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Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux-5
uln rabilit l insomnie. G n tique et physiologique. Le sexe f minin et l ge avanc sont associ s une vuln rabilit accrue l insomnie. Les troubles du sommeil et l'insomnie t moignent d'une disposition familiale. La pr valence de l'insomnie est plus lev e chez les jumeaux monozygotes que chez les jumeaux dizygotes ; il est galement plus lev chez les membres de la famille au premier degr que dans la population g n rale. La mesure dans laquelle ce lien est h rit d une pr disposition g n tique, apprise par l observation de mod les parentaux ou tabli comme sous-produit d une autre psychopathologie reste ind termin e. Modificateurs de cours. Les modificateurs d l t res du cours comprennent de mauvaises pratiques d'hygi ne du sommeil (par exemple, consommation excessive de caf ine, horaires de sommeil irr guliers). L'insomnie est une plainte plus r pandue chez les femmes que chez les hommes, la premi re apparition tant souvent associ e la naissance d'un nouvel enfant ou la m nopause. Malgr une pr valence plus lev e chez les femmes plus g es, les tudes polysomnographiques sugg rent une meilleure pr servation de la continuit du sommeil et du sommeil lent chez les femmes. les femmes plus g es que chez les hommes plus g s. La polysomnographie montre g n ralement des troubles de la continuit du sommeil (par exemple, une augmentation de la latence du sommeil et du temps d' veil apr s le d but du sommeil et une diminution de l'efficacit du sommeil [pourcentage de temps pass au lit endormi] et peut montrer une augmentation du sommeil de stade 1 et une diminution du sommeil de stades 3 et 4. La gravit de ces troubles du sommeil ne correspond pas toujours au tableau clinique ou la plainte subjective de manque de sommeil de l individu, car les personnes souffrant d insomnie sous-estiment souvent la dur e du sommeil et surestiment l tat d veil par rapport la polysomnographie. Des analyses lectroenc phalographiques quantitatives peuvent indiquer que les personnes souffrant d'insomnie ont une puissance d' lectroenc phalographie haute fr quence plus lev e que les bons dormeurs, la fois au d but du sommeil et pendant le sommeil mouvements oculaires non rapides, une caract ristique sugg rant une veil corticale accru. Les personnes souffrant de troubles du sommeil peuvent subir des mesures de laboratoire du sommeil plus efficaces que les personnes ne souffrant pas de troubles du sommeil. D'autres mesures de laboratoire montrent des preuves, bien que de mani re non constante, d'une excitation accrue et d'une activation g n ralis e de l'axe hypothalamo-hypophyso-surr nalien (par exemple, augmentation des niveaux de cortisol, variabilit de la fr quence cardiaque, r activit au stress, taux m tabolique). En g n ral, les r sultats concordent avec l hypoth se selon laquelle l augmentation de l veil physiologique et cognitif joue un r le important dans le trouble de l insomnie. Les personnes souffrant de troubles du sommeil peuvent para tre soit fatigu es, soit hagardes, soit, l inverse, surexcit es et tendues . Cependant, il n y a aucune anomalie coh rente ou caract ristique l examen physique. Il peut y avoir une incidence accrue de sympt mes psychophysiologiques li s au stress (par ex. c phal es de tension, tensions ou douleurs musculaires, sympt mes gastro-intestinaux). Cons quences fonctionnelles du trouble d'insomnie Des probl mes interpersonnels, sociaux et professionnels peuvent survenir la suite d'une insomnie ou d'un souci excessif du sommeil, d'une irritabilit diurne accrue et d'un manque de concentration. Une diminution de l attention et de la concentration est courante et peut tre li e des taux plus lev s d accidents observ s en cas d insomnie. L'insomnie persistante est galement associ e des cons quences long terme, notamment un risque accru de trouble d pressif majeur, l'hypertension et la qualit de vie ; et un fardeau conomique accru. Variations normales du sommeil. La dur e normale du sommeil varie consid rablement selon les individus. dur e du sommeil. Les personnes qui dorment peu se distinguent des personnes souffrant de troubles du sommeil par l'absence de difficult s'endormir ou rester endormies et par l'absence de sympt mes diurnes caract ristiques (par exemple, fatigue, probl mes de concentration, irritabilit ). Cependant, certains petits dormeurs peuvent d sirer ou tenter de dormir plus longtemps et, en prolongeant le temps pass au lit, peuvent cr er un rythme de sommeil semblable celui de l'insomnie. L insomnie clinique doit galement tre distingu e des modifications normales du sommeil li es l ge. L'insomnie doit galement tre distingu e de la privation de sommeil due une opportunit ou des circonstances insuffisantes pour dormir r sultant, par exemple, d'une urgence ou d'obligations professionnelles ou familiales obligeant l'individu rester veill . Insomnie situationnelle/aigu . L'insomnie situationnelle/aigu e
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st une affection qui dure de quelques jours quelques semaines, souvent associ e des v nements de la vie ou des changements dans les horaires de sommeil. Ceux-ci concernent le fonctionnement social, personnel et professionnel. Lorsque ces sympt mes sont suffisamment fr quents et r pondent tous les autres crit res, l exception d une dur e de 3 mois, un diagnostic d autre trouble d insomnie sp cifi ou de trouble d insomnie non pr cis est pos . Phase de sommeil retard e et types de travail post de trouble veille-sommeil du rythme circadien. Les personnes atteintes d un trouble veille-sommeil du type phase de sommeil retard e signalent une insomnie d apparition du sommeil uniquement lorsqu elles tentent de dormir des heures socialement normales, mais elles sont retard es et co ncident avec leur rythme circadien endog ne. Le type de travail post diff re du trouble d'insomnie par l'historique du travail post r cent. Syndrome des jambes sans repos. Le syndrome des jambes sans repos entra ne souvent des difficult s initier et maintenir le sommeil. Cependant, l envie de bouger les jambes et les sensations d sagr ables dans les jambes qui l accompagnent sont des caract ristiques qui diff rencient ce trouble du trouble de l insomnie. Troubles du sommeil li s la respiration. La plupart des personnes souffrant de troubles du sommeil li s la respiration ont des ant c dents de ronflements bruyants, de pauses respiratoires pendant le sommeil et de somnolence diurne excessive. N anmoins, jusqu' 50 % des personnes souffrant d'apn e du sommeil peuvent galement signaler des sympt mes d'insomnie, une caract ristique plus courante chez les femmes et les personnes g es. Narcolepsie. La narcolepsie peut provoquer des plaintes d'insomnie, mais se distingue des troubles de l'insomnie par la pr dominance de sympt mes de somnolence diurne excessive, de cataplexie, de paralysie du sommeil et d'hallucinations li es au sommeil. Parasomnies. Les parasomnies se caract risent par une plainte concernant un comportement ou des v nements inhabituels pendant le sommeil pouvant entra ner des r veils intermittents et des difficult s reprendre le sommeil. Cependant, ce sont ces v nements comportementaux, plut t que l insomnie en soi, qui dominent le tableau clinique. Trouble du sommeil induit par une substance/un m dicament, type insomnie. Substance/m dicament : le trouble du sommeil induit, de type insomnie, se distingue du trouble d'insomnie par le fait qu'une substance (c'est- -dire une drogue faisant l'objet d'un abus, un m dicament ou une exposition une toxine) est consid r e comme tant tiologiquement li e l'insomnie (voir Trouble du sommeil induit par une substance/un m dicament plus loin dans ce chapitre). Par exemple, une insomnie survenant uniquement dans le contexte d une forte consommation de caf serait diagnostiqu e comme un trouble du sommeil induit par la caf ine, de type insomnie, apparaissant lors d une intoxication. L'insomnie est une comorbidit courante de nombreuses pathologies m dicales, notamment le diab te, les maladies coronariennes, la maladie pulmonaire obstructive chronique, l'arthrite, la fibromyalgie et d'autres douleurs chroniques. La relation de risque semble tre bidirectionnelle : l'insomnie augmente le risque de probl mes m dicaux, et les probl mes m dicaux augmentent le risque d'insomnie. L orientation de la relation n est pas toujours claire et peut changer avec le temps ; pour cette raison, l insomnie comorbide est la terminologie privil gi e en pr sence d insomnie coexistante avec une autre condition m dicale (ou trouble mental). Les personnes souffrant de troubles du sommeil ont fr quemment un trouble mental comorbide, en particulier des troubles bipolaires, d pressifs et anxieux. L'insomnie persistante repr sente un facteur de risque ou un sympt me pr coce de troubles bipolaires, d pressifs, anxieux et li s la consommation de substances. Les personnes souffrant d'insomnie peuvent abusez des m dicaments ou de l alcool pour faciliter le sommeil nocturne, des anxiolytiques pour combattre la tension ou l anxi t , et de la caf ine ou d autres stimulants pour lutter contre la fatigue excessive. En plus d aggraver l insomnie, ce type de consommation de substances peut dans certains cas voluer vers un trouble li la consommation de substances. Relation avec la Classification internationale des Il existe plusieurs ph notypes d'insomnie distincts li s la source per ue de l'insomnie qui sont reconnus par la Classification internationale des troubles du sommeil, 2e dition (ICSD-Z). Il s'agit notamment de l'insomnie psychophysiologique, de l'insomnie idiopathique, d'une mauvaise perception du sommeil et d'une hygi ne de sommeil inad quate. Malgr leur attrait clinique et leur valeur heuristique, il existe peu de preuves pour tayer ces ph notypes distincts. Crit res diagnostiques 780,54 (647,10) A. Somnolence excessive autod clar e (hypersomnolence) malgr
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une p riode de sommeil principale d'au moins 7 heures, avec au moins un des sympt mes suivants : 1. P riodes de sommeil r currentes ou insomnies au cours de la m me journ e. 2. Un pisode de sommeil principal prolong de plus de 9 heures par jour qui n'est pas r parateur (c'est- -dire sans effort). 3. Difficult tre compl tement r veill apr s un r veil brusque. B. L'hypersomnolence survient au moins trois fois par semaine, pendant au moins 3 mois. C. L'hypersomnolence s'accompagne d'une d tresse importante ou d'une alt ration du fonctionnement cognitif, social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. D. L'hypersomnolence ne s'explique pas mieux et ne survient pas exclusivement au cours d'un autre trouble du sommeil (par exemple, narcolepsie, trouble du sommeil li la respiration, trouble du rythme veille-sommeil ou parasomnie). E. L'hypersomnolence n'est pas attribuable aux effets physiologiques d'une substance (par exemple, une drogue faisant l'objet d'un abus, un m dicament). F. La coexistence de troubles mentaux et m dicaux n explique pas de mani re ad quate la plainte pr dominante d hypersomnolence. Pr cisez-le : Avec un trouble mental, y compris des troubles li s l'usage de substances Note de codage : Le code 780.54 (647.10) s'applique aux trois prescripteurs. Codez galement le trouble mental, l'affection m dicale ou tout autre trouble du sommeil associ imm diatement apr s le code du trouble d'hypersomnolence afin d'indiquer l'association. Pr cisez si : Aigu : Dur e inf rieure 1 mois. Subaigu : Dur e de 1 3 mois. Persistant : Dur e de plus de 3 mois. Sp cifiez la gravit actuelle : Sp cifiez la gravit en fonction du degr de difficult maintenir la vigilance diurne, qui se manifeste par l'apparition de multiples crises de somnolence irr sistible au cours d'une journ e donn e, par exemple lorsque vous tes s dentaire, au volant, en visite chez des amis ou au travail. L ger : difficult maintenir la vigilance diurne 1 2 jours/semaine. Mod r : difficult maintenir la vigilance diurne 3 4 jours/semaine. Grave : difficult maintenir la vigilance diurne 5 7 jours par semaine. L'hypersomnolence est un terme diagnostique large et comprend les sympt mes d'une quantit excessive de sommeil (par exemple, sommeil nocturne prolong ou sommeil diurne involontaire), une qualit d t rior e de l' veil (c'est- -dire, une propension au sommeil pendant l' veil, comme en t moignent des difficult s se r veiller ou une incapacit rester veill lorsque requis) et l inertie du sommeil (c est- -dire une p riode de performance alt r e et de vigilance r duite apr s le r veil d un pisode de sommeil r gulier ou d une sieste) (Crit re A). Les personnes atteintes de ce trouble s'endorment rapidement et ont une bonne efficacit du sommeil (>90%). Ils peuvent avoir des difficult s se r veiller le matin, semblant parfois confus, combatifs ou ataxiques. Cette d ficience prolong e de la vigilance lors de la transition sommeil- veil est souvent appel e inertie du sommeil (c'est- -dire ivresse du sommeil). Cela peut galement survenir au r veil apr s une sieste diurne. Durant cette p riode, l'individu semble veill , mais il y a une diminution de la dext rit motrice, un comportement peut tre tr s inappropri et des d ficits de m moire, une d sorientation dans le temps et dans l'espace et des sentiments de somnolence peuvent survenir. Cette p riode peut durer de quelques minutes quelques heures. Le besoin persistant de sommeil peut conduire un comportement automatique (g n ralement de type tr s routinier et peu complexe) que l'individu adopte avec peu ou pas de rappel ult rieur. Par exemple, des individus peuvent se retrouver avoir parcouru plusieurs kilom tres de l o ils pensaient se trouver, sans se rendre compte de la conduite automatique qu ils ont effectu e au cours des minutes pr c dentes. Chez certaines personnes souffrant d un trouble d hypersomnolence, l pisode de sommeil majeur (pour la plupart des individus, le sommeil nocturne) dure 9 heures ou plus. Cependant, le sommeil est souvent non r parateur et est suivi de difficult s de r veil le matin. Pour les autres personnes souffrant de trouble d hypersomnolence, l pisode de sommeil majeur correspond une dur e de sommeil nocturne normale (6 9 heures). Dans ces cas, la somnolence excessive se caract rise par plusieurs siestes involontaires pendant la journ e. Ces siestes diurnes ont tendance tre relativement longues (souvent d'une heure ou plus), sont v cues comme non r paratrices (c'est- -dire non rafra chissantes) et n'entra nent pas une am lioration de la vigilance. Les personnes souffrant d hypersomnolence font des siestes diurnes presque tous les jours, quelle que soit la dur e du sommeil nocturne. La qualit subjective du sommeil peut tre jug e bonne ou non. Les individus ressentent g n ralement une somnolence se d velopper sur une p riode de temps, plut t que de subir une crise
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de sommeil soudaine. Les pisodes de sommeil involontaires surviennent g n ralement dans des situations de faible stimulation et de faible activit (par exemple, en assistant des conf rences, en lisant, en regardant la t l vision ou en conduisant sur de longues distances), mais dans les cas plus graves, ils peuvent se manifester dans des situations de forte attention comme au travail, lors de r unions ou lors de rassemblements sociaux. Un sommeil non r parateur, un comportement automatique, des difficult s se r veiller le matin et une inertie du sommeil, bien que fr quents dans le trouble d'hypersomnolence, peuvent galement tre observ s dans diverses affections, notamment la narcolepsie. Environ 80 % des personnes souffrant d'hypersomnolence d clarent que leur sommeil n'est pas r parateur et autant ont des difficult s se r veiller le matin. L'inertie du sommeil, bien que moins courante (c'est- -dire observ e chez 36 50 % des personnes souffrant d'un trouble d'hypersomnolence), est hautement sp cifique l'hypersomnolence. Les siestes courtes (c est- -dire d une dur e inf rieure 30 minutes) ne sont souvent pas rafra chissantes. Les personnes souffrant d hypersomnolence semblent souvent somnolentes et peuvent m me s endormir dans la salle d attente du clinicien. Un sous-ensemble d individus souffrant d un trouble d hypersomnolence ont des ant c dents familiaux d hypersomnolence et pr sentent galement des sympt mes de dysfonctionnement du syst me nerveux autonome, notamment des maux de t te r currents de type vasculaire, une r activit du syst me vasculaire p riph rique (ph nom ne de Raynaud) et des vanouissements. Environ 5 10 % des personnes qui consultent dans des cliniques sp cialis es dans les troubles du sommeil et qui se plaignent de somnolence diurne re oivent un diagnostic de trouble d'hypersomnolence. On estime qu'environ 1% de la population europ enne et am ricaine. la population g n rale conna t des pisodes d inertie du sommeil. L'hypersomnolence survient une fr quence relativement gale chez les hommes et les femmes. Le trouble d'hypersomnolence a une volution persistante, avec une volution progressive de la gravit des sympt mes. Dans les cas les plus extr mes, les pisodes de sommeil peuvent durer jusqu 20 heures. Cependant, la moyenne la dur e du sommeil nocturne est d'environ 9 % des heures. Alors que de nombreuses personnes souffrant d'hypersomnolence sont capables de r duire leur temps de sommeil pendant les jours de travail, le sommeil le week-end et les vacances est consid rablement augment (jusqu' 3 heures). Les r veils sont tr s difficiles et accompagn s d pisodes d inertie du sommeil dans pr s de 40 % des cas. L'hypersomnolence se manifeste pleinement dans la plupart des cas la fin de l'adolescence ou au d but de l' ge adulte, avec un ge moyen d but entre 17 et 24 ans. Les personnes souffrant d'un trouble d'hypersomnolence sont diagnostiqu es en moyenne 10 15 ans apr s l'apparition des premiers sympt mes. Les cas p diatriques sont rares. L'hypersomnolence appara t progressivement, avec des sympt mes apparaissant entre 15 et 25 ans, avec une progression progressive sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Pour la plupart des individus, l volution est alors persistante et stable, moins qu un traitement ne soit initi . Le d veloppement d autres troubles du sommeil (par exemple, troubles du sommeil li s la respiration) peut aggraver le degr de somnolence. Bien que l hyperactivit puisse tre l un des signes pr curseurs de la somnolence diurne chez les enfants, les siestes volontaires augmentent avec l ge. Ce ph nom ne normal se distingue de l'hypersomnolence. Environnemental. L'hypersomnolence peut tre augment e temporairement par le stress psychologique et la consommation d'alcool, mais ils n'ont pas t document s comme facteurs d clenchants environnementaux. Des infections virales auraient pr c d ou accompagn l hypersomnolence dans environ 10 % des cas. Les infections virales, telles que la pneumonie VIH, la mononucl ose infectieuse et le syndrome de Guillain-Barr , peuvent galement voluer vers une hypersomnolence quelques mois apr s l'infection. L'hypersomnolence peut galement appara tre dans les 6 18 mois suivant un traumatisme cr nien. G n tique et physiologique. L'hypersomnolence peut tre familiale, avec un mode de transmission autosomique dominant. La polysomnographie nocturne d montre une dur e de sommeil normale prolong e, une latence d'endormissement courte et une continuit du sommeil normale accrue. La r partition du sommeil paradoxal (REM) est galement normale. L'efficacit du sommeil est g n ralement sup rieure 90 %. Certaines personnes souffrant d un trouble d hypersomnolence pr sentent une quantit accrue de sommeil lent. Le test de latence de sommeil multiple documente la tendance au sommeil, g n ralement indiqu e par des valeurs moyennes de latence de sommeil inf rieures 8 minutes. Dans le trouble
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d hypersomnolence, la latence moyenne du sommeil est g n ralement inf rieure 10 minutes et fr quemment de 8 minutes ou moins. Des p riodes de sommeil paradoxal (SOREMP ; c'est- -dire l'apparition d'un sommeil paradoxal dans les 20 minutes suivant le d but du sommeil) peuvent tre pr sentes, mais se produisent moins de deux fois sur quatre cinq p riodes de sieste. Cons quences fonctionnelles du trouble d'hypersomno ence Le faible niveau de vigilance qui se produit lorsqu'un individu lutte contre son besoin de sommeil peut entra ner une efficacit r duite, une diminution de la concentration et une mauvaise m moire pendant les activit s diurnes. L hypersomnolence peut entra ner une d tresse importante et un dysfonctionnement au travail et dans les relations sociales. Un sommeil nocturne prolong et des difficult s de r veil peuvent entra ner des difficult s respecter les obligations matinales, comme arriver au travail l'heure. Les pisodes de sommeil diurne involontaires peuvent tre embarrassants, voire dangereux, si, par exemple, la personne conduit ou utilise des machines au moment o l' pisode se produit. Variation normative du sommeil. La dur e du sommeil normal varie consid rablement dans la population g n rale. Les longs dormeurs (c'est- -dire les individus qui ont besoin d'une quantit de sommeil sup rieure la moyenne) ne pr sentent pas de somnolence excessive, d'inertie du sommeil ou de comportement automatique lorsqu'ils obtiennent la quantit de sommeil nocturne requise. Le sommeil est consid r comme r parateur. S'il est social ou les exigences professionnelles conduisent un sommeil nocturne plus court, des sympt mes diurnes peuvent appara tre. En revanche, dans le trouble d hypersomnolence, les sympt mes de somnolence excessive surviennent quelle que soit la dur e du sommeil nocturne. Une quantit insuffisante de sommeil nocturne ou un sommeil insuffisant induit par le comportement syndrome du sommeil, peut produire des sympt mes de somnolence diurne tr s similaires ceux de l hypersomnolence. Une dur e moyenne de sommeil inf rieure 7 heures par nuit sugg re fortement un sommeil nocturne inad quat, et une moyenne de plus de 9 10 heures de sommeil par p riode de 24 heures sugg re une hypersomnolence. Les personnes ayant un sommeil nocturne insuffisant rattrapent g n ralement des dur es de sommeil plus longues les jours o elles sont libres de contraintes sociales ou professionnelles ou en vacances. Contrairement l hypersomnolence, il est peu probable qu un sommeil nocturne insuffisant persiste pendant des d cennies. Un diagnostic de trouble d hypersomnolence ne doit pas tre pos si l on s interroge sur l ad quation de la dur e du sommeil nocturne. Un essai diagnostique et th rapeutique de prolongation du sommeil pendant 10 14 jours peut souvent clarifier le diagnostic. Mauvaise qualit du sommeil et fatigue. Le trouble d'hypersomnolence doit tre distingu de la somnolence excessive li e une quantit ou une qualit insuffisante du sommeil et la fatigue (c'est- -dire une fatigue qui n'est pas n cessairement soulag e par une augmentation du sommeil et qui n'est pas li e la quantit ou la qualit du sommeil). La somnolence excessive et la fatigue sont difficiles diff rencier et peuvent se chevaucher consid rablement. Troubles du sommeil li s la respiration. Les personnes souffrant d hypersomnolence et de troubles du sommeil li s la respiration peuvent pr senter des sch mas similaires de somnolence excessive. Les troubles du sommeil li s la respiration sont sugg r s par des ant c dents de ronflements bruyants, des pauses respiratoires pendant le sommeil, des l sions c r brales ou des maladies cardiovasculaires et par la pr sence d'ob sit , d'anomalies anatomiques oropharyng es, d'hypertension ou d'insuffisance cardiaque l'examen physique. Les tudes polysomnographiques peuvent confirmer la pr sence d' v nements apn iques dans les troubles du sommeil li s la respiration (et leur absence dans les troubles d'hypersomnolence). Troubles du rythme veille-sommeil. Les troubles du rythme circadien veille-sommeil sont souvent caract ris s par une somnolence diurne. Des ant c dents d horaires veille-sommeil anormaux (avec des horaires d cal s ou irr guliers) sont pr sents chez les personnes pr sentant un trouble veille-sommeil du rythme circadien. Parasomnies. Les parasomnies produisent rarement un sommeil nocturne prolong et non perturb ou une somnolence diurne caract ristique du trouble d'hypersomnolence. Autres troubles mentaux. Le trouble d'hypersomnolence doit tre distingu des troubles mentaux qui incluent l'hypersomnolence comme caract ristique essentielle ou associ e. En particulier, des plaintes de somnolence diurne peuvent survenir lors d'un pisode d pressif majeur, aux caract ristiques atypiques, et lors de la phase d pressive du trouble bipolaire. L' valuation d'autres troubles mentaux est essentielle avant d'envisager un diagnos
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tic de trouble d'hypersomnolence. Un diagnostic de trouble d hypersomnolence peut tre pos en pr sence d un autre trouble mental actuel ou pass . L'hypersomnolence peut tre associ e des troubles d pressifs, des troubles bipolaires (lors d'un pisode d pressif) et un trouble d pressif majeur, caract re saisonnier. De nombreuses personnes souffrant d un trouble d hypersomnolence pr sentent des sympt mes de d pression qui peuvent r pondre aux crit res d un trouble d pressif. Cette pr sentation peut tre li e aux cons quences psychosociales d'un besoin accru de sommeil persistant. Les personnes souffrant d'un trouble d'hypersomnolence courent galement un risque de troubles li s des substances, notamment li s l'autom dication avec des stimulants. Ce manque g n ral de sp cificit peut contribuer des profils tr s h t rog nes parmi les individus dont les sympt mes r pondent aux m mes crit res diagnostiques du trouble d hypersomnolence. Les maladies neurod g n ratives, telles que la maladie d Alzheimer, la maladie de Parkinson et l atrophie multisyst mique, peuvent galement tre associ es l hypersomnolence. Relation avec la classification internationale des La Classification internationale des troubles du sommeil, 2e dition (ICSD-2), diff rencie neuf sous-types d' hypersomnies d'origine centrale , dont l'hypersomnie r currente (Kleine- syndrome de L vin). A. P riodes r currentes de besoin irr pressible de dormir. S'endormir ou faire une sieste au cours de la m me journ e. Ceux-ci doivent s' tre produits au moins trois fois par semaine au cours des 3 derniers mois. B. La pr sence d'au moins un des l ments suivants : 1. pisodes de cataplexie, d finis comme (a) ou (b), survenant au moins quelques fois par mois : a. Chez les personnes atteintes d'une maladie de longue date, brefs pisodes (de quelques secondes quelques minutes) de perte bilat rale soudaine du tonus musculaire avec maintien de la conscience, pr cipit s par le rire ou la plaisanterie. b. Chez l'enfant ou chez l'individu dans les 6 mois suivant son apparition, grimaces spontan es ou pisodes d'ouverture de la m choire avec pouss e de langue ou hypotonie globale, sans d clencheur motionnel vident. 2. D ficit en hypocr tine, tel que mesur l'aide des valeurs d'immunor activit de l'hypocr tine-1 du liquide c phalo-rachidien (LCR) (inf rieures ou gales un tiers des valeurs obtenues chez des sujets sains test s en utilisant le m me test, ou inf rieures ou gales 110 pg/mL) . De faibles taux d'hypocr tine-1 dans le LCR ne doivent pas tre observ s dans le contexte d'une l sion c r brale aigu ou d'une inflammation. ou une infection. 3. Polysomnographie du sommeil nocturne montrant une latence du sommeil paradoxal inf rieure ou gale 15 minutes, ou un test de latence du sommeil multiple montrant une latence moyenne du sommeil inf rieure ou gale 8 minutes et deux ou plusieurs endormissements. P riodes REM. Pr ciser si : 347,00 (647,419) Narcolepsie sans cataplexie mais avec d ficit en hypocr tine : les exigences du crit re B de faibles taux d'hypocr tine-1 dans le LCS et de polysomnographie positive/test de latence multiple du sommeil sont remplies. mais aucune cataplexie n'est pr sente (crit re B1 non rempli). 347.01 (647.411) Narcolepsie avec cataplexie mais sans d ficit en hypocr tine : Dans ce sous-type rare (moins de 5 % des cas de narcolepsie), les exigences du crit re B de cataplexie et de polysomnographie positive/test de latence du sommeil multiple sont remplies, mais les taux d'hypocr tine-1 dans le LCR sont normaux (crit re B2 non rempli). 347,00 (647,419) Ataxie c r belleuse autosomique dominante, surdit et narcolepsie : ce sous-type est provoqu par des mutations de l'ADN de l'exon 21 (cytosine-5)-m thyltransf rase-1 et se caract rise par un d but tardif (30 40 ans) narcolepsie (avec taux d'hypocr tine-1 faibles ou interm diaires dans le LCR), surdit , troubles c r belleux ataxie, et ventuellement d mence. 347,00 (647,419) Narcolepsie autosomique dominante, ob sit et diab te de type 2 : La narcolepsie, l'ob sit , le diab te de type 2 et de faibles taux d'hypocr tine-1 dans le LCR ont t d crits dans de rares cas et sont associ s une mutation du g ne de la glycoprot ine des oligodendrocytes de la my line. 347.10 (647.429) Narcolepsie secondaire une autre condition m dicale : Ce sous-type concerne la narcolepsie qui se d veloppe secondairement des conditions m dicales provoquant une destruction infectieuse (par exemple, maladie de Whipple. sarco dose), traumatique ou tumorale des neurones hypocr tine. Note de codification (pour le code |CD-9-CM 347.10 seulement) : Codez d'abord l'affection m dicale sous-jacente (par exemple, 040.2 la maladie de Whipple ; 347.10 narcolepsie secondaire la maladie de Whipple). Sp cifiez la gravit actuelle : L ger : cataplexie peu fr quente (moins d'une fois par semaine), besoin de siestes seulement une ou deux fois par jour et sommeil nocturn
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e moins perturb . Mod r : cataplexie une fois par jour ou tous les quelques jours, sommeil nocturne perturb et besoin de plusieurs siestes par jour. S v re : cataplexie r sistante aux m dicaments avec de multiples crises quotidiennes, une somnolence presque constante et un sommeil nocturne perturb (c'est- -dire mouvements, insomnie et r ves intenses). Dans la narcolepsie sans cataplexie mais avec d ficit en hypocr tine, des sympt mes peu clairs de type cataplexie peuvent tre rapport s (par exemple, les sympt mes ne sont pas d clench s par des motions et durent habituellement de mani re inhabituellement longue). Dans des cas extr mement rares, les taux d'hypocr tine-1 dans le liquide c phalorachidien (LCR) sont faibles et les r sultats polysomnographiques/tests de latence multiple du sommeil (MSLT) sont n gatifs : il est conseill de r p ter le test avant d' tablir le diagnostic de sous-type. Dans la narcolepsie avec cataplexie mais sans d ficit en hypocr tine, les r sultats du test de recherche de l'antig ne leucocytaire humain (HLA) DQBl'06202 peuvent tre n gatifs. Les convulsions, les chutes d une autre origine et les troubles de conversion (trouble des sympt mes neurologiques fonctionnels) doivent tre exclus. Dans la narcolepsie secondaire une destruction infectieuse (par exemple, maladie de Whipple, sarco dose), traumatique ou tumorale des neurones hypocr tine, les r sultats du test HLA DQB1'06202 peuvent tre positifs et r sulter de l'insulte d clenchant le processus auto-immun. Dans d autres cas, la destruction des neurones hypocr tine peut tre secondaire un traumatisme ou une chirurgie hypothalamique. Un traumatisme cr nien ou une infection du syst me nerveux central peuvent toutefois entra ner une diminution transitoire de Taux d'hypocr tine-L dans le LCR sans perte de cellules d'hypocr tine, compliquant le diagnostic. Les caract ristiques essentielles de la somnolence dans la narcolepsie sont des siestes ou des insomnies r currentes pendant la journ e. La somnolence survient g n ralement quotidiennement mais doit survenir au minimum trois fois par semaine pendant au moins 3 mois (Crit re A). La narcolepsie produit g n ralement une cataplexie, qui se pr sente le plus souvent sous la forme de brefs pisodes (de quelques secondes quelques minutes) de perte soudaine et bilat rale du tonus musculaire pr cipit e par les motions, g n ralement le rire et la plaisanterie. Les muscles touch s peuvent inclure ceux du cou, de la m choire, des bras, des jambes ou du corps entier, entra nant un mouvement de la t te, une chute de la m choire ou une chute compl te. Les individus sont veill s et conscients pendant la cataplexie. Pour rencontrer Crit re B1(a), la cataplexie doit tre d clench e par le rire ou une plaisanterie et doit survenir au moins quelques fois par mois lorsque la maladie n'est pas trait e ou est pass e. La cataplexie ne doit pas tre confondue avec une faiblesse survenant dans le cadre d'activit s sportives (physiologiques) ou exclusivement suite des d clencheurs motionnels inhabituels tels que le stress ou l'anxi t ( voquant une possible psychopathologie). Il est peu probable que les pisodes qui durent des heures ou des jours, ou ceux qui ne sont pas d clench s par des motions, soient une cataplexie, pas plus que se rouler par terre en riant de mani re hyst rique. Chez les enfants sur le point d appara tre, une v ritable cataplexie peut tre atypique, affectant principalement le visage, provoquant des grimaces ou une ouverture de la m choire avec pouss e de langue ( visages cataplectiques ). Alternativement, la cataplexie peut se pr senter sous la forme d'une hypotonie continue de faible intensit , entra nant une marche vacillante. Dans ces cas, le crit re Bl (b) peut tre rempli chez les enfants ou chez les individus dans les 6 mois suivant une apparition rapide. La narcolepsie-cataplexie r sulte presque toujours de la perte de cellules hypothalamiques productrices d'hypocr tine (orexine), provoquant un d ficit en hypocr tine (inf rieur ou gal un tiers des valeurs de contr le, soit 110 pg/mL dans la plupart des laboratoires). La perte cellulaire est probablement auto-immune et environ 99 % des individus affect s sont porteurs du HLA DQB1*06:02 (contre 12 % 38 % des sujets t moins). Ainsi, v rifier la pr sence de DQB1*06:02 avant un une ponction lombaire pour l valuation de l immunor activit l hypocr tine-L du LCR peut tre utile. Rarement, de faibles taux d'hypocr tine-I dans le LCR surviennent sans cataplexie, notamment chez les jeunes qui peuvent d velopper une cataplexie plus tard. La mesure de l hypocr tine-L dans le LCR repr sente la r f rence, l exception des affections graves associ es (neurologiques, inflammatoires, infectieuses, traumatiques) qui peuvent interf rer avec le test. confirmer le diagnostic (Crit re B3). Ces tests doivent tre effectu s apr s que l'individu a arr t tous les m dicaments psychotropes, apr s 2 sema
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ines de sommeil ad quat (comme document par les journaux de sommeil et l'actigraphie). Une courte latence de mouvements oculaires rapides (REM) (p riode REM d apparition du sommeil, latence REM inf rieure ou gale 15 minutes) pendant la polysomnographie est suffisante pour confirmer le diagnostic et r pond au crit re B3. Alternativement, le Le r sultat MSLT doit tre positif, montrant une latence d endormissement moyenne inf rieure ou gale 8 minutes et deux p riodes d endormissement paradoxal ou plus en quatre cinq siestes. Lorsque la somnolence est s v re, des comportements automatiques peuvent survenir, l'individu poursuivant ses activit s de mani re semi-automatique et brumeuse, sans m moire ni conscience. Environ 20 60 % des individus ressentent de vives hallucinations hypnagogiques avant ou au moment de s'endormir ou des hallucinations hypnopompiques juste apr s le r veil. Ces hallucinations sont distinctes de la mentalit onirique moins vive et non hallucinatoire au d but du sommeil, qui se produit chez les dormeurs normaux. Les cauchemars et les r ves intenses sont galement fr quents dans la narcolepsie, tout comme les troubles du comportement en sommeil paradoxal. Environ 20 60 % des individus souffrent de paralysie du sommeil au moment de s'endormir ou de se r veiller, les laissant veill s mais incapables de bouger ou de parler. Cependant, de nombreux dormeurs normaux signalent galement une paralysie du sommeil, notamment en cas de stress ou de manque de sommeil. Une alimentation nocturne peut survenir. L'ob sit est courante. Les perturbations du sommeil nocturne avec des r veils fr quents, longs ou courts, sont courantes et peuvent tre invalidantes. Les individus peuvent para tre somnolents ou s'endormir dans la salle d'attente ou pendant un examen clinique. Pendant la cataplexie, les individus peuvent s'affaler sur une chaise et avoir des difficult s d' locution ou des paupi res tombantes. Si le clinicien a le temps de v rifier les r flexes pendant la cataplexie (la plupart des crises durent moins de 10 secondes), les r flexes sont abolis une d couverte importante qui distingue la v ritable cataplexie du trouble de conversion. La narcolepsie-cataplexie touche 0,02 0,04 % de la population g n rale dans la plupart des pays. La narcolepsie touche les deux sexes, avec ventuellement une l g re pr pond rance masculine. L'apparition se produit g n ralement chez les enfants et les adolescents/jeunes adultes, mais rarement chez les personnes g es. Deux pics d'apparition sont sugg r s, entre 15 et 25 ans et entre 30 et 35 ans. L'apparition peut tre brutale ou progressive (au fil des ann es). La gravit est plus lev e lorsque l'apparition est brutale chez l'enfant, puis diminue avec l' ge ou avec le traitement, de sorte que des sympt mes tels que la cataplexie peuvent parfois dispara tre. L apparition brutale chez les jeunes enfants pr pub res peut tre associ e l ob sit et la pubert pr matur e, un ph notype plus fr quemment observ depuis 2009. Chez les adolescents, l apparition est plus difficile cerner. L'apparition chez l'adulte est souvent incertaine, certaines personnes signalant avoir souffert d'une somnolence excessive depuis la naissance. Une fois que le trouble s est manifest , l volution est persistante et dure toute la vie. Dans 90 % des cas, le premier sympt me se manifester est une somnolence ou une augmentation du sommeil, suivie d'une cataplexie (dans un d lai d'un an dans 50 % des cas, dans un d lai de 3 ans dans 85 %). La somnolence, les hallucinations hypnagogiques, les r ves vifs et les troubles du comportement en sommeil paradoxal (mouvements excessifs pendant le sommeil paradoxal) sont les premiers sympt mes. Un sommeil excessif volue rapidement vers une incapacit rester veill pendant la journ e et maintenir un bon sommeil la nuit, sans augmentation nette des besoins totaux de sommeil sur 24 heures. Dans les premiers mois, la cataplexie peut tre atypique, notamment chez l'enfant. La paralysie du sommeil se d veloppe g n ralement autour de la pubert chez les enfants pr pub res. Les exacerbations des sympt mes sugg rent un manque d'observance des m dicaments ou le d veloppement d'un trouble du sommeil concomitant, notamment l'apn e du sommeil. Les jeunes enfants et adolescents atteints de narcolepsie d veloppent souvent des probl mes d agressivit ou de comportement secondaires la somnolence et/ou des troubles du sommeil nocturne. La charge de travail et la pression sociale augmentent au lyc e et l universit , r duisant ainsi le temps de sommeil disponible la nuit. La grossesse ne semble pas modifier les sympt mes de mani re coh rente. Apr s la retraite, les individus ont g n ralement plus de possibilit s de faire une sieste, ce qui r duit le besoin de stimulants. Le maintien d un horaire r gulier profite aux individus de tous ges. Capricieux. Les parasomnies, telles que le somnambulisme, le bruxisme, les troubles du comport
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ement en sommeil paradoxal et l' nur sie, peuvent tre plus fr quentes chez les personnes qui d veloppent la narcolepsie. Les individus d clarent g n ralement avoir besoin de plus de sommeil que les autres membres de la famille. Environnemental. Infection de la gorge streptocoques du groupe A, grippe (notamment pand mie) HINI 2009), ou d'autres infections hivernales sont probablement des d clencheurs du processus auto-immun, produisant la narcolepsie quelques mois plus tard. Les traumatismes cr niens et les changements brusques des habitudes veille-sommeil (par exemple, changements d'emploi, stress) peuvent tre des d clencheurs suppl mentaires. G n tique et physiologique. Les jumeaux monozygotes sont concordants 25 % 32 % pour la narcolepsie. La pr valence de la narcolepsie est de 1 2 % chez les parents au premier degr (soit une augmentation globale de 10 40 fois). La narcolepsie est fortement associ e au DQBI'06202 (99 % contre 12 % - 38 % chez les sujets t moins de divers groupes ethniques ; 25 % dans la population g n rale des tats-Unis). DQB1*03:01 augmente, tandis que DQB1 O5:01, DQBI 06:01 et DQB1*06:03 r duisent le risque en pr sence de DQBI 06202, mais l effet est faible. Les polymorphismes du g ne alpha du r cepteur des lymphocytes T et d autres g nes de modulation immunitaire modulent galement l g rement le risque. La narcolepsie a t d crite dans tous les groupes ethniques et dans de nombreuses cultures. Parmi les Africains Aux Am ricains, plus de cas se pr sentent sans cataplexie ou avec cataplexie atypique, compliquant le diagnostic, notamment en pr sence d'ob sit et d'apn e obstructive du sommeil. L'imagerie fonctionnelle sugg re une alt ration des r ponses hypothalamiques aux stimuli humoristiques. La polysomnographie nocturne suivie d'un MSLT est utilis e pour confirmer le diagnostic de narcolepsie, en particulier lorsque le trouble est diagnostiqu pour la premi re fois et avant le d but du traitement, et si un d ficit en hypocr tine n'a pas t document biochimiquement. La polysomnographie/MSLT doit tre r alis e apr s que l'individu ne prend plus de m dicaments psychotropes et apr s que des habitudes veille-sommeil r guli res, sans travail post ni privation de sommeil, aient t document es. Une p riode d'endormissement paradoxal au cours de la polysomnographie (latence du sommeil paradoxal inf rieure ou gale 15 minutes) est tr s sp cifique (environ 1 % de positif chez les sujets t moins) mais mod r ment sensible (environ 50 %). Un r sultat MSLT positif affiche une latence d endormissement moyenne inf rieure ou gale 8 minutes et des p riodes d endormissement paradoxal en deux ou plusieurs siestes lors d un test de quatre ou cinq siestes. Le r sultat MSLT est positif chez 90 95 % des individus atteints de narcolepsie contre 2 4 % des sujets t moins ou des individus souffrant d'autres troubles du sommeil. Les r sultats polysomnographiques suppl mentaires incluent souvent des veils fr quents, une diminution de l efficacit du sommeil et une augmentation du sommeil de stade 1. Des mouvements p riodiques des membres (que l'on retrouve chez environ 40 % des personnes atteintes de narcolepsie) et des apn es du sommeil sont souvent not s. Le d ficit en hypocr tine est d montr par la mesure de l'immunor activit l'hypocr tine-l du LCR. L'essai est particuli rement utile chez les personnes chez lesquelles on soup onne un trouble de conversion et celles sans cataplexie typique, ou dans les cas r fractaires au traitement. La valeur diagnostique du test n'est pas affect e par les m dicaments, le manque de sommeil ou le temps circadien, mais les r sultats sont ininterpr tables lorsque l'individu est gravement malade avec une infection concomitante ou un traumatisme cr nien ou est dans le coma. La cytologie, les prot ines et le glucose du LCR se situent dans les limites de la normale, m me lorsqu'ils sont chantillonn s quelques semaines apr s leur apparition rapide. L'hypocr tine-1 du LCR dans ces cas naissants est g n ralement d j tr s diminu e ou ind tectable. Cons quences fonctionnelles de la narcolepsie La conduite automobile et le travail sont affaiblis, et les personnes atteintes de narcolepsie devraient viter les emplois qui les mettent en danger (par exemple, travailler avec des machines) ou autrui (par exemple, chauffeur de bus, pilote). Une fois la narcolepsie contr l e gr ce un traitement, les patients peuvent g n ralement conduire seuls, bien que rarement sur de longues distances. Les personnes non trait es risquent galement d tre isol es socialement et de se blesser accidentellement ou de blesser autrui. Les relations sociales peuvent souffrir lorsque ces individus s'efforcent d' viter la cataplexie en exer ant un contr le sur leurs motions. Autres hypersomnies. L'hypersomnolence et la narcolepsie sont similaires en ce qui concerne le degr de somnolence diurne, l' ge d'apparition et l' volution stable dans le temps, mais peuvent tre d
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istingu es sur la base de caract ristiques cliniques et de laboratoire distinctes. Les personnes souffrant d'hypersomnolence ont g n ralement un sommeil nocturne plus long et moins perturb , des r veils plus difficiles, une somnolence diurne plus persistante (par opposition aux crises de sommeil plus discr tes dans la narcolepsie), des pisodes de sommeil diurne plus longs et moins r parateurs et peu ou pas de sommeil r parateur. r ver pendant les siestes diurnes. En revanche, les personnes atteintes de narcolepsie souffrent de cataplexie et d'intrusions r currentes d' l ments du sommeil paradoxal dans la transition entre le sommeil et l' veil. (par exemple, hallucinations li es au sommeil et paralysie du sommeil). Le MSLT d montre g n ralement des latences de sommeil plus courtes (c'est- -dire une plus grande somnolence physiologique) ainsi que la pr sence de plusieurs p riodes de sommeil paradoxal chez les personnes atteintes de narcolepsie. Privation de sommeil et sommeil nocturne insuffisant. La privation de sommeil et un sommeil nocturne insuffisant sont fr quents chez les adolescents et les travailleurs post s. Chez les adolescents, les difficult s s endormir la nuit sont fr quentes, entra nant un manque de sommeil. Le r sultat MSLT peut tre positif s'il est effectu alors que l'individu est priv de sommeil ou que son sommeil est en phase de retard. Syndromes d'apn e du sommeil. Les apn es du sommeil sont particuli rement probables en pr sence d'ob sit . tant donn que l apn e obstructive du sommeil est plus fr quente que la narcolepsie, la cataplexie peut tre n glig e (ou absente) et l individu est suppos souffrir d apn e obstructive du sommeil et ne r pond pas aux th rapies habituelles. Trouble d pressif majeur. La narcolepsie ou l'hypersomnie peuvent tre associ es ou confondues avec la d pression. La cataplexie n'est pas pr sente dans la d pression. Les r sultats du MSLT sont le plus souvent normaux, et il existe une dissociation entre somnolence subjective et objective, mesur e par la latence moyenne d'endormissement au cours du MSLT. Trouble de conversion (trouble des sympt mes neurologiques fonctionnels). Des caract ristiques atypiques, telles qu'une cataplexie de longue dur e ou des d clencheurs inhabituels, peuvent tre pr sentes dans le trouble de conversion (trouble des sympt mes neurologiques fonctionnels). Les individus peuvent d clarer dormir et r ver, mais le MSLT ne montre pas la p riode paradoxale caract ristique d'apparition du sommeil. Une pseudocataplexie compl te et durable peut survenir lors de la consultation, laissant au m decin examinateur suffisamment de temps pour v rifier les r flexes qui restent intacts. Trouble de d ficit d attention/hyperactivit ou autres probl mes de comportement. Chez les enfants et les adolescents, la somnolence peut entra ner des probl mes de comportement, notamment de l'agressivit et de l'inattention, conduisant un diagnostic erron de trouble d ficitaire de l'attention/hyperactivit . Saisies. Chez les jeunes enfants, la cataplexie peut tre diagnostiqu e tort comme des convulsions. Les crises ne sont g n ralement pas d clench es par des motions, et lorsqu elles le sont, le d clencheur n est g n ralement pas le rire ou la plaisanterie. Lors d'une crise, les individus sont plus susceptibles de se blesser en tombant. Les crises caract ris es par une atonie isol e sont rarement observ es isol ment d'autres crises et elles ont galement des signatures sur l' lectroenc phalogramme. Chor e et troubles du mouvement. Chez les jeunes enfants, la cataplexie peut tre diagnostiqu e tort comme une chor e ou des troubles neuropsychiatriques auto-immuns p diatriques associ s des infections streptococciques, en particulier dans le contexte d'une angine streptococcique et de taux lev s d'anticorps antistreptolysine 0. Certains enfants peuvent pr senter un trouble du mouvement chevauchant proche du d but de la cataplexie. Schizophr nie. En pr sence d hallucinations hypnagogiques fleuries et vives, les individus peuvent penser que ces exp riences sont r elles une caract ristique qui sugg re la schizophr nie. De m me, avec un traitement stimulant, des d lires de pers cution peuvent se d velopper. En cas de cataplexie, le clinicien doit d abord supposer que ces sympt mes sont secondaires la narcolepsie avant d envisager un diagnostic concomitant de schizophr nie. La narcolepsie peut coexister avec des troubles bipolaires, d pressifs et anxieux et, dans de rares cas, avec la schizophr nie. La narcolepsie est galement associ e une augmentation de l'indice de masse corporelle ou l'ob sit , surtout lorsque la narcolepsie n'est pas trait e. Une prise de poids rapide est fr quente chez les jeunes enfants pr sentant une apparition soudaine de la maladie. Une apn e du sommeil comorbide doit tre envisag e en cas d aggravation soudaine d une narcolepsie pr existante. Relation avec la Classification internationale des La Classificat
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ion internationale des troubles du sommeil, 2e dition (ICSD-Z), diff rencie cinq sous-types de narcolepsie. La cat gorie des troubles du sommeil d'origine respiratoire englobe trois troubles relativement distincts : l'apn e obstructive du sommeil, l'apn e centrale du sommeil et l'hypoventilation li e au sommeil. Crit res diagnostiques 327,23 (647,33) A. Soit (1) soit (2) : 1. Preuve par polysomnographie d'au moins cinq apn es ou hypopn es obstructives par heure de sommeil et l'un des sympt mes de sommeil suivants : a. Troubles respiratoires nocturnes : ronflements, reniflements/hal tements ou pauses respiratoires pendant le sommeil. b. Somnolence diurne, fatigue ou sommeil non r parateur malgr des opportunit s de sommeil suffisantes qui ne s'expliquent pas mieux par un autre trouble mental (y compris un trouble du sommeil) et ne sont pas attribuables une autre condition m dicale. 2. Preuve par polysomnographie de 0 15 apn es et/ou hypopn es obstructives ou plus par heure de sommeil, quels que soient les sympt mes qui l'accompagnent. Sp cifiez la gravit actuelle : L ger : l indice d apn e hypopn e est inf rieur 15. Mod r : l indice d apn e hypopn e est de 15 30. S v re : l indice d apn e hypopn e est sup rieur 30. La gravit de la maladie est mesur e par le nombre d'apn es et d'hypopn es par heure de sommeil (indice d'apn e-hypopn e) l'aide d'une polysomnographie ou d'une autre surveillance nocturne. La gravit globale d pend galement des niveaux de d saturation nocturne et de fragmentation du sommeil (mesur s par la fr quence d' veil du cortex c r bral et les stades du sommeil) ainsi que du degr des sympt mes associ s et des sympt mes diurnes. d ficience. Cependant, le nombre exact et les seuils peuvent varier en fonction des techniques de mesure sp cifiques utilis es, et ces chiffres peuvent changer au fil du temps. Quel que soit l'indice (nombre) d'apn es-hypopn es en soi, le trouble est consid r comme plus grave lorsque les apn es et les hypopn es s'accompagnent d'une d saturation significative de l'h moglobine en oxyg ne (par exemple, lorsque plus de 10 % du temps de sommeil est pass des niveaux de d saturation inf rieurs). sup rieur 90 %) ou lorsque le sommeil est tr s fragment , comme le montre un indice d' veil lev (indice d' veil sup rieur 30) ou des stades r duits de sommeil profond (par exemple, pourcentage de stade N3 [sommeil lent] inf rieur 5 %). L hypopn e des apn es obstructives du sommeil est le trouble du sommeil li la respiration le plus courant. Elle se caract rise par des pisodes r p t s d obstruction des voies respiratoires sup rieures (pharyng es) (apn es et hypopn es) pendant le sommeil. L apn e fait r f rence l absence totale de flux d air et l hypopn e une r duction du flux d air. Chaque apn e ou hypopn e repr sente une r duction de la respiration d'au moins 10 secondes chez l'adulte ou deux respirations manqu es chez les enfants et est g n ralement associ e une baisse de la saturation en oxyg ne de 3 % ou plus et/ou un veil lectroenc phalographique. Les sympt mes li s au sommeil (nocturnes) et au r veil sont courants. Les sympt mes cardinaux de l hypopn e des apn es obstructives du sommeil sont le ronflement et la somnolence diurne. L hypopn e d apn e obstructive du sommeil chez l adulte est diagnostiqu e sur la base de r sultats et de sympt mes polysomnographiques. Le diagnostic repose sur les sympt mes 1) de troubles respiratoires nocturnes (c'est- -dire ronflements, reniflements/hal tements, pauses respiratoires pendant le sommeil), ou 2) de somnolence diurne, de fatigue ou de sommeil non r parateur malgr des opportunit s de sommeil suffisantes qui ne sont pas mieux expliqu es par un autre. trouble mental et non imputable un autre probl me m dical, ainsi que 3) preuve par polysomnographie de cinq apn es ou hypopn es obstructives ou plus par heure de sommeil (Crit re A1). Le diagnostic peut tre pos en l absence de ces sympt mes s il existe par polysomnographie 15 apn es et/ou hypopn es obstructives ou plus par heure de sommeil (crit re A2). Une attention particuli re aux troubles du sommeil survenant en association avec des ronflements ou des pauses respiratoires et aux signes physiques qui augmentent le risque d'hypopn e obstructive du sommeil (par exemple, ob sit centrale, voies respiratoires pharyng es encombr es, pression art rielle lev e) est n cessaire pour r duire le risque de diagnostic erron de cette maladie traitable. En raison de la fr quence des r veils nocturnes associ s l hypopn e d apn e obstructive du sommeil, les individus peuvent signaler des sympt mes d insomnie. D'autres sympt mes courants, bien que non sp cifiques, de l'hypopn e d'apn e obstructive du sommeil sont les br lures d'estomac, la nycturie, les maux de t te matinaux, la bouche s che, la dysfonction rectile et la diminution de la libido. Rarement, les individus peuvent se plaindre de difficult s respiratoires en position couc
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h e ou en dormant. L hypertension peut survenir chez plus de 60 % des personnes souffrant d hypopn e d apn e obstructive du sommeil. L'hypopn e des apn es obstructives du sommeil est un trouble tr s courant, touchant au moins 1 2 % des enfants, 2 15 % des adultes d' ge moyen et plus de 20 % des personnes g es. Dans la communaut en g n ral, les taux de pr valence de l hypopn e obstructive du sommeil non diagnostiqu e peuvent tre tr s lev s chez les personnes g es. tant donn que ce trouble est fortement associ l'ob sit , l'augmentation des taux d'ob sit est susceptible de s'accompagner d'un pr valence accrue de ce trouble. La pr valence peut tre particuli rement lev e chez les hommes, les personnes g es et certains groupes raciaux/ethniques. Chez les adultes, le ratio hommes/femmes d apn e obstructive du sommeil et d hypopn e varie de 2 : 1 4 : 1. Les diff rences entre les sexes diminuent avec l ge, probablement en raison d une pr valence accrue chez les femmes apr s la m nopause. Il n y a aucune diff rence entre les sexes parmi les enfants pr pub res. La r partition selon l' ge des apn es obstructives du sommeil et de l'hypopn e suit probablement une distribution en forme de J. Il y a un pic chez les enfants g s de 3 8 ans o le nasopharynx peut tre compromis par une masse relativement importante de tissu amygdalien par rapport la taille des voies respiratoires sup rieures. Avec la croissance des voies respiratoires et la r gression du tissu lympho de au cours de l'enfance, la pr valence diminue. Ensuite, comme la pr valence de l'ob sit augmente la quarantaine et chez les femmes entrent dans la m nopause, l'hypopn e des apn es obstructives du sommeil augmente nouveau. L volution un ge avanc n est pas claire ; le trouble peut se stabiliser apr s l' ge de 65 ans, mais chez d'autres individus, la pr valence peut augmenter avec le vieillissement. tant donn que la survenue des apn es et des hypopn es d pend dans une certaine mesure de l' ge, les r sultats polysomnographiques doivent tre interpr t s la lumi re d'autres donn es cliniques. En particulier, les sympt mes cliniques significatifs d insomnie ou d hypersomnie doivent tre recherch s quel que soit l ge de l individu. L hypopn e d apn e obstructive du sommeil a g n ralement un d but insidieux, une progression progressive et une volution persistante. G n ralement, les ronflements bruyants sont pr sents depuis de nombreuses ann es, souvent depuis l'enfance, mais une augmentation de leur gravit peut conduire l'individu demander une valuation. La prise de poids peut pr cipiter une augmentation des sympt mes. Bien que l hypopn e des apn es obstructives du sommeil puisse survenir tout ge, elle se manifeste le plus souvent chez les individus g s de 40 60 ans. Sur 4 5 ans, l'indice moyen d'apn e-hypopn e augmente chez les adultes et les personnes g es d'environ deux apn es/hypopn es par heure. L indice d apn e hypopn e est augment et l hypopn e obstructive du sommeil incidente est plus importante chez les personnes plus g es, les hommes ou ceux qui ont un indice de masse corporelle (IMC) de base plus lev ou qui augmentent leur IMC au fil du temps. Une r solution spontan e de l hypopn e des apn es obstructives du sommeil a t rapport e avec une perte de poids, en particulier apr s une chirurgie bariatrique. Chez les enfants, une variation saisonni re de l apn e obstructive du sommeil et de l hypopn e a t observ e, ainsi qu une am lioration de la croissance globale. Chez les jeunes enfants, les signes et sympt mes de l hypopn e obstructive du sommeil peuvent tre plus subtils que chez les adultes, ce qui rend le diagnostic plus difficile tablir. La polysomnographie est utile pour confirmer le diagnostic. Les preuves de fragmentation du sommeil sur le polysomnogramme peuvent ne pas tre aussi videntes que dans les tudes sur des individus plus g s, peut- tre en raison de la forte pulsion hom ostatique chez les individus jeunes. Les sympt mes tels que le ronflement sont g n ralement signal s par les parents et ont donc une sensibilit r duite. Des veils agit s et des postures de sommeil inhabituelles, comme dormir sur les mains et les genoux, peuvent survenir. Une nur sie nocturne peut galement survenir et doit faire suspecter une hypopn e d'apn e obstructive du sommeil si elle r appara t chez un enfant qui tait auparavant sec la nuit. Les enfants peuvent galement manifester une somnolence diurne excessive, bien que celle-ci ne soit pas aussi courante ni aussi prononc e que chez les adultes. La respiration buccale pendant la journ e, les difficult s avaler et une mauvaise articulation de la parole sont galement des caract ristiques courantes chez les enfants. Les enfants de moins de 5 ans pr sentent plus souvent des sympt mes nocturnes, tels que des apn es observ es ou une respiration difficile, que des sympt mes comportementaux (c'est- -dire que les sympt mes nocturnes sont plus visible
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s et am nent plus souvent l'enfant consulter un m decin). Chez les enfants de plus de 5 ans, les sympt mes diurnes tels que la somnolence et les probl mes de comportement (par exemple impulsivit et hyperactivit ), le trouble d ficitaire de l'attention/hyperactivit , les difficult s d'apprentissage et les maux de t te matinaux sont plus souvent au centre des pr occupations. Les enfants souffrant d apn e obstructive du sommeil et d hypopn e peuvent galement pr senter un retard de croissance et des retards de d veloppement. Chez les jeunes enfants, l'ob sit est un facteur de risque moins courant, tandis qu'un retard de croissance et un retard de croissance peuvent tre pr sents. G n tique et physiologique. Les principaux facteurs de risque d hypopn e d apn e obstructive du sommeil sont l ob sit et le sexe masculin. D'autres incluent la r trognathie ou micrognathie maxillaire-mandibulaire, les ant c dents familiaux positifs d'apn e du sommeil, les syndromes g n tiques qui r duisent la perm abilit des voies respiratoires sup rieures (par exemple, le syndrome de Down, le syndrome de Treacher Collin), l'hypertrophie ad no-amygdalienne (en particulier chez les jeunes enfants), la m nopause (dans femelles) et divers syndromes endocriniens (par ex. acrom galie). Compar s aux femmes pr m nopaus es, les hommes courent un risque accru d apn e obstructive du sommeil et d hypopn e, ce qui refl te peut- tre l influence des hormones sexuelles sur le contr le ventilatoire et la r partition de la graisse corporelle, ainsi qu en raison des diff rences entre les sexes dans la structure des voies respiratoires. Les m dicaments contre les troubles mentaux et les conditions m dicales qui ont tendance induire la somnolence peuvent aggraver l' volution des sympt mes d'apn e si ces m dicaments ne sont pas g r s avec soin. L hypopn e d apn e obstructive du sommeil a une base g n tique solide, comme en t moigne l agr gation familiale importante de l indice d apn e hypopn e. La pr valence de l'hypopn e des apn es obstructives du sommeil est environ deux fois plus lev e parmi les parents au premier degr des proposants souffrant d'hypopn e des apn es obstructives du sommeil que chez les membres des familles t moins. Un tiers de la variance de l'apn e L indice d hypopn e s explique par des facteurs familiaux partag s. Bien que les marqueurs g n tiques ayant une valeur diagnostique ou pronostique ne soient pas encore disponibles, l identification d ant c dents familiaux d apn e obstructive du sommeil et d hypopn e devrait augmenter la suspicion clinique de ce trouble. Il est possible que la somnolence et la fatigue soient signal es diff remment selon les cultures. Dans certains groupes, le ronflement peut tre consid r comme un signe de sant et ne suscite donc pas d'inqui tude. Les personnes d'origine asiatique peuvent pr senter un risque accru d'hypopn e d'apn e obstructive du sommeil malgr un IMC relativement faible, refl tant peut- tre l'influence de facteurs de risque cranio-faciaux qui r tr cissent le nasopharynx. ronflement. La polysomnographie fournit des donn es quantitatives sur la fr quence des troubles respiratoires li s au sommeil et les changements associ s dans la saturation en oxyg ne et la continuit du sommeil. Polysom : respiration difficile, hypoventilation obstructive partielle avec d saturations cycliques, hypercapnie et mouvements paradoxaux. Des niveaux d indice d apn e hypopn e aussi bas que 2 sont utilis s pour d finir des seuils d anomalie chez les enfants. Les mesures des gaz du sang art riel lorsque l'individu est veill sont g n ralement normales, mais certaines personnes peuvent souffrir d'hypox mie ou d'hypercapnie l' tat de veille. Ce sch ma devrait alerter le clinicien de la possibilit d une maladie pulmonaire ou d une hypoventilation coexistante. Les proc dures d'imagerie peuvent r v ler un r tr cissement des voies respiratoires sup rieures. Les tests cardiaques peuvent mettre en vidence une alt ration de la fonction ventriculaire. Les personnes pr sentant une d saturation nocturne s v re en oxyg ne peuvent galement avoir des valeurs d h moglobine ou d h matocrite lev es. Des mesures du sommeil valid es (par exemple, test de latence multiple du sommeil [MSLT], test de maintien de l' veil) peuvent identifier la somnolence. Plus de 50 % des personnes souffrant d hypopn e d apn e obstructive du sommeil mod r e s v re signalent des sympt mes de somnolence diurne. Un risque deux fois plus lev d'accidents du travail a t rapport en association avec des sympt mes de ronflement et de somnolence. Il a galement t rapport que les accidents de v hicules moteur taient jusqu' sept fois plus lev s chez les personnes pr sentant des valeurs lev es d'indice d'apn e-hypopn e. Les cliniciens doivent conna tre les exigences du gouvernement de l' tat en mati re de signalement de ce trouble, en particulier en ce qui concerne les conducteurs commerciaux. Des scores r duits sur les
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mesures de la qualit de vie li e la sant sont fr quents chez les individus souffrant d apn e obstructive du sommeil et d hypopn e, les diminutions les plus importantes tant observ es dans les sous- chelles physiques et de vitalit . Ronflement primaire et autres troubles du sommeil. Les personnes souffrant d'apn e obstructive du sommeil et d'hypopn e doivent tre diff renci es des personnes souffrant de ronflement primaire (c'est- -dire, sinon, nographie). Les personnes souffrant d'hypopn e d'apn e obstructive du sommeil peuvent galement signaler des hal tements et des touffements nocturnes. La pr sence de somnolence ou d'autres sympt mes diurnes non expliqu s par d'autres tiologies voquent le diagnostic d'hypopn e obstructive du sommeil, mais cette diff renciation n cessite une polysomnographie. Le diagnostic diff rentiel d finitif entre l'hypersomnie, l'apn e centrale du sommeil, l'hypoventilation li e au sommeil et l'hypopn e des apn es obstructives du sommeil n cessite galement des tudes polysomnographiques. L'apn e obstructive du sommeil et l'hypopn e doivent tre diff renci es des autres causes de somnolence, telles que la narcolepsie, l'hypersomnie et les troubles du sommeil du rythme circadien. L'hypopn e d'apn e obstructive du sommeil peut tre diff renci e de la narcolepsie par l'absence de cataplexie, d'hallucinations li es au sommeil et de paralysie du sommeil et par la pr sence de ronflements bruyants, de hal tements pendant le sommeil ou d'apn es observ es pendant le sommeil. Les pisodes de sommeil diurne dans la narcolepsie sont g n ralement plus courts, plus rafra chissants et plus souvent associ s au r ve. d saturation g n tique lors d' tudes polysomnographiques nocturnes. La narcolepsie entra ne de multiples p riodes de mouvements oculaires rapides (REM) au cours du MSLT. La narcolepsie, comme l hypopn e des apn es obstructives du sommeil, peut tre associ e l ob sit , et certaines personnes souffrent simultan ment de narcolepsie et d hypopn e des apn es obstructives du sommeil. Un diagnostic de narcolepsie n'exclut pas le diagnostic d'apn e obstructive du sommeil et d'hypopn e, car les deux affections peuvent coexister. Trouble d'insomnie. Pour les personnes se plaignant de difficult s s endormir ou maintenir le sommeil ou de r veils pr coces, le trouble d insomnie peut tre diff renci de l apn e obstructive du sommeil et de l hypopn e par l absence de ronflement et l absence d ant c dents, de signes et de sympt mes caract ristiques de ce dernier trouble. Cependant, l insomnie et l hypopn e des apn es obstructives du sommeil peuvent coexister et, si tel est le cas, il faudra peut- tre traiter les deux troubles simultan ment pour am liorer le sommeil. Crises de panique. Les crises de panique nocturnes peuvent inclure des sympt mes de hal tement ou d' touffement pendant le sommeil qui peuvent tre difficiles distinguer cliniquement de l'hypopn e d'apn e obstructive du sommeil. Cependant, la fr quence plus faible des pisodes, l'excitation autonome intense et l'absence de popn e. La polysomnographie chez les individus souffrant de crises de panique nocturnes ne r v le pas le sch ma typique d'apn es ou de d saturation en oxyg ne caract ristique de l'hypopn e d'apn e obstructive du sommeil. Les personnes souffrant d hypopn e d apn e obstructive du sommeil ne fournissent pas d ant c dents de crises de panique diurnes. Trouble de d ficit de l attention/hyperactivit . Le trouble d ficitaire de l attention/hyperactivit chez les enfants peut inclure des sympt mes d inattention, de difficult s scolaires, d hyperactivit et de comportements d int riorisation, qui peuvent tous galement tre des sympt mes d hypopn e obstructive du sommeil chez l enfant. La pr sence d'autres sympt mes et signes d'hypopn e d'apn e obstructive du sommeil chez l'enfant (par exemple, respiration difficile ou ronflement pendant le sommeil et hypertrophie ad no-amygdalienne) sugg rerait la pr sence d'hypopn e d'apn e obstructive du sommeil. Obstruc- co-se produire, et il peut y avoir des liens de causalit entre eux ; par cons quent, des facteurs de risque tels qu'une hypertrophie des amygdales, l'ob sit ou des ant c dents familiaux d'apn e du sommeil peuvent aider alerter le clinicien de leur cooccurrence. Insomnie ou hypersomnie induite par une substance/un m dicament. La consommation et le sevrage de substances (y compris de m dicaments) peuvent produire de l insomnie ou de l hypersomnie. Une anamn se minutieuse est g n ralement suffisante pour identifier la substance/le m dicament concern , et le suivi montre une am lioration des troubles du sommeil apr s l'arr t de la substance/du m dicament. Dans d autres cas, il a t d montr que la consommation d une substance ou d un m dicament (par exemple, alcool, barbituriques, benzodiaz pines, tabac) exacerbe l hypopn e obstructive du sommeil. Une personne pr sentant des sympt mes et des signes compatibles avec une hypopn e obstructive du sommeil
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devrait recevoir ce diagnostic, m me en pr sence d'une consommation concomitante de substances qui aggrave la maladie. L'hypertension syst mique, la maladie coronarienne, l'insuffisance cardiaque, les accidents vasculaires c r braux, le diab te et une mortalit accrue sont syst matiquement associ s l'hypopn e obstructive du sommeil. Les estimations du risque varient de 30 % 300 % pour l hypopn e d apn e obstructive du sommeil mod r e s v re. Les signes d hypertension pulmonaire et d insuffisance cardiaque droite (p. ex. c ur pulmonaire, d me de la cheville, congestion h patique) sont rares dans les cas d apn e obstructive du sommeil, d hypopn e et de comorbidit s pulmonaires. L hypopn e des apn es obstructives du sommeil peut galement survenir plus fr quemment en association avec un certain nombre de troubles m dicaux ou neurologiques (par exemple, une maladie c r brovasculaire, la maladie de Parkinson). Les r sultats physiques refl tent la cooccurrence de ces conditions. Jusqu' un tiers des personnes r f r es pour une valuation de l'hypopn e obstructive du sommeil signalent des sympt mes de d pression, avec jusqu' 10 % ayant des scores de d pression compatibles avec une d pression mod r e s v re. Il a t d montr que la gravit de l'hypopn e des apn es obstructives du sommeil, mesur e par l'indice d'apn e hypopn e, est corr l e la gravit des sympt mes de la d pression. Cette association peut tre plus forte chez les hommes que chez les femmes. Lien avec la Classification internationale des La Classification internationale des troubles du sommeil, 2e dition (ICSD-Z), diff rencie 11 sous-types de troubles respiratoires li s au sommeil , dont l'apn e centrale primaire du sommeil, l'apn e obstructive du sommeil et hypoventilation li e au sommeil. A. Preuve par polysomnographie de cinq apn es centrales ou plus par heure de sommeil. B. Le trouble ne s explique pas mieux par un autre trouble du sommeil actuel. Pr ciser si : 327,21 (647,31) Apn e centrale du sommeil idiopathique : Caract ris e par des pisodes r p t s d'apn es et d'hypopn es pendant le sommeil provoqu s par la variabilit de l'effort respiratoire mais sans signe d'obstruction des voies respiratoires. 786.04 (R063) Respiration de Cheyne-Stokes : Un sch ma de crescendo p riodique - une fr quence d'au moins cinq v nements par heure, accompagn d'une excitation fr quente. 780,57 (647,37) Apn e centrale du sommeil comorbide avec la consommation d'opio des : La pathogen se de ce sous-type est attribu e aux effets des opio des sur les g n rateurs de rythme respiratoire dans la moelle ainsi qu'aux effets diff rentiels sur la pulsion respiratoire hypoxique et hypercapnique. Note de codage (pour le code 780,57 [647,37] uniquement) : Lorsqu'un trouble li l'usage d'opio des est pr sent, codez d'abord le trouble li l'usage d'opio des : 305,50 (F1 1,10) trouble l ger li l'usage d'opio des ou 304,00 (F1 1,20) trouble mod r ou grave li l'usage d'opio des ; puis codez 780,57 (647,37) apn e centrale du sommeil comorbide avec la consommation d'opio des. Lorsqu un trouble li la consommation d opio des n est pas pr sent (par exemple, apr s une consommation importante et ponctuelle de la substance), codez uniquement 780,57 (647,37) apn e centrale du sommeil comorbide avec la consommation d opio des. Remarque : Voir la section Fonctionnalit s de diagnostic dans le texte. Sp cifiez la gravit actuelle : La gravit de l'apn e centrale du sommeil est class e en fonction de la fr quence des troubles respiratoires ainsi que de l' tendue de la d saturation en oxyg ne et de la fragmentation du sommeil qui surviennent la suite de troubles respiratoires r p titifs. L'apn e centrale du sommeil idiopathique et la respiration de Cheyne-Stokes se caract risent par un gain accru du syst me de contr le ventilatoire, galement appel gain de boucle lev , ce qui entra ne une instabilit de la ventilation et des niveaux de PaCOz. Cette instabilit est appel e respiration p riodique et peut tre reconnue par une hyperventilation altern e avec une hypoventilation. Les personnes atteintes de ces troubles ont g n ralement des taux de pC02 lorsqu'ils sont veill s qui sont l g rement hypocapn iques ou normocapn iques. L apn e centrale du sommeil peut galement se manifester au d but du traitement de l apn e obstructive du sommeil et de l hypopn e ou peut survenir en association avec le syndrome d apn e obstructive du sommeil et d hypopn e (appel apn e complexe du sommeil). La survenue d une apn e centrale du sommeil en association avec une apn e obstructive du sommeil est galement consid r e comme due un gain de boucle lev . En revanche, la pathogen se de l'apn e centrale du sommeil comorbide avec la consommation d'opio des a t attribu e aux effets des opio des sur les g n rateurs de rythme respiratoire dans la moelle ainsi qu' ses effets diff rentiels sur la pulsion respiratoire hypoxique et hypercapn ique. Ces personnes peu
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vent avoir des niveaux lev s de pC02 lorsqu elles sont veill es. On a observ chez les personnes recevant un traitement d'entretien chronique la m thadone une somnolence et une d pression accrues, bien que le r le des troubles respiratoires associ s aux m dicaments opio des dans l'apparition de ces probl mes n'ait pas t tudi . Une augmentation de l indice d apn e centrale (c est- -dire le nombre d apn es centrales par heure de sommeil) refl te une augmentation de la gravit de l apn e centrale du sommeil. La continuit et la qualit du sommeil peuvent tre nettement alt r es par une r duction des stades r parateurs du sommeil paradoxal (REM) (c'est- -dire une diminution du sommeil lent [stade N3]). Chez les personnes atteintes de Cheyne s v re Stokes, ce sch ma peut galement tre observ pendant l' veil au repos, une d couverte qui semble tre tre un marqueur de mauvais pronostic de mortalit . Les troubles d apn e centrale du sommeil sont caract ris s par des pisodes r p t s d apn es et d hypopn es pendant le sommeil provoqu s par la variabilit de l effort respiratoire. Il s agit de troubles du contr le ventilatoire dans lesquels des v nements respiratoires se produisent selon un sch ma p riodique ou intermittent. L'apn e centrale du sommeil idiopathique se caract rise par une somnolence, une insomnie et des r veils dus une dyspn e en association avec cinq apn es centrales ou plus par heure de sommeil. L'apn e centrale du sommeil survenant chez les personnes souffrant d'insuffisance cardiaque, d'accident vasculaire c r bral ou d'insuffisance r nale pr sente g n ralement un sch ma respiratoire appel respiration de Cheyne-Stokes, caract ris par un sch ma d'hypopn es survenant une fr quence d'au moins cinq v nements par heure qui sont accompagn s. ni par des veils fr quents. Des apn es centrales et obstructives du sommeil peuvent coexister ; le rapport entre les apn es/hypopn es centrales et obstructives peut tre utilis pour identifier quelle pathologie est pr dominante. Des alt rations du contr le neuromusculaire de la respiration peuvent survenir en association avec des m dicaments ou des substances utilis es chez des personnes souffrant de probl mes de sant mentale, ce qui peut provoquer ou exacerber des troubles du rythme respiratoire et de la ventilation. Les personnes qui prennent ces m dicaments souffrent de troubles respiratoires li s au sommeil qui pourraient contribuer aux troubles du sommeil et des sympt mes tels que la somnolence, la confusion et la d pression. Plus pr cis ment, l'utilisation chronique de m dicaments opio des action prolong e est souvent associ e une alt ration du contr le respiratoire conduisant une apn e centrale du sommeil. Les personnes souffrant d hypopn es d apn e centrale du sommeil peuvent se manifester par de la somnolence ou de l insomnie. Il peut y avoir des plaintes de fragmentation du sommeil, y compris des r veils avec dyspn e. Certaines personnes sont asymptomatiques. L apn e obstructive du sommeil et l hypopn e peuvent coexister avec Cheyne : une respiration de Stokes, et donc des ronflements et des apn es brusques, peuvent tre observ s pendant le sommeil. La pr valence de l apn e centrale du sommeil idiopathique est inconnue mais consid r e comme rare. La pr valence de la respiration de Cheyne-Stokes est lev e chez les individus pr sentant une fraction d' jection cardiaque ventriculaire d prim e. Chez les individus ayant une fraction d jection inf rieure 45 %, la pr valence a t rapport e 20 % ou plus. Le rapport hommes-femmes en mati re de pr valence est encore plus fortement asym trique en faveur des hommes que pour les hommes. apn e obstructive du sommeil, hypopn e. La pr valence augmente avec l' ge et la plupart des patients ont plus de 60 ans. La respiration de Cheyne-Stokes survient chez environ 20 % des personnes ayant subi un AVC aigu. L apn e centrale du sommeil, comorbide avec la consommation d opio des, survient chez environ 30 % des personnes suivant une th rapie d opinance chronique. L apparition de la respiration de Cheyne-Stokes semble li e au d veloppement d une insuffisance cardiaque. Le Le sch ma respiratoire de Cheyne-Stokes est associ des oscillations de la fr quence cardiaque, de la pression art rielle et une d saturation en oxyg ne, ainsi qu' une activit lev e du syst me nerveux sympathique qui peut favoriser la progression de l'insuffisance cardiaque. La signification clinique de la respiration de Cheyne-Stokes dans le contexte d'un accident vasculaire c r bral n'est pas connue, mais la respiration de Cheyne-Stokes peut tre une observation transitoire qui dispara t avec le temps apr s un accident vasculaire c r bral aigu. L'apn e centrale du sommeil comorbide avec la consommation d'opio des a t document e avec une consommation chronique (c'est- -dire plusieurs mois). G n tique et physiologique. La respiration de Cheyne-Stokes est fr quemment pr sente chez les personnes souffrant
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d'insuffisance cardiaque. La coexistence de la fibrillation auriculaire augmente encore le risque, tout comme l' ge avanc et le sexe masculin. Cheyne La respiration de Stokes est galement observ e en association avec un accident vasculaire c r bral aigu et ventuellement une insuffisance r nale. L'instabilit ventilatoire sous-jacente en cas d'insuffisance cardiaque a t attribu e une chimiosensibilit ventilatoire accrue et une hyperventilation due une congestion vasculaire pulmonaire et un retard circulatoire. Central l'apn e du sommeil est observ e chez les personnes prenant des opio des action prolong e. Les signes physiques observ s chez les personnes pr sentant un sch ma respiratoire de Cheyne-Stokes sont li s ses facteurs de risque. Des signes compatibles avec une insuffisance cardiaque, tels qu'une distension veineuse jugulaire, un bruit cardiaque S3, des cr pitements pulmonaires et un d me des membres inf rieurs, peuvent tre pr sents. La polysomnographie est utilis e pour caract riser les caract ristiques respiratoires de chaque sous-type de trouble du sommeil li la respiration. Les apn es centrales du sommeil sont enregistr es lorsque des p riodes d arr t respiratoire de plus de 10 secondes surviennent. La respiration de Cheyne-Stokes est caract ris e par un sch ma d'hypopn es se produisant une fr quence d'au moins cinq v nements par heure, accompagn s de r veils fr quents. La dur e du cycle de respiration de Cheyne-Stokes (ou le temps coul entre la fin d'une apn e centrale et la fin de l'apn e suivante) est d'environ 60 secondes. Cons quences fonctionnelles de l'apn e centrale du sommeil Il a t rapport que l apn e centrale du sommeil idiopathique provoque des sympt mes de troubles du sommeil, notamment de l insomnie et de la somnolence. La respiration de Cheyne-Stokes accompagn e d'une insuffisance cardiaque comorbide a t associ e une somnolence excessive, de la fatigue et de l'insomnie, bien que de nombreuses personnes puissent tre asymptomatiques. La coexistence de l'insuffisance cardiaque et de la respiration de Cheyne-Stokes peut tre associ e une augmentation des arythmies cardiaques et une mortalit accrue ou une transplantation cardiaque. Les personnes souffrant d apn e centrale du sommeil comorbides avec la consommation d opio des peuvent pr senter des sympt mes de somnolence ou d insomnie. troubles, autres troubles du sommeil, ainsi que probl mes m dicaux et troubles mentaux qui provoquent une fragmentation du sommeil, de la somnolence et de la fatigue. Ceci est r alis gr ce la polysomnographie. Autres troubles du sommeil et troubles du sommeil li s la respiration. L apn e centrale du sommeil se distingue de l apn e obstructive du sommeil par la pr sence d au moins cinq apn es centrales par heure de sommeil. Ces conditions peuvent coexister, mais l apn e centrale du sommeil est consid r e comme pr dominante lorsque le rapport entre les v nements respiratoires centraux et obstructifs d passe 50 %. La respiration de Cheyne-Stokes peut tre distingu e d'autres troubles mentaux, y compris d'autres troubles du sommeil, et d'autres conditions m dicales qui provoquent une fragmentation du sommeil, une somnolence et une fatigue, en fonction de la pr sence d'une condition pr disposante (par exemple, insuffisance cardiaque ou accident vasculaire c r bral) et de signes. et preuve polysomnographique du sch ma respiratoire caract ristique. de l'insomnie due d'autres conditions m dicales. La respiration p riodique haute altitude ressemble la respiration de Cheyne-Stokes, mais son temps de cycle est plus court, elle ne se produit qu' haute altitude et n'est pas associ e une insuffisance cardiaque. L'apn e centrale du sommeil comorbide avec la consommation d'opio des peut tre diff renci e des autres types de troubles du sommeil li s la respiration sur la base de l'utilisation de m dicaments opio des action prolong e en conjonction avec des preuves polysomnographiques d'apn es centrales et de respiration p riodique ou ataxique. Elle peut tre distingu e de l insomnie due la consommation de drogues ou de substances sur la base de preuves polysomnographiques d apn e centrale du sommeil. Les troubles de l apn e centrale du sommeil sont fr quemment pr sents chez les utilisateurs d opio des action prolong e, comme la m thadone. Les personnes qui prennent ces m dicaments souffrent de troubles respiratoires li s au sommeil qui pourraient contribuer aux troubles du sommeil et des sympt mes tels que la somnolence, la confusion et la d pression. Pendant que l'individu dort, des sch mas respiratoires tels que des apn es centrales, des apn es p riodiques et une respiration ataxique peuvent tre observ s. L'hypopn e d'apn e obstructive du sommeil peut coexister avec l'apn e centrale du sommeil, et des caract ristiques compatibles avec cette affection peuvent galement tre pr sentes (voir Hypopn e d'apn e obstructive du sommeil
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plus haut dans ce chapitre). La respiration de Cheyne-Stokes est plus fr quemment observ e en association avec des affections telles que l'insuffisance cardiaque, l'accident vasculaire c r bral et l'insuffisance r nale et est plus fr quemment observ e chez les personnes souffrant de fibrillation auriculaire. Les personnes pr sentant une respiration de Cheyne-Stokes sont plus susceptibles d' tre plus g es, d' tre des hommes et d'avoir un poids inf rieur. que les personnes souffrant d hypopn e d apn e obstructive du sommeil. A. La polysomnographie d montre des pisodes de diminution de la respiration associ s des niveaux lev s d'002. (Remarque : en l'absence de mesure objective de 002, de faibles niveaux persistants de saturation en oxyg ne de l'h moglobine non associ s des v nements apn iques/hypopn iques peuvent indiquer une hypoventilation.) B. Le trouble ne s explique pas mieux par un autre trouble du sommeil actuel. Pr cisez si : 327,24 (647,34) Hypoventilation idiopathique : Ce sous-type n'est attribuable aucune affection facilement identifi e. 327,25 (647,35) Hypoventilation alv olaire centrale cong nitale : ce sous-type est un trouble cong nital rare dans lequel l'individu se pr sente g n ralement pendant la p riode p rinatale avec une respiration superficielle, ou une cyanose et une apn e pendant le sommeil. 327,26 (647,36) Hypoventilation comorbide li e au sommeil : ce sous-type survient la suite d'un probl me de sant , tel qu'un trouble pulmonaire (par exemple, une maladie pulmonaire interstitielle, une maladie pulmonaire obstructive chronique) ou un trouble neuromusculaire ou de la paroi thoracique (par exemple, une dystrophie musculaire). , syndrome postpolio, l sion de la moelle pini re cervicale, cyphoscoliose) ou des m dicaments (par ex. benzodiaz pines). Cela se produit galement en cas d'ob sit (trouble d'ob sit et d'hypoventilation). o cela refl te une combinaison d un travail respiratoire accru d une compliance r duite de la paroi thoracique, une inad quation ventilation-perfusion et une impulsion ventilatoire variablement r duite. Ces individus sont g n ralement caract ris s par un indice de masse corporelle sup rieur 30 et une hypercapnie pendant l' veil (avec un p002 sup rieur 45), sans autre signe d'hypoventilation. Sp cifiez la gravit actuelle : La gravit est class e en fonction du degr d'hypox mie et d'hypercapnie pr sents pendant le sommeil et des signes de d ficience des organes cibles dus ces anomalies (par exemple, insuffisance cardiaque droite). La pr sence d anomalies des gaz du sang pendant l veil est un indicateur d une plus grande gravit . En ce qui concerne le trouble ob sit -hypoventilation, la pr valence de l ob sit -hypoventilation dans la population g n rale n est pas connue, mais on pense qu elle augmente en association avec la pr valence accrue de l ob sit et de l ob sit extr me. L'hypoventilation li e au sommeil peut survenir ind pendamment ou, plus fr quemment, en comorbidit avec des troubles m dicaux ou neurologiques, la prise de m dicaments ou un trouble li l'usage de substances. Bien que les sympt mes ne soient pas obligatoires pour poser ce diagnostic, les individus signalent souvent une somnolence diurne excessive, des r veils et des r veils fr quents pendant le sommeil, des maux de t te matinaux et des plaintes d'insomnie. Les personnes souffrant d'hypoventilation li e au sommeil peuvent pr senter des plaintes d'insomnie ou de somnolence li es au sommeil. Des pisodes d orthopn e peuvent survenir chez les personnes pr sentant une faiblesse du diaphragme. Des maux de t te au r veil peuvent tre pr sents. Pendant le sommeil, des pisodes de respiration superficielle peuvent tre observ s et des apn es obstructives du sommeil, des hypopn es ou des apn es centrales du sommeil peuvent coexister. Les cons quences d'une insuffisance ventilatoire, notamment une hypertension pulmonaire, un c ur pulmonaire (insuffisance cardiaque droite), une polyglobulie et un dysfonctionnement neurocognitif, peuvent tre pr sentes. Avec la progression de l insuffisance ventilatoire, les anomalies des gaz du sang se prolongent jusqu l tat de veille. Des caract ristiques de la condition m dicale provoquant une hypoventilation li e au sommeil peuvent galement tre pr sentes. Les pisodes d'hypoventilation peuvent tre associ s des r veils fr quents ou une bradytachycardie. Les individus peuvent se plaindre de somnolence excessive et d insomnie ou de maux de t te matinaux ou pr senter des sympt mes de dysfonctionnement neurocognitif ou de d pression. L'hypoventilation peut ne pas tre pr sente pendant l' veil. L hypoventilation idiopathique li e au sommeil chez l adulte est tr s rare. La pr valence de l hypoventilation alv olaire centrale cong nitale est inconnue, mais cette maladie est rare. L hypoventilation comorbide li e au sommeil (c est- -dire l hypoventilation comorbide avec d autres affections, telles que la maladie pulmona
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ire obstructive chronique [MPOC], les troubles neuromusculaires ou l ob sit ) est plus fr quente. On pense que l hypoventilation idiopathique li e au sommeil est un trouble respiratoire volution lente. Lorsque ce trouble survient en comorbidit avec d'autres troubles (par ex. BPCO, troubles neuromusculaires, ob sit ), la gravit de la maladie refl te la gravit de l'affection sous-jacente, et le trouble progresse mesure que l'affection s'aggrave. Des complications telles que l hypertension pulmonaire, le c ur pulmonaire, les dysrythmies cardiaques, la polyglobulie, le dysfonctionnement neurocognitif et l aggravation de l insuffisance respiratoire peuvent se d velopper avec l augmentation de la gravit des anomalies des gaz du sang. L'hypoventilation alv olaire centrale cong nitale se manifeste g n ralement la naissance par une respiration superficielle, irr guli re ou absente. Ce trouble peut galement se manifester pendant la petite enfance, l'enfance et l' ge adulte en raison de la p n trance variable de la mutation PHOXZB. Les enfants atteints d hypoventilation alv olaire centrale cong nitale sont plus susceptibles de souffrir de troubles du syst me nerveux autonome, de la maladie de Hirschsprung, de tumeurs de la cr te neurale et d un visage caract ristique en forme de bo te (c est- -dire que le visage est court par rapport sa largeur). Environnemental. La commande ventilatoire peut tre r duite chez les personnes utilisant des d presseurs du syst me nerveux central, notamment les benzodiaz pines, les opiac s et l'alcool. G n tique et physiologique. L hypoventilation idiopathique li e au sommeil est associ e une impulsion ventilatoire r duite en raison d une chimior activit att nu e au C02 (impulsion respiratoire r duite ; c est- -dire ne respire pas ), refl tant des d ficits neurologiques sous-jacents dans les centres r gissant le contr le de la ventilation. Le plus souvent, l'hypoventilation li e au sommeil est comorbide avec une autre condition m dicale, comme un trouble pulmonaire, un trouble neuromusculaire ou de la paroi thoracique, ou une hypothyro die, ou avec l'utilisation de m dicaments (par exemple, pins benzodiazes, opiac s). Dans ces conditions, l hypoventilation peut tre la cons quence d un travail respiratoire accru et/ou d une alt ration de la fonction des muscles respiratoires (c est- -dire je ne peux pas respirer ) ou d une diminution de la pulsion respiratoire (c est- -dire je ne peux pas respirer ). Les troubles neuromusculaires influencent la respiration en raison d une alt ration de l innervation motrice respiratoire ou de la fonction des muscles respiratoires. Ils comprennent des affections telles que la scl rose lat rale amyotrophique, les l sions de la moelle pini re, la paralysie diaphragmatique, la myasth nie grave, Syndrome de Lambert-Eaton, myopathies toxiques ou m taboliques, syndrome post-polio et syndrome de Charcot-Marie-Tooth. L'hypoventilation alv olaire centrale cong nitale est une maladie g n tique imputable des mutations de PHOXZB, un g ne crucial pour le d veloppement du syst me nerveux autonome embryonnaire et des d riv s de la cr te neurale. Les enfants atteints d'hypoventilation alv olaire centrale cong nitale pr sentent des r ponses ventilatoires mouss es l'hypercapnie, en particulier pendant le sommeil mouvements oculaires non rapides. La r partition selon le sexe de l hypoventilation li e au sommeil associ e des affections comorbides refl te la r partition selon le sexe des affections comorbides. Par exemple, la BPCO est plus fr quemment pr sente chez les hommes et avec l' ge. L'hypoventilation li e au sommeil est diagnostiqu e l'aide d'une polysomnographie montrant une hypox mie et une hypercapnie li es au sommeil qui ne sont pas mieux expliqu es par un autre trouble du sommeil li la respiration. La documentation d'une augmentation des niveaux de pCOz art rielle plus de 55 mmHg (50 mmHg) pendant le sommeil par rapport l' veil les valeurs en d cubitus dorsal, pendant 10 minutes ou plus, constituent la r f rence en mati re de diagnostic. Cependant, il n est pas pratique d obtenir des d terminations des gaz du sang art riel pendant le sommeil et des mesures non invasives de la pC02 n ont pas t r alis es. sont correctement valid s pendant le sommeil et ne sont pas largement utilis s lors de la polysomnographie chez l adulte. Diminutions prolong es et soutenues de la saturation en oxyg ne (saturation en oxyg ne inf rieure 90 % pendant plus de 5 minutes avec un nadir d'au moins 85 %, ou saturation en oxyg ne inf rieure 90 % pendant au moins 30 % du temps de sommeil) en l'absence de les signes d'obstruction des voies respiratoires sup rieures sont souvent utilis s comme indication d'une hypoventilation li e au sommeil ; cependant, cette d couverte n est pas sp cifique, car il existe d autres causes potentielles d hypox mie, telles que celle due une maladie pulmonaire. Les cons quences de l hypoventilati
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on li e au sommeil sont li es aux effets d une exposition chronique l hypercapnie et l hypox mie. Ces troubles des gaz du sang provoquent une vasoconstriction du syst me vasculaire pulmonaire conduisant une hypertension pulmonaire qui, si elle est grave, peut entra ner une insuffisance cardiaque droite (c ur pulmonaire). L'hypox mie peut entra ner un dysfonctionnement d'organes tels que le cerveau, le sang et le c ur, entra nant des cons quences telles qu'un dysfonctionnement cognitif, une polyglobulie et des arythmies cardiaques. L'hypercapnie peut d primer la fonction ventilatoire, entra nant une insuffisance respiratoire progressive. Autres conditions m dicales affectant la ventilation. Chez l'adulte, la forme idiopathique de l'hypoventilation li e au sommeil est tr s rare et est d termin e en excluant la pr sence de maladies pulmonaires, de malformations squelettiques, de troubles neuromusculaires et d'autres troubles m dicaux et neurologiques ou de m dicaments affectant la ventilation. L'hypoventilation li e au sommeil doit tre distingu e des autres causes d'hypox mie li e au sommeil, comme celle due une maladie pulmonaire. Autres troubles du sommeil li s la respiration. L'hypoventilation li e au sommeil peut tre une caract ristique distinctive et un r sultat de la polysomnographie. L'hypoventilation li e au sommeil montre g n ralement des p riodes plus prolong es de d saturation en oxyg ne plut t que les pisodes p riodiques observ s dans l'hypopn e d'apn e obstructive du sommeil et l'apn e centrale du sommeil. L'hypopn e d'apn e obstructive du sommeil et l'apn e centrale du sommeil pr sentent galement un sch ma d' pisodes discrets de diminutions r p t es du d bit d'air qui peuvent tre absents dans l'hypoventilation li e au sommeil. L'hypoventilation li e au sommeil survient souvent en association avec un trouble pulmonaire (par exemple, maladie pulmonaire interstitielle, BPCO), avec un trouble neuromusculaire ou de la paroi thoracique (par exemple, dystrophies musculaires, syndrome post-polio, l sion de la moelle pini re cervicale, ob sit , cyphoscoliose). ), ou, ce qui est le plus pertinent pour le prestataire de soins de sant mentale, avec la consommation de m dicaments (par exemple, benzodiaz pines, opiac s). L hypoventilation alv olaire centrale cong nitale est souvent associ e un dysfonctionnement autonome et peut survenir en association avec la maladie de Hirschsprung. La BPCO, un trouble d'obstruction des voies respiratoires inf rieures g n ralement associ au tabagisme, peut entra ner une hypoventilation et une hypox mie li es au sommeil. On pense que la pr sence concomitante d'apn es obstructives du sommeil et d'hypopn e exacerbe l'hypox mie et l'hypercapnie pendant le sommeil et l' veil. La relation entre l'hypoventilation alv olaire centrale cong nitale et l'hypoventilation idiopathique li e au sommeil n'est pas claire ; chez certains individus, une hypoventilation idiopathique li e au sommeil peut repr senter des cas d'hypoventilation alv olaire centrale cong nitale tardive. Relation avec la classification internationale des La Classification internationale des troubles du sommeil, 2e dition (ICSD-Z), combine l'hypoventilation li e au sommeil et l'hypox mie li e au sommeil dans la cat gorie des syndromes d'hypoventilation/hypox mie li s au sommeil. Cette approche de classification refl te la coapparition fr quente de troubles conduisant une hypoventilation et une hypox mie. En revanche, la classification utilis e dans le DSM-5 refl te l existence de processus pathog n tiques distincts li s au sommeil conduisant l hypoventilation. A. Un sch ma persistant ou r current de perturbation du sommeil qui est principalement d une alt ration du syst me circadien ou un d salignement entre le rythme circadien endog ne et l horaire veille-sommeil requis par l environnement physique ou l horaire social ou professionnel d un individu. B. Les troubles du sommeil entra nent une somnolence excessive ou une insomnie, ou les deux. C. Les troubles du sommeil provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel et dans d'autres domaines importants. Note de codage : Pour |CD-9-CM. code 307.45 pour tous les sous-types. Pour |CD-10-CM. le code est bas sur le sous-type. Pr cisez si : 307,45 (647,21) Type de phase de sommeil retard e : Un sch ma d'heures d'endormissement et de r veil retard es, avec une incapacit s'endormir et se r veiller une heure plus t t souhait e ou conventionnellement acceptable. Pr cisez si : Familial : des ant c dents familiaux de phase de sommeil retard e sont pr sents. Pr cisez si : Chevauchement avec un type veille-sommeil non-24 heures : le type de phase de sommeil retard e peut se chevaucher avec un autre trouble veille-sommeil du rythme circadien, type veille-sommeil non-24 heures. 307,45 (647,22) Type de phase de sommeil avanc e : Un sch ma d'heures d'endormissement et de r veil
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avanc es, avec une incapacit rester veill ou endormi jusqu'aux heures de sommeil ou de r veil ult rieures souhait es ou conventionnellement acceptables. Pr cisez si : Familial : des ant c dents familiaux de phase de sommeil avanc e sont pr sents. 307,45 (647,23) Type veille-sommeil irr gulier : Un sch ma veille-sommeil temporairement d sorganis , tel que le moment des p riodes de sommeil et d' veil est variable tout au long de la p riode de 24 heures. 307,45 (647,24) Type veille-sommeil hors 24 heures : mod le de cycles veille-sommeil qui n'est pas synchronis avec l'environnement de 24 heures, avec une d rive quotidienne constante (g n ralement vers des heures de plus en plus tardives) d'endormissement et de r veil. fois. 307,45 (647,26) Type de travail post : Insomnie pendant la grande p riode de sommeil et/ou somnolence excessive (y compris le sommeil par inadvertance) pendant la grande p riode d' veil associ e un horaire de travail post (c'est- -dire exigeant des heures de travail non conventionnelles). 307,45 (647,20) Type non sp cifi Pr cisez-le : pisodique : Les sympt mes durent au moins 1 mois mais moins de 3 mois. Persistant : les sympt mes durent 3 mois ou plus. R current : deux pisodes ou plus surviennent en l'espace d'un an. Le type de phase de sommeil retard e repose principalement sur un historique de retard dans le timing de la p riode de sommeil principale (g n ralement plus de 2 heures) par rapport l'heure de sommeil et de r veil souhait e, entra nant des sympt mes d'insomnie et de somnolence excessive. Lorsqu elles sont autoris es d finir leur propre horaire, les personnes pr sentant un type de phase de sommeil retard e pr sentent une qualit et une dur e de sommeil normales pour leur ge. Sympt mes du sommeil apparition l'insomnie, la difficult se r veiller le matin et la somnolence excessive au d but de la journ e sont pr dominantes. Les caract ristiques communes associ es au type de phase de sommeil retard e comprennent des ant c dents de troubles mentaux ou un trouble mental concomitant. Des difficult s de r veil extr mes et prolong es avec confusion matinale sont galement courantes. L'insomnie psychophysiologique peut se d velopper la suite de comportements inadapt s qui alt rent le sommeil et augmentent l' veil en raison de tentatives r p t es pour s'endormir plus t t. La pr valence du type de phase de sommeil retard e dans la population g n rale est d'environ 0,17 % mais semble sup rieure 7 % chez les adolescents. Bien que la pr valence du type familial de phase de sommeil retard e n ait pas t tablie, des ant c dents familiaux de phase de sommeil retard e sont pr sents chez les individus pr sentant un type de phase de sommeil retard e. L' volution est persistante, durant plus de 3 mois, avec des exacerbations intermittentes tout au long de l' ge adulte. Bien que l' ge d'apparition soit variable, les sympt mes d butent g n ralement l'adolescence et au d but de l' ge adulte et persistent plusieurs mois, voire plusieurs ann es, avant que le diagnostic ne soit tabli. La gravit peut diminuer avec l' ge. La rechute des sympt mes est fr quente. L'expression clinique peut varier tout au long de la vie en fonction des obligations sociales, scolaires et professionnelles. L'exacerbation est g n ralement d clench e par un changement d'horaire de travail ou d' cole qui n cessite de se lever t t. Les personnes qui peuvent modifier leurs horaires de travail pour s adapter au d calage circadien du sommeil et du r veil peuvent conna tre une r mission des sympt mes. L augmentation de la pr valence l adolescence peut tre une cons quence de facteurs la fois physiologiques et comportementaux. Les changements hormonaux peuvent tre sp cifiquement impliqu s, car un retard dans la phase de sommeil est associ au d but de la pubert . Ainsi, le type de phase de sommeil retard e chez les adolescents doit tre diff renci du retard courant dans la coloration des rythmes circadiens dans ce groupe d' ge. Dans la forme familiale, l' volution est persistante et peut ne pas s'am liorer de mani re significative avec l' ge. G n tique et physiologique. Les facteurs pr disposants peuvent inclure une p riode circadienne plus longue que la moyenne, des modifications de la sensibilit la lumi re et une alt ration de la somnolence hom ostatique. Certaines personnes pr sentant un type de phase de sommeil retard e peuvent tre hypersensibles la lumi re du soir, qui peut servir de signal de retard l'horloge circadienne, ou elles peuvent tre hyposensibles la lumi re du matin, de sorte que ses effets d'avanc e de phase sont r duits. Des facteurs g n tiques peuvent jouer un r le dans la pathogen se des formes familiales et sporadiques de type phase de sommeil retard e, y compris des mutations dans les g nes circadiens (par exemple, PER3, CKIe). La confirmation du diagnostic comprend un historique complet et l'utilisation d'un journal du sommeil ou d'une actigr
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aphie (c'est- -dire un d tecteur de mouvement port au poignet qui surveille l'activit motrice pendant des p riodes prolong es et peut tre utilis comme indicateur des sch mas veille-sommeil pendant au moins 7 heures). jours). La p riode couverte devrait inclure les week-ends, lorsque les obligations sociales et professionnelles sont moins strictes, afin de garantir que l'individu pr sente un rythme d' veil et de sommeil syst matiquement retard . Des biomarqueurs tels que l apparition de m latonine dans une faible lumi re salivaire ne doivent tre obtenus que lorsque le diagnostic n est pas clair. Cons quences fonctionnelles du type de phase de sommeil retard e Une somnolence excessive au d but de la journ e est importante. Des difficult s de r veil extr mes et prolong es accompagn es de confusion matinale (c.- -d. inertie du sommeil) sont galement courantes. La gravit de l'insomnie d pend des exigences professionnelles et sociales de l'individu. Variations normatives du sommeil. Le type de phase de sommeil retard e doit tre distingu de la d tresse personnelle, sociale ou professionnelle (le plus souvent observ e chez les adolescents et les jeunes adultes). Autres troubles du sommeil. Les troubles de l insomnie et les autres troubles du rythme veille-sommeil doivent tre pris en compte. inclus dans le diff rentiel. Une somnolence excessive peut galement tre caus e par d autres troubles du sommeil, tels que des troubles du sommeil li s la respiration, des insomnies, des troubles du mouvement li s au sommeil et des troubles m dicaux, neurologiques et mentaux. La polysomnographie nocturne peut aider valuer d'autres troubles du sommeil comorbides, tels que l'apn e du sommeil. La nature circadienne du type de phase de sommeil retard e devrait cependant le diff rencier des autres troubles entra nant des sympt mes similaires. Le type de phase de sommeil retard e est fortement associ la d pression, aux troubles de la personnalit et aux troubles des sympt mes somatiques ou au trouble d'anxi t li la maladie. De plus, les troubles du sommeil comorbides, tels que les troubles d'insomnie, le syndrome des jambes sans repos et l'apn e du sommeil, ainsi que les troubles d pressifs et bipolaires et les troubles anxieux, peuvent exacerber les sympt mes d'insomnie et de somnolence excessive. Le type de phase de sommeil retard e peut chevaucher un autre trouble du rythme veille-sommeil du rythme circadien, de type veille-sommeil non 24 heures. Les personnes voyantes souffrant d'un trouble de type veille-sommeil autre que 24 heures ont g n ralement galement des ant c dents de phase de sommeil circadien retard e. Le type de phase de sommeil avanc e peut tre document avec le terme familial sp cifi . Bien que la pr valence du type de phase de sommeil avanc e familiale n'ait pas t tablie, des ant c dents familiaux de phase de sommeil avanc e sont pr sents chez les individus pr sentant un type de phase de sommeil avanc e. Dans ce type, des mutations sp cifiques d montrent un mode de transmission autosomique dominant. Dans la forme familiale, l'apparition des sympt mes peut survenir plus t t (pendant l'enfance et au d but de l' ge adulte), leur volution est persistante et la gravit des sympt mes peut augmenter avec l' ge. Le type de phase de sommeil avanc e se caract rise par des heures de sommeil- veil plusieurs heures plus t t que les heures souhait es ou conventionnelles. Le diagnostic repose principalement sur l'ant c dent d'une avance dans le timing de la principale p riode de sommeil (g n ralement plus de 2 heures) par rapport l'heure de sommeil et de r veil souhait e, avec des sympt mes d'insomnie matinale et de somnolence diurne excessive. Lorsqu elles sont autoris es d finir leur horaire, les personnes pr sentant un type de phase de sommeil avanc e pr senteront une qualit et une dur e de sommeil normales pour leur ge. Les individus pr sentant un type de phase de sommeil avanc e sont des types matinaux , ayant des heures de sommeil et de r veil plus pr coces, avec des biomarqueurs circadiens tels que la m latonine et les rythmes de la temp rature corporelle centrale se produisant 2 4 heures plus t t que la normale. Lorsqu elles doivent respecter un horaire conventionnel exigeant un d calage de l heure du coucher, ces personnes continueront se lever t t, ce qui entra nera une privation persistante de sommeil et une somnolence diurne. La consommation d'hypnotiques ou d'alcool pour lutter contre l'insomnie li e au maintien du sommeil et de stimulants pour r duire la somnolence diurne peut conduire une toxicomanie chez ces personnes. La pr valence estim e du type de phase de sommeil avanc e est d'environ 1 % chez les adultes d' ge moyen. Les heures de r veil et la phase circadienne progressent chez les personnes g es, ce qui explique probablement l'augmentation de la pr valence dans cette population. L'apparition se situe g n ralement la fin de l' ge adulte. Dans la
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forme familiale, l'apparition peut tre plus pr coce. L' volution est g n ralement persistante et dure plus de 3 mois, mais la gravit peut augmenter en fonction des horaires professionnels et sociaux. Le type de phase de sommeil avanc e est plus fr quent chez les personnes g es. L'expression clinique peut varier tout au long de la vie en fonction des obligations sociales, scolaires et professionnelles. Les personnes qui peuvent modifier leurs horaires de travail pour s adapter aux horaires circadiens avanc s de sommeil et de r veil peuvent conna tre une r mission des sympt mes. L augmentation de l ge a tendance faire avancer la phase de sommeil. Cependant, il n est pas clair si le type de phase de sommeil avanc associ l ge est d uniquement un changement du rythme circadien (comme on l observe dans la forme familiale) ou galement des changements li s l ge. dans la r gulation hom ostatique du sommeil, entra nant un r veil plus pr coce. La gravit , la r mission et la rechute des sympt mes sugg rent un manque d'adh sion aux traitements comportementaux et environnementaux con us pour contr ler la structure et la structure du sommeil et de l' veil. exposition la lumi re. Environnemental. Une exposition r duite la lumi re en fin d apr s-midi/d but de soir e et/ou une exposition la lumi re t t le matin en raison d un r veil t t le matin peut augmenter le risque de type de phase de sommeil avanc e en faisant progresser les rythmes circadiens. En se couchant t t, ces individus ne sont pas expos s la lumi re dans la r gion du retard de phase de la courbe, ce qui entra ne la perp tuation de la phase avanc e. Dans le type familial de phase de sommeil avanc e, un raccourcissement de la p riode circadienne endog ne peut entra ner une phase de sommeil avanc e, bien que la p riode circadienne ne semble pas diminuer syst matiquement avec l' ge. G n tique et physiologique. Le type de phase de sommeil avanc e a d montr un mode de transmission autosomique dominant, incluant une mutation du g ne PERZ provoquant une hypophosphorylation de la prot ine PERZ et une mutation faux-sens de CKI. plus expos s la lumi re que les Caucasiens, ce qui pourrait augmenter le risque de d veloppement d'une phase de sommeil avanc e dans cette population. Un journal du sommeil et une actigraphie peuvent tre utilis s comme marqueurs de diagnostic, comme d crit pr c demment pour le type de phase de sommeil retard e. Cons quences fonctionnelles du type de phase de tamisage avanc Une somnolence excessive associ e une phase de sommeil avanc e peut avoir un effet n gatif sur les performances cognitives, les interactions sociales et la s curit . Utilisation d'agents favorisant l' veil en cas de toxicomanie. Autres troubles du sommeil. Des facteurs comportementaux tels que des horaires de sommeil irr guliers, des r veils pr coces volontaires et une exposition la lumi re t t le matin doivent tre pris en compte, en particulier chez les personnes g es. Une attention particuli re doit tre accord e l'exclusion d'autres troubles veille-sommeil, tels que les troubles de l'insomnie, ainsi que d'autres troubles mentaux et probl mes m dicaux pouvant provoquer des r veils matinaux. Troubles d pressifs et bipolaires. tant donn que les r veils matinaux, la fatigue et la somnolence sont des caract ristiques importantes du trouble d pressif majeur, les troubles d pressifs et bipolaires doivent galement tre pris en compte. Des probl mes de sant et des troubles mentaux accompagn s de sympt mes de r veil matinal, tels que l'insomnie, peuvent coexister avec le type de phase de sommeil avanc e. Le diagnostic de type veille-sommeil irr gulier repose principalement sur des ant c dents de sympt mes d'insomnie la nuit (pendant la p riode habituelle de sommeil) et de somnolence excessive (siestes) pendant la journ e. Le type veille-sommeil irr gulier se caract rise par un manque de rythme circadien veille-sommeil perceptible. Il n'y a pas de p riode de sommeil majeure et le sommeil est fragment en au moins trois p riodes au cours d'une journ e de 24 heures. Les personnes ayant un type veille-sommeil irr gulier pr sentent g n ralement de l'insomnie ou une somnolence excessive, selon l'heure de la journ e. Les p riodes de sommeil et d' veil sur 24 heures sont fragment es, bien que la p riode de sommeil la plus longue ait tendance se produire entre 2 heures du matin. et 6h00. et dure g n ralement moins de 4 heures. Des ant c dents d'isolement ou de r clusion peuvent survenir en association avec le trouble et contribuer aux sympt mes via un manque de stimuli externes pour aider entra ner un sch ma normal. Les individus ou leurs soignants signalent des siestes fr quentes tout au long de la journ e. Le type veille-sommeil irr gulier est le plus souvent associ aux troubles neurod g n ratifs, tels que les troubles neurocognitifs majeurs, et de nombreux troubles du d veloppement neurologique chez les enfants. La pr valence
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du type veille-sommeil irr gulier dans la population g n rale est inconnue. L' volution du type veille-sommeil irr gulier est persistante. L' ge d'apparition est variable, mais le trouble est plus fr quent chez les personnes g es. Capricieux. Les troubles neurod g n ratifs, tels que la maladie d Alzheimer, la maladie de Parkinson et la maladie de Huntington, ainsi que les troubles du d veloppement neurologique chez les enfants augmentent le risque de type d veil irr gulier. Environnemental. Une exposition r duite la lumi re ambiante et une activit diurne structur e peuvent tre associ es un rythme circadien de faible amplitude. Les personnes hospitalis es sont particuli rement sujettes de tels stimuli d entra nement externes faibles, et m me en dehors du milieu hospitalier, les personnes atteintes de troubles neurocognitifs majeurs (c est- -dire la d mence) sont expos es une lumi re beaucoup moins vive. rythme veille-sommeil irr gulier. L'absence d'une p riode de sommeil et d' veil importante clairement perceptible dans un type de veille-sommeil irr gulier entra ne, selon l'heure de la journ e, de l'insomnie ou une somnolence excessive. Des perturbations du sommeil du soignant se produisent galement souvent et constituent un facteur important prendre en compte. Variations normatives du sommeil. Le type veille-sommeil irr gulier doit tre distingu d un horaire veille-sommeil volontairement irr gulier et d une mauvaise hygi ne du sommeil, qui peuvent entra ner de l insomnie et une somnolence excessive. Autres probl mes de sant et troubles mentaux. D'autres causes d'insomnie et de somnolence diurne, notamment des probl mes m dicaux comorbides et des troubles mentaux ou des m dicaments, doivent tre prises en compte. Le type veille-sommeil irr gulier est souvent comorbide avec des troubles neurod g n ratifs et neurod veloppementaux, tels qu'un trouble neurocognitif majeur, une d ficience intellectuelle (trouble du d veloppement intellectuel) et un traumatisme cr nien. Elle est galement comorbide avec d autres conditions m dicales et troubles mentaux dans lesquels il existe un isolement social et/ou un manque d activit s l g res et structur es. Le diagnostic de type veille-sommeil non 24 heures repose principalement sur des ant c dents de sympt mes d insomnie ou de somnolence excessive li s une synchronisation anormale entre le cycle lumi re-obscurit de 24 heures et le rythme circadien endog ne. Les individus pr sentent g n ralement des p riodes d insomnie, de somnolence excessive, ou les deux, qui alternent avec de courtes p riodes asymptomatiques. partir de la p riode asymptomatique, lorsque la phase de sommeil de l'individu est align e sur l'environnement ext rieur, la latence du sommeil augmentera progressivement et l'individu se plaindra d'insomnie d'endormissement. mesure que la phase de sommeil continue de d river et que l'heure du sommeil se situe d sormais dans la journ e, l'individu aura du mal rester veill pendant la journ e et se plaindra de somnolence. tant donn que la p riode circadienne n'est pas align e sur l'environnement externe de 24 heures, les sympt mes d pendront du moment o un individu essaie de dormir par rapport au rythme circadien de sa propension au sommeil. Le type veille-sommeil non 24 heures sur 24 est plus fr quent chez les personnes aveugles ou malvoyantes qui ont une perception r duite de la lumi re. Chez les personnes voyantes, il existe souvent des ant c dents de phase de sommeil retard e et de diminution de l'exposition la lumi re et une activit sociale et physique structur e. Les individus voyants dont le type veille-sommeil n'est pas de 24 heures d montrent galement une dur e de sommeil accrue. La pr valence du type veille-sommeil hors 24 heures dans la population g n rale n'est pas claire, mais ce trouble semble rare chez les individus voyants. La pr valence chez les individus aveugles est estim e 50 %. L' volution du type veille-sommeil en dehors des 24 heures est persistante, avec des r missions intermittentes et des exacerbations dues aux changements dans les horaires de travail et sociaux tout au long de la vie. L' ge d'apparition est variable, en fonction du d but de la d ficience visuelle. Chez les individus voyants, en raison du chevauchement avec un retard de sommeil Un type de phase, un type veille-sommeil non 24 heures sur 24, peut se d velopper l'adolescence ou au d but de l' ge adulte. La r mission et la rechute des sympt mes chez les personnes aveugles et voyantes d pendent en grande partie de l'observance des traitements con us pour contr ler la structure du sommeil et de l' veil et l'exposition la lumi re. L'expression clinique peut varier tout au long de la vie en fonction des obligations sociales, scolaires et professionnelles. Chez les adolescents et les adultes, des horaires veille-sommeil irr guliers et l exposition la lumi re ou le manque de lumi re des moments critiques de la journ e peuvent e
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xacerber les effets de la perte de sommeil et perturber l entra nement circadien. Par cons quent, les sympt mes d insomnie, de somnolence diurne et le fonctionnement scolaire, professionnel et interpersonnel peuvent s aggraver. Environnemental. Chez les personnes voyantes, une diminution de l exposition ou de la sensibilit la lumi re et aux signaux d activit sociale et physique peut contribuer un rythme circadien libre. Compte tenu de la fr quence lev e des troubles mentaux impliquant l'isolement social et des cas de type veille-sommeil non 24 heures sur 24 qui se d veloppent apr s un changement dans les habitudes de sommeil (par exemple, travail de nuit, perte d'emploi), des facteurs comportementaux combin s une tendance physiologique peuvent pr cipiter et perturber le sommeil. - perp tuer ce trouble chez les individus voyants. Les personnes hospitalis es souffrant de troubles neurologiques et psychiatriques peuvent devenir insensibles aux signaux sociaux, les pr disposant au d veloppement d'un type veille-sommeil non 24 heures sur 24. G n tique et physiologique. La c cit est un facteur de risque pour le type veille-sommeil autre que 24 heures. Le type veille-sommeil non 24 heures sur 24 a t associ des l sions c r brales traumatiques. Le diagnostic est confirm par les ant c dents et le journal du sommeil ou l'actigraphie sur une p riode prolong e. La mesure s quentielle des marqueurs de phase (par exemple, la m latonine) peut aider d terminer la phase circadienne chez les personnes voyantes et aveugles. Les plaintes d'insomnie (apparition du sommeil et maintien du sommeil), de somnolence excessive, ou les deux, sont importantes. L impr visibilit des heures de sommeil et de r veil (g n ralement un d calage quotidien) entra ne une incapacit fr quenter l cole ou conserver un emploi stable et peut accro tre le risque d isolement social. Troubles du rythme veille-sommeil. Chez les personnes voyantes, le type veille-sommeil non 24 heures doit tre diff renci du type de phase de sommeil retard e, car les personnes pr sentant un type de phase de sommeil retard e peuvent pr senter un retard progressif similaire dans la p riode de sommeil pendant plusieurs jours. Troubles d pressifs. Les sympt mes d pressifs et les troubles d pressifs peuvent entra ner une d r gulation circadienne et des sympt mes similaires. La c cit est souvent comorbide avec un type veille-sommeil non 24 heures sur 24, tout comme les troubles d pressifs et bipolaires accompagn s d'isolement social. Le diagnostic repose principalement sur les ant c dents de la personne travaillant en dehors des heures normales de 8h00. 18h00. fen tre de jour (en particulier la nuit) sur une base r guli re (c'est- -dire sans heures suppl mentaires). Les sympt mes persistants de somnolence excessive au travail et de troubles du sommeil la maison sont importants. La pr sence des deux ensembles de sympt mes est g n ralement requise pour un diagnostic de type de travail post . G n ralement, lorsque la personne reprend une routine de travail quotidienne, les sympt mes disparaissent. Bien que l' tiologie soit l g rement diff rente, les individus sont confront s ceux exp riment s par les individus ayant un type de travail post qui travaillent par quipes rotatives. La pr valence du type de travail post n'est pas claire, mais on estime que ce trouble affecte 5 10 % de la population des travailleurs de nuit (16 20 % de la main-d' uvre). La pr valence augmente avec l avanc e vers l ge moyen et au-del (Drake et al. 2004). Le type de travail post peut appara tre chez les individus de tout ge, mais il est plus r pandu chez les individus de plus de 50 ans et s'aggrave g n ralement avec le temps si les horaires de travail perturbateurs persistent. Bien que les adultes plus g s puissent pr senter des taux d adaptation de la phase circadienne un changement de routine similaires ceux des adultes plus jeunes, ils semblent subir beaucoup plus de perturbations du sommeil en raison du changement de phase circadien. Capricieux. Les facteurs pr disposants comprennent une disposition matinale, un besoin de sommeil prolong (c'est- -dire plus de 8 heures) pour se sentir bien repos et de forts besoins sociaux et domestiques concurrents (par exemple, parents de jeunes enfants). Les personnes capables de s'engager dans un mode de vie nocturne, avec peu d'exigences quotidiennes concurrentes, semblent courir un risque plus faible de travailler par quarts. G n tique et physiologique. tant donn que les travailleurs post s sont plus susceptibles que les travailleurs de jour d' tre ob ses, une apn e obstructive du sommeil peut tre pr sente et exacerber les sympt mes. Un journal des ant c dents et du sommeil ou une actigraphie peuvent tre utiles pour le diagnostic, comme indiqu pr c demment pour le type de phase de sommeil retard e. Cons quences fonctionnelles du type de travail post Les personnes travaillant par quarts peuvent non
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seulement avoir de mauvais r sultats au travail, mais semblent galement courir un risque d'accident au travail et sur le chemin du retour. Ils peuvent galement tre risque de probl mes de sant mentale (p. ex. troubles li s la consommation d alcool, de substances, d pression) et de sant physique (p. ex. troubles gastro-intestinaux, maladies cardiovasculaires, diab te, cancer). Les personnes ayant des ant c dents de trouble bipolaire sont particuli rement vuln rables aux pisodes de manie li s au travail post r sultant de nuits de sommeil manqu es. Le travail post entra ne souvent des probl mes interpersonnels. Variations normatives du sommeil avec le travail post . Le diagnostic du type de travail post , par opposition aux difficult s normales du travail post , doit d pendre dans une certaine mesure de la gravit des sympt mes et/ou du niveau de d tresse ressenti par l'individu. La pr sence de sympt mes de type travail post , m me lorsque l'individu est capable de vivre selon une routine quotidienne pendant plusieurs semaines la fois, peut sugg rer la pr sence d'autres troubles du sommeil, tels que l'apn e du sommeil, l'insomnie et la narcolepsie, qui doivent tre surveill s. exclu. Le type de travail post a t associ une augmentation des troubles li s la consommation d'alcool, d'autres troubles li s la consommation de substances et la d pression. Divers troubles de sant physique (p. ex. troubles gastro-intestinaux, maladies cardiovasculaires, diab te, cancer) ont t associ s une exposition prolong e au travail post . Relation avec la Classification internationale des La Classification internationale des troubles du sommeil, 2e dition (ICSD-Z), diff rencie neuf troubles du sommeil du rythme circadien, y compris le type de d calage horaire. . Parasomnies Les parasomnies sont des troubles caract ris s par des v nements comportementaux, exp rientiels ou physiologiques anormaux survenant en association avec le sommeil, des stades sp cifiques du sommeil ou des transitions veille-sommeil. Les parasomnies les plus courantes sont des m langes de sommeil mouvements oculaires non rapides (NREM) d' veil et de sommeil NREM et d' veil et de sommeil paradoxal, respectivement. Ces conditions nous rappellent que le sommeil et l veil ne s excluent pas mutuellement et que le sommeil n est pas n cessairement un ph nom ne global et global. A. pisodes r currents de r veil incomplet du sommeil, survenant g n ralement au cours du premier tiers de l' pisode de sommeil majeur, accompagn s de l'un des l ments suivants : 1. Somnambulisme : pisodes r p t s de lever du lit pendant le sommeil et de marche. Pendant le somnambulisme, l'individu a un visage vide et fixe ; est relativement insensible aux efforts des autres pour communiquer avec lui ; et ne peut tre r veill qu'avec de grandes difficult s. 2. Terreurs nocturnes : pisodes r currents de r veils soudains et soudains du sommeil, commen ant g n ralement par un cri de panique. Il existe une peur intense et des signes d'excitation autonome, tels que mydriase, tachycardie, respiration rapide et transpiration, au cours de chaque pisode. Il y a une relative insensibilit aux efforts des autres pour r conforter l'individu pendant les pisodes. . Aucune ou peu (par exemple, une seule sc ne visuelle) d images de r ve sont rappel es. . L'amn sie des pisodes est pr sente. . Les pisodes provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d autres domaines importants. E. La perturbation n'est pas attribuable aux effets physiologiques d'une substance (par exemple, une drogue faisant l'objet d'un abus, un m dicament). F. La coexistence de troubles mentaux et m dicaux n explique pas les pisodes de somnambulisme ou de terreurs nocturnes. Note de codage : Pour la CIM-9-CM, codez 307.46 pour tous les sous-types. Pour la CIM-10-CM, le code est bas sur le sous-type. Pr cisez si : 307.46 (F51.3) Type de somnambulisme Pr cisez si : 307.46 (F51.4) Type de terreur du sommeil La caract ristique essentielle des troubles de l' veil du sommeil mouvements oculaires non rapides (NREM) est la survenue r p t e d' veils incomplets, commen ant g n ralement au cours du premier tiers de l' pisode de sommeil majeur (crit re A), qui sont g n ralement brefs et durent de 1 10 minutes. mais peut tre prolong , pouvant durer jusqu' 1 heure. La dur e maximale d'un v nement est inconnue. Les yeux sont g n ralement ouverts lors de ces v nements. De nombreux individus pr sentent les deux sous-types d veils diff rentes occasions, ce qui souligne la physiopathologie sous-jacente unitaire. Les sous-types refl tent divers degr s d'apparition simultan e de l' veil et du sommeil NREM, entra nant des comportements complexes d coulant du sommeil avec divers degr s de conscience, d'activit motrice et d'activation autonome. La caract ristique essentielle du somnambulisme r side dans des pisodes r
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p t s de comportements moteurs complexes initi s pendant le sommeil, notamment le fait de se lever du lit et de marcher (Crit re A1). Les pisodes de somnambulisme d butent n importe quelle tape du sommeil NREM, le plus souvent pendant le sommeil lent et surviennent donc le plus souvent au cours du premier tiers de la nuit. Au cours des pisodes, l'individu pr sente une vigilance et une r activit r duites, un regard vide et une relative insensibilit la communication avec les autres ou aux efforts des autres pour r veiller l'individu. S'il est r veill pendant l' pisode (ou au r veil le lendemain matin), l'individu a un souvenir limit de l' pisode. Apr s l' pisode, il peut y avoir initialement une br ve p riode de confusion ou de difficult s'orienter, suivie d'une r cup ration compl te des fonctions cognitives et d'un comportement appropri . La caract ristique essentielle des terreurs nocturnes est la survenue r p t e de r veils pr cipit s du sommeil, commen ant g n ralement par un cri ou un cri de panique (crit re A2). Les terreurs nocturnes commencent g n ralement au cours du premier tiers de l' pisode de sommeil majeur et durent entre 1 et 10 minutes, mais elles peuvent durer beaucoup plus longtemps, en particulier chez les enfants. Les pisodes sont accompagn s d une excitation autonome et comportementale impressionnante. manifestations d une peur intense. Lors d'un pisode, l'individu est difficile r veiller ou r conforter. Si l'individu se r veille apr s la terreur du sommeil, peu ou pas du tout du r ve, ou seulement des images fragmentaires et uniques, sont rappel s. Au cours d'un pisode typique de terreurs nocturnes, l'individu se redresse brusquement dans son lit en criant ou en pleurant, avec une expression effray e et des signes autonomes d'anxi t intense (par exemple, tachycardie, respiration rapide, transpiration, dilatation des pupilles). L'individu peut tre inconsolable et ne r pond g n ralement pas aux efforts des autres pour le r veiller ou le r conforter. Les terreurs nocturnes sont galement appel es terreurs nocturnes ou pavor nocturnus . Les pisodes de somnambulisme peuvent inclure une grande vari t de comportements. Les pisodes peuvent commencer par une confusion : l'individu peut simplement s'asseoir dans son lit, regarder autour de lui ou gratter la couverture ou le drap. Ce comportement devient alors progressivement complexe. L'individu peut en fait quitter le lit et entrer dans les placards, hors de la pi ce et m me hors des b timents. Les individus peuvent aller aux toilettes, manger, parler ou adopter des comportements plus complexes. Des tentatives de fuite et fr n tiques pour chapper une menace apparente peuvent galement se produire. La plupart des comportements lors des pisodes de somnambulisme sont routiniers et peu complexes. Cependant, des cas de d verrouillage de portes et m me d'utilisation de machines (conduite d'une automobile) ont t rapport s. Le somnambulisme peut galement inclure un comportement inappropri (par exemple, fr quemment, uriner dans un placard ou une poubelle). La plupart des pisodes durent de quelques minutes une demi-heure, mais peuvent tre plus longs. Dans la mesure o le sommeil est un tat d'analg sie relative, les blessures douloureuses subies pendant le somnambulisme peuvent ne tre appr ci es qu'au r veil apr s coup. Il existe deux formes sp cialis es de somnambulisme : le comportement alimentaire li au sommeil et le comportement sexuel li au sommeil (sexsomnie ou sexe du sommeil). Les personnes souffrant de troubles alimentaires du sommeil connaissent des pisodes alimentaires r currents non d sir s avec divers degr s d'amn sie, allant de l'absence de conscience la pleine conscience sans la capacit de ne pas manger. Durant ces pisodes, des aliments inappropri s peuvent tre ing r s. Les personnes souffrant de troubles de l alimentation li s au sommeil peuvent constater qu elles mangent seulement le lendemain matin. Dans la sexsomnie, divers degr s d'activit sexuelle (par exemple, masturbation, caresses, t tonnements, rapports sexuels) se produisent sous forme de comportements complexes d coulant du sommeil sans conscience. Cette condition est une cons quence plus courante. Au cours d un pisode typique de terreurs nocturnes, on ressent souvent un sentiment de terreur crasant, accompagn d une contrainte de s chapper. Bien que des images de r ve fragmentaires et vives puissent se produire, une s quence de r ve ressemblant une histoire (comme dans les cauchemars) n'est pas rapport e. Le plus souvent, l'individu ne se r veille pas compl tement, mais se rendort et souffre d'amn sie pour l' pisode au r veil le lendemain matin. Habituellement, un seul pisode se produit par nuit. Parfois, plusieurs pisodes peuvent survenir intervalles r guliers au cours de la nuit. Ces v nements surviennent rarement pendant les siestes diurnes. Les troubles de l' veil NREM isol s ou peu fr quents sont t
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r s fr quents dans la population g n rale. De 10 30 % des enfants ont eu au moins un pisode de somnambulisme, et 2 3 % ont eu souvent un pisode de somnambulisme. La pr valence du trouble du somnambulisme, marqu par des pisodes r p t s et une d ficience ou une d tresse, est tr s lev e. inf rieur, probablement de l ordre de 1 5 %. La pr valence des pisodes de somnambulisme (et non du trouble du somnambulisme) est de 10 7,0 % chez les adultes, avec des pisodes hebdomadaires mensuels survenant dans 0,5 0,7 %. La pr valence du somnambulisme au cours de la vie chez les adultes est de 29,2 %, avec une pr valence du somnambulisme au cours de l'ann e coul e de 3,6 %. La pr valence des terreurs nocturnes dans la population g n rale est inconnue. La pr valence des pisodes de terreur du sommeil (par opposition au trouble de terreur du sommeil, dans lequel il y a r cidive et d tresse ou d ficience) est d'environ 36,9 % 18 mois, 19,7 % 30 mois et 2,2 % chez les adultes. fr quence avec l ge. L apparition du somnambulisme chez les adultes sans ant c dents de somnambulisme dans l enfance doit inciter rechercher des tiologies sp cifiques, telles que l apn e obstructive du sommeil, les convulsions nocturnes ou l effet d un m dicament. Environnemental. L'utilisation de s datifs, le manque de sommeil, les perturbations de l'horaire veille-sommeil, la fatigue et le stress physique ou motionnel augmentent la probabilit d' pisodes. La fi vre et le manque de sommeil peuvent entra ner une fr quence accrue des troubles de l' veil du sommeil NREM. G n tique et physiologique. Des ant c dents familiaux de somnambulisme ou de terreurs nocturnes peuvent survenir chez jusqu 80 % des personnes somnambules. Le risque de somnambulisme est encore plus lev (jusqu' 60 % de la prog niture) lorsque les deux parents ont des ant c dents de somnambulisme. Les personnes souffrant de terreurs nocturnes ont souvent des ant c dents familiaux positifs de terreurs nocturnes ou de somnambulisme, avec une pr valence de ce trouble pouvant atteindre 10 fois parmi les parents biologiques du premier degr . Les terreurs nocturnes sont beaucoup plus fr quentes chez les jumeaux monozygotes que chez les jumeaux dizygotes. Le mode exact de transmission est inconnu. Une activit violente ou sexuelle pendant les pisodes de somnambulisme est plus susceptible de se produire chez les adultes. Manger pendant les pisodes de somnambulisme est plus fr quent chez les femmes. Le somnambulisme survient plus souvent chez les femmes pendant l enfance, mais plus souvent chez les hommes l ge adulte. Les enfants plus g s et les adultes fournissent un souvenir plus d taill des images effrayantes associ es aux terreurs nocturnes que les enfants plus jeunes, qui sont plus susceptibles de souffrir d'amn sie compl te ou de ne rapporter qu'un vague sentiment de peur. Chez les enfants, les terreurs nocturnes sont plus fr quentes chez les gar ons que chez les filles. Chez les adultes, le sex-ratio est gal. Les troubles de l' veil du sommeil NREM surviennent n'importe quel stade du sommeil NREM, mais le plus souvent du sommeil NREM profond (sommeil lent). Ils sont plus susceptibles d appara tre dans le premier tiers de la nuit et ne surviennent g n ralement pas pendant les siestes diurnes. Au cours de l' pisode, le polysomnogramme peut tre obscurci par un artefact de mouvement. En l'absence d'un tel artefact, l' lectroenc phalogramme montre g n ralement une activit de fr quence th ta ou alpha pendant l' pisode, indiquant une veil partiel ou incomplet. La polysomnographie associ e la surveillance audiovisuelle peut tre utilis e pour documenter les pisodes de somnambulisme. En l absence de capture r elle d un v nement lors d un enregistrement polysomnographique, il n existe aucune caract ristique polysomnographique pouvant servir de marqueur du somnambulisme. La privation de sommeil peut augmenter la probabilit de capturer un v nement. En tant que groupe, les individus somnambules pr sentent une instabilit du sommeil NREM profond, mais le chevauchement des r sultats avec les individus qui ne somnambulent pas est suffisamment important pour exclure l'utilisation de cet indicateur pour tablir un diagnostic. Contrairement aux veils du sommeil paradoxal associ s aux cauchemars, dans lesquels il y a une augmentation de la fr quence cardiaque et de la respiration avant l' veil, les veils du sommeil NREM des terreurs nocturnes commencent pr cipitamment partir du sommeil, sans changements autonomes d'anticipation. Les veils sont associ s une activit autonome impressionnante, avec un doublement ou un triplement de la fr quence cardiaque. La physiopathologie est mal comprise, mais il semble y avoir une instabilit dans les tapes les plus profondes du sommeil NREM. En l absence de capture d un v nement lors d une tude formelle du sommeil, il n existe aucun indicateur polysomnographique fiable de la tendance ressentir des terreu
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rs nocturnes. Pour que le diagnostic d'un trouble d' veil du sommeil NREM puisse tre pos , l'individu ou les membres du m nage doivent ressentir une d tresse ou une d ficience cliniquement significative, bien que pas au-dessous du seuil pour le diagnostic. La g ne li e aux pisodes peut alt rer les relations sociales. Un isolement social ou des difficult s professionnelles peuvent en r sulter. La d termination d'un trouble d pend d'un certain nombre de facteurs, qui peuvent varier sur une base individuelle et d pendront de la fr quence des v nements, du potentiel de violence ou de comportements pr judiciables, de l'embarras ou de la perturbation/d tresse des autres membres du m nage. Il est pr f rable de d terminer la gravit en fonction de la nature ou des cons quences des comportements plut t que simplement en fonction de leur fr quence. Rarement, les troubles de l' veil du sommeil NREM peuvent entra ner des blessures graves l'individu ou quelqu'un qui tente de le consoler. Les blessures inflig es autrui se limitent celles qui se trouvent proximit imm diate ; les individus ne sont pas recherch s . En r gle g n rale, le somnambulisme chez les enfants et les adultes n'est pas associ des cons quences significatives. troubles mentaux. Pour les personnes ayant des comportements alimentaires li s au sommeil, pr parer ou manger des aliments sans le savoir pendant la p riode de sommeil peut cr er des probl mes tels qu'un mauvais contr le du diab te, une prise de poids, des blessures (coupures et br lures) ou les cons quences de la consommation de produits non comestibles dangereux ou toxiques. Les troubles d' veil du sommeil NREM peuvent rarement entra ner des comportements violents ou blessants ayant des implications m dico-l gales. Trouble cauchemardesque. Contrairement aux individus souffrant de troubles de l' veil du sommeil NREM, les individus souffrant de troubles cauchemardesques se r veillent g n ralement facilement et compl tement, rapportent des r ves vifs ressemblant des histoires accompagnant les pisodes et ont tendance avoir des pisodes plus tard dans la nuit. Les troubles de l veil du sommeil NREM surviennent pendant le sommeil NREM, alors que les cauchemars surviennent g n ralement pendant le sommeil paradoxal. Les parents d enfants atteints de troubles de l veil du sommeil NREM peuvent interpr ter tort les rapports d images fragmentaires comme des cauchemars. Troubles du sommeil li s la respiration. Les troubles respiratoires pendant le sommeil peuvent galement produire des veils confusionnels suivis d amn sie. Cependant, les troubles du sommeil li s la respiration se caract risent galement par des sympt mes caract ristiques de ronflement, de pauses respiratoires et de somnolence diurne. Chez certaines personnes, un trouble du sommeil li la respiration peut pr cipiter des pisodes de somnambulisme. Trouble du comportement en sommeil paradoxal. Les troubles du comportement en sommeil paradoxal peuvent tre difficiles distinguer des troubles de l veil du sommeil NREM. Le trouble du comportement en sommeil paradoxal se caract rise par des pisodes de mouvements complexes et importants, impliquant souvent des blessures corporelles r sultant du sommeil. Contrairement aux troubles de l veil du sommeil NREM, les troubles du comportement en sommeil paradoxal surviennent pendant le sommeil paradoxal. Les personnes atteintes de troubles du comportement en sommeil paradoxal se r veillent facilement et rapportent un contenu de r ve plus d taill et plus vivant que les personnes atteintes de troubles d' veil du sommeil NREM. Ils rapportent souvent qu ils mettent en sc ne des r ves . Syndrome de chevauchement des parasomnies. Le syndrome de chevauchement des parasomnies comprend des caract ristiques cliniques et polysomnographiques du somnambulisme et du trouble du comportement en sommeil paradoxal. Crises li es au sommeil. Certains types de crises peuvent produire des pisodes de comportements tr s inhabituels qui se produisent principalement ou exclusivement pendant le sommeil. Les crises nocturnes peuvent imiter de pr s les troubles de l veil du sommeil NREM, mais ont tendance tre de nature plus st r otyp e, se produire plusieurs fois par nuit et sont plus susceptibles de survenir lors de siestes diurnes. La pr sence de convulsions li es au sommeil n exclut pas la pr sence de troubles de l veil du sommeil NREM. Les crises li es au sommeil doivent tre class es comme une forme d pilepsie. Pertes de connaissance provoqu es par l'alcool. Les vanouissements induits par l alcool peuvent tre associ s des comportements extr mement complexes en l absence d autres suggestions d intoxication. Ils n'impliquent pas une perte de conscience mais refl tent plut t une perturbation isol e de la m moire des v nements survenus lors d'un pisode de consommation d'alcool. Par histoire, ces comportements peuvent tre impossibles distinguer de ceux observ s dans
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les troubles d veil du sommeil NREM. Amn sie dissociative, avec fugue dissociative. La fugue dissociative peut tre extr mement difficile distinguer du somnambulisme. Contrairement toutes les autres parasornnies, la fugue dissociative nocturne surgit d'une p riode d' veil pendant le sommeil, plut t que pr cipitamment du sommeil sans veil interm diaire. Des ant c dents de violences physiques ou sexuelles r currentes pendant l'enfance sont g n ralement pr sents (mais peuvent tre difficiles obtenir). Simulation ou autre comportement volontaire se produisant pendant l veil. Comme pour la fugue dissociative, la simulation ou tout autre comportement volontaire se produisant pendant l veil d coule de l veil. Trouble panique. Les crises de panique peuvent galement provoquer des r veils brusques du sommeil NREM profond accompagn s de peur, mais ces pisodes produisent un r veil rapide et complet sans la confusion, l'amn sie ou l'activit motrice typiques des troubles d' veil du sommeil NREM. Comportements complexes induits par les m dicaments. Des comportements similaires ceux des troubles de l' veil du sommeil NREM peuvent tre induits par l'utilisation ou le retrait de substances ou de m dicaments (par exemple, benzodiaz pines, s datifs-hypnotiques non benzodiaz pines, opiac s, coca ne, nicotine, antipsychotiques, antid presseurs tricycliques, hydrate de chloral). ). De tels comportements peuvent d couler de la p riode de sommeil et peuvent tre extr mement complexes. La physiopathologie sous-jacente semble tre une amn sie relativement isol e. Dans de tels cas, un trouble du sommeil induit par une substance/un m dicament, de type parasomnie, doit tre diagnostiqu (voir Substances/m dicaments Trouble induit du sommeil plus loin dans ce chapitre). Syndrome de l'alimentation nocturne. Le somnambulisme, trouble de l'alimentation li au sommeil, doit tre diff renci du syndrome de l'alimentation nocturne, dans lequel il existe un retard dans le rythme circadien de l'ingestion alimentaire et une association avec l'insomnie et/ou la d pression. Chez l'adulte, il existe une association entre le somnambulisme et les pisodes d pressifs majeurs et le trouble obsessionnel compulsif. Les enfants ou les adultes souffrant de terreurs nocturnes peuvent avoir des scores lev s de d pression et d'anxi t dans les inventaires de personnalit . Relation avec la Classification internationale des La Classification internationale des troubles du sommeil, 2e dition, inclut l' veil confusionnel parmi les troubles d' veil du sommeil NREM. Crit res diagnostiques 307.47 (F51.5) A. Occurrences r p t es de r ves prolong s, extr mement dysphoriques et bien m moris s, qui impliquent g n ralement des efforts pour viter les menaces la survie, la s curit ou l'int grit physique et qui se produisent g n ralement pendant la seconde moiti de l' pisode de sommeil majeur. B. Au r veil des r ves dysphoriques, l'individu devient rapidement orient et alerte. C. Les troubles du sommeil provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. D. Les sympt mes cauchemardesques ne sont pas attribuables aux effets physiologiques d une substance (par exemple, une drogue, un m dicament). E. La coexistence de troubles mentaux et m dicaux n explique pas de mani re ad quate la plainte pr dominante des r ves dysphoriques. Pr cisez si : Pr cisez si : Avec troubles associ s non li s au sommeil, y compris troubles li s l'usage de substances Note de codage : Le code 307.47 (F51.5) s'applique aux trois prescripteurs. Codez galement le trouble mental, l tat de sant ou tout autre trouble du sommeil associ imm diatement apr s le code du trouble cauchemardesque afin d indiquer l association. Pr cisez si : Aigu : La dur e de la p riode de cauchemars est de 1 mois ou moins. Subaigu : La dur e de la p riode de cauchemars est sup rieure 1 mois mais inf rieure 6 mois. Persistant : la dur e de la p riode de cauchemars est de 6 mois ou plus. Sp cifiez la gravit actuelle : La gravit peut tre valu e en fonction de la fr quence laquelle les cauchemars surviennent : L ger : moins d un pisode par semaine en moyenne. Mod r : un ou plusieurs pisodes par semaine, mais moins que la nuit. S v re : pisodes tous les soirs. Les cauchemars sont g n ralement des s quences d'images de r ve longues et labor es qui semblent r elles et qui suscitent l'anxi t , la peur ou d'autres motions dysphoriques. Le contenu des cauchemars se concentre g n ralement sur les tentatives visant viter ou faire face un danger imminent, mais peut impliquer des th mes voquant d'autres motions n gatives. Les cauchemars survenant apr s des exp riences traumatisantes peuvent reproduire la situation mena ante ( cauchemars r plicatifs ), mais la plupart ne le font pas. Au r veil, les cauchemars sont bien m moris s et peuvent tre d crits en d tail
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. Ils surviennent pendant le sommeil, mais sont plus probables dans la seconde moiti de l' pisode de sommeil majeur, lorsque le r ve est plus long et plus intense. Les facteurs qui augmentent l'intensit du REM en d but de nuit, tels que la fragmentation ou la privation de sommeil, le d calage horaire et les m dicaments sensibles au REM, peuvent faciliter les cauchemars plus t t dans la nuit, y compris au d but du sommeil. Les cauchemars se terminent g n ralement par le r veil et le retour rapide de la pleine vigilance. Cependant, les motions dysphoriques peuvent persister jusqu' l' tat de veille et contribuer des difficult s de retour au sommeil et une d tresse diurne durable. Certains cauchemars, appel s mauvais r ves , peuvent ne pas provoquer d veil et ne sont rappel s que plus tard. Si les cauchemars surviennent pendant les p riodes d'endormissement paradoxal (hypnagogiques), l' motion dysphorique s'accompagne souvent d'un sentiment d' tre la fois veill et incapable de bouger volontairement (paralysie du sommeil isol e). Une l g re excitation autonome, incluant des sueurs, une tachycardie et une tachypn e, peut caract riser les cauchemars. Les mouvements corporels et les vocalisations ne sont pas caract ristiques en raison de la perte de tonus musculaire squelettique li e au sommeil paradoxal, mais de tels comportements peuvent survenir dans des situations de stress motionnel ou de fragmentation du sommeil et dans le trouble de stress post-traumatique (SSPT). Lorsque des conversations ou des motions se produisent, il s agit g n ralement d un bref v nement qui met fin au cauchemar. Les personnes qui font fr quemment des cauchemars courent un risque beaucoup plus lev d id es suicidaires et de tentatives de suicide, m me lorsque le sexe et la maladie mentale sont pris en compte. La pr valence des cauchemars augmente tout au long de l enfance jusqu l adolescence. De 1,3 % 3,9 % des parents d clarent que leurs enfants d' ge pr scolaire font des cauchemars souvent ou toujours . La pr valence augmente de 10 13 ans pour les hommes comme pour les femmes, mais continue d augmenter jusqu 20-29 ans pour les femmes (tout en diminuant pour les hommes), alors qu elle peut tre deux fois plus lev e pour les femmes que pour les hommes. La pr valence diminue r guli rement avec l ge pour les deux sexes, mais la diff rence entre les sexes demeure. Chez les adultes, la pr valence des cauchemars au moins mensuels est de 6 %, tandis que la pr valence des cauchemars fr quents est de 1 2 %. Les estimations combinent souvent indistinctement cauchemars idiopathiques et post-traumatiques. v rit la fin de l adolescence ou au d but de l ge adulte. Les cauchemars apparaissent tr s probablement chez les enfants expos s des facteurs de stress psychosociaux aigus ou chroniques et peuvent donc ne pas se r soudre spontan ment. Chez une minorit , les cauchemars fr quents persistent jusqu' l' ge adulte, devenant pratiquement une perturbation qui dure toute la vie. Bien que le contenu sp cifique des cauchemars puisse refl ter l ge de l individu, les caract ristiques essentielles du trouble sont les m mes selon les groupes d ge. Capricieux. Les personnes qui font des cauchemars rapportent plus fr quemment des v nements ind sirables pass s, mais pas n cessairement des traumatismes, et pr sentent souvent des troubles de la personnalit ou un diagnostic psychiatrique. Environnemental. La privation ou la fragmentation du sommeil, ainsi que les horaires veille-sommeil irr guliers qui modifient le moment, l'intensit ou la quantit du sommeil paradoxal, peuvent exposer les individus un risque de cauchemars. G n tique et physiologique. Des tudes sur des jumeaux ont identifi des effets g n tiques sur la disposition aux cauchemars et leur cooccurrence avec d'autres parasomnies (par exemple, le somnambulisme). Modificateurs de cours. Les comportements adaptatifs des parents au chevet, comme apaiser l'enfant apr s des cauchemars, peuvent prot ger contre le d veloppement de cauchemars chroniques. L importance attribu e aux cauchemars peut varier selon la culture, et la sensibilit de telles croyances peut faciliter leur divulgation. Les femmes adultes d clarent faire des cauchemars plus fr quemment que les hommes adultes. Le contenu des cauchemars diff re selon le sexe, les femmes adultes ayant tendance signaler des th mes de harc lement sexuel ou de disparition/mort d' tres chers, et les hommes adultes ayant tendance signaler des th mes d'agression physique ou de guerre/terreur. Les tudes polysomnographiques d montrent des r veils brusques du sommeil paradoxal, g n ralement au cours de la seconde moiti de la nuit, avant le signalement d'un cauchemar. Les fr quences de mouvements cardiaques, respiratoires et oculaires peuvent s acc l rer ou augmenter en variabilit avant le r veil. Les cauchemars cons cutifs des v nements traumatisants peuvent galement survenir pendant le sommei
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l non paradoxal (NREM), en particulier au stade 2, le sommeil. Le sommeil typique des personnes souffrant de cauchemars est l g rement alt r (par exemple, efficacit r duite, moins de sommeil lent, plus de r veils), avec des mouvements p riodiques des jambes plus fr quents pendant le sommeil et une activation relative du syst me nerveux sympathique apr s une privation de sommeil paradoxal. Cons quences fonctionnelles du trouble cauchemardesque. Cependant, si les r veils sont fr quents ou entra nent un vitement du sommeil, les individus peuvent ressentir une somnolence diurne excessive, un manque de concentration, une d pression, une anxi t ou une irritabilit . Les cauchemars fr quents de l'enfance (p. ex. plusieurs par semaine) peuvent causer une d tresse importante aux parents et l'enfant. Trouble de la terreur du sommeil. Le trouble cauchemardesque et le trouble terreur du sommeil incluent des r veils ou des r veils partiels avec peur et activation autonome, mais les deux troubles sont diff renciables. Les cauchemars surviennent g n ralement plus tard dans la nuit, pendant le sommeil paradoxal, et produisent des r ves vifs, semblables une histoire et clairement rappel s ; l g re excitation autonome; et des veils complets. Les terreurs nocturnes surviennent g n ralement dans le premier tiers de la nuit, au cours d'une histoire de qualit . Les terreurs conduisent des veils partiels qui laissent l'individu confus, d sorient , partiellement r actif et dot d'une excitation autonome substantielle. Il y a g n ralement une amn sie pour l' v nement du matin. Trouble du comportement en sommeil paradoxal. La pr sence d'une activit motrice complexe au cours de r ves effrayants devrait inciter une valuation plus approfondie du trouble du comportement en sommeil paradoxal, qui survient plus g n ralement chez les hommes d' ge moyen avanc et, contrairement au trouble des cauchemars, est associ des mises en sc ne de r ves souvent violentes et des ant c dents de blessures nocturnes. Les troubles du r ve li s au trouble du comportement en sommeil paradoxal sont d crits par les patients comme des cauchemars, mais ils sont contr l s par des m dicaments appropri s. Deuil. Les r ves dysphoriques peuvent survenir pendant un deuil, mais impliquent g n ralement une perte et une tristesse et sont suivis d'une r flexion personnelle et d'une perspicacit , plut t que d'une d tresse, au r veil. Narcolepsie. Les cauchemars sont une plainte fr quente dans la narcolepsie, mais la pr sence d'une somnolence excessive et d'une cataplexie diff rencie cette affection du trouble cauchemardesque. Crises nocturnes. Les convulsions peuvent rarement se manifester par des cauchemars et doivent tre valu es par polysomnographie et vid o- lectroenc phalographie continue. Les crises nocturnes impliquent g n ralement une activit motrice st r otyp e. Les cauchemars associ s, s'ils sont rappel s, sont souvent de nature r p titive ou refl tent des caract ristiques pileptog nes telles que le contenu des auras diurnes (par exemple, une peur non motiv e), des phosph nes ou des images critiques. Des troubles de l veil, en particulier des veils confusionnels, peuvent galement tre pr sents. Troubles du sommeil li s la respiration. Les troubles du sommeil li s la respiration peuvent conduire des r veils avec veil autonome, mais ceux-ci ne s'accompagnent g n ralement pas de rappels de cauchemars. Trouble panique. Les crises survenant pendant le sommeil peuvent produire des r veils brusques avec veil autonome et peur, mais les cauchemars ne sont g n ralement pas signal s et les sympt mes sont similaires aux attaques de panique survenant pendant l' veil. Troubles dissociatifs li s au sommeil. Les individus peuvent se souvenir d un traumatisme physique ou motionnel r el comme d un r ve lors de r veils document s par lectroenc phalographie. Consommation de m dicaments ou de substances. De nombreuses substances/m dicaments peuvent pr cipiter les cauchemars, notamment les produits dopaminergiques ; b ta-antagonistes adr nergiques et autres antihypertenseurs ; amph tamine, coca ne et autres stimulants ; antid presseurs; aides au sevrage tabagique; et la m latonine. Retrait du sommeil paradoxal : les m dicaments suppresseurs (par exemple, les antid presseurs) et l'alcool peuvent produire un rebond du sommeil paradoxal accompagn de cauchemars. Si les cauchemars sont suffisamment graves pour justifier une attention clinique ind pendante, un diagnostic de trouble du sommeil induit par une substance ou un m dicament doit tre envisag . Les cauchemars peuvent tre comorbides avec plusieurs probl mes m dicaux, notamment une maladie coronarienne, le cancer, le parkinsonisme et la douleur, et peuvent accompagner des traitements m dicaux, tels que l'h modialyse, ou le sevrage de m dicaments ou de substances abusives. Les cauchemars sont souvent comorbides avec d autres troubles mentaux, notamment le SSPT ; trouble d'insomnie;
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schizophr nie; psychose; troubles de l'humeur, de l'anxi t , de l'adaptation et de la personnalit ; et le chagrin pendant le deuil. Un diagnostic concomitant de trouble cauchemardesque ne doit tre envisag que lorsqu une attention clinique ind pendante est justifi e (c est- -dire que les crit res A C sont remplis). Sinon, aucun diagnostic s par n est n cessaire. Ces conditions doivent tre r pertori es sous le sp cificateur de cat gorie de comorbidit appropri . Cependant, le trouble cauchemardesque peut tre diagnostiqu comme un trouble distinct chez les personnes atteintes du SSPT si les cauchemars ne sont pas temporellement li s au SSPT (c'est- -dire s'ils pr c dent d'autres sympt mes du SSPT ou persistent apr s la r solution d'autres sympt mes du SSPT). Les cauchemars sont normalement caract ristiques du trouble du comportement en sommeil paradoxal, du SSPT et du trouble de stress aigu, mais le trouble cauchemardesque peut tre cod ind pendamment si les cauchemars ont pr c d la maladie et que leur fr quence ou leur gravit n cessite une attention clinique ind pendante. Cette derni re peut tre d termin e en se demandant si les cauchemars constituaient un probl me avant l'apparition de l'autre trouble et s'ils ont persist apr s la disparition des autres sympt mes. Relations avec la classification internationale des La Classification internationale des troubles du sommeil, 2e dition (ICSD-Z), pr sente des crit res diagnostiques similaires pour les troubles cauchemardesques. Crit res diagnostiques 327,42 (647,52) A. pisodes r p t s d veil pendant le sommeil associ s des vocalisations et/ou des comportements moteurs complexes. B. Ces comportements surviennent pendant le sommeil paradoxal (REM) et surviennent donc g n ralement plus de 90 minutes apr s le d but du sommeil, sont plus fr quents pendant les derni res parties de la p riode de sommeil et se produisent rarement pendant les siestes diurnes. C. Au r veil de ces pisodes. l'individu est compl tement veill , alerte et non confus ou d sorient . D. L'un des l ments suivants : 1. Sommeil paradoxal sans atonie sur enregistrement polysomnographique. 2. Des ant c dents vocateurs d un trouble du comportement en sommeil paradoxal et un diagnostic tabli de synucl inopathie (p. ex. maladie de Parkinson, atrophie multisyst mique). E. Les comportements provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants (pouvant inclure des blessures soi-m me ou son partenaire de lit). F. La perturbation n'est pas attribuable aux effets physiologiques d'une substance (par exemple, une drogue faisant l'objet d'un abus, un m dicament) ou une autre condition m dicale. 6. La coexistence de troubles mentaux et m dicaux n explique pas les pisodes. La caract ristique essentielle du trouble du comportement en sommeil paradoxal (REM) est des pisodes r p t s d' veil, souvent associ s des vocalisations et/ou des comportements moteurs complexes d coulant du sommeil paradoxal (crit re A). Ces comportements refl tent souvent des r ponses motrices au contenu de r ves violents ou remplis d'action d' tre attaqu ou de tenter d' chapper une situation mena ante, que l'on peut appeler des comportements de r alisation de r ves. Les vocalisations sont souvent fortes, pleines d motion et grossi res. Ces comportements peuvent tre tr s g nants pour la personne et le partenaire de lit et peuvent entra ner des blessures graves (par exemple, tomber, sauter ou voler hors du lit ; courir, donner des coups de poing, des pouss es, des coups ou des coups de pied). Au r veil, l'individu est imm diatement veill , alerte et orient (crit re C) et est souvent capable de se souvenir de la mentalit du r ve, qui est troitement corr l e au comportement observ . Les yeux restent g n ralement ferm s lors de ces v nements. Le diagnostic de trouble du comportement en sommeil paradoxal d pendra d'un certain nombre de facteurs, notamment la fr quence des v nements, le potentiel de violence ou de comportements pr judiciables, l'embarras et la d tresse des autres membres du foyer. Il est pr f rable de d terminer la gravit du probl me en fonction de la nature ou des cons quences du comportement plut t que simplement en fonction de sa fr quence. Bien que les comportements soient g n ralement pro minents et violents, des comportements moins importants peuvent galement survenir. La pr valence des troubles du comportement en sommeil paradoxal est d'environ 0,38 % 0,5 % dans la population g n rale. La pr valence chez les patients souffrant de troubles psychiatriques peut tre plus lev e, ventuellement li e aux m dicaments prescrits pour le trouble psychiatrique. L apparition du trouble du comportement en sommeil paradoxal peut tre progressive ou rapide, et son volution est g n ralement progressive. Les troubles du comportement en sommeil paradoxal associ s aux troubles neurod g
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n ratifs peuvent s am liorer mesure que le trouble neurod g n ratif sous-jacent progresse. En raison de la tr s forte association avec l'apparition tardive d'un trouble neurod g n ratif sous-jacent, notamment l'une des synucl inopathies (maladie de Parkinson, atrophie multisyst mique ou trouble neurocognitif majeur ou l ger corps de Lewy), l' tat neurologique des individus pr sentant un comportement de sommeil paradoxal ce trouble doit tre troitement surveill . Le trouble du comportement en sommeil paradoxal touche majoritairement les hommes de plus de 50 ans, mais ce trouble est de plus en plus identifi chez les femmes et les individus plus jeunes. Les sympt mes chez les jeunes individus, en particulier les jeunes femmes, devraient voquer la possibilit d'une narcolepsie ou d'un trouble du comportement en sommeil paradoxal induit par des m dicaments. G n tique et physiologique. De nombreux m dicaments largement prescrits, notamment les antid presseurs tricycliques, les inhibiteurs s lectifs de la recapture de la s rotonine, les inhibiteurs de la recapture de la s rotonine-noradr naline et les b tabloquants, peuvent entra ner des signes polysomnographiques de sommeil paradoxal sans atonie et un trouble du comportement en sommeil paradoxal franc. On ne sait pas s'il s'agit d'une pr disposition. activit lectromyographique phasique pendant le sommeil paradoxal qui est normalement associ e une atonie musculaire. L'augmentation de l'activit musculaire affecte de mani re variable diff rents groupes musculaires, n cessitant une surveillance lectromyographique plus tendue que celle utilis e dans les tudes conventionnelles du sommeil. Pour cette raison, il est sugg r que la surveillance lectromyographique inclut les groupes musculaires sous-mentaux, extenseurs des orteils bilat raux et tibiaux ant rieurs bilat raux. Une surveillance vid o continue est obligatoire. D'autres r sultats polysomnographiques peuvent inclure un sommeil tr s fr quent (NREM). Cette observation polysomnographique, appel e sommeil paradoxal sans atonie, est pr sente dans pratiquement tous les cas de troubles du comportement en sommeil paradoxal, mais peut galement tre un r sultat polysomnographique asymptomatique. Le r ve clinique la mise en sc ne de comportements coupl s la d couverte polysomnographique de REM sans atonie est n cessaire pour le diagnostic du trouble du comportement en sommeil paradoxal. Le sommeil paradoxal sans atonie sans ant c dents cliniques de comportements oniriques est simplement une observation polysomnographique asymptomatique. On ne sait pas si le sommeil paradoxal isol sans atonie est un pr curseur du trouble du comportement en sommeil paradoxal. individus. La g ne li e aux pisodes peut alt rer les relations sociales. Les individus peuvent viter les situations dans lesquelles d'autres pourraient prendre conscience du d rangement, rendre visite des amis pendant la nuit ou coucher avec des partenaires de lit. Un isolement social ou des difficult s professionnelles peuvent en r sulter. Rarement, les troubles du comportement en sommeil paradoxal peuvent entra ner des blessures graves la victime ou au partenaire de lit. Autres parasomnies. Les veils confusionnels, le somnambulisme et les terreurs nocturnes peuvent facilement tre confondus avec le trouble du comportement en sommeil paradoxal. En g n ral, ces troubles surviennent chez les individus plus jeunes. Contrairement aux troubles du comportement en sommeil paradoxal, ils r sultent du sommeil NREM profond et ont donc tendance survenir au d but de la p riode de sommeil. Le r veil apr s une excitation confuse est associ la confusion, la d sorientation et au rappel incomplet de la mentalit onirique accompagnant le comportement. Le suivi polysomnographique dans les troubles de l' veil r v le une atonie REM normale. Crises nocturnes. Les crises nocturnes peuvent parfaitement imiter les troubles du comportement en sommeil paradoxal, mais les comportements sont g n ralement plus st r otyp s. Une surveillance polysomnographique employant un montage lectroenc phalographique complet des crises peut diff rencier les deux. Le sommeil paradoxal sans atonie n'est pas pr sent sur le suivi polysomnographique. Apn e obstructive du sommeil. L apn e obstructive du sommeil peut entra ner des comportements impossibles distinguer du trouble du comportement en sommeil paradoxal. Un suivi polysomnographique est n cessaire pour diff rencier les deux. Dans ce cas, les sympt mes disparaissent apr s un traitement efficace de l apn e obstructive du sommeil, et le sommeil paradoxal sans atonie n est pas pr sent lors de la surveillance polysomnographique. Autre trouble dissociatif pr cis (trouble dissociatif psychog ne li au sommeil). Contrairement pratiquement toutes les autres parasomnies, qui surviennent pr cipitamment lors du sommeil NREM ou REM, les comportements dissociatifs psychog nes r sultent d'une p riode d' veil bien d finie pen
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dant la p riode de sommeil. Contrairement au trouble du comportement en sommeil paradoxal, cette condition est plus fr quente chez les jeunes femmes. Simulation. De nombreux cas de simulation dans lesquels l'individu signale des mouvements de sommeil probl matiques imitent parfaitement les caract ristiques cliniques du trouble du comportement en sommeil paradoxal, et une documentation polysomnographique est obligatoire. Les troubles du comportement en sommeil paradoxal sont pr sents simultan ment chez environ 30 % des patients atteints de narcolepsie. Lorsqu'elle survient dans la narcolepsie, les donn es d mographiques refl tent la tranche d' ge la plus jeune de la narcolepsie, avec une fr quence gale chez les hommes et les femmes. D'apr s les r sultats des individus se pr sentant dans les cliniques du sommeil, la plupart des individus (> 50 %) souffraient initialement d'une forme idiopathique , notamment d'une des synucl inopathies (maladie de Parkinson, atrophie multisyst mique ou trouble neurocognitif majeur ou l ger corps de Lewy). Les troubles du comportement en sommeil paradoxal pr c dent souvent de plusieurs ann es (souvent plus d une d cennie) tout autre signe de ces troubles. Relation avec la Classification internationale des Le trouble du comportement en sommeil paradoxal est pratiquement identique au trouble du comportement en sommeil paradoxal dans la Classification internationale des troubles du sommeil, 2e dition (ICSD-2). Crit res diagnostiques 333,94 (625,81) A. Une envie de bouger les jambes, g n ralement accompagn e ou en r ponse des sensations inconfortables et d sagr ables dans les jambes, caract ris e par tous les l ments suivants : 1. L'envie de bouger les jambes commence ou s'aggrave pendant les p riodes de repos ou d'inactivit . 2. L envie de bouger les jambes est partiellement ou totalement soulag e par le mouvement. 3. L'envie de bouger les jambes est pire le soir ou la nuit que le jour, ou ne survient que le soir ou la nuit. B. Les sympt mes du crit re A surviennent au moins trois fois par semaine et persistent depuis au moins 3 mois. C. Les sympt mes du crit re A s'accompagnent d'une d tresse importante ou d'une d ficience sociale. professionnels, ducatifs, acad miques, comportementaux ou autres domaines de fonctionnement importants. D. Les sympt mes du crit re A ne sont pas attribuables un autre trouble mental ou une condition m dicale (par exemple, arthrite, d me des jambes, isch mie p riph rique, crampes dans les jambes) et ne sont pas mieux expliqu s par un probl me de comportement (par exemple, inconfort de position, tapotement habituel du pied). . E. Les sympt mes ne sont pas attribuables aux effets physiologiques d une drogue ou d un m dicament (par exemple, l akathisie). Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est un trouble neurologique du sommeil sensorimoteur caract ris par un d sir de bouger les jambes ou les bras, g n ralement associ des sensations inconfortables g n ralement d crites comme ramper, ramper, picoter, br ler ou d manger (crit re A). Le diagnostic du SJSR repose principalement sur l'auto- valuation et les ant c dents du patient. Les sympt mes sont pires lorsque la personne est au repos et des mouvements fr quents des jambes se produisent dans le but de soulager les sensations inconfortables. Les sympt mes sont pires le soir ou la nuit et, chez certaines personnes, ils n'apparaissent que le soir ou la nuit. L'aggravation nocturne se produit ind pendamment des diff rences d'activit . Il est important de diff rencier le SJSR des autres affections telles que l inconfort de position et les crampes dans les jambes (crit re D). Les sympt mes du SJSR peuvent retarder l endormissement et r veiller l individu du sommeil et sont associ s une fragmentation importante du sommeil. Le soulagement obtenu en bougeant les jambes peut ne plus tre apparent dans cas graves. Le SJSR est associ une somnolence diurne et s'accompagne fr quemment d'une d tresse clinique importante ou d'une d ficience fonctionnelle. Les mouvements p riodiques des jambes pendant le sommeil (PLMS) peuvent servir de preuve corroborante du SJSR, avec jusqu' 90 % des personnes diagnostiqu es avec un SJSR d montrant un PLMS lorsque les enregistrements sont pris sur plusieurs nuits. Les mouvements p riodiques des jambes pendant l' veil soutiennent un diagnostic de SJSR. Les rapports faisant tat de difficult s initier et maintenir le sommeil et de somnolence diurne excessive peuvent galement tayer le diagnostic de SJSR. Des caract ristiques de soutien suppl mentaires incluent des ant c dents familiaux de SJSR parmi les parents au premier degr et une r duction des sympt mes, au moins initialement, avec un traitement dopaminergique. Les taux de pr valence du SJSR varient consid rablement lorsque des crit res g n raux sont utilis s, mais varient de 2 % 7,2 % lorsque des crit res plus d finis sont utilis s. Lorsque la fr quence des sympt mes est d'au m
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oins trois fois par semaine avec une d tresse mod r e ou s v re, le taux de pr valence est de 1,6 % ; lorsque la fr quence des sympt mes est d'au moins une fois par semaine, le taux de pr valence est de 4,5 %. Les femmes sont 1,5 2 fois plus susceptibles que les hommes de souffrir du SJSR. Le SJSR augmente galement avec l ge. La pr valence du SJSR peut tre plus faible dans les populations asiatiques. L apparition du SJSR survient g n ralement au cours de la deuxi me ou de la troisi me d cennie. Environ 40 % des personnes diagnostiqu es avec le SJSR l ge adulte d clarent avoir ressenti des sympt mes avant l ge de 20 ans, et 20 % d clarent avoir ressenti des sympt mes avant l ge de 10 ans. Les taux de pr valence du SJSR augmentent r guli rement avec l' ge jusqu' environ 60 ans, les sympt mes restant stables ou diminuant l g rement dans les groupes d' ge plus g s. Compar aux cas non familiaux, le SJSR familial appara t g n ralement plus jeune et volue plus lentement. L' volution clinique du SJSR diff re selon l' ge d'apparition. Lorsque l'apparition survient avant 45 ans, on observe souvent une lente progression des sympt mes. Dans le SJSR d'apparition tardive, une progression rapide est typique et des facteurs aggravants sont fr quents. Les sympt mes du SJSR semblent similaires tout au long de la vie, restant stables ou diminuant l g rement dans les groupes d ge plus g s. Le diagnostic du SJSR chez les enfants peut tre difficile en raison de la composante d'auto- valuation. Alors que le crit re A pour les adultes suppose que la description de l'envie de bouger revient au patient, le diagnostic p diatrique n cessite une description dans les propres mots de l'enfant plut t que par un parent ou un tuteur. G n ralement, les enfants g s de 6 ans ou plus sont capables de fournissent des descripteurs d taill s et ad quats du SJSR. Cependant, les enfants utilisent ou comprennent rarement le mot envie , signalant plut t que leurs jambes doivent ou doivent bouger. De plus, potentiellement li aux p riodes prolong es de position assise pendant les cours, les deux tiers des enfants et des adolescents signalent des sensations dans les jambes pendant la journ e. Ainsi, pour le crit re diagnostique A3, il est important de comparer une dur e gale de position assise ou couch e dans la journ e la dur e assise ou couch e le soir ou la nuit. L aggravation nocturne a tendance persister m me dans le contexte du SJSR p diatrique. Comme pour le SJSR chez les adultes, il existe un impact n gatif significatif sur le sommeil, l humeur, la cognition et la fonction. Les d ficiences chez les enfants et les adolescents se manifestent plus souvent dans les domaines comportementaux et ducatifs. G n tique et physiologique. Les facteurs pr disposants comprennent le sexe f minin, l ge avanc , les variantes de risque g n tique et les ant c dents familiaux de SJSR. Les facteurs d clenchants sont souvent limit s dans le temps, comme la carence en fer, la plupart des individus reprenant des habitudes de sommeil normales apr s la disparition de l' v nement d clencheur initial. Les variantes du risque g n tique jouent galement un r le dans SJSR secondaire des troubles tels que l ur mie, ce qui sugg re que les individus ayant une susceptibilit g n tique d veloppent un SJSR en pr sence d autres facteurs de risque. Le SJSR a une forte composante familiale. Il existe des voies physiopathologiques d finies qui soutiennent le SJSR. Des tudes d'association l' chelle du g nome ont montr que le SJSR est associ de mani re significative des variantes g n tiques communes dans les r gions introniques ou interg niques de MEISI, BTBD9 et MAP2K5 sur les chromosomes 2p, 6p et 15q, respectivement. L'association de ces trois variantes avec le SJSR a t reproduite de mani re ind pendante. B TBD9 conf re un risque excessif tr s important (80 %) lorsqu un seul all le est pr sent. En raison de la fr quence lev e de cette variante chez les individus d origine europ enne, le risque attribuable la population (PAR) avoisine les 50 %. Les all les risque associ s MEISI et BTBD9 sont moins fr quents chez les individus d'origine africaine ou asiatique, ce qui sugg re peut- tre un risque plus faible de SJSR dans ces populations. Les m canismes physiopathologiques du SJSR incluent galement des perturbations du syst me dopaminergique central et des perturbations du m tabolisme du fer. Le syst me opiac endog ne peut galement tre impliqu . Les effets th rapeutiques des m dicaments dopaminergiques (principalement les agonistes D2 et D3 non ergoteux) confirment galement que le SJSR est fond sur un dysfonctionnement des voies dopaminergiques centrales. Bien qu il ait galement t d montr que le traitement efficace du SJSR r duit significativement les sympt mes d pressifs, les antid presseurs s rotoninergiques peuvent induire ou aggraver le SJSR chez certaines personnes. Bien que le SJSR soit plus r pandu chez les femm
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es que chez les hommes, il n existe aucune diff rence diagnostique selon le sexe. Cependant, la pr valence du SJSR pendant la grossesse est deux trois fois plus lev e que dans la population g n rale. Le SJSR associ la grossesse culmine au cours du troisi me trimestre et s'am liore ou se r sorbe dans la plupart des cas peu de temps apr s l'accouchement. La diff rence entre les sexes dans la pr valence du SJSR s'explique au moins en partie par la parit , les femmes nullipares tant expos es au m me risque de SJSR que les hommes du m me ge. La polysomnographie d montre des anomalies significatives du SJSR, g n ralement une latence d'endormissement accrue et un indice d' veil plus lev . La polysomnographie avec un test d'immobilisation pr alable peut fournir un indicateur du signe moteur du SJSR, des mouvements p riodiques des membres, dans des conditions standard de sommeil et pendant un repos calme, qui peuvent tous deux provoquer des sympt mes du SJSR. Cons quences fonctionnelles du syndrome des jambes sans repos Des formes de SJSR suffisamment graves pour alt rer significativement le fonctionnement ou associ es des troubles mentaux, notamment la d pression et l'anxi t , surviennent chez environ 2 3 % de la population. Bien que l'impact des sympt mes plus l gers soit moins bien caract ris , les personnes atteintes Les SJSR se plaignent de perturbations dans au moins une activit de la vie quotidienne, avec jusqu' 50 % signalant un impact n gatif sur l'humeur et 476 % signalant un manque d' nergie. Les cons quences les plus courantes du SJSR sont des troubles du sommeil, notamment une r duction de la dur e du sommeil, une fragmentation du sommeil et une perturbation globale ; d pression, trouble d'anxi t g n ralis e, trouble panique et trouble de stress post-traumatique ; et les d ficiences de la qualit de vie. Le SJSR peut entra ner une somnolence ou une fatigue diurne et s'accompagne fr quemment d'une d tresse ou d'une alt ration importante du fonctionnement affectif, social, professionnel, ducatif, scolaire, comportemental ou cognitif. Les conditions les plus importantes dans le diagnostic diff rentiel du SJSR sont les crampes dans les jambes, l'inconfort de position, les arthralgies/arthrite, les myalgies, l'isch mie positionnelle (engourdissement), l' d me des jambes, la neuropathie p riph rique, la radiculopathie et les tapotements habituels du pied. Le je (notation du muscle (crampes), le soulagement avec un seul changement de posture, la limitation aux articulations, la douleur la palpation (myalgies) et d'autres anomalies l'examen physique ne sont pas caract ristiques du SJSR. Contrairement au SJSR, les crampes nocturnes dans les jambes ne pr sentent g n ralement pas de d sir de bouger les membres et il n'y a pas de mouvements fr quents des membres. Les affections moins courantes diff rencier du SJSR comprennent l'akathisie induite par les neuroleptiques, la my lopathie et les sympt mes. l'insuffisance veineuse, la maladie art rielle p riph rique, l'ecz ma, d'autres probl mes orthop diques et l'agitation induite par l'anxi t . L'aggravation nocturne et les mouvements p riodiques des membres sont plus fr quents dans le SJSR que dans l'akathisie ou la neuropathie p riph rique induite par les m dicaments. S il est important que les sympt mes du SJSR ne soient pas uniquement expliqu s par une autre condition m dicale ou comportementale, il convient galement de comprendre que n importe laquelle de ces conditions similaires peut survenir chez une personne atteinte du SJSR. Cela n cessite de se concentrer s par ment sur chaque condition possible dans le processus de diagnostic et lors de l valuation de l impact. Pour les cas o le diagnostic de Le SJSR n est pas certain, l valuation des fonctionnalit s de soutien du SJSR, en particulier le PLMS ou des ant c dents familiaux de SJSR, peut tre utile. Les caract ristiques cliniques, telles que la r ponse un agent dopaminergique et les ant c dents familiaux positifs de SJSR, peuvent aider au diagnostic diff rentiel. Les troubles d pressifs, les troubles anxieux et les troubles de l'attention sont g n ralement comorbides avec le SJSR et sont abord s dans la section Cons quences fonctionnelles des jambes sans repos . Syndrome. Le principal trouble m dical comorbide avec le SJSR est la maladie cardiovasculaire. Il peut y avoir une association avec de nombreux autres troubles m dicaux, notamment l hypertension, la narcolepsie, la migraine, la maladie de Parkinson, la scl rose en plaques, la neuropathie p riph rique, l apn e obstructive du sommeil, le diab te sucr , la fibromyalgie, l ost oporose, l ob sit , les maladies thyro diennes et le cancer. La carence en fer, la grossesse et l'insuffisance r nale chronique sont galement comorbides avec le SJSR. Lien avec la classification internationale des La Classification internationale des troubles du sommeil, 2e dition (ICSD-2), pr sente des sympt mes diagnostiques simil
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aires. A. Une perturbation importante et grave du sommeil. B. Il existe des preuves issues des ant c dents, de l'examen physique ou des r sultats de laboratoire des points (1) et (2) : 1. Les sympt mes du crit re A se sont d velopp s pendant ou peu apr s une intoxication une substance ou apr s l'arr t ou l'exposition un m dicament. 2. La substance/le m dicament concern est capable de produire les sympt mes du crit re A. C. Le trouble ne s explique pas mieux par un trouble du sommeil qui n est pas induit par une substance ou un m dicament. De telles preuves d un trouble du sommeil ind pendant pourraient inclure les l ments suivants : Les sympt mes pr c dent le d but de la consommation de la substance/du m dicament ; les sympt mes persistent pendant une p riode de temps substantielle (par exemple environ 1 mois) apr s la fin du sevrage aigu ou d'une intoxication grave ; ou il existe d'autres preuves sugg rant l'existence d'un trouble du sommeil ind pendant non induit par une substance/un m dicament (par exemple, des ant c dents d' pisodes r currents non li s une substance/un m dicament). D. Le trouble ne se produit pas exclusivement au cours d'un d lire. E. La perturbation provoque une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Remarque : Ce diagnostic doit tre pos la place d'un diagnostic d'intoxication une substance ou de sevrage une substance uniquement lorsque les sympt mes du crit re A pr dominent dans le tableau clinique et lorsqu'ils sont suffisamment graves pour justifier une attention clinique. Note de codage : Les codes ICD-9-CM et ICD-10-CM pour les troubles du sommeil induits par [substance/m dicament sp cifique] sont indiqu s dans le tableau ci-dessous. Notez que le code CIM-10-CM d pend de la pr sence ou non d'un trouble comorbide li l'usage de substances pour la m me classe de substances. Si une consommation l g re de substances Le trouble du sommeil induit par une substance est comorbide avec le trouble du sommeil induit par une substance, le caract re de 4 me position est , 1 et le clinicien doit enregistrer trouble l ger li l'usage de [substance] avant le trouble du sommeil induit par une substance (par exemple, trouble l ger li l'usage de coca ne). avec un trouble du sommeil induit par la coca ne ). Si un trouble li l'usage de substances mod r ou grave est comorbide avec le trouble du sommeil induit par une substance, le 4 me caract re est 2 et le clinicien doit l'enregistrer. trouble li l'usage de [substance] mod r ou trouble li l'usage de [substance] s v re , selon la gravit du trouble li l'usage de substances comorbide. S il n y a pas de trouble comorbide li l usage de substances (par exemple, apr s une consommation importante et ponctuelle de la substance). alors le caract re de 4 me position est 9 et le clinicien doit enregistrer uniquement le trouble du sommeil induit par une substance. Un trouble du tabagisme mod r ou s v re est requis pour coder un trouble du sommeil induit par le tabac ; il n'est pas permis de coder un trouble comorbide. trouble l ger li l'usage du tabac ou trouble li l'absence de tabac accompagn d'un trouble du sommeil induit par le tabac. Pr cisez si : Type d'insomnie : Caract ris e par des difficult s s'endormir ou maintenir le sommeil, des r veils nocturnes fr quents ou un sommeil non r parateur. Type de somnolence diurne : Caract ris e par une plainte pr dominante de somnolence/fatigue excessive pendant les heures d' veil ou. plus rarement, une longue p riode de sommeil. Type de parasomnie : Caract ris e par des v nements comportementaux anormaux pendant le sommeil. Type mixte : caract ris par un probl me de sommeil induit par une substance ou un m dicament, caract ris par plusieurs types de sympt mes du sommeil, mais aucun sympt me ne pr domine clairement. Pr cisez-le (voir le Tableau 1 du chapitre Troubles li s aux substances et d pendances pour les diagnostics associ s la classe de substances) : En cas d'apparition au cours d'une intoxication : ce sp cificateur doit tre utilis si les crit res d'intoxication par la substance/le m dicament sont remplis et si les sympt mes se sont d velopp s pendant la p riode d'intoxication. Avec apparition lors de l'arr t/du sevrage : ce sp cificateur doit tre utilis si les crit res d'arr t/de sevrage de la substance/du m dicament et les sympt mes d velopp s pendant ce traitement sont remplis. ou peu de temps apr s, arr t de la substance/du m dicament. Avec trouble d'usage, Sans trouble, usage mod r Alcool 291,82 F10.182 F10.282 F10.982 Caf ine 292,85 F15,182 F15,282 F15,982 Cannabis 292,85 F12,188 F12,288 F12,988 Opio de 292,85 F11,182 F11,282 F11,982 S datif, hypnotique ou anxiolytique 292,85 F13.182 F13.282 F13.982 Amph tamine (ou autre 292.85 F15.182 F15.282 F15.982 Coca ne 292,85 F14,182 F14,282 F14,982 Tabac 292,
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85 NA F17,208 NA Autre substance (ou inconnue) 292,85 F19.182 F19.282 F19.982 |CD-9-CM. Le nom de la substance/du trouble du sommeil induit par le m dicament commence par la substance sp cifique (par exemple, coca ne, bupropion) qui est pr sum e tre l'origine du trouble du sommeil. Le code de diagnostic est s lectionn dans le tableau inclus dans l'ensemble de crit res, qui est bas sur la classe de m dicament. Pour les substances qui n entrent dans aucune des classes (par exemple, le bupropion), le code autre substance doit tre utilis ; et dans les cas o une substance est consid r e comme un facteur tiologique mais o la classe sp cifique de substance est inconnue, la cat gorie substance inconnue doit tre utilis e. Le nom du trouble est suivi de la sp cification du d but (c'est- -dire, d but pendant l'intoxication, d but pendant l'arr t/le sevrage), suivi de la d signation du sous-type (c'est- -dire, type d'insomnie, type de somnolence diurne, type de parasomnie, type mixte). ). Contrairement aux proc dures d'enregistrement pour la CIM-IO-CM, qui combinent le trouble induit par une substance et le trouble li l'usage de substances en un seul code, pour la CIM-9-CM, un code de diagnostic distinct est donn pour le trouble li l'usage de substances. Par exemple, dans le cas d'une insomnie survenant lors du sevrage chez un homme pr sentant un trouble s v re li l'usage du loraz pam, le diagnostic est 292,85 trouble du sommeil induit par le loraz pam, apparaissant lors du sevrage, de type insomnie. Un diagnostic suppl mentaire de 304.10 trouble grave li l'usage du loraz pam est galement pos . Lorsque plus d'une substance est jug e jouer un r le significatif dans le d veloppement des troubles du sommeil, chacune doit tre r pertori e s par ment (par exemple, 292.85 trouble du sommeil induit par l'alcool, apparaissant au cours d'une intoxication, type d'insomnie ; 292.85 coca ne trouble du sommeil provoqu par l'alcool). trouble, apparaissant lors d'une intoxication, type insomnie). |CD-1 O-CM. Le nom de la substance/du trouble du sommeil induit par le m dicament commence par la substance sp cifique (par exemple, coca ne, bupropion) qui est pr sum e tre l'origine du trouble du sommeil. Le code de diagnostic est s lectionn dans le tableau inclus dans l ensemble de crit res, qui est bas sur la classe de m dicaments et la pr sence ou l absence d un trouble comorbide li l usage de substances. Pour les substances qui n entrent dans aucune des classes (par exemple le bupropion), le code autre substance doit tre utilis ; et dans les cas o une substance est consid r e comme un facteur tiologique mais o la classe sp cifique de substance est inconnue, la cat gorie substance inconnue doit tre utilis e. Lors de l enregistrement du nom du trouble, le trouble comorbide li l usage de substances (le cas ch ant) est r pertori en premier, suivi du mot avec , suivi du nom du trouble du sommeil induit par une substance, suivi de la sp cification de son apparition (c.- -d. apparition pendant l'intoxication, apparition pendant l'arr t/le sevrage), suivi de la d signation du sous-type (c'est- -dire type d'insomnie, type de somnolence diurne, type de parasomnie, type mixte). Par exemple, dans le cas d'une insomnie survenant lors du sevrage chez un homme pr sentant un trouble s v re li l'usage du loraz pam, le diagnostic est F13.282 trouble s v re li l'usage du loraz pam avec trouble du sommeil induit par le loraz pam, apparaissant lors du sevrage, de type insomnie. Un diagnostic distinct du trouble comorbide grave li l usage du loraz pam n est pas pos . Si le trouble du sommeil induit par une substance survient sans trouble comorbide li l'usage de substances (par exemple, avec la prise de m dicaments), aucun trouble li l'usage de substances ne l'accompagne (par exemple, F19.982 trouble du sommeil induit par le bupropion, apparaissant lors de la prise de m dicaments, insomnie). taper). Lorsque plus d'une substance est jug e jouer un r le important dans le d veloppement des troubles du sommeil, chacune doit tre r pertori e s par ment (par exemple, F10.282 trouble grave li la consommation d'alcool avec trouble du sommeil induit par l'alcool, apparaissant lors d'une intoxication, de type insomnie ; F14.282 trouble grave li l'usage de coca ne avec trouble du sommeil induit par la coca ne, apparaissant lors d'une intoxication, type insomnie). La caract ristique essentielle du trouble du sommeil induit par une substance ou un m dicament est un trouble du sommeil important, suffisamment grave pour justifier une attention clinique ind pendante (crit re A) et jug comme tant principalement associ aux effets pharmacologiques d'une substance (c'est- -dire un m dicament de abus, un m dicament, exposition des toxines) (Crit re B). Selon la substance impliqu e, l'un des quatre types de troubles du sommeil est signal . Le type d insomnie et le type de somnolence
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diurne sont les plus courants, tandis que le type de parasomnie est moins fr quent. Le type mixte est not lorsque plus d'un type de sommeil un sympt me li la perturbation est pr sent et aucun n'est pr dominant. Le trouble ne doit pas tre mieux expliqu par un autre trouble du sommeil (Crit re C). Un trouble du sommeil induit par une substance ou un m dicament se distingue d un trouble d insomnie ou d un trouble associ une somnolence diurne excessive par compte tenu du d but et de l volution. Pour les drogues faisant l'objet d'abus, il doit y avoir des preuves d'intoxication ou de sevrage d'apr s les ant c dents, l'examen physique ou les r sultats de laboratoire. Les troubles du sommeil induits par des substances/m dicaments surviennent uniquement en association avec des tats d'intoxication ou d'arr t/sevrage, alors que d'autres troubles du sommeil peuvent pr c der le d but de la consommation de substances ou survenir pendant des p riodes d'abstinence prolong e. Comme les tats d arr t/de sevrage de certaines substances peuvent tre prolong s, l apparition des troubles du sommeil peut survenir 4 semaines apr s l arr t de la consommation de substances, et les troubles peuvent pr senter des caract ristiques atypiques d autres troubles du sommeil (par exemple, ge atypique au d but ou l volution). . Le diagnostic n'est pas pos si les troubles du sommeil surviennent uniquement lors d'un d lire (crit re D). Les sympt mes doivent provoquer une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d autres domaines importants (Crit re E). Ce diagnostic doit tre pos la place d'un diagnostic d'intoxication une substance ou de sevrage d'une substance uniquement lorsque les sympt mes du crit re A pr dominent dans le tableau clinique et lorsque les sympt mes justifient une attention clinique ind pendante. Pendant les p riodes de consommation de substances/m dicaments, d intoxication ou de sevrage, les individus se plaignent fr quemment d une humeur dysphorique, notamment de d pression et d anxi t , d irritabilit , de troubles cognitifs, d incapacit se concentrer et de fatigue. Des troubles du sommeil importants et graves peuvent survenir en association avec une intoxication par les classes de substances suivantes : alcool ; caf ine; cannabis; les opio des ; s datifs, hypnotiques ou anxiolytiques ; stimulants (y compris la coca ne) ; et d'autres substances (ou inconnues). Des troubles du sommeil importants et graves peuvent survenir en association avec le sevrage des classes de substances suivantes : alcool ; caf ine; cannabis; les opio des ; s datifs, hypnotiques ou anxiolytiques ; stimulant (y compris la coca ne); tabac; et d'autres substances (ou inconnues). Certains m dicaments qui provoquent des troubles du sommeil comprennent les agonistes et antagonistes adr nergiques, les agonistes et antagonistes de la dopamine, les agonistes et antagonistes cholinergiques, les agonistes et antagonistes s rotoninergiques, les antihistaminiques et les corticost ro des. Alcool. Les troubles du sommeil induits par l alcool se manifestent g n ralement sous la forme d insomnie. Lors d'une intoxication aigu , l'alcool produit un effet s datif imm diat en fonction du sommeil paradoxal (REM) rapproch et provoqu . Suite ces premiers effets, il peut y avoir une augmentation de l veil, un sommeil agit et des r ves vifs et charg s d anxi t pendant la p riode de sommeil restante. En parall le, les stades 3 et 4 du sommeil sont r duits et l veil et le sommeil paradoxal sont augment s. L'alcool peut aggraver les troubles du sommeil li s la respiration. En cas de consommation habituelle, l'alcool continue de manifester un effet s datif de courte dur e dans la premi re moiti de la nuit, suivi d'une perturbation de la continuit du sommeil dans la seconde moiti . Pendant le sevrage alcoolique, la continuit du sommeil est extr mement perturb e, ainsi que la quantit et l'intensit accrues du sommeil paradoxal, fr quemment associ es des r ves vifs, qui, sous leur forme extr me, constituent une partie du d lire de sevrage alcoolique. Apr s un sevrage aigu, les consommateurs chroniques d'alcool peuvent continuer se plaindre d'un sommeil l ger et fragment pendant des semaines, voire des ann es, associ un d ficit persistant de sommeil lent. Caf ine. Les troubles du sommeil induits par la caf ine produisent de l'insomnie de mani re dose-d pendante, certaines personnes pr sentant une somnolence diurne li e au sevrage. Cannabis. L administration aigu de cannabis peut r duire la latence du sommeil, bien que des effets d veil avec une augmentation de la latence du sommeil se produisent galement. Le cannabis am liore le sommeil lent et supprime le sommeil paradoxal apr s une administration aigu . Chez les utilisateurs chroniques, une tol rance aux effets induisant le sommeil et am liorant le sommeil ondes lentes se d veloppe. Lors du sevrage, des difficult s de
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sommeil et des r ves d sagr ables ont t rapport s durant plusieurs semaines. durant cette phase. Opio des. Les opio des peuvent produire une augmentation de la somnolence et de la profondeur subjective du sommeil, ainsi qu'une r duction du sommeil paradoxal, lors d'une utilisation aigu court terme. Avec une administration continue, une tol rance aux effets s datifs des opio des se d veloppe et des plaintes d'insomnie surviennent. Conform ment leurs effets d presseurs respiratoires, les opio des exacerbent l apn e du sommeil. Substances s datives, hypnotiques ou anxiolytiques. S datifs, hypnotiques et anxiolytiques (par ex. barbituriques, agonistes des r cepteurs des benzodiaz pines, m probamate, glut thimide, m thypry) Ion) ont des effets similaires ceux des opio des sur le sommeil. Lors d'une intoxication aigu , les m dicaments s datifs-hypnotiques produisent l'augmentation attendue de la somnolence et une diminution de l' veil. L'usage chronique (en particulier de barbituriques et d'anciens m dicaments non barbituriques et non benzodiaz pines) peut provoquer une tol rance avec retour ult rieur de l'insomnie. Une somnolence diurne peut survenir. Les m dicaments s datifs-hypnotiques peuvent augmenter la fr quence et la gravit des pisodes d apn e obstructive du sommeil. Les parasomnies sont associ es l'utilisation d'agonistes des r cepteurs des benzodiaz pines, en particulier lorsque ces m dicaments sont pris des doses plus lev es et lorsqu'ils sont associ s d'autres m dicaments s datifs. L'arr t brutal d'une utilisation chronique de s datifs, d'hypnotiques ou d'anxiolytiques peut entra ner un sevrage, mais plus fr quemment une insomnie de rebond, une condition d'exacerbation de l'insomnie apr s l'arr t du m dicament pendant 1 2 jours, signal e comme se produisant m me avec une utilisation court terme. Les m dicaments s datifs, hypnotiques ou anxiolytiques ayant une courte dur e d'action sont plus susceptibles de provoquer des plaintes d'insomnie de rebond, tandis que ceux ayant une dur e d'action plus longue sont plus souvent associ s une somnolence diurne. Tout m dicament s datif, hypnotique ou anxiolytique peut potentiellement provoquer une s dation diurne, un sevrage ou une insomnie de rebond. Amph tamines et substances apparent es et autres stimulants. Les troubles du sommeil induits par les amph tamines et les substances apparent es et autres stimulants se caract risent par une insomnie lors de l'intoxication et une somnolence excessive lors du sevrage. Lors d'une intoxication aigu , les stimulants r duisent la dur e totale du sommeil, augmentent la latence du sommeil et les troubles de la continuit du sommeil, et diminuent le sommeil paradoxal. Le sommeil lent a tendance tre r duit. Lors du sevrage de la consommation chronique de stimulants, il existe la fois une dur e de sommeil nocturne prolong e et une somnolence diurne excessive. Plusieurs tests de latence du sommeil peuvent montrer une somnolence diurne accrue pendant la phase de sevrage. Des m dicaments comme le 3,4- la m thyl nedioxym thamph tamine (MDMA ; ecstasy ) et les substances apparent es entra nent un sommeil agit et perturb dans les 48 heures suivant la consommation ; l'utilisation fr quente de ces compos s est associ e des sympt mes persistants d'anxi t , de d pression et de troubles du sommeil, m me en cas d'abstinence long terme. Tabac. La consommation chronique de tabac est principalement associ e des sympt mes d'insomnie, une diminution du sommeil lent avec une r duction de l'efficacit du sommeil et une somnolence diurne accrue. Le sevrage tabagique peut entra ner des troubles du sommeil. Les personnes qui fument beaucoup peuvent conna tre des r veils nocturnes r guliers caus s par l envie de fumer. Substances/m dicaments autres ou inconnus. D'autres substances/m dicaments peuvent provoquer des troubles du sommeil, en particulier les m dicaments qui affectent le syst me nerveux central ou autonome (par exemple, agonistes et antagonistes adr nergiques, agonistes et antagonistes de la dopamine, agonistes et antagonistes cholinergiques, agonistes et antagonistes s rotoninergiques, antihistaminiques, cortico des). L'insomnie chez les enfants peut tre identifi e soit par un parent, soit par l'enfant. Souvent, l'enfant pr sente des troubles du sommeil vidents associ s au d but du traitement, mais peut ne pas signaler de sympt mes, bien que les parents observent les troubles du sommeil. La consommation de certaines substances illicites (p. ex. cannabis, ecstasy) est r pandue l adolescence et au d but de l ge adulte. D termination de l'insomnie pour savoir si les troubles du sommeil sont dus la consommation de ces substances. Les comportements de recherche d'aide pour les troubles du sommeil dans ces groupes d' ge sont limit s et un rapport corroborant peut donc tre obtenu aupr s d'un parent, d'un soignant ou d'un enseignant. Les personnes g es prennent plus de m dicaments
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et courent un risque accru de d velopper un trouble du sommeil induit par une substance ou un m dicament. Ils peuvent interpr ter les troubles du sommeil comme faisant partie du vieillissement normal et ne pas signaler les sympt mes. Les personnes ayant une majeure un trouble neurocognitif (par exemple, d mence), ce qui rend le rapport corroborant du ou des soignants particuli rement important. sont normatifs pour certaines tranches d ge. Ils sont pertinents et probablement applicables au type de troubles du sommeil rencontr s (voir le chapitre Les troubles du sommeil li s aux substances et aux d pendances). Troubles pour les descriptions des troubles li s l usage de substances respectifs). Capricieux. La consommation de substances pr cipite ou accompagne g n ralement l insomnie chez les personnes vuln rables. Ainsi, pr sence d'insomnie en r ponse au stress ou un changement du sommeil en- trouble du sommeil. Un risque similaire peut tre pr sent pour les personnes souffrant d'autres troubles du sommeil (par exemple, les personnes souffrant d'hypersomnie qui utilisent des stimulants). La consommation de substances, y compris de m dicaments prescrits, peut d pendre en partie du contexte culturel et des r glementations locales sp cifiques en mati re de drogues. Des pr valences sp cifiques au sexe (c'est- -dire que les femmes sont plus touch es que les hommes dans un rapport d'environ 2 : 1) existent pour les modes de consommation de certaines substances (par exemple, l'alcool). La m me quantit et la m me dur e de consommation d'une substance donn e peuvent conduire des r sultats tr s diff rents en mati re de sommeil chez les hommes et les femmes, en fonction, par exemple, des diff rences sp cifiques au sexe dans le fonctionnement h patique. Chacun des troubles du sommeil induits par une substance ou un m dicament produit des sch mas de sommeil lectroenc phalographiques qui sont associ s d'autres troubles, mais ne peuvent pas tre consid r s comme diagnostiques. Le profil de sommeil lectroenc phalographique de chaque substance est li au stade d'utilisation, qu'il s'agisse d'une consommation/intoxication, d'une utilisation chronique ou d'un sevrage apr s l'arr t de la substance. La polysomnographie nocturne peut aider d finir la gravit des plaintes d'insomnie, tandis que le test de latence multiple du sommeil fournit des informations sur la gravit de la somnolence diurne. Surveillance de la respiration nocturne et des mouvements p riodiques des membres avec comportement. Les journaux de sommeil pendant 2 semaines et l'actigraphie sont consid r s comme utiles pour confirmer la pr sence d'un trouble du sommeil induit par une substance ou un m dicament. Le d pistage des drogues peut tre utile lorsque l'individu n'est pas conscient ou ne veut pas raconter d'informations sur la consommation de substances. Bien qu il existe de nombreuses cons quences fonctionnelles associ es aux troubles du sommeil, la seule cons quence unique des troubles du sommeil induits par une substance ou un m dicament est un risque accru de rechute. Le degr de perturbation du sommeil pendant le sevrage alcoolique (par exemple, le rebond du sommeil paradoxal pr dit le risque de rechute de consommation d'alcool). Surveillance de la qualit du sommeil et de la journ e pour savoir si un individu pr sente un risque accru de rechute. Intoxication une substance ou sevrage d une substance. Les troubles du sommeil sont fr quemment rencontr s dans le contexte d'une intoxication une substance ou d'un arr t/sevrage d'une substance. Un diagnostic de trouble du sommeil induit par une substance/un m dicament doit tre pos au lieu d un diagnostic d intoxication une substance ou de sevrage d une substance uniquement lorsque les troubles du sommeil sont pr dominants dans le tableau clinique et sont suffisamment graves pour justifier une attention clinique ind pendante. D lire. Si les troubles du sommeil provoqu s par une substance ou un m dicament surviennent exclusivement au cours d'un d lire, ils ne sont pas diagnostiqu s s par ment. Autres troubles du sommeil. Un trouble du sommeil induit par une substance/un m dicament se distingue d'un autre trouble du sommeil si une substance/un m dicament est jug comme tant tiologiquement li aux sympt mes. Un trouble du sommeil induit par une substance ou un m dicament attribu un m dicament prescrit pour un trouble mental ou une condition m dicale doit appara tre pendant que la personne prend le m dicament ou pendant l'arr t, s'il existe un syndrome d'arr t/de sevrage associ au m dicament. Une fois le traitement interrompu, les troubles du sommeil disparaissent g n ralement en quelques jours plusieurs semaines. Si les sympt mes persistent au-del de 4 semaines, d'autres causes des sympt mes li s aux troubles du sommeil doivent tre voqu es. consid r . Il n'est pas rare que des personnes souffrant d'un autre trouble du sommeil utilisent des m dicaments ou des drogues
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abusives pour soigner elles-m mes leurs sympt mes (par exemple, l'alcool pour g rer l'insomnie). Si la substance/le m dicament est jug jouer un r le important dans l exacerbation des troubles du sommeil, un diagnostic suppl mentaire de trouble du sommeil induit par la substance/le m dicament peut tre justifi . Trouble du sommeil d une autre condition m dicale. Les troubles du sommeil induits par une substance/m dicament et les troubles du sommeil associ s une autre condition m dicale peuvent produire des sympt mes similaires d insomnie, de somnolence diurne ou de parasomnie. De nombreuses personnes souffrant d'autres probl mes de sant entra nant des troubles du sommeil sont trait s avec des m dicaments qui peuvent galement provoquer des troubles du sommeil. La chronologie des sympt mes est le facteur le plus important pour distinguer ces deux sources de sympt mes du sommeil. Des difficult s de sommeil qui ont clairement pr c d l'utilisation de tout m dicament pour le traitement d'un probl me m dical sugg rent un diagnostic de trouble du sommeil associ une autre condition m dicale. l inverse, les sympt mes du sommeil qui apparaissent seulement apr s le d but de la prise d un m dicament/d une substance particuli re sugg rent un trouble du sommeil induit par une substance/un m dicament. Si le trouble est comorbide avec une autre condition m dicale et est galement exacerb par la consommation de substances, les deux diagnostics (c'est- -dire trouble du sommeil associ une autre condition m dicale et trouble du sommeil induit par une substance/un m dicament) sont pos s. Lorsqu'il n'y a pas suffisamment de preuves pour d terminer si les troubles du sommeil sont imputables une substance/un m dicament ou une autre condition m dicale ou s'ils sont primaires (c'est- -dire non dus une substance/un m dicament ou une autre condition m dicale), un diagnostic de un autre trouble sommeil- veil pr cis ou un trouble sommeil- veil non pr cis est indiqu . Voir les sections Comorbidit pour les autres troubles du sommeil dans ce chapitre, notamment l'insomnie, l'hypersomnolence, l'apn e centrale du sommeil, l'hypoventilation li e au sommeil et les troubles du rythme circadien veille-sommeil, type travail post . Relation avec la classification internationale des La Classification internationale des troubles du sommeil, 2e dition (ICSD-2), r pertorie les troubles du sommeil dus un m dicament ou une substance sous leurs ph notypes respectifs (par exemple, insomnie, hypersomnie). 780,52 (647,09) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles les sympt mes caract ristiques du trouble de l'insomnie qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement pr dominent, mais ne r pondent pas tous les crit res du trouble de l'insomnie ou de l'un des troubles du sommeil et de l' veil. classe de diagnostic des troubles. L autre cat gorie de troubles d insomnie sp cifi e est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de communiquer la raison sp cifique pour laquelle la pr sentation ne r pond pas aux crit res d un trouble d insomnie ou de tout trouble sommeil- veil sp cifique. Cela se fait en enregistrant autre trouble d'insomnie sp cifi suivi de la raison sp cifique (par exemple, trouble d'insomnie bref). Voici des exemples de pr sentations qui peuvent tre sp cifi es en utilisant la d signation autre sp cifi : 1. Trouble d'insomnie br ve : la dur e est inf rieure 3 mois. 2. Limit au sommeil non r parateur : la plainte pr dominante est un sommeil non r parateur non accompagn d'autres sympt mes du sommeil tels que des difficult s s'endormir ou rester endormi. 780,52 (647,00) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles des sympt mes caract ristiques du trouble de l'insomnie provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration des activit s sociales et professionnelles. ou d'autres domaines importants du fonctionnement pr dominent mais ne r pondent pas tous les crit res du trouble de l'insomnie ou de l'un des troubles de la classe diagnostique des troubles du sommeil et de l' veil. La cat gorie des troubles d'insomnie non pr cis s est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de ne pas pr ciser la raison pour laquelle les crit res ne sont pas remplis pour un trouble de l'insomnie ou un trouble veille-sommeil sp cifique et inclut des pr sentations dans lesquelles les informations sont insuffisantes pour poser un diagnostic plus pr cis. 780,54 (647,19) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles les sympt mes caract ristiques du trouble d'hypersomnolence qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement pr dominent mais ne r ponden
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t pas tous les crit res du trouble d'hypersomnolence ou de l'un des troubles. dans la classe de diagnostic des troubles veille-sommeil. L'autre cat gorie sp cifi e de trouble d'hypersomnolence est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de communiquer la raison sp cifique pour laquelle la pr sentation ne r pond pas aux crit res du trouble d'hypersomnolence ou de tout trouble veille-sommeil sp cifique. Cela se fait en enregistrant autre trouble d'hypersomnolence sp cifi suivi de la raison sp cifique (par exemple, hypersomnolence de courte dur e , comme dans le syndrome de Kieine-Levin). 780,54 (647,10) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles les sympt mes caract ristiques du trouble d'hypersomnolence qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement pr dominent mais ne r pondent pas tous les crit res du trouble d'hypersomnolence ou de l'un des troubles. dans la classe de diagnostic des troubles veille-sommeil. La cat gorie des troubles d hypersomnolence non pr cis s est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de ne pas pr ciser la raison pour laquelle les crit res ne sont pas remplis pour un trouble d hypersomnolence ou un trouble veille-sommeil sp cifique. et comprend des pr sentations dans lesquelles les informations sont insuffisantes pour tablir un diagnostic plus pr cis. 780,59 (647,8) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles pr dominent les sympt mes caract ristiques d'un trouble veille-sommeil qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement, mais ne r pondent pas tous les crit res d'un des troubles du sommeil. classe de diagnostic des troubles de l veil et ne sont pas admissibles au diagnostic d un autre trouble d insomnie sp cifi ou d un autre trouble d hypersomnolence sp cifi . L'autre cat gorie sp cifi e de troubles sommeil- veil est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de communiquer la raison sp cifique pour laquelle la pr sentation ne r pond pas aux crit res d'un trouble sommeil- veil sp cifique. Cela se fait en enregistrant autre trouble veil-sommeil sp cifi suivi de la raison sp cifique (par exemple, veils r p t s pendant le sommeil mouvements oculaires rapides sans polysomnographie ni ant c dents de maladie de Parkinson ou autre synucl inopathie ). 780,59 (0,47,9) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles les sympt mes caract ristiques d'un trouble veille-sommeil qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement pr dominent, mais ne r pondent aux crit res de tous les troubles du sommeil. classe de diagnostic des troubles de l veil et ne sont pas admissibles au diagnostic d un trouble d insomnie non pr cis ou d un trouble d hypersomnolence non pr cis . La cat gorie des troubles veille-sommeil non sp cifi s est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de ne pas pr ciser la raison pour laquelle les crit res ne sont pas remplis pour un trouble veille-sommeil sp cifique, et comprend des pr sentations dans lesquelles les informations sont insuffisantes pour faire une valuation plus approfondie. diagnostic sp cifique. Les dysfonctions sexuelles comprennent l' jaculation retard e, les troubles de l' rection, les troubles de l'orgasme f minin, les troubles de l'int r t/de l'excitation sexuelle chez la femme, les douleurs g nito-pelviennes/troubles de p n tration, les troubles du d sir sexuel hypoactif chez l'homme, l' jaculation pr coce (pr coce), les dysfonctionnements sexuels induits par des substances/m dicaments. , autre pr cis dysfonction sexuelle et dysfonction sexuelle non pr cis e. Les dysfonctionnements sexuels constituent un groupe h t rog ne de troubles g n ralement caract ris s par une perturbation cliniquement significative de la capacit d une personne r pondre sexuellement ou prouver du plaisir sexuel. Un individu peut avoir plusieurs dysfonctionnements sexuels en m me temps. Dans de tels cas, tous les dysfonctionnements doivent tre diagnostiqu s. Le jugement clinique doit tre utilis pour d terminer si les difficult s sexuelles sont le r sultat d une stimulation sexuelle inad quate ; dans ces cas, des soins peuvent toujours tre n cessaires, mais un diagnostic de dysfonctionnement sexuel ne sera pas pos . Ces cas peuvent inclure, sans toutefois s'y limiter, des conditions dans lesquelles le manque de connaissances sur une stimulation efficace emp che l'exp rience de l'excitation ou de l'orgasme. Les sous-types sont utilis s pour d signer le d but de la difficult . Chez de nombreuses personnes souffrant de dysfonctionnements s
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exuels, le moment de leur apparition peut indiquer diff rentes tiologies et interventions. Tout au long de la vie fait r f rence un probl me sexuel pr sent d s les premi res exp riences sexuelles et acquis s'applique aux troubles sexuels qui se d veloppent apr s une p riode de fonction sexuelle relativement normale. G n ralis fait r f rence des difficult s sexuelles qui ne se limitent pas certains types de stimulation, situations ou partenaires, et situationnel fait r f rence des difficult s sexuelles qui ne surviennent qu'avec certains types de stimulation, situations ou partenaires. En plus des sous-types tout au long de la vie/acquis et g n ralis /situationnel, un certain nombre de facteurs doivent tre pris en compte lors de l' valuation de la dysfonction sexuelle, tant donn qu'ils peuvent tre pertinents pour l' tiologie et/ou le traitement, et qu'ils peuvent contribuer, des degr s divers, individus : 1) facteurs li s au partenaire (par exemple, probl mes sexuels du partenaire ; tat de sant du partenaire) ; 2) facteurs relationnels (par exemple, mauvaise communication ; divergences dans le d sir d'activit sexuelle) ; 3) facteurs de vuln rabilit individuels (p. ex. mauvaise image corporelle; ant c dents de violence sexuelle ou motionnelle), comorbidit s psychiatriques (p. ex. d pression, anxi t ) ou facteurs de stress (p. ex. perte d'emploi, deuil); 4) facteurs culturels ou religieux (par exemple, inhibitions li es aux interdictions concernant le pronostic, l' volution ou le traitement). Le jugement clinique sur le diagnostic de dysfonction sexuelle doit prendre en compte les facteurs culturels qui peuvent influencer les attentes ou engendrer des interdictions concernant l'exp rience du plaisir sexuel. Le vieillissement peut tre associ une diminution normative de la r ponse sexuelle. La r ponse sexuelle a un fondement biologique requis, mais elle est g n ralement v cue dans un contexte intrapersonnel, interpersonnel et culturel. Ainsi, la fonction sexuelle implique une interaction complexe entre des facteurs biologiques, socioculturels et psychologiques. Dans de nombreux contextes cliniques, une compr hension pr cise de l tiologie d un probl me sexuel est inconnue. N anmoins, un diagnostic de dysfonctionnement sexuel n cessite d'exclure des probl mes qui s'expliquent mieux par un trouble mental non sexuel, par les effets d'une substance (par exemple, une drogue ou un m dicament), par une condition m dicale (par exemple, en raison de l sions du nerf pelvien), ou par une d tresse relationnelle grave, la violence du partenaire ou d'autres facteurs de stress. Si le dysfonctionnement sexuel s explique principalement par un autre trouble mental non sexuel (par exemple, trouble d pressif ou bipolaire, trouble anxieux, trouble de stress post-traumatique, trouble psychotique), alors seul le diagnostic de l autre trouble mental doit tre pos . Si l on pense que le probl me s explique mieux par l usage/l abus ou l arr t d un m dicament ou d une substance, il doit tre diagnostiqu en cons quence comme un dysfonctionnement sexuel induit par une substance/un m dicament. Si le dysfonctionnement sexuel est imputable une autre condition m dicale (par exemple, une neuropathie p riph rique), la personne ne recevra pas de diagnostic psychiatrique. Si une d tresse relationnelle grave, la violence du partenaire ou des facteurs de stress importants expliquent mieux les difficult s sexuelles, alors un diagnostic de dysfonction sexuelle n est pas pos , mais un code V ou Z appropri pour le probl me relationnel ou le facteur de stress peut tre r pertori . Dans de nombreux cas, une relation tiologique pr cise entre une autre condition (par exemple, une condition m dicale) et un dysfonctionnement sexuel ne peut tre tablie. Crit res diagnostiques 302.74 (F5232) A. L un ou l autre des sympt mes suivants doit tre ressenti presque toutes les occasions (environ 75 100 %) d activit sexuelle entre partenaires (dans des contextes situationnels identifi s ou, de mani re g n ralis e, dans tous les contextes), et sans que l individu d sire retard : 1. Retard marqu de l' jaculation. 2. Raret marqu e ou absence d' jaculation. B. Les sympt mes du crit re A ont persist pendant une dur e minimale d'environ 6 mois. C. Les sympt mes du crit re A provoquent une d tresse cliniquement significative chez l'individu. D. Le dysfonctionnement sexuel ne s explique pas mieux par un trouble mental non sexuel ou par une cons quence d une d tresse relationnelle grave ou d autres facteurs de stress importants et n est pas attribuable aux effets d une substance/m dicament ou une autre condition m dicale. Pr cisez si : Tout au long de la vie : la perturbation est pr sente depuis que l'individu est devenu sexuellement actif. Acquis : La perturbation a commenc apr s une p riode de fonction sexuelle relativement normale. Pr cisez si : G n ralis : Non limit certains types de stimulation, situations ou parte
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naires. Situationnel : ne se produit qu avec certains types de stimulation, situations ou partenaires. Sp cifiez la gravit actuelle : L ger : preuve d'une l g re d tresse li e aux sympt mes du crit re A. Mod r : preuve d'une d tresse mod r e li e aux sympt mes du crit re A. S v re : preuve d'une d tresse grave ou extr me li e aux sympt mes du crit re A. La caract ristique distinctive de l jaculation retard e est un retard marqu ou une incapacit obtenir l jaculation (crit re A). L'homme rapporte des difficult s ou une incapacit jaculer malgr la pr sence d'une stimulation sexuelle ad quate et le d sir d' jaculer. La plainte pr sent e concerne g n ralement une activit sexuelle entre partenaires. Dans la plupart des cas, le diagnostic sera pos par l'individu lui-m me. La d finition du d lai n'a pas de limites pr cises, car il n'y a pas de consensus sur ce qui constitue un d lai raisonnable pour atteindre l'orgasme ou ce qui est inacceptablement long pour la plupart des hommes et leurs partenaires sexuels. L'homme et sa partenaire peuvent signaler des pouss es prolong es pour atteindre l'orgasme jusqu' l' puisement ou une g ne g nitale, puis cesser leurs efforts. Certains hommes peuvent d clarer viter toute activit sexuelle en raison de difficult s r p titives jaculer. Certains partenaires sexuels peuvent d clarer se sentir moins attirants sexuellement parce que leur partenaire ne peut pas jaculer facilement. En plus des sous-types vie/acquis et g n ralis /situationnel , les cinq facteurs suivants doivent tre pris en compte lors de l' valuation et du diagnostic de l' jaculation retard e, tant donn qu'ils peuvent tre pertinents pour l' tiologie et/ou le traitement : 1 ) facteurs li s au partenaire (par exemple, probl mes sexuels du partenaire, tat de sant du partenaire); 2) facteurs relationnels (par exemple, mauvaise communication, divergences dans le d sir d activit sexuelle) ; 3) facteurs de vuln rabilit individuels (par exemple, mauvaise image corporelle; ant c dents de violence sexuelle ou motionnelle), psychiatriques comorbidit (par exemple, d pression, anxi t ) ou facteurs de stress (par exemple, perte d'emploi, deuil); 4) facteurs culturels/religieux (par exemple, inhibitions li es aux interdictions contre l'activit sexuelle ; attitudes envers la sexualit ) ; et 5) facteurs m dicaux pertinents pour le pronostic, l' volution ou le traitement. Chacun de ces facteurs peut contribuer diff remment aux sympt mes pr sent s par diff rents hommes atteints de ce trouble. La pr valence est incertaine en raison de l absence de d finition pr cise de ce syndrome. C est la plainte sexuelle masculine la moins courante. Seuls 75 % des hommes d clarent jaculer syst matiquement pendant une activit sexuelle, et moins de 1 % des hommes se plaignent de probl mes d jaculation qui durent plus de 6 mois. L jaculation retard e vie commence d s les premi res exp riences sexuelles et se poursuit tout au long de la vie. Par d finition, l jaculation retard e acquise d bute apr s une p riode de fonction sexuelle normale. Il existe peu de preuves concernant l' volution de l' jaculation retard e acquise. La pr valence de l jaculation retard e semble rester relativement constante jusqu l ge de 50 ans environ, moment o l incidence commence augmenter de mani re significative. Les hommes sur 805 signalent deux fois plus de difficult s jaculer que les hommes de moins de 59 ans. G n tique et physiologique. La perte des nerfs sensoriels p riph riques conduction rapide li e l' ge et la diminution de la s cr tion de st ro des sexuels li e l' ge peuvent tre associ es l'augmentation de l' jaculation retard e chez les hommes de plus de 50 ans. Les plaintes concernant le retard jaculatoire varient selon les pays et les cultures. De telles plaintes sont plus fr quentes chez les hommes des populations asiatiques que chez les hommes vivant en Europe, en Australie ou aux tats-Unis. Cette variation peut tre attribu e des diff rences culturelles ou g n tiques entre les cultures. Cons quences fonctionnelles de l' jaculation retard e Des difficult s d' jaculation peuvent contribuer des difficult s de conception. Un retard d jaculation est souvent associ une d tresse psychologique consid rable chez l un ou les deux partenaires. Une autre condition m dicale. Le diagnostic diff rentiel majeur se situe entre une jaculation retard e enti rement expliqu e par une autre maladie ou blessure et une jaculation retard e ayant une tiologie psychog ne, idiopathique ou combin e psychologique et m dicale. Un aspect situationnel de la plainte sugg re une base psychologique au probl me (par exemple, les hommes qui peuvent jaculer lors d'une activit sexuelle avec un sexe mais pas avec l'autre ; les hommes qui peuvent jaculer avec un partenaire mais pas avec un autre du m me sexe ; les hommes qui peuvent jaculer avec un partenaire mais pas avec un autre du m me sexe ; les hommes aya
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nt des mod les d'excitation paraphiliques ; les hommes qui n cessitent une activit hautement ritualis e pour jaculer pendant une activit sexuelle en couple). Une autre maladie ou blessure peut entra ner des retards dans l jaculation ind pendamment de probl mes psychologiques. Par exemple, l'incapacit d' jaculer peut tre caus e par une interruption de l'apport nerveux aux organes g nitaux, comme cela peut se produire apr s une l sion chirurgicale traumatique des ganglions sympathiques lombaires, une chirurgie abdomino-p riton ale ou une sympathectomie lombaire. On pense que l jaculation est sous le contr le du syst me nerveux autonome impliquant les nerfs hypogastrique (sympathique) et pudendal (parasympathique). Un certain nombre de maladies neurod g n ratives, telles que la scl rose en plaques et la neuropathie diab tique et alcoolique, peuvent entra ner une incapacit jaculer. L jaculation retard e doit galement tre diff renci e de l jaculation r trograde (c est- -dire l jaculation dans la vessie), qui peut suivre une r section transur trale de la prostate. Consommation de substances/m dicaments. Un certain nombre d'agents pharmacologiques, tels que les antid presseurs, les antipsychotiques, les m dicaments alpha-sympathiques et les m dicaments opio des, peuvent provoquer des probl mes d' jaculatoire. Dysfonctionnement avec orgasme. Il est important, lors de l'anamn se, de d terminer si la plainte concerne un retard d' jaculation ou la sensation d'orgasme, ou les deux. L' jaculation se produit dans les organes g nitaux, alors que l'exp rience de l'orgasme est consid r e comme essentiellement subjective. L' jaculation et l'orgasme se produisent g n ralement ensemble, mais pas toujours. Par exemple, un homme ayant un sch ma jaculatoire normal peut se plaindre d une diminution du plaisir (c est- -dire une jaculation anh donique). Une telle plainte ne serait pas cod e comme une jaculation retard e, mais pourrait tre cod e comme un autre dysfonctionnement sexuel sp cifi ou un dysfonctionnement sexuel non sp cifi . Certaines donn es sugg rent que l' jaculation retard e pourrait tre plus fr quente dans les formes graves de trouble d pressif majeur. Crit res diagnostiques 302.72 (F52.21) A. Au moins un des trois sympt mes suivants doit tre ressenti dans presque toutes ou toutes (environ 75 % 100 %) les occasions d activit sexuelle (dans des contextes situationnels identifi s ou, si g n ralis s, dans tous les contextes) : 1. Marqu difficult obtenir une rection pendant une activit sexuelle. 2. Difficult marqu e maintenir une rection jusqu' la fin de l'activit sexuelle. 3. Diminution marqu e de la rigidit rectile. B. Les sympt mes du crit re A ont persist pendant une dur e minimale d'environ 6 mois. C. Les sympt mes du crit re A provoquent une d tresse cliniquement significative chez l'individu. D. Le dysfonctionnement sexuel ne s explique pas mieux par un trouble mental non sexuel ou par une cons quence d une d tresse relationnelle grave ou d autres facteurs de stress importants et n est pas attribuable aux effets d une substance/m dicament ou une autre condition m dicale. Pr cisez si : Tout au long de la vie : Le trouble est pr sent depuis que l'individu est devenu sexuellement actif. Acquis : La perturbation a commenc apr s une p riode de fonction sexuelle relativement normale. Pr cisez si : G n ralis : Non limit certains types de stimulation, situations ou partenaires. Situationnel : ne se produit qu avec certains types de stimulation, situations ou partenaires. Sp cifiez la gravit actuelle : L ger : preuve d'une l g re d tresse li e aux sympt mes du crit re A. Mod r : preuve d'une d tresse mod r e li e aux sympt mes du crit re A. S v re : preuve d'une d tresse grave ou extr me li e aux sympt mes du crit re A. La caract ristique essentielle des troubles rectiles est l incapacit r p t e obtenir ou maintenir des rections lors d activit s sexuelles en couple (Crit re A). Une histoire sexuelle minutieuse est n cessaire pour s'assurer que le probl me est pr sent depuis une dur e significative (c'est- -dire au moins environ 6 mois) et survient dans la majorit des occasions sexuelles (c'est- -dire au moins 75 % du temps). Les sympt mes peuvent survenir uniquement dans des situations sp cifiques impliquant certains types de stimulation ou de partenaires, ou ils peuvent survenir de mani re g n ralis e dans tous les types de situations, de stimulation ou de partenaires. De nombreux hommes souffrant de troubles rectiles peuvent avoir une faible estime de soi, une faible confiance en eux et un sentiment de masculinit diminu , et peuvent prouver un affect d pressif. La peur et/ou l vitement de futures rencontres sexuelles peuvent survenir. Une diminution de la satisfaction sexuelle et une diminution du d sir sexuel chez le partenaire de l individu sont courantes. En plus des sous-types vie/acquis et g n ralis /situationnel , les cinq facteurs s
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uivants doivent tre pris en compte lors de l' valuation et du diagnostic des troubles rectiles, car ils peuvent tre pertinents pour l' tiologie et/ou le traitement : 1) facteurs li s au partenaire (par exemple, probl mes sexuels du partenaire, tat de sant du partenaire) ; 2) facteurs relationnels (par exemple, mauvaise communication, divergences dans le d sir d activit sexuelle) ; 3) facteurs de vuln rabilit individuels (p. ex. mauvaise image corporelle, ant c dents de violence sexuelle ou motionnelle), comorbidit s psychiatriques (p. ex. d pression, anxi t ) ou facteurs de stress (p. ex. perte d'emploi, deuil) ; 4) facteurs culturels/religieux (par exemple, inhibitions li es aux interdictions contre l'activit sexuelle ; attitudes envers la sexualit ) ; et 5) facteurs m dicaux pertinents pour le pronostic, l' volution ou le traitement. Chacun de ces facteurs peut contribuer diff remment aux sympt mes pr sent s par diff rents hommes atteints de ce trouble. La pr valence des troubles rectiles vie par rapport aux troubles acquis est inconnue. Il existe une forte augmentation li e l ge de la pr valence et de l incidence des probl mes d rection, en particulier apr s 50 ans. Environ 13 21 % des hommes g s de 40 80 ans se plaignent de probl mes occasionnels d' rection. Environ 2 % des hommes de moins de 40 50 ans se plaignent de probl mes fr quents d' rection, tandis que 40 50 % des hommes de plus de 60 70 ans peuvent avoir des probl mes d' rection importants. Environ 20 % des hommes craignent des probl mes rectiles lors de leur premi re exp rience sexuelle, tandis qu'environ 8 % ont connu des probl mes rectiles qui ont g n la p n tration lors de leur premi re exp rience sexuelle. Il a t d montr que l' chec rectile lors de la premi re tentative sexuelle est li aux relations sexuelles avec un partenaire jusqu'alors inconnu, la consommation concomitante de drogues ou d'alcool, au refus d'avoir des relations sexuelles et la pression des pairs. Les sympt mes sont minimes : la plupart de ces probl mes disparaissent spontan ment sans intervention professionnelle, mais certains hommes peuvent continuer avoir des probl mes pisodiques. En revanche, les troubles rectiles acquis sont souvent associ s des facteurs biologiques tels que le diab te et les maladies cardiovasculaires. Les troubles rectiles acquis sont susceptibles d tre persistants chez la plupart des hommes. L histoire naturelle des troubles rectiles persistants est inconnue. L'observation clinique soutient l'association d'un trouble rectile persistant vie avec des facteurs psychologiques auto-limit s ou sensibles aux interventions psychologiques, alors que, comme indiqu ci-dessus, le trouble rectile acquis est plus susceptible d' tre li des causes biologiques. facteurs et tre pers v rant. L'incidence des troubles rectiles augmente avec l' ge. Une minorit d hommes diagnostiqu s comme souffrant d insuffisance rectile mod r e peuvent conna tre une r mission spontan e des sympt mes sans intervention m dicale. La d tresse associ e aux troubles rectiles est plus faible chez les hommes g s que chez les hommes plus jeunes. Capricieux. Les traits de personnalit n vrotiques peuvent tre associ s des probl mes rectiles chez les tudiants, et les traits de personnalit soumis peuvent tre associ s des probl mes rectiles chez les hommes g s de 40 ans et plus. L'alexithymie (c'est- -dire des d ficits dans le traitement cognitif des motions) est fr quente chez les hommes diagnostiqu s avec une dysfonction rectile psychog ne . Les probl mes rectiles sont fr quents chez les hommes diagnostiqu s avec une d pression et un trouble de stress post-traumatique. Modificateurs de cours. Les facteurs de risque de troubles rectiles acquis comprennent l' ge, le tabagisme, le manque d'exercice physique, le diab te et la diminution du d sir. Il a t constat que les plaintes concernant les troubles rectiles varient selon les pays. On ne sait pas clairement dans quelle mesure ces diff rences repr sentent des diff rences dans les attentes culturelles par opposition de v ritables diff rences dans la fr quence de l'insuffisance rectile. utilis pour aider diff rencier les probl mes rectiles organiques des probl mes rectiles psychog nes en fonction de l' tiologie asicale du probl me. Un certain nombre d autres proc dures de diagnostic peuvent tre utilis es en fonction de l valuation par le clinicien de leur pertinence compte tenu de l ge de l individu, des probl mes m dicaux comorbides et de la pr sentation clinique. L' chographie Doppler et l'injection intravasculaire de m dicaments vasoactifs, ainsi que des proc dures de diagnostic invasives telles que la cavernosographie par perfusion dynamique, peuvent tre utilis es pour valuer l'int grit vasculaire. Des tudes de conduction nerveuse pudendale, y compris les potentiels voqu s somatosensoriels, peuvent tre utilis es lorsqu'une neuropathie p ri
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ph rique est suspect e. Chez les hommes se plaignant galement d'une diminution du d sir sexuel, la biodisponibilit s rique ou la testost rone libre sont fr quemment valu es pour d terminer si la difficult est secondaire des facteurs endocrinologiques. La fonction thyro dienne peut galement tre valu e. La d termination de la glyc mie jeun est utile pour d pister la pr sence d'un diab te sucr . L' valuation des lipides s riques est importante, car les troubles rectiles chez les hommes de 40 ans et plus sont pr dictifs du risque futur de maladie coronarienne. Cons quences fonctionnelles des troubles de l' rection Les troubles rectiles peuvent interf rer avec la fertilit et produire une d tresse la fois individuelle et interpersonnelle. La peur et/ou l vitement des relations sexuelles peuvent interf rer avec la capacit de d velopper des relations intimes. Troubles mentaux non sexuels. Le trouble d pressif majeur et le trouble rectile sont troitement associ s, et un trouble rectile accompagnant un trouble d pressif s v re peut survenir. Fonction rectile normale. Le diff rentiel devrait inclure la prise en compte de la fonction rectile normale chez les hommes ayant des attentes excessives. Consommation de substances/m dicaments. Un autre diagnostic diff rentiel majeur est de savoir si le probl me rectile est secondaire la consommation de substances/m dicaments. Un d but qui co ncide avec le d but de la consommation d une substance/m dicament et qui se dissipe avec l arr t de la substance/m dicament ou une r duction de la dose est vocateur d un dysfonctionnement sexuel induit par la substance/le m dicament. Une autre condition m dicale. L aspect le plus difficile du diagnostic diff rentiel des troubles de l rection consiste exclure les probl mes rectiles qui s expliquent enti rement par des facteurs m dicaux. De tels cas ne recevront pas de diagnostic de trouble mental. La distinction entre le trouble rectile en tant que trouble mental et la dysfonction rectile r sultant d'une autre condition m dicale est g n ralement floue, et de nombreux cas auront des tiologies biologiques et psychiatriques complexes et interactives. Si la personne est g e de plus de 40 50 ans et/ou pr sente des probl mes m dicaux concomitants, le diagnostic diff rentiel doit inclure les tiologies m dicales, en particulier les maladies vasculaires. La pr sence d une maladie organique connue pour provoquer des probl mes rectiles ne confirme pas de relation causale. Par exemple, un homme atteint de diab te sucr peut d velopper des troubles rectiles en r ponse un stress psychologique. En g n ral, la dysfonction rectile due des facteurs organiques est g n ralis e et appara t progressivement. Une exception serait les probl mes rectiles cons cutifs une l sion traumatique de l'innervation nerveuse des organes g nitaux (par exemple, une l sion de la moelle pini re). Les probl mes rectiles qui sont situationnels et incoh rents et qui apparaissent de mani re brutale apr s un v nement stressant de la vie sont le plus souvent dus des v nements psychologiques. Un ge inf rieur 40 ans sugg re galement une tiologie psychologique de la difficult . Autres dysfonctionnements sexuels. Les troubles rectiles peuvent coexister avec une jaculation pr coce (pr coce) et un trouble du d sir sexuel hypoactif chez l homme. Les troubles rectiles peuvent tre comorbides avec d autres diagnostics sexuels, tels que l jaculation pr coce (pr coce) et le trouble du d sir sexuel hypoactif chez l homme, ainsi qu avec les troubles anxieux et d pressifs. Les troubles rectiles sont fr quents chez les hommes pr sentant des sympt mes des voies urinaires inf rieures li s une hypertrophie prostatique. Trouble rectile peut tre comorbide avec une dyslipid mie, une maladie cardiovasculaire, un hypogonadisme, une scl rose en plaques, un diab te sucr et d'autres maladies qui interf rent avec la fonction vasculaire, neurologique ou endocrinienne n cessaire la fonction rectile normale. Relation avec la Classification internationale des maladies La r ponse rectile est cod e comme un chec de la r ponse g nitale dans la CIM-1O (F22). Crit res diagnostiques 302.73 (F52.31) A. Pr sence de l un des sympt mes suivants et ressentie dans presque toutes ou toutes (environ 75 % 100 %) les occasions d activit sexuelle (dans des contextes situationnels identifi s ou, si g n ralis s, dans tous les contextes) : 1. Retard marqu dans , une raret marqu e ou une absence d'orgasme. 2. Intensit nettement r duite des sensations orgasmiques. B. Les sympt mes du crit re A ont persist pendant une dur e minimale d'environ 6 mois. C. Les sympt mes du crit re A provoquent une d tresse cliniquement significative chez l'individu. D. Le dysfonctionnement sexuel ne s'explique pas mieux par un trouble mental non sexuel ou par une cons quence d'une d tresse relationnelle grave (par exemple, violence conjugale) ou d'autres facteurs de
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stress importants et n'est pas attribuable aux effets d'une substance/m dicament ou un autre probl me m dical. Pr cisez si : Tout au long de la vie : la perturbation est pr sente depuis que l'individu est devenu sexuellement actif. Acquis : La perturbation a commenc apr s une p riode de fonction sexuelle relativement normale. Pr cisez si : G n ralis : Non limit certains types de stimulation, situations ou partenaires. Situationnel : ne se produit qu avec certains types de stimulation, situations ou partenaires. Pr cisez-le : Je n'ai jamais connu d'orgasme dans aucune situation. Sp cifiez la gravit actuelle : L ger : preuve d'une l g re d tresse li e aux sympt mes du crit re A. Mod r : preuve d'une d tresse mod r e li e aux sympt mes du crit re A. S v re : preuve d'une d tresse grave ou extr me li e aux sympt mes du crit re A. Le trouble orgasmique f minin se caract rise par une difficult ressentir l orgasme et/ou une intensit nettement r duite des sensations orgasmiques (Crit re A). Les femmes pr sentent une grande variabilit dans le type ou l intensit de la stimulation qui provoque l orgasme. De m me, les descriptions subjectives de l orgasme sont extr mement vari es, ce qui sugg re qu il est v cu de mani res tr s diff rentes, la fois selon les femmes et diff rentes occasions. la m me femme. Pour un diagnostic de trouble orgasmique f minin, les sympt mes doivent tre ressentis dans presque toutes ou toutes (environ 75 100 %) les occasions d activit sexuelle (dans des contextes situationnels identifi s ou, s ils sont g n ralis s, dans tous les contextes) et avoir une dur e minimale. d'environ 6 mois. L utilisation de crit res minimaux de gravit et de dur e vise distinguer les difficult s orgasmiques passag res des dysfonctionnements orgasmiques plus persistants. L inclusion de environ ne respecte pas le seuil recommand de 6 mois. Pour qu une femme re oive un diagnostic de trouble orgasmique f minin, une d tresse cliniquement significative doit accompagner les sympt mes (Crit re C). Dans de nombreux cas de probl mes d orgasme, les causes sont multifactorielles ou ne peuvent tre d termin es. Si le trouble orgasmique f minin est jug mieux expliqu par un autre trouble mental, les effets d une substance/un m dicament ou un probl me de sant , alors un diagnostic de trouble orgasmique f minin ne sera pas pos . Enfin, si des facteurs interpersonnels ou contextuels importants, tels qu'une d tresse relationnelle grave, la violence conjugale ou d'autres facteurs de stress importants, sont pr sents, alors un diagnostic de trouble orgasmique f minin ne sera pas pos . De nombreuses femmes ont besoin d'une stimulation clitoridienne pour atteindre l'orgasme, et une proportion relativement faible de femmes d clarent qu'elles prouvent toujours un orgasme pendant les rapports sexuels p niens-vaginaux. Ainsi, le fait qu une femme prouve un orgasme par stimulation clitoridienne mais pas pendant les rapports sexuels ne r pond pas aux crit res d un diagnostic clinique de trouble orgasmique f minin. Il est galement important de se demander si les difficult s orgasmiques sont le r sultat d une stimulation sexuelle inad quate ; dans ces cas, des soins peuvent encore tre n cessaires, mais un diagnostic de trouble orgasmique f minin ne sera pas pos . Les associations entre des mod les sp cifiques de traits de personnalit ou de psychopathologie et le dysfonctionnement orgasmique n ont g n ralement pas t tay es. Compar es aux femmes non atteintes de ce trouble, certaines femmes atteintes d'un trouble orgasmique f minin peuvent avoir plus de difficult s communiquer sur les probl mes sexuels. Cependant, la satisfaction sexuelle globale n est pas fortement corr l e l exp rience orgasmique. De nombreuses femmes rapportent des niveaux lev s de satisfaction sexuelle m me si elles n prouvent que rarement ou jamais d orgasme. Les difficult s orgasmiques chez les femmes coexistent souvent avec des probl mes li s l int r t et l excitation sexuels. En plus des sous-types vie/acquis et g n ralis / situationnel , les cinq facteurs suivants doivent tre pris en compte lors de l' valuation et du diagnostic du trouble orgasmique f minin, car ils peuvent tre pertinents pour l' tiologie et/ou le traitement : 1 ) facteurs li s au partenaire (par exemple, probl mes sexuels du partenaire, tat de sant du partenaire) statut); 2) facteurs relationnels (par exemple, mauvaise communication, divergences dans le d sir d'activit sexuelle) ; 3) facteurs de vuln rabilit individuels (par exemple, mauvaise image corporelle, ant c dents de violence sexuelle ou motionnelle), comorbidit psychiatrique (par exemple, d pression, anxi t ) ou facteurs de stress (par exemple, perte d'emploi, deuil) ; (4) facteurs culturels/religieux (par exemple, inhibitions li es aux interdictions contre l activit sexuelle ; attitudes envers la sexualit ) ; et 5) les facteurs m dicaux pertinents pour le pro
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nostic, l' volution ou le traitement. Chacun de ces facteurs peut contribuer diff remment aux sympt mes pr sent s par diff rentes femmes atteintes de ce trouble. Les taux de pr valence signal s pour les probl mes d'orgasme f minin chez les femmes varient consid rablement, de 10 % 42 %, en fonction de plusieurs facteurs (par exemple, l' ge, la culture, la dur e et la gravit des sympt mes) ; cependant, ces estimations ne tiennent pas compte de la pr sence de d tresse. Seule une proportion de femmes prouvant des difficult s d orgasme signalent galement une d tresse associ e. Les variations dans la fa on dont les sympt mes sont valu s (par exemple, la dur e des sympt mes et la p riode de rappel) influencent galement les taux de pr valence. Environ 10 % des femmes ne connaissent pas d orgasme au cours de leur vie. Par d finition, un trouble orgasmique f minin permanent indique que les difficult s orgasmiques ont toujours t pr sent, alors que le sous-type acquis serait attribu si les difficult s orgasmiques de la femme se d veloppaient apr s une p riode de fonctionnement orgasmique normal. La premi re exp rience d orgasme d une femme peut survenir tout moment, de la p riode pr pub re jusqu l ge adulte. Les femmes pr sentent une tendance plus variable en termes d ge au premier orgasme que les hommes, et les d clarations des femmes selon lesquelles elles ont eu un orgasme augmentent avec l ge. De nombreuses femmes apprennent ressentir l orgasme en exp rimentant une grande vari t de stimulations et en acqu rant davantage de connaissances sur leur corps. Les taux de r gularit de l orgasme chez les femmes (d finis comme ayant habituellement ou toujours un orgasme) sont plus lev s pendant la masturbation que pendant l activit sexuelle avec un partenaire. Capricieux. Un large ventail de facteurs psychologiques, tels que l anxi t et les inqui tudes concernant la grossesse, peuvent potentiellement interf rer avec la capacit d une femme ressentir l orgasme. Environnemental. Il existe une forte association entre les probl mes relationnels, la sant physique, la sant mentale et les difficult s d orgasme chez les femmes. Les facteurs socioculturels (par exemple, les attentes en mati re de r le de genre et les normes religieuses) ont galement une influence importante sur l exp rience des difficult s orgasmiques. G n tique et physiologique. De nombreux facteurs physiologiques peuvent influencer l exp rience de l orgasme d une femme, notamment les conditions m dicales et les m dicaments. Des affections telles que la scl rose en plaques, les l sions du nerf pelvien dues une hyst rectomie radicale et les l sions de la moelle pini re peuvent toutes influencer le fonctionnement orgasmique chez les femmes. Les inhibiteurs s lectifs de la recapture de la s rotonine sont connus pour retarder ou inhiber l orgasme chez les femmes. Les femmes souffrant d'atrophie vulvo-vaginale (caract ris e par des sympt mes tels que s cheresse vaginale, d mangeaisons et douleur) sont significativement plus susceptibles de signaler des difficult s d'orgasme que les femmes ne souffrant pas de cette affection. L tat m nopausique n est pas syst matiquement associ la probabilit de difficult s d orgasme. Il peut y avoir une contribution g n tique significative la variation de la fonction orgasmique f minine. Cependant, des facteurs psychologiques, socioculturels et physiologiques interagissent probablement de mani re complexe pour influencer l exp rience de l orgasme et des difficult s d orgasme des femmes. La mesure dans laquelle le manque d orgasme chez les femmes est consid r e comme un probl me n cessitant un traitement peut varier en fonction du contexte culturel. De plus, les femmes diff rent quant l importance de l orgasme pour leur satisfaction sexuelle. Il peut exister des diff rences socioculturelles et g n rationnelles marqu es dans la capacit orgasmique des femmes. Par exemple, la pr valence de l incapacit atteindre l orgasme varie de 17,7 % (en Europe du Nord) 42,2 % (en Asie du Sud-Est). Bien que des changements physiologiques mesurables se produisent pendant l'orgasme f minin, notamment des changements dans les hormones, la musculature du plancher pelvien et l'activation c r brale, il existe une variabilit significative de ces indicateurs de l'orgasme d'une femme l'autre. Dans les situations cliniques, le diagnostic de trouble orgasmique f minin repose sur l auto- valuation de la femme. Cons quences fonctionnelles du trouble orgasmique f minin Les cons quences fonctionnelles du trouble orgasmique f minin ne sont pas claires. Bien qu'il existe une forte association entre les probl mes relationnels et les difficult s orgasmiques chez les femmes, il n'est pas clair si les facteurs relationnels sont des facteurs de risque de difficult s orgasmiques ou sont des cons quences de ces difficult s. Troubles mentaux non sexuels. Les troubles mentaux non sexuels, tels que le trouble d pressif
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majeur, caract ris par une diminution marqu e de l'int r t ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activit s, peuvent expliquer le trouble orgasmique f minin. Si les difficult s orgasmiques s expliquent mieux par un autre trouble mental, alors un diagnostic de trouble orgasmique f minin ne serait pas pos . Dysfonction sexuelle induite par des substances/m dicaments. La consommation de substances/m dicaments peut expliquer les difficult s orgasmiques. Une autre condition m dicale. Si le trouble est d une autre condition m dicale (par exemple, scl rose en plaques, l sion de la moelle pini re), alors un diagnostic de trouble orgasmique f minin ne sera pas pos . Facteurs interpersonnels. Si des facteurs interpersonnels ou contextuels importants, tels qu une d tresse relationnelle grave, la violence conjugale ou d autres facteurs de stress importants, sont associ s aux difficult s orgasmiques, alors un diagnostic de trouble orgasmique f minin ne sera pas pos . Autres dysfonctionnements sexuels. Un trouble orgasmique f minin peut survenir en association avec d autres dysfonctionnements sexuels (par exemple, trouble de l int r t/de l excitation sexuelle f minine). La pr sence d un autre dysfonctionnement sexuel n exclut pas un diagnostic de trouble orgasmique f minin. Les difficult s orgasmiques occasionnelles, de courte dur e ou peu fr quentes, qui ne s accompagnent pas d une d tresse ou d une d ficience cliniquement significative, ne sont pas diagnostiqu es comme un trouble orgasmique f minin. Un diagnostic n est pas non plus appropri si les probl mes r sultent d une stimulation sexuelle inad quate. Les femmes atteintes de troubles orgasmiques f minins peuvent avoir des difficult s concomitantes d int r t/d excitation sexuelle. Les femmes ayant re u un diagnostic d'autres troubles mentaux non sexuels, tels qu'un trouble d pressif majeur, peuvent ressentir un int r t/une excitation sexuelle moindre, ce qui peut indirectement augmenter la probabilit de difficult s orgasmiques. Crit res diagnostiques 302.72 (F5222) A. Absence ou r duction significative de l'int r t/de l'excitation sexuelle, se manifestant par au moins trois des l ments suivants : 1. Int r t absent/r duit pour l'activit sexuelle. 2. Pens es ou fantasmes sexuels/ rotiques absents/r duit. 3. Initiation nulle ou r duite une activit sexuelle, et g n ralement peu r ceptive aux tentatives d initiation d un partenaire. 4. Excitation/plaisir sexuel absent/r duit pendant l'activit sexuelle dans presque tous les cas ou, si g n ralis , dans tous les contextes). 5. Int r t/excitation sexuelle absente/r duite en r ponse tout signal sexuel/ rotique interne ou externe (par exemple, crit, verbal, visuel). 6. Absence/r duction des sensations g nitales ou non g nitales lors de l'activit sexuelle dans presque tous les textes ou, si g n ralis , dans tous les contextes). B. Les sympt mes du crit re A ont persist pendant une dur e minimale d'environ 6 mois. C. Les sympt mes du crit re A provoquent une d tresse cliniquement significative chez l'individu. D. Le dysfonctionnement sexuel ne s'explique pas mieux par un trouble mental non sexuel ou par une cons quence d'une d tresse relationnelle grave (par exemple, violence conjugale) ou d'autres facteurs de stress importants et n'est pas attribuable aux effets d'une substance/m dicament ou un autre probl me m dical. Pr cisez si : Tout au long de la vie : la perturbation est pr sente depuis que l'individu est devenu sexuellement actif. Acquis : La perturbation a commenc apr s une p riode de fonction sexuelle relativement normale. Pr cisez si : G n ralis : Non limit certains types de stimulation, situations ou partenaires. Situationnel : ne se produit qu avec certains types de stimulation, situations ou partenaires. Sp cifiez la gravit actuelle : L ger : preuve d'une l g re d tresse li e aux sympt mes du crit re A. Mod r : preuve d'une d tresse mod r e li e aux sympt mes du crit re A. S v re : preuve d'une d tresse grave ou extr me li e aux sympt mes du crit re A. Lors de l valuation du trouble de l int r t/de l excitation sexuelle chez la femme, le contexte interpersonnel doit tre pris en compte. Une divergence de d sir , dans laquelle une femme a un d sir d'activit sexuelle inf rieur celui de son partenaire, n'est pas suffisante pour diagnostiquer un trouble de l'int r t/de l'excitation sexuelle chez la femme. Pour que les crit res du trouble soient remplis, il doit y avoir absence ou diminution de la fr quence ou de l intensit d au moins trois des six indicateurs (Crit re A) pendant une dur e minimale d environ 6 mois (Crit re B). Il peut exister diff rents profils de sympt mes selon les femmes, ainsi qu'une variabilit dans la mani re dont l'int r t et l'excitation sexuels sont exprim s. Par exemple, chez une femme, le trouble de l int r t/excitation sexuelle peut s exprimer par un manque d int r t pour l activit sexuelle, une absence de pens es rotiques ou
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sexuelles et une r ticence initier une activit sexuelle et r pondre aux invitations sexuelles d un partenaire. Chez une autre femme, une incapacit ressentir une excitation sexuelle, r pondre aux stimuli sexuels par un d sir sexuel, et une absence correspondante de signes d'excitation sexuelle physique peuvent tre les caract ristiques principales. tant donn que le d sir et l'excitation sexuels coexistent fr quemment et sont provoqu s en r ponse des signaux sexuels ad quats, les crit res du trouble de l'int r t/de l'excitation sexuelle chez la femme tiennent compte du fait que les difficult s de d sir et d'excitation caract risent souvent simultan ment les plaintes des femmes atteintes de ce trouble. Les changements court terme dans l int r t ou l excitation sexuelle sont courants et peuvent tre des r ponses adaptatives aux v nements de la vie d une femme et ne repr sentent pas un dysfonctionnement sexuel. Le diagnostic du trouble de l'int r t/de l'excitation sexuelle chez la femme n cessite une dur e minimale des sympt mes d'environ 6 mois, ce qui signifie que les sympt mes doivent tre un probl me persistant. L'estimation de la persistance peut tre d termin e par le jugement clinique lorsqu'une dur e de 6 mois ne peut tre d termin e avec pr cision. Il peut y avoir une fr quence ou une intensit d int r t pour l activit sexuelle absente ou r duite (crit re A1), pr c demment appel trouble du d sir sexuel hypoactif. La fr quence ou l'intensit des pens es ou fantasmes sexuels et rotiques peut tre absente ou r duite (Crit re A2). L'expression des fantasmes varie consid rablement selon les femmes et peut inclure des souvenirs d'exp riences sexuelles pass es. Le d clin normatif des pens es sexuelles avec l ge doit tre pris en compte lors de l valuation de ce crit re. L absence ou la fr quence r duite d initiation une activit sexuelle et de r ceptivit aux invitations sexuelles d un partenaire (crit re A3) est un crit re ax sur le comportement. Les croyances et pr f rences d un couple en mati re de mod les d initiation sexuelle sont tr s pertinentes pour l valuation de ce crit re. Il peut y avoir une excitation sexuelle ou un plaisir sexuel absent ou r duit (terion A4). Le manque de plaisir est une plainte clinique fr quente chez les femmes ayant un faible d sir. Parmi les femmes qui d clarent un faible d sir sexuel, il y a moins de signaux sexuels ou rotiques qui suscitent un int r t ou une excitation sexuelle (c'est- -dire qu'il y a un manque de d sir r actif ). L' valuation de l'ad quation des stimuli sexuels aidera d terminer s'il existe une difficult r pondre au d sir sexuel (crit re A5). La fr quence ou l'intensit des sensations g nitales ou non g nitales lors de l'activit sexuelle peuvent tre r duites ou absentes (Crit re A6). Cela peut inclure une r duction de la lubrification vaginale/une vasocongestion, mais comme les mesures physiologiques de la r ponse sexuelle g nitale ne diff rencient pas les femmes qui signalent des pr occupations en mati re d'excitation sexuelle de celles qui ne le font pas, l'auto- valuation de sensations g nitales ou non g nitales r duites ou absentes est suffisante. Pour qu'un diagnostic de trouble de l'int r t/de l'excitation sexuelle chez la femme puisse tre pos , une d tresse cliniquement significative doit accompagner les sympt mes du crit re A. La d tresse peut tre ressentie en raison d'un manque d'int r t/d'excitation sexuelle ou d'une interf rence significative dans la vie et le bien- tre d'une femme. Si un manque permanent de d sir sexuel s explique mieux par l auto-identification comme asexuelle , alors un diagnostic de trouble de l int r t/de l excitation sexuelle f minine ne serait pas pos . Le trouble de l int r t/excitation sexuelle f minine est fr quemment associ des probl mes d orgasme, des douleurs ressenties pendant l activit sexuelle, une activit sexuelle peu fr quente et des divergences de d sir au niveau du couple. Les difficult s relationnelles et les troubles de l humeur sont galement des caract ristiques fr quemment associ es au trouble de l int r t/de l excitation sexuelle chez la femme. Des attentes et des normes irr alistes concernant le niveau appropri d int r t ou d excitation sexuelle, ainsi que de mauvaises techniques sexuelles et un manque d informations sur la sexualit , peuvent galement tre vidents chez les femmes diagnostiqu es avec un trouble de l int r t ou de l excitation sexuelle f minine. en tant que croyances normatives sur les r les de genre, sont des facteurs importants prendre en compte. En plus des sous-types vie/acquis et g n ralis /situationnel , les cinq facteurs suivants doivent tre pris en compte lors de l' valuation et du diagnostic du trouble de l'int r t/de l'excitation sexuelle chez la femme, tant donn qu'ils peuvent tre pertinents pour l' tiologie et/ou le traitement : 1) facteurs li s au partenaire (par exemple, probl mes sexuels du par
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tenaire, tat de sant du partenaire) ; 2) facteurs relationnels (par exemple, mauvaise communication, divergences dans le d sir d'activit sexuelle) ; des facteurs de vuln rabilit individuels (p. ex. mauvaise image corporelle, ant c dents de violence sexuelle ou motionnelle), une comorbidit psychiatrique (p. ex. d pression, anxi t ) ou des facteurs de stress (p. ex. perte d'emploi, deuil 4) ; des facteurs culturels/religieux (p. ex. inhibitions li es aux interdictions de l'activit sexuelle ; attitudes envers la sexualit ) ; et 5) facteurs m dicaux pertinents pour le pronostic, l' volution ou le traitement. Notez que chacun de ces facteurs peut contribuer (de mani re diff rente la situation). pr sentant les sympt mes de diff rentes femmes atteintes de ce trouble. La pr valence du trouble de l int r t/de l excitation sexuelle chez la femme, tel que d fini dans ce manuel, est inconnue. La pr valence d'un faible d sir sexuel et de probl mes d'excitation sexuelle (avec et sans d tresse associ e), tels que d finis par le DSM-IV ou la CIM-1O, peut varier consid rablement en fonction de l' ge, du contexte culturel, de la dur e des sympt mes et de la pr sence de d tresse. . En ce qui concerne la dur e des sympt mes, il existe des diff rences frappantes dans les estimations de pr valence entre les probl mes court terme et les probl mes persistants li s au manque d'int r t sexuel. Lorsqu une d tresse li e au fonctionnement sexuel est requise, les estimations de pr valence sont nettement inf rieures. Certaines femmes plus g es d clarent moins de d tresse face un faible d sir sexuel que les femmes plus jeunes, bien que le d sir sexuel puisse diminuer avec l' ge. Par d finition, un trouble permanent de l int r t/de l excitation sexuelle chez la femme sugg re que le manque d int r t ou d excitation sexuelle a t pr sent pendant toute la vie sexuelle de la femme. Pour les crit res A3, A4 et A6, qui valuent le fonctionnement pendant l activit sexuelle, un sous-type de vie signifierait la pr sence de sympt mes depuis les premi res exp riences sexuelles de l individu. Le sous-type acquis serait attribu si les difficult s d int r t ou d excitation sexuelle se d veloppaient apr s une p riode de fonctionnement sexuel non probl matique. Les changements adaptatifs et normatifs du fonctionnement sexuel peuvent r sulter d v nements li s au partenaire, interpersonnels ou personnels et peuvent tre de nature transitoire. Cependant, la persistance des sympt mes pendant environ 6 mois ou plus constituerait un dysfonctionnement sexuel. Il y a des changements normatifs dans l int r t et l excitation sexuels tout au long de la vie. En outre, les femmes engag es dans des relations de plus longue dur e sont plus susceptibles de d clarer avoir eu des relations sexuelles malgr l'absence de sentiments vidents de d sir sexuel au d but d'une relation sexuelle, par rapport aux femmes engag es dans des relations de plus courte dur e. La s cheresse vaginale chez les femmes g es est li e l' ge et l' tat m nopausique. Capricieux. Les facteurs capricieux comprennent les cognitions et attitudes n gatives l gard de la sexualit et les ant c dents de troubles mentaux. Les diff rences de propension l excitation sexuelle et l inhibition sexuelle peuvent galement pr dire la probabilit de d velopper des probl mes sexuels. Environnemental. Les facteurs environnementaux comprennent les difficult s relationnelles, le fonctionnement sexuel du partenaire et les ant c dents d veloppementaux, tels que les relations pr coces avec les soignants et les facteurs de stress de l'enfance. G n tique et physiologique. Certaines conditions m dicales (par exemple, le diab te sucr , le dysfonctionnement de la thyro de) peuvent tre des facteurs de risque de trouble de l'int r t/de l'excitation sexuelle chez la femme. Il semble y avoir une forte influence des facteurs g n tiques sur la vuln rabilit aux probl mes sexuels chez les femmes. relations entre femmes avec et sans manque per u d excitation g nitale. Il existe une variabilit marqu e des taux de pr valence du faible d sir selon les cultures. Des taux plus faibles de d sir sexuel pourraient tre plus fr quents chez les femmes d Asie de l Est que chez les femmes europ ennes Femmes canadiennes. Bien que les niveaux plus faibles de d sir et d excitation sexuels observ s chez les hommes et les femmes des pays d Asie de l Est par rapport aux groupes euro-am ricains puissent refl ter un moindre int r t pour le sexe dans ces cultures, il reste possible que ces diff rences entre groupes soient un artefact des mesures utilis es pour quantifier d sir. Pour d terminer si un faible int r t sexuel/un trouble de l'excitation sexuelle doit tre pris en compte, il faut tenir compte du fait que diff rentes cultures peuvent pathologiser certains comportements et pas d'autres. Par d finition, le diagnostic de trouble de l int r t/de l excitation sexuelle f minine n est pos qu aux femmes. Les difficu
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lt s p nibles li es au d sir sexuel chez les hommes seraient consid r es comme un trouble du d sir sexuel hypoactif chez l'homme. Les difficult s d int r t/d excitation sexuelle sont souvent associ es une diminution de la satisfaction relationnelle. Troubles mentaux non sexuels. Les troubles mentaux non sexuels, tels que le trouble d pressif majeur, dans lesquels il y a une diminution marqu e de l int r t ou du plaisir pour toutes, ou presque toutes les activit s, la majeure partie de la journ e, presque tous les jours , peuvent expliquer le manque d int r t/d excitation sexuelle. Si le manque d'int r t ou d'excitation est enti rement imputable un autre trouble mental, alors un diagnostic de trouble de l'int r t/de l'excitation sexuelle chez la femme ne sera pas pos . Consommation de substances/m dicaments. La consommation de substances ou de m dicaments peut expliquer le manque d int r t/d excitation. Une autre condition m dicale. Si les sympt mes sexuels sont consid r s comme tant presque exclusivement associ s aux effets d une autre condition m dicale (par exemple, diab te sucr , maladie endoth liale, dysfonctionnement thyro dien, maladie du syst me nerveux central), alors un diagnostic de trouble de l int r t/de l excitation sexuelle chez la femme est pos . ne serait pas fait. Facteurs interpersonnels. Si des facteurs interpersonnels ou contextuels significatifs, tels qu une d tresse relationnelle grave, la violence conjugale ou d autres facteurs de stress importants, expliquent les sympt mes d int r t/d excitation sexuelle, alors un diagnostic de trouble d int r t/d excitation sexuelle chez la femme ne sera pas pos . Autres dysfonctionnements sexuels. La pr sence d un autre dysfonctionnement sexuel n exclut pas un diagnostic de trouble de l int r t/de l excitation sexuelle f minine. Il est courant que les femmes souffrent de plus d un dysfonctionnement sexuel. Par exemple, la pr sence de douleurs g nitales chroniques peut entra ner un manque de d sir pour une activit sexuelle (douloureuse). Le manque d int r t et d excitation pendant l activit sexuelle peut alt rer la capacit orgasmique. Pour certaines femmes, tous les aspects de la r ponse sexuelle peuvent tre insatisfaisants et p nibles. Stimuli sexuels inad quats ou absents. Lorsque des diagnostics diff rentiels sont envisag s, il est important d valuer l ad quation des stimuli sexuels dans le cadre de l exp rience sexuelle de la femme. Dans les cas o des stimuli sexuels inad quats ou absents contribuent au tableau clinique, il peut y avoir des preuves en faveur de soins cliniques, mais un diagnostic de dysfonctionnement sexuel ne sera pas pos . De la m me mani re, les alt rations transitoires et adaptatives du fonctionnement sexuel, secondaires un v nement important de la vie ou un v nement personnel, doivent tre prises en compte dans l analyse. diagnostic diff rentiel. extr mement fr quent. La d tresse sexuelle et l'insatisfaction l' gard de la vie sexuelle sont galement fortement corr l es chez les femmes ayant un faible d sir sexuel. Un faible d sir p nible est associ la d pression, aux probl mes de thyro de, l'anxi t , l'incontinence urinaire et d'autres facteurs m dicaux. L'arthrite et les maladies inflammatoires ou du c lon irritable sont galement associ es des probl mes d'excitation sexuelle. Un faible d sir semble tre comorbide avec la d pression, les abus sexuels et physiques l' ge adulte, le fonctionnement mental global et la consommation d'alcool. Crit res diagnostiques 302.76 (F52.6) A. Difficult s persistantes ou r currentes li es un (ou plusieurs) des l ments suivants : 1. P n tration vaginale pendant les rapports sexuels. 2. Douleurs vulvovaginales ou pelviennes marqu es lors de rapports vaginaux ou de tentatives de p n tration. 3. Peur ou anxi t marqu e concernant des douleurs vulvo-vaginales ou pelviennes en pr vision, pendant ou la suite d'une p n tration vaginale. 4. Tension ou resserrement marqu des muscles du plancher pelvien lors d'une tentative de p n tration vaginale. B. Les sympt mes du crit re A ont persist pendant une dur e minimale d'environ 6 mois. C. Les sympt mes du crit re A provoquent une d tresse cliniquement significative chez l'individu. D. Le dysfonctionnement sexuel ne s explique pas mieux par un trouble mental non sexuel ou par une cons quence d une d tresse relationnelle grave (par exemple, violence conjugale) ou d autres facteurs de stress importants et n est pas attribuable aux effets d une substance/m dicament ou d un autre facteur de stress. autre condition m dicale. Pr cisez si : Tout au long de la vie : la perturbation est pr sente depuis que l'individu est devenu sexuellement actif. Acquis : La perturbation a commenc apr s une p riode de fonction sexuelle relativement normale. Sp cifiez la gravit actuelle : L ger : preuve d'une l g re d tresse li e aux sympt mes du crit re A. Mod r : preuve d'une d tresse mod r e li e aux sympt mes du
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crit re A. S v re : preuve d'une d tresse grave ou extr me li e aux sympt mes du crit re A. Les douleurs g nito-pelviennes/troubles de p n tration font r f rence quatre dimensions de sympt mes fr quemment comorbides : 1) difficult avoir des rapports sexuels, 2) douleur g nito-pelvienne, 3) peur de la douleur ou de la p n tration vaginale, et 4) tension des muscles du plancher pelvien (Crit re UN). tant donn qu une difficult majeure dans l une de ces dimensions des sympt mes suffit souvent provoquer une d tresse cliniquement significative, un diagnostic peut tre pos sur la base d une difficult marqu e dans une seule dimension des sympt mes. Cependant, les quatre dimensions des sympt mes doivent tre valu es m me si un diagnostic peut tre pos sur la base d une seule dimension des sympt mes. la capacit de faire l exp rience d une p n tration vaginale dans n importe quelle situation (par exemple, rapports sexuels, examens gyn cologiques, insertion d un tampon) jusqu la capacit de faire facilement l exp rience d une p n tration dans une situation et pas dans une autre. Bien que la situation clinique la plus courante soit celle o une femme est incapable d avoir des rapports sexuels ou En cas de p n tration avec un partenaire, des difficult s pour passer les examens gyn cologiques requis peuvent galement tre pr sentes. Les douleurs vulvo-vaginales ou pelviennes marqu es lors de rapports vaginaux ou de tentatives de p n tration (crit re A2) font r f rence des douleurs survenant diff rents endroits de la r gion g nito-pelvienne. La localisation de la douleur ainsi que son intensit doivent tre valu es. G n ralement, la douleur peut tre caract ris e comme superficielle (vulvo-vaginale ou survenant lors de la p n tration) ou profonde (pelvienne, c'est- -dire qu'elle n'est ressentie qu'apr s une p n tration plus profonde). L intensit de la douleur n est souvent pas li e de mani re lin aire la d tresse ou l interf rence avec les rapports sexuels ou d autres activit s sexuelles. Certaines douleurs g nito-pelviennes ne surviennent que lorsqu'elles sont provoqu es (c'est- -dire par des rapports sexuels ou une stimulation m canique) ; d'autres douleurs g nito-pelviennes peuvent tre aussi bien spontan es que provoqu es. La douleur g nito-pelvienne peut galement tre utilement caract ris e qualitativement (par exemple, br lure , coupure , tiraillement , pulsation ). La douleur peut persister pendant un certain temps apr s la fin des rapports sexuels et peut galement survenir pendant la miction. Typiquement, les douleurs ressenties lors des rapports sexuels peuvent tre reproduites lors d'un examen gyn cologique. Une peur ou une anxi t marqu e l' gard de douleurs vulvo-vaginales ou pelviennes, soit en pr vision, soit pendant, soit la suite d'une p n tration vaginale (crit re A3), est fr quemment signal e par les femmes qui ont r guli rement ressenti des douleurs lors de rapports sexuels. Cette r action normale peut conduire viter les situations sexuelles/intimes. Dans d autres cas, cette peur marqu e ne semble pas tre troitement li e l exp rience de la douleur mais conduit n anmoins viter les situations de rapports sexuels et de p n tration vaginale. a d crit cela comme similaire une r action phobique, sauf que l'objet phobique peut tre une p n tration vaginale ou la peur de la douleur. Une tension ou un resserrement marqu des muscles du plancher pelvien lors d'une tentative de p n tration vaginale (crit re A4) peut varier d'un spasme r flexif du plancher pelvien en r ponse une tentative d'entr e vaginale une protection musculaire normale/volontaire en r ponse l'anticipation. ou l'exp rience r p t e de douleur ou de peur ou d'anxi t . Dans le cas de r actions normales/de garde , une p n tration peut tre possible dans des circonstances de relaxation. le dysfonctionnement est souvent mieux pris en charge par un gyn cologue sp cialis ou par un physioth rapeute du plancher pelvien. Les douleurs g nito-pelviennes/troubles de p n tration sont fr quemment associ s d'autres dysfonctionnements sexuels, en particulier une diminution du d sir et de l'int r t sexuels (trouble de l'int r t/de l'excitation sexuelle f minine). Parfois, le d sir et l int r t sont pr serv s dans des situations sexuelles qui ne sont pas douloureuses ou ne n cessitent pas de p n tration. M me lorsque les individus souffrant de douleurs g nito-pelviennes/troubles de p n tration signalent un int r t/motivation sexuelle, il existe souvent un vitement comportemental des situations et opportunit s sexuelles. Il est galement fr quent d viter les examens gyn cologiques malgr les recommandations m dicales. Le sch ma d vitement est similaire celui observ dans les troubles phobiques. Il est courant que les femmes qui n ont pas r ussi avoir des rapports sexuels ne viennent se faire soigner que lorsqu elles souhaitent concevoir. De nombreuses femmes souffrant de doul
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eurs g nito-pelviennes/ dix rapportent que les sympt mes diminuent consid rablement leur sentiment de f minit . En plus du sous-type vie/acquis , cinq facteurs doivent tre pris en compte lors de l' valuation et du diagnostic de la douleur g nito-pelvienne/trouble de p n tration, car ils peuvent tre pertinents pour l' tiologie et/ou le traitement : 1) les facteurs li s au partenaire (par exemple, les probl mes sexuels, tat de sant du partenaire) ; 2) facteurs relationnels (par exemple, mauvaise communication, divergences dans le d sir d activit sexuelle) ; 3) facteurs de vuln rabilit individuels (p. ex. mauvaise image corporelle, ant c dents de violence sexuelle ou motionnelle), comorbidit psychiatrique (p. ex. d pression, anxi t ) ou facteurs de stress (p. ex. perte d'emploi, deuil); 4) facteurs culturels/religieux (par exemple, inhibitions li es l'interdiction de l'activit sexuelle ; attitudes l' gard de la sexualit ) ; et 5) facteurs m dicaux pertinents pour le pronostic, l' volution ou le traitement. Chacun de ces facteurs peut contribuer diff remment aux sympt mes pr sent s par diff rentes femmes atteintes de ce trouble. Il n existe aucune mesure physiologique valide des dimensions des sympt mes constitutifs des douleurs g nito-pelviennes/troubles de p n tration. Des inventaires psychom triques valid s peuvent tre utilis s pour valuer formellement la douleur et les composants d'anxi t li s la douleur g nito-pelvienne/trouble de p n tration. La pr valence des douleurs g nito-pelviennes/troubles de p n tration est inconnue. Cependant, environ 15 % des femmes en Am rique du Nord signalent des douleurs r currentes pendant les rapports sexuels. Les difficult s avoir des rapports sexuels semblent tre une r f rence fr quente aux cliniques de dysfonction sexuelle et aux cliniciens sp cialis s. Le d veloppement et l volution des douleurs g nito-pelviennes/troubles de p n tration ne sont pas clairs. tant donn que les femmes ne recherchent g n ralement pas de traitement avant d prouver des probl mes de fonctionnement sexuel, il peut, en g n ral, tre difficile de caract riser les douleurs g nito-pelviennes/troubles de p n tration comme persistants (primaire) ou acquis (secondaire). Bien que les femmes consultent g n ralement un m decin apr s le d but de l activit sexuelle, des signes cliniques sont souvent constat s plus t t. Par exemple, la difficult utiliser des tampons ou viter de les utiliser est un indicateur important de probl mes ult rieurs. Les difficult s li es la p n tration vaginale (incapacit , peur ou douleur) peuvent ne pas tre videntes avant la tentative de rapport sexuel. M me apr s une tentative de rapport sexuel, la fr quence des tentatives peut ne pas tre significative ou r guli re. Dans les cas o il est difficile d' tablir si les sympt mes sont permanents ou acquis, il est utile de d terminer la pr sence d'une p riode constante de rapports sexuels r ussis, sans douleur, sans peur et sans tension. Si l'exp rience d'une telle p riode peut tre tablie, alors les douleurs g nito-pelviennes/troubles de p n tration peuvent tre caract ris s comme acquis. Une fois la symptomatologie bien tablie pendant une p riode d'environ 6 mois, la probabilit d'une r mission symptomatique spontan e et significative semble diminuer. Les plaintes li es aux douleurs g nito-pelviennes culminent au d but de l ge adulte et pendant la p riode p ri- et postm nopausique. Les femmes qui se plaignent de difficult s avoir des rapports sexuels semblent tre principalement pr m nopaus es. Il peut galement y avoir une augmentation des sympt mes li s aux douleurs g nito-pelviennes au cours de la p riode post-partum. Environnemental. Les abus sexuels et/ou physiques ont souvent t cit s comme pr dicteurs de la Troubles de la douleur sexuelle d finis par le DSM-IV, dyspareunie et vaginisme. C est un sujet de controverse dans la litt rature actuelle. G n tique et physiologique. Les femmes prouvant une douleur superficielle pendant les rapports sexuels signalent souvent l'apparition de la douleur apr s des ant c dents d'infections vaginales. M me apr s la r solution des infections et sans signes physiques r siduels connus, la douleur persiste. La douleur lors de l'insertion du tampon ou l'incapacit d'ins rer des tampons avant toute tentative de contact sexuel est un facteur de risque important de douleur g nitale/trouble de p n tration. Dans le pass , une ducation sexuelle inad quate et une orthodoxie religieuse ont souvent t consid r es comme des facteurs pr disposants, culturellement li s, au diagnostic de vaginisme selon le DSM-IV. Cette perception semble tre confirm e par des rapports r cents en provenance de Turquie, un pays majoritairement musulman, indiquant une pr valence tonnamment lev e de cette maladie. Cependant, la plupart des recherches disponibles, bien que de port e limit e, ne soutiennent pas cette notion (Lahaie et al. 2010). Par d finition, le di
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agnostic de douleur/trouble de p n tration g nito-pelvienne n est pos qu aux femmes. Il existe des recherches relativement nouvelles concernant le syndrome de douleur pelvienne chronique urologique chez les hommes, sugg rant que les hommes peuvent rencontrer des probl mes similaires. La recherche et l'exp rience clinique ne sont pas encore suffisamment d velopp es pour justifier l'application de ce diagnostic aux hommes. D'autres dysfonctionnements sexuels sp cifi s ou non sp cifi s peuvent tre diagnostiqu s chez les hommes semblant correspondre ce sch ma. Les difficult s fonctionnelles li es aux douleurs g nito-pelviennes/troubles de p n tration sont souvent associ es une interf rence dans satisfaction relationnelle et parfois avec la capacit de concevoir via des rapports sexuels p niens/vaginaux. Une autre condition m dicale. Dans de nombreux cas, les femmes souffrant de douleurs g nito-pelviennes/troubles de p n tration recevront galement un diagnostic d'une autre condition m dicale (par exemple, lichen scl rosique, endom triose, maladie inflammatoire pelvienne, atrophie vulvo-vaginale). Dans certains cas, le traitement de l affection m dicale peut att nuer la douleur/trouble de p n tration g nito-pelvienne. La plupart du temps, ce n est pas le cas. Il n existe aucun outil ni m thode de diagnostic fiable permettant aux cliniciens de savoir si l affection m dicale ou la douleur g nito-pelvienne/trouble de p n tration est primaire. Souvent, les pathologies associ es sont difficiles diagnostiquer et traiter. Par exemple, l'incidence accrue de les douleurs postm nopausiques pendant les rapports sexuels peuvent parfois tre attribu es une s cheresse vaginale ou une atrophie vulvo-vaginale associ e une baisse des taux d' strog nes. Toutefois, la relation entre l'atrophie/s cheresse vulvo-vaginale, les strog nes et la douleur n'est pas bien comprise. Sympt me somatique et troubles associ s. Certaines femmes souffrant de douleurs/troubles de p n tration g nito-pelviennes peuvent galement tre diagnostiqu es avec un trouble des sympt mes somatiques. tant donn que les douleurs/troubles de p n tration g nito-pelviennes ainsi que les sympt mes somatiques et les troubles associ s sont de nouveaux diagnostics, il n'est pas encore clair s'ils peuvent tre diff renci s de mani re fiable. Certaines femmes diagnostiqu es avec des douleurs/troubles de p n tration g nito-pelviennes recevront galement un diagnostic de phobie sp cifique. Stimuli sexuels inad quats. Il est important que le clinicien, lorsqu il envisage des diagnostics diff rentiels, value l ad quation des stimuli sexuels dans le cadre de l exp rience sexuelle de la femme. Les situations sexuelles dans lesquelles les pr liminaires ou l'excitation sont inad quats peuvent entra ner des difficult s de p n tration, de la douleur ou de l' vitement. La dysfonction rectile ou l' jaculation pr coce chez le partenaire masculin peuvent entra ner des difficult s de p n tration. Ces conditions doivent tre soigneusement valu es. Dans certaines situations, un diagnostic de douleur g nito-pelvienne/trouble de p n tration peut ne pas tre appropri . les liens semblent tre courants. La comorbidit avec la d tresse relationnelle est galement courante. Cela n est pas surprenant, puisque dans les cultures occidentales, l incapacit d avoir des rapports sexuels (sans douleur) avec le partenaire souhait et le fait d viter les opportunit s sexuelles peuvent tre soit un facteur contributif, soit le r sultat d autres probl mes sexuels ou relationnels. tant donn que les sympt mes du plancher pelvien sont impliqu s dans le diagnostic de douleur g nito-pelvienne/trouble de p n tration, il est probable qu'il y ait une pr valence plus lev e d'autres troubles li s au plancher pelvien ou aux organes reproducteurs (par exemple, cystite interstitielle, constipation, vaginite). infection, endom triose, syndrome du c lon irritable). Crit res diagnostiques 302.71 (F52.0) A. Pens es ou fantasmes sexuels/ rotiques et d sir d'activit sexuelle d ficients de mani re persistante ou r currente (ou absents). Le jugement de carence est port par le clinicien, en tenant compte des facteurs qui affectent le fonctionnement sexuel. tels que l ge et les contextes g n raux et socioculturels de la vie de l individu. B. Les sympt mes du crit re A ont persist pendant une dur e minimale d'environ 6 mois. C. Les sympt mes du crit re A provoquent une d tresse cliniquement significative chez l'individu. D. Le dysfonctionnement sexuel ne s explique pas mieux par un trouble mental non sexuel ou par une cons quence d une d tresse relationnelle grave ou d autres facteurs de stress importants et n est pas attribuable aux effets d une substance/m dicament ou une autre condition m dicale. Pr cisez si : Tout au long de la vie : la perturbation est pr sente depuis que l'individu est devenu sexuellement actif. Acquis : La perturbation a commenc apr s une p riode de fonction s
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exuelle relativement normale. Pr cisez si : G n r : Non limit certains types de stimulation, situations ou partenaires. Situationnel : ne se produit qu avec certains types de stimulation, situations ou partenaires. Sp cifiez la gravit actuelle : L ger : preuve d'une l g re d tresse li e aux sympt mes du crit re A. Mod r : preuve d'une d tresse mod r e li e aux sympt mes du crit re A. S v re : preuve d'une d tresse grave ou extr me li e aux sympt mes du crit re A. Lorsqu'une valuation du trouble du d sir sexuel hypoactif chez l'homme est effectu e, le contexte interpersonnel doit tre pris en compte. Une divergence de d sir , dans laquelle un homme a un d sir d activit sexuelle inf rieur celui de sa partenaire, n est pas suffisante pour diagnostiquer un trouble du d sir sexuel hypoactif chez l homme. Un d sir sexuel faible/absent et des pens es ou fantasmes sexuels d ficients/absents sont n cessaires pour un diagnostic du trouble. Il peut y avoir des variations selon les hommes dans la fa on dont le d sir sexuel est exprim . Le manque de d sir sexuel et les pens es ou fantasmes rotiques d ficients/absents doivent tre persistants ou r currents et doivent survenir pendant une dur e minimale d environ 6 mois. L'inclusion de ce crit re de dur e vise viter de poser un diagnostic dans les cas o le faible d sir sexuel d'un homme peut repr senter une r ponse adaptative des conditions de vie d favorables (par exemple, l'inqui tude concernant la grossesse d'une partenaire alors que l'homme envisage de mettre fin la relation). ). L'introduction du terme approximativement dans le crit re B permet au clinicien de juger dans les cas o la dur e des sympt mes n'atteint pas le seuil recommand de 6 mois. Le trouble du d sir sexuel hypoactif chez l homme est parfois associ des probl mes rectiles et/ou jaculatoires. Par exemple, des difficult s persistantes obtenir une rection peuvent conduire un homme se d sint resser de l activit sexuelle. Les hommes souffrant d un trouble du d sir sexuel hypoactif d clarent souvent qu ils ne commencent plus d activit sexuelle et qu ils sont peu r ceptifs aux tentatives d initiation d un partenaire. Des activit s sexuelles (par exemple, la masturbation ou une activit sexuelle en couple) peuvent parfois survenir m me en pr sence d'un faible d sir sexuel. Les pr f rences sp cifiques la relation concernant les mod les d initiation sexuelle doivent tre prises en compte lors du diagnostic de trouble du d sir sexuel hypoactif chez l homme. Bien que les hommes soient plus susceptibles d'initier une activit sexuelle et qu'un faible d sir puisse donc tre caract ris par un sch ma de non-initiation, de nombreux hommes peuvent pr f rer que leur partenaire initie une activit sexuelle. Dans de telles situations, le manque de r ceptivit de l homme l initiation d un partenaire doit tre pris en compte lors de l valuation d un faible d sir. En plus des sous-types vie/acquis et g n ralis / situationnel , les cinq facteurs suivants doivent tre pris en compte lors de l' valuation et du diagnostic du trouble du d sir sexuel hypoactif chez l'homme, tant donn qu'ils peuvent tre pertinents pour l' tiologie et/ou le traitement. : 1) facteurs li s au partenaire (par exemple, probl mes sexuels du partenaire, tat de sant du partenaire); 2) facteurs relationnels (par exemple, mauvaise communication, divergences dans le d sir d'activit sexuelle) ; 3) facteurs de vuln rabilit individuels (par exemple, mauvaise image corporelle, ant c dents de violence sexuelle ou motionnelle), comorbidit s psychiatriques (par exemple, d pression, anxi t ) ou facteurs de stress (par exemple, perte d'emploi, deuil) ; 4) facteurs culturels/religieux (par exemple, inhibitions li es aux interdictions contre l'activit sexuelle ; attitudes envers la sexualit ) ; et 5) les facteurs m dicaux pertinents pour le pronostic, l' volution ou le traitement. Chacun de ces facteurs peut contribuer diff remment aux sympt mes pr sent s par diff rents hommes atteints de ce trouble. La pr valence du trouble du d sir sexuel hypoactif chez l homme varie selon le pays d origine et la m thode d valuation. Environ 6 % des hommes plus jeunes ( g s de 18 24 ans) et 41 % des hommes plus g s ( g s de 66 74 ans) ont des probl mes de d sir sexuel. Cependant, un d sint r t persistant pour le sexe, durant 6 mois ou plus, ne touche qu'une faible proportion d'hommes g s de 16 44 ans (1,8 %). Par d finition, le trouble du d sir sexuel hypoactif chez l homme vie indique qu un d sir sexuel faible ou inexistant a toujours t pr sent, alors que le sous-type acquis serait attribu si le faible d sir de l homme se d veloppait apr s une p riode de d sir sexuel normal. Il est n cessaire que le faible d sir persiste pendant environ 6 mois ou plus ; ainsi, les modifications court terme du d sir sexuel ne doivent pas tre diagnostiqu es comme un trouble du d sir sexuel hypoactif chez l homme.
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Il existe une baisse normative du d sir sexuel li e l ge. Comme les femmes, les hommes identifient divers d clencheurs de leur d sir sexuel et d crivent un large ventail de raisons pour lesquelles ils choisissent de se livrer une activit sexuelle. Bien que les signaux visuels rotiques puissent tre des d clencheurs de d sir plus puissants chez les hommes plus jeunes, la puissance des signaux sexuels peut diminuer avec l' ge et doit tre prise en compte lors de l' valuation des hommes pour un trouble du d sir sexuel hypoactif. Capricieux. Les sympt mes d humeur et d anxi t semblent tre de puissants pr dicteurs d un faible d sir chez les hommes. Jusqu la moiti des hommes ayant des ant c dents de sympt mes psychiatriques peuvent pr senter une perte de d sir mod r e ou s v re, contre seulement 15 % de ceux qui n en ont pas. Les sentiments d'un homme l' gard de lui-m me, sa perception du d sir sexuel de sa partenaire son gard, le sentiment d' tre connect motionnellement et les variables contextuelles peuvent tous affecter n gativement (ainsi que positivement) le d sir sexuel. Environnemental. La consommation d'alcool peut augmenter l'apparition d'un faible d sir. Chez les hommes homosexuels, l'homophobie autog r e, les probl mes interpersonnels, les attitudes, le manque d' ducation sexuelle ad quate et les traumatismes r sultant d'exp riences pr coces dans la vie doivent tre pris en compte pour expliquer le faible d sir. Les facteurs contextuels sociaux et culturels doivent galement tre pris en compte. G n tique et physiologique. Les troubles endocriniens tels que l hyperprolactin mie affectent de mani re significative le d sir sexuel chez les hommes. L' ge est un facteur de risque important de faible d sir chez les hommes. Il n est pas clair si les hommes ayant un faible d sir ont galement des taux de testost rone anormalement bas ; cependant, chez les hommes hypogonadiques, un faible d sir est courant. Il peut galement y avoir un probl me : la testost rone a peu d effet sur le d sir des hommes. Il existe une variabilit marqu e des taux de pr valence du faible d sir selon les cultures, allant de 12,5 % chez les hommes d Europe du Nord 28 % chez les hommes d Asie du Sud-Est g s de 40 80 ans. Tout comme il existe des taux plus lev s de faible d sir parmi les sous-groupes de femmes d Asie de l Est, les hommes d Asie de l Est Les ascendants asiatiques ont galement des taux plus lev s de faible d sir. La culpabilit l gard du sexe pourrait jouer un r le m diateur dans cette association entre l origine ethnique est-asiatique et le d sir sexuel chez les hommes. Contrairement la classification des troubles sexuels chez les femmes, les troubles du d sir et de l'excitation ont t retenus comme des concepts distincts chez les hommes. Malgr certaines similitudes dans l exp rience du d sir chez les hommes et les femmes, et le fait que le d sir fluctue dans le temps et d pend de facteurs contextuels, les hommes signalent une intensit et une fr quence de d sir sexuel significativement plus lev es que les femmes. Troubles mentaux non sexuels. Les troubles mentaux non sexuels, tels que le trouble d pressif majeur, caract ris par une diminution marqu e de l'int r t ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activit s , peuvent expliquer le manque de d sir sexuel. Si le manque de d sir s explique mieux par un autre trouble mental, alors un diagnostic de trouble du d sir sexuel hyqaoactif masculin ne serait pas pos . Consommation de substances/m dicaments. La consommation de substances/m dicaments peut expliquer le manque de d sir sexuel. Une autre condition m dicale. Si le d sir faible/absent et les pens es ou fantasmes rotiques d ficients/absents s expliquent mieux par les effets d une autre condition m dicale (par exemple, hypogonadisme, diab te sucr , dysfonctionnement thyro dien, maladie du syst me nerveux central), alors un diagnostic d homme le trouble du d sir sexuel hypoactif ne se produirait pas. Facteurs interpersonnels. Si des facteurs interpersonnels ou contextuels importants, tels qu'une d tresse relationnelle grave ou d'autres facteurs de stress importants, sont associ s la perte de d sir chez l'homme, alors un diagnostic de trouble du d sir sexuel hypoactif chez l'homme ne serait pas pos . Autres dysfonctionnements sexuels. La pr sence d un autre dysfonctionnement sexuel n exclut pas un diagnostic de trouble du d sir sexuel hypoactif chez l homme ; Il existe des preuves selon lesquelles jusqu' la moiti des hommes ayant un faible d sir sexuel ont galement des difficult s rectiles, et un nombre l g rement inf rieur peuvent galement avoir des difficult s d' jaculation pr coce. Si le faible d sir de l homme s explique par l auto-identification en tant qu asexuel, alors un diagnostic de trouble du d sir sexuel hypoactif chez l homme n est pas pos . La d pression et d'autres troubles mentaux, ainsi que des facteurs endocrinologiques, sont souvent comor
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bides avec le trouble du d sir sexuel hypoactif chez l'homme. Crit res diagnostiques 302.75 (F52.4) A. Un sch ma d' jaculation persistant ou r current se produisant pendant une activit sexuelle avec un partenaire dans la minute environ suivant la p n tration vaginale et avant que la personne ne le souhaite. Remarque : Bien que le diagnostic d' jaculation pr coce (pr coce) puisse tre appliqu aux personnes engag es dans des activit s sexuelles non vaginales, aucun crit re de dur e sp cifique n'a t tabli pour ces activit s. B. Le sympt me du crit re A doit tre pr sent depuis au moins 6 mois et doit tre ressenti presque toutes ou toutes (environ 75 % 100 %) les occasions d'activit sexuelle (dans des contextes situationnels identifi s ou, s'il est g n ralis , dans tous contextes). C. Le sympt me du crit re A provoque une d tresse cliniquement significative chez l'individu. D. Le dysfonctionnement sexuel ne s explique pas mieux par un trouble mental non sexuel ou par une cons quence d une d tresse relationnelle grave ou d autres facteurs de stress importants et n est pas attribuable aux effets d une substance/m dicament ou une autre condition m dicale. Pr cisez si : Tout au long de la vie : la perturbation est pr sente depuis que l'individu est devenu sexuellement actif. Acquis : La perturbation a commenc apr s une p riode de fonction sexuelle relativement normale. Pr cisez si : G n ralis : Non limit certains types de stimulation, situations ou partenaires. Situationnel : ne se produit qu avec certains types de stimulation, situations ou partenaires. Sp cifiez la gravit actuelle : L g re : jaculation survenant environ 30 secondes 1 minute apr s la p n tration vaginale. Mod r : jaculation survenant dans les 15 30 secondes environ suivant la p n tration vaginale. S v re : jaculation survenant avant l'activit sexuelle, au d but de l'activit sexuelle ou dans les 15 secondes environ suivant la p n tration vaginale. L jaculation pr coce (pr coce) se manifeste par une jaculation qui se produit avant ou peu de temps apr s la p n tration vaginale, op rationnalis e par l estimation par l individu de la latence jaculatoire (c est- -dire le temps coul avant l jaculation) apr s la p n tration vaginale. Les latences jaculatoires intravaginales estim es et mesur es sont fortement corr l es tant que la latence jaculatoire est de courte dur e ; par cons quent, les estimations autod clar es de la latence jaculatoire sont suffisantes des fins de diagnostic. Un temps de latence jaculatoire intravaginale de 60 secondes constitue un seuil appropri pour le diagnostic d jaculation pr coce (pr coce) vie chez les hommes h t rosexuels. Il n existe pas suffisamment de donn es pour d terminer si ce crit re de dur e peut tre appliqu l jaculation pr coce (pr coce) acquise. La d finition de dur e peut s'appliquer aux hommes d'orientations sexuelles diff rentes, puisque les latences jaculatoires semblent tre similaires chez les hommes d'orientations sexuelles diff rentes et selon les activit s sexuelles. De nombreux hommes souffrant d' jaculation pr coce (pr coce) se plaignent d'un sentiment de manque de contr le sur l' jaculation et signalent une appr hension quant leur incapacit anticip e retarder l' jaculation lors de futures relations sexuelles. Les facteurs suivants peuvent tre pertinents dans l valuation de tout dysfonctionnement sexuel : 1) facteurs li s au partenaire (p. ex. probl mes sexuels du partenaire, tat de sant du partenaire) ; 2) facteurs relationnels (par exemple, mauvaise communication, divergences dans le d sir d activit sexuelle) ; 3) facteurs de vuln rabilit individuels (p. ex. mauvaise image corporelle, ant c dents de violence sexuelle ou motionnelle), comorbidit s psychiatriques (p. ex. d pression, anxi t ) et facteurs de stress (p. ex. perte d'emploi, deuil) ; 4) facteurs culturels/religieux (par exemple, inhibitions li es aux interdictions contre l'activit sexuelle ; attitudes envers la sexualit ) ; et 5) facteurs m dicaux pertinents pour le pronostic, l' volution ou le traitement. Les estimations de la pr valence de l jaculation pr coce (pr coce) varient consid rablement selon la d finition utilis e. l chelle internationale, plus de 20 30 % des hommes g s de 18 70 ans se disent pr occup s par la rapidit avec laquelle ils jaculent. Avec la nouvelle d finition de l jaculation pr matur e (pr coce) (c est- -dire l jaculation survenant dans la minute environ suivant la p n tration vaginale), seuls 1 3 % des hommes recevraient un diagnostic de ce trouble. La pr valence de l jaculation pr coce (pr coce) peut augmenter avec l ge. Par d finition, l jaculation pr matur e (pr coce) vie commence lors des premi res exp riences sexuelles d un homme et persiste par la suite. Certains hommes peuvent souffrir d'une jaculation pr matur e (pr coce) lors de leurs premiers rapports sexuels, mais acqu rir le contr le de leur jaculation au fil du
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temps. C'est la persistance des probl mes d' jaculation pendant plus de 6 mois qui d termine le diagnostic d' jaculation pr coce (pr coce). En revanche, certains hommes d veloppent ce trouble apr s une p riode de latence jaculatoire normale, appel e jaculation pr coce (pr coce) acquise. Il y a une jaculation (pr coce). La forme acquise appara t probablement plus tard, apparaissant g n ralement pendant ou apr s la quatri me d cennie de la vie. La dur e de vie est relativement stable tout au long de la vie. On sait peu de choses sur l volution de l jaculation pr coce (pr coce) acquise. L'inversion de conditions m dicales telles que l'hyperthyro die et la prostatite semble restaurer les latences jaculatoires aux valeurs de base. L jaculation pr coce (pr coce) vie commence avec les premi res exp riences sexuelles et persiste tout au long de la vie d un individu. Chez environ 20 % des hommes souffrant d' jaculation pr coce (pr coce), les latences jaculatoires diminuent davantage avec l' ge. Il a t constat que l ge et la dur e de la relation sont n gativement associ s la pr valence de l jaculation pr coce (pr coce). Capricieux. L' jaculation pr coce (pr coce) peut tre plus fr quente chez les hommes souffrant de troubles anxieux, en particulier de trouble d'anxi t sociale (phobie sociale). G n tique et physiologique. Il existe une contribution g n tique mod r e l jaculation pr matur e (pr coce) vie. L' jaculation pr matur e (pr coce) peut tre associ e au polymorphisme du g ne du transporteur de la dopamine ou au polymorphisme du g ne du transporteur de la s rotonine. Les maladies thyro diennes, la prostatite et le sevrage m dicamenteux sont associ s une jaculation pr coce (pr coce) acquise. Les mesures par tomographie par mission de positons du flux sanguin c r bral r gional pendant l' jaculation ont montr une activation primaire dans la zone de transition m soc phalique, y compris la zone tegmentale ventrale. La perception de ce qui constitue une latence jaculatoire normale est diff rente dans de nombreuses cultures. Les latences jaculatoires mesur es peuvent diff rer dans certains pays. De telles diff rences peuvent s'expliquer par des facteurs culturels ou religieux ainsi que par des diff rences g n tiques entre les populations. L' jaculation pr coce (pr coce) est un trouble sexuel chez l'homme. Les hommes et leurs partenaires sexuels peuvent diff rer dans leur perception de ce qui constitue une latence jaculatoire acceptable. Les femmes pourraient tre de plus en plus pr occup es par l' jaculation pr coce de leurs partenaires sexuels, ce qui pourrait refl ter un changement d'attitude de la soci t l' gard de l'activit sexuelle f minine. La latence jaculatoire est g n ralement surveill e dans le cadre de recherches par le partenaire sexuel l'aide d'un chronom tre (par exemple, un chronom tre), bien que cela ne soit pas id al dans les situations sexuelles r elles. Pour les rapports vaginaux, le temps entre la p n tration intravaginale et l' jaculation est mesur . Un sch ma d' jaculation pr coce (pr coce) peut tre associ une diminution de l'estime de soi, un sentiment de manque de contr le et des cons quences n fastes sur les relations conjugales. Cela peut galement provoquer une d tresse personnelle chez le partenaire sexuel et une diminution de la satisfaction sexuelle chez le partenaire sexuel. L' jaculation avant la p n tration peut tre associ e des difficult s de conception. Dysfonction sexuelle induite par des substances/m dicaments. Lorsque les probl mes d jaculation pr coce sont dus exclusivement la consommation de substances, une intoxication ou un sevrage, un dysfonctionnement sexuel induit par une substance ou un m dicament doit tre diagnostiqu . Probl mes jaculatoires qui ne r pondent pas aux crit res diagnostiques. Il est n cessaire d'identifier les hommes ayant des latences jaculatoires normales qui souhaitent des latences jaculatoires plus longues et les hommes qui ont une jaculation pr coce (pr coce) pisodique (par exemple, lors du premier rapport sexuel avec un nouveau partenaire lorsqu'une courte latence jaculatoire peut tre courante ou normative). Aucune de ces situations ne m nerait un diagnostic de jaculation (pr coce), m me si ces situations peuvent tre p nibles pour certains hommes. L' jaculation pr coce (pr coce) peut tre associ e des probl mes rectiles. Dans de nombreux cas, il peut tre difficile de d terminer quelle difficult a pr c d l autre. L' jaculation pr coce (pr coce) vie peut tre associ e certains troubles anxieux. L' jaculation pr coce (pr coce) acquise peut tre associ e une prostatite, une maladie thyro dienne ou un sevrage m dicamenteux (par exemple, lors du sevrage des opio des). A. Une perturbation cliniquement significative de la fonction sexuelle est pr dominante dans le tableau clinique. B. Il existe des preuves issues des ant c dents, de l'examen physique ou des r sultats de l
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aboratoire des points (1) et (2) : 1. Les sympt mes du crit re A se sont d velopp s pendant ou peu apr s une intoxication ou un sevrage d'une substance ou apr s une exposition un m dicament. 2. La substance/le m dicament concern est capable de produire les sympt mes du crit re A. C. La perturbation ne s explique pas mieux par un dysfonctionnement sexuel qui n est pas induit par une substance ou un m dicament. De telles preuves d un dysfonctionnement sexuel ind pendant pourraient inclure les l ments suivants : Les sympt mes pr c dent le d but de la consommation de la substance/du m dicament ; les sympt mes persistent pendant une p riode de temps substantielle (par exemple environ 1 mois) apr s la fin du sevrage aigu ou d'une intoxication grave ; ou il existe d autres preuves sugg rant l existence d un dysfonctionnement sexuel ind pendant non induit par une substance ou un m dicament (par exemple, des ant c dents d pisodes r currents non li s une substance ou un m dicament). D. Le trouble ne se produit pas exclusivement au cours d'un d lire. E. La perturbation provoque une d tresse cliniquement significative chez l'individu. Remarque : Ce diagnostic doit tre pos la place d'un diagnostic d'intoxication une substance ou de sevrage d'une substance uniquement lorsque les sympt mes du crit re A pr dominent dans le tableau clinique et sont suffisamment graves pour justifier une attention clinique. Note de codage : Les codes |CD-9-CM et |CD-10-CM pour les dysfonctionnements sexuels induits par [substance/m dicament sp cifique] sont indiqu s dans le tableau ci-dessous. Notez que le code |CD-10-CM d pend de la pr sence ou non d un trouble comorbide li l usage de substances pour la m me classe de substances. Si un trouble l ger li l'usage de substances est comorbide avec le dysfonctionnement sexuel induit par la substance, le caract re de 4e position est 1 , et le clinicien doit enregistrer trouble l ger li l'usage de [substance] avant le dysfonctionnement sexuel induit par la substance (par exemple, l ger trouble li l'usage de substances trouble li l'usage de substances avec dysfonctionnement sexuel induit par la coca ne ). Si un trouble li l'usage de substances mod r ou grave est comorbide avec un dysfonctionnement sexuel induit par une substance, le caract re de 4e position est 2 et le clinicien doit enregistrer mod r . trouble li l'usage de [substance] ou trouble grave li l'usage de [substance] , selon la gravit du trouble comorbide li l'usage de substances. S'il n'y a pas de trouble comorbide li l'usage de substances (par exemple, apr s une consommation importante et ponctuelle de la substance), le caract re de 4 me position est alors 9 et le clinicien doit enregistrer uniquement le dysfonctionnement sexuel induit par la substance. Avec trouble d'usage, Sans trouble, usage mod r Alcool 291,89 F10.181 F10.281 F10.981 Opio de 292,89 F11,181 F11,281 F11,981 S datif, hypnotique ou 292,89 F13.181 F13.281 F13.981 Amph tamine (ou autre 292.89 F15.181 F15.281 F15.981 Coca ne 292,89 F14,181 F14,281 F14,981 Autre substance (ou inconnue) 292,89 F19.181 F19.281 F19.981 Pr cisez-le (voir le tableau 1 du chapitre Troubles li s aux substances et d pendances pour les diagnostics associ s la classe de substances) : En cas d'intoxication : si les crit res d'intoxication par la substance sont remplis et que les sympt mes se d veloppent au cours de l'intoxication. Avec apparition pendant le sevrage : Si les crit res de sevrage de la substance sont remplis et que les sympt mes se d veloppent pendant ou peu apr s le sevrage. Apparaissant apr s l'utilisation du m dicament : Les sympt mes peuvent appara tre soit au d but du traitement, soit apr s une modification ou un changement d'utilisation. Sp cifiez la gravit actuelle : L g re : survient dans 25 50 % des cas d'activit sexuelle. Mod r : Se produit dans 50 75 % des cas d activit sexuelle. S v re : survient dans 75 % ou plus des occasions d'activit sexuelle. |CD-9-CM. Le nom de la dysfonction sexuelle induite par la substance ou le m dicament commence par la substance sp cifique (par exemple, l'alcool, la fluox tine) qui est pr sum e tre l'origine de la dysfonction sexuelle. Le code de diagnostic est s lectionn dans le tableau inclus dans l'ensemble de crit res, qui est bas sur la classe de m dicament. Pour les substances qui n entrent dans aucune des classes (par exemple, fluox tine), le code autre substance doit tre utilis ; et dans les cas o une substance est consid r e comme un facteur tiologique mais o la classe sp cifique de substance est inconnue, la cat gorie substance inconnue doit tre utilis e. Le nom du trouble est suivi de la sp cification de l'apparition (c'est- -dire, apparition lors d'une intoxication, apparition pendant le sevrage, avec apparition apr s l'utilisation d'un m dicament), suivie du sp cificateur de la gravit (par exemple, l g
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re, mod r e, s v re). Contrairement aux proc dures d'enregistrement de la CIM-10- CM, qui combine le trouble induit par une substance et le trouble li l'usage de substances en un seul code, pour la CIM-9-CM, un code de diagnostic distinct est attribu pour le trouble li l'usage de substances. Par exemple, dans le cas d'une dysfonction rectile survenant lors d'une intoxication chez un homme pr sentant un trouble grave li la consommation d'alcool, le diagnostic est 291,89 dysfonction sexuelle induite par l'alcool, avec apparition lors d'une intoxication, mod r e. Un diagnostic suppl mentaire de 303,90 trouble grave li la consommation d'alcool est galement pos . Lorsque plus d une substance est jug e jouer un r le important dans le d veloppement de la dysfonction sexuelle, chacune doit tre r pertori e s par ment (par exemple, 292,89 dysfonction sexuelle induite par la coca ne apparaissant au cours d une intoxication mod r e ; 292,89 dysfonction sexuelle induite par la fluox tine, avec apparition apr s la prise de m dicaments). |CD-10-CM. Le nom de la dysfonction sexuelle induite par la substance ou le m dicament commence par la substance sp cifique (par exemple, l'alcool, la fluox tine) qui est pr sum e tre l'origine de la dysfonction sexuelle. Le code de diagnostic est s lectionn dans le tableau inclus dans l ensemble de crit res, qui est bas sur la classe de m dicaments et la pr sence ou l absence d un trouble comorbide li l usage de substances. Pour les substances qui n entrent dans aucune des classes (par exemple, fluox tine), le code autre substance doit tre utilis ; et dans les cas o une substance est consid r e comme un facteur tiologique mais o la classe sp cifique de substance est inconnue, la cat gorie substance inconnue doit tre utilis e. Lors de l enregistrement du nom du trouble, le trouble comorbide li l usage de substances (le cas ch ant) est r pertori en premier, suivi du mot avec , suivi du nom de la dysfonction sexuelle induite par une substance, suivi de la sp cification du d but (c.- -d. apparition pendant l'intoxication, apparition pendant le sevrage, apparition apr s l'utilisation du m dicament), suivi du sp cificateur de gravit (par exemple, l ger, mod r , s v re). Par exemple, dans le cas d une dysfonction rectile survenant lors d une intoxication chez un homme pr sentant un trouble s v re li la consommation d alcool, le diagnostic est F10.281 trouble mod r li la consommation d'alcool avec dysfonctionnement sexuel induit par l'alcool, apparaissant lors d'une intoxication, mod r . Un diagnostic distinct du trouble comorbide grave li la consommation d alcool n est pas pos . Si le dysfonctionnement sexuel induit par une substance survient sans trouble comorbide li l usage d une substance (par exemple, apr s une consommation importante et ponctuelle de la substance), aucun trouble li l usage d une substance n est not (par exemple, un trouble sexuel induit par l amph tamine F15.981). dysfonctionnement, apparaissant lors d une intoxication). Lorsque plusieurs substances sont jug es jouer un r le important dans le d veloppement de la dysfonction sexuelle, chacune doit tre r pertori s s par ment (par exemple, F14.181 trouble l ger li la consommation de coca ne avec dysfonctionnement sexuel induit par la coca ne, apparaissant pendant une intoxication, mod r ; F19.981 dysfonctionnement sexuel induit par la fluox tine, apparaissant apr s la consommation de m dicaments, mod r ). La caract ristique majeure est une perturbation de la fonction sexuelle qui a une relation temporelle avec l'initiation d'une substance/m dicament, l'augmentation de la dose ou l'arr t de la substance/m dicament. Des dysfonctionnements sexuels peuvent survenir en association avec une intoxication par les classes de substances suivantes : alcool ; les opio des ; s datifs, hypnotiques ou anxiolytiques ; les stimulants (y compris la coca ne) ; et d'autres substances (ou inconnues). Des dysfonctionnements sexuels peuvent survenir en association avec le sevrage des classes de substances suivantes : alcool ; les opio des ; des s datifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques ; et d'autres substances (ou inconnues). Les m dicaments pouvant induire des dysfonctionnements sexuels comprennent les antid presseurs, les antipsychotiques et les contraceptifs hormonaux. L effet secondaire le plus fr quemment rapport des antid presseurs est la difficult d orgasme ou d jaculation. Les probl mes de d sir et d rection sont moins fr quents. Environ 30 % des plaintes sexuelles sont cliniquement significatives. Certains agents, comme le bupropion et la mirtazapine, ne semblent pas tre associ s des effets secondaires sexuels. Les probl mes sexuels associ s aux m dicaments antipsychotiques, notamment les probl mes de d sir sexuel, d' rection, de lubrification, d' jaculation ou d'orgasme, sont survenus avec des agents typiques et atypiques. Cependant, les probl mes s
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ont moins fr quents avec les antipsychotiques pargneurs de prolactine qu'avec les agents provoquant une l vation significative de la prolactine. Bien que les effets des stabilisateurs de l'humeur sur la fonction sexuelle ne soient pas clairs, il est possible que le lithium et les anticonvulsivants, l'exception peut- tre de la lamotrigine, aient des effets n fastes sur le d sir sexuel. Des probl mes d'orgasme peuvent survenir avec la gabapentine. De m me, il pourrait y avoir une pr valence plus lev e de probl mes rectiles et orgasmiques associ s aux benzodiaz pines. De tels rapports n ont pas t rapport s avec la buspirone. De nombreux m dicaments non psychiatriques, tels que les agents cardiovasculaires, cytotoxiques, gastro-intestinaux et hormonaux, sont associ s des troubles de la fonction sexuelle. La consommation de substances illicites est associ e une diminution du d sir sexuel, une dysfonction rectile et des difficult s atteindre l orgasme. Des dysfonctionnements sexuels sont galement observ s chez les personnes recevant de la m thadone, mais sont rarement signal s par les patients recevant de la bupr norphine. L'abus chronique d'alcool et l'abus chronique de nicotine sont associ s des probl mes rectiles. La pr valence et l'incidence de la dysfonction sexuelle induite par une substance ou un m dicament ne sont pas claires, probablement en raison de la sous-d claration des effets secondaires sexuels li s au traitement. Les donn es sur la dysfonction sexuelle induite par des substances ou des m dicaments concernent g n ralement les effets des antid presseurs. La pr valence de la dysfonction sexuelle induite par les antid presseurs varie en partie en fonction de l'agent sp cifique. Environ 25 80 % des personnes prenant des inhibiteurs de la monoamine oxydase, des antid presseurs tricycliques, des antid presseurs s rotoninergiques et des antid presseurs combin s s rotoninergiques-adr nergiques signalent des effets secondaires sexuels. Il existe des diff rences dans l incidence des effets secondaires sexuels entre certains antid presseurs s rotoninergiques et les antid presseurs adr nergiques-s rotoninergiques combin s, bien qu il ne soit pas clair si ces diff rences sont cliniquement significatives. Environ 50 % des personnes prenant des m dicaments antipsychotiques conna tront des effets secondaires sexuels ind sirables, notamment des probl mes de d sir sexuel, d' rection, de lubrification, d' jaculation ou d'orgasme. L incidence de ces effets secondaires parmi les diff rents agents antipsychotiques n est pas claire. Pr valence et incidence exactes des dysfonctionnements sexuels chez les utilisateurs de m dicaments non psychiatriques tels que les agents cardiovasculaires, cytotoxiques, gastro-intestinaux et hormonaux sont inconnus. Des taux lev s de dysfonctionnement sexuel ont t rapport s avec la m thadone ou les m dicaments opio des forte dose contre la douleur. Il existe des taux accrus de diminution du d sir sexuel, de dysfonction rectile et de difficult atteindre l orgasme associ s la consommation de substances illicites. La pr valence des probl mes sexuels semble li e l'abus chronique de drogues et semble tre plus lev e en amph tamines ou en 3,4-m thyl nedioxym thamph tamine (c'est- -dire MDMA, ecstasy). Des taux lev s de dysfonctionnement sexuel sont galement observ s chez les personnes recevant de la m thadone, mais sont rarement signal s par les patients recevant de la bupr norphine. L'abus chronique d'alcool et l'abus chronique de nicotine sont li s des taux plus lev s de probl mes rectiles. L apparition d un dysfonctionnement sexuel induit par les antid presseurs peut survenir d s 8 jours apr s la premi re prise de l agent. Environ 30 % des personnes pr sentant un retard d orgasme l ger mod r conna tront une r mission spontan e du dysfonctionnement dans les 6 mois. Dans certains cas, un dysfonctionnement sexuel induit par un inhibiteur de la recapture de la s rotonine peut persister apr s l'arr t du traitement. Le d lai d apparition d un dysfonctionnement sexuel apr s le d but d un traitement antipsychotique ou d une drogue abusive est inconnu. Il est probable que les effets ind sirables de la nicotine et de l alcool n apparaissent qu apr s des ann es d utilisation. Une jaculation pr matur e (pr coce) peut parfois survenir apr s l arr t de la consommation d opio des. Il existe certaines preuves selon lesquelles les perturbations de la fonction sexuelle li es la consommation de substances/m dicaments augmentent avec l' ge. Il peut y avoir une interaction entre les facteurs culturels, l'influence des m dicaments sur le fonctionnement sexuel et la r ponse de l'individu ces changements. Certaines diff rences entre les sexes en mati re d effets secondaires sexuels peuvent exister. Un dysfonctionnement sexuel induit par les m dicaments peut entra ner une non-observance du traitement. Dysfonctions sexuelles non induites par des subst
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ances/m dicaments. De nombreux troubles mentaux, tels que les troubles d pressifs, bipolaires, anxieux et psychotiques, sont associ s des troubles de la fonction sexuelle. Ainsi, il peut tre assez difficile de diff rencier une dysfonction sexuelle induite par une substance ou un m dicament d une manifestation du trouble mental sous-jacent. Le diagnostic est g n ralement tabli si une relation troite entre l instauration ou l arr t d une substance/m dicament est observ e. Un diagnostic clair peut tre tabli si le probl me survient apr s l'instauration de la substance/du m dicament, se dissipe avec l'arr t de la substance/du m dicament et r appara t avec l'introduction du m me agent. La plupart des effets secondaires induits par les substances/m dicaments surviennent peu de temps apr s le d but ou l arr t du traitement. Les effets secondaires sexuels qui ne surviennent qu apr s une utilisation chronique d une substance ou d un m dicament peuvent tre extr mement difficiles diagnostiquer avec certitude. 302,79 (F528) Cette cat gorie s applique aux pr sentations dans lesquelles pr dominent les sympt mes caract ristiques d une dysfonction sexuelle qui provoquent une d tresse cliniquement significative chez l individu, mais ne r pondent tous les crit res d aucun des troubles de la classe diagnostique des dysfonctions sexuelles. L autre cat gorie de dysfonctionnement sexuel sp cifi est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de communiquer la raison sp cifique pour laquelle la pr sentation ne r pond pas aux crit res d un dysfonctionnement sexuel sp cifique. Cela se fait en enregistrant autre dysfonctionnement sexuel sp cifi suivi de la raison sp cifique (par exemple aversion sexuelle ). 302,70 (F52,9) Cette cat gorie s applique aux pr sentations dans lesquelles pr dominent les sympt mes caract ristiques d une dysfonction sexuelle qui provoquent une d tresse cliniquement significative chez l individu, mais ne r pondent tous les crit res d aucun des troubles de la classe diagnostique des dysfonctions sexuelles. La cat gorie de dysfonction sexuelle non pr cis e est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de ne pas pr ciser la raison pour laquelle les crit res ne sont pas remplis pour une dysfonction sexuelle sp cifique, et comprend les pr sentations pour lesquelles les informations sont insuffisantes pour poser un diagnostic plus pr cis. "' . . (a'uelidel'je Dans ce chapitre, il existe un diagnostic global de dysphorie de genre, avec des ensembles de crit res distincts adapt s au d veloppement pour les enfants, les adolescents et les adultes. Le domaine du sexe et du genre est tr s controvers et a conduit une prolif ration de termes dont les significations varient au fil du temps et au sein des disciplines et entre elles. Une autre source de confusion r side dans le fait qu'en anglais, sex d signe la fois l'homme/la femme et la sexualit . Ce chapitre emploie des constructions et des termes car ils sont largement utilis s par les cliniciens de diverses disciplines sp cialis s dans ce domaine. Dans ce chapitre, le sexe et sexuel fait r f rence aux indicateurs biologiques de l'homme et de la femme (entendus dans le contexte de la capacit de reproduction), tels que les chromosomes sexuels, les gonades, les hormones sexuelles et les organes g nitaux internes et externes non ambigus. Les troubles du d veloppement sexuel d signent. les conditions d' carts somatiques inn s de l'appareil reproducteur par rapport la norme et/ou les divergences entre les indicateurs biologiques de l'homme et de la femme. Le traitement hormonal sexuel crois d signe l'utilisation d'hormones f minisantes ou masculinisantes chez un individu assign une femme. naissance. La n cessit d'introduire le terme genre est apparue avec la prise de conscience que pour les individus ayant des indicateurs biologiques de sexe contradictoires ou ambigus (c'est- -dire intersexu s ), le r le v cu dans la soci t et/ou l'identification en tant qu'homme ou femme ne pouvaient pas tre uniform ment associ s ou pr dit partir des indicateurs biologiques et, plus tard, que certains individus d veloppent une identit de femme ou d'homme en contradiction avec leur ensemble uniforme d'indicateurs biologiques classiques. Ainsi, le genre est utilis pour d signer le r le v cu publiquement (et g n ralement l galement reconnu). en tant que gar on ou fille, homme ou femme, mais contrairement certaines th ories constructionnistes sociales, les facteurs biologiques sont consid r s comme contribuant, en interaction avec des facteurs sociaux et psychologiques, au d veloppement du genre. Cela se produit g n ralement la naissance et donne ainsi le sexe natal . Genre atypique fait r f rence des caract ristiques ou des comportements somatiques qui ne sont pas typiques (au sens statistique) des individus ayant le m me sexe assign dans une soci t et une poque historique
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donn es ; pour le comportement, le genre non conforme est un terme descriptif alternatif. d signe un changement de genre officiel (et g n ralement l gal). L'identit de genre est une cat gorie d'identit sociale et fait r f rence l'identification d'un individu en tant qu'homme, femme ou, occasionnellement, dans une cat gorie autre que celle d'homme ou de femme. Le terme descriptif g n ral fait r f rence au m contentement affectif/cognitif d'un individu l' gard du genre attribu , mais est d fini plus sp cifiquement lorsqu'il est utilis comme cat gorie diagnostique. Trunsgender fait r f rence au large ventail d'individus qui s'identifient de mani re transitoire ou persistante un genre diff rent de leur sexe natal. . Transsexuel d signe un individu qui cherche, ou a subi, une transition sociale d'homme femme ou de femme homme, ce qui dans de nombreux cas, mais pas tous, implique galement une transition somatique par traitement hormonal sexuel crois et. chirurgie g nitale (chirurgie de changement de sexe). La dysphorie de genre fait r f rence la d tresse qui peut accompagner l incongruit entre le genre v cu ou exprim par une personne et le genre qui lui est assign . Bien que tous les individus ne ressentent pas de d tresse en raison d'une telle incongruit , beaucoup sont en d tresse si les interventions physiques souhait es au moyen d'hormones et/ou de chirurgie ne sont pas disponibles. Le terme actuel est plus descriptif que le terme pr c dent trouble de l identit de genre du DSM-IV et se concentre sur la dysphorie comme probl me clinique, et non sur l identit en soi. Dysphorie de genre chez les enfants 302.6 (F64.2) A. Une incongruit marqu e entre le genre v cu/exprim et le genre attribu , d'une dur e d'au moins 6 mois, se manifestant par au moins six des l ments suivants (dont l'un doit tre le crit re A1) : 1. Un fort d sir d' tre de l'autre sexe ou une insistance sur le fait que l'un est de l'autre sexe (ou un genre alternatif diff rent du genre assign chacun). 2. Chez les gar ons (sexe attribu ). une forte pr f rence pour le travestissement ou la simulation de v tements f minins ; ou chez les filles (genre assign ), une forte pr f rence pour le port uniquement de v tements typiquement masculins et une forte r sistance au port de v tements typiquement f minins. Une forte pr f rence pour les r les mixtes dans les jeux imaginaires ou fantastiques. 4. Une forte pr f rence pour les jouets, les jeux ou les activit s st r otyp es utilis es ou pratiqu es par l autre sexe. 5. Une forte pr f rence pour les camarades de jeu de l autre sexe. 6. Chez les gar ons (genre attribu ), un fort rejet des jouets, des jeux et des activit s typiquement masculins et un fort vitement des jeux brusques ; ou chez les filles (genre assign ), un fort rejet des jouets, jeux et activit s typiquement f minins. 7. Une forte aversion pour son anatomie sexuelle. 8. Un fort d sir pour les caract ristiques sexuelles primaires et/ou secondaires qui correspondent au genre v cu. B. La condition est associ e une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, scolaire ou dans d autres domaines importants. Pr cisez si : Avec un trouble du d veloppement sexuel (par exemple, un trouble surr nalien cong nital tel que 255,2 [E250] hyperplasie surr nalienne cong nitale ou 259,50 [E3450] syndrome d'insensibilit aux androg nes). Note de codage : Coder les troubles du d veloppement sexuel ainsi que la dysphorie de genre. Dysphorie de genre chez les adolescents et les adultes 302,85 (F64,1) A. Une incongruence marqu e entre le genre v cu/exprim et le genre assign , d une dur e d au moins 6 mois. se manifestant par au moins deux des l ments suivants : 1. Une incongruit marqu e entre le genre v cu/exprim et les caract ristiques sexuelles primaires et/ou secondaires (ou chez les jeunes adolescents, les caract ristiques sexuelles secondaires attendues). 2. Un fort d sir de se d barrasser de ses caract ristiques sexuelles primaires et/ou secondaires en raison d'une incongruence marqu e avec son genre v cu/exprim (ou chez les jeunes adolescents, un d sir d'emp cher le d veloppement des caract ristiques sexuelles secondaires anticip es ). 3. Un fort d sir pour les caract ristiques sexuelles primaires et/ou secondaires de l autre sexe. 4. Un fort d sir d' tre de l'autre sexe (ou d'un autre genre diff rent du genre assign ). 5. Un fort d sir d tre trait comme l autre sexe (ou un genre alternatif diff rent du genre assign ). 6. Une forte conviction que l'on a les sentiments et les r actions typiques de l'autre sexe (ou d'un genre alternatif diff rent de celui qui lui a t assign ). B. La pathologie est associ e une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Pr cisez-le : Avec un trouble du d veloppement sexuel (par exemple, un trouble surr nalien cong nital tel que 255,2 [E25.0
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] hyperplasie surr nalienne cong nitale ou 259,50 [E3450] syndrome d'insensibilit aux androg nes). Note de codage : Coder les troubles du d veloppement sexuel ainsi que la dysphorie de genre. Pr cisez si : Posttransition : l'individu est pass vivre temps plein dans le sexe souhait (avec ou sans l galisation du changement de genre) et a subi (ou se pr pare subir) au moins une proc dure m dicale ou un r gime de traitement pour le sexe crois , savoir, r guli rement. un traitement hormonal crois ou une chirurgie de changement de sexe confirmant le sexe souhait (par exemple, p nectomie, vaginoplastie chez un homme natal ; mastectomie ou phalloplastie chez une femme natale). Le sp cificateur post-transition peut tre utilis dans le contexte de proc dures de traitement continu qui servent soutenir la nouvelle assignation de genre. Les personnes atteintes de dysphorie de genre pr sentent une incongruit marqu e entre le genre auquel elles ont t assign es (g n ralement la naissance, appel genre natal) et leur genre v cu/exprim . Cette divergence est l l ment central du diagnostic. Il doit galement y avoir des preuves de d tresse face cette incongruit . Le genre v cu peut inclure des identit s de genre alternatives au-del des st r otypes binaires. Par cons quent, la d tresse ne se limite pas au simple d sir d tre de l autre sexe, mais peut inclure le d sir d tre d un autre genre, condition qu il soit diff rent du genre assign l individu. La dysphorie de genre se manifeste diff remment selon les groupes d ge. Les filles pr pub res atteintes de dysphorie de genre peuvent exprimer le souhait d tre un gar on, affirmer qu elles sont un gar on ou affirmer qu elles deviendront un homme. Ils pr f rent les v tements et les coiffures des gar ons, sont souvent per us par les trangers comme des gar ons et peuvent demander tre appel s par un pr nom de gar on. Habituellement, ils manifestent d intenses r actions n gatives aux tentatives de leurs parents de leur faire porter des robes ou d autres v tements f minins. Certains peuvent refuser d assister l cole ou des v nements sociaux o de tels v tements sont requis. Ces filles peuvent d montrer une identification marqu e entre les sexes dans les jeux de r le, les r ves et les fantasmes. Les sports de contact, les jeux difficiles, les jeux traditionnels de l'enfance et les gar ons comme camarades de jeu sont le plus souvent pr f r s. Ils montrent peu d'int r t pour les jouets (par exemple, les poup es) ou les activit s st r otyp es f minines (par exemple, les d guisements ou les jeux de r le f minins). Parfois, ils refusent d uriner en position assise. Certaines filles natales peuvent exprimer le d sir d'avoir un p nis ou pr tendre en avoir un ou qu'elles en grandiront un en vieillissant. Elles peuvent galement d clarer qu elles ne souhaitent pas avoir de seins ou avoir leurs r gles. Les gar ons pr pub res atteints de dysphorie de genre peuvent exprimer le souhait d tre une fille ou affirmer qu ils sont une fille ou qu ils deviendront une femme. Ils ont une pr f rence (par exemple, utiliser des serviettes, des tabliers et des foulards pour les cheveux longs ou les jupes). Ces enfants peuvent jouer des r les f minins (par exemple jouer la m re ) et sont souvent extr mement int ress s par les figures f minines fantastiques. Les activit s f minines traditionnelles, les jeux et les passe-temps st r otyp s (par exemple jouer la maison , dessiner des images f minines, regarder la t l vision ou les vid os de personnages f minins pr f r s) sont le plus souvent pr f r es. Les poup es st r otyp es de type f minin (par exemple, Barbie) sont souvent pr f r es. jouets, et les filles sont leurs camarades de jeu pr f r es. Ils vitent les jeux difficiles et les sports de comp tition et s'int ressent peu aux jouets st r otyp s masculins (par exemple, les voitures, les camions). Certains peuvent faire semblant de ne pas avoir de p nis et insister pour rester assis pour uriner. Plus rarement, elles peuvent d clarer qu'elles trouvent leur p nis ou leurs testicules d go tants, qu'elles souhaiteraient qu'on les enl ve, ou qu'elles ont ou souhaitent avoir un vagin. Chez les jeunes adolescents atteints de dysphorie de genre, les caract ristiques cliniques peuvent ressembler celles des enfants ou des adultes atteints de cette maladie, selon le niveau de d veloppement. Comme les caract ristiques sexuelles secondaires des jeunes adolescents ne sont pas encore compl tement d velopp es, ces individus ne d clarent peut- tre pas qu'ils les d testent, mais ils s'inqui tent des changements physiques imminents. Chez les adultes atteints de dysphorie de genre, l cart entre les caract ristiques sexuelles v cues et les caract ristiques sexuelles physiques s accompagne souvent, mais pas toujours, d un d sir de se d barrasser des caract ristiques sexuelles primaires et/ou secondaires et/ou d un fort d sir d acqu rir certaines caract ristiques sexuelles prima
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ires et/ou secondaires. /ou caract ristiques sexuelles secondaires de l autre sexe. des degr s divers, les adultes souffrant de dysphorie de genre peuvent adopter le comportement, les v tements et les mani res du sexe exp riment . Ils se sentent mal l'aise d' tre consid r s par les autres, ou de fonctionner dans la soci t , comme des membres du genre qui leur a t assign . Certains adultes peuvent avoir un fort d sir d' tre d'un sexe diff rent et d' tre trait s comme tel, et ils peuvent avoir la certitude int rieure de ressentir et de r agir comme le genre exp riment sans avoir recours un traitement m dical pour modifier les caract ristiques corporelles. Ils peuvent trouver d autres moyens de r soudre l incongruence entre le genre v cu/exprim et le genre attribu en vivant partiellement dans le r le souhait ou en adoptant un r le de genre qui n est ni conventionnellement masculin ni conventionnel f minin. Lorsque des signes visibles de pubert apparaissent, les gar ons n s peuvent se raser les jambes d s les premiers signes de pousse des poils. Ils lient parfois leurs organes g nitaux pour rendre les rections moins visibles. Les filles peuvent se bander les seins, marcher en se baissant ou utiliser des pulls amples pour rendre leurs seins moins visibles. De plus en plus, les adolescents demandent, ou peuvent obtenir sans prescription et surveillance m dicales, des suppresseurs hormonaux ( bloqueurs ) des st ro des gonadiques (par exemple, un analogue de la gonadolib rine [GnRH], la spironolactone). Les adolescents vivant dans un environnement tol rant peuvent exprimer ouvertement le d sir d' tre et d' tre trait s comme des personnes exp riment es. et s'habiller partiellement ou totalement comme le sexe exp riment , avoir une coiffure typique du sexe exp riment , rechercher pr f rentiellement des amiti s avec des pairs de l'autre sexe et/ou adopter un nouveau pr nom coh rent avec le sexe exp riment , lorsque. sexuellement actifs, ne montrent ni ne permettent leurs partenaires de toucher leurs organes sexuels. Pour les adultes ayant une aversion pour leurs organes g nitaux, l'activit sexuelle est limit e par la pr f rence que leurs organes g nitaux ne soient pas vus ou touch s par leurs partenaires. Certains adultes peuvent rechercher des hormones. chirurgie mentale. D autres se contentent soit d un traitement hormonal, soit d une intervention chirurgicale. Les adolescents et les adultes souffrant de dysphorie de genre avant un changement de sexe courent un risque accru d id es suicidaires, de tentatives de suicide et de suicide. Apr s un changement de sexe, l'adaptation peut varier et le risque de suicide peut persister. Pour les hommes adultes n s, la pr valence varie de 0,005 % 0,014 %, et pour les femmes natales, de 0,002 % 0,003 %. tant donn que tous les adultes recherchant un traitement hormonal et une r affectation chirurgicale ne fr quentent pas des cliniques sp cialis es, ces taux sont probablement de l g res sous-estimations. Les diff rences entre les sexes dans le taux d aiguillage vers des cliniques sp cialis es varient selon le groupe d ge. Chez les enfants, les sex-ratios gar ons/filles natals varient de 2:1 45:1. Chez les adolescents, le sex-ratio est proche de la parit ; chez les adultes, le sex-ratio favorise les m les natals, avec des ratios allant de 1:1 61:1. Dans deux pays, le rapport de masculinit semble favoriser les femelles natales (Japon : 2,2:1 ; Pologne : 3,421). tant donn que l expression de la dysphorie de genre varie avec l ge, il existe des ensembles de crit res distincts pour les enfants, par rapport aux adolescents et aux adultes. Les crit res pour les enfants sont d finis de mani re plus concr te et comportementale que ceux pour les adolescents et les adultes. Bon nombre des crit res de base sont des gar ons et des filles. Les jeunes enfants sont moins susceptibles que les enfants plus g s, les adolescents et les adultes d exprimer une dysphorie anatomique extr me et persistante. Dans Chez les adolescents et les adultes, l incongruence entre le genre v cu et le sexe somatique est un l ment central du diagnostic. Les facteurs li s la d tresse et la d ficience varient galement avec l' ge. Un tr s jeune enfant peut montrer des signes de d tresse (par exemple, des pleurs intenses) uniquement lorsque ses parents lui disent qu'il n'est vraiment pas un membre de l'autre sexe, mais qu'il d sire seulement l' tre. Les environnements sociaux soutiennent le d sir de l'enfant de vivre dans le r le de l'autre sexe et ne peuvent merger que si le d sir est perturb . Chez les adolescents et les adultes, la d tresse peut se manifester en raison d'une forte incongruence entre le sexe v cu et le sexe somatique. cependant, tre att nu e par des environnements favorables et par la connaissance de l existence de traitements biom dicaux pour r duire l incongruit (par exemple, refus scolaire, d veloppement de la d pression, de l anxi t et de la
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toxicomanie) peut tre une cons quence de la dysphorie de genre. Dysphorie de genre sans trouble du d veloppement sexuel. Pour les enfants r f r s en clinique, l apparition de comportements mixtes se situe g n ralement entre 2 et 4 ans. Cela correspond la p riode de d veloppement au cours de laquelle les enfants au d veloppement le plus typique commencent exprimer des comportements et des int r ts sexistes. Chez certains enfants d ge pr scolaire, des comportements transgenres omnipr sents et le d sir exprim d appartenir l autre sexe peuvent tre pr sents ou, plus rarement, le fait de se qualifier de membre de l autre sexe peut survenir. Dans certains cas, le d sir exprim d tre de l autre sexe appara t plus tard, g n ralement d s l entr e l cole primaire. Une petite minorit d'enfants exprime un malaise avec leur anatomie sexuelle ou exprimera le d sir d'avoir une anatomie sexuelle correspondant au sexe v cu ( dysphorie anatomique ). Les expressions de dysphorie anatomique deviennent plus courantes mesure que les enfants atteints de dysphorie de genre s'approchent. et anticiper la pubert . Les taux de persistance de la dysphorie de genre depuis l enfance jusqu l adolescence ou l ge adulte varient. Chez les m les n s, la persistance varie de 2,2 % 30 %. Chez les femelles natales, la persistance varie de 12 50 %. La persistance de la dysphorie de genre est l g rement corr l e aux mesures dimensionnelles de la gravit tablies lors d'une valuation de base de l'enfance. Dans un chantillon d'hommes n s, le milieu socio- conomique inf rieur tait galement l g rement corr l la pers v rance. On ne sait pas clairement si les approches th rapeutiques particuli res de la dysphorie de genre chez les enfants sont li es aux taux de persistance long terme. Les chantillons de suivi existants taient constitu s d enfants ne recevant aucune intervention th rapeutique formelle ou recevant des interventions th rapeutiques de divers types, allant d efforts actifs pour r duire la dysphorie de genre une approche plus neutre d attente vigilante . Il n'est pas clair si les enfants encourag s ou soutenus vivre socialement dans le sexe souhait pr senteront des taux de persistance plus lev s, car ces enfants n'ont pas encore t suivis longitudinalement de mani re syst matique. persistance, presque tous sont attir s sexuellement par des individus de leur sexe natal. Pour les enfants de sexe masculin dont la dysphorie de genre ne persiste pas, la majorit sont androphiles (attir s sexuellement par les hommes) et sur dix s'identifient comme gays ou homosexuels. (allant de 63 % 100 %). Chez les filles natales dont la dysphorie de genre ne persiste pas, le pourcentage de personnes gyn philes (attir es sexuellement par les femmes) et s identifiant comme lesbiennes est plus faible (allant de 32 % 50 %). ). Chez les adolescents et les adultes de sexe masculin, il existe deux grandes trajectoires de d veloppement de la dysphorie de genre : l apparition pr coce et l apparition tardive. La dysphorie de genre qui appara t pr cocement commence dans l'enfance et se poursuit jusqu' l'adolescence et l' ge adulte ; ou encore, il y a une p riode intermittente au cours de laquelle la dysphorie de genre dispara t et ces individus s'identifient eux-m mes comme gays ou homosexuels, suivie d'une r cidive de la dysphorie de genre. Luth : la dysphorie de genre appara t vers la pubert ou beaucoup plus tard dans la vie. Certaines de ces personnes d clarent avoir eu un d sir d tre de l autre sexe dans leur enfance, d sir qui n a pas t exprim verbalement aux autres. D autres ne se souviennent d aucun signe de dysphorie de genre infantile. Chez les adolescents souffrant de dysphorie de genre tardive, les parents se disent souvent surpris car ils n ont pas vu de signes de dysphorie de genre pendant leur enfance. Les expressions de dysphorie anatomique sont plus fr quentes et plus marquantes chez les adolescents et les adultes une fois que des caract ristiques sexuelles secondaires se sont d velopp es. Les adolescents et les adultes de sexe masculin pr sentant une dysphorie de genre pr coce sont presque toujours attir s sexuellement par les hommes (androphiles). Les adolescents et les adultes atteints de dysphorie de genre tardive adoptent fr quemment des comportements travestis avec excitation sexuelle. La majorit de ces individus sont gyn philes ou attir s sexuellement par d autres hommes n s apr s la transition et pr sentant une dysphorie de genre tardive. Un pourcentage important d hommes adultes atteints de dysphorie de genre apparition tardive cohabitent ou sont mari s des femmes natales. Apr s la transition sexuelle, beaucoup s identifient comme lesbiennes. Parmi les hommes adultes atteints de dysphorie de genre, le groupe d but pr coce recherche des soins cliniques pour un traitement hormonal et une chirurgie de r assignation un ge plus pr coce que le groupe d but tardif. Le groupe appa
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rition tardive peut pr senter plus de fluctuations dans le degr de dysphorie de genre et tre plus ambivalent et moins probablement satisfait apr s une op ration de changement de sexe. Chez les adolescentes et les femmes adultes, l' volution la plus courante est la forme pr coce de dysphorie de genre. La forme apparition tardive est beaucoup moins fr quente chez les femmes natales que chez les hommes n s. Comme chez les hommes n s atteints de dysphorie de genre, il peut y avoir eu une p riode au cours de laquelle la dysphorie de genre a cess et ces individus se sont auto-identifi s comme lesbiennes ; cependant, en cas de r cidive de la dysphorie de genre, une consultation clinique est recherch e, souvent avec la volont d'un traitement hormonal et d'une intervention chirurgicale de r affectation. Les parents d'adolescentes n es avec la forme apparition tardive se disent galement surpris, car aucun signe de dysphorie de genre infantile n' tait vident. Les expressions de dysphorie anatomique sont beaucoup plus fr quentes et plus marquantes chez les adolescents et les adultes que chez les enfants. Les adolescentes et les adultes pr sentant une dysphorie de genre pr coce sont presque toujours gyn philes. Les adolescents et les adultes atteints d'une forme tardive de dysphorie de genre sont g n ralement androphiles et, apr s une transition de genre, s'identifient comme des hommes homosexuels. Les femelles natales pr sentant la forme apparition tardive n'ont pas de comportement travesti concomitant avec l'excitation sexuelle. Dysphorie de genre associ e un trouble du d veloppement sexuel. La plupart des personnes pr sentant un trouble du d veloppement sexuel et d veloppant une dysphorie de genre ont d j consult un m decin d s leur plus jeune ge. Pour beaucoup, d s la naissance, les questions d assignation sexuelle ont t soulev es par les m decins et les parents. De plus, comme l infertilit est assez courante dans ce groupe, les m decins sont plus dispos s pratiquer des traitements hormonaux crois s et des interventions chirurgicales g nitales avant l ge adulte. Les troubles du d veloppement sexuel en g n ral sont fr quemment associ s des comportements atypiques d s la petite enfance. Cependant, dans la majorit des cas, cela n entra ne pas de dysphorie de genre. mesure que les personnes atteintes d un trouble du d veloppement sexuel prennent conscience de leurs ant c dents m dicaux et de leur tat de sant , nombre d entre elles prouvent de l incertitude quant leur sexe, au lieu de d velopper la ferme conviction qu elles appartiennent un autre sexe. Cependant, la plupart ne progressent pas vers la transition de genre. La dysphorie de genre et la transition de genre peuvent varier consid rablement en fonction du trouble du d veloppement sexuel, de sa gravit et du sexe attribu . Capricieux. Pour les individus souffrant de dysphorie de genre sans trouble du d veloppement sexuel, un comportement de genre atypique chez les individus pr sentant une dysphorie de genre pr coce se d veloppe au d but de l' ge pr scolaire, et il est possible qu'un degr lev d'atypique rende le d veloppement de la dysphorie de genre et sa persistance l adolescence et l ge adulte est plus probable. Environnemental. Parmi les individus souffrant de dysphorie de genre sans trouble du d veloppement sexuel, les hommes souffrant de dysphorie de genre (dans l'enfance et l'adolescence) ont plus souvent des fr res a n s que les hommes non atteints. Facteurs pr disposants suppl mentaires l tude, en particulier chez les individus Les personnes atteintes de dysphorie de genre apparition tardive (adolescence, ge adulte), comprennent le travestissement f tichiste habituel se d veloppant en autogyn philie (c'est- -dire une excitation sexuelle associ e la pens e ou l'image de soi en tant que femme) et d'autres formes de troubles sociaux, psychologiques plus g n raux. ou des probl mes de d veloppement. G n tique et physiologique. Pour les individus souffrant de dysphorie de genre sans trouble du d veloppement sexuel, une certaine contribution g n tique est sugg r e par la preuve d'une (faible) familialit du transsexualisme parmi fr res et s urs non jumeaux, concordance accrue pour le transsexualisme chez les jumeaux monozygotes par rapport aux jumeaux dizygotes de m me sexe et un certain degr d'h ritabilit de la dysphorie de genre. En ce qui concerne les r sultats endocriniens, aucune anomalie syst mique endog ne des niveaux d'hormones sexuelles n'a t trouv e chez les individus 46,XY, alors qu'il semble y avoir une augmentation des taux d'androg nes (dans la fourchette observ e chez les femmes hirsutes mais bien en dessous des niveaux normaux chez les hommes) chez 46. ,XX personnes. Dans l ensemble, les preuves actuelles sont insuffisantes pour qualifier la dysphorie de genre sans trouble du d veloppement sexuel comme une forme d intersexualit limit e au syst me nerveux central. Dans la dysphorie
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de genre associ e un trouble du d veloppement sexuel, la probabilit de dysphorie de genre ult rieure est augment e si la production et l'utilisation pr natales (via la sensibilit des r cepteurs) d'androg nes sont manifestement atypiques par rapport ce qui est habituellement observ chez les individus du m me sexe. Les exemples incluent 46,XY individus ayant des ant c dents d'extrophie v sicale ou d'ag n sie p nienne) et qui ont t attribu s au sexe f minin. La probabilit de dysphorie de genre est encore accrue par une exposition postnatale suppl mentaire, prolong e et hautement atypique au genre avec virilisation somatique, comme cela peut se produire chez les individus 46,XY lev s de sexe f minin et non castr s pr sentant un d ficit en 5-alpha r ductase-2 ou en 17-b ta. d ficit en hydroxyst ro de d shydrog nase-3 ou chez les femmes individus lev s 46,XX atteints d'hyperplasie surr nalienne cong nitale classique avec des p riodes prolong es de non-observance des th rapie de remplacement des glucocortico des. Cependant, le milieu androg ne pr natal est plus troitement li au comportement genr qu' l'identit de genre. De nombreuses personnes pr sentant des troubles du d veloppement sexuel et un comportement nettement atypique de genre ne d veloppent pas de dysphorie de genre. Ainsi, un comportement atypique de genre ne doit pas en soi tre interpr t comme un indicateur d une dysphorie de genre actuelle ou future. Il semble y avoir un taux plus lev de dysphorie de genre et de changement de genre initi par le patient, d'une femme un homme, plut t que d'un homme une femme, chez les individus 46, XY pr sentant un trouble du d veloppement sexuel. Des individus souffrant de dysphorie de genre ont t signal s dans de nombreux pays et cultures. L' quivalent de la dysphorie de genre a galement t rapport chez des individus vivant dans des cultures avec des cat gories de genre institutionnalis es autres que celles des hommes ou des femmes. On ne sait pas si, chez ces personnes, les crit res diagnostiques de la dysphorie de genre seraient remplis. Les individus pr sentant un trouble somatique du d veloppement sexuel pr sentent une certaine corr lation entre le r sultat final de l'identit de genre et le degr de production et d'utilisation pr natales d'androg nes. Cependant, la corr lation n'est pas suffisamment robuste pour que le facteur biologique, lorsqu'il est v rifiable, puisse remplacer une valuation diagnostique d taill e et compl te de la dysphorie de genre par entretien. Cons quences fonctionnelles de la dysphorie de genre La pr occupation concernant les souhaits transgenres peut se d velopper tout ge apr s les 2 3 premi res ann es de l'enfance et interf rer souvent avec les activit s quotidiennes. Chez les enfants plus g s, l incapacit d velopper des relations et des comp tences typiques de leur ge avec leurs pairs de m me sexe peut conduire l isolement des groupes de pairs et la d tresse. Certains enfants peuvent refuser d aller l cole en raison de moqueries, de harc lement ou de pressions pour qu ils portent des v tements associ s au sexe qui leur a t assign . Chez les adolescents et les adultes galement, les pr occupations li es aux souhaits transgenres interf rent souvent avec les activit s quotidiennes. Les difficult s relationnelles, y compris les probl mes relationnels sexuels, sont courantes et le fonctionnement l cole ou au travail peut tre alt r . La dysphorie de genre, ainsi que l'expression de genre atypique, sont associ es des niveaux lev s de stigmatisation, de discrimination et de victimisation, conduisant une image de soi n gative, une augmentation des taux de comorbidit des troubles mentaux, l'abandon scolaire et la marginalisation conomique, y compris le ch mage, avec au moins - des risques sociaux et de sant mentale tendancieux, notamment chez les individus issus de milieux familiaux pauvres en ressources. En outre, l acc s de ces personnes aux services de sant et aux services de sant mentale peut tre entrav par des obstacles structurels, tels que l inconfort institutionnel ou l inexp rience dans ce domaine. travailler avec cette population de patients. Non-conformit aux r les de genre. La dysphorie de genre doit tre distingu e de la simple non-conformit au comportement st r otyp en mati re de r le de genre par le fort d sir d tre d un autre sexe que celui assign et par l tendue et l omnipr sence des activit s et des int r ts de genre. Le diagnostic ne vise pas simplement d crire la non-conformit aux comportements st r otyp s li s aux r les de genre (par exemple, le gar on manqu chez les filles, le comportement de girly boy chez les gar ons, le travestissement occasionnel chez les hommes adultes). Compte tenu de l'ouverture accrue des expressions de genre atypiques chez les individus. dans l ensemble du spectre transgenre, il est important que le diagnostic clinique soit limit aux personnes dont l
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a d tresse et la d ficience r pondent aux crit res sp cifi s. Trouble travesti. Le trouble travesti survient chez les adolescents h t rosexuels (ou bisexuels) le genre est en cause. Elle s'accompagne parfois d'une dysphorie de genre. Un individu pose les deux diagnostics. Dans de nombreux cas de dysphorie de genre tardive chez les hommes gyn philes de naissance, un comportement travesti avec excitation sexuelle est un pr curseur. Trouble dysmorphique corporel. Un individu atteint d'un trouble dysmorphique corporel se concentre sur la modification ou la suppression d'une partie sp cifique du corps parce qu'elle est per ue comme anormalement form e, et non parce qu'elle repr sente un sexe attribu r pudi . Lorsque le tableau clinique d un individu r pond la fois aux crit res de dysphorie de genre et de dysmorphie corporelle, les deux diagnostics peuvent tre pos s. Les personnes souhaitant se faire amputer d un membre sain (appel trouble de l identit de l int grit corporelle) parce que cela les fait se sentir plus compl tes ne souhaitent g n ralement pas changer de sexe, mais d sirent plut t vivre comme une personne amput e ou handicap e. Schizophr nie et autres troubles psychotiques. Dans la schizophr nie, il peut rarement y avoir des d lires d appartenance un autre sexe. En l absence de sympt mes psychotiques, l insistance d une personne souffrant de dysphorie de genre sur le fait qu elle est d un autre sexe n est pas consid r e comme une illusion. La schizophr nie (ou d'autres troubles psychotiques) et la dysphorie de genre peuvent coexister. Autres pr sentations cliniques. Certaines personnes ayant un d sir d' masculinisation et qui d veloppent une identit de genre alternative, non masculine/non f minine, ont une pr sentation qui r pond aux crit res de dysphorie de genre. Cependant, certains hommes recherchent la castration et/ou la p nectomie pour des raisons esth tiques ou pour liminer les effets psychologiques des androg nes sans changer leur identit masculine ; dans ces cas, les crit res de dysphorie de genre ne sont pas remplis. Les enfants cliniquement r f r s souffrant de dysphorie de genre pr sentent des niveaux lev s de probl mes motionnels et comportementaux le plus souvent, des troubles anxieux, perturbateurs et de contr le des impulsions, ainsi que des troubles d pressifs. Chez les enfants pr pub res, l ge croissant est associ davantage de probl mes comportementaux ou motionnels ; cela est li la non-acceptation croissante des comportements de genre par les autres. Chez les enfants plus g s, les comportements de genre conduisent souvent l ostracisme par les pairs, ce qui peut entra ner davantage de probl mes de comportement. La pr valence des probl mes de sant mentale diff re selon les cultures ; ces diff rences peuvent galement tre li es des diff rences d'attitudes l' gard de la variance entre les sexes chez les enfants. Cependant, galement dans certaines cultures non occidentales, l'anxi t s'est av r e relativement courante chez les individus souffrant de dysphorie de genre, m me dans les cultures qui acceptent les attitudes l' gard des comportements de genre. Les troubles du spectre autistique sont plus fr quents chez les enfants cliniquement r f r s souffrant de dysphorie de genre que dans la population g n rale. Les adolescents cliniquement r f r s souffrant de dysphorie de genre semblent souffrir de troubles mentaux comorbides, les troubles anxieux et d pressifs tant les plus courants. Comme chez les enfants, les troubles du spectre autistique sont plus fr quents chez les adolescents cliniquement r f r s souffrant de dysphorie de genre que dans la population g n rale. Les adultes cliniquement r f r s souffrant de dysphorie de genre peuvent avoir des probl mes de sant mentale coexistants, le plus souvent des troubles anxieux et d pressifs. 302.6 (F64.8) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles pr dominent les sympt mes caract ristiques de la dysphorie de genre qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement, mais ne r pondent pas tous les crit res de la dysphorie de genre. L autre cat gorie sp cifi e de dysphorie de genre est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de communiquer la raison sp cifique pour laquelle la pr sentation ne r pond pas aux crit res de dysphorie de genre. Cela se fait en enregistrant toute autre dysphorie de genre sp cifi e , suivie de la raison sp cifique (par exemple, dysphorie de genre br ve ). Un exemple de pr sentation qui peut tre sp cifi e en utilisant la d signation autre sp cifi est le suivant : Le trouble actuel r pond aux crit res symptomatiques de la dysphorie de genre, mais sa dur e est inf rieure 6 mois. 302.6 (F64.9) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles les sympt mes caract ristiques de la dyspho
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rie de genre qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou d'autres domaines importants du fonctionnement pr dominent mais ne r pondent pas tous les crit res de la dysphorie de genre. La cat gorie de dysphorie de genre non pr cis e est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de ne pas pr ciser la raison pour laquelle les crit res de dysphorie de genre ne sont pas remplis, et comprend les pr sentations dans lesquelles les informations sont insuffisantes pour tablir un diagnostic plus pr cis. Disru'ptIVe, lmp'fllse Contfll, D I STU pIIVG, | m p U I SG-COIIIFOI, et les troubles des conduites comprennent des affections impliquant des probl mes de ma trise de soi des motions et des comportements. Alors que d'autres troubles du DSM-5 peuvent galement impliquer des probl mes de r gulation motionnelle et/ou comportementale, les troubles abord s dans ce chapitre sont uniques dans le sens o ces probl mes se manifestent par des comportements qui violent les droits d'autrui (par exemple, agression, destruction de propri t ) et / ou qui mettent l'individu en conflit important avec les normes soci tales ou les figures d'autorit . Les causes sous-jacentes des probl mes de ma trise de soi des motions et des comportements peuvent varier consid rablement selon les troubles abord s dans ce chapitre et entre les individus au sein d une cat gorie diagnostique donn e. Ce chapitre comprend le trouble oppositionnel avec provocation, le trouble explosif intermittent, le trouble des conduites, le trouble de la personnalit antisociale (qui est d crit dans le chapitre Personnalit ). Troubles du comportement), la pyromanie, la kleptomanie et autres troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites, sp cifi s ou non. Bien que tous les troubles abord s dans ce chapitre impliquent des probl mes de r gulation la fois motionnelle et comportementale, la source de variation entre les troubles est l'importance relative accord e aux probl mes dans les deux types de ma trise de soi. Par exemple, les crit res des troubles des conduites se concentrent en grande partie sur des comportements mal contr l s qui violent les droits d autrui ou qui violent les principales normes soci tales. De nombreux sympt mes comportementaux (par exemple l agressivit ) peuvent r sulter d motions mal contr l es comme la col re. l autre extr me, les crit res du trouble explosif intermittent se concentrent en grande partie sur des motions mal contr l es, des acc s de col re disproportionn s par rapport la provocation interpersonnelle ou autre, ou d autres facteurs de stress psychosociaux. L'impact interm diaire entre ces deux troubles est le trouble oppositionnel avec provocation, dans lequel les crit res sont r partis plus galement entre les motions (col re et irritation) et les comportements (argumentation et d fiance). L yroumanie et la kleptomanie sont des diagnostics moins couramment utilis s, caract ris s par un mauvais contr le des impulsions li es des comportements sp cifiques (allumer le feu ou voler) qui soulagent les tensions internes. Les autres troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites sp cifi s constituent une cat gorie pour les affections dans lesquelles il existe des sympt mes de trouble des conduites, de trouble oppositionnel avec provocation ou d'autres troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites, mais le nombre de sympt mes n'indique pas atteindre le seuil diagnostique pour l un des troubles d crits dans ce chapitre, m me s il existe des preuves de signes cliniques. d ficience significative associ e aux sympt mes. Les troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites ont tous tendance tre plus fr quents chez les hommes que chez les femmes, bien que le degr relatif de pr dominance masculine puisse diff rer la fois selon les troubles et au sein d'un trouble diff rents ges. Les troubles abord s dans ce chapitre ont tendance appara tre pour la premi re fois pendant l'enfance ou l'adolescence. En fait, il est tr s rare qu un trouble des conduites ou un trouble oppositionnel avec provocation apparaissent pour la premi re fois l ge adulte. Il existe une relation d veloppementale entre le trouble oppositionnel avec provocation et le trouble des conduites, dans la mesure o la plupart des cas de troubles des conduites auraient auparavant r pondu aux crit res du trouble oppositionnel avec provocation, du moins dans les cas o le trouble des conduites appara t avant l'adolescence. Cependant, la plupart des enfants atteints du trouble oppositionnel avec provocation ne d veloppent pas de trouble des conduites. De plus, les enfants atteints d un trouble oppositionnel avec provocation risquent de d velopper ventuellement d autres probl mes que les troubles des conduites, notamment des troubles anxieux et d pressifs. Bon nombre des sympt mes qu
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i d finissent les troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites sont des comportements qui peuvent survenir dans une certaine mesure chez des individus au d veloppement typique. Il est donc essentiel que la fr quence, la persistance, l'omnipr sence d'une situation l'autre et le couple Troubles perturbateurs, troubles du contr le des impulsions et des conduites associ s aux comportements indicatifs du diagnostic soient consid r s par rapport ce qui est normatif pour l' ge, le sexe d'une personne. et la culture pour d terminer s ils sont symptomatiques d un trouble. Les troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites ont t li s un spectre d'ext riorisation commun associ aux dimensions de la personnalit qualifi es de d sinhibition et (inversement) de contrainte et, dans une moindre mesure, d' motivit n gative. Ces dimensions de personnalit partag es pourraient expliquer le niveau lev de comorbidit parmi ces troubles et leur comorbidit fr quente avec les troubles li s l usage de substances et le trouble de la personnalit antisociale. Cependant, la nature sp cifique de la diath se partag e qui constitue le spectre externalisant reste inconnue. Crit res diagnostiques 313.81 (F91.3) A. Un mod le d'humeur col rique, de comportement argumentatif/provocateur ou de vengeance durant au moins 6 mois, mis en vidence par au moins quatre sympt mes de l'une des cat gories suivantes, et manifest lors d'une interaction avec au moins une personne qui n'est pas un fr re ou une s ur. . 1. S emporte souvent. 2. Est souvent susceptible ou facilement ennuy . 3. Est souvent en col re et plein de ressentiment. 4. Se dispute souvent avec des figures d'autorit ou, pour les enfants et les adolescents, avec des adultes. 5. D fie ou refuse souvent activement de se conformer aux demandes des figures d'autorit ou aux r gles. 6. Agace souvent d lib r ment les autres. 7. Bl me souvent les autres pour ses erreurs ou sa mauvaise conduite. 8. A t m chant ou vindicatif au moins deux fois au cours des 6 derniers mois. Remarque : La persistance et la fr quence de ces comportements doivent tre utilis es pour distinguer un comportement qui se situe dans les limites normales d'un comportement symptomatique. Pour les enfants de moins de 5 ans, le comportement devrait se produire presque tous les jours pendant une p riode d au moins 6 mois, sauf indication contraire (crit re A8). Pour les individus de 5 ans ou plus, le comportement doit se produire au moins une fois par semaine pendant au moins 6 mois, sauf indication contraire (crit re A8). Bien que ces crit res de fr quence fournissent des indications sur un niveau de fr quence minimal pour d finir les sympt mes, d'autres facteurs doivent galement tre pris en compte, par exemple si la fr quence et l'intensit des comportements se situent en dehors d'une plage normative pour le niveau de d veloppement de l'individu, le genre et la culture. B. La perturbation du comportement est associ e une d tresse chez l'individu ou chez d'autres personnes dans son contexte social imm diat (par exemple, famille, groupe de pairs, coll gues de travail), ou elle a un impact n gatif sur les aspects sociaux, ducatifs, professionnels ou autres. domaines de fonctionnement. C. Les comportements ne se produisent pas exclusivement au cours d une consommation psychotique de substances. trouble d pressif ou bipolaire. De plus, les crit res ne sont pas remplis pour un trouble perturbateur de d r gulation de l humeur. Sp cifiez la gravit actuelle : Miid : Les sympt mes se limitent un seul environnement (par exemple, la maison, l' cole, au travail, avec des pairs). Mod r : Certains sympt mes sont pr sents dans au moins deux contextes. Grave : Certains sympt mes sont pr sents dans trois contextes ou plus. Il n est pas rare que les personnes atteintes du trouble oppositionnel avec provocation pr sentent des sympt mes uniquement la maison et uniquement avec des membres de leur famille. Cependant, l'omnipr sence des sympt mes est un indicateur de la gravit du trouble. La caract ristique essentielle du trouble oppositionnel avec provocation est un sch ma fr quent et persistant d'humeur col rique/irritable, de comportement argumentatif/provocateur ou de d sir de vengeance (Crit re UN). Il n est pas rare que des individus atteints du trouble oppositionnel avec provocation pr sentent les caract ristiques comportementales du trouble sans probl mes d humeur n gative. Cependant, les personnes atteintes de ce trouble qui pr sentent des sympt mes d humeur col rique/irritable pr sentent g n ralement galement des caract ristiques comportementales. Les sympt mes du trouble oppositionnel avec provocation peuvent se limiter un seul contexte, le plus souvent la maison. Les personnes qui pr sentent suffisamment de sympt mes pour atteindre le seuil diagnostique, m me si ce n est qu la maison, peuvent voir leur fonctionnement social consid rabl
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ement alt r . Cependant, dans les cas plus graves, les sympt mes du trouble sont pr sents dans de multiples contextes. tant donn que l omnipr sence des sympt mes est un indicateur de la gravit du trouble, il est essentiel que le comportement de l individu soit valu dans plusieurs contextes et relations. Parce que ces comportements sont courants entre fr res et s urs, ils doivent tre observ s lors des interactions avec des personnes autres que les fr res et s urs. De plus, comme les sympt mes du trouble sont g n ralement plus vidents lors des interactions avec des adultes ou des pairs que la personne conna t bien, ils peuvent ne pas tre apparents lors d'un examen clinique. Les sympt mes du trouble oppositionnel avec provocation peuvent survenir dans une certaine mesure chez des individus ne pr sentant pas ce trouble. Il existe plusieurs consid rations cl s pour d terminer si les comportements sont symptomatiques d un trouble oppositionnel avec provocation. Premi rement, le seuil diagnostique de quatre sympt mes ou plus au cours des 6 mois pr c dents doit tre atteint. Deuxi mement, la persistance et la fr quence des sympt mes doivent d passer ce qui est normatif pour l ge, le sexe et la culture d un individu. Par exemple, il n est pas rare que des enfants d ge pr scolaire fassent des crises de col re chaque semaine. Les acc s de col re chez un enfant d' ge pr scolaire ne seraient consid r s comme un sympt me du trouble oppositionnel avec provocation que s'ils se sont produits la plupart des jours au cours des 6 mois pr c dents, s'ils se sont produits avec au moins trois autres sympt mes du trouble et si les acc s de col re ont contribu la d ficience importante associ e au trouble (par exemple, ayant conduit destruction de biens lors d' meutes, a conduit demander l'enfant de quitter l' cole maternelle). Les sympt mes du trouble font souvent partie d un ensemble d interactions probl matiques avec les autres. De plus, les personnes atteintes de ce trouble ne se consid rent g n ralement pas comme col riques, oppositionnelles ou provocantes. Au lieu de cela, ils justifient souvent leur comportement comme une r ponse des demandes ou des circonstances d raisonnables. Ainsi, il peut tre difficile de d m ler la contribution relative de la personne atteinte du trouble aux interactions probl matiques qu elle vit. Par exemple, les enfants atteints d'un trouble oppositionnel avec provocation peuvent avoir connu des ant c dents de parentalit hostile, et il est souvent impossible de d terminer si le comportement de l'enfant a pouss les parents agir de mani re plus hostile envers l'enfant, si l'hostilit des parents a conduit un comportement plus hostile envers l'enfant. au comportement probl matique de l'enfant, ou s'il y avait une combinaison des deux. Le fait que le clinicien puisse ou non s parer les contributions relatives des facteurs causals potentiels ne devrait pas influencer la pose ou non du diagnostic. Dans le cas o l enfant vit dans des conditions particuli rement pauvres o la n gligence ou la maltraitance peuvent survenir (par exemple, en milieu institutionnel), une attention clinique visant r duire la contribution de l environnement peut tre utile. 464 Troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites Chez les enfants et les adolescents, le trouble oppositionnel avec provocation est plus r pandu dans les familles dans lesquelles la garde des enfants est perturb e par une succession de diff rents soignants ou dans les familles dans lesquelles les pratiques ducatives dures, incoh rentes ou n gligentes sont courantes. Deux des affections concomitantes les plus courantes avec le trouble oppositionnel avec provocation sont le trouble de d ficit de l'attention/hyperactivit (TDAH) et le trouble des conduites (voir la section Comorbidit pour ce trouble). Le trouble oppositionnel avec provocation a t associ un risque accru de tentatives de suicide, m me apr s contr le des troubles comorbides. La pr valence du trouble oppositionnel avec provocation varie de 1 % 11 %, avec une pr valence moyenne estim e environ 3,3 %. Le taux de trouble oppositionnel avec provocation peut varier en fonction de l ge et du sexe de l enfant. Le trouble semble tre un peu plus r pandu chez les hommes que chez les femmes (1,4 : 1) avant l adolescence. Cette pr dominance masculine ne se retrouve pas syst matiquement dans les chantillons d adolescents ou d adultes. Les premiers sympt mes du trouble oppositionnel avec provocation apparaissent g n ralement au cours des ann es pr scolaires et rarement apr s le d but de l'adolescence. Le trouble oppositionnel avec provocation pr c de souvent le d veloppement d un trouble des conduites, en particulier chez les personnes pr sentant un trouble des conduites apparu pendant l enfance. Cependant, de nombreux enfants et adolescents atteints d un trouble oppositionnel avec provocation ne d veloppent pas par la suite de trouble de
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s conduites. Le trouble oppositionnel avec provocation comporte galement un risque de d veloppement de troubles anxieux et d'un trouble d pressif majeur, m me en l'absence de trouble des conduites. Les sympt mes de provocation, d'argumentation et de vengeance comportent la plupart des risques de troubles des conduites, tandis que les sympt mes de l'humeur col rique-irritable comportent la plupart des risques de troubles motionnels. Les manifestations du trouble tout au long du d veloppement semblent coh rentes. Les enfants et les adolescents atteints du trouble oppositionnel avec provocation courent un risque accru de d velopper un certain nombre de probl mes d'adaptation l' ge adulte, notamment un comportement antisocial, des probl mes de contr le des impulsions, la toxicomanie, l'anxi t et la d pression. De nombreux comportements associ s au trouble oppositionnel avec provocation augmentent en fr quence au cours de la p riode pr scolaire et l adolescence. Ainsi, il est particuli rement critique au cours de ces p riodes de d veloppement que la fr quence et l intensit de ces comportements soient valu es par rapport aux niveaux normatifs avant de d cider qu ils sont des sympt mes d un trouble oppositionnel avec provocation. Capricieux. Des facteurs capricieux li s des probl mes de r gulation motionnelle (par exemple, des niveaux lev s de r activit motionnelle, une faible tol rance la frustration) ont t pr dictifs du trouble. Environnemental. Les pratiques ducatives dures, incoh rentes ou n gligentes sont courantes dans les familles d'enfants. et les adolescents atteints du trouble oppositionnel avec provocation, et ces pratiques parentales jouent un r le important dans de nombreuses th ories causales du trouble. G n tique et physiologique. Un certain nombre de marqueurs neurobiologiques (par exemple, une r activit plus faible de la fr quence cardiaque et de la conductance cutan e; une r activit r duite du cortisol basal; des anomalies du cortex pr frontal et de l'amygdale) ont t associ s au trouble oppositionnel avec provocation. Cependant, la grande majorit des tudes n ont pas s par les enfants atteints d un trouble oppositionnel avec provocation de ceux souffrant d un trouble des conduites. Ainsi, il n est pas clair s il existe des marqueurs sp cifiques au trouble oppositionnel avec provocation. La pr valence de ce trouble chez les enfants et les adolescents est relativement constante dans les pays qui diff rent par la race et l'origine ethnique. Lorsque le trouble oppositionnel avec provocation persiste tout au long du d veloppement, les personnes atteintes de ce trouble connaissent de fr quents conflits avec leurs parents, leurs enseignants, leurs superviseurs, leurs pairs et leurs partenaires amoureux. De tels probl mes entra nent souvent des d ficiences significatives dans l adaptation motionnelle, sociale, scolaire et professionnelle de l individu. Trouble des conduites. Le trouble des conduites et le trouble oppositionnel avec provocation sont tous deux li s des probl mes de conduite qui mettent l'individu en conflit avec des adultes et d'autres figures d'autorit (par exemple, les enseignants, les superviseurs de travail). Les comportements du trouble oppositionnel avec provocation sont g n ralement de nature moins grave que ceux du trouble des conduites et n'incluent pas d'agression envers des personnes ou des animaux, la destruction de biens ou un sch ma de vol ou de tromperie. De plus, le trouble oppositionnel avec provocation comprend des probl mes de d r gulation motionnelle (c'est- -dire une humeur col rique et irritable) qui ne sont pas inclus dans la d finition du trouble des conduites. Trouble de d ficit de l attention/hyperactivit . Le TDAH est souvent comorbide avec le trouble oppositionnel avec provocation. Pour poser le diagnostic suppl mentaire de trouble oppositionnel avec provocation, il est important de d terminer que l incapacit de l individu se conformer aux demandes des autres ne r side pas uniquement dans des sihiations qui exigent un effort et une attention soutenus ou qui exigent que l individu reste immobile. Troubles d pressifs et bipolaires. Les troubles d pressifs et bipolaires impliquent souvent des motions n gatives et de l irritabilit . Par cons quent, un diagnostic de trouble oppositionnel avec provocation ne doit pas tre pos si les sympt mes surviennent exclusivement au cours d un trouble de l humeur. Trouble perturbateur de d r gulation de l humeur. Le trouble oppositionnel avec provocation partage avec le trouble perturbateur de d r gulation de l humeur les sympt mes d une humeur n gative chronique et d explosions de col re. Cependant, la gravit , la fr quence et la chronicit des acc s de col re sont plus graves chez les individus pr sentant des troubles perturbateurs. trouble de d r gulation de l'humeur que chez les personnes souffrant d'un trouble oppositionnel avec provocation. Ainsi, seule une minorit d enf
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ants et d adolescents dont les sympt mes r pondent aux crit res du trouble oppositionnel avec provocation recevraient galement un diagnostic de trouble perturbateur de la d r gulation de l humeur. Lorsque les troubles de l'humeur sont suffisamment graves pour r pondre aux crit res d'un trouble de d r gulation perturbateur de l'humeur, le diagnostic de trouble oppositionnel avec provocation n'est pas pos , m me si tous les crit res du trouble oppositionnel avec provocation sont remplis. Trouble explosif intermittent. Le trouble explosif intermittent implique galement des taux lev s de col re. Cependant, les personnes atteintes de ce trouble font preuve d une agressivit s rieuse envers les autres, ce qui ne fait pas partie de la d finition du trouble oppositionnel avec provocation. D ficience intellectuelle (trouble du d veloppement intellectuel). Chez les personnes ayant une d ficience intellectuelle, un diagnostic de trouble oppositionnel avec provocation n'est pos que si le comportement oppositionnel est nettement plus important. que ce qui est couramment observ chez les individus d ge mental comparable et pr sentant une gravit comparable de d ficience intellectuelle. Trouble du langage. Le trouble oppositionnel avec provocation doit galement tre distingu du non-respect des instructions r sultant d une compr hension alt r e du langage (par exemple, perte auditive). Trouble d'anxi t sociale (phobie sociale). Le trouble oppositionnel avec provocation doit galement tre distingu du trouble de provocation d la peur d une valuation n gative associ e au trouble d anxi t sociale. 466 Troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites Les taux de trouble oppositionnel avec provocation sont beaucoup plus lev s dans les chantillons d'enfants, d'adolescents et d'adultes atteints de TDAH, et cela peut tre le r sultat de facteurs de risque capricieux partag s. En outre, le trouble oppositionnel avec provocation pr c de souvent le trouble des conduites, bien que cela semble tre plus fr quent chez les enfants pr sentant le sous-type apparaissant dans l'enfance. Les personnes atteintes du trouble oppositionnel avec provocation courent galement un risque accru de troubles anxieux et de trouble d pressif majeur, et cela semble largement attribuable la pr sence de sympt mes d'humeur col rique-irritable. Les adolescents et les adultes atteints d un trouble oppositionnel avec provocation pr sentent galement un taux plus lev de troubles li s l usage de substances, bien qu il ne soit pas clair si cette association est ind pendante de la comorbidit avec le trouble des conduites. Crit res diagnostiques 312.34 (F63.81) A. Explosions comportementales r currentes repr sentant une incapacit contr ler les impulsions agressives se manifestant par l'un des l ments suivants : 1. Agressivit verbale (par exemple, crises de col re, tirades, disputes verbales ou bagarres) ou agression physique envers des biens, des animaux. ou d'autres individus. survenant deux fois par semaine, en moyenne, pendant une p riode de 3 mois. L agression physique n entra ne pas de dommages ou de destruction de biens et n entra ne pas de blessures physiques aux animaux ou d autres personnes. 2. Trois explosions de comportement impliquant des dommages ou la destruction de biens et/ou d'une bague sur une p riode de 12 mois. B. L'ampleur de l'agressivit exprim e lors des crises r currentes est tout fait disproportionn e par rapport la provocation ou tout facteur de stress psychosocial d clenchant. C. Les explosions d'agressivit r currentes ne sont pas pr m dit es (c'est- -dire qu'elles sont impulsives et/ou bas es sur la col re) et ne visent pas atteindre un objectif tangible (par exemple, l'argent, le pouvoir, l'intimidation). D. Les acc s d'agressivit r currents provoquent soit une d tresse marqu e chez l'individu, soit une alt ration du fonctionnement professionnel ou interpersonnel. ou sont associ s des cons quences financi res ou juridiques. E. L' ge chronologique est d'au moins 6 ans (ou niveau de d veloppement quivalent). F. Les crises d'agressivit r currentes ne s'expliquent pas mieux par un autre trouble mental (par exemple, un trouble d pressif majeur, un trouble bipolaire, un trouble perturbateur de la d r gulation de l'humeur, un trouble psychotique, un trouble de la personnalit antisociale, un trouble de la personnalit limite) et ne sont pas attribuables un autre trouble m dical. (par exemple, un traumatisme cr nien, la maladie d'Alzheimer) ou aux effets physiologiques d'une substance (par exemple, une drogue, un m dicament). Pour les enfants g s de 6 18 ans. un comportement agressif qui survient dans le cadre d un trouble d adaptation ne doit pas tre pris en compte pour ce diagnostic. Remarque : Ce diagnostic peut tre pos en plus du diagnostic de trouble de d ficit de l'attention/hyperactivit , de trouble des conduites, de trouble oppositionnel avec provocatio
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n ou de trouble du spectre autistique lorsque les acc s d'agressivit impulsifs r currents sont sup rieurs ceux habituellement observ s dans ces troubles. et garantir ind pendant attention clinique. Les explosions d'agressivit impulsives (ou bas es sur la col re) dans le trouble explosif intermittent ont un d but rapide et, g n ralement, peu ou pas de p riode prodromique. Les explosions durent g n ralement moins de 30 minutes et surviennent g n ralement en r ponse une provocation mineure de la part d'un proche ou d'un associ . Les individus atteints de trouble explosif intermittent ont souvent des pisodes moins graves d'agression verbale et/ou non dommageable, non destructrice ou non blessante (crit re A1) entre des pisodes destructeurs/agressifs plus graves (crit re A2). Crit re A1 d finit des acc s d'agressivit fr quents (c'est- -dire deux fois par semaine, en moyenne, pendant une p riode de 3 mois) caract ris s par des crises de col re, des tirades, des disputes ou des bagarres verbales, ou des agressions sans dommages aux objets ou sans blessures aux animaux ou d'autres individus. Le crit re A2 d finit des explosions d'agressivit impulsives peu fr quentes (c'est- -dire trois sur une p riode d'un an), caract ris es par l'endommagement ou la destruction d'un objet, quelle que soit sa valeur tangible, ou par l'agression/frappe ou autrement causant des blessures physiques un animal ou un autre. individuel. Quelle que soit la nature de l explosion d agressivit impulsive, la caract ristique essentielle du trouble explosif intermittent est l incapacit contr ler le comportement agressif impulsif en r ponse une provocation v cue subjectivement (c est- -dire un facteur de stress psychosocial) qui n entra nerait g n ralement pas une explosion d agressivit (Crit re B). Les acc s d agressivit sont g n ralement impulsifs et/ou fond s sur la col re, plut t que pr m dit s ou instrumentales (crit re C) et sont associ s une d tresse importante ou une alt ration de la fonction psychosociale (crit re D). Un diagnostic de trouble explosif intermittent ne doit pas tre pos aux individus de moins de 6 ans ou d un niveau de d veloppement quivalent (crit re E), ni aux individus dont les crises d agressivit s expliquent mieux par un autre trouble mental (crit re F). Un diagnostic de trouble explosif intermittent ne doit pas tre pos aux personnes souffrant d un trouble perturbateur de la d r gulation de l humeur ou aux personnes dont les acc s d agressivit impulsifs sont imputables une autre condition m dicale ou aux effets physiologiques d une substance (crit re F). De plus, les enfants g s de 6 18 ans ne devraient pas recevoir ce diagnostic lorsque des crises d'agressivit impulsives surviennent dans le contexte d'un trouble d'adaptation (crit re F). Les troubles de l'humeur (unipolaires), les troubles anxieux et les troubles li s l'usage de substances sont associ s au trouble explosif intermittent, bien que l'apparition de ces troubles soit g n ralement plus tardive que celle du trouble explosif intermittent. Les donn es de pr valence sur un an du trouble explosif intermittent aux tats-Unis sont d environ 2,7 % (d finition troite). Le trouble explosif intermittent est plus r pandu chez les individus plus jeunes (par exemple, g s de moins de 35 40 ans), que chez les individus plus g s (plus de 50 ans) et chez les individus ayant fait des tudes secondaires ou moins. L apparition de comportements agressifs impulsifs, probl matiques et r currents est plus fr quente la fin de l enfance ou l adolescence et commence rarement pour la premi re fois apr s l ge de 40 ans. Les principales caract ristiques du trouble explosif intermittent sont g n ralement persistantes et perdurent pendant de nombreuses ann es. L' volution du trouble peut tre pisodique, avec des p riodes r currentes de crises d'agressivit impulsive. Le trouble explosif intermittent semble suivre une volution chronique et persistante pendant de nombreuses ann es. Il semble galement tre assez courant, quelle que soit la pr sence ou l'absence d'un trouble de d ficit de l'attention avec hyperactivit (TDAH) ou de troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites (par exemple, trouble des conduites, trouble oppositionnel avec provocation). Environnemental. Les personnes ayant des ant c dents de traumatismes physiques et motionnels au cours des deux premi res d cennies de leur vie courent un risque accru de trouble explosif intermittent. 468 Troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites G n tique et physiologique. Les parents au premier degr d'individus atteints de trouble explosif intermittent courent un risque accru de trouble explosif intermittent, et des tudes sur des jumeaux ont d montr une influence g n tique substantielle sur l'agressivit impulsive. La recherche apporte un soutien neurobiologique la pr sence d'anomalies s rotoninergiques, globalement et dans
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le cerveau, en particulier dans les zones du syst me limbique (cingulaire ant rieur) et du cortex orbitofrontal chez les individus souffrant de troubles explosifs intermittents. Les r ponses de l'amygdale aux stimuli de col re, lors d'un examen d'imagerie par r sonance magn tique fonctionnelle, sont plus importantes chez les individus pr sentant un trouble explosif intermittent que chez les individus en bonne sant . La plus faible pr valence du trouble explosif intermittent dans certaines r gions (Asie, Moyen-Orient) L Est) ou des pays (Roumanie, Nig ria), compar s aux tats-Unis, sugg rent que les informations sur les comportements agressifs impulsifs, probl matiques et r currents ne sont pas obtenues lors des interrogatoires ou sont moins susceptibles d tre pr sentes, en raison de facteurs culturels. Dans certaines tudes, la pr valence du trouble explosif intermittent est plus lev e chez les hommes que chez les femmes (rapport de cotes = 1,4-2,3) ; d'autres tudes n'ont trouv aucune diff rence entre les sexes. Social (par exemple, perte d'amis, de parents, instabilit conjugale), professionnel (par exemple, r trogradation, perte d'emploi), financier (par exemple, en raison de la valeur des objets d truits) et juridique (par exemple, poursuites civiles suite un comportement agressif) contre des personnes ou des biens ; accusations criminelles pour voies de fait) les probl mes se d veloppent souvent la suite d'un d sordre explosif intermittent. Un diagnostic de trouble explosif intermittent ne doit pas tre pos lorsque les crit res A1 et/ou A2 ne sont remplis que lors d'un pisode d'un autre trouble mental (par exemple, trouble d pressif majeur, trouble bipolaire, trouble psychotique), ou lorsque des acc s d'agressivit impulsifs sont attribuables un autre trouble mental. condition m dicale ou aux effets physiologiques d une substance ou d un m dicament. Ce diagnostic ne doit pas non plus tre pos , en particulier chez les enfants et les adolescents g s de 6 18 ans, lorsque les acc s d'agressivit impulsifs surviennent dans le contexte d'un trouble d'adaptation. D autres exemples dans lesquels des crises d agressivit r currentes, probl matiques et impulsives peuvent ou non tre diagnostiqu es comme un trouble explosif intermittent sont les suivants. Trouble perturbateur de d r gulation de l humeur. Contrairement au trouble explosif intermittent, le trouble perturbateur de d r gulation de l'humeur se caract rise par un tat d'humeur constamment n gatif (c'est- -dire irritabilit , col re) la majeure partie de la journ e, presque tous les jours, entre des crises d'agressivit impulsives. Un diagnostic de trouble perturbateur de la d r gulation de l humeur ne peut tre pos que lorsque les crises d agressivit r currentes, probl matiques et impulsives apparaissent avant l ge de 10 ans. Enfin, un diagnostic de trouble perturbateur de la d r gulation de l humeur ne doit pas tre pos pour la premi re fois apr s l ge de 18 ans. Sinon, ces diagnostics s excluent mutuellement. Trouble de la personnalit antisociale ou trouble de la personnalit limite. Les personnes atteintes d un trouble de la personnalit antisociale ou d un trouble de la personnalit limite pr sentent souvent des acc s d agressivit impulsifs, r currents et probl matiques. Cependant, le niveau d'agressivit impulsive chez les personnes souffrant d'un trouble de la personnalit antisociale ou d'un trouble de la personnalit limite est inf rieur celui des personnes souffrant d'un trouble explosif intermittent. D lire, trouble neurocognitif majeur et changement de personnalit d un autre probl me m dical, de type agressif. Un diagnostic de trouble explosif intermittent ne doit pas tre pos lorsqu on estime que des crises d agressivit r sultent des effets physiologiques d une autre condition m dicale pouvant tre diagnostiqu e (par exemple, une l sion c r brale associ e un changement de personnalit ). Caract ris par des explosions agressives ; pilepsie partielle complexe). Anomalies non sp cifiques sur Un examen neurologique (par exemple, des signes mous ) et des changements lectroenc phalographiques non sp cifiques sont compatibles avec un diagnostic de trouble explosif intermittent, moins qu'il n'existe une condition m dicale diagnosticable qui explique mieux les acc s d'agressivit impulsifs. Intoxication une substance ou sevrage d une substance. Un diagnostic de trouble explosif intermittent ne doit pas tre pos lorsque les crises d agressivit impulsives sont presque toujours associ es une intoxication ou un sevrage de substances (par exemple, alcool, phencyclidine, coca ne et autres stimulants, barbituriques, substances inhal es). Cependant, lorsqu'un nombre suffisant de crises d'agressivit impulsives se produisent galement en l'absence d'intoxication ou de sevrage d'une substance et que celles-ci justifient une attention clinique ind pendante, un diagnostic de trouble explosif intermittent pe
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ut tre pos . Trouble de d ficit de l'attention/hyperactivit , trouble des conduites, trouble oppositionnel avec provocation ou trouble du spectre autistique. Les personnes atteintes de l un de ces troubles apparaissant dans l enfance peuvent pr senter des acc s d agressivit impulsifs. Les personnes atteintes de TDAH sont g n ralement impulsives et, par cons quent, peuvent galement pr senter des crises d agressivit impulsives. Alors que les individus souffrant de troubles des conduites peuvent manifester des acc s d agressivit impulsifs, la forme d agression caract ris e par les crit res diagnostiques est proactive et pr datrice. L'agressivit dans le trouble oppositionnel avec provocation est g n ralement caract ris e par des crises de col re et des disputes verbales avec des figures d'autorit , tandis que les explosions d'agressivit impulsives dans le trouble explosif intermittent sont une r ponse un ventail plus large de provocations et incluent des agressions physiques. Le niveau d'agressivit impulsive chez les individus ayant des ant c dents d'un ou plusieurs de ces troubles a t rapport comme tant inf rieur celui des individus comparables dont les sympt mes r pondent galement aux crit res A E du trouble explosif intermittent. Les crit res A E sont galement remplis et les crises d'agressivit impulsives justifient une attention clinique ind pendante, un diagnostic de trouble explosif intermittent peut tre pos . Les troubles d pressifs, les troubles anxieux et les troubles li s l usage de substances sont le plus souvent comorbides avec le trouble explosif intermittent. De plus, les personnes atteintes d'un trouble de la personnalit antisociale ou d'un trouble de la personnalit limite, ainsi que les personnes ayant des ant c dents de troubles accompagn s de comportements perturbateurs (par exemple, TDAH, trouble des conduites, trouble oppositionnel avec provocation), courent un plus grand risque de trouble explosif intermittent comorbide. A. Un mod le de comportement r p titif et persistant dans lequel les droits fondamentaux d'autrui ou l' ge majeur les normes ou r gles soci tales appropri es sont viol s, comme en t moigne la pr sence d'au moins trois des 15 crit res suivants au cours des 12 derniers mois de l une des cat gories ci-dessous, avec au moins un crit re pr sent au cours des 6 derniers mois : Agression envers les personnes et les animaux 1. Intimide, menace ou intimide souvent les autres. 2. Initie souvent des combats physiques. 3. A utilis une arme pouvant causer de graves dommages physiques autrui (par exemple, une batte, une brique, une bouteille cass e, un couteau, un pistolet). 470 Troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites 4. A t physiquement cruel envers les gens. 5. A t physiquement cruel envers les animaux. 6. A vol en affrontant une victime (par exemple, agression, vol de sac main, extorsion, vol main arm e). 7. A forc quelqu un avoir une activit sexuelle. Destruction de biens 8. A d lib r ment allum un incendie avec l'intention de causer de graves dommages. 9. A d lib r ment d truit les biens d autrui (autrement qu en allumant le feu). 10. S'est introduit par effraction dans la maison, l'immeuble ou la voiture de quelqu'un d'autre. 11. Ment souvent pour obtenir des biens ou des faveurs ou pour viter des obligations (c'est- -dire contre les autres). 12. A vol des objets d'une valeur non n gligeable sans rencontrer de victime (par exemple, vol l' talage, mais sans introduction par effraction ; contrefa on). Violations graves des r gles 13. Reste souvent dehors la nuit malgr les interdictions parentales. commen ant avant l ge de 13 ans. 14. S'est enfui du domicile familial au moins deux fois pendant la nuit alors qu'il vivait dans le foyer parental ou parental de substitution, ou une fois sans y revenir pendant une longue p riode. 15. Fait souvent l' cole buissonni re, d s l' ge de 13 ans. B. La perturbation du comportement entra ne une d ficience sociale cliniquement significative. fonctionnement acad mique ou professionnel. C. Si la personne est g e de 18 ans ou plus, les crit res du trouble de la personnalit antisociale ne sont pas remplis. Pr cisez si : 312.81 (F91.1) Type apparu dans l'enfance : Les individus pr sentent au moins un sympt me caract ristique d'un trouble des conduites avant l' ge de 10 ans. 312,82 (F91.2) Type d'apparition chez l'adolescent : les individus ne pr sentent aucun sympt me caract ristique d'un trouble des conduites avant l' ge de 10 ans. 312,89 (F91.9) Apparition non pr cis e : Les crit res pour un diagnostic de trouble des conduites sont remplis, mais il n'y a pas suffisamment d'informations disponibles pour d terminer si l'apparition du premier sympt me a eu lieu avant ou apr s l' ge de 10 ans. Pr cisez-le : Avec des motions prosociales limit es : pour tre admissible ce sp cificateur, une personne doit avoir manifest au moins deux des caract ris
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tiques suivantes de mani re persistante pendant au moins 12 mois et dans plusieurs relations et contextes. Ces caract ristiques refl tent le mod le typique de fonctionnement interpersonnel et motionnel de l individu au cours de cette p riode et ne sont pas seulement des v nements occasionnels dans certaines situations. Ainsi, pour valuer les crit res du prescripteur, plusieurs sources d informations sont n cessaires. En plus du rapport personnel de l individu, il est n cessaire de prendre en compte les rapports d autres personnes qui connaissent l individu depuis longtemps (par exemple, parents, enseignants, coll gues de travail, membres de la famille largie, pairs). Absence de remords ou de culpabilit : ne se sent pas mal ou coupable lorsqu'il ou elle punit). L individu montre un manque g n ral d inqui tude quant aux cons quences n gatives de ses actes. Par exemple, l individu n prouve aucun remords apr s avoir bless quelqu un ou ne se soucie pas des cons quences du non-respect des r gles. Insensible manque d empathie : ignore et ne se soucie pas des sentiments des autres. L individu est d crit comme froid et indiff rent. La personne semble plus pr occup e par les effets de ses actes sur eux-m mes, plut t que sur leurs effets sur autrui, m me lorsqu'ils entra nent un pr judice important autrui. Indiff rent aux performances : ne se pr occupe pas des performances m diocres ou probl matiques l' cole, au travail ou dans d'autres activit s importantes. L'individu ne d ploie pas les efforts n cessaires pour bien performer, m me lorsque les attentes sont claires, et bl me g n ralement les autres pour sa mauvaise performance. Affect superficiel ou d ficient : n exprime pas de sentiments ni ne montre d motions aux autres, sauf d une mani re qui semble superficielle et peu sinc re. ou superficiel (par exemple, les actions contradictoires sont utilis es des fins lucratives (par exemple, les motions affich es pour manipuler ou intimider les autres). Sp cifiez la gravit actuelle : L ger : il existe peu ou pas de probl mes de conduite d passant ceux requis pour poser le diagnostic, et les probl mes de conduite causent un pr judice relativement mineur autrui (par exemple, mentir, faire l'absent isme scolaire, rester dehors la nuit tomb e sans autorisation, enfreindre d'autres r gles). Mod r : le nombre de probl mes de conduite et leurs effets sur autrui sont interm diaires entre ceux sp cifi s comme l gers et ceux comme s v res (par exemple, vol sans confrontation avec une victime, vandalisme). Grave : De nombreux probl mes de conduite d passant ceux requis pour poser le diagnostic sont pr sents, ou les probl mes de conduite causent un pr judice consid rable autrui (p. ex. rapports sexuels forc s, cruaut physique, utilisation d'une arme, vol face une victime, introduction par effraction). Trois sous-types de troubles des conduites sont propos s en fonction de l' ge au d but du trouble. Le d but est estim de mani re plus pr cise partir des informations provenant la fois du jeune et de la personne qui s'en occupe ; les estimations sont souvent 2 ans plus tard que le d but r el. Les deux sous-types peuvent survenir sous une forme l g re, mod r e ou s v re. Un sous-type d apparition non pr cis e est d sign lorsqu il n existe pas suffisamment d informations pour d terminer l ge d apparition. Dans les troubles des conduites apparaissant pendant l enfance, les individus sont g n ralement de sexe masculin, font fr quemment preuve d agressivit physique envers les autres, ont des relations perturb es avec leurs pairs, peuvent avoir souffert d un trouble oppositionnel avec provocation au cours de la petite enfance et pr sentent g n ralement des sympt mes qui r pondent tous les crit res d un trouble des conduites avant la pubert . . De nombreux enfants atteints de ce sous-type prouvent galement des difficult s opmentales. Les personnes atteintes d'un trouble des conduites apparaissant dans l'enfance sont plus susceptibles de souffrir de troubles des conduites persistants l' ge adulte que celles atteintes d'un trouble apparaissant l'adolescence. Par rapport aux individus pr sentant un trouble des conduites apparaissant dans l enfance, les individus pr sentant un trouble des conduites apparaissant l adolescence sont moins susceptibles d afficher des comportements agressifs et ont tendance avoir des relations plus normatives avec leurs pairs (bien qu ils affichent souvent des probl mes de comportement en compagnie d autres personnes). Ces personnes sont moins susceptibles de souffrir d un trouble des conduites qui persiste l ge adulte. Le ratio hommes/femmes pr sentant un trouble des conduites est plus quilibr pour le type d butant l adolescence que pour le type d butant pendant l enfance. Une minorit de personnes atteintes de troubles des conduites pr sentent des caract ristiques qui correspondent au sp cificateur avec des motions prosociales limit es . Les in
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dicateurs de ce sp cificateur sont ceux qui ont souvent t qualifi s de traits insensibles et sans motion dans la recherche. D'autres caract ristiques de la personnalit , telles que la recherche de sensations fortes, l'intr pidit et l'insensibilit la punition, peuvent galement distinguer les personnes pr sentant les caract ristiques d crites dans le descriptif. Les individus pr sentant les caract ristiques d crites dans ce sp cificateur peuvent tre plus susceptibles que les autres individus souffrant de troubles des conduites de se livrer une agression planifi e dans un but lucratif. Les individus pr sentant un trouble des conduites de tout sous-type ou de tout niveau de gravit peuvent avoir des caract ristiques qui correspondent au sp cificateur avec des motions prosociales limit es , bien que les individus pr sentant le sp cificateur soient plus susceptibles d'avoir un type d'apparition pendant l'enfance et un indice de gravit de sp cificateur. grave. 472 Troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites Bien que la validit de l auto- valuation pour valuer la pr sence du sp cificateur ait t soutenue dans certains contextes de recherche, les individus souffrant d un trouble des conduites avec ce sp cificateur peuvent ne pas admettre facilement ces traits lors d un entretien clinique. Ainsi, pour valuer les crit res du prescripteur, plusieurs sources d informations sont n cessaires. De plus, tant donn que les indicateurs du sp cificateur sont des caract ristiques qui refl tent le mod le typique de fonctionnement interpersonnel et motionnel de l'individu, il est important de prendre en compte les rapports d'autres personnes qui connaissent l'individu depuis de longues p riodes et travers des relations et des contextes (par exemple, enseignants, coll gues, membres de la famille largie, pairs). La caract ristique essentielle du trouble des conduites est un comportement r p titif et persistant dans lequel les droits fondamentaux d autrui ou les principales normes ou r gles soci tales adapt es l ge sont viol s (crit re A). Ces comportements se r partissent en quatre groupes principaux : les comportements agressifs qui causent ou menacent de nuire physiquement d'autres personnes ou des animaux (crit res A1 A7) ; non-vol (Crit res A10 A12) ; et violations graves des r gles (crit res A13 A15). Trois comportements caract ristiques ou plus doivent avoir t pr sents au cours des 12 derniers mois, avec au moins un comportement pr sent au cours des 6 derniers mois. Le trouble du comportement entra ne une alt ration cliniquement significative du fonctionnement social, scolaire ou professionnel (crit re B). Le mod le de comportement est g n ralement pr sent dans divers contextes, comme la maison, l' cole ou dans la communaut . tant donn que les personnes souffrant de troubles des conduites sont susceptibles de minimiser leurs probl mes de conduite, le clinicien doit souvent s'appuyer sur des informateurs suppl mentaires. Cependant, la connaissance des informateurs sur les probl mes de conduite de l individu peut tre limit e s ils n ont pas suffisamment supervis l individu ou si l individu a dissimul ses sympt mes de comportement. Les personnes atteintes de troubles des conduites adoptent souvent un comportement agressif et r agissent de mani re agressive envers les autres. Ils peuvent avoir un comportement d'intimidation, de menace ou d'intimidation (y compris des bagarres physiques (crit re A2) ; utiliser une arme qui peut causer des dommages physiques graves (par exemple, une batte, une brique, une bouteille cass e, un couteau, un pistolet) (crit re A3) ; tre physiquement cruel envers des personnes (crit re A4) ou des animaux (crit re A5) ; voler en affrontant une victime (par exemple, agression, vol de sac main, extorsion, violence arm e) ; vol qualifi ) (Crit re A6) ou forcer quelqu un avoir une activit sexuelle (Crit re A7) ; La violence physique peut prendre la forme d'un viol, d'une agression ou, dans de rares cas, d'un homicide. La destruction d lib r e des biens d autrui peut inclure l allumage d lib r d un incendie dans l intention de causer de graves dommages (Crit re A8) ou la destruction d lib r e des biens d autrui par d autres moyens (par exemple, briser les vitres d une voiture, vandaliser la propri t de l cole) (Crit re A9). Les actes de tromperie ou de vol peuvent inclure l effraction dans la maison, le b timent ou la voiture de quelqu un d autre (crit re A10) ; mentir ou rompre fr quemment des promesses pour obtenir des biens ou des faveurs ou pour viter des dettes ou des obligations (par exemple, escroquer d'autres personnes) (Crit re Tous) ; ou voler des objets de valeur non n gligeable sans confronter la victime (par exemple, vol l' talage, contrefa on, fraude) (Crit re A12). Les personnes souffrant de troubles des conduites peuvent galement commettre fr quemment de graves violations des r gles (par exemple, scol
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aires, parentales, sur le lieu de travail). Les enfants atteints de troubles des conduites ont souvent, d s avant l' ge de 13 ans, l'habitude de sortir tard le soir malgr les interdictions parentales (crit re A13). Les enfants peuvent galement avoir tendance fuir la maison pendant la nuit (crit re A14). Pour tre consid r e comme un sympt me de trouble des conduites, la fugue doit avoir eu lieu au moins deux fois (ou une seule fois si l'individu n'est pas revenu pendant une longue p riode). Les pisodes de fugue qui surviennent comme cons quence directe d abus physiques ou sexuels ne r pondent g n ralement pas ce crit re. Les enfants atteints de troubles des conduites peuvent souvent faire l' cole buissonni re, et ce, avant l' ge de 13 ans (crit re A15). En particulier dans les situations ambigu s, les individus agressifs souffrant de troubles des conduites per oivent souvent tort les intentions des autres comme tant plus hostiles et mena antes que ce n est le cas et r agissent par une agressivit qu ils estiment alors raisonnable et justifi e. Caract ristiques de personnalit caract ris es par un trait d' motivit n gative et une mauvaise ma trise de soi, notamment une mauvaise tol rance la frustration, de l'irritabilit , des acc s de col re, de la m fiance, l'insensibilit la punition, la recherche de sensations fortes et l'insouciance cohabitent fr quemment avec les troubles des conduites. L'abus de substances est souvent une caract ristique associ e, en particulier chez les adolescentes. Les id es suicidaires, les tentatives de suicide et les suicides r ussis surviennent un taux plus lev que pr vu chez les personnes souffrant de troubles des conduites. Les estimations de pr valence sur un an dans la population varient de 2 % plus de 10 %, avec une m diane de 4 %. La pr valence des troubles des conduites semble tre assez constante dans divers pays qui diff rent par la race et l'origine ethnique. Les taux de pr valence augmentent de l enfance l adolescence et sont plus lev s chez les hommes que chez les femmes. Peu d enfants souffrant de troubles des conduites re oivent un traitement. L apparition des troubles des conduites peut survenir d s les ann es pr scolaires, mais les premiers sympt mes significatifs apparaissent g n ralement entre le milieu de l enfance et le milieu de l adolescence. Le trouble oppositionnel avec provocation est un pr curseur courant du type de trouble des conduites apparaissant pendant l enfance. Les troubles des conduites peuvent tre diagnostiqu s chez les adultes. Toutefois, les sympt mes des troubles des conduites apparaissent g n ralement pendant l'enfance ou l'adolescence, et leur apparition est rare apr s l' ge de 16 ans. L volution du trouble des conduites apr s son apparition est variable. Chez la majorit des individus, le trouble dispara t l ge adulte. De nombreuses personnes atteintes de troubles des conduites, en particulier celles qui apparaissent l'adolescence et celles pr sentant des sympt mes peu nombreux et plus l gers, parviennent une adaptation sociale et professionnelle ad quate l' ge adulte. Cependant, le type d apparition pr coce pr dit un pire pronostic et un risque accru de comportement criminel, de troubles des conduites et de troubles li s une substance l ge adulte. Les personnes atteintes de troubles des conduites courent plus tard un risque de troubles de l'humeur, de troubles anxieux, de troubles de stress post-traumatique, de troubles du contr le des impulsions, de troubles psychotiques, de troubles des sympt mes somatiques et de troubles li s aux substances l' ge adulte. Les sympt mes du trouble varient avec l' ge mesure que l'individu d veloppe une force physique, des capacit s cognitives et une maturit sexuelle accrues. Les comportements symptomatiques qui apparaissent en premier ont tendance tre moins graves (par exemple, le mensonge, le vol l' talage), tandis que les probl mes de comportement qui apparaissent en dernier ont tendance tre plus graves (par exemple, le viol, le vol face une victime). Cependant, il existe de grandes diff rences entre les individus, certains adoptant les comportements les plus pr judiciables d s le plus jeune ge (ce qui laisse pr sager un pire pronostic). Lorsque les individus atteints de troubles des conduites atteignent l' ge adulte, des sympt mes d'agression, de destruction de biens, de tromperie et de violation des r gles, y compris la violence contre les coll gues, les partenaires et les enfants, peuvent appara tre sur le lieu de travail et la maison, tels qu'un trouble de la personnalit antisociale. peut tre envisag e. Capricieux. Les facteurs de risque capricieux comprennent un temp rament infantile difficile contr ler et une intelligence inf rieure la moyenne, en particulier en ce qui concerne le QI verbal. Environnemental. Les facteurs de risque au niveau familial comprennent le rejet et la n gligence des parents, les pratiques incoh rentes
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en mati re d' ducation des enfants, la discipline s v re, la violence physique ou sexuelle, le manque de surveillance, la vie pr coce en institution, les changements fr quents de tuteurs, la grande taille de la famille, la criminalit parentale et certains types de psychopathologie familiale (par exemple, troubles li s une substance). Les facteurs de risque au niveau communautaire comprennent le rejet par les pairs, l'association avec un groupe de pairs d linquants et l'exposition du quartier la violence. Les deux types de facteurs de risque ont tendance tre plus fr quents et plus graves chez les personnes atteintes du sous-type de trouble des conduites apparaissant pendant l enfance. 474 Troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites G n tique et physiologique. Les troubles des conduites sont influenc s la fois par des facteurs g n tiques et environnementaux. Le risque est accru chez les enfants dont un parent biologique ou adoptif ou un fr re ou une s ur souffre de troubles des conduites. Le trouble semble galement tre plus fr quent chez les enfants de parents biologiques souffrant de troubles graves li s la consommation d'alcool, de troubles d pressifs et bipolaires, ou de schizophr nie, ou chez les parents biologiques ayant des ant c dents de TDAH ou de troubles des conduites. Les ant c dents familiaux caract risent particuli rement les individus pr sentant le sous-type de trouble des conduites apparaissant pendant l enfance. Un rythme cardiaque au repos plus lent a t observ de mani re fiable chez les personnes souffrant de troubles des conduites par rapport celles qui n'en souffraient pas, et ce marqueur n'est caract ristique d'aucun autre trouble mental. Un conditionnement r duit de la peur autonome, en particulier une faible conductance cutan e, est galement bien document . Cependant, ces r sultats psychophysiologiques ne constituent pas un diagnostic du trouble. Des diff rences structurelles et fonctionnelles dans les zones c r brales associ es la r gulation et au traitement des motions, en particulier les connexions frontotemporales-limbiques impliquant le cortex pr frontal ventral et l amygdale du cerveau, ont t r guli rement observ es chez les individus souffrant d un trouble des conduites par rapport ceux qui n en souffraient pas. Cependant, les r sultats de la neuroimagerie ne permettent pas de diagnostiquer la maladie. Modificateurs de cours. La persistance est plus probable chez les individus dont les comportements r pondent aux crit res du sous-type de l'enfance et r pondent aux crit res du sp cificateur avec des motions prosociales limit es . Le risque que le trouble des conduites persiste est galement accru par la pr sence concomitante de troubles des conduites. TDAH et par toxicomanie. Le diagnostic des troubles des conduites peut parfois tre potentiellement mal appliqu aux individus dans des contextes o les mod les de comportement perturbateur sont consid r s comme quasi-normaux (par exemple, dans des zones tr s mena antes et forte criminalit ou des zones de guerre). Par cons quent, le contexte dans lequel les comportements ind sirables se sont produits doit tre pris en compte. Les hommes ayant re u un diagnostic de trouble des conduites pr sentent fr quemment des probl mes de bagarre, de vol, de vandalisme et de discipline scolaire. Les femmes ayant re u un diagnostic de trouble des conduites sont plus susceptibles de mentir, de faire l'absent isme scolaire, de fuguer, de consommer des substances et de se prostituer. Alors que les hommes ont tendance entretenir des relations avec les autres, les femmes ont tendance faire preuve d'une agressivit relationnelle relativement plus grande. Cons quences fonctionnelles du trouble des conduites Les comportements li s aux troubles des conduites peuvent entra ner une suspension ou un renvoi de l' cole, des probl mes d'adaptation au travail, des difficult s juridiques, des maladies sexuellement transmissibles, une grossesse non planifi e et des blessures physiques r sultant d'accidents ou de bagarres. Ces probl mes peuvent emp cher les enfants de fr quenter des coles ordinaires ou de vivre dans un foyer parental ou d'accueil. Les troubles des conduites sont souvent associ s l apparition pr coce d un comportement sexuel, la consommation d alcool, au tabagisme, l usage de substances ill gales et des actes imprudents et risque. Les taux d'accidents semblent plus lev s chez les personnes souffrant de troubles des conduites que chez celles qui n'en souffrent pas. Ces cons quences fonctionnelles des troubles des conduites peuvent pr dire des difficult s de sant lorsque les individus atteignent la quarantaine. Il n est pas rare que des personnes souffrant de troubles des conduites entrent en contact avec le syst me de justice p nale pour avoir adopt un comportement ill gal. Les troubles des conduites sont un motif fr quent d orientation vers un traitement et sont fr
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quemment diagnostiqu s dans les tablissements de sant mentale pour enfants, en particulier dans la pratique m dico-l gale. Elle est associ e une d ficience plus grave et chronique que celle ressentie par d autres enfants r f r s en clinique. Trouble oppositionnel avec provocation. Le trouble des conduites et le trouble oppositionnel avec provocation sont tous deux li s des sympt mes qui mettent l'individu en conflit avec des adultes et d'autres figures d'autorit (par exemple, les parents, les enseignants, les superviseurs de travail). Les comportements du trouble oppositionnel avec provocation sont g n ralement de nature moins grave que ceux des individus souffrant d'un trouble des conduites et n'incluent pas d'agression envers des individus ou des animaux, la destruction de biens ou un sch ma de vol ou de tromperie. De plus, le trouble oppositionnel avec provocation inclut des probl mes de d r gulation motionnelle (c est- -dire une humeur col rique et irritable) qui ne sont pas inclus dans la d finition du trouble des conduites. Lorsque les crit res sont remplis la fois pour le trouble oppositionnel avec provocation et pour le trouble des conduites, les deux diagnostics peuvent tre pos s. Trouble de d ficit de l attention/hyperactivit . Bien que les enfants atteints de TDAH pr sentent souvent un comportement hyperactif et impulsif qui peut tre perturbateur, ce comportement ne viole pas en soi les normes soci tales ou les droits d'autrui et ne r pond donc g n ralement pas aux crit res d'un trouble des conduites. Lorsque les crit res du TDAH et du trouble des conduites sont remplis, les deux diagnostics doivent tre pos s. Troubles d pressifs et bipolaires. L'irritabilit , l'agressivit et des probl mes de comportement peuvent survenir chez les enfants ou les adolescents souffrant d'un trouble d pressif majeur, d'un trouble bipolaire ou d'un trouble perturbateur de la d r gulation de l'humeur. Les probl mes de comportement associ s ces troubles de l'humeur peuvent g n ralement tre distingu s des probl mes de conduite observ s dans les troubles des conduites en fonction de leur volution. Plus pr cis ment, les personnes souffrant de troubles des conduites pr senteront des niveaux substantiels de probl mes de conduite agressifs ou non agressifs pendant les p riodes pendant lesquelles il n'y a pas de troubles de l'humeur, que ce soit historiquement (c'est- -dire des ant c dents de probl mes de conduite ant rieurs l'apparition du trouble de l'humeur) ou simultan ment. (c'est- -dire la manifestation de certains probl mes de conduite qui sont pr m dit s et ne surviennent pas pendant les p riodes d'excitation motionnelle intense). Dans les cas o les crit res d un trouble des conduites et d un trouble de l humeur sont remplis, les deux diagnostics peuvent tre pos s. Trouble explosif intermittent. Les troubles des conduites et le trouble explosif intermittent impliquent des taux d agressivit lev s. Cependant, l'agression chez les individus souffrant de trouble explosif intermittent se limite une agression impulsive et n'est pas pr m dit e, et elle n'est pas commise dans le but d'atteindre un objectif tangible (par exemple, argent, pouvoir, intimidation). De plus, la d finition du trouble explosif intermittent n inclut pas les sympt mes non agressifs du trouble des conduites. Si les crit res des deux troubles sont remplis, le diagnostic de trouble explosif intermittent ne doit tre pos que lorsque les acc s d agressivit impulsifs r currents justifient une attention clinique ind pendante. Troubles de l'adaptation. Le diagnostic d'un trouble de l'adaptation (avec troubles des conduites ou avec troubles mixtes des motions et du comportement) doit tre envisag si des probl mes de conduite cliniquement significatifs qui ne r pondent pas aux crit res d'un autre trouble sp cifique se d veloppent en association claire avec l'apparition de un facteur de stress psychosocial et ne se r solvent pas dans les 6 mois suivant la fin du facteur de stress (ou de ses cons quences). Le trouble des conduites est diagnostiqu uniquement lorsque les probl mes de conduite repr sentent un sch ma r p titif et persistant associ une alt ration du fonctionnement social, scolaire ou professionnel. Le TDAH et le trouble oppositionnel avec provocation sont tous deux fr quents chez les personnes souffrant de troubles des conduites, et cette pr sentation comorbide pr dit de pires r sultats. Les individus qui pr sentent des traits de personnalit associ s un trouble de la personnalit antisociale violent souvent les droits fondamentaux d'autrui ou violent les normes soci tales majeures adapt es leur ge et, par cons quent, leur mod le de comportement r pond souvent aux crit res d'un trouble des conduites. Les troubles des conduites peuvent galement coexister avec un ou plusieurs des troubles mentaux suivants : troubles sp cifiques de l'apprentissage, troubles anxieux, troubles d pressifs ou bipolaires et trouble
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s li s une substance. Les r sultats scolaires, notamment en lecture et dans d autres comp tences verbales, sont souvent inf rieurs au niveau attendu en fonction de l ge et de l intelligence et peuvent justifier le diagnostic suppl mentaire d un trouble sp cifique de l apprentissage ou d un trouble de la communication. 476 Troubles perturbateurs, impulsifs, du contr le et des conduites Les crit res et le texte du trouble de la personnalit antisociale peuvent tre trouv s dans le chapitre Troubles de la personnalit . Parce que ce trouble est troitement li au spectre des troubles des conduites externalisants dans ce chapitre, ainsi qu'aux troubles du chapitre suivant Troubles li s une substance et troubles addictifs , il est doublement cod ici ainsi que dans le chapitre Troubles de la personnalit . Crit res diagnostiques 312.33 (F63.1) A. Allumage d lib r et intentionnel d un incendie plusieurs reprises. B. Tension ou excitation affective avant l'acte. C. Fascination, int r t, curiosit pour. ou l attirance pour le feu et ses contextes situationnels (par exemple, attirail, utilisations, cons quences). D. Plaisir, gratification ou soulagement en allumant un incendie ou en tant t moin ou participant leurs cons quences. E. L'allumage du feu n'est pas effectu dans un but lucratif. comme expression d'une id ologie sociopolitique, pour dissimuler une activit criminelle, pour exprimer de la col re ou de la vengeance, pour am liorer ses conditions de vie, en r ponse un d lire ou une hallucination, ou la suite d'un jugement alt r (par exemple, dans un trouble neurocognitif majeur, un trouble intellectuel) handicap [trouble du d veloppement intellectuel], intoxication une substance). F. L'incendie ne s'explique pas mieux par un trouble des conduites, un pisode maniaque. ou trouble de la personnalit antisociale. La caract ristique essentielle de la pyromanie est la pr sence de multiples pisodes d allumages d lib r s et intentionnels du feu (Crit re A). Les personnes atteintes de ce trouble ressentent une tension ou une excitation affective avant d'allumer un feu (crit re B). Il existe une fascination, un int r t, une curiosit ou une attirance pour le feu et ses contextes situationnels (par exemple, l'attirail, les utilisations, les cons quences) (Crit re C). Les personnes atteintes de ce trouble sont souvent des observateurs r guliers des incendies dans leur quartier, peuvent d clencher de fausses alarmes et tirer du plaisir des institutions, des quipements et du personnel associ s aux incendies. Ils peuvent passer du temps au service d'incendie local, allumer des incendies pour s'affilier au service d'incendie ou m me devenir pompiers. Les personnes atteintes de ce trouble prouvent du plaisir, de la gratification ou du soulagement lorsqu'elles allument le feu, sont t moins de ses effets ou participent ses cons quences (crit re D). L incendie n est pas effectu dans un but lucratif, en tant qu expression d une id ologie sociopolitique, pour dissimuler une activit criminelle, pour exprimer de la col re ou de la vengeance, pour am liorer les conditions de vie d une personne, ou en r ponse une illusion ou une hallucination (Crit re E). L allumage du feu ne r sulte pas d une alt ration du jugement (par exemple, d un trouble neurocognitif majeur ou d une d ficience intellectuelle [trouble du d veloppement intellectuel]). Le diagnostic n'est pas pos si l'incendie s'explique mieux par un trouble des conduites, un pisode maniaque ou un trouble de la personnalit antisociale (crit re F). Les personnes atteintes de pyromanie peuvent se pr parer consid rablement l'avance pour allumer un incendie. Ils peuvent tre indiff rents aux cons quences de l'incendie sur la vie ou les biens, ou tirer une satisfaction de la destruction des biens qui en r sulte. Ces comportements peuvent entra ner des dommages mat riels, des cons quences juridiques, des blessures ou la mort de l'incendie ou d'autrui. Les personnes qui allument impulsivement des incendies (qu elles puissent ou non souffrir de pyromanie) ont souvent des ant c dents actuels ou pass s de troubles li s la consommation d alcool. La pr valence de la pyromanie dans la population n est pas connue. La pr valence au cours de la vie des incendies, qui ne sont qu'une composante de la pyromanie et ne suffisent pas tablir un diagnostic, a t rapport e 1,13 % dans un chantillon de population, mais les comorbidit s les plus courantes taient le trouble de la personnalit antisociale, la toxicomanie. trouble de l'usage, trouble bipolaire et jeu pathologique (trouble du jeu). En revanche, la pyromanie comme diagnostic principal semble tre tr s rare. Parmi un chantillon de personnes qui ont t incarc r es apr s avoir allum des incendies r p tition, seulement 3,3 % pr sentaient des sympt mes r pondant tous les crit res de la pyromanie. Les donn es sont insuffisantes pour tablir un ge typique d apparition de l
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a pyromanie. Le relationn . Chez les personnes atteintes de pyromanie, les incendies sont pisodiques et peuvent varier en fr quence. Le parcours longitudinal est inconnu. M me si les incendies constituent un probl me majeur chez les enfants et les adolescents (plus de 40 % des personnes arr t es pour incendie criminel dans le aux tats-Unis ont moins de 18 ans), la pyromanie dans l'enfance semble rare. L'allumage d'un incendie par des mineurs est g n ralement associ un trouble des conduites, un trouble de d ficit d'attention/hyperactivit ou un trouble d'adaptation. La pyromanie survient beaucoup plus souvent chez les hommes, en particulier chez ceux qui ont de faibles comp tences sociales et des difficult s d'apprentissage. Autres causes d incendie intentionnel. Il est important d'exclure d'autres causes d'incendie avant de donner le diagnostic de pyromanie. L'allumage intentionnel d'un incendie peut avoir lieu dans un but lucratif, de sabotage ou de vengeance ; dissimuler un crime; faire une d claration politique (par exemple, un acte de terrorisme ou une protestation) ; ou pour attirer l attention ou la reconnaissance (par exemple, allumer un feu pour le d couvrir et sauver la situation). L allumage du feu peut galement se produire dans le cadre d exp rimentations d veloppementales au cours de l enfance (par exemple, jouer avec des allumettes, des briquets ou du feu). Autres troubles mentaux. Un diagnostic distinct de pyromanie n'est pas pos lorsque l'allumage d'un incendie survient dans le cadre d'un trouble des conduites, d'un pisode maniaque ou d'un trouble de la personnalit antisociale, ou s'il survient en r ponse un d lire ou une hallucination (par exemple, dans la schizophr nie) ou s'il est un stade pr coce. - tributaire des effets physiologiques d'une autre condition m dicale (par exemple, l' pilepsie). Le diagnostic de pyromanie ne doit pas non plus tre pos lorsque l allumage d un incendie r sulte d une alt ration du jugement associ e un trouble neurocognitif majeur, une d ficience intellectuelle ou une intoxication par une substance. Il semble y avoir une forte cooccurrence de troubles li s l usage de substances, de troubles du jeu, de troubles d pressifs et bipolaires, ainsi que d autres troubles perturbateurs du contr le des impulsions et des conduites avec la pyromanie. 478 Troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites Crit res diagnostiques 312.32 (F63.3) A. chec r current r sister aux impulsions de voler des objets qui ne sont pas n cessaires un usage personnel ou pour leur valeur mon taire. B. Sentiment de tension croissant juste avant de commettre le vol. C. Plaisir, gratification ou soulagement au moment de commettre le vol. D. Le vol n'a pas pour but d'exprimer de la col re ou de la vengeance et n'est pas une r ponse une illusion ou une hallucination. E. Le vol ne s explique pas mieux par un trouble des conduites, un pisode maniaque ou un trouble de la personnalit antisociale. La caract ristique essentielle de la kleptomanie est l incapacit r currente r sister aux impulsions de voler des objets m me si ces objets ne sont pas n cessaires un usage personnel ou leur valeur mon taire (Crit re UN). L'individu prouve un sentiment subjectif croissant de tension avant le vol (crit re B) et ressent du plaisir, de la gratification ou du soulagement lorsqu'il commet le vol (crit re C). Le vol n est pas commis pour exprimer de la col re ou de la vengeance, n est pas commis en r ponse un d lire ou une hallucination (crit re D), et ne s explique pas mieux par un trouble des conduites, un pisode maniaque ou un trouble de la personnalit antisociale (crit re E). Les objets sont vol s alors qu'ils n'ont g n ralement que peu de valeur pour l'individu, qui aurait pu se permettre de les payer et les donne souvent ou les jette. Parfois, l'individu peut th sauriser les objets vol s ou les restituer subrepticement. Bien que les personnes atteintes de ce trouble vitent g n ralement de voler lorsqu'une arrestation imm diate est probable (par exemple, la vue d'un policier), elles ne planifient g n ralement pas les vols l'avance et ne prennent pas pleinement en compte les chances d'arrestation. Le vol est effectu sans l aide ou la collaboration d autrui. Les personnes atteintes de kleptomanie tentent g n ralement de r sister l envie de voler et sont conscientes que cet acte est mauvais et insens . L'individu a souvent peur d' tre appr hend et se sent souvent d prim ou coupable des vols. Les voies des neurotransmetteurs associ es aux d pendances comportementales, y compris celles associ es aux syst mes s rotoninergique, d0-pamine et opio de, semblent galement jouer un r le dans la kleptomanie. La kleptomanie survient chez environ 4 24 % des personnes arr t es pour vol l' talage. Sa pr valence dans la population g n rale est tr s rare, de l'ordre de 0,3 0,6 %. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans
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un rapport de 3 :]. L' ge d'apparition de la kleptomanie est variable, mais le trouble d bute souvent l'adolescence. Cependant, le trouble peut appara tre pendant l'enfance, l'adolescence ou l' ge adulte et, dans de rares cas, vers la fin de l' ge adulte. Il existe peu d'informations syst matiques sur l' volution de la kleptomanie, mais trois volutions typiques ont t d crites : sporadique avec de brefs pisodes et de longues p riodes de r mission ; pisodique avec des p riodes prolong es de vol et des p riodes de r mission ; et chronique avec un certain degr de fluctuation. Le d sordre peut perdurer pendant des ann es, malgr de multiples condamnations pour vol l' talage. Autres troubles sp cifi s perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites 479 G n tique et physiologique. Il n existe pas d tudes contr l es sur les ant c dents familiaux de kleptomanie. Cependant, les parents au premier degr des personnes atteintes de kleptomanie peuvent pr senter des taux de trouble obsessionnel-compulsif plus lev s que la population g n rale. Il semble galement y avoir un taux plus lev de troubles li s l usage de substances, y compris de troubles li s la consommation d alcool, chez les proches des personnes atteintes de kleptomanie que dans la population g n rale. Cons quences fonctionnelles de la kleptomanie Ce trouble peut entra ner des difficult s juridiques, familiales, professionnelles et personnelles. Vol ordinaire. La kleptomanie doit tre distingu e des actes ordinaires de vol ou de vol l' talage. Le vol ordinaire (qu'il soit planifi ou impulsif) est d lib r et motiv par l'utilit de l'objet ou sa valeur mon taire. Certaines personnes, en particulier les adolescents, peuvent galement voler dans le cadre d'un d fi, comme acte de r bellion ou comme rite de passage. Le diagnostic n est pos que si d autres signes caract ristiques de la kleptomanie sont galement pr sents. La kleptomanie est extr mement rare, alors que le vol l' talage est relativement courant. Simulation. En simulant, les individus peuvent simuler les sympt mes de la kleptomanie pour viter des poursuites p nales. Trouble de la personnalit antisociale et trouble des conduites. Le trouble de la personnalit antisociale et le trouble des conduites se distinguent de la kleptomanie par un sch ma g n ral de comportement antisocial. pisodes maniaques, pisodes psychotiques et troubles neurocognitifs majeurs. pisode maniaque de kleptomanie, en r ponse des d lires ou des hallucinations (comme dans, par exemple, la schizophr nie), ou la suite d'un trouble neurocognitif majeur. La kleptomanie peut tre associ e des achats compulsifs ainsi qu' des troubles d pressifs et bipolaires (notamment le trouble d pressif majeur), des troubles anxieux, des troubles de l'alimentation (notamment la boulimie mentale), des troubles de la personnalit , des troubles li s l'usage de substances (notamment l'alcoolisme), et d'autres troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites. Autre perturbateur sp cifi , contr le des impulsions, 312,89 (F91.8) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles les sympt mes caract ristiques d'un trouble perturbateur, du contr le des impulsions et du comportement qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement pr dominent, mais ne r pondent pas tous les crit res d'un quelconque trouble du comportement. des troubles de la classe diagnostique des troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites. L autre a pr cis tre perturbateur. La cat gorie des troubles du contr le des impulsions et des conduites est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de communiquer la raison sp cifique pour laquelle la pr sentation ne r pond pas aux crit res d'un trouble perturbateur, du contr le des impulsions et des conduites sp cifique. Cela se fait en enregistrant autres troubles perturbateurs, de contr le des impulsions et de conduite sp cifi s suivis de la raison sp cifique (par exemple, troubles comportementaux r currents). explosions de fr quence insuffisante ). 480 Troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites Perturbateur non sp cifi , contr le des impulsions, 312,9 (F91.9) Cette cat gorie s'applique aux pr sentations dans lesquelles les sympt mes caract ristiques d'un trouble perturbateur, du contr le des impulsions et du comportement qui provoquent une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants du fonctionnement pr dominent, mais ne r pondent pas tous les crit res d'un quelconque trouble du comportement. des troubles de la classe diagnostique des troubles perturbateurs, du contr le des impulsions et des conduites. La cat gorie des troubles perturbateurs, du contr le des impulsio
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ns et des conduites non sp cifi s est utilis e dans les situations dans lesquelles le clinicien choisit de ne pas pr ciser la raison pour laquelle les crit res ne sont pas remplis pour un perturbateur sp cifique. le contr le des impulsions et les troubles des conduites, et comprend des pr sentations dans lesquelles les informations sont insuffisantes pour tablir un diagnostic plus sp cifique (par exemple, dans les salles d'urgence). Les troubles li s aux substances englobent 10 classes distinctes de m dicaments : alcos datifs, hypnotiques et anxiolytiques ; stimulants (substances de type amph tamine, coca ne et autres stimulants) ; tabac; et d'autres substances (ou inconnues). Ces 10 classes ne sont pas enti rement distinctes. Tous les m dicaments pris en exc s ont en commun une activation directe du syst me de r compense c r brale, qui participe au renforcement des comportements. et la production de souvenirs. Ils produisent une activation si intense du syst me de r compense que les activit s normales peuvent tre n glig es. Au lieu de parvenir l activation du syst me de r compense gr ce des comportements adaptatifs, les drogues activent directement les voies de r compense. Les m canismes pharmacologiques par lesquels chaque classe de drogues produit une r compense sont diff rents, mais les drogues activent g n ralement le syst me et produisent des sentiments de plaisir, souvent appel s euphorie . En outre, les individus ayant des niveaux de ma trise de soi plus faibles, ce qui peut refl ter des d ficiences des m canismes d'inhibition du cerveau, peuvent tre particuli rement pr dispos s d velopper des troubles li s l'usage de substances, ce qui sugg re que les racines des troubles li s l'usage de substances chez certaines personnes peuvent tre observ es dans des comportements bien avant leur apparition. de la consommation r elle de substances. En plus des troubles li s la toxicomanie, ce chapitre inclut galement le trouble du jeu, refl tant la preuve que les comportements de jeu activent des syst mes de r compense similaires ceux activ s par les drogues abusives et produisent certains sympt mes comportementaux qui semblent comparables ceux produits par les troubles li s la consommation de substances. . D'autres mod les de comportement excessifs, tels que les jeux sur Internet, ont galement t d crits, mais les recherches sur ces syndromes et sur d'autres syndromes comportementaux sont moins claires. Ainsi, les groupes de comportements r p titifs, que certains appellent d pendances comportementales, avec des sous-cat gories telles que d pendance au sexe , d pendance l exercice ou d pendance au shopping , ne sont pas inclus parce qu l heure actuelle, il n existe pas suffisamment de preuves valu es par des pairs pour tablir les crit res diagnostiques et les descriptions de cours n cessaires pour identifier ces comportements comme des troubles mentaux. Les troubles li s l'utilisation de substances sont divis s en deux groupes : les troubles li s l'usage de substances et les troubles induits par des substances. Les affections suivantes peuvent tre class es comme induites par une substance : intoxication, sevrage et autres troubles mentaux induits par une substance ou un m dicament (troubles psychotiques, troubles bipolaires et apparent s, troubles d pressifs, troubles anxieux, troubles obsessionnels compulsifs et apparent s, troubles du sommeil, dysfonctions sexuelles, d lire et troubles neurocognitifs). La pr sente section commence par une discussion g n rale des ensembles de crit res pour un trouble li l usage de substances, une intoxication et un sevrage une substance, ainsi que d autres troubles mentaux induits par une substance ou un m dicament, dont certains au moins sont applicables toutes les classes de substances. Refl tant certains aspects uniques des 10 classes de substances pertinentes pour ce chapitre, le reste du chapitre est organis par classe de substances et d crit leurs aspects uniques. Pour faciliter le diagnostic diff rentiel, le texte et les crit res pour les autres troubles mentaux induits par une substance/un m dicament sont inclus avec les troubles avec lesquels ils partagent la ph nom nologie (par exemple, le trouble d pressif induit par une substance/un m dicament se trouve dans le chapitre Troubles d pressifs ). les cat gories de diagnostic associ es chaque groupe sp cifique de substances sont affich es dans le tableau 1. 2:853:53 50055589555 .50 .5055 5:55 6:588 .mmu:2m5=m omb fifififimfim 555505$ : 503535$ 505650.555 555558.585 w:55m5m5oa cowo:5u=55m5 Qm5<a 5659,25 $ 5 565558550 85,5. H n5 .35owo5mu 855 .505 56850: 05 558:5 :5m3m5c5553 wEEu 53:0 5553.. .5 ..:o55mo5xo5:5 95553555 58:0 5553: 58555 H 35 .35owm5mu 655 .55 5.20 : 05 552 : =5m3m55u5553 w:5.55.55o 58:0 5553 : .5055qu.." 85.5. n 3 5550358 055,85 56050: 05 558:5 22535585555 9555,6 58:0 5553: 585585? 85.5. n 5 .m.5>5mD :5 ENEwoom : m5 xuomfimu 85,5. H x 0,08
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2 5:30:55 ; x x x E35 35 35 35 35 35 35 35 35 53.50550 x x 3 80355.5. x x x 5 5 3\ 5 3\ 5 3\ 5 3\ 5 3\ 5 5 23:85:65.6 .50 .monoErE x x x 3 : 5s : 35 3 35 852,50 x x 5 5 5 5 .5 8:525:85 50550 m:omo:5u==m5,5 x x x 5 3\ 5 5 5 553:3 E5585 cozao 209.85 . @6985 E25560 wee : 22h86 22h85 969686 0585208555 20h23 :. b.5936 -555 -_xo5:_ ow: o>Ecmoo 0:295... 6006 50290.. Ucm 5550555555 02. . 5m_oq_m 25.050566 00:05.8 oocflw oocflmoam -o._:oz _msxow 02$:an0 89500 .555 .556 038030 00.20 00:52:50 5555 5.285083 032585 w u4n<h La caract ristique essentielle d un trouble li l usage de substances est un ensemble de sympt mes cognitifs, comportementaux et physiologiques indiquant que l individu continue consommer la substance malgr des probl mes importants li s la substance. Comme le montre le tableau 1, le diagnostic d un trouble li l usage de substances peut tre appliqu aux 10 classes incluses dans ce chapitre, l exception de la caf ine. Pour certaines classes, certains sympt mes sont moins saillants et, dans quelques cas, tous les sympt mes ne s'appliquent pas (par exemple, les sympt mes de sevrage ne sont pas sp cifi s pour les troubles li s l'usage de phencyclidine, aux autres troubles li s l'usage d'hallucinog nes ou aux troubles li s l'usage de substances inhal es). Une caract ristique importante des troubles li s l usage de substances est une modification sous-jacente des circuits c r braux qui peut persister au-del de la d sintoxication, en particulier chez les personnes souffrant de troubles graves. Les effets comportementaux de ces changements c r braux peuvent se manifester par des rechutes r p t es et un besoin intense de drogue lorsque les individus sont expos s des stimuli li s la drogue. Ces effets persistants des m dicaments pourraient b n ficier d approches th rapeutiques long terme. Dans l ensemble, le diagnostic d un trouble li l usage de substances repose sur un mod le pathologique de comportements li s la consommation de la substance. Pour faciliter l'organisation, les crit res du crit re A peuvent tre consid r s comme s'inscrivant dans des groupes globaux de contr le alt r , de d ficience sociale, d'utilisation risque et de crit res pharmacologiques. Le contr le alt r de la consommation de substances constitue le premier groupe de crit res (crit res 1 4). L individu peut prendre la substance en quantit s plus importantes ou sur une p riode plus longue que pr vu initialement (crit re 1). L individu peut exprimer un d sir persistant de r duire ou de r guler sa consommation de substances et peut signaler de multiples efforts infructueux pour diminuer ou arr ter sa consommation (Crit re 2). L individu peut passer beaucoup de temps obtenir la substance, l utiliser ou se remettre de ses effets (Crit re 3). Dans certains cas de troubles li s l usage de substances plus graves, pratiquement toutes les activit s quotidiennes de l individu tournent autour de la substance. L' tat de manque (crit re 4) se manifeste par un d sir ou une envie intense de prendre la drogue qui peut survenir tout moment, mais qui est plus probable dans un environnement o la drogue a d j t obtenue ou utilis e. Il a galement t d montr que l envie implique un conditionnement classique et est associ e l activation de structures de r compense sp cifiques dans le cerveau. L' tat de manque est interrog en leur demandant s'il y a d j eu un moment o ils ont eu un besoin si fort de prendre le m dicament qu'ils ne pouvaient penser rien d'autre. Le besoin actuel est souvent utilis comme mesure des r sultats du traitement, car il peut tre le signe d une rechute imminente. La d ficience sociale constitue le deuxi me groupe de crit res (crit res 5 7). La consommation r currente de substances peut entra ner un manquement l accomplissement de ses principales obligations au travail, l cole ou la maison (Crit re 5). L'individu peut continuer consommer de la substance malgr des probl mes sociaux ou interpersonnels persistants ou r currents caus s ou exacerb s par les effets de la substance (Crit re 6). Des activit s sociales, professionnelles ou r cr atives importantes peuvent tre abandonn es ou r duites en raison de la consommation de substances (Crit re 7). L'individu peut se retirer des activit s et des passe-temps familiaux afin de consommer la substance. L'utilisation risque de la substance constitue le troisi me groupe de crit res (Crit res 8 9). Cela peut prendre la forme d une consommation r currente de substances dans des situations o elles sont physiquement dangereuses (Crit re 8). L individu peut continuer consommer une substance m me s il sait qu il souffre d un probl me physique ou psychologique persistant ou r current susceptible d avoir t caus ou exacerb par la substance (Crit re 9). L enjeu cl dans l valuation de ce crit re n est pas l existence du probl me, mais plut t l incapacit de l individu s abstenir de consommer la substance malgr
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la difficult qu elle provoque. Les crit res pharmacologiques constituent le dernier groupe (crit res 10 et 11). La tol rance (crit re 10) se signale par la n cessit d'une dose nettement augment e de la substance pour obtenir l'effet souhait ou d'un effet nettement r duit lorsque la dose habituelle est consomm e. Le degr auquel la tol rance se d veloppe varie consid rablement selon les individus ainsi que selon les substances et peut impliquer divers effets sur le syst me nerveux central. Par exemple, la tol rance la d pression respiratoire et la tol rance aux s datifs et la coordination motrice peuvent se d velopper des rythmes diff rents, selon la substance. La tol rance peut tre difficile d terminer par les seuls ant c dents, et des tests de laboratoire peuvent tre utiles (par exemple, des taux sanguins lev s de la substance associ s peu de signes d'intoxication sugg rent qu'une tol rance est probable). La tol rance doit galement tre distingu e de la variabilit individuelle de la sensibilit initiale aux effets de substances particuli res. Par exemple, certains buveurs d alcool pour la premi re fois pr sentent tr s peu de signes d intoxication apr s trois ou quatre verres, tandis que d autres, de poids et d ant c dents de consommation d alcool similaires, pr sentent des troubles d locution et un manque de coordination. Le sevrage (crit re 11) est un syndrome qui survient lorsque les concentrations sanguines ou tissulaires d'une substance diminuent chez une personne qui en a consomm de mani re prolong e et intensive. Apr s avoir d velopp des sympt mes de sevrage, l individu est susceptible de consommer la substance pour soulager les sympt mes. Les sympt mes de sevrage varient consid rablement selon les classes de substances, et des ensembles de crit res de sevrage distincts sont fournis pour les classes de m dicaments. Des signes physiologiques de sevrage marqu s et g n ralement faciles mesurer sont fr quents avec l'alcool, les opio des, les s datifs, les hypnotiques et les anxiolytiques. Les signes et sympt mes de sevrage li s aux stimulants (amph tamines et coca ne), ainsi qu'au tabac et au cannabis, sont souvent pr sents mais peuvent tre moins apparents. Aucun sevrage significatif n'a t document chez l'homme apr s une utilisation r p t e de phencyclidine, d'autres hallucinog nes et de substances inhal es ; par cons quent, ce crit re n'est pas inclus pour ces substances. Ni la tol rance ni le sevrage ne sont n cessaires pour poser un diagnostic de trouble li l usage de substances. Cependant, pour la plupart des classes de substances, des ant c dents de sevrage sont associ s une volution clinique plus grave (c'est- -dire une apparition plus pr coce d'un trouble li l'usage de substances, des niveaux plus lev s de consommation de substances et un plus grand nombre de probl mes li s la substance). Les sympt mes de tol rance et de sevrage survenant au cours d un traitement m dical appropri avec des m dicaments prescrits (par exemple, analg siques opio des, s datifs, stimulants) ne sont sp cifiquement pas pris en compte lors du diagnostic d un trouble li l usage de substances. On sait que l'apparition d'une tol rance pharmacologique normale et d'un sevrage au cours d'un traitement m dical conduit un diagnostic erron de d pendance , m me lorsque ces sympt mes taient les seuls pr sents. Les personnes dont les seuls sympt mes sont ceux qui surviennent la suite d un traitement m dical (c est- -dire une tol rance et un sevrage dans le cadre de soins m dicaux lorsque les m dicaments sont pris tels que prescrits) ne devraient pas recevoir un diagnostic uniquement sur la base de ces sympt mes. Cependant, les m dicaments sur ordonnance peuvent tre utilis s de mani re inappropri e et un trouble li l usage de substances peut tre correctement diagnostiqu lorsqu il existe d autres sympt mes de comportement compulsif de recherche de drogue. Les troubles li s l usage de substances se pr sentent dans une large gamme de gravit , de l g re grave, la gravit tant bas e sur le nombre de crit res de sympt mes reconnus. En tant qu'estimation g n rale de la gravit , un trouble l ger li l'usage de substances est sugg r par la pr sence de deux trois sympt mes, mod r par quatre cinq sympt mes et grave par six sympt mes ou plus. L' volution de la gravit au fil du temps se refl te galement par des r ductions ou des augmentations. dans la fr quence et/ou la fin de la consommation de substances, telle qu valu e par le propre rapport de l individu, le rapport d autres personnes bien inform es, les observations du clinicien et les tests biologiques. Les sp cificateurs de cours et les sp cificateurs descriptifs suivants sont galement disponibles pour les troubles li s l usage de substances : en r mission pr coce , en r mission prolong e , sous traitement d entretien et dans un environnement contr l . Les d finitions de chacun sont fournies dans
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les ensembles de crit res respectifs. Le clinicien doit utiliser le code qui s'applique la classe de substances mais enregistrer le nom de la substance sp cifique. Par exemple, le clinicien doit enregistrer 304.10 (F1320) trouble mod r li l usage d alprazolam (plut t qu un trouble mod r li l usage de s datifs, d hypnotiques ou d anxiolytiques) ou 305.70 (F1510) trouble l ger li l usage de m thamph tamine (plut t qu un trouble l ger li l usage de stimulants). Pour les substances qui n'entrent dans aucune des classes (par exemple, les st ro des anabolisants), le code appropri pour trouble li l'usage d'autres substances doit tre utilis et la substance sp cifique indiqu e (par exemple, 305.90 [F19.10] trouble l ger li l'usage de st ro des anabolisants). ). Si la substance consomm e par la personne est inconnue, le code de la classe autre (ou inconnu) doit tre utilis (par exemple, 304.90 [F19.20] trouble grave li l'usage de substances inconnues). Si les crit res sont remplis pour plus d un trouble li l usage de substances, tous doivent tre diagnostiqu s (par exemple, 304,00 [F1120] trouble grave li l usage d h ro ne ; 304,20 [F1420] trouble mod r li l usage de coca ne). Le code CIM-1O-CM appropri pour un trouble li l'usage de substances d pend de l'existence ou non d'un trouble comorbide induit par une substance (y compris l'intoxication et le sevrage). Dans l exemple ci-dessus, le code de diagnostic du trouble li l usage mod r d alprazolam, F13.20, refl te l absence d un trouble mental comorbide induit par l alprazolam. tant donn que les codes CIM-1O-CM pour les troubles li s l'usage de substances indiquent la fois la pr sence (ou l'absence) et la gravit du trouble li l'usage de substances, les codes CIM-1O-CM pour les troubles li s l'usage de substances ne peuvent tre utilis s qu'en l'absence de troubles li s l'usage de substances. trouble. Consultez les sections sp cifiques chaque substance pour obtenir des informations de codage suppl mentaires. Notez que le mot d pendance n est pas utilis comme terme diagnostique dans cette classification, bien qu il soit d usage courant dans de nombreux pays pour d crire de graves probl mes li s l usage compulsif et habituel de substances. Le terme plus neutre de trouble li l usage de substances est utilis pour d crire le large ventail de troubles, depuis une forme l g re jusqu un tat grave de consommation compulsive et chronique de drogues. Certains cliniciens choisiront d'utiliser le mot uddiction pour d crire des pr sentations plus extr mes, mais le mot est omis du texte officiel. Terminologie diagnostique des troubles li s l usage de substances selon le DSM-S en raison de sa d finition incertaine et de sa connotation potentiellement n gative. La cat gorie globale des troubles induits par une substance comprend l intoxication, le sevrage et d autres troubles mentaux induits par une substance ou un m dicament (par exemple, le trouble psychotique induit par une substance, le trouble d pressif induit par une substance). Les crit res d intoxication par une substance sont inclus dans les sections sp cifiques la substance de ce chapitre. La caract ristique essentielle est le d veloppement d un syndrome r versible sp cifique une substance d l ingestion r cente d une substance (Crit re A). Les changements comportementaux ou psychologiques probl matiques cliniquement significatifs associ s l'intoxication (par exemple, bellig rance, instabilit de l'humeur, alt ration du jugement) sont imputables aux effets physiologiques de la substance sur le syst me nerveux central et se d veloppent pendant ou peu de temps apr s l'utilisation de la substance (Crit re B). Les sympt mes ne sont pas attribuables une autre condition m dicale et ne sont pas mieux expliqu s par un autre trouble mental (Crit re D). L intoxication une substance est fr quente chez les personnes souffrant d un trouble li l usage de substances, mais elle survient galement fr quemment chez les personnes sans trouble li l usage de substances. Cette cat gorie ne s'applique pas au tabac. Les changements les plus courants en cas d'intoxication impliquent des troubles de la perception, de l' veil, de l'attention, de la pens e, du jugement, du comportement psychomoteur et du comportement interpersonnel. court terme, ou aigu les intoxications peuvent pr senter des signes et des sympt mes diff rents de ceux des intoxications soutenues ou chroniques . Par exemple, des doses mod r es de coca ne peuvent initialement produire un sentiment de gr garit , mais un retrait social peut se d velopper si ces doses sont fr quemment r p t es pendant des jours ou des semaines. Lorsqu'il est utilis dans le sens physiologique, le terme intoxication est plus large que l'intoxication une substance telle que d finie ici. De nombreuses substances peuvent produire des changements physiologiques ou psychologiques qui ne sont p
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as n cessairement probl matiques. Par exemple, une personne souffrant de tachycardie due la consommation de substances a un effet physiologique, mais s'il s'agit du seul sympt me en l'absence de comportement probl matique, le diagnostic d'intoxication ne s'appliquerait pas. L intoxication peut parfois persister au-del du moment o la substance est d tectable dans l organisme. Cela peut tre d des effets persistants sur le syst me nerveux central, dont la r cup ration prend plus de temps que l' limination de la substance. Ces effets long terme de l intoxication doivent tre distingu s du sevrage (c est- -dire les sympt mes d clench s par une diminution des concentrations sanguines ou tissulaires d une substance). Les crit res de retrait d une substance sont inclus dans les sections sp cifiques la substance de ce chapitre. La caract ristique essentielle est le d veloppement d un changement comportemental probl matique sp cifique la substance, avec des concomitants physiologiques et cognitifs, qui est d l arr t ou la r duction de la consommation importante et prolong e de substances (crit re A). Le syndrome sp cifique une substance provoque une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d autres domaines importants (crit re C). Les sympt mes ne sont pas dus une autre condition m dicale et ne sont pas mieux expliqu s par un autre trouble mental (Crit re D). Le sevrage est g n ralement, mais pas toujours, associ un trouble li l usage de substances. La plupart des personnes en sevrage ont envie de r administrer la substance pour r duire les sympt mes. Voie d'administration et rapidit des effets de la substance Les voies d'administration qui produisent une absorption plus rapide et plus efficace dans la circulation sanguine (par exemple, intraveineuse, tabagisme, reniflement intranasal) ont tendance entra ner une intoxication plus intense et une probabilit accrue d'une escalade de la consommation de substances conduisant au sevrage. De m me, les substances action rapide sont plus susceptibles que les substances action plus lente de provoquer une intoxication imm diate. Dur e des effets Au sein d'une m me cat gorie de drogues, les substances action relativement br ve ont tendance avoir un potentiel de sevrage plus lev que celles action plus longue. Cependant, les substances action plus longue ont tendance avoir une dur e de sevrage plus longue. La demi-vie de la substance est similaire certains aspects du sevrage : plus la dur e d'action est longue, plus le d lai entre l'arr t et l'apparition des sympt mes de sevrage est long et plus la dur e du sevrage est longue. En g n ral, plus la p riode de sevrage aigu est longue, moins le syndrome a tendance tre intense. Utilisation de plusieurs substances de mani re ou s quentielle. Dans ces cas, chaque diagnostic doit tre enregistr s par ment. Les analyses en laboratoire d chantillons de sang et d urine peuvent aider d terminer la consommation r cente et les substances sp cifiques impliqu es. Cependant, un r sultat positif un test de laboratoire n indique pas en soi que l individu a un profil de consommation de substances qui r pond aux crit res d un trouble induit par une substance ou li l usage de substances, et un r sultat n gatif n exclut pas en soi un diagnostic. Les tests de laboratoire peuvent tre utiles pour identifier le sevrage. Si la personne pr sente un sevrage d une substance inconnue, des tests de laboratoire peuvent aider identifier la substance et peuvent galement tre utiles pour diff rencier le sevrage d'autres troubles mentaux. De plus, un fonctionnement normal en pr sence de taux sanguins lev s d une substance sugg re une tol rance consid rable. Les individus g s de 18 24 ans ont des taux de pr valence relativement lev s pour la consommation de pratiquement toutes les substances. L'intoxication est g n ralement le premier trouble li une substance et d bute souvent l'adolescence. Le sevrage peut survenir tout ge, condition que le m dicament concern ait t pris des doses suffisantes sur une p riode prolong e. Le clinicien doit utiliser le code qui s'applique la classe de substances mais enregistrer le nom de la substance sp cifique. Par exemple, le clinicien doit enregistrer 292,0 (F13.239) sevrage au s cobarbital (plut t qu'un sevrage s datif, hypnotique ou anxiolytique) ou 292,89 (F15.129) intoxication la m thamph tamine (plut t qu'une intoxication aux stimulants). Notez que le code de diagnostic appropri de la CIM-1O-CM pour l'intoxication d pend de l'existence ou non d'un trouble comorbide li l'usage de substances. Dans ce cas, le code F15.129 pour la m thamph tamine indique la pr sence d un trouble l ger comorbide li l usage de m thamph tamine. S il n y avait pas eu de trouble comorbide li l usage de m thamph tamine, le code de diagnostic aurait t F15.929. Les r gles de co
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dage de la CIM-1O-CM exigent que tous les codes de sevrage impliquent un trouble comorbide li l'usage de substances, mod r grave, pour cette substance. Dans le cas ci-dessus, le code de sevrage du s cobarbital (F13.239) indique la pr sence comorbide d un trouble mod r s v re li l usage du s cobarbital. Voir la note de codification pour les syndromes d'intoxication et de sevrage sp cifiques une substance pour conna tre les options de codification r elles. Pour les substances qui n'entrent dans aucune des classes (par exemple, les st ro des anabolisants), le code appropri pour intoxication par une autre substance doit tre utilis et la substance sp cifique indiqu e (par exemple, 292.89 [F19.929] intoxication par les st ro des anabolisants). Si la substance consomm e par la personne est inconnue, le code de la classe autre (ou inconnu) doit tre utilis (par exemple, 292.89 [F19.929] intoxication par une substance inconnue). S il existe des sympt mes ou des probl mes associ s une substance particuli re, mais que les crit res ne sont remplis pour aucun des troubles sp cifiques la substance, la cat gorie non pr cis e peut tre utilis e (par exemple, 292.9 [F1299] trouble non pr cis li au cannabis). Comme indiqu ci-dessus, les codes li s aux substances dans l'ICDlOCM combinent l'aspect trouble li l'usage de substances du tableau clinique et l'aspect induit par la substance en un seul code combin . Ainsi, si la fois un sevrage l h ro ne et un trouble mod r de consommation d h ro ne sont pr sents, le code unique F1123 est attribu pour couvrir les deux pr sentations. Dans la CIM-9-CM, des codes de diagnostic distincts (292.0 et 304.00) sont attribu s respectivement pour indiquer le sevrage et un trouble mod r li la consommation d'h ro ne. Consultez les sections sp cifiques chaque substance pour obtenir des informations de codage suppl mentaires. Les troubles mentaux induits par les substances/m dicaments sont des syndromes du syst me nerveux central (SNC) potentiellement graves, g n ralement temporaires, mais parfois persistants, qui se d veloppent dans le contexte des effets de substances abusives, de m dicaments ou de plusieurs toxines. Ils se distinguent des troubles li s l'usage de substances, dans lesquels un ensemble de sympt mes cognitifs, comportementaux et physiologiques contribuent la poursuite de la consommation d'une substance malgr des probl mes importants li s la substance. Les troubles mentaux induits par une substance ou un m dicament peuvent tre induits par les 10 classes de substances qui produisent des troubles li s l'usage de substances, ou par une grande vari t d'autres m dicaments utilis s dans le traitement m dical. Chaque trouble mental induit par une substance est d crit dans le chapitre correspondant (par exemple, Troubles d pressifs , Troubles neurocognitifs ) et, par cons quent, seule une br ve description est propos e ici. Tous les troubles induits par des substances ou des m dicaments partagent des caract ristiques communes. Il est important de reconna tre ces caract ristiques communes pour faciliter la d tection de ces troubles. Ces fonctionnalit s sont d crites comme suit : A. Le trouble repr sente une pr sentation symptomatique cliniquement significative d un trouble mental pertinent. B. Il existe des preuves issues des ant c dents, de l'examen physique ou des r sultats de laboratoire des deux l ments suivants : 1. Le trouble s'est d velopp pendant ou dans le mois suivant une intoxication une substance ou 2. La substance/le m dicament impliqu est susceptible de produire le trouble mental. C. Le trouble ne s explique pas mieux par un trouble mental ind pendant (c est- -dire qui n est pas induit par une substance ou un m dicament). De telles preuves d'un trouble mental ind pendant pourraient inclure les l ments suivants : 1. Le trouble a pr c d le d but d'une intoxication grave ou d'un sevrage ou d'une exposition au m dicament ; ou 2. Le trouble mental complet a persist pendant une p riode de temps substantielle (par exemple, au moins 1 mois) apr s la cessation du sevrage aigu ou de l'intoxication grave ou de la prise du m dicament. Ce crit re ne s'applique pas aux troubles neurocognitifs induits par une substance ou aux troubles persistants de la perception des hallucinog nes, qui persistent au-del de la cessation de l'intoxication aigu ou du sevrage. D. Le trouble ne survient pas exclusivement au cours d'un d lire. E. Le trouble provoque une d tresse cliniquement significative ou une alt ration du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Certaines g n ralisations peuvent tre faites concernant les cat gories de substances capables de produire des troubles mentaux induits par des substances cliniquement pertinents. En g n ral, les m dicaments plus s datifs (s datifs, hypnotiques ou anxiolytiques et alcool) peuvent produire des troubles d pressifs importants et cliniqueme
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nt significatifs lors d'une intoxication, tandis que des tats anxieux sont susceptibles d' tre observ s lors de syndromes de sevrage de ces substances. En outre, lors d une intoxication, les substances les plus stimulantes (par exemple les amph tamines et la coca ne) sont susceptibles d tre associ es des troubles psychotiques et des troubles anxieux induits par la substance, avec des pisodes d pressifs majeurs induits par la substance observ s pendant le sevrage. Les m dicaments les plus s datifs et les plus stimulants sont susceptibles de produire des troubles du sommeil et des troubles sexuels importants mais temporaires. Un aper u de la relation entre des cat gories sp cifiques de substances et des syndromes psychiatriques sp cifiques est pr sent dans le tableau 1. Les affections induites par les m dicaments comprennent souvent des r actions idiosyncrasiques du SNC ou des exemples relativement extr mes d'effets secondaires li s une large gamme de m dicaments pris pour une vari t de probl mes m dicaux. Celles-ci incluent les complications neurocognitives des anesth siques, des antihistaminiques, des antihypertenseurs et de divers autres m dicaments et toxines (par exemple, organophosphor s, insecticides, monoxyde de carbone), comme d crit dans le chapitre sur les troubles neurocognitifs. Les syndromes psychotiques peuvent survenir temporairement dans le contexte de m dicaments anticholinergiques, cardiovasculaires et st ro diens, ainsi que lors de l'utilisation de m dicaments de type stimulant et d presseur, sur ordonnance ou en vente libre. Des troubles de l'humeur temporaires mais graves peuvent tre observ s avec une large gamme de m dicaments, notamment les st ro des, les antihypertenseurs, le disulfirame et toute substance de type d presseur ou stimulant sur ordonnance ou en vente libre. Une gamme similaire de m dicaments peut tre associ e des syndromes d anxi t temporaires, des dysfonctionnements sexuels et des troubles du sommeil. En g n ral, pour tre consid r comme un trouble mental induit par une substance ou un m dicament, il doit y avoir des preuves que le trouble observ ne peut probablement pas tre mieux expliqu par un tat mental ind pendant. Ces derniers sont plus susceptibles d' tre observ s si le trouble mental tait pr sent avant l'intoxication grave ou le sevrage ou l'administration de m dicaments ou, l'exception de plusieurs troubles persistants induits par des substances r pertori s dans le tableau 1, ont continu plus d'un mois apr s la cessation du sevrage aigu, de l'intoxication grave ou de l'utilisation des m dicaments. Lorsque les sympt mes ne sont observ s que pendant un d lire (par exemple, d lire de sevrage alcoolique), le trouble mental doit tre diagnostiqu comme un d lire, et le syndrome psychiatrique survenant pendant le d lire ne doit pas galement tre diagnostiqu s par ment, car de nombreux sympt mes (y compris des troubles de la fonction mentale) humeur, anxi t et test de r alit ) sont couramment observ s lors d tats d agitation et de confusion. Les caract ristiques associ es chaque trouble mental majeur pertinent sont similaires, qu elles soient observ es avec des troubles mentaux ind pendants ou induits par une substance/un m dicament. Cependant, les personnes atteintes de troubles mentaux induits par des substances ou des m dicaments sont susceptibles de pr senter galement les caract ristiques associ es. observ avec la cat gorie sp cifique de substance ou de m dicament, telle qu num r e dans d autres sous-sections de ce chapitre. Les troubles mentaux induits par des substances se d veloppent dans le contexte d une intoxication ou d un sevrage de substances abusives, et les troubles mentaux induits par des m dicaments sont observ s avec des m dicaments sur ordonnance ou en vente libre pris aux doses sugg r es. Les deux affections sont g n ralement temporaires et sont susceptibles de dispara tre dans un d lai d'un mois environ apr s l'arr t du sevrage aigu, d'une intoxication grave ou de l'utilisation du m dicament. Des exceptions ces g n ralisations existent pour certains troubles de longue dur e induits par une substance : troubles neurocognitifs associ s une substance qui sont li s des affections telles que les troubles neurocognitifs induits par l'alcool, les troubles neurocognitifs induits par l'inhalation et les effets s datifs, hypnotiques ou anxiolytiques. " ; voir la section Troubles li s aux hallucinog nes plus loin dans ce chapitre). Cependant, la plupart des autres troubles mentaux induits par les substances/m dicaments, quelle que soit la gravit des sympt mes, sont susceptibles de s am liorer relativement rapidement avec l abstinence et il est peu probable qu ils restent cliniquement pertinents plus d un mois apr s l arr t complet de la consommation. Comme c est le cas pour de nombreuses cons quences d une consommation excessive de substances, certaines personnes sont plus sujettes et d autres moins suje
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ttes des troubles sp cifiques induits par une substance. Des types similaires de pr dispositions peuvent rendre certaines personnes plus susceptibles de d velopper des effets secondaires psychiatriques de certains types de m dicaments, mais pas d'autres. Cependant, il n est pas clair si les individus ayant des ant c dents familiaux ou personnels de syndromes psychiatriques ind pendants sont plus susceptibles de d velopper le syndrome induit une fois que l on a examin si la quantit et la fr quence de la substance taient suffisantes pour conduire au d veloppement du syndrome. d'un syndrome induit par une substance. Il existe des indications selon lesquelles la consommation de substances abusives ou de certains m dicaments ayant des effets secondaires psychiatriques dans le contexte d'un trouble mental pr existant est susceptible d'entra ner une intensification du syndrome d'ind pendance pr existant. Le risque de troubles mentaux induits par une substance ou un m dicament est susceptible d augmenter avec la quantit et la fr quence de consommation de la substance en question. Les profils de sympt mes des troubles mentaux induits par les substances/m dicaments ressemblent des troubles mentaux ind pendants. M me si les sympt mes des troubles mentaux induits par une substance ou un m dicament peuvent tre identiques ceux de troubles mentaux ind pendants (par exemple, d lires, hallucinations, psychoses, pisodes d pressifs majeurs, syndromes anxieux), et bien qu ils puissent avoir les m mes cons quences graves (par ex. , suicide), la plupart des troubles mentaux induits sont susceptibles de s'am liorer en quelques jours ou semaines d'abstinence. Les troubles mentaux induits par des substances ou des m dicaments constituent une part importante des diagnostics diff rentiels des troubles psychiatriques ind pendants. L importance de reconna tre un trouble mental induit est similaire la pertinence d identifier le r le possible de certaines conditions m dicales et r actions m dicamenteuses avant de diagnostiquer un trouble mental ind pendant. Les sympt mes des troubles mentaux induits par des substances et des m dicaments peuvent tre identiques transversalement ceux des troubles mentaux ind pendants, mais ont des traitements et des pronostics diff rents de ceux de l'affection ind pendante. Cons quences fonctionnelles des substances et des m dicaments Les m mes cons quences li es au trouble mental ind pendant concern (par exemple, tentatives de suicide) sont susceptibles de s'appliquer aux troubles mentaux induits par une substance/un m dicament, mais celles-ci sont susceptibles de dispara tre dans un d lai d'un mois apr s l'abstinence. De m me, les m mes cons quences fonctionnelles associ es au trouble li l usage de substances en question sont susceptibles d tre observ es pour les troubles mentaux induits par des substances. d'autres troubles mentaux sp cifiques induits par des substances/m dicaments sont trait s dans d'autres chapitres du manuel avec des troubles avec lesquels ils partagent la ph nom nologie (voir les troubles mentaux induits par des substances/m dicaments dans ces chapitres : Spectre de la schizophr nie et autres troubles psychotiques . Troubles bipolaires et apparent s , Troubles d pressifs , Troubles anxieux , Troubles obsessionnels compulsifs et apparent s , Troubles du sommeil . Troubles de l' veil , Dysfonctions sexuelles et Troubles neurocognitifs ). G n ralement, pour la CIM-9-CM, si un trouble mental est induit par un trouble li l usage de substances, un code de diagnostic distinct est attribu pour le trouble li l usage de substances sp cifique, en plus du code pour le trouble mental induit par une substance ou un m dicament. . Pour la CIM-IO-CM, un seul code combine le trouble mental induit par une substance et le trouble li l usage de substances. Un diagnostic distinct du trouble comorbide li l usage de substances n est pas donn , bien que le nom et la gravit du trouble li l usage de substances sp cifique (le cas ch ant) soient utilis s lors de l enregistrement du trouble mental induit par une substance ou un m dicament. Les codes CIM-IO-CM sont galement fournis pour les situations dans lesquelles le trouble mental induit par une substance ou un m dicament n'est pas induit par un trouble li l'usage de substances (par exemple, lorsqu'un trouble est induit par l'usage unique d'une substance ou d'un m dicament). Des informations suppl mentaires n cessaires pour enregistrer le nom diagnostique du trouble mental induit par une substance/un m dicament sont fournies dans la section Proc dures d'enregistrement pour chaque trouble mental induit par une substance/un m dicament dans son chapitre respectif. A. Un mod le probl matique de consommation d'alcool conduisant une d ficience ou une d tresse cliniquement significative. se manifestant par au moins deux des v nements suivants, survenant au cours d'une p riode de 1
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2 mois : 1. L'alcool est souvent consomm en plus grande quantit ou sur une p riode plus longue que pr vu. 2. Il existe un d sir persistant ou des efforts infructueux pour r duire ou contr ler la consommation d alcool. 3. Une grande partie du temps est consacr e aux activit s n cessaires pour obtenir de l'alcool. consommer de l alcool ou se remettre de ses effets. 4. Envie, ou fort d sir ou envie de consommer de l alcool. 5. Consommation r currente d'alcool entra nant un chec remplir ses principales obligations au travail, l' cole ou la maison. 6. Consommation continue d'alcool malgr des probl mes sociaux ou interpersonnels persistants ou r currents caus s ou exacerb s par les effets de l'alcool. 7. Des activit s sociales, professionnelles ou r cr atives importantes sont abandonn es ou r duites cause de la consommation d alcool. 8. Consommation r currente d'alcool dans des situations dans lesquelles elle est physiquement dangereuse. 9. La consommation d'alcool se poursuit malgr la connaissance d'un probl me physique ou psychologique persistant ou r current susceptible d'avoir t caus ou exacerb par l'alcool. 10. Tol rance, telle que d finie par l'un des l ments suivants : a. Un besoin de quantit s d alcool nettement accrues pour obtenir une intoxication ou l effet d sir . b. Un effet nettement diminu avec une consommation continue de la m me quantit d alcool. 11. Retrait, manifest par l'un des l ments suivants : a. Le syndrome de sevrage caract ristique de l'alcool (voir Crit res A et B des crit res fix s pour le sevrage alcoolique, pp. 499-500). b. L'alcool (ou une substance troitement apparent e, comme une benzodiaz pine) est pris pour soulager ou viter les sympt mes de sevrage. Pr cisez si : En r mission pr coce : apr s que tous les crit res d un trouble li la consommation d alcool aient t remplis, aucun des crit res d un trouble li la consommation d alcool n tait atteint. les troubles li s la consommation d'alcool sont satisfaits depuis au moins 3 mois mais depuis moins de 12 mois ( l'exception du crit re A4, Envie, ou un fort d sir ou envie de consommer de l'alcool peut tre rempli). En r mission prolong e : Une fois que tous les crit res du trouble li la consommation d'alcool ont t satisfaits, aucun des crit res du trouble li la consommation d'alcool n'a t rempli aucun moment au cours d'une p riode de 12 mois ou plus ( l'exception du crit re A4, Envie ou fort d sir ou envie de consommer de l alcool , peut tre rencontr ). Pr cisez-le : Dans un environnement contr l : ce sp cificateur suppl mentaire est utilis si l'individu se trouve dans un environnement o l'acc s l'alcool est restreint. Code bas sur la gravit actuelle : Remarque pour les codes |CD-10 CM : Si une intoxication alcoolique, un sevrage alcoolique ou un autre trouble mental induit par l'alcool est galement pr sent, n'utilisez pas les codes ci-dessous pour les troubles li s la consommation d'alcool. Au lieu de cela, le trouble comorbide li la consommation d'alcool est indiqu dans le 4 me caract re du code du trouble induit par l'alcool (voir la note de codage pour l'intoxication alcoolique, le sevrage alcoolique ou un trouble mental sp cifique induit par l'alcool). Par exemple, s'il existe une intoxication alcoolique comorbide et un trouble li la consommation d'alcool, seul le code d'intoxication alcoolique est indiqu , le 4 me caract re indiquant si le trouble comorbide li la consommation d'alcool est l ger, mod r ou grave : F10.129 pour un trouble l ger li la consommation d'alcool avec intoxication alcoolique ou F10.229 pour un trouble mod r ou grave li la consommation d'alcool avec intoxication alcoolique. Pr ciser la gravit actuelle : 305,00 (F10.10) L ger : Pr sence 012-3 sympt mes. 303,90 (F10.20) Mod r : Pr sence de 4 5 sympt mes. 303.90 (F10.20) S v re : Pr sence de 6 sympt mes ou plus. Dans un environnement contr l s'applique comme sp cificateur suppl mentaire de r mission si l'individu est la fois en r mission et dans un environnement contr l (c'est- -dire en r mission pr coce dans un environnement contr l ou en r mission prolong e dans un environnement contr l ). Des exemples de ces environnements sont les prisons troitement surveill es et sans substances, les communaut s th rapeutiques et les unit s hospitali res verrouill es. La gravit du trouble d pend du nombre de crit res diagnostiques retenus. Pour un individu donn , les changements dans la gravit des troubles li s la consommation d'alcool au fil du temps se refl tent galement par des r ductions de la fr quence (par exemple, le nombre de jours de consommation par mois) et/ou de la dose (par exemple, le nombre de verres standard consomm s par jour) d'alcool consomm , tel qu' valu par l'auto- valuation de l'individu, le rapport d'autres personnes bien inform es, les observations du clinicien et, lorsque cela est possible, des tests biologiques (par exe
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mple, des l vations des tests sanguins comme d crit dans la section Marqueurs diagnostiques pour ce sujet). trouble). Le trouble li la consommation d'alcool est d fini par un ensemble de sympt mes comportementaux et physiques, qui peuvent inclure le sevrage, la tol rance et l'envie. Le sevrage alcoolique se caract rise par des sympt mes de sevrage qui se d veloppent environ 4 12 heures apr s la r duction de la consommation suite une ingestion prolong e et importante d'alcool. Le sevrage alcoolique pouvant tre d sagr able et intense, les individus peuvent continuer consommer de l alcool malgr les cons quences n fastes, souvent pour viter ou soulager les sympt mes de sevrage. Certains sympt mes de sevrage (par exemple, les probl mes de sommeil) peuvent persister des intensit s plus faibles pendant des mois et contribuer une rechute. Une fois qu un mod le de consommation r p titive et intense se d veloppe, les personnes souffrant de troubles li s la consommation d alcool peuvent consacrer des p riodes de temps consid rables l obtention et la consommation de boissons alcoolis es. L'envie d'alcool se manifeste par un fort d sir de boire qui rend difficile de penser autre chose et qui se traduit souvent par le d but de la consommation d'alcool. Les performances scolaires et professionnelles peuvent galement souffrir soit de les s quelles de la consommation d'alcool ou d'une intoxication r elle l' cole ou au travail ; les soins aux enfants ou les responsabilit s m nag res peuvent tre n glig s ; et des absences li es l'alcool peuvent survenir l' cole ou au travail. La personne peut consommer de l'alcool dans des circonstances physiquement dangereuses (par exemple, conduire une automobile, nager, faire fonctionner des machines en tat d' bri t ). Enfin, les personnes souffrant d un trouble li la consommation d alcool peuvent continuer consommer de l alcool m me si elles savent que la poursuite de cette consommation pose d importants probl mes physiques (p. ex. vanouissements, maladie du foie), psychologiques (p. ex. d pression), sociaux ou interpersonnels (p. ex. disputes violentes avec le conjoint en tat d' bri t , maltraitance des enfants). Les troubles li s la consommation d'alcool sont souvent associ s des probl mes similaires ceux associ s d'autres substances (par exemple, le cannabis, la coca ne, l'h ro ne, les amph tamines, les s datifs, les hypnotiques ou les anxiolytiques). L'alcool peut tre utilis pour att nuer les effets ind sirables de ces autres substances ou pour les remplacer lorsqu'elles ne sont pas disponibles. Les sympt mes de probl mes de conduite, de d pression, d anxi t et d insomnie accompagnent fr quemment la consommation excessive d alcool et la pr c dent parfois. La consommation r p t e de fortes doses d'alcool peut affecter presque tous les syst mes organiques, en particulier le tractus gastro-intestinal, le syst me cardiovasculaire et les syst mes nerveux central et p riph rique. Les effets gastro-intestinaux comprennent la gastrite, les ulc res de l'estomac ou du duod num et, chez environ 15 % des personnes qui consomment beaucoup d'alcool, la cirrhose du foie et/ou la pancr atite. Il existe galement une augmentation du taux de cancer de l sophage, de l estomac et d autres parties du tractus gastro-intestinal. L une des affections les plus fr quemment associ es est l hypertension l g re. La cardiomyopathie et d'autres myopathies sont moins fr quentes mais surviennent un taux plus lev chez les personnes qui boivent beaucoup. Ces facteurs, ainsi que l augmentation marqu e des taux de triglyc rides et de cholest rol des lipoprot ines de basse densit , contribuent un risque lev de maladie cardiaque. La neuropathie p riph rique peut se manifester par une faiblesse musculaire, des paresth sies et une diminution des sensations p riph riques. Les effets plus persistants sur le syst me nerveux central comprennent des d ficits cognitifs, de graves troubles de la m moire et des modifications d g n ratives du cervelet. Ces effets sont li s aux effets directs de l'alcool ou de traumatismes et des carences en vitamines (notamment en vitamines B, dont la thiamine). Un effet d vastateur sur le syst me nerveux central est le trouble amn sique persistant induit par l'alcool, ou syndrome de Wernicke-Korsakoff, relativement rare, dans lequel la capacit coder de nouveaux souvenirs est gravement alt r e. Cette condition serait d sormais d crite dans le cadre du trouble chap-cognitif. Les troubles li s la consommation d alcool contribuent grandement au risque de suicide en cas d intoxication grave et dans le contexte d un trouble d pressif et bipolaire temporaire induit par l alcool. Il existe un taux accru de comportements suicidaires ainsi que de suicides complets parmi les individus atteints de ce trouble. Le trouble li la consommation d alcool est un trouble courant. Aux tats-Unis, la pr valence sur 12 mois des troubles l
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i s la consommation d'alcool est estim e 4,6 % chez les 12 17 ans et 8,5 % chez les adultes g s de 18 ans et plus aux tats-Unis. Les taux de ce trouble sont plus lev s chez les hommes adultes (12,4 %) que chez les femmes adultes (4,9 %). La pr valence sur douze mois des troubles li s la consommation d'alcool chez les adultes diminue l' ge moyen, tant plus lev e chez les individus g s de 18 29 ans (16,2 %) et plus faible chez les individus g s de 65 ans et plus (1,5 %). La pr valence sur douze mois varie consid rablement selon les sous-groupes raciaux/ethniques des tats-Unis. population. Pour les 12 17 ans, les taux sont les plus lev s chez les Hispaniques (6,0 %) et les Autochtones. Am ricains et autochtones de l'Alaska (5,7 %) par rapport aux Blancs (5,0 %), aux Afro-Am ricains (1,8 %) et aux Am ricains d'origine asiatique et insulaires du Pacifique (1,6 %). En revanche, chez les adultes, la pr valence de la consommation d'alcool sur 12 mois le d sordre est clairement plus important chez les Am rindiens et en Alaska Les autochtones (12,1 %) que parmi les Blancs (8,9 %), les Hispaniques (7,9 %), les Afro-Am ricains (6,9 %) et les Am ricains d'origine asiatique et insulaires du Pacifique (4,5 %). Le premier pisode d intoxication alcoolique surviendra probablement au milieu de l adolescence. Alcool - surviennent avant l' ge de 20 ans, mais l' ge d'apparition d'un trouble li la consommation d'alcool avec deux ou plusieurs crit res regroup s culmine la fin de l'adolescence ou au d but jusqu'au milieu de l'ann e 205. La grande majorit des individus qui d veloppent de l'alcool - les troubles apparent s le font vers la fin de leur 305e ann e. Les premiers signes de sevrage n'appara tront probablement pas avant que de nombreux autres aspects d'un trouble li la consommation d'alcool ne se soient d velopp s. Une apparition plus pr coce des troubles li s la consommation d alcool est observ e chez les adolescents ayant des probl mes de comportement pr existants et chez ceux pr sentant une intoxication plus pr coce. Les troubles li s la consommation d'alcool ont une volution variable caract ris e par des p riodes de r mission et de rechute. La d cision d arr ter de boire, souvent en r ponse une crise, est susceptible d tre suivie d une p riode d abstinence de plusieurs semaines ou plus, qui est souvent suivie de p riodes limit es de consommation contr l e ou sans probl me. Cependant, une fois la consommation d alcool reprise, elle devient tr s d velopp e. Les troubles li s la consommation d'alcool sont souvent per us tort comme une maladie incurable, peut- tre en raison du fait que les personnes qui se pr sentent pour un traitement ont g n ralement des ant c dents de probl mes graves li s l'alcool depuis de nombreuses ann es. Cependant, ces cas les plus graves ne repr sentent qu une petite proportion d individus atteints de ce trouble, et l individu typique atteint de ce trouble a un pronostic beaucoup plus prometteur. Chez les adolescents, les troubles des conduites et les comportements antisociaux r p t s cohabitent souvent avec l'alcool et d'autres troubles li s des substances. Alors que la plupart des personnes souffrant de troubles li s la consommation d'alcool d veloppent ce trouble avant l' ge de 40 ans, peut- tre 10 % d'entre elles apparaissent plus tard. Les changements physiques li s l ge chez les personnes g es entra nent une susceptibilit accrue du cerveau aux effets d presseurs de l alcool ; diminution des taux de m tabolisme h patique de diverses substances, y compris l'alcool ; et une diminution des pourcentages d eau corporelle. Ces changements peuvent amener les personnes g es d velopper une intoxication plus grave et des probl mes ult rieurs des niveaux de consommation inf rieurs. Les probl mes li s l alcool chez les personnes g es sont galement particuli rement susceptibles d tre associ s d autres complications m dicales. Environnemental. Les facteurs de risque et de pronostic environnementaux peuvent inclure les attitudes culturelles l gard de la consommation d alcool et de l intoxication, la disponibilit de l alcool (y compris le prix), les exp riences personnelles acquises avec l alcool et les niveaux de stress. D autres m diateurs potentiels de la fa on dont les probl mes d alcool se d veloppent chez les individus pr dispos s comprennent une consommation plus importante de substances par les pairs, des attentes positives exag r es quant aux effets de l alcool et des fa ons sous-optimales de faire face au stress. G n tique et physiologique. Les troubles li s la consommation d'alcool sont familiaux, 40 60 % de la variance du risque tant expliqu e par des influences g n tiques. Le taux de cette maladie est trois quatre fois plus lev chez les parents proches des personnes souffrant de troubles li s la consommation d'alcool, avec des valeurs plus lev es pour les personnes ayant un plus grand nombre de parents