu'il persistait à nier jusqu'ici mais que les renseignements soupçonnaient, précise le quotidien.« Je vous précise que j'ai contacté Abaaoud par d'autres biais que les messages visibles que vous avez en procédure. Je l'ai contacté via Telegram (une messagerie chiffrée) », a-t-il confié par ailleurs au juge d'instruction le 14 mars dernier, rapporte Le Parisien. « Au cours de ces échanges, Abaaoud me fait savoir qu'il a des équipes à Istanbul, que le lieu où je me trouve n'est pas sécurisé et que, si je parviens à sortir, ses équipes me récupéreront. »Des menaces mais peu de liens directs avec le 13 novembre Si le lien entre Vilus et Abaaoud a été établi, la position du Français de 29 ans au sein de Daech reste encore trouble. Lorsqu'il discute avec ce leader djihadiste, il lui promet de passer à l'action, seul, lors de son retour en France. « A mon avis, il devait être content que je lui propose ça », confie Vilus, selon le quotidien. « La réalité, c'est que je [...] ne projetais rien et surtout je ne voulais pas être tenu pour responsable de faits commis par d'autres. »S'il est resté en contact permanent avec Abaaoud, celui qu'on a appelé « l'éclaireur de Daech » n'estime pas avoir joué un rôle si actif dans les attentats du 13 novembre. « Je n'ai pas été missionné pour frapper l'Europe », affirme-t-il dans des propos relayés par Le Parisien. « Si l'on considère le fait que je suis arrivé parmi les premiers djihadistes francophones, ça peut expliquer le fait qu'on m'attribue une place significative dans l'influence que j'avais au sein de l'Etat islamique, mais ce n'est pas le cas. Il y avait autant de personnes qui m'appréciaient et me protégeaient que de personnes qui m'en voulaient et voulaient m'assassiner. »Les juges en charge de l'affaire ont décidé de ne pas mettre en examen Tyler Vilus dans le dossier lié aux attentats du 13 novembre. Ils ont considéré que les preuves de son implication s'avéraient trop légères. Pour autant, la DGSI confirme son rôle de propagandiste via le site Situ-veux Mon_avis, incitant à passer à l'action en France. Selon les enquêteurs, il serait un cadre de Daech.
Selon une étude publiée dans le British Medical Journal, le Voltarène augmenterait les risques de maladies cardiovasculaires.
C'est une étude alarmante que vient de publier le British Medical Journal. Selon trois chercheurs danois, le Voltarène, ou Diclofenac, nom de sa molécule, augmenterait les risques de troubles cardiaques, rapporte Sciences et Avenir. Prescrit pour les douleurs arthritiques et rhumatismales, cet anti-inflammatoire non stéroïdien est l'un des plus vendus au monde.Après avoir passé au crible 252 études et comparé le Voltarène à d'autres antidouleurs comme le paracétamol et l'ibuprofène, les chercheurs danois sont arrivés à la conclusion que le risque de déclencher un problème cardiaque grave était augmenté de "plusieurs dizaines de pour cent" : 20% par rapport au paracétamol ou à l'ibuprofène, 30% comparé au Naproxène, 50% par rapport à ceux qui ne suivent aucun traitement, détaille Sciences et Avenir.Par ailleurs, toujours selon l'étude, le Voltarène augmenterait également le risque de saignements gastro-intestinaux.
Sept ans après leur mariage, Jean-Marie Bigard et Lola Marois semblent former un couple des plus heureux. Dans une interview accordée à Paris Match, l'actrice revient sur des moments difficiles dans leur couple et l'incroyable demande en mariage de son mari, rapporte Gala.
Ils ont 28 ans d'écart, mais leur couple dure. Jean-Marie Bigard et Lola Marois filent le parfait amour, désormais loin de la célébrité. Mais sept ans après leur union, la jeune actrice revient dans Paris Match sur le début de leur relation. Et sur les erreurs qui auraient pu faire éclater leur couple, explique Gala.Car les deux tourtereaux ont deux caractères bien trempés, un élément qui les a contraints à se séparer en 2010 comme le raconte Lola Marois dans Paris Match. "En 2010, nous nous fâchons et il me quitte. Je suis très triste, mais, par orgueil, je ne l'appelle plus", dit-elle.La situation est tendue, mais c'est bel et bien l'humoriste qui doit faire le premier pas. L'actrice explique comment elle a accepté de se laisser reconquérir. "Ok, mais tu as intérêt à taper haut si tu veux que je te pardonne !", lui assène-t-elle. Jean-Marie Bigard lui propose alors un dîner des plus romantiques pour la demander en mariage. "Il y avait un orchestre, des trompettes, des tambours et je vois 25 musiciens déguisés en clowns, en arlequins. Et Jean-Marie en costume trois-pièces, un genou à terre."Restaurant de luxeMais le comédien de 64 ans attend un peu pour faire sa demande. Rendez-vous dans un restaurant de luxe. "Au cours du repas, je devine un drôle de manège entre les serveurs et mon amoureux. Au moment du dessert, lorsque je plante la cuillère dans le gâteau, je tombe sur un petit coffret contenant une bague." Et d'ajouter. "J'ai les larmes aux yeux, lui me regarde fiévreusement et me demande : 'Est-ce que tu veux m'épouser ?' Je ne réponds pas tout de suite, je laisse passer du temps, enfin je suis dit : 'T'as gagné' et je l'embrasse".Dans cette interview, Lola Marois confie à quel point Jean-Marie Bigard lui "avait manqué". Elle évoque aussi leur rencontre en 2007, une journée où son moral n'était pas au beau fixe. Elle se décide d'aller voir le one man show de Jean-Marie Bigard "Mon psy va mieux". À la fin, elle se rend dans les loges et les deux s'échangent leurs numéros... Aujourd'hui, Jean-Marie Bigard et Lola Marois sont les heureux parents de deux jumeaux, Jules et Bella, nés en novembre 2012.
Un enfant de cinq ans est mort dans l'Etat de New York d'une maladie inflammatoire aux symptômes proches de la maladie de Kawasaki, probablement liée au Covid-19, a indiqué vendredi le gouverneur de l'Etat de New York.
Il y a désormais 73 cas recensés de tels symptômes chez des enfants dans cet Etat, et les services de santé de l'Etat enquêtent sur la mort de l'enfant de cinq ans comme sur d'autres cas, a précisé le gouverneur Andrew Cuomo."Il y a eu au moins un décès à cause de ça, et il se pourrait qu'il y en ait d'autres sur lesquels nous enquêtons", a-t-il ajouté, en présentant une liste de symptômes pour lesquels les parents sont encouragés à consulter.Selon la chaîne CBS, un enfant de sept ans est mort la semaine dernière dans une banlieue new-yorkaise, avec des symptômes similaires.Depuis deux semaines, plusieurs dizaines de cas ont été signalés, aux Etats-Unis mais aussi en France, au Royaume-Uni, en Italie ou en Espagne, d'enfants touchés par ces symptômes proches d'une affection rare, la maladie de Kawasaki. Le lien avec le Covid-19 n'est pas formellement établi, mais les scientifiques le jugent probable.A New York même, les autorités municipales avaient indiqué mardi que 15 enfants avaient été hospitalisés avec des symptômes similaires, incluant éruption cutanée, douleurs abdominales, vomissements ou diarrhées. Quatre avaient testé positif au coronavirus, et six avaient développé des anticorps suggérant une infection antérieure.Dans un article publié en ligne mercredi par la revue médicale The Lancet, des médecins britanniques décrivaient les huit premiers cas observés chez des enfants à Londres, dont l'un est décédé.Décrite pour la première fois en 1967 au Japon, la maladie de Kawasaki maladie affecte essentiellement les jeunes enfants. Son origine n'est pas connue avec précision et pourrait mêler facteurs infectieux, génétiques et immunitaires.Avant l'apparition de ces cas, la maladie Covid-19 était réputée ne se développer sous des formes graves chez les enfants que de façon exceptionnelle. La maladie, et ses syndromes respiratoires aigus parfois mortels, semblait s'attaquer surtout aux personnes âgées et aux adultes présentant des facteurs de risque tel que diabète, hypertension, surpoids, insuffisances cardiaques ou respiratoires.Mais au fur et à mesure que progresse la pandémie, les soignants découvrent de nouvelles particularités et complications liées au nouveau coronavirus.Le décès annoncé par M. Cuomo intervient alors que l'épidémie recule lentement depuis la mi-avril dans l'Etat de New York, qui en a longtemps été l'épicentre aux Etats-Unis. Le coronavirus a déjà infecté plus de 330.000 personnes et fait plus de 20.000 morts -- dont 216 jeudi -- dans cet Etat de quelque 20 millions d'habitants."Ce serait vraiment très douloureux" si le lien avec le Covid était confirmé, a souligné le gouverneur. "Tant de gens se consolaient (...) en pensant que les enfants ne souffraient pas de ce virus", "c'est le cauchemar de tous les parents", a-t-il ajouté.
La passation de pouvoir entre Edouard Philippe et le nouveau Premier ministre, Jean Castex, a eu lieu vendredi 3 juillet. Le nouveau pensionnaire entend rassembler pour affronter les crises sociales et sanitaires.
"Un maire du sud, du monde rural, vient remplacer un maire du nord de la Loire, d'une grande ville. Ainsi est la France, dans sa diversité." S'il a insisté sur les différences entre sa France et celle de son prédécesseur, Jean Castex entend les réunifier" et les réconcilier. "Il nous faudra plus que jamais réunir la nation" a insisté le nouveau Premier ministre. "La crise sanitaire n'est malheureusement pas terminée (...) La crise économique et sociale est déjà là. Les priorités devront donc évoluer, les méthodes devront être adaptées."Pour le nouveau pensionnaire de Matignon, "une nouvelle étape du quinquennat s'ouvre". Mais pas de révolution en vue pour celui qui revendique" "une communauté de valeurs" avec Edouard Philippe : "le service de l'intérêt général et de l'Etat doivent prévaloir sur toute autre considération".
Selon l'étude publiée par une équipe de chercheurs de l'Université du Colorado, une zone située dans l'océan Austral bénéficie d'un air "vierge" de toute pollution liée à l'activité humaine.
La pandémie mondiale du Covid-19 aura permis de diminuer considérablement la pollution sur de nombreux territoires, aussi bien dans les grands centres urbains que dans les zones rurales. Entre le 1er janvier et le 30 avril, la crise du coronavirus a ainsi entraîné une baisse de 8,6 % des émissions mondiales de CO2, soit une baisse de 1 048 millions de tonnes par rapport à la même période en 2019. Si le déconfinement va certainement mettre un coup d'arrêt à cette tendance, une région du monde est encore à l'abri de la pollution liée à l'activité humaine. Une étude publiée dans la revue de la National Academy of Sciences, et relayée le 3 juin par CNN, a en effet identifié une région dans l'océan Austral, autour de l'Antarctique, « vierge » de toute pollution. Selon les précisions de CNN, des chercheurs de l'Université du Colorado ont navigué depuis la Tasmanie jusqu'à l'Antarctique pour récolter des échantillons d'air provenant de l'atmosphère avant d'effectuer des prélèvements de microbes en suspension dans l'air, qui peuvent être dispersés à plusieurs milliers de kilomètres par le vent. Les analyses ont ainsi montré que ce territoire recouvert à 99% par de la glace, n'abrite aucune particule issue des combustibles fossiles ou de l'agriculture dans la couche limite atmosphérique. "Les aérosols contrôlant les propriétés des nuages de l'océan Austral sont fortement liés aux processus biologiques de l'océan, et l'Antarctique semble être isolé de la dispersion vers le sud des micro-organismes et des dépôts de nutriments de continents du sud", explique dans un communiqué le co-auteur de l'étude, Thomas Hill. Et d'ajouter : "Dans l'ensemble, cela suggère que l'océan Austral est l'un des rares endroits sur Terre qui a été le moins affecté par les activités anthropiques". Comme le rappelle CNN, la pollution de l'air tue 7 millions de personnes chaque année.
Ancienne gloire des routes du Tour de France, Richard Virenque a pour projet de construire un hôtel luxueux dans le Var. Mais selon les informations du Canard enchaîné, ce projet cristallise de nombreuses tensions.
Meilleur grimpeur du Tour de France à sept reprises entre 1994 et 2004, Richard Virenque reste l'une des figures les plus célèbres du cyclisme. Adulé par de nombreux amoureux de la Grande Boucle mais également terni par l'affaire Festina, l'ancien coureur a depuis diversifié ses activités, que ce soit comme consultant à la télévision ou comme entrepreneur. Âgé de 50 ans, Richard Virenque a aujourd'hui un projet ambitieux : construire un hôtel 5 étoiles dans le Var. Comme l'a révélé LeCanard enchaîné, certains ne voient toutefois pas ce projet d'un très bon œil. Selon les précisions du journal d'investigation, l'ex-grimpeur des plus hauts massifs de France comptait transformer un ancien hôpital pour enfants de 1 182 mètres carrés habitables acheté il y a près de quatre ans en un établissement faisant 4 405 mètres carrés. Comme le souligne Le Canard enchainé, le permis de construire lui a été refusé par le préfet du Var en novembre 2019. Ce dernier condamnait le fait que le projet du cycliste menace des arbres dans une zone "à dominante naturelle" alors que la loi Littoral interdit les constructions dans la bande des 100 mètres. Après avoir quelque peu revu ses plans, Richard Virenque a finalement eu gain de cause le 12 mars dernier en obtenant l'autorisation de la préfecture. Mais les voisins du site, eux, n'ont pas dit leur dernier mot. Ils ont en effet déposé un recours pour protester contre la construction de cet hôtel luxueux qui créerait 170 emplois. Actuellement en séjour dans les Antilles néerlandaises, comme chaque année, Richard Virenque devra certainement s'armer de patience à son retour pour voir son projet controversé sortir de terre.
La mort de George Floyd les a fait descendre dans la rue avec une colère parfois violente. Qui sont ces manifestants, en qui Donald Trump et d'autres dirigeants voient des groupuscules radicaux, alors que le tableau est plus nuancé sur le terrain?
Des dizaines de voitures de police vandalisées, certaines brûlées, des agents blessés en pagaille, un commissariat en flammes, voilà les images qui circulent depuis trois jours dans le monde entier.De Philadelphie à Los Angeles, en passant par New York et évidemment Minneapolis, épicentre du mouvement où George Floyd est mort plaqué au sol, le cou sous le genou d'un policier, les scènes de violence urbaine se multiplient.Pour Donald Trump, c'est l'oeuvre de groupuscules organisés, notamment du mouvement d'extrême gauche Antifa, auquel il veut s'attaquer."Il est faux de dire que la plupart des gens (...) qui ont causé ces dégradations s'identifient comme Antifa ou anti-fascistes. Il n'y a aucune preuve de cela", affirme Mark Bray, auteur du livre "L'antifascisme".Pur lui, "c'est une manoeuvre de la droite pour délégitimiser ce mouvement de protestation".Si une importante partie des heurts les plus graves, notamment à New York, ont eu lieu en soirée après la conclusion des marches les plus importantes, la violence s'est aussi exprimée en plein jour dans certaines villes.A Philadelphie, des manifestants issus des grands cortèges ont mis le feu à des véhicules de police en plein après-midi et à Chicago, d'autres ont retourné une voiture de patrouille.De Chicago à Brooklyn, il devient fréquent de voir la police soumise à un déluge de bouteilles d'eau et autres projectiles alors que la foule compte plusieurs milliers de personnes, spectacle jusqu'ici rare aux Etats-Unis."La plupart des gens qui manifestent ne cassent rien, mais la proportion de ceux qui participent ou voient ça d'un bon oeil semble plus élevée que d'habitude", estime Mark Bray.- Un pays "inflammable" -Plusieurs élus, de Donald Trump à la maire démocrate d'Atlanta, Keisha Lance Bottoms, ont dénoncé la présence de manifestants venus d'autres villes dans le seul but d'en découdre.Melvin Carter, le maire de Saint Paul, qui jouxte Minneapolis, a ainsi affirmé samedi que 80% des personnes interpellées lors des manifestations n'habitaient pas le Minnesota, avant de se rétracter plus tard dans la journée.Selon plusieurs journalistes américains, qui ont consulté des fichiers de police, la proportion serait, en réalité, inverse.Le contexte, celui d'un pays qui sort à peine de plus de deux mois de confinement, est tout sauf anodin."Il y a tellement de choses qui rendent les Etats-Unis inflammables en ce moment", a souligné l'écrivaine Michelle Goldberg dans une tribune pour le New York Times."Un chômage de masse, une épidémie qui a mis en lumière des inégalités meurtrières en matière d'accès aux soins et sur le plan économique", a-t-elle énuméré, "des ados désoeuvrés, de la violence policière, des extrémistes de droite qui rêvent d'une seconde guerre de sécession et un président toujours prêt à jeter de l'huile sur le premier feu venu."Dans ses nombreux tweets, Donald Trump n'a évoqué les manifestations que pour dénoncer des violences et accuser les élus locaux de laxisme, jamais pour reconnaître l'ampleur du mouvement, pacifique pour l'essentiel.Dans les grands cortèges qui ont réuni plusieurs milliers de personnes samedi à Los Angeles et New York, le ton des slogans et des pancartes était souvent plus dur que lors des grands rassemblements de 2014, après la mort de Michael Brown, un adolescent noir tué par la police à Ferguson (Missouri).L'immense majorité des manifestants était calme, certains s'interposant même, un peu partout, pour essayer de raisonner des casseurs, mais le sentiment général est celui d'une fin de cycle, d'un tournant."Je suis fatiguée, je n'en peux plus, c'est terminé", disait Chavon Allen, mère de famille noire venue manifester dans le centre-ville de Houston.Pour beaucoup, ce sont des citoyens ordinaires, non politisés, venus spontanément pour dire leur ras-le-bol."Nous ne pouvons plus nous contenter de rester immobiles et de regarder ce qui se passe", a lancé Tyler Geisen, travailleur social de 28 ans, à Minneapolis.
Selon les informations du Parisien ce samedi 5 mai, les familles des deux hommes disparus lors d'une fête techno en Savoie réclament toujours que la justice vérifie un lien éventuel avec Nordahl Lelandais.
Le 10 septembre 2011, Jean-Christophe Morin, 22 ans, disparaissait lors d'un festival de musique électronique au Fort de Tamié (Savoie). Un an plus tard, Hamed Hamadou, 45 ans, disparaissait lui aussi lors de ce même festival dans la nuit du 7 au 8 septembre 2012. Deux disparitions toujours inexpliquées. Exaspérées, les deux familles réclament des avancées concrètes de la justice pour vérifier un lien éventuel avec Nordahl Lelandais, le tueur présumé du caporal Arthur Noyer et de la petite Maëlys De Araujo. Pour ce faire, elles se sont vus réclamer leur avis d'imposition par la juge d'instruction pour « justifier de la pertinence de leur plainte » et déposer une caution. "Cela fait sept ans que j'attends une véritable enquête... Des années à attendre une réponse, souligne Daniel Morin dans les colonnes du Parisien. Et il faut payer pour avoir droit à une justice qui a été défaillante de bout en bout dans nos dossiers ? C'est aberrant ! S'il le faut, je vais les payer les cautions, mais j'attends au moins qu'on enquête. Que l'on nous dise au moins s'il y a un lien entre ces affaires et avec cet homme."Comme le précise Le Parisien ce samedi 2 mai, une plainte pour "enlèvement et séquestration", déposée le 6 mars 2018 avec constitution de partie civile, ne donne lieu à aucune procédure concrète. "La justice perd un temps précieux une fois de plus. Depuis le 11 janvier nous avons alerté les différents parquets et notamment celui de Chambéry que nous tenons à leur disposition les deux téléphones de Jean-Christophe Morin. Mais personne n'est venu les saisir... Une aberration", insistent les avocats des familles Me Didier Seban et Me Corinne Herrmann toujours dans les colonnes du Parisien. Contacté par le quotidien, le parquet de Chambéry a rappelé que "le dossier est à l'instruction. La juge gère son dossier comme elle l'entend."
Partis jeudi, les passagers du paquebot Paul Gauguin ont appris la présence du virus à bord dans la nuit de samedi à dimanche. Ils ont désormais pour consigne de ne pas quitter leur cabine, où sont livrés leurs repas.
Les vacances tournent court. Le Paul Gauguin, un paquebot de croisière de la compagnie Ponant qui sillonne la Polynésie française, a été contraint de revenir à Papeete avec ses 148 passagers et ses 192 membres d'équipages après une détection de cas de Covid-19, a indiqué dimanche 2 août le haut-commissariat de la République en Polynésie française. Partis jeudi, les passagers ont appris la présence du virus à bord dans la nuit de samedi à dimanche. Ils ont désormais pour consigne de ne pas quitter leur cabine, où sont livrés leurs repas. Ils ont tous été testés à bord ce dimanche. La plupart sont des résidents polynésiens mais c'est une touriste qui aurait été testée positive.Le Paul Gauguin a fait escale à Bora Bora avant que la compagnie soit informée de la présence d'une passagère contaminée. Le haut-commissariat n'a pas souhaité communiquer sur la nationalité de la passagère. Il a néanmoins indiqué qu'elle avait été isolée "en lieu dédié", tout comme une parente qui partageait sa cabine et dont le test s'est avéré négatif.La Polynésie française a jusqu'ici été peu touchée par l'épidémie. On y dénombre 62 cas et ne déplore aucun décès. Et surtout, aucun nouveau cas n'y avait été détecté depuis plusieurs semaines. Mais le 15 juillet, cette collectivité d'outre-mer a rouvert ses vols en provenance de l'Europe et des Etats-Unis, pour permettre au tourisme de redémarrer. Depuis cette date, les passagers qui débarquent en Polynésie française ne sont plus soumis à une quarantaine. En revanche, ils doivent présenter un résultat négatif de test Covid avant d'embarquer pour la Polynésie, puis réaliser un auto-prélèvement, analysé par l'Institut Louis Malardé, quatre jours après leur arrivée. C'est l'un de ces auto-prélèvements qui s'est révélé positif.Les autorités de l'Etat et de la collectivité communiqueront lundi, après les résultats des tests, sur les options sanitaires choisies. Une quarantaine à bord n'est pas exclue.
Interrogée sur l'actualité d'Emmanuel Macron alors qu'elle inaugurait la piétonisation des Champs-Élysées un dimanche par mois, la maire de Paris a clairement fait comprendre que ça ne l'intéressait pas. C'est par un temps radieux qu'Anne Hidalgo a inauguré ce dimanche 8 mai la première journée de piétonisation des Champs-Élysées.
Alors qu'elle souhaitait "célébrer Paris", la maire PS de la capitale a été quelque peu contrariée par une question d'un journaliste de LCI. Interrogée en direct sur le déplacement ce dimanche d'Emmanuel Macron à Orléans pour rendre hommage à Jeanne d'Arc, une opération qui irrite une nouvelle fois le camp socialiste, l'élue a répliqué d'un ton sans appel : " Moi je célèbre Paris, je suis heureuse de célébrer Paris. Je suis maire de Paris, les itinéraires des uns et des autres, les petites phrases, tout ça, je vais vous dire, je n'en ai rien à battre". "Je célèbre Paris, je me bats pour ma ville et ça me fait plaisir de voir les sourires sur les visages des Parisiens, des Franciliens et de tous les touristes qui sont venus ici", a-t-elle conclut dans un grand sourire. Anne Hidalgo n’en a "rien à battre" du déplacement d’Emmanuel Macron à Orléans (vidéo)par Non Stop ZappingCe n'est pas la première fois qu'Anne Hidalgo étrille le ministre de l'Économie. Invitée d'Europe 1 la semaine dernière, la maire de Paris ne semblait pas très emballé par son mouvement politique, "En marche", lancé début avril. "Là, vous avez d'un côté une ambition personnelle d'un homme qui pense qu'il ira très loin - je lui souhaite bon courage. De l'autre côté, des maires qui sont ancrés sur un territoire, qui ne sont pas dans le narcissisme. (...) On est ramené à un monde réel qui vous éloigne du narcissisme de ceux qui ne se positionnent que dans des itinéraires personnels de carrières personnelles, parce que, tout petits, on leur aurait dit qu'ils le valaient bien. Moi, je ne suis pas là dedans, j'aime les aventures collectives". window.pvp_d86ecfb1c7d1021a91646d6cf76e56cc = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x4828b8", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfo/docUId/CNT0000019rDee/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_d86ecfb1c7d1021a91646d6cf76e56cc", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
REPÈRES. Depuis 30 ans, les affaires sont récurrentes autour du port du voile, encadré par deux lois : celle de 2004 qui interdit les signes religieux ostensibles à l'école, et celle de 2010 bannissant le voile intégral dans l'espace public.
Voici les polémiques les plus marquantes. • À l'école - L'affaire du voile de Creil La première "affaire du voile" a lieu en 1989 dans un collège de Creil (Oise). Après l'exclusion de trois adolescentes pour port du voile, l'opinion se déchire entre défenseurs du droit à la scolarité et tenants d'une stricte laïcité. La situation se reproduit dans les années 1990 et au début des années 2000, une cinquantaine de jeunes filles sont exclues de leurs établissements.- Loi de 2004 La loi du 17 mars 2004 interdit les signes religieux ostensibles à l'école publique. À la rentrée suivante, seules quelques dizaines de jeunes filles se présentent voilées. En 2005, la justice valide l'exclusion de 12 d'entre elles.En 2010, l'académie de Toulouse licencie une enseignante stagiaire qui refusait de retirer son voile islamique pour faire la classe en primaire.- Le cas des accompagnatrices de sorties scolaires Le débat se déplace sur les mères accompagnatrices de sorties scolaires, une circulaire de Luc Chatel en 2012 leur demandant de ne pas porter de signe religieux ostentatoire. Le Conseil d'État tempère toutefois ce texte en soulignant, en 2013, qu'en tant que "collaborateurs occasionnels", les accompagnants ne sont pas soumis à la neutralité religieuse imposée aux enseignants. Le 11 octobre dernier, la polémique reprend quand un élu RN prend à partie une mère voilée accompagnant un groupe d'élèves à une séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. La classe politique révèle ses divisions sur le sujet, jusqu'au sein du gouvernement, où les avis divergent.• À la crèche En juin 2014, après six ans de procédure, la Cour de cassation valide définitivement le licenciement d'une employée de la crèche privée Baby-Loup de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), qui refusait d'enlever son voile. • À l'université Après les attentats de 2015 la polémique gagne l'université et agite la classe politique. Le Premier ministre Manuel Valls calme d'abord le jeu en rappelant qu'une interdiction du voile imposée aux étudiantes "n'est absolument pas d'actualité". En 2016, il s'y déclare pourtant favorable, mais est désavoué par le président François Hollande.Avant l'élection présidentielle de 2017, le candidat de la droite François Fillon propose d'autoriser les conseils d'administration des universités à délibérer sur le sujet dans leur règlement intérieur, alors que le sujet divise son parti.En avril 2019, l'université de Bourgogne, qui avait sanctionné une étudiante ayant composé les oreilles cachées par son voile lors d'un partiel, se voit contredite par les autorités universitaires, l'absence d'écouteurs ayant levé le soupçon de tricherie.• Au volant En 2010 à Nantes, une amende de 22 euros est infligée pour "circulation dans des conditions non aisées" à une conductrice dont le niqab ne laisse apparaître que les yeux. L'affaire crée une longue polémique. Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux tente de remettre en cause la nationalité française du mari, accusé de polygamie. En décembre, le tribunal de police annule l'amende, estimant que le niqab n'est pas dangereux.En octobre de la même année, la loi interdisant le port du voile intégral - quand seuls les yeux sont visibles - dans l'espace public entre en vigueur.• Dans la rue Sur la première année suivant cette loi, 354 femmes portant le voile intégral sont contrôlées et 300 verbalisées (amendes allant jusqu'à 150 euros). En 2013, le contrôle mouvementé d'une femme intégralement voilée, à Trappes (Yvelines), provoque des affrontements entre habitants et policiers durant trois nuits. D'autres contrôles dégénèrent de façon moindre à Marseille, Nice ou Argenteuil.En 2015, cinq ans après la loi, environ 1.500 verbalisations concernant moins de 700 femmes avaient été établies.
Le bilan quotidien fait état de 753 décès supplémentaires en 24 heures. On déplore près de 18.000 morts depuis le début de l'épidémie.
Lors de son bilan quotidien, le directeur de la Santé Jérôme Salomon a annoncé jeudi que 753 personnes étaient décédées ces dernières 24 heures des suites du Covid-19. Mais pour le deuxième jour consécutif, le nombre de malades hospitalisés baisse en France avec 474 patients hospitalisés en moins : "un indicateur important", selon Jérôme Salomon. Autre signe à noter, le nombre de personnes en réanimation baisse également pour la huitième journée consécutive, avec 209 patients en moins.La situation en France correspond à "un plateau"Il y a actuellement 6.248 patients en réanimation en France. Depuis le début de l'épidémie, on déplore 17.920 morts dans le pays. "La circulation du virus se stabilise à un niveau élevé", indique Jérôme Salomon. Coronavirus: que faut-il retenir du point du directeur général de la Santé de ce jeudi ?par BFMTVLe chiffre de patients en réanimation, bien qu'en baisse, dépasse toujours le nombre de lits de réanimation dont la France disposait avant l'épidémie (environ 5.000) et malgré ces "légères baisses" plusieurs régions connaissent "toujours des tensions" dans les établissements hospitaliers, a souligné Jérôme Salomon. Interrogé sur le passage d'un éventuel "pic" de l'épidémie, il a répété que, selon les évolutions chiffrées, la situation correspondait à un "plateau", appelant à continuer à respecter confinement et gestes barrière.
Une statue de Christophe Colomb a été décapitée à Boston, une autre vandalisée à Miami et une troisième jetée dans un lac en Virginie, dans la foulée du mouvement antiraciste relancé aux Etats-Unis par la mort de George Floyd.
A Boston (Massachusetts), une enquête est en cours mais aucune arrestation n'a été faite à ce stade, a déclaré mercredi un porte-parole de la police locale à l'AFP.La statue de l'explorateur italien est juchée sur une stèle dans le parc Christophe Colomb, au coeur de cette ville de Nouvelle-Angleterre. Elle avait déjà été vandalisée auparavant, l'image de Christophe Colomb étant contestée aux Etats-Unis depuis plusieurs années. Le navigateur génois, longtemps présenté comme le "découvreur de l'Amérique", est désormais souvent considéré comme une des figures du génocide des Amérindiens et des indigènes en général. Et dénoncé au même titre que les esclavagistes ou les généraux confédérés pendant la guerre de Sécession. Des dizaines de villes américaines ont remplacé la célébration en octobre de "Columbus Day" - devenu jour férié fédéral en 1937 - par une journée d'hommage aux "peuples indigènes". Mais pas Boston ni New York, qui comptent de fortes communautés d'origine italienne auxquelles cette journée rend hommage. "Je trouve que c'est bien de capitaliser" sur la vague de manifestations contre le racisme qui secoue actuellement les Etats-Unis, a déclaré mercredi à l'AFP une joggeuse qui passait devant le monument abîmé à Boston. "Tous comme les Noirs de ce pays, les indigènes ont été maltraités. Ce mouvement est puissant et (la décapitation) est très symbolique".A Miami, en Floride, une statue de Christophe Colomb située dans un parc a été vandalisée avec de la peinture rouge et des inscriptions comme "Black Lives Matter" ("Les vies noires comptent") ou "George Floyd", avant que la police ne procède à plusieurs arrestations, selon le quotidien local Miami Herald.- Dans un lac -Une autre statue de l'explorateur a été abattue mardi soir par des manifestants à l'aide de cordes à Richmond, en Virginie, et traînée jusqu'à un lac voisin dans lequel elle a été jetée. Le gouverneur de Virginie - région où se sont installés les premiers colons anglais avant qu'elle ne devienne le coeur de l'Amérique esclavagiste - avait indiqué la semaine dernière vouloir déboulonner au plus vite une autre statue de la ville, celle du commandant en chef de l'armée sudiste, le général Robert E. Lee. Le maire de Boston, Martin Walsh, a indiqué que la statue située dans sa ville serait enlevée dès mercredi, en attendant une décision définitive sur son sort, selon des médias locaux.Ce mouvement qui s'attaque aux symboles d'un passé esclavagiste et raciste touche d'autres pays, notamment la Grande-Bretagne et la Belgique, où des statues de figures coloniales ont été attaquées ces derniers jours.
Wall Street a fini dans le vert mercredi, portée par la bonne santé des grandes valeurs technologiques et par la décision de la Réserve fédérale de maintenir ses taux directeurs inchangés.
Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, est monté de 0,61% à 26.539,57 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a gagné 1,35% à 10.542,94 points et l'indice élargi S&P 500 est monté de 1,24% à 3.258,44 points.La plupart des grands noms du secteur technologique ont fini en hausse mercredi alors même que les patrons d'Alphabet (la maison mère de Google), Apple, Facebook et Amazon étaient auditionnés par des parlementaires américains.La commission judiciaire de la Chambre des représentants interrogeait les quatre dirigeants dans le cadre de son enquête sur d'éventuels abus de position dominante.Sur le front monétaire, la Réserve fédérale a, sans surprise, décidé de laisser ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 0% à 0,25%.La politique accommodante de la puissante institution, qui entend maintenir les taux tant que l'économie américaine n'aura pas pleinement récupéré du choc provoqué par la crise sanitaire, a été bien accueillie des marchés."L'engagement de la Fed à soutenir l'économie y est pour beaucoup", note Chris Low de FHN Financial.Depuis mars, elle a multiplié les actions pour permettre à l'économie américaine de continuer à fonctionner malgré la paralysie en mars et les tentatives de reprise depuis mai.Elle a annoncé mardi qu'elle allait prolonger jusqu'au 31 décembre plusieurs programmes de prêts mis en place pour aider les entreprises et collectivités à faire face à la crise, et qui devaient initialement prendre fin "aux alentours du 30 septembre".- Kodak flashe -L'avalanche de résultats trimestriels s'est par ailleurs poursuivie à Wall Street.L'avionneur Boeing (-2,83%), frappé de plein fouet par l'impact de la pandémie sur le transport aérien et l'interdiction de vol de son 737 MAX, a subi une lourde perte au deuxième trimestre et prévoit de ralentir encore davantage les cadences de production et de licencier encore plus de personnel.Le groupe a aussi annoncé officiellement qu'il allait arrêter en 2022 la production de son mythique appareil 747, le "Jumbo jet".Le conglomérat américain General Electric (-4,35%) a également fait part d'une importante perte nette entre avril et juin en raison de la baisse de ses activités dans les secteurs de l'aviation et de l'énergie à cause de la pandémie.Parmi les autre valeurs, le groupe agroalimentaire Mondelez International, propriétaire des marques de biscuits Lu et Oreo, est monté de 1,94%, porté par la hausse de ses ventes en Amérique du Nord au deuxième trimestre à la faveur du confinement.Amgen a baissé de 2,51%. La biotech américaine a toutefois dépassé les attentes trimestrielles, restant relativement immunisée face aux effets du Covid-19 grâce à de nouveaux médicaments comme le traitement contre le psoriasis Otezla.Le titre d'Eastman Kodak a lui poursuivi sa folle ascension, flambant de près de 320% et se voyant interrompu à plusieurs reprises en cours de séance en raison de sa forte volatilité. Le président américain Donald Trump a confirmé mardi un accord avec le célèbre groupe spécialisé dans la photographie, qui va désormais produire des ingrédients pour la pharmacie avec l'aide d'un prêt gouvernemental. L'action avait déjà grimpé de plus de 200% à la clôture de mardi.Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait à 0,5757% vers 20H40 GMT contre 0,5790% mardi soir.Nasdaq
C'est fini pour la série de France 2 ! Si l'arrêt du programme laisse les fans inconsolables, ce n'est pas le cas des voisins des lieux de tournage de la fiction qui se déclarent soulagés par le départ définitif des équipes du feuilleton de leur quartier...
Fais pas ci, fais pas ça c'est terminé ! Après neuf saisons plus drôles les unes que les autres, les sympathiques et attachantes familles de France 2 ont fait leurs adieux aux téléspectateurs ce mercredi 22 février 2017. Ces ultimes chapitres ont d'ailleurs étaient suivis par près de 3,8 millions de fans, attristés de voir leur série préférée s'achever. Pour autant, si certains pleurent déjà les Bouley et les Lepic, d'autres sont en revanche plutôt ravis de voir la fiction sonner son clap de fin...Les voisins soulagésEn effet, le tournage de FPCFPC, qui se déroulait dans un quartier de Sèvres, était assez contraignant pour les voisins des maisons des deux clans, situées non pas côte à côte dans la même rue, mais bien à deux endroits différents de la ville ! Comme l'a expliqué un badaud à nos confrères du Parisien : "Ils étaient charmants mais, quatre mois dans l'année, leurs camions encombraient les étroites rues de notre quartier résidentiel." Le soulagement est donc grand du côté des riverains... Ceux-ci devraient d'ailleurs ne vraiment plus avoir à s'inquiéter d'être perturbés par la présence des acteurs dans le coin, tant leurs emplois du temps respectifs sont chargés par d'autres projets.Une page se tourneLes comédiens ont confié à Télé-Loisirs leurs ambitions. Ainsi, Guillaume de Tonquédec figurera au générique de pas moins de deux films en 2017 et est actuellement au théâtre à Paris avec la pièce "La Garçonnière". Sa chère et tendre à l'écran, Valérie Bonneton, sera elle aussi très présente au cinéma avec trois longs-métrages en prévision cette année. Bruno Salomone sera la tête d'affiche du téléfilm de M6 Bienvenue à Nimbao et est aussi en ce moment sur les planches avec son spectacle "Euphorique". Enfin, Isabelle Gélinas se produit sur scène, en tournée dans toute la France, dans "L'Envers du décor" et envisage ensuite de continuer dans cette voie. Les Lepic et les Bouley vont-ils vous manquer ?
Pour un produit dont les enfants raffolent, les accusations sont gênantes. Le journal tabloïd britannique The Sun a publié une enquête dans laquelle il accuse le géant du chocolat Ferrero de faire travailler des enfants pour la fabrication des jouets de ses "Kinder Surprise".
Ces révélations ont amené le parquet roumain à ouvrir une enquête mercredi pour "trafic de mineurs".Le reportage du quotidien britannique, habitué des enquêtes "à sensation", avançait que des enfants "esclaves" assemblaient les célèbres œufs surprise fabriqués par Ferrero."Nous avons lancé des poursuites contre X pour trafic de mineurs", a déclaré la porte-parole du parquet chargé de la criminalité organisée, Mihaela Porime. Selon le Sun, deux enfants d'un couple de la ville de Carei, dans le nord de la Roumanie, travailleraient jusqu'à 13 heures par jour aux côtés de leur maman pour l'aider à gagner un peu d'argent, soit l'équivalent de 1,17 euro par heure.LA VERSION DU "SUN" MISE EN DOUTEDu côté des autorités locales, le ton est nettement plus prudent. L'autorité locale chargée de la protection de l'enfance a mis en doute la version du Sun, affirmant que les allégations du quotidien "ne se confirment pas". "Il est exclu que les enfants aient été exploités (...) ou qu'ils travaillent 13 heures par jour car ils fréquentent régulièrement l'école et la maternelle", a déclaré la directrice de l'organisme Mariana Dragos, à l'agence Agerpres.La mère des enfants, Timea Jurj, a elle confirmé travailler pour un distributeur roumain du groupe italien Ferrero. Elle a cependant assuré que ses enfants ne sont pas impliqués dans son activité. "C'était une mise en scène" a t-elle déclaré, expliquant que les journalistes du SUn "ont montré aux enfants comment s'asseoir" pour certains clichés. "Dans la photo on voit qu'ils sourient, qu'il sont en train de poser", a-t-elle ajouté.L'inspection du travail a pour sa part ouvert une enquête pour vérifier si Timea Jurj travaille légalement pour la société roumaine. Ferrero, a réagi par l'intermédiaire de la chaîne de télévision privée Digi24. Le chocolatier italien s'est dit "attristé et inquiet", ajoutant qu'il allait "examiner ces accusations".
Selon les scientifiques, il faudrait qu'environ 65% de la population soit immunisée pour que l'épidémie soit contrôlée.
Si les tests et essais cliniques se multiplient à travers le monde, à l'heure actuelle aucun vaccin ni traitement n'est avéré contre le nouveau coronavirus qui a déjà fait plus de 290.000 morts. Et alors qu'une partie de l'Europe se déconfine, la crainte d'une deuxième vague est dans tous les esprits. Selon les auteurs d'une étude de l'Institut Pasteur publiée mercredi 13 mai dans la revue Science, "il faudrait qu'environ 65% de la population soit immunisée pour que l'épidémie soit contrôlée par l'immunité seule". Or, en France moins de 5% de la population a été infectée. Fin avril, l'Institut Pasteur avait publié les premières estimations de la contamination de la population française, prévoyant que 5,7% (marge d'incertitude entre 3 et 10%), soit 3,7 millions de personnes, auraient été contaminés au 11 mai. Dans les résultats actualisés de cette modélisation dévoilés mercredi, le pourcentage est revu un peu à la baisse, à 4,4% (avec une marge d'incertitude entre 2,8 à 7,2), soit 2,8 millions de personnes au 11 mai."Ce sont surtout les intervalles d'incertitude qui comptent : on était entre 3 et 10%, on est aujourd'hui entre 3 et 7%. Sur un plan purement épidémiologique cette variation ne change rien, on reste dans le même ordre de grandeur", a expliqué à l'AFP Simon Cauchemez, de l'Institut Pasteur."Une reprise de l'épidémie est probable en l'absence de mesures de contrôle""Nos résultats suggèrent donc fortement que, sans vaccin, l'immunité de groupe seule sera insuffisante pour éviter une deuxième vague à la fin du confinement", insistent les chercheurs. "Des mesures de contrôle efficaces permettant de limiter le risque de transmission doivent être maintenues au delà du 11 mai pour éviter un rebond de l'épidémie"."On attend davantage de données sérologiques pour pouvoir mieux calibrer nos modèles et affiner nos évaluations", a précisé Simon Cauchemez. Mais alors que le confinement est levé progressivement, "toutes les données disponibles, toutes les études publiées suggèrent qu'une reprise de l'épidémie est probable en l'absence de mesures de contrôle", a-t-il insisté.Moins de 10% de contaminés en Île-de-France et dans le Grand EstLes chercheurs se sont penchés également sur la situation des deux régions les plus touchées par l'épidémie. Selon leurs estimations, 9,9% (marge de 6,6 à 15,7%) des habitants d'Île-de-France auraient été contaminés au 11 mai et 9,1% (marge 6,0 à 14,6%) dans le Grand Est.La faible part de population infectée est due au confinement lui-même, relève l'étude, selon laquelle le nombre moyen de personnes infectées par un cas est passé de 2,9 au niveau national avant le confinement à 0,67 à la fin.L'étude estime d'autre part que 3,6% des personnes infectées ont été hospitalisées et 0,7% sont mortes avec des écarts très importants selon les âges (de 0,001% pour les moins de 20 ans à 10,1% pour les plus de 80 ans).
La RATP a renommé lundi 16 juillet six stations de métro en hommage aux vainqueurs de la Coupe du monde.
Vingt ans après, les Bleus ont remporté dimanche 15 juillet leur deuxième Coupe du monde de football après sa victoire contre la Croatie (4-2), provoquant des explosions de joie partout en France. La RATP n'est pas en reste. La régie de transports parisiens a en effet décidé de renommer temporairement six stations de métro en hommage aux vainqueurs. La station Avron (ligne 2) a ainsi pris le nom de "Nous Avron Gagné", Charles de Gaulle - Étoile (ligne 2) s'est transformé en "On a 2 Étoiles", Victor Hugo (ligne 2) est devenu "Victor Hugo Lloris", Bercy (lignes 6 et 14) s'appelle désormais pour la journée "Bercy les Bleus", Notre-Dame des Champs (ligne 12) est "Notre Didier Deschamps". Le sélectionneur de l'équipe de France a droit à un autre hommage puisque "Champs-Élysées - Clémenceau (ligne 13) a été rebaptisé "Deschamps Élysées - Clémenceau".Ces six nominations exceptionnelles représentent "autant de clins d'oeil aux champions du monde français", explique la RATP.Ce n'est pas la première fois que la RATP renomme des stations de métro. Depuis quelques années, elle le fait notamment pour le 1er avril. Le 6 décembre dernier, elle avait par ailleurs rebaptisé la station "Duroc" en "Durock - Johnny", pour rendre hommage à l'icône du rock français, décédée quelques heures plus tôt.
La célèbre émission de Jacques Martin va revenir dès cet hiver, mais pas à la télévision. Ce sera un spectacle.
Après la tournée et le film "Stars 80", Olivier Kaefer s'attaque à un autre mythe, celui de "L'École des fans", l'émission culte de Jacques Martin diffusé de 1977 à 1998 sur la deuxième chaîne.Le télé-crochet mettant à l'honneur les chanteurs et chanteuses en herbe qui animait les foyers tous les dimanches après-midis via le petit écran va cette fois animer dès l'hiver 2018 les villes via les salles de concert. Dans Le Parisien mercredi, le producteur du show "RFM Party 80" a dévoilé le concept : "L'École des fans voyagera de ville en ville à la rencontre des enfants de 3 à 12 ans avec, à chaque étape, trois ou quatre artistes, dont une tête d'affiche, sept musiciens et un animateur, Jérôme Anthony de M6, W9 et RTL".Le spectacle n'a "pas vocation à être télévisé", a ajouté Olivier Kaefer dans Le Parisien, précisant "dans un premier temps", laissant la porte ouverte à un format télévisé en cas de succès. Depuis 1998 et l'arrêt de la diffusion du divertissement, Purepeople rappelle les échecs successifs de faire renaître le programme : en 2002 avec Patrick Sébastien sur France 2, sur Gulli en 2009 avec Philippe Risoli et en 2014 avec Willy Rovelli.
La Maison Blanche a démenti samedi que le président Donald Trump ait été briefé sur des primes offertes par Moscou à des insurgés afghans pour tuer des soldats occidentaux en Afghanistan, une information publiée vendredi par le New York Times.
La porte-parole Kayleigh McEnany a dit que "ni le président ni le vice-président n'ont été briefés sur ces soit-disant primes russes", évoquant "l'inexactitude de l'histoire du New York Times, qui suggère à tort que le président Trump a été informé de cette affaire".De leur côté, la Russie et les talibans ont séparément démenti samedi ces informations."Personne ne m'a briefé, ou n'a briefé le vice-président Mike Pence ou le chef de cabinet Mark Meadows sur les soi-disant attaques sur nos troupes en Afghanistan par les Russes", a rajouté Donald Trump dans un tweet dimanche matin. "Tout le monde le nie et il n'y a pas eu beaucoup d'attaques contre nous", a-t-il ajouté, remettant une nouvelle fois en cause la véracité des informations du New York Times.Selon les responsables anonymes cités par le quotidien américain, le renseignement militaire russe (GRU) a distribué discrètement de l'argent à des combattants islamistes et à des criminels "proches des talibans" pour qu'ils tuent des soldats américains ou de l'Otan en Afghanistan."Ces accusations infondées et anonymes affirmant que Moscou est derrière la mort de soldats américains en Afghanistan ont déjà abouti à des menaces directes sur la vie des employés des ambassades russes à Washington et Londres", a tweeté l'ambassade russe aux Etats-Unis.Dans un autre message, l'ambassade a appelé le New York Times à "cesser de fabriquer de fausses informations" et demandé aux autorités américaines de "prendre des mesures efficaces" pour assurer la sécurité de ses employés.Les talibans, qui affrontent le pouvoir afghan et les troupes étrangères depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir en 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis, ont également vigoureusement démenti ces allégations."La guerre sainte menée depuis 19 ans par l'Emirat islamique (nom de l'Etat afghan sous le régime taliban, de 1996 à 2001, ndlr) ne doit rien aux bienfaits d'un quelconque service de renseignement ou pays étranger", affirment-ils dans un communiqué publié à Kaboul.Les talibans soulignent en outre rester attachés à l'accord signé le 29 février à Doha avec Washington, qui prévoit notamment qu'ils cessent d'attaquer les troupes étrangères en échange d'un retrait graduel de celles-ci d'Afghanistan avant le printemps 2021.Les talibans ont largement cessé d'attaquer les troupes étrangères, mais poursuivent leurs opérations contre les forces afghanes, auxquelles Washington continue alors de venir en aide en intervenant sur le terrain. Selon le New York Times, le président américain Donald Trump a été informé de l'existence de ces supposées primes russes, tout comme le Royaume-Uni, dont des soldats auraient également été visés.
Le chef de l'État s'est exprimé dans une allocution télévisée d'une durée de 16 minutes, lundi 31 décembre.
"Je suis au travail, fier de notre pays, fier de tous les Françaises et Français, déterminé à mener tous les combats présents et à venir". Dans une allocution télévisée de seize minutes, lundi 31 décembre, Emmanuel Macron a présenté ses voeux présidentiels pour l'année 2019. Traversant une crise sociale importante, avec les journées de mobilisation des "gilets jaunes" depuis novembre, le chef de l'État, debout, s'est adressé aux Français pour défendre le cap de son quinquennat, promouvoir l'action de son gouvernement, se réjouir des "grands moments" connus par la France, mais aussi porter des messages de "vérité", de "dignité" et "d'espoir". Son discours, parfois marqué par des emphases notables pour fustiger les "porte-voix d'une foule haineuse", a aussi pris des airs de pré-campagne en vue des élections européennes de mai prochain.De surcroît, Emmanuel Macron a annoncé qu'il écrira aux Français "dans quelques jours" afin de préciser les contours du "débat national" promis pour répondre à la crise des "gilets jaunes". Un échange qui, selon lui, permettra aux citoyens "de parler vrai"."Cessons de nous déconsidérer"Emmanuel Macron a porté un vœu "de vérité" qui fait écho à la propagation de "fausses informations" et "d'intoxications", en particulier dans le cadre de la mobilisation des "gilets jaunes". Mais le chef de l'État a aussi voulu dénoncer le "déni de réalité" des pourfendeurs de la situation sociale et économique du pays."Cessons de nous déconsidérer ou de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n'existent pas, où il faudrait dépenser toujours davantage. (...) Nous vivons dans l'une des plus grandes économies du monde. Nos infrastructures sont parmi les meilleures au monde, on ne paie pas ou presque la scolarité de nos enfants, on se soigne à un coût parmi les plus faibles des pays développés pour avoir accès à des médecins d'excellence", a-t-il notamment énuméré."Il faut que nous acceptions les réalités", a aussi lancé Emmanuel Macron, pour défendre ses choix : "On ne peut pas travailler moins et gagner plus, baisser nos impôts et accroître nos dépenses, ne rien changer à nos habitudes et respirer un air plus pur"."L'ordre républicain sera assuré sans complaisance"Par "vœu de dignité", Emmanuel Macron entendait mettre l'accent sur le respect de l'ordre républicain et des institutions. Ce passage faisait grandement allusion à des agissements violents ou haineux perpétrés par des "gilets jaunes". "La dignité, c'est aussi le respect de chacun. J'ai vu des choses impensables et entendu l'inacceptable", s'est agacé Emmanuel Macron, promettant que "l'ordre républicain sera assuré sans complaisance".Mais il s'est aussi adressé à plusieurs responsables politiques qu'il accuse de souffler sur des braises : "Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple (...) et n'étant en fait que les porte-voix d'une foule haineuse, s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c'est tout simplement la négation de la France", a-t-il tonné, soulignant que "le peuple est souverain" et qu'il "s'exprime lors des élections" alors que des voix s'élèvent pour réclamer la démission du chef de l'exécutif.Cap sur les EuropéennesEn fin de discours, Emmanuel Macron a mis l'accent sur un "espoir français et européen". Une manière pour lui d'aborder les élections européennes qui auront lieu le 26 mai 2019. "Ce que nous voulons profondément, c'est retrouver la maîtrise de notre quotidien, de notre destin, et ne plus subir. C'est cela qui doit guider nos choix pour le pays", a-t-il clamé avant d'annoncer qu'il proposera dans les prochaines semaines un "projet européen renouvelé".
Stéphane Bern est en bonne place pour présenter une nouvelle émission de France 2 à la rentrée, révèle Télé Star. Un programme qui se rapproche d'"Union Libre", créé par Christine Bravo il y a vingt ans.
France 2 veut-elle ressusciter le programme culte "Union Libre" ? Créé et animé en 1998 par Christine Bravo, il mettait en scène des chroniqueurs représentant chacun un pays européen. La chaine du service du public aimerait lancer un énième remake, croit savoir Télé Star. Et pour l'animer, elle aurait pensé à Stéphane Bern. Dans les grandes lignes, l'émission traiterait également de l'Europe, mais il s'agirait de la présenter de façon décalée, à savoir festive, gourmande ou culturelle précise Télé Star. Stéphane Bern pourrait lui aussi être entouré de chroniqueurs.En revanche, selon les informations du magazine télévisé, le programme pourrait avoir un autre nom. Et reste à savoir encore à quel moment il sera diffusé. Pour le moment, rien n'est défini, mais selon les premières indiscrétions, il se pourrait qu'il trouve un créneau le samedi après-midi.Bern, Européen convaincuAnimé par Christine Bravo jusqu'en 2002, Union Libre a permis aux Français de découvrir Nikos Aliagas vedette de l'animation sur TF1 ("Star Academy", "The Voice", "50 minutes Inside", etc). Nikos Aliagas et Stéphane Bern qui sont par ailleurs amis depuis plusieurs années. En 2005, un remake de l'émission avait déjà été lancé. Nagui et Karine Lemarchand étaient à sa tête, mais il avait été arrêté au terme de la première saison.L'animateur de "Secrets d'Histoire" sur France 2 devrait donc être un candidat de choix pour la chaîne. Lui semble en tout cas certain du projet. "J'ai envie d'une bande de chroniqueurs, avec un divertissement et de la culture. Une émission hebdo autour de la culture plutôt européenne, joyeuse et gourmande. Union Libre peut m'inspirer", confiait-il dans une interview au média belge TéléPro.Européen convaincu, Stéphane Bern présente depuis 2015 l'Eurovision. Ce nouveau projet tombe à pic pour le journaliste spécialiste des familles royales. Son émission "Code Promo" s'arrête à la fin de la saison.
Le réseau social indique qu'il s'agit d'une erreur et non pas d'une censure.
Deux comptes Instagram de journalistes de Charlie Hebdo, qui avaient mis en ligne la une de l'hebdomadaire avec la reproduction des caricatures de Mahomet, ont été temporairement désactivés dimanche. "Ces comptes ont été supprimés par erreur. Nous les avons rétablis dès que nous en avons eu connaissance, et nous nous sommes excusés", a déclaré Mélanie Agazzome, directrice de la communication d'Instagram pour la France et l'Europe du Sud. Il suffit d'un signalement pour qu'un compte soit désactivé, et ces comptes avaient été signalés. Le compte Instagram de Charlie Hebdo "n'a pas été fermé, n'a fait l'objet d'aucune censure, et certains membres ont partagé les caricatures", a ajouté Mélanie Agazzome. La dessinatrice Coco et la journaliste Laure Dassy s'étaient plaintes sur Twitter que leurs comptes Instagram aient été désactivés après avoir rediffusé la couverture de leur journal, qui avait reproduit mercredi les caricatures de Mahomet publiées en 2006."Un droit de la République française""Tout est rétabli. Il est possible que des signalements massifs de la couv' aient fait suspendre les comptes Instagram automatiquement", a tweeté Coco en milieu de journée. "Le droit au blasphème ne peut être amoindri", a rappelé dimanche la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, interrogé dans le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI". "Le droit au blasphème est un droit dans la République française laïque: nous devons nous battre pour qu'il soit respecté", a-t-elle martelé, alors que s'est ouvert mercredi le procès des attentats de janvier 2015, qui a notamment frappé le journal satirique. Titré "Tout ça pour ça", le numéro de Charlie paru mercredi, dans lequel ont été republiées les caricatures de Mahomet, qui en avaient fait une cible du terrorisme islamiste en 2015, s'est écoulé à 200.000 exemplaires dès le premier jour et 200.000autres exemplaires ont été mis en vente samedi.
Dimanche 16 février, un petit avion de tourisme transport quatre personnes s'est écrasé près de l'autoroute A75, entre le viaduc de Millau et La Cavalerie, dans l'Aveyron. L'accident n'a fait aucun survivant.
Parti d'Angoulême (Charente), dimanche 16 février dans la matinée, un petit avion de tourisme s'est écrasé vers midi à proximité de l'autoroute A75. L'accident est survenu au niveau de la commune de Creissels, située sur le plateau du Larzac, rapporte Midi Libre. La dépêche précise également que le crash a lieu à quelques kilomètres au nord des pistes de l'aérodrome de Millau-Larzac. Il transportait à son bord quatre personnes, dont le pilote. Aucun des passagers n'a survécu à l'accident. Selon les autorités présentes sur place, deux d'entre eux auraient été éjectés au moment de l'impact. Les deux autres personnes auraient péri à l'intérieur de l'aéronef, un Piper A 28, qui s'est embrasé après le crash. Pour l'heure, l'identité des victimes n'est pas connue.Des conditions climatiques difficilesSelon France Bleu, c'est une exploitante agricole, témoin de l'accident, qui a prévenu les pompiers. Le Samu, la police nationale et la gendarmerie nationale ont également été dépêchés sur les lieux, rejoints plus tard par le maire de Creissels, Roland Belet. Si les circonstances de ce drame restent à déterminer, les mauvaises conditions climatiques sont évoquées. En cause notamment, le vent violent qui soufflait ce dimanche matin sur le Larzac et des nuages très bas. Selon Midi Libre, le pilote de l'appareil aurait perdu le contrôle pour des raisons indéterminées, avant que l'aéronef ne touche le sol et prenne feu. Selon le média local, lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux du drame, il ne restait pas grand-chose de l'avion. L'enquête est confiée aux gendarmes spécialisés des transports aériens.
Homer a de quoi être fier de sa famille ! Les simpson ont marqué le monde de la télévision et ce n'est pas près de s'arrêter. La Fox vient de renouveler la série animée pour deux saisons supplémentaires, permettant ainsi à la famille la plus jaune des Etats-Unis d'atteindre un nouveau record de longévité.
Marge, Homer, Bart, Lisa et Maggie ont encore de nombreuses choses à dire ! Ne prenant aucune ride, le dessin animé, créé par Matt Groening et lancé en décembre 1989, devient la plus longue série de l'histoire de la télévision. En effet, alors que la saison 28 est actuellement en cours de diffusion aux États-Unis, le site Variety rapporte que "Les Simpson" obtient deux nouvelles saisons, une 29e et une 30e.Un nombre record d'épisodes !Ce renouvellement ne passe pas inaperçu puisqu'il marque un tournant dans le monde du petit écran. Durant sa trentième saison, la sitcom atteindra le nombre de 669 épisodes et deviendra la série qui compte le plus d'épisodes. Un record, jusqu'à maintenant - et pour le moment toujours - détenu par le western "Gunsmoke", avec ses 635 épisodes diffusés entre 1955 et 1975. "La série compte tellement pour la chaîne, le studio et tout le monde chez la FOX, et elle continue à avoir un impact culturel important tout autour du globe", se réjouissent Dana Walden et Gary Newman, patrons de Fox Television.Tout en continuant : "Félicitations à tous ceux qui travaillent sur cette série révolutionnaire, des voix des personnages aux producteurs et aux scénaristes, vous comptez parmi les plus grandes oeuvres des créations de l'histoire de la télévision. Et aux millions de fans des Simpson à travers le monde, merci d'avoir regardé toutes ces années. Nous sommes heureux de vous dire qu'il reste encore beaucoup de choses à venir."Un nouveau film en préparation ?Beaucoup de choses à venir ? Un deuxième long-métrage peut être ? Pour éclaircir ces interrogations, Variety n'a pas hésité à contacter Al Jean, l'un des scénaristes, afin d'en savoir plus sur ce deuxième point. "Travailler sur le film (sorti en 2007, NDLR) fut une période très intense, on s'est vraiment éloigné de la série à ce moment-là. On préfère attendre la fin de la série avant de se lancer dans un nouveau film, donc il n'y en aura pas pendant qu'elle sera en production", confie le scénariste. Et vous, que pensez-vous de cette série ?
"La violence est pire que le virus": l'Afghane Nazifa, parmi les milliers de demandeurs d'asile parqués dans le camp de Moria à Lesbos, s'indigne de la montée de criminalité pendant le confinement de la population migrante, à nouveau prolongé jusqu'au 21 juin par le gouvernement grec.
Dans ce "hotspot" le plus surpeuplé d'Europe, avec quelque 17.000 personnes pour 3.000 places, la tension est montée d'un cran depuis le confinement imposé aux camps de migrants dès la mi-mars, une semaine avant le confinement général du pays, et déjà prorogé à deux reprises pour empêcher la propagation du Covid-19.Outre la frustration quotidienne du confinement, les demandeurs d'asile ont témoigné à l'AFP de leur peur face à la multiplication des violences, notamment au couteau entre les différents groupes ethniques."La situation s'aggrave jour après jour", insiste le Syrien Muhammad, bloqué à Moria depuis sept mois avec sa femme enceinte et sa fille."Nous avons peur pour nos enfants. Chaque jour il y a des troubles et chaque nuit, ils se battent au couteau", dit-il.Depuis le début de l'année, cinq demandeurs d'asile ont été tués à l'arme blanche dont un mineur et une femme, tandis qu'une dizaine d'autres ont été blessés lors de rixes entre migrants.La semaine dernière, deux agressions ont eu lieu sur la place principale de Mytilène, chef-lieu de Lesbos: un Grec a été grièvement blessé et hospitalisé en tentant de séparer des réfugiés.Nazifa, ancienne institutrice à Kaboul, parle des "rixes entre les communautés Hazaras et Tadjiks", groupes ethniques de son pays. "Des gens viennent devant nos tentes nous demander notre groupe ethnique et ils se mettent en colère quand on leur dit qu'on n'appartient ni à l'un ni à l'autre", explique-t-elle. "Tout le monde s'occupe du coronavirus mais personne des réfugiés", se lamente cette réfugiée, déjà exténuée par les longues files d'attente pour se rendre aux toilettes ou récupérer le repas du jour. - "Le virus n'est pas arrivé dans le camp"" -Pour Ibrahim, ingénieur afghan, arrivé il y a six mois à Moria, "plus que le coronavirus, le grand problème ici c'est la sécurité"."Il n'y a que cent policiers pour environ 20.000 personnes", affirme ce père de famille.Il déplore la décision du gouvernement le week-end dernier de prolonger encore de deux semaines le confinement.Alors que le retour à la normale dans tout le pays est mis en place progressivement depuis le 4 mai et que la saison touristique s'ouvre en grande pompe lundi, les restrictions dans les camps ont été reconduites à trois reprises: le 10 mai puis le 21 mai et récemment le 7 juin. Selon les autorités, le Covid-19 n'a pas pour l'instant touché les grands camps d'enregistrement et d'accueil situés sur cinq îles de la mer Egée, dont Lesbos, où vivent au total 31.000 personnes pour 6.000 places. "Le virus n'est pas arrivé dans le camp, pourquoi ils nous gardent là?", fulmine Ibrahim."Nous ne pouvons pas aller faire des courses, nous avons essayé une fois mais la police nous a obligés à rentrer", déplore Ibrahim. Et puis un seul bus permet de rejoindre Mytilène depuis Moria, mais "il y a tant de monde que la distanciation sociale n'est pas respectée", dit-il.Selon le ministère des Migrations, les demandeurs d'asile confinés sont autorisés à sortir du camp par petits groupes et pour un temps limité mais sous surveillance policière.De nombreuses ONG, dont Médecins sans frontières (MSF), ont qualifié l'extension du confinement de "discriminatoire" et contre-productif"."Son prolongement réduira encore plus l'accès des migrants aux services de base et de santé. Dans la phase actuelle de l'épidémie du Covid-19, il n'est pas justifié", a indiqué Marco Sandrone, responsable de MSF à Lesbos."La population dans les camps ne représente pas un danger mais elle est en danger", a-t-il mis en garde.Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) a également appelé à la levée des mesures exceptionnelles "le plus tôt possible".Pressé de désengorger les camps sur les îles égéennes, le gouvernement transfère régulièrement des demandeurs d'asile sur le continent. Sur le port de Mytilène, des centaines d'entre eux se sont massés ces derniers jours, espérant embarquer sur un ferry à destination du Pirée, près d'Athènes.
De nombreux responsables économiques et politiques songent déjà à l'activité économique post-confinement. Pour eux, il sera question de "rattraper un retard".
Coronavirus : "Le problème numéro un des entreprises est l'argent", estime Geoffroy Roux de Bézieux (Medef)par franceinfoLe gouvernement et les organisations patronales préparent déjà la sortie de crise. Pour le patron des patrons Geoffroy Roux de Bézieux, "il faudra bien se poser tôt ou tard la question du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise économique et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire".Car "l'important, c'est de remettre la machine économique en marche et de reproduire de la richesse en masse, pour tenter d'effacer, dès 2021, les pertes de croissance de 2020", explique le président du Medef, première organisation patronale française, dans un entretien publié samedi dans Le Figaro."C'est la création de richesses qui permettra d'augmenter l'assiette des impôts et donc les recettes, et ainsi de rembourser la dette accumulée pendant la crise", ajoute-t-il.La secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, a également prévenu qu'"il faudra probablement travailler plus que nous ne l'avons fait avant" pour "rattraper" la perte d'activité induite par le confinement en cours depuis le 17 mars. "L'enjeu est de reprendre le travail plein pot", a-t-elle insisté sur franceinfo.Pour soutenir les entreprises face à l'impact de la pandémie sur l'économie, le gouvernement a mis en place un plan d'urgence à hauteur de 100 milliards d'euros."Cela ne veut pas dire que dans la durée on peut vivre à crédit lorsque la situation économique est normale", a souligné Agnès Pannier-Runacher. "L'enjeu est de donner de l'oxygène aux entreprises pour qu'elles survivent et passent le cap, mais derrière, il faudra mettre les bouchées doubles pour créer de la richesse collective."
DÉCRYPTAGE. Le chef de l'État a suggéré à un jeune homme au chômage de se tourner vers les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration ou encore du bâtiment, arguant qu'il "n'y (avait) pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu'ils cherchent des gens".
Qu'en est-il vraiment ?Du travail dans la restauration, "je traverse la rue, je vous en trouve". La suggestion de se réorienter lancée par Emmanuel Macron à un jeune horticulteur au chômage a fait le tour des médias et réseaux sociaux ce week-end, suscitant de nombreux commentaires. "J'ai 25 ans, j'ai beau envoyer des CV et des lettres de motivation, ça ne fait rien", avait confié samedi 15 septembre au président ce jeune homme, venu au palais de l'Élysée à l'occasion des journées du patrimoine. "Vous voulez travailler dans quel secteur ?", l'interroge alors le président dans un bref échange capté par les caméras. "À la base, je suis en horticole", répond le jeune homme. Le président lui suggère de changer de secteur. "Si vous êtes prêt et motivé, dans l'hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n'y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu'ils cherchent des gens. Pas un! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve !", poursuit le président de la République en désignant d'un geste les rues alentour.Emmanuel Macron a-t-il raison ? Plus de 100.000 postes vacants dans l'hôtellerie-restaurationLe secteur de l'hôtellerie et de la restauration connaît en effet une pénurie aiguë de main d'oeuvre. En août, Roland Héguy, président de la principale organisation du secteur hôtelier, l'Umih (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie), avait affirmé à l'AFP que le secteur était "en capacité de signer 100.000 embauches tout de suite", dont la moitié en CDI."Nos connaissons un manque de salariés de plus 125.000. Par conséquent, nous sommes prêts à embaucher des personnes qui n'ont pas forcément la formation", a assuré de son côté Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants (GNI) hôtellerie-restauration lundi 17 septembre sur franceinfo."80% de nos employés sont en CDI. Le tout est de trouver des gens 'prêts et motivés' comme l'a dit le président. Et nous assurons la formation. Je rappelle que nos cadres sont issus du plus bas niveau de l'échelle. Ils ont commencé comme simple employé et ils finissent comme directeur de restaurant où directeur de salle", a-t-il précisé, reconnaissant toutefois que ce secteur comportait des contraintes, dont les horaires décalés.Ce qu'a également reconnu Alain Fontaine, président de la Commission des Maîtres-Restaurateurs, sur BFMTV. Emmanuel Macron: un emploi en traversant ?par BFMTVGare à la dévalorisation des métiers de l'hôtellerieÉgalement invité de la chaîne d'information en continu, Étienne Gless, journaliste à L'Étudiant, chargé de l'emploi des jeunes, a souligné de son côté une incohérence : que le président propose à un horticulteur au chômage de se tourner vers la restauration. "Horticulteur ça recrute", a-t-il assuré, expliquant avoir trouvé sur Pôle emploi des offres dans le privé. "Il y a 25.000 projets de recrutement dans l'horticulture en France aujourd'hui", précise-t-il.M. Gless déplore la "légèreté" du chef de l'État, incitant le jeune homme en question à changer de voie, ce qui pourrait dévaloriser les métiers de la restauration.
La série "Watchmen" et ses super-héros violents aux prises avec l'héritage raciste des Etats-Unis ont fait sensation dimanche aux Emmy Awards, équivalent des Oscars pour le petit écran américain qui ont cette année été remis à distance lors d'une cérémonie virtuelle, pandémie oblige.
Toute aussi sombre mais plus grinçante, c'est "Succession", toujours pour HBO, qui s'est imposée dans la prestigieuse catégorie des séries dramatiques, tandis que la production canadienne "Schitt's Creek" a réussi le grand chelem côté comédie.Dérivée d'un comic des années 1980, "Watchmen" dépeint un univers sombre et chaotique, empreint des violences policières et du racisme qui secouent la société américaine depuis des mois. Elle a récolté quatre récompenses au cours de la soirée, onze au total si l'on ajoute les prix dans des catégories techniques remis plus tôt dans la semaine.L'équipe de "Watchmen" a dédié sa récompense aux victimes du massacre d'au moins 300 noirs par des émeutiers blancs à Tulsa (Oklahoma) en 1921, un épisode central de la série. "Le seul moyen d'éteindre les incendies est de les combattre tous ensemble", a lancé Damon Lindelof, auteur blanc, en recevant la statuette.Regina King, actrice principale de "Watchmen", a quant à elle profité de sa récompense pour appeler tous les spectateurs à se mobiliser en vue de l'élection présidentielle du 3 novembre. "Vous devez voter. Je serais indigne de ne pas mentionner cela, en tant que membre d'un show aussi visionnaire que +Watchmen+", a lancé la comédienne.Regina King arborait un t-shirt à l'effigie de Breonna Taylor, une Américaine noire tuée par la police et devenue l'un des symboles de "Black Lives Matter", mouvement de contestation présent dans les esprits et les discours de nombreuses stars d'Hollywood cette année."+Watchmen+ est une histoire sur le traumatisme et les séquelles durables" provoquées par le racisme, la corruption et les violences policières, a estimé Yahya Abdul-Mateen II, Emmy Award du meilleur second rôle. Parmi la centaine de nominations pour les acteurs et actrices, les artistes noirs représentent plus d'un tiers du contingent des Emmy Awards en 2020, un nouveau record.- Smoking de protection intégrale -La 72e édition a globalement réussi son pari d'un show 100% virtuel, avec l'humoriste Jimmy Kimmel seul aux commandes pour ces "PandEmmys" dans une salle de Los Angeles déserte, sans tapis rouge ni tenues de soirée clinquantes.En raison de la pandémie de Covid-19, les producteurs de la soirée avaient conçu des combinaisons intégrales de protection biologique aux allures de smoking pour pouvoir remettre en sécurité les prix aux vedettes à leur domicile. Ce fut le cas pour Catherine O'Hara, "meilleure actrice" dans une série comique pour "Schitt's Creek", Eugene Levy ("meilleur acteur comique") puis son fils Daniel Levy, distingué pour le scénario et le meilleur second rôle. Comédie canadienne sur une famille de privilégiés déchus réduits à vivre dans un motel délabré, la série était pourtant passée quasiment inaperçue pour ses quatre premières saisons avant de devenir un succès en étant diffusée sur Netflix.Contrairement à la plupart des autres candidats, l'équipe de la série canadienne "Schitt's Creek" avait pu se réunir pour un événement privé à Toronto. Tous avaient été testés pour le Covid-19 puis placés à l'isolement.Jesse Armstrong, créateur britannique de "Succession", grand vainqueur chez les séries dramatiques, a d'ailleurs épinglé avec ironie les dirigeants américain et britannique pour leur gestion de la crise sanitaire. "Je ne dis pas merci au président Trump pour sa réponse minable et désordonnée. Je ne vous dis pas non plus merci, Boris Johnson, pour la même raison en ce qui concerne notre pays", a-t-il déclaré.Cette comédie noire mettant en scène les déchirements d'une puissante famille pour prendre le contrôle d'un empire médiatique avait remporté un Emmy Award pour sa première saison l'an dernier. Elle a été sélectionnée à 18 reprises cette fois-ci, à égalité avec la série "Ozark" produite par Netflix, grande perdante de la soirée."Succession" a aussi été récompensée dimanche pour le meilleur acteur (Jeremy Strong), le scénario et la réalisation.Quant à la meilleure actrice dans une série dramatique, c'est Zendaya, ex-égérie des séries pour la jeunesse de Disney, qui s'est distinguée pour son rôle dans "Euphoria", production de HBO sur les difficultés rencontrées par une jeune toxicomane repentie et ses amis lycéens tout aussi tourmentés.A 24 ans, Zendaya est devenue la plus jeune comédienne à triompher aux Emmy Awards dans cette catégorie.La série "The Mandalorian", première adaptation télévisuelle de l'univers de Star Wars, est repartie bredouille de la soirée mais avait tout de même empoché sept Emmys dans les catégories techniques plus tôt cette semaine.
Un homme a été agressé à la manchette par un groupe d'individus dans la nuit de vendredi à samedi 25 août. Selon France 3 Occitanie, la victime est entre la vie et la mort.
Les faits se sont déroulés dans la nuit de vendredi à samedi, aux alentours de 2h30, place Arnaud-Bernard, proche du centre-ville de Toulouse. Selon France 3 Occitanie, un homme d'une trentaine d'années a été attaqué par un groupe d'individus, armé d'une machette et d'une batte de baseball. La victime a reçu plusieurs coups. L'homme a été pris en charge par les sapeurs-pompiers et le Samu et a été transporté au centre hospitalier de Toulouse-Purpan dans un état d'urgence absolue. Les agresseurs ont, eux, pris la fuite. Quelques heures après son hospitalisation, le pronostic vital de la victime n'était plus engagé.Une enquête a été ouverte, mais samedi 25 août, aucune piste n'était encore privilégiée. Les enquêteurs espèrent pouvoir préciser rapidement, en s'appuyant notamment sur les images des caméras de surveillance du secteur, s'il s'agit d'un règlement de compte ou d'un accès de folie nocturne. Dans la nuit, les policiers de la permanence de la Sûreté départementale ont procédé aux premières constatations en déployant un important dispositif.Le 19 mai dernier, une attaque similaire avait déjà eu lieu dans le quartier. Un jeune homme avait reçu plusieurs coups de machette par un groupe d'individus. En charge de l'enquête, la brigade criminelle de la sûreté départementale avait interpellé les principaux auteurs des faits. Selon le quotidien La Dépêche, au moins trois ont été écroués.
Une enquête CSA pour Cofidis révèle que 47% des actifs de plus de 50 ans ont du mal à boucler leurs fins de mois, contre 35% des retraités. En cause : un marché de l'emploi précaire et des dépenses plus importantes.
Si la baisse du pouvoir d'achat des retraités est au cœur des revendications des "gilets jaunes", la précarité des seniors encore actifs n'est pas négligeable non plus, révèle ce mardi 2 avril un sondage CSA* pour le compte de Cofidis. Selon cette étude, près d'un travailleur âgé de plus de 50 ans sur deux (47%) affirme avoir des difficultés à finir le mois, contre 35% des retraités. Un tiers (33%) d'entre eux a même été à découvert au cours des 12 derniers mois, contre 19% des retraités. Un sur dix a même dû emprunter de l'argent à ses proches. "Cela signifie qu'ils n'ont pas pu avoir accès à un crédit auprès de leur banque ou d'un organisme financier", décrypte auprès du Parisien Céline François, directrice marketing de Cofidis dont la moitié des crédits concernent des plus de 50 ans. Un marché de l'emploi précaire et des dépenses plus importantesComment expliquer une telle précarité ? Premièrement, par la précarisation du marché de l'emploi. Les seniors sont davantage confrontés au chômage de longue durée et ils travaillent davantage à temps partiel. Après 55 ans, un quart (25,5 %) des seniors qui travaille est à temps partiel contre moins d'un sur cinq (18,5 %) pour l'ensemble des salariés.À plus de 50 ans, il n'est également pas rare d'avoir encore des enfants à charge et/ou un parent qu'il faut aider financièrement. Résultat : le budget consacré au logement est supérieur à celui des retraités (450 euros/mois en moyenne contre 221 euros). Sept seniors actifs sur 10 ont du mal à épargner pour leur retraiteLes seniors actifs consacrent en outre une part plus importante de leur budget que les retraités aux dépenses de première nécessité, qui regroupe l'alimentation, la santé, l'habillement : 1.600 euros par mois, soit 64% des revenus moyens mensuels, contre 1.480 euros, soit 56% de leurs revenus, pour les retraités.Conséquences de ces fins de mois difficiles, de nombreux actifs de plus de 50 ans ont déjà dû renoncer à un achat important (45%) et peinent à épargner pour leur retraite (72%). * Étude réalisée du 12 au 18 février par CSA Research pour Cofidis auprès d'un échantillon représentatif de 1009 Français âgés de 50 ans et plus.
Au total, 21 personnes avaient été placées en garde à vues dans cette affaire qui concernait les épreuves de mathématiques des séries générales.
Deux candidats au baccalauréat et un couple de trentenaires, interpellés dans l'enquête sur des soupçons de fraude concernant des épreuves de mathématiques, vont être présentés à un juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Paris.Une information judiciaire a été ouverte vendredi par le parquet, des chefs de "fraude dans un examen", "abus de confiance" et "recel" de ce délit. Au total, 21 personnes avaient été placées en garde à vue dans cette affaire et 17 d'entre elles ont été remises en liberté.Une transaction de 1.600 eurosParmi les deux trentenaires, nés en 1982 et interpellés jeudi après-midi, figurent un homme, surveillant dans un établissement privé sous contrat, ainsi que sa compagne. Lui est soupçonné d'avoir eu accès aux sujets et de les avoir revendus, tandis qu'elle serait intervenue dans la remise des sujets aux candidats. Ces derniers, arrêtés mercredi matin, sont soupçonnés d'avoir acheté les sujets. Selon une information révélée par franceinfo, "la transaction a porté sur 1.600 euros". Le site de la radio publique ajoute que les deux jeunes auraient noté les numéros de la plaque minéralogique du véhicule du couple suspecté, ce qui aurait permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à eux. Une plainte du ministère le 21 juin Des fuites concernant les épreuves de mathématiques des séries générales avaient été relayées "par messagerie privée Whatsapp ou par SMS", avait indiqué le 21 juin le ministère de l'Education nationale, qui avait déposé plainte. Grèves, notes, fuites... Bac 2019, une édition maudite?par LeHuffPostUne enquête avait été ouverte par le parquet de Paris dans la foulée et les investigations confiées à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne. Mises en examenLes deux candidats ont finalement été mis en examen dans la soirée de vendredi 5 juillet, pour fraude aux examens et recel d'abus de confiance. Concernant le couple, l'homme, un surveillant dans un établissement privé sous contrat, a été mis en examen pour abus de confiance et complicité de fraude aux examens. Sa compagne l'a pour sa part été pour complicité de fraude aux examens et recel d'abus de confiance.
Kitt s'apprête à ressortir du garage... K2000, la série culte des années 1980 va, en effet, faire l'objet d'un reboot sur la plateforme de vidéos en ligne Machinima ! Ce nouveau projet de série aura d'ailleurs un expert en automobile à sa tête, puisqu'il s'agit de Justin Lin, notamment réalisateur de plusieurs films Fast and Furious au cinéma.
La folie des reboots continue à Hollywood ! La planète série s'apprête, en effet, à connaître une nouvelle renaissance et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce projet s'annonce dores et déjà très attendu ! Ainsi, après le lancement cette année de MacGyver ou encore des versions revues et corrigées d'Amicalement Vôtre etMagnum dans les cartons (cette dernière est d'ailleurs chapeautée par Eva Longoria), ce devrait être très prochainement au tour de K2000 de faire son grand come-back. Le show cultissime des années 1980, avec la mythique voiture intelligente et parlante, serait donc sur le point de passer la seconde en numérique, via la plateforme de streaming Machinima.Une équipe de choc derrière le projetPour mettre toutes les chances de son côté afin de créer un hit, le site de vidéos en ligne a donc décidé de s'associer à une pointure, en la personne du réalisateur Justin Lin. Ce dernier en a sous le capot, puisqu'il a déjà dirigé quatre volets de la franchise dédiée aux bolides de Fast and Furious, et s'est également occupée du dernier épisode de Star Trek au cinéma. Chad Gutstein, le grand patron de l'entreprise, a exprimé son enthousiasme dans un communiqué où il a expliqué : "K2000 est une saga iconique dont les concepts d'intelligence artificielle et de véhicules autonomes, qui relevaient de la science-fiction dans les années 80, sont aujourd'hui devenus réalité."La bonne tentative ?Pour rappel, Knight Rider (nom du feuilleton dans sa version originale) a connu plusieurs tentatives d'adaptation télévisuelle − la dernière date de 2008 − au cours de ces dernières décennies, mais malheureusement sans succès. Des rumeurs d'une transposition du programme sur grand écran avaient enflé fin 2015... Sans concrétisation. Cette mouture sera-t-elle la bonne ? Enfin, une question subsiste à l'heure actuelle : quel comédien prendra la relève de l'inoubliable David Hasselhoff dans la peau du conducteur de Kitt ? La réponse sera donnée dans les mois à venir puisque la production espère pouvoir lancer ce K2000 2.0 courant 2017.
Alors que l'ouragan Irma menaçait Porto Rico, tous les vols à destination de cette île des Caraïbes ont été annulés ou les avions en vol priés de rebrousser chemin. Mais l'un d'entre eux a tout de même décidé de poursuivre sa route.L'avion de Delta Air Lines a été repéré par Jason Rabinowitz, expert en aviation civile.
Image à l'appui, via l'application "Flight Radar", il a fait part de son inquiétude sur son compte Twitter. "Est-ce que tu veux vraiment rallier San Juan en plein ouragan de catégorie 5, DL431 ? Tous les autres vols ont fait demi-tour", s'interroge-t-il.Le vol, parti de New York à 8h39, a réussi à se poser sans encombre à Porto Rico à 11h58 alors que l'ouragan Irma était en approche avec des rafales de vent à plus de 300km/h. Excès de zèle ou inconscience, la compagnie aérienne américaine a pris la décision de tout de même effectuer le vol retour. En 52 minutes montre en main, le pilote de l'appareil a réussi à garer l'avion, débarquer passagers et bagages, puis embarquer les nouveaux clients, avant de redécoller.Et c'est sur ce vol retour que les pilotes ont réalisé un véritable exploit, en empruntant l'espace aérien situé entre l'extérieur et le noyau de l'ouragan. Une manoeuvre jugée "incroyable" par Jason Rabinowitz. "Bon, c'est la fin de mon histoire. Le vol DL302 est en passe d'atteindre les bords extérieurs de l'ouragan Irma. Je suppose que le personnel de bord est en train de servir le déjeuner...?", s'est amusé l'expert en aviation. L'avion s'est finalement posé à New York à 16h15 soit 46 minutes avant son horaire initial. Un sacré record !Dans un communiqué, Delta Air Lines a assuré avoir pris en compte les risques et a tenu à féliciter ses équipes au sol et dans l'appareil.
Réunis sur le plateau de TF1 à l'occasion des résultats des élections européennes ce dimanche 26 mai, Gilbert Collard et Daniel Cohn-Bendit ont eu un échange particulièrement virulent.
La tension était extrême ce dimanche 26 mai sur l'antenne de TF1. A l'occasion des résultats des élections européennes révélés à 20 heures, Gilbert Collard et Daniel Cohn-Bendit étaient réunis sur le même plateau pour débattre sur l'issue du scrutin. Et le secrétaire général de la fédération du Rassemblement national n'a pas manqué d'attaquer l'ancien président du groupe Verts/ALE. Reprochant à Daniel Cohn-Bendit "d'être un agent électoral de la LREM", Gilbert Collard a stigmatisé "les vielles guenilles, les faux-cul de la politique (...), traitre à tes idées (...), ce vendu à Macron", alors que son interlocuteur s'apprêtait à quitter le plateau.Mais l'homme politique franco-allemand s'est finalement ravisé pour répondre à son tour violemment au député du Gard. « Tu es une ignoble ordure », a ainsi lancé Cohn-Bendit, invité comme grand témoin de ce débat sur les Européennes. Et d'enchaîner : « ferme ta gueule, connard ! Crétin ». Devant un tel spectacle, le présentateur Gilles Bouleau a été contraint d'intervenir pour tenter de calmer les esprits. « C'est insupportable, coupez-leur le micro », a lancé le journaliste particulièrement choqué par cet échange. Au final, Gilbert Collard a précipitamment quitté le plateau de TF1. Pour rappel, à 20 heures, les premières estimations donnaient la liste du Rassemblement national en tête (24,2%, soit une estimation de 23 sièges au Parlement européen), devant LREM (22,4%, 21 sièges), EELV (12,7%, 12 sièges), Les Républicains (8,5%, 8 sièges), la liste de la France insoumise (6,2%, 5 sièges) et du Parti socialiste (6,2%, 5 sièges).
Les deux mineurs présentent des blessures multiples, mais leur pronostic vital n'est pas engagé.
Deux adolescents ont été sérieusement blessés après avoir été renversés par un véhicule de gendarmerie qui roulait à contresens sur un rond-point. Une enquête a été ouverte mercredi 12 août par le parquet du Puy-en-Velay.L'accident est survenu dans la nuit de mardi à mercredi, à Yssingeaux (Haute-Loire), alors que les gendarmes étaient en intervention.Une jeune fille de 13 ans opéréeLe conducteur de la mobylette est âgé de 17 ans et sa passagère de 13 ans. "Les deux mineurs présentent des blessures multiples, mais leur pronostic vital n'est pas engagé", a déclaré le procureur de la république du Puy-en-Velay, Nicolas Rigot-Muller, qui vient d'ouvrir une enquête pour blessures involontaires par conducteur d'un véhicule automobile". Plus grièvement touchée, la passagère du deux roues a été héliportée au CHU de Saint-Etienne où elle doit être opérée, a précisé le parquet à l'AFP.Les premiers éléments de l'enquête font apparaître que le véhicule du Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG), appelé en renfort suite à une rixe signalée dans le centre-ville d'Yssingeaux, "circulait à contresens, vers 21h30, sur le rond-point lorsqu'il a percuté une mobylette transportant deux mineurs âgés de 17 et 13 ans".Dans le cadre de l'enquête confiée à la brigade des recherches du Puy-en-Velay, "des prises de sang ont été réalisées sur les conducteurs pour déterminer si une consommation d'alcool ou de stupéfiants est établie". Le résultat de ces analyses n'est pas encore connu.
Depuis quelque temps, le jeu de société Monopoly a une version "Spécial Corse". Sauf que l'emplacement des villes sur le plateau de jeu ne plait pas à tout le monde, explique Le Parisien.
Et déchaine les passions sur l'Ile de beauté. "Achetez, vendez, négociez. Gagnez"... le célèbre slogan du jeu de société Monopoly resonne encore beaucoup dans les familles françaises. Comme d'autres régions, la Corse a eu droit à sa version (2014). Une version qui ne plait pas à tout le monde, précise Le Parisien. Pourtant, rien de révolutionnaire dans ce Monopoly : mêmes règles, même plateau, des aéroports, gares, case chance, prison, etc. Mais un élément pose brusquement problème aux insulaires : le placement des villes. Et pour cause, sur l'île de beauté, certains habitants ne comprennent pas pourquoi leur commune est placée dans les villes "les moins chères" alors que d'autres sont classées dans le haut du panier. En clair, qu'est-ce qui justifie que la ville de San Fiurenzu (Saint-Florent) est l'équivalent de la Rue de la Paix par exemple sur la version classique. Et pourquoi Corte prend la place de la désormais célèbre Rue Lecourbe. Une forme de jalousie Sur Facebook, les commentaires sont acerbes, a relevé Le Parisien, de la part d'habitants pas peu fiers de leur ville. "Les concepteurs ont fait n'importe quoi ! Pourquoi Corte a été placée en tout début de parcours dans la position de la ville la moins chère ? On parle quand même de la capitale historique de la Corse..." s'insurge un homme, repris de volée par un habitant de Saint-Florent : "Parce que vous n'avez pas la plage alors que chez nous, c'est le paradis". Orgueil ou fierté ? Chacun défend son bout de territoire, jusqu'à afficher des messages empreints de jalousie. "Porto-Vecchio aurait dû bénéficier de cette position. Personne ne peut rivaliser avec la richesse de nos paysages !", tance un internaute répondant à un autre qui lui explique que la position de Conca d'Oro, méritait sa place sur la dernière case. Le petit village occupe en effet la case des Champs-Elysées, avec un prix de vente affiché pour ses maisons à 400 millions d'euros. Querelle d'ego ou de clochers ? Les grandes villes comme Bastia et Ajaccio se classent elles bien loin sur cette version. Créé en 1931, le Monopoly est édité par la société Hasbro. Le jeu a depuis évolué sous différentes formes, des villes belges aux cantons suisses, en passant par les régions ou les villes françaises. Il a aussi été déclinée dans le monde du sport ou à des produits culturels (Astérix, Beatles, Star Wars, The Walking Dead, etc.).En 2018, la version "Monopoly France", permettait aux gens de devenir propriétaires de régions ou monuments français. La Corse était placée en 15e position, estimée à 220 millions d'euros. Loin de la Tour Eiffel proposée à 400 millions d'euros.
Selon un sondage, deux Français sur trois estiment que cette promesse du président n'est pas digne de confiance.
Le président de la République l'avait annoncé lors de sa conférence de presse venant clôturer le débat national, le 25 avril dernier : il veut baisser "significativement" l'impôt sur le revenu, en priorité pour les classes moyennes, afin de répondre au sentiment d'"injustice fiscale". Selon un sondage Elabe pour Les Échos, Radio classique et l'Institut Montaigne publié le vendredi 10 mai, cette annonce n'est pas jugée digne de confiance par 66% des Français. 46% des personnes interrogées estime que cette promesse de baisse n'est "pas vraiment crédible", 20% ne l'estime "pas crédible du tout". Seules 6% des personnes interrogées la trouvent "tout à fait crédible" et 28% plutôt crédible. Ce sont les électeurs qui ont voté pour Emmanuel Macron au 1er tour de l'élection présidentielle de 2017 qui se montrent le plus confiant dans les promesses du président. Ils sont 66% à croire en cette baisse d'impôt. Les électeurs de François Fillon sont très partagés : un peu plus d'un sur d'eux y croit (53%), l'autre moitié (47%) doute. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont les plus méfiants vis-à-vis des promesses du président : 83% n'y croit pas. Les électeurs de Marine Le Pen se montrent également très critiques : 79% n'estime pas les promesses crédibles. Une vive opposition à l'augmentation du temps de travailInterrogés sur les moyens de baisser les impôts, 64% des Français ne sont pas d'accord pour augmenter le temps de travail. Parmi eux, 30% ne sont pas d'accord du tout. Si 70% des électeurs de François Fillon approuvent cette mesure, elle ne recueille qu'une courte majorité parmi l'électorat d'Emmanuel Macron (52% pour, 48% contre) et est très largement rejetée par toutes les autres catégories de l'électorat.La mesure concernant la suppression de certaines niches fiscales pour les entreprises est en revanche beaucoup plus populaire. 82% des Français y sont favorables. 80% des personnes interrogées sont également favorables à la réduction de la dépense publique. L'enquête a été réalisée les 6 et 7 mai auprès de 1.583 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, avec une marge d'erreur de 1,1 à 2,5 points.
Quatre mois après son arrestation par la police écossaise, qui l'avait suspecté d'être Xavier Dupont de Ligonnès, le retraité reste très marqué par ce qui lui est arrivé.
Arrêté à l'aéroport de Glasgow le 11 octobre 2019 alors qu'il rejoignait son épouse écossaise, Guy Joao a été pris à tort pour l'homme le plus recherché de France : Xavier Dupont de Ligonnès, suspecté d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants à Nantes en avril 2011. Guy Joao n'a été libéré que 26 heures plus tard. Quatre mois après, le retraité reste très marqué par ce qui lui est arrivé. L'homme s'est confié à Franceinfo lundi. Il a expliqué qu'il avait rencontré la police écossaise avec son avocat début janvier. "Il n'y a pas eu d'excuses, que des justifications", leur a-t-il raconté. Guy Joao a également rapporté que son avocat travaillait à la rédaction d'une plainte qui doit être déposée en Écosse dans les semaines qui viennent. Son avocat n'exclut pas de viser également la police française, a-t-il expliqué à Franceinfo.Guy Joao souhaite comprendre ce qui s'est passé, comment ses empreintes digitales ont pu le mettre en cause pendant un moment, et qui est responsable de cette longue garde à vue. Son avocat veut également savoir si le signalement à l'origine de son arrestation a été traité de façon "raisonnable", rapporte Franceinfo. "On est dans la science-fiction, c'est inimaginable", avait témoigné le retraité en décembre, s'exprimant pour la première fois face caméra.
De nouvelles mesures de confinement ne seront pas nécessaires aux Etats-Unis malgré un rebond du coronavirus dans certains Etats américains, a jugé jeudi l'expert en maladies infectieuses Anthony Fauci dans un entretien avec l'AFP.
"Je ne pense pas que nous allons parler d'un retour au confinement", a dit l'immunologiste en chef de la Maison Blanche. "Je pense que les discussions consisteront à essayer de mieux contrôler les régions du pays qui semblent avoir une augmentation du nombre de cas".Le visage de ce septuagénaire à lunettes est familier pour beaucoup d'Américains. Scientifique très respecté, il se tenait aux côtés du président Donald Trump lors des points de presse quotidiens que la Maison Blanche a longtemps tenus sur la pandémie de Covid-19."Nous aurions pu faire beaucoup de choses d'une meilleure façon", a concédé le Dr Fauci, au sujet de la gestion par les Etats-Unis de la maladie provoquée par le coronavirus.Il a insisté sur l'intérêt d'une approche très locale à chaque étape du retour à la normale dans le pays, y compris sur la question cruciale de la réouverture des écoles. "Dans les comtés où il n'y a pas de cas, il n'y a aucun problème pour que l'école reprenne, dans d'autres où il y a un nombre modeste d'infections, il pourrait y avoir des reports dans la réouverture des écoles"."Et il y a des endroits du pays où il y a une infection minimale, où il faut pouvoir changer la routine: alterner les jours, le matin ou l'après-midi, espacer les gens et les faire porter des masques", a-t-il énuméré.- "Très impressionné" -Anthony Fauci s'est aussi montré très prudent dans le domaine des voyages.Il a certes estimé "évident" l'intérêt de revenir "à une certaine forme de normalité dans nos interactions avec les autres pays".Mais le conseiller de Donald Trump pour la pandémie ne s'est pas risqué à prédire quand la réouverture des frontières avec l'Europe aurait lieu, assurant que la situation était évaluée de façon quasi quotidienne.Les Etats-Unis n'ont pas encore entamé leur normalisation avec leurs voisins nord-américains. La fermeture des frontières pour les déplacements non-essentiels avec le Mexique et le Canada vient d'être prolongée d'un mois, jusqu'au 21 juillet.Les Etats-Unis sont de loin le pays le plus touché au monde par la pandémie, aussi bien en nombre de cas confirmés qu'en nombre de morts. Près de 120.000 décès y ont été déplorés.Mais alors que les anciens épicentres de l'épidémie, comme New York et le New Jersey, sont parvenus à la contrôler, celle-ci est repartie récemment à la hausse dans une vingtaine d'Etats, notamment dans le sud et l'ouest du pays.Anthony Fauci impute ce décalage au fait que les Etats américains ne se sont pas confinés puis déconfinés d'un même élan, contrairement à d'autres nations.Et il a souligné qu'il était préoccupé par le respect très imparfait des recommandations des autorités concernant le port du masque."Il y a des groupes qui les respectent scrupuleusement. Et puis... vous voyez des photos de personnes dans des bars et des rassemblements sans, donc il y a un peu de tout", a-t-il regretté.L'immunologiste, qui s'est distingué dans la lutte contre de nombreux virus, du sida à Ebola, a de nouveau dit sa confiance dans l'émergence d'un vaccin contre la maladie. "Comme de nombreuses personnes ont réussi à se rétablir naturellement (du virus), on peut raisonnablement supposer que si l'on présente à l'organisme un antigène similaire à une infection, (...), que l'organisme va produire une réponse immunitaire", a-t-il expliqué."Il reste à voir combien de temps cette réponse va durer".Le docteur à la renommée mondiale, s'est aussi dit "très impressionné" par les résultats d'une étude majeure, selon laquelle le dexamethasone, un stéroïde, permet de réduire d'un tiers la mortalité au Covid-19 chez les malades les plus gravement atteints.Mais il a averti qu'il ne fallait pas le prescrire trop tôt, en raison de ses puissants effets immunosuppresseurs.
La tempête tropicale Isaias remontait lundi la côte est des Etats-Unis et devrait toucher terre sur les côtes des Etats de Caroline du Nord et du Sud, sous la menace de vents violents, inondations et de fortes vagues.
Isaias devrait atteindre une force proche de celle d'un ouragan lorsqu'elle touchera terre dans la soirée, a mis en garde le Centre national des ouragans (NHC). Les vagues pourraient "atteindre 1,20 mètre", a averti le centre sur Twitter. Les vents avaient atteint 110 km/h dimanche soir en se déplaçant vers le nord-ouest, en direction de la côte orientale de la Floride. "Nous savons quoi faire", comme ne pas conduire sur les routes inondées, s'abriter dans un endroit sûr et préparer un kit d'urgence, a déclaré le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper. "Mais cette fois, mettez aussi vos masques et désinfectants pour les mains dans votre kit et n'oubliez pas de respecter les distances", a-t-il ajouté.Les services d'urgence de la Caroline du Nord et du Sud sont déjà sous tension, face à une récente flambée des cas de Covid-19. La Caroline du Sud a annoncé dimanche 1.100 nouvelles infections et un peu plus de 1.340 en Caroline du Nord.Quelque 150 militaires sont déployés dans cet Etat de la côte atlantique des Etats-Unis, pour aider à se préparer à la tempête et apporter un soutien après si nécessaire, a précisé M. Cooper.Classé ouragan catégorie 1 avant d'être rétrogradé en tempête tropicale, Isaias a d'abord menacé la Floride dimanche. La tempête n'avait pas regagné en vigueur au contact des eaux chaudes du détroit de Floride.Les centres de dépistage du Covid-19 de cet Etat, dont beaucoup sont hébergés dans des tentes, avaient été fermés jeudi. Ils pourront rouvrir mercredi, selon les autorités locales. La Floride aussi connaît une flambée des cas de coronavirus. Dimanche, 62 décès ont été enregistrés pour un total de 7.206. Des hôtels ont été aménagés pour que les personnes cherchant un abri puissent maintenir une distance sociale ou pour servir d'abri aux personnes positives au virus. C'est un "très bon test", a estimé le directeur de la gestion des urgences de l'Etat, Jared Moskowitz, selon qui "ça se présente bien".- "Premières nécessités" -Les autorités ont déclaré l'état d'urgence pour les comtés de la côte Est, de Miami-Dade à Nassau, ce qui autorise le déblocage de fonds fédéraux. De nombreux habitants ont pris des mesures de précaution, notamment en barricadant les vitrines des commerces avec des panneaux de bois. Les résidents s'étaient aussi précipités pour s'approvisionner en biens de première nécessité.Isaias s'est abattu à partir de jeudi sur le territoire américain de Porto Rico, où le corps d'une femme de 56 ans a été découvert samedi dans un véhicule emporté par les eaux, et a aussi fait des dégâts en République dominicaine. Elle a déversé des pluies torrentielles sur les Bahamas, renversant des arbres et inondant des rues. Dimanche, l'archipel était hors de danger selon les autorités. La Nasa pour sa part a suivi attentivement la tempête, qui risquait de perturber le retour sur Terre de la capsule habitée de SpaceX, après deux mois de mission à la Station spatiale internationale (ISS). Crew Dragon, qui transporte deux astronautes, a amerri sans encombre dans les eaux calmes du golfe du Mexique.
Les faux policiers ont expliqué à l'octogénaire qu'une ambulance allait venir la chercher pour l'emmener à l'hôpital faire un test de dépistage au Covid-19...
Arnaque sur fond de coronavirus au Havre en Seine-Maritime. Mardi 12 mai, une octogénaire reçoit l'appel d'un soi-disant médecin lui expliquant qu'un de ses voisins est atteint du Covid-19 et qu'elle doit rester chez elle. Le mercredi, trois hommes se présentant comme des fonctionnaires de police sonnent chez elle. Ils lui annoncent le décès dudit voisin et lui expliquent qu'elle va devoir être emmenée à l'hôpital pour passer un test de dépistage au Covid-19. Une ambulance viendra la chercher, lui indiquent-ils. Les trois supposés policiers expliquent également à la retraité que son appartement va devoir être désinfecté entièrement. Ils demandent donc à l'octogénaire de leur remettre bijoux, objets de valeur et économies "afin de les mettre en sécurité dans un coffre de l'hôpital", précise InfoNormandie, qui révèle l'affaire. Les trois personnes repartent avec les effets de la retraitée, la laissant attendre en vain une ambulance.Prévenu, le commissariat du Havre a ouvert une enquête qui a été confiée à la sûreté urbaine. Les trois faux policiers sont activement recherchés. Toute personne qui viendrait à être contactée dans des conditions similaires est invitée à contacter immédiatement les services de police.
Le silence du gouvernement sur le bateau transportant 629 migrants crée la polémique au sein-même de la majorité LREM.
Alors que la classe politique française critiquait le silence de l'exécutif, Emmanuel Macron s'est exprimé, mardi 12 juin, sur le sujet en Conseil des ministres. Le président de la République a dénoncé la "part de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien" qui a refusé d'accueillir l'Aquarius, a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.Le chef de l'Etat "a tenu à rappeler le droit maritime" qui indique "qu'en cas de détresse, ce soit la côte la plus proche qui assume la responsabilité de l'accueil". "Si un bateau avait la France pour rive la plus proche, il pourrait accoster" en France, car "c'est le respect du droit international", a ajouté Emmanuel Macron qui a salué le courage de l'Espagne après sa décision d'accueillir le bateau, a rapporté le porte-parole du gouvernement. "La réponse ne peut être qu'européenne""Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation de ceux qui, sur ce bateau, pourraient vouloir bénéficier du statut de réfugié", a de son côté déclaré Edouard Philippe devant l'Assemblée nationale, se disant "heureux" de la décision de l'Espagne d'ouvrir le port de Valence. Le Premier ministre a également "pointé le non-respect" par l'Italie de ses "obligations", selon lesquelles l'Etat le plus proche d'un bateau en détresse doit le secourir. L'Italie "a choisi de ne pas le faire et donc de méconnaître ses responsabilités", a relevé M. Philippe. Interrogé par le député LREM Pieyre-Alexandre Anglade, le chef du gouvernement a estimé que "cet épisode extrêmement cruel et douloureux montre qu'il n'y a pas d'espoir d'une solution nationale à ce problème". "La réponse ne peut être qu'européenne", a-t-il insisté en affirmant que le "sujet sera évoqué" mardi et mercredi prochains lors du conseil franco-allemand des ministres à Berlin. "A la fin du mois de juin se tiendra un Conseil (européen) durant lequel nous entendons faire des propositions pour permettre d'aboutir à une solution européenne", a poursuivi M. Philippe tout en admettant que "tous les pays européens ne veulent pas de solution collective". Pour les députés LREM, "il aurait été du devoir de la France de proposer d'accueillir" l'AquariusL'Aquarius, le navire humanitaire de SOS Méditerranée, est bloqué en Méditerranée, depuis dimanche 10 juin, avec 629 migrants secourus à son bord. L'Espagne a annoncé, lundi 11 juin, qu'elle allait prendre en charge le bateau. Une offre intervenue après le refus des gouvernements maltais et italien d'accueillir le navire sur leur territoire. Jusqu'à maintenant, le gouvernement français ne s'était pas exprimé sur la situation. Un silence critiqué par la classe politique, et même au sein de la République en marche. window.pvp_d01cec7335069a55aed30b8c396b9ea3 = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x6lo5wa", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfo/docUId/CNT0000019Hfau/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_d01cec7335069a55aed30b8c396b9ea3", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
Le Parlement européen a voté mardi la levée de l'immunité du cofondateur du Front national, aujourd'hui renommé Rassemblement national. Celle-ci avait été demandée par la France dans le cadre de l'enquête sur les emplois fictifs présumés du parti au Parlement européen.
Les députés européens ont voté mardi 12 mars la levée de l'immunité parlementaire de l'eurodéputé Jean-Marie Le Pen. Ils répondent ainsi favorablement à la demande de la justice française formulée dans le cadre de l'enquête sur des emplois fictifs présumés du Front national au Parlement européen.À main levée, les eurodéputés, réunis à Strasbourg, ont accédé à la requête des juges parisiens qui l'avaient notifiée en octobre 2018 au cofondateur du Front national, devenu Rassemblement national (RN). C'est la quatrième fois au moins que le Parlement européen lève l'immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen, absent mardi de l'hémicycle. La levée de l'immunité parlementaire de Dominique Bilde Député européen depuis 1984, Jean-Marie Le Pen avait fait valoir son immunité d'eurodéputé pour ne pas recevoir des enquêteurs anti-corruption en juin 2018. Ces derniers voulaient l'entendre sur cette affaire pour laquelle plusieurs assistants et eurodéputés ou ex-eurodéputés, dont sa fille et présidente du RN, Marine Le Pen, ont été mis en examen. Jean-Marie Le Pen est soupçonné d'avoir mis en place le système qui consistait à faire financer une partie des salariés du Front national par des fonds européens via des contrats parlementaires avec des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti. La levée de l'immunité parlementaire de l'eurodéputée RN, Dominique Bilde, a également été votée dans le cadre de la même affaire, dénoncée par le Parlement européen. La facture de cette affaire portant sur les salaires versés, sur des fonds européens, à des assistants d'eurodéputés FN avait été évaluée en 2018 par les enquêteurs à 7 millions d'euros.
Alors qu'un nouveau documentaire dédié à l'affaire Grégory sortait récemment sur Netflix, la veuve de Jean-Michel Lambert, premier juge à avoir instruit le dossier sur la mort du petit garçon, s'est exprimée dans les colonnes du Parisien. Et se bat pour rétablir l'honneur de son mari.
"Le petit juge". C'est ainsi que la presse a surnommé Jean-Michel Lambert, premier juge à instruire l'affaire du petit Grégory de 1984 à 1986. Il a en effet été largement contesté sur sa manière de traiter le dossier. En 2017, alors que l'affaire était relancée par la gendarmerie, l'ancien juge mettait fin à ses jours. Et les critiques sont aujourd'hui ravivées par le dernier documentaire Netflix dédié à l'affaire, "Grégory". Lassée par l'image de son mari véhiculée par les ouvrages, films et séries, Nicole Lambert s'est exprimée dans le Parisien. Depuis le suicide de son mari, sa veuve se bat en effet pour son honneur, dénonçant des "mensonges" ainsi "qu'une forme d'acharnement sur son époux". Elle détaille : "Ce documentaire, très scénarisé, donne une vision partiale de cette affaire et attise une haine dangereuse. C'est un grand déballage d'inepties mensongères, absurdes, blessantes et diffamantes". Un moment "très difficile" pour sa famille, qui revient à chaque sortie de "téléfilm, livre ou documentaire". Et imprévisible à chaque fois, puisqu'elle affirme n'être jamais prévenue avant les sorties. Deux procédures sont d'ores et déjà en cours "pour diffamation et atteinte à la mémoire du défunt". En effet, pour sa veuve, plusieurs arguments erronés seraient inlassablement repris sans vérification. "Il n'a jamais été dessaisi du dossier" L'exemple le plus probant repose selon elle sur le fait qu'il est "faux de dire que c'est lui qui a renvoyé Christine Villemin aux assises". Elle détaille : "C'est la cour d'appel de Nancy (Meurthe-et-Moselle) et les trois magistrats qui la composent qui, à l'issue d'une longue audience, ont pris cette décision de renvoi. De même, il n'a jamais été dessaisi du dossier, comme on l'entend régulièrement". Autre exemple : Jean Ker (photographe reporter de Paris Match), n'aurait pas mis en garde son mari sur le fait que Jean-Marie Villemin voulait abattre Bernard Laroche, comme il l'affirme dans le documentaire. Interrogée sur la responsabilité des médias dans le suicide de son mari, Nicole Lambert affirme : "Les médias l'ont quelque part poussé au suicide, notamment un, qui a divulgué un extrait des carnets intimes du juge Simon où mon époux est durement critiqué. La presse, c'est une chose. Mais qu'un magistrat, un collègue l'attaque ainsi, c'était pour lui inconcevable (...) S'il avait su, comme on l'a vu par la suite, que ce magistrat critiquait en réalité un peu tout le monde, ça lui aurait sans doute sauvé la vie". Avant de conclure : "Derrière le magistrat, il y a aussi une famille ! Cela nous fait mal".
Un homme a foncé dans la foule à bord d?une camionnette sur la très fréquentée avenue de Las Ramblas à Barcelone jeudi après-midi. Le bilan fait état d'au moins 13 morts et d'une centaine de blessés.
Deux suspects ont été interpellés, le conducteur est toujours en fuite.Jeudi après-midi, peu après 17h, un homme fonce dans la foule à bord d'une camionnette blanche sur la très touristique avenue de Las Ramblas à Barcelone. Selon les témoins sur place, le véhicule aurait fait plusieurs zig-zag afin de faire davantage de victimes avant d'être arrêté. Le conducteur a pris la fuite à pieds. L'attentat, revendiqué par l'État islamique, a fait 13 morts et près de cent blessés. "On a entendu des hurlements, des gens qui se jetaient à gauche à droite pour essayer de ne pas être percutés", raconte un témoin de l'attaque.
Alors que l'épidémie de nouveau coronavirus frappe la France de plein fouet, les banques pourraient décider de faire évoluer ce système, qui permet de régler ses achats sans jamais toucher de billets ou un clavier.
L'épidémie de Covid-19 qui secoue la France a parfois des conséquences inattendues. Alors que les consommateurs sont de plus en plus réticents à toucher des pièces ou des billets ou même à taper leur code de carte bleue sur les terminaux de paiement, les banques pourraient faire évoluer leur système de règlement sans contact. Selon une information d'Europe 1, les établissements pourraient en effet en relever le plafond de 30 à 50 euros. La décision finale devrait être prise dès la semaine prochaine, précise la radio. "Notre volonté c'est d'y aller, mais il faut s'assurer que cela fonctionne d'un point de vue technique", détaille ainsi un acteur du secteur, dont l'établissement fera des tests ce vendredi 10 avril. 80-90% des paiements En effet plusieurs problèmes pourraient se poser pour relever ce seuil. En octobre 2017, lorsque le plafond était passé de 20 à 30 euros, la mise à jour des terminaux de paiement avait provoqué de nombreux dysfonctionnements et obligé les banques à changer toutes les cartes bleues. En pleine crise du coronavirus, les établissements vont donc devoir s'assurer que ce type de problème ne se pose pas. Avec le confinement et la propagation du Covid-19, les habitudes de paiement des Français ont été bouleversées. Les retraits en distributeurs ont chuté de plus de 50%, détaille Europe 1 alors que le paiement sans contact ne cesse de prendre de l'importance, malgré le plafonnement à 30 euros. Selon des commerçants interrogés par la radio, ce type de paiement représente désormais "presque 80-90% de nos encaissements, là où il pesait 30% avant".
La pandémie de coronavirus semble reprendre de la vigueur en France, le gouvernement anticipe l'intensité d'une deuxième vague et a préparé plusieurs scénarios de reconfinement pour y faire face.
La situation sanitaire "montre des signaux d'une détérioration légère, mais encore incertaine", selon des informations de franceinfo provenant du ministère de la Santé. Depuis une semaine, les signaux se multiplient sur une faible reprise de l'épidémie dans certaines régions du pays : la Mayenne est passée au stade de "vulnérabilité élevée" tandis qu'en Bretagne, région jusqu'ici relativement épargnée par le virus, le taux de reproduction R du virus est passé à 2,62 en fin de semaine dernière. La détérioration est néanmoins suffisamment probable pour que l'exécutif se prépare à endiguer une sérieuse aggravation de l'épidémie et réfléchisse à un retour des restrictions.Franceinfo a détaillé les différents plans du gouvernement, notamment dans le cas où la France doit se reconfiner. Selon les précisions du ministère de la Santé auprès de France Bleu, ces scénarios ne sont pour l'instant que des hypothèses de travail, aucune région française n'est en danger immédiat d'un reconfinement. Le scénario 1 est optimiste, celui d'une épidémie sous contrôle : respect des gestes barrières, dépistage massif et isolement des malades. Le scénario 2 verrait l'apparition de clusters localisés, ce qui provoquerait un reconfinement ciblé où la circulation des personnes serait limitée, les rassemblements interdits et les lieux de convivialité, comme les bars et les restaurants, seraient fermés. Le troisième scénario serait celui d'une reprise généralisée de la pandémie. Les autorités confineraient les personnes fragiles et entreprendraient de restreindre l'activité économique. Le dernier scénario, c'est celui d'une épidémie hors de contrôle où le reconfinement national et généralisé serait la seule solution aux conséquences économiques désastreuses.Pour éviter ce scénario catastrophique, la propagation du virus est surveillée de près. Pour la cerner davantage, d'après franceinfo, les autorités sanitaires pourraient accéder dès cette semaine au souhait d'Emmanuel Macron : l'accès aux tests sans prescription médicale grâce à un texte de loi ou des bons seraient directement envoyés par la Sécurité sociale à la population, comme c'est déjà le cas dans certains territoires sélectionnés.Enfin, pour simplifier les tests et les rendre plus agréables, les écouvillons, ces grands cotons-tiges insérés dans le nez, seraient abandonnés pour privilégier les tests salivaires.
Un ours a été retrouvé mardi tué par balles en Ariège, a annoncé la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne, indiquant que l'Etat allait porter plainte.
C'est le 2e ours retrouvé mort dans les Pyrénées cette année. En avril, la dépouille de Cachou, un mâle né en 2015, avait été découverte dans le Val d'Aran (Espagne), sans que les causes de sa mort n'aient jusque là été divulguées. "Un ours a été découvert aujourd'hui en Ariège, abattu par balles. L'ours est une espèce protégée, cet acte est illégal et profondément condamnable. La préfète s'est rendue sur place. L'Etat va porter plainte," a écrit la ministre sur Twitter.La victime gisait dans une zone de haute montagne, sur la commune d'Aulus-les-Bains, près de la station de ski de Guzet et une enquête a été ouverte par le procureur de Foix, selon la préfecture."Personne n'a le droit de supprimer un ours dans les Pyrénées, c'est inconcevable. C'est une espèce protégée", a réagi Alain Reynes, directeur de l'association Pays de l'ours, qui défend la présence de l'espèce dans les Pyrénées."Bien entendu, (nous) les associations allons également déposer plainte et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver les responsables et les faire condamner", a ajouté cette figure du mouvement pro-ours interrogée par l'AFP.La croissance de la population ursine dans les Pyrénées, après des réintroductions entamées en 1991, alimente depuis des années des tensions avec les éleveurs qui estiment leur présence incompatible avec l'activité pastorale.Le nombre d'ours dans les Pyrénées atteint désormais les 50 individus, selon les autorités, niveau qui n'assure toutefois pas la survie de l'espèce. Dans le camp anti-ours, la nouvelle est loin d'émouvoir, et la piste d'un éleveur en colère n'est pas écartée, au début des estives. "Il faut que les gens soient à bout pour commettre des actes illégaux comme ça. On n'a jamais écouté leurs souffrance au quotidien. On a semé la douleur, la souffrance, la zizanie dans nos montagne", réagit Philippe Lacube, leader historique des anti-ours et président de la Chambre d'agriculture de l'Ariège."Ça peut être aussi être de la légitime défense", dit-il dans un second temps.Il assure qu'une quinzaine d'ours vivent dans cette zone de l'Ariège, le Couserans, sur un total qu'il estime pour sa part varier entre 60 à 80 spécimens. "Pourquoi la vie d'un ours est-elle plus importante que celle d'une brebis. 1.500 brebis ont été victimes de l'ours l'an dernier. On n'en serait pas là si le dossier de l'ours se gérait localement, par les aborigènes de ce territoire, pas à Paris au ministère". La France avait adopté un "plan ours" pour 2018-2028 prévoyant de nouveaux lâchers d'ours, mais il été enterré par le gouvernement quelques mois à peine après sa mise en place, après des manifestations d'éleveurs.En 2019, 1.173 animaux ont été tués par des ours et 36 ruches détruites, selon les chiffres contenus dans une consultation publique lancée récemment pour des mesures d'effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées.La semaines dernière, les ministres de la Transition écologique et solidaire et de l'Agriculture avaient d'ailleurs annoncé une enveloppe de 500.000 euros supplémentaires pour la cohabitation ours-pastoralisme. Les défenseurs des plantigrades dénoncent pour leur part des chiffres gonflés par la course aux indemnisations et des imputations aux prédateurs non confirmées.
Samedi soir, une marche "pour un féminisme populaire antiraciste" a réuni quelques milliers de personnes dans les rues de Paris. La situation s'est tendue en fin de parcours et neuf personnes ont été interpellées.
"Dérive autoritaire et violente", "images indignes de violences policières absolument injustifiables", "violences inadmissibles et incompréhensibles"... Plusieurs élus et associations féministes se sont émus dimanche 8 mars de "violences policières" en marge d'une manifestation "féministe et antiraciste" organisée samedi soir à Paris. Manifestation féministe : "Est-ce que je peux compter sur les forces de l'ordre pour être en sécurité ?", s'interroge la présidente de la Fondation des femmespar franceinfo"Je suis atterrée de voir que le ministère de l'Intérieur a choisi de déployer des moyens pour réprimer les femmes plutôt que de renforcer les moyens de lutte contre les violences machistes", s'est indignée sur Twitter la présidente de la Fondation des femmes Anne-Cécile Mailfert, rappelant que "le féminisme n'a jamais tué personne le machisme lui tue tous les 2 jours dans notre pays". "Des féministes ont été frappées par les forces de l'ordre alors qu'elles manifestaient - notamment - contre les violences sexuelles", s'est émue de son côté la militante Caroline De Haas, du collectif #NousToutes.La maire de Paris Anne Hidalgo, candidate à sa réélection, s'est dite "choquée" par des "violences inadmissibles et incompréhensibles", et a fait part sur Twitter de son "soutien aux manifestantes et manifestants". Le secrétaire national d'EELV Julien Bayou a fustigé quant à lui des "violences policières absolument injustifiables".Le porte-parole du PCF Ian Brossat a dénoncé de son côté des "manifestantes nassées, violentées..." "Le gouvernement aurait-il trouvé une manière toute particulière de célébrer le 8 Mars à l'occasion de la marchefeministe ?", interroge-t-il sur Twitter. Le chef de file des insoumis Jean-Luc Mélenchon a estimé que la France était "humiliée par ses matraques".Selon une source policière, la manifestation qui réunissait "plusieurs milliers de personnes" a donné lieu à des "dégradations" et des "tentatives de départ en cortèges sauvages". Juste avant d'arriver place de République, certaines manifestantes se sont allongées et quelque 200 ont scandé des slogans anti-police, a précisé cette source. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser le cortège place de la République, a enfin expliqué cette source.Neuf personnes ont été interpellées selon la préfecture de police de Paris : six pour participation à un regroupement, une pour outrage, rébellion et jets de projectiles, et deux pour outrage et rébellion.Selon la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner "a demandé un rapport à la préfecture de police sur ce qui s'est passé en marge de la marche féministe". "Toutes les femmes doivent pouvoir manifester pacifiquement pour faire respecter leurs droits", a-t-elle ajouté sur Twitter.Cette "marche nocturne", "pour un féminisme populaire antiraciste" était organisée par des collectifs militants distincts de ceux ayant appelé à la marche des "Grandes gagnantes" prévue dimanche après-midi. Il s'agissait d'une manifestation "non mixte", c'est-à-dire réservée aux femmes ou aux transsexuelles, selon l'appel publié sur le site internet paris.demosphere.net.
Jean-Christophe Cambadélis va quitter la tête du Parti socialiste (PS) samedi. Avant de partir, l'ancien député de Paris a décidé de régler ses comptes dans un livre publié mercredi et intitulé "Chronique d'une débâcle" (éditions L'Archipel).
Un essai "coup de poing" sur le quinquennat raté de François Hollande, dont Challenges publie plusieurs extraits.François Hollande, Benoît Hamon, Manuel Valls, Arnaud Montebourg... Tous les ténors du Parti socialiste (PS) en prennent pour leur grade. Tous sont, selon lui, responsables du "plus grand revers électoral de l'histoire du PS". L'ancien chef de l'État est décrit comme impuissant, incapable de dire non. Sur ce point, une scène a été annonciatrice pour Jean-Christophe Cambadélis. Celle de la célébration de la victoire à la présidentielle, le 6 mai 2012, place de la Bastille. François Hollande est alors sommé par sa compagne de l'époque, Valérie Trierweiler de l'embrasser en public."HOLLANDE SE VOYAIT PREMIER MINISTRE DE DSK""'Embrasse-moi!' Et François Hollande s'exécuta. Il esquisse un léger et furtif baiser à Valérie Trierweiler, résumant ainsi le soir de sa victoire la teneur de son quinquennat, laissant sous-entendre qu'il ne se désistera à aucune demande... sans vraiment les embrasser", écrit Jean-Christophe Cambadélis. "Cette scène révèle à la France entière la manière dont il la présidera : on pourra tout lui demander, même le plus grotesque, il y répondra. Il ne sera pas l'homme qui dit non. Il fera au mieux".Pour le patron du PS, les échecs auront été "plus nombreux" que les réussites et le quinquennat "terriblement illisible". Il rappelle également l'impréparation de François Hollande au moment de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York. "Devant tant de regards qui sont autant de demandes, il hésite, recule sur son siège et, d'une intervention courte - alors qu'il a pour habitude de faire long -, pointe uniquement le nécessaire respect du calendrier. Une sortie désincarnée, sans compassion aucune, au ton neutre pour ne pas dire froid. On le sent : il n'est pas prêt"."Lui qui se voyait volontiers Premier ministre de DSK, le voici en première ligne", ajoute-t-il. "Il se dérobe à la fonction à laquelle il est désormais censé aspirer. Il ne se résignera à enfiler le costume qu'en le retaillant à sa mesure, ou à ce qu'il était capable à ce moment- là d'assumer: 'l'homme normal'". HOLLANDE N'A PAS VU VENIR MACRONEmmanuel Macron, "l'homme qui vient de la gauche et qui convient à la droite", est également visé dans l'ouvrage : Jean-Christophe Cambadélis explique avoir averti François Hollande à plusieurs reprises des véritables intentions du ministre de l'Économie. En vain. "Je l'aime beaucoup. Il a un esprit juvénile, inventif, et il est tout à fait loyal", lui aurait répondu François Hollande. "Il est quand même bizarre, ton gars. Je ne suis pas certain qu'il ait en tête notre maintien au pouvoir. Il se voit jouer un rôle plus autonome", insiste quelques mois plus tard le patron du PS. Sans plus de succès.Jusqu'au jour où Emmanuel Macron dévoile ses intentions : "Ce moment donna lieu à l'une des scènes les plus cocasses de nos rendez-vous du mardi soir. Nous dînons dans les appartements privés du président, dont la salle à manger n'est pas équipée d'une télévision permettant de voir Emmanuel Macron poser les jalons de sa future candidature. Les agents de l'Élysée s'activent pour dresser un immense écran qui ne fonctionne pas bien. Il s'éteint puis redémarre, avec un Macron couleur pastel puis virant au rouge... pendant que Didier Guilaume, président du groupe socialiste au Sénat, mime l'orateur, reproduisant ses propos, étant donné que nous n'avons plus de son", écrit Jean-Christophe Cambadélis."Le président rit jaune. Il s'énerve même, fait rarissime. Les huissiers se dépêchent, changent la télévision de place. Emmanuel Macron vire au vert pâle et sa voix tourne au ralenti. La tablée est prise d'un fou rire. Stéphane Le Foll rappelle qu'il l'avait bien dit. Le président est au paroxysme de l'agacement en éteignant le téléviseur. Tout le monde comprend qu'Emmanuel Macron ne reviendra pas, ne se retirera pas, ne se rabattra pas". L'ancien député révèle également une anecdote racontée par Stéphane Le Foll, qui "éclaire le personnage" Macron. La veille de la nomination du gouvernement Valls I, le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement attend dans l'antichambre. Emmanuel Macron sort du bureau de Manuel Valls, embrasse Le Foll et lui glisse, amer : 'Je m'en vais, mais je reviendrai. J'attaquerai tout cela au pic à glace'. Il était fâché de n'avoir pu être nommé ministre". VALLS "GÉNIE DES CARPETTES", MONTEBOURG "PLAIDE EN DÉPIT DU BON SENS"Jean-Christophe Cambadélis fustige également l'erreur tactique de Manuel Valls après sa défaite à la primaire socialiste. "J'ai de l'amitié pour Manuel Valls, mais son attitude équivaut pour le coup à un hara-kiri. Qu'il soit en désaccord avec l'orientation de Benoît Hamon, que cette gauche lui semble incapable d'être à la hauteur du temps présent, on l'avait compris", écrit-il."Mais, il suffisait d'attendre. Sans être grand clerc, on pouvait penser que Benoît Hamon ne gagnerait pas la présidentielle", estime-t-il. "Évidemment, à la sortie de cette élection, l'ancien Premier ministre allait apparaître comme le repreneur naturel d'une gauche déboussolée. Non seulement Manuel Valls n'attendit pas, provoquant l'éparpillement de ses propres amis, mais il s'engagea avec Emmanuel Macron dans une stratégie digne du 'génie des Carpettes' (...) dans le seul but de ne pas avoir de candidat En Marche! face à lui à Évry. Il s'acharna à vouloir entrer par effraction dans le macronisme, acceptant l'humiliation de l'apparentement"."Arnaud Montebourg est un homme de cause. Son style, c'est la plaidoirie. Il ne pense pas, il plaide. Il ne discute pas, il plaide. Il ne débat pas, il plaide... sans cesse", écrit également Jean-Christophe Cambadélis. "Il lui arrive d'ailleurs assez souvent de plaider en dépit du bon sens et de faire de mauvais procès".
Le gouvernement algérien a déploré la diffusion de deux films sur le "Hirak" diffusés sur France 5 et La Chaîne Parlementaire, qu'il qualifie "d'attaques contre le peuple algérien et ses institutions".
L'Algérie a décidé mercredi de rappeler "immédiatement" pour consultations son ambassadeur en France, à la suite de la diffusion la veille de documentaires télévisés sur le mouvement de contestation antirégime, dans un climat de défiance à l'encontre des médias étrangers. [BA] Algérie, mon amour - 26/05/2020par France 5"Le caractère récurrent de programmes diffusés par des chaînes de télévision publiques françaises, dont les derniers en date sur France 5 et la Chaîne Parlementaire, le 26 mai 2020, en apparence spontanés et sous le prétexte de la liberté d'expression, sont en fait des attaques contre le peuple algérien et ses institutions" dont l'armée, "digne héritière de l'Armée de libération nationale (ALN)", affirme le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.Ce dernier fait allusion à deux documentaires, "Algérie Mon Amour" et "Algérie: Les Promesses de l'Aube", diffusés mardi soir respectivement sur la chaîne du service public France 5 et La Chaîne Parlementaire (LCP).Le premier, du journaliste et réalisateur français d'origine algérienne Mustapha Kessous, a déclenché dès sa diffusion de vifs débats sur les réseaux sociaux. Il a été retransmis en direct sur certaines pages Facebook, faisant surgir des divisions, notamment socio-culturelles, qui agitent le mouvement de contestation. "Algérie mon amour" présente sur un ton très libre et sans tabou les témoignages de cinq jeunes (trois hommes et deux femmes originaires d'Alger, Oran et Tizi Ouzou notamment) qui ont participé au "Hirak", le mouvement populaire antirégime qui a secoué l'Algérie pendant plus d'un an jusqu'à sa récente suspension en raison de l'épidémie de Covid-19."Sans commentaire", a réagi mercredi soir le groupe public France Télévisions, dont France 5 est une des chaînes.
Le garçon, âgé de 10 ans, jouait avec son père sur une plage à Golfe-Juan, une station balnéaire des Alpes-Maritimes.
Un garçon âgé de 10 ans a été touché par la foudre dimanche 7 juillet à Golfe-Juan dans les Alpes-Maritimes. Il jouait au ballon avec son père sur la plage lorsqu'un orage, bref mais intense, a éclaté et qu'un éclair l'a foudroyé. Les secours sont intervenus sur place. La victime a été transportée en urgence absolue à l'hôpital Lenval de Nice. Son pronostic vital est engagé.Les parents du garçon ont également été pris en charge par les secours. Vigilance aux orages levéePar ailleurs, Météo-France a levé dimanche matin la vigilance orange en raison des orages. Jusqu'à 23 départements du Centre et de l'Est avaient été placés en vigilance. D'après Keraunos, l'Observatoire français des orages et des tornades, il y a eu samedi 6 juillet 73.700 éclairs détectés dans 23 départements, la journée la plus foudroyée de l'année 2019.
Une "motivation évidemment mercantile": les avocats des caisses d'assurance maladie ont dénoncé mardi à Paris au procès du scandale sanitaire du Mediator les "stratagèmes" des laboratoires Servier pour continuer à commercialiser "coûte que coûte" ce médicament tenu pour responsable de centaines de décès.
Le Mediator, présenté comme un antidiabétique mais largement détourné comme coupe-faim, avait été mis sur le marché en 1976. Inscrit sur la liste des spécialités remboursables, il sera pris en charge pendant les 33 ans de sa commercialisation par l'assurance maladie. S'estimant victimes d'une "escroquerie", les caisses des régimes obligatoires, des régimes complémentaires et des mutuelles sont parties civiles à ce procès pénal, ouvert le 23 septembre devant le tribunal correctionnel. Les sommes totales réclamées s'élèvent à plus de 450 millions d'euros, dont 331 millions d'euros pour les 107 caisses du régime général d'assurance maladie, selon l'avocat de ces dernières, Georges Holleaux. Dans ce procès "hors norme", aux forts enjeux humains mais aussi "financiers", les avocats des caisses se sont attachés à démontrer que leurs demandes indemnitaires étaient fondées, alors que leur recevabilité est contestée par la défense. Le groupe pharmaceutique et son ancien numéro 2 Jean-Philippe Seta, auquel il est également reproché une "escroquerie", se sont toujours défendus d'avoir trompé les caisses d'assurance maladie et d'avoir dissimulé les propriétés anorexigènes du Mediator et ses dangereux effets secondaires. Pour les parties civiles au contraire, Servier a mis en place "une série de stratagèmes" pour s'assurer de ce remboursement "par la solidarité nationale". "Ca a été sa seule obsession", tacle Me Cyril Gosset, l'un des trois défenseurs des caisses de la mutualité sociale agricole (MSA) et du régime social des indépendants (RSI). Sa consoeur Géraldine Brasier-Porterie pilonne un "acharnement des laboratoires à maintenir ce médicament et à lutter contre la révélation de ce qu'il est, un anorexigène".- "Très rentable" -"Ils avaient parfaitement connaissance des propriétés anorexigènes" du médicament, martèle à son tour Diane Dumas, autre avocate de la MSA. En 1995, vingt ans après sa mise sur le marché, le Mediator était placé sous enquête de pharmacovigilance, en raison de sa parenté chimique avec deux coupe-faim de Servier, l'Isoméride et Ponderal. Ces deux anorexigènes seront interdits en 1997, après avoir provoqué de graves maladies cardiaques, les mêmes que causera le Mediator.Son autorisation de mise sur le marché sera renouvelée à sept reprises. "Sept occasions pour Servier de continuer à dissimuler volontairement les effets toxiques" du Mediator, déplore Me Dumas. Elle invite le tribunal à s'interroger sur les raisons du groupe pharmaceutique. Son fondateur et ancien président Jacques Servier, décédé en 2014, a toujours minimisé l'importance du Mediator: "jamais plus de 0,7% de notre chiffre d'affaires", disait-il. Jean-Philippe Seta évoquait "un produit mineur". "En réalité, le Mediator, ce sont 144,6 millions de boîtes vendues en France, près de 60 millions de mois de traitement, comme si chaque Français avait eu un mois de traitement de Mediator et près de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires réalisés depuis 1984", insiste Diane Dumas. Avec un "faible coût de production", c'était aussi un "médicament très rentable", avec "une marge brute moyenne de plus de 64% de 2002 à 2007", calcule l'avocate. Visé par la politique de déremboursement des médicaments à l'efficacité insuffisante, lancée en 1999 par Martine Aubry, alors ministre de la Solidarité, le Mediator était "en danger de mort", rappelle Georges Holleaux. Mais les laboratoires "échapperont" au déremboursement de ce médicament, qui sera remboursé au taux plein de 65% jusqu'à son retrait en novembre 2009, un an avant la révélation du scandale sanitaire. Les laboratoires Servier, également renvoyés pour "tromperie aggravée" et "homicides et blessures involontaires", encourent de lourdes amendes et les indemnisations de nombreuses victimes. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, ex-Afssaps) comparaît à leurs côtés pour avoir tardé à suspendre le Mediator, malgré les alertes répétées sur sa dangerosité.Les plaidoiries des parties civiles se poursuivent jusqu'à lundi, avant les réquisitions du parquet, attendues les 23 et 24 juin. La fin de ce procès-fleuve est prévue le 6 juillet.
Le tribunal correctionnel de Paris a jugé qu'il ne s'agissait pas d'un cas de "légitime défense" et que le geste du policier portait "atteinte à l'image des CRS" dans le premier cas.
L'un avait jeté un pavé sur un manifestant, l'autre avait giflé un gilet jaune. Pour la première fois, deux policiers, accusés de violences lors d'une manifestation de "gilets jaunes" ont été condamnés jeudi à deux mois de prison avec sursis et quatre mois de prison avec sursis pour avoir jeté un pavé ou giflé un manifestant. Le tribunal a décidé de ne pas inscrire les peines sur le casier judiciaire des deux policiers. C'est la première fois, depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", en novembre 2018, qu'un policier est condamné pour un acte de violences envers les manifestants, qui n'ont eu de cesse de dénoncer la répression des forces de l'ordre. Ce policier était poursuivi par le tribunal correctionnel de Paris "pour violences volontaires de la part d'une personne dépositaire de l'autorité publique" lors de la mobilisation du 1er mai, dans le XIIIe arrondissement de la capitale, marquée par de nombreux heurts.En novembre, le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis.Sur deux vidéos visionnées lors de l'audience, on voyait ce CRS, entouré de collègues de sa compagnie de Toulouse, se saisir d'un pavé au sol, prendre de l'élan et le lancer vers des manifestants, qui se tenaient à "environ huit mètres". Les images ne montrent pas où a atterri le projectile.Pas de légitime défense"Votre réaction n'était absolument pas nécessaire à la légitime défense", a souligné le président, évoquant un geste "d'exaspération, de panique, de représailles aux jets de projectiles" mais aussi des "circonstances éprouvantes" toute cette journée. Moins d'une heure avant les faits, le CRS avait vu son chef de section gravement blessé au visage par un pavé jeté par un manifestant. "Vous avez eu l'intention de créer chez les manifestants un choc physique ou psychique pour les faire cesser leurs jets de projectiles", a précisé le magistrat, qui a évoqué une décision "très attendue par l'opinion publique", qui "va porter atteinte à l'image des CRS".Message trouble envoyé aux forces de l'ordreAprès la décision, le secrétaire national du syndicat Unité SGP-Police, Grégory Joron a estimé que cette décision constituait un "message assez trouble envoyé aux forces de l'ordre". "C'est une affaire symbolique" et "pas une bonne nouvelle pour les policiers" a-t-il ajouté se disant inquiet pour ses collègues qui "seront traduits dans d'autres affaires".Dans la foulée, un deuxième membre des forces de l'ordre sera jugé dans l'après-midi, cette fois pour avoir giflé un "gilet jaune" lors du même défilé du 1er mai dans le XIVe arrondissement. Depuis le début de leur mouvement de contestation sociale il y a un an, les "gilets jaunes" dénoncent régulièrement les "violences policières", l'usage des grenades et lanceurs de balles de défense (LBD) et certains ont porté plainte.Selon des chiffres communiqués le 7 novembre par le parquet de Paris, 212 enquêtes ont été confiées à Paris à l'IGPN, la "police des polices". Parmi elles, 54 procédures ont été classées sans suite et 18 autres ont conduit à l'ouverture d'une information judiciaire.C'est notamment le cas pour Jérôme Rodrigues, "gilet jaune" blessé gravement à l'œil le 26 janvier, dont la plainte a abouti à l'ouverture d'une information judiciaire pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique avec arme". Selon le décompte du journaliste David Dufresne établi avant la journée d'action de samedi dernier, 24 personnes ont été éborgnées depuis le début du mouvement.
Interdit d'organiser son marché de Noël sur les Champs-Elysées par la ville de Paris l'hiver dernier, Marcel Campion va pouvoir se rattraper aux Tuileries, comme le révèle France Inter.
La guerre entre le "Roi des forains" Marcel Campion et la maire de Paris Anne Hidalgo fait rage depuis de longs mois, en particulier depuis l'interdiction par la ville de la tenue du marché de Noël des Champs-Elysée organisé par le forain. Marcel Campion a même lancé en avril dernier un pamphlet, "Paris Libéré", dans lequel il se livre à une série de charges contre l'édile et qui a été distribué gratuitement à près de 450 000 exemplaires. Il va également pouvoir savourer sa revanche face à Anne Hidalgo, puisqu'il va pouvoir faire revenir son marché de Noël dès le 24 novembre prochain, sur un terrain du jardin des Tuileries appartenant au Louvre, comme le révèle France Inter.Baptisé "La magie de Noël", ce marché s'installera avec l'accord tacite du gouvernement, Marcel Campion s'étant adressé au ministère de la Culture et à l'Elysée pour défendre son projet. Le forain compte bien y faire un pied de nez à son ennemie jurée. "La maire Anne Hidalgo m'a exclu des Champs-Elysées en prétextant que je faisais dans le made in China. Là je vais proposer 80% de stands français", prévient-il. Marcel Campion déboursera un million d'euros pour louer l'espace, situé à un endroit particulièrement prisé des touristes visitant la capitale.Marcel Campion risque de ne pas s'arrêter là dans son litige l'opposant à la maire de Paris. Il est aussi sur le pont pour faire revenir sa grande roue sur la place de la Concorde et a écrit, comme le révélait en juillet dernier Le Figaro, une longue lettre à Anne Hidalgo dans laquelle il multipliait les propositions, comme de verser sur chaque entrée achetée un euro pour l'organisation des Jeux paralympiques de Paris en 2024. "Il va de soi que chacun des points qui encadre notre relation peut être amélioré pour l'intérêt général et soyez certaine que je suis ouvert à une discussion constructive", écrivait-il. Reste à savoir si ces promesses d'entente cordiale seront bien reçues par la mairie de Paris, qui pourrait mal prendre le fait de ne pas avoir eu son mot à dire sur le retour du marché de Noël du "Roi des forains".
Après une journée de suspense, le premier vol habité de la société américaine SpaceX a été reporté de mercredi à samedi en raison du mauvais temps, alors que deux astronautes de la Nasa étaient déjà installés dans la capsule au sommet de la fusée qui devait les lancer vers la Station spatiale internationale.
"Dragon, SpaceX: malheureusement, nous n'allons pas lancer aujourd'hui", a annoncé aux astronautes le directeur du lancement de SpaceX, 17 minutes avant l'heure prévue du décollage au Centre spatial Kennedy en Floride."C'était un bel effort de l'équipe, nous comprenons", a répondu l'astronaute Doug Hurley, qui était depuis plus de deux heures à l'intérieur, sanglé dans son siège avec son coéquipier Bob Behnken, au sommet d'une fusée Falcon 9. Il s'en est fallu de dix minutes pour que le mauvais temps se dissipe, en l'occurrence des orages et de la foudre dans la zone, et la présence d'un épais nuage appelé cumulonimbus pouvant provoquer de la foudre au passage de la fusée, comme c'est arrivé, sans conséquence, aux astronautes d'Apollo 12 en 1969.Mais la sécurité avant tout, a dit Jim Bridenstine, l'administrateur de la Nasa: "Il y avait trop d'électricité dans l'atmosphère".La fenêtre de tir, 16H33, était réduite à cette heure exacte, afin de coordonner l'orbite de Dragon avec celle de l'ISS.La prochaine tentative aura lieu samedi à 15H22 (19H22 GMT)."Tout le monde est sûrement un peu déçu", a dit Doug Hurley plus tard, compatissant avec les équipes au sol, qui attendaient ce moment depuis des années.Bob Behnken et Doug Hurley auraient dû s'amarrer à l'ISS jeudi.Donald Trump était venu assister en personne à ce que la Nasa appelle l'aube d'une nouvelle ère spatiale, où les Etats-Unis confient au secteur privé le transport de ses astronautes, et retrouvent en même temps l'accès à l'espace qu'ils avaient perdu en 2011 avec l'arrêt des navettes spatiales.Mais en reportant le vol, SpaceX ne s'est pas attiré les foudres du président américain, qui a tweeté qu'il reviendrait samedi.Malgré la déception temporaire, cette étape est la concrétisation de 18 ans d'efforts pour SpaceX. "C'est un rêve devenu réalité, je ne pensais pas que cela arriverait un jour", a dit avant le lancement prévu Elon Musk, qui a fondé la société avec quelques salariés en 2002 en Californie. Avant de monter à bord de la capsule, les astronautes avaient dit au revoir à leurs familles qu'ils pensaient quitter pour plusieurs mois.A leurs deux jeunes fils, Elon Musk avait promis: "Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour que vos papas reviennent".Malgré la pandémie de Covid-19, le vol a été maintenu et des touristes et passionnés s'étaient installés sur les plages du littoral de Floride dont la fameuse Cocoa Beach."J'étais là il y a neuf ans avec mon fils pour le dernier lancement d'une navette, j'avais vraiment hâte de sentir à nouveau le sol trembler sous mes pieds", s'est lamentée June Steding, venue d'Orlando.- "Monumental" -Space Exploration Technologies Corp., fondée dans le but de casser les règles du jeu de l'industrie aérospatiale, a gagné pas à pas la confiance de la plus grande agence spatiale de la planète.Elle était devenue en 2012 la première société privée à amarrer une capsule cargo à l'ISS, qu'elle ravitaille depuis régulièrement. Deux ans plus tard, la Nasa lui commandait la suite: y acheminer ses astronautes, dès "2017", en adaptant la capsule Dragon."Si cela se passe mal, ce sera de ma faute", a dit Elon Musk sur CBS.L'agence spatiale a payé plus de trois milliards de dollars pour que SpaceX conçoive, construise, teste et opère sa capsule, réutilisable, pour six futurs allers-retours spatiaux. Le développement a connu des retards, des explosions, des problèmes de parachutes, mais SpaceX a battu le géant Boeing, également payé pour fabriquer une capsule (Starliner), toujours pas prête."Une réussite monumentale", a abondé Jim Bridenstine, patron de la Nasa, en rendant hommage à la créativité et à la persévérance de la société, à qui elle confie désormais sa ressource la plus précieuse, ses astronautes. Crew Dragon est une capsule comme Apollo, mais version XXIe siècle. Des écrans tactiles ont remplacé boutons et manettes. L'intérieur est dominé par le blanc, l'éclairage plus subtil."C'est sûr que tous les pilotes du monde auront plus confiance si vous leur donnez un joystick que si vous leur donnez un iPad!", a plaisanté Thomas Pesquet, l'astronaute français qui pourrait être le premier Européen à voyager à bord du Dragon, en 2021.
REPERES. En dix ans, la France a réduit a minima son stock de masques de protection afin de rationaliser les coûts.
Les autorités ont misé sur les importations et la capacité productive du pays pour réagir en cas d'épidémie... à condition d'anticiper.En 2011, on décide de ne plus renouveler les stocksPrès de deux ans après le début de l'épidémie de grippe A(H1N1), les services de l'Etat s'interrogent sur leur gestion de la crise. Une polémique avait éclaté autour de la commande massive de 94 millions de doses de vaccin, alors que seules six 6 millions ont été finalement utilisées. Les stocks de masques sont alors importants : près d'un milliard de masques chirurgicaux et plus de 700 millions de modèles FFP2, offrant une meilleure protection. Mais entreposer ces cartons dans un grand hangar à Vitry-le-François (Marne) a un coût, sachant que les masques se périment peu à peu, après 4 ou 5 ans. Saisi par la Direction générale de la santé, le Haut Conseil à la Santé publique recommande, dans un avis rendu le 1er juillet 2011, de constituer "un stock tournant", composé à la fois de masques chirurgicaux et FFP2. Dans ces conditions, l'Eprus (Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires), créé en 2007 et aujourd'hui intégré au sein de Santé publique France, commence à ne plus renouveler ses réserves.A partir de 2013, les hôpitaux doivent constituer leurs propres réserves En mai 2013, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), qui dépend de Matignon, acte le changement de doctrine. "La logique était de dire : faisons plus comme dans l'industrie et ne gérons pas des stocks inertes mais ayons des stocks à flux", explique un fin connaisseur des gestions des crises sanitaires. "Mais ceci implique qu'on sache les reconstituer en cas de crise", ajoute-t-il. L'idée est alors de s'appuyer sur les importations chinoises mais aussi sur les capacités de production française.De même, l'Eprus est délesté d'une partie de la responsabilité de constituer des stocks. Les ministères doivent eux-mêmes avoir des réserves de précaution. Et charge est donnée aux employeurs (hôpitaux, cliniques privées...) "de déterminer l'opportunité de constituer des stocks de masques pour protéger leur personnel", en particulier FFP2. En 2015, un sénateur met en gardeEn 2015, un rapport du sénateur Francis Delattre témoigne de la baisse des stocks dont la valeur "est passée d'un maximum de 992 millions d'euros à la fin de l'année 2010 à (...) à 416 millions d'euros" en mars 2015.Ce même texte met aussi en garde : "la réservation de capacités de production ne peut constituer une solution unique pour prévenir les situations sanitaires exceptionnelles". En clair, l'Etat doit conserver des stocks stratégiques suffisants en prévision d'une épidémie.En 2020, les cartons sont videsDébut 2020, alors que l'épidémie de coronavirus commence à se propager, les stocks ont fondu. L'Etat ne dispose d'aucune réserve en masques FFP2, de 117 millions de masques chirurgicaux adultes et de 40 millions de masques pédiatriques enfants.Dans ses entrepôts d'Orléans, l'armée identifie 5 millions de masques qu'elle distribue le 19 mars. Le volume de masques détenu par les professionnels de santé est, lui, impossible à inventorier.La décision de renouveler les stocks appartenait au ministère de la SantéUn décret de réquisition de la production française est pris le 3 mars, soit deux semaines avant le début du confinement général. L'augmentation de la cadence "n'est pas un exercice simple", a reconnu samedi le Premier ministre Edouard Philippe. Dans le même temps, la France finalise l'acquisition de 250 millions de masques à l'international, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran, qui assure que le gouvernement a commencé, dès le mois de janvier, à importer de nouveaux exemplaires.Ces mesures n'éteignent pas les interrogations autour de l'anticipation de la crise. Sachant que la décision de renouvellement des stocks appartient au ministre de la Santé, selon l'article L1413-4 du code de la santé publique. "Il sera temps au moment voulu de tirer toutes les conséquences en matière de préparation", a estimé samedi Olivier Véran.
Un procès fictif d'Emmanuel Macron avait été organisé à Angoulême et le président avait symboliquement été décapité à la hache.
Trois "gilets jaunes" ont été mis en examen samedi 29 décembre, à Angoulême à la suite d'un rassemblement, le 21 décembre dernier, au cours duquel un pantin à l'effigie d'Emmanuel Macron avait été décapité, a indiqué le parquet.Deux hommes et une femme, âgés de 25 à 45 ans, originaires de Charente, ont été libérés et placés sous contrôle judiciaire, après avoir été placés la veille en garde à vue.Ils ont été mis en examen pour "provocation à la commission d'atteinte à la vie" du président Macron, qui peut aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement, "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique", qui peut être puni d'un an, et déclaration incomplète ou inexacte de déclaration de manifestation (six mois).Les trois personnes avaient été entendues par la police en tant qu'organisateurs d'une manifestation de "gilets jaunes" à Angoulême, à laquelle participaient une cinquantaine de protestataires.Les prévenus "prêts à s'excuser"Un "procès" fictif d'Emmanuel Macron - jamais évoqué lors de la déclaration de manifestation - avait été simulé, à l'issue duquel le pantin à l'effigie du chef de l'Etat avait été décapité à la hache.La préfète de Charente avait fait un signalement au parquet, en dénonçant des faits "portant gravement atteinte tant à la personne qu'à la fonction du président de la République". Le Premier ministre Edouard Philippe s'était aussi ému de ce "simulacre de décapitation du chef de l'Etat" dans un tweet.L'avocat des trois "gilets jaunes", Me Pierre-Henri Bovis, a indiqué que ses clients étaient victimes d'une "lourde médiatisation", "contre leur gré", d'un "événement qui relevait d'un second degré", d'une "pièce de théâtre organisée par des +gilets jaunes+, pour des 'gilets jaunes'"."Si cela a choqué, ils en sont conscients et prêts à s'excuser", mais, a-t-il insisté, "ils ont agi dans un cadre légal", et "ont usé de leur droit de manifester et d'organiser un événement déclaré en préfecture, sans haine ni violence".
Le ministre de l'Intérieur a insisté sur le fait qu'un "signalement de radicalisation était une suspicion" et qu'une "suspicion ne valait pas radicalisation".
Depuis l'attaque de la préfecture de police de Paris (PP), le 3 octobre 2019, pas moins de "287 signalements d'agents publics" pour radicalisation islamiste ont été faits auprès de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner jeudi 5 mars. Ces signalements portent sur "les agents publics au sens large", a ajouté le ministre, qui était auditionné par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les dysfonctionnements ayant conduit à l'attaque de la PP. Comme le président de la commission d'enquête, Eric Ciotti (LR), lui demandait si cela concernait des agents travaillant dans les transports, il a répondu par l'affirmative. Concernant la police, le ministre a évoqué "110 cas signalés" depuis le 3 octobre. Sur ce total, "73 cas ont été classés" et "2 agents ont été écartés", a-t-il dit.Christophe Castaner a insisté sur le fait qu'un "signalement de radicalisation était une suspicion" et qu'une "suspicion ne valait pas radicalisation". Le locataire de la place Beauvau a souligné ainsi que "l'essentiel" des signalements était classé sans suite.Par ailleurs, le ministre s'est dit vivement opposé à une suppression du service de renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), auquel appartenait l'auteur de l'attaque de la PP, ou à son rattachement à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). "Les relations entre les deux structures sont très fluides. La DGSI opère sur l'ensemble du territoire et s'occupe du haut du spectre, tandis que la DRPP s'attache au bas et au milieu du spectre. Les deux missions sont complémentaires et l'une n'est pas fongible dans l'autre", a-t-il plaidé.Selon Christophe Castaner, il faut par contre "veiller à une meilleure détection de la radicalisation" et revoir les enquêtes d'habilitation au secret défense. Le 3 octobre 2019, un agent de la DRPP, Mickaël Harpon a tué à l'arme blanche quatre de ses collègues, avant d'être abattu. Les membres de la commission d'enquête de l'Assemblée, du gouvernement et des services de renseignement ont été unanimes à reconnaître "une faille grave" et des "dysfonctionnements" concernant la détection des signaux de radicalisation de Mickaël Harpon.
Pajemploi et la Caisse d'allocations familiales ont mis en place un numéro vert et une commission d'urgence sociale pour venir en aide aux familles en difficulté.
Six mois après la mise en place du nouveau mode de versement du Complément de libre choix du mode de garde (CMG) sur le site Pajemploi, quelque 8.000 familles sont toujours privées d'aide financière pour la garde de leurs enfants, ont indiqué lundi 25 novembre l'Urssaf et la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf). La raison : des anomalies dans les échanges informatiques entre la Caisse d'allocations familiales (CAF) et Pajemploi, un service mis en place en mai et rattaché aux Urssaf qui gère désormais le versement aux familles du Complément de libre choix du mode de garde (CMG), une allocation mensuelle de 89 à 469 euros environ. Conséquence : certaines familles ne reçoivent plus leur CMG, ne peuvent plus déclarer en ligne les heures de travail de leur nounou, ou encore sont prélevées à tort. Pajemploi et la Cnaf ont annoncé lundi la mise en place d'un numéro vert non surtaxé, le 0806 804 229, et des "moyens renforcés" pour résoudre ce problème qui a concerné jusqu'à 30.000 familles. Une "commission d'urgence sociale" a également été mise en place pour attribuer des "aides financières personnalisées aux familles en difficulté". La Cnaf et Pajemploi "font leur maximum pour pouvoir mettre fin rapidement" au problème, ont indiqué les deux organismes.Le 10 novembre, un collectif regroupant une centaine de familles avait dénoncé une situation "ubuesque et gérée de manière catastrophique", expliquant que certains parents avaient dû se séparer de leur "nounou", voire contracter des crédits pour combler leur découvert bancaire. Dans une réaction transmise à l'AFP, le collectif des Familles en lutte s'est dit "satisfait" de ces annonces, notamment de la création du numéro d'appel.
Le nombre de demandes d'asile enregistrées en Europe a chuté de 87% en avril, comparé au début de l'année, sous l'effet des restrictions de circulation liées à la crise sanitaire du coronavirus, a annoncé jeudi le Bureau européen d'appui en matière d'asile (EASO).
Entre la fermeture des frontières extérieures de l'Union européenne (UE) et les restrictions de circulation au sein de la zone Schengen ces dernières semaines, la baisse des demandes d'obtention du statut de réfugié s'est accentuée, après une diminution de 43% en mars. "Seulement 8.730 demandes d'asile ont été enregistrées en avril" dans les pays de l'UE ainsi qu'en Norvège et en Suisse, ce qui correspond au "plus bas niveau depuis au moins 2008, avec une chute massive de 87% comparé au niveau pré-Covid-19 en janvier et février", a détaillé l'agence dans un rapport publié jeudi.Ce nombre est toutefois quasiment dix fois supérieur à celui des traversées illicites des frontières européennes sur la même période : 900 d'après les données de Frontex, l'Agence de la protection des frontières européennes. Cette "disparité" témoigne du besoin de protection des demandeurs d'asile, malgré la "suspension temporaire" de l'enregistrement de ces demandes dans "plusieurs pays".Dans le détail, la chute drastique des demandes est surtout due au fait que les ressortissants des pays d'Amérique latine, Venezuela et Colombie en tête, n'ont pas pu accéder au territoire européen en avril. Les dossiers vénézuéliens sont ainsi passés de 5.013 en janvier à seulement 80 en avril, tandis que 64 demandes émanant de Colombiens ont été déposée, contre 5.272 en janvier.Le niveau de la demande d'asile devrait toutefois "augmenter doucement dans les prochains mois, lorsque les mesures nationales et de restriction de circulation vont s'adoucir", explique l'agence dans son rapport, qui tire les conséquences de la crise sanitaire sur la demande d'asile à venir.Cette tendance s'est déjà fait sentir dans les premières données du mois de mai, lorsque les demandes d'asile "remontaient déjà, bien que doucement"."Rien n'indique que la demande de protection internationale diminue", anticipe donc l'EASO. Les pays européens, explique l'agence, "devraient se préparer à une montée des demandes d'asile à moyen terme, y compris celles liées aux répercussions du Covid-19 sur les pays pauvres".
La SPA a lancé une alerte à tous les propriétaires d'animaux de compagnie de Savoie, révèle France Bleu. D'après elle, depuis quelques mois, plusieurs cas d'empoisonnements ont été constatés.
Mais qui donc s'en prend aux petits chiens de la Savoie ? Ce mercredi 16 janvier, France Bleu explique que la SPA (Société protectrice des animaux) a lancé une alerte empoisonnement dans tout le département après avoir constaté la mort de plusieurs animaux, en particulier des chiens. Tous avaient ingéré des boulettes de poison. En effet, selon l'association qui prend en charge les petites bêtes, une vingtaine de cas a été avérée depuis plusieurs mois dans l'avant-pays savoyard.Le procédé est simple : quelqu'un jette des boulettes avec de la mort-aux-rats dans les jardins privés afin de tromper leur vigilance. Un procédé insidieux, dénoncé par la SPA, puisque la mort aux rats est un anticoagulant, explique une vétérinaire de Pont-de-Beauvoisin (Isère), citée par France Bleu. "On a eu un chien qui saignait des oreilles. Mais à ce stade c'est parfois déjà trop tard", explique-t-elle.Premier cas en février 2018En décembre dernier, une propriétaire de deux cockers à Domessin (Savoie) découvre des traces de sang dans sa maison. Son chien agonisait et a dû être euthanasié dans la foulée, l'autre étant encore sous traitement. D'autant plus étrange que deux mois plus tôt, elle avait découvert des boulettes de mort-aux-rats dans son jardin. France Bleu qui précise que cette semaine de décembre, ce ne sont pas moins de cinq chiens qui ont perdu la vie dans la même rue.Mais les premiers empoisonnements remontent à plus loin. À quelques mètres de là, un propriétaire de Beauceron a vu sa chienne mourir en février 2018. Il avait retrouvé lui aussi "un sachet de raticide" dans son jardin.Aujourd'hui, les auteurs n'ont toujours pas été retrouvés, et un climat de suspicion a été installé dans la région. La SPA demande à tout le monde de redoubler de vigilance, la mort-aux-rats pouvant aussi être très dangereuse pour les enfants.
Pour Marlène Schiappa, la sortie polémique de Brigitte Bardot ne passe toujours pas. "Il y a beaucoup d'actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle.
Ensuite, pour qu'on parle d'elles, elles viennent raconter qu'elles ont été harcelées...", avait lancé l'ancien sex-symbol dans une interview accordée à Paris Match. Une petite phrase que la secrétaire d'Etat n'a toujours pas digérée. "C'est triste, évidemment, venant d'une icône féminine, mais on connaît les positions de Brigitte Bardot. Elle s'occupe très bien de la défense des animaux. Il faudrait peut-être qu'elle se concentre sur cela", préconise Marlène Schiappa dans une interview accordée au quotidien gratuit CNews matin. Elle fustige aussi la tribune sur la "liberté d'importuner" parue dans Le Monde signée notamment par Catherine Deneuve. "Dans ce texte, certaines choses étaient intéressantes, comme le fait de refuser la victimisation systématique en tant que femme. Mais, derrière, il y avait des aspects dangereux, comme le fait d'affirmer que les frotteurs du métro ne commettent pas toujours une agression sexuelle. Alors que c'en est toujours une", explique à CNews matin Marlène Schiappa.
L'avion présidentiel offre toutes les conditions de confort et de sécurité pour Emmanuel Macron et son équipe lors des déplacements du chef de l'Etat. Le JDD en dévoile les coulisses.
L'Airbus A330 qui transporte le président de la République est un endroit particulièrement secret. Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée, de nombreuses choses ont changé, notamment au niveau du protocole, comme l'explique le Journal du dimanche. Dorénavant, le chef de l'Etat vient saluer personnellement, parfois avec son épouse, chacun des 60 passagers de l'avion juste avant le début de la procédure de décollage. Une délégation choisie à chaque voyage par Emmanuel Macron lui-même. "Le Président a décidé de resserrer sa délégation et d'en faire un outil diplomatique, ce qui n'était pas forcément le cas avant", déclare-t-on du côté de l'Elysée.Le JDD dévoile également des informations plus prosaïques. Selon l'hebdomadaire, l'avion présidentiel revient à un coût compris entre 20 000 et 22 000 euros de l'heure de vol. La sécurisation des communications, enjeu crucial pour l'entourage du président et l'armée de l'air, qui opère les vols, est poussée au maximum. "Le Président peut communiquer avec n'importe qui dans le monde, à n'importe quelle heure, avec la même protection et la même sécurité qu'à l'Elysée. C'est un bureau volant, il faut qu'il puisse faire dans l'avion tout ce qu'il fait au palais", confie la présidence.En effet, Emmanuel Macron dispose de son bureau, auquel sont accolées une salle de réunion, une salle de bain et une chambre dans laquelle il peut profiter, si le vol est assez long, de quelques heures de sommeil. Le chef de l'Etat et ses passagers peuvent en outre profiter de plateaux-repas parfois préparés en personne par le chef de l'Elysée, Guillaume Gomez. Le pilote de l'appareil, lui, doit être titulaire d'une habilitation spéciale pour pouvoir prendre les commandes d'un appareil pas comme les autres. Un appareil qui doit, une fois tous les deux ans, être immobilisé pendant un mois pour maintenance.
Au milieu des ruines apocalyptiques, Tarek Abou Ziad et sa famille déballent des grillades. En plein ramadan, ils ont tenu à retrouver les décombres de leur maison, le temps d'un iftar symbolique, dans la Syrie en guerre.
Tout autour d'eux, les squelettes vides des immeubles éventrés et à moitié effondrés s'alignent dans leur quartier à Ariha, grande ville de la province d'Idleb, dans le nord-ouest syrien.Sur des images de drones filmées par un vidéaste de l'AFP, leurs silhouettes sont presque incongrues, petites taches de couleur au milieu d'un paysage monotone de béton gris déchiqueté. Des ruines comme un peu partout dans la région d'Idleb, dominée par des jihadistes et des rebelles, mais qui bénéficie depuis début mars d'un cessez-le-feu précaire, après plusieurs mois d'une offensive meurtrière du régime et de son allié russe.Pour le traditionnel repas de rupture du jeûne, Tarek Abou Ziad et sa famille se sont installés sur le toit de ce qui reste de leur maison, se faisant une petite place près des blocs de parpaing.Il est avec sa mère, sa soeur, son épouse et leurs quatre enfants. Des tapis de jute sont jetés au sol, tout autour sont alignés des matelas en mousse et les enfants s'installent sagement."J'ai voulu revenir ici sur les décombres, pour nous remémorer le mois du ramadan que nous passions chaque année dans notre maison", confie à l'AFP le boulanger de 29 ans.Leur maison a été bombardée après que la famille a fui les combats des derniers mois à Ariha pour trouver refuge ailleurs dans la province d'Idleb, comme près d'un million de personnes déplacées selon l'ONU par la dernière offensive du régime."Quand on est revenu, tout le quartier était détruit", déplore-t-il.Lui et sa famille sont restés à Ariha mais ont loué un logement dans un autre quartier.Lundi, exceptionnellement, ils ont décidé de partager l'iftar dans les ruines de leur maison. Mais ils ont apporté des plats déjà préparés, la cuisine étant détruite.Le jus est versé dans des gobelets en plastique, les galettes de pain sont distribuées. Les grillades et le poulet sont déballés, en attendant le coucher du soleil."Nous avions beaucoup de souvenirs dans cette maison, et nous sommes venus pour les revivre, après les bombardements et les souffrances", lâche la mère du boulanger, Samah, 50 ans.Tout près, dans une pièce d'un immeuble au mur soufflé, on peut voir les canapés des voisins, abandonnés à la poussière.
"J'ai essayé de trouver un vol pour revenir en Palestine, mais on m'a dit de rester sur place", lance Acil Bader. Comme elle, des milliers de Palestiniens, coincés à l'étranger depuis des mois à cause du coronavirus, cherchent à rentrer chez eux.
La vie devait être belle! En janvier, Acil s'est installée en Toscane, après avoir décroché une bourse pour étudier à l'Université de Florence. Mais quelques semaines plus tard, l'Italie impose un confinement pour lutter contre la rapide propagation du coronavirus, et l'étudiante cherche depuis à rentrer dans sa Cisjordanie natale. Le personnel de l'ambassade palestinienne à Rome a été très "réactif", souligne la femme de 26 ans, mais il ne peut pas lui dire quand elle pourra partir. "C'est très dur psychologiquement", confie-t-elle.Selon l'Autorité palestinienne, plus de 6.000 Palestiniens sont coincés à l'étranger, incapables de rentrer chez eux. "Nous sommes peut-être le seul gouvernement au monde qui ne peut rapatrier ses propres étudiants", a déploré cette semaine le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh.L'Autorité palestinienne est en quelque sorte un gouvernement sans Etat. "Nous n'avons pas d'aéroport, nous n'avons pas d'avions, nous ne contrôlons pas nos frontières", a rappelé le Premier ministre.- Via l'Egypte ? -Comme Acil, les habitants de la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, passent généralement par la Jordanie voisine pour rentrer chez eux, plutôt que de demander un permis de transit aux autorités israéliennes pour atterrir à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.Mais en raison de la crise sanitaire, la frontière avec la Jordanie est fermée. Et la frontière du côté de la Cisjordanie est contrôlée par Israël.Contacté par l'AFP, le Cogat, l'organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens, n'a pas indiqué dans l'immédiat s'il comptait faciliter les mesures d'entrée.A Gaza, territoire palestinien séparé de la Cisjordanie et contrôlé par les islamistes du Hamas, environ 1.500 personnes ont été autorisées en mai à rentrer par le terminal de Rafah, qui sépare l'enclave de l'Egypte. Un plus petit nombre a pu transiter par Israël mais sans aéroport dans les territoires palestiniens, les retours de ceux qui sont toujours coincés à l'étranger restent difficilement envisageables."Le ministère des Affaires étrangères n'a clairement pas réussi à coordonner notre évacuation", affirme Taghreed Darwish, 35 ans. Cette militante pour le droit des femmes avait quitté Gaza en février avec ses deux filles, pour rejoindre son mari qui étudie à Glasgow, en Ecosse. L'absence prolongée de Taghreed lui a coûté son travail dit-elle. Un coup d'autant plus dur qu'elle subvient seule aux besoins de sa famille à Gaza où le taux de chômage atteint 50% selon la Banque mondiale. "Je ne sais pas ce que le sort nous réserve".- "Ramenez-nous!" -Sur Facebook, des Palestiniens ont créé une page - "Ramenez-nous à la maison" - partageant des vidéos de personnes et de leurs familles bloquées à l'étranger, demandant aux autorités palestiniennes d'intervenir."Nous avons lancé cette campagne pour se soutenir mutuellement car le système nous a abandonnés", explique à l'AFP Zaid Shuaibi, 31 ans, impliqué dans le projet.Le jeune homme originaire de Ramallah, en Cisjordanie, s'est retrouvé coincé à Johannesbourg après avoir gagné l'Afrique du Sud pour une formation de deux mois, qui a finalement été annulée en raison du coronavirus. Comme Acil en Italie, Zaid est hébergé gratuitement, mais de nombreux Palestiniens n'ont pas eu cette chance."Beaucoup de personnes souffrent vraiment" de la situation, affirme-t-il, citant l'exemple de Palestiniens ayant perdu leur emploi dans le Golfe lorsque le virus s'est répandu. A Ramallah, Ahmed al-Deek, un responsable du ministère palestinien des Affaires étrangères, assure lui que tout est mis en oeuvre pour permettre aux Palestiniens qui le souhaitent de rentrer chez eux."Nous préparons le retour de 1.600 Palestiniens regroupés en Egypte et qui vont être envoyés en Jordanie puis pourront revenir par le point de passage avec la Cisjordanie", a-t-il expliqué à l'AFP, sans plus de précisions. Engagé dans un bras de fer avec l'Etat hébreu qui songe à annexer rapidement des pans de la Cisjordanie, les leaders palestiniens répètent avoir gelé leur coopération avec Israël qui contrôle ce point de passage...
Le leader de la France insoumise compare le leader des "gilets jaunes" à son homonyme du 18e siècle, tombeur de Louis XVI.
"La révolution citoyenne des gilets jaunes est une des meilleures choses qui nous soit arrivée depuis si longtemps", écrit Jean-Luc Mélenchon dans un long texte publié sur les réseaux sociaux, rapporte le HuffPost.Le leader de la formation politique de gauche fait ensuite une longue comparaison entre le gilet jaune Éric Drouet et Jean-Baptiste Drouet, tombeur de Louis XVI et "dont Napoléon a dit 'sans vous l'histoire de France aurait été toute différente'"."Ce Drouet-là est un vrai modèle dans ce qu'est une révolution populaire : on n'attend pas les consignes pour agir ! Le peuple qui accourut pour ramener le roi à Paris, les soldats qui refusèrent de passer en force sur le pont, tous ont pour point de départ la situation créée par Drouet", estime Jean-Luc Mélenchon."Merci monsieur Drouet""La France est pleine de ces personnages qui marquent son histoire comme autant de cailloux blancs. C'est pourquoi je regarde Éric Drouet avec tant de fascination", affirme encore le député des Bouches-du-Rhône."Monsieur Drouet, on vous retrouve avec plaisir. Puisse cette année être la vôtre, et celle du peuple redevenu souverain. Puisse-t-elle être celle de la fin de la monarchie présidentielle, et du début de la nouvelle république. Sur le seuil de ce début d'année prometteur, pour saluer tous les gilets jaunes et l'histoire dont ils sont les dignes héritiers, je vous dis 'merci, monsieur Drouet'", conclut Jean-Luc Mélenchon. Éric Drouet sera jugé le 5 juin. Porteur d'une sorte de matraque, il avait été interpellé samedi 22 décembre à Paris. Il est par ailleurs visé par une enquête préliminaire pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit" après avoir appelé à marcher sur l'Élysée le 5 décembre lors d'un débat sur BFMTV.
La présidente du Front national (FN) estime que le juge Serge Tournaire, qui conduit l'enquête sur un éventuel financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, est "engagé dans un soutien au Syndicat de la magistrature", classé à gauche, ce qui pose "un vrai problème de fond, sur le soupçon d'absence de neutralité".
La garde à vue de l'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy a repris mercredi 21 mars, après une interruption dans la nuit, dans l'enquête sur des soupçons de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi. Interrogée sur ce sujet, Marine Le Pen a tout d'abord tenu à rappeler la présomption d'innocence. "Tant que la justice ne s'est pas prononcée, il faut rester prudent", a-t-elle insisté au micro de Radio Classique.La présidente du FN a par ailleurs voulu "mettre l'accent sur quelque chose d'éminemment dérangeant. Nicolas Sarkozy, et il n'est pas le seul, se retrouve, quelles que soient ses affaires, toujours devant le même juge d'instruction. Est-ce qu'il n'y a que deux ou trois juges d'instruction en France ? C'est gênant, et ça pose un certain nombre de questions." "Je ne veux pas que l'on mette nos policiers en situation d'échec. Nous vivons une explosion de la délinquance en France" Marine Le Pen (21/03/2018)par Radio Classique"La justice doit faire son travail de manière très sérieuse"Le juge Serge Tournaire, qui conduit cette enquête aux multiples ramifications, "est engagé, comme d'autres juges d'instruction qui sont saisis d'affaires qui touchent à des politiques, dans un soutien au Syndicat de la magistrature. Et (...) ceci pose un vrai problème de fond, sur le soupçon d'absence de neutralité de la part de ces magistrats". Classé à gauche, le Syndicat de la magistrature (SM) avait défrayé la chronique en 2013, après la découverte dans ses locaux d'un "mur des cons" où étaient placardés les portraits de dizaines de personnalités, de droite pour la plupart, dont Nicolas Sarkozy ou la flamme tricolore, emblème du FN. "La justice dans cette affaire, parce qu'il s'agit d'un ancien président de la République, mais aussi parce que les conséquences pourraient être très lourdes, doit faire son travail de manière très sérieuse, et avec la neutralité qu'on devrait toujours exiger de la part d'une instruction", a expliqué la finaliste de la présidentielle en mai.Une affaire d'envergure internationaleSans vouloir se prononcer, sur le fond de l'affaire, Marine Le Pen a néanmoins souligné qu'elle "ne touche pas seulement le financement d'une campagne électorale. Elle touche à la mise en œuvre d'une guerre, elle touche à l'élimination d'un chef d'État, elle touche à la déstabilisation profonde d'un pays, et sa conséquence qui a été une vague migratoire massive sur l'Europe", a fait valoir Marine Le Pen. "Si les faits étaient avérés, les conséquences iraient beaucoup plus loin qu'un simple financement déloyal d'une campagne présidentielle", a souligné la députée FN du Pas-de-Calais."On a le sentiment qu'il n'y a pas une campagne présidentielle qui s'est déroulée dans des conditions de loyauté", a ajouté Marine Le Pen, dont plusieurs proches ont été mis en examen en 2015 pour "financement illégal" de campagne électorale en 2012.
Lancée par le président du conseil régional de PACA Renaud Muselier (LR), en réponse à la cagnotte de soutien au boxeur accusé d'avoir frappé des policiers, la levée de fonds en faveur des forces de l'ordre comptabilise déjà plus d'un million d'euros à 28 jours de la clôture.
En à peine quelques jours, la cagnotte en soutien aux forces de l'ordre a explosé les compteurs. Lancée lundi par le président du conseil régional de PACA, Renaud Muselier (LR), sur la plateforme de financement participatif Leetchi, cette levée de fonds improvisée en réponse à une cagnotte de soutien à Christophe Dettinger, a déjà permis de récolter plus d'un million d'euros.Dans le texte qui accompagne la page de la cagnotte sur Leetchi, Renaud Muselier dénonce un mouvement des" gilets jaunes", qui "s'est laissé déborder par des individus factieux qui agressent policiers, gendarmes et sapeur-pompiers". L'élu assure que "1 050 membres de nos forces de l'ordre ont été blessés au cours des manifestations". Le mouvement des "gilets jaunes" dure maintenant depuis plusieurs semaines. Il a connu un nouveau pic de violence pour le premier samedi de mobilisation de l'année 2019, amplifié par la diffusion d'une vidéo d'un homme assénant plusieurs coups de poing à des CRS. L'auteur présumé, Christophe Dettinger, ancien boxeur professionnel, a été placé en détention en vue de son procès le 12 février prochain."Je suis agréablement surpris, ça prouve qu'il y a beaucoup de gens dans ce pays qui ne cautionnent pas les actes de violences. Le don moyen étant de 27 euros, cela prouve bien que c'est un engagement politique au service des forces de l'ordre. Je souhaiterais que nous dépassions le million", avait déclaré Renaud Muselier au micro de BFMTV jeudi matin.Les sommes récoltées grâce à la cagnotte seront reversées l'association l'Amicale de la police nationale. Il reste 28 jours avant qu'elle ne soit clôturée. La cagnotte de soutien à Christophe Dettinger n'a elle pas connu le même sort. Elle a été fermée par Leetchi alors qu'elle affichait 117 000 euros de dons. Mercredi 9 janvier, l'une des figures des "gilets jaunes", Eric Drouet, a décidé de prendre le contre-coup en lançant lui aussi sa propre collecte pour les manifestants blessés. Plus de 71 000 euros ont déjà été récoltés.
La candidate à la mairie de Paris a martelé sa volonté d'élargir les heures d'ouverture des magasins, avançant des raisons à la fois économiques et sociales.
Après deux mois de paralysie, l'économie française a entamé sa reprise, évaluée à 80% de ses capacités selon la ministre Muriel Pénicaud. A Paris, le thème du soutien aux commerces a été repris par la candidate de la majorité aux municipales Agnès Buzyn, qui souhaite libérer les horaires d'ouverture dans le cadre d'un "plan Marshall pour les commerces". "Il faut permettre à tous les commerçants de récupérer du chiffre d'affaires, de pouvoir travailler plus tard le soir et le dimanche", a déclaré l'ancienne ministre à l'antenne de RTL, lundi 8 juin. "Ca permet aux gens plus de distanciation sociale dans la journée, ça permet aussi de décaler les horaires d'arrivée dans les transports en commun pour tous ceux qui travaillent dans les commerces", a t-elle poursuivi, ajoutant que la mesure "permettra à notre jeunesse qui est en très grande difficulté pour entrer sur le marché de l'emploi de trouver du travail le soir".Dans le cadre de ce "plan Marshall pour le commerce" qu'elle appelle de ses voeux, Agnès Buzyn souhaite expérimenter la "liberté pour les horaires d'ouverture des commerçants", pour une période d'un an.Côté gouvernement, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a décidé le report des soldes d'été, qui devaient à l'origine commencer le 24 juin, et qui "débuteront le 15 juillet" pour une durée de quatre semaines".
Après des mois, parfois même des années, de préparatifs, l'épidémie de coronavirus a fait s'envoler les rêves de millions d'adolescentes latino-américaines, privées de la fête de leurs quinze ans, une tradition de passage à l'âge adulte encore très ancrée dans la région.
Alors que la pandémie de Covid-19 ne faiblit pas en Amérique latine, ces jeunes filles ne peuvent espérer vivre leur "quinceañera" avant 2021. Pour ce moment tant attendu, sorte de "bal des débutantes" célébré en famille et en grande pompe à l'occasion de leur anniversaire, elles sont pour un soir les reines de la fête. Au moins 6 millions de personnes ont été contaminées par le coronavirus en Amérique latine et 242.000 en sont mortes malgré les nombreuses mesures de restrictions qui ont conduit à l'annulation des événements publics et des rassemblements familiaux. Pour les jeunes filles les moins chanceuses, l'annulation est tombée à quelques jours, voire à quelques heures de la fête tant espérée. "Je n'étais pas bien parce que c'est tombé le jour d'avant. Mais heureusement, j'étais au collège et mes amis étant là pour me soutenir et me consoler", raconte à l'AFP l'Argentine Mia Minutillo, qui déballe soigneusement la robe qu'elle devait porter ce jour-là et qui, depuis mi-mars, dort dans son placard. Elle enfile la robe de mousseline, ornée de dentelles, et constate qu'elle est un peu lâche. Mais elle ne s'inquiète pas, elle sait qu'il reste du temps pour la reprendre : la fête a été reportée au 20 mars 2021.Même si l'adolescente est consciente qu'il s'agit encore d'"une prévision" au vu de l'incertitude totale sur l'organisation d'événements festifs à venir. "Cela n'arrive pas à Mia, cela n'arrive pas à son amie.... cela arrive à tout le monde, à toutes les jeunes filles de quinze ans", constate sa mère Veronica Rivero, qui veut croire que si un vaccin est découvert ou si "les gens continuent de respecter" les recommandations sanitaires, la fête pourra finalement se tenir. - Déprimée -L'origine de la célébration de la "quinceañera" remonterait aux galas que l'aristocratie européenne donnait pour présenter en société les jeunes filles considérées comme prêtes à se marier. Exportée en Amérique latine, la tradition a aussi gagné les classes populaires. Les familles investissent beaucoup d'énergie et d'argent pour l'organisation de ces cérémonies. Les parents économisent pendant des années ou n'hésitent pas à s'endetter. Valeria Halit Carreño raconte qu'elle a ressenti un "mélange d'amertume et de tristesse" à l'annulation de sa fête."Je pensais que 2020 serait mon année, que j'allais pouvoir célébrer mes quinze ans, que je pourrais avoir une grande fête", confie cette jeune Panaméenne. Sa mère Yamileth Pastor raconte comment sa fille a "pleuré pendant des jours et des nuits". Consciente que d'ici fin 2020 il sera impossible de réunir les 170 invités prévus, la famille mise sur 2021. Pour le jour J, elle s'est contentée d'une rencontre par vidéoconférence avec les proches, où Valeria et son père ont dansé la valse traditionnelle... "en pyjama"."Je me sens comme nostalgique. Parfois je suis un peu déprimée car je me dis +est-ce qu'elle ne va pas s'abîmer, est-ce qu'elle ne va pas se friper?+", confie la Mexicaine Eréndira Sanchez, en regardant sa robe pourpre ornée de fleurs brodées.Son père, Eduardo Sanchez, assure que malgré les pertes générées par l'annulation, la famille est prête à assumer les coûts supplémentaires pour réorganiser la fête l'an prochain. Car même si "la situation économique est difficile", il tient au "rêve" de sa fille. "Les jeunes de la nouvelle génération vivent dans l'insécurité, ils traversent la pandémie, ils vivent des choses difficiles", justifie sa mère, Maria Zenaida Miranda.C'est peut-être pour cela que Sidneidy Uray et sa demi-soeur Yeikalin Gonzalez sont toute émues de raconter la petite fête organisée récemment pour leur "quinceañera" dans le quartier populaire de La Vega, à Caracas, où la pandémie s'ajoute à une profonde crise économique. "Cette fête a été incroyable. Même si cela n'a pas été celle que nous espérions, ça a vraiment été quelque chose d'inoubliable", s'enthousiasme Sidneidy, qui a revêtu pour l'occasion la robe que sa mère portait il y a vingt ans pour sa propre fête de "quinceañera".
Huit millions d'euros, c'est le montant que la firme américaine aurait dépensé en France depuis 2010. Objectif : détourner l'attention des effets des boissons sucrées sur la santé.
"Depuis 2010, Coca-Cola a octroyé plus de 8 millions d'euros à des experts et à diverses organisations médicales, mais aussi sportives ou événementielles", affirme une enquête du journal Le Monde, selon lequel "en France comme ailleurs, (ces) financements relèvent dans leur grande majorité de la communication ou du sponsoring pur, et non d'un authentique travail scientifique".Selon le quotidien, tout a débuté après une enquête sur le lobbying de la compagnie américaine, publiée en 2015 par le New York Times. Devant le scandale provoqué, l'entreprise promet la transparence et publie sur son site les noms des experts et la liste des activités qu'elle a financées aux États-Unis. En France, ce sont les actions de l'ONG Foodwatch qui contraint la firme à les publier, en avril 2016. Ce sont ces données, depuis mises à jour, que le quotidien dit avoir "passées au crible"."Diététiciens, nutritionnistes ou médecins du sport : la plupart des dix-huit personnes nommées sont des professionnels de santé - les plus légitimes pour déconseiller la consommation de boissons sucrées à leurs patients, mais aussi dans les médias et les colloques", développe le journal français. "Faire oublier les risques liés à ses boissons"Les financements de Coca-Cola visent à "faire oublier les risques liés à ses boissons" sucrées en mettant en avant le rôle du manque d'activité physique dans l'obésité, selon le quotidien, qui rappelle que la firme est également propriétaire de Sprite, Fanta ou Minute Maid.Une étude d'une revue spécialisée en santé publique, le Journal of Public Health Policy, publiée le 8 mai, révèle que la multinationale aménage de multiples clauses pour exercer une influence sur les travaux scientifiques qu'elle sponsorise. Le quotidien français précise ainsi que l'entreprise se réserve ainsi "le droit d'empêcher la publication de tout résultat qui lui déplairait". Les auteurs de l'étude, dirigée par Sarah Steele, professeure de droit en santé publique au Jesus College de l'Université de Cambridge (Royaume-Uni), ont pu examiner cinq contrats conclus entre Coca-Cola et des universitaires américains et canadiens de renom. La multinationale "s'y réserve le droit d'interrompre les contrats sans motif" et "les clauses et conditions de ces contrats ne sont pas cohérentes avec les déclarations faites par Coca-Cola sur son site Internet" en matière de transparence.
La paralysie du trafic aérien a fait plonger des dizaines de compagnies aériennes dans le rouge. Douze pays, dont la France, demandent des mesures d'urgence.
Le trafic aérien mondial a enregistré en mars la plus forte baisse de son histoire récente avec une chute de 52,9% par rapport à la même période de l'an dernier, retombant au niveau de 2006. Dans ce contexte, douze pays européens, dont la France, ont demandé à la Commission européenne de suspendre l'obligation faite aux compagnies aériennes de rembourser les passagers dont les vols ont été annulés à cause du coronavirus. Les pays à l'origine de cette requête (Belgique, Bulgarie, Chypre, République tchèque, Grèce, France, Irlande, Lettonie, Malte, Pays-Bas, Pologne et Portugal) demandent à ce que ces compagnies puissent imposer des avoirs à la place, dans une déclaration conjointe publiée à l'occasion d'une réunion par vidéoconférence des ministres européens des Transports."Graves problèmes de trésorerie"L'"obligation de rembourser les billets annulés en cash, si le passager le décide, place les compagnies aériennes dans une situation difficile, en les confrontant à de graves problèmes de trésorerie", font valoir ces pays. Ils appellent la Commission "à proposer, de façon urgente, un amendement temporaire (...) qui permette aux compagnies aériennes de choisir la façon de rembourser les passagers".Selon l'Association internationale du transport aérien (Iata), le poids des remboursements de vols annulés s'élève pour les compagnies en Europe à 10 milliards de dollars. "Le but partagé de l'Union européenne et ses Etats membres doit être de préserver la structure du marché du trafic aérien européen au-delà de la crise actuelle, tout en prenant en compte les intérêts et la nécessaire protection des passagers", poursuivent les 12 pays.Ils estiment qu'imposer des avoirs de façon temporaire est "possible et acceptable pour les consommateurs, si certains principes clés sont pris en compte". Ils insistent aussi sur la nécessité de protéger les détenteurs de tels avoirs, de longue durée, contre le risque de faillite des compagnies qui les ont délivrés. Une demande similaire a été émise par l'Allemagne. Mais mardi, la commissaire européenne aux Transports Adina Valean a rejeté cette option. "Je pense qu'à ce stade, les passagers devraient conserver leur droit à opter pour un remboursement", a-t-elle déclaré lors d'une vidéoconférence avec la commission Transports du Parlement européen.
Le Sénat a adopté dans la nuit de mardi à mercredi le projet de loi prorogeant l'état d'urgence sanitaire, mais largement modifié après cette première lecture, avec "des garanties essentielles" en vue du déconfinement sur le suivi des malades du coronavirus et la responsabilité des maires.
La chambre haute dominée par l'opposition de droite a adopté le texte par 240 voix pour (LR, LREM, Les Indépendants, et la majorité des groupes Union centriste et RDSE). Vingt-cinq se sont prononcés contre (dont les communistes) et 80 se sont abstenus (la plupart des socialistes). Le texte va maintenant être examiné à l'Assemblée nationale, mercredi en commission, puis jeudi dans l'hémicycle, en vue d'une adoption définitive avant la fin de semaine, dans une course contre la montre avant le déconfinement lundi prochain. Les sénateurs notamment socialistes, inquiets pour les libertés publiques, ont annoncé une saisine du Conseil constitutionnel. "Nous sommes mobilisés, déterminés, pour réussir le déconfinement, mais nous n'accepterons pas de le faire sans garanties", a prévenu le rapporteur LR au Sénat Philippe Bas.Les sept articles du projet de loi visent à "conforter le cadre juridique" du régime dérogatoire de l'état d'urgence sanitaire, et à "y intégrer les enjeux du déconfinement" devant débuter le 11 mai, selon le ministre de la Santé Olivier Véran. Il prévoit ainsi des mesures nouvelles, telle une quarantaine à l'arrivée sur le territoire national dans certains cas, et -mesure la plus discutée-, un "système d'information" pour tracer les malades et leurs contacts.Le Sénat a voté la date du 10 juillet pour le terme de la prolongation de l'état d'urgence, alors que le texte du gouvernement indiquait le 24 juillet. "Ca ne fait pas une grande différence", selon le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre, qui "ne pense pas que ce soit la dernière fois qu'on ait à prolonger l'état d'urgence". Contre l'avis du gouvernement, le Sénat a donné un très large feu vert au dispositif du rapporteur visant à aménager le régime de responsabilité pénale des employeurs, élus locaux et fonctionnaires amenés à prendre des mesures pour la sortie du confinement.La présidente du RN Marine Le Pen y voit un "projet de loi d'auto-amnistie préventive". "La macronie n'a pas traîné", a-t-elle lancé sur Twitter.Gilles Le Gendre espère lui "un compromis": "on ne peut pas ouvrir grand une protection tous risques".- Limites au traçage -Mardi, les parlementaires ont adopté à l'unanimité un amendement PS pour que les femmes victimes de violences conjugales ne puissent pas être placées en quarantaine ou à l'isolement avec leur conjoint violent.Ils ont longuement débattu de la possibilité de rouvrir l'accès aux plages et forêts, entre "espoir" donné aux Français confinés, et risque de fournir un nouvel espace au Covid-19. Dans la soirée, le Sénat a approuvé la création d'un "système d'information" pour identifier les personnes infectées par le coronavirus et leurs contacts. Mais en l'encadrant strictement: limites à la dérogation au secret médical, instance de contrôle et encore droit individuel d'opposition dans certains cas. "Si on n'a pas de +tracing+, on n'a pas de déconfinement" à partir du 11 mai, afin que les malades s'isolent, a prévenu le ministre de la Santé, opposé à certaines des modifications opérées.Les parlementaires ont aussi explicitement exclu que le texte puisse servir de base juridique au déploiement de l'application pour smartphones StopCovid. Cette application controversée sera prête le 2 juin pour accompagner la deuxième phase du déconfinement, selon le secrétaire d'Etat au Numérique.Il n'y a pas "pas de lien" entre le projet de loi à l'examen et StopCovid, a martelé M. Véran. Par la voix de Damien Abad, les députés LR ont averti mardi qu'ils voteraient contre le projet de loi si la réécriture du Sénat sur le fichier de suivi n'était pas retenue.Les communistes jugent eux "largement insuffisants" les apports du Sénat sur le fichier, prônant l'inscription sur la base du volontariat.
Le collégien avait trouvé l'obus le mois précédent dans un champ. Il l'a apporté pour illustrer "un cours sur la Première guerre mondiale".
Mardi 21 janvier à Vesoul (Haute-Saône) vers 10 heures, un collégien de 12 ans est venu en cours avec un obus de mortier de 60 mm afin d'illustrer "un cours sur la Première guerre mondiale (qui) avait eu lieu la veille", a expliqué Hélène Hargitai, directrice de cabinet de la préfète du département. Si le geste partait d'un bon sentiment, le collège Jacques Brel a dû être évacué, ont indiqué la préfecture et la police. Attention danger, des obus dorment dans le lac Lémanpar euronews (en français)Le collégien a expliqué aux policiers "avoir découvert (l'obus) dans un champ avec son père il y a un mois". Son "professeur a immédiatement prévenu le chef d'établissement, qui a procédé à l'évacuation (du collège) et a alerté les forces de l'ordre", a expliqué la préfecture dans son communiqué. Les 354 élèves ont ainsi été évacués et un périmètre de sécurité a été mis en place autour de l'établissement par une douzaine de policiers.Selon Mme Hargitai, le détonateur de cet obus n'avait pas été percuté. Il a donc été placé dans le bureau de la principale, en attendant l'arrivée des démineurs de Colmar qui l'ont récupéré en début d'après-midi. Les cours ont alors pu reprendre normalement.
"Les femmes au Pakistan sont vraiment, vraiment fortes. Nous avons une voix. Nous n'avons tout simplement pas assez d'espace pour l'utiliser". Kanwal Ahmed a donc lancé un site, Soul sisters, où 260.000 "sœurs d'âme" désormais se confessent, se questionnent et s'encouragent.
"Je voulais que ce soit le genre d'endroit où les femmes s'ouvrent vraiment sans avoir peur d'être attaquées, harcelées ou jugées", explique cette jeune trentenaire aux pommettes hautes et aux cheveux longs à l'AFP.Sexe, divorce et violence domestique sont abordés librement sur son réseau fermé, inaccessible aux hommes, sur Facebook. Au Pakistan, pays musulman conservateur, les inégalités de genre sont criantes et les femmes peinent à parler de leurs problèmes personnels. Le harcèlement en ligne y est monnaie courante.Ancienne maquilleuse, Kanwal Ahmed recueillait souvent les confessions de futures mariées, perdues et inquiètes, dans un pays où les unions arrangées sont la norme et les femmes fortes l'exception. C'est alors qu'elle a conçu Soul Sisters Pakistan, lancé en août 2013.Le petit réseau a essaimé, jusqu'à conquérir 260.000 membres. Trois à six millions de conversations s'y déroulent chaque mois, selon Mme Ahmed. En 2018, Facebook l'a sélectionnée parmi 6.000 candidats comme l'un des 115 "Community Leaders" (chefs de communautés) utilisant sa plateforme pour aider les autres, lui accordant une subvention.Car Soul Sisters n'est pas qu'un forum. Des "Soulies" offrent du soutien émotionnel à celles qui en ont besoin. Du conseil juridique informel est également proposé aux utilisatrices.Alors que 90% des Pakistanaises ont subi une forme de violence domestique, selon la Commission des droits de l'Homme du Pakistan, leur pays ne leur offre pas un accès suffisant à des services de "santé, police, justice et aide sociale" pour assurer leur sécurité et leur protection, estime l'ONU.- Honte et tabou -Même les fonctions physiologiques du corps féminin sont taboues, comme le suggère un hashtag récent, #MyBodyIsNotASecret (#MonCorpsNEstPasUnSecret) largement utilisé par les "sœurs", qui souligne l'évolution d'une génération ayant assisté à l'impact mondial du mouvement #MeToo."Il y a beaucoup de malaise associé au corps des femmes. On n'en parle pas", regrette Kanwal Ahmed, qui a elle-même perdu une connaissance d'un cancer du sein, diagnostiqué trop tardivement parce qu'elle avait "trop honte pour parler de son corps avec qui que ce soit".Une membre de Soul Sisters a fait part de son combat contre le vaginisme, permettant à d'autres d'identifier leurs propres symptômes."La plateforme est importante car beaucoup de femmes ne seraient pas d'accord pour parler de ces questions sur les forums publics", analyse Nayab Gohar Jan, qui défend leurs droits à Lahore, la capitale de l'Est pakistanais.Dans un internet pakistanais "dominé par les hommes", Kanwal Ahmed "a brisé ce cercle vicieux et a en quelque sorte fait éclater le plafond de verre en diffusant sur YouTube une émission qui traite strictement des questions féminines", poursuit-elle.Produite grâce à la subvention reçue de Facebook, celle-ci, également en ligne sur Facebook, attire des centaines de milliers de vues.De telles initiatives ne sont pas allées sans leur lot de critiques, la fondatrice de Soul Sisters ayant été accusée de promouvoir le divorce et les comportements de "sauvages", alors que des voix plus progressistes lui reprochent de permettre le partage de points de vue conservateurs.Des groupes dissidents ont même émergé pour capter, sans succès, ses membres. "Chaque fois que quelqu'un change d'avis ou que nous avons des réussites, c'est une satisfaction instantanée", a-t-elle récemment tweeté.Kanwal Ahmed s'est récemment installée au Canada, d'où elle poursuit son combat. Pour remettre en question une société "qui a peur des femmes qui ont une voix".
Les huit migrants se trouvaient en légère hypothermie lorsqu'ils ont été découverts dimanche matin dans un camion frigorifique.
Huit migrants dont quatre enfants ont été retrouvés dimanche matin dans un camion frigorifique au port de Calais. Ils se trouvaient en légère hypothermie, et ont été pris en charge par les pompiers qui les ont amenés à l'hôpital de Calais. =1emIl faisait environ 7°C dans la remorque, où une cache avait été aménagée, selon le parquet de Boulogne-sur-mer. =1emLes migrants, se disant afghans, ont été retrouvés lors du contrôle du camion au port avant son embarquement sur un ferry pour la Grande-Bretagne, selon le parquet de Boulogne-sur-Mer, confirmant une information de la Voix du Nord.Les deux chauffeurs du camion, de nationalité roumaine, ont été placés en garde à vue.
L'avocate des parents de Marie-Angèle Domece regrette qu'il ait fallu autant de temps à la justice pour confondre "l'ogre des Ardennes".
Près de trente après, Michel Fourniret a avoué deux nouveaux crimes. Condamné à la perpétuité en 2008 pour les meurtres de sept jeunes filles, le tueur en série, âgé aujourd'hui de 75 ans, a été entendu dans le plus grand secret à plusieurs reprises depuis la semaine dernière par une juge d'instruction parisienne. Les deux victimes sont la Britannique Johanna Parish, 20 ans, assistante d'anglais dans un lycée d'Auxerre, dans l'Yonne, dont le corps a été découvert le 17 mai 1990, et la Française Marie-Angèle Domece, 19 ans, qui a disparu le 8 juillet 1988 dans l'Yonne. Le corps de la jeune handicapée mentale n'a jamais été retrouvé. Pour les parents de cette dernière, "c'est la fin d'un parcours, le début d'une nouvelle phase et je l'espère pour eux, d'un apaisement", a expliqué samedi 17 février à Europe 1 leur avocate, Me Corinne Herman. "Savoir qui s'en est pris à leur fille, c'est essentiel", a-t-elle insisté. "Le chagrin refait surface de façon plus aiguë, mélangé avec l'impression que quelque chose est fini, avec un poids qui s'en va et en même temps une colère parce que ça fait 28 ans que ça dure et il était temps que ça s'arrête", a-t-elle néanmoins confié. "Il reste la colère""Il y le sentiment d'un travail pas tout à fait achevé mais qui est sur la bonne voie. Malgré tout, il reste la colère de n'avoir pas été entendu par les magistrats dans nos demandes, puisqu'ils ont même donné un non-lieu", a rappelé l'avocate. À deux reprises, son ex-épouse Monique Olivier a attribué les meurtres des deux jeunes femmes à Michel Fourniret, avant de se rétracter par la suite. Celui que l'on surnomme "l'ogre des Ardennes" avait jusqu'à présent toujours contesté son implication dans ces deux disparitions. Mis en examen en 2008 pour le meurtre de l'étudiante britannique et pour l'enlèvement et assassinat de la jeune Française, il a bénéficié en 2011 d'un non-lieu. L'affaire a néanmoins été relancée en juin 2012 quand la cour d'appel de Paris a annulé ce non-lieu et demandé aux juges de rouvrir l'instruction sur la base de nouvelles pistes. "Quand Monique Olivier avait dénoncé son mari fin 2004, dans les trois jours qui ont suivi, nous avons écrit au juge d'instruction pour lui demander de vérifier cette hypothèse", a expliqué l'avocate. "Il y a beaucoup d'éléments qui pointaient dans la direction de Michel Fourniret : le lieu du crime, le mode opératoire. Il a fallu quatorze ans pour qu'on nous entende...", a-t-elle déploré.
Une application de traçage des personnes infectées par le nouveau coronavirus, dont l'utilisation est obligatoire au Qatar sous peine de prison, a suscité un rare tollé, poussant les autorités à tenter de rassurer la population du petit émirat gazier.
Plusieurs pays ont lancé des applications sur téléphone portable pour tracer les mouvements des personnes qui s'avèrent infectées par le virus et prévenir celles ayant été en contact avec elles, permettant aux autorités de surveiller la propagation de la maladie Covid-19.Des militants pour la protection des données personnelles ont alerté des risques soulevés quant à l'utlisation de ce genre d'applications pour localiser les utilisateurs. Lancée en avril, la version qatarie requiert même des utilisateurs d'Android de permettre l'accès à leurs photos et vidéos ainsi que l'autorisation d'émettre des appels, ce qui a provoqué un tollé.L'installation de l'application "Ehteraz" (précaution en arabe) a été rendue obligatoire vendredi pour tous les citoyens et résidents du Qatar qui compte l'un des taux d'infection par habitant les plus élevés.Les mesures prises par ce petit émirat gazier pour contenir la pandémie sont parmi les plus strictes au monde. Une personne ne portant pas de masque de protection en public peut écoper d'une peine allant jusqu'à trois ans de prison.Environ 44.000 des 2,75 millions d'habitants ont officiellement été testés positifs à la maladie Covid-19, soit 1,6% de la population, et 23 décès ont été recensés.- "faire preuve de compréhension" -L'obligation d'installer l'application intervient au moment où les autorités des pays musulmans ont averti d'une possible hausse des infections causée par les rassemblements de l'Aïd el-Fitr qui marque la fin du ramadan.Toute personne ne l'ayant pas téléchargé peut écoper d'une peine allant jusqu'à trois ans de prison, mais les autorités ont toutefois indiqué qu'elles feraient preuve "de compréhension".Hiba Zayadin, chercheuse pour Human Rights Watch (HWR) soulève deux problèmes. D'abord, "de nombreux travailleurs migrants dans le pays n'ont pas de téléphones compatibles qui leur permettraient de télécharger l'application".En puis, l'application est extrêmement envahissante avec un éventail d'autorisations permettant au gouvernement d'accéder à des choses qui ne sont pas nécessaires pour tracer les contacts (...) et qui représentent une inquiétante atteinte à la vie privée", ajoute Mme Zayadin.L'interface simple de l'application présente des codes barres colorés contenant le numéro d'identité de l'utilisateur: vert pour en bonne santé, rouge pour les personnes positives au virus, jaune pour celles en quarantaine et gris pour celles suspectées d'être infectées ou ayant été en contact avec des cas.Selon des médias locaux, les forces de sécurité ont vérifié l'installation de l'application dimanche lors de contrôles aux checkpoints installés à travers le Qatar. Justin Martin, professeur de journalisme basé au Qatar, a prévenu sur Twitter les autorités de ne pas "saper" la confiance des habitants en imposant l'utilisation d'"une application avec des autorisations inquiétantes".- Portables jetables -Selon des internautes, l'application use la batterie et ne peut être installée sur d'anciens iPhone."Les gens dépensent de l'argent et font la queue pour acheter des téléphones mobiles jetables", écrit Janko, un ingénieur expatrié, dans un commentaire sur Google Play store.Des informations ont également fait état d'utilisateurs classés par erreur comme "en quarantaine" ou "cas suspects".Les critiques contre le gouvernement sont rares au Qatar et la loi de lèse-majesté criminalise l'irrespect envers les hauts responsables.Mais sur des groupes Facebook populaires parmi les expatriés de Doha, des personnes ont fait part de leur inquiétude concernant l'application et leur vie privée. "Pour que cela fonctionne, ils ont besoin d'un grand nombre de personnes l'utilisant. Si les gens sont dissuadés parce que l'application va trop loin, cela constituerait un problème", affirme à l'AFP l'avocat en technologies, Rahul Matthan."Il n'est pas nécessaire d'avoir accès aux photos et à d'autres choses. Mais cela pourrait être un bon outil. C'est une bonne manière de choisir les personnes à tester en priorité", dit-il.Selon Mohamed ben Hamad Al-Thani, un responsable du ministère de la Santé, les données recueillies à travers ces applications sont "totalement confidentielles".Des sources officielles insistent sur le fait que ces données ne peuvent être consultées que par des personnes travaillant dans le secteur de la santé."Il y aura une mise à jour de l'application Ehteraz pour prendre en compte ces inquiétudes et améliorer son efficacité", a ajouté M. Al-Thani dans une une interview jeudi à la télévision d'Etat.Une nouvelle version de l'application est sortie dimanche sur Apple et Android, promettant des "corrections mineures".
Cette hausse est "illégale, infondée et injuste" selon l'association de consommateurs CLCV.
L'association de consommateurs CLCV (Consommation Logement Cadre de vie) va déposer un recours devant le Conseil d'État pour faire annuler la hausse de 5,9% des tarifs réglementés de l'électricité prévue en juin, rapporte Le Parisien, mercredi 15 mai. EDF a confirmé cette hausse mardi, mais n'est pas en mesure de dire si un rattrapage tarifaire est prévu pour compenser sa mise en œuvre tardive.C'est la Commission de régulation de l'énergie (CRE) qui avait proposé cette hausse, prévue pour l'hiver dernier. Mais pour les associations de consommateurs, elle est "illégale, infondée et injuste"."On n'est pas les seuls à le dire, assure sur franceinfo le président de la CLCV, François Carlier. L'autorité de la concurrence, qui fait autorité en la matière, a produit deux avis en janvier et en mars pour dire que cette commission de régulation de l'énergie s'était trompée et a recommandé au gouvernement de ne pas la suivre. Le gouvernement a fait la sourde oreille tant à l'Autorité de la concurrence qu'à l'association de consommateurs, nous allons aller devant le juge et nous espérons bien faire annuler cette hausse."Selon lui, la moitié de cette hausse repose bien sur l'augmentation des coûts pour EDF. Mais l'autre moitié n'est due qu'à la protection de la concurrence. "Les opérateurs alternatifs ont des problèmes d'accès au nucléaire parce qu'ils deviennent trop nombreux, explique François Carlier. Comme ils ont des problèmes d'accès au nucléaire, leurs coûts augmentent. Et comme il faut absolument faire vivre la concurrence, il faut absolument que le marché, que la concurrence survive. Alors la Commission de régulation de l'énergie décide d'augmenter le tarif réglementé d'EDF. En d'autres termes, on augmente les tarifs pour faire vivre la concurrence. C'est complètement fou." Mais même avec ce recours, l'augmentation devrait s'appliquer quoi qu'il arrive. "Ça prendra 12 à 18 mois pour avoir une décision, indique le président de la CLCV. Mais si on obtient gain de cause à ce moment-là, il y aura un rattrapage à la baisse qui sera fait." À partir du 1er juin, les foyers qui se chauffent à l'électricité devraient ainsi débourser 85 euros de plus par an.
"Laeticia Hallyday rongée par l'inquiétude". La Une de Voici publié ce 20 octobre fait froid dans le dos.
"L'état de santé de Johnny devient de plus en plus alarmant", peut-on lire sur la couverture du magazine. Le chanteur ne sortirait quasiment plus de son domicile de Marnes-La-Coquette dans les Hauts-de-Seine. En plus de lutter contre le cancer, le rockeur de 74 ans qui a réussi à assurer sous haute surveillance l'ensemble de la tournée des "Vieilles canailles" cet été serait "handicapé par une douleur à une jambe" selon Voici. La seule raison pour laquelle il accepterait de quitter sa maison, ce serait pour aller en studio. Mais dans ce contexte, l'enregistrement du nouvel album de Johnny Hallyday prévu pour 2018 se serait fait de façon "expresse". Une version très éloignée de celle des proches de l'artiste. "Johnny va bien, il se soigne, il se bat. Il est encore là. Ne vous inquiétez pas", avait déclaré son manager Sébastien Farran sur RTL le 16 octobre dernier. Une tournée est prévue pour l'an prochain.
En débarquant à Myconos, en ce début de saison touristique, l'image est saisissante: l'île huppée traditionnellement bondée d'étrangers fortunés, s'est muée en île fantôme, offrant au visiteur des ruelles désertes, des magasins barricadés, des restaurants et hôtels fermés.
Du hublot de l'avion à hélices en provenance d'Athènes, les rares locaux et journalistes -- seuls autorisés à s'y rendre depuis la pandémie du coronavirus -- peuvent apercevoir les multiples maisons cycladiques éclaboussées de soleil. Mais elles n'offrent que des volets clos et des piscines vides.Depuis la crise sanitaire planétaire, malgré le déconfinement et l'autorisation de rouvrir les magasins en Grèce, "on a l'impression d'une ville fantôme, il n'y a personne dans les rues, c'est effrayant", confie à l'AFP Lorraine McDermott, habitante de Myconos depuis 26 ans."D'habitude, il y a du monde, du bruit et de la musique partout, une circulation énorme", rappelle cette Irlandaise mariée à un Grec, qui loue quatre chambres au milieu du labyrinthe de ruelles du vieux Myconos.En 65 ans d'activité, "je n'ai jamais vu un tel désert", se désole aussi Nikos Degaitis, 86 ans, assis sur l'escalier qui jouxte sa boutique de souvenirs, la plus ancienne de Myconos. "J'ai peur d'ouvrir mon magasin, de servir les clients, pour vendre un magnet", soupire le vieil homme. "Je ne supporte pas de porter un masque (...), je préfère encore rester fermé et dormir tranquillement"."Les règles sont trop dures, comment respecter les mesures" de distanciation sociale "dans une ruelle si étroite?", se demande son petit-fils George Dasouras, qui travaille dans l'entreprise familiale. Dans Myconos, où rares sont ceux qui portent le masque, les boutiques de luxe et les magasins en tous genres autorisés à rouvrir depuis le 11 mai, préférent garder portes closes faute d'affluence fortunée."Tout dépendra du nombre de clients", souligne Vassilis Theodoropoulos qui envisage également ne pas rouvrir son hôtel fin juin, lorsqu'il y sera autorisé. "Que se passera-t-il s'il y a un cas de Covid dans l'hôtel et que je dois fermer et que cela se reproduit toute la saison?", s'inquiète-t-il.- Même "du plexiglas" -Sur la célèbre plage "Paradise", où se bouscule la jetset chaque été, on entend le chant des tourterelles là où tambourinent d'habitude les enceintes du beach-club Tropicana."L'an dernier, nous avions 600 à 700 bains de soleil, pour l'instant nous n'en avons même pas un seul", se lamente Damianos Daktlidis, propriétaire du beach-club et du luxueux hôtel attenant qui vient d'être "entièrement rénové". "C'est complètement vide", soupire "attristé" ce Grec de 24 ans qui a repris l'affaire familiale.Le jeune patron craint de ne pas "revenir à la rentabilité" avant la fin de la saison touristique ou "peut-être l'an prochain ou même l'année suivante".Les pieds dans le sable, il "attend le retour des vols" internationaux, en juillet espère-t-il.Il se pliera à toutes les règles que décidera le gouvernement grec même "s'il faut mettre du plexiglas" pour protéger les touristes du virus.Car tous sont encore dans l'incertitude des mesures qu'Athènes annoncera vendredi pour rassurer les touristes et les faire revenir dès que possible par air ou par mer."Nous aurons des touristes, nous ne savons juste pas combien", estime le porte-parole du gouvernement Stelios Petsas.Dans une économie grecque où l'industrie du tourisme est essentielle, avec 12% du PIB, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a promis jeudi de "trouver un moyen de faire revenir les gens en toute sécurité", estimant le retour des touristes "à partir de fin juillet".- Myconos, "un sourire de la mer" -"Les croisières ne reviendront pas, elles sont les cibles préférées du virus", estime Ariadne Voulgari, guide touristique, qui a déjà perdu sa clientèle de mai, généralement attirée par le site archéologique de l'île voisine de Delos."2020 est perdue", prévoit la guide, qui tient le restaurant familial "Captain's" sur le vieux port. "Si Myconos ne travaille pas, toute la Grèce sera affectée".Dans un pays où le coronavirus a fait 152 morts, le revenu du tourisme va chuter de 18 à 8 milliards, a déjà prévu le ministre grec du Tourisme."Il faudra quelques années pour retomber sur nos pieds", estime Lorraine McDermott.Myconos "a un futur, c'est évident", assure Dimitris Samaras, qui tient une bijouterie sur "Little Venice". "Ici ce n'est jamais fini, le monde est à Myconos, si les touristes ne reviennent pas cette année, il y a aussi les clients des yachts. Myconos c'est un sourire de la mer".