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Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux-5
h ant) est r pertori en premier, suivi du mot avec , suivi du nom du trouble (c'est- -dire [trouble neurocognitif sp cifique), suivi du type dans le cas de l'alcool (c'est- -dire de type non amn sique-confabulatoire, de type amn sique-confabulatoire), suivi de la sp cification de la dur e (c'est- -dire persistant). Par exemple, dans le cas de sympt mes amn siques-confabulatoires persistants. chez un homme pr sentant un trouble grave li la consommation d'alcool, le diagnostic est F1026 trouble grave li la consommation d'alcool avec trouble neurocognitif majeur induit par l'alcool, de type amn sique-confabulatoire, persistant. Un diagnostic distinct du trouble grave li la consommation d'alcool n'est pas pos . l'ordre (par exemple, apr s une consommation intensive sporadique de substances inhal es), aucun trouble li l'usage de substances n'est not (par exemple, F18.988, l ger effet neurocognitif induit par l'inhalation). trouble). Les MNT majeures ou l g res induites par une substance ou un m dicament se caract risent par des troubles neurocognitifs qui persistent au-del de la dur e habituelle de l intoxication et du sevrage aigu (crit re B). Initialement, ces manifestations peuvent refl ter une lente r cup ration des fonctions c r brales apr s une p riode de consommation prolong e de substances, et des am liorations des indicateurs neurocognitifs ainsi que de l'imagerie c r brale peuvent tre observ es sur plusieurs mois. Si le trouble persiste pendant une p riode prolong e, persistant doit tre pr cis . La substance donn e et son utilisation doivent tre connues comme tant susceptibles de provoquer les d ficiences observ es (Crit re C). Bien que des diminutions non sp cifiques d'une gamme de capacit s cognitives puissent se produire avec presque toutes les substances abusives et une vari t de m dicaments, certaines tendances se produisent plus fr quemment avec certaines classes de drogues. Par exemple, les MNT dues des m dicaments s datifs, hypnotiques ou anxiolytiques (par exemple benzodiaz pines, barbituriques) peuvent entra ner des troubles de la m moire plus importants que d autres fonctions cognitives. Les MNT induites par l alcool se manifestent fr quemment par une combinaison de d ficiences dans les fonctions ex cutives et dans les domaines de la m moire et de l apprentissage. L volution temporelle de la MNT induite par une substance doit tre coh rente avec celle de l utilisation de la substance donn e. (Crit re D). Dans les MNT confabulaires amn siques induites par l alcool (de Korsakoff), les caract ristiques comprennent une amn sie importante (difficult s s v res apprendre de nouvelles informations avec oubli rapide) et une tendance fabuler. Ces manifestations peuvent coexister avec des signes d enc phalopathie la thiamine (enc phalopathie de Wernicke) avec des caract ristiques associ es telles que le nystagmus et l ataxie. L ophtalmopl gie de l enc phalopathie de Wernicke se caract rise g n ralement par une paralysie du regard lat ral. En plus ou ind pendamment des sympt mes neurocognitifs les plus courants li s la consommation de m thamph tamine (p. ex. difficult s d'apprentissage et de m moire; fonctions ex cutives), la consommation de m thamph tamine peut galement tre associ e des signes de l sions vasculaires (p. ex. faiblesse focale, incoordination unilat rale, r flexes asym triques). Le profil neurocognitif le plus courant se rapproche de celui observ dans les MNT vasculaires. Les MNT de dur e interm diaire induites par des m dicaments ayant des effets d presseurs sur le syst me nerveux central peuvent se manifester par des sympt mes suppl mentaires d irritabilit accrue, d anxi t , de troubles du sommeil et de dysphorie. Les MNT de dur e interm diaire induites par les m dicaments stimulants peuvent se manifester par une d pression rebondissante, hypersomnie et apathie. Dans les formes graves de MNT majeures induites par une substance ou un m dicament (par exemple, associ es une consommation d'alcool long terme), des caract ristiques neuromotrices importantes peuvent appara tre, telles qu'une incoordination, une ataxie et un ralentissement moteur. Il peut galement y avoir une perte de contr le motionnel, y compris un affect agressif ou inappropri , ou une apathie. La pr valence de ces conditions n est pas connue. Les chiffres de pr valence de l abus de substances sont disponibles, et les MNT majeures ou l g res induites par les substances/m dicaments sont plus probables chez les personnes plus g es, qui en consomment depuis plus longtemps et qui pr sentent d autres facteurs de risque tels que des d ficits nutritionnels. Pour l abus d alcool, le taux de MNT l g res de dur e interm diaire est d environ 30 40 % au cours des 2 premiers mois d abstinence. Une l g re MNT peut persister, en particulier chez ceux qui n atteignent une abstinence stable qu apr s l ge de 50 ans. Les MNT majeures sont rares et peuvent r sulter de d ficits nutritionn
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els concomitants, comme dans les MNT confabulaires amn siques induites par l alcool. Chez les personnes qui arr tent la coca ne, la m thamph tamine, les opio des, la phencyclidine et les s datifs, hypnotiques ou anxiolytiques, des MNT l g res de dur e interm diaire induites par une substance ou un m dicament peuvent survenir chez un tiers ou plus, et il existe des preuves que ces substances peuvent galement tre associ e une MNT l g re et persistante. Les maladies non transmissibles majeures associ es ces substances sont rares, voire inexistantes. Dans le cas de la m thamph tamine, une maladie c r brovasculaire peut galement survenir, entra nant des l sions c r brales diffuses ou focales pouvant tre d'un niveau neurocognitif l ger ou majeur. L exposition aux solvants a t associ e des maladies non transmissibles majeures et l g res, de dur e interm diaire et persistante. La pr sence de MNT induites par le cannabis et divers hallucinog nes est controvers e. Avec le cannabis, l'intoxication s'accompagne de divers troubles neurocognitifs, mais ceux-ci ont tendance dispara tre avec l'abstinence. Les troubles li s l usage de substances ont tendance d buter l adolescence et atteindre leur apog e entre 205 et 30 ans. Bien que des ant c dents plus longs de troubles graves li s l usage de substances soient associ s une plus grande probabilit de MNT, les relations ne sont pas simples, une r cup ration substantielle, voire compl te, des fonctions neurocognitives tant courante chez les personnes parvenant une abstinence stable avant l ge de 50 ans. Les MNT majeures ou l g res induites par une substance ou un m dicament sont plus susceptibles de devenir persistantes chez les individus qui continuent d abuser de substances au-del de 50 ans, probablement en raison d une combinaison d une plasticit neuronale r duite et du d but d autres changements c r braux li s l ge. Un d but pr coce d'abus, en particulier d'alcool, peut entra ner des d fauts dans le d veloppement neuronal ult rieur (par exemple, des stades ult rieurs de maturation des circuits frontaux), ce qui peut avoir des effets sur la cognition sociale ainsi que sur d'autres capacit s neurocognitives. Pour les MNT induites par l alcool, il peut y avoir un effet additif du vieillissement et des l sions c r brales induites par l alcool. Les facteurs de risque de MNT induites par des substances/m dicaments comprennent l ge avanc , une consommation prolong e et une consommation persistante au-del de 50 ans. En outre, pour les MNT induites par l alcool, les carences nutritionnelles long terme, les maladies du foie, les facteurs de risque vasculaire et les maladies cardiovasculaires et c r brovasculaires peuvent contribuer au risque. L'imagerie par r sonance magn tique (IRM) des personnes souffrant d'abus chronique d'alcool r v le fr quemment un amincissement cortical, une perte de substance blanche et une hypertrophie des sillons et des ventricules. Bien que les anomalies de neuroimagerie soient plus fr quentes chez les personnes atteintes de MNT, il est possible d observer des MNT sans anomalies de neuroimagerie, et vice versa. Des techniques sp cialis es (par exemple, imagerie du tenseur de diffusion) peuvent r v ler des dommages des zones sp cifiques de la substance blanche. La spectroscopie par r sonance magn tique peut r v ler une r duction du N-ac tylaspartate et une augmentation des marqueurs d'inflammation (par exemple, le myoinositol) ou d'une l sion de la substance blanche (par exemple, la choline). Beaucoup d'abstinence constante. Chez les personnes souffrant de troubles li s l'usage de m thamph tamine, l'IRM peut galement r v ler des hyperintensit s voquant des microh morragies ou des zones d'infarctus plus vastes. Cons quences fonctionnelles des substances et des m dicaments Les cons quences fonctionnelles des MNT l g res induites par une substance ou un m dicament se retrouvent parfois dans de nombreuses autres MNT. En outre, qu elles soient majeures ou l g res, les MNT induites par des substances ou des m dicaments peuvent tre associ es des syndromes moteurs qui augmentent le niveau de d ficience fonctionnelle. Les personnes souffrant de troubles li s l usage de substances, d une intoxication une substance ou d un sevrage d une substance courent un risque accru de d velopper d autres affections qui peuvent, ind pendamment ou par un effet cumulatif, entra ner des troubles neurocognitifs. Il s agit notamment d ant c dents de traumatisme cr nien et d infections pouvant accompagner un trouble li l usage de substances (p. ex. VIH, virus de l h patite C, syphilis). Par cons quent, la pr sence d une MNT majeure ou l g re induite par une substance/un m dicament doit tre diff renci e des MNT apparaissant en dehors du contexte de la consommation de substances, de l intoxication et du sevrage, y compris les affections qui l accompagnent (par exemple, un traumatisme cr nien). Les troubles li s l usage d
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e substances, l intoxication une substance et le sevrage d une substance sont fortement comorbides avec d autres troubles mentaux. Le trouble de stress post-traumatique comorbide, les troubles psychotiques, les troubles d pressifs et bipolaires et les troubles du d veloppement neurologique peuvent contribuer aux d ficiences neurocognitives chez les toxicomanes. Les traumatismes cr niens surviennent plus fr quemment en cas de consommation de substances, ce qui complique les efforts visant d terminer l tiologie des MNT dans de tels cas. Un trouble grave et long terme li la consommation d alcool peut tre associ une maladie majeure du syst me organique, notamment une maladie c r brovasculaire et une cirrhose. induit par les amph tamines Les MNT peuvent s accompagner de MNT vasculaires majeures ou l g res, galement secondaires la consommation d amph tamines. En raison d'une infection par le VIH A. Les crit res sont remplis pour un trouble neurocognitif majeur ou l ger. B. Il existe une infection document e par le virus de l'immunod ficience humaine (VIH). C. Le trouble neurocognitif ne s explique pas mieux par des affections non li es au VIH, notamment des maladies c r brales secondaires telles que la leucoenc phalopathie multifocale progressive ou la m ningite cryptococcique. D. Le trouble neurocognitif n est pas attribuable une autre condition m dicale et ne s explique pas mieux par un trouble mental. Note de codage : Pour les troubles neurocognitifs majeurs dus une infection par le VIH, avec troubles du comportement, coder d'abord 042 (320) Infection par le VIH, suivi de 294.11 (F02.81) trouble neurocognitif majeur d l'infection par le VIH, avec troubles du comportement. En cas de trouble neurocognitif majeur d une infection par le VIH, sans trouble du comportement, coder d'abord 042 (320) infection par le VIH, suivi de 294.10 (F02.80) trouble neurocognitif majeur d l'infection par le VIH, sans trouble du comportement. Pour les troubles neurocognitifs l gers dus une infection par le VIH, codez 331.83 (631.84). (Remarque : n'utilisez pas le code suppl mentaire pour l'infection par le VIH. Les troubles du comportement ne peuvent pas tre cod s mais doivent n anmoins tre indiqu s par crit.) La maladie VIH est caus e par une infection par le virus de l'immunod ficience humaine de type 1 (VIH-1), qui est contract e par exposition aux fluides corporels d'une personne infect e par l'utilisation de drogues injectables, par contact sexuel non prot g ou par exposition accidentelle ou iatrog ne (par exemple, contamination). approvisionnement en sang, blessures par piq re d'aiguille au personnel m dical). Le VIH infecte plusieurs types de cellules, notamment les cellules immunitaires. Au fil du temps, l infection peut provoquer une grave d pl tion des lymphocytes T auxiliaires (CD4), entra nant une immunod pression s v re, conduisant souvent des infections opportunistes et des n oplasmes. Cette forme avanc e d infection par le VIH est appel e syndrome d immunod ficience acquise (SIDA). Le diagnostic du VIH est confirm par des m thodes de laboratoire tablies telles que le test immuno-enzymatique pour la recherche des anticorps anti-VIH avec Tests de confirmation par Western blot et/ou par r action en cha ne par polym rase pour le VIH. Certaines personnes infect es par le VIH d veloppent une MNT, qui pr sente g n ralement un sch ma sous-cortical avec une fonction ex cutive nettement alt r e, un ralentissement de la vitesse de traitement, des probl mes avec des t ches attentionnelles plus exigeantes et des difficult s apprendre de nouvelles informations, mais moins de probl mes de m morisation. informations apprises. Dans les MNT majeures, le ralentissement peut tre important. Les difficult s de langage, telles que l'aphasie, sont rares, bien que des r ductions de la ma trise du langage puissent tre observ es. Les processus pathog nes du VIH peuvent affecter n importe quelle partie du cerveau ; par cons quent, d autres mod les sont possibles. Trouble neurocognitif majeur ou l ger d une infection par le VIH 633 Les MNT majeures ou l g res dues l infection par le VIH sont g n ralement plus fr quentes chez les personnes ayant d j pr sent des pisodes d immunosuppression s v re, une charge virale lev e dans le liquide c phalo-rachidien et des indicateurs d une maladie avanc e du VIH tels que l an mie et l hypoalbumin mie. Les personnes atteintes d une MNT avanc e peuvent pr senter des caract ristiques neuromotrices importantes telles qu une incoordination s v re, une ataxie et un ralentissement moteur. Il peut y avoir une perte de contr le motionnel, y compris un affect agressif ou inappropri ou une apathie. Selon le stade de la maladie VIH, environ un tiers plus de la moiti des personnes infect es par le VIH pr sentent au moins de l gers troubles neurocognitifs, mais certains de ces troubles peuvent ne pas r pondre tous les crit res d'une MNT
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l g re. On estime que 25 % des personnes s ropositives pr senteront des signes et des sympt mes r pondant aux crit res d une MNT l g re, et que moins de 5 % d entre elles r pondront aux crit res d une MNT majeure. Une MNT due une infection par le VIH peut dispara tre, s am liorer, s aggraver lentement ou avoir une volution fluctuante. Une progression rapide vers une d ficience neurocognitive profonde est rare dans le contexte des traitements antiviraux combin s actuellement disponibles ; par cons quent, un changement brusque de l' tat mental chez une personne s ropositive peut inciter valuer d'autres sources m dicales de changement cognitif, y compris les infections secondaires. tant donn que l infection par le VIH affecte pr f rentiellement les r gions sous-corticales au cours de la maladie, y compris la substance blanche profonde, la progression de la maladie suit un sch ma sous-cortical . tant donn que le VIH peut affecter diverses r gions du cerveau et que la maladie peut prendre de nombreuses trajectoires diff rentes en fonction des comorbidit s associ es et des cons quences du VIH, l' volution globale d'une maladie Les MNT dues l infection par le VIH pr sentent une h t rog n it consid rable. Un profil neurocognitif sous-cortical peut interagir avec l ge au cours de la vie, lorsqu un ralentissement psychomoteur et des d ficiences motrices telles qu un ralentissement de la d marche peuvent survenir en cons quence d autres conditions li es l ge, de sorte que la progression globale peut appara tre plus prononc e plus tard dans la vie. Dans les pays d velopp s, la maladie li e au VIH touche principalement les adultes, et son acquisition via des comportements risque (par exemple, rapports sexuels non prot g s, consommation de drogues injectables) commence la fin de l'adolescence et atteint son apog e au cours des jeunes et du milieu de l' ge adulte. Dans les pays en d veloppement, en particulier en Afrique subsaharienne, o le d pistage du VIH et les traitements antir troviraux pour les femmes enceintes ne sont pas facilement disponibles, la transmission p rinatale est courante. Les MNT chez ces nourrissons et enfants peuvent se pr senter principalement comme un retard de d veloppement neurologique. En tant qu'individus trait s pour Le VIH survive jusqu un ge avanc , des effets neurocognitifs additifs et interactifs du VIH et du vieillissement, y compris d autres MNT (par exemple dus la maladie d Alzheimer ou la maladie de Parkinson), sont possibles. Facteurs de risque et de pronostic de l infection par le VIH. Les facteurs de risque d'infection par le VIH comprennent la consommation de drogues injectables, les rapports sexuels non prot g s, l'approvisionnement en sang non prot g et d'autres facteurs iatrog nes. Facteurs de risque et de pronostic de troubles neurocognitifs majeurs ou l gers dus l'infection par le VIH. Paradoxalement, les maladies non transmissibles dues l infection par le VIH n ont pas diminu de mani re significative avec l av nement du traitement antir troviral combin , bien que les pr sentations les plus graves (concordant avec le diagnostic de maladie non transmissible majeure) aient fortement diminu . Les facteurs contributifs peuvent inclure un contr le inad quat du VIH dans le syst me nerveux central (SNC), l' volution de souches virales r sistantes aux m dicaments, les effets d'une inflammation syst mique et c r brale chronique long terme et les effets de facteurs comorbides tels que le vieillissement, les m dicaments. abus, ant c dents de traumatisme du SNC et co-infections, comme par le virus de l'h patite C. L'exposition chronique aux m dicaments antir troviraux soul ve galement la possibilit d'une neurotoxicit , bien que celle-ci n'ait pas t d finitivement tablie. Un test s rique du VIH est requis pour le diagnostic. De plus, caract risation du VIH dans le liquide c r alier par rapport au plasma. La neuroimagerie (c'est- -dire l'imagerie par r sonance magn tique [IRM]) peut r v ler une r duction du volume total du cerveau, un amincissement cortical, une r duction du volume de la substance blanche et des zones in gales de substance blanche anormale (hyperintensit s). L IRM ou la ponction lombaire peuvent tre utiles pour exclure une condition m dicale sp cifique telle qu une infection cryptocoque ou une enc phalite herp tique qui peut contribuer aux modifications du SNC dans le contexte du SIDA. Des techniques sp cialis es telles que l imagerie du tenseur de diffusion peuvent r v ler des dommages des zones sp cifiques de la substance blanche. Cons quences fonctionnelles majeures ou l g res Trouble neurocognitif d l'infection par le VIH Les cons quences fonctionnelles des MNT majeures ou l g res dues l infection par le VIH varient selon les individus. Ainsi, des capacit s ex cutives alt r es et un traitement ralenti de l information peuvent interf rer consid rablement avec les d cisions complexes de gestion de la maladie
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requises pour l observance du r gime th rapeutique antir troviral combin . La probabilit d une maladie comorbide peut en outre cr er des probl mes fonctionnels. En pr sence de comorbidit s, telles que d'autres infections (par exemple, le virus de l'h patite C, la syphilis), l'abus de drogues (par exemple, l'abus de m thamph tamine), ou un traumatisme cr nien ant rieur ou des probl mes de d veloppement neurologique, une MNT majeure ou l g re due une infection par le VIH peut tre diagnostiqu e condition qu'elles soient diagnostiqu es. Il est prouv que l infection par le VIH a aggrav les maladies non transmissibles en raison de telles conditions pr existantes ou comorbides. Chez les personnes g es, d but du d clin neurocognitif Il peut tre n cessaire de diff rencier les maladies li es une maladie c r brovasculaire ou une neurod g n rescence (par exemple, une MNT majeure ou l g re due la maladie d Alzheimer). En g n ral, un tat neurocognitif stable, fluctuant (sans progression) ou en am lioration favoriserait une tiologie VIH, tandis qu une d t rioration constante ou progressive sugg rerait une tiologie neurod g n rative ou vasculaire. tant donn qu un d ficit immunitaire plus grave peut entra ner des infections opportunistes du cerveau (par exemple, la toxoplasmose, la cryptococcose) et des n oplasies (par exemple, un lymphome du SNC), l apparition soudaine d une MNT ou une aggravation soudaine de ce trouble n cessite une recherche active des tiologies non li es au VIH. La maladie li e au VIH s accompagne d une neuro-inflammation syst mique et chronique qui peut tre associ e une maladie c r brovasculaire et au syndrome m tabolique. Ces complications peuvent faire partie de la pathogen se de MNT majeure ou l g re due une infection par le VIH. Le VIH est fr quemment associ des pathologies telles que des troubles li s l'usage de substances lorsque la substance a t inject e et d'autres troubles sexuellement transmissibles. En raison de la maladie prions A. Les crit res sont remplis pour un trouble neurocognitif majeur ou l ger. B. Il y a un d but insidieux et une progression rapide de la d ficience est courante. C. Il existe des caract ristiques motrices de la maladie prions, telles que la myoclonie ou l'ataxie, ou des preuves de biomarqueurs. Trouble neurocognitif majeur ou l ger d une maladie prions 635 D. Le trouble neurocognitif n est pas attribuable une autre condition m dicale et ne s explique pas mieux par un autre trouble mental. Note de codage : Pour les troubles neurocognitifs majeurs dus une maladie prions, avec troubles du comportement, coder d'abord 046.79 (A81.9) maladie prions, suivi de 294.11 (F02.81) trouble neurocognitif majeur d une maladie prions, avec troubles du comportement. Pour les troubles neurocognitifs majeurs dus une maladie prions, sans troubles du comportement, coder en premier 046.79 (A81.9) maladie prions. suivi de 294,10 (F02,80) trouble neurocognitif majeur d une maladie prions, sans troubles du comportement. Pour les troubles neurocognitifs l gers dus une maladie prions, codez 331.83 (631.84). (Remarque : n'utilisez pas le code suppl mentaire pour la maladie prions. Les troubles du comportement ne peuvent pas tre cod s mais doivent quand m me tre indiqu s par crit.) La classification des troubles neurocognitifs (MNT) majeurs ou l gers dus une maladie prions inclut les MNT dues un groupe d'enc phalopathies spongiformes subaigu s (y compris la maladie de Creutzfeldt-Jakob, sa variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, le kuru, le Gerstmann-Straussler). syndrome de Scheinker et insomnie mortelle) provoqu s par des agents transmissibles appel s prions. Le type le plus courant est la maladie sporadique de Creutzfeldt-Iakob, g n ralement appel e maladie de Creutzfeldt-Iakob. Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MIC). La variante CID est beaucoup plus rare et est associ e la transmission de l'enc phalopathie spongiforme bovine, galement appel e maladie de la vache folle . G n ralement, les personnes atteintes de CID pr sentent des d ficits neurocognitifs, une ataxie et des mouvements anormaux tels que des myoclonies, une chor e ou une dystonie ; un r flexe de sursaut est galement courant. En r gle g n rale, l'anamn se r v le une progression rapide vers une MNT majeure sur une p riode aussi courte que 6 mois, et le trouble n'est donc g n ralement observ qu' un niveau majeur. Cependant, de nombreuses personnes atteintes de cette maladie peuvent pr senter des pr sentations atypiques et la maladie ne peut tre confirm e que par biopsie ou par autopsie. Les personnes atteintes d'une variante du CID peuvent pr senter une plus grande pr pond rance de sympt mes psychiatriques, caract ris s par une humeur maussade, un retrait et une anxi t . La maladie prions n'est g n ralement pas diagnostiqu e sans au moins l'un des biomarqueurs caract ristiques : l sions reconnues en imagerie par r sonance
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magn tique avec DWI (imagerie pond r e en diffusion) ou FLAIR (r cup ration par inversion att nu e par fluide), tau ou 14-3-. 3 dans le liquide c phalo-rachidien, ondes triphasiques caract ristiques l' lectroenc phalogramme ou, pour les formes familiales rares, ant c dents familiaux ou tests g n tiques. L'incidence annuelle des MIC sporadiques est d'environ un ou deux cas par million de personnes. La pr valence est inconnue mais tr s faible compte tenu de la courte survie. La maladie prions peut se d velopper tout ge chez les adultes (l' ge maximal pour les MIC sporadiques est d'environ 67 ans), bien qu'elle ait t rapport e chez des individus allant de l'adolescence jusqu' la fin de la vie. Les sympt mes prodromiques de la maladie prions peuvent inclure la fatigue, l'anxi t , des probl mes d'app tit ou de sommeil, ou des difficult s de concentration. Apr s plusieurs semaines, ces sympt mes peuvent tre suivis d'une incoordination, d'une vision alt r e, d'une d marche anormale ou d'autres mouvements pouvant tre myocloniques, chor oath to des ou balistiques, ainsi que d'une d mence progression rapide. La maladie volue g n ralement tr s rapidement jusqu atteindre un niveau de d ficience majeur sur plusieurs mois. Plus rarement, elle peut voluer sur 2 ans et ressembler dans son volution d autres MNT. Environnemental. La transmission intersp cifique d'infections prions, avec des agents troitement li s la forme humaine, a t d montr e (par exemple, l' pid mie d'enc phalopathie spongiforme bovine induisant une variante du CID au Royaume-Uni au milieu des ann es 19905). La transmission par transplantation de corn e et par injection de facteur de croissance humain a t document e, et des cas anecdotiques de transmission aux agents de sant ont t signal s. G n tique et physiologique. Il existe une composante g n tique dans jusqu' 15 % des cas, associ e une mutation autosomique dominante. La maladie prions ne peut tre d finitivement confirm e que par biopsie ou autopsie. Bien qu il n y ait pas de r sultats distinctifs sur l analyse du liquide c phalorachidien pour les maladies prions, des biomarqueurs fiables sont en cours de d veloppement et incluent la prot ine 14-3-3 (en particulier pour les CID sporadiques) ainsi que la prot ine tau. L imagerie c r brale par r sonance magn tique est actuellement consid r e comme le test de diagnostic le plus sensible lors de la r alisation d une DWI, le r sultat le plus courant tant une hyperintensit multifocale de la substance grise dans les r gions sous-corticales et corticales. Chez certains individus, l' lectroenc phalogramme r v le des d charges p riodiques aigu s, souvent triphas es et synchrones, une fr quence de 0,5 2 Hz, un moment donn au cours de l' volution du trouble. Autres troubles neurocognitifs majeurs. Les indices majeurs des maladies prions peuvent sembler similaires dans leur volution ceux d'autres maladies prions, mais les maladies prions se distinguent g n ralement par leur progression rapide et leurs sympt mes c r belleux et moteurs importants. En raison de la maladie de Parkinson Les crit res sont remplis pour un trouble neurocognitif majeur ou l ger. La perturbation survient dans le cadre d'une maladie de Parkinson tablie. . Il y a une apparition insidieuse et une progression progressive de la d ficience. . Le trouble neurocognitif n est pas attribuable une autre condition m dicale et ne s explique pas mieux par un autre trouble mental. Un trouble neurocognitif majeur ou l ger probablement d la maladie de Parkinson doit tre diagnostiqu si les conditions 1 et 2 sont toutes deux remplies. Un trouble neurocognitif majeur ou moyen ventuellement d la maladie de Parkinson doit tre diagnostiqu si la condition 1 ou 2 est remplie : 1. Il n'y a aucune preuve d' tiologie mixte (c'est- -dire absence d'une autre maladie neurod g n rative ou c r brovasculaire ou d'une autre maladie ou inconv nient neurologique, mental ou syst mique). condition contribuant probablement au d clin cognitif). 2. La maladie de Parkinson pr c de clairement l apparition du trouble neurocognitif. com ? Note de codage : Pour un trouble neurocognitif majeur probablement d la maladie de Parkinson, avec troubles du comportement, coder d'abord 332,0 (620) Maladie de Parkinson, suivi de 294,11 (F02.81) trouble neurocognitif majeur probablement d la maladie de Parkinson, avec troubles du comportement. Pour les neurocognitifs majeurs trouble probablement d la maladie de Parkinson, sans troubles du comportement, coder en premier 332,0 (620) Maladie de Parkinson, fol Trouble neurocognitif majeur ou l ger d la maladie de Parkinson 637 diminu de 294,10 (F02,80) trouble neurocognitif majeur probablement d la maladie de Parkinson, sans trouble du comportement. Pour les troubles neurocognitifs majeurs pouvant tre dus la maladie de Parkinson, coder 331.9 (631.9) trouble neurocognitif majeur pouvant tre d
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la maladie de Parkinson. (Remarque : n'utilisez pas le code suppl mentaire pour la maladie de Parkinson. Les troubles du comportement ne peuvent pas tre cod s mais doivent quand m me tre indiqu s par crit.) Pour les troubles neurocognitifs l gers dus la maladie de Parkinson, codez 331.83 (631.84). (Remarque : n utilisez pas le code suppl mentaire pour la maladie de Parkinson. Les troubles du comportement ne peuvent pas tre cod s mais doivent quand m me tre indiqu s par crit.) La caract ristique essentielle des troubles neurocognitifs (MNT) majeurs ou l gers dus la maladie de Parkinson est le d clin cognitif cons cutif l apparition de la maladie de Parkinson. Le trouble doit survenir dans le cadre d une maladie de Parkinson av r e (crit re B) et les d ficits doivent s tre d velopp s progressivement (crit re C). La MNT est consid r e comme probablement due la maladie de Parkinson lorsqu il n existe aucune preuve d un autre trouble susceptible de contribuer au d clin cognitif et lorsque la maladie de Parkinson pr c de clairement l apparition de la MNT. Le Les MNT sont consid r es comme pouvant tre dues la maladie de Parkinson, soit lorsqu il n existe aucun signe d un autre trouble susceptible de contribuer au d clin cognitif, soit lorsque la maladie de Parkinson pr c de l apparition de la MNT, mais pas dans les deux cas. Les caract ristiques fr quemment pr sentes comprennent l'apathie, l'humeur d pressive, l'humeur anxieuse, les hallucinations, les d lires, les changements de personnalit , les troubles du comportement en sommeil mouvements oculaires rapides et la somnolence diurne excessive. La pr valence de la maladie de Parkinson aux tats-Unis augmente r guli rement avec l ge, passant d environ 0,5 % entre 65 et 69 ans 3 % 85 ans et plus. La maladie de Parkinson est plus fr quente chez les hommes que chez les femmes. Parmi les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, jusqu 75 % d velopperont une MNT majeure au cours de leur maladie. La pr valence des MNT l g res dans la maladie de Parkinson a t estim e 27 %. La maladie de Parkinson appara t g n ralement entre la sixi me et la neuvi me d cennie de la vie, avec une expression maximale au d but des ann es 605. Une MNT l g re se d veloppe souvent relativement t t au cours de la vie. La maladie de Parkinson, alors qu une d ficience majeure n appara t g n ralement que tardivement. Environnemental. Les facteurs de risque de la maladie de Parkinson comprennent l exposition aux herbicides et aux pesticides. G n tique et physiologique. Les facteurs de risque potentiels de MNT chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson comprennent un ge avanc au d but de la maladie et une dur e croissante de la maladie. Les tests neuropsychologiques, en mettant l accent sur les tests qui ne reposent pas sur la fonction motrice, sont essentiels pour d tecter les principaux d ficits cognitifs, en particulier au stade l ger des MNT. La neuroimagerie structurelle et les analyses des transporteurs de dopamine, telles que les analyses DaT, peuvent diff rencier D mences li es corps de Lewy (Parkinson et d mence corps de Lewy) provenant de causes non : Les d mences li es corps de Lewy (par exemple, la maladie d Alzheimer) et peuvent parfois tre utiles dans l valuation des MNT majeures ou l g res dues la maladie de Parkinson. Trouble neurocognitif majeur ou l ger corps de Lewy. Cette distinction repose en grande partie sur le moment et la s quence des sympt mes moteurs et cognitifs. Pour que les MNT soient attribu es la maladie de Parkinson, les sympt mes moteurs et autres de la maladie de Parkinson doivent tre pr sents bien avant (par convention, au moins 1 an avant) que le d clin cognitif atteigne le niveau d'une MNT majeure, alors que dans les MNT majeures ou l g res Dans le cas des corps de Lewy, les sympt mes cognitifs d butent peu de temps avant les sympt mes moteurs ou en m me temps que ceux-ci. Pour les MNT l g res, le moment est plus difficile tablir car le diagnostic lui-m me est moins clair et les deux troubles existent sur un continuum. moins que la maladie de Parkinson n ait t tablie un certain temps avant l apparition du d clin cognitif, ou que des caract ristiques typiques d une MNT majeure ou l g re corps de Lewy soient pr sentes, il est pr f rable de diagnostiquer une MNT l g re, non pr cis e. Trouble neurocognitif majeur ou l ger d la maladie d Alzheimer. Les caract ristiques motrices sont essentielles pour distinguer les MNT majeures ou l g res dues la maladie de Parkinson des MNT majeures ou l g res dues la maladie d Alzheimer. Toutefois, les deux troubles peuvent coexister. Trouble neurocognitif vasculaire majeur ou l ger. Les MNT vasculaires majeures ou l g res peuvent se pr senter avec des caract ristiques parkinsoniennes telles qu'un ralentissement psychomoteur qui peuvent survenir la suite d'une maladie sous-corticale des petits vaisseaux. Cependant, les caract ristiqu
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es parkinsoniennes ne suffisent g n ralement pas pour poser un diagnostic de maladie de Parkinson, et l volution de la MNT est g n ralement clairement associ e des modifications c r brovasculaires. Trouble neurocognitif d une autre condition m dicale (par exemple, troubles neurod g n ratifs). Lorsqu un diagnostic de MNT majeure ou l g re due la maladie de Parkinson est envisag , il faut galement faire la distinction avec d autres troubles c r braux, tels que la paralysie supranucl aire progressive, la d g n rescence corticobasale, l atrophie multisyst mique, les tumeurs et l hydroc phalie. Parkinsonisme induit par les neuroleptiques. Le parkinsonisme induit par les neuroleptiques peut survenir chez les personnes atteintes d'autres MNT, en particulier lorsque des m dicaments bloquant la dopamine sont prescrits pour les manifestations comportementales de ces troubles. Autres conditions m dicales. Le d lire et les MNT dus aux effets secondaires des m dicaments bloquant la dopamine et d autres probl mes m dicaux (par exemple, s dation ou troubles cognitifs, hypothyro die s v re, carence en vitamine B12) doivent galement tre exclus. La maladie de Parkinson peut coexister avec la maladie d Alzheimer et les maladies c r brovasculaires, notamment chez les personnes g es. La combinaison de multiples caract ristiques pathologiques peut diminuer les capacit s fonctionnelles des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Les sympt mes moteurs et la coapparition fr quente de d pression ou d'apathie peuvent aggraver la d ficience fonctionnelle. En raison de la maladie de Huntington A. Les crit res sont remplis pour un trouble neurocognitif majeur ou l ger. B. Il y a un d but insidieux et une progression progressive. C. Il existe une maladie de Huntington cliniquement tablie, ou un risque de maladie de Huntington bas sur des ant c dents familiaux ou des tests g n tiques. Trouble neurocognitif majeur ou l ger d la maladie de Huntington 639 D. Le trouble neurocognitif n est pas attribuable une autre condition m dicale et ne s explique pas mieux par un autre trouble mental. Note de codage : Pour les troubles neurocognitifs majeurs dus la maladie de Huntington, avec troubles du comportement, coder d'abord 333,4 (610) Maladie de Huntington, suivi de 294,11 (F02.81) trouble neurocognitif majeur d la maladie de Huntington, avec troubles du comportement. Pour les troubles neurocognitifs majeurs dus la maladie de Huntington, sans troubles du comportement, coder d'abord 333,4 (610) Maladie de Huntington, suivi de 294,10 (F02.80) Troubles neurocognitifs majeurs dus la maladie de Huntington, sans troubles du comportement. Pour les troubles neurocognitifs l gers dus la maladie de Huntington, coder 331.83 (631.84). (Remarque : n'utilisez pas le code suppl mentaire pour la maladie de Huntington. Les troubles du comportement ne peuvent pas tre cod s mais doivent quand m me tre indiqu s par crit.) La d ficience cognitive progressive est une caract ristique essentielle de la maladie de Huntington, avec des changements pr coces dans la fonction ex cutive (c'est- -dire la vitesse de traitement, l'organisation et la planification) plut t que dans l'apprentissage et la m moire. Les changements cognitifs et comportementaux associ s pr c dent souvent l' mergence des anomalies motrices typiques de la bradykin sie (c'est- -dire un ralentissement des mouvements volontaires) et de la chor e (c'est- -dire des mouvements saccad s involontaires). Un diagnostic d finitif de maladie de Huntington est pos en pr sence d anomalies motrices extrapyramidales sans quivoque chez un individu ayant soit des ant c dents familiaux de maladie de Huntington, soit des tests g n tiques montrant un Expansion r p t e du trinucl otide CAG dans le g ne HTT, situ sur le chromosome 4. La d pression, l irritabilit , l anxi t , les sympt mes obsessionnels compulsifs et l apathie sont fr quemment, et plus rarement la psychose, associ s la maladie de Huntington et pr c dent souvent l apparition des sympt mes moteurs. Les d ficits neurocognitifs sont une cons quence ventuelle de la maladie de Huntington ; la pr valence mondiale est estim e 2,7 pour 100 000. La pr valence de la maladie de Huntington dans L Am rique du Nord, l Europe et l Australie sont 5,7 pour 100 000, avec une pr valence beaucoup plus faible de 0,40 pour 100 000 en Asie. L ge moyen au moment du diagnostic de la maladie de Huntington est d environ 40 ans, bien que cela varie consid rablement. L' ge d'apparition est inversement corr l la longueur d'expansion du CAG. La maladie de Huntington juv nile (d clar e avant l ge de 20 ans) peut se manifester plus fr quemment par une bradykin sie, une dystonie et une rigidit que par des mouvements chor iques caract ristiques du trouble qui se d clare l ge adulte. La maladie volue progressivement, avec une survie m diane d'environ 15 ans apr s le diagnostic des sympt mes moteurs. L expression ph notyp
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ique de la maladie de Huntington varie en fonction de la pr sence de sympt mes moteurs, cognitifs et psychiatriques. Les anomalies psychiatriques et cognitives peuvent tre ant rieures d au moins 15 ans l anomalie motrice. Les premiers sympt mes n cessitant des soins comprennent souvent l irritabilit , l anxi t ou une humeur d pressive. D'autres troubles du comportement peuvent inclure une apathie prononc e, une d sinhibition, une impulsivit et une perception alt r e, l'apathie devenant souvent plus progressive avec le temps. Les premiers sympt mes de mouvement peuvent impliquer l apparition d une nervosit des extr mit s ainsi qu une l g re apmxie (c est- -dire une difficult effectuer des mouvements cibl s), en particulier lors des t ches de motricit fine. mesure que le trouble progresse, d'autres probl mes moteurs incluent une d marche alt r e (ataxie) et une instabilit posturale. Les d ficiences motrices finissent par affecter la production de la parole (dysarthrie), de telle sorte que la parole devient tr s difficile comprendre, ce qui peut entra ner une d tresse importante r sultant de la barri re de communication dans le contexte d'une cognition relativement intacte. La maladie motrice avanc e affecte gravement la d marche avec une ataxie progressive. Finalement des individus devenir non ambulatoire. La maladie motrice en phase terminale alt re le contr le moteur de l'alimentation et de la d glutition, ce qui contribue g n ralement grandement au d c s de l'individu par pneumonie par aspiration. G n tique et physiologique. La base g n tique de la maladie de Huntington est une expansion autosomique dominante enti rement p n trante du trincl otide CAG, souvent appel e r p tition CAG dans le g ne huntingtin. Une longueur de r p tition de 36 ou plus est invariablement associ e la maladie de Huntington, des longueurs de r p tition plus longues tant associ es un ge pr coce d apparition. Une longueur de r p tition CAG de 36 ou plus est invariablement associ e la maladie de Huntington. Les tests g n tiques constituent le principal test de laboratoire permettant de d terminer la maladie de Huntington, qui est une maladie autosomique dominante p n trance compl te. On observe que le trinucl otide CAG pr sente une expansion r p t e dans le g ne qui code pour la prot ine huntingtine sur le chromosome 4. Un diagnostic de maladie de Huntington n'est pas pos en pr sence de l'expansion du g ne seul, mais le diagnostic n'est pos qu'une fois que les sympt mes sont devenus humains. - le festival. Certaines personnes ayant des ant c dents familiaux positifs demandent un test g n tique un stade pr symptomatique. Les caract ristiques associ es peuvent galement inclure des modifications de la neuroimagerie ; Il est bien connu qu une perte de volume dans les noyaux gris centraux, en particulier dans le noyau caud et le putamen, se produit et progresse au cours de la maladie. D autres changements structurels et fonctionnels ont t observ s en imagerie c r brale mais restent des mesures de recherche. Cons quences fonctionnelles majeures ou l g res Trouble neurocognitif d la maladie de Huntington Dans la phase prodromique de la maladie et au moment du diagnostic pr coce, le d clin professionnel est le plus courant, la plupart des individus signalant une certaine perte de capacit accomplir leur travail habituel. Les aspects motionnels, comportementaux et cognitifs de la maladie de Huntington, tels que la d sinhibition et les changements de personnalit , sont fortement associ s au d clin fonctionnel. Les d ficits cognitifs qui contribuent le plus au d clin fonctionnel peuvent inclure la vitesse de traitement, l'initiation et l'attention plut t que les troubles de la m moire. tant donn que la maladie de Huntington appara t au cours des ann es productives de la vie, elle peut avoir un effet tr s perturbateur sur les performances professionnelles ainsi que sur la vie sociale et familiale. mesure que la maladie progresse, l'invalidit due des probl mes tels qu'une d marche alt r e, une dysarthrie et des comportements impulsifs ou irritables peut augmenter consid rablement le niveau de d ficience et les besoins en soins quotidiens, au-del des besoins en soins attribuables au d clin cognitif. Des mouvements chor iques s v res peuvent interf rer consid rablement avec la prestation de soins tels que le bain, l'habillage et la toilette. Autres troubles mentaux. Les premiers sympt mes de la maladie de Huntington peuvent inclure une instabilit de l humeur, de l irritabilit ou des comportements compulsifs pouvant sugg rer un autre trouble mental. Cependant, des tests g n tiques ou l apparition de sympt mes moteurs permettront de distinguer la pr sence de la maladie de Huntington. Autres troubles neurocognitifs. Les premiers sympt mes de la maladie de Huntington, en particulier les sympt mes de dysfonctionnement ex cutif et d alt ration de la vitesse psychomotrice, peuvent ressembler d a
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utres troubles neurocognitifs (MNT), tels que les MNT vasculaires majeures ou l g res. Trouble neurocognitif majeur ou l ger d une autre condition m dicale 641 Autres troubles du mouvement. La maladie de Huntington doit galement tre diff renci e des autres troubles ou affections associ s la chor e, tels que la maladie de Wilson, la dyskin sie tardive d origine m dicamenteuse, la chor e de Sydenham, le lupus ryth mateux diss min ou la chor e s nile. Rarement, des individus peuvent pr senter une volution similaire celle de la maladie de Huntington mais sans test g n tique positif ; ceci est consid r comme une ph nocopie de la maladie de Huntington r sultant de divers facteurs. facteurs g n tiques potentiels. En raison d'une autre condition m dicale A. Les crit res sont remplis pour un trouble neurocognitif majeur ou l ger. B. Il existe des preuves tir es de l'anamn se et de l'examen physique. ou des r sultats de laboratoire indiquant que le trouble neurocognitif est la cons quence physiopathologique d'une autre condition m dicale. C. Les d ficits cognitifs ne s expliquent pas mieux par un autre trouble mental ou un autre trouble neurocognitif sp cifique (ex. : maladie d Alzheimer, infection par le VIH). Note de codage : Pour un trouble neurocognitif majeur d une autre condition m dicale, avec troubles du comportement, coder d'abord l'autre condition m dicale, suivi du trouble neurocognitif majeur d une autre condition m dicale, avec troubles du comportement (par exemple, 340 [635] scl rose en plaques , 294.11 [F02.81] trouble neurocognitif majeur d la scl rose en plaques, avec troubles du comportement). Pour un trouble neurocognitif majeur d une autre condition m dicale, sans trouble du comportement, coder d'abord l'autre condition m dicale, suivi du trouble neurocognitif majeur d une autre condition m dicale, sans trouble du comportement (par exemple, 340 [635] scl rose en plaques, 294,10 [ F02.80] trouble neurocognitif majeur d la scl rose en plaques, sans troubles du comportement). Pour les troubles neurocognitifs l gers dus une autre condition m dicale, codez 331.83 (631.84). (Remarque : n utilisez pas le code suppl mentaire pour l autre condition m dicale. Les troubles du comportement ne peuvent pas tre cod s mais doivent quand m me tre indiqu s par crit.) Un certain nombre d'autres conditions m dicales peuvent provoquer des troubles neurocognitifs (MNT). Ces affections comprennent des l sions structurelles (par exemple, tumeurs c r brales primaires ou secondaires, h matome sous-dural, hydroc phalie progression lente ou pression normale), une hypoxie li e une hyperfusion due une insuffisance cardiaque, des troubles endocriniens (par exemple, hypothyro die, hypercalc mie, hypoglyc mie), troubles nutritionnels (par exemple, carences en thiamine ou en niacine), autres maladies infectieuses (par exemple, neurosyphilis, cryptococcose), troubles immunitaires (par exemple, art rite temporale, lupus ryth mateux syst mique), insuffisance h patique ou r nale, troubles m taboliques (par exemple, maladie de Kufs, adr noleucodystrophie, leucodystrophie m tachromatique, autres maladies de stockage de l' ge adulte et de l'enfance) et autres troubles neurologiques (par exemple, pilepsie, scl rose en plaques). Les causes inhabituelles de l sions du syst me nerveux central, telles qu'un choc lectrique ou une radiation intracr nienne, ressortent g n ralement de l'anamn se. L association temporelle entre l apparition ou l exacerbation de l affection m dicale et le d veloppement du d ficit cognitif constitue la meilleure preuve que la MNT est induite par l affection m dicale. La certitude diagnostique concernant cette relation peut tre augment e si les d ficits neurocognitifs s'am liorent partiellement ou se stabilisent dans le contexte du traitement de la pathologie. G n ralement, l volution de la MNT volue d une mani re proportionnelle la progression du trouble m dical sous-jacent. Dans les circonstances o le trouble m dical peut tre trait (par exemple, l hypothyro die), le d ficit neurocognitif peut s am liorer ou du moins ne pas progresser. Lorsque l tat de sant volue de mani re d t rior e (par exemple, scl rose en plaques progressive secondaire), les d ficits neurocognitifs progresseront parall lement l volution temporelle de la maladie. d pendent de la nature et de la gravit de l tat de sant . Autre trouble neurocognitif majeur ou l ger. La pr sence d une condition m dicale attribuable n exclut pas enti rement la possibilit d une autre MNT majeure ou l g re. Si les d ficits cognitifs persistent apr s le traitement r ussi d une condition m dicale associ e, une autre tiologie peut alors tre responsable du probl me. d clin cognitif. En raison de multiples tiologies A. Les crit res sont remplis pour un trouble neurocognitif majeur ou l ger. B. Il existe des preuves tir es de l'histoire. un examen physique ou des r sultats de laboratoire indi
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quant que le trouble neurocognitif est la cons quence physiopathologique de plus d un processus tiologique, l exclusion de substances (par exemple, trouble neurocognitif d la maladie d Alzheimer avec d veloppement ult rieur d un trouble neurocognitif vasculaire). Remarque : Veuillez vous r f rer aux crit res de diagnostic des diff rents troubles neurocognitifs dus des conditions m dicales sp cifiques pour obtenir des conseils sur l' tablissement des tiologies particuli res. C. Les d ficits cognitifs ne s'expliquent pas mieux par un autre trouble mental et ne surviennent pas exclusivement au cours d'un d lire. Note de codage : Pour les troubles neurocognitifs majeurs dus des tiologies multiples, avec troubles du comportement, coder 294.11 (F02.81) ; pour les troubles neurocognitifs majeurs dus des tiologies multiples, sans troubles du comportement, code 294.10 (F02.80). Toutes les conditions m dicales tiologiques ( l'exception des maladies vasculaires) doivent tre cod es et r pertori es s par ment imm diatement avant le trouble neurocognitif majeur d des tiologies multiples (par exemple, 331,0 [630,9] maladie d'Alzheimer ; 331,82 [631,83] maladie corps de Lewy ; 294,11 [F02". .81] trouble neurocognitif majeur d' tiologies multiples, avec perturbation). Lorsqu une tiologie c r brovasculaire contribue au trouble neurocognitif, le diagnostic de trouble neurocognitif vasculaire doit tre voqu en plus du trouble neurocognitif majeur d des tiologies multiples. Par exemple, pour une pr sentation d'un trouble neurocognitif majeur d la fois la maladie d'Alzheimer et une maladie vasculaire, avec troubles du comportement, codez ce qui suit : 331,0 (630,9) Maladie d'Alzheimer ; 294.11 (F02.81) trouble neurocognitif majeur d' tiologies multiples, avec troubles du comportement ; 290.40 (F01.51) trouble neurocognitif vasculaire majeur, avec troubles du comportement. Pour les troubles neurocognitifs l gers dus des tiologies multiples, coder 331.83 (631.84). (Note: Ne pas utiliser les codes compl mentaires pour les tiologies. Les troubles du comportement ne peuvent pas tre cod s mais doivent n anmoins tre signal s par crit.) Cette cat gorie est incluse pour couvrir la pr sentation clinique du d veloppement d'un trouble neurocognitif (MNT) de la MNT. En plus des preuves indiquant la pr sence de plusieurs conditions m dicales connues pour causer des MNT (c'est- -dire les r sultats de l'anamn se et de l'examen physique, ainsi que les r sultats de laboratoire), il peut tre utile de se r f rer aux crit res de diagnostic et au texte. pour les diverses tiologies m dicales (par exemple, les MNT dues la maladie de Parkinson) pour plus d'informations sur l' tablissement du lien tiologique pour cette condition m dicale particuli re. 799,59 (R41,9) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles les sympt mes caract ristiques d'un trouble neurocognitif qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement pr dominent mais ne r pondent tous les crit res d'aucun des troubles des troubles neurocognitifs. classe de diagnostic. La cat gorie des troubles neurocognitifs non pr cis s est utilis e dans les situations dans lesquelles l tiologie pr cise ne peut tre d termin e avec suffisamment de certitude pour permettre une attribution tiologique. Note de codage : Pour les troubles neurocognitifs majeurs ou l gers, non pr cis s, coder 799.59 (R419). (Remarque : n utilisez pas de codes suppl mentaires pour des probl mes m dicaux tiologiques pr sum s. Les troubles du comportement ne peuvent pas tre cod s mais peuvent tre indiqu s par crit.) Ce chapitre commence par une d finition g n rale du trouble de la personnalit qui s'applique chacun des 10 troubles de la personnalit sp cifiques. Un trouble de la personnalit est un mod le durable d exp rience int rieure et de comportement qui s carte nettement des attentes de la culture de l individu, est omnipr sent et inflexible, appara t l'adolescence ou au d but de l' ge adulte, est stable dans le temps et entra ne une d tresse ou une d ficience. Dans tout processus d'examen en cours, surtout lorsqu'il est aussi complexe, diff rents points de vue mergent et des efforts ont t d ploy s pour les int grer. Ainsi, les troubles de la personnalit sont inclus dans les sections II et III. Le mat riel de la section II repr sente une mise jour du texte associ aux m mes crit res que ceux trouv s dans le DSM-IV TR, tandis que la section III comprend le mod le de recherche propos pour le diagnostic et la conceptualisation des troubles de la personnalit d velopp par le groupe de travail sur la personnalit et les troubles de la personnalit du DSM-S. . mesure que ce domaine volue, on esp re que les deux versions serviront respectivement la pratique clinique et aux initiatives de recherche. Les troubles
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de la personnalit suivants sont inclus dans ce chapitre. 0 Le trouble de la personnalit parano aque est un sch ma de m fiance et de m fiance tel que les motivations des autres sont interpr t es comme malveillantes. 0 Le trouble de la personnalit schizo de est un mod le de d tachement des relations sociales et un ventail restreint d'expression motionnelle. 0 Le trouble de la personnalit schizotypique est un sch ma d'inconfort aigu dans les relations troites, de distorsions cognitives ou perceptuelles et d'excentricit s de comportement. 0 Le trouble de la personnalit antisociale est une tendance au m pris et la violation des droits d'autrui. 0 Le trouble de la personnalit limite est un mod le d'instabilit dans les relations interpersonnelles, l'image de soi et les motions, ainsi qu'une impulsivit marqu e. 0 Le trouble de la personnalit histrionique est un sch ma d motivit excessive et de recherche d attention. - Le trouble de la personnalit narcissique est un mod le de grandeur, de besoin d'admiration et de manque d'empathie. - Le trouble de la personnalit vitante est un sch ma d'inhibition sociale, de sentiment d'incapacit et d'hypersensibilit une valuation n gative. 0 Le trouble de la personnalit d pendante est un comportement de soumission et d'attachement li un besoin excessif d' tre pris en charge. 0 Le trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive est un mod le de pr occupation pour l'ordre, le perfectionnisme et le contr le. 0 Un changement de personnalit d une autre condition m dicale est un trouble persistant de la personnalit qui est jug d aux effets physiologiques directs d une condition m dicale (par exemple, une l sion du lobe frontal). . Les autres troubles de la personnalit sp cifi s et les troubles de la personnalit non sp cifi s sont une cat gorie pr vue pour deux situations : 1) le mod le de personnalit de l'individu r pond aux crit res g n raux d'un trouble de la personnalit et des traits de plusieurs troubles de la personnalit diff rents sont pr sents, mais les crit res d'un trouble de la personnalit diff rent sont pr sents. personnalit sp cifique les troubles ne sont pas satisfaits ; ou 2) le mod le de personnalit de l individu r pond aux crit res g n raux d un trouble de la personnalit , mais l individu est consid r comme souffrant d un trouble de la personnalit qui n est pas inclus dans la classification DSM 5 (par exemple, trouble de la personnalit passif-agressif). Les troubles de la personnalit sont regroup s en trois groupes en fonction de similitudes descriptives. Le groupe A comprend les troubles de la personnalit parano aque, schizo de et schizotypique. Les personnes atteintes de ces troubles semblent souvent tranges ou excentriques. Le groupe B comprend les troubles de la personnalit antisociale, borderline, histrionique et narcissique. Les personnes atteintes de ces troubles semblent souvent dramatiques, motives ou erratiques. Le groupe C comprend les troubles de la personnalit vitants, d pendants et obsessionnels-compulsifs. Les personnes atteintes de ces troubles semblent souvent anxieuses ou craintives. Il convient de noter que ce syst me de regroupement, bien qu utile dans certaines situations de recherche et d ducation, pr sente de s rieuses limites et n a pas t syst matiquement valid . De plus, les individus pr sentent fr quemment des troubles de la personnalit concomitants provenant de diff rents groupes. Les estimations de pr valence pour les diff rents groupes sugg rent 5,7 % pour les troubles du groupe A, 1,5 % pour les troubles du groupe B, 6,0 % pour les troubles du groupe C et 9,1 % pour tout trouble de la personnalit , ce qui indique une co-occurrence fr quente de troubles de diff rents types. clusters diff rents. Donn es de l'Enqu te pid miologique nationale sur l'alcool et les drogues de 2001-2002. Les conditions connexes sugg rent qu'environ 15 % des tats-Unis. les adultes souffrent d au moins un trouble de la personnalit . L'approche diagnostique utilis e dans ce manuel repr sente la perspective cat gorique selon laquelle les troubles de la personnalit sont des syndromes cliniques qualitativement distincts. Une alternative l approche cat gorique est la perspective dimensionnelle selon laquelle les troubles de la personnalit repr sentent des variantes inadapt es de traits de personnalit qui se fondent imperceptiblement dans la normalit et les unes dans les autres. Voir la section III pour une description compl te d'un mod le dimensionnel pour les troubles de la personnalit . Les groupes de troubles de la personnalit du DSM-IV (c'est- -dire tranges, excentriques, dramatiques- motionnels et anxieux-peureux) peuvent galement tre consid r s comme des dimensions repr sentant des spectres de dysfonctionnement de la personnalit sur un continuum avec d'autres troubles mentaux. Les mod les dimensionnels alternatifs ont beaucoup en commun et, ensemble, semblent couvrir les dom
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aines importants du dysfonctionnement de la personnalit . Leur int gration, leur utilit clinique et leur relation avec les cat gories diagnostiques des troubles de la personnalit et divers aspects du dysfonctionnement de la personnalit font l'objet d'investigations actives. A. Un mod le durable d exp rience int rieure et de comportement qui s carte nettement des attentes de la culture de l individu. Ce mod le se manifeste dans deux (ou plus) des domaines suivants : 1. Cognition (c'est- -dire les fa ons de se percevoir et d'interpr ter soi-m me, les autres et les v nements). 2. Affectivit (c'est- -dire la port e, l'intensit , la labilit et la pertinence de la r ponse motionnelle). 3. Fonctionnement interpersonnel. 4. Contr le des impulsions. B. Ce mod le durable est inflexible et omnipr sent dans un large ventail de situations personnelles et sociales. C. Le sch ma persistant conduit une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. D. Le sch ma est stable et de longue dur e, et son apparition remonte au moins l adolescence ou au d but de l ge adulte. E. Le sch ma persistant ne s explique pas mieux comme une manifestation ou une cons quence d un autre comportement mental. trouble. F. Le sch ma persistant n'est pas attribuable aux effets physiologiques d'une substance (par exemple, une drogue faisant l'objet d'un abus, un m dicament) ou une autre condition m dicale (par exemple, un traumatisme cr nien). Les traits de personnalit sont des mod les durables de perception, de relation et de r flexion sur l environnement et sur soi-m me, qui se manifestent dans un large ventail de contextes sociaux et personnels. Ce n est que lorsque les traits de personnalit sont rigides et inadapt s et provoquent une d ficience fonctionnelle significative ou une d tresse subjective qu ils constituent des troubles de la personnalit . La caract ristique essentielle d'un trouble de la personnalit est un mod le durable d'exp rience int rieure et de comportement qui s' carte nettement des attentes de la culture de l'individu et se manifeste dans au moins deux des domaines suivants : cognition, affectivit , fonctionnement interpersonnel ou motion. contr le du pouls (crit re A). Ce sch ma persistant est inflexible et omnipr sent dans un large ventail de situations personnelles et sociales (crit re B) et conduit une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d autres domaines importants (crit re C). Ce sch ma est stable et de longue dur e, et son apparition remonte au moins l adolescence ou au d but de l ge adulte (crit re D). Ce sch ma ne peut pas tre mieux expliqu comme une manifestation ou une cons quence d un autre trouble mental (crit re E) et n est pas attribuable aux effets physiologiques d une substance (par exemple, une drogue faisant l objet d un abus, un m dicament, l exposition une toxine) ou d une autre substance. probl me de sant (p. ex. traumatisme cr nien) (crit re F). Des crit res diagnostiques sp cifiques sont galement fournis pour chacun des troubles de la personnalit inclus dans ce chapitre. Le diagnostic des troubles de la personnalit n cessite une valuation des modes de fonctionnement long terme de l individu, et les caract ristiques particuli res de la personnalit doivent tre videntes d s le d but de l ge adulte. Les traits de personnalit qui d finissent ces troubles doivent galement tre distingu s des caract ristiques qui mergent en r ponse des facteurs de stress situationnels sp cifiques ou des tats mentaux plus transitoires (par exemple, troubles bipolaires, d pressifs ou anxieux ; intoxication une substance). Le clinicien doit valuer la stabilit des traits de personnalit au fil du temps et dans diff rentes situations. Si un seul entretien avec la personne suffit parfois poser le diagnostic, il est souvent n cessaire de r aliser plusieurs entretiens et de les espacer dans le temps. L' valuation peut galement tre compliqu e par le fait que l'individu (c'est- -dire que les traits sont souvent syntoniques du moi). Pour aider surmonter cette difficult , des informations suppl mentaires provenant d autres informateurs peuvent tre utiles. Les caract ristiques d un trouble de la personnalit deviennent g n ralement reconnaissables l adolescence ou au d but de la vie adulte. Par d finition, un trouble de la personnalit est un sch ma durable de pens e, de sentiment et de comportement relativement stable dans le temps. Certains types de troubles de la personnalit (notamment les troubles de la personnalit antisociale et limite) ont tendance devenir moins vidents ou dispara tre avec l' ge, alors que cela semble tre moins vrai pour d'autres types (par exemple les troubles de la personnalit obsessionnelle-compulsive et schizotypique). Les cat gories de troubles de la personnalit peuvent tre a
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ppliqu es aux enfants ou aux adolescents dans les cas relativement inhabituels dans lesquels les traits de personnalit inadapt s particuliers de l individu semblent omnipr sents, persistants et peu susceptibles d tre limit s un stade de d veloppement particulier ou un autre trouble mental. Il faut reconna tre que les traits d un trouble de la personnalit qui apparaissent dans l enfance ne persisteront souvent pas inchang s l ge adulte. Pour qu un trouble de la personnalit soit diagnostiqu chez une personne de moins de 18 ans, ces caract ristiques doivent tre pr sentes depuis au moins 1 an. La seule exception cette r gle est le trouble de la personnalit antisociale, qui ne peut tre diagnostiqu chez les personnes de moins de 18 ans. M me si, par d finition, un trouble de la personnalit doit appara tre au plus tard au d but de l' ge adulte, les individus peuvent ne pas faire l'objet d'une attention clinique avant un ge relativement avanc . Un trouble de la personnalit peut tre exacerb la suite de la perte de personnes de soutien importantes (par exemple, un conjoint) ou de situations sociales auparavant stabilis es (par exemple, un emploi). Cependant, le d veloppement d un changement de personnalit au milieu de l ge adulte ou plus tard dans la vie justifie une valuation approfondie. d terminer la pr sence possible d un changement de personnalit d un autre probl me de sant ou un trouble li l usage de substances non reconnu. Les jugements sur le fonctionnement de la personnalit doivent tenir compte de l origine ethnique, culturelle et sociale de l individu. Les troubles de la personnalit ne doivent pas tre confondus avec les probl mes li s l acculturation suite l immigration ou l expression d habitudes, de coutumes ou de valeurs religieuses et politiques profess es par la culture d origine de l individu. Il est utile pour le clinicien, en particulier lors de l valuation d une personne issue d un milieu diff rent, d obtenir des informations suppl mentaires aupr s d informateurs qui connaissent bien le milieu culturel de la personne. Certains troubles de la personnalit (par exemple le trouble de la personnalit antisociale) sont diagnostiqu s plus fr quemment chez les hommes. D autres (par exemple les troubles de la personnalit limite, histrionique et d pendante) sont diagnostiqu s plus fr quemment chez les femmes. Bien que ces diff rences de pr valence refl tent probablement de r elles diff rences entre les sexes en pr sence de tels sch mas, les cliniciens doivent veiller ne pas surdiagnostiquer ou sous-diagnostiquer certains troubles de la personnalit chez les femmes ou chez les hommes en raison de st r otypes sociaux sur les r les et comportements typiques de genre. Autres troubles mentaux et traits de personnalit . De nombreux crit res sp cifiques aux troubles de la personnalit d crivent des caract ristiques (par exemple, m fiance, d pendance, insensibilit ) qui sont galement caract ristiques d' pisodes d'autres troubles mentaux. Un trouble de la personnalit ne doit tre diagnostiqu que lorsque les caract ristiques d terminantes sont apparues avant le d but de l ge adulte, sont typiques du fonctionnement long terme de l individu et ne surviennent pas exclusivement lors d un pisode d un autre trouble mental. Il peut tre particuli rement difficile (et pas particuli rement utile) de distinguer les troubles de la personnalit des troubles mentaux persistants tels que le trouble d pressif persistant, qui apparaissent pr cocement et ont une volution durable et relativement stable. Certains troubles de la personnalit peuvent avoir une relation spectrale avec d autres troubles mentaux (par exemple, trouble de la personnalit schizotypique avec schizophr nie ; trouble de la personnalit vitante avec trouble d anxi t sociale [phobie sociale]) bas sur des similitudes ph nom nologiques ou biologiques ou une agr gation familiale. le seuil d'un trouble de la personnalit . Les traits de personnalit sont diagnostiqu s comme un trouble de la personnalit uniquement lorsqu'ils sont rigides, inadapt s et persistants et provoquent une d ficience fonctionnelle importante ou une d tresse subjective. Troubles psychotiques. Pour les trois troubles de la personnalit qui peuvent tre li s aux troubles psychotiques (c'est- -dire parano aque, schizo de et schizotypique), il existe un crit re d'exclusion stipulant que le mod le de comportement ne doit pas s' tre produit exclusivement au cours de la schizophr nie, un trouble bipolaire. ou un trouble d pressif avec caract ristiques psychotiques, ou un autre trouble psychotique. Lorsqu'une personne souffre d'un trouble mental persistant (par exemple, la schizophr nie) pr c d d'un trouble de la personnalit pr existant, le trouble de la personnalit doit galement tre enregistr , suivi de pr morbide entre parenth ses. Troubles anxieux et d pressifs. Le clinicien doit tre prudent dans le diagnostic des troubles
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de la personnalit lors d un pisode de trouble d pressif ou de trouble anxieux, ce qui peut rendre plus difficile l valuation r trospective des modes de fonctionnement long terme de l individu. Trouble de stress post-traumatique. Lorsque des changements de personnalit apparaissent et persistent apr s qu un individu a t expos un stress extr me, un diagnostic de trouble de stress post-traumatique doit tre envisag . Troubles li s l usage de substances. Lorsqu une personne souffre d un trouble li l usage de substances, il est important de ne pas poser un diagnostic de trouble de la personnalit uniquement sur la base de comportements qui sont des cons quences d une intoxication ou d un sevrage une substance ou qui sont associ s des activit s au service d une consommation soutenue de substances (par ex. , comportement antisocial). Changement de personnalit d une autre condition m dicale. Lorsque des changements durables dans la personnalit surviennent En raison des effets physiologiques d'une autre condition m dicale (par exemple, une tumeur c r brale), un diagnostic de changement de personnalit d une autre condition m dicale doit tre envisag . Crit res diagnostiques 301.0 (F60.0) A. Une m fiance et une m fiance g n ralis es l' gard des autres, telles que leurs motivations sont interpr t es comme malveillantes, d s le d but de l' ge adulte et pr sentes dans divers contextes, comme l'indiquent quatre (ou plus) des l ments suivants : 1. Des suspects, sans fondement suffisant, que d autres l exploitent, lui font du mal ou le trompent. 2. Est pr occup par des doutes injustifi s sur la loyaut ou la fiabilit de ses amis ou associ s. 3. Est r ticent se confier autrui par crainte injustifi e que l information soit utilis e de mani re malveillante contre lui. 4. Transforme des significations humiliantes ou mena antes cach es en remarques ou v nements inoffensifs. 5. Garde constamment rancune (c'est- -dire ne pardonne pas les insultes, les blessures ou les affronts). 6. Per oit des attaques contre sa personnalit ou sa r putation qui ne sont pas visibles pour les autres et est prompt r agir avec col re ou contre-attaquer. 7. A des soup ons r currents, sans justification, concernant la fid lit de son conjoint ou partenaire sexuel. B. Ne survient pas exclusivement au cours de la schizophr nie, d'un trouble bipolaire ou d'un trouble d pressif pr sentant des caract ristiques psychotiques, ou d'un autre trouble psychotique et n'est pas attribuable aux effets physiologiques d'une autre condition m dicale. Remarque : Si les crit res sont remplis avant l apparition de la schizophr nie, ajoutez pr morbide , c est- -dire trouble de la personnalit parano aque (pr morbide) . La caract ristique essentielle du trouble de la personnalit parano aque est un sch ma de m fiance et de m fiance omnipr sente l' gard des autres, de telle sorte que leurs motivations sont interpr t es comme malveillantes. Ce mod le commence au d but de l ge adulte et est pr sent dans divers contextes. Les personnes atteintes de ce trouble supposent que d'autres personnes les exploiteront, leur feront du mal ou les tromperont, m me s'il n'existe aucune preuve pour tayer cette attente (Crit re A1). Ils soup onnent, sur la base de peu ou pas de preuves, que d'autres complotent contre eux et peuvent les attaquer soudainement, tout moment et sans raison. Ils ont souvent le sentiment d avoir t bless s profond ment et de mani re irr versible par une ou plusieurs autres personnes, m me en l absence de preuve objective de cela. Ils sont pr occup s par des doutes injustifi s quant la loyaut ou la fiabilit de leurs amis et associ s, dont les actions sont minutieusement scrut es la recherche de preuves d'intentions hostiles (crit re A2). Tout cart per u par rapport la fiabilit ou la loyaut sert tayer leurs hypoth ses sous-jacentes. Ils sont tellement tonn s lorsqu un ami ou un associ fait preuve de loyaut qu ils ne peuvent pas lui faire confiance ou y croire. S ils ont des ennuis, ils s attendent ce que leurs amis et associ s les attaquent ou les ignorent. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit parano aque h sitent se confier ou se rapprocher des autres car elles craignent que les informations qu'elles partagent soient utilis es contre elles (Crit re A3). Ils peuvent refuser de r pondre des questions personnelles, affirmant que ces informations ne regardent personne . Ils lisent des significations cach es, humiliantes et mena antes dans des remarques ou des v nements inoffensifs (Crit re A4). Par exemple, une personne atteinte de ce trouble peut interpr ter tort une erreur honn te d'un commis de magasin comme une tentative d lib r e de vendre de la monnaie, ou consid rer une remarque humoristique d sinvolte d'un coll gue comme une grave attaque de caract re. Les compliments sont souvent mal interpr t s (par exemple, un compliment sur une nouvelle a
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cquisition est interpr t tort comme une critique d go sme ; un compliment sur une r alisation est interpr t tort comme une tentative de contraindre une performance plus importante et meilleure). Ils peuvent consid rer une offre d aide comme une critique selon laquelle ils ne s en sortent pas assez bien par eux-m mes. Les personnes atteintes de ce trouble nourrissent constamment des rancunes et ne sont pas dispos es pardonner les insultes, les blessures ou les affronts qu'elles pensent avoir re us (Crit re A5). Des affronts mineurs suscitent une hostilit majeure, et les sentiments hostiles persistent longtemps. Parce qu ils sont constamment vigilants aux intentions n fastes des autres, ils se sentent tr s souvent ainsi. Ils sont prompts contre-attaquer et r agissent avec col re aux insultes per ues (Crit re A6). Les personnes atteintes de ce trouble peuvent tre pathologiquement jalouses, soup onnant souvent que leur conjoint ou partenaire sexuel est infid le sans aucune justification ad quate (Crit re A7). Ils peuvent rassembler des preuves triviales et circonstancielles pour tayer leurs croyances jalouses. Ils veulent garder le contr le total de leurs relations intimes pour viter d tre trahis et peuvent constamment remettre en question et contester les all es et venues, les actions, les intentions et la fid lit de leur conjoint ou partenaire. Le trouble de la personnalit parano aque ne doit pas tre diagnostiqu si le comportement appara t exclusivement au cours d'une schizophr nie, d'un trouble bipolaire ou d'un trouble d pressif caract ristiques psychotiques, ou d'un autre trouble psychotique, ou s'il est imputable aux effets physiologiques d'un trouble psychotique. neurologique (par exemple, pilepsie du lobe temporal) ou une autre condition m dicale (crit re B). Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit parano aque sont g n ralement difficiles vivre et ont souvent des probl mes dans leurs relations troites. Leur m fiance et leur hostilit excessives peuvent s exprimer par une argumentation ouverte, par des plaintes r currentes ou par une r serve discr te et apparemment hostile. Parce qu ils sont hypervigilants face aux menaces potentielles, ils peuvent agir de mani re prudente, secr te ou sournoise et semblent froids et d pourvus de sentiments tendres. Bien qu ils puissent sembler objectifs, rationnels et sans motion, ils affichent plus souvent une gamme d affects labiles, avec une pr dominance d expressions hostiles, obstin es et sarcastiques. Leur nature combative et m fiante peut susciter une r action hostile chez les autres, ce qui confirme alors leurs attentes initiales. Parce que les personnes atteintes d un trouble de la personnalit parano aque manquent de confiance dans les autres, elles ont un besoin excessif d tre autonomes et un fort sentiment d autonomie. Ils doivent galement exercer un degr lev de contr le sur ceux qui les entourent. Ils sont souvent rigides, critiques envers les autres et incapables de collaborer, m me s'ils ont beaucoup de difficult accepter eux-m mes les critiques. Ils peuvent bl mer les autres pour leurs propres d fauts. En raison de leur rapidit contre-attaquer en r ponse aux menaces qu ils per oivent autour d eux, ils peuvent tre proc duriers et fr quemment impliqu s dans des litiges juridiques. Les personnes atteintes de ce trouble cherchent confirmer leurs id es n gatives pr con ues concernant les personnes ou les situations qu'elles rencontrent, attribuant aux autres des motivations malveillantes qui sont des projections de leurs propres peurs. Ils peuvent manifester des fantasmes grandioses irr alistes et peine cach s, sont souvent sensibles aux questions de pouvoir et de rang et ont tendance d velopper des st r otypes n gatifs l' gard des autres, en particulier ceux issus de groupes de population distincts du leur. Attir s par les formulations simplistes du monde, ils se m fient souvent des situations ambigu s. Ils peuvent tre per us comme des fanatiques et former des sectes ou des groupes troitement li s avec d autres personnes partageant leurs syst mes de croyances parano aques. En particulier en r ponse au stress, les personnes atteintes de ce trouble peuvent conna tre des pisodes psychotiques tr s brefs (d une dur e de quelques minutes quelques heures). Dans certains cas, le trouble de la personnalit parano aque peut appara tre comme l'ant c dent pr morbide du trouble d lirant ou de la schizophr nie. Personnes ayant une personnalit parano aque Le trouble peut voluer vers un ordre d pressif majeur. Des troubles li s la consommation d alcool et d autres substances surviennent fr quemment. Les troubles de la personnalit concomitants les plus courants semblent tre schizotypiques, schizo des, narcissiques, vitants et borderline. La partie II de la r plication de l'Enqu te nationale sur les comorbidit s sugg re une pr valence de 2,3 %, tandis que les donn es de l'Enq
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u te pid miologique nationale sur l'alcool et les affections connexes sugg rent une pr valence du trouble de la personnalit parano aque de 4,4 %. solitude, mauvaises relations avec les pairs, anxi t sociale, chec scolaire, hypersensibilit , pens es et langage particuliers et fantasmes idiosyncratiques. Ces enfants peuvent para tre tranges ou excentriques et attirer les taquineries. Dans les chantillons cliniques, ce trouble semble tre plus fr quemment diagnostiqu chez les hommes. G n tique et physiologique. Il existe certaines preuves d'une pr valence accrue du trouble de la personnalit parano aque chez les proches des candidats atteints de schizophr nie et d'une relation familiale plus sp cifique avec le trouble d lirant, de type pers cuteur. Certains comportements influenc s par des contextes socioculturels ou des circonstances de vie sp cifiques peuvent tre qualifi s tort de parano aque et peuvent m me tre renforc s par le processus d valuation clinique. Les membres de groupes minoritaires, les immigrants, les r fugi s politiques et conomiques ou les individus d'origines ethniques diff rentes peuvent afficher des comportements prudents ou d fensifs en raison d'un manque de familiarit (par exemple, barri res linguistiques ou manque de connaissance des r gles et r glementations) ou en r ponse une perception de n gligence. ou l'indiff rence de la soci t majoritaire. Ces comportements peuvent, leur tour, g n rer de la col re et de la frustration chez ceux qui ont affaire ces individus, cr ant ainsi un cercle vicieux de m fiance mutuelle, qu'il ne faut pas confondre avec un trouble de la personnalit parano aque. Certains groupes ethniques affichent galement des comportements li s la culture qui peuvent tre interpr t s tort comme de la parano a. Autres troubles mentaux avec sympt mes psychotiques. Le trouble de la personnalit parano aque peut tre distingu du trouble d lirant, de type pers cuteur ; schizophr nie; et un trouble bipolaire ou d pressif avec des caract ristiques psychotiques, car ces troubles sont tous caract ris s par une p riode de sympt mes psychotiques persistants (par exemple, d lires et hallucinations). Pour qu'un diagnostic compl mentaire de trouble de la personnalit parano aque puisse tre pos , le trouble de la personnalit doit avoir t pr sent avant l'apparition des sympt mes psychotiques et doit persister lorsque les sympt mes psychotiques sont en r mission. Lorsqu un individu souffre d un autre trouble mental persistant (par exemple, la schizophr nie) qui a t pr c d d un trouble de la personnalit parano aque, le trouble de la personnalit parano aque doit galement tre enregistr , suivi de pr morbide entre parenth ses. Changement de personnalit d une autre condition m dicale. Le trouble de la personnalit parano aque doit tre distingu du changement de personnalit d une autre condition m dicale, dans lequel les traits qui mergent sont attribuables aux effets directs d'une autre condition m dicale sur le syst me nerveux central. Troubles li s l usage de substances. Le trouble de la personnalit parano aque doit tre distingu des sympt mes qui peuvent se d velopper en association avec une consommation persistante de substances. Traits parano aques associ s des handicaps physiques. Il faut galement distinguer ce trouble des traits parano aques associ s au d veloppement de handicaps physiques (par exemple une d ficience auditive). Autres troubles de la personnalit et traits de personnalit . D autres troubles de la personnalit peuvent tre confondus avec le trouble de la personnalit parano aque car ils pr sentent certaines caract ristiques communes. Il est donc important de distinguer ces troubles en fonction des diff rences dans leurs caract ristiques. Cependant, si un individu pr sente des traits de personnalit qui r pondent aux crit res d'un ou plusieurs troubles de la personnalit en plus du trouble de la personnalit parano aque, tous peuvent tre diagnostiqu s. Trouble de la personnalit parano aque et le trouble de la personnalit schizotypique partagent les traits de m fiance, de distance interpersonnelle et d'id ation parano aque, mais le trouble de la personnalit schizotypique comprend galement des sympt mes tels que la pens e magique, les exp riences de perception inhabituelles et les pens es et les paroles tranges. Les individus dont les comportements r pondent aux crit res du trouble de la personnalit schizo de sont souvent per us comme tranges, excentriques, froids et distants, mais ils n'ont g n ralement pas d'id es parano aques importantes. La tendance des individus atteints d'un trouble de la personnalit parano aque r agir avec col re des stimuli mineurs s'observe galement dans les troubles de la personnalit limite et histrionique. Cependant, ces troubles ne sont pas n cessairement associ s une m fiance g n ralis e. Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit vitante
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peuvent galement tre r ticentes se confier aux autres, mais plus par peur d tre embarrass es ou jug es inad quates que par peur des intentions malveillantes des autres. Bien qu'un comportement antisocial puisse tre pr sent chez certaines personnes atteintes d'un trouble de la personnalit parano aque, il n'est g n ralement pas motiv par un d sir de gain personnel ou d'exploitation d'autrui comme dans le trouble de la personnalit antisociale, mais est plut t plus souvent attribuable un d sir de vengeance. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit narcissique peuvent parfois faire preuve de m fiance, de retrait social ou d'ali nation, mais cela d coule principalement de la peur de voir leurs imperfections ou leurs d fauts r v l s. Les traits parano aques peuvent tre adaptatifs, en particulier dans des environnements mena ants. Le trouble de la personnalit parano aque ne doit tre diagnostiqu que lorsque ces traits sont inflexibles, inadapt s et persistants et provoquent une d ficience fonctionnelle significative ou une d tresse subjective. Crit res diagnostiques 301.20 (F60.1) A. Un mod le omnipr sent de d tachement des relations sociales et une gamme restreinte d'expression des motions dans les contextes interpersonnels, commen ant au d but de l' ge adulte et pr sent dans une vari t de contextes. comme l'indiquent quatre (ou plus) des l ments suivants : Ni d sirer ni appr cier les relations troites, y compris faire partie d'une famille. Choisit presque toujours des activit s solitaires. A peu, voire pas du tout. int r t avoir des exp riences sexuelles avec une autre personne. Prend plaisir peu d activit s, voire aucune. Manque d amis proches ou de confidents autres que les parents au premier degr . Semble indiff rent aux loges ou aux critiques des autres. 7. Montre une froideur motionnelle, un d tachement ou une affectivit aplatie. ?QPWN.' B. Ne survient pas exclusivement au cours de la schizophr nie, d'un trouble bipolaire ou d'un trouble d pressif pr sentant des caract ristiques psychotiques, d'un autre trouble psychotique ou d'un trouble du spectre autistique et n'est pas attribuable aux effets physiologiques d'une autre condition m dicale. Remarque : Si les crit res sont remplis avant l apparition de la schizophr nie, ajoutez pr morbide , c est- -dire trouble de la personnalit schizo de (pr morbide) . La caract ristique essentielle du trouble de la personnalit schizo de est un sch ma omnipr sent de d tachement des relations sociales et une gamme restreinte d'expression des motions dans les contextes interpersonnels. Ce mod le commence au d but de l ge adulte et est pr sent dans divers contextes. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit schizo de semblent manquer de d sir d'intimit , semblent indiff rentes aux opportunit s de d velopper des relations troites et ne semblent pas tirer beaucoup de satisfaction de faire partie d'une famille ou d'un autre groupe social (crit re A1). Ils pr f rent passer du temps seuls plut t que d tre avec d autres personnes. Ils semblent souvent socialement isol s ou solitaires et choisissent presque toujours des activit s ou des passe-temps solitaires qui n'incluent pas d'interaction avec les autres (crit re A2). Ils pr f rent les t ches m caniques ou abstraites, comme les jeux informatiques ou math matiques. peut avoir tr s peu d'int r t avoir des exp riences sexuelles avec une autre personne (crit re A3) et prendre du plaisir dans peu d'activit s, voire aucune (crit re A4). L'exp rience de plaisir sensoriel est g n ralement r duite. exp riences corporelles ou interpersonnelles, comme marcher sur une plage au coucher du soleil ou avoir des relations sexuelles. Ces personnes n'ont pas d'amis proches ou de confidents, sauf ventuellement un parent au premier degr (Crit re A5). Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit schizo de semblent souvent indiff rentes l'approbation ou la critique des autres et ne semblent pas g n es par ce que les autres peuvent penser d'elles (crit re A6). Ils peuvent tre inconscients des subtilit s normales de l'interaction sociale et ne r agissent souvent pas de mani re appropri e aux signaux sociaux, de sorte qu'ils semblent socialement incomp tents ou superficiels et gocentriques. Ils affichent g n ralement un ext rieur fade , sans r activit motionnelle visible et r pondent rarement des gestes ou des expressions faciales, tels que des sourires ou des hochements de t te (Crit re A7). Ils affirment qu ils prouvent rarement des motions fortes comme la col re et la joie. Ils affichent souvent un affect restreint et semblent froids et distants. Cependant, chez ceux qui sont tr s capables de se r v ler, ils peuvent reconna tre prouver des sentiments douloureux, notamment li s aux interactions sociales. Le trouble de la personnalit schizo de ne doit pas tre diagnostiqu si le type de comportement survient exclusivement au cours de la s
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chizophr nie, d'un trouble bipolaire ou d pressif avec caract ristiques psychotiques, d'un autre trouble psychotique ou d'un trouble du spectre autistique, ou s'il est imputable des facteurs physiologiques. effets d une maladie neurologique (p. ex., pilepsie du lobe temporal) ou d une autre condition m dicale (crit re B). Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit schizo de peuvent avoir des difficult s particuli res exprimer leur col re, m me en r ponse une provocation directe, ce qui contribue l'impression qu'elles manquent d' motion. Leur vie semble parfois sans direction et ils peuvent sembler d river dans leurs objectifs. Ces individus r agissent souvent passivement aux circonstances d favorables et ont du mal r agir de mani re appropri e aux v nements importants de la vie. En raison de leur manque de comp tences sociales et de leur manque de d sir d'exp riences sexuelles. , les personnes atteintes de ce trouble ont peu d'amiti s, sortent rarement et ne se marient souvent pas. Le fonctionnement professionnel peut tre alt r , en particulier si une implication interpersonnelle est requise, mais les personnes atteintes de ce trouble peuvent r ussir lorsqu'elles travaillent dans des conditions d'isolement social. Surtout en r ponse au stress, les individus atteints de ce trouble peuvent conna tre des pisodes psychotiques tr s brefs (d'une dur e de quelques minutes quelques heures). Dans certains cas, le trouble de la personnalit schizo de peut appara tre comme l'ant c dent pr morbide du trouble d lirant ou de la schizophr nie. peut parfois d velopper un trouble d pressif majeur. Le trouble de la personnalit schizo de coexiste le plus souvent avec les troubles de la personnalit schizotypique, parano aque et vitante. Le trouble de la personnalit schizo de est rare en milieu clinique. Une estimation de la pr valence de la personnalit schizo de bas e sur un sous- chantillon probabiliste de la partie II de la r plication de l'Enqu te nationale sur la comorbidit sugg re une pr valence de 4,9 %. Donn es de 2001 2002 3,1 %. la solitude, les mauvaises relations avec les pairs et les mauvais r sultats scolaires, qui marquent ces enfants ou adolescents comme tant diff rents et les rendent sujets aux taquineries. G n tique et physiologique. Le trouble de la personnalit schizo de peut avoir une pr valence accrue chez les proches des personnes atteintes de schizophr nie ou de trouble de la personnalit schizotypique. Les individus issus de divers milieux culturels pr sentent parfois des comportements d fensifs et des styles interpersonnels qui peuvent tre qualifi s tort de schizo des . Par exemple, ceux qui ont quitt un environnement rural pour un environnement m tropolitain peuvent r agir par un gel motionnel qui peut durer plusieurs mois et se manifester par des activit s solitaires, un affect restreint et d'autres d ficits de communication. Les immigr s d autres pays sont parfois per us tort comme froids, hostiles ou indiff rents. Le trouble de la personnalit schizo de est diagnostiqu un peu plus souvent chez les hommes et peut entra ner chez eux davantage de d ficiences. Autres troubles mentaux avec sympt mes psychotiques. Le trouble de la personnalit schizo de peut tre distingu du trouble d lirant, de la schizophr nie et d'un trouble bipolaire ou d pressif pr sentant des caract ristiques psychotiques, car ces troubles sont tous caract ris s par une p riode de sympt mes psychotiques persistants (par exemple, d lires et hallucinations). Pour poser un diagnostic suppl mentaire de trouble de la personnalit schizo de, le trouble de la personnalit doit avoir t pr sent avant l'apparition des sympt mes psychotiques et doit persister lorsque les sympt mes psychotiques sont en r mission. Lorsqu'un individu souffre d'un trouble psychotique persistant (par exemple, la schizophr nie) qui a t pr c d d'un trouble de la personnalit schizo de, le trouble de la personnalit schizo de doit galement tre enregistr , suivi de pr morbide entre parenth ses. Trouble du spectre autistique. Il peut tre tr s difficile de diff rencier les individus atteints d un trouble de la personnalit schizo de de ceux pr sentant des formes plus l g res de troubles du spectre autistique, de comportements et d int r ts. Changement de personnalit d une autre condition m dicale. Le trouble de la personnalit schizo de doit tre distingu du changement de personnalit d une autre condition m dicale, dans lequel les traits qui mergent sont attribuables aux effets d'une autre condition m dicale sur le syst me nerveux central. Troubles li s l usage de substances. Le trouble de la personnalit schizo de doit galement tre distingu des sympt mes qui peuvent se d velopper en association avec une consommation persistante de substances. Autres troubles de la personnalit et traits de personnalit . D'autres troubles de la personnalit peuvent tre confondus avec le tro
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uble de la personnalit schizo de car ils pr sentent certaines caract ristiques communes. Il est donc important de distinguer ces troubles en fonction des diff rences dans leurs caract ristiques. Cependant, si un individu pr sente des traits de personnalit qui r pondent aux crit res d'un ou plusieurs troubles de la personnalit en plus du trouble de la personnalit schizo de, tous peuvent tre diagnostiqu s. Bien que les caract ristiques de l isolement social et de l affectivit restreinte soient communes aux troubles de la personnalit schizo de, schizotypique et parano aque, par l absence de distorsions cognitives et perceptuelles et au trouble de la personnalit parano aque par l absence de m fiance et d id ation parano aque. L'isolement social du trouble de la personnalit schizo de peut tre distingu de celui du trouble de la personnalit vitante, qui est imputable la peur d' tre g n ou une anticipation insuffisante et excessive du rejet. En revanche, les personnes atteintes d un trouble de la personnalit schizo de pr sentent un d tachement plus r pandu et un d sir limit d intimit sociale. Les individus ont une attitude obsessionnelle-compulsive envers le travail et un inconfort face aux motions, mais ils ont une capacit sous-jacente d'intimit . Les individus solitaires peuvent pr senter des traits de personnalit qui pourraient tre consid r s comme schizo des. Ce n est que lorsque ces traits sont rigides et inadapt s et provoquent une d ficience fonctionnelle significative ou une d tresse subjective qu ils constituent un trouble de la personnalit schizo de. Crit res diagnostiques 301.22 (F21) A. Un sch ma pen/asif de d ficits sociaux et interpersonnels marqu s par un inconfort aigu et une capacit r duite entretenir des relations troites ainsi que par des distorsions cognitives ou perceptuelles et des excentricit s de comportement, commen ant d s le d but de l' ge adulte et pr sent dans une vari t de contextes, comme l'indiquent cinq (ou plus) des l ments suivants : 1. Id es de r f rence ( l'exclusion des d lires de r f rence). 2. Croyances tranges ou pens e magique qui influence le comportement et est incompatible avec les normes sous-culturelles (par exemple, superstitiosit , croyance en la clairvoyance, la t l pathie ou le sixi me sens ; chez les enfants et les adolescents, fantasmes ou pr occupations bizarres). 3. Exp riences perceptuelles inhabituelles, y compris les illusions corporelles. 4. Pens e et discours tranges (par exemple vagues, circonstanciels, m taphoriques, trop labor s ou st r otyp s). 5. M fiance ou id es parano aques. Affect inappropri ou restreint. Comportement ou apparence trange, excentrique. ou particulier. Manque d'amis proches ou de connaissances autres que les parents au premier degr . Anxi t sociale excessive qui ne diminue pas avec la familiarit et qui tend tre associ e des peurs parano aques plut t qu des jugements n gatifs sur soi-m me. B. Ne survient pas exclusivement au cours de la schizophr nie, d'un trouble bipolaire ou d'un trouble d pressif pr sentant des caract ristiques psychotiques, d'un autre trouble psychotique ou d'un trouble du spectre autistique. 099,95 $ Remarque : Si les crit res sont remplis avant l'apparition de la schizophr nie, ajoutez pr morbide , par exemple trouble de la personnalit schizotypique (pr morbide) . La caract ristique essentielle du trouble de la personnalit schizotypique est un sch ma omnipr sent de d ficits sociaux et interpersonnels marqu s par un inconfort aigu et une capacit r duite entretenir des relations troites ainsi que par des distorsions cognitives ou perceptuelles et des excentricit s de comportement. Ce mod le commence au d but de l ge adulte et est pr sent dans divers contextes. Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit schizotypique ont souvent des id es de r f rence (c est- -dire des interpr tations incorrectes d incidents fortuits et d v nements ext rieurs comme ayant une signification particuli re et inhabituelle sp cifiquement pour la personne) (Crit re A1). Il convient de les distinguer des d lires de r f rence, dans lesquels les croyances sont soutenues par une conviction d lirante. Ces individus peuvent tre superstitieux ou pr occup s par des ph nom nes paranormaux qui sortent des normes de leur sous-culture (Crit re A2). Ils peuvent avoir l impression qu ils ont des pouvoirs sp ciaux pour ressentir les v nements avant qu ils ne se produisent ou pour lire les pens es des autres. Ils peuvent croire qu'ils exercent un contr le magique sur les autres, ce qui peut tre mis en uvre directement (par exemple, croire que le fait que leur conjoint prom ne le chien est le r sultat direct d'une r flexion une heure plus t t sur ce qui devrait tre fait) ou indirectement par le biais de la conformit . avec des rituels magiques (par exemple, passer trois fois devant un objet sp cifique pour viter un certain r sultat n faste). Des alt rati
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ons perceptuelles peuvent tre pr sentes (par exemple, sentir qu'une autre personne est pr sente ou entendre une voix murmurer son nom) (Crit re A3). Leur discours peut inclure une formulation et une construction inhabituelles ou idiosyncrasiques. Il est souvent vague, digressif ou vague, mais sans v ritable d raillement ni incoh rence (crit re A4). Les r ponses peuvent tre trop concr tes ou trop abstraites, et les mots ou les concepts sont parfois appliqu s de mani re inhabituelle (par exemple, l'individu peut d clarer qu'il n' tait pas parlable au travail). Les personnes atteintes de ce trouble sont souvent m fiantes et peuvent avoir des id es parano aques (par exemple, croire que leurs coll gues de travail ont l'intention de nuire leur r putation aupr s du patron) (Crit re A5). Ils sont g n ralement incapable de n gocier toute la gamme des motions et des signaux interpersonnels n cessaires des relations r ussies et semble donc souvent interagir avec les autres de mani re inappropri e, raide ou restreinte (Crit re A6). Ces individus sont souvent consid r s comme tranges ou excentriques en raison de leurs mani res inhabituelles, de leur tenue vestimentaire souvent n glig e qui ne s'accorde pas vraiment et de leur inattention aux conventions sociales habituelles (par exemple, l'individu peut viter le contact visuel, porter des v tements tach s d'encre et mal ajust s, et tre incapables de se joindre aux plaisanteries des coll gues de travail) (Crit re A7). Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit schizotypique consid rent les relations interpersonnelles comme probl matiques et se sentent mal l aise dans leurs relations avec les autres. Bien qu ils puissent exprimer leur m contentement face leur manque de relations, leur comportement sugg re une diminution du d sir de contacts intimes. De ce fait, ils n ont g n ralement pas ou peu d amis proches ou de confidents autres qu un parent au premier degr (crit re A8). Ils sont anxieux dans les situations sociales, notamment celles impliquant des personnes inconnues (Crit re A9). Ils interagiront avec d autres personnes lorsqu ils le devront, mais pr f reront rester seuls parce qu ils se sentent diff rents et ne s int grent tout simplement pas . Leur anxi t sociale ne diminue pas facilement, m me lorsqu ils passent plus de temps dans l environnement ou se familiarisent davantage avec les autres, car leur anxi t a tendance tre associ e une m fiance l gard des motivations des autres. Par exemple, lorsqu elle assiste un d ner, la personne atteinte d un trouble de la personnalit schizotypique ne deviendra pas plus d tendue avec le temps, mais pourra plut t devenir de plus en plus tendue et m fiante. Le trouble de la personnalit schizotypique ne doit pas tre diagnostiqu si le comportement appara t exclusivement au cours d une schizophr nie, d un trouble bipolaire ou d pressif avec caract ristiques psychotiques, d un autre trouble psychotique ou d un trouble du spectre autistique (crit re B). Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit schizotypique recherchent souvent un traitement pour les sympt mes associ s d'anxi t ou de d pression plut t que pour les caract ristiques du trouble de la personnalit en soi. En particulier en r ponse au stress, les personnes atteintes de ce trouble peuvent conna tre des pisodes psychotiques transitoires (d une dur e de quelques minutes quelques heures), bien que leur dur e soit g n ralement insuffisante pour justifier un diagnostic suppl mentaire tel qu un trouble psychotique bref ou un trouble schizophr niforme. Dans certains cas, des sympt mes psychotiques cliniquement significatifs peuvent se d velopper et r pondre aux crit res d'un trouble psychotique bref, d'un trouble schizophr niforme, d'un trouble d lirant ou d'une schizophr nie. Plus de la moiti peuvent avoir des ant c dents d au moins un pisode d pressif majeur. De 30 50 % des personnes diagnostiqu es avec ce trouble ont un diagnostic concomitant de trouble d pressif majeur lors de leur admission en milieu clinique. Il existe une cooccurrence consid rable avec les troubles de la personnalit schizo de, parano aque, vitante et limite. Dans les tudes communautaires sur le trouble de la personnalit schizotypique, les taux rapport s varient de 0,6 % dans des chantillons norv giens 4,6 % dans un groupe de moins de 5 ans. chantillon communautaire. La pr valence du trouble de la personnalit schizotypique dans les populations cliniques semble peu fr quente (0 % 1,9 %), avec une pr valence estim e plus lev e dans la population g n rale (3,9 %) trouv e dans l'Enqu te pid miologique nationale sur l'alcool et les affections associ es. Le trouble de la personnalit schizotypique a une volution relativement stable, avec seulement une petite proportion d individus qui d veloppent ensuite la schizophr nie ou un autre trouble psychotique. solitude, mauvaises relations avec les pairs, anxi t sociale
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, chec scolaire, hypersensibilit , pens es et langage particuliers et fantasmes bizarres. Ces enfants peuvent para tre bizarres ou excentriques et attirer les taquineries. G n tique et physiologique. Le trouble de la personnalit schizotypique semble se regrouper au niveau familial et est plus r pandu parmi les parents biologiques au premier degr des individus atteints de schizophr nie que parmi la population g n rale. Il pourrait galement y avoir une l g re augmentation de la schizophr nie et d autres troubles psychotiques. chez les proches de candidats atteints d'un trouble de la personnalit schizotypique. Les distorsions cognitives et perceptuelles doivent tre valu es dans le contexte du milieu culturel de l individu. Les caract ristiques omnipr sentes culturellement d termin es, en particulier celles concernant les croyances et les rituels religieux, peuvent appara tre comme schizotypiques pour l' tranger non inform (par exemple, le vaudou, le parler en langues, la vie au-del de la mort, le chamanisme, la lecture des pens es, le sixi me sens, le mauvais il, les croyances magiques). li s la sant et la maladie). Le trouble de la personnalit schizotypique peut tre l g rement plus fr quent chez les hommes. Autres troubles mentaux avec sympt mes psychotiques. Le trouble de la personnalit schizotypique peut tre distingu du trouble d lirant, de la schizophr nie et d'un trouble bipolaire ou d pressif pr sentant des caract ristiques psychotiques, car ces troubles sont tous caract ris s par une p riode de sympt mes psychotiques persistants (par exemple, d lires et hallucinations). Pour poser un diagnostic suppl mentaire de trouble de la personnalit schizotypique, le trouble de la personnalit doit avoir t pr sent avant l'apparition des sympt mes psychotiques et persister lorsque les sympt mes psychotiques sont en r mission. Lorsqu'un individu souffre d'un trouble psychotique persistant (par exemple, la schizophr nie) qui a t pr c d d'un trouble de la personnalit schizotypique, le trouble de la personnalit schizotypique doit galement tre enregistr , suivi de pr morbide entre parenth ses. Troubles neurod veloppementaux. Il peut tre tr s difficile de diff rencier les enfants atteints d un trouble de la personnalit schizotypique du groupe h t rog ne d enfants solitaires et tranges dont le comportement est caract ris par un isolement social marqu , une excentricit ou des particularit s du langage et dont les diagnostics incluraient probablement des formes plus l g res du spectre autistique. trouble ou troubles de la communication du langage. Les troubles de la communication peuvent tre diff renci s par la primaut et la gravit du trouble du langage et par les caract ristiques d un trouble du langage constat es lors d une valuation sp cialis e du langage. Les formes b nignes de troubles du spectre autistique se diff rencient par un manque encore plus grand de conscience sociale et de r ciprocit motionnelle ainsi que par des comportements et des int r ts st r otyp s. Changement de personnalit d une autre condition m dicale. Le trouble de la personnalit schizotypique doit tre distingu du changement de personnalit d une autre condition m dicale, dans lequel les traits qui mergent sont attribuables aux effets d'une autre condition m dicale sur le syst me nerveux central. Troubles li s l usage de substances. Le trouble de la personnalit schizotypique doit galement tre distingu des sympt mes qui peuvent se d velopper en association avec une consommation persistante de substances. Autres troubles de la personnalit et traits de personnalit . D autres troubles de la personnalit peuvent tre confondus avec le trouble de la personnalit schizotypique car ils pr sentent certaines caract ristiques communes. Il est donc important de distinguer ces troubles en fonction de leurs caract ristiques. Cependant, si un individu pr sente des traits de personnalit qui r pondent aux crit res d'un ou plusieurs troubles de la personnalit en plus du trouble de la personnalit schizotypique, tous peuvent tre diagnostiqu s. Bien que les troubles de la personnalit parano de et schizo de puissent galement tre caract ris s par un d tachement social et une restriction affective, le trouble de la personnalit schizotypique peut tre distingu de ces deux diagnostics par la pr sence de distorsions cognitives ou perceptuelles et d'une excentricit ou d'une bizarrerie marqu e. Les relations troites sont limit es la fois dans le trouble de la personnalit schizotypique et dans le trouble de la personnalit vitante ; cependant, dans le trouble de la personnalit vitante, le d sir actif d' tablir des relations est limit par la peur du rejet, tandis que dans le trouble de la personnalit schizotypique, il existe un manque de d sir d' tablir des relations et un d tachement persistant. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit narcissique peuvent galemen
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t faire preuve de m fiance, de retrait social ou d'ali nation, mais dans le trouble de la personnalit narcissique, ces qualit s d coulent principalement de la peur de voir appara tre des imperfections ou des d fauts. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit limite peuvent galement pr senter des sympt mes transitoires de type psychotique, mais ceux-ci sont g n ralement plus troitement li s des changements affectifs en r ponse au stress (par exemple, col re intense, anxi t , d ception) et sont g n ralement plus dissociatifs (par exemple, d r alisation, d personnalisation). ). En revanche, les personnes atteintes d un trouble de la personnalit schizotypique sont plus susceptibles de pr senter des sympt mes persistants de type psychotique. s aggravent sous l effet du stress, mais sont moins susceptibles d tre invariablement associ es des sympt mes affectifs prononc s. Bien que l isolement social puisse survenir dans le trouble de la personnalit limite, il est g n ralement secondaire des checs interpersonnels r p t s dus des acc s de col re et de fr quents changements d humeur, plut t qu au r sultat d un manque persistant de contacts sociaux et d un d sir d intimit . De plus, les individus atteints d un trouble de la personnalit schizotypique ne manifestent g n ralement pas les comportements impulsifs ou manipulateurs de l individu atteint d un trouble de la personnalit limite. Cependant, il existe un taux lev de cooccurrence entre les deux troubles, de sorte qu il n est pas toujours possible d tablir de telles distinctions. Les caract ristiques schizotypiques l adolescence peuvent refl ter des troubles motionnels passagers plut t qu un trouble de la personnalit persistant. Crit res diagnostiques 301.7 (F60.2) A. Un sch ma g n ralis de m pris et de violation des droits d'autrui, survenant depuis l' ge de 15 ans, comme l'indiquent trois (ou plus) des l ments suivants : 1. D faut de se conformer aux normes sociales en ce qui concerne les comportements l gaux, comme indiqu en accomplissant de mani re r p t e des actes qui justifient une arrestation. 2. La tromperie, comme l'indiquent des mensonges r p t s, l'utilisation de pseudonymes ou l'escroquerie d'autrui pour le profit ou le plaisir personnel. Impulsivit ou incapacit planifier l avance. Irritabilit et agressivit , comme en t moignent des combats physiques ou des agressions r p t es. M pris imprudent de la s curit de soi ou des autres. Irresponsabilit constante. comme l'indique l'incapacit r p t e maintenir un comportement de travail coh rent ou honorer ses obligations financi res. 7. Absence de remords, comme l'indique le fait d' tre indiff rent ou de rationaliser le fait d'avoir bless , maltrait ou vol quelqu'un d'autre. 93.01 : ? . L'individu est g d'au moins 18 ans. . Il existe des preuves de troubles des conduites apparaissant avant l ge de 15 ans. . L'apparition de comportements antisociaux ne se produit pas exclusivement au cours de la schizophr nie ou du trouble bipolaire. La caract ristique essentielle du trouble de la personnalit antisociale est un sch ma omnipr sent de m pris et de violation des droits d'autrui qui commence d s l'enfance ou au d but de l'adolescence et se poursuit jusqu' l' ge adulte. Ce sch ma a galement t appel psychopathie, sociopathie ou trouble de la personnalit dyssociale. tant donn que la tromperie et la manipulation sont des caract ristiques centrales du trouble de la personnalit antisociale, il peut tre particuli rement utile d int grer les informations acquises lors d une valuation clinique syst matique avec les informations recueillies aupr s de sources collat rales. Pour que ce diagnostic soit pos , la personne doit tre g e d'au moins 18 ans (Crit re B) et doit avoir eu des ant c dents de certains sympt mes de troubles des conduites avant l' ge de 15 ans (Crit re C). Le trouble des conduites implique un mod le de comportement r p titif et persistant dans lequel les droits fondamentaux d'autrui ou les normes ou r gles soci tales adapt es l' ge majeur sont viol s. Les comportements sp cifiques caract ristiques des troubles des conduites se r partissent en quatre cat gories : agression envers les personnes et les animaux, destruction de biens, tromperie ou vol, ou violation grave des r gles. Le mod le de comportement antisocial se poursuit l ge adulte. Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit antisociale ne parviennent pas se conformer aux normes sociales en mati re de comportement licite (crit re A1). Ils peuvent commettre plusieurs reprises des actes qui justifient leur arrestation (qu'ils soient arr t s ou non), comme d truire des biens, harceler autrui, voler ou exercer des occupations ill gales. Les personnes atteintes de ce trouble ne tiennent pas compte des souhaits, des droits ou des sentiments des autres. Ils sont souvent trompeurs et manipulateurs afin d'obtenir un profit ou un plaisir personnel (par e
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xemple, pour obtenir de l'argent, du sexe ou du pouvoir) (Crit re A2). Ils peuvent mentir plusieurs reprises, utiliser un pseudonyme, escroquer les autres ou simuler. Un comportement impulsif peut se manifester par un manque de planification (Crit re A3). Les d cisions sont prises sur un coup de t te, sans pr voyance et sans consid ration des cons quences pour soi ou pour les autres ; cela peut conduire des changements soudains d'emploi, de r sidence ou de relations. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit antisociale ont tendance tre irritables et agressives et peuvent se livrer des bagarres physiques ou commettre des actes d'agression physique plusieurs reprises (y compris battre leur conjoint ou leur enfant) (crit re A4). (Les actes agressifs n cessaires pour se d fendre ou d fendre quelqu'un d'autre ne sont pas consid r s comme une preuve pour cet l ment.) Ces personnes font galement preuve d'un m pris inconsid r pour leur s curit ou celle des autres (Crit re A5). Cela peut tre mis en vidence dans leur comportement au volant (exc s de vitesse r currents, conduite en tat d bri t , accidents multiples). Ils peuvent adopter un comportement sexuel ou consommer des substances qui pr sentent un risque lev de cons quences n fastes. Ils peuvent n gliger ou ne pas prendre soin d un enfant d une mani re qui le met en danger. Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit antisociale ont galement tendance tre syst matiquement et extr mement irresponsables (crit re A6). Un comportement irresponsable au travail peut se traduire par des p riodes de ch mage importantes malgr les opportunit s d'emploi disponibles, ou par l'abandon de plusieurs emplois sans plan r aliste pour en trouver un autre. Il peut galement y avoir des absences r p t es du travail qui ne s'expliquent pas par une maladie ni chez eux ni dans leur famille. L irresponsabilit financi re se manifeste par des actes tels que le d faut de paiement de ses dettes, le d faut de fournir une pension alimentaire aux enfants ou le d faut de subvenir aux besoins r guliers d autres personnes charge. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit antisociale manifestent peu de remords pour les cons quences de leurs actes (crit re A7). Ils peuvent tre indiff rents ou justifier superficiellement le fait d'avoir bless , maltrait ou vol quelqu'un (par exemple, la vie est injuste , les perdants m ritent de perdre ). Ces individus peuvent reprocher aux victimes d' tre insens s, impuissants ou m ritant leur sort (par exemple, "il l'avait pr vu de toute fa on"); ils peuvent minimiser les cons quences n fastes de leurs actes ; ou ils peuvent simplement indiquer une indiff rence totale. Ils ne parviennent g n ralement pas compenser ou r parer leur comportement. Ils peuvent croire que tout le monde veut aider le num ro un et qu il ne faut reculer devant rien pour viter de se faire bousculer. Le comportement antisocial ne doit pas survenir exclusivement au cours de l' volution de la schizophr nie ou du trouble bipolaire (crit re D). Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit antisociale manquent souvent d'empathie et ont tendance tre insensibles, cyniques et m prisantes l' gard des sentiments, des droits et des souffrances des autres. Ils peuvent avoir une valuation de soi exag r e et arrogante (par exemple, avoir le sentiment que le travail ordinaire n'est pas excessivement opini tre, s r d'eux ou arrogant). Ils peuvent faire preuve d'un charme d sinvolte et superficiel et peuvent tre assez volubiles et verbalement faciles (par exemple, en utilisant des techniques techniques). termes ou jargon qui pourraient impressionner quelqu'un qui n'est pas familier avec le sujet). Le manque d'empathie, l'auto- valuation exag r e et le charme superficiel sont des caract ristiques qui ont t couramment incluses dans conceptions traditionnelles de la psychopathie qui peuvent tre particuli rement distinctives du trouble et plus pr dictives de la r cidive en prison ou en milieu m dico-l gal, o les actes criminels, d linquants ou agressifs sont susceptibles d' tre non sp cifiques. Ces individus peuvent galement tre irresponsables et. Ils peuvent avoir des ant c dents d'exploitation sexuelle avec de nombreux partenaires et n'avoir jamais entretenu de relation monogame. Ils peuvent tre irresponsables en tant que parents, comme en t moigne la malnutrition d'un enfant, une maladie chez eux. enfant r sultant d'un manque d'hygi ne minimale, de la d pendance de l'enfant l' gard de voisins ou de parents non r sidents pour se nourrir ou se loger, de l'incapacit trouver une personne qui s'occupe d'un jeune enfant lorsque l'individu est loin de chez lui, ou d'un gaspillage r p t de l'argent n cessaire pour n cessit s du m nage. Ces individus peuvent recevoir des renvois d shonorants des services arm s, ne pas parvenir subvenir leurs besoins, devenir pauvres, voire sans abri, ou passer d
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e nombreuses ann es dans des tablissements p nitentiaires. Les individus avec Les personnes souffrant de troubles de la personnalit antisociale sont plus susceptibles que les personnes de la population g n rale de mourir pr matur ment par des moyens violents (p. ex. suicide, accidents, homicides). Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit antisociale peuvent galement souffrir de dysphorie, notamment des plaintes de tension, une incapacit tol rer l'ennui et une humeur d pressive. Ils peuvent tre associ s des troubles anxieux, des troubles d pressifs, des troubles li s l'usage de substances, un trouble des sympt mes 50-matiques, un trouble du jeu et d'autres troubles du contr le des impulsions. Les individus atteints d'un trouble de la personnalit antisociale pr sentent galement souvent des traits de personnalit qui r pondent aux crit res d'autres troubles de la personnalit , en particulier les troubles de la personnalit borderline, histrionique et narcissique. La probabilit de d velopper un trouble de la personnalit antisociale l ge adulte est augment e si l individu a souffert d un trouble des conduites apparu dans l enfance (avant l ge de 10 ans) et d un trouble d ficitaire de l attention/hyperactivit qui l accompagne. La maltraitance ou la n gligence envers les enfants, une parentalit instable ou erratique ou une discipline parentale incoh rente peuvent augmenter la probabilit que le trouble des conduites volue vers un trouble de la personnalit antisociale. Les taux de pr valence sur douze mois du trouble de la personnalit antisociale, en utilisant les crit res des DSM pr c dents, se situent entre 0,2 % et 3,3 %. La pr valence la plus lev e de trouble de la personnalit antisociale (sup rieure 70 %) se situe parmi les chantillons les plus graves d hommes souffrant de troubles li s la consommation d alcool et provenant de cliniques de toxicomanie, de prisons ou d autres tablissements m dico-l gaux. La pr valence est plus lev e dans les chantillons affect s par des facteurs socio conomiques (c.- -d. pauvret ) ou socioculturels (c.- -d. migration). mesure que l'individu vieillit, en particulier vers la quatri me d cennie de la vie. M me si cette r mission tend tre particuli rement vidente en ce qui concerne l'engagement dans des comportements criminels, il est probable qu'il y ait une diminution de l'ensemble des comportements antisociaux et de la consommation de substances. Par d finition, la personnalit antisociale ne peut tre diagnostiqu e avant l ge de 18 ans. G n tique et physiologique. Le trouble de la personnalit antisociale est plus fr quent parmi les parents biologiques au premier degr des personnes atteintes du trouble que dans la population g n rale. Le risque pour les parents biologiques des femmes atteintes de la maladie a tendance tre plus lev que le risque pour les parents biologiques des hommes atteints de la maladie. Les parents biologiques des personnes atteintes de ce trouble courent galement un risque accru de troubles des sympt mes somatiques et de troubles li s l usage de substances. Au sein d une famille dont un membre souffre d un trouble de la personnalit antisociale, les hommes souffrent plus souvent d un trouble de la personnalit antisociale et de troubles li s l usage de substances, tandis que les femmes souffrent plus souvent d un trouble des sympt mes somatiques. Cependant, dans ces familles, on constate une augmentation de la pr valence de tous ces troubles, tant chez les hommes que chez les femmes, par rapport la population g n rale. Les tudes sur l'adoption indiquent que des facteurs g n tiques et environnementaux contribuent au risque de d velopper un trouble de la personnalit antisociale. Les enfants adopt s et biologiques de parents atteints d un trouble de la personnalit antisociale courent un risque accru de d velopper un trouble de la personnalit antisociale, un trouble des sympt mes somatiques et des troubles li s l usage de substances. Les enfants adopt s ressemblent plus leurs parents biologiques qu leurs parents adoptifs, mais l environnement familial adoptif influence le risque de d velopper un trouble de la personnalit et la psychopathologie associ e. Le trouble de la personnalit antisociale semble tre associ un faible statut socio- conomique et au milieu urbain. Des inqui tudes ont t soulev es quant au risque que le diagnostic puisse parfois tre appliqu tort des individus vivant dans des contextes o un comportement apparemment antisocial peut faire partie d'une strat gie de survie protectrice. Lors de l' valuation des traits antisociaux, il est utile pour le clinicien de prendre en compte le contexte social et conomique dans lequel les comportements se produisent. Le trouble de la personnalit antisociale est beaucoup plus fr quent chez les hommes que chez les femmes. Il y a des hommes, notamment en raison de l'accent mis sur les l ments agressifs dans la d
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finition du trouble des conduites. Le diagnostic de trouble de la personnalit antisociale n'est pas pos aux personnes de moins de 18 ans et est administr uniquement en cas d ant c dents de sympt mes de troubles des conduites avant l ge de 15 ans. Pour les personnes g es de plus de 18 ans, un diagnostic de trouble des conduites n'est pos que si les crit res du trouble de la personnalit antisociale ne sont pas remplis. Troubles li s l usage de substances. Lorsque le comportement antisocial chez un adulte est associ un trouble li l usage de substances, le diagnostic de trouble de la personnalit antisociale n est pos que si les signes du trouble de la personnalit antisociale taient galement pr sents dans l enfance et ont persist jusqu l ge adulte. Lorsque la consommation de substances et le comportement antisocial ont tous deux commenc dans l'enfance et se sont poursuivis jusqu' l' ge adulte, un trouble li la consommation de substances et un trouble de la personnalit antisociale doivent tre diagnostiqu s si les crit res des deux sont remplis, m me si certains actes antisociaux peuvent tre une cons quence du trouble li la consommation de substances ( (par exemple, vente ill gale de drogues, vols pour obtenir de l'argent pour acheter de la drogue). Schizophr nie et troubles bipolaires. Un comportement antisocial qui survient exclusivement au cours d'une schizophr nie ou d'un trouble bipolaire ne doit pas tre diagnostiqu comme un trouble de la personnalit antisociale. Autres troubles de la personnalit . D autres troubles de la personnalit peuvent tre confondus avec le trouble de la personnalit antisociale car ils pr sentent certaines caract ristiques en commun. Il est donc important de distinguer ces troubles en fonction des diff rences dans leurs caract ristiques. Cependant, si un individu pr sente des traits de personnalit qui r pondent aux crit res d'un ou plusieurs troubles de la personnalit en plus du trouble de la personnalit antisociale, tous peuvent tre diagnostiqu s. Les individus atteints d un trouble de la personnalit antisociale et d un trouble de la personnalit narcissique partagent une tendance tre durs d esprit, d sinvoltes, superficiels, exploiteurs et manquer d empathie. Cependant, le trouble de la personnalit narcissique n inclut pas les caract ristiques d impulsivit , d agressivit et de tromperie. En outre, les personnes atteintes d un trouble de la personnalit antisociale n ont peut- tre pas autant besoin de l admiration et de l envie des autres, et les personnes atteintes d un trouble de la personnalit narcissique n ont g n ralement pas d ant c dents de troubles des conduites dans l enfance ou de comportement criminel l ge adulte. Personnes atteintes d'un trouble de la personnalit antisociale et le trouble de la personnalit histrionique partagent une tendance tre impulsifs, superficiels, la recherche d'excitation, imprudents, s duisants et manipulateurs, mais les personnes atteintes du trouble de la personnalit histrionique ont tendance tre plus exag r es dans leurs motions et ne s'engagent pas de mani re caract ristique dans des comportements antisociaux. Les personnes atteintes de troubles de la personnalit histrionique et limite sont manipulatrices pour obtenir de l'attention, tandis que celles atteintes d'un trouble de la personnalit antisociale sont manipulatrices pour obtenir du profit, du pouvoir ou une autre gratification mat rielle. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit antisociale ont tendance tre moins instables motionnellement et plus agressives que celles souffrant d'un trouble de la personnalit limite. Bien qu un comportement antisocial puisse tre pr sent chez certaines personnes atteintes d un trouble de la personnalit parano aque, il n est g n ralement pas motiv par un d sir de gain personnel ou d exploitation d autrui comme dans le cas du trouble de la personnalit antisociale, mais est plut t le plus souvent imputable un d sir de vengeance. Comportement criminel non associ un trouble de la personnalit . Le trouble de la personnalit antisociale doit tre distingu d un comportement criminel entrepris dans un but lucratif qui ne s accompagne pas des traits de personnalit caract ristiques de ce trouble. Ce n est que lorsque les traits de personnalit antisociale sont inflexibles, inadapt s et persistants et provoquent une d ficience fonctionnelle significative ou une d tresse subjective qu ils constituent un trouble de la personnalit antisociale. Crit res diagnostiques 301.83 (F60.3) Un mod le omnipr sent d'instabilit des relations interpersonnelles, de l'image de soi et des motions, et d'une impulsivit marqu e, commen ant d s le d but de l' ge adulte et pr sent dans une vari t de contextes, comme l'indiquent cinq (ou plus) des l ments suivants : 1. Des efforts fr n tiques pour viter abandon r el ou imaginaire. (Remarque : n'incluez pas les comportements suici
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daires ou d'automutilation couverts par le crit re 5.) 2. Un mod le de relations interpersonnelles instables et intenses caract ris par une alternance entre les extr mes d'id alisation et de d valorisation. Troubles de l'identit : image de soi ou sentiment de soi nettement et constamment instables. 4. impulsivit dans au moins deux domaines potentiellement autodestructeurs (par exemple, d penses, relations sexuelles, toxicomanie, conduite dangereuse, fr n sie alimentaire). (Remarque : n'incluez pas les comportements suicidaires ou d'automutilation couverts par le crit re 5.) 5. Comportements et gestes suicidaires r currents. ou des menaces. ou un comportement d'automutilation. 6. Instabilit affective due une faible r activit de l'humeur (par exemple, dysphorie pisodique intense, irritabilit ou anxi t durant g n ralement quelques heures et rarement plus de quelques jours). 7. Sentiments chroniques de vide. 8. Col re inappropri e et intense ou difficult contr ler la col re (par exemple, manifestations fr quentes de col re, col re constante, bagarres physiques r currentes). 9. Id es parano aques transitoires li es au stress ou sympt mes dissociatifs s v res. .09 La caract ristique essentielle du trouble de la personnalit limite est un sch ma omnipr sent d'instabilit des relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects, ainsi qu'une impulsivit marqu e qui commence d s le d but de l' ge adulte et est pr sent dans une vari t de contextes. Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit limite font des efforts fr n tiques pour viter un abandon r el ou imaginaire (Crit re 1). La perception d une s paration ou d un rejet imminent, ou d une perte de structure externe, peut entra ner de profonds changements dans l image de soi, l affect, la cognition et le comportement. Ces individus sont tr s sensibles aux circonstances environnementales. Ils prouvent d'intenses peurs d'abandon et une col re inappropri e, m me lorsqu'ils sont confront s une s paration r aliste limit e dans le temps ou lorsqu'il y a des changements in vitables dans leurs plans (par exemple, un d sespoir soudain en r action l'annonce par un clinicien de la fin de l'heure ; panique ou fureur). lorsqu'une personne importante ses yeux est en retard de quelques minutes ou doit annuler un rendez-vous). Ils peuvent croire que cet abandon implique qu ils sont mauvais . Ces peurs d abandon sont li es une intol rance l id e d tre seul et au besoin d avoir d autres personnes avec soi. Leurs efforts fr n tiques pour viter l abandon peuvent inclure des actions impulsives telles que des comportements d automutilation ou suicidaires, qui sont d crits s par ment dans le crit re 5. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit limite ont un mod le de relations instables et intenses (Crit re 2). Ils peuvent id aliser les soignants ou les amants potentiels d s la premi re ou la deuxi me rencontre, exiger de passer beaucoup de temps ensemble et partager les d tails les plus intimes au d but d'une relation. Cependant, ils peuvent rapidement passer de l id alisation des autres la d valorisation, en ayant le sentiment que l autre personne ne s en soucie pas assez, ne donne pas assez ou n est pas assez l . Ces individus peuvent sympathiser avec d'autres personnes et les nourrir, mais seulement dans l'espoir que l'autre personne sera l en retour pour r pondre leurs propres besoins sur demande. Ces individus sont enclins des changements soudains et dramatiques dans leur vision des autres, qui peuvent alternativement tre consid r es comme des soutiens bienfaisants ou comme cruellement punitifs. De tels changements refl tent souvent une d sillusion l gard d un soignant dont les qualit s attentionn es ont t id alis es ou dont on s attend ce qu il soit rejet ou abandonn . image de soi ou sentiment de soi stable (Crit re 3). Il y a des changements soudains et spectaculaires dans l image de soi, caract ris s par des changements dans les objectifs, les valeurs et les aspirations professionnelles. Il peut y avoir des changements soudains dans les opinions et les projets concernant la carri re, l identit sexuelle, les valeurs et les types d amis. Ces individus peuvent soudainement passer du r le de demandeur d aide n cessiteux celui de juste vengeur des mauvais traitements pass s. Bien qu ils aient g n ralement une image d eux-m mes bas e sur le fait d tre m chants ou m chants, les individus ayant ce trouble peut parfois donner le sentiment qu'ils n'existent pas du tout. De telles exp riences se produisent g n ralement dans des situations dans lesquelles l'individu ressent un manque de relation significative, d' ducation et de soutien. Ces individus peuvent afficher de moins bonnes performances dans des situations de travail ou d cole non structur es. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit limite font preuve d'impulsivit dans au moins deux domaines potentiellement
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autodestructeurs (Crit re 4). Ils peuvent jouer, d penser de l'argent de mani re irresponsable, manger de fa on excessive, abuser de substances, avoir des rapports sexuels risque ou conduire de mani re imprudente. Les individus atteints de ce trouble pr sentent des comportements, des gestes ou des menaces suicidaires r currents ou des comportements d'automutilation (Crit re 5). Le suicide complet survient chez 8 10 % de ces individus, et les actes d'automutilation (par exemple couper ou br ler) ainsi que les menaces et tentatives de suicide sont tr s courants. Les tendances suicidaires r currentes sont souvent la raison pour laquelle ces personnes demandent de l'aide. Ces actes autodestructeurs sont g n ralement pr cipit s par des menaces de s paration ou de rejet ou par l'attente que l'individu assume une responsabilit accrue. L automutilation peut survenir au cours d exp riences dissociatives et apporte souvent un soulagement en r affirmant la capacit de ressentir ou en expiant le sentiment d tre mauvais de l individu. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit limite peuvent pr senter une instabilit affective due une r activit marqu e de l'humeur (par exemple, une dysphorie pisodique intense, une irritabilit ou une anxi t durant g n ralement quelques heures et rarement plus de quelques jours) (Crit re 6). L'humeur dysphorique fondamentale des personnes atteintes d'un trouble de la personnalit limite est souvent perturb e par des p riodes de col re, de panique ou de d sespoir et est rarement soulag e par des p riodes de bien- tre ou de satisfaction. Ces pisodes peuvent refl ter l extr me r activit de l individu au stress interpersonnel. Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit limite peuvent tre troubl e par un sentiment chronique de vide (Crit re 7). Facilement ennuy s, ils peuvent constamment chercher quelque chose faire. Les personnes atteintes de ce trouble expriment fr quemment une col re inappropri e et intense ou ont des difficult s contr ler leur col re (Crit re 8). Ils peuvent faire preuve d un sarcasme extr me, d une amertume persistante ou d explosions verbales. La col re est souvent suscit e lorsqu'un soignant ou un amoureux est consid r comme n gligent, retenu, indiff rent ou abandonnant. De telles expressions de col re sont souvent suivies de honte et de culpabilit et contribuent au sentiment d tre mauvais. Pendant les p riodes de stress extr me, des id es parano aques passag res ou des sympt mes dissociatifs (par exemple, d personnalisation) peuvent survenir (crit re 9), mais ils sont g n ralement d'une gravit ou d'une dur e insuffisante pour justifier un diagnostic suppl mentaire. Ces pisodes surviennent le plus souvent en r ponse un abandon r el ou imagin . Les sympt mes ont tendance tre transitoires et durent quelques minutes ou quelques heures. Le retour r el ou per u des soins du soignant peut entra ner une r mission des sympt mes. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit limite peuvent avoir tendance se d valoriser au moment o un objectif est sur le point d' tre atteint (par exemple, abandonner l' cole juste avant l'obtention du dipl me ; r gresser s v rement apr s une discussion sur le d roulement de la th rapie ; d truire une bonne relation juste au moment o elle est clair que la relation pourrait durer). Certaines personnes d veloppent des sympt mes de type psychotique (par exemple, hallucinations, distorsions de l'image corporelle, id es de r f rence, ph nom nes hypnagogiques) pendant les p riodes de stress. Les personnes atteintes de ce trouble peuvent se sentir plus en s curit avec des objets transitionnels (c'est- -dire un animal de compagnie ou une possession inanim e) que dans les relations interpersonnelles. Une mort pr matur e par suicide peut survenir chez les personnes atteintes de ce trouble, en particulier chez celles souffrant de troubles d pressifs ou de troubles li s l'usage de substances. Les handicaps physiques peuvent r sulter de comportements de maltraitance auto-inflig s ou de tentatives de suicide infructueuses. Les pertes d emploi r currentes, l interruption des tudes et la s paration ou le divorce sont courants. Les abus physiques et sexuels, la n gligence, les conflits hostiles et la perte pr coce des parents sont plus fr quents dans l'histoire de l'enfance des personnes souffrant d'un trouble de la personnalit limite. Les troubles concomitants courants comprennent les troubles d pressifs et bipolaires, les troubles li s l usage de substances, les troubles de l alimentation (notamment la boulimie mentale), le trouble de stress post-traumatique et le trouble d ficitaire de l attention/hyperactivit . Le trouble de la personnalit limite est galement fr quemment associ aux autres troubles de la personnalit . La pr valence m diane du trouble de la personnalit limite dans la population est estim e 1,6 %, mais elle pourrait atteindre 5,9 %. La pr valence du trouble de
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la personnalit limite est d'environ 6 % dans les tablissements de soins primaires, environ 10 % parmi les personnes vues dans des cliniques externes de sant mentale et environ 20 % parmi les patients hospitalis s en psychiatrie. La pr valence du trouble de la personnalit limite peut diminuer dans les groupes plus g s. Il existe une variabilit consid rable au cours du trouble de la personnalit limite. Le sch ma le plus courant est celui d'une instabilit chronique au d but de l' ge adulte, avec des pisodes de dysfonctionnement affectif et impulsif grave et des niveaux lev s d'utilisation des ressources de sant et de sant mentale. Les d ficiences dues ce trouble et le risque de suicide sont plus importants chez les jeunes adultes et diminuent progressivement avec l' ge. Bien que la tendance aux motions intenses, l'impulsivit et l'intensit dans les relations dure souvent toute la vie, parfois au cours de la premi re ann e. Entre 30 et 40 ans, la majorit des personnes atteintes de ce trouble atteignent une plus grande stabilit dans leurs relations et leur fonctionnement professionnel. Des tudes de suivi portant sur des individus identifi s dans des cliniques externes de sant mentale indiquent qu'apr s environ 10 ans, pr s de la moiti des individus n'ont plus un comportement r pondant tous les crit res du trouble de la personnalit limite. G n tique et physiologique. Le trouble de la personnalit limite est environ cinq fois plus fr quent parmi les parents biologiques au premier degr des personnes atteintes du trouble que dans la population g n rale. Il existe galement un risque familial accru de troubles li s l usage de substances, de troubles de la personnalit antisociale et de troubles d pressifs ou bipolaires. Le mod le de comportement observ dans le trouble de la personnalit limite a t identifi dans de nombreux contextes travers le monde. Les adolescents et les jeunes adultes ayant des probl mes d identit (donnent particuli rement l impression d un trouble de la personnalit limite). De telles situations sont caract ris es par une instabilit motionnelle, des dilemmes existentiels , de l incertitude, des choix anxiog nes, des conflits sur l orientation sexuelle et des pressions sociales concurrentes pour d cider. sur les carri res. Le trouble de la personnalit limite est diagnostiqu principalement (environ 75 %) chez les femmes. Troubles d pressifs et bipolaires. Le trouble de la personnalit limite coexiste souvent avec les troubles d pressifs ou bipolaires, et lorsque les crit res des deux sont remplis, les deux peuvent tre diagnostiqu s. tant donn que la pr sentation transversale du trouble de la personnalit limite peut tre imit e par un pisode de trouble d pressif ou bipolaire, le clinicien doit viter de poser un diagnostic suppl mentaire de trouble de la personnalit limite bas uniquement sur une pr sentation transversale sans avoir document que le Ce type de comportement s'est manifest tr s t t et s'est d velopp sur une longue p riode. Autres troubles de la personnalit . D autres troubles de la personnalit peuvent tre confondus avec le trouble de la personnalit limite car ils pr sentent certaines caract ristiques en commun. Il est donc important de distinguer ces troubles en fonction des diff rences dans leurs caract ristiques. Cependant, si un individu pr sente des traits de personnalit qui r pondent aux crit res d'un ou plusieurs troubles de la personnalit en plus du trouble de la personnalit limite, tous peuvent tre diagnostiqu s. Bien que le trouble de la personnalit histrionique puisse galement tre caract ris par une recherche d'attention, un comportement manipulateur et des motions changeantes rapidement, le trouble de la personnalit limite se distingue par un esprit d'autodestruction, des perturbations de col re dans les relations intimes et des sentiments chroniques de vide profond et de solitude. Des id es ou des illusions parano aques peuvent tre pr sentes la fois dans le trouble de la personnalit limite et dans le trouble de la personnalit schizotypique, mais ces sympt mes sont plus transitoires, r actifs sur le plan interpersonnel et sensibles la structuration externe dans le trouble de la personnalit limite. Bien que le trouble de la personnalit parano aque et le trouble de la personnalit narcissique puissent galement tre caract ris s par une r action de col re face des stimuli mineurs, la relative stabilit de l'image de soi, ainsi que le manque relatif d'autodestruction, d'impulsivit et de soucis d'abandon, distinguent ces troubles du trouble de la personnalit limite. Bien que le trouble de la personnalit antisociale et le trouble de la personnalit limite soient tous deux caract ris s par un comportement manipulateur, les individus atteints du trouble de la personnalit antisociale sont manipulateurs pour obtenir du profit, du pouvoir ou une autre gratification mat rielle, alors que l'object
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if du trouble de la personnalit limite est davantage orient vers l'obtention du souci. de gardiens. Le trouble de la personnalit d pendante et le trouble de la personnalit limite sont tous deux caract ris s par la peur de l'abandon ; cependant, l'individu atteint d'un trouble de la personnalit limite r agit l'abandon par des sentiments de vide motionnel, de rage et d'exigence, tandis que l'individu atteint d'un trouble de la personnalit d pendante r agit avec un apaisement et une soumission croissants et recherche de toute urgence une relation de remplacement pour lui apporter soins et soutien. . Le trouble de la personnalit limite peut en outre tre distingu du trouble de la personnalit d pendante par le sch ma typique de relations instables et intenses. Changement de personnalit d une autre condition m dicale. Le trouble de la personnalit limite doit tre distingu du changement de personnalit d une autre condition m dicale, dans lequel les traits qui mergent sont attribuables aux effets d'une autre condition m dicale sur le syst me nerveux central. Troubles li s l usage de substances. Le trouble de la personnalit limite doit galement tre distingu des sympt mes qui peuvent se d velopper en association avec une consommation persistante de substances. Probl mes d'identit . Le trouble de la personnalit limite doit tre distingu d'un probl me d'identit , qui est r serv aux probl mes d'identit li s une phase de d veloppement (par exemple l'adolescence) et n'est pas consid r comme un trouble mental. .. Trouble de la personnalit histrionique Crit res diagnostiques 301.50 (F60.4) Un sch ma omnipr sent d' motivit excessive et de recherche d'attention, commen ant d s le d but de l' ge adulte et pr sent dans une vari t de contextes, comme l'indiquent cinq (ou plus) des l ments suivants : 1. Est mal l'aise dans des situations dans lesquelles il n'est pas le centre d'attention. 2. L interaction avec les autres est souvent caract ris e par un comportement sexuellement s duisant ou provocateur inappropri . Affiche une expression rapide et superficielle des motions. Utilise syst matiquement l apparence physique pour attirer l attention sur soi. A un style de discours excessivement impressionniste et manquant de d tails. Montre l'auto-dramatisation, la th tralit et l'expression exag r e de l' motion. Est influen able (c'est- -dire facilement influenc par les autres ou les circonstances). Consid re que les relations sont plus intimes qu elles ne le sont en r alit . La caract ristique essentielle du trouble de la personnalit histrionique est une motivit omnipr sente et excessive et un comportement de recherche d attention. Ce mod le commence d s le d but de l ge adulte et est pr sent dans divers contextes. Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit histrionique se sentent mal l aise ou ne se sentent pas appr ci es lorsqu elles ne sont pas au centre de l attention (Crit re 1). Souvent vifs et dramatiques, ils ont tendance attirer l'attention sur eux-m mes et peuvent au d but charmer de nouvelles connaissances par leur enthousiasme, leur apparente ouverture d'esprit ou leur charme. Ces qualit s s amenuisent cependant, car ces individus exigent continuellement d tre au centre de l attention. Ils r quisitionnent le r le de la vie de la f te . S'ils ne sont pas le centre de l'attention, ils peuvent faire quelque chose de dramatique (par exemple, inventer des histoires, cr er une sc ne) pour attirer l'attention sur eux. Ce besoin est souvent apparent dans leur comportement avec un clinicien (par exemple, tre flatteur, apporter des cadeaux, fournir des descriptions dramatiques de sympt mes physiques et psychologiques qui sont remplac s par de nouveaux sympt mes chaque visite). L apparence et le comportement des personnes atteintes de ce trouble sont souvent sexuellement provocateurs ou s duisants (Crit re 2). Ce comportement ne s'adresse pas seulement aux personnes pour lesquelles l'individu a un int r t sexuel ou romantique, mais se produit galement dans une grande vari t de relations sociales, professionnelles et professionnelles au-del de ce qui est appropri pour le contexte social. L expression motionnelle peut tre superficielle et changer rapidement (Crit re 3). Les personnes atteintes de ce trouble utilisent syst matiquement leur apparence physique pour attirer l attention sur elles (Crit re 4). Ils sont trop soucieux d impressionner les autres par leur apparence et d pensent trop de temps, d nergie et d argent en v tements et en soins. Ils peuvent p cher des compliments concernant leur apparence et peuvent facilement tre consid r s comme peu flatteurs. Ces individus ont un style de discours excessivement impressionniste et peu d taill (Crit re 5). Les opinions fortes sont exprim es avec une touche dramatique, mais les raisons sous-jacentes sont g n ralement vagues et diffuses, sans faits ni d tails l appui. Par exemple, une
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personne atteinte d'un trouble de la personnalit histrionique peut dire qu'un certain individu est un tre humain merveilleux, mais tre incapable de fournir des exemples sp cifiques de bonnes qualit s pour tayer cette opinion. Les personnes atteintes de ce trouble se caract risent par une dramatisation de soi, une th tralit et une expression exag r e de leurs motions (Crit re 6). Ils peuvent embarrasser leurs amis et connaissances en manifestant excessivement leurs motions en public (par exemple, embrasser des connaissances occasionnelles avec une ardeur excessive, sangloter de mani re incontr lable lors d'occasions sentimentales mineures, avoir des crises de col re). Cependant, leurs motions semblent souvent s activer et se d sactiver trop rapidement pour tre profond ment ressenties, ce qui peut amener les autres accuser l individu de simuler ces sentiments. Les individus pr sentant un trouble de la personnalit histrionique ont un degr lev de suggestibilit (crit re 7). Leurs opinions et sentiments sont facilement influenc s par les autres et par les modes actuelles. Ils peuvent faire trop confiance, en particulier l gard de figures d autorit fortes qu ils consid rent comme r solvant leurs probl mes comme par magie. Ils ont tendance jouer par intuition et adopter rapidement leurs convictions. Les personnes atteintes de ce trouble consid rent souvent les relations comme plus intimes qu elles ne le sont en r alit , d crivant presque toutes leurs connaissances comme mon cher, cher ami ou faisant r f rence aux m decins rencontr s seulement une ou deux fois dans des circonstances professionnelles par leur pr nom (Crit re 8). Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit histrionique peuvent avoir des difficult s atteindre l'intimit motionnelle dans les relations amoureuses ou sexuelles. Sans en tre conscients, ils jouent souvent un r le (par exemple, victime ou princesse ) dans leurs relations avec les autres. Ils peuvent chercher contr ler leur partenaire par la manipulation motionnelle ou la s duction un certain niveau, tout en affichant une d pendance marqu e son gard un autre niveau. Les personnes atteintes de ce trouble ont souvent des relations alt r es avec leurs amis de m me sexe, car leur style interpersonnel sexuellement provocateur peut sembler une menace pour les relations de leurs amis. Ces personnes peuvent galement ali ner leurs amis en exigeant une attention constante. Ils deviennent souvent d prim s et boulevers s lorsqu ils ne sont pas au centre de l attention. Ils peuvent avoir soif de nouveaut , de stimulation et d excitation et avoir tendance s ennuyer de leur routine habituelle. Ces individus sont souvent intol rants ou frustr s par les situations qui impliquent une gratification diff r e, et leurs actions visent souvent obtenir une satisfaction imm diate. M me s ils lancent souvent un travail ou un projet avec beaucoup d enthousiasme, leur int r t peut rapidement s essouffler. Les relations plus long terme peuvent tre n glig es pour laisser la place l enthousiasme suscit par de nouvelles relations. Le risque r el de suicide n'est pas connu, mais l'exp rience clinique sugg re que les personnes atteintes de ce trouble courent un risque accru de gestes et de menaces suicidaires pour attirer l'attention et contraindre de meilleurs soins. Le trouble de la personnalit histrionique a t associ des taux plus lev s de troubles des sympt mes somatiques, trouble de conversion (trouble des sympt mes neurologiques fonctionnels) et trouble d pressif majeur. Des troubles de la personnalit limite, narcissique, antisociale et d pendante coexistent souvent. Les donn es de l'Enqu te pid miologique nationale sur l'alcool et les affections connexes de 2001-2002 sugg rent une pr valence de la personnalit histrionique de 1,84 %. Les normes relatives au comportement interpersonnel, l'apparence personnelle et l'expressivit motionnelle varient consid rablement selon les cultures, les sexes et les groupes d' ge. Avant de consid rer les diff rents traits (par exemple, l' motivit , la s duction, le style interpersonnel dramatique, la recherche de nouveaut , la sociabilit , le charme, l'impressionnabilit , une tendance la somatisation) comme tant des preuves d'un trouble de la personnalit histrionique, il est important d' valuer s'ils provoquent un trouble de la personnalit histrionique. d ficience ou d tresse cliniquement significative. En milieu clinique, ce trouble a t diagnostiqu plus fr quemment chez les femmes ; cependant, le sex-ratio n'est pas significativement diff rent du sex-ratio des femmes dans le contexte clinique respectif. En revanche, certaines tudes utilisant des valuations structur es font tat de taux de pr valence similaires chez les hommes et les femmes. Autres troubles de la personnalit et traits de personnalit . D autres troubles de la personnalit peuvent tre confondus avec le trouble d
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e la personnalit histrionique car ils pr sentent certaines caract ristiques communes. Il est donc important de distinguer ces troubles en fonction de leurs caract ristiques. Cependant, si un individu pr sente des traits de personnalit qui r pondent aux crit res d'un ou plusieurs troubles de la personnalit en plus du trouble de la personnalit histrionique, tous peuvent tre diagnostiqu s. Bien que le trouble de la personnalit limite puisse galement tre caract ris par une recherche d'attention, un comportement manipulateur et des motions changeantes rapidement, il se distingue par un caract re autodestructeur, des perturbations de col re dans les relations intimes et des sentiments chroniques de vide profond et de troubles de l'identit . Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit antisociale et d'un trouble de la personnalit histrionique partagent une tendance tre impulsives, superficielles, la recherche d'excitation, imprudentes, s duisantes et manipulatrices, mais les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit histrionique ont tendance tre plus exag r es dans leurs motions et ne s'engagent pas de mani re caract ristique dans des comportements antisociaux. . Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit histrionique sont manipulatrices pour obtenir de l'attention, tandis que celles atteintes d'un trouble de la personnalit antisociale sont manipulatrices pour obtenir du profit, du pouvoir ou une autre gratification mat rielle. Bien que les individus atteints d un trouble de la personnalit narcissique recherchent galement l attention des autres, ils veulent g n ralement des loges pour leur sup riorit , tandis que les individus atteints d un trouble de la personnalit histrionique sont pr ts tre consid r s comme fragiles ou d pendants si cela contribue attirer l attention. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit narcissique peuvent exag rer l'intimit de leurs relations avec d'autres personnes, mais elles sont plus susceptibles de mettre l'accent sur le statut VIP ou la richesse de leurs amis. Dans le trouble de la personnalit d pendante, l'individu d pend excessivement des autres pour les loges et les conseils, mais est d pourvu des caract ristiques motionnelles flamboyantes, exag r es des individus atteints du trouble de la personnalit histrionique. De nombreuses personnes peuvent pr senter des traits de personnalit histrioniques. Ce n est que lorsque ces traits sont inflexibles, inadapt s et persistants et provoquent une d ficience fonctionnelle significative ou une d tresse subjective qu ils constituent un trouble de la personnalit histrionique. Changement de personnalit d une autre condition m dicale. Le trouble de la personnalit histrionique doit tre distingu du changement de personnalit d une autre condition m dicale, dans lequel les traits qui mergent sont attribuables aux effets d'une autre condition m dicale sur le syst me nerveux central. Troubles li s l usage de substances. Le trouble doit galement tre distingu des sympt mes qui peuvent se d velopper en association avec une consommation persistante de substances. Crit res diagnostiques 301.81 (F60.81) Un mod le omnipr sent de grandeur (dans l'imagination ou le comportement), un besoin d'admiration. et le manque d'empathie, qui commence d s le d but de l' ge adulte et est pr sent dans divers contextes, comme l'indiquent cinq (ou plus) des r pondants. suivants : 1. A un sens grandiose de sa propre importance (par exemple, exag re ses r alisations et ses talents, s'attend tre reconnu comme sup rieur sans r alisations correspondantes). 2. Est pr occup par des fantasmes de succ s, de pouvoir, de brillance et de beaut illimit s. ou l'amour id al. 3. Croit qu'il ou elle est sp cial et unique et qu'il ne peut tre compris que par d'autres personnes (ou institutions) sp ciales ou de haut rang, ou devrait s'associer avec elles. 4. N cessite une admiration excessive. 5. A un sentiment de droit (c'est- -dire des attentes d raisonnables d'un traitement particuli rement favorable ou d'une conformit automatique ses attentes). 6. Est un exploiteur interpersonnel (c.- -d. profite des autres pour parvenir ses propres fins). 7. Manque d empathie : n est pas dispos reconna tre ou s identifier aux sentiments et aux besoins des autres. Est souvent envieux des autres ou croit que les autres l envient. 9. Montre des comportements ou des attitudes arrogants et hautains. La caract ristique essentielle du trouble de la personnalit narcissique est un sch ma omnipr sent de grandeur, de besoin d'admiration et de manque d'empathie qui commence d s le d but de l' ge adulte et est pr sent dans une vari t de contextes. Les personnes atteintes de ce trouble ont un sentiment grandiose de suffisance (Crit re 1). Ils surestiment r guli rement leurs capacit s et gonflent leurs r alisations, souvent de mani re vantarde et pr tentieuse. Ils peuvent
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all grement supposer que d autres attribuent la m me valeur leurs efforts et tre surpris lorsque les loges qu ils attendent et estiment m riter ne se produisent pas. Les jugements excessifs port s sur leurs propres r alisations impliquent souvent une sous-estimation (d valuation) des contributions des autres. Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit narcissique sont souvent pr occup es par des fantasmes de succ s illimit , de pouvoir, de g nie, de beaut ou d amour id al (Crit re 2). Ils peuvent ruminer sur une admiration et un privil ge attendus depuis longtemps et se comparer favorablement des personnes c l bres ou privil gi es. Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit narcissique se croient sup rieures, sp ciales ou uniques et s attendent ce que les autres les reconnaissent comme telles (Crit re 3). Ils peuvent avoir le sentiment qu'ils ne peuvent tre compris que par d'autres personnes sp ciales ou de statut lev et qu'ils ne devraient s'associer qu'avec eux et peuvent attribuer des qualit s uniques , parfaites ou dou es ceux avec qui ils s'associent. Les personnes atteintes de ce trouble croient que leurs besoins sont particuliers et d passent la port e des gens ordinaires. Leur propre estime de soi est renforc e (c'est- -dire refl t e ) par la valeur id alis e qu'ils attribuent ceux avec qui ils s'associent. sont susceptibles d'insister pour n'avoir que la personne sup rieure (m decin, avocat, coiffeur, instructeur) ou tre affili aux meilleures institutions, mais peut d valoriser les r f rences de ceux qui les d oivent. Les personnes atteintes de ce trouble n cessitent g n ralement une admiration excessive (Crit re 4). Leur estime de soi est presque toujours tr s fragile. Ils peuvent tre pr occup s par leurs performances et par la fa on dont les autres les consid rent favorablement. Cela prend souvent la forme d un besoin d attention et d admiration constante. Ils peuvent s attendre ce que leur arriv e soit accueillie en grande pompe et s tonnent que d autres ne convoitent pas leurs biens. Ils peuvent constamment chercher des compliments, souvent avec beaucoup de charme. Le sentiment de droit est vident dans l attente d raisonnable de ces individus d un traitement particuli rement favorable (crit re 5). Ils s attendent tre satisfaits et sont perplexes ou furieux lorsque cela ne se produit pas. Par exemple, ils peuvent supposer qu ils n ont pas faire la queue et que leurs priorit s sont si importantes que les autres devraient s'en remettre eux, puis s'irriter lorsque d'autres ne parviennent pas les aider dans leur travail tr s important . Ce sentiment de droit, combin un manque de sensibilit aux d sirs et aux besoins des autres, peut aboutir l'exploitation consciente ou involontaire d'autrui (Crit re 6). Ils s attendent ce qu on leur donne tout ce qu ils veulent ou estiment avoir besoin, peu importe ce que cela peut signifier pour les autres. Par exemple, ces personnes peuvent s attendre un grand d vouement de la part des autres et les surmener sans se soucier de l impact sur leur vie. Ils ont tendance nouer des amiti s ou des relations amoureuses seulement si l'autre personne semble susceptible de faire avancer leurs objectifs ou d'am liorer d'une autre mani re leur estime de soi. Ils usurpent souvent des privil ges sp ciaux et des ressources suppl mentaires qu ils croient m riter parce qu ils sont si sp ciaux. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit narcissique manquent g n ralement d'empathie et ont des difficult s reconna tre les d sirs, les exp riences subjectives et les sentiments des autres (crit re 7). Ils peuvent supposer que les autres se soucient totalement de leur bien- tre. Ils ont tendance discuter longuement et de mani re inappropri e de leurs propres pr occupations, sans reconna tre que les autres ont galement des sentiments et des besoins. Ils sont souvent m prisants et impatients envers les autres qui parlent de leurs propres probl mes et pr occupations. Ces personnes peuvent ne pas tre conscientes du mal que leurs remarques peuvent infliger (par exemple, dire avec exub rance un ancien amant que je suis maintenant dans la relation de toute une vie ) ; se vanter de sa sant devant quelqu'un qui est malade). Lorsqu ils sont reconnus, les besoins, les d sirs ou les sentiments des autres sont susceptibles d tre consid r s de mani re d sobligeante comme des signes de faiblesse ou de vuln rabilit . Ceux qui interagissent avec des personnes atteintes d un trouble de la personnalit narcissique constatent g n ralement une froideur motionnelle et un manque d int r t r ciproque. Ces individus sont souvent envieux des autres ou croient que les autres les envient (Crit re 8). Ils peuvent reprocher aux autres leurs succ s ou leurs possessions, estimant qu'ils m ritent mieux ces r alisations, cette admiration ou ces privil ges. Ils peuvent fortement d valoriser les
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contributions des autres, en particulier lorsque ces individus ont re u une reconnaissance ou des loges pour leurs r alisations. Arrogant, hautain les comportements caract risent ces individus ; ils affichent souvent des attitudes snob, d daigneuses ou condescendantes (Crit re 9). Par exemple, une personne atteinte de ce trouble peut se plaindre de la grossi ret ou de la stupidit d un serveur maladroit ou conclure une valuation m dicale par une valuation condescendante du m decin. La vuln rabilit de l estime de soi rend les personnes atteintes d un trouble de la personnalit narcissique tr s sensibles aux blessures caus es par la critique ou la d faite. M me si elles ne le montrent pas ext rieurement, les critiques peuvent hanter ces personnes et les laisser se sentir humili es, d grad es, creuses et vides. Ils peuvent r agir avec d dain, rage ou contre-attaque provocante. De telles exp riences conduisent souvent un retrait social ou une apparence d humilit qui peut masquer et prot ger la grandeur. Les relations interpersonnelles sont g n ralement alt r es en raison de probl mes li s au droit, au besoin d'admiration et au m pris relatif de la sensibilit des autres. M me si une ambition et une confiance excessives peuvent conduire de grandes r alisations, les performances peuvent tre perturb es en raison de l'intol rance l' gard des critiques ou de l' chec. Parfois, le fonctionnement professionnel peut tre tr s faible, refl tant une r ticence prendre des risques dans des situations de comp tition ou dans d'autres situations dans lesquelles la d faite est possible. Des sentiments persistants de honte ou d'humiliation et l'autocritique qui en d coule peuvent tre associ s au retrait social, une humeur d pressive et un trouble d pressif persistant (dysthymie) ou un trouble d pressif majeur. En revanche, des p riodes prolong es de grandeur peuvent tre associ es une humeur hypomaniaque. Le trouble de la personnalit narcissique est galement associ l anorexie mentale et aux troubles li s l usage de substances (notamment li es la coca ne). Les troubles de la personnalit histrionique, limite, antisociale et parano aque peuvent tre associ s au trouble de la personnalit narcissique. Les estimations de pr valence du trouble de la personnalit narcissique, bas es sur les d finitions du DSM-IV, varient de 0 % 6,2 % dans les chantillons communautaires. indiquent que l individu souffrira ensuite d un trouble de la personnalit narcissique. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit narcissique peuvent avoir des difficult s particuli res s'adapter l'apparition de limitations physiques et professionnelles inh rentes au processus de vieillissement. Parmi les personnes diagnostiqu es avec un trouble de la personnalit narcissique, 50 75 % sont des hommes. Autres troubles de la personnalit et traits de personnalit . D autres troubles de la personnalit peuvent tre confondus avec le trouble de la personnalit narcissique car ils pr sentent certaines caract ristiques communes. Il est donc important de distinguer ces troubles en fonction de leurs caract ristiques. Cependant, si un individu pr sente des traits de personnalit qui r pondent aux crit res d un ou plusieurs troubles de la personnalit en plus du trouble de la personnalit narcissique, tous peuvent tre diagnostiqu s. La caract ristique la plus utile pour distinguer le trouble de la personnalit narcissique des troubles de la personnalit histrionique, antisociale et limite, en Le fait que les styles interactifs soient respectivement coquets, insensibles et n cessiteux est la grandeur caract ristique du trouble de la personnalit narcissique. La relative stabilit de l'image de soi ainsi que le manque relatif d'autodestruction, d'impulsivit et d'abandon sont pr occupants. Fiert excessive des r alisations, manque relatif d expression motionnelle et m pris pour les troubles de la personnalit . Bien que les personnes atteintes de troubles de la personnalit borderline, histrionique et narcissique puissent n cessiter beaucoup d attention, celles atteintes d un trouble de la personnalit narcissique ont sp cifiquement besoin de cette attention pour tre admir es. Les individus souffrant de troubles de la personnalit antisociale et narcissique partagent une tendance tre durs d esprit, d sinvoltes, superficiels, exploiteurs et manquant d empathie. Cependant, le trouble de la personnalit narcissique n inclut pas n cessairement des caract ristiques d impulsivit , d agressivit et de tromperie. En outre, les personnes atteintes d un trouble de la personnalit antisociale n ont peut- tre pas autant besoin de l admiration et de l envie des autres, et les personnes atteintes d un trouble de la personnalit narcissique n ont g n ralement pas d ant c dents de troubles des conduites dans l enfance ou de comportement criminel l ge adulte. Dans le trouble de la personnalit narcissique et dans l
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e trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive, l'individu peut professer un attachement au perfectionnisme et croire que les autres ne peuvent pas faire les choses aussi bien. Contrairement l'autocritique qui accompagne les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive, les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit narcissique sont plus susceptibles de croire qu'elles ont atteint la perfection. La m fiance et le retrait social distinguent g n ralement les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit schizotypique ou parano aque de celles souffrant d'un trouble de la personnalit narcissique. Lorsque ces qualit s sont pr sentes chez les individus atteints d un trouble de la personnalit narcissique, elles proviennent principalement de la peur de voir appara tre des imperfections ou des d fauts. narcissique. Seulement lorsque ces traits sont inflexibles, inadapt s et persistants et provoquent des troubles de la sonalit . Manie ou hypomanie. La grandeur peut appara tre dans le cadre d' pisodes maniaques ou hypomaniaques, mais l'association avec un changement d'humeur ou des d ficiences fonctionnelles permet de distinguer ces pisodes du trouble de la personnalit narcissique. Troubles li s l usage de substances. Le trouble de la personnalit narcissique doit galement tre distingu des sympt mes qui peuvent se d velopper en association avec une consommation persistante de substances. Crit res diagnostiques 301.82 (F60.6) Un sch ma omnipr sent d'inhibition sociale, de sentiment d'inad quation et d'hypersensibilit une valuation n gative, commen ant d s le d but de l' ge adulte et pr sent dans une vari t de contextes, comme l'indiquent quatre (ou plus) des l ments suivants : 1. vite les activit s professionnelles. qui impliquent des contacts interpersonnels importants en raison de la peur de la critique, de la d sapprobation ou du rejet. 2. N'est pas dispos s'impliquer avec les gens moins d' tre certain d' tre appr ci . Fait preuve de retenue dans les relations intimes en raison de la peur d tre humili ou ridiculis . Il est pr occup par le fait d tre critiqu ou rejet dans des situations sociales. Il est inhib dans de nouvelles situations interpersonnelles en raison d'un sentiment d'inad quation. Se consid re comme socialement incomp tent, personnellement peu attrayant ou inf rieur aux autres. Il est particuli rement r ticent prendre des risques personnels ou s'engager dans de nouvelles activit s car cela pourrait s'av rer embarrassant. 39591 :" La caract ristique essentielle du trouble de la personnalit vitante est un sch ma omnipr sent d'inhibition sociale, de sentiment d'inad quation et d'hypersensibilit l' valuation n gative qui commence d s le d but de l' ge adulte et est pr sent dans une vari t de contextes. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit vitante vitent les activit s professionnelles qui impliquent des contacts interpersonnels importants en raison de la peur de la critique, de la d sapprobation ou du rejet (Crit re 1). Les offres de promotions peuvent tre refus es parce que les nouvelles responsabilit s pourraient entra ner des critiques de la part des coll gues. Ces individus vitent de se faire de nouveaux amis moins d tre s rs qu ils seront appr ci s et accept s sans critique (Crit re 2). Jusqu' ce qu'ils r ussissent des tests rigoureux prouvant le contraire, les autres sont consid r s comme critiques et d sapprobateurs. Les personnes atteintes de ce trouble ne participeront pas des activit s de groupe moins d'offres r p t es et g n reuses de soutien et d'attention. L'intimit interpersonnelle est souvent difficile pour ces personnes, m me si elles sont capables d' tablir des relations intimes lorsqu'elles sont assur es d'une acceptation sans r serve. Ils peuvent agir avec retenue, avoir des difficult s parler d eux-m mes et retenir leurs sentiments intimes de peur d tre expos s, ridiculis s ou humili s (Crit re 3). Parce que les individus atteints de ce trouble ont peur d' tre critiqu s ou rejet s dans des situations sociales, ils peuvent avoir un seuil nettement bas pour d tecter de telles r actions (Crit re 4). Si quelqu un est m me l g rement d sapprobateur ou critique, il peut se sentir extr mement bless . Ils ont tendance tre timides, calmes, inhib s et invisibles par crainte que toute attention ne soit d gradante ou rejet e. Ils s'attendent ce que quoi qu'ils disent, les autres le verront comme faux , et ainsi ils peuvent dire rien du tout. Ils r agissent fortement aux signaux subtils voquant la moquerie ou la d rision. Malgr leur d sir de participer activement la vie sociale, ils craignent de confier leur bien- tre aux autres. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit vitante sont inhib es dans de nouvelles situations interpersonnelles parce qu'elles se sentent inad quates et ont une faible estime d'elles-m mes (Crit re 5). Doute
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s concernant les actions sociales avec des inconnus. Ces individus se sentent socialement incomp tents, personnellement peu attrayants ou inf rieurs aux autres (Crit re 6). Ils sont particuli rement r ticents prendre des risques personnels ou s'engager dans de nouvelles activit s car cela peut s'av rer embarrassant (Crit re 7). Ils ont tendance exag rer les dangers potentiels des situations ordinaires et un mode de vie restreint peut r sulter de leur besoin de certitude et de s curit . Une personne atteinte de ce trouble peut annuler un entretien d'embauche de peur d' tre g n e de ne pas s'habiller convenablement. Des sympt mes somatiques marginaux ou d autres probl mes peuvent devenir une raison pour viter de nouvelles activit s. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit vitante valuent souvent avec vigilance les mouvements et les expressions de ceux avec qui elles entrent en contact. Leur attitude craintive et tendue peut susciter le ridicule et la d rision de la part des autres, ce qui confirme leurs doutes. Ces personnes sont tr s anxieuses l id e de r agir aux critiques en rougissant ou en pleurant. Ils sont d crits par d'autres comme tant timides , solitaires et isol s . Les probl mes majeurs associ s ce trouble surviennent dans le fonctionnement social et professionnel. La faible estime de soi et l'hypersensibilit au rejet sont associ es contacts interpersonnels restreints. Ces individus peuvent devenir relativement en crise. Ils d sirent de l'affection et de l'acceptation et peuvent fantasmer sur des relations id alis es avec les autres. Les comportements d' vitement peuvent galement nuire au fonctionnement professionnel parce qu'ils essaient d' viter les types de situations sociales. cela peut tre important pour r pondre aux exigences fondamentales du poste ou pour progresser. D autres troubles couramment diagnostiqu s avec le trouble de la personnalit vitante comprennent les troubles d pressifs, troubles bipolaires et anxieux, en particulier le trouble d'anxi t sociale (phobie sociale). Le trouble de la personnalit vitante est souvent diagnostiqu avec le trouble de la personnalit d pendante, car les individus atteints du trouble de la personnalit vitante deviennent tr s attach s et d pendants des quelques autres personnes avec lesquelles ils sont amis. Le trouble de la personnalit vitante a galement tendance tre diagnostiqu avec le trouble de la personnalit limite et avec les troubles de la personnalit du groupe A (c'est- -dire les troubles de la personnalit parano aque, schizo de ou schizotypique). Les donn es de l'Enqu te pid miologique nationale sur l'alcool et les affections connexes de 2001-2002 sugg rent une pr valence d'environ 2,4 % du trouble de la personnalit vitante. Le comportement vitant commence souvent d s la petite enfance ou l enfance par la timidit , l isolement et la peur des trangers et des nouvelles situations. Bien que la timidit durant l enfance soit un pr curseur courant du trouble de la personnalit vitante, chez la plupart des individus, elle a tendance se dissiper progressivement mesure qu ils vieillissent. En revanche, les individus qui d veloppent un trouble de la personnalit vitante peuvent devenir de plus en plus timides et vitants l'adolescence et au d but de l' ge adulte, lorsque les relations sociales avec de nouvelles personnes deviennent particuli rement importantes. Certaines donn es indiquent que chez les adultes, le trouble de la personnalit vitante a tendance devenir moins vident ou dispara tre avec l' ge. Ce diagnostic doit tre utilis avec beaucoup de prudence chez les enfants et les adolescents, pour qui un comportement timide et vitant peut tre appropri sur le plan du d veloppement. Il peut y avoir des variations dans la mesure dans laquelle diff rents groupes culturels et ethniques consid rent la m fiance et l' vitement comme appropri s. De plus, les comportements d vitement peuvent tre le r sultat de probl mes d acculturation suite l immigration. Le trouble de la personnalit vitante semble tre aussi fr quent chez les hommes que chez les femmes. Troubles anxieux. Il semble y avoir de nombreux chevauchements entre le trouble de la personnalit vitante et le trouble d'anxi t sociale (phobie sociale), tel point qu'il peut s'agir de conceptualisations alternatives de conditions identiques ou similaires. L vitement caract rise galement la fois le trouble de la personnalit vitante et l agoraphobie, et ils sont souvent concomitants. Autres troubles de la personnalit et traits de personnalit . D'autres troubles de la personnalit peuvent tre confondus avec le trouble de la personnalit vitante car ils pr sentent certaines caract ristiques en commun. Il est donc important de distinguer ces troubles en fonction des diff rences dans leurs caract ristiques. Cependant, si un individu pr sente des traits de personnalit qui r pondent aux crit res d'un
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ou plusieurs troubles de la personnalit en plus du trouble de la personnalit vitante, tous peuvent tre diagnostiqu s. Le trouble de la personnalit vitante et le trouble de la personnalit d pendante se caract risent tous deux par un sentiment d inad quation, une hypersensibilit aux critiques et un besoin d tre rassur . Bien que la principale pr occupation dans le trouble de la personnalit vitante soit d' viter l'humiliation et le rejet, dans le trouble de la personnalit d pendante, l'accent est mis sur la prise en charge. Cependant, le trouble de la personnalit vitante et le trouble de la personnalit d pendante sont particuli rement susceptibles de coexister. Tout comme le trouble de la personnalit vitante, le trouble de la personnalit schizo de et le trouble de la personnalit schizotypique sont caract ris s par l'isolement social. Cependant, les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit vitante souhaitent entretenir des relations avec les autres et ressentent profond ment leur solitude, tandis que celles atteintes d'un trouble de la personnalit schizo de ou schizotypique peuvent se contenter, voire pr f rer, de leur isolement social. Le trouble de la personnalit parano aque et le trouble de la personnalit vitante se caract risent tous deux par une r ticence se confier aux autres. Cependant, dans le trouble de la personnalit vitante, cette r ticence est davantage attribuable la peur d tre g n ou jug inad quat qu la peur des intentions malveillantes des autres. De nombreuses personnes pr sentent des traits de personnalit vitants. Ce n est que lorsque ces traits sont inflexibles, inadapt s et persistants et provoquent une d ficience fonctionnelle significative ou une d tresse subjective qu ils constituent un trouble de la personnalit vitante. Changement de personnalit d une autre condition m dicale. Le trouble de la personnalit vitante doit tre distingu du changement de personnalit d une autre condition m dicale, dans laquelle les traits qui mergent sont attribuables aux effets d une autre condition m dicale sur le syst me nerveux central. Troubles li s l usage de substances. Le trouble de la personnalit vitante doit galement tre distingu des sympt mes qui peuvent se d velopper en association avec une consommation persistante de substances. Crit res diagnostiques 301.6 (F60.7) Un besoin omnipr sent et excessif d' tre pris en charge qui conduit un comportement de soumission et d'attachement et des peurs de s paration, commen ant d s le d but de l' ge adulte et pr sent dans une vari t de contextes, comme l'indiquent cinq (ou plus) des l ments suivants : 1. A des difficult s prendre des d cisions quotidiennes sans trop de conseils et de r confort de la part des autres. 2. A besoin que les autres assument la responsabilit de la plupart des domaines importants de sa vie. 3. A des difficult s exprimer son d saccord avec les autres par crainte de perdre son soutien ou son approbation. (Remarque : n'incluez pas les craintes r alistes de repr sailles.) 4. A des difficult s lancer des projets ou faire des choses par lui-m me (en raison d'un manque de confiance en lui dans son jugement ou ses capacit s plut t que d'un manque de motivation ou d' nergie). 5. D ploie des efforts excessifs pour obtenir de l'attention et du soutien des autres, au point de se porter volontaire pour faire des choses d sagr ables. 6. Se sent mal l'aise ou impuissant lorsqu'il est seul cause de craintes exag r es de ne pas pouvoir prendre soin de lui-m me. 7. Cherche de toute urgence une autre relation comme source de soins et de soutien lorsqu'une relation troite prend fin. 8. Est pr occup de mani re irr aliste par la peur de devoir prendre soin de lui-m me. La caract ristique essentielle du trouble de la personnalit d pendante est un besoin omnipr sent et excessif d tre pris en charge qui conduit un comportement de soumission et d attachement et des peurs de s paration. Ce mod le commence au d but de l ge adulte et est pr sent dans divers contextes. Les comportements de d pendance et de soumission sont con us pour susciter des soins et d coulent d'une perception de soi d' tre incapable de fonctionner de mani re ad quate sans l'aide des autres. Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit d pendante ont de grandes difficult s prendre des d cisions quotidiennes (par exemple, quelle couleur de chemise porter au travail ou porter un parapluie) sans un nombre excessif de conseils et de r confort de la part des autres (Crit re 1). Ces individus ont tendance tre passifs et laisser d autres personnes (souvent une seule autre personne) prendre l initiative et assumer la responsabilit de la plupart des domaines importants de leur vie (Crit re 2). Les adultes atteints de ce trouble d pendent g n ralement d'un parent ou d'un conjoint pour d cider o ils devraient vivre, quel type d'emploi ils devraient avoir et avec quels voisins se
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lier d'amiti . Les adolescents atteints de ce trouble peuvent permettre leurs parents de d cider ce qu'ils doivent porter, avec qui ils doivent s'associer, comment ils doivent passer leur temps libre et quelle cole ou coll ge ils doivent fr quenter. Ce besoin de responsabilisation des autres va au-del des demandes d aide d autrui adapt es l ge et la situation (par exemple, les besoins sp cifiques des enfants, des personnes g es et des personnes handicap es). Le trouble de la personnalit d pendante peut survenir chez une personne souffrant d'un probl me de sant ou d'un handicap grave, mais dans de tels cas, la difficult assumer ses responsabilit s doit aller au-del de ce qui serait normalement associ ce probl me ou ce handicap. Parce qu elles craignent de perdre leur soutien ou leur approbation, les personnes atteintes d un trouble de la personnalit d pendante ont souvent du mal exprimer leur d saccord avec d autres personnes, en particulier avec celles dont elles d pendent. (Crit re 3). Ces individus se sentent tellement incapables de fonctionner seuls qu ils accepteront des choses qui ne leur semblent pas bonnes plut t que de risquer de perdre l aide de ceux vers qui ils cherchent des conseils. Ils ne se mettent pas en col re de mani re appropri e contre les autres dont ils ont besoin du soutien et de l attention, de peur de les ali ner. Si les inqui tudes de l individu concernant les cons quences de l expression d un d saccord sont r alistes (par exemple, des craintes r alistes de repr sailles de la part d un conjoint violent), le comportement ne doit pas tre consid r comme une preuve d un trouble de la personnalit d pendante. Les personnes atteintes de ce trouble ont des difficult s lancer des projets ou faire les choses de mani re autonome (Crit re 4). Ils manquent de confiance en eux et croient qu'ils ont besoin d'aide pour commencer et mener bien leurs t ches. Ils attendront que d autres commencent les choses parce qu ils croient qu en r gle g n rale, d autres peuvent mieux les faire. Ces individus sont convaincus qu'ils sont incapables de fonctionner de mani re autonome et se pr sentent comme incomp tents et n cessitant une assistance constante. Il est toutefois probable qu ils fonctionnent correctement s ils ont l assurance que quelqu un d autre les supervise et les approuve. Ils peuvent avoir peur de devenir ou de para tre plus comp tents, car ils peuvent croire que cela les m nera l'abandon. Parce qu ils comptent sur les autres pour r soudre leurs probl mes, ils n acqui rent souvent pas les comp tences n cessaires pour vivre de mani re ind pendante, perp tuant ainsi leur d pendance. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit d pendante peuvent d ployer des efforts excessifs pour obtenir de l'attention et du soutien des autres, au point m me de se porter volontaires pour des t ches d sagr ables si un tel comportement leur apporte les soins dont elles ont besoin (Crit re 5). Ils sont pr ts se soumettre ce que veulent les autres, m me si les exigences sont d raisonnables. Leur besoin de maintenir un lien important entra nera souvent des relations d s quilibr es ou d form es. Ils peuvent faire des sacrifices extraordinaires ou tol rer des violences verbales, physiques ou sexuelles. (Il convient de noter que ce comportement ne doit tre consid r comme une preuve d'un trouble de la personnalit d pendante que lorsqu'il peut tre clairement tabli que d'autres options s'offrent l'individu.) Les personnes atteintes de ce trouble se sentent mal l'aise ou impuissantes lorsqu'elles sont seules, cause de leur ex. peurs exag r es de ne pas pouvoir prendre soin d'elles-m mes (Crit re 6). Ils suivront d'autres personnes importantes simplement pour viter d' tre seuls, m me s'ils ne sont pas int ress s ou impliqu s dans ce qui se passe. Lorsqu une relation troite prend fin (par exemple, rupture avec un amant, d c s d un soignant), les personnes atteintes d un trouble de la personnalit d pendante peuvent rechercher en urgence une autre relation pour leur apporter les soins et le soutien dont elles ont besoin (crit re 7). Leur conviction d tre incapables de fonctionner en l absence d une relation troite motive ces individus s attacher rapidement et sans discernement un autre individu. Les personnes atteintes de ce trouble craignent souvent de devoir se d brouiller seules (Crit re 8). Ils se consid rent tellement d pendants des conseils et de l'aide d'une autre personne importante qu'ils craignent d' tre abandonn s par cette personne alors qu'il n'y a aucune raison de justifier de telles craintes. Pour tre consid r es comme une preuve de ce crit re, les craintes doivent tre excessives et irr alistes. Par exemple, un homme g atteint d un cancer qui emm nage chez son fils pour y recevoir des soins pr sente un comportement de d pendance appropri compte tenu des circonstances de sa vie. Les personnes atteintes d un trouble de la person
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nalit d pendante sont souvent caract ris es par le pessimisme et le doute d elles-m mes, ont tendance minimiser leurs capacit s et leurs atouts et peuvent constamment se qualifier de stupides . Ils prennent la critique et la d sapprobation comme une preuve de leur inutilit et perdent confiance en eux-m mes. Ils peuvent rechercher la surprotection et la domination des autres. Le fonctionnement professionnel peut tre alt r si une initiative ind pendante est requise. Ils peuvent viter les postes responsabilit et devenir anxieux face aux d cisions. Les relations sociales ont tendance se limiter aux quelques personnes dont l individu d pend. Il peut y avoir un risque accru de troubles d pressifs, de troubles anxieux et de troubles de l'adaptation. Le trouble de la personnalit d pendante coexiste souvent avec d autres troubles de la personnalit , en particulier les troubles de la personnalit borderline, vitante et histrionique. Une maladie physique chronique ou un trouble d'anxi t de s paration au cours de l'enfance ou de l'adolescence peuvent pr disposer l'individu au d veloppement de ce trouble. Les donn es de l Enqu te pid miologique nationale sur l alcool et les affections connexes de 2001-2002 ont donn une pr valence estim e du trouble de la personnalit d pendante 0,49 %, et la personnalit d pendante tait de 0,49 %. estim , sur la base d un sous- chantillon probabiliste de la partie II du R plication de l'enqu te nationale sur la comorbidit , soit 0,6 %. Ce diagnostic doit tre utilis avec beaucoup de prudence, voire pas du tout, chez les enfants et les adolescents, pour lesquels un comportement d pendant peut tre appropri sur le plan du d veloppement. Le degr selon lequel les comportements d pendants sont consid r s comme appropri s varie consid rablement selon l ge et les groupes socioculturels. L' ge et les facteurs culturels doivent tre pris en compte lors de l' valuation du seuil diagnostique de chaque crit re. Le comportement d pendant doit tre consid r comme caract ristique du trouble uniquement lorsqu il d passe clairement les normes culturelles de l individu ou refl te des pr occupations irr alistes. L'accent mis sur la passivit , la politesse et le traitement d f rent est caract ristique de certaines soci t s et peut tre interpr t tort comme des traits d'un trouble de la personnalit d pendante. De m me, les soci t s peuvent diff remment favoriser et d courager les comportements de d pendance chez les hommes et chez les femmes. En milieu clinique, le trouble de la personnalit d pendante a t diagnostiqu plus fr quemment chez les femmes, bien que certaines tudes rapportent des taux de pr valence similaires chez les hommes et les femmes. Autres troubles mentaux et conditions m dicales. Le trouble de la personnalit d pendante doit tre distingu de la d pendance r sultant d'autres troubles mentaux (par exemple, troubles d pressifs, trouble panique, agoraphobie) et d'autres conditions m dicales. Autres troubles de la personnalit et traits de personnalit . D'autres troubles de la personnalit peuvent tre confondus avec le trouble de la personnalit d pendante car ils pr sentent certaines caract ristiques en commun. Il est donc important de distinguer ces troubles en fonction des diff rences dans leurs caract ristiques. Cependant, si un individu pr sente des traits de personnalit qui r pondent aux crit res d un ou plusieurs troubles de la personnalit en plus du trouble de la personnalit d pendante, tous peuvent tre diagnostiqu s. Bien que de nombreux troubles de la personnalit soient caract ris s par des caract ristiques d pendantes, le trouble de la personnalit d pendante se distingue par son comportement principalement soumis, r actif et collant. Le trouble de la personnalit d pendante et le trouble de la personnalit limite sont tous deux caract ris s par la peur de l'abandon ; cependant, l'individu atteint d'un trouble de la personnalit limite r agit l'abandon par des sentiments de vide motionnel, de rage et d'exigence, tandis que l'individu atteint d'un trouble de la personnalit d pendante r agit avec un apaisement et une soumission croissants et recherche de toute urgence une relation de remplacement pour lui apporter soins et soutien. . Le trouble de la personnalit limite se distingue en outre du trouble de la personnalit d pendante par un sch ma typique de relations instables et intenses. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit histrionique, comme celles souffrant d'un trouble de la personnalit d pendante, ont un fort besoin d' tre rassur es et approuv es et peuvent para tre enfantines et collantes. Cependant, contrairement au trouble de la personnalit d pendante, qui se caract rise par un comportement effac et docile, le trouble de la personnalit histrionique se caract rise par une flamboyance gr gaire avec des demandes actives d'attention. Le trouble de la personnalit d pendante et le trouble de la perso
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nnalit vitante se caract risent tous deux par un sentiment d'incapacit , une hypersensibilit aux critiques et un besoin d' tre rassur ; cependant, les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit vitante ont une peur si forte de l'humiliation et du rejet qu'elles se retirent jusqu' ce qu'elles soient s res d' tre accept es. En revanche, les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit d pendante ont tendance rechercher et maintenir des liens avec d'autres personnes importantes, plut t que d' viter et de se retirer des relations. De nombreuses personnes pr sentent des traits de personnalit d pendants. Ce n'est que lorsque ces traits sont inflexibles, inadapt s et persistants et provoquent une d ficience fonctionnelle significative ou une d tresse subjective qu'ils constituent un trouble de la personnalit d pendante. Changement de personnalit d une autre condition m dicale. Le trouble de la personnalit d pendante doit tre distingu du changement de personnalit d une autre condition m dicale, dans lequel les traits qui mergent sont attribuables aux effets d'une autre condition m dicale sur le syst me nerveux central. Troubles li s l usage de substances. Le trouble de la personnalit d pendante doit galement tre distingu des sympt mes qui peuvent se d velopper en association avec une consommation persistante de substances. Crit res diagnostiques 301.4 (F60.5) Un mod le omnipr sent de pr occupation pour l ordre, le perfectionnisme et le contr le mental et interpersonnel. au d triment de la flexibilit , de l ouverture et de l efficacit , d s le d but de l ge adulte et dans des contextes vari s. comme l'indiquent quatre (ou plus) des l ments suivants : 1. Est pr occup par les d tails. r gles. des listes, de l'ordre, de l'organisation ou des plannings dans la mesure o l'essentiel de l'activit est perdu. 2. Fait preuve d'un perfectionnisme qui interf re avec l'ach vement des t ches (par exemple, est incapable de terminer un projet parce que ses propres normes trop strictes ne sont pas respect es). 3. Est excessivement d vou au travail et la productivit l'exclusion des activit s de loisirs et des amiti s (non expliqu par une n cessit conomique vidente). 4. Est trop consciencieux, scrupuleux et inflexible sur les questions de moralit , d' thique ou de valeurs (non expliqu es par une identification culturelle ou religieuse). 5. Est incapable de se d barrasser d objets us s ou sans valeur, m me s ils n ont aucune valeur sentimentale. 6. Est r ticent d l guer des t ches ou travailler avec d'autres moins qu'ils ne se soumettent exactement sa fa on de faire les choses. 7. Adopte un style de d penses avare envers soi-m me et envers les autres ; l argent est consid r comme quelque chose th sauriser pour de futures catastrophes. 8. Fait preuve de rigidit et d ent tement. La caract ristique essentielle du trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive est une pr occupation d ordre, de perfectionnisme et de contr le mental et interpersonnel, au d triment de la flexibilit , de l ouverture et de l efficacit . Ce mod le commence au d but de l ge adulte et est pr sent dans divers contextes. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive tentent de maintenir un sentiment de contr le en accordant une attention particuli re aux r gles, aux d tails insignifiants, aux proc dures, aux listes, aux horaires ou aux formulaires, au point de perdre l'essentiel de l'activit (Crit re 1). Ils sont excessivement prudents et enclins la r p tition, accordant une attention extraordinaire aux d tails et v rifiant plusieurs reprises d ventuelles erreurs. Ils ignorent que les autres ont tendance tre tr s ennuy s par les retards et les inconv nients qui r sultent de ce comportement. Par exemple, lorsque ces personnes garent une liste de choses faire, elles passeront norm ment de temps chercher cette liste plut t que de passer quelques instants la recr er de m moire et accomplir les t ches. Le temps est mal allou et les t ches les plus importantes sont laiss es au dernier moment. Le perfectionnisme et les normes de performance lev es qu'ils s'imposent provoquent un dysfonctionnement et une d tresse importants chez ces individus. Ils peuvent tre tellement impliqu s dans la perfection absolue de chaque d tail d un projet que celui-ci ne sera jamais termin (Crit re 2). Par exemple, l ach vement d un rapport crit est retard par de nombreuses r critures fastidieuses qui n atteignent pas la perfection . Les d lais ne sont pas respect s et des aspects de la vie de l individu qui ne sont pas au centre de l activit actuelle peuvent tomber dans le d sarroi. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive font preuve d'un d vouement excessif au travail et la productivit , l'exclusion des activit s de loisirs et des amiti s (Crit re 3). Ce comportement ne s explique pas par une n
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cessit conomique. Ils ont souvent l'impression de ne pas avoir le temps de prendre une soir e ou un week-end pour faire une sortie ou simplement se d tendre. Ils peuvent continuer reporter une activit agr able, comme des vacances, afin qu'elle n'ait jamais lieu. Lorsqu'ils prennent du temps pour des activit s de loisirs ou des vacances, ils se sentent tr s mal l'aise moins d'avoir emport quelque chose pour travailler afin de ne pas perdre de temps . Il peut y avoir une grande concentration sur les t ches m nag res (par exemple, un nettoyage excessif et r p t pour pouvoir manger par terre ). S ils passent du temps avec des amis, il s agira probablement d une activit formellement organis e (par exemple, du sport). Les passe-temps ou les activit s r cr atives sont abord s comme des t ches s rieuses n cessitant une organisation minutieuse et un travail acharn pour tre ma tris s. L'accent est mis sur une performance parfaite. Ces personnes transforment le jeu en une t che structur e (par exemple, corriger un nourrisson qui ne met pas les anneaux sur le poteau dans le bon ordre ; dire un tout-petit de conduire son tricycle en ligne droite ; transformer un match de baseball en un match difficile. le on"). Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive peuvent tre excessivement consciencieuses, scrupuleuses et inflexibles sur les questions de moralit , d' thique ou de valeurs (Crit re 4). Ils peuvent se forcer eux-m mes et obliger les autres suivre des principes moraux rigides et des normes de performance tr s strictes. Ils peuvent galement se montrer impitoyablement autocritiques propos de leurs propres erreurs. Les personnes atteintes de ce trouble font preuve d'une stricte d f rence envers l'autorit et les r gles et insistent sur une conformit tout fait litt rale, sans aucune d rogation aux r gles pour des circonstances att nuantes. Par exemple, l individu ne pr tera pas un quart un ami qui en a besoin pour t l phoner parce que ni un emprunteur ni un pr teur ne le seront ou parce que ce serait mauvais pour son caract re. Ces qualit s ne doivent pas tre expliqu es par l identification culturelle ou religieuse de l individu. Les personnes atteintes de ce trouble peuvent tre incapables de se d barrasser des objets us s ou sans valeur, m me s'ils n'ont aucune valeur sentimentale (Crit re 5). Souvent, ces individus admettent tre des rats de meute . Ils consid rent que jeter des objets est un gaspillage car on ne sait jamais quand on pourrait avoir besoin de quelque chose et seront contrari s si quelqu'un essaie de se d barrasser des choses qu'ils ont sauvegard es. Leurs conjoints ou colocataires peuvent se plaindre de l espace occup par les vieilles pi ces, les magazines, les appareils lectrom nagers cass s, etc. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive sont r ticentes d l guer des t ches ou travailler avec d'autres (Crit re 6). Ils insistent obstin ment et de mani re d raisonnable pour que tout soit fait leur mani re et que les gens se conforment leur fa on de faire. Ils donnent souvent des instructions tr s d taill es sur la fa on dont les choses doivent tre faites (par exemple, il existe une et une seule fa on de tondre la pelouse, de laver la vaisselle, de construire une niche) et sont surpris et irrit s si d'autres sugg rent des alternatives cr atives. d autres moments, ils peuvent rejeter les offres d aide m me si elles sont en retard parce qu ils croient que personne d autre ne peut faire les choses correctement. Les personnes atteintes de ce trouble peuvent tre avares et avares et maintenir un niveau de vie bien inf rieur ce qu'elles peuvent se permettre, estimant que les d penses doivent tre troitement contr l es pour parer aux catastrophes futures (Crit re 7). Le trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive se caract rise par une rigidit et un ent tement (Crit re 8). Les personnes atteintes de ce trouble sont tellement pr occup es par le fait que les choses soient faites de la seule mani re correcte qu'elles ont du mal accepter les id es des autres. Ces personnes planifient l'avance dans les moindres d tails et ne sont pas dispos es envisager des changements. Totalement absorb es par leur propre point de vue, ils ont du mal reconna tre le point de vue des autres. Les amis et les coll gues peuvent tre frustr s par cette rigidit constante. M me lorsque les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive reconnaissent qu'il peut tre dans leur int r t de faire des compromis, elles peuvent le faire. refusent obstin ment de le faire, arguant que c est le principe de la chose . Lorsque les r gles et les proc dures tablies ne dictent pas la bonne r ponse, la prise de d cision peut devenir un processus long et souvent p nible. Les individus sont obsessionnels ou cherchent quelle est la meilleure fa on d'acc
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omplir une t che particuli re et ils ne se lanceront peut- tre jamais dans quoi que ce soit. Ils ont tendance s nerver ou se mettre en col re dans des situations dans lesquelles ils ne sont pas capables de garder le contr le de leur environnement physique ou interpersonnel, m me si la col re ne s exprime g n ralement pas directement. Par exemple, un individu peut tre en col re lorsque le service dans un restaurant est m diocre, mais au lieu de se plaindre la direction, l'individu r fl chit au montant du pourboire qu'il doit laisser. En d autres occasions, la col re peut s exprimer avec une juste indignation pour un sujet apparemment mineur. Les individus atteints de ce trouble peuvent tre particuli rement attentifs leur statut relatif dans les relations de domination-soumission et peuvent faire preuve d'une d f rence excessive envers une autorit qu'ils respectent et d'une r sistance excessive l' gard d'une autorit qu'ils ne respectent pas. Les personnes atteintes de ce trouble expriment g n ralement leur affection de mani re tr s contr l e ou guinch e et peuvent se sentir tr s mal l'aise en pr sence d'autres personnes qui expriment leurs motions. Leurs relations quotidiennes ont un caract re formel et s rieux, et ils peuvent se montrer raides dans des situations dans lesquelles d'autres souriraient et seraient heureux (par exemple, saluer un amoureux l'a roport). Ils se retiennent soigneusement jusqu' ce qu'ils soient s rs que tout ce qu'ils disent sera parfait. Ils peuvent tre pr occup s par la logique et l intellect et tre intol rants l gard du comportement affectif des autres. Ils ont souvent du mal exprimer des sentiments tendres et font rarement des compliments. Les personnes atteintes de ce trouble peuvent prouver des difficult s et de la d tresse professionnelles, en particulier lorsqu'elles sont confront es de nouvelles situations qui exigent flexibilit et compromis. Les personnes souffrant de troubles anxieux, y compris le trouble d'anxi t g n ralis e, le trouble d'anxi t sociale (phobie sociale), les phobies sp cifiques et le trouble obsessionnel-compulsif (TOC), ont une probabilit accrue de souffrir d'un trouble de la personnalit r pondant aux crit res d'un trouble obsessionnel-compulsif. trouble de la personnalit . Malgr cela, il semble que la majorit des personnes atteintes de TOC n ont pas de comportement r pondant aux crit res de ce trouble de la personnalit . De nombreuses caract ristiques du trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive se chevauchent avec les caract ristiques de la personnalit de type A (par exemple, pr occupation pour le travail, comp titivit , urgence), et ces caract ristiques peuvent tre pr sentes chez les personnes risque d'infarctus du myocarde. troubles pressants et bipolaires et troubles de l'alimentation. Le trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive est l'un des troubles de la personnalit les plus r pandus dans la population g n rale, avec une pr valence estim e entre 2,1 % et 7,9 %. Lors de l valuation d un individu pour un trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive, le clinicien ne doit pas inclure les comportements qui refl tent des habitudes, des coutumes ou des styles interpersonnels culturellement sanctionn s par le groupe de r f rence de l individu. Certaines cultures accordent une importance consid rable au travail et la productivit ; les comportements qui en r sultent chez les membres de ces soci t s ne doivent pas n cessairement tre consid r s comme des indications de comportement obsessionnel. trouble de la personnalit compulsive. Dans des tudes syst matiques, le trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive semble tre diagnostiqu environ deux fois plus souvent chez les hommes. Trouble obsessionnel compulsif. Malgr la similitude des noms, le 0CD se distingue g n ralement facilement du trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive par la pr sence de v ritables obsessions et compulsions dans le TOC. Lorsque les crit res du trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive et du 0CD sont remplis, les deux diagnostics doivent tre enregistr s. Trouble de la th saurisation. Un diagnostic de trouble de la th saurisation doit tre envisag en particulier lorsque la th saurisation est extr me (par exemple, des piles accumul es d'objets sans valeur pr sentent un risque d'incendie et rendent difficile la circulation des autres dans la maison). Lorsque les crit res du trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive et du trouble de la th saurisation sont remplis, les deux diagnostics doivent tre enregistr s. Autres troubles de la personnalit et traits de personnalit . D autres troubles de la personnalit peuvent tre confondus avec le trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive car ils pr sentent certaines caract ristiques en commun. Il est donc important de distinguer ces troubles en fonction des diff rences dans leurs caract ristiques. C
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ependant, si un individu pr sente des traits de personnalit qui r pondent aux crit res d'un ou plusieurs troubles de la personnalit en plus du trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive, tous peuvent tre diagnostiqu s. Les personnes narcissiques Le trouble de la personnalit peut galement manifester un attachement au perfectionnisme et croire que les autres ne peuvent pas faire les choses aussi bien, mais ces individus sont plus susceptibles de croire qu'ils ont atteint la perfection, alors que ceux qui souffrent d'un trouble de la personnalit obsessionnel-compulsif sont g n ralement autocritiques. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit narcissique ou antisociale manquent de g n rosit mais se feront plaisir, tandis que celles atteintes d'un trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive adoptent un style de d pense avare envers elles-m mes et envers les autres. Tous deux schizo des par une apparente formalit et un d tachement social. Dans le trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive, cela provient d'un inconfort motionnel et d'un d vouement excessif au travail, tandis que dans le trouble de la personnalit schizo de, il existe un manque fondamental de capacit d'intimit . Les traits de personnalit obsessionnels-compulsifs avec mod ration peuvent tre particuli rement adaptatifs, en particulier dans les situations qui r compensent la haute performance. Ce n est que lorsque ces traits sont inflexibles, inadapt s et persistants et provoquent une d ficience fonctionnelle significative ou une d tresse subjective qu ils constituent un trouble de la personnalit obsessionnelle compulsive. Changement de personnalit d une autre condition m dicale. Le trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive doit tre distingu du changement de personnalit d une autre condition m dicale, dans lequel les traits apparaissent attribuables aux effets d'une autre condition m dicale sur le syst me nerveux central. Troubles li s l usage de substances. Le trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive doit galement tre distingu des sympt mes qui peuvent se d velopper en association avec une consommation persistante de substances. En raison d'une autre condition m dicale Crit res diagnostiques 310.1 (F07.0) A. Un trouble persistant de la personnalit qui repr sente un changement par rapport au mod le de personnalit caract ristique ant rieur de l individu. Remarque : Chez les enfants. la perturbation implique un cart marqu par rapport au d veloppement normal ou un changement significatif dans les comportements habituels de l enfant, durant au moins 1 an. B. Il existe des preuves issues de l'anamn se, de l'examen physique ou des r sultats de laboratoire que le trouble est la cons quence physiopathologique directe d'un autre probl me m dical. C. Le trouble ne s'explique pas mieux par un autre trouble mental (y compris un autre trouble mental d une autre condition m dicale). D. Le trouble ne se produit pas exclusivement au cours d'un d lire. E. La perturbation provoque une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Pr cisez si : Type labile : Si la caract ristique pr dominante est la labilit affective. Type d sinhib : Si la caract ristique pr dominante est un mauvais contr le des impulsions, comme en t moignent les indiscr tions sexuelles, etc. Type agressif : Si la caract ristique pr dominante est un comportement agressif. Type apathique : Si la caract ristique pr dominante est l'apathie et l'indiff rence marqu es. Type parano aque : la caract ristique pr dominante est la m fiance ou les id es parano aques. Autre type : Si la pr sentation n est caract ris e par aucun des sous-types ci-dessus. Type combin : si plus d une caract ristique pr domine dans le tableau clinique. Note de codage : Incluez le nom de l autre probl me m dical (par exemple, 310.1 [FO7.0] changement de personnalit d l pilepsie du lobe temporal). L'autre condition m dicale doit tre cod e et r pertori e s par ment imm diatement avant le trouble de la personnalit d une autre condition m dicale (par exemple, 345,40 [640,209] pilepsie du lobe temporal ; 310,1 [FO7,0] changement de personnalit d l' pilepsie du lobe temporal). Changement de personnalit d une autre condition m dicale 683 Le changement de personnalit particulier peut tre pr cis en indiquant la pr sentation des sympt mes qui pr domine dans la pr sentation clinique. La caract ristique essentielle d un changement de personnalit d une autre condition m dicale est un trouble persistant de la personnalit qui est jug d aux effets physiopathologiques directs d une condition m dicale. Le trouble de la personnalit repr sente un changement par rapport au mod le de personnalit caract ristique pr c dent de l individu. Chez les enfants, cette condition peut se manifester par un cart marqu par rapport a
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u d veloppement normal plut t que par un changement dans un mod le de personnalit stable (Crit re A). Il doit y avoir des preuves provenant des ant c dents, de l'examen physique ou des r sultats de laboratoire que le changement de personnalit est la cons quence physiologique directe d'une autre condition m dicale (Crit re B). Le diagnostic n'est pas pos si le trouble s'explique mieux par un autre trouble mental (Crit re C). Le diagnostic n'est pas pos si le trouble survient exclusivement au cours d'un d lire (crit re D). La perturbation doit galement provoquer une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants (Crit re E). Les manifestations courantes du changement de personnalit comprennent une instabilit affective, un mauvais contr le des impulsions, des acc s d agressivit ou de rage manifestement disproportionn s par rapport tout facteur de stress psychosocial d clenchant, une apathie marqu e, une m fiance ou des id es parano aques. La ph nom nologie du changement est indiqu e l'aide des sous-types r pertori s dans l'ensemble de crit res. Une personne atteinte de ce trouble est souvent caract ris e par les autres comme n tant pas elle-m me . Bien qu il partage le terme personnalit avec les autres troubles de la personnalit , ce diagnostic se distingue par son tiologie sp cifique, sa ph nom nologie diff rente et son apparition et son volution plus variables. La pr sentation clinique chez un individu donn peut d pendre de la nature et de la localisation du processus pathologique. Par exemple, une blessure aux lobes frontaux peut provoquer des sympt mes tels qu un manque de jugement ou de pr voyance, de la fac tie, de la d sinhibition et de l euphorie. Il a souvent t d montr que les accidents vasculaires c r braux dans l'h misph re droit voquent des changements de personnalit associ s une n gligence spatiale unilat rale, une anosognosie (c'est- -dire une incapacit de l'individu reconna tre un d ficit corporel ou fonctionnel, tel que l'existence d'une h mipar sie), une insistance motrice et d'autres d ficits neurologiques. Diverses affections neurologiques et m dicales peuvent entra ner des changements de personnalit , notamment des n oplasmes du syst me nerveux central, des traumatismes cr niens, des maladies c r brovasculaires, Maladie de Huntington, pilepsie, maladies infectieuses avec atteinte du syst me nerveux central (par exemple, VIH), maladies endocriniennes (par exemple, hypothyro die, hypo- et hypercorticisme) et maladies auto-immunes. affections impliquant une atteinte du syst me nerveux central (par ex. lupus ryth mateux diss min ). Les r sultats de l'examen physique, les r sultats de laboratoire et les sch mas de pr valence et d'apparition associ s refl tent ceux de l'affection neurologique ou autre maladie impliqu e. Conditions m dicales chroniques associ es la douleur et au handicap. Les probl mes de sant chroniques associ s la douleur et l'incapacit peuvent galement tre associ s des changements de personnalit . Le diagnostic de changement de personnalit d une autre condition m dicale n est pos que si un m canisme physiopathologique direct peut tre tabli. Ce diagnostic n'est pas pos si le changement est d un ajustement comportemental ou psychologique ou une r ponse un autre probl me de sant (par exemple, des comportements d pendants r sultant d'un besoin d'assistance d'autrui la suite d'un traumatisme cr nien grave, d'une maladie cardiovasculaire ou d'une d mence). ). D lire ou trouble neurocognitif majeur. Le changement de personnalit est une caract ristique fr quemment associ e un d lire ou un trouble neurocognitif majeur. Un diagnostic distinct de changement de personnalit d une autre condition m dicale n'est pas pos si le changement se produit exclusivement au cours d'un d lire. Cependant, le diagnostic de changement de personnalit d une autre condition m dicale peut tre pos en plus du diagnostic de trouble neurocognitif majeur si le changement de personnalit constitue une partie importante du tableau clinique. Un autre trouble mental d une autre condition m dicale. Le diagnostic de changement de personnalit d une autre condition m dicale n est pas pos si le trouble est mieux expliqu par un autre trouble mental d une autre condition m dicale (par exemple, un trouble d pressif d une tumeur c r brale). Troubles li s l usage de substances. Des changements de personnalit peuvent galement survenir dans le contexte de troubles li s l usage de substances, surtout si le trouble est de longue date. Le clinicien doit s enqu rir soigneusement de la nature et de l tendue de la consommation de substances. Si le clinicien souhaite indiquer une relation tiologique entre le changement de personnalit et la consommation de substances, la cat gorie non sp cifi e pour la substance sp cifique (par exemple, troub
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le non sp cifi li aux stimulants) peut tre utilis e. Autres troubles mentaux. Des changements marqu s de personnalit peuvent galement tre une caract ristique associ e d'autres troubles mentaux (par exemple, la schizophr nie, les troubles d lirants, les troubles d pressifs et bipolaires, d'autres comportements perturbateurs, sp cifi s ou non, les troubles du contr le des impulsions et des conduites, le trouble panique). Cependant, dans Dans ces troubles, aucun facteur physiologique sp cifique n est jug tiologiquement li au changement de personnalit . Autres troubles de la personnalit . Le changement de personnalit d une autre condition m dicale peut tre distingu d'un trouble de la personnalit par l'exigence d'un changement cliniquement significatif par rapport au fonctionnement de base de la personnalit et par la pr sence d'une condition m dicale tiologique sp cifique. 301,89 (F60,89) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles pr dominent les sympt mes caract ristiques d'un trouble de la personnalit qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement, mais ne r pondent pas tous les crit res d'un des troubles de la classe diagnostique des troubles de la personnalit . . La cat gorie des autres troubles de la personnalit sp cifi s est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de communiquer la raison sp cifique pour laquelle la pr sentation ne r pond pas aux crit res d'un trouble de la personnalit sp cifique. Cela se fait en enregistrant autre trouble de la personnalit sp cifi suivi de la raison sp cifique (par exemple, traits de personnalit mixtes ). 301.9 (F60.9) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles des sympt mes caract ristiques d'un trouble de la personnalit qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration de la vie sociale, professionnelle ou dans d'autres domaines importants. le fonctionnement pr dominent mais ne r pondent tous les crit res d aucun des troubles de la classe diagnostique des troubles de la personnalit . La cat gorie des troubles de la personnalit non sp cifi s est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de ne pas pr ciser la raison pour laquelle les crit res ne sont pas remplis pour un trouble de la personnalit sp cifique, et comprend des pr sentations dans lesquelles les informations sont insuffisantes pour poser un diagnostic plus sp cifique. . Les troubles paraphiliques inclus dans ce manuel sont le trouble voyeuriste (espionnage d'autrui dans le cadre d'activit s priv es), le trouble exhibitionniste (exposition des organes g nitaux), le trouble frotteuriste (toucher ou frotter contre une personne non consentante), le trouble du masochisme sexuel (subir humiliation, esclavage ou souffrance). , trouble du sadisme sexuel (infliger de l'humiliation, de l'esclavage ou de la souffrance), trouble p dophile (orientation sexuelle sur les enfants), parties du corps) et trouble travesti (se livrer un travestissement sexuellement excitant). Ces troubles ont traditionnellement t s lectionn s pour une liste sp cifique et l'attribution de crit res diagnostiques explicites dans le DSM pour deux raisons principales : ils sont relativement courants, par rapport d'autres troubles paraphiliques, et certains d'entre eux impliquent des actions pour leur satisfaction qui, parce que de leur nocivit ou de leur danger potentiel pour autrui, sont qualifi s d'infractions p nales. Les huit troubles r pertori s n puisent pas la liste des troubles paraphiliques possibles. Plusieurs dizaines de paraphilies distinctes ont t identifi es et nomm es, et presque chacune d'entre elles pourrait, en raison de ses cons quences n gatives pour l'individu ou pour autrui, atteindre le niveau d'un trouble paraphilique. Les diagnostics des autres affections paraphiliques pr cis es et non pr cis es sont donc indispensables et seront requis dans de nombreux cas. Dans ce chapitre, l'ordre de pr sentation des troubles paraphiliques r pertori s correspond g n ralement aux sch mas de classification courants de ces affections. Le premier groupe de troubles est bas sur des pr f rences d'activit anormales. Ces troubles sont subdivis s en troubles de cour, qui ressemblent des composants d form s du comportement de cour humain (trouble voyeuriste, trouble exhibitionniste et trouble frotteuriste), et troubles algolagniques, qui impliquent douleur et souffrance (trouble du masochisme sexuel et trouble du sadisme sexuel). Le deuxi me groupe de troubles est bas sur des pr f rences de cibles anormales. Ceux-ci d'ailleurs (trouble f tichiste et trouble travesti). Le terme paraphilie d signe tout int r t sexuel intense et persistant autre que l int r t sexuel pour la stimulation g nitale ou les caresses pr paratoires avec des partenaires humains ph notyp
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iquement normaux, physiquement matures et consentants. Dans certaines circonstances, le crit re intense et persistant peut tre difficile appliquer, par exemple dans l valuation de personnes tr s g es ou m dicalement malades et qui peuvent ne pas avoir d int r ts sexuels intenses d aucune sorte. Dans de telles circonstances, le terme paraphilie peut tre d fini comme tout int r t sexuel sup rieur ou gal aux int r ts sexuels normophiles. Il existe galement des paraphilies sp cifiques qui sont g n ralement mieux d crites comme des int r ts sexuels pr f rentiels que comme des int r ts sexuels intenses. Certaines paraphilies concernent principalement les activit s rotiques de l individu, tandis que d autres concernent principalement ses cibles rotiques. Des exemples de la premi re cat gorie incluent un int r t intense et persistant pour la fess e, le fouet, la coupure, la ligature ou l tranglement d une autre personne, ou un int r t pour ces activit s qui gale ou d passe l int r t de l individu pour la copulation ou une interaction quivalente avec une autre personne. Des exemples de ce dernier cas incluent un int r t sexuel intense ou pr f rentiel pour les enfants, les cadavres ou les amput s (en tant que classe), ainsi qu'un int r t intense ou pr f rentiel pour les animaux non humains, tels que les chevaux ou les chiens, ou pour les objets inanim s, tels que les chaussures ou les chiens. articles en caoutchouc. Un trouble paraphilique est une paraphilie qui provoque actuellement une d tresse ou une d ficience chez l'individu ou une paraphilie dont la satisfaction a entra n un pr judice personnel ou un risque de pr judice pour autrui. La paraphilie est une condition n cessaire mais non suffisante pour souffrir d'un trouble paraphilique, et une paraphilie en elle-m me ne justifie ni n'exige n cessairement une intervention clinique. Dans les crit res diagnostiques fix s pour chacun des troubles paraphiliques r pertori s, le crit re A pr cise les crit res qualitatifs la nature de la paraphilie (par exemple, une focalisation rotique sur les enfants ou l exposition des organes g nitaux des trangers), et le crit re B pr cise les cons quences n gatives de la paraphilie (c est- -dire la d tresse, la d ficience ou le pr judice caus autrui). Conform ment la distinction entre paraphilies et troubles paraphiliques, le terme diagnostic doit tre r serv aux personnes qui r pondent aux deux crit res. Crit res A et B (c'est- -dire les personnes souffrant d'un trouble paraphilique). Si un individu r pond au Cri une paraphilie b nigne est d couverte au cours de l investigation clinique d une autre affection alors on peut dire que l individu souffre de cette paraphilie mais pas d un trouble paraphilique. Il n est pas rare qu un individu manifeste deux ou plusieurs paraphilies. Dans certains cas, les foyers paraphiliques sont troitement li s et le lien entre les paraphilies est intuitivement compr hensible (par exemple, f tichisme des pieds et f tichisme des chaussures). Dans d'autres cas, le lien entre les paraphilies n'est pas vident et la pr sence de paraphilies multiples peut tre fortuite ou bien li e une certaine vuln rabilit g n ralis e des anomalies du d veloppement psychosexuel. Quoi qu il en soit, des diagnostics comorbides de troubles paraphiliques distincts peuvent tre justifi s si plusieurs paraphilies causent des souffrances l individu ou causent du tort autrui. En raison de la nature deux volets du diagnostic des troubles paraphiliques, les mesures valu es ou auto- valu es par le clinicien et les valuations de la gravit pourraient porter soit sur la force de la paraphilie elle-m me, soit sur la gravit de ses cons quences. Bien que la d tresse et la d ficience stipul es dans le crit re B aient la particularit d' tre le r sultat imm diat ou ultime de la paraphilie et non principalement le r sultat d'un autre facteur, les ph nom nes de d pression r active, d'anxi t , de culpabilit , de mauvais ant c dents professionnels, de troubles sociaux les relations, etc. ne sont pas uniques en elles-m mes et peuvent tre quantifi es l aide de mesures polyvalentes du fonctionnement psychosocial ou de la qualit de vie. Le cadre le plus largement applicable pour valuer la force d une paraphilie elle-m me est celui dans lequel les fantasmes, les pulsions ou les comportements sexuels paraphiliques des candidats sont valu s par rapport leurs int r ts et comportements sexuels normophiles. Lors d'un entretien clinique ou de questionnaires auto-administr s, il peut tre demand aux candidats si leurs fantasmes, pulsions ou comportements sexuels paraphiliques sont plus faibles, peu pr s gaux ou plus forts que leurs int r ts et comportements sexuels normophiles. Ce m me type de comparaison peut tre, et est g n ralement, utilis dans les mesures psychophysiologiques de l'int r t sexuel, telles que la pl thysmographie p nienne chez les hommes ou la dur e d'observation chez
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les hommes et les femmes. Crit res diagnostiques 302.82 (F65.3) A. Sur une p riode d'au moins 6 mois, excitation sexuelle intense et r currente en observant une personne sans m fiance qui est nue, en train de se d shabiller ou de se livrer une activit sexuelle. comme se manifeste par des fantasmes, des pulsions ou des comportements. B. L'individu a r pondu ces pulsions sexuelles avec une personne non consentante, ou les pulsions ou fantasmes sexuels provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. C. L'individu qui ressent l'excitation et/ou agit sur les pulsions est g d'au moins 18 ans. Pr cisez si : Dans un environnement contr l : ce sp cificateur s'applique principalement aux individus vivant dans des contextes institutionnels ou autres o les possibilit s d'adopter un comportement voyeuriste sont limit es. En r mission compl te : l'individu n'a pas r agi ses pulsions avec une personne non consentante, et il n'y a eu aucune d tresse ou alt ration de son fonctionnement social, professionnel ou autre, depuis au moins 5 ans. dans un environnement non contr l . Le sp cificateur en r mission compl te ne traite pas de la pr sence ou de l absence continue du voyeurisme en soi, qui peut encore tre pr sent apr s la disparition des comportements et de la d tresse. Les crit res diagnostiques du trouble voyeuriste peuvent s'appliquer la fois aux individus qui r v lent plus ou moins librement cet int r t paraphilique et ceux qui nient cat goriquement toute excitation sexuelle en observant une personne sans m fiance qui est nue, se d shabille ou se livre une activit sexuelle malgr des preuves objectives substantielles. le contraire. Si les individus r v lateurs signalent galement de la d tresse ou des probl mes psychosociaux en raison de leurs pr f rences sexuelles voyeuristes, ils pourraient recevoir un diagnostic de trouble voyeuriste. En revanche, s'ils ne d clarent aucune d tresse, d montr e par un manque d'anxi t , d'obsessions, de culpabilit ou de honte, propos de ces pulsions paraphiliques et ne sont pas alt r s dans d'autres domaines importants de leur fonctionnement en raison de cet int r t sexuel, et leurs troubles psychiatriques ou leurs ant c dents juridiques indiquent qu'ils n'agissent pas en cons quence, ils pourraient tre tablis comme ayant un int r t sexuel voyeuriste mais ne devraient pas tre diagnostiqu s avec un trouble voyeuriste. Les individus non divulgateurs comprennent, par exemple, les individus connus pour avoir espionn plusieurs reprises des personnes sans m fiance qui sont nues ou se livrent une activit sexuelle diff rentes occasions mais qui nient toute pulsion ou fantasme concernant un tel comportement sexuel, et qui peuvent rapporter que des pisodes connus de Regarder des personnes nues ou sexuellement actives sans m fiance tait accidentel et non sexuel. D'autres peuvent r v ler des pisodes pass s d'int r t sexuel persistant pour ce comportement. Puisque ces individus nient avoir des fantasmes ou des impulsions regarder les autres nus ou impliqu s dans une activit sexuelle, il s ensuit qu ils rejetteraient galement le sentiment de d tresse subjective ou de d ficience sociale face de telles impulsions. Malgr leur attitude de non-divulgation, ces personnes peuvent tre diagnostiqu es avec un trouble voyeuriste. Les comportements voyeuristes r currents constituent un support suffisant au voyeurisme (par comportement qui cause du tort autrui (en remplissant le crit re B). L espionnage r current de personnes sans m fiance, nues ou se livrant une activit sexuelle (c est- -dire plusieurs victimes, chacune une occasion distincte) peut, en r gle g n rale, tre interpr t comme trois victimes ou plus des occasions distinctes. Un nombre moins lev de victimes peuvent tre interpr t es comme satisfaisant ce crit re s'il y a eu plusieurs occasions d'observer la m me victime ou s'il existe des preuves corroborantes d'un int r t distinct ou pr f rentiel pour l'observation secr te de personnes sans m fiance nues ou sexuellement actives. Notez que les victimes multiples, comme sugg r pr c demment, constituent une condition suffisante mais non n cessaire pour le diagnostic ; les crit res peuvent galement tre remplis si l'individu reconna t un int r t sexuel voyeuriste intense. Le crit re Un d lai, indiquant que les signes ou sympt mes de voyeurisme doivent avoir persist pendant au moins 6 mois, doit galement tre compris comme une ligne directrice g n rale, et non comme un seuil strict, pour garantir que l'int r t sexuel regarder secr tement des personnes nues ou sexuellement actives sans m fiance d autres n est pas simplement passager. L'adolescence et la pubert augmentent g n ralement la curiosit et l'activit sexuelles. Pour att nuer le risque de pathologiser l'int r t et le comportement sexuels normatifs pendant l'adole
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scence pubertaire, l' ge minimum pour le diagnostic de trouble voyeuriste est de 18 ans (crit re C). Les actes de voyeurisme sont les comportements sexuels potentiellement contraires la loi les plus courants. La pr valence du trouble voyeuriste dans la population est inconnue. Cependant, sur la base d'actes sexuels voyeuristes dans des chantillons non cliniques, la pr valence au cours de la vie la plus lev e possible du trouble voyeuriste est d'environ 12 % chez les hommes et 4 % chez les femmes. Les hommes adultes atteints de troubles voyeuristes prennent souvent conscience pour la premi re fois de leur int r t sexuel en observant secr tement des personnes sans m fiance pendant l'adolescence. Cependant, l' ge minimum pour un diagnostic de trouble voyeuriste est de 18 ans car il est tr s difficile de le diff rencier de la curiosit et de l'activit sexuelles li es la pubert , adapt es l' ge. La persistance du voyeurisme dans le temps n est pas claire. Cependant, le trouble voyeuriste, par d finition, n cessite un ou plusieurs facteurs contributifs qui peuvent changer avec le temps. avec ou sans traitement : d tresse subjective (p. ex. culpabilit , honte, frustration sexuelle intense, solitude), morbidit psychiatrique, hypersexualit et impulsivit sexuelle ; d ficience psychosociale; et/ou la propension agir sexuellement en espionnant des personnes nues ou sexuellement actives sans m fiance. Par cons quent, l volution du trouble voyeuriste est susceptible de varier avec l ge. Capricieux. Le voyeurisme est une condition pr alable n cessaire au trouble voyeuriste ; par cons quent, les facteurs de risque de voyeurisme devraient galement augmenter le taux de troubles voyeuristes. Environnemental. Les abus sexuels pendant l'enfance, l'abus de substances et les pr occupations/hypersexualit s sexuelles ont t sugg r s comme facteurs de risque, bien que la relation causale avec le voyeurisme soit incertaine et la sp cificit peu claire. Le trouble voyeuriste est tr s rare chez les femmes en milieu clinique, tandis que le ratio hommes/femmes pour des actes voyeuristes uniques sexuellement excitants pourrait tre de 3 : 1. Trouble des conduites et trouble de la personnalit antisociale. Les troubles de conduite chez les adolescents et les comportements antisociaux, et l'int r t sexuel sp cifique observer secr tement sans m fiance d'autres personnes nues ou se livrant une activit sexuelle devraient faire d faut. Troubles li s l usage de substances. Les troubles li s l usage de substances peuvent impliquer des pisodes de voyeurisme uniques chez des individus intoxiqu s, mais ne devraient pas impliquer l int r t sexuel typique consistant regarder secr tement des personnes sans m fiance tre nues ou se livrer une activit sexuelle. Par cons quent, des fantasmes, des pulsions ou des comportements sexuels voyeuristes r currents qui se produisent galement lorsque l'individu n'est pas en tat d' bri t sugg rent qu'un trouble voyeuriste pourrait tre pr sent. Les comorbidit s connues du trouble voyeuriste reposent en grande partie sur des recherches men es aupr s d'hommes soup onn s ou reconnus coupables d'actes impliquant l'observation secr te de personnes nues ou sexuellement actives sans m fiance. Par cons quent, ces comorbidit s pourraient ne pas s appliquer toutes les personnes atteintes de trouble voyeuriste. Les affections qui surviennent en comorbidit avec le trouble voyeuriste comprennent l'hypersexualit et d'autres troubles paraphiliques, en particulier le trouble exhibitionniste. Troubles d pressifs, bipolaires, anxieux et li s l'usage de substances ; trouble d ficitaire de l'attention/hyperactivit ; et les troubles des conduites et le trouble de la personnalit antisociale sont galement des conditions comorbides fr quentes. Crit res diagnostiques 302.4 (F65.2) A. Sur une p riode d'au moins 6 mois, excitation sexuelle r currente et intense r sultant de l'exposition de ses organes g nitaux une personne sans m fiance, se manifestant par des fantasmes, des pulsions ou des comportements. B. L'individu a r pondu ces pulsions sexuelles avec une personne non consentante, ou les pulsions ou fantasmes sexuels provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Pr cisez si : Excit sexuellement en exposant les organes g nitaux des enfants pr pub res Excit sexuellement en exposant les organes g nitaux des individus physiquement matures Excit sexuellement en exposant les organes g nitaux des enfants pr pub res et des personnes physiquement Pr cisez si : Dans un environnement contr l : ce sp cificateur s applique principalement aux personnes vivant dans des tablissements institutionnels ou dans d autres contextes o les possibilit s d exposer ses organes g nitaux sont restreintes. En r mission compl te : l'individu n'a pas r agi ses pulsions avec une personne non
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consentante, et il n'y a eu aucune d tresse ni alt ration de son fonctionnement social, professionnel ou autre pendant au moins 5 ans dans un environnement non contr l . . Les sous-types de trouble exhibitionniste sont bas s sur l' ge ou la maturit physique des individus non consentants auxquels l'individu pr f re exposer ses organes g nitaux. Les individus non consentants peuvent tre des enfants pr pub res, des adultes, ou les deux. Ce sp cificateur devrait contribuer attirer une attention ad quate sur les caract ristiques des victimes d'individus souffrant de troubles exhibitionnistes afin d' viter que les troubles p dophiles concomitants ne soient n glig s. Cependant, les indications selon lesquelles la personne atteinte d'un trouble exhibitionniste est sexuellement attir e par l'exposition de ses organes g nitaux des enfants ne devraient pas exclure un diagnostic de trouble p dophile. Le sp cificateur en pleine r mission ne traite pas de la pr sence ou de l absence continue d exhibitionnisme en soi, qui peut encore tre pr sent apr s la disparition des comportements et de la d tresse. Les crit res diagnostiques du trouble exhibitionniste peuvent s appliquer aussi bien aux individus qui r v lent plus ou moins librement cette paraphilie qu ceux qui nient cat goriquement toute attirance sexuelle exposer leurs organes g nitaux des personnes sans m fiance malgr des preuves objectives substantielles du contraire. Si les individus r v lateurs signalent galement des difficult s psychosociales en raison de leurs attirances sexuelles ou de leurs pr f rences d exposition, ils peuvent recevoir un diagnostic de trouble exhibitionniste. En revanche, s'ils ne d clarent aucune d tresse (illustr par l'absence d'anxi t , d'obsessions et de culpabilit ou de honte propos de ces pulsions paraphiliques) et ne sont pas alt r s par cet int r t sexuel dans d'autres domaines importants de leur fonctionnement, et leur tat de sant autod clar , psychiatrique ou leurs ant c dents juridiques indiquent qu'ils n'agissent pas en cons quence, ils pourraient tre reconnus comme ayant un int r t sexuel exhibitionniste mais ne pas tre diagnostiqu s avec un trouble exhibitionniste. Parmi les exemples d individus non divulgateurs figurent ceux qui se sont expos s plusieurs reprises des personnes sans m fiance diff rentes occasions, mais qui nient toute envie ou fantasme concernant un tel comportement sexuel et qui d clarent que les pisodes d exposition connus taient tous accidentels et non sexuels. D'autres peuvent r v ler des pisodes pass s de comportement sexuel. Puisque ces individus nient avoir des pulsions ou des fantasmes impliquant une exposition g nitale, il s agit de telles impulsions. Ces personnes peuvent recevoir un diagnostic de trouble exhibitionniste malgr leur auto- valuation n gative. Un comportement exhibitionniste r current constitue un soutien suffisant, un comportement motiv qui cause du tort autrui (Crit re B). Une exposition g nitale r currente d autres personnes sans m fiance (c est- -dire plusieurs victimes, chacune une occasion distincte) peut, en r gle g n rale, tre interpr t e comme trois victimes ou plus des occasions distinctes. Un nombre moins lev de victimes peuvent tre interpr t es comme satisfaisant ce crit re s'il y a eu plusieurs occasions d'exposition la m me victime, ou s'il existe des preuves corroborantes d'un int r t fort ou pr f rentiel pour l'exposition g nitale des personnes sans m fiance. Il convient de noter que les victimes multiples, comme sugg r pr c demment, sont une condition suffisante mais non n cessaire pour le diagnostic, car les crit res peuvent tre remplis par la reconnaissance par un individu d un int r t sexuel exhibitionniste intense accompagn de d tresse et/ou de d ficience. Le crit re Un d lai, indiquant que les signes ou sympt mes d'exhibitionnisme doivent avoir persist pendant au moins 6 mois, doit galement tre compris comme une ligne directrice g n rale, et non comme un seuil strict, pour garantir que l'int r t sexuel exposer ses organes g nitaux des personnes sans m fiance. d autres n est pas simplement passager. Cela peut s'exprimer par des preuves claires de comportements r p t s ou de d tresse sur une p riode non transitoire inf rieure 6 mois. La pr valence du trouble exhibitionniste est inconnue. Cependant, sur la base d actes sexuels exhibitionnistes dans des populations non cliniques ou en g n ral, la pr valence la plus lev e possible du trouble exhibitionniste chez les hommes la population est de 2 4 %. La pr valence du trouble exhibitionniste chez les femmes est encore plus incertaine, mais on pense g n ralement qu'elle est bien inf rieure celle des hommes. Les hommes adultes atteints de troubles exhibitionnistes rapportent souvent qu'ils ont pris conscience pour la premi re fois de leur int r t sexuel exposer leurs organes g nitaux des personnes sans m fiance au cours de l'adolescen
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ce, un peu plus tard que le d veloppement typique d'un int r t sexuel normatif chez les femmes ou les hommes. Bien qu'il n'y ait pas d' ge minimum pour le diagnostic de trouble exhibitionniste, il peut tre difficile de diff rencier les comportements exhibitionnistes de la curiosit sexuelle adapt e l' ge chez les adolescents. Alors que les pulsions exhibitionnistes semblent merger l adolescence ou au d but de l ge adulte, on sait tr s peu de choses sur leur persistance dans le temps. Par d finition, le trouble exhibitionniste n cessite un ou plusieurs facteurs contributifs, qui peuvent voluer avec le temps, avec ou sans traitement ; d tresse subjective (par ex. culpabilit , honte, frustration sexuelle intense, solitude), comorbidit li e aux troubles mentaux, hypersexualit et impulsivit sexuelle ; d ficience psychosociale; et/ou la propension agir sexuellement en exposant les organes g nitaux des personnes sans m fiance. Par cons quent, l volution du trouble exhibitionniste est susceptible de varier avec l ge. Comme pour les autres pr f rences sexuelles, l avanc e en ge peut tre associ e une diminution des pr f rences et des comportements sexuels exhibitionnistes. Capricieux. Puisque l'exhibitionnisme est une condition pr alable n cessaire au trouble exhibitionniste, les facteurs de risque d'exhibitionnisme devraient galement augmenter le taux de trouble exhibitionniste. Les ant c dents antisociaux, le trouble de la personnalit antisociale, l'abus d'alcool et la pr f rence sexuelle p dophile pourraient augmenter le risque de r cidive sexuelle chez les d linquants exhibitionnistes. Par cons quent, le trouble de la personnalit antisociale, le trouble li la consommation d alcool et l int r t p dophile peuvent tre consid r s comme des facteurs de risque de trouble exhibitionniste chez les hommes ayant des pr f rences sexuelles exhibitionnistes. Environnemental. Les abus sexuels et motionnels durant l'enfance et les pr occupations sexuelles/hypersexualit ont t sugg r s comme facteurs de risque d'exhibitionnisme, bien que la relation causale avec l'exhibitionnisme soit incertaine et la sp cificit peu claire. Le trouble exhibitionniste est tr s inhabituel chez les femmes, alors que des actes exhibitionnistes uniques et excitants sexuellement peuvent survenir jusqu' deux fois moins souvent chez les femmes que chez les hommes. Cons quences fonctionnelles du trouble exhibitionniste Les cons quences fonctionnelles du trouble exhibitionniste n ont pas t abord es dans le cadre du recul sur ces pr f rences. Les diagnostics diff rentiels potentiels du trouble exhibitionniste surviennent parfois galement en tant que troubles comorbides. Par cons quent, il est g n ralement n cessaire d valuer les preuves d un trouble exhibitionniste et d autres conditions possibles dans le cadre de questions distinctes. Trouble des conduites et trouble de la personnalit antisociale. Les troubles des conduites chez les adolescents, les comportements antisociaux et l'int r t sexuel sp cifique exposer les organes g nitaux devraient faire d faut. Troubles li s l usage de substances. Les troubles li s la consommation d alcool et de substances peuvent impliquer des pisodes exhibitionnistes isol s chez des individus intoxiqu s, mais ne devraient pas impliquer l int r t sexuel typique consistant exposer les organes g nitaux des personnes sans m fiance. Par cons quent, des fantasmes, des pulsions ou des comportements sexuels exhibitionnistes r currents qui se produisent galement lorsque l'individu n'est pas ivre sugg rent qu'un trouble exhibitionniste pourrait tre pr sent. Les comorbidit s connues dans le trouble exhibitionniste reposent en grande partie sur des recherches men es aupr s d'individus (presque tous des hommes) condamn s pour des actes criminels impliquant une exposition g nitale des individus non consentants. Par cons quent, ces comorbidit s pourraient ne pas s appliquer toutes les personnes admissibles un diagnostic de trouble exhibitionniste. Les affections qui surviennent en comorbidit avec le trouble exhibitionniste des taux lev s comprennent les affections d pressives, bipolaires, l'anxi t et les troubles li s aux substances; et trouble de la personnalit antisociale. Crit res diagnostiques 302.89 (F65.81) A. Sur une p riode d'au moins 6 mois, excitation sexuelle r currente et intense due au contact ou au frottement contre une personne non consentante, se manifestant par des fantasmes, des pulsions ou des comportements. B. L'individu a r pondu ces pulsions sexuelles avec une personne non consentante, ou les pulsions ou fantasmes sexuels provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Pr cisez-le : Dans un environnement contr l : ce sp cificateur s'applique principalement aux individus vivant dans des contextes institutionnels ou autres o les possibilit s
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de toucher ou de se frotter contre une personne non consentante sont limit es. En r mission compl te : l'individu n'a pas r agi ses pulsions avec une personne non consentante, et il n'y a eu aucune d tresse ni alt ration de son fonctionnement social, professionnel ou autre pendant au moins 5 ans dans un environnement non contr l . . Le sp cificateur en r mission ne traite pas de la pr sence ou de l absence continue du frotteurisme en soi, qui peut encore tre pr sent apr s la disparition des comportements et de la d tresse. Les crit res diagnostiques du trouble frotteuristique peuvent s appliquer la fois aux individus qui r v lent relativement librement cette paraphilie et ceux qui nient fermement toute attirance sexuelle toucher ou se frotter contre un individu non consentant, ind pendamment de preuves objectives consid rables du contraire. Si les individus r v lateurs signalent galement une d ficience psychosociale en raison de leurs pr f rences sexuelles de toucher ou de se frotter contre un individu non consentant, ils pourraient recevoir un diagnostic de trouble frotteuristique. En revanche, s ils ne d clarent aucune d tresse (d montr e par un manque d anxi t , d obsessions, de culpabilit ou de honte) propos de ces pulsions paraphiliques et ne sont pas alt r s dans d autres domaines importants de leur fonctionnement en raison de cet int r t sexuel et de leurs ant c dents psychiatriques ou juridiques. indiquent qu'ils n'agissent pas en cons quence, ils pourraient tre consid r s comme ayant un int r t sexuel frotteuriste mais ne devraient pas tre diagnostiqu s avec un trouble frotteuristique. Les personnes non divulgatrices comprennent, par exemple, les personnes connues pour avoir contest toute pulsion ou fantasme concernant un tel comportement sexuel. Ces personnes peuvent signaler que les pisodes identifi s de contact ou de frottement contre une personne involontaire taient tous involontaires et non sexuels. D'autres peuvent r v ler des pisodes pass s de toucher ou de frottement. Puisque ces individus nient avoir des fantasmes ou des impulsions concernant le toucher ou le frottement, des impulsions. Malgr leur position de non-divulgation, ces personnes peuvent recevoir un diagnostic de trouble frotteuristique. Un comportement frotteuriste r current constitue un support satisfaisant pour un comportement intentionnellement motiv qui cause du tort autrui (en remplissant le crit re B). Les attouchements ou frottements r currents contre une personne non consentante (c'est- -dire plusieurs victimes, chacune une occasion distincte) peuvent, en r gle g n rale, tre interpr t s comme trois victimes ou plus des occasions distinctes. Moins de victimes peuvent tre interpr t es comme satisfaisant ce crit re s il y a eu de multiples occasions de toucher ou de se frotter contre le m me individu contre son gr , ou s il y a eu des preuves corroborantes d un int r t fort ou pr f rentiel toucher ou se frotter contre des individus non consentants. Il convient de noter que plusieurs victimes constituent une condition suffisante mais non n cessaire au diagnostic ; Les crit res peuvent galement tre remplis si l individu reconna t un int r t sexuel frotteuriste intense accompagn d une d tresse et/ou d une d ficience cliniquement significative. Le crit re Un d lai, indiquant que les signes ou sympt mes du frotteurisme doivent persister pendant au moins 6 mois, doit galement tre interpr t comme une ligne directrice g n rale, et non comme un seuil strict, pour garantir que l'int r t sexuel toucher ou se frotter contre une personne non consentante est pas transitoire. D o la dur e Une partie du crit re A peut galement tre remplie s il existe des preuves claires de comportements r currents ou de d tresse sur une p riode plus courte mais non transitoire. Les actes frotteuristes, y compris les attouchements sexuels non sollicit s ou les frottements contre une autre personne, peuvent survenir chez jusqu' 30 % des hommes adultes de la population g n rale. Environ 10 14 % des hommes adultes consult s en ambulatoire pour des troubles paraphiliques et une hypersexualit ont une pr sentation qui r pond aux crit res diagnostiques du trouble frotteuristique. Par cons quent, m me si la pr valence du trouble frotteuristique dans la population est inconnue, il est peu probable qu'elle d passe le taux observ dans certains contextes cliniques. Les hommes adultes atteints du trouble frotteuristique d clarent souvent avoir d'abord pris conscience de leur vie sexuelle l' ge adulte. Cependant, les enfants et les adolescents peuvent galement toucher ou se frotter contre d autres personnes contrec ur en l absence d un diagnostic de trouble frotteuristique. Bien qu il n y ait pas d ge minimum pour le diagnostic, le trouble frotteuristique peut tre difficile diff rencier des troubles des conduites sans motivation sexuelle chez les individus plus jeunes. La persistance du frot
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teurisme dans le temps n est pas claire. Cependant, le trouble frotteuristique n cessite, par d finition, un ou plusieurs facteurs contributifs qui peuvent changer avec le temps avec ou sans traitement : la d tresse subjective (par exemple, la culpabilit , la honte, la frustration sexuelle intense, la solitude) ; morbidit psychiatrique ; hypersexualit et impulsivit sexuelle; d ficience psychosociale; et/ou la propension agir sexuellement en touchant ou en se frottant contre des personnes non consentantes. Par cons quent, l volution du trouble frotteuristique est susceptible de varier avec l ge. Comme pour les autres pr f rences sexuelles, l ge avanc peut tre associ une diminution des pr f rences et des comportements sexuels frotteuristes. Capricieux. Le comportement antisocial non sexuel et les pr occupations/hypersexualit s sexuelles pourraient tre des facteurs de risque non sp cifiques, bien que la relation causale avec le frotteurisme soit incertaine et la sp cificit peu claire. Cependant, le frotteurisme est une condition pr alable n cessaire au trouble frotteuriste, de sorte que les facteurs de risque du frotteurisme devraient galement augmenter le taux de trouble frotteuriste. Il semble y avoir beaucoup moins de femmes que d hommes ayant des pr f rences sexuelles frotteuristes. Trouble des conduites et trouble de la personnalit antisociale. Les troubles des conduites chez les adolescents et les comportements antisociaux, ainsi que l'int r t sexuel sp cifique toucher ou se frotter contre une personne non consentante devraient faire d faut. Troubles li s l usage de substances. Les troubles li s l'usage de substances, en particulier ceux impliquant des stimulants tels que la coca ne et les amph tamines, peuvent impliquer des pisodes frotteuristes uniques chez des individus intoxiqu s, mais ne devraient pas impliquer l'int r t sexuel soutenu typique consistant toucher ou se frotter contre des personnes sans m fiance. Par cons quent, des fantasmes, des pulsions ou des comportements sexuels frotteuristes r currents qui se produisent galement lorsque l individu n est pas en tat d bri t sugg rent qu un trouble frotteuristique pourrait tre pr sent. Les comorbidit s connues du trouble frotteuristique reposent en grande partie sur des recherches men es aupr s d'hommes soup onn s ou reconnus coupables d'actes criminels impliquant des attouchements ou des frottements caract re sexuel sur une personne non consentante. Par cons quent, ces comorbidit s pourraient ne pas s appliquer d autres personnes ayant un diagnostic de trouble frotteuristique bas sur une d tresse subjective li e leur int r t sexuel. Les affections qui surviennent en comorbidit avec le trouble frotteuristique comprennent l'hypersexualit et d'autres troubles paraphiliques, en particulier le trouble exhibitionniste et le trouble voyeuriste. Les troubles des conduites, les troubles de la personnalit antisociale, les troubles d pressifs, les troubles bipolaires, les troubles anxieux et les troubles li s l'usage de substances sont galement concomitants. Les diagnostics diff rentiels potentiels du trouble frotteuristique se pr sentent parfois galement sous forme de troubles comorbides. Par cons quent, il est g n ralement n cessaire d valuer les preuves du trouble frotteuristique et des ventuelles comorbidit s en tant que questions distinctes. Crit res diagnostiques 302.83 (F65.51) A. Sur une p riode d'au moins 6 mois, excitation sexuelle r currente et intense suite au fait d' tre humili , battu, ligot ou autrement fait souffrir. se manifestant par des fantasmes, des pulsions ou des comportements. B. Les fantasmes, les pulsions sexuelles ou les comportements provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Pr cisez si : Avec asphyxiophilie : Si l'individu s'engage dans la pratique d'obtenir une excitation sexuelle li e une restriction respiratoire. Pr cisez si : Dans un environnement contr l : ce sp cificateur s'applique principalement aux individus vivant dans des contextes institutionnels ou autres o les possibilit s de s'engager dans des comportements sexuels masochistes sont limit es. En r mission compl te : il n'y a eu aucune d tresse ni alt ration du fonctionnement social, professionnel ou autre dans les 5 derni res ann es dans un environnement non contr l . Les crit res diagnostiques du trouble du masochisme sexuel sont destin s s appliquer aux individus qui admettent librement avoir de tels int r ts paraphiliques. Ces individus reconnaissent ouvertement une excitation sexuelle intense r sultant du fait d' tre humili s, battus, ligot s ou autrement fait souffrir, comme se manifestent par des fantasmes, des pulsions ou des pulsions. comportements. Si ces individus signalent galement des difficult s psychosociales en raison de leurs attirances sexuelles ou de leur pr f rence tre
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humili s, battus, ligot s ou autrement soumis souffrance, ils peuvent recevoir un diagnostic de trouble du masochisme sexuel. En revanche, s ils ne d clarent aucune d tresse, illustr e par l anxi t , l obsession, la culpabilit ou la honte, propos de ces pulsions paraphiliques, et qu ils ne sont pas g n s par celles-ci dans la poursuite d autres objectifs personnels, ils pourraient tre consid r s comme ayant un int r t sexuel masochiste, mais ne devraient pas le faire. recevoir un diagnostic de trouble du masochisme sexuel. Le crit re Un d lai, indiquant que les signes ou sympt mes du masochisme sexuel doivent avoir persist pendant au moins 6 mois, doit tre compris comme une ligne directrice g n rale, et non comme un seuil strict, pour garantir que l'int r t sexuel tre humili , battu , li ou autrement fait souffrir n est pas simplement passager. Cependant, le trouble peut tre diagnostiqu dans le contexte d'une p riode de temps clairement prolong e mais plus courte. L'utilisation intensive de la pornographie impliquant le fait d' tre humili , battu, ligot ou autrement fait souffrir est parfois une caract ristique associ e au trouble du masochisme sexuel. La pr valence du trouble du masochisme sexuel dans la population est inconnue. En Australie, on estime que 2,2 % des hommes et 1,3 % des femmes ont t impliqu s dans des pratiques de servitude et de discipline, de sadomasochisme ou de domination et de soumission au cours des 12 derniers mois. Les individus atteints de paraphilie ont signal un ge moyen d'apparition du masochisme de 19,3 ans, bien que des ges plus pr coces, y compris la pubert et l'enfance, aient galement t rapport s pour l'apparition de fantasmes masochistes. On sait tr s peu de choses sur la persistance dans le temps. Le trouble du masochisme sexuel, par d finition, n cessite un ou plusieurs facteurs contributifs, qui peuvent voluer avec le temps, avec ou sans traitement. Ceux-ci incluent la d tresse subjective (par exemple, culpabilit , honte, frustration sexuelle intense, solitude), la morbidit psychiatrique, l hypersexualit et l impulsivit sexuelle, ainsi que les d ficiences psychosociales. Par cons quent, l volution du trouble du masochisme sexuel est susceptible de varier avec l ge. L ge avanc est susceptible d avoir le m me effet r ducteur sur la pr f rence sexuelle impliquant le masochisme sexuel que sur d autres comportements sexuels paraphiliques ou normophiles. Cons quences fonctionnelles du trouble du masochisme sexuel Les cons quences fonctionnelles du trouble du masochisme sexuel sont inconnues. Cependant, les masochistes courent le risque de mourir accidentellement s ils pratiquent l asphyxiophilie ou d autres proc dures auto- rotiques. De nombreuses affections qui pourraient constituer des diagnostics diff rentiels du trouble du masochisme sexuel (par exemple, le f tichisme travesti, le trouble du sadisme sexuel, l'hypersexualit , les troubles li s la consommation d'alcool et de substances) surviennent parfois galement en tant que diagnostics comorbides. Par cons quent, il est n cessaire d valuer soigneusement les preuves d un trouble du masochisme sexuel, en gardant la possibilit d autres paraphilies ou d autres troubles mentaux dans le cadre du diagnostic diff rentiel. Le masochisme sexuel en l absence de d tresse (c est- -dire sans trouble) est galement inclus dans le diff rentiel, car les individus qui adoptent ces comportements peuvent tre satisfaits de leur orientation masochiste. Les comorbidit s connues avec le trouble du masochisme sexuel d pendent en grande partie des individus sous traitement. Les troubles qui surviennent en comorbidit avec le trouble du masochisme sexuel incluent g n ralement d'autres troubles paraphiliques, tels que le f tichisme travesti. Crit res diagnostiques 302.84 (F6552) A. Sur une p riode d'au moins 6 mois, excitation sexuelle r currente et intense due la souffrance physique ou psychologique d'une autre personne, se manifestant par des fantasmes, des pulsions ou des comportements. B. L'individu a agi sur ces pulsions sexuelles avec une personne non consentante, ou les pulsions ou fantasmes sexuels provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration des relations sociales et professionnelles. ou d'autres domaines de fonctionnement importants. Pr cisez-le : Dans un environnement contr l : ce sp cificateur s'applique principalement aux individus vivant dans des contextes institutionnels ou autres o les possibilit s de se livrer des comportements sexuels sadiques sont limit es. En r mission compl te : l'individu n'a pas r agi ses pulsions avec une personne non consentante, et il n'y a eu aucune d tresse ni alt ration de son fonctionnement social, professionnel ou autre pendant au moins 5 ans dans un environnement non contr l . . Les crit res diagnostiques du trouble du sadisme sexuel sont destin s s'appliquer la fois aux individus qui admettent librement avoir de tels
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int r ts paraphiliques et ceux qui nient tout int r t sexuel pour la souffrance physique ou psychologique d'un autre individu malgr des preuves objectives substantielles du contraire. Les individus qui reconnaissent ouvertement un int r t sexuel intense pour la souffrance physique ou psychologique d autrui sont appel s individus admettant . Si ces personnes signalent galement des difficult s psychosociales en raison de leurs attirances sexuelles ou de leur pr f rence pour la souffrance physique ou psychologique d'une autre personne, elles peuvent recevoir un diagnostic de trouble du sadisme sexuel. En revanche, si les individus admis ne d clarent aucune d tresse, illustr e par l'anxi t , les obsessions, la culpabilit ou la honte, propos de ces pulsions paraphiliques, et ne sont pas g n s par celles-ci dans la poursuite d'autres objectifs, et leurs propres objectifs, psychiatriques ou les ant c dents juridiques indiquent qu'ils n'agissent pas en cons quence, alors ils pourraient tre d termin s comme ayant un int r t sexuel sadique, mais ils ne r pondraient pas aux crit res du trouble du sadisme sexuel. Parmi les exemples de personnes qui nient tout int r t pour la souffrance physique ou psychologique d'une autre personne, citons les personnes connues pour avoir inflig de la douleur ou des souffrances cause d'un comportement multiple et qui peuvent en outre affirmer que les pisodes connus d'agression sexuelle taient soit involontaires, soit non sexuels. D'autres peuvent admettre des pisodes pass s de comportement sexuel impliquant l'infliction de douleur ou de souffrance une personne non consentante, mais ne signalent aucun int r t sexuel significatif ou soutenu sur le plan physique ou psychologique. souffrance d'un autre individu. Puisque ces individus nient avoir des pulsions ou des fantasmes impliquant une excitation sexuelle entra nant de la douleur et de la souffrance, il s ensuit qu ils nieraient galement se sentir subjectivement angoiss s ou socialement alt r s par de telles impulsions. Ces personnes peuvent recevoir un diagnostic de trouble du sadisme sexuel malgr leur auto- valuation n gative. Leur comportement r current constitue un support clinique de la pr sence de la paraphilie du sadisme sexuel (en satisfaisant au crit re A) et d montre simultan ment que leur comportement motiv par la paraphilie provoque une d tresse, un pr judice ou un risque de pr judice cliniquement significatif pour autrui (satisfaisant le crit re). B). Le sadisme sexuel r current impliquant d'autres personnes non consentantes (c'est- -dire plusieurs victimes, chacune une occasion distincte) peut, en r gle g n rale, tre interpr t comme trois victimes ou plus des occasions distinctes. Un nombre moins lev de victimes peut tre interpr t comme satisfaisant ce crit re, s'il y a plusieurs cas de douleur et de souffrance inflig es la m me victime, ou s'il existe des preuves concordantes d'un int r t fort ou pr f rentiel pour la douleur et la souffrance impliquant plusieurs victimes. Il convient de noter que plusieurs victimes, comme sugg r pr c demment, sont suffisantes mais ne constituent pas une solution. condition n cessaire pour le diagnostic, car les crit res peuvent tre remplis si l'individu reconna t un int r t sexuel sadique intense. Le crit re Un d lai, indiquant que les signes ou sympt mes du sadisme sexuel doivent avoir persist pendant au moins 6 mois, doit galement tre compris comme une ligne directrice g n rale, et non comme un seuil strict, pour garantir que l'int r t sexuel infliger de la douleur et la souffrance des victimes non consentantes n est pas simplement passag re. Cependant, le diagnostic peut tre pos s il existe une p riode de comportements sadiques clairement soutenue mais plus courte. L utilisation intensive de pornographie impliquant l infliction de douleur et de souffrance est parfois une caract ristique associ e au trouble du sadisme sexuel. La pr valence du trouble du sadisme sexuel dans la population est inconnue et repose en grande partie sur des individus en milieu m dico-l gal. Selon les crit res du sadisme sexuel, la pr valence varie consid rablement, de 2 % 30 %. Parmi les d linquants sexuels commis au civil aux tats-Unis Aux tats-Unis, moins de 10 % souffrent de sadisme sexuel. Parmi les personnes ayant commis des homicides motivation sexuelle, les taux de trouble du sadisme sexuel varient de 37 % 75 %. Les individus atteints de sadisme sexuel dans les chantillons m dico-l gaux sont presque exclusivement des hommes, mais un chantillon repr sentatif de la population australienne a rapport que 2,2 % des hommes et 1,3 % des femmes ont d clar avoir t impliqu s dans l'esclavage et la discipline, le sadomasochisme ou la domination. - inancement et soumission l'ann e pr c dente. Les informations sur le d veloppement et l volution du trouble du sadisme sexuel sont extr mement limit es. Une tude a rapport que les femmes
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ont pris conscience de leur orientation sadomasochiste en tant que jeunes adultes, et une autre a rapport que l' ge moyen d'apparition du sadisme dans un groupe d'hommes tait de 19,4 ans. Alors que le sadisme sexuel en soi est probablement une caract ristique qui dure toute la vie, le trouble du sadisme sexuel peut fluctuer en fonction de la d tresse subjective de l individu ou de sa propension nuire autrui non consentant. L ge avanc est susceptible d avoir le m me effet r ducteur sur ce trouble que sur d autres comportements sexuels paraphiliques ou normophiles. De nombreuses affections qui pourraient constituer des diagnostics diff rentiels du trouble du sadisme sexuel (par exemple, trouble de la personnalit antisociale, trouble du masochisme sexuel, hypersexualit , troubles li s l'usage de substances) apparaissent parfois galement comme diagnostics comorbides. Par cons quent, il est n cessaire d valuer soigneusement les preuves d un trouble du sadisme sexuel, en gardant la possibilit d autres paraphilies ou troubles mentaux dans le cadre du diagnostic diff rentiel. La majorit des individus actifs dans des r seaux communautaires qui pratiquent des comportements sadiques et masochistes n expriment aucune insatisfaction l gard de leurs int r ts sexuels, et leur comportement ne r pondrait pas aux crit res du DSM-5 pour le trouble du sadisme sexuel. L int r t sadique, mais pas le trouble, peut tre pris en compte dans le diagnostic diff rentiel. Les comorbidit s connues avec le trouble du sadisme sexuel reposent en grande partie sur les individus (al Victimes. Par cons quent, ces comorbidit s pourraient ne pas s appliquer toutes les personnes qui n ont jamais particip une activit sadique avec une victime non consentante, mais qui peuvent b n ficier d un diagnostic de trouble du sadisme sexuel bas sur une d tresse subjective li e leur int r t sexuel. Les troubles qui sont g n ralement comorbides avec le trouble du sadisme sexuel comprennent d'autres troubles paraphiliques. Crit res diagnostiques 302.2 (F65.4) A. Sur une p riode d'au moins 6 mois, fantasmes, pulsions sexuelles ou comportements sexuels intenses et r currents impliquant une activit sexuelle avec un ou plusieurs enfants pr pub res (g n ralement g s de 13 ans ou moins). B. L'individu a agi selon ces pulsions sexuelles, ou les pulsions ou fantasmes sexuels provoquent une d tresse marqu e ou des difficult s interpersonnelles. C. L'individu est g d'au moins 16 ans et d'au moins 5 ans de plus que le ou les enfants du crit re A. Remarque : N'incluez pas une personne en fin d'adolescence impliqu e dans une relation sexuelle continue avec un jeune de 12 ou 13 ans. Pr cisez si : Type exclusif (attir uniquement par les enfants) Pr cisez si : Attir sexuellement par les hommes Attir sexuellement par les femmes Attir sexuellement par les deux Pr cisez si : Limit l'inceste Les crit res diagnostiques du trouble p dophile sont destin s s appliquer la fois aux individus qui r v lent librement cette paraphilie et ceux qui nient toute attirance sexuelle pour les enfants pr pub res (g n ralement g s de 13 ans ou moins), malgr des preuves objectives substantielles du contraire. Des exemples de r v lation de cette paraphilie incluent la reconnaissance franche d'un int r t sexuel intense pour les enfants et l'indication que l'int r t sexuel pour les enfants est sup rieur ou gal l'int r t sexuel pour les individus physiquement matures. Si les individus se plaignent galement que leurs attirances sexuelles ou leurs pr f rences pour les enfants provoquent des difficult s psychosociales, ils peuvent tre diagnostiqu s avec un trouble p dophile. Cependant, s ils rapportent une absence de sentiments de culpabilit , de honte ou d anxi t propos de ces impulsions et qu ils ne sont pas fonctionnellement limit s par leurs impulsions paraphiliques (selon leur auto- valuation, leur valuation objective ou les deux), et leurs comportements auto-d clar s et les ant c dents l galement enregistr s indiquent qu ils n ont jamais agi selon leurs impulsions, alors ces individus ont une orientation sexuelle p dophile mais pas de trouble p dophile. Parmi les exemples de personnes qui nient toute attirance pour les enfants, citons les personnes connues pour avoir approch sexuellement plusieurs enfants diff rentes occasions, mais qui nient toute pulsion ou fantasme ce sujet. comportement sexuel impliquant des enfants, et qui peut en outre affirmer que les pisodes de contact physique connus taient tous involontaires et non sexuels. D autres personnes peuvent reconna tre des pisodes pass s de comportement sexuel impliquant des enfants mais nier tout int r t sexuel significatif ou soutenu envers les enfants. Puisque ces individus peuvent nier des exp riences pulsionnelles ou des fantasmes impliquant des enfants, ils peuvent galement nier se sentir subjectivement en d tresse. Ces personnes peuvent toujours recevoir un dia
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gnostic de trouble p dophile malgr l absence de d tresse auto-d clar e, condition qu il existe des preuves de comportements r currents persistant pendant 6 mois (crit re A) et des preuves que l individu a agi sur des pulsions sexuelles ou a rencontr des difficult s interpersonnelles. en cons quence du trouble (crit re B). La pr sence de plusieurs victimes, comme indiqu ci-dessus, est suffisante mais pas n cessaire pour le diagnostic ; c'est- -dire que l'individu peut toujours satisfaire au crit re A en reconnaissant simplement un int r t sexuel intense ou pr f rentiel pour les enfants. La clause du crit re A, indiquant que les signes ou sympt mes de p dophilie persistent depuis 6 mois ou plus, vise garantir que l'attirance sexuelle pour les enfants n'est pas simplement passag re. Cependant, le diagnostic peut tre pos s'il existe des preuves cliniques d'une persistance soutenue de l'attirance sexuelle pour les enfants, m me si la dur e de 6 mois ne peut tre d termin e avec pr cision. L'utilisation intensive de pornographie repr sentant des enfants pr pub res est un indicateur diagnostique utile des troubles p dophiles. Il s agit d un exemple sp cifique du cas g n ral selon lequel les individus sont susceptibles de choisir le type de pornographie qui correspond leurs int r ts sexuels. La pr valence des troubles p dophiles dans la population est inconnue. La pr valence la plus lev e possible des troubles p dophiles dans la population masculine est d'environ 3 5 %. La pr valence des troubles p dophiles dans la population f minine est encore plus incertaine, mais elle ne repr sente probablement qu une petite fraction de la pr valence chez les hommes. Les hommes adultes atteints de troubles p dophiles peuvent indiquer qu ils prennent conscience d un int r t sexuel fort ou pr f rentiel pour les enfants au moment de la pubert la m me p riode au cours de laquelle les hommes qui pr f rent plus tard des partenaires physiquement matures ont pris conscience de leur int r t sexuel pour les femmes ou les hommes. Tenter de diagnostiquer un trouble p dophile l' ge auquel il se manifeste pour la premi re fois est probl matique en raison de la difficult , au cours du d veloppement de l'adolescent, le diff rencier de l'int r t sexuel adapt l' ge pour les pairs ou de la curiosit sexuelle. Par cons quent, le crit re C requiert pour le diagnostic un ge minimum de 16 ans et au moins 5 ans de plus que le ou les enfants du crit re A. La p dophilie en soi semble tre une maladie qui dure toute la vie. Cependant, le trouble p dophile comprend n cessairement d'autres l ments qui peuvent voluer avec le temps avec ou sans traitement : la d tresse subjective (par exemple, culpabilit , honte, frustration sexuelle intense ou sentiment d'isolement) ou une d ficience psychosociale, ou la propension avoir des comportements sexuels avec des enfants. , ou les deux. Par cons quent, l volution du trouble p dophile peut fluctuer, augmenter ou diminuer avec l ge. Les adultes atteints de troubles p dophiles peuvent d clarer avoir eu conscience d'un int r t sexuel envers les enfants avant de s'engager dans un comportement sexuel impliquant des enfants ou de s'auto-identifier comme p dophile. L ge avanc est tout aussi susceptible de diminuer la fr quence des comportements sexuels impliquant des enfants que d autres comportements sexuels paraphiliques et normophiles. Capricieux. Il semble y avoir une interaction entre la p dophilie et l'antisocialit , de telle sorte que les hommes pr sentant les deux traits sont plus susceptibles d'avoir des actes sexuels avec des enfants. Ainsi, les hommes p dophiles. Environnemental. Les hommes adultes atteints de p dophilie d clarent souvent avoir t agress s sexuellement lorsqu'ils taient enfants. Il n est cependant pas clair si cette corr lation refl te une influence causale des abus sexuels durant l enfance sur la p dophilie adulte. G n tique et physiologique. Puisque la p dophilie est une condition n cessaire au trouble p dophile, tout facteur qui augmente la probabilit de p dophilie augmente galement le risque de trouble p dophile. Il existe des preuves selon lesquelles une perturbation du d veloppement neurologique in utero augmente la probabilit de d veloppement d'une orientation p dophile. Les mesures psychophysiologiques en laboratoire de l'int r t sexuel, qui sont parfois utiles pour diagnostiquer un trouble p dophile chez les hommes, ne sont pas n cessairement utiles pour diagnostiquer ce trouble chez les femmes, m me lorsqu'une proc dure identique (par exemple, l'heure de visionnage) ou des proc dures analogues (par exemple, pl thysmographie p nienne) et photopl thysmographie vaginale) sont disponibles. Les mesures psychophysiologiques de l int r t sexuel peuvent parfois tre utiles lorsque les ant c dents d un individu sugg rent la pr sence possible d un trouble p dophile mais que l individu nie une attirance forte ou pr f rentielle pour les enfants. La p
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l thysmographie p nienne est la mesure la plus tudi e et la plus utilis e depuis longtemps, bien que la sensibilit et la sp cificit du diagnostic puissent varier d'un site l'autre. Le temps de visionnage, utilisant des photographies de personnes nues ou l g rement v tues comme stimuli visuels, est galement utilis pour diagnostiquer un trouble p dophile, notamment en combinaison avec des mesures d'auto- valuation. Les professionnels de la sant mentale aux tats-Unis doivent toutefois tre conscients que la possession de tels stimuli visuels, m me des fins de diagnostic, peut violer la loi am ricaine concernant la possession de pornographie juv nile et exposer le professionnel de la sant mentale des poursuites p nales. De nombreuses affections pouvant constituer des diagnostics diff rentiels de troubles p dophiles se pr sentent galement parfois comme des diagnostics comorbides. Il est donc g n ralement n cessaire d valuer les preuves d un trouble p dophile et d autres conditions possibles dans le cadre de questions distinctes. Trouble de la personnalit antisociale. Ce trouble augmente la probabilit qu'une personne principalement attir e par le physique mature s'approche d'un enfant, une ou quelques occasions, en fonction de sa relative disponibilit . L'individu pr sente souvent d'autres signes de ce trouble de la personnalit , comme des infractions r currentes la loi. Troubles li s la consommation d alcool et de substances. Les effets d sinhibiteurs de l intoxication peuvent galement augmenter la probabilit qu une personne principalement attir e par le physique mature s approche sexuellement d un enfant. Trouble obsessionnel compulsif. Il y a des individus occasionnels qui se plaignent de pens es ego-dystoniques et s inqui tent d une ventuelle attirance pour les enfants. L entretien clinique r v le g n ralement une absence de pens es sexuelles sur les enfants lors d tats d excitation sexuelle lev s (par exemple, l approche de l orgasme pendant la masturbation) et parfois des id es sexuelles intrusives et godystoniques suppl mentaires (par exemple, des inqui tudes concernant l homosexualit ). La comorbidit psychiatrique du trouble p dophile comprend les troubles li s l'usage de substances ; les troubles d pressifs, bipolaires et anxieux ; trouble de la personnalit antisociale ; et d'autres troubles paraphiliques. Cependant, les r sultats concernant les troubles comorbides concernent en grande partie des individus comparables d autres individus atteints de troubles p dophiles (par exemple, des individus qui n ont jamais approch sexuellement un enfant mais qui peuvent b n ficier du diagnostic de trouble p dophile sur la base de leur d tresse subjective). Crit res diagnostiques 302.81 (F65.0) A. Sur une p riode d'au moins 6 mois, excitation sexuelle r currente et intense due soit l'utilisation d'objets non vivants, soit une concentration tr s sp cifique sur un ou plusieurs coussinets corporels non g nitaux, se manifestant par des fantasmes. envie, ou comportements. B. Les fantasmes, les pulsions sexuelles ou les comportements provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. C. Les objets f tichistes ne se limitent pas aux v tements utilis s lors du travestissement (comme dans le cas de troubles travestis) ou aux appareils sp cifiquement con us des fins de stimulation g nitale tactile (par exemple un vibrateur). Sp cifier: Pr cisez si : dans un environnement contr l : Ce sp cificateur s'applique principalement aux personnes vivant dans des contextes institutionnels ou autres o les possibilit s d'adopter des comportements f tichistes sont limit es. En r mission totale : il n'y a eu aucune d tresse ni alt ration du fonctionnement social, professionnel ou autre dans les domaines depuis au moins 5 ans dans un environnement non contr l . Bien que les individus souffrant de troubles f tichistes puissent signaler une excitation sexuelle intense et r currente envers des objets inanim s ou une partie sp cifique du corps, il n'est pas rare que des combinaisons de f tiches non mutuellement exclusives se produisent. Ainsi, un individu peut avoir un trouble f tichiste associ un objet inanim (par exemple, des sous-v tements f minins) ou une concentration exclusive sur une partie du corps intens ment rotis e (par exemple, les pieds, les cheveux), ou son int r t f tichiste peut r pondre des crit res pour diverses combinaisons de ces sp cificateurs (par exemple, chaussettes, chaussures et pieds). Le foyer paraphilique du trouble f tichiste implique l utilisation persistante et r p titive de ou de comme l ments primaires associ s l excitation sexuelle (Crit re A). Un diagnostic de dis- f tichisme (Crit re B). Les objets f tichistes courants comprennent les sous-v tements f minins, les chaussures pour hommes ou femmes, les articles en caoutchouc, les v tements en cuir o
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u d'autres v tements. Les parties du corps hautement rotis es associ es au trouble f tichiste comprennent les pieds, les orteils et les cheveux. Il n'est pas rare que les f tiches sexualis s incluent la fois des objets inanim s et des parties du corps (par exemple, des chaussettes et des pieds sales), et pour cette raison, la d finition du trouble f tichiste r int gre d sormais le partiulisme (c'est- -dire une concentration exclusive sur une partie du corps) dans ses limites. Le partialisme, auparavant consid r comme un trouble paraphilique non sp cifi ailleurs, avait historiquement t englob dans le f tichisme avant le DSM-Il]. De nombreuses personnes qui s'identifient comme f tichistes ne signalent pas n cessairement une d ficience clinique en association avec leurs comportements associ s au f tichisme. De telles personnes pourraient tre consid r es comme ayant un trouble f tichiste mais pas f tichiste. Un diagnostic de trouble f tichiste n cessite la r alisation simultan e la fois des comportements du crit re A et de la d tresse ou de la d ficience cliniquement significative du fonctionnement not e dans le crit re B. Le trouble f tichiste peut tre une exp rience multisensorielle, comprenant le fait de tenir, go ter, frotter, ins rer ou sentir l'objet f tiche pendant la masturbation, ou de pr f rer qu'un partenaire sexuel porte ou utilise un objet f tiche pendant les rapports sexuels. Certaines personnes peuvent acqu rir de vastes collections d objets f tichistes tr s recherch s. Les paraphilies apparaissent g n ralement la pubert , mais les f tiches peuvent se d velopper avant l'adolescence. Une fois tabli, le trouble f tichiste a tendance avoir une volution continue qui fluctue en intensit et en fr quence des pulsions ou du comportement. La connaissance et la prise en compte appropri e des aspects normatifs du comportement sexuel sont des facteurs importants explorer pour tablir un diagnostic clinique de trouble f tichiste et pour distinguer un diagnostic clinique d'un comportement sexuel socialement acceptable. Les troubles f tichistes n ont pas t syst matiquement signal s chez les femmes. Dans les chantillons cliniques, f tichiste ce trouble est presque exclusivement signal chez les hommes. Cons quences fonctionnelles du trouble f tichiste Les d ficiences typiques associ es au trouble f tichiste comprennent le dysfonctionnement sexuel au cours de relations amoureuses r ciproques lorsque l'objet f tiche ou la partie du corps pr f r n'est pas disponible pendant les pr liminaires ou le co t. Certaines personnes atteintes de troubles f tichistes peuvent pr f rer une activit sexuelle solitaire associ e leurs pr f rences f tichistes, m me si elles sont impliqu es dans une relation r ciproque et affectueuse significative. Bien que les troubles f tichistes soient relativement rares parmi les d linquants sexuels arr t s atteints de paraphilies, les hommes atteints de troubles f tichistes peuvent voler et r cup rer leurs objets de d sir f tichistes particuliers. Ces individus ont t arr t s et accus s de comportements antisociaux non sexuels (par exemple, introduction par effraction, vol, cambriolage) qui sont principalement motiv s par le trouble f tichiste. Trouble travesti. Le diagnostic le plus proche du trouble f tichiste est le trouble travestique. Comme indiqu dans les crit res diagnostiques, le trouble f tichiste n'est pas diagnostiqu lorsque les objets f tichistes se limitent des v tements port s exclusivement lors du travestissement (comme dans le trouble travesti), ou lorsque l'objet est g nitalement stimulant parce qu'il a t con u pour cela. but (par exemple, un vibrateur). Trouble du masochisme sexuel ou autres troubles paraphiliques. Les f tiches peuvent coexister avec d autres troubles paraphiliques, notamment le sadomasochisme et le trouble travesti. Lorsqu un individu fantasme ou se livre un travestissement forc et est principalement excit sexuellement par la domination ou l humiliation associ e un tel fantasme ou une telle activit r p titive, le diagnostic de trouble du masochisme sexuel doit tre pos . Comportement f tichiste sans trouble f tichiste. L utilisation d un objet f tichiste des fins d excitation sexuelle ne r pondrait pas aux crit res d un trouble f tichiste, car le seuil requis par le crit re B ne serait pas atteint. Par exemple, un individu dont le partenaire sexuel partage ou peut int grer avec succ s son int r t caresser, sentir ou l cher les pieds ou les orteils comme l ment important des pr liminaires ne recevra pas de diagnostic de trouble f tichiste ; Il en va de m me pour une personne qui pr f re un comportement sexuel solitaire associ au port de v tements en caoutchouc ou de bottes en cuir et qui n'est pas boulevers ou alt r par celui-ci. Le trouble f tichiste peut coexister avec d'autres troubles paraphiliques ainsi qu'avec l'hypersexualit . Dans de rares cas, le trouble f tichiste peut tre assoc
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i des troubles neurologiques. Crit res diagnostiques 302.3 (F65.1) A. Sur une p riode d au moins 6 mois. excitation sexuelle r currente et intense due au travestissement, se manifestant par des fantasmes, des pulsions ou des comportements. B. Les fantasmes. pulsions sexuelles. ou les comportements provoquent une d tresse cliniquement significative ou une d ficience sociale. professionnel ou dans d autres domaines de fonctionnement importants. Pr cisez si : F tichisme : si excit sexuellement par des tissus, des mat riaux ou des v tements. Avec autogynephllia : si excit sexuellement par des pens es ou des images de soi en tant que femme. Pr cisez-le : Dans un environnement contr l : ce sp cificateur s'applique principalement aux personnes vivant dans un tablissement ou d'autres contextes o les possibilit s de se travestir sont limit es. En pleine r mission : Il n'y a eu aucune d tresse ni alt ration du fonctionnement social, professionnel ou autre depuis au moins 5 ans dans un environnement non contr l . La pr sence de f tichisme diminue le risque de dysphorie de genre chez les hommes souffrant de troubles travestiques. La pr sence d autogyn philie augmente le risque de dysphorie de genre chez les hommes souffrant de troubles travestiques. Le diagnostic de trouble travesti ne s'applique pas tous les individus qui s'habillent comme le sexe oppos , m me ceux qui le font habituellement. Il s applique aux individus dont le travestissement ou les pens es de travestissement sont toujours ou souvent accompagn s d excitation sexuelle (Crit re A) et qui sont motionnellement boulevers s par ce sch ma ou ont le sentiment que cela alt re le fonctionnement social ou interpersonnel (Crit re B). . Le travestissement peut impliquer seulement un ou deux v tements (par exemple, pour les hommes, il peut concerner uniquement les sous-v tements des femmes), ou il peut impliquer de s'habiller compl tement avec les v tements int rieurs et ext rieurs de l'autre sexe et (chez les hommes) peut inclure l'utilisation de perruques et de maquillage pour femmes. Les troubles travestiques sont presque exclusivement rapport s chez les hommes. L'excitation sexuelle, dans sa forme la plus vidente d' rection p nienne, peut coexister avec le travestissement de diverses mani res. Chez les hommes plus jeunes, le travestissement conduit souvent la masturbation, apr s quoi tout v tement f minin est retir . Les hommes plus g s apprennent souvent viter de se masturber ou de faire quoi que ce soit pour stimuler le p nis afin que le fait d' viter l' jaculation leur permette de prolonger leur s ance de travestissement. Les hommes ayant des partenaires f minines terminent parfois une s ance de travestissement en ayant des rapports sexuels avec leurs partenaires, et certains ont des difficult s maintenir une rection suffisante pour des rapports sexuels sans travestissement (ou fantasmes priv s de travestissement). L valuation clinique de la d tresse ou de la d ficience, comme l valuation clinique de l excitation sexuelle travestique, d pend g n ralement de l auto- valuation de l individu. Le mod le de comportement purge et acquisition signifie souvent la pr sence de d tresse chez les individus souffrant de troubles travestis. Au cours de ce mod le de comportement, un individu (g n ralement un homme) qui a d pens beaucoup d'argent en v tements pour femmes et autres v tements ( (par exemple, des chaussures, des perruques) se d barrasse des articles (c'est- -dire les purge) dans le but de surmonter l'envie de se travestir, puis recommence acqu rir la garde-robe d'une femme. Le trouble travesti chez l homme s accompagne souvent d autogyn philie (c est- -dire la tendance paraphilique d un homme tre sexuellement excit par la pens e ou l image de lui-m me en tant que femme). Les fantasmes et les comportements autogyn philes peuvent se concentrer sur l id e de pr senter des fonctions physiologiques f minines (par exemple, lactation, menstruation), de s engager dans un comportement st r otyp f minin (par exemple, tricoter) ou de poss der une anatomie f minine (par exemple, seins). La pr valence des troubles travestiques est inconnue. Le trouble travesti est rare chez les hommes et extr mement rare chez les femmes. Moins de 3 % des hommes d clarent avoir d j t sexuellement excit s en s habillant avec des v tements f minins. Le pourcentage d individus qui se sont travestis pour prouver une excitation sexuelle plus d une ou plusieurs fois au cours de leur vie serait encore plus faible. La majorit des hommes atteints de troubles travestis s'identifient comme h t rosexuels, bien que certains individus aient des interactions sexuelles occasionnelles avec d'autres hommes, en particulier lorsqu'ils sont travestis. Chez les hommes, les premiers signes de troubles travestis peuvent commencer d s l enfance, sous la forme d une forte fascination pour un v tement f minin particulier. Avant la pubert , le travestissemen
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t produit des sentiments g n ralis s d excitation agr able. Avec l arriv e de la pubert , s habiller avec des v tements f minins commence provoquer une rection p nienne et, dans certains cas, conduit directement la premi re jaculation. Dans de nombreux cas, le travestissement suscite de moins en moins d excitation sexuelle mesure que l individu vieillit ; terme, cela peut ne produire aucune r ponse p nienne perceptible. L envie de se travestir, en m me temps, reste la m me ou se renforce encore. Les personnes qui signalent une telle diminution de la r ponse sexuelle rapportent g n ralement que l'excitation sexuelle de le travestissement a t remplac par des sensations de confort ou de bien- tre. Dans certains cas, l' volution du trouble travestique est continue, dans d'autres elle est pisodique. Il n est pas rare que des hommes souffrant de troubles travestis perdent tout int r t pour le travestissement lorsqu ils tombent amoureux d une femme et entament une relation, mais un tel d clin s av re g n ralement temporaire. Lorsque l envie de se travestir revient, la d tresse associ e revient galement. Certains cas de troubles travestiques voluent vers une dysphorie de genre. Les hommes dans ces cas, qui peuvent tre impossibles distinguer des autres souffrant de troubles travestis l'adolescence ou dans la petite enfance, d veloppent progressivement le d sir de rester dans le r le f minin pendant de plus longues p riodes et de f miniser leur anatomie. Le d veloppement de la dysphorie de genre s accompagne g n ralement d une r duction ou d une limination (autod clar e) de l excitation sexuelle en association avec le travestissement. La manifestation du travestissement dans l rection et la stimulation du p nis, comme la manifestation d autres int r ts sexuels paraphiliques et normophiles, est plus intense l adolescence et au d but de l ge adulte. La gravit du trouble travesti est la plus lev e l' ge adulte, lorsque les pulsions travestiques sont les plus susceptibles d'entrer en conflit avec les rapports h t rosexuels et le d sir de se marier et de fonder une famille. Les hommes d ge moyen et plus g s ayant des ant c dents de travestissement sont moins susceptibles de pr senter un trouble travesti qu une dysphorie de genre. Cons quences fonctionnelles du trouble travestique S'engager dans des comportements travestis peut interf rer ou nuire aux relations h t rosexuelles. Cela peut tre une source de d tresse pour les hommes qui souhaitent maintenir des mariages conventionnels ou des partenariats amoureux avec des femmes. Trouble f tichiste. Ce trouble peut ressembler un trouble travesti, en particulier chez les hommes f tichistes qui enfilent des sous-v tements f minins tout en se masturbant avec eux. La distinction entre les troubles travestis d pend des pens es sp cifiques de l'individu au cours d'une telle activit (par exemple, y a-t-il des id es d' tre une femme, d' tre comme une femme ou d' tre habill en femme ?) et de la pr sence d'autres f tiches (par exemple, doux, soyeux). tissus, qu'ils soient utilis s pour des v tements ou pour autre chose). Dysphorie de genre. Les personnes atteintes de troubles travestiques ne signalent pas d'incongruence entre leur genre v cu et le genre qui leur est assign , ni un d sir d'appartenir l'autre sexe ; et ils n ont g n ralement pas d ant c dents de comportements transgenres durant l enfance, qui seraient pr sents chez les personnes souffrant de dysphorie de genre. Les personnes pr sentant une pr sentation r pondant tous les crit res de trouble travesti ainsi que de dysphorie de genre doivent recevoir les deux diagnostics. Le travestissement (et donc le trouble travesti) est souvent associ d'autres paraphilies. Les paraphilies concomitantes les plus fr quentes sont le f tichisme et le masochisme. Une forme particuli rement dangereuse de masochisme, l'asphyxie auto rotique, est associ e au travestissement dans une proportion importante de cas mortels. 302,89 (F65,89) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles pr dominent les sympt mes caract ristiques d'un trouble paraphilique qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement, mais ne r pondent pas tous les crit res d'un des troubles de la maladie. classe de diagnostic des troubles paraphiliques. La cat gorie des autres troubles paraphiliques sp cifi s est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de communiquer la raison sp cifique pour laquelle la pr sentation ne r pond pas aux crit res. pour tout trouble paraphilique sp cifique. Cela se fait en enregistrant autre trouble paraphilique sp cifi suivi de la raison sp cifique (par exemple zoophilie ). Des exemples de pr sentations qui peuvent tre sp cifi es en utilisant la d signation autre sp cifi comprennent, sans s'y limiter, l'excitation sexuelle
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r currente et intense impliquant une scatologie t l phonique (appels t l phoniques obsc nes), une n crophilie (cadavres), une zoophilie (animaux), une coprophilie (excr ments). , klismaphilie (lavements) ou urophilie (urine) pr sente depuis au moins 6 mois et provoquant une d tresse ou une d ficience marqu e dans les domaines social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. de fonctionnement. D'autres troubles paraphiliques sp cifi s peuvent tre sp cifi s comme tant en r mission et/ou comme survenant dans un environnement contr l . 302.9 (F65.9) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles pr dominent les sympt mes caract ristiques d'un trouble paraphilique qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement, mais ne r pondent tous les crit res d'aucun des troubles de la classe diagnostique des troubles paraphiliques. . La cat gorie des troubles paraphiliques non pr cis s est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de ne pas pour pr ciser la raison pour laquelle les crit res ne sont pas remplis pour un trouble paraphilique sp cifique, et comprend des pr sentations dans lesquelles les informations sont insuffisantes pour tablir un diagnostic plus sp cifique. Les troubles FOUF sont inclus dans ce chapitre : autres troubles mentaux sp cifi s dus une autre condition m dicale ; trouble mental non pr cis d une autre condition m dicale ; autre trouble mental pr cis ; et trouble mental non pr cis . Cette cat gorie r siduelle s'applique aux pr sentations dans lesquelles pr dominent les sympt mes caract ristiques d'un trouble mental qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement, mais ne r pondent pas tous les crit res d'un autre trouble mental. DSM-5. Pour les autres troubles mentaux, d termin s ou non, dus une autre condition m dicale, il doit tre tabli que le trouble est caus par les effets physiologiques d une autre condition m dicale. Si d'autres troubles mentaux, pr cis s et non pr cis s, sont dus une autre condition m dicale, il est n cessaire de coder et d' num rer en premier la condition m dicale (par exemple, 042 [820] Maladie li e au VIH), suivi de l'autre trouble mental pr cis ou non pr cis (utiliser le code appropri ). code). En raison d'une autre condition m dicale 294.8 (F06.8) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles les sympt mes caract ristiques d'un trouble mental d une autre condition m dicale qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement pr dominent, mais ne r pondent pas tous les crit res d'un quelconque trouble mental. trouble mental sp cifique attribuable une autre condition m dicale. La cat gorie Autre trouble mental pr cis d une autre condition m dicale est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de communiquer la raison sp cifique pour laquelle la pr sentation ne r pond pas aux crit res d'un trouble mental sp cifique attribuable une autre condition m dicale. Cela se fait en enregistrant le nom du trouble, en ins rant la condition m dicale tiologique sp cifique la place de une autre condition m dicale , suivi de la manifestation symptomatique sp cifique qui ne r pond aux crit res d'aucun trouble mental sp cifique d un autre probl me m dical. De plus, le code de diagnostic de l affection m dicale sp cifique doit tre indiqu imm diatement avant le code de l autre trouble mental sp cifi d une autre affection m dicale. Par exemple, les sympt mes dissociatifs dus des crises partielles complexes seraient cod s et enregistr s sous la forme 345.40. (640,209), crises partielles complexes 294,8 (F06,8) autre trouble mental pr cis d des crises partielles complexes, sympt mes dissociatifs. Un exemple de pr sentation pouvant tre sp cifi e en utilisant la d signation autre sp cifi est le suivant : Sympt mes dissociatifs : cela inclut les sympt mes apparaissant, par exemple, dans le contexte de crises partielles complexes. En raison d'une autre condition m dicale 294.9 (F09) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles les sympt mes caract ristiques d'un trouble mental d une autre condition m dicale qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement pr dominent, mais ne r pondent pas tous les crit res d'un quelconque trouble mental. trouble mental sp cifique d une autre condition m dicale. La cat gorie de trouble mental non pr cis d une autre condition m dicale est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de ne p
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as pr ciser la raison pour laquelle les crit res ne sont pas remplis pour un trouble mental sp cifique d une autre condition m dicale, et comprend les pr sentations pour lesquelles il existe informations insuffisantes pour tablir un diagnostic plus pr cis (par exemple, dans les salles d urgence). Cela se fait en enregistrant le nom du trouble, en ins rant la condition m dicale tiologique sp cifique la place de une autre condition m dicale . De plus, le code de diagnostic de la condition m dicale sp cifique doit tre indiqu imm diatement avant le code du trouble mental non sp cifi d . une autre condition m dicale. Par exemple, les sympt mes dissociatifs dus des crises partielles complexes seraient cod s et enregistr s comme 345,40 (640,209) crises partielles complexes, 294,9 (F069) trouble mental, non pr cis , d des crises partielles complexes. 300,9 (F99) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles des sympt mes caract ristiques d'un trouble mental provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration des activit s sociales et professionnelles. ou d autres domaines importants du fonctionnement pr dominent mais ne r pondent pas tous les crit res d un trouble mental sp cifique. La cat gorie des autres troubles mentaux sp cifi s est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de communiquer la raison sp cifique pour laquelle la pr sentation ne r pond pas aux crit res d'un trouble mental sp cifique. Cela se fait en enregistrant autre trouble mental sp cifi suivi de la raison sp cifique. 300,9 (F99) Cette cat gorie s applique aux pr sentations dans lesquelles pr dominent les sympt mes caract ristiques d un trouble mental qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d autres domaines importants du fonctionnement, mais ne r pondent pas tous les crit res d un trouble mental. La cat gorie des troubles mentaux non pr cis s est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de ne pas pr ciser la raison pour laquelle les crit res ne sont pas remplis pour un trouble mental sp cifique, et comprend les pr sentations pour lesquelles il n'y a pas suffisamment d'informations pour tablir un diagnostic plus sp cifique (par exemple, dans param tres des salles d urgence). MedlCaftiOn-lnduced.MOvem'e' Troubles et autres inconv nients Les troubles du mouvement induits par les m dicaments sont inclus dans la section II en raison de leur importance fr quente dans 1) la prise en charge m dicamenteuse des troubles mentaux ou d'autres conditions m dicales et 2) le diagnostic diff rentiel des troubles mentaux (par exemple, le syndrome anxieux malin). Bien que ces troubles du mouvement soient qualifi s de induits par les m dicaments , il est souvent difficile d tablir la relation causale entre l exposition aux m dicaments et le d veloppement du trouble du mouvement, en particulier parce que certains de ces troubles du mouvement surviennent galement en l absence d exposition aux m dicaments. . Les conditions et probl mes num r s dans ce chapitre ne sont pas des troubles mentaux. Le terme neuroleptique devient obsol te car il met en vidence la propension des m dicaments antipsychotiques provoquer des mouvements anormaux, et il est remplac par le terme antipsychotique dans de nombreux contextes. N anmoins, le terme neuroleptique reste appropri dans ce contexte. Bien que les nouveaux m dicaments antipsychotiques soient moins susceptibles de provoquer certains troubles du mouvement induits par les m dicaments, ces troubles surviennent encore. Les m dicaments neuroleptiques comprennent les agents antipsychotiques dits conventionnels, typiques ou de premi re g n ration (par exemple, la chlorpromazine, l'halop ridol, la fluph nazine) ; agents antipsychotiques atypiques ou de deuxi me g n ration (par ex. clozapine, risp ridone, olanzapine, qu tiapine) ; certains m dicaments bloquant les r cepteurs de la dopamine utilis s dans le traitement de sympt mes tels que les naus es et la gastropar sie (par exemple, prochlorp razine, prom thazine, trim thobenzamide, thi thylp razine, m toclopramide) ; et l'amoxapine, qui est commercialis e comme antid presseur. 332.1 (G21.11) Parkinsonisme induit par les neuroleptiques 332.1 (621.19) Autres parkinsonismes induits par des m dicaments Tremblements parkinsoniens, rigidit musculaire, akin sie (c'est- -dire perte de mouvement ou difficult initier un mouvement) ou bradykin sie (c'est- -dire ralentissement du mouvement) se d veloppant quelques semaines apr s le d but ou l'augmentation de la dose d'un m dicament (par exemple un neuroleptique) ou apr s avoir r duit la posologie d un m dicament utilis pour traiter les sympt mes extrapyramidaux. 333.92 (G21.0) Syndrome malin des neuroleptiques Bien que le syndrome malin des neuroleptiques soit facilement reconnaissable sous sa forme classique, il est souven
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t h t rog ne dans son apparition, sa pr sentation, sa progression et son volution. Les caract ristiques cliniques d crites ci-dessous sont celles consid r es comme les plus importantes pour tablir le diagnostic du syndrome malin des neuroleptiques sur la base de recommandations consensuelles. Les patients ont g n ralement t expos s un antagoniste de la dopamine dans les 72 heures pr c dant l'apparition des sympt mes. L'hyperthermie (> 100,4 F ou > 38,0 C au moins deux reprises, mesur e par voie orale), associ e une transpiration abondante, est une caract ristique distinctive du syndrome malin neuroptique, le distinguant des autres effets secondaires neurologiques des m dicaments antipsychotiques. . Des l vations extr mes de temp rature, refl tant un dysfonctionnement de la thermor gulation centrale, sont plus susceptibles de conforter le diagnostic de syndrome malin des neuroleptiques. La rigidit g n ralis e, d crite comme un tuyau en plomb dans sa forme la plus grave et g n ralement insensible aux agents antiparkinsoniens, est une caract ristique cardinale du trouble et peut tre associ e d'autres sympt mes neurologiques (par exemple, tremblements, sialorrh e, akin sie, dystonie, trismus, myoclonies). , dysarthrie, dysphagie, rhabdomyolyse). Une l vation de la cr atine kinase d'au moins quatre fois la limite sup rieure de la normale est fr quemment observ e. Les changements de l' tat mental, caract ris s par un d lire ou une alt ration de la conscience allant de la stupeur au coma, sont souvent un signe pr coce. Les personnes affect es peuvent para tre alertes mais tourdies et insensibles, ce qui correspond une stupeur catatonique. L'activation et l'instabilit autonomes se manifestant par une tachycardie (taux > 25 % au-dessus de la valeur initiale), une transpiration, une l vation de la pression art rielle (changement systolique de 225 mmHg dans les 24 heures), une incontinence urinaire et une p leur peuvent tre observ es tout moment mais fournissent un indice pr coce. au diagnostic. La tachypn e (taux > 50 /o au-dessus de la ligne de base) est fr quente et une d tresse respiratoire, r sultant d'une acidose m tabolique, d'un hyperm tabolisme, d'une restriction de la paroi thoracique, d'une pneumonie par aspiration ou d'une embolie pulmonaire, peut survenir et conduire un arr t respiratoire soudain. Un bilan, y compris des analyses de laboratoire, pour exclure d'autres tiologies ou complications infectieuses, toxiques, m taboliques et neuropsychiatriques est essentiel (voir la section Diagnostic diff rentiel plus loin dans cette discussion). Bien que plusieurs anomalies biologiques soient associ es au syndrome malin des neuroleptiques, aucune anomalie n est sp cifique au diagnostic. Les personnes atteintes du syndrome malin des neuroleptiques peuvent pr senter une leucocytose, une acidose m tabolique, une hypoxie, une diminution des concentrations s riques de fer et une l vation des enzymes musculaires s riques et des cat cholamines. Les r sultats de l analyse du liquide c phalorachidien et des tudes de neuroimagerie sont g n ralement normaux, tandis que l lectroenc phalographie montre un ralentissement g n ralis . Les r sultats de l'autopsie des cas mortels ont t non sp cifiques et variables, en fonction des complications. taux de 0,01 % 0,02 % chez les individus trait s par antipsychotiques. La progression temporelle des signes et sympt mes fournit des indices importants pour le diagnostic et le pronostic du syndrome malin des neuroleptiques. L'alt ration de l' tat mental et d'autres signes neurologiques pr c dent g n ralement les signes syst miques. L'apparition des sympt mes varie de quelques heures quelques jours apr s le d but du traitement. Certains cas se d veloppent en 24 heures apr s le d but du traitement, la plupart au cours de la premi re semaine et pratiquement tous les cas dans les 30 jours. Une fois le syndrome diagnostiqu et les antipsychotiques oraux arr t s, le syndrome malin des neuroleptiques est auto-limit dans la plupart des cas. Le temps de r cup ration moyen apr s l'arr t du traitement est de 7 10 jours, la plupart des individus se r tablissant en une semaine et presque tous en 30 jours. La dur e peut tre prolong e lorsque des antipsychotiques action prolong e sont impliqu s. Des cas d'individus chez lesquels des signes neurologiques r siduels ont persist pendant des semaines apr s la r solution des sympt mes hyperm taboliques aigus ont t signal s. La r solution totale des sympt mes peut tre obtenue dans la plupart des cas de syndrome malin des neuroleptiques ; cependant, des taux de mortalit de 10 20 % ont t rapport s lorsque le trouble n'est pas reconnu. Bien que de nombreuses personnes ne subissent pas de r cidive du syndrome malin des neuroleptiques lorsqu'elles re oivent nouveau un traitement antipsychotique, certaines le font, en particulier lorsque les antipsychotiques sont r instaur s peu apr s un piso
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de. Le syndrome malin des neuroleptiques constitue un risque potentiel chez tout individu apr s l'administration d'un m dicament antipsychotique. Elle n'est sp cifique aucun diagnostic neuropsychiatrique et peut survenir chez des personnes sans trouble mental diagnostiquable qui re oivent des antagonistes dopaminergiques. Les facteurs cliniques, syst miques et m taboliques associ s un risque accru de syndrome malin des neuroleptiques comprennent l'agitation, l' puisement, la d shydratation et la carence en fer. Un pisode ant rieur associ aux antipsychotiques a t d crit dans 15 20 % des cas index, sugg rant une vuln rabilit sous-jacente chez certains patients ; cependant, les d couvertes g n tiques bas es sur les polymorphismes des r cepteurs des neurotransmetteurs n'ont pas t reproduites de mani re coh rente. Presque tous les antagonistes de la dopamine ont t associ s au syndrome malin des neuroleptiques, bien que les antipsychotiques de forte puissance pr sentent un risque plus lev que les agents de faible puissance et les nouveaux antipsychotiques atypiques. Des formes partielles ou plus l g res peuvent tre associ es aux nouveaux antipsychotiques, mais la gravit du syndrome malin des neuroleptiques varie m me avec les m dicaments plus anciens. Les antagonistes de la dopamine utilis s en milieu m dical (par exemple, le m toclopramide, la prochlorp razine) ont galement t impliqu s. Les voies d'administration parent rale, les taux de titration rapides et les doses totales de m dicament plus lev es ont t associ es un risque accru ; cependant, le syndrome malin des neuroleptiques survient g n ralement dans la plage posologique th rapeutique des antipsychotiques. ou des conditions m dicales, y compris les infections du syst me nerveux central, les maladies inflammatoires ou auto-immunes, l' tat de mal pileptique, les l sions structurelles sous-corticales et les conditions syst miques (par exemple, ph ochromocytome, thyr otoxicose, t tanos, coup de chaleur). r sultant de l utilisation d autres substances ou m dicaments, comme le syndrome s rotoninergique ; syndrome d'hyperthermie parkinsonienne cons cutif l'arr t brusque de l'agth sie dopaminergique ; hyperthermie associ e l'abus de stimulants et d'hallucinog nes ; et empoisonnement l'atropine par les anticholinergiques. Dans de rares cas, les personnes atteintes de schizophr nie ou de troubles de l'humeur peuvent pr senter une catatonie maligne, qui peut tre impossible distinguer du syndrome malin des neuroleptiques. Certains chercheurs consid rent le syndrome malin des neuroleptiques comme une forme de catatonie maligne d'origine m dicamenteuse. 333,72 (624,02) Dystonie aigu d origine m dicamenteuse Contraction anormale et prolong e des muscles des yeux (crise oculogyrique), de la t te, du cou (torticolis ou r trocollis), des membres ou du tronc se d veloppant quelques jours apr s le d but ou l'augmentation de la posologie d'un m dicament (comme un neuroleptique) ou apr s r duire la dose d'un m dicament utilis pour traiter les sympt mes extrapyramidaux. 333,99 (G25.71) Akathisie aigu induite par des m dicaments Plaintes subjectives d'agitation, souvent accompagn es de mouvements excessifs observ s (par exemple, mouvements agit s des jambes, balancement d'un pied l'autre, marche rapide, incapacit rester assis ou debout), se d veloppant quelques semaines apr s le d but ou l'augmentation de la dose de un m dicament (comme un neuroleptique) ou apr s avoir r duit la posologie d un m dicament utilis pour traiter les sympt mes extrapyramidaux. 333,85 (624,01) Dyskin sie tardive de la langue, du bas du visage, de la m choire et des extr mit s (mais impliquant parfois les muscles pharyng s, diaphragmatiques ou du tronc) se d veloppant en association avec l'utilisation d'un m dicament neuroleptique pendant au moins quelques mois. Les sympt mes peuvent appara tre apr s une p riode de prise de m dicaments plus courte chez les personnes g es. Chez certains patients, des mouvements de ce type peuvent appara tre apr s l arr t, ou apr s un changement ou une r duction de la posologie des m dicaments neuroleptiques, auquel cas la condition est appel e sevrage neuroleptique dyskin sie mergente. tant donn que la dyskin sie r sultant du sevrage est g n ralement limit e dans le temps, durant moins de 4 8 semaines, la dyskin sie qui persiste au-del de cette fen tre est consid r e comme une dyskin sie tardive. 333,72 (624,09) Dystonie tardive 333,99 (G25,71) Akathisie tardive Syndrome tardif impliquant d'autres types de troubles du mouvement, comme la dystonie ou l'akathisie, qui se distinguent par leur apparition tardive au cours du traitement et leur persistance potentielle pendant des mois, voire des ann es, m me en cas d'arr t des neuroleptiques ou de r duction de la posologie. 333,1 (625,1) Tremblements posturaux induits par les m dicaments Tremblements fins (g n ralement compris entre 8 et 12 Hz) survenant l
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ors des tentatives de maintien d'une posture et se d veloppant en association avec l'utilisation de m dicaments (par ex. lithium, antid presseurs, valproate). Ce tremblement est tr s similaire aux tremblements observ s avec l anxi t , la caf ine et d autres stimulants. 333,99 (625,79) Autres troubles du mouvement induits par les m dicaments Cette cat gorie concerne les troubles du mouvement induits par les m dicaments qui ne sont couverts par aucun des troubles sp cifiques num r s ci-dessus. Les exemples incluent 1) des pr sentations ressemblant au syndrome malin des neuroleptiques associ es des m dicaments autres que les neuroleptiques et 2) d'autres affections tardives induites par les m dicaments. 995.29 (T43.205A) Rencontre initiale 995.29 (T 43.205D) Rencontre ult rieure 995.29 (T 43.2053) S quelles Le syndrome d'arr t des antid presseurs est un ensemble de sympt mes pouvant survenir apr s l'arr t brutal (ou une r duction marqu e de la dose) d'un antid presseur pris en continu pendant au moins 1 mois. Les sympt mes commencent g n ralement dans les 2 4 jours et incluent g n ralement des manifestations sensorielles, somatiques et cognitives- motionnelles sp cifiques. Les sympt mes sensoriels et somatiques fr quemment signal s comprennent des clairs lumineux, des sensations de choc lectrique , des naus es et une hyperr activit aux bruits ou aux lumi res. Une anxi t non sp cifique et des sentiments de terreur peuvent galement tre signal s. Les sympt mes sont att nu s en reprenant le m me m dicament ou en commen ant un autre m dicament ayant un m canisme d'action similaire. Par exemple, les sympt mes d'arr t apr s l'arr t d'un inhibiteur de la recapture de la s rotonine et de la noradr naline peuvent tre att nu s en commen ant un antid presseur tricyclique. Pour tre qualifi s de syndrome d'arr t des antid presseurs, les sympt mes ne doivent pas tre pr sents avant la r duction de la dose d'antid presseur et ne sont pas mieux expliqu s par un autre trouble mental (par exemple, pisode maniaque ou hypomaniaque, intoxication une substance, sevrage d'une substance, trouble des sympt mes somatiques). Des sympt mes d'arr t du traitement peuvent survenir apr s un traitement par des antid presseurs tricycliques (par exemple, l'imipramine, l'amitriptyline, la d sipramine), des inhibiteurs de la recapture de la s rotonine (par exemple, la fluox tine, la parox tine, la sertraline) et des inhibiteurs de la monoamine oxydase (par exemple, la ph nelzine, la s l giline, la pargyline). L'incidence de ce syndrome d pend de la posologie et de la demi-vie du m dicament pris, ainsi que de la vitesse laquelle le m dicament est diminu . Les m dicaments action br ve qui sont arr t s brusquement plut t que progressivement r duits peuvent pr senter le plus grand risque. La parox tine, un inhibiteur s lectif de la recapture de la s rotonine (ISRS) courte dur e d'action, est l'agent le plus souvent associ aux sympt mes de sevrage, mais de tels sympt mes surviennent avec tous les types d'antid presseurs. Contrairement aux syndromes de sevrage associ s aux opio des, l alcool et d autres substances abusives, le syndrome d arr t des antid presseurs ne pr sente aucun sympt me pathognomonique. Au lieu de cela, les sympt mes ont tendance tre vagues et variables et commencent g n ralement 2 4 jours apr s la derni re dose de l'antid presseur. Pour les ISRS (par exemple, la parox tine), des sympt mes tels que des tourdissements, des bourdonnements d'oreilles, des chocs lectriques dans la t te , une incapacit dormir et une anxi t aigu sont d crits. L'utilisation d'antid presseurs avant l'arr t ne doit pas avoir entra n d'hypomanie ou d'euphorie (c'est- -dire qu'il faut tre s r que le syndrome d'arr t n'est pas le r sultat de fluctuations de la stabilit de l'humeur associ es au traitement pr c dent). Le syndrome d'arr t des antid presseurs repose uniquement sur des facteurs pharmacologiques et n'est pas li aux effets renfor ants d'un antid presseur. De plus, dans le cas d'une augmentation des stimulants d'un antid presseur, l'arr t brutal d'un antid presseur peut entra ner des sympt mes de sevrage des stimulants (voir Sevrage des stimulants dans le chapitre Li s la substance et sympt mes de sevrage). Troubles addictifs ) plut t que le syndrome d arr t des antid presseurs d crit ici. La pr valence du syndrome d arr t des antid presseurs est inconnue, mais on pense qu elle varie en fonction de la posologie avant l arr t, de la demi-vie et de l affinit de liaison au r cepteur du m dicament, et ventuellement du taux de m tabolisme g n tiquement influenc de l individu pour ce m dicament. En raison du manque d' tudes longitudinales, on sait peu de choses sur l' volution clinique du syndrome d'arr t des antid presseurs. Les sympt mes semblent s'att nuer avec le temps avec des r ductions de dose tr s progressives. Apr s un pisode, certaines personnes peuvent pr f rer reprendre le t
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raitement ind finiment si elles sont tol r es. Le diagnostic diff rentiel du syndrome d'arr t des antid presseurs comprend les troubles anxieux et d pressifs, les troubles li s l'usage de substances et la tol rance aux m dicaments. Troubles anxieux et d pressifs. Les sympt mes d'arr t ressemblent souvent aux sympt mes d'un trouble anxieux persistant ou au retour des sympt mes somatiques de la d pression pour lesquels le m dicament a t initialement administr . Troubles li s l usage de substances. Le syndrome d'arr t des antid presseurs diff re des sous-fects. La posologie du m dicament n a g n ralement pas t augment e sans l autorisation du clinicien, et l individu n a g n ralement pas recours un comportement de recherche de drogue pour obtenir des m dicaments suppl mentaires. Les crit res d un trouble li l usage de substances ne sont pas remplis. Tol rance aux m dicaments. Les sympt mes de tol rance et d'arr t peuvent survenir comme une r ponse physiologique normale l'arr t du m dicament apr s une dur e d'exposition prolong e. La plupart des cas de tol rance aux m dicaments peuvent tre g r s gr ce une diminution soigneusement contr l e. G n ralement, l'individu a d'abord commenc prendre des m dicaments pour un trouble d pressif majeur ; les sympt mes d'origine peuvent r appara tre pendant le syndrome de sevrage. Autres effets ind sirables des m dicaments 995.20 (T 50.905A) Rencontre initiale 995.20 (T 50.905D) Rencontre ult rieure 995.20 (T 50.9058) S quelles Cette cat gorie est disponible pour une utilisation facultative par les cliniciens afin de coder les effets secondaires des m dicaments (autres que sympt mes de mouvement) lorsque ces effets ind sirables deviennent l objet principal de l attention clinique. Les exemples incluent l hypotension s v re, les arythmies cardiaques et le priapisme. un centre d'attention clinique Cette discussion couvre d autres conditions et probl mes qui peuvent faire l objet d une attention clinique ou qui peuvent autrement affecter le diagnostic, l volution, le pronostic ou le traitement du trouble mental d un patient. Ces conditions sont pr sent es avec leurs codes correspondants de la CIM-9-CM (g n ralement des codes V) et de la ICD-10-CM (g n ralement des codes Z). Une condition ou un probl me dans ce chapitre peut tre cod s il constitue une raison pour la visite en cours ou aide expliquer la n cessit d un test, d une proc dure ou d un traitement. Les conditions et probl mes mentionn s dans ce chapitre peuvent galement tre inclus dans le dossier m dical en tant qu informations utiles sur les circonstances pouvant affecter les soins du patient, quelle que soit leur pertinence pour la visite en cours. Les conditions et probl mes num r s dans ce chapitre ne sont pas des troubles mentaux. Leur inclusion dans le DSM-5 vise attirer l'attention sur l'ampleur des probl mes suppl mentaires qui peuvent tre rencontr s dans la pratique clinique de routine et fournir une liste syst matique qui peut tre utile aux cliniciens pour documenter ces probl mes. Les relations cl s, en particulier les relations intimes entre partenaires adultes et les relations parent/tuteur-enfant, ont un impact significatif sur la sant des individus dans ces relations. Ces relations peuvent tre favorables et protectrices pour la sant , neutres ou pr judiciables aux r sultats en mati re de sant . l extr me, ces relations troites peuvent tre associ es des mauvais traitements ou des n gligences, ce qui a des cons quences m dicales et psychologiques importantes pour la personne concern e. Un probl me relationnel peut attirer l attention clinique soit comme raison pour laquelle l individu recherche des soins de sant , soit comme un probl me qui affecte l volution, le pronostic ou le traitement du trouble mental ou autre trouble m dical de l individu. Probl mes li s l' ducation familiale V61.20 (Z62.820) Probl me relationnel parent-enfant Pour cette cat gorie, le terme parent est utilis pour d signer l un des principaux tuteurs de l enfant, qui peut tre un parent biologique, adoptif ou adoptif ou un autre parent (comme un grand-parent) qui remplit un r le parental pour l enfant. Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque l'attention clinique se concentre principalement sur la qualit de la relation parent-enfant ou lorsque la qualit de la relation parent-enfant affecte l' volution, le pronostic ou le traitement d'un trouble mental ou autre trouble m dical. G n ralement, le probl me relationnel parent-enfant est associ un fonctionnement alt r dans les domaines comportemental, cognitif ou affectif. Des exemples de probl mes de comportement comprennent un contr le parental, une supervision et une implication inad quats aupr s de l'enfant ; surprotection parentale; pression parentale excessive; des disputes qui d g n rent en menaces de violence physique ; et l' vitement sans r solution des probl mes. Les probl mes cognitifs peuvent inclure des attri
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butions n gatives des intentions de l autre, une hostilit envers l autre ou un bouc missaire son gard et des sentiments d loignement injustifi s. Les probl mes affectifs peuvent inclure des sentiments de tristesse, d apathie ou de col re l gard de l autre personne dans la relation. Les cliniciens doivent prendre en compte les besoins de d veloppement de l'enfant et le contexte culturel. 716 Autres affections pouvant faire l'objet d'une attention clinique V61.8 (262.891) Probl me relationnel entre fr res et s urs Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque l attention clinique est ax e sur un mod le d interaction entre fr res et s urs associ une d ficience significative du fonctionnement individuel ou familial ou au d veloppement de sympt mes chez un ou plusieurs des fr res et s urs, ou lorsqu un probl me relationnel entre fr res et s urs. affecte le cours, pronostic ou traitement d un trouble mental ou autre trouble m dical d un fr re ou d une s ur. Cette cat gorie peut tre utilis e aussi bien pour les enfants que pour les adultes si l'accent est mis sur la relation fraternelle. Dans ce contexte, les fr res et s urs comprennent les fr res et s urs complets, demi-s urs, par alliance, adoptifs et adoptifs. V61.8 (262.29) ducation loin des parents Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque l attention clinique principale porte sur des questions concernant un enfant lev loin de ses parents ou lorsque cette ducation s par e affecte l volution, le pronostic ou le traitement d un trouble mental ou autre trouble m dical. L'enfant peut tre un enfant plac sous la garde de l' tat et plac dans une famille d'accueil ou une famille d'accueil. Il peut galement s agir d un enfant qui vit au domicile d un parent non parental ou chez des amis, mais dont le placement hors du foyer n est ni mandat ni sanctionn par les tribunaux. Les probl mes li s un enfant vivant dans un foyer de groupe ou un orphelinat sont galement inclus. Cette cat gorie exclut les probl mes li s aux enfants V60.6 (Z593) dans les internats. V61.29 (262.898) Enfant affect par une d tresse relationnelle parentale Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque l attention clinique est ax e sur les effets n gatifs de la discorde dans la relation parentale (par exemple, niveaux lev s de conflit, de d tresse ou de d nigrement) sur un enfant de la famille, y compris les effets sur les troubles mentaux ou autres troubles m dicaux de l enfant. Autres probl mes li s au groupe de support principal V61.10 (263.0) D tresse relationnelle avec le conjoint ou le partenaire intime Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque l objectif principal du contact clinique est d aborder la qualit de la relation intime (conjoint ou partenaire) ou lorsque la qualit de cette relation affecte l volution, le pronostic ou le traitement d un probl me mental ou autre. trouble m dical. Les partenaires peuvent tre du m me sexe ou de sexes diff rents. G n ralement, la d tresse relationnelle est associ e un fonctionnement alt r dans les domaines comportementaux, cognitifs ou affectifs. Des exemples de probl mes de comportement comprennent les difficult s de r solution de conflits, le retrait et l implication excessive. Les probl mes cognitifs peuvent se manifester par une attribution n gative chronique des intentions de l autre ou par un rejet des comportements positifs du partenaire. Les probl mes affectifs incluent la tristesse chronique, l apathie et/ou la col re l gard de l autre partenaire. Remarque : Cette cat gorie exclut les rencontres cliniques pour les services de sant mentale V61.1x (Z69.1x) pour les probl mes de violence conjugale ou entre partenaires et le conseil sexuel V65.49 (270.9). V61.03 (263.5) Dislocation de la famille par s paration ou divorce Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque les partenaires d'un couple intime d'adultes vivent s par s en raison de probl mes relationnels ou sont en instance de divorce. V61.8 (263.8) Niveau d' motion exprim lev au sein de la famille L motion exprim e est un concept utilis comme mesure qualitative de la quantit d motion en particulier l hostilit , l implication motionnelle excessive et les critiques adress es un membre de la famille qui est un patient identifi manifest e dans l environnement familial. tre utilis lorsque le niveau lev d' motion exprim e par une famille fait l'objet d'une attention clinique ou affecte l' volution, le pronostic ou le traitement du trouble mental ou autre trouble m dical d'un membre de la famille. V62.82 (263.4) Deuil simple Cette cat gorie peut tre utilis e lorsque l attention clinique est centr e sur une r action normale au d c s d un tre cher. un. Dans le cadre de leur r action une telle perte, certaines personnes en deuil pr sentent des sympt mes caract ristiques d'un pisode d pressif majeur, par exemple se sentir Autres affections pouvant faire l'objet d'une attention clinique 717 tristesse et sympt mes associ s tels que
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l'insonmie, le manque d'app tit et la perte de poids. L'individu perturb consid re g n ralement son humeur d pressive comme normale , bien qu'il puisse demander l'aide d'un professionnel pour soulager les sympt mes associ s tels que l'insomnie ou l'anorexie. La dur e et l expression du deuil normal varient consid rablement entre diff rents groupes culturels. Des indications suppl mentaires pour distinguer le deuil d un pisode d pressif majeur sont fournies dans les crit res d un pisode d pressif majeur. La maltraitance par un membre de la famille (par exemple, soignant, partenaire adulte intime) ou par une personne non apparent e peut faire l'objet d'une attention clinique actuelle, ou une telle maltraitance peut tre un facteur important dans l' valuation et le traitement des patients souffrant de troubles mentaux ou d'autres troubles m dicaux. . En raison des implications juridiques de la maltraitance et de la n gligence, il convient de faire preuve de prudence lors de l' valuation de ces conditions et de l'attribution de ces codes. Avoir des ant c dents de maltraitance ou de n gligence peut influencer le diagnostic et la r ponse au traitement dans un certain nombre de troubles mentaux, et peut galement tre not avec le diagnostic. Pour les cat gories suivantes, en plus des listes d' v nements confirm s ou suspect s d'abus ou de n gligence, d'autres codes sont fournis utiliser si la rencontre clinique en cours vise fournir des services de sant mentale la victime ou l'auteur de l'abus ou de la n gligence. n gliger. Un code distinct est galement pr vu pour d signer des ant c dents de maltraitance ou de n gligence. Pour les codes T uniquement, le 7 me caract re doit tre cod comme suit : A (premi re rencontre) utiliser pendant que le patient re oit un traitement actif pour la maladie (par exemple, traitement chirurgical, rencontre aux urgences, valuation). D (rencontre ult rieure) : utiliser pour les rencontres apr s que le patient a re u un traitement actif pour sa pathologie et lorsqu'il re oit des soins de routine pour sa pathologie pendant la phase de gu rison ou de r cup ration (par exemple, changement ou retrait du pl tre, retrait d'un pl tre externe). ou dispositif de fixation interne, ajustement des m dicaments, autres soins et visites de suivi). La violence physique envers les enfants est une blessure physique non accidentelle inflig e un enfant allant de contusions mineures de graves fractures, voire la mort r sultant de coups de poing, de coups, de coups de pied, de morsures, de secousses, de lancers, de coups de couteau, d' touffement, de coups (avec une main, un b ton, sangle ou autre objet), une br lure ou toute autre m thode inflig e par un parent, un tuteur ou toute autre personne responsable de l'enfant. Une telle blessure est consid r e comme un abus, que la personne qui s'occupe de l'enfant ait ou non eu l'intention de blesser l'enfant. La discipline physique, comme la fess e ou le canotage, n'est pas consid r e comme un abus dans la mesure o elle est raisonnable et ne cause aucune blessure corporelle l'enfant. Violence physique envers les enfants, confirm e 995.54 (T74.12XA) Rencontre initiale 995.54 (T74.12XD) Rencontre ult rieure Violence physique soup onn e sur un enfant 995,54 (T76.12XA) Rencontre initiale 995,54 (T76.12XD) Rencontre ult rieure 718 Autres affections pouvant faire l'objet d'une attention clinique Autres circonstances li es la violence physique envers les enfants V61 .21 (269.010) Rencontre pour services de sant mentale pour victime de maltraitance par un parent V61.21 (269.020) Rencontre pour services de sant mentale pour victime d'enfant non parental V15.41 (262.810) Ant c dents personnels (ant c dents) de violence physique dans l'enfance V61 .22 (269.011) Rencontre pour les services de sant mentale pour l'auteur d'un enfant parental V62.83 (269.021) Rencontre pour les services de sant mentale pour l'auteur d'un enfant non parental L abus sexuel sur enfant englobe tout acte sexuel impliquant un enfant et destin procurer une gratification sexuelle un parent, un tuteur ou toute autre personne responsable de l enfant. L abus sexuel comprend des activit s telles que les caresses sur les organes g nitaux d un enfant, la p n tration, l inceste, le viol, la sodomie et l outrage la pudeur. L abus sexuel comprend galement l exploitation sans contact d un enfant par un parent ou un tuteur par exemple, forcer, tromper, inciter, menacer ou faire pression sur un enfant pour qu il participe des actes destin s la gratification sexuelle d autrui, sans contact physique direct entre l enfant et l agresseur. Abus sexuel sur enfant, confirm 995,53 (T 74.22XA) Rencontre initiale 995,53 (T 74.22XD) Rencontre ult rieure Abus sexuel sur enfant, soup onn 995,53 (T76.22XA) Rencontre initiale 995,53 (T76.22XD) Rencontre ult rieure Autres circonstances li es l abus sexuel sur enfant V61.21 (269.010) Rencontre p
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our les services de sant mentale pour les victimes d'abus sexuels sur enfants V61.21 (269.020) Rencontre pour les services de sant mentale pour les victimes d'enfants non parentaux V15.41 (262.810) Ant c dents personnels (ant c dents) d'abus sexuels dans l'enfance V61.22 (269.011) Rencontre pour services de sant mentale pour auteur de violences sur enfant parental V62.83 (269.021) Rencontre pour services de sant mentale pour auteur de violences sur enfant non parental La n gligence envers les enfants est d finie comme tout acte ou omission flagrant, confirm ou soup onn , de la part d un parent ou d un autre tuteur d un enfant, qui prive l enfant des besoins fondamentaux adapt s son ge et entra ne ainsi, ou a un potentiel raisonnable d entra ner, un pr judice physique ou psychologique pour l enfant. La n gligence envers les enfants englobe l'abandon ; manque de supervision appropri e; incapacit r pondre aux besoins motionnels ou psychologiques n cessaires ; et l incapacit de fournir l ducation, les soins m dicaux, la nourriture, le logement et/ou les v tements n cessaires. N gligence envers les enfants, confirm e 995,52 (T74.02XA) Rencontre initiale 995,52 (T74.02XD) Rencontre ult rieure Autres affections pouvant faire l'objet d'une attention clinique 719 N gligence envers les enfants, soup onn e 995.52 (T 76.02") Rencontre initiale 995.52 (T76.02XD) Rencontre ult rieure Autres circonstances li es la n gligence envers les enfants V61.21 (269.010) Rencontre pour les services de sant mentale pour les victimes de n gligence envers les enfants par V61.21 (269.020) Rencontre pour les services de sant mentale pour les victimes d'enfants non parentaux V1 5.42 (262.81 2) Ant c dents personnels (ant c dents) de n gligence dans l'enfance V61.22 (269.011) Rencontre pour les services de sant mentale pour l'auteur d'un enfant parental V62.83 (269.021) Rencontre pour services de sant mentale pour auteur de violences non parentales La violence psychologique envers les enfants d signe des actes verbaux ou symboliques non accidentels de la part d un parent ou d un tuteur qui entra nent, ou sont susceptibles raisonnablement d entra ner, un pr judice psychologique important pour l enfant. (Les actes de violence physique et sexuelle ne sont pas inclus dans cette cat gorie.) Des exemples de violence psychologique envers un enfant comprennent le r primande, le d nigrement ou l'humiliation de l'enfant ; menacer l'enfant; nuire/abandonner ou indiquer que l'agresseur pr sum nuira/abandonnera des personnes ou des choses qui tiennent l'enfant ; confiner l'enfant (par exemple en attachant les bras ou les jambes d'un enfant ensemble ou en l'attachant un meuble ou un autre objet, ou en confinant un enfant dans un petit espace clos [par exemple, un placard]); le fait de faire de l'enfant un bouc missaire flagrant ; contraindre l enfant s infliger de la douleur ; et discipliner l'enfant de mani re excessive (c'est- -dire une fr quence ou une dur e extr mement lev e, m me si ce n'est pas un niveau de violence physique) par des moyens physiques ou non physiques. Violence psychologique envers les enfants, confirm e 995.51 (T74.32XA) Rencontre initiale 995.51 (T74.32XD) Rencontre ult rieure Violence psychologique envers un enfant, soup onn 995.51 (T76.32XA) Rencontre initiale 995.51 (T76.32XD) Rencontre ult rieure Autres circonstances li es la maltraitance psychologique envers les enfants V61 .21 (269.010) Rencontre pour services de sant mentale pour victime d'enfant psychologique V61.21 (269.020) Rencontre pour services de sant mentale pour victime d'enfant non parent V15.42 (262.811) Ant c dents personnels (ant c dents) de violence psychologique dans l'enfance V61 .22 (269.011) Rencontre pour les services de sant mentale pour l'auteur d'un enfant parental V62.83 (269.021) Rencontre pour des services de sant mentale pour l'auteur d'actes non parentaux 720 Autres conditions pouvant faire l'objet d'une attention clinique Violence physique du conjoint ou du partenaire Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque des actes de force physique non accidentels qui entra nent, ou ont un potentiel raisonnable d entra ner, un pr judice physique un partenaire intime ou qui suscitent une peur importante chez le partenaire se sont produits au cours de l ann e coul e. Les actes de force physique non accidentels comprennent les bousculades, les gifles, les cheveux tirer, pincer, retenir, secouer, lancer, mordre, donner des coups de pied, frapper avec le poing ou un objet, br ler, empoisonner, appliquer une force sur la gorge, couper l'arriv e d'air, maintenir la t te sous l'eau et utiliser une arme. Sont exclus les actes visant se prot ger physiquement ou prot ger son partenaire. Violence conjugale ou partenaire, physique, confirm e 995.81 (T74.11XA) Rencontre initiale 995.81 (T 74.1 1 XD) Rencontre ult rieure Violence conjugale ou partenaire, physique, soup onn e 995,81 (T 76,1 1 XA) Rencontr
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e initiale 995,81 (T 76,1 1 XD) Rencontre ult rieure Autres circonstances li es la violence physique du conjoint ou du partenaire V61.11 (269.11) Rencontre pour les services de sant mentale pour Victime de violence conjugale ou conjugale, physique V15.41 (291 .410) Ant c dents personnels (ant c dents) de violence conjugale ou conjugale, physique V61.12 (269.12) Rencontre pour services de sant mentale pour auteur de violence conjugale ou conjugale, physique Violence conjugale ou partenaire, sexuelle Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque des actes sexuels forc s ou contraints avec un partenaire intime ont eu lieu au cours de l'ann e coul e. La violence sexuelle peut impliquer le recours la force physique ou la coercition psychologique pour contraindre le partenaire se livrer un acte sexuel contre sa volont , que l'acte soit achev ou non. Sont galement inclus dans cette cat gorie les actes sexuels avec un partenaire intime incapable de consentir. Violence du conjoint ou du partenaire, sexuelle, confirm e 995,83 (T7 4,21 XA) Rencontre initiale 995,83 (T7 4,21 XD) Rencontre ult rieure Violence sexuelle du conjoint ou du partenaire, soup onn e 995,83 (17 6,21 XA) Rencontre initiale 995,83 (T7 6,21 XD) Rencontre ult rieure Autres circonstances li es la violence conjugale ou partenaire, sexuelle V61.11 (269.81) Rencontre pour les services de sant mentale pour les victimes de violence conjugale ou conjugale, sexuelle V15.41 (291.410) Ant c dents personnels (ant c dents) de violence conjugale ou conjugale, sexuelle V61.12 (269.12) Rencontre pour les services de sant mentale pour l'auteur de violence conjugale ou conjugale, sexuelle Autres conditions pouvant faire l'objet d'une attention clinique 721 La n gligence du partenaire est tout acte ou omission flagrant au cours de la derni re ann e par un partenaire qui prive un partenaire d pendant de ses besoins fondamentaux et entra ne ainsi, ou a un potentiel raisonnable d'entra ner, un pr judice physique ou psychologique pour le partenaire d pendant. Cette cat gorie est utilis e dans le contexte de relations dans lesquelles un partenaire est extr mement d pendant de l'autre partenaire pour les soins ou l'aide dans les activit s quotidiennes ordinaires - par exemple, un partenaire incapable de prendre soin de lui-m me en raison de probl mes physiques, psychologiques/ limitations intellectuelles ou culturelles (par exemple, incapacit communiquer avec les autres et g rer les activit s quotidiennes en raison de la vie dans une culture trang re). N gligence du conjoint ou du partenaire, confirm e 995,85 (T 74.01 XA) Rencontre initiale 995,85 (T 74.01 XD) Rencontre ult rieure N gligence du conjoint ou du partenaire, soup onn e 995,85 (T7 6,01 XA) Rencontre initiale 995,85 (T 76,01 XD) Rencontre ult rieure Autres circonstances li es la n gligence du conjoint ou du partenaire V61.11 (269.11) Rencontre pour services de sant mentale pour victime de conjoint ou partenaire V15.42 (291 .412) Ant c dents personnels (ant c dents) de n gligence du conjoint ou partenaire V61.12 (269.12) Rencontre pour services de sant mentale pour l'agresseur du conjoint ou Abus envers le conjoint ou le partenaire, partenaire psychologique qui entra ne, ou a un potentiel raisonnable d'entra ner, un pr judice important l'autre partenaire. Cette cat gorie doit tre utilis e lorsqu'un tel abus psychologique a eu lieu au cours de l'ann e coul e. Les actes de violence psychologique comprennent le fait de r primander ou d'humilier la victime ; entre- agresser la victime ; restreindre la capacit de la victime d aller et venir librement ; entraver l acc s de la victime une assistance (par exemple, forces de l ordre, ressources juridiques, protectrices ou m dicales) ; menacer la victime de violences physiques ou d'agression sexuelle ; nuire ou menacer de nuire des personnes ou des choses qui tiennent la victime ; restriction injustifi e de l acc s de la victime aux ressources conomiques ou de leur utilisation ; isoler la victime de sa famille, de ses amis ou des ressources de soutien social ; traquer la victime; et essayer de faire croire la victime qu'elle est folle. Violence psychologique envers le conjoint ou le partenaire, confirm e 995.82 (T74.31XA) Rencontre initiale 995.82 (T74.31XD) Rencontre ult rieure Violence envers le conjoint ou le partenaire, psychologique, soup onn e 995,82 (T7 6,31 XA) Rencontre initiale 995,82 (T7 6,31 XD) Rencontre ult rieure Autres circonstances li es la violence conjugale ou partenaire, psychologique V61.11 (269.11) Rencontre pour des services de sant mentale pour la victime du conjoint ou partenaire 722 Autres affections pouvant faire l'objet d'une attention clinique V15.42 (291,41 1) Ant c dents personnels (ant c dents) de violence psychologique envers le conjoint ou le partenaire V61 .12 (269.12) Rencontre pour des services de sant mentale pour l'agresseur du conjoint ou d'une partie qui n'est pas u
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n partenaire intime. De tels mauvais traitements peuvent impliquer des actes de violence physique, sexuelle ou motionnelle. Des exemples de maltraitance chez les adultes comprennent les actes de force physique non accidentels (par exemple, pousser/bousculer, gratter, gifler, lancer quelque chose qui pourrait blesser, donner des coups de poing, mordre) qui ont entra n ou ont un potentiel raisonnable d'entra ner un pr judice physique ou susceptible de causer un pr judice psychologique (par exemple, r primander ou humilier la personne; interroger la personne; restreindre la capacit de la personne d'aller et venir librement; entraver l'acc s de la personne de l'aide; menacer la personne; nuire ou menacer de nuire les personnes ou les choses qui tiennent la personne ; restreindre l'acc s de la personne aux ressources conomiques ou l'utiliser ; l'isoler de sa famille, de ses amis ou des ressources de soutien social ; essayer de faire croire la personne qu'elle est folle). Sont exclus les actes visant se prot ger physiquement ou prot ger autrui. Violence physique l' gard d'un adulte par un autre conjoint ou un autre partenaire, confirm e 995,81 (T 74,1 1 XA) Rencontre initiale 995,81 (T 74,1 1 XD) Rencontre ult rieure Violence physique l' gard d'un adulte par un autre conjoint ou un autre partenaire, soup onn e 995,81 (T 76.1 1XA) Rencontre initiale 995,81 (T 76.1 1 XD) Rencontre ult rieure Abus sexuel entre adultes commis par un autre conjoint ou un autre partenaire, confirm 995,83 (T 74.21 XA) Rencontre initiale 995,83 (T74.21XD) Rencontre ult rieure Abus sexuel entre adultes commis par un autre conjoint ou un autre partenaire, soup onn 995,83 (T76.21XA) Rencontre initiale 995,83 (T 76.21 XD) Rencontre ult rieure Abus psychologique l' gard d'adultes commis par un non-conjoint ou un non-partenaire, confirm 995,82 (T 74.31 XA) Rencontre initiale 995,82 (T74.31XD) Rencontre ult rieure Abus psychologique chez un adulte commis par un autre que le conjoint ou le partenaire, soup onn 995,82 (T76.31XA) Rencontre initiale 995,82 (T 76,31 XD) Rencontre ult rieure Autres circonstances li es la maltraitance des adultes par un non-conjoint ou un non-partenaire V65.49 (269.81) Rencontre pour les services de sant mentale pour les victimes de troubles non conjugaux ou non V62.83 (269.82) Rencontre pour les services de sant mentale pour les auteurs d'affections non conjugales ou autres pouvant faire l'objet d'une attention clinique 723 V62.3 (255.9) Probl me acad mique ou ducatif Cette cat gorie doit tre utilis e lorsqu un probl me acad mique ou ducatif fait l objet d une attention clinique ou a un impact sur le diagnostic, le traitement ou le pronostic de l individu. Les probl mes prendre en compte comprennent l'analphab tisme ou un faible niveau d'alphab tisation ; le manque d acc s l cole en raison de son indisponibilit ou de son inaccessibilit ; des probl mes de r sultats scolaires (par exemple, un chec aux examens scolaires, des notes ou des notes d chec) ou des r sultats m diocres (en de de ce quoi on pourrait s attendre compte tenu de la capacit intellectuelle de l individu) ; discorde avec les enseignants, le personnel de l' cole ou d'autres l ves ; et tout autre probl me li l' ducation et/ou l'alphab tisation. V62.21 (256.82) Probl me li l' tat actuel du d ploiement militaire Cette cat gorie doit tre utilis e lorsqu un probl me professionnel directement li au statut de d ploiement militaire d une personne fait l objet d une attention clinique ou a un impact sur le diagnostic, le traitement ou le pronostic de la personne. Les r actions psychologiques au d ploiement ne sont pas incluses dans cette cat gorie ; de telles r actions seraient mieux appr hend es comme un trouble d adaptation ou un autre trouble mental. V62.29 (256.9) Autre probl me li l'emploi Cette cat gorie doit tre utilis e lorsqu un probl me professionnel fait l objet d une attention clinique ou a un impact sur le traitement ou le pronostic de l individu. Les domaines prendre en compte comprennent les probl mes li s l'emploi ou au milieu de travail, y compris le ch mage ; changement r cent d'emploi; menace de perte d'emploi; insatisfaction au travail; horaire de travail stressant; l'incertitude quant aux choix de carri re; harc lement sexuel au travail; autre d saccord avec le patron, le superviseur, les coll gues ou d'autres personnes dans l'environnement de travail ; environnements de travail peu agr ables ou hostiles ; d'autres facteurs de stress psychosociaux li s au travail ; et tout autre probl me li l'emploi et/ou la profession. V60.0(259.0) Itin rance Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque l absence d un logement ou de locaux d habitation r guliers a un impact sur le traitement ou le pronostic d un individu. Une personne est consid r e comme sans abri si sa r sidence nocturne principale est un refuge pour sans-abri, un refuge chauffant, un refuge contre la vi
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olence domestique, un espace public (par exemple, un tunnel, une gare de transport, un centre commercial), un b timent non destin pour un usage r sidentiel (par exemple, une structure abandonn e, une usine inutilis e), une bo te en carton ou une grotte, ou toute autre situation de logement ad hoc. V60.1 (259.1) Logement inad quat Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque le manque de logement ad quat a un impact sur le traitement ou le pronostic d un individu. Parmi les exemples de conditions de logement inad quates figurent le manque de chauffage (par temps froid) ou d lectricit , l infestation par des insectes ou des rongeurs, une plomberie et des toilettes inad quates, le surpeuplement, le manque d espace de couchage ad quat et le bruit excessif. Il est important de consid rer les normes culturelles avant d attribuer cette cat gorie. V60.89 (259.2) Discorde avec un voisin, un locataire ou un propri taire Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque la discorde avec des voisins, des locataires ou un propri taire fait l'objet d'une attention clinique ou a un impact sur le traitement ou le pronostic de l'individu. 724 Autres affections pouvant faire l'objet d'une attention clinique V60.6 (259.3) Probl me li la vie dans un tablissement r sidentiel Cette cat gorie doit tre utilis e lorsqu un ou plusieurs probl mes li s la vie dans un tablissement r sidentiel font l objet d une attention clinique ou ont un impact sur le traitement ou le pronostic de l individu. Les r actions psychologiques un changement de situation de vie ne sont pas incluses dans cette cat gorie ; de telles r actions seraient mieux consid r es comme un trouble d adaptation. V60.2 (259.4) Manque de nourriture ad quate ou d eau potable V60.2 (259.5) Extr me pauvret V60.2 (259.6) Faible revenu V60.2 (259.7) L'assurance sociale ou l'aide sociale sont insuffisantes, mais ne re oivent pas une telle aide, re oivent une aide insuffisante pour r pondre leurs besoins ou n'ont pas acc s aux programmes d'assurance ou d'aide dont ils ont besoin. Citons par exemple l impossibilit de b n ficier d une aide sociale en raison de l absence de documents appropri s ou d un justificatif de domicile, l impossibilit d obtenir une assurance maladie ad quate en raison de l ge ou d une maladie pr existante, et le refus d aide en raison de revenus ou d autres exigences trop strictes. V60.9 (259.9) Probl me de logement ou conomique non pr cis Cette cat gorie doit tre utilis e lorsqu il existe un probl me li au logement ou des circonstances conomiques autres que celles sp cifi es ci-dessus. Autres probl mes li s l'environnement social V62.89 (260.0) Probl me de phase de vie Cette cat gorie doit tre utilis e lorsqu un probl me d adaptation une transition du cycle de vie (une phase de d veloppement particuli re) fait l objet d une attention clinique ou a un impact sur le traitement ou le pronostic de l individu. Des exemples de telles transitions incluent l entr e ou la fin de l cole, la cessation du contr le parental, le mariage, le d but d une nouvelle carri re, le fait de devenir parent, l adaptation un nid vide apr s que les enfants ont quitt la maison et la retraite. V60.3 (260.2) Probl me li au fait de vivre seul Cette cat gorie doit tre utilis e lorsqu un probl me associ la vie seule fait l objet d une attention clinique ou a un impact sur le traitement ou le pronostic de l individu. Des exemples de tels probl mes comprennent des sentiments chroniques de solitude, d'isolement et un manque de structure dans l'ex cution des activit s de la vie quotidienne (par exemple, des horaires irr guliers de repas et de sommeil, une ex cution incoh rente des t ches d'entretien m nager). V62.4 (260.3) Difficult d'acculturation Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque la difficult d adaptation une nouvelle culture (par exemple, suite une migration) fait l objet d une attention clinique ou a un impact sur le traitement ou le pronostic de l individu. V62.4 (260.4) Exclusion ou rejet social Cette cat gorie devrait tre utilis e lorsqu il existe un d s quilibre du pouvoir social tel qu il existe une exclusion sociale r currente ou un rejet par les autres. Des exemples de rejet social comprennent le harc lement, les taquineries et l'intimidation de la part d'autrui ; tre pris pour cible par d'autres pour violence verbale et humiliation ; et tre d lib r ment exclu des activit s de ses pairs, coll gues de travail ou autres dans son environnement social. V62.4 (260.5) Cible de discrimination ou de pers cution d favorable (per ue) Cette cat gorie doit tre utilis e lorsqu'il y a perception ou exp rience de discrimination ou de pers cution l'encontre d'une personne en raison de son appartenance (ou perception Autres affections pouvant faire l'objet d'une attention clinique (adh sion 725) dans une cat gorie sp cifique. G n ralement, ces cat gories incluent le genre ou l identit de genre, la race, l origine ethnique,
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la religion, l orientation sexuelle, le pays d origine, les convictions politiques, le statut de handicap, la caste, le statut social, le poids et l apparence physique. V62.9 (260.9) Probl me non sp cifi li l'environnement social Cette cat gorie doit tre utilis e lorsqu'il existe un probl me li l'environnement social de l'individu autre que celui sp cifi ci-dessus. Probl mes li s la criminalit ou l'interaction Avec le syst me juridique V62.89 (265.4) Victime d'un crime V62.5 (265.0) Condamnation dans une proc dure civile ou p nale sans emprisonnement V62.5 (265.1) Emprisonnement ou autre incarc ration V62.5 (265.2) Probl mes li s la sortie de prison V62.5 (265.3) Probl mes li s d'autres circonstances juridiques V65.49 (270.9) Conseil sexuel Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque l'individu recherche des conseils li s l' ducation sexuelle, au comportement sexuel, l'orientation sexuelle, aux attitudes sexuelles (embarras, timidit ), au comportement ou l'orientation sexuelle d'autrui (par exemple, conjoint, partenaire, enfant), au sexe. plaisir, ou tout autre probl me li au sexe. V65.40 (271.9) Autres conseils ou consultations Cette cat gorie doit tre utilis e lorsque des conseils sont fournis ou lorsque des conseils/consultations sont recherch s pour un probl me qui n'est pas sp cifi ci-dessus ou ailleurs dans ce chapitre. Les exemples incluent des conseils spirituels ou religieux, des conseils di t tiques et des conseils sur la consommation de nicotine. Probl mes li s d'autres probl mes psychosociaux, personnels, V62.89 (265.8) Probl me religieux ou spirituel Cette cat gorie peut tre utilis e lorsque l attention clinique est ax e sur un probl me religieux ou spirituel. Exemples inclure des exp riences p nibles qui impliquent une perte ou une remise en question de la foi, des probl mes associ s la conversion une nouvelle foi ou une remise en question de valeurs spirituelles qui ne sont pas n cessairement li es une glise organis e ou une institution religieuse. V61.7 (264.0) Probl mes li s une grossesse non d sir e V61.5 (264.1) Probl mes li s la multiparit V62.89 (264.4) Discorde avec un prestataire de services sociaux, y compris un agent de probation, Gestionnaire de cas ou travailleur des services sociaux V62.89 (265.4) Victime de terrorisme ou de torture V62.22 (265.5) Exposition une catastrophe, une guerre ou d'autres hostilit s V62.89 (265.8) Autre probl me li aux circonstances psychosociales V62.9 (265.9) Probl me non pr cis li une circonf rence psychosociale non pr cis e - 726 Autres affections pouvant faire l'objet d'une attention clinique Autres circonstances de l'histoire personnelle V15.49 (291.49) Autres ant c dents personnels de traumatisme psychologique V15.59 (291.5) Ant c dents personnels d'automutilation V62.22 (291.82) Ant c dents personnels de d ploiement militaire V15.89 (291.89) Autres facteurs de risque personnels V69.9 (272.9) Probl me li au style de vie Cette cat gorie doit tre utilis e lorsqu un probl me de style de vie constitue un objectif sp cifique du traitement ou affecte directement l volution, le pronostic ou le traitement d un trouble mental ou autre trouble m dical. Des exemples de probl mes li s au mode de vie comprennent le manque d exercice physique, une alimentation inappropri e, un comportement sexuel haut risque et une mauvaise hygi ne du sommeil. Un probl me attribuable un sympt me d un trouble mental ne doit pas tre cod moins que ce probl me ne fasse l objet d un traitement sp cifique ou n affecte directement l volution, le pronostic ou le traitement de l individu. Dans de tels cas, le trouble mental et le probl me de style de vie doivent tre cod s. V71.01 (272.811) Comportement antisocial des adultes Cette cat gorie peut tre utilis e lorsque l attention clinique est centr e sur un comportement antisocial chez l adulte qui n est pas d un trouble mental (par exemple, trouble des conduites, trouble de la personnalit antisociale). Citons par exemple le comportement de certains voleurs professionnels, racketteurs ou trafiquants de substances ill gales. V71.02 (272.810) Comportement antisocial de l'enfant ou de l'adolescent Cette cat gorie peut tre utilis e lorsque l attention clinique est centr e sur un comportement antisocial chez un enfant ou un adolescent qui n est pas d un trouble mental (par exemple, trouble explosif intermittent, trouble des conduites). Les exemples incluent les actes antisociaux isol s commis par des enfants ou des adolescents (et non un mod le de comportement antisocial). Probl mes li s l'acc s aux soins m dicaux V63.9 (275.3) Indisponibilit ou inaccessibilit des tablissements de soins de sant V63.8 (275.4) Indisponibilit ou inaccessibilit d'autres agences d'aide Non-observance du traitement m dical V15.81 (291.19) Non-observance du traitement m dical Cette cat gorie peut tre utilis e lorsque l attention clinique est ax
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e sur la non-observance d un aspect important du traitement d un trouble mental ou d une autre condition m dicale. Les raisons d'une telle non-observance peuvent inclure l'inconfort r sultant du traitement (par exemple, les effets secondaires des m dicaments), le co t du traitement, les jugements de valeur personnels ou les croyances religieuses ou culturelles concernant le traitement propos , la d bilit li e l' ge et la pr sence d'un trouble mental. ordre (par ex. schizophr nie, trouble de la personnalit ). Cette cat gorie ne doit tre utilis e que lorsque le probl me est suffisamment grave pour justifier une attention clinique ind pendante et ne r pond pas aux crit res diagnostiques des facteurs psychologiques affectant d'autres conditions m dicales. 278,00 (E66.9) Surpoids ou ob sit Cette cat gorie peut tre utilis e lorsque le surpoids ou l ob sit font l objet d une attention clinique. V65.2 (276.5) Simulation La caract ristique essentielle de la simulation est la production intentionnelle de sympt mes physiques ou psychologiques faux ou grossi rement exag r s, motiv s par des incitations externes telles que le fait d viter le service militaire, d viter le travail, d obtenir une compensation financi re, d chapper des poursuites p nales ou de se procurer de la drogue. Dans certaines circonstances, la simulation peut repr senter Autres conditions pouvant faire l'objet d'une attention clinique 727 ont entra n un comportement adaptatif, par exemple, feindre une maladie alors qu'il tait captif de l'ennemi en temps de guerre. La simulation doit tre fortement suspect e si une combinaison des l ments suivants est observ e : 1. Contexte m dico-l gal de pr sentation (par exemple, la personne est r f r e par un avocat au clinicien pour examen, ou la personne se pr sente elle-m me alors qu'un litige ou des accusations criminelles sont en cours) . 2. Diff rence marqu e entre le stress ou le handicap d clar par l individu et les conclusions et observations objectives. 3. Manque de coop ration lors de l valuation diagnostique et du respect du sch ma th rapeutique prescrit. 4. La pr sence d'un trouble de la personnalit antisociale. La simulation diff re du trouble factice en ce que la motivation pour la production de sympt mes dans la simulation est une incitation externe, alors que dans le trouble factice, les incitations externes sont absentes. La simulation se diff rencie du trouble de conversion et des troubles mentaux li s aux sympt mes somatiques par la production intentionnelle de sympt mes et par les incitations externes videntes qui y sont associ es. Des preuves pr cises de feinte (comme une preuve claire qu'une perte fonctionnelle est pr sente pendant l'examen mais pas la maison) sugg reraient un diagnostic de trouble factice si le but apparent de l'individu est d'assumer le r le du malade, ou de simulation s'il s'agit d'obtenir un incitatif, comme l argent. V40.31 (291.83) Errance associ e un trouble mental Cette cat gorie est utilis e pour les personnes atteintes d'un trouble mental dont le d sir de marcher entra ne d'importants probl mes de gestion clinique ou de s curit . Par exemple, les personnes dont l'errance les expose un risque de chute et les am ne quitter les milieux surveill s sans accompagnement n cessaire. Cette cat gorie exclut les personnes dont l'intention est d' chapper une situation de logement non d sir e (par exemple, les enfants qui s'enfuient de chez eux, les patients qui ne souhaitent plus rester l'h pital) ou celles qui marchent ou font les cent pas en raison de m dicaments. akathisie. Note de codage : Coder d'abord un trouble mental associ (p. ex. trouble neurocognitif majeur, trouble du spectre autistique), puis coder V40.31 (291.83) errance associ e [trouble mental sp cifique]. V62.89 (R41.83) Fonctionnement intellectuel limite Cette cat gorie peut tre utilis e lorsque le fonctionnement intellectuel limite d un individu fait l objet d une attention clinique ou a un impact sur le traitement ou le pronostic de l individu. Trouble du d veloppement diff rentiel) n cessite une valuation minutieuse des fonctions intellectuelles et adaptatives et de leurs divergences, en particulier en pr sence de troubles mentaux concomitants qui peuvent affecter l'observance du patient aux proc dures de test standardis es (par exemple, schizophr nie ou trouble de d ficit de l'attention/hyperactivit avec impulsivit s v re). ). Mesures d' valuation ...................................... 733 Mesures transversales des sympt mes .......................... 734 Mesure des sympt mes Adulte .............................. 738 Mesure des sympt mes Enfant g de 6 17 ans ....... 740 Dimensions valu es par les cliniciens de la gravit des sympt mes de psychose ....... 742 Calendrier 2.0 d' valuation du handicap de l'Organisation mondiale de la sant (WHODAS 2.0) ....................................... ... 745 Formulation culturelle .......................
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..................... 749 Entretien de Formulation Culturelle (CFI) .......................... 750 Entretien de formulation culturelle (CFI) |Version informant .......... 755 Mod le alternatif DSM-5 pour les troubles de la personnalit ....... 761 Conditions pour une tude plus approfondie ....................... 783 Syndrome de psychose att nu e ............................ 783 pisodes d pressifs avec hypomanie de courte dur e ........ 786 Trouble complexe persistant du deuil .................. 789 Trouble li la consommation de caf ine ............................ 792 Trouble du jeu sur Internet ............................ 795 Exposition pr natale l alcool ............................ 798 Trouble du comportement suicidaire .................................. 801 Automutilation non suicidaire ....................................... 803 Cette section contient des outils et des techniques pour am liorer le processus de prise de d cision clinique, comprendre le contexte culturel des troubles mentaux et reconna tre les diagnostics mergents pour une tude plus approfondie. Il propose des strat gies pour am liorer la pratique clinique et de nouveaux crit res pour stimuler la recherche future, repr sentant un DSM-5 dynamique qui voluera avec les progr s dans le domaine. Parmi les outils de la section III figure une mesure transversale de niveau 1, valu e par les informateurs et par soi-m me, qui sert examiner les syst mes relatifs aux troubles mentaux. Une clinique est fournie, ainsi que l' valuation du handicap de l'Organisation mondiale de la sant . Calendrier, version 2 (WHODAS 2.0). Les mesures de gravit de niveau 2 sont disponibles en ligne (www.psychiatry.org/dsm5) et peuvent tre utilis es pour explorer les r ponses significatives au d pistage de niveau 1. Un examen complet du contexte culturel des troubles mentaux et l'entretien de formulation culturelle (CFI) usage clinique sont fournis. Les troubles propos s pour des tudes futures sont fournis, qui comprennent un nouveau mod le pour le diagnostic des troubles de la personnalit comme alternative aux crit res diagnostiques tablis ; le mod le propos int gre des d ficiences dans le fonctionnement de la personnalit ainsi que des traits de personnalit pathologiques. Sont galement incluses de nouvelles affections qui font l'objet de recherches actives, telles que le syndrome de psychose att nu e et l'automutilation non suicidaire. Un nombre croissant de preuves scientifiques favorisent les concepts dimensionnels dans le diagnostic des troubles mentaux. Les limites d'une approche cat gorique du diagnostic incluent l'incapacit trouver des zones de raret entre les diagnostics (c'est- -dire la d limitation des troubles mentaux les uns par rapport aux autres par des fronti res naturelles), la n cessit de cat gories interm diaires comme les troubles schizo-affectifs, des taux lev s de comorbidit . , des diagnostics non sp cifi s (NOS), fr quents, un manque relatif d'utilit pour favoriser l'identification de validateurs d'ant c dents uniques pour la plupart des troubles mentaux et un manque de sp cificit du traitement pour les troubles mentaux. diverses cat gories de diagnostic. Du point de vue clinique et de la recherche, il existe un besoin pour une approche plus dimensionnelle pouvant tre combin e avec l ensemble de diagnostics cat goriels du DSM. Une telle approche int gre des variations de caract ristiques chez un individu (par exemple, la gravit diff rentielle des sympt mes individuels la fois l'int rieur et l'ext rieur des crit res diagnostiques d'un trouble, mesur s par l'intensit , la dur e ou le nombre de sympt mes, ainsi que d'autres caract ristiques telles que le type et la gravit . des handicaps) plut t que de s en remettre une simple approche par oui ou par non. Pour les diagnostics pour lesquels tous les sympt mes sont n cessaires au diagnostic (un ensemble de crit res monoth tiques), diff rents niveaux de gravit des sympt mes constitutifs peuvent tre not s. Si un seuil d'approbation de plusieurs sympt mes est n cessaire, comme au moins cinq des neuf sympt mes du trouble d pressif majeur (un ensemble de crit res polyth tiques), les niveaux de gravit et diff rentes combinaisons de crit res peuvent identifier des groupes diagnostiques plus homog nes. les sympt mes ressentis ainsi que l interpr tation du clinicien sont conformes la pratique diagnostique actuelle. On s'attend ce qu' mesure que notre compr hension des m canismes fondamentaux de la maladie bas s sur la physiopathologie, les neurocircuits, les interactions g nes-environnement et les tests de laboratoire augmente, des approches int grant la fois les donn es objectives et subjectives des patients seront d velopp es pour compl ter et am liorer la pr cision du processus de diagnostic. Des mesures transversales des sympt mes, calqu es sur l examen des syst mes par la m decine g n rale, peuvent servir d approche pour examiner les do
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maines psychopathologiques critiques. L examen m dical g n ral des syst mes est crucial pour d tecter des changements subtils dans diff rents syst mes organiques qui peuvent faciliter le diagnostic et le traitement. Un examen similaire de diverses fonctions mentales peut contribuer une valuation plus compl te de l tat mental en attirant l attention sur des sympt mes qui peuvent ne pas correspondre parfaitement aux crit res diagnostiques sugg r s par les sympt mes pr sent s par l individu, mais qui peuvent n anmoins tre importants pour les soins prodigu s l individu. Les mesures transversales comportent deux niveaux : Les questions de niveau 1 sont une br ve enqu te sur 13 domaines de sympt mes pour les patients adultes et 12 domaines pour les patients enfants et adolescents. Les questions de niveau 2 permettent une valuation plus approfondie de certains domaines. Ces mesures ont t d velopp es pour tre administr es la fois lors de l entretien initial et au fil du temps afin de suivre l tat des sympt mes du patient et sa r ponse au traitement. Les mesures de gravit sont sp cifiques chaque trouble et correspondent troitement aux crit res qui constituent la d finition du trouble. Ils peuvent tre administr s des personnes ayant re u un diagnostic ou pr sentant un syndrome cliniquement significatif qui ne r pond pas tous les crit res de diagnostic. Certaines valuations sont r alis es par l'individu lui-m me, tandis que d'autres n cessitent un clinicien. Comme pour les mesures transversales des sympt mes, ces mesures ont t d velopp es pour tre administr es la fois lors de l entretien initial et au fil du temps afin de suivre la gravit du trouble de l individu et sa r ponse au traitement. Le programme d' valuation du handicap de l'Organisation mondiale de la sant , version 2.0 (WHODAS 2.0) a t d velopp pour valuer la capacit d'un patient effectuer des activit s dans six domaines : compr hension et communication ; se d placer; soins auto-administr s; s'entendre avec les gens; activit s de la vie (par exemple, m nage, travail/ cole) ; et la participation la soci t . L' chelle est auto-administr e et a t d velopp e pour tre utilis e chez des patients souffrant de tout trouble m dical. Elle correspond aux concepts contenus dans la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la sant de l'OMS. Cette valuation peut galement tre utilis e au fil du temps pour suivre l volution des handicaps d un patient. Ce chapitre se concentre sur la mesure transversale des sympt mes du DSM-5 niveau 1 (versions auto- valu es pour adultes et versions parent/tuteur) ; les dimensions de la psychose valu es par les cliniciens Gravit des sympt mes ; et le WHODAS 2.0. Les instructions du clinicien, les informations de notation et les directives d'interpr tation sont incluses pour chacun. Ces mesures et valuations dimensionnelles suppl mentaires, y compris celles de la gravit du diagnostic, peuvent tre consult es en ligne sur www.psychiatryorg/dsmS. La mesure transversale des sympt mes de niveau 1 du DSM-5 est une mesure valu e par les patients ou les informateurs qui value les domaines de sant mentale qui sont importants dans les diagnostics psychiatriques. Il vise aider les cliniciens identifier d autres domaines de recherche susceptibles d avoir un impact significatif sur le traitement et le pronostic de l individu. De plus, la mesure peut tre utilis e pour suivre les changements dans la pr sentation des sympt mes de l individu au fil du temps. La version adulte de la mesure comprend 23 questions valuant 13 domaines psychiatriques, notamment la d pression, la col re, la manie, l'anxi t , les sympt mes somatiques, les id es suicidaires, la psychose, les probl mes de sommeil, la m moire, les pens es et comportements r p titifs, la dissociation, la personnalit . fonctionnement et consommation de substances (tableau 1). Chaque domaine comprend une trois questions. Chaque l ment demande quel point (ou quelle fr quence) l'individu a t g n par le sympt me sp cifique au cours des 2 derni res semaines. Si la personne a une capacit r duite et est incapable de remplir le formulaire (par exemple, une personne atteinte de d mence), un informateur adulte comp tent peut remplir cette mesure. La mesure s'est av r e cliniquement utile et d'une bonne fiabilit dans les essais sur le terrain du DSM-5 qui ont t men s sur des chantillons cliniques d'adultes aux tats-Unis et au Canada. La version de la mesure valu e par les parents/tuteurs (pour les enfants g s de 6 17 ans) comprend 25 questions qui valuent 12 domaines psychiatriques, notamment la d pression, la col re, l'irritabilit , la manie, l'anxi t , les sympt mes somatiques, inattention, id es/tentatives de suicide, psychose, troubles du sommeil, pens es et comportements r p titifs et consommation de substances (tableau 2). Chaque l ment demande au parent ou au tuteur d' valuer quel point (ou q
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uelle fr quence) son enfant a t g n par le sympt me psychiatrique sp cifique au cours des 2 derni res semaines. La mesure s est galement r v l e cliniquement utile et d une bonne fiabilit dans les essais sur le terrain DSM-5 men s sur des chantillons cliniques p diatriques travers les tats-Unis. Pour les enfants g s de 11 17 ans, en fonction de l valuation des sympt mes de l enfant par le parent/tuteur, le clinicien peut envisager de demander l enfant de compl ter la version de la mesure valu e par l enfant. La version de la mesure valu e pour les enfants peut tre consult e en ligne sur www.psychiatry.org/dsm5. Notation et interpr tation. Dans la version adulte auto- valu e de la mesure, chaque l ment est not sur une chelle de 5 points (0 = aucun ou pas du tout ; 1 = l ger ou rare, moins d'un jour ou deux ; 2 = l ger ou plusieurs jours ; 2 = l ger ou plusieurs jours). 3 = mod r ou plus de la moiti des jours et 4 = s v re ou presque tous les jours). Le score de chaque l ment d'un domaine doit tre r vis . Cependant, une note l g re (c.- -d. 2) ou plus pour n'importe quel l ment d'un domaine, l'exception de la consommation de substances, des id es suicidaires et de la psychose, peut servir de guide pour une enqu te et un suivi suppl mentaires afin de d terminer si une valuation plus d taill e est n cessaire, ce qui peut inclure l valuation transversale des sympt mes de niveau 2 pour le domaine (voir Tableau 2). Pour la consommation de substances, les id es suicidaires et la psychose, un TABLEAU 1 Mesure des sympt mes transversaux auto- valu s de niveau 1 du DSM-5 chez l'adulte : 13 domaines, seuils pour une enqu te plus approfondie et DSM-5 associ Seuil pour guider le sympt me transversal du niveau 2 du DSM-5 I. D pression L g re ou sup rieure Niveau 2 D pression Adulte (PROMIS II. Col re L g re ou sup rieure Niveau 2 Col re Adulte (PROMIS Emo 111. Manie L g re ou sup rieure Niveau 2 Manie Adulte (Auto- valuation A1tman IV. Anxi t L g re ou sup rieure Niveau 2 Anxi t Adulte (PROMIS V. Sympt mes somatiques L gers ou plus Niveau 2 Sympt me somatique Adulte (Patient VI. Id es suicidaires L g res ou plus importantes Aucune VII. Psychose L g re ou plus grande Aucune VIII. Probl mes de sommeil L gers ou plus importants Niveau 2 Perturbations du sommeil Adulte IX. M moire L g re ou sup rieure Aucune X. Pens es r p titives L g re ou plus lev e Niveau 2 Pens es r p titives et XI. Dissociation L g re ou plus grande Aucune XII. Personnalit L g re ou sup rieure Aucune XIII. Consommation de substances L g re ou sup rieure Niveau 2 Consommation de substances Adulte (adapt du NIDA-Modified ASSIST) Note. NIDA=Institut national sur l'abus des drogues. aDisponible sur www.psychiatry.org/dsm5. Une note l g re (c.- -d. 1) ou plus pour tout l ment du domaine peut servir de guide pour une enqu te et un suivi suppl mentaires afin de d terminer si une valuation plus d taill e est n cessaire. ce titre, indiquez le score le plus lev au sein d un domaine dans la colonne Score le plus lev du domaine . Le tableau 1 pr sente les scores seuils qui peuvent guider des recherches plus approfondies pour les domaines restants. Dans la version valu e par les parents/tuteurs de la mesure (pour les enfants g s de 6 17 ans), 19 des 25 l ments sont chacun not s sur une chelle de 5 points (0 = aucun ou pas du tout ; 1 = l ger ou rare, moins plus d'un jour ou deux = l ger ou plusieurs jours ; 3 = mod r ou plus de la moiti des jours et 4 = s v re ou presque tous les jours). Les l ments sur les id es suicidaires, les tentatives de suicide et la toxicomanie sont chacun not s sur une chelle Oui, Non ou Je ne sais pas . Le score de chaque l ment d'un domaine doit tre r vis . Cependant, l'exception de l'inattention et de la psychose, une note l g re (c'est- -dire 2) ou plus pour tout l ment d'un domaine not sur l' chelle de 5 points peut servir de guide pour une enqu te et un suivi suppl mentaires afin de d terminer si une valuation plus d taill e est n cessaire, qui peut inclure l' valuation transversale des sympt mes de niveau 2 pour le domaine (voir Tableau 2). Pour l'inattention ou la psychose, une note l g re ou sup rieure (c'est- -dire 1 ou plus) peut tre attribu e un enfant g de 6 17 ans : 12 domaines, seuils pour une enqu te plus approfondie et Seuil pour guider le sympt me transversal du niveau 2 du DSM-5 I. Sympt mes somatiques L gers ou sup rieurs Niveau 2 Sympt mes somatiques Parent/Tuteur de l'enfant g de 6 17 ans (Sant du patient 11. Probl mes de sommeil L gers ou sup rieurs Niveau 2 Perturbations du sommeil Parent/Tuteur de l'enfant g de 6 ans 17 (PROMIS Sommeil III. Inattention L g re ou sup rieure Niveau 2 Inattention Parent/Tuteur de Enfant g de 6 17 ans (Swanson, Nolan et Pelham, version IV [SNAP-IV]) IV. D pression L g re ou plus grande biseau 2 D pression Parent/Tuteur de V. Col re L g re ou su
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p rieure Niveau 2 Col re Parent/Tuteur de l enfant VI. Irritabilit L g re ou sup rieure Niveau 2 Irritabilit Parent/Tuteur de VII. Manie L g re ou sup rieure Niveau 2 Manie Parent/Tuteur1 de l'enfant VIII. Anxi t L g re ou sup rieure Niveau 2 Anxi t Parent/tuteur de l'enfant IX. Psychose L g re ou plus grande Aucune X. Pens es r p titives L g re ou plus grande Aucune XI. Consommation de substances Oui Niveau 2 Consommation de substances Parent/Tuteur de Enfant (adapt du NIDA modifi XII. Id es suicidaires/Oui Aucune Note. NIDA=Institut national sur l'abus des drogues. aDisponible sur www.psychiatry.org/dsm5. utilis comme indicateur pour une enqu te suppl mentaire. L' valuation Ne sait pas d'un parent ou d'un tuteur concernant les id es suicidaires, les tentatives de suicide et tout l ment li la consommation de substances, en particulier pour les enfants g s de 11 17 ans, peut donner lieu une enqu te plus approfondie sur les probl mes li s l'enfant. , y compris en utilisant la mesure transversale des sympt mes de niveau 2 valu e par les enfants pour le domaine concern . tant donn qu'une enqu te suppl mentaire est effectu e sur la base du score le plus lev sur n'importe quel l ment d'un domaine, les cliniciens doivent indiquer ce score dans la cat gorie Le plus lev . "Score du domaine" Le tableau 2 pr sente les scores seuils qui peuvent guider une enqu te plus approfondie pour les domaines restants. Tout score seuil sur la mesure transversale des sympt mes de niveau 1 (comme indiqu dans les tableaux d'enqu te clinique. Les mesures transversales des sympt mes de niveau 2 fournissent une m thode pour obtenir des informations plus approfondies sur les sympt mes potentiellement significatifs pour clairer le diagnostic, la planification du traitement, et de suivi. Ils sont disponibles en ligne sur www.psychiatry.org/dsm5. Les tableaux 1 et 2 d crivent chaque domaine de niveau 1 et identifient les domaines pour lesquels. Des mesures transversales des sympt mes du niveau 12 du DSM-S sont disponibles pour des valuations plus d taill es. Des versions adultes et p diatriques (parent et enfant) sont disponibles en ligne pour la plupart des domaines de sympt mes de niveau 1 sur www.psychiatry.org/dsm5. Fr quence d'utilisation du Cross-CUuing Pour suivre l volution de la pr sentation des sympt mes de l individu au fil du temps, le niveau 1 et le niveau rel- cliniquement indiqu , en fonction de la stabilit des sympt mes de l individu et de l tat du traitement. Pour les personnes capacit r duite et pour les enfants g s de 6 17 ans, il est pr f rable que les mesures soient compl t es lors des rendez-vous de suivi par le m me informateur comp tent et par le m me parent ou tuteur. Des scores constamment lev s dans un domaine particulier peuvent indiquer des sympt mes importants et probl matiques pour l individu qui pourraient justifier une valuation, un traitement et un suivi plus approfondis. Le jugement clinique devrait guider la prise de d cision. gmmusox esprit : 33306 Nous mesaofimswsoco bmsotom 5x3 mien donc : 2a 889 : 59 .65 wifiom . , coulait d fi ? tmufiom 63.68 : rwov gem bum mones voiflmxwab Umsexfim :0 912 : 9. : 956,55 % wEEo>< 28:85.de wEon no umcmn wczoom Noms :0 .8 63:03 66:6sz 6:258 .msoioc wifiwwm . . 225. : 85 mmfifixxmi 9&6 mouses .8 6st 55 $8.65 0.58 32 wififim . : Enocmyo 22 8 36 58 :5 465m : 5 : mac mimosa 265m : 5 : xuwzm 5:0 : on temamtbm 89. : Maison ~mmo_omo : .8 dommoaob 266 w Eoom .a : . _ _wafimique . 5 6.3865 5 mohair. 2:3 9,03 :6an 7,29 : 2,662 9,05m 9% comme :2 :65 905. 29.255. _m.o> environ 0:5. :65 mm. 66$ E .oz umEoan mc_sso__ 65 E 696502 :68 30> 66 : 5:0 donc ; .8 52 : 26 : .9625 5 oz : a3 9h50 .mvm m ? A5 03H. 38 65 wags F5305 Juno \3 Umuofion vaches 96 : sexe Aigu 30 ; .SV 53 : 30 : mmnflumbv mon 35 .6955 : de 36 283 ? Loam 5m .39 Ubuofion 62m : Ewan S : mwifi2536 via 326 mconmodw 9E. "9525.59 : M MEOH m a fin: H fl "XUW ==u<lo._:m~o_>_ Ecunsiw m:_fl=0-wwo._0 _. _o>o._ uoumm om m-fimn Smaumfivsm 05 .33 1 :2 39% avec 0:5 5:5 30 : bauufimxohmna i695 ? _aummb a : uznagfivi mme... sapins 3:95:23 .59" mm ~21 : ts= eox=w :6 ma 33358 2,23 $ mm 2:59 : mfib 6:52 286QO 0x5 ogaogmfiufiofi.8 A03" 8m : 2:028 .8 885 $ : .508 : 5895 mamwoaim . .3888 9:: mec :3 . JUIN .8 6:808 83685 9 : mwahu 8 CENDRES, .8 man wfimwogm 93v muoNEn dcmb .8 mofiumumm 58,83 % .8 82 88 35:88 6,685 98 value 6,6. 63886 55 awwcofi8 858:8 88on E.:owmiumma @8806 89,2 ? .e comme .230 ~ 59 20 85805 masses a5 a s5 8 : wgogo 8 $55 $3 .8 .88 8 me a .moteuawmu >8 688m K8 a nag a a 35% donc 22 .5 donc facilit a .82 a x55 mmEmcozfiwu .:8 mike_co .8 m_momm 850 B omofiu wrfioow 82 .ON N8 : 0 5o t8 ? 8% 8:3 8 68 grand 30% 0:3 9:305 82 .3 .:x $909.85 .:8 8 \mwfificaoham 82 .93m .59 Bient t .8 ? 889 89w #86:". .8 85va mpieom .wm sc_mwm 8.8 :8 8>o conduit 22:68 8 83853 :8th 886qu 9 8Z8 wdzmom NUEE .:8
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nner (en encerclant) le niveau qui d crit le plus pr cis ment la gravit de l tat de la personne. Le clinicien indique ensuite le score de chaque item dans la colonne Score pr vue cet effet. Fr quence d'utilisation Pour suivre les changements dans la gravit des sympt mes de l individu au fil du temps, la mesure peut tre effectu e intervalles r guliers selon les indications cliniques, en fonction de la stabilit des sympt mes de l individu et de l tat du traitement. Des scores constamment lev s dans un domaine particulier peuvent indiquer des domaines importants et probl matiques pour l individu qui pourraient justifier une valuation, un traitement et un suivi plus approfondis. Le jugement clinique doit guider la prise de d cision. 5355: 583:5 5323 5352:: 525:3 ?:ng .:8 5 tmwugmum S5 .m% 5 .mwaamow 55 .:8 5 .mwufimmw $50 5:65 : 5555.38 .85 536855 -55 thifimwaxw .55 5:385:95 5 05me S2555 2:03:96 5 :oimoaxu 2303 E 3855 Eumw 5 835% Bum : 5 $855 \EFEmwumxw 39$ 250:0:8 56585 233 Sm #5me D 8835 :: cam : 82 : D 2 : : 5A .588 : D E 885 % 289,55 D 2585 52 D 555E ? 025wa .> 9:QO A5395 : 2 - :8 59 : ? 3:888 3:228 5 :2 3:258 5 5:65: 5:55:23 2~E5 ~m 5 532m : 555 $923 55. : 8:33 55 : : 0:35 5 E5258 3 2 9 :35 5 55,33 $ 5 :55an 5555 12:5ch _m5fimuuov 523:3 5 : 5:955 5:223 :2 Em>om Em Emmmi D 3859 : 25m EmmmED BE : :5 .538 : D 5 bigomv _muo>_=cm O 2,555 52 D 5505 ? : 22:5:3'. .2 A325 : 9 mia 35:8 9 352 % mEBE 0,35 525238 3 B 0,595 0,55 ? 853 355 :85 825 .28 550me 55$ 55:23. 5 : ozfiau 8,30m .28 :5me D 3325 : E5582mfl Eu : 5 : @5505 D 5 3:963 280 % :me 5895 52 D :8QO 855385 .E @223 3 35:5 : @2225 : 22688.55 : b3 5 : 223 E85b ? m: 5 25: :0:: m: 5 223 :0:: 5:06:55 :0:: $5 55258 L 2 5m 9 Eammma 39 me 5m 9 wusmmmum 0:53 5m 9 3588 o : :wfiuwdm 5 : 0: 2:6 895m UE :5me D 2859 : En Emmwifl LE E5 : :5 .532 : D 5 5:963 28035me :5me 52 D 52530 . : >3 50550 : D : m : 85:53 2558 m : 85 000 $ NE 59550 : Brebis . .5 ~53 ?' 9 95:8 : 5 35 000 , 2 ucommw : 55> 5 : 85 > :0:: .zmm 5.5358 2... 3 B 85me 95>me 3 33me 55$ 3a 8 23me u: 525:3 5: :ozfisu 8m>um Em :5me D 3825:: En :32: D .:c 2:: 5n ufimfim D 5 3:963 280215 B 585 52 D m:oua:m5=~m .2 9.8m v m N F o a_mEoo 325: _ _ ~32 _ _ cam .mzflu Ab :w>wm mum 9: :2 533355 9.: kn 1mu:w:mmxm mm 9 :895? w::>>o=ow 55 mo bigmm wad wu:wmm:m 9 : 25:25.5 15 2 sem : 51 $. :m::w :_ 2:82:25 :5 wfim : Em 533255 9 : 0 36 : :0 5:55:85 mg :m :o wwmmm "m:nuzusbmfi5:52 3:035 3956 m_mo:o>mn_ 5 m:o_m:0E_n_ uoumm fl c=o .555 a_Eo:0umo_5wnmmm E2535 15::3mn0m $52 5 .59 : 053:2 : 5 >539 : moi Em 353 5555 5? 5 :59 : NOUS : 5 539598 U_o mvoiwm :wacm v $853:me 5 ~59 : 533 : 5 63555 : 0 50:5 : 5 : 55:55:52 55m 5 :50 : 255 : 5 @525 ::m :55 ; D EmhwUOr: Eu Emmmum D .3: 3:: :5 acwmoi D 5:058ro 55332.5 D 5555 .02 D ~53): .E> :5: 595595 9:8 5:3 _ gr x ,_ _ , _ 53558 $ 5 5 0 : 58:25:85 2 :0 : 58 $ v.53 mix : 95555982 5:5a .555 5 :5 350 : . ~ @555 520 9:5 ; 525 5:59:00 85: wEfimEOm 5 5 m5 5555.:5 25:8 u, .EVw :55 5555: .50: 5 53855 .558 5:8 perruque: -85: 5 :5w 5:05 - 085mmmm:mmw5mo:b55595: :55 55:8:8 8 mm ? .55 : S25 : mmflmmo : 5 :ofimmamv maintenant : :25 : 55 b9, mi Juno : 5 \vmmmoumw : 5 55553 . Emmy : 5 50:59 55333 : D 55,5 52 D. 558an .=> moi 89:E55 :5:95:. :5 : 2:55 5 0m NA .mmm Ea wwm om NI : ~mmm :5 wwn 8 T5 m5 9 : mmm am no 55:5 :2 wmam :8 5555 25.5 :8 :35on 30:5 :8 @2598 325 5 wwm.:8 5555 525:3 m>_::w0u P5353 w>:_:w0u 525:3 95::sur mmfifi9 : 35:50 E :onusflm: m5>mmv r: :255nm: 52 : r: 5:535: mEOmv >155 5: connia w5>mm _u:m :395 D BEwUOE :5 E595 D 31.: .33 555.5 E w> :m0uv Quoizwm D 2,55% : 52 D :0:::wou 98:92:: .~> 98m w m N F o 59:8 Calendrier d' valuation du handicap 2.0 La version auto-administr e pour adultes de l valuation du handicap de l Organisation mondiale de la sant L'annexe 2.0 (WHODAS 2.0) est une mesure de 36 l ments qui value le handicap chez les adultes g s de 18 ans et plus. Il value le handicap dans six domaines, notamment la compr hension et la communication, les d placements, les soins personnels, les relations avec les autres, les activit s de la vie (c'est- -dire les activit s domestiques, professionnelles et/ou scolaires) et la participation la soci t . Si la personne adulte a une capacit r duite et est incapable de remplir le formulaire (par exemple, un patient atteint de d mence), un informateur bien inform peut remplir le formulaire de procuration administr version de la mesure, disponible sur www.psychiatry.org/dsm5. Chaque l ment de la version auto-administr e du WHODAS 2.0 demande l'individu d' valuer les difficult s qu'il a rencontr es dans des domaines sp cifiques de fonctionnement au cours des 30 derniers jours. Instructions de notation WHODAS 2.0 fournies par l'OMS Scores r capitulatifs WHODAS 2.0. Il existe deux options de base pour calculer les scores r capitulatifs pour la version compl te de WHODAS 2.0 316 l ments. Simple : les scores attribu s chacun des l men
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ts aucun (1), l ger (2), mod r (3), s v re (4) et extr me (5) - sont additionn s. Cette m thode est appel e notation simple car les scores de chacun des l ments sont simplement additionn s sans recodage ni regroupement des cat gories de r ponses. Il n'y a donc pas de pond ration des l ments individuels. Cette approche est pratique utiliser comme m thode manuelle ; notation approche, et peut tre la m thode de choix dans des contextes cliniques tr s occup s ou dans des situations d entretiens papier-crayon. En cons quence, la simple somme des scores des items dans tous les domaines constitue une statistique suffisante pour d crire la situation. degr de limitations fonctionnelles. Complexe : La m thode de notation la plus complexe est appel e notation bas e sur la th orie des l ments-r ponses (IRT). Il prend en compte plusieurs niveaux de difficult pour chaque l ment WHODAS 2.0. Il prend le codage pour chaque r ponse d' l ment comme aucun , l ger , mod r , s v re et extr me s par ment, puis utilise un ordinateur pour d terminer le score r capitulatif en pond rant diff remment les l ments et les r ponses. niveaux de gravit . Le programme informatique est disponible sur le site Web de l'OMS. La notation comporte trois tapes : 0 tape 1 Somme des scores des l ments recod s dans chaque domaine. 0 tape 2 : Somme des scores des six domaines. ' tape 3 : conversion du score r capitulatif en une mesure allant de 0 100 (o 0 = aucun handicap ; 100 = handicap complet). Scores de domaine WHODAS 2.0. WHODAS 2.0 produit des scores sp cifiques six domaines de fonctionnement diff rents : cognition, mobilit , soins personnels, s'entendre, activit s de la vie (m nage et travail/ cole) et participation. Normes d mographiques WHODAS 2.0. Pour les normes de population pour la notation bas e sur l'IRT du WHODAS 2.0 et pour la r partition dans la population des scores bas s sur l'IRT pour WHODAS 2.0, veuillez consulter www.Who.int/classifications/icf/P0p_norms_distrib_IRT_scores.pdf. Le clinicien est invit examiner la r ponse de l'individu chaque l ment de la mesure au cours de l'entretien clinique et indiquer le score autod clar pour chaque l ment dans la section pr vue l'usage r serv du clinicien. Cependant, si le clinicien d termine que le score d'un l ment doit tre diff rent en fonction de l'entretien clinique et d'autres informations disponibles, il peut indiquer un score corrig dans la case de score brut de l' l ment. Bas sur les r sultats des essais sur le terrain du DSM-S sur des chantillons de patients adultes r partis sur six sites aux tats-Unis et un au Canada, le DSM-5 recommande le calcul et l'utilisation de scores moyens pour chaque domaine et pour le handicap g n ral. Les scores moyens sont comparables l' chelle de 5 points WHODAS, qui permet au clinicien de consid rer le handicap de l'individu comme tant nul (1), l ger (2), mod r (3), s v re (4) ou extr me (5). ). Les scores moyens du domaine et du handicap g n ral se sont r v l s fiables, faciles utiliser et cliniquement utiles aux cliniciens du Essais sur le terrain DSM-S. Le score moyen du domaine est calcul en divisant le score brut du domaine par le nombre d' l ments dans le domaine (par exemple, si tous les l ments du domaine compr hension et communication sont jug s mod r s, le score moyen du domaine serait de 18/6. :3, indiquant handicap mod r ). Le score moyen d incapacit g n rale est calcul en divisant le score global brut par le nombre d l ments de la mesure (c est- -dire 36). L individu doit tre encourag remplir tous les l ments du WHODAS 2.0. Si aucune r ponse n est donn e 10 items ou plus de la mesure (c est- -dire plus de 25 % des 36 items au total), le calcul des scores d incapacit g n rale simple et moyenne peut ne pas tre effectu . utile. Si 10 l ments ou plus du total de la mesure manquent mais que les l ments de certains domaines sont complets 75 % ou 100 %, les scores de domaine simples ou moyens peuvent tre utilis s pour ces domaines. Fr quence d'utilisation. Pour suivre l volution du niveau d invalidit de l individu au fil du temps, la mesure peut tre effectu e intervalles r guliers selon les indications cliniques, en fonction de la stabilit des sympt mes de l individu et de l tat du traitement. Des scores constamment lev s dans un domaine particulier peuvent indiquer des domaines importants et probl matiques pour l'individu qui pourraient justifier une valuation et une intervention plus approfondies. \ QUIDAS 2.0 Tableau 2.0 d' valuation du handicap de l'Organisation mondiale de la Sant , version 36 l ments, auto-administr Nom du patient : ge : Sexe : El Homme CI Femme Date : Ce questionnaire porte sur les difficult s dues aux probl mes de sant mentale. Les probl mes de sant comprennent les maladies, les autres probl mes de sant qui peuvent tre de courte ou de longue dur e, les blessures, les probl m
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es mentaux ou motionnels et les probl mes d'alcool ou de drogues. Repensez aux 30 derniers jours et r pondez ces questions en pensant aux difficult s que vous avez rencontr es lors des activit s suivantes. Pour chaque question, veuillez encercler uniquement ma r ponse. : Seulement Scores num riques attribu s chacun des items : 4' ; ' 1 je 1 l 3 je 4 l1. 5 g c m z . _ toi, ._ Au cours des 30 derniers jours, quel niveau de difficult avez-vous rencontr dans : g E i E g g E . . . . un . Extreme ou 01.1 Concegtgtmg en faisant quelque chose pendant dix minutes ? Aucun Mlld Mod r Grave ne peut pas faire 01.2 Vous vous souvenez de faire des choses importantes ? Aucun L ger Mod r S v re :33" ; D13. m all 0 'ems j' av Aucun L ger Mod r S v re Extr me ou vie quotidienne ? je ne peux pas le faire Apprendre une nouvelle t che pour xam le, le 'comment t 30 5 01.4 e pammg 0 Aucun L ger Mod r S v re Extr me ou aller dans un nouvel endroit ? je ne peux pas faire D13 neral et n dans ce que disent les gens ? Aucune L g re Mod r e S v re 2 mm ' 01.6 D marrer et entretenir une conversation ? Aucune L g re Mod r e S v re : 33 ; . . . - . Extr me ou 02.1 Debout pendant de longues p riodes, UCh comme 30 minutes ?' Aucun Mlld Mod r Grave mm faire . t. _ Extr me ou 02.2 Debout depuis le bas ? Aucun Mlld Mod r Grave ne peut pas le faire D23 Vous vous d placez l'int rieur de votre maison ? Aucun L ger Mod r S v re Emma r _._. . .. ne peut pas faire 25 5 D2.4 Sortir de chez vous ? Aucun L ger Mod r Grave : 3 ? W ti 3 lo ce tel qu'un kilom r r D2.5 . mang (0 Aucun L ger Mod r Fort Extr me ou Fquwalem) ? Je ne peux pas faire s. 7'' Extr me De 03.1 qui fait travailler tout votre corps ? Aucun L ger Mod r Fort ne peut pas suffire 03.2 S'habiller ? Aucune L g re Mod r e S v re '3' ' . Extr me ou 20 5 D33 Des ufs ? Aucun L ger Mod r Grave ne peut pas suffire. . Extr me ou 03.4 Rester seul quelques jours ? Aucun Mlld Mod r Grave ne peut pas le faire S'entendre avec les gens. t Extr me ou le 04.1 9:31! avec des gens que vous ne connaissez pas ? Aucun L ger Mod r Sept ne peut pas le faire. . . l. Extr me de D4.2 Entretenir une relation amicale. Aucun Mlld Mod r Grave ne peut pas suffire. . . Extreme ou D43 Gefimg avec des personnes proches de vous ? Aucun Mlld Mod r Grave mm do -25 5 D4i4 Se faire de nouveaux amis. Aucun Mlld Mod r Grave ne peut pas suffire. . . Extr me ou 04.5 Actes sexuels. Aucun Mlld Mod r Grave ne peut pas le faire Seulement . Scores num riques attribu s chacun des items : I 1 I 2 l 3 l 4 l 5 E c w c Au cours des 30 derniers jours, quel niveau de difficult avez-vous rencontr dans : g g E fig g E g DS.1 Vous assumez vos lourdes responsabilit s ? ., Aucun M Mlld Mod r S v re mm" ' ; . Je ne peux pas faire .u, DSTZ Effectuez-vous bien les t ches m nag res les plus importantes ? Aucun L ger Mod r Grave 2:39er _ Effectuer tous les travaux m nagers que vous " 5' i ' Extr me ou I ' ~ J . , ----- ~- - 20 5 053' NOUVEAU faire ? Aucun L ger" kMod r S v re ne peut pas faire _" 054 Obtenir votre m nage le travail effectu aussi guckly qu'Aucun L ger Mod r S v re Extr me est-il n cessaire ? Activit s de la vie cole/Travail E 7 '- 7' . Si vous travaillez (r mun r , non r mun r , ind pendant ou si vous allez l' cole), r pondez aux questions 05.5 05.8 ci-dessous. En raison de votre tat de sant , au cours des 30 derniers jours, quelles difficult s avez-vous rencontr es : , 7 ' , 05.5 Votre travail quotidien l' cole ? 3 : Aucun L ger Mod r idem :32: , D5.6 Effectuez-vous bien vos t ches professionnelles/scolaires les plus importantes ? Aucun L ger Mod r S v re E25212 : " I "~ ' : 55,7 de tout le travail effectu que vous envisagez de faire ? 5 Aucune L g rement Mod r e Grave :33: ' 2 5 D5.8 Faire votre travail aussi rapidement que n cessaire ? Aucun L ger Mod r S v re : 33?er Au cours des 30 derniers jours : " A quel point as-tu eu du mal 'olning en : .- V : _ (par exemple festivit s 3 7 f : Extr me ou ' .1 , , . . ' " N M " ' Mod St ? ' 2 , D6 lous, ou autres actes) m de la m me mani re que s ; moi ' ~ ' euh 5 je ne peux pas faire - . quelqu'un d'autre peut le faire ? - " =. D6 2 Dans quelle mesure avez-vous rencontr des probl mes cause d'obstacles ou d'obstacles extr mes ou :, ' autour de vous ? Aucun L ger Mod r S v re ne peut pas r soudre un grand probl me. Avez-vous v cu avec E 96.3 cause des attitudes et des actions de Aucun L g re Mod r S v re 32 $ ? 06.4 Combien ai-je d pens pour votre sant Aucun Certains m'ont fait beaucoup Condition extr me ou 40 5 ou ses cons quences ? vous ne pouvez pas faire l' tat de sant 06.5 ? , , Aucun L ger Mod r Grave ne peut pas faire _ D6.6 Dans quelle mesure votre sant a-t-elle pes sur les ressources manuelles de vous ou de votre famille ? ne peut pas faire 05.7 Quel probl me avez-vous dans votre famille ? Aucun Boue M M me Grave Extr me ou deux de vos probl mes de sant
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? je ne peux pas faire D6. 8 Dans quelle mesure avez-vous des probl mes dans votre domaine Aucun M" d Mod r S v re Extr me ou faire des choses seules pour vous d tendre ou vous divertir ? Je ne peux pas le faire Score de d ficience g n rale (total) : ET Organisation mondiale de la sant , 2012. Tous droits r serv s. Mesurer la sant et le handicap : manuel pour l'OMS sur le handicap Calendrier d' valuation (WHODAS 2.0), Organisation mondiale de la sant , 2010, Gen ve. L'Organisation mondiale de la sant a accord l' diteur l'autorisation de reproduire cet instrument. Ce mat riel peut tre reproduit sans autorisation par les cliniciens pour une utilisation avec leurs propres patients. Toute autre utilisation, y compris l'utilisation lectronique, n cessite l'autorisation crite de l'OMS. _ Formule : tion C'est: .- Comprendre le contexte CULLU ral de l'exp rience de la maladie est essentiel pour une valuation diagnostique et une prise en charge clinique efficaces. La culture fait r f rence des syst mes de connaissances, de concepts, de r gles et de pratiques appris et transmis de g n ration en g n ration. La culture comprend la langue, la religion et la spiritualit , les structures familiales, les tapes du cycle de vie, les rituels c r moniaux et les coutumes, ainsi que les syst mes moraux et juridiques. Les cultures sont des syst mes ouverts et dynamiques qui subissent des changements continus au fil du temps ; Dans le monde contemporain, la plupart des individus et des groupes sont expos s de multiples cultures, qu ils utilisent pour fa onner leur propre identit et donner un sens leurs exp riences. Ces caract ristiques de la culture font qu il est crucial de ne pas g n raliser l exc s les informations culturelles ou de ne pas st r otyper les groupes en termes de traits culturels fixes. La race est une cat gorie d identit culturellement construite qui divise l humanit en groupes bas s sur une vari t de traits physiques superficiels attribu s certaines hypoth tiques caract ristiques biologiques intrins ques. Les cat gories et constructions raciales ont consid rablement vari au fil de l histoire et d une soci t l autre. Le concept de race n a pas de d finition biologique coh rente, mais il est socialement important car il soutient les id ologies raciales, le racisme, la discrimination et l exclusion sociale, qui peuvent avoir de graves effets n gatifs sur la sant mentale. Il est prouv que le racisme peut exacerber de nombreux troubles psychiatriques, contribuant ainsi de mauvais r sultats, et que les pr jug s raciaux peuvent affecter l' valuation diagnostique. L'ethnicit est une identit de groupe culturellement construite utilis e pour d finir les peuples et les communaut s. Il peut tre enracin dans une histoire, une g ographie, une langue, une religion ou d autres caract ristiques communes un groupe, qui distinguent ce groupe des autres. L appartenance ethnique peut tre auto-attribu e ou attribu e par des trangers. La mobilit croissante, les mariages mixtes et le brassage des cultures ont d fini de nouveaux modes de vie mixtes, multiples ou hybrides. identit s ethniques. La culture, la race et l origine ethnique sont li es aux in galit s conomiques, au racisme et la discrimination qui entra nent des disparit s en mati re de sant . Les identit s culturelles, ethniques et raciales peuvent tre des sources de force et de soutien de groupe qui renforcent la r silience, mais elles peuvent galement conduire des conflits psychologiques, interpersonnels et interg n rationnels ou des difficult s d'adaptation qui n cessitent une valuation diagnostique. Les grandes lignes de la formulation culturelle introduites dans le DSM-IV ont fourni un cadre pour valuer les informations sur les caract ristiques culturelles du probl me de sant mentale d un individu et la mani re dont il se rapporte un contexte social et culturel et une histoire. Le DSM-S comprend non seulement une version mise jour de l Outline, mais pr sente galement une approche d valuation, utilisant l entretien de formulation culturelle (CFI), qui a t test e sur le terrain pour son utilit diagnostique aupr s des cliniciens et son acceptabilit aupr s des patients. Le sch ma r vis de formulation culturelle appelle une valuation syst matique des cat gories suivantes : I Identit culturelle de l individu : D crire les groupes de r f rence raciaux, ethniques ou culturels de l individu qui peuvent influencer ses relations avec les autres, son acc s aux ressources et ses d fis, conflits ou situations difficiles en mati re de d veloppement et actuels. Pour les immigrants et les minorit s raciales ou ethniques, le degr et les types d implication la fois dans la culture d origine et dans la culture d accueil ou la culture majoritaire doivent tre not s s par ment. Les capacit s linguistiques, les pr f rences et les modes d utilisation sont pertinents pour identifier les difficult s d acc s
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aux soins, d int gration sociale et le besoin d un interpr te. D'autres aspects cliniquement pertinents de l'identit peuvent inclure l'affiliation religieuse, le milieu socio- conomique, les lieux personnels et familiaux de naissance et de croissance, le statut de migrant et l'orientation sexuelle. 0 Conceptualisations culturelles de la d tresse : d crire les constructions culturelles qui influencent la fa on dont l'individu exp rimente, comprend et communique ses sympt mes ou ses probl mes aux autres. Ces constructions peuvent inclure des syndromes culturels, des idiomes de d tresse et des mod les explicatifs ou des causes per ues. Le niveau de gravit et la signification des exp riences p nibles doivent tre valu s par rapport aux normes des groupes culturels de r f rence de l individu. L' valuation des sch mas d'adaptation et de recherche d'aide doit prendre en compte le recours des sources de soins professionnelles ainsi qu' des sources de soins traditionnelles, alternatives ou compl mentaires. . Facteurs de stress psychosociaux et caract ristiques culturelles de vuln rabilit et de r silience : Identifier les principaux facteurs de stress et soutiens dans l'environnement social de l'individu (qui peut inclure des v nements locaux et loign s) et le r le de la religion, de la famille et d'autres r seaux sociaux (par exemple, amis, voisins, coll gues de travail). ) en fournissant un soutien motionnel, instrumental et informationnel. Les facteurs de stress social et les soutiens sociaux varient selon les interpr tations culturelles des v nements, la structure familiale, les t ches de d veloppement et le contexte social. Les niveaux de fonctionnement, de handicap et de r silience doivent tre valu s la lumi re des groupes de r f rence culturels de l individu. 0 Caract ristiques culturelles de la relation entre l'individu et le clinicien : identifier les diff rences de culture, de langue et de statut social entre un individu et un traitement clinique. Les exp riences de racisme et de discrimination dans la soci t dans son ensemble peuvent emp cher l tablissement de la confiance et de la s curit lors de la rencontre de diagnostic clinique. Les effets peuvent inclure des difficult s susciter des sympt mes, une mauvaise compr hension de la signification culturelle et clinique des sympt mes et des comportements, et des difficult s tablir ou maintenir le rapport n cessaire une alliance clinique efficace. 0 valuation culturelle globale : R sumer les implications des composantes de la formulation culturelle identifi es dans les sections pr c dentes du Plan pour le diagnostic et d'autres questions ou probl mes cliniquement pertinents ainsi que pour une prise en charge et une intervention th rapeutique appropri es. L entretien de formulation culturelle (CFI) est un ensemble de 16 questions que les cliniciens peuvent utiliser pour obtenir des informations lors d une valuation de la sant mentale sur l impact de la culture sur les aspects cl s de la pr sentation clinique et des soins d un individu. Dans l'IPC, la culture fait r f rence aux 0 valeurs, orientations, connaissances et pratiques que les individus tirent de leur appartenance divers groupes sociaux (par exemple, groupes ethniques). groupes religieux, groupes professionnels, groupes d anciens combattants). 0 Aspects des ant c dents d un individu, de ses exp riences de d veloppement et des contextes sociaux actuels qui peuvent affecter son point de vue, comme l origine g ographique, la migration, la langue, la religion, l orientation sexuelle ou la race/ethnicit . 0 L influence de la famille, des amis et d autres membres de la communaut (le r seau social de l individu) sur l exp rience de la maladie de l individu. Le CFI est un bref entretien semi-structur permettant d' valuer syst matiquement les facteurs culturels lors de la rencontre clinique et qui peut tre utilis avec n'importe quel individu. Le CFI se concentre sur l exp rience individuelle et les contextes sociaux du probl me clinique. Le CFI suit une approche d valuation culturelle centr e sur la personne en obtenant des informations aupr s de l individu sur ses propres opinions et celles des autres membres de son r seau social. Cette approche vise viter les st r otypes, dans la mesure o les connaissances culturelles de chaque individu affectent la mani re dont il interpr te l exp rience de la maladie et guident la mani re dont il cherche de l aide. Parce que le Le CFI concerne les opinions personnelles de l individu, il n y a pas de bonnes ou de mauvaises r ponses ces questions. L'entretien suit et est disponible en ligne sur www.psychiatry.org/dsm5. Le CFI est format en deux colonnes de texte. La colonne de gauche contient les instructions pour administrer le CFI et d crit les objectifs pour chaque domaine d entretien. Les questions de la colonne de droite illustrent comment explorer ces domaines, mais elles ne pr tendent pas tre exhaustives. Des que
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stions de suivi peuvent tre n cessaires pour clarifier les r ponses des individus. Les questions peuvent tre reformul es au besoin. Le CFI est con u comme un guide d valuation culturelle et doit tre utilis avec flexibilit pour maintenir un flux naturel d entretien et de relation avec l individu. Il est pr f rable d utiliser le CFI en conjonction avec les informations d mographiques obtenues avant l entretien afin d adapter les questions de l IPC aux ant c dents et la situation actuelle de l individu. Les domaines d mographiques sp cifiques explorer avec la FCI varieront selon les individus et les contextes. Une valuation compl te peut inclure le lieu de naissance, l' ge, le sexe, l'origine raciale/ethnique, l' tat civil, la composition de la famille, l' ducation, la ma trise de la langue, l'orientation sexuelle, l'affiliation religieuse ou spirituelle, la profession, l'emploi, le revenu et les ant c dents migratoires. Le CFI peut tre utilis dans l valuation initiale des individus dans tous les contextes cliniques, quel que soit le contexte culturel de l individu ou du clinicien. Les individus et les cliniciens qui semblent partager le m me bagage culturel peuvent n anmoins diff rer sur des points pertinents pour les soins. Le CFI peut tre utilis dans son int gralit ou des composants peuvent tre incorpor s une valuation clinique, selon les besoins. Le CFI peut tre particuli rement utile lorsqu'il existe 0 Difficult d' valuation diagnostique en raison de diff rences significatives dans les ant c dents culturels, religieux ou socio- conomiques du clinicien et de l'individu. Incertitude quant l ad quation entre les sympt mes culturellement distinctifs et les crit res diagnostiques. Difficult juger de la gravit ou de la d ficience de la maladie. D saccord entre l'individu et le clinicien sur le d roulement des soins. Engagement et adh sion limit s au traitement par l individu. La FCI met l'accent sur quatre domaines d' valuation : d finition culturelle du probl me (questions 1 3) ; Perceptions culturelles de la cause, du contexte et du soutien (questions 4 10) ; Cul Facteurs affectant la recherche d'aide actuelle (questions 14 16). Le processus centr sur la personne de r alisation de l ICF et les informations qu il obtient visent am liorer la validit culturelle de l valuation diagnostique, faciliter la planification du traitement et promouvoir l engagement et la satisfaction de l individu. Pour atteindre ces objectifs, les informations obtenues aupr s de la FCI doivent tre int gr es tout autre mat riel clinique disponible dans une valuation clinique et contextuelle compl te. Une version Informant du CFI peut tre utilis e pour collecter des informations collat rales sur les domaines CFI aupr s des membres de la famille ou des soignants. Des modules suppl mentaires ont t d velopp s pour d velopper chaque domaine de la FCI et guider les cliniciens qui souhaitent explorer ces domaines plus en profondeur. Des modules suppl mentaires ont galement t d velopp s pour des populations sp cifiques, telles que les enfants et les adolescents, les personnes g es, ainsi que les immigrants et les r fugi s. Ces modules suppl mentaires sont r f renc s dans le CFI sous les sous-titres pertinents et sont disponibles en ligne sur www.psychiatry.org/dsm5. Les modules suppl mentaires utilis s pour d velopper chaque sous-th me de Finance sont indiqu s entre parenth ses. GUIDE DE L'INTERVIEWEUR EN ITALIQUE. Les questions suivantes visent clarifier les aspects cl s de INTRODUCTION POUR L'INDIVIDU : le probl me clinique pr sent du point de vue de J'aimerais comprendre les probl mes que le point de vue de l'individu et des autres membres de l'individu vous am ne ici afin de pouvoir vous aider davantage dans le domaine social de l'individu. r seau (c'est- -dire famille, amis ou effectivement. Je veux en savoir plus sur vos exp riences impliqu es dans le probl me actuel). Cela inclut l'essence et les id es. Je poserai quelques questions sur la signification du probl me, le potentiel d'aide, sur ce qui se passe et comment vous le traitez, ainsi que vos attentes en mati re de services. N'oubliez pas qu'il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises r ponses. (Mod le explicatif, niveau de fonctionnement) Sollicitez le point de vue de l individu sur les probl mes fondamentaux et la cl 1. Qu est-ce qui vous am ne ici aujourd hui ? pr occupations. SI L'INDIVIDU DONNE PEU DE D TAILS OU Concentrez-vous sur la fa on dont l individu comprend le probl me. DIAGNOSTIC M DICAL, SONDE : Utilisez le terme, l'expression ou la br ve description demand e. Les gens comprennent souvent leurs probl mes la question 1 pour identifier le probl me leur mani re, qui peut tre similaire des questions (par exemple, votre conflit avec votre fils ). les m decins d crivent le probl me. Comment d cririez-vous votre probl me ? Demandez comment l'individu pose le probl me aux membres. 2. Parfois, les gen
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s ont diff rentes mani res d'utiliser le r seau social. d crivant leur probl me leur famille, leurs amis ou d autres membres de leur communaut . Comment leur d cririez-vous votre probl me ? Concentrez-vous sur les aspects du probl me qui comptent le plus 3. Qu'est-ce qui vous pr occupe le plus concernant votre probl me pour l'individu. Lem ? PERCEPTIONS CULTURELLES DE LA CAUSE, DU CONTEXTE ET DU SOUTIEN (Mod le explicatif, R seau social, Personnes g es) Cette question indique la signification de la condition 4. Pourquoi pensez-vous que cela arrive l'individu, ce qui peut tre pertinent pour vous ? Selon vous, quelles sont les causes des soins iques. votre [PROBL ME] ? Notez que les individus peuvent identifier de multiples causes. Certaines personnes peuvent expliquer leur probl me comme tant le r sultat de mauvaises choses qui surviennent dans leur vie, de probl mes avec les autres, d'un probl me physique. maladie, une raison spirituelle ou bien d'autres causes. Concentrez-vous sur les opinions des membres de l individu. 5. Que font les autres membres de votre famille, de votre r seau social. Ceux-ci peuvent tre divers et varier entre les amis ou d autres membres de votre communaut qui pensent qu ils appartiennent l individu. est-ce la cause de votre [PROBL ME] ? Les modules suppl mentaires utilis s pour d velopper chaque sous-th me de Finance sont indiqu s entre parenth ses. GUIDE DE L'INTERVIEWEUR EN ITALIQUE. (R seau social, aidants naturels, facteurs de stress psychosociaux, religion et spiritualit , immigrants et r fugi s, identit culturelle, personnes g es, adaptation et recherche d'aide) Obtenez des informations sur le contexte de vie de l'individu. 6. Existe-t-il des types de soutien qui permettent de mieux se concentrer sur les ressources, les soutiens sociaux et la r silience - votre [PROBL ME], comme le soutien. Peut galement sonder d'autres soutiens (par exemple, de la part de la famille, des amis ou d'autres personnes ? travailleurs, de la participation la religion ou la spiritualit ). Concentrez-vous sur les aspects stressants de l environnement de l individu. 7. Existe-t-il des types de stress qui cr ent l environnement. Peut-on galement sonder, par exemple, les probl mes relationnels qui sont pires pour votre [PROBL ME], comme des difficult s, des difficult s au travail ou l' cole, ou des liens avec l'argent, ou des probl mes familiaux ? discrimination. (Identit culturelle, facteurs de stress psychosociaux, religion et spiritualit , immigrants et r fugi s, personnes g es, enfants et adolescents) Parfois, certains aspects du dos des gens LEM] meilleur ou pire. Par origine ou identit , j entends, par exemple, les communaut s auxquelles vous appartenez, les langues que vous parlez, d o vous ou votre famille tes originaires, votre race ou origine ethnique, votre genre ou orientation sexuelle, ou votre foi ou religion. . Demandez la personne de r fl chir aux l ments les plus saillants. 8. Pour vous, quels sont les l ments les plus importants de son identit culturelle. Utiliser ces aspects de votre parcours ou de votre identit ? informations pour adapter les questions 9 10 selon les besoins. Faites ressortir les aspects de votre identit qui am liorent le probl me. 9. Y a-t-il des aspects de votre pass ou pire. ou votre identit qui font une diff rence pour votre Sonder si n cessaire (par exemple, aggravation clinique en cons quence [PROBL ME] ? de discrimination en raison du statut migratoire, de la race/origine ethnique ou de l orientation sexuelle). Sondez si n cessaire (par exemple, probl mes li s la migration ; 10. Existe-t-il des aspects de votre conflit d'origine entre les g n rations ou en raison des r les de genre). ou votre identit qui vous causent d autres inqui tudes ou difficult s ? (adaptation et recherche d'aide, religion et spiritualit , personnes g es, aidants naturels, Clarifiez la fa on dont vous pouvez faire face au probl me. 11. Parfois, les gens ont diff rentes mani res de g rer des probl mes comme [PROBL ME]. Qu'avez-vous fait vous-m me pour faire face votre [PROBL ME] ? Les modules suppl mentaires utilis s pour d velopper chaque sous-th me de Finance sont indiqu s entre parenth ses. GUIDE DE L'INTERVIEWEUR EN ITALIQUE. (Adaptation et recherche d'aide, religion et spiritualit , personnes g es, aidants naturels, facteurs de stress psychosociaux, immigrants et r fugi s, r seau social, relation clinicien-patient) Solliciter diverses sources d'aide (par exemple, soins m dicaux, 12. Souvent, les gens recherchent de l'aide aupr s de nombreux traitements de sant mentale, groupes de soutien, sources professionnelles, y compris diff rents types de conseils, de gu rison populaire, de m decins religieux ou spirituels, aides ou gu risseurs. Dans le pass , conseil personnel, autres formes de th rapie traditionnelle ou alternative (quels types de traitement, d'aide, de conseils ou de gu rison autochtone). gu rison as-
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tu recherch pour ton [PROB Sondez si n cessaire (par exemple, Quelles autres sources d'aide LEM] ? avez-vous utilis ?"). SONDEZ SI NE D CRIVE PAS L'UTILISATION Clarifier l exp rience et le respect de l individu quant la PL NIT DE L AIDE RE UE : aide ant rieure. Quels types d aide ou de traitement ont t les plus utiles ? Pas utile ? (Adaptation et recherche d'aide, religion et spiritualit , personnes g es, facteurs de stress psychosociaux, immigrants et r fugi s, r seau social, relation clinicien-patient) Clarifiez le r le des barri res sociales dans la recherche d'aide. 13. Quelque chose vous a-t-il emp ch d'acc der aux soins et avez-vous eu des difficult s obtenir l'aide dont vous aviez besoin ? traitement. SONDER AU BESOIN : Sondez les d tails si n cessaire (par exemple, Qu'y a-t-il dans l'exemple 1:01, de l'argent, du travail ou des d placements familiaux ? )~ des obligations, de la stigmatisation ou de la discrimination, ou du manque ou des ant c dents ? (R seau social, soignants, religion et spiritualit , personnes g es, adaptation et recherche d'aide) Clarifions les besoins actuels per us par l'individu et parlons maintenant davantage des attentes en mati re d'aide, au sens large. vous avez besoin. L'individu de la question 1f ne mentionne qu'une seule source d'aide (par exemple, 14'. Selon vous, quels types d'aide seraient "Quels autres types d'aide vous seraient utiles ce moment-l pour vous ce moment-l ?"). [PROBL ME]? Concentrez-vous sur les opinions du r seau social concernant 15. Existe-t-il d'autres types d'aide que votre famille recherche. Est-ce que des amis ou d'autres personnes vous ont sugg r que cela vous serait utile maintenant ? (Clinicien Relation patient, personnes g es) Susciter d' ventuelles inqui tudes concernant la clinique ou la clinique Parfois, les m decins et les patients mal compris les relations avec les patients, y compris les perceptions de racisme les uns envers les autres parce qu'ils proviennent de l'isme, des barri res linguistiques ou des diff rences culturelles que des ant c dents diff rents ou des diff rences peuvent nuire la bonne volont , la communication. , ou les attentes en mati re de soins. livraison. 16. Cela vous a-t-il pr occup et est-ce que Sondez les d tails si n cessaire (par exemple, De quelle mani re ? ). Y a-t-il tout ce que nous pouvons faire pour vous aider ? R pondre aux ventuels obstacles aux soins ou aux pr occupations concernant les soins dont vous avez besoin ? la clinique et la relation clinicien-patient soulev es pr c demment. La version CFI Informant recueille des informations collat rales aupr s d'un informateur qui conna t les probl mes cliniques et les circonstances de vie de la personne identifi e. Cette version peut tre utilis e pour compl ter les informations obtenues partir du noyau CFI ou peut tre utilis e la place du noyau CFI lorsque l'individu est incapable de fournir des informations - comme cela peut se produire, par exemple, avec des enfants ou des adolescents, des individus psychotiques ou des personnes atteintes de psychose. d ficience cognitive. GUIDE DE L'INTERVIEWEUR EN ITALIQUE. Les questions suivantes visent clarifier les aspects cl s de INTRODUCTION POUR L INFORMATEUR : le probl me clinique pr sent du point de vue de l informateur. J aimerais comprendre les probl mes qui se pr sentent du point de vue de l informateur. Cela inclut le probl me, amenez votre membre de votre famille/ami ici, de mani re significative, les sources potentielles d'aide, "" et exaecta- que je puisse vous aider, vous et lui/elle, de mani re plus efficace pour les services. Je veux conna tre votre exp rience et vos id es . Je vais vous poser quelques questions sur ce qui se passe et sur la fa on dont vous et un membre de votre famille/ami faites face cette situation. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises r ponses. Clarifiez la relation de l'informateur avec la personne. 1. Comment d cririez-vous votre relation personnelle et/ou la famille de la personne. [INDIVIDUEL OU LA FAMILLE] ? SONDE SI CE N'EST PAS CLAIR : quelle fr quence voyez-vous [INDIVIDUEL] ? Sollicitez le point de vue de l informateur sur les probl mes fondamentaux et la cl 2. Qu est-ce qui suscite les inqui tudes d un membre de votre famille/ami. ici aujourd'hui ? Concentrez-vous sur la mani re dont l informateur comprend SI L INFORMATEUR DONNE PEU DE D TAILS OU le probl me de l individu. MENTIONNE UNIQUEMENT LES SYMPT MES OU UN Utilisez le terme, l'expression ou la br ve description demand e DIAGNOSTIC M DICAL, SONDE : la question 1 pour identifier le probl me dans les questions suivantes. Les gens comprennent souvent les probl mes dans leurs questions (par exemple, son conflit avec son fils ). sa propre mani re, qui peut tre similaire ou diff rente de la fa on dont les m decins d crivent le probl me. Comment d cririez-vous le probl me de [INDIVIDUEL] ? Demandez comment l'informateur pr sente
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le probl me aux membres. 3. Parfois, les gens ont diff rentes mani res d'utiliser le r seau social. d crire le probl me la famille, aux amis ou d autres membres de leur communaut . Comment le feraient-ils ? Concentrez-vous sur les aspects du probl me qui comptent le plus. 4. Qu'est-ce qui vous pr occupe le plus propos de [INDIVID- l'informateur. Probl me UAL] ? GUIDE DE L'INTERVIEWEUR EN ITALIQUE. PERCEPTIONS CULTURELLES DE LA CAUSE, DU CONTEXTE ET DU SOUTIEN Cette question indique la signification de la condition 5. Pourquoi pensez-vous que cela arrive l'informateur, ce qui peut tre pertinent pour la clinique [INDIVIDUEL] ? Selon vous, quels sont les soins cal. causes de son [PROBL ME] ? Notez que les informateurs peuvent identifier plusieurs causes. INFORMEZ PLUS SI BESOIN : en fonction de l'aspect du probl me auquel ils sont confront s. Certaines personnes peuvent expliquer le probl me comme tant une prise en compte. r sultat de mauvaises choses qui arrivent dans leur vie, de probl mes avec les autres, d'une maladie physique, d'une raison spirituelle ou de bien d'autres causes. Concentrez-vous sur les points de vue des membres du r seau social de la famille de l'individu. Ceux-ci peuvent tre divers et vari s, ses amis ou d'autres personnes dans le entourage de l'informateur. Selon la communaut , est-ce qui cause le [PROBL ME] de [INDIVIDUEL] ? Obtenir des informations sur le contexte de vie de l'individu. 7. Existe-t-il des types de soutien qui permettent de mieux se concentrer sur les ressources, les soutiens sociaux et la r silience de son [PROBL ME], comme l'exp rience. Peut galement sonder d'autres soutiens (par exemple, de la part de la co-famille, des amis ou d'autres personnes ? travailleurs, de la participation la religion ou la spiritualit ). Concentrez-vous sur les aspects stressants de l'environnement de l'individu. 8. Existe-t-il des types de stress qui provoquent. Peut galement sonder, par exemple, des probl mes relationnels, ou son [PROBL ME] pire, comme des difficult s au travail ou l' cole, ou de la discrimination. des cultures avec de l'argent ou des probl mes familiaux ? Parfois, certains aspects de l origine ou de l identit des personnes peuvent rendre le [PROBL ME] meilleur ou pire. Par origine ou identit , j entends, par exemple, les communaut s auxquelles vous appartenez, les langues que vous parlez, d o vous ou votre famille tes originaires, votre race ou origine ethnique, votre genre ou orientation sexuelle, et votre foi ou religion. Demandez l informateur de r fl chir aux l ments les plus saillants. 9. Pour vous, quels sont les l ments les plus importants de l identit culturelle de l individu. Utilisez ces aspects du parcours ou des informations de [INDIVIDUEL] pour adapter les questions 10 11 selon vos besoins. identit ? Faire ressortir les aspects de l identit qui rendent le probl me meilleur ou pire. ant c dents ou identit qui font la diff rence Sonder si n cessaire (par exemple, aggravation clinique en raison de son [PROBL ME] ? de discrimination en raison du statut migratoire, de la race/origine ethnique ou de l orientation sexuelle). Sondez si n cessaire (par exemple, probl mes li s la migration ; 11. Existe-t-il des aspects du conflit [DE L'INDIVIDU] entre les g n rations ou en raison des r les de genre). son origine ou son identit qui lui cause d'autres inqui tudes ou difficult s ? GUIDE DE L'INTERVIEWEUR EN ITALIQUE. Clarifier la fa on dont l'individu fait face au probl me. 12. Parfois, les gens ont diff rentes mani res de g rer des probl mes comme [PROBL ME]. propre faire face son [PROBL ME] ? Sollicitez diverses sources d aide (par exemple, soins m dicaux, traitements de sant mentale, groupes de soutien, conseils en milieu de travail, gu rison populaire, conseils religieux ou spirituels, autres m thodes de gu rison alternatives). Sondez si n cessaire (par exemple : Quelles autres sources d aide a-t-il/elle utilis e . 7 ) Clarifier l exp rience de la personne et son respect pour l aide ant rieure. 13. Souvent, les gens recherchent galement de l aide aupr s de nombreuses sources diff rentes, notamment de diff rents types de m decins, d assistants ou de gu risseurs. Dans le pass , quels types de traitement, d'aide, de conseils ou son [PROBL ME] ? PL N DIT DE L'AIDE RE UE : Quels types d aide ou de traitement ont t les plus utiles ? Pas utile ? Clarifier le r le des barri res sociales l aide : recherche d aide, acc s aux soins et difficult s s engager dans un traitement ant rieur. Sondez les d tails si n cessaire (par exemple, Qu'est-ce qui a fait obstacle ? ). 14. Est-ce que quelque chose a emp ch [PERSONNE] d'obtenir l'aide dont il a besoin ? SONDER AU BESOIN : Par exemple, l argent, le travail ou les engagements familiaux, la stigmatisation ou la discrimination, ou le manque de langue ou d ant c dents ? attentes d'aide, d finies au sens large, du point de vue de l'informateur. Dem
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andez-lui si l'informateur ne mentionne qu'une seule source d'aide (par exemple, Quels autres types d'aide seraient utiles [INDIVIDUEL] en ce moment ? ). Concentrez-vous sur les opinions du r seau social concernant la recherche d aide. Parlons maintenant de l'aide [INDIVID UAL] besoins. 15. Quels types d aide seraient les plus utiles pour LEM] ? 16. Existe-t-il d'autres types d'aide que [INDI VIDUAL'S], sa famille, ses amis ou d'autres personnes maintenant ? Soulignez d ventuelles pr occupations concernant la clinique ou la relation clinicien-patient, y compris le racisme per u, les barri res linguistiques ou les diff rences culturelles qui peuvent nuire la bonne volont , la communication ou la prestation des soins. Sondez les d tails si n cessaire (par exemple, De quelle mani re ? ). Aborder les ventuels obstacles aux soins ou les pr occupations concernant la clinique et la relation clinicien-patient soulev es pr c demment. se tiennent debout parce qu'ils proviennent d'attentes. 17. Avez-vous t pr occup par cela et y a-t-il quelque chose que nous puissions faire pour fournir [INDIVIDU] les soins dont il a besoin ? Concepts culturels de d tresse Les concepts culturels de d tresse font r f rence aux fa ons dont les groupes culturels vivent, comprennent et communiquent la souffrance, les probl mes de comportement ou les pens es et motions troublantes. Trois principaux types de concepts culturels peuvent tre distingu s. Les syndromes culturels sont des groupes de sympt mes et d'attributions qui ont tendance coexister entre individus appartenant des groupes culturels, des communaut s ou des contextes sp cifiques et qui sont reconnus localement comme des mod les d exp rience coh rents. Les idiomes culturels de la d tresse sont des moyens d exprimer la d tresse qui peuvent ne pas impliquer de sympt mes ou de syndromes sp cifiques, mais qui offrent des mani res collectives et partag es de vivre et de parler de pr occupations personnelles ou sociales. Par exemple, le discours quotidien sur les nerfs ou la d pression peut faire r f rence des formes de souffrance tr s diverses sans se r f rer un ensemble distinct de sympt mes, de syndromes ou de troubles. Les explications culturelles ou les causes per ues sont des tiquettes, des attributions ou des caract ristiques d un mod le explicatif qui indiquent une signification ou une tiologie culturellement reconnue pour des sympt mes, une maladie ou une d tresse. Ces trois concepts syndromes, idiomes et explications sont plus pertinents pour la pratique clinique que l ancienne formulation du syndrome li la culture. Plus pr cis ment, le terme syndrome li la culture ignore le fait que les diff rences culturelles cliniquement importantes impliquent souvent des explications ou une exp rience de d tresse plut t que des configurations de sympt mes culturellement distinctives. En outre, le terme li la culture met trop l accent sur la particularit locale et la distribution limit e des concepts culturels de d tresse. La formulation actuelle reconna t que toutes les formes de d tresse sont fa onn es localement, y compris les troubles du DSM. De ce point de vue, de nombreux diagnostics du DSM peuvent tre compris comme des prototypes op rationnalis s qui ont commenc comme des syndromes culturels et ont t largement accept s en raison de leur utilit clinique et de recherche. D un groupe l autre, il subsiste des diff rences culturelles en termes de sympt mes, de fa ons de parler de la d tresse et de causes per ues localement, qui sont leur tour associ es aux strat gies d adaptation et aux mod les de recherche d aide. et la d tresse motionnelle, et ils peuvent galement refl ter l'influence de concepts biom dicaux. Les concepts culturels pr sentent quatre caract ristiques cl s par rapport la nosologie du DSM-S : - Il existe rarement une correspondance biunivoque entre un concept culturel et une entit diagnostique du DSM ; la correspondance est plus susceptible d' tre un- -plusieurs dans les deux sens, incluse dans un seul concept populaire et des pr sentations diverses qui pourrait tre class par Le DSM-5, en tant que variantes d'un m me trouble, peut tre class en plusieurs concepts distincts par un syst me de diagnostic local. 0 Les concepts culturels peuvent s'appliquer un large ventail de gravit , y compris des pr sentations qui ne r pondent aux crit res du DSM pour aucun trouble mental. Par exemple, une personne souffrant d un deuil aigu ou d une situation sociale difficile peut utiliser le m me langage de d tresse ou afficher le m me syndrome culturel qu une autre personne souffrant d une psychopathologie plus grave. 0 Dans l'usage courant, le m me terme culturel d signe fr quemment plus d'un type de concept culturel. Un exemple familier peut tre le concept de d pression , qui peut tre utilis pour d crire un syndrome (par exemple, un trouble d pressif majeur), un idiome de d tresse (p
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ar exemple, comme dans l'expression courante je me sens d prim ), ou un sentiment de d tresse per u. cause (semblable au stress ). 0 Comme la culture et le DSM lui-m me, les concepts culturels peuvent changer au fil du temps en r ponse des influences locales et mondiales. Les concepts culturels sont importants pour le diagnostic psychiatrique pour plusieurs raisons : Pour viter les erreurs de diagnostic : les variations culturelles des sympt mes et des mod les explicatifs associ s ces concepts culturels peuvent conduire les cliniciens mal valuer la gravit d'un probl me ou attribuer un mauvais diagnostic (par exemple, un les explications spirituelles peuvent tre interpr t es tort comme une psychose). 0 Pour obtenir des informations cliniques utiles : les variations culturelles des sympt mes et des attributions peuvent tre associ es des caract ristiques particuli res de risque, de r silience et de r sultat. I Am liorer les relations et l'engagement cliniques : Parler la langue du patient , tant sur le plan linguistique qu'en termes de ses concepts et m taphores dominants, peut entra ner une meilleure communication et une plus grande satisfaction, faciliter la n gociation du traitement et conduire une r tention plus lev e. et l'adh sion. 0 Pour am liorer l'efficacit th rapeutique : La culture influence les m canismes psychologiques du trouble, qui doivent tre compris et abord s pour am liorer l'efficacit clinique. Par exemple, des cognitions catastrophiques sp cifiques une culture peuvent contribuer une escalade soudaine vers des attaques de panique. 0 Pour guider la recherche clinique : les liens per us localement entre les concepts culturels peuvent aider identifier les mod les de comorbidit et les substrats biologiques sous-jacents. . Pour clarifier l' pid miologie culturelle : les concepts culturels de d tresse ne sont pas adopt s de mani re uniforme par tous dans une culture donn e. Distinguer les syndromes, les idiomes et les explications fournit une approche pour tudier la r partition des caract ristiques culturelles de la maladie travers les contextes et les r gions, et au fil du temps. Il sugg re galement des questions sur les d terminants culturels du risque, de l' volution et des r sultats dans les contextes cliniques et communautaires afin d'am liorer la base de donn es probantes de la recherche culturelle. Le DSM-S comprend des informations sur les concepts culturels afin d'am liorer la pr cision du diagnostic et l'exhaustivit de l' valuation clinique. L valuation clinique des individus pr sentant ces concepts culturels devrait d terminer s ils r pondent ces concepts. Crit res du DSM-5 pour un trouble sp cifi ou un autre diagnostic sp cifi ou non sp cifi . Une fois le trouble diagnostiqu , les termes et explications culturels doivent tre inclus au cas o cela pr terait confusion. Les personnes dont les sympt mes ne r pondent pas aux crit res du DSM au cas par cas. En plus du CFI et de ses modules suppl mentaires, le DSM-S contient les l ments suivants en pratique clinique : 0 Donn es dans les crit res du DSM-S et texte pour des troubles sp cifiques : Le texte comprend des informations sur les variations culturelles en mati re de pr valence, de symptomatologie, concepts culturels associ s et autres aspects cliniques. Il est important de souligner qu il n existe pas de correspondance directe au niveau cat goriel entre les troubles du DSM et les concepts culturels. Variation Dif avec les informations obtenues par la FCI. 0 Autres affections pouvant faire l'objet d'une attention clinique : Certaines des pr occupations cliniques identifi es par le CFI peuvent correspondre des codes V ou des codes Z - par exemple, des probl mes d'acculturation, des probl mes relationnels parent-enfant ou des probl mes religieux ou spirituels. probl mes. . Glossaire des concepts culturels de d tresse : situ en annexe, ce glossaire fournit des exemples de concepts culturels de d tresse bien tudi s qui illustrent la pertinence de l'information culturelle pour le diagnostic clinique et certaines des interrelations entre les syndromes culturels, les idiomes de d tresse et explications causales. L'approche actuelle des troubles de la personnalit appara t dans la section II du DSM-S, et un mod le alternatif d velopp pour le DSM-S est pr sent ici dans la section III. L'inclusion des deux mod les dans le DSM-S refl te la d cision du conseil d'administration de l'APA de pr server la continuit avec la pratique clinique actuelle, tout en introduisant galement une nouvelle approche visant combler de nombreuses lacunes de l'approche actuelle des troubles de la personnalit . Par exemple, le patient type r pondant aux crit res d un trouble de la personnalit sp cifique r pond souvent galement aux crit res d autres troubles de la personnalit . De m me, un autre trouble de la personnalit , sp cifi ou non, constitue souvent le diagnostic correct (mais g n
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ralement peu informatif), dans le sens o les patients n'ont pas tendance pr senter des sch mas de sympt mes correspondant un et un seul trouble de la personnalit . Dans le mod le alternatif DSM~5 suivant, les troubles de la personnalit sont caract ris s par des d ficiences du fonctionnement de la personnalit et des traits de personnalit pathologiques. Les diagnostics sp cifiques de troubles de la personnalit qui peuvent tre d riv s de ce mod le comprennent les troubles de la personnalit antisociale, vitante, limite, narcissique, obsessionnelle-compulsive et schizotypique. Cette approche comprend galement un diagnostic de trouble de la personnalit trait sp cifi (PD-TS) qui peut tre pos lorsqu un trouble de la personnalit est consid r comme pr sent mais que les crit res d un trouble sp cifique ne sont pas remplis. Les caract ristiques essentielles d'un trouble de la personnalit sont A. D ficience mod r e ou plus grande du fonctionnement de la personnalit (auto/interpersonnel). B. Un ou plusieurs traits de personnalit pathologiques. C. Les d ficiences du fonctionnement de la personnalit et de l expression des traits de personnalit de l individu sont relativement inflexibles et omnipr sentes dans un large ventail de situations personnelles et sociales. D. Les d ficiences du fonctionnement de la personnalit et de l'expression des traits de personnalit de l'individu sont relativement stables dans le temps, avec des d buts qui remontent au moins l'adolescence ou au d but de l' ge adulte. E. Les d ficiences du fonctionnement de la personnalit et de l expression des traits de personnalit de l individu ne s expliquent pas mieux par un autre trouble mental. F. Les d ficiences du fonctionnement de la personnalit et de l expression des traits de personnalit de l individu ne sont pas uniquement attribuables aux effets physiologiques d une substance ou une autre condition m dicale (par exemple, un traumatisme cr nien grave). G. Les d ficiences du fonctionnement de la personnalit et de l expression des traits de personnalit de l individu ne sont pas mieux compris comme tant normal pour le stade de d veloppement ou l environnement socioculturel d un individu. Un diagnostic de trouble de la personnalit n cessite deux d terminations : 1) une valuation du niveau d'alt ration du fonctionnement de la personnalit , qui est n cessaire pour le crit re A, et 2) une valuation des traits de personnalit pathologiques, qui est requise pour le crit re B. les couples dans le fonctionnement de la personnalit et l expression des traits de personnalit sont relativement rigides et omnipr sents dans un large ventail de situations personnelles et sociales (crit re C) ; relativement stable dans le temps, avec des d buts qui remontent au moins l'adolescence ou E); non imputable aux effets d une substance ou une autre condition m dicale (Crit re F) ; et n est pas mieux compris comme tant normal pour le stade de d veloppement ou l environnement socioculturel d un individu (crit re G). Tous les troubles de la personnalit de la section III d crits par des ensembles de crit res, ainsi que le PD-TS, r pondent par d finition ces crit res g n raux. Crit re A : Niveau de fonctionnement de la personnalit Les perturbations du fonctionnement personnel et interpersonnel constituent le c ur de la psychopathologie de la personnalit et, dans ce mod le diagnostique alternatif, elles sont valu es sur un continuum. empathie et intimit (voir tableau 1). L' chelle de fonctionnement de la personnalit (LPFS ; voir Le tableau 2, pp. 775-778) utilise chacun de ces l ments pour diff rencier cinq niveaux de d ficience, allant de peu ou pas de d ficience (c.- -d. fonctionnement sain et adaptatif ; niveau 0) certaines (niveau 1), mod r es (niveau 2). , d ficience grave (niveau 3) et extr me (niveau 4). TABLEAU 1 l ments de r glage de la personnalit Soi : 1. Identit : Exp rience de soi comme unique, avec des fronti res claires entre soi et les autres ; stabilit de l'estime de soi et exactitude de l'auto- valuation ; capacit et aptitude r guler une gamme d exp riences motionnelles. 2. Autodirection : recherche d objectifs coh rents et significatifs court terme et dans la vie ; utilisation de normes de comportement internes constructives et prosociales ; capacit r fl chir de mani re productive. Interpersonnel : 1. Empathie : Compr hension et appr ciation des exp riences et des motivations des autres ; tol rance l' gard de perspectives diff rentes ; comprendre les effets de son propre comportement sur les autres. 2. Intimit : profondeur et dur e de la connexion avec les autres ; d sir et capacit de proximit ; la r ciprocit de respect qui se refl te dans le comportement interpersonnel. Une d ficience du fonctionnement de la personnalit pr dit la pr sence d'un trouble de la personnalit , et la gravit de la d ficience pr dit si un individu souffre de plus d'un trouble de la pe
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rsonnalit ou de l'un des troubles de la personnalit les plus g n ralement graves. Un niveau mod r de d ficience du fonctionnement de la personnalit est requis pour le diagnostic d'un trouble de la personnalit ; ce seuil est bas sur des preuves empiriques selon lesquelles le niveau mod r de d ficience maximise la capacit des cliniciens identifier avec pr cision et efficacit la pathologie du trouble de la personnalit . Crit re B : Traits de personnalit pathologiques Les traits de personnalit pathologiques sont organis s en cinq grands domaines : affectivit n gative, d tachement, antagonisme, d sinhibition et psychoticisme. Au sein des cinq grands domaines de traits se trouvent 25 facettes de traits sp cifiques qui ont t d velopp es initialement partir d'un examen des mod les de traits existants, puis par le biais de m thodes it ratives. recherche aupr s d chantillons de personnes ayant sollicit des services de sant mentale. La taxonomie compl te des traits est pr sent e dans le tableau 3 (voir pages 779 781). Les crit res B pour les troubles de la personnalit sp cifiques comprennent des sous-ensembles des 25 facettes des traits, bas s sur des revues m ta-analytiques et des donn es empiriques sur les relations entre les traits et les diagnostics de troubles de la personnalit du DSM-IV. Crit res C et D : omnipr sence et stabilit Les troubles du fonctionnement de la personnalit et les traits de personnalit pathologiques sont relativement r pandus dans une gamme de contextes personnels et sociaux, la personnalit tant d finie comme un mod le de perception, de relation et de r flexion sur l'environnement et sur soi-m me. Le terme refl te relativement le fait que toutes les personnalit s, sauf les personnalit s les plus extr mement pathologiques, font preuve d'un certain degr d'adaptabilit . Le sch ma des troubles de la personnalit est inadapt et relativement rigide, ce qui conduit des handicaps dans les activit s sociales, professionnelles ou autres, car les individus sont incapables de modifier leur pens e ou leur comportement, m me face la preuve que leur approche ne fonctionne pas. . Les d ficiences du fonctionnement et des traits de personnalit sont galement relativement stables. Les traits de personnalit les dispositions se comporter ou ressentir d'une certaine mani re sont plus stables que les expressions symptomatiques de ces dispositions, mais les traits de personnalit peuvent galement changer. Les troubles du fonctionnement de la personnalit sont plus stables que les sympt mes. Crit res E, F et G : explications alternatives pour Dans certains cas, ce qui semble tre un trouble de la personnalit peut tre mieux expliqu par un autre trouble mental, les effets d'une substance ou un autre probl me m dical, ou un stade de d veloppement normal (par exemple, l'adolescence, la fin de la vie) ou l'environnement socioculturel de l'individu. - virement. Lorsqu'un autre trouble mental est pr sent, le diagnostic d'un trouble de la personnalit n'est pas pos si les manifestations du trouble de la personnalit sont clairement une expression de l'autre trouble mental (par exemple, les caract ristiques du trouble de la personnalit schizotypique ne sont pr sentes que dans le contexte de la schizophr nie). D'un autre c t , les troubles de la personnalit peuvent tre diagnostiqu s avec pr cision en pr sence d'un autre trouble mental, tel qu'un trouble d pressif majeur, et les patients souffrant d'autres troubles mentaux doivent tre valu s pour des troubles de la personnalit comorbides, car les troubles de la personnalit ont souvent un impact sur l' volution de la personnalit . d'autres troubles mentaux. Par cons quent, il est toujours appropri d valuer le fonctionnement de la personnalit et les traits de personnalit pathologiques afin de fournir un contexte d autres psychopathologies. L'article 111 comprend des crit res de diagnostic pour les troubles de la personnalit antisociale, vitante, limite, narcissique, obsessionnelle compulsive et schizotypique. Chaque trouble de la personnalit est constitu de traits de personnalit pathologiques (Crit re B) : 0 Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit antisociale sont l'incapacit de se conformer un comportement l gal et thique, et un manque de souci gocentrique et insensible envers les autres, accompagn de tromperie, d'irresponsabilit , de manipulation et de /ou prise de risque. 0 Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit vitante sont l' vitement des situations sociales et l'inhibition dans les relations interpersonnelles li es des sentiments d'ineptie et d'incapacit , une pr occupation anxieuse face une valuation n gative et au rejet, et des craintes de ridicule ou d'embarras. 0 Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit limite sont l'instabilit de l'image de soi, des objectifs personnels, des relations interpersonnelles et des affects, a
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ccompagn e d'impulsivit , de prise de risque et/ou d'hostilit . 0 Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit narcissique sont une estime de soi variable et vuln rable, avec des tentatives de r gulation par l'attention et la recherche d'approbation, et une grandeur manifeste ou cach e. 0 Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive sont des difficult s tablir et entretenir des relations troites, associ es un perfectionnisme rigide, une rigidit et une expression motionnelle restreinte. Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit schizotypique sont des d ficiences dans la capacit d'entretenir des relations sociales et troites, et des excentricit s dans la cognition, la perception et le comportement qui sont associ es une image de soi d form e et des objectifs personnels incoh rents et accompagn es d'une m fiance et d'une restriction motionnelle. expression. Les crit res A et B pour les six troubles sp cifiques de la personnalit et pour le PD-TS suivent. Tous les troubles de la personnalit r pondent galement aux crit res C G des Crit res g n raux de personnalit . Trouble. Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit antisociale sont l incapacit de se conformer un comportement l gal et thique, et un manque de souci gocentrique et insensible envers les autres, accompagn de tromperie, d irresponsabilit , de manipulation et/ou de prise de risque. Les difficult s caract ristiques sont apparentes dans l identit , l autonomie, l empathie et/ou l intimit , comme d crit ci-dessous, ainsi que des traits sp cifiques inadapt s dans les domaines de l antagonisme et de la d sinhibition. A. D ficience mod r e ou plus importante du fonctionnement de la personnalit , se manifestant par des difficult s caract ristiques dans deux ou plusieurs des quatre domaines suivants : 1. Identit : gocentrisme ; l'estime de soi d coule du gain personnel, du pouvoir ou du plaisir. 2. SeIt-direction : tablissement d'objectifs bas s sur la gratification personnelle ; absence de normes internes prosociales, associ e l incapacit de se conformer un comportement thique l gal ou culturellement normatif. 3. Empathie : Manque de souci des sentiments, des besoins ou de la souffrance des autres ; manque de remords apr s avoir bless ou maltrait autrui. 4. Intimit : incapacit d' tablir des relations mutuellement intimes, l'exploitation tant le principal moyen d' tablir des relations avec les autres, notamment par la tromperie et la coercition ; recours la domination ou l intimidation pour contr ler les autres. B. Six ou plus des sept traits de personnalit pathologiques suivants : 1. Manipulabilit (un aspect de l'antagonisme) : Utilisation fr quente de subterfuges pour influencer ou contr ler les autres ; utiliser pour la s duction, le charme, la d sinvolture ou la complaisance pour parvenir ses fins. 2. Insensibilit (un aspect de l'antagonisme) : manque d'int r t pour les sentiments ou les probl mes des autres ; absence de culpabilit ou de remords quant aux effets n gatifs ou n fastes de ses actes sur autrui ; agression; sadisme. 3. Tromperie (un aspect de l'antagonisme) : Malhonn tet et fraude ; fausse repr sentation de soi-m me; embellissement ou fabrication lors du r cit d v nements. 4. Hostilit (un aspect de l'antagonisme) : sentiments de col re persistants ou fr quents ; col re ou irritabilit en r ponse des affronts et insultes mineurs ; comportement m chant, m chant ou vengeur. 5. Prise de risque (un aspect de la d sinhibition) : Engagement dans des activit s dangereuses, risqu es. et des activit s potentiellement autodestructrices, inutilement et sans gard aux cons quences ; tendance l'ennui et initiation irr fl chie des activit s pour lutter contre l'ennui ; manque de souci de ses limites et d ni de la r alit du danger personnel. 6. Impulsivit (un aspect de la d sinhibition) : agir sous l'impulsion du moment en r ponse des stimuli imm diats ; agir sur une base momentan e sans plan ni consid ration des r sultats ; difficult tablir et suivre des plans. 7. irresponsabilit (un aspect de la d sinhibition) : m pris et manquement honorer les finances et autres obligations ou engagements ; manque de respect pour - et manque de toi Suivez les accords et les promesses. Note. L'individu est g d'au moins 18 ans. Pr cisez-le : Avec des traits psychopathiques. Sp cificateurs. Une variante distincte, souvent appel e psychopathie (ou psychopathie primaire ), est marqu e par un manque d anxi t ou de peur et par un style interpersonnel audacieux qui peut masquer des comportements mal adapt s (par exemple, la fraude). Cette variante psychopathique se caract rise par de faibles niveaux d'anxi t (domaine de l'affectivit n gative) et de retrait (domaine du d tachement) et des niveaux lev s de recherche d'attention (domaine de l'antagonisme). Une recherche lev e d'attention
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et un faible retrait capturent la composante de puissance sociale (affirmative/dominante) de la psychopathie, tandis qu'une faible anxi t capture la composante d'immunit au stress (stabilit motionnelle/r silience). En plus des caract ristiques psychopathiques, les sp cificateurs de traits et de fonctionnement de la personnalit peuvent tre utilis s pour enregistrer d'autres caract ristiques de la personnalit qui peuvent tre pr sentes dans le trouble de la personnalit antisociale mais qui ne sont pas n cessaires au diagnostic. Par exemple, les traits d'affectivit n gative (par exemple l'anxi t ) ne sont pas des crit res diagnostiques du trouble de la personnalit antisociale (voir le crit re B), mais peuvent tre pr cis s le cas ch ant. En outre, m me si une d ficience mod r e ou plus importante du fonctionnement de la personnalit est requise pour le diagnostic d'un trouble de la personnalit antisociale (crit re A), le niveau de fonctionnement de la personnalit peut galement tre pr cis . Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit vitante sont l' vitement des situations sociales et l'inhibition dans les relations interpersonnelles li es des sentiments d'ineptie et d'incapacit , une pr occupation anxieuse face l' valuation n gative et au rejet, et la peur du ridicule ou de l'embarras. Les difficult s caract ristiques sont apparentes dans l identit , l autonomie, l empathie et/ou l intimit , comme d crit ci-dessous, ainsi que des traits inadapt s sp cifiques dans les domaines de l affectivit n gative et du d tachement. A. D ficience mod r e ou plus grande du fonctionnement de la personnalit , se manifestant par des difficult s caract ristiques dans deux ou plusieurs des domaines suivants : 1. Identit : Faible estime de soi associ e une auto- valuation comme socialement incomp tente. personnellement peu attrayant, ou int rieur ; des sentiments de honte excessifs. 2. Autodirection : normes de comportement irr alistes associ es la r ticence poursuivre des objectifs, prendre des risques personnels ou s'engager dans de nouvelles activit s impliquant des contacts interpersonnels. 3. Empathie : pr occupation et sensibilit l' gard de la critique ou du rejet, associ es une inf rence d form e selon laquelle les perspectives des autres sont n gatives. 4. Intimit : R ticence s'impliquer avec les gens moins d' tre certain d' tre appr ci ; diminution de la r ciprocit au sein des relations intimes en raison de la peur d' tre humili ou ridiculis . B. Trois ou plus des quatre traits de personnalit pathologiques suivants. dont l'un doit tre (1) Anxi t : 1. Anxi t (un aspect de l'attention n gative) : Sentiments intenses de nervosit , de tension ou de panique. souvent en r action des situations sociales ; vous inqui tez des effets n gatifs des exp riences d sagr ables pass es et des possibilit s n gatives futures ; se sentir en larmes, inquiet ou menac par l'incertitude ; des larmes de g ne. 2. Retrait (un aspect du d tachement) : r ticence dans les situations sociales ; vitement des contacts et des activit s sociales ; manque d'initiation au contact social. 3. Anh donie (un aspect du d tachement) : manque de plaisir, d'engagement ou d' nergie pour les exp riences de la vie ; d ficits dans la capacit de ressentir du plaisir ou de s int resser aux choses. 4. vitement de l'intimit (un aspect du d tachement) : vitement des relations troites ou amoureuses, des attachements interpersonnels et des relations sexuelles intimes. Sp cificateurs. Une h t rog n it consid rable sous la forme de traits de personnalit suppl mentaires est constat e parmi les individus diagnostiqu s avec un trouble de la personnalit vitante. Les sp cificateurs de traits et de niveaux de fonctionnement de la personnalit peuvent tre utilis s pour enregistrer des caract ristiques de personnalit suppl mentaires qui peuvent tre pr sentes dans le trouble de la personnalit vitante. Par exemple, d autres traits d affectivit n gative (par exemple, d pressivit , ins curit de s paration, soumission, m fiance, hostilit ) ne sont pas des crit res diagnostiques du trouble de la personnalit vitante (voir crit re B), mais peuvent tre sp cifi s le cas ch ant. En outre, m me si une d ficience mod r e ou plus importante du fonctionnement de la personnalit est n cessaire pour le diagnostic d'un trouble de la personnalit vitante (crit re A), le niveau de fonctionnement de la personnalit peut galement tre pr cis . Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit limite sont l'instabilit de l'image de soi, des objectifs personnels, des relations interpersonnelles et des affects, accompagn e d'impulsivit , de prise de risque et/ou d'hostilit . Les difficult s caract ristiques sont apparentes dans l'identit , l'autodirection, l'empathie et/ou l'intimit , comme d crit ci-dessous, ainsi que des traits sp cifiques inadapt s dans le domaine de l'affectivit n gative, ains
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i que de l'antagonisme et/ou de la d sinhibition. A. D ficience mod r e ou plus importante du fonctionnement de la personnalit , se manifestant par des difficult s caract ristiques dans deux ou plusieurs des domaines suivants : 1. Identit : image de soi nettement appauvrie, peu d velopp e ou instable, souvent associ e une autocritique excessive ; sentiments chroniques de vide; tats dissociatifs sous stress. 2. SeIt-direction : Instabilit des objectifs, des aspirations, des valeurs ou des plans de carri re. 3. Empathie : capacit compromise reconna tre les sentiments et les besoins des autres, associ e une hypersensibilit interpersonnelle (c.- -d. tendance se sentir offens e ou insult e) ; les perceptions des autres sont s lectivement biais es en faveur d attributs n gatifs ou de vuln rabilit s. 4. Intimit : relations troites intenses, instables et conflictuelles, marqu es par la m fiance, le besoin et la pr occupation anxieuse d'un abandon r el ou imaginaire ; les relations troites sont souvent per ues dans des extr mes d id alisation et de d valorisation et alternent entre surimplication et retrait. B. Quatre ou plus des sept traits de personnalit pathologiques suivants, dont au moins un doit tre (5) impulsivit , (6) prise de risque ou (7) hostilit : 1. Labilit motionnelle (un aspect de l'affectivit n gative) : instable exp riences motionnelles et changements d humeur fr quents ; motions facilement suscit es, intenses et/ou disproportionn es par rapport aux v nements et aux circonstances. 2. Anxi t (un aspect de l'affectivit n gative) : sentiments intenses de nervosit , de tension ou de panique, souvent en r action un stress interpersonnel ; s'inqui ter des effets n gatifs des exp riences d sagr ables pass es et des possibilit s n gatives futures ; se sentir craintif, inquiet ou menac par l'incertitude ; peur de s effondrer ou de perdre le contr le. 3. Ins curit de s paration (un aspect de l affectivit n gative) : Peurs du rejet par et/ou de la s paration d autrui, associ es des larmes de d pendance excessive et une perte totale d autonomie. 4. D pressivit (un aspect de l'affectivit n gative) : Sentiments fr quents d' tre d prim , mis rable et/ou d sesp r ; difficult se remettre de telles humeurs ; pessimisme quant l'avenir; honte omnipr sente; sentiments de valeur de vente inf rieure ; pens es suicidaires et comportements suicidaires. 5. Impulsivit (un aspect de la d sinhibition) : agir sous l'impulsion du moment en r ponse des stimuli imm diats ; agir sur une base momentan e sans plan ni consid ration des r sultats ; difficult tablir ou suivre des plans ; un sentiment d'urgence et un comportement auto-inflig en cas de d tresse motionnelle. 6. Prise de risque (un aspect de la d sinhibition) : participation des activit s dangereuses, risqu es et potentiellement autodestructrices, inutilement et sans gard aux cons quences ; manque de souci de ses limites et d ni de la r alit du danger personnel. 7. Hostilit (un aspect de l'antagonisme) : sentiments de col re persistants ou fr quents ; col re ou irritabilit en r ponse des affronts et des insultes mineurs. Sp cificateurs. Les sp cificateurs des traits et du niveau de fonctionnement de la personnalit peuvent tre utilis s pour enregistrer les l ments non requis pour le diagnostic. Par exemple, les traits du psychoticisme (par exemple, d r gulation cognitive et perceptuelle) ne sont pas des crit res diagnostiques du trouble de la personnalit limite (voir Crit re B) mais peut tre pr cis le cas ch ant. En outre, m me si une d ficience mod r e ou plus importante du fonctionnement de la personnalit est requise pour le diagnostic du trouble de la personnalit limite (crit re A), le niveau de fonctionnement de la personnalit peut galement tre pr cis . Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit narcissique sont une estime de soi variable et vuln rable, avec des tentatives de r gulation par la recherche d'attention et d'approbation, et une grandeur manifeste ou cach e. Les difficult s caract ristiques sont apparentes dans l'identit , l'autonomie, l'empathie et/ou l'intimit , comme d crit ci-dessous, ainsi que des traits inadapt s sp cifiques dans le domaine de l'antagonisme. A. D ficience mod r e ou plus grande du fonctionnement de la personnalit , se manifestant par des difficult s caract ristiques dans deux ou plusieurs des domaines suivants : 1. Identit : r f rence excessive aux autres pour la d finition de soi et la r gulation de l'estime de soi ; s li exag r valuation gonfl e ou d gonfl e, ou oscillant entre les extr mes ; la r gulation motionnelle refl te les fluctuations de l estime de soi. 2. SeIt-direction : r glage de la ch vre bas sur l'obtention de l'approbation des autres ; des normes personnelles d raisonnablement lev es pour se consid rer comme exceptionnel, ou trop basses pour se consid rer comme un droit ; souvent ignorant de ses pro
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pres motivations. 3. Empathie : capacit alt r e reconna tre ou s'identifier aux sentiments et aux besoins des autres ; excessivement sensible aux r actions des autres, mais seulement si elle est per ue comme pertinente pour soi ; surestimer ou sous-estimer son propre effet sur les autres. 4. Intimit : relations largement superficielles et existent pour servir la r gulation de l'estime de soi - la domination d'un besoin de gain personnel. B. Les deux traits de personnalit pathologiques suivants : 1 . Grandiose (un aspect de l'Antagonisme) : Sentiments de droit, manifestes ou cach s ; l' gocentrisme; s accrocher fermement la conviction que l un est meilleur que les autres ; condescendance envers les autres. ' 2. Recherche d'attention (un aspect de l'antagonisme) : tentatives excessives d'attirer et d' tre le centre de l'attention des autres ; recherche d'admiration. Sp cificateurs. Les sp cificateurs de traits et de fonctionnement de la personnalit peuvent tre utilis s pour enregistrer des caract ristiques de personnalit suppl mentaires qui peuvent tre pr sentes dans le trouble de la personnalit narcissique mais qui ne sont pas n cessaires au diagnostic. Par exemple, d'autres traits de l'antagonisme (par exemple, la manipulation, la tromperie, l'insensibilit ) ne sont pas des crit res diagnostiques du trouble de la personnalit narcissique (voir Crit re B), mais peut tre pr cis lorsque des caract ristiques antagonistes plus omnipr sentes (par exemple, narcissisme malin ) sont pr sentes. D'autres traits d'affectivit n gative (par exemple, d pressivit , anxi t ) peuvent tre sp cifi s pour enregistrer des pr sentations plus vuln rables . De plus, bien qu'une d ficience mod r e ou plus grande de la personnalit Si le fonctionnement de la personnalit est requis pour le diagnostic du trouble de la personnalit narcissique (crit re A), le niveau de fonctionnement de la personnalit peut galement tre pr cis . Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive sont des difficult s tablir et entretenir des relations troites, associ es un perfectionnisme rigide, une inflexibilit et une expression motionnelle restreinte. Les difficult s caract ristiques sont apparentes dans l'identit , l'autonomie, l'empathie et/ou l'intimit , comme d crit ci-dessous, ainsi que des traits maladaptatifs sp cifiques dans les domaines de l'affectivit n gative et/ou du d tachement. A. D ficience mod r e ou plus importante du fonctionnement de la personnalit , se manifestant par des difficult s caract ristiques dans deux ou plusieurs des quatre domaines suivants : 1. Identit : sentiment d'identit d riv principalement du travail ou de la productivit ; exp rience restreinte et expression d motions fortes. 2. Autodirection : difficult accomplir des t ches et atteindre des objectifs, associ e des normes de comportement internes rigides et d raisonnablement lev es et inflexibles ; attitudes trop consciencieuses et moralisatrices. 3. Empathie : Difficult comprendre et appr cier les id es, les sentiments ou les comportements des autres. 4. Intimit : relations consid r es comme secondaires par rapport au travail et la productivit ; la rigidit et l'ent tement affectent n gativement les relations avec les autres. B. Trois ou plus des quatre traits de personnalit pathologiques suivants, dont l'un doit tre (1) Perfectionnisme rigide : 1. Perfectionnisme rigide (un aspect de conscience extr me [le p le oppos du d tachementD : insistance rigide sur le fait que tout soit impeccable, parfait, et sans erreurs ni fautes, y compris sa propre performance et celle des autres ; sacrifier la rapidit pour garantir l'exactitude dans les moindres d tails ; croire qu'il n'y a qu'une seule bonne fa on de faire les choses ; difficult changer d'id es ; et/ou point de vue ; pr occupation pour les d tails, l organisation et l ordre. 2. Pers v ration (un aspect de l'affectivit n gative) : Persistance dans les t ches longtemps apr s que le comportement a cess d' tre fonctionnel ou efficace ; maintien du m me comportement malgr des checs r p t s. 3. vitement de l'intimit (un aspect du d tachement) : vitement des relations troites ou amoureuses, des attachements interpersonnels et des relations sexuelles intimes. 4. Affectivit restreinte (un aspect du d tachement) : Peu de r action motionnelle ou de froideur. Sp cificateurs. Les sp cificateurs de traits de caract re et de fonctionnement de la personnalit peuvent tre utilis s pour enregistrer des l ments suppl mentaires non requis pour le diagnostic. Par exemple, d autres traits d affectivit n gative (par exemple l anxi t ) ne constituent pas des crit res diagnostiques du trouble de la personnalit obsessionnelle-compulsive (voir le crit re B), mais peuvent tre pr cis s le cas ch ant. En outre, bien qu une alt ration mod r e ou plus importante du fonctionnement de la personnalit soit requise
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pour le diagnostic d un trouble obsessionnel-compulsif de la personnalit (crit re A), le niveau de fonctionnement de la personnalit peut galement tre pr cis . Les caract ristiques typiques du trouble de la personnalit schizotypique sont des d ficiences dans la capacit d'entretenir des relations sociales et troites et des excentricit s dans la cognition, la perception et le comportement qui sont associ es une image de soi d form e et des objectifs personnels incoh rents et accompagn es de m fiance et d'expression motionnelle restreinte. Les difficult s caract ristiques apparaissent dans l'identit , l'autonomie, l'empathie et/ou l'intimit . ainsi que des traits inadapt s sp cifiques dans les domaines du psychotisme et du d tachement. A. D ficience mod r e ou plus grande du fonctionnement de la personnalit , se manifestant par des difficult s caract ristiques dans deux ou plusieurs des quatre domaines suivants : 1. Identit : fronti res confuses entre soi et les autres ; concept de soi d form ; l'expression motionnelle n'est souvent pas conforme au contexte ou l'exp rience interne. 2. Autodirection : Objectifs irr alistes ou incoh rents ; aucun ensemble clair de normes internes. 3. Empathie : difficult prononc e comprendre l'impact de ses propres comportements sur les autres ; des interpr tations erron es fr quentes des motivations et des comportements des autres. 4. Intimit : d ficiences marqu es dans le d veloppement de relations troites, associ es la m fiance et l'anxi t . B. Quatre ou plus des six traits de personnalit pathologiques suivants : 1. D r gulation cognitive et perceptuelle (un aspect du psychoticisme) : processus de pens e tranges ou inhabituels ; pens e ou discours vague, circonstanciel, m taphorique, trop labor ou st r otyp ; sensations tranges dans diverses modalit s sensorielles. 2. Croyances et exp riences inhabituelles (un aspect du psychoticisme) : contenu de pens e et visions de la r alit qui sont consid r s par les autres comme bizarres ou idiosyncratiques ; exp riences inhabituelles de la r alit . 3. Excentricit (un aspect du psychoticisme) : comportement ou apparence trange, inhabituel ou bizarre ; dire des choses inhabituelles ou inappropri es. 4. Affectivit restreinte (un aspect du d tachement) : Peu de r action motionnelle ou de froideur. 5. Retrait (un aspect du d tachement) : Pr f rence d' tre seul plut t que d' tre avec les autres ; r ticence dans les situations sociales; vitement des contacts et des activit s sociales ; manque d'initiation au contact social. 6. M fiance (un aspect du d tachement) : attente et sensibilit accrue de signes d'intentions ou de pr judices interpersonnels ; des doutes sur la loyaut et la fid lit des autres ; sentiments de pers cution. Sp cificateurs. Les sp cificateurs de traits et de fonctionnement de la personnalit peuvent tre utilis s pour enregistrer des caract ristiques de personnalit suppl mentaires qui peuvent tre pr sentes dans le trouble de la personnalit schizotypique mais qui ne sont pas n cessaires au diagnostic. Par exemple, les traits d'affectivit n gative (par exemple, d pressivit , anxi t ) ne constituent pas des crit res diagnostiques du trouble de la personnalit schizotypique (voir Crit re B) mais peut tre pr cis le cas ch ant. En outre, bien qu une alt ration mod r e ou plus importante du fonctionnement de la personnalit soit requise pour le diagnostic d un trouble de la personnalit schizotypique (crit re A), le niveau de fonctionnement de la personnalit peut galement tre pr cis . A. D ficience mod r e ou plus importante du fonctionnement de la personnalit , se manifestant par des difficult s dans au moins deux des quatre domaines suivants : 1. Identit 2. Autodirection 3. Empathie 4. Intimit B. Un ou plusieurs domaines de traits de personnalit pathologiques OU des facettes de traits sp cifiques au sein des domaines, en consid rant TOUS les domaines suivants : 1. Affectivit n gative (vs. stabilit motionnelle) : exp riences fr quentes et intenses de niveaux lev s d'un large ventail d' motions n gatives. (par exemple, anxi t , d pression, culpabilit /honte, inqui tude, col re) et leurs manifestations comportementales (par exemple, automutilation) et interpersonnelles (par exemple, d pendance). 2. D tachement (vs extraversion) : vitement de l'exp rience socio- motionnelle, y compris la fois le retrait des interactions interpersonnelles, allant des interactions quotidiennes occasionnelles aux amiti s et aux relations intimes, ainsi qu'une exp rience et une expression affectives restreintes, particuli rement h doniques limit es. capacit . 3. Antagonisme (vs. Agr abilit ) : Comportements qui mettent l'individu en d saccord avec les autres, y compris un sentiment exag r d'importance personnelle et une attente concomitante d'un traitement sp cial, ainsi qu'une antipathie insensible envers les autres, englobant la fois l'inconscience des besoins et d
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es sentiments des autres, et une volont d'utiliser les autres au service de l'am lioration de soi. 4. D sinhibition (vs. Conscience) : Orientation vers la gratification imm diate, conduisant un comportement impulsif motiv par les pens es, les sentiments et les stimuli externes actuels, sans gard aux apprentissages pass s ni aux cons quences futures. 5. Psychoticisme (vs Lucidit ) : Pr senter un large ventail de comportements et de cognitions tranges, excentriques ou inhabituels culturellement incongrus, y compris la fois le processus (par exemple, la perception, la dissociation) et le contenu (par exemple, les croyances). Sous-types. tant donn que les traits de personnalit varient continuellement selon plusieurs dimensions de traits, un ensemble complet d expressions potentielles de PD-TS peut tre repr sent par le mod le dimensionnel du DSM-5 de variantes de traits de personnalit inadapt s (voir Tableau 3, pp. 779-781). Ainsi, les sous-types ne sont pas n cessaires pour PD-TS, et la place, les l ments descriptifs qui constituent la personnalit sont fournis, dispos s dans un mod le empirique. Cette disposition permet aux cliniciens d adapter la description du profil de trouble de la personnalit de chaque individu, en consid rant les cinq grands domaines de variation des traits de personnalit et en s appuyant sur les caract ristiques descriptives de ces domaines, selon les besoins, pour caract riser l individu. Sp cificateurs. Les traits de personnalit sp cifiques des individus sont toujours enregistr s dans l' valuation du crit re B, de sorte que la combinaison des traits de personnalit caract risant un individu constitue directement les sp cificateurs dans chaque cas. Par exemple, deux individus qui se caract risent tous deux par une labilit motionnelle, une hostilit et une d pressivit peuvent diff rer de telle sorte que le premier individu se caract rise en outre par une insensibilit , alors que le second ne l'est pas. L'exigence de deux crit res du tour A pour chacun des six troubles de la personnalit tait bas e sur la maximisation de la relation entre ces crit res et le trouble de la personnalit correspondant. Les seuils diagnostiques pour les crit res B ont galement t fix s de mani re empirique afin de minimiser les changements dans la pr valence des troubles du DSM-IV et le chevauchement avec d'autres troubles de la personnalit , et de maximiser les relations avec la d ficience fonctionnelle. Les ensembles de crit res diagnostiques qui en r sultent repr sentent des troubles de la personnalit cliniquement utiles avec une grande fid lit , en termes de d ficiences fondamentales du fonctionnement de la personnalit de divers degr s de gravit et de constellations de traits de personnalit pathologiques. Les personnes pr sentant des troubles du fonctionnement de la personnalit et des traits inadapt s correspondant l'un des six troubles de la personnalit d finis devraient recevoir un diagnostic de ce trouble de la personnalit . Si un individu pr sente galement un ou m me plusieurs traits marquants qui peuvent avoir une pertinence clinique en plus de ceux requis pour le diagnostic (par exemple, voir trouble de la personnalit narcissique), il est possible de les noter comme sp cificateurs. Les personnes dont le fonctionnement de la personnalit ou les traits de personnalit sont consid rablement diff rents de ceux de l'un des six troubles de la personnalit sp cifiques doivent recevoir un diagnostic de PD-TS. L'individu peut ne pas r pondre au nombre requis de crit res A ou B et, par cons quent, pr senter une pr sentation infra-seuil d'un trouble de la personnalit . L'individu peut pr senter un m lange de caract ristiques de types de troubles de la personnalit ou certaines caract ristiques moins caract ristiques d'un type et plus pr cis ment consid r es comme une pr sentation mixte ou atypique. Le niveau sp cifique de d ficience du fonctionnement de la personnalit et les traits de personnalit pathologiques qui caract risent la personnalit de l individu peuvent tre sp cifi s pour PD-TS, l aide de l chelle du niveau de fonctionnement de la personnalit (tableau 2) et de la taxonomie des traits pathologiques (tableau 3). Les diagnostics actuels de troubles de la personnalit parano de, schizo de, histrionique et d pendants sont galement repr sent s par le diagnostic de PD-TS ; ceux-ci sont d finis par une d ficience mod r e ou plus importante du fonctionnement de la personnalit et peuvent tre sp cifi s par les combinaisons de traits de personnalit pathologiques pertinentes. Niveau de fonctionnement de la personnalit Comme la plupart des tendances humaines, le fonctionnement de la personnalit est r parti sur un continuum. Au c ur du fonctionnement et de l adaptation se trouvent les mani res caract ristiques des individus de penser et de se comprendre eux-m mes ainsi que leurs interactions avec les autres. Un individu fonctionnant de mani re optimale poss
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de un monde psychologique complexe, enti rement labor et bien int gr qui comprend un concept de soi essentiellement positif, volontaire et adaptatif ; une vie affective riche, large et convenablement r gul e ; et la capacit de se comporter comme un membre productif de la soci t avec des relations interpersonnelles r ciproques et panouissantes. l oppos du continuum, un individu atteint d une pathologie grave de la personnalit vit dans un monde psychologique appauvri, d sorganis et/ou conflictuel qui comprend un concept de soi faible, peu clair et mal adapt ; une propension aux motions n gatives et d r gul es ; et une capacit d ficiente de fonctionnement interpersonnel et de comportement social adaptatifs. La gravit g n ralis e peut tre le pr dicteur le plus important de dysfonctionnement concomitant et potentiel dans l valuation de la psychopathologie de la personnalit . Les troubles de la personnalit sont caract ris s de mani re optimale par un continuum g n ralis de s v rit de la personnalit avec une sp cification suppl mentaire d' l ments stylistiques, d riv s des constellations de sympt mes et des traits de personnalit des troubles de la personnalit . Dans le m me temps, le c ur de la psychopathologie de la personnalit est coh rent avec de multiples th ories sur les troubles de la personnalit et leurs bases de recherche. Les composantes de l' chelle de fonctionnement de la personnalit identit , orientation personnelle, empathie et intimit (voir tableau 1) sont particuli rement centrales dans la description d'un continuum de fonctionnement de la personnalit . Les repr sentations mentales de soi et les relations interpersonnelles ont une influence r ciproque et inextricablement li e, affectent la nature de l'interaction avec les professionnels de la sant mentale et peuvent avoir un impact significatif sur l'efficacit et les r sultats du traitement, soulignant l'importance d' valuer les caract ristiques d'un individu. le concept de soi ainsi que les opinions sur les autres personnes et leurs relations. Bien que le degr de perturbation du fonctionnement personnel et interpersonnel soit continuellement distribu , il est utile de consid rer le niveau de d ficience fonctionnelle pour la caract risation clinique ainsi que pour la planification du traitement et le pronostic. Niveau d' valuation du fonctionnement de la personnalit Pour utiliser l chelle de fonctionnement de la personnalit (LPFS), le clinicien s lectionne le niveau qui refl te le plus fid lement le niveau global actuel de d ficience du fonctionnement de la personnalit de l individu. La notation est n cessaire au diagnostic d'un trouble de la personnalit (d ficience mod r e ou plus grande) et peut tre utilis e pour pr ciser la gravit de la d ficience pr sente chez une personne pr sentant un trouble de la personnalit un moment donn . Le LPFS peut galement tre utilis comme indicateur global du fonctionnement de la personnalit sans sp cification d'un diagnostic de trouble de la personnalit , ou dans le cas o la d ficience de la personnalit est inf rieure au seuil pour un diagnostic de trouble. Le crit re B du mod le alternatif implique des valuations de traits de personnalit regroup s en cinq domaines. Un trait de personnalit est une tendance ressentir, percevoir, se comporter et penser de mani re relativement coh rente dans le temps et dans les situations dans lesquelles le trait peut se manifester. Par exemple, les individus pr sentant un niveau lev de trait de personnalit anxieux auraient tendance se sentir facilement anxieux, y compris dans des circonstances dans lesquelles la plupart des gens seraient calmes et d tendus. Les individus pr sentant un trait lev d'anxi t percevraient galement plus fr quemment les situations comme provoquant de l'anxi t que les individus pr sentant des niveaux inf rieurs de ce trait, et ceux pr sentant un niveau lev de ce trait auraient tendance se comporter de mani re viter les situations qui, selon eux, pourraient les rendre anxieux. les anxieux. Ils auraient ainsi tendance consid rer le monde comme plus anxiog ne que les autres. Il est important de noter que les individus pr sentant un trait lev d anxi t ne seraient pas n cessairement anxieux tout moment et en tout temps. situations. Les niveaux de traits des individus peuvent galement changer et changent tout au long de la vie. Certains changements sont tr s g n raux et refl tent la maturation (par exemple, les adolescents ont g n ralement un trait d impulsivit plus lev que les adultes plus g s), tandis que d autres changements refl tent les exp riences de vie des individus. Dimensionnalit des traits de personnalit . Tous les individus peuvent tre situ s sur le spectre des dimensions des traits ; c'est- -dire que les traits de personnalit s'appliquent chacun des degr s diff rents plut t que d' tre pr sents ou absents. De plus, les traits de personnalit , y compris ceux
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identifi s sp cifiquement dans le mod le de l article 111, existent sur un spectre comportant deux p les oppos s. Par exemple, l'oppos de l'insensibilit est la tendance faire preuve d'empathie et de bon c ur, m me dans des circonstances dans lesquelles la plupart des gens ne ressentiraient pas cela. Par cons quent, bien que dans la section 111, ce trait soit appel insensibilit , parce que ce p le de la dimension est le foyer principal, il pourrait tre d crit dans son int gralit comme insensibilit versus bont . De plus, son p le oppos peut tre reconnu et peut ne pas s adapter toutes les circonstances (par exemple, les individus qui, en raison d une extr me bont , se laissent plusieurs reprises exploiter par d autres sans scrupules). Structure hi rarchique de la personnalit . Certains termes de traits sont assez sp cifiques (par exemple, bavard ) et d crivent une gamme troite de comportements, tandis que d'autres sont assez larges (par exemple, d tachement) et caract risent un large ventail de propensions comportementales. Les dimensions de traits larges sont appel es domaines, et Les dimensions de traits sp cifiques sont appel es facettes. Les domaines de traits de personnalit comprennent un spectre de facettes de personnalit plus sp cifiques qui ont tendance appara tre ensemble. Par exemple, le retrait et l'anh donie sont des facettes de traits sp cifiques dans le domaine des traits de personnalit . D tachement. Malgr certaines variations interculturelles dans les facettes des traits de personnalit , les grands domaines qu ils composent collectivement sont relativement coh rents d une culture l autre. Le mod le des traits de personnalit Le syst me de traits de personnalit de la Section III comprend cinq grands domaines de variation des traits de personnalit : affectivit n gative (vs. stabilit motionnelle), d tachement (vs. extraversion), Antagonisme (vs. Agr abilit ), D sinhibition (vs. Conscience) et Psychoticisme (vs. Lucidit ) comprenant 25 facettes sp cifiques des traits de personnalit . Le tableau 3 fournit des d finitions de tous les domaines et facettes de la personnalit . Ces cinq grands domaines sont des variantes inadapt es des cinq domaines du mod le de personnalit largement valid et reproduit connu sous le nom de Big Five , ou mod le cinq facteurs de personnalit (FFM), et sont galement similaires aux domaines de la psychopathologie de la personnalit . Cinq (PSY-5). Les 25 facettes sp cifiques repr sentent une liste de facettes de la personnalit choisies pour leur pertinence clinique. Bien que le mod le de traits se concentre sur les traits de personnalit associ s la psychopathologie, il existe des traits de personnalit sains, adaptatifs et r silients identifi s comme tant aux antipodes de ces traits, comme indiqu dans les parenth ses ci-dessus (c'est- -dire la stabilit motionnelle, l'extraversion, l'agr abilit ). , Conscience et Lucidit ). Leur pr sence peut consid rablement att nuer les effets des troubles mentaux et faciliter l adaptation et la gu rison des blessures traumatiques et d autres maladies m dicales. Traits distinctifs, sympt mes et comportements sp cifiques Bien que les traits ne soient en aucun cas immuables et changent tout au long de la vie, ils pr sentent une relative coh rence par rapport aux sympt mes et aux comportements sp cifiques. Par exemple, une personne peut se comporter de mani re impulsive un moment donn et pour une raison sp cifique (par exemple, une personne qui est rarement impulsive d cide soudainement de d penser beaucoup d'argent pour un article particulier en raison d'une opportunit inhabituelle d'acheter quelque chose d'une valeur unique). , mais ce n est que lorsque les comportements s agr gent au fil du temps et des circonstances, de telle sorte qu un mod le de comportement distingue les individus, qu ils refl tent des traits. N anmoins, il est important de reconna tre, par exemple, que m me les personnes impulsives n agissent pas toujours de mani re impulsive. Un trait est une tendance ou une disposition envers des comportements sp cifiques ; un comportement sp cifique est une instance ou la manifestation d'un trait. De m me, les traits se distinguent de la plupart des sympt mes parce que les sympt mes ont tendance augmenter et diminuer, alors que les traits sont relativement plus stables. Par exemple, les individus pr sentant des niveaux de d pressivit plus lev s sont plus susceptibles de conna tre des pisodes discrets de trouble d pressif et de pr senter les sympt mes de ces troubles, comme des difficult s de concentration. Cependant, m me les patients qui pr sentent un trait de propension la d pression passent g n ralement par des pisodes distinctifs de troubles de l'humeur, et des sympt mes sp cifiques tels que des difficult s de concentration ont tendance augmenter et diminuer de concert avec des pisodes sp cifiques, de sorte qu'ils ne font pas partie de la d finition d