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L'Anatomie de Gray
cavit cr nienne est l'espace l'int rieur du cr ne qui contient le cerveau, les m ninges, les parties proximales des nerfs cr niens, les vaisseaux sanguins et les sinus veineux cr niens. La calvaire est le toit en forme de d me qui prot ge la partie sup rieure du cerveau. Il est constitu principalement de l'os frontal en avant, des paires d'os pari taux au milieu et de l'os occipital en arri re (Fig. 8.24). Les sutures visibles en interne comprennent : la suture coronale, entre les os frontal et pari tal, la suture sagittale, entre les os pari taux appari s, et la suture lambdo de, entre les os pari taux et occipitaux. Les jonctions visibles de ces sutures sont le bregma, o se rencontrent les sutures coronales et sagittales, et le lambda, o se rencontrent les sutures lambdo de et sagittales. D'autres marques sur la surface interne du calva comprennent des cr tes osseuses et de nombreuses rainures et fosses. D'avant en arri re, les caract ristiques observ es sur le toit osseux de la cavit cr nienne sont : une cr te osseuse m diane s' tendant partir de la surface de l'os frontal (la cr te frontale), qui est un point d'attache pour la faux c r brale (une sp cialisation de la dure-m re qui s pare partiellement les deux h misph res c r braux) ; au point sup rieur de la terminaison de la cr te frontale, le d but du sillon du sinus sagittal sup rieur, qui s' largit et s'approfondit vers l'arri re et marque la position du sinus sagittal sup rieur (une structure veineuse intra-durale) ; de chaque c t du sillon du sinus sagittal sup rieur tout au long de son parcours, un petit nombre de d pressions et de creux (les fov oles granulaires), qui marquent l'emplacement des granulations arachno diennes (structures pro minentes facilement identifiables lorsqu'un cerveau avec ses enveloppes m ning es est examin ; les granulations arachno diennes sont impliqu es dans la r absorption du liquide c phalo-rachidien) ; et sur les faces lat rales du toit de la cavit cr nienne, des rainures plus petites cr es par divers vaisseaux m ning s. Le plancher de la cavit cr nienne est divis en fosses cr niennes ant rieure, moyenne et post rieure. Des parties des os frontal, ethmo de et sph no de forment la fosse cr nienne ant rieure (Fig. 8.25). Son plancher est compos de : l'os frontal dans le sens ant rieur et lat ral, l'os ethmo de sur la ligne m diane et deux parties de l'os sph no de en arri re, le corps (ligne m diane) et les petites ailes (lat ralement). La fosse cr nienne ant rieure se situe au-dessus de la cavit nasale et des orbites et est remplie par les lobes frontaux des h misph res c r braux. En avant, une petite cr te osseuse m diane en forme de coin (la cr te frontale) fait saillie partir de l'os frontal. C'est un point d'attache pour la fausse t te. Imm diatement en arri re de la cr te frontale se trouve le foramen caecum (Tableau 8.2). Ce foramen entre les os frontal et ethmo de peut transmettre des veines missaires reliant la cavit nasale au sinus sagittal sup rieur. En arri re de la cr te frontale se trouve un coin osseux pro minent d passant de l'ethmo de (la crista galli). Il s'agit d'un autre point d'attache de la faux c r brale, qui est l'extension verticale de la dure-m re s parant partiellement les deux h misph res c r braux. La plaque cribl e de l'os ethmo de se trouve lat ralement la crista galli (Fig. 8.25). Il s'agit d'une structure en forme de tamis, qui permet aux petites fibres nerveuses olfactives de passer travers ses foramens, de la muqueuse nasale au bulbe olfactif. Les nerfs olfactifs sont commun ment appel s collectivement nerf olfactif [I]. De chaque c t de l'ethmo de, le plancher de la fosse cr nienne ant rieure est form de plaques relativement minces d'os frontal (la partie orbitale de l'os frontal), qui forme galement le toit de l'orbite en dessous. En arri re des os frontal et ethmo de, le reste du plancher de la fosse cr nienne ant rieure est form par le corps et les petites ailes du sph no de. Sur la ligne m diane, le corps s' tend en avant entre les parties orbitaires de l'os frontal pour atteindre l'os ethmo de et en arri re, il s' tend dans la fosse cr nienne moyenne. La limite entre les fosses cr niennes ant rieure et moyenne sur la ligne m diane est le bord ant rieur du sillon pr chiasmatique, un sillon lisse s' tendant entre les canaux optiques travers le corps du sph no de. Petites ailes du sph no de Les deux petites ailes du sph no de font saillie lat ralement partir du corps du sph no de et forment une limite distincte entre les parties lat rales des fosses cr niennes ant rieure et moyenne. Surplombant la partie ant rieure de la fosse cr nienne moyenne, chaque petite aile se termine lat ralement par une pointe ac r e la jonction de l'os frontal et de la grande aile du sph no de pr s du bord lat ral sup rieur de la fissure orbitaire sup rieure form e entre la grande et la grande aile. petites ailes. M dialement, chaque petite aile s' la
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rgit, s'incurve vers l'arri re et se termine par un processus clino de ant rieur arrondi (Fig. 8.25). Ces processus servent de point d'attache ant rieur la tentoire cerveline, qui est une feuille de dure-m re qui s pare la partie post rieure des h misph res c r braux du cervelet. Juste en avant de chaque processus clino de ant rieur se trouve une ouverture circulaire dans la petite aile du sph no de (le canal optique), travers laquelle passent l'art re ophtalmique et le nerf optique [II] lorsqu'ils sortent de la cavit cr nienne pour entrer dans l'orbite. Les canaux optiques sont g n ralement inclus dans la fosse cr nienne moyenne. La fosse cr nienne moyenne est constitu e de parties des os sph no de et temporal (Fig. 8.26). La limite entre les fosses cr niennes ant rieure et moyenne sur la ligne m diane est le bord ant rieur du sillon pr chiasmatique, qui est un sillon lisse s' tendant entre les canaux optiques travers le corps du sph no de. Les limites post rieures de la fosse cr nienne moyenne sont form es par la face ant rieure, jusqu'au bord sup rieur, de la partie p treuse de la partie p tromasto dienne de l'os temporal. Le plancher situ sur la ligne m diane de la fosse cr nienne moyenne est sur lev et form par le corps du sph no de. Lat ral celui-ci se trouvent de grandes d pressions form es de chaque c t par la grande aile du sph no de et la partie squameuse de l'os temporal. Ces d pressions contiennent les lobes temporaux du cerveau. Juste en arri re du sillon chiasmatique se trouve le reste modifi de mani re unique du corps du sph no de (la selle turcique), qui consiste en une zone centrale profonde (la fosse hypophysaire) contenant l'hypophyse avec des parois osseuses verticales ant rieure et post rieure (Fig. 8.26). La paroi ant rieure de la selle est verticale et son tendue sup rieure est visible sous la forme d'une l g re l vation (le tuberculum sellae) au bord post rieur du sillon chiasmatique. Des projections lat rales provenant des coins du tuberculum sellae (les processus clino des moyens) sont parfois videntes. La paroi post rieure de la selle turcique est le dos de la selle, une grande cr te osseuse se projetant vers le haut et vers l'avant. Au sommet de cette cr te osseuse, les bords lat raux contiennent des saillies arrondies (les apophyses clino des post rieures), qui sont des points d'attache, comme les apophyses clino des ant rieures, pour la tentoire cerveli re. Lat ral de chaque c t du corps du sph no de, le plancher de la fosse cr nienne moyenne est form de chaque c t par la grande aile du sph no de (Fig. 8.26). Un espace diagonal, la fissure orbitaire sup rieure, s pare la grande aile du sph no de de la petite aile et constitue un passage majeur entre la fosse cr nienne moyenne et l'orbite. Le nerf oculomoteur [III], le nerf trochl aire [IV], le nerf ophtalmique [V1], le nerf abducent [VI] et les veines ophtalmiques traversent la fissure. Post rieurement l'extr mit m diale de la fissure orbitaire sup rieure sur le plancher de la fosse cr nienne moyenne se trouve un foramen arrondi se projetant dans une direction ant rieure (le foramen rotundum), travers lequel le nerf maxillaire [V2] passe de la fosse cr nienne moyenne au pt rygopalatin. fosse. Post rolat ral au foramen rotundum se trouve une grande ouverture ovale (le foramen ovale), qui permet aux structures de passer entre la fosse infratemporale extracr nienne et la fosse cr nienne moyenne. Le nerf mandibulaire [V3], le nerf petit p treux (portant les fibres du plexus tympanique provenant l'origine du nerf glossopharyng [IX]) et, occasionnellement, un petit vaisseau (l'art re m ning e moyenne accessoire), traversent ce foramen. Le petit foramen spinosum est post ro-lat ral au foramen ovale (Fig. 8.26). Cette ouverture relie galement la fosse infratemporale la fosse cr nienne moyenne. L'art re m ning e moyenne et ses veines associ es traversent ce foramen et, une fois l'int rieur, le sillon de l'art re m ning e moyenne traversant le plancher et la paroi lat rale de la fosse cr nienne moyenne marque clairement leur chemin. L'ouverture intracr nienne arrondie du canal carotide est post ro-m diale au foramen ovale. Juste en dessous de cette ouverture se trouve un foramen irr gulier (le foramen lacerum) (Fig. 8.26). Clairement observ sur la vue inf rieure du cr ne, le foramen lacerum est ferm vie par un bouchon cartilagineux, et aucune structure ne le traverse compl tement. La limite post rieure de la fosse cr nienne moyenne est form e par la surface ant rieure de la partie p treuse de la partie p tromasto dienne de l'os temporal. M dialement, il existe une l g re d pression (impression trijumeau) dans la surface ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal (Fig. 8.26), qui marque l'emplacement du ganglion sensoriel du nerf trijumeau [V]. Lat ralement l'impression trijumeau et sur la surface ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal se trouve un petit sillon lin
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aire qui passe dans une direction sup rolat rale et se termine par un foramen (le sillon et le hiatus du nerf p treux majeur). Le nerf grand p treux est une branche du nerf facial [VII]. Ant rolat ralement au sillon du nerf grand p treux se trouve un deuxi me sillon et hiatus, plus petit, pour le nerf petit p treux, une branche du plexus tympanique transportant des fibres provenant l'origine du nerf glossopharyng [IX] (Fig. 8.26). Au-dessus et lat ralement des petites ouvertures pour les nerfs grand et petit p treux, pr s de la cr te sup rieure de la partie p treuse de l'os temporal, se trouve une saillie osseuse arrondie (l' minence arqu e) produite par le canal semi-circulaire ant rieur sous-jacent de l'oreille interne. . Juste en avant et en dehors de l' minence arqu e, la surface ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal est l g rement d prim e. Cette r gion est le tegmen tympanique et marque le mince toit osseux de la cavit de l'oreille moyenne. La fosse cr nienne post rieure est principalement constitu e de parties des os temporaux et occipitaux, avec de petites contributions des os sph no de et pari tal (Fig. 8.27). C'est la plus grande et la plus profonde des trois fosses cr niennes et contient le tronc c r bral (m senc phale, pont et moelle) et le cervelet. Les limites ant rieures de la fosse cr nienne post rieure sur la ligne m diane sont le dos de la selle et le clivus (Fig. 8.27). Le clivus est une pente osseuse qui s' tend vers le haut partir du foramen magnum. Il est form des apports du corps du sph no de et de la partie basilaire de l'os occipital. Lat ralement, les limites ant rieures de la fosse cr nienne post rieure constituent le bord sup rieur de la partie p treuse de la partie p tromasto dienne de l'os temporal. En arri re, la partie squameuse de l'os occipital jusqu'au niveau du sillon transversal constitue la limite principale, tandis que lat ralement, la partie p tromasto dienne de l'os temporal et de petites parties des os occipitaux et pari taux bordent la fosse. Au centre, dans la partie la plus profonde de la fosse cr nienne post rieure, se trouve le plus grand foramen du cr ne, le foramen magnum. Il est entour en avant par la partie basilaire de l'os occipital, les parties lat rales de l'os occipital de chaque c t et la partie squameuse de l'os occipital en arri re. La moelle pini re passe sup rieurement travers le foramen magnum pour continuer comme tronc c r bral. Les art res vert brales, les m ninges et les racines spinales du nerf accessoire passent galement par le foramen magnum [XI]. Le clivus s'incline vers le haut partir du foramen magnum. Lat ralement au clivus se trouve un sillon pour le sinus p treux inf rieur entre la partie basilaire de l'os occipital et la partie p treuse de la partie p tromasto dienne de l'os temporal (Fig. 8.27). Lat ralement, sur la moiti sup rieure de la surface post rieure de la partie p treuse de l'os temporal, se trouve un foramen ovale (le m at acoustique interne). Les nerfs facial [VII] et vestibulocochl aire [VIII] ainsi que l'art re labyrinthique le traversent. En dessous du m at acoustique interne, l'os temporal est s par de l'os occipital par le grand foramen jugulaire (Fig. 8.27). Menant ce foramen du c t m dial se trouve le sillon pour le sinus p treux inf rieur et du c t lat ral le sillon pour le sinus sigmo de. Le sinus sigmo de passe dans le foramen jugulaire et continue avec la veine jugulaire interne, tandis que le sinus p treux inf rieur se jette dans la veine jugulaire interne au niveau du foramen jugulaire. Le nerf glossopharyng [IX], le nerf vague [X] et le nerf accessoire [XI] traversent galement le foramen jugulaire. Au milieu du foramen jugulaire se trouve un grand monticule arrondi de l'os occipital (le tubercule jugulaire). Juste inf rieur celui-ci, et sup rieur au foramen magnum, se trouve le canal hypoglosse, travers lequel le nerf hypoglosse [XII] quitte la fosse cr nienne post rieure, et une branche m ning e de l'art re pharyng e ascendante entre dans la fosse cr nienne post rieure. Juste post ro-lat ral au canal hypoglosse se trouve le petit canal condylien qui, lorsqu'il est pr sent, transmet une veine missaire. Partie squameuse de l'os occipital La partie squameuse de l'os occipital pr sente plusieurs caract ristiques saillantes (Fig. 8.27) : La cr te occipitale interne s' tend vers le haut sur la ligne m diane partir du foramen magnum. De chaque c t de la cr te occipitale interne, le plancher de la fosse cr nienne post rieure est concave pour accueillir les h misph res c r belleux. La cr te occipitale interne se termine sup rieurement par une pro minence osseuse (la protub rance occipitale interne). S' tendant lat ralement partir de la protub rance occipitale interne se trouvent des sillons produits par les sinus transversaux, qui se poursuivent lat ralement, rejoignant finalement un sillon pour chaque sinus sigmo de - chacun de ces sillons se tourn
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e ensuite vers le bas vers les foramens jugulaires. Les sinus transversaux et sigmo des sont des sinus veineux intraduraux. Foramens et fissures par lesquels les principales structures entrent et sortent de la cavit cr nienne Les foramens et les fissures par lesquels passent les principales structures entre la cavit cr nienne et d'autres r gions sont r sum s dans la Fig. 8.28. Le cerveau, ainsi que la moelle pini re, est entour de trois couches de membranes (les m ninges, Fig. 8.31A) : une couche externe r sistante (la dure-m re), une couche interm diaire d licate (l'arachno de) et une couche interne fermement attach e la surface du cerveau (la pie-m re). Les m ninges cr niennes sont continues et similaires aux m ninges spinales travers le foramen magnum, avec une distinction importante : la dure-m re cr nienne est constitu e de deux couches, et une seule d'entre elles est continue travers le foramen magnum (Fig. 8.31B). . La dure-m re cr nienne est une enveloppe externe paisse et r sistante du cerveau. Il se compose d'une couche p riost e externe et d'une couche m ning e interne (Fig. 8.31A) : La couche p riost e externe est fermement attach e au cr ne, constitue le p rioste de la cavit cr nienne, contient les art res m ning es et se poursuit avec le p rioste sur la surface externe du cr ne au niveau du foramen magnum et des autres foramens intracr niens (Fig. 8.31B). ). La couche m ning e interne est en contact troit avec l'arachno de et est en continuit avec la dure-m re spinale travers le foramen magnum. Les deux couches de la dure-m re se s parent l'une de l'autre en de nombreux endroits pour former deux types uniques de structures (Fig. 8.31A) : les cloisons durales, qui projettent vers l'int rieur et des parties incompl tement s par es du cerveau, et les structures veineuses intracr niennes. Les cloisons durales font saillie dans la cavit cr nienne et subdivisent partiellement la cavit cr nienne. Ils comprennent la faux du cerveau, la tente du cervelet, la fausse du cervelet et le diaphragme de la selle. La faux c r brale (Fig. 8.32) est une projection vers le bas en forme de croissant de la dure-m re m ning e de la dure-m re tapissant la calva qui passe entre les deux h misph res c r braux. Il est attach en avant la crista galli de l'os ethmo de et la cr te frontale de l'os frontal. En arri re, il est attach et se confond avec la tente du cervelet. La tente c r brale (Fig. 8.32) est une projection horizontale de la dure-m re m ning e qui recouvre et s pare le cervelet de la fosse cr nienne post rieure des parties post rieures des h misph res c r braux. Il est attach en arri re l'os occipital le long des rainures des sinus transversaux. Lat ralement, il est attach au bord sup rieur de la partie p treuse de l'os temporal, se terminant en avant au niveau des apophyses clino des ant rieure et post rieure. Les bords ant rieur et m dial de la tentoire cerveli re sont libres, formant une ouverture ovale sur la ligne m diane (l'encoche tentorielle), travers laquelle passe le m senc phale. La faux du cervelet (Fig. 8.32) est une petite projection m diane de la dure-m re m ning e dans la fosse cr nienne post rieure. Il est attach en arri re la cr te occipitale interne de l'os occipital et en haut la tente cerveli re. Son bord ant rieur est libre et se situe entre les deux h misph res c r belleux. La derni re projection durale est le diaphragme sellaire (Fig. 8.32). Cette petite tag re horizontale de dure-m re m ning e recouvre la fosse hypophysaire de la selle turcique de l'os sph no de. Il y a une ouverture au centre du diaphragme sellaire travers laquelle passe l'infundibulum, reliant l'hypophyse la base du cerveau et tous les vaisseaux sanguins qui l'accompagnent. L'apport art riel la dure-m re (Fig. 8.33) circule dans la couche p riost e externe de la dure-m re et comprend : les art res m ning es ant rieures dans la fosse cr nienne ant rieure, les art res m ning es moyennes et accessoires dans la fosse cr nienne moyenne et les art res m ning es post rieures. art re et autres branches m ning es de la fosse cr nienne post rieure. Toutes sont de petites art res, l'exception de l'art re m ning e moyenne, qui est beaucoup plus grande et alimente la plus grande partie de la dure-m re. Les art res m ning es ant rieures sont des branches des art res ethmo dales. L'art re m ning e moyenne est une branche de l'art re maxillaire. Il p n tre dans la fosse cr nienne moyenne par le foramen spinosum et se divise en branches ant rieures et post rieures : La branche ant rieure passe dans une direction presque verticale pour atteindre le sommet du cr ne, traversant le pt rion au cours de son parcours. La branche post rieure passe dans une direction post ro-sup rieure, irriguant cette r gion de la fosse cr nienne moyenne. L'art re m ning e accessoire est g n ralement une petite branche de l'art re maxillaire qui p n tre dans la fosse cr nienne moyenne pa
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r le foramen ovale et irrigue les zones m diales par rapport ce foramen. L'art re m ning e post rieure et les autres branches m ning es alimentant la dure-m re dans la fosse cr nienne post rieure proviennent de plusieurs sources (Fig. 8.33) : L'art re m ning e post rieure, branche terminale de l'art re pharyng e ascendante, p n tre dans la fosse cr nienne post rieure par le foramen jugulaire. Une branche m ning e de l'art re pharyng e ascendante p n tre dans la fosse cr nienne post rieure par le canal hypoglosse. Les branches m ning es de l'art re occipitale p n trent dans la fosse cr nienne post rieure par le foramen jugulaire et le foramen masto de. Une branche m ning e de l'art re vert brale na t lorsque l'art re vert brale p n tre dans la fosse cr nienne post rieure par le foramen magnum. L'innervation de la dure-m re (Fig. 8.34) se fait par de petites branches m ning es des trois divisions du nerf trijumeau [V1, V2 et V3], du nerf vague [X] et de la premi re, de la deuxi me et, parfois, de la troisi me. nerfs cervicaux. (Une implication possible des nerfs glossopharyng [IX] et hypoglosse [XII] dans la fosse cr nienne post rieure a galement t rapport e.) Dans la fosse cr nienne ant rieure, des branches m ning es issues des nerfs ethmo daux, qui sont des branches du nerf ophtalmique [V1], irriguent le plancher et la partie ant rieure de la faux c r brale. De plus, une branche m ning e du nerf ophtalmique [V1] tourne et s' tend vers l'arri re, alimentant la tente c r brale et la partie post rieure de la faux c r brale. La fosse cr nienne moyenne est aliment e m dialement par des branches m ning es du nerf maxillaire [V2] et lat ralement, le long de la distribution de l'art re m ning e moyenne, par des branches m ning es du nerf mandibulaire [V3]. La fosse cr nienne post rieure est aliment e par des branches m ning es provenant des premier, deuxi me et parfois troisi me nerfs cervicaux, qui p n trent dans la fosse par le foramen magnum, le canal hypoglosse et le foramen jugulaire. Des branches m ning es du nerf vague [X] ont galement t d crites. (Des contributions possibles des nerfs glossopharyng [IX] et hypoglosse [XII] ont galement t rapport es.) L'arachno de m re est une fine membrane avasculaire qui tapisse la surface interne de la dure-m re, mais n'y adh re pas (Fig. 8.35). partir de sa surface interne, de minces processus ou trab cules s' tendent vers le bas, traversent l'espace sous-arachno dien et deviennent continus avec la pie-m re. Contrairement la pie, l'arachno de ne p n tre pas dans les sillons ou fissures du cerveau, l'exception de la fissure longitudinale entre les deux h misph res c r braux. La pie-m re est une membrane fine et d licate qui recouvre troitement la surface du cerveau (Fig. 8.35). Il suit les contours du cerveau, p n tre dans les sillons et les fissures de sa surface et est troitement appliqu aux racines des nerfs cr niens leur origine. Disposition des m ninges et des espaces Il existe une disposition unique des m ninges coupl e des espaces r els et potentiels dans la cavit cr nienne (Fig. 8.35). Un espace potentiel est li la dure-m re, tandis qu'un espace r el existe entre l'arachno de et la pie-m re. L'espace potentiel entre la dure-m re et l'os est l'espace extradural (Fig. 8.35). Normalement, la couche externe ou p riost e de la dure-m re est fermement attach e aux os entourant la cavit cr nienne. Cet espace potentiel entre la dure-m re et l os peut devenir un espace r el rempli de liquide lorsqu un v nement traumatique entra ne une h morragie vasculaire. Un saignement dans l'espace extradural, principalement d la rupture d'une art re m ning e ou, moins souvent, une d chirure du sinus veineux dural, entra ne un h matome extradural. Anatomiquement, un v ritable espace sous-dural n existe pas. La collecte de sang dans cette r gion (h matome sous-dural) en raison d'une blessure repr sente une dissection de la couche cellulaire limite durale, qui est la paroi la plus interne de la dure-m re m ning e. Les cellules de bordure durale sont des cellules aplaties entour es d'espaces extracellulaires remplis de mat riau amorphe. Bien que tr s rare, une jonction cellulaire occasionnelle peut tre observ e entre ces cellules et la couche arachno dienne sous-jacente. Un saignement d la d chirure d'une veine c r brale lorsqu'elle traverse la dure-m re pour p n trer dans un sinus veineux dural peut entra ner un h matome sous-dural. Au plus profond de l'arachno de m re se trouve le seul espace normalement rempli de liquide associ aux m ninges, l'espace sous-arachno dien (Fig. 8.35). Cela se produit parce que l'arachno de m re s'accroche la surface interne de la dure-m re et ne suit pas le contour du cerveau, tandis que la pie-m re, tant contre la surface du cerveau, suit de pr s les sillons et les fissures la surface du cerveau. . L'espace sous-arachno dien troit est donc cr entre ces deux membranes (Fig. 8.35). L'espace
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sous-arachno dien entoure le cerveau et la moelle pini re et, certains endroits, il s'agrandit en zones largies (citernes sous-arachno diennes). Il contient du liquide c phalo-rachidien (LCR) et des vaisseaux sanguins. Le liquide c phalo-rachidien est produit par le plexus choro de, principalement dans les ventricules du cerveau. C'est un liquide clair, incolore et acellulaire qui circule dans l'espace sous-arachno dien entourant le cerveau et la moelle pini re. Le LCR retourne dans le syst me veineux par les villosit s arachno diennes. Ceux-ci se projettent sous forme d'amas (granulations arachno diennes) dans le sinus sagittal sup rieur, qui est un sinus veineux dural, et ses extensions lat rales, les lacunes lat rales (Fig. 8.35). Le cerveau est une composante du syst me nerveux central. Au cours du d veloppement, le cerveau peut tre divis en cinq parties continues (Fig. 8.36 et 8.37). De rostral (ou cr nien) caudal, ils sont : Le t lenc phale (cerveau) devient les grands h misph res c r braux. La surface de ces h misph res est constitu e d' l vations (gyri) et de d pressions (sulci), et les h misph res sont partiellement s par s par une profonde fissure longitudinale. Le cerveau remplit la zone de la cavit cr nienne situ e au-dessus de la tentoire c r brale et est subdivis en lobes en fonction de leur position. Le dienc phale, qui est cach la vue dans le cerveau adulte par les h misph res c r braux, se compose du thalamus, de l'hypothalamus et d'autres structures apparent es, et est classiquement consid r comme la partie la plus rostrale du tronc c r bral. (Cependant, dans l usage courant aujourd hui, le terme tronc c r bral fait g n ralement r f rence au m senc phale, au pont et la moelle.) Le m senc phale (m senc phale), qui est la premi re partie du tronc c r bral observ e lorsqu'un cerveau adulte intact est examin , couvre la jonction entre les fosses cr niennes moyenne et post rieure. Le m tenc phale, qui donne naissance au cervelet (compos de deux h misph res lat raux et d'une partie m diane dans la fosse cr nienne post rieure, sous la tentoire cervelet) et au pont (en avant du cervelet, et est une partie renfl e du tronc c r bral dans la partie la plus ant rieure partie de la fosse cr nienne post rieure contre le clivus et le dos de la selle). Le my lenc phale (cerveau rachidien), la partie la plus caudale du tronc c r bral, se termine au foramen magnum ou les radicelles sup rieures du premier nerf cervical et auxquelles sont attach s les nerfs cr niens VI XII. Le cerveau re oit son apport art riel partir de deux paires de vaisseaux, les art res vert brale et carotide interne (Fig. 8.38), qui sont interconnect es dans la cavit cr nienne pour produire un cercle art riel c r bral (de Willis). Les deux art res vert brales p n trent dans la cavit cr nienne par le foramen magnum et juste en dessous du pont fusionnent pour former l'art re basilaire. Les deux art res carotides internes p n trent dans la cavit cr nienne par les canaux carotides de chaque c t . Chaque art re vert brale na t de la premi re partie de chaque art re sous-clavi re (Fig. 8.38) dans la partie inf rieure du cou et traverse sup rieurement le foramen transversarium des six vert bres cervicales sup rieures. En p n trant dans la cavit cr nienne par le foramen magnum, chaque art re vert brale d gage une petite branche m ning e. En continuant vers l'avant, l'art re vert brale donne naissance trois branches suppl mentaires avant de se joindre son vaisseau compagnon pour former l'art re basilaire (Fig. 8.38 et 8.39) : La premi re est une art re c r belleuse post ro-inf rieure. Une deuxi me branche est l'art re spinale post rieure, qui passe en arri re autour de la moelle pini re puis descend sur la surface post rieure de la moelle pini re dans la zone d'attache des racines post rieures. Il y a deux art res spinales post rieures, une de chaque c t (bien que les art res spinales post rieures peuvent provenir directement des art res vert brales, elles se ramifient le plus souvent des art res c r belleuses post rieures inf rieures). Une troisi me branche se joint sa compagne de l'autre c t pour former l'unique art re spinale ant rieure, qui descend ensuite dans la fissure m diane ant rieure de la moelle pini re. L'art re basilaire se d place dans une direction rostrale le long de la face ant rieure du pont (Fig. 8.39). Ses branches dans une direction caudale rostrale comprennent les art res c r belleuses ant ro-inf rieures, plusieurs petites art res pontines et les art res c r belleuses sup rieures. L'art re basilaire se termine par une bifurcation donnant naissance deux art res c r brales post rieures. Les deux art res carotides internes constituent l'une des deux branches terminales des art res carotides communes (Fig. 8.38). Ils progressent vers le haut jusqu' la base du cr ne o ils p n trent dans le canal carotide. En p n trant dans la cavit cr nienne, chaque art re carotid
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e interne d gage l'art re ophtalmique, l'art re communicante post rieure, l'art re c r brale moyenne et l'art re c r brale ant rieure (Fig. 8.39). Le cercle art riel c r bral (de Willis) est form la base du cerveau par les syst mes de vaisseaux vert brobasilaires et carotidiens internes interconnect s (Fig. 8.38). Cette interconnexion anastomotique est r alis e par : une art re communicante ant rieure reliant les art res c r brales ant rieures gauche et droite entre elles, et deux art res communicantes post rieures, une de chaque c t , reliant l'art re carotide interne l'art re c r brale post rieure (Fig. 8.38 et 8.39). ). Le drainage veineux du cerveau commence en interne lorsque des r seaux de petits canaux veineux m nent des veines c r brales plus grosses, des veines c r belleuses et des veines drainant le tronc c r bral, qui finissent par se vider dans les sinus veineux dural. Les sinus veineux dural sont des espaces bord s d'endoth lium entre les couches p riost es externes et les couches m ning es internes de la dure-m re, et conduisent finalement aux veines jugulaires internes. Les veines diplo ques, qui s' tendent entre les tables internes et externes d'os compact dans le toit de la cavit cr nienne, et les veines missaires, qui passent de l'ext rieur de la cavit cr nienne aux sinus veineux dural, se d versent galement dans les sinus veineux dural (Fig. 8.43). ). Les veines missaires sont importantes sur le plan clinique car elles peuvent constituer un conduit par lequel les infections peuvent p n trer dans la cavit cr nienne car elles ne poss dent pas de valvules. Les sinus veineux duraux comprennent les sinus sagittal sup rieur, sagittal inf rieur, droit, transversal, sigmo de et occipital, la confluence des sinus et les sinus caverneux, sph nopari tal, p treux sup rieur, p treux inf rieur et basilaire (Fig. 8.44, Tableau 8.3). . Le sinus sagittal sup rieur se situe dans le bord sup rieur de la faux c r brale (Fig. 8.44). Il commence en avant au niveau du foramen caecum, o il peut recevoir une petite veine missaire de la cavit nasale, et se termine en arri re au confluent des sinus, se courbant g n ralement vers la droite pour se vider dans le sinus transverse droit. Le sinus sagittal sup rieur communique avec des extensions lat rales (lacunes lat rales) du sinus contenant de nombreuses granulations arachno diennes. Le sinus sagittal sup rieur re oit g n ralement les veines c r brales de la surface sup rieure des h misph res c r braux, les veines diplo ques et missaires et les veines de la faux c r brale. Le sinus sagittal inf rieur se trouve dans le bord inf rieur de la faux c r brale (Fig. 8.44). Il re oit quelques veines c r brales et veines de la faux c r brale et se termine en arri re au bord ant rieur de la tente c r brale, o il est rejoint par la grande veine c r brale et forme avec la grande veine c r brale le sinus droit (Fig. 8.44). . Le sinus droit continue en arri re le long de la jonction de la faux c r brale et de la tente c r brale et se termine la confluence des sinus, se courbant g n ralement vers la gauche pour se vider dans le sinus transverse gauche. Le sinus droit re oit g n ralement le sang du sinus sagittal inf rieur, des veines c r brales (de la partie post rieure des h misph res c r braux), de la grande veine c r brale (drainant les zones profondes des h misph res c r braux), des veines c r belleuses sup rieures et des veines de la faux c r brale. Confluence des sinus, transversaux et Les sinus sagittaux sup rieurs et droits, ainsi que le sinus occipital (dans la faux du cervelet) se jettent dans la confluence des sinus, qui est un espace dilat au niveau de la protub rance occipitale interne (Fig. 8.44) et est drain par les sinus transversaux droit et gauche. Les sinus transversaux appari s s' tendent dans des directions horizontales partir de la confluence des sinus o la tente du cervelet rejoint les parois lat rales et post rieures de la cavit cr nienne. Le sinus transverse droit re oit g n ralement le sang du sinus sagittal sup rieur et le sinus transverse gauche re oit g n ralement le sang du sinus droit. Les sinus transversaux re oivent galement le sang du sinus p treux sup rieur, les veines des parties inf rieures des h misph res c r braux et du cervelet, ainsi que les veines diplo ques et missaires. Lorsque les sinus transversaux quittent la surface de l'os occipital, ils deviennent les sinus sigmo des (Fig. 8.44), qui tournent vers le bas, rainurant les os pari tal, temporal et occipital, avant de se terminer au d but des veines jugulaires internes. Les sinus sigmo des re oivent galement du sang provenant des veines c r brales, c r belleuses, diplo ques et missaires. Les sinus caverneux appari s se trouvent contre la face lat rale du corps de l'os sph no de, de chaque c t de la selle turcique (Fig. 8.45 et 8.46). Ils rev tent une grande importance clinique en raison de leurs connexions et des structures qui les traversen
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t. Les sinus caverneux re oivent le sang non seulement des veines c r brales mais aussi des veines ophtalmiques (de l'orbite) et des veines missaires (du plexus pt rygo dien des veines de la fosse infratemporale). Ces connexions permettent aux infections de passer des sites extracr niens aux sites intracr niens. De plus, comme les structures traversent les sinus caverneux et sont situ es dans les parois de ces sinus, elles sont vuln rables aux blessures dues l inflammation. Les structures traversant chaque sinus caverneux sont : l'art re carotide interne et le nerf abducent [VI]. Les structures de la paroi lat rale de chaque sinus caverneux sont, du sup rieur vers l'inf rieur : le nerf oculomoteur [III], le nerf trochl aire [IV], le nerf ophtalmique [V1] et le nerf maxillaire [V2]. Les sinus intercaverneux situ s sur les faces ant rieure et post rieure de la tige pituitaire relient les sinus caverneux droit et gauche (Fig. 8.44). Les sinus sph nopari taux se jettent dans les extr mit s ant rieures de chaque sinus caverneux. Ces petits sinus se trouvent le long de la surface inf rieure des petites ailes du sph no de et re oivent le sang des veines diplo que et m ning e. Les sinus p treux sup rieurs drainent les sinus caverneux vers les sinus transversaux. Chaque sinus p treux sup rieur commence l'extr mit post rieure du sinus caverneux, passe post ro-lat ralement le long du bord sup rieur de la partie p treuse de chaque os temporal et se connecte au sinus transverse (Fig. 8.44). Les sinus p treux sup rieurs re oivent galement des veines c r brales et c r belleuses. Les sinus p treux inf rieurs commencent galement aux extr mit s post rieures des sinus caverneux. Ces sinus bilat raux passent en post ro-inf rieur dans un sillon entre la partie p treuse de l'os temporal et la partie basale de l'os occipital, se terminant dans les veines jugulaires internes. Ils aident drainer les sinus caverneux et re oivent galement le sang des veines c r belleuses et des veines de l'oreille interne et du tronc c r bral. Les sinus basilaires relient les sinus p treux inf rieurs entre eux et au plexus vert bral des veines. Ils se trouvent sur le clivus, juste en arri re de la selle turcique de l'os sph no de (Fig. 8.44). Les 12 paires de nerfs cr niens font partie du syst me nerveux p riph rique (SNP) et traversent les foramens ou fissures de la cavit cr nienne. Tous les nerfs sauf un, le nerf accessoire [XI], proviennent du cerveau. En plus d'avoir des composants somatiques et visc raux similaires ceux des nerfs spinaux, certains nerfs cr niens contiennent galement des composants sensoriels et moteurs sp ciaux (Tableaux 8.4 et 8.5). Les composants sensoriels sp ciaux sont associ s l audition, la vue, l odorat, l quilibre et au go t. Les composants moteurs sp ciaux comprennent ceux qui innervent les muscles squelettiques d riv s embryologiquement des arcs pharyng s et non des somites. En embryologie humaine, six arcs pharyng s sont d sign s, mais le cinqui me arc pharyng ne se d veloppe jamais. Chacun des arcs pharyng s qui se d veloppent est associ un nerf cr nien en d veloppement ou l une de ses branches. Ces nerfs cr niens portent des fibres eff rentes qui innervent la musculature d riv e de l'arc pharyng . L'innervation de la musculature d riv e des cinq arcs pharyng s qui se d veloppent est la suivante : premier arc nerf trijumeau [V3], deuxi me arc nerf facial [VII], troisi me arc nerf glossopharyng [IX], quatri me arc branche laryng e sup rieure. du nerf vague [X], sixi me arc branche laryng e r currente du nerf vague [X], arcs post rieurs nerf accessoire [XI]. Le nerf olfactif [I] transporte des fibres aff rentes sp ciales (SA) pour le sens de l'odorat. Ses neurones sensoriels poss dent : des processus p riph riques qui agissent comme des r cepteurs dans la muqueuse nasale et des processus centraux qui renvoient l'information au cerveau. Les r cepteurs se trouvent dans le toit et les parties sup rieures de la cavit nasale, et les processus centraux, apr s s' tre r unis en petits faisceaux, p n trent dans la cavit cr nienne en passant par la plaque cribl e de l'os ethmo de (Fig. 8.53). Ils se terminent par une synapse avec les neurones secondaires des bulbes olfactifs (Fig. 8.54). Le nerf optique [II] transporte les fibres SA pour la vision. Ces fibres renvoient des informations au cerveau depuis les photor cepteurs de la r tine. Les processus neuronaux quittent les r cepteurs r tiniens, se rejoignent en petits faisceaux et sont transport s par les nerfs optiques vers d'autres composants du syst me visuel du cerveau. Les nerfs optiques p n trent dans la cavit cr nienne par les canaux optiques (Fig. 8.53). Le nerf oculomoteur [III] transporte deux types de fibres : Les fibres eff rentes somatiques g n rales (GSE) innervent la plupart des muscles extra-oculaires. Les fibres eff rentes visc rales g n rales (GVE) font partie de la partie parasympathique de la d
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ivision autonome du SNP. Le nerf oculomoteur [III] quitte la face ant rieure du tronc c r bral entre le m senc phale et le pont (Fig. 8.54). Il p n tre dans le bord ant rieur de la tentoire cerveli re, continue en direction ant rieure dans la paroi lat rale du sinus caverneux (Fig. 8.53 et 8.54 ; voir Fig. 8.45) et quitte la cavit cr nienne par la fissure orbitaire sup rieure. Dans l'orbite, les fibres GSE du nerf oculomoteur innervent les muscles l vateurs de la palpebra sup rieur, droit sup rieur, droit inf rieur, droit m dial et obliques inf rieurs. Les fibres GVE sont des fibres parasympathiques pr ganglionnaires qui se synapsent dans le ganglion ciliaire et innervent finalement le muscle sphincter pupillaire, responsable de la constriction pupillaire, et les muscles ciliaires, responsables de l'accommodation du cristallin pour la vision de pr s. Le nerf trochl aire [IV] est un nerf cr nien qui transporte les fibres GSE pour innerver le muscle oblique sup rieur, un muscle extra-oculaire de l'orbite. Il na t dans le m senc phale et est le seul nerf cr nien sortir de la surface post rieure du tronc c r bral (Fig. 8.54). Apr s s' tre courb autour du m senc phale, il p n tre dans la surface inf rieure du bord libre de la tente c r belleuse, continue vers l'avant dans la paroi lat rale du sinus caverneux (Fig. 8.53 et 8.54 ; voir Fig. 8.45) et entre dans l'orbite. travers la fissure orbitaire sup rieure. Le nerf trijumeau [V] est le nerf sensoriel g n ral majeur de la t te et innerve galement les muscles qui d placent la m choire inf rieure. Il transporte des fibres aff rentes somatiques g n rales (GSA) et eff rentes branchiales (BE) : Les fibres GSA fournissent des informations sensorielles provenant du visage, de la moiti ant rieure du cuir chevelu, des muqueuses des cavit s buccale et nasale et des sinus paranasaux, du nasopharynx, d'une partie de l'oreille et du m at acoustique externe, d'une partie de la membrane tympanique, du le contenu orbitaire et la conjonctive, ainsi que la dure-m re dans les fosses cr niennes ant rieures et moyennes. Les fibres BE innervent les muscles de la mastication ; les muscles tenseurs du tympan, tenseurs veli palatini et mylohyo diens ; et le ventre ant rieur du muscle digastrique. Le nerf trijumeau sort de la surface ant rolat rale du pont sous la forme d'une grande racine sensorielle et d'une petite racine motrice (Fig. 8.54). Ces racines continuent vers l'avant hors de la fosse cr nienne post rieure et dans la fosse cr nienne moyenne en passant par l'extr mit m diale de la partie p treuse de l'os temporal (Fig. 8.53). Dans la fosse cr nienne moyenne, la racine sensorielle s' tend dans le ganglion trijumeau (Fig. 8.53), qui contient les corps cellulaires des neurones sensoriels du nerf trijumeau et est comparable un ganglion spinal. Le ganglion se trouve dans une d pression (la d pression du trijumeau) sur la face ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal, dans une grotte durale (la grotte du trijumeau). La racine motrice est en dessous et compl tement s par e de la racine sensorielle ce stade. Du bord ant rieur du ganglion trijumeau naissent les trois divisions terminales du nerf trijumeau, qui sont par ordre d croissant : le nerf ophtalmique (division ophtalmique [V1]). le nerf maxillaire (division maxillaire [V2]) et le nerf mandibulaire (division mandibulaire [V3]). Le nerf ophtalmique [V1] passe vers l'avant dans la dure-m re de la paroi lat rale du sinus caverneux (voir Fig. 8.45), quitte la cavit cr nienne et entre dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure (Fig. 8.53). Le nerf ophtalmique [V1] transporte les branches sensorielles des yeux, de la conjonctive et du contenu orbitaire, y compris la glande lacrymale. Il re oit galement des branches sensorielles de la cavit nasale, du sinus frontal, des cellules ethmo dales, de la faux c r brale, de la dure-m re de la fosse cr nienne ant rieure et des parties sup rieures de la tentoire cerveli re, de la paupi re sup rieure, du dos du nez et de la partie ant rieure du cuir chevelu. Le nerf maxillaire [V2] passe en avant dans la dure-m re de la paroi lat rale du sinus caverneux juste en dessous du nerf ophtalmique [V1] (voir Fig. 8.45), quitte la cavit cr nienne par le foramen rotundum (Fig. 8.53), et p n tre dans la fosse pt rygopalatine. Le nerf maxillaire [V2] re oit les branches sensorielles de la dure-m re dans la fosse cr nienne moyenne, le nasopharynx, le palais, la cavit nasale, les dents de la m choire sup rieure, le sinus maxillaire et la peau recouvrant le c t du nez, la paupi re inf rieure, la joue et la l vre sup rieure. Le nerf mandibulaire [V3] quitte le bord inf rieur du ganglion trijumeau et quitte le cr ne par le foramen ovale (Fig. 8.53) et p n tre dans la fosse infratemporale. La racine motrice du nerf trijumeau traverse galement le foramen ovale et s'unit la composante sensorielle du nerf mandibulaire [V3] l'ext rieur du cr ne. Ainsi, le nerf m
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andibulaire [V3] est la seule division du nerf trijumeau qui contient une composante motrice. l'ext rieur du cr ne, les fibres motrices innervent les quatre muscles de la mastication (temporalis, mass ter et pt rygo diens m dial et lat ral), ainsi que le muscle tenseur du tympan, le muscle tenseur veli palatini, le ventre ant rieur du muscle digastrique et le muscle mylohyo dien. . Le nerf mandibulaire [V3] re oit galement des branches sensorielles provenant de la peau du bas du visage, de la joue, de la l vre inf rieure, de la partie ant rieure de l'oreille externe, d'une partie du m at acoustique externe et de la r gion temporale, des deux tiers ant rieurs de la langue, les dents de la m choire inf rieure, les cellules masto diennes, les muqueuses de la joue, la mandibule et la dure-m re dans la fosse cr nienne moyenne. Le nerf abducteur [VI] transporte les fibres GSE pour innerver le muscle droit lat ral de l'orbite. Il na t du tronc c r bral entre le pont et la moelle et passe vers l'avant, per ant la dure-m re recouvrant le clivus. (Fig. 8.53 et 8.54). Poursuivant vers le haut dans un canal dural, il traverse le bord sup rieur de la partie p treuse de l'os temporal, p n tre et traverse le sinus caverneux (voir Fig. 8.45) juste inf rolat ralement l'art re carotide interne, et p n tre dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure. . Le nerf facial [VII] transporte les fibres GSA, SA, GVE et BE : Les fibres GSA fournissent un apport sensoriel provenant d une partie du m at acoustique externe et des parties plus profondes de l oreillette. Les fibres SA proviennent du go t des deux tiers ant rieurs de la langue. Les fibres GVE font partie de la partie parasympathique de la division autonome du SNP et stimulent l'activit s cr tomotrice de la glande lacrymale, des glandes salivaires sous-maxillaires et sublinguales, des glandes des muqueuses de la cavit nasale et des palais durs et mous. Les fibres BE innervent les muscles de la face (muscles de l'expression faciale) et du cuir chevelu issus du deuxi me arc pharyng , ainsi que le muscle stap dien, le ventre post rieur du muscle digastrique et le muscle stylo-hyo dien. Le nerf facial [VII] s'attache la surface lat rale du tronc c r bral, entre le pont et le bulbe rachidien (Fig. 8.54). Il se compose d une grosse racine motrice et d une plus petite racine sensorielle (le nerf interm diaire) : Le nerf interm diaire contient les fibres SA pour le go t, les fibres parasympathiques GVE et les fibres GSA. La plus grande racine motrice contient les fibres BE. Les racines motrices et sensorielles traversent la fosse cr nienne post rieure et quittent la cavit cr nienne par le m at acoustique interne (Fig. 8.53). Apr s avoir p n tr dans le canal facial dans la partie p treuse de l'os temporal, les deux racines fusionnent et forment le nerf facial [VII]. Pr s de ce point, le nerf s'agrandit pour former le ganglion g nicul , qui est semblable un ganglion spinal contenant des corps cellulaires pour les neurones sensoriels. Au niveau du ganglion g nicul , le nerf facial [VII] tourne et lib re le nerf grand p treux, qui transporte principalement des fibres parasympathiques pr ganglionnaires (GVE) (Tableau 8.6). Le nerf facial [VII] continue le long du canal osseux, donnant le nerf au stap dien et la corde tympanique, avant de sortir du cr ne par le foramen stylomasto dien. La corde tympanique transporte les fibres gustatives (SA) provenant des deux tiers ant rieurs de la langue et les fibres parasympathiques pr ganglionnaires (GVE) destin es au ganglion sous-maxillaire (Tableau 8.6). Le nerf vestibulocochl aire [VIII] transporte les fibres SA pour l'audition et l' quilibre et se compose de deux divisions : une composante vestibulaire pour l' quilibre et une composante cochl aire pour l'audition. Le nerf vestibulocochl aire [VIII] s'attache la surface lat rale du tronc c r bral, entre le pont et la moelle, apr s avoir merg du m at acoustique interne et travers la fosse cr nienne post rieure (Fig. 8.53 et 8.54). Les deux divisions se combinent en un seul nerf visible dans la fosse cr nienne post rieure, dans la substance de la partie p treuse de l'os temporal. Le nerf glossopharyng [IX] transporte les fibres GVA, GSA, SA, GVE et BE : Les fibres GVA fournissent des informations sensorielles provenant du corps carotidien et des sinus. Les fibres GSA fournissent un apport sensoriel provenant du tiers post rieur de la langue, des amygdales palatines, de l'oropharynx et de la muqueuse de l'oreille moyenne, du tube pharyngotympanique et des cellules masto diennes. Les fibres SA proviennent du tiers post rieur de la langue. Les fibres GVE font partie de la partie parasympathique de la division autonome du SNP et stimulent l'activit s cr tomotrice de la glande salivaire parotide. Les fibres BE innervent le muscle d riv du troisi me arc pharyng (le muscle stylopharyng ). Le nerf glossopharyng [IX] se pr sente sous la forme de plusieu
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rs radicelles sur la surface ant rolat rale de la moelle allong e sup rieure (Fig. 8.54). Les radicelles traversent la fosse cr nienne post rieure et p n trent dans le foramen jugulaire (Fig. 8.53). Au sein du foramen jugulaire, et avant d en sortir, les radicelles fusionnent pour former le nerf glossopharyng . l'int rieur ou imm diatement l'ext rieur du foramen jugulaire se trouvent deux ganglions (les ganglions sup rieur et inf rieur), qui contiennent les corps cellulaires des neurones sensoriels du nerf glossopharyng [IX]. Le nerf tympanique part du nerf glossopharyng [IX], soit l'int rieur ou imm diatement l'ext rieur du foramen jugulaire. Cette branche r int gre l'os temporal, p n tre dans la cavit de l'oreille moyenne et participe la formation du plexus tympanique. Dans la cavit de l oreille moyenne, il assure l innervation sensorielle de la muqueuse de la cavit , du tube pharyngotympanique et des cellules a riennes masto diennes. Le nerf tympanique fournit galement des fibres GVE, qui quittent le plexus tympanique dans le petit nerf p treux, un petit nerf qui sort de l'os temporal, p n tre dans la fosse cr nienne moyenne et descend travers le foramen ovale pour sortir de la cavit cr nienne en transportant des fibres parasympathiques pr ganglionnaires vers le ganglion otique (Tableau 8.6). Le nerf vague [X] porte les GSA, GVA, SA, GVE et Fibres BE : Les fibres GSA fournissent un apport sensoriel provenant du larynx, du laryngopharynx, des parties plus profondes de l'oreillette, d'une partie du m at acoustique externe et de la dure-m re dans la fosse cr nienne post rieure. Les fibres GVA fournissent des informations sensorielles provenant des chimior cepteurs du corps aortique et des baror cepteurs de la crosse aortique, ainsi que de l' sophage, des bronches, des poumons, du c ur et des visc res abdominaux de l'intestin ant rieur et de l'intestin moyen. Les fibres SA sont destin es au go t autour de l' piglotte et du pharynx. Les fibres GVE font partie de la partie parasympathique de la division autonome du SNP et stimulent les muscles lisses et les glandes du pharynx, du larynx, des visc res thoraciques et des visc res abdominaux de l'intestin ant rieur et de l'intestin moyen. Les fibres BE innervent un muscle de la langue (palatoglosse), les muscles du palais mou (sauf le tenseur veli palatini), du pharynx (sauf le stylo-pharyng ) et du larynx. Le nerf vague appara t sous la forme d'un groupe de radicelles sur la surface ant rolat rale de la moelle allong e, juste en dessous des radicelles qui naissent pour former le nerf glossopharyng [IX] (Fig. 8.54). Les radicelles traversent la fosse cr nienne post rieure et p n trent dans le foramen jugulaire (Fig. 8.53). Au sein de ce foramen, et avant d'en sortir, les radicelles fusionnent pour former le nerf vague [X]. l'int rieur ou imm diatement l'ext rieur du foramen jugulaire sont deux ganglions, les ganglions sup rieur (jugulaire) et inf rieur (nodose), qui contiennent les corps cellulaires des neurones sensoriels du nerf vague [X]. Le nerf accessoire [XI] est un nerf cr nien qui transporte les fibres BE pour innerver les muscles sternocl idomasto dien et trap ze (voir Diogo R et al. Nature 2015 ; 520 : 466-473). Il s agit d un nerf cr nien unique car ses racines proviennent des motoneurones situ s dans les cinq segments sup rieurs de la moelle pini re cervicale. Ces fibres quittent la surface lat rale de la moelle pini re et, se rejoignant lors de leur ascension, p n trent dans la cavit cr nienne par le foramen magnum (Fig. 8.54). Le nerf accessoire [XI] continue travers la fosse cr nienne post rieure et sort par le foramen jugulaire (Fig. 8.53). Il descend ensuite dans le cou pour innerver les muscles sternocl idomasto diens et trap zes depuis leurs surfaces profondes. Racine cr nienne du nerf accessoire Certaines descriptions du nerf accessoire [XI] font r f rence quelques radicelles provenant de la partie caudale de la moelle allong e sur la surface ant rolat rale juste inf rieure aux radicelles apparaissant pour former le nerf vague [X] comme racine cr nienne de l'accessoire. nerf (Fig. 8.54). En quittant la moelle, les racines cr niennes cheminent avec les racines spinales du nerf accessoire [XI] dans le foramen jugulaire, o les racines cr niennes rejoignent le nerf vague [X]. Faisant partie du nerf vague [X], ils sont distribu s jusqu' la musculature pharyng e innerv e par le nerf vague [X] et sont donc d crits comme faisant partie du nerf vague [X]. Le nerf hypoglosse [XII] transporte les fibres GSE pour innerver tous les muscles intrins ques et la plupart des muscles extrins ques de la langue. Il na t de plusieurs radicelles provenant de la surface ant rieure de la moelle (Fig. 8.54), traverse lat ralement la fosse cr nienne post rieure et sort par le canal hypoglosse (Fig. 8.53). Ce nerf innerve les muscles hyoglosse, styloglosse et g nioglosse ainsi que tous les muscles intrins ques de la
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langue. Une rencontre en face face est un premier contact important entre les individus. Une partie de cet change consiste utiliser des expressions faciales pour transmettre des motions. En fait, un m decin peut obtenir des informations importantes sur l tat de sant g n ral d un individu en observant le visage d un patient. Ainsi, une compr hension de l'organisation unique des diff rentes structures entre les arcades sourcili res en haut, le bord inf rieur de la mandibule en bas et jusqu'aux oreilles de chaque c t , la zone d finie comme le visage, est particuli rement utile dans la pratique de m decine. Les muscles du visage (Fig. 8.56) se d veloppent partir du deuxi me arc pharyng et sont innerv s par des branches du nerf facial [VII]. Ils se trouvent dans le fascia superficiel, avec une origine osseuse ou fascia et des insertions dans la peau. Parce que ces muscles contr lent les expressions du visage, ils sont parfois appel s muscles d expression faciale . Ils agissent galement comme sphincters et dilatateurs des orifices du visage (c'est- -dire les orbites, le nez et la bouche). Cette organisation organisationnelle en groupes fonctionnels fournit une approche logique pour comprendre ces muscles (Tableau 8.7). Deux muscles sont associ s au groupe orbitaire : l'orbiculaire oculi et l'ondulateur supercilii. L'orbiculaire oculi est un gros muscle qui entoure compl tement chaque orifice orbitaire et s' tend dans chaque paupi re (Fig. 8.57). Il ferme les paupi res. Il comporte deux parties principales : La partie orbitaire externe est un large anneau qui entoure l orifice orbitaire et s tend vers l ext rieur au-del du bord orbitaire. La partie palp brale interne se trouve dans les paupi res et est constitu e de fibres musculaires provenant du coin m dial de l' il qui se courbent autour de chaque paupi re pour s'attacher lat ralement. Les parties orbitaires et palp brales ont des r les sp cifiques jouer lors de la fermeture des paupi res. La partie palp brale ferme l' il en douceur, tandis que la partie orbitaire ferme l' il avec plus de force et produit quelques rides sur le front. Une petite partie lacrymale suppl mentaire du muscle orbiculaire oculi est profonde, en position m diale et s'attache l'os post rieur au sac lacrymal de l'appareil lacrymal dans l'orbite. Le deuxi me muscle du groupe orbitaire est le muscle ondulateur des sourcils, beaucoup plus petit (Fig. 8.57), qui s' tend profond ment jusqu'aux sourcils et au muscle orbiculaire de l'oeil et qui est actif lors du froncement des sourcils. Il na t de l'extr mit m diale de l'arcade sourcili re, passe vers le haut et lat ralement pour s'ins rer dans la peau de la moiti m diale du sourcil. Il attire les sourcils vers la ligne m diane, provoquant des rides verticales au-dessus du nez. Trois muscles sont associ s au groupe nasal : le nasalis, le procerus et le d presseur septi nasi (Fig. 8.58). Le muscle le plus grand et le mieux d velopp du groupe nasal est le muscle nasal, qui est actif lorsque les narines sont vas es (Fig. 8.58). Il est constitu d'une partie transversale (la narine du compresseur) et d'une partie alaire (la narine du dilatateur) : La partie transversale du nasal comprime les narines - elle provient du maxillaire et ses fibres passent vers le haut et m dialement pour s'ins rer, avec les fibres du m me muscle du c t oppos , dans une apon vrose traversant le dos du nez. La partie alaire du nasal tire les cartilages alaires vers le bas et lat ralement, ouvrant ainsi les narines. Elle provient du maxillaire, en dessous et en dedans de la partie transversale, et s'ins re dans le cartilage alaire. Le procerus est un petit muscle superficiel par rapport l'os nasal et est actif lorsqu'un individu fronce les sourcils (Fig. 8.58). Il na t de l'os nasal et de la partie sup rieure du cartilage nasal lat ral et s'ins re dans la peau sur la partie inf rieure du front, entre les sourcils. Il peut tre en continuit avec le ventre frontal du muscle occipitofrontal du cuir chevelu. Le procerus tire le bord m dial des sourcils vers le bas pour produire des rides transversales sur l'ar te du nez. Le dernier muscle du groupe nasal est le septi nasi abaisseur, un autre muscle qui contribue l' largissement des narines (Fig. 8.58). Ses fibres proviennent du maxillaire sup rieur, au-dessus de l'incisive centrale, et montent pour s'ins rer dans la partie inf rieure de la cloison nasale. L'abaisseur septi nasi tire le nez vers le bas, aidant ainsi la partie alaire du nasal ouvrir les narines. Les muscles du groupe oral font bouger les l vres et les joues. Ils comprennent les muscles orbiculaires et buccinateurs, ainsi qu'un groupe de muscles inf rieur et sup rieur (Fig. 8.59). Beaucoup de ces muscles se croisent juste lat ralement au coin de la bouche de chaque c t au niveau d une structure appel e modiolus. L'orbiculaire est un muscle complexe constitu de fibres qui encerclent compl tement la bouche (Fig
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. 8.59). Sa fonction est apparente en pin ant les l vres, comme cela se produit lors du sifflement. Certaines de ses fibres proviennent pr s de la ligne m diane du maxillaire sup rieur et de la mandibule inf rieure, tandis que d'autres fibres proviennent la fois du buccinateur, de la joue, et des nombreux autres muscles agissant sur les l vres. Il s'ins re dans le la peau et les muqueuses des l vres, et en elle-m me. La contraction de l'orbiculaire r tr cit la bouche et ferme les l vres. Le buccinateur constitue la composante musculaire de la joue et est utilis chaque fois que de l'air dilatant les joues est expuls avec force (Fig. 8.59 et 8.60). C'est dans l'espace entre la mandibule et le maxillaire, en profondeur par rapport aux autres muscles faciaux de la r gion. Le buccinateur na t de la partie post rieure du maxillaire et de la mandibule oppos e aux molaires et au raph pt rygomandibulaire, qui est une bande tendineuse entre l'hamulus pt rygo dien en haut et la mandibule en bas et constitue un point d'attache pour le buccinateur et les muscles constricteurs pharyng s sup rieurs. Les fibres du buccinateur passent vers le coin de la bouche pour s'ins rer dans les l vres, se m langeant de mani re unique aux fibres de l'orbiculaire. Les fibres centrales du buccinateur se croisent de sorte que les fibres inf rieures p n trent dans la l vre sup rieure et les fibres sup rieures p n trent dans la l vre inf rieure (Fig. 8.60). Les fibres les plus hautes et les plus basses du buccinateur ne traversent pas et ne p n trent pas respectivement dans les l vres sup rieure et inf rieure. La contraction du buccinateur presse la joue contre les dents. Cela maintient la joue tendue et facilite la mastication en emp chant la nourriture de s'accumuler entre les dents et la joue. Le muscle contribue galement l expulsion forc e de l air des joues. Groupe inf rieur des muscles buccaux Les muscles du groupe inf rieur sont constitu s de l'abaisseur du coin de la bouche, de l'abaisseur de la l vre inf rieure. et mental (Fig. 8.59). Le d presseur anguli oris est actif lors du froncement de sourcils. Il appara t le long du c t de la mandibule, sous les canines, les pr molaires et les premi res molaires et s'ins re dans la peau et dans la partie sup rieure de l'orbiculaire, pr s du coin de la bouche. Il d prime le coin de la bouche. Le d presseur labii inf rieur na t de l'avant de la mandibule, en profondeur jusqu'au d presseur anguli oris. Ses fibres se d placent vers le haut et vers le milieu, certaines fusionnant avec les fibres du m me muscle du c t oppos et les fibres de l'orbiculaire avant de s'ins rer dans la l vre inf rieure. Il abaisse la l vre inf rieure et la d place lat ralement. Le mentalis aide positionner la l vre lorsque l on boit dans une tasse ou lorsque l on fait la moue. C'est le muscle le plus profond du groupe inf rieur issu de la mandibule juste en dessous des incisives, avec ses fibres passant vers le bas et m dialement pour s'ins rer dans la peau du menton. Il soul ve et fait saillie la l vre inf rieure tout en plissant la peau du menton. Groupe sup rieur des muscles buccaux Les muscles du groupe sup rieur des muscles buccaux sont constitu s du risorius, du grand zygomatique, du mineur zygomatique, du releveur des l vres sup rieures, du releveur des l vres sup rieures alaque nasi et du releveur de l'angle oris (Fig. 8.59). Le risorius contribue produire un sourire (Fig. 8.59). Il s agit d un muscle fin et superficiel qui s tend lat ralement partir du coin de la bouche dans une direction l g rement ascendante. La contraction de ses fibres tire la commissure de la bouche lat ralement et vers le haut. Le grand zygomatique et le petit zygomatique contribuent produire le sourire (Fig. 8.59). Le grand zygomatique est un muscle superficiel qui na t profond ment jusqu' l'orbiculaire de l' il le long de la partie post rieure de la surface lat rale de l'os zygomatique, et passe vers le bas et vers l'avant, se m langeant avec l'orbiculaire de l' il et s'ins rant dans la peau au coin de la bouche. Le mineur zygomatique na t de l'os zygomatique ant rieur l'origine du majeur zygomatique, est parall le au trajet du majeur zygomatique et s'ins re dans la l vre sup rieure en dedans du coin de la bouche. Les deux muscles zygomatiques soul vent le coin de la bouche et le d placent lat ralement. Le releveur des l vres sup rieures approfondit le sillon entre le nez et la commissure de la bouche pendant la tristesse (Fig. 8.59). Il na t du maxillaire juste au-dessus du foramen infra-orbitaire et ses fibres passent vers le bas et m dialement pour se fondre avec l'orbiculaire et s'ins rer dans la peau de la l vre sup rieure. Le releveur des l vres sup rieures alaeque nasi est m dial par rapport au releveur des l vres sup rieures, na t du maxillaire pr s du nez et s'ins re la fois dans le cartilage alaire du nez et dans la peau de la l vre sup rieure (Fig. 8.59). Cela peut aider faire exp
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loser les narines. Le releveur anguli oris est plac plus profond ment et recouvert par les deux autres releveurs et les muscles zygomatiques (Fig. 8.59). Il na t du maxillaire, juste en dessous du foramen infra-orbitaire et s'ins re dans la peau au coin de la bouche. Il l ve le coin de la bouche et peut aider creuser le sillon entre le nez et le coin de la bouche en cas de tristesse. Plusieurs muscles ou groupes de muscles suppl mentaires ne se trouvant pas dans la zone d finie comme le visage, mais d riv s du deuxi me arc pharyng et innerv s par le nerf facial [VII], sont consid r s comme des muscles d'expression faciale. Ils comprennent les muscles platysma, auriculaire et occipitofrontal (voir Fig. 8.56). Le platysma est une grande et fine couche de muscle situ e dans le fascia superficiel du cou. Il na t sous la clavicule dans la partie sup rieure du thorax et monte travers le cou jusqu' la mandibule. ce stade, les fibres les plus m diales s ins rent sur la mandibule, tandis que les fibres lat rales rejoignent les muscles autour de la bouche. Le platysma tend la peau du cou et peut faire descendre la l vre inf rieure et les commissures de la bouche. Trois de ces muscles, autres muscles de l'expression faciale , sont associ s l'oreille : les muscles auriculaires ant rieur, sup rieur et post rieur (Fig. 8.61) : Le muscle ant rieur est ant rolat ral et tire l oreille vers le haut et vers l avant. Le muscle sup rieur est sup rieur et l ve l'oreille. Le muscle post rieur est post rieur et r tracte et l ve l'oreille. L'occipitofrontalis est le dernier muscle de cette cat gorie des autres muscles d'expression faciale et est associ au cuir chevelu (voir Fig. 8.56). Il se compose d'un ventre frontal en avant et d'un ventre occipital en arri re. Un tendon apon vrotique relie les deux : Le ventre frontal recouvre le front et est rattach la peau des sourcils. Le ventre occipital na t de la face post rieure du cr ne et est plus petit que le ventre frontal. Les muscles occipitofrontaux d placent le cuir chevelu et plissent le front. Les glandes parotides sont la plus grande des trois paires de glandes salivaires principales de la t te et de nombreuses structures les traversent. Ils sont ant rieurs et inf rieurs la moiti inf rieure de l'oreille, superficiels, post rieur et profond par rapport la branche montante de la mandibule (Fig. 8.62). Ils s' tendent jusqu'au bord inf rieur de la mandibule et jusqu' l'arcade zygomatique. En arri re, ils recouvrent la partie ant rieure du muscle sternocl idomasto dien et se poursuivent en avant jusqu' mi-chemin travers le muscle mass ter. Le canal parotide quitte le bord ant rieur de la glande parotide mi-chemin entre l'arc zygomatique et la commissure de la bouche (Fig. 8.62). Il traverse le visage dans une direction transversale et, apr s avoir travers le bord m dial du muscle mass ter, se transforme profond ment dans le coussinet adipeux buccal et perce le muscle buccinateur. Il s'ouvre dans la cavit buccale pr s de la deuxi me molaire sup rieure. passer juste en profondeur jusqu' la glande parotide. Il s'agit notamment du nerf facial [VII], de l'art re carotide externe et de ses branches, ainsi que de la veine r tromandibulaire et de ses affluents (Fig. 8.62). Le nerf facial [VII] sort du cr ne par le foramen stylomasto dien puis passe dans la glande parotide, o il se divise g n ralement en troncs sup rieur et inf rieur. Ceux-ci traversent la substance de la glande parotide, o il peut y avoir d'autres ramifications et anastomoses des nerfs. Cinq groupes terminaux de branches du nerf facial [VII] les branches temporale, zygomatique, buccale, marginale mandibulaire et cervicale mergent des bords sup rieur, ant rieur et inf rieur de la glande parotide (Fig. 8.62). Les relations intimes entre le nerf facial [VII] et la glande parotide font que l'ablation chirurgicale de la glande parotide est une dissection difficile si l'on veut pargner toutes les branches du nerf facial [VII]. L'art re carotide externe p n tre ou p n tre profond ment dans le bord inf rieur de la glande parotide (Fig. 8.62). En se poursuivant en direction sup rieure, elle d gage l'art re auriculaire post rieure avant de se diviser en ses deux branches terminales (les art res maxillaire et temporale superficielle) pr s du bord inf rieur de l'oreille : L'art re maxillaire passe horizontalement, profond ment jusqu' la mandibule. L'art re temporale superficielle se poursuit en direction sup rieure et merge du bord sup rieur de la glande apr s avoir d gag l'art re faciale transverse. La veine r tromandibulaire se forme dans la substance de la glande parotide lorsque les veines temporales superficielles et maxillaires se rejoignent (Fig. 8.62) et passe vers le bas dans la substance de la glande parotide. Il se divise g n ralement en branches ant rieures et post rieures juste en dessous du bord inf rieur de la glande. La glande parotide re oit son a
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pport art riel des nombreuses art res qui traversent sa substance. L'innervation sensorielle de la glande parotide est assur e par le nerf auriculotemporal, qui est une branche du nerf mandibulaire [V3]. Cette division du nerf trijumeau sort du cr ne par le foramen ovale. Le nerf auriculotemporal transporte galement les fibres s cr tomotrices jusqu' la glande parotide. Ces fibres parasympathiques postganglionnaires ont leur origine dans le ganglion otique associ au nerf mandibulaire [V3] et sont juste inf rieures au foramen ovale. Les fibres parasympathiques pr ganglionnaires du ganglion otique proviennent du nerf glossopharyng [IX]. Au cours du d veloppement, un nerf cr nien s'associe chacun des arcs pharyng s. tant donn que le visage d rive principalement des premier et deuxi me arcs pharyng s, l innervation des structures faciales voisines est la suivante : Le nerf trijumeau [V] innerve les structures faciales d riv es du premier arc. Le nerf facial [VII] innerve les structures faciales d riv es du deuxi me arc. tant donn que le visage d rive d'un certain nombre de structures provenant du premier arc pharyng , l'innervation cutan e du visage se fait par des branches du nerf trijumeau [V]. Le nerf trijumeau [V] se divise en trois divisions principales : ophtalmique [V1], maxillaire [V2] et mandibulaire [V3] avant de quitter la fosse cr nienne moyenne (Fig. 8.64). Chacune de ces divisions sort de la cavit cr nienne pour innerver une partie du visage, de sorte que la majeure partie de la peau recouvrant le visage est innerv e uniquement par des branches du nerf trijumeau [V]. L'exception est une petite zone couvrant l'angle et le bord inf rieur de la branche montante de la mandibule et certaines parties de l'oreille, o les nerfs facial [VII], vague [X] et cervical contribuent l'innervation. Le nerf ophtalmique [V1] sort du cr ne par la fissure orbitaire sup rieure et entre dans l'orbite. Ses branches (Fig. 8.64) qui innervent le visage comprennent : les nerfs supra-orbitaux et supratrochl aires, qui quittent l'orbite vers le haut et innervent la paupi re sup rieure, le front et le cuir chevelu ; le nerf infratrochl aire, qui sort de l'orbite dans l'angle m dial pour innerver la moiti m diale de la paupi re sup rieure, la peau dans la zone de l'angle m dial et le c t du nez ; le nerf lacrymal, qui sort de l'orbite dans l'angle lat ral pour innerver la moiti lat rale de la paupi re sup rieure et la peau dans la zone de l'angle lat ral ; et le nerf nasal externe, qui irrigue la partie ant rieure du nez (Fig. 8.65). Le nerf maxillaire [V2] sort du cr ne par le foramen rotundum. Les branches (Fig. 8.64) qui innervent le visage comprennent : une petite branche zygomaticotemporale, qui sort de l'os zygomatique et alimente une petite zone de la tempe ant rieure au-dessus de l'arcade zygomatique ; une petite branche zygomaticofaciale, qui sort de l'os zygomatique et irrigue une petite zone de peau sur l'os zygomatique ; et le gros nerf infra-orbitaire, qui sort du maxillaire par le foramen infra-orbitaire et se divise imm diatement en plusieurs branches pour alimenter la paupi re inf rieure, la joue, le c t du nez et la l vre sup rieure (Fig. 8.65). Le nerf mandibulaire [V3] sort du cr ne par le foramen ovale. Les branches (Fig. 8.65) innervant le visage comprennent : le nerf auriculotemporal, qui p n tre dans le visage juste en arri re de l'articulation temporomandibulaire, traverse la glande parotide et monte juste en avant de l'oreille pour alimenter le m at acoustique externe, la surface du membrane tympanique (tympan) et une grande partie de la tempe ; le nerf buccal, qui se trouve la surface du muscle buccinateur irriguant la joue ; et le nerf mentonnier, qui sort de la mandibule par le foramen mentonnier et se divise imm diatement en plusieurs branches pour alimenter la peau et la membrane muqueuse de la l vre inf rieure et la peau du menton (Fig. 8.65). Les muscles du visage, ainsi que ceux associ s l oreille externe et au cuir chevelu, d rivent du deuxi me arc pharyng . Le nerf cr nien associ cet arc est le nerf facial [VII] et donc des branches du nerf facial [VII] innervent tous ces muscles. Le nerf facial [VII] sort de la fosse cr nienne post rieure par le m at acoustique interne. Il traverse l'os temporal en d gageant plusieurs branches et merge de la base du cr ne par le foramen stylomasto dien (Fig. 8.66). ce stade, il d gage le nerf auriculaire post rieur. Cette branche passe vers le haut, derri re l'oreille, pour alimenter le ventre occipital du muscle occipitofrontal du cuir chevelu et le muscle auriculaire post rieur de l'oreille. La tige principale du nerf facial [VII] d gage alors une autre branche, qui innerve le ventre post rieur du muscle digastrique et du muscle stylo-hyo dien. ce stade, le nerf facial [VII] p n tre dans la surface profonde de la glande parotide (Fig. 8.66B). Une fois dans la glande parotide, la tige principale du nerf facial [VII
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] se divise g n ralement en branches sup rieure (temporo-faciale) et inf rieure (cervico-faciale). Lorsque ces branches traversent la substance de la glande parotide ils peuvent se ramifier davantage ou participer un r seau anastomotique (le plexus parotide). Quels que soient les types d interconnexions, cinq groupes terminaux de branches du nerf facial [VII] les branches temporale, zygomatique, buccale, marginale mandibulaire et cervicale mergent de la glande parotide (Fig. 8.66A). Bien qu il existe des variations dans le mod le de distribution des cinq groupes terminaux de branches, le mod le de base est le suivant : Des branches temporales sortent du bord sup rieur de la glande parotide pour alimenter les muscles de la tempe, du front et de la zone supra-orbitaire. Des branches zygomatiques mergent du bord ant ro-sup rieur de la glande parotide pour alimenter les muscles de la zone infra-orbitaire, de la zone nasale lat rale et de la l vre sup rieure. Des branches buccales mergent du bord ant rieur de la glande parotide pour alimenter les muscles de la joue, de la l vre sup rieure et du coin de la bouche. Des branches mandibulaires marginales mergent du bord ant ro-inf rieur de la glande parotide pour alimenter les muscles de la l vre inf rieure et du menton. Des branches cervicales mergent du bord inf rieur de la glande parotide pour alimenter le platysma. L'apport art riel au visage provient principalement des branches de l'art re carotide externe, bien qu'il existe un apport limit provenant d'une branche de l'art re carotide interne. De m me, la majeure partie du retour veineux revient la veine jugulaire interne, bien que certaines connexions importantes depuis le visage entra nent un retour veineux via une voie intracr nienne cliniquement pertinente impliquant le sinus caverneux. L'art re faciale est le principal vaisseau irriguant le visage (Fig. 8.67). Il part de la surface ant rieure de l'art re carotide externe, traverse les structures profondes du cou et appara t au bord inf rieur de la mandibule apr s tre pass en arri re de la glande sous-maxillaire. S'incurvant autour du bord inf rieur de la mandibule juste en avant du mass ter, l o son pouls peut tre ressenti, l'art re faciale p n tre ensuite dans le visage. partir de ce point, l art re faciale s tend vers le haut et vers le milieu selon un parcours tortueux. Elle passe le long du nez et se termine par l'art re angulaire au coin m dial de l' il. Le long de son trajet, l'art re faciale est profonde jusqu'au platysma, au risorius et au zygomaticus majeur et mineur, superficielle jusqu'au buccinator et au levator anguli oris, et peut passer superficiellement vers ou travers le releveur des l vres sup rieures. Les branches de l'art re faciale comprennent les branches labiales sup rieure et inf rieure et la branche nasale lat rale (Fig. 8.67). Les branches labiales naissent pr s de la commissure de la bouche : La branche labiale inf rieure alimente la l vre inf rieure. La branche labiale sup rieure alimente la l vre sup rieure et fournit galement une branche la cloison nasale. Pr s de la ligne m diane, les branches labiales sup rieure et inf rieure s'anastomosent avec leurs art res compagnes du c t oppos du visage. Cela fournit une connexion importante entre les art res faciales et le art res carotides externes de c t s oppos s. La branche nasale lat rale est une petite branche issue de l art re faciale lorsqu elle passe le long du nez. Il alimente la surface lat rale et le dos du nez. Un autre contributeur l'apport vasculaire du visage est l'art re transverse faciale (Fig. 8.67), qui est une branche de l'art re temporale superficielle (la plus petite des deux branches terminales de l'art re carotide externe). L'art re faciale transverse na t de l'art re temporale superficielle l'int rieur de la substance de la glande parotide, traverse la glande et traverse le visage dans une direction transversale. Situ la surface superficielle du muscle mass ter, il se situe entre l'arc zygomatique et le canal parotide. Branches de l'art re maxillaire L'art re maxillaire, la plus grande des deux branches terminales de l'art re carotide externe, d gage plusieurs petites branches qui contribuent l'irrigation art rielle du visage : L'art re infra-orbitaire p n tre dans le visage par le foramen infra-orbitaire et irrigue la paupi re inf rieure, la l vre sup rieure et la zone situ e entre ces structures. L'art re buccale p n tre dans le visage par la surface superficielle du muscle buccinateur et alimente les structures de cette zone. L'art re mentonni re p n tre dans le visage par le foramen mentonnier et irrigue le menton. Branches de l'art re ophtalmique Trois petites art res issues de l'art re carotide interne contribuent galement l'irrigation art rielle du visage. Ces vaisseaux naissent de l'art re ophtalmique, une branche de l'art re carotide interne, apr s que l'art re ophtalmique entre dans
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l'orbite : Les art res zygomaticofaciale et zygomaticotemporale proviennent de la branche lacrymale de l'art re ophtalmique (Fig. 8.67), p n trent dans le visage par les foramens zygomatico-facial et zygomaticotemporal et irriguent la zone du visage situ e au-dessus de l'os zygomatique. L'art re nasale dorsale, une branche terminale de l'art re ophtalmique, sort de l'orbite par le coin m dial et irrigue le dos du nez. Les art res supraorbitales et supratrochl aires irriguent le cuir chevelu ant rieur. La veine faciale est la principale veine drainant le visage (Fig. 8.67). Son point d'origine se situe pr s du coin m dial de l'orbite lorsque les veines supratrochl aire et supra-orbitaire se rejoignent pour former la veine angulaire. Cette veine devient la veine faciale mesure qu'elle progresse vers le bas et prend une position juste en arri re de l'art re faciale. La veine faciale descend travers le visage avec l'art re faciale jusqu' atteindre le bord inf rieur de la mandibule. Ici, l'art re et la veine se s parent et la veine faciale passe superficiellement jusqu' la glande sous-maxillaire pour entrer dans la veine jugulaire interne. Tout au long de son parcours, la veine faciale re oit des affluents de veines drainant les paupi res, le nez externe, les l vres, la joue et le menton qui accompagnent les diff rentes branches de l'art re faciale. La veine transversale faciale est une petite veine qui accompagne l'art re transversale faciale dans son trajet travers le visage (Fig. 8.67). Il se jette dans la veine temporale superficielle au sein de la substance de la glande parotide. En traversant le visage, la veine faciale a de nombreuses connexions avec des canaux veineux passant dans les r gions plus profondes de la t te (Fig. 8.68) : pr s du coin m dial de l'orbite, elle communique avec les veines ophtalmiques ; au niveau de la joue, il communique avec les veines passant dans le foramen infra-orbitaire ; il communique galement avec les veines passant dans les r gions plus profondes du visage (c'est- -dire la veine faciale profonde se connectant au plexus pt rygo dien des veines). Tous ces canaux veineux ont des interconnexions avec le sinus caverneux intracr nien par l'interm diaire de veines missaires qui relient les veines intracr niennes aux veines extracr niennes. Il n y a pas de valvules dans la veine faciale ni dans aucun autre canal veineux de la t te, le sang peut donc circuler dans n importe quelle direction. En raison des interconnexions entre les veines, les infections du visage, principalement au-dessus de la bouche (c'est- -dire la zone dangereuse ) doivent tre trait es avec le plus grand soin afin d' viter la diss mination de mat riel infectieux dans une direction intracr nienne. Le drainage lymphatique du visage se dirige principalement vers trois groupes de ganglions lymphatiques (Fig. 8.69) : les ganglions sous-mentonnaires inf rieurs et post rieurs au menton, qui drainent bilat ralement les lymphatiques de la partie m diale de la l vre inf rieure et du menton ; ganglions sous-maxillaires superficiels la glande sous-maxillaire et inf rieurs au corps de la mandibule, qui drainent les lymphatiques du coin m dial de l'orbite, de la majeure partie du nez externe, de la partie m diale de la joue, de la l vre sup rieure et de la partie lat rale de la l vre inf rieure qui suit le trajet de l'art re faciale ; ganglions pr -auriculaires et parotidiens ant rieurs l'oreille, qui drainent les lymphatiques de la majeure partie des paupi res, d'une partie du nez externe et de la partie lat rale de la joue. Le cuir chevelu est la partie de la t te qui s' tend des arcades sourcili res en avant jusqu' la protub rance occipitale externe et aux lignes nuchales sup rieures en arri re. Lat ralement, il se poursuit vers le bas jusqu' l'arc zygomatique. Le cuir chevelu est une structure multicouche avec des couches qui peuvent tre d finies par le mot lui-m me : S peau, C tissu conjonctif (dense), A - couche apon vrotique, L : tissu conjonctif l che, et P p ricr ne (Fig. 8.70). L examen des couches du cuir chevelu r v le que les trois premi res couches sont troitement li es ensemble, formant une seule unit . Cette unit est parfois appel e cuir chevelu proprement dit et constitue le tissu arrach lors de blessures graves caus es par le scalping . La peau est la couche externe du cuir chevelu (Fig. 8.70 et 8.71). Sa structure est similaire celle de la peau sur tout le corps, l exception du fait que des poils sont pr sents sur une grande partie de celle-ci. Au plus profond de la peau se trouve un tissu conjonctif dense. Cette couche ancre la peau la troisi me couche et contient les art res, les veines et les nerfs alimentant le cuir chevelu. Lorsque le cuir chevelu est coup , le tissu conjonctif dense entourant les vaisseaux a tendance maintenir ouverts les vaisseaux coup s. Cela entra ne des saignements abondants. La couche la plus profonde des trois premi res
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couches est la couche apon vrotique. Fermement attach e la peau par le tissu conjonctif dense de la deuxi me couche, cette couche est constitu e du muscle occipitofrontal, qui pr sente un ventre frontal en avant, un ventre occipital en arri re et un tendon apon vrotique - l'apon vrose picr nienne. (galea aponeurotica) reliant les deux (Fig. 8.72). Le ventre frontal de l'occipitofrontalis commence en avant l o il est attach la peau des sourcils. Il passe vers le haut, travers le front, pour devenir en continuit avec le tendon apon vrotique. Post rieurement, chaque ventre occipital de l'occipitofrontal na t de la partie lat rale de la ligne nucale sup rieure de l'os occipital et de l'apophyse masto de de l'os temporal. Il passe galement vers le haut pour s'attacher au tendon apon vrotique. Les muscles occipitofrontaux d placent le cuir chevelu, plissent le front et rel vent les sourcils. Le ventre frontal est innerv par les branches temporales du nerf facial [VII] et le ventre post rieur par la branche auriculaire post rieure. Une couche de tissu conjonctif l che s pare la couche apon vrotique du p ricr ne et facilite le mouvement du cuir chevelu proprement dit sur la calvaire (Fig. 8.70 et 8.72). En raison de leur consistance, les infections ont tendance se localiser et se propager travers le tissu conjonctif l che (voir aussi En clinique la p. 878). Le p ricr ne est la couche la plus profonde du cuir chevelu et constitue le p rioste sur la surface externe de la calvaire. Il est fix aux os de la calvaire mais est amovible, sauf au niveau des sutures. L'innervation sensorielle du cuir chevelu provient de deux sources principales, les nerfs cr niens ou les nerfs cervicaux, selon qu'elle est ant rieure ou post rieure aux oreilles et au sommet de la t te (Fig. 8.73). Le muscle occipitofrontal est innerv par les branches du muscle facial. nerf [VII]. En avant des oreilles et du vertex Les branches du nerf trijumeau [V] irriguent le cuir chevelu en avant des oreilles et du sommet de la t te (Fig. 8.73). Ces branches sont les nerfs supratrochl aire, supra-orbital, zygomaticotemporal et auriculotemporal : Le nerf supratrochl aire quitte l'orbite, traverse le muscle frontal, continue vers le haut sur le devant du front et alimente le devant du front pr s de la ligne m diane. Le nerf supra-orbitaire quitte l'orbite par l'encoche ou foramen supra-orbitaire, traverse le muscle frontal et continue vers le haut travers le cuir chevelu jusqu'au sommet de la t te. Le nerf zygomaticotemporal sort du cr ne par un foramen dans l'os zygomatique et irrigue le cuir chevelu sur une petite zone ant rieure de la tempe. Le nerf auriculotemporal sort du cr ne, p n tre profond ment dans la glande parotide, passe juste en avant de l'oreille, continue en haut en avant de l'oreille jusqu' atteindre presque le sommet de la t te, et irrigue le cuir chevelu au-dessus de la r gion temporale et en avant de l'oreille. pr s du sommet. Post rieur aux oreilles et au vertex En arri re des oreilles et du vertex, l'innervation sensorielle du cuir chevelu est assur e par les nerfs cervicaux, en particulier les branches des niveaux C2 et C3 de la moelle pini re (Fig. 8.73). Ces branches sont le grand nerf auriculaire, le petit occipital, le grand occipital et le troisi me nerf occipital : Le nerf grand auriculaire est une branche du plexus cervical, na t des branches ant rieures des nerfs spinaux C2 et C3, monte la surface du muscle sternocl idomasto dien et innerve une petite zone du cuir chevelu juste en arri re de l'oreille. Le petit nerf occipital est galement une branche du plexus cervical, na t de la branche ant rieure du nerf spinal C2, monte sur le bord post rieur du muscle sternocl idomasto dien et irrigue une zone du cuir chevelu post rieure et sup rieure l'oreille. Le nerf grand occipital est une branche de la branche post rieure du nerf spinal C2, merge juste en dessous du muscle obliquus capitis inf rieur, monte superficiellement jusqu'au triangle sous-occipital, perce les muscles semi- pineux de la t te et les trap zes, puis s' tend pour alimenter un grand partie du cuir chevelu post rieur jusqu'au sommet. Le troisi me nerf occipital est une branche de la branche post rieure du nerf spinal C3, perce les muscles semi- pineux de la t te et les trap zes et irrigue une petite zone de la partie inf rieure du cuir chevelu. Les art res irriguant le cuir chevelu (Fig. 8.74) sont des branches soit de l'art re carotide externe, soit de l'art re ophtalmique, qui est une branche de l'art re carotide interne. Branches de l'art re ophtalmique Les art res supratrochl aire et supra-orbitaire irriguent les faces ant rieure et sup rieure du cuir chevelu. Ils partent de l'art re ophtalmique lorsqu'elle est dans l'orbite, continuent travers l'orbite et sortent sur le front en association avec les nerfs supratrochl aire et supra-orbitaire. Comme les nerfs, les art res remontent travers le front p
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our alimenter le cuir chevelu jusqu'au sommet de la t te. Branches de l'art re carotide externe Trois branches de l'art re carotide externe irriguent la plus grande partie du cuir chevelu : les art res temporale superficielle, auriculaire post rieure et occipitale irriguent les faces lat rale et post rieure du cuir chevelu (Fig. 8.74) : La plus petite branche (l'art re auriculaire post rieure) quitte la face post rieure de l'art re carotide externe, traverse des structures plus profondes et merge pour alimenter une zone du cuir chevelu post rieure l'oreille. L'art re occipitale merge galement de la face post rieure de l'art re carotide externe, qui monte dans une direction post rieure, traverse plusieurs couches de musculature du dos et merge pour alimenter une grande partie de la face post rieure du cuir chevelu. La troisi me branche art rielle irriguant le cuir chevelu est l'art re temporale superficielle, une branche terminale de l'art re carotide externe qui passe en haut, juste en avant de l'oreille, se divise en branches ant rieures et post rieures et alimente presque toute la face lat rale du cuir chevelu. Les veines drainant le cuir chevelu suivent un sch ma similaire aux art res : Les veines supratrochl aires et supra-orbitales drainent la partie ant rieure du cuir chevelu depuis les arcades sourcili res jusqu'au sommet de la t te (Fig. 8.74), passent en dessous des arcades sourcili res, communiquent avec les veines ophtalmiques de l'orbite et continuent en bas jusqu' participer la formation de la veine angulaire, qui est l'affluent sup rieur de la veine faciale. La veine temporale superficielle draine toute la zone lat rale du cuir chevelu avant de passer vers le bas pour rejoindre la formation de la veine r tromandibulaire. La veine auriculaire post rieure draine la zone du cuir chevelu situ e en arri re de l'oreille et se jette finalement dans un affluent de la veine r tromandibulaire. La veine occipitale draine la face post rieure du cuir chevelu depuis la protub rance occipitale externe et les lignes nuchales sup rieures jusqu'au sommet de la t te ; plus profond ment, il traverse la musculature de la partie post rieure du cou pour participer la formation du plexus veineux du triangle sous-occipital. Le drainage lymphatique du cuir chevelu suit g n ralement le sch ma de distribution art rielle. Les vaisseaux lymphatiques de la r gion occipitale s' coulent initialement vers les n uds occipitaux proches de l'attache du muscle trap ze la base du cr ne (Fig. 8.75). Plus loin le long du trajet, les n uds occipitaux se jettent dans les n uds cervicaux profonds sup rieurs. Il existe galement un certain drainage direct vers les ganglions cervicaux profonds sup rieurs partir de cette partie du cuir chevelu. Les lymphatiques de la partie sup rieure du cuir chevelu s coulent dans deux directions : En arri re du sommet de la t te, ils se drainent vers les n uds masto diens (n uds auriculaires r tro-auriculaires/post rieurs) en arri re de l'oreille, pr s de l'apophyse masto de de l'os temporal, et les vaisseaux eff rents de ces n uds se drainent vers les n uds cervicaux profonds sup rieurs. En avant du sommet de la t te, ils se drainent vers les n uds pr -auriculaires et parotidiens ant rieurs l'oreille la surface de la glande parotide. Enfin, il peut y avoir un certain drainage lymphatique du front vers les ganglions sous-mandibulaires via des vaisseaux eff rents qui suivent l'art re faciale. Les orbites sont des structures bilat rales situ es dans la moiti sup rieure du visage, sous la fosse cr nienne ant rieure et en avant de la fosse cr nienne moyenne, qui contiennent le globe oculaire, le nerf optique, les muscles extra-oculaires, l'appareil lacrymal, le tissu adipeux, le fascia et le nerfs et vaisseaux qui alimentent ces structures. Sept os contribuent la charpente de chaque orbite (Fig. 8.76). Ce sont les os maxillaire, zygomatique, frontal, ethmo de, lacrymal, sph no de et palatin. Ensemble, ils donnent l'orbite osseuse la forme d'une pyramide, avec sa large base s'ouvrant en avant sur la face et son sommet s' tendant dans une direction post ro-m diale. La configuration pyramidale est compl t e par des parois m diale, lat rale, sup rieure et inf rieure. Le sommet de l'orbite osseuse en forme de pyramide est le foramen optique, tandis que la base (le bord orbitaire) est form e : en haut par l'os frontal, en m dial par l'apophyse frontale du maxillaire, en bas par l'apophyse zygomatique du maxillaire et le l'os zygomatique, et lat ralement par l'os zygomatique, l'apophyse frontale de l'os zygomatique et l'apophyse zygomatique de l'os frontal. Le toit (paroi sup rieure) de l'orbite osseuse est constitu de la partie orbitaire de l'os frontal avec une petite contribution de l'os sph no de (Fig. 8.76). Cette fine plaque osseuse s pare le contenu de l'orbite du cerveau dans la fosse cr nienne ant rieure. Les caract ristiques uniques de la paroi sup rieure compr
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ennent : en ant rom dial, la fov a trochl aire, pour la fixation d'une poulie travers laquelle passe le muscle oblique sup rieur, et l'intrusion possible d'une partie du sinus frontal ; ant rolat ralement, une d pression (la fosse lacrymale) pour la partie orbitaire de la glande lacrymale. En arri re, la petite aile du sph no de compl te le toit. Les parois m diales des orbites osseuses appari es sont parall les les unes aux autres et chacune est constitu e de quatre os : les os maxillaire, lacrymal, ethmo de et sph no de (Fig. 8.76). Le plus grand contributeur la paroi m diale est la plaque orbitaire de l'os ethmo de. Cette partie de l'os ethmo de contient des collections de cellules ethmo dales, clairement visibles dans un cr ne s ch . galement visibles, la jonction entre le toit et la paroi m diale, g n ralement associ es la suture frontoethmo dale, se trouvent les foramens ethmo daux ant rieur et post rieur. Les nerfs et vaisseaux ethmo daux ant rieurs et post rieurs quittent l orbite par ces ouvertures. En avant de l'os ethmo de se trouve le petit os lacrymal, et le processus frontal du maxillaire compl te la partie ant rieure de la paroi m diale. Ces deux os participent la formation du sillon lacrymal, qui contient le sac lacrymal et est d limit par la cr te lacrymale post rieure (partie de l'os lacrymal) et la cr te lacrymale ant rieure (partie du maxillaire). En arri re de l'os ethmo de, la paroi m diale est compl t e par une petite partie de l'os sph no de, qui fait partie de la paroi m diale du canal optique. Le plancher (paroi inf rieure) de l'orbite osseuse, qui est galement le toit du sinus maxillaire, est constitu principalement de la surface orbitaire du maxillaire (Fig. 8.76), avec de petites contributions des os zygomatiques et palatins. La fissure orbitaire inf rieure commence en arri re et continue le long de la limite lat rale du plancher de l'orbite osseuse. Au-del de l'extr mit ant rieure de la fissure, l'os zygomatique compl te le plancher de l'orbite osseuse. Post rieurement, le processus orbitaire de l'os palatin apporte une petite contribution au plancher de l'orbite osseuse pr s de la jonction des os maxillaire, ethmo de et sph no de. La paroi lat rale de l'orbite osseuse est constitu e des contributions de deux os : en avant, l'os zygomatique et en arri re, la grande aile de l'os sph no de (Fig. 8.76). La fissure orbitaire sup rieure se situe entre la grande aile du sph no de et la petite aile du sph no de qui fait partie du toit. Les paupi res sup rieures et inf rieures sont des structures ant rieures qui, lorsqu'elles sont ferm es, prot gent la surface du globe oculaire. L'espace entre les paupi res, lorsqu'elles sont ouvertes, est la fissure palp brale. Les couches des paupi res, d'avant en arri re, sont constitu es de peau, de tissu sous-cutan , de muscle volontaire, de septum orbitaire, de tarse et de conjonctive (Fig. 8.77). Les paupi res sup rieures et inf rieures ont une structure fondamentalement similaire, l exception de l ajout de deux muscles dans la paupi re sup rieure. La peau des paupi res n'est pas particuli rement substantielle et seule une fine couche de tissu conjonctif s pare la peau de la couche musculaire volontaire sous-jacente (Fig. 8.77). La fine couche de tissu conjonctif et sa disposition l che expliquent l accumulation de liquide (sang) en cas de blessure. Les fibres musculaires rencontr es ensuite dans une direction ant ro-post rieure travers la paupi re appartiennent la partie palp brale de l'orbiculaire oculi (Fig. 8.77). Ce muscle fait partie du plus grand muscle orbiculaire oculi, qui se compose principalement de deux parties : une partie orbitale, qui entoure l'orbite, et la partie palp brale, qui se trouve dans les paupi res. L'orbiculaire oculi est innerv par le nerf facial [VII] et ferme les paupi res. La partie palp brale est fine et ancr e m dialement par le ligament palp bral m dial (Fig. 8.78), qui s'attache la cr te lacrymale ant rieure et se m lange lat ralement aux fibres du muscle de la paupi re inf rieure au niveau du ligament palp bral lat ral (Fig. 8.78). Une troisi me partie du muscle orbiculaire oculi identifiable est constitu e de fibres situ es sur le bord m dial, qui passent profond ment pour s'attacher la cr te lacrymale post rieure. Ces fibres constituent la partie lacrymale du orbiculaire oculi, qui peut tre impliqu dans le drainage des larmes. Au plus profond de la partie palp brale de l'orbiculaire oculi se trouve une extension du p rioste dans les paupi res sup rieures et inf rieures partir du bord de l'orbite (Fig. 8.79). Il s'agit du septum orbitaire, qui s' tend vers le bas dans la paupi re sup rieure et vers le haut dans la paupi re inf rieure et se poursuit avec le p rioste l'ext rieur et l'int rieur de l'orbite (Fig. 8.79). Le septum orbitaire s'attache au tendon du muscle l vateur de la palpebrae sup rieur de la paupi re sup rieure et au tarse de la paupi re inf
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rieure. Le tarse constitue le principal support pour chaque paupi re (Fig. 8.80). Il existe un grand tarse sup rieur dans la paupi re sup rieure et un tarse inf rieur plus petit dans la paupi re inf rieure (Fig. 8.80). Ces plaques de tissu conjonctif dense sont attach es m dialement la cr te lacrymale ant rieure du maxillaire par le ligament palp bral m dial et lat ralement au tubercule orbitaire de l'os zygomatique par le ligament palp bral lat ral. Bien que les plaques tarsiennes des paupi res sup rieures et inf rieures soient g n ralement similaires en termes de structure et de fonction, il existe une diff rence unique. Le muscle l vateur de la paupi re sup rieure est associ au tarse de la paupi re sup rieure (Fig. 8.80), qui soul ve la paupi re. Son origine se situe dans la partie post rieure du toit de l'orbite, juste au-dessus du foramen optique, et il s'ins re dans la surface ant rieure du tarse sup rieur, avec possibilit de fixation de quelques fibres sur la peau de la paupi re sup rieure. Il est innerv par le nerf oculomoteur [III]. En compl ment du muscle releveur des palpebrae sup rieur se trouve un ensemble de fibres musculaires lisses passant de la surface inf rieure du releveur jusqu'au bord sup rieur du tarse sup rieur (voir Fig. 8.77). Innerv par les fibres sympathiques postganglionnaires du ganglion cervical sup rieur, ce muscle est le muscle tarsien sup rieur. La perte de fonction du muscle l vateur des palpebrae sup rieur ou du muscle tarsien sup rieur entra ne un ptosis ou un affaissement de la paupi re sup rieure. La structure de la paupi re est compl t e par une fine membrane (la conjonctive) qui recouvre la face post rieure de chaque paupi re (voir Fig. 8.77). Cette membrane recouvre toute l' tendue de la surface post rieure de chaque paupi re avant de se refl ter sur la surface externe (scl rotique) du globe oculaire. Il s'attache au globe oculaire la jonction entre la scl re et la corn e. Avec cette membrane en place, un sac conjonctival se forme lorsque les paupi res sont ferm es, et les extensions sup rieures et inf rieures de ce sac sont les fornix conjonctivals sup rieur et inf rieur (Fig. 8.77). Les plaques tarsiennes contiennent des glandes tarsiennes (voir Fig. 8.77), qui se d versent sur le bord libre de chaque paupi re. Ces glandes sont des glandes s bac es modifi es et s cr tent une substance huileuse qui augmente la viscosit des larmes et diminue le taux d' vaporation des larmes de la surface du globe oculaire. Le blocage et l'inflammation d'une glande tarsale sont un chalazion et se trouvent sur la surface interne de la paupi re. Les glandes tarsiennes ne sont pas les seules glandes associ es aux paupi res. Les glandes s bac es et sudoripares sont associ es aux follicules des cils (voir Fig. 8.77). Le blocage et l inflammation de l un ou l autre de ces l ments constituent un orgelet et se situent au bord de la paupi re. L'alimentation art rielle des paupi res provient des nombreux vaisseaux pr sents dans la r gion (Fig. 8.81). Ils comprennent : les art res nasales supratrochl aire, supra-orbitaire, lacrymale et dorsale de l'art re ophtalmique ; l'art re angulaire issue de l'art re faciale ; l'art re faciale transverse partir de l'art re temporale superficielle ; et des branches de l'art re temporale superficielle elle-m me. Le drainage veineux suit un sch ma externe via les veines associ es aux diff rentes art res et un sch ma interne se d pla ant vers l'orbite via des connexions avec les veines ophtalmiques. Le drainage lymphatique s'effectue principalement vers les ganglions parotidiens, avec un certain drainage du coin m dial de l' il le long des vaisseaux lymphatiques associ s aux art res angulaires et faciales jusqu'aux n uds sous-mandibulaires. L'innervation des paupi res comprend la fois des composants sensoriels et moteurs. Les nerfs sensoriels sont toutes des branches du nerf trijumeau [V] (Fig. 8.82). Les branches palp brales proviennent : des branches supra-orbitales, supratrochl aires, infratrochl aires et lacrymales du nerf ophtalmique [V1] ; et la branche infra-orbitaire du nerf maxillaire [V2]. L'innervation motrice provient : du nerf facial [VII], qui innerve la partie palp brale de l'orbiculaire oculi ; le nerf oculomoteur [III], qui innerve le releveur des palp bres sup rieures ; et les fibres sympathiques, qui innervent le muscle tarsien sup rieur. La perte de l'innervation de l'orbiculaire oculi par le nerf facial [VII] entra ne une incapacit fermer herm tiquement les paupi res et la paupi re inf rieure s'affaisse, entra nant un coulement de larmes. La perte d'innervation de l' l vateur des palpebrae sup rieur par le nerf oculomoteur entra ne une incapacit ouvrir volontairement la paupi re sup rieure, produisant un ptosis complet. La perte d'innervation du muscle tarsien sup rieur par les fibres sympathiques provoque un ptosis partiel constant. L'appareil lacrymal est impliqu dans la production, le mouvement e
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t le drainage du liquide de la surface du globe oculaire. Il est constitu de la glande lacrymale et de ses canaux, des canalicules lacrymaux, du sac lacrymal et du canal lacrymo-nasal. La glande lacrymale est ant rieure dans la r gion sup ro-lat rale de l'orbite (Fig. 8.83) et est divis e en deux parties par l' l vateur de la palpebrae sup rieure (Fig. 8.84) : La plus grande partie orbitaire se trouve dans une d pression, la fosse lacrymale, dans l'os frontal. La plus petite partie palp brale est inf rieure au releveur de la paupi re sup rieure dans la partie sup rolat rale de la paupi re. De nombreux canaux vacuent les s cr tions glandulaires dans la partie lat rale du fornix sup rieur de la conjonctive. Le liquide est continuellement s cr t par la glande lacrymale et se d place sur la surface du globe oculaire du c t lat ral au m dial lorsque les paupi res clignent. Le liquide s'accumule m dialement dans le lac lacrymal et est vacu du lac par les canalicules lacrymaux, un canalicule associ chaque paupi re (Fig. 8.83). Le point lacrymal est l'ouverture par laquelle le liquide p n tre dans chaque canalicule. En passant m dialement, les canalicules lacrymaux finissent par rejoindre le sac lacrymal entre les cr tes lacrymales ant rieure et post rieure, en arri re du ligament palp bral m dial et en avant de la partie lacrymale du muscle orbiculaire des yeux (Fig. 8.85 et 8.86). Lorsque le muscle orbiculaire de l' il se contracte pendant le clignement des yeux, la petite partie lacrymale du muscle peut dilater le sac lacrymal et y attirer des larmes travers les canalicules depuis le sac conjonctival. L'innervation de la glande lacrymale implique trois l ments diff rents (Fig. 8.87). Les neurones sensoriels de la glande lacrymale retournent au SNC via la branche lacrymale du syst me ophtalmique. nerf [V1]. Les fibres s cr tomotrices de la partie parasympathique de la division autonome du SNP stimulent la s cr tion de liquide de la glande lacrymale. Ces neurones parasympathiques pr ganglionnaires quittent le SNC dans le nerf facial [VII], p n trent dans le nerf grand p treux (une branche du nerf facial [VII]) et continuent avec ce nerf jusqu' ce qu'il devienne le nerf du canal pt rygo dien (Fig. 8.87). ). Le nerf du canal pt rygo dien rejoint finalement le ganglion pt rygopalatin o les neurones parasympathiques pr ganglionnaires font synapse avec les neurones parasympathiques postganglionnaires. Les neurones postganglionnaires rejoignent le nerf maxillaire [V2] et continuent avec lui jusqu' ce que le nerf zygomatique en parte, et voyagent avec le nerf zygomatique jusqu' ce qu'il d gage le nerf zygomaticotemporal, qui finit par distribuer les fibres parasympathiques postganglionnaires dans une petite branche qui rejoint le nerf lacrymal. nerf. Le nerf lacrymal passe la glande lacrymale. L'innervation sympathique de la glande lacrymale suit un chemin similaire l'innervation parasympathique. Les fibres sympathiques postganglionnaires provenant du ganglion cervical sup rieur se d placent le long du plexus entourant l'art re carotide interne (Fig. 8.87). Elles quittent ce plexus sous la forme du nerf p treux profond et rejoignent les fibres parasympathiques dans le nerf du canal pt rygo dien. En passant par le ganglion pt rygopalatin, les fibres sympathiques suivent d sormais le m me chemin que les fibres parasympathiques jusqu' la glande lacrymale. L'alimentation art rielle de la glande lacrymale se fait par des branches de l'art re ophtalmique et le drainage veineux se fait par les veines ophtalmiques. De nombreuses structures entrent et sortent de l'orbite par diverses ouvertures (Fig. 8.88). Lorsque l'orbite osseuse est vue depuis une position ant rolat rale, l'ouverture ronde au sommet de l'orbite de forme pyramidale est le canal optique, qui s'ouvre dans la fosse cr nienne moyenne et est d limit m dialement par le corps du sph no de et lat ralement par le petit. aile du sph no de. Le nerf optique et l'art re ophtalmique traversent le canal optique (Fig. 8.89). Juste c t du canal optique se trouve un espace de forme triangulaire entre le toit et la paroi lat rale de l'orbite osseuse. Il s'agit de la fissure orbitaire sup rieure qui permet aux structures de passer entre l'orbite et la fosse cr nienne moyenne (Fig. 8.88). La fissure orbitaire sup rieure traverse les branches sup rieure et inf rieure du nerf oculomoteur [III], le nerf trochl aire [IV], le nerf abducent [VI], les branches lacrymales, frontales et nasociliaires du nerf ophtalmique [V1], et la veine ophtalmique sup rieure (Fig. 8.89). La paroi lat rale de l'orbite est s par e du fond de l'orbite par une ouverture longitudinale, la fissure orbitaire inf rieure (Fig. 8.88). Ses bords sont la grande aile du sph no de et les os maxillaire, palatin et zygomatique. Cette longue fissure permet la communication entre : l'orbite et la fosse pt rygopalatine en arri re, l'orbite et la fosse infratemporale au milieu, et
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l'orbite et la fosse temporale en arri re-plan. Traversant la fissure orbitaire inf rieure se trouvent le nerf maxillaire [V2] et sa branche zygomatique, les vaisseaux infra-orbitaux et une veine communiquant avec le plexus pt rygo dien des veines. Commen ant en arri re et traversant environ les deux tiers de la fissure orbitaire inf rieure, on rencontre un sillon (le sillon infra-orbitaire) qui se poursuit vers l'avant travers le plancher de l'orbite (Fig. 8.88). Cette rainure se connecte au canal infra-orbitaire qui d bouche sur la face au niveau du foramen infra-orbitaire. Le nerf infra-orbitaire, qui fait partie du nerf maxillaire [V2], et les vaisseaux traversent cette structure lorsqu'ils sortent sur le visage. Plusieurs ouvertures plus petites sont associ es la paroi m diale de l'orbite osseuse (Fig. 8.88). Les foramens ethmo daux ant rieur et post rieur se situent la jonction entre les parois sup rieure et m diale. Ces ouvertures fournissent des sorties de l'orbite vers l'os ethmo de pour les nerfs et vaisseaux ethmo daux ant rieurs et post rieurs. Compl tant les ouvertures sur la paroi m diale, un canal est situ dans la partie inf rieure de la paroi en avant. La d pression du sac lacrymal form e par l'os lacrymal et l'apophyse frontale du maxillaire est clairement visible. Cette d pression se poursuit avec le canal lacrymo-nasal, qui m ne au m at nasal inf rieur. Le canal lacrymo-nasal contient le canal lacrymo-nasal, une partie de l'appareil lacrymal. Le p rioste qui tapisse les os qui forment l'orbite est la p riorbite (Fig. 8.90A). Il se continue aux marges de l'orbite avec le p rioste sur la surface externe du cr ne et envoie des extensions dans les paupi res sup rieures et inf rieures (les septa orbitaires). Aux diff rentes ouvertures o l'orbite communique avec la cavit cr nienne, la p riorbite est en continuit avec la couche p riost e de la dure-m re. Dans la partie post rieure de l orbite, la p riorbite s paissit autour du canal optique et de la partie centrale de la fissure orbitaire sup rieure. C'est le point d'origine des quatre muscles droits et constitue l'anneau tendineux commun. Gaine fasciale du globe oculaire La gaine fasciale du globe oculaire (gaine bulbaire) est une couche de fascia qui entoure la majeure partie du globe oculaire (Fig. 8.91 et 8.92) : En arri re, il est fermement attach la scl re (la partie blanche du globe oculaire) autour du point d entr e du nerf optique dans le globe oculaire. En avant, il est fermement attach la scl re pr s du bord de la corn e (la partie transparente du globe oculaire). De plus, mesure que les muscles s'approchent du globe oculaire, le fascia d'investissement entourant chaque muscle se m lange la gaine fasciale du globe oculaire mesure que les muscles traversent et continuent jusqu' leur point d'attache. Une partie inf rieure sp cialis e de la gaine fasciale du globe oculaire est le ligament suspenseur (Fig. 8.91 et 8.92), qui soutient le globe oculaire. Cette structure en forme de fronde est constitu e de la gaine fasciale du globe oculaire et des contributions des deux muscles oculaires inf rieurs et des muscles oculaires m diaux et lat raux. V rifiez les ligaments m diaux et lat raux Les autres sp cialisations fasciales de l'orbite sont les ligaments de contr le (Fig. 8.92). Il s agit d expansions du fascia d investissement recouvrant les muscles droits m dial et lat ral, qui s attachent aux parois m diale et lat rale de l orbite osseuse : Le ligament de contr le m dial est une extension du fascia recouvrant le muscle droit m dial et s'attache imm diatement en arri re de la cr te lacrymale post rieure de l'os lacrymal. Le ligament de contr le lat ral est une extension du fascia recouvrant le muscle droit lat ral et est attach au tubercule orbitaire de l'os zygomatique. Fonctionnellement, le positionnement de ces ligaments semble restreindre les muscles droits m diaux et lat raux, d'o les noms des sp cialisations fasciales. Il existe deux groupes de muscles au sein de l'orbite : les muscles extrins ques du globe oculaire (muscles extra-oculaires) impliqu s dans les mouvements du globe oculaire ou dans le soul vement des paupi res sup rieures, et les muscles intrins ques du globe oculaire, qui contr lent la forme du cristallin et la taille de la pupille. . Les muscles extrins ques comprennent le releveur des palpebrae sup rieur, le droit sup rieur, le droit inf rieur, le droit m dial, le droit lat ral, l'oblique sup rieur et l'oblique inf rieur. Les muscles intrins ques comprennent le muscle ciliaire, les pupilles du sphincter et les pupilles dilatatrices. Parmi les sept muscles du groupe de muscles extrins ques, l'un l ve les paupi res, tandis que les six autres d placent le globe oculaire lui-m me (tableau 8.8). Les mouvements du globe oculaire, en trois dimensions, (Fig. 8.93) sont : l vation d placement de la pupille vers le haut, d pression d placement de la pupille vers le bas
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, abduction d placement de la pupille lat ralement, adduction d placement de la pupille m dialement, rotation interne (intorsion). rotation de la partie sup rieure de la pupille m dialement (ou vers le nez) et rotation externe (extorsion) rotation de la partie sup rieure de la pupille lat ralement (ou vers la tempe). L'axe de chaque orbite est dirig l g rement lat ralement d'arri re en avant, mais chaque globe oculaire est dirig vers l'avant (Fig. 8.94). Ainsi, la traction de certains muscles a de multiples effets sur le mouvement du globe oculaire, tandis que celle d autres n a qu un seul effet. Le releveur des palpebrae sup rieur soul ve la paupi re sup rieure (Tableau 8.8). C'est le muscle le plus sup rieur de l'orbite, partant du toit, juste en avant du canal optique, sur la face inf rieure de la petite aile du sph no de (Fig. 8.95B). Son principal point d'insertion se situe dans la surface ant rieure du tarse sup rieur, mais quelques fibres s'attachent galement la peau de la paupi re sup rieure et au fornix conjonctival sup rieur. L'innervation se fait par la branche sup rieure du nerf oculomoteur [III]. La contraction du releveur des palp bres sup rieures soul ve la paupi re sup rieure. Une caract ristique unique du releveur des palpebrae sup rieur est qu'un ensemble de fibres musculaires lisses passe de sa surface inf rieure au bord sup rieur du tarse sup rieur (voir Fig. 8.77). Ce groupe de fibres musculaires lisses (le muscle tarsien sup rieur) aide maintenir l' l vation des paupi res et est innerv par les fibres sympathiques postganglionnaires du ganglion cervical sup rieur. La perte de la fonction du nerf oculomoteur [III] entra ne un ptosis complet ou un affaissement de la paupi re sup rieure, tandis que la perte de l'innervation sympathique du muscle tarsien sup rieur entra ne un ptosis partiel. Quatre muscles droits occupent des positions m diale, lat rale, inf rieure et sup rieure lorsqu'ils passent de leurs origines post rieures leurs points d'attache sur la moiti ant rieure du globe oculaire (Fig. 8.95 et Tableau 8.8). Ils proviennent en groupe d un anneau tendineux commun au sommet de l orbite et forment un c ne de muscles lorsqu ils progressent jusqu leur fixation sur le globe oculaire. Les muscles droits sup rieurs et inf rieurs ont des actions compliqu es car le sommet de l'orbite, d'o proviennent les muscles, est m dial par rapport l'axe central du globe oculaire lorsque l'on regarde directement vers l'avant : Le droit sup rieur provient de la partie sup rieure de l anneau tendineux commun au-dessus du canal optique. Le droit inf rieur provient de la partie inf rieure de l'anneau tendineux commun situ sous le canal optique (Fig. 8.96). mesure que ces muscles avancent dans l orbite pour s attacher la moiti ant rieure du globe oculaire, ils sont galement dirig s lat ralement (Fig. 8.95). En raison de ces orientations : La contraction du droit sup rieur l ve, cr e des adduits et fait tourner le globe oculaire vers l'int rieur (Fig. 8.97A). La contraction du droit inf rieur abaisse, cr e des adduits et fait tourner le globe oculaire vers l'ext rieur (Fig. 8.97A). La branche sup rieure du nerf oculomoteur [III] innerve le droit sup rieur et la branche inf rieure du nerf oculomoteur [III] innerve le droit inf rieur. Pour isoler la fonction et tester les muscles droits sup rieurs et inf rieurs, il est demand au patient de suivre le doigt du m decin lat ralement, puis vers le haut ou vers le bas (Fig. 8.97B). Le premier mouvement aligne l axe du globe oculaire avec le grand axe des muscles droits sup rieurs et inf rieurs. D placer le doigt vers le haut teste le muscle droit sup rieur et le d placer vers le bas teste le muscle droit inf rieur (Fig. 8.97B). L'orientation et les actions des muscles droits m diaux et lat raux sont plus simples que celles des muscles droits sup rieurs et inf rieurs. Le droit m dial provient de la partie m diale de l'anneau tendineux commun en dedans et au-dessous du canal optique, tandis que le droit lat ral provient de la partie lat rale de l'anneau tendineux commun, car l'anneau tendineux commun relie la fissure orbitaire sup rieure (Fig. 8.96). . Les muscles droits m dial et lat ral passent vers l'avant et s'attachent la moiti ant rieure du globe oculaire (Fig. 8.95). La contraction du droit m dial entra ne l'adduction du globe oculaire, tandis que la contraction du droit lat ral enl ve le globe oculaire (Fig. 8.97A). La branche inf rieure du nerf oculomoteur [III] innerve le droit m dial et le nerf abducent [VI] innerve le droit lat ral. Pour isoler la fonction et tester les muscles droits m dial et lat ral, il est demand au patient de suivre le doigt du m decin m dialement et lat ralement, respectivement, dans le plan horizontal (Fig. 8.97B). Les muscles obliques se trouvent dans les parties sup rieure et inf rieure de l'orbite, ne proviennent pas de l'anneau tendineux commun, sont angulaires dans leurs ap
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proches du globe oculaire et, contrairement aux muscles droits, s'attachent la moiti post rieure du globe oculaire (Tableau 8.8). ). L'oblique sup rieur na t du corps du sph no de, sup rieur et m dial au canal optique et m dial l'origine de l' l vateur des palp bres sup rieures (Fig. 8.95 et 8.96). Il avance, le long du bord m dial du toit de l'orbite, jusqu' atteindre une poulie fibrocartilagineuse (la trochl e), qui est attach e la fov a trochl aire de l'os frontal. Le tendon de l'oblique sup rieur traverse la trochl e et tourne lat ralement pour traverser le globe oculaire dans une direction post ro-lat rale. Il continue profond ment jusqu'au muscle droit sup rieur et s'ins re dans le quadrant post rieur externe du globe oculaire. La contraction de l'oblique sup rieur dirige donc la pupille vers le bas et vers l'ext rieur (Fig. 8.97A). Le nerf trochl aire [IV] innerve l'oblique sup rieur le long de sa surface sup rieure. Pour isoler la fonction et tester le muscle oblique sup rieur, il est demand au patient de suivre le doigt d'un m decin m dialement pour aligner l'axe du tendon du muscle avec l'axe du globe oculaire, puis de regarder vers le bas, ce qui teste le muscle (Fig. 8.97B). L'oblique inf rieur est le seul muscle extrins que qui ne prend pas son origine dans la partie post rieure de l'orbite. Il na t du c t m dial du plancher de l'orbite, juste en arri re du bord orbitaire, et est attach la surface orbitaire du maxillaire juste lat ralement au sillon nasolacrymal (Fig. 8.95). L'oblique inf rieur traverse le plancher de l'orbite dans une direction post ro-lat rale entre le droit inf rieur et le plancher de l'orbite, avant de s'ins rer dans le quadrant post rieur externe juste sous le droit lat ral. La contraction de l'oblique inf rieur dirige la pupille vers le haut et vers l'ext rieur (Fig. 8.97A). La branche inf rieure du nerf oculomoteur innerve l'oblique inf rieur. Pour isoler la fonction et tester le muscle oblique inf rieur, il est demand au patient de suivre le doigt d'un m decin m dialement pour aligner l'axe du globe oculaire avec l'axe du muscle, puis de lever les yeux, ce qui teste le muscle (Fig. .8.97B). Six des sept muscles extrins ques de l orbite sont directement impliqu s dans les mouvements du globe oculaire. Pour chacun des muscles droits, m dial, lat ral, inf rieur et sup rieur, et obliques sup rieur et inf rieur, une action ou un groupe d'actions sp cifique peut tre d crit (Tableau 8.8). Toutefois, ces muscles n agissent pas de mani re isol e. Ils travaillent comme des quipes de muscles dans le mouvement coordonn du globe oculaire pour positionner la pupille selon les besoins. Par exemple, bien que le droit lat ral soit le muscle principalement responsable du mouvement lat ral du globe oculaire, il est assist dans cette action par les muscles obliques sup rieurs et inf rieurs. L'alimentation art rielle des structures de l'orbite, y compris le globe oculaire, se fait par l'art re ophtalmique (Fig. 8.99). Ce vaisseau est une branche de l'art re carotide interne, mise imm diatement apr s que l'art re carotide interne quitte le sinus caverneux. L'art re ophtalmique passe dans l'orbite par le canal optique avec le nerf optique. Dans l'orbite, l'art re ophtalmique est initialement inf rieure et lat rale au nerf optique (Fig. 8.99). Lorsqu'il avance dans l'orbite, il traverse le nerf optique et progresse vers l'avant du c t m dial de l'orbite. Dans l'orbite, l'art re ophtalmique d gage de nombreuses branches comme suit : l'art re lacrymale, qui na t de l'art re ophtalmique du c t lat ral du nerf optique, et passe en avant du c t lat ral de l'orbite, irriguant la glande lacrymale, les muscles, la branche ciliaire ant rieure au globe oculaire et les c t s lat raux de la paupi re ; l'art re centrale de la r tine, qui p n tre dans le nerf optique, descend du centre du nerf jusqu' la r tine et est clairement visible lors de l'observation de la r tine avec un ophtalmoscope : l'occlusion de ce vaisseau ou de l'art re m re conduit la c cit ; les art res ciliaires post rieures longues et courtes, qui sont des branches qui p n trent dans le globe oculaire par l'arri re, per ant la scl re et alimentant les structures l'int rieur du globe oculaire ; les art res musculaires, qui sont des branches irriguant les muscles intrins ques du globe oculaire ; l'art re supra-orbitaire, qui na t g n ralement de l'art re ophtalmique imm diatement apr s avoir travers le nerf optique, progresse vers l'avant et sort de l'orbite par le foramen supra-orbitaire avec le nerf supra-orbitaire - elle irrigue le front et le cuir chevelu lorsqu'elle traverse ces zones jusqu'au sommet du cr ne ; l'art re ethmo dale post rieure, qui sort de l'orbite par le foramen ethmo dal post rieur pour alimenter l'art re ethmo dale post rieure cellules et cavit nasale ; l'art re ethmo dale ant rieure, qui sort de l'orbite par le foramen ethmo dal ant rieur, p n tre dans la cavit cr nien
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ne en d gageant la branche m ning e ant rieure et continue dans la cavit nasale alimentant le septum et la paroi lat rale et se terminant par l'art re nasale dorsale ; la palp brale m diale les art res, qui sont de petites branches irriguant la zone m diale des paupi res sup rieures et inf rieures ; l'art re nasale dorsale, qui est l'une des deux branches terminales de l'art re ophtalmique, quitte l'orbite pour alimenter la face sup rieure du nez ; et l'art re supratrochl aire, qui est l'autre branche terminale de l'art re ophtalmique et quitte l'orbite avec le nerf supratrochl aire, irriguant le front lorsqu'il le traverse dans une direction sup rieure. Il existe deux canaux veineux dans l'orbite, les veines ophtalmiques sup rieure et inf rieure (Fig. 8.100). La veine ophtalmique sup rieure commence dans la zone ant rieure de l'orbite lorsque les veines de connexion de la veine supra-orbitale et de la veine angulaire se rejoignent. Il traverse la partie sup rieure de l'orbite, recevant des affluents des veines compagnes jusqu'aux branches de l'art re ophtalmique et aux veines drainant la partie post rieure du globe oculaire. En arri re, il quitte l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure et p n tre dans le sinus caverneux. La veine ophtalmique inf rieure est plus petite que la veine ophtalmique sup rieure, commence en avant et traverse la partie inf rieure de l'orbite. Il re oit divers affluents des muscles et de la partie post rieure du globe oculaire lorsqu'il traverse l'orbite. La veine ophtalmique inf rieure quitte l'orbite en arri re en : rejoignant la veine ophtalmique sup rieure, passant seule par la fissure orbitaire sup rieure pour rejoindre le sinus caverneux, ou passant par la fissure orbitaire inf rieure pour rejoindre le plexus pt rygo dien des veines dans l'infratemporal. fosse. Parce que les veines ophtalmiques communiquent avec le sinus caverneux, elles constituent une voie par laquelle les infections peuvent se propager de l ext rieur vers l int rieur de la cavit cr nienne. De nombreux nerfs passent dans l orbite et innervent les structures situ es l int rieur de ses parois osseuses. Ils comprennent le nerf optique [II], le nerf oculomoteur [III], le nerf trochl aire [IV], le nerf abducent [VI] et les nerfs autonomes. D'autres nerfs, comme le nerf ophtalmique [V1], innervent les structures orbitales, puis sortent de l'orbite pour innerver d'autres r gions. Le nerf optique [II] n'est pas un v ritable nerf cr nien, mais plut t une extension du cerveau transportant des fibres aff rentes depuis la r tine du globe oculaire jusqu'aux centres visuels du cerveau. Le nerf optique est entour par les m ninges cr niennes, y compris l'espace sous-arachno dien, qui s' tend jusqu'au globe oculaire. Toute augmentation de la pression intracr nienne entra ne donc une augmentation de la pression dans l'espace sous-arachno dien entourant le nerf optique. Cela peut entraver le retour veineux le long des veines r tiniennes, provoquant un d me du disque optique ( d me papillaire), visible lorsque la r tine est examin e l'aide d'un ophtalmoscope. Le nerf optique quitte l'orbite par le canal optique (Fig. 8.101). Elle est accompagn e dans le canal optique par l'art re ophtalmique. Le nerf oculomoteur [III] quitte la surface ant rieure du tronc c r bral entre le m senc phale et le pont. Il avance dans la paroi lat rale du sinus caverneux. Juste avant d entrer dans l orbite, le nerf oculomoteur [III] se divise en branches sup rieure et inf rieure (Fig. 8.102). Ces branches p n trent dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure, situ e l'int rieur de l'anneau tendineux commun (Fig. 8.101). l'int rieur de l'orbite, la petite branche sup rieure passe vers le haut sur la face lat rale du nerf optique pour innerver les muscles du droit sup rieur et du releveur de la palpebrae sup rieure (Fig. 8.102). La grande branche inf rieure se divise en trois branches : une passant sous le nerf optique lorsqu'elle passe du c t m dial de l'orbite pour innerver le muscle droit m dial, une seconde descendant pour innerver le muscle droit inf rieur et la troisi me descendant lorsqu'elle avance. le long du plancher de l'orbite pour innerver le muscle oblique inf rieur (Fig. 8.102). Lorsque la troisi me branche descend, elle c de la branche au ganglion ciliaire. Il s'agit de la racine parasympathique du ganglion ciliaire et porte des fibres parasympathiques pr ganglionnaires qui se synapseront dans le ganglion ciliaire avec des fibres parasympathiques postganglionnaires. Les fibres postganglionnaires sont distribu es jusqu'au globe oculaire par l'interm diaire de courts nerfs ciliaires et innervent les pupilles du sphincter et les muscles ciliaires. Le nerf trochl aire [IV] na t de la surface post rieure du m senc phale et passe autour du m senc phale pour p n trer dans le bord de la tentoire cerveli re. Il se poursuit par un trajet intradural arrivant et traversant la paroi lat rale du sinus caverneu
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x juste en dessous du nerf oculomoteur [III]. Juste avant d'entrer dans l'orbite, le nerf trochl aire monte, traverse le nerf oculomoteur [III] et p n tre dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure au-dessus de l'anneau tendineux commun (Fig. 8.101). Dans l'orbite, le nerf trochl aire [IV] monte et tourne m dialement, passant au-dessus du muscle l vateur de la palpebrae sup rieur pour p n trer dans le bord sup rieur du muscle oblique sup rieur (Fig. 8.103). Le nerf abducent [VI] na t du tronc c r bral entre le pont et la moelle. Il p n tre dans la dure-m re recouvrant le clivus et se poursuit dans un canal dural jusqu' atteindre le sinus caverneux. Le nerf abductif p n tre dans le sinus caverneux et traverse le sinus lat ralement l'art re carotide interne. Il sort du sinus et p n tre dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure situ e l'int rieur de l'anneau tendineux commun (Fig. 8.101). Une fois dans l orbite, il se d place lat ralement pour alimenter le muscle droit lat ral. Les fibres sympathiques pr ganglionnaires proviennent des segments sup rieurs de la moelle pini re thoracique, principalement T1. Ils entrent dans la cha ne sympathique par les rameaux communicants blancs et montent jusqu'au ganglion cervical sup rieur o ils se synapsent avec les fibres sympathiques postganglionnaires. Les fibres postganglionnaires sont r parties le long de l'art re carotide interne et de ses branches. Les fibres sympathiques postganglionnaires destin es l'orbite voyagent avec l'art re ophtalmique. Une fois dans l'orbite, les fibres sont distribu es jusqu'au globe oculaire soit en : passant par le ganglion ciliaire, sans synapse, et en rejoignant les nerfs ciliaires courts, qui passent du ganglion au globe oculaire ; ou passant par de longs nerfs ciliaires pour atteindre le globe oculaire. Dans le globe oculaire, les fibres sympathiques postganglionnaires innervent le muscle dilatateur des pupilles. Le nerf ophtalmique [V1] est la plus petite et la plus sup rieure des trois divisions du nerf trijumeau. Ce nerf purement sensoriel re oit des informations provenant de structures situ es dans l'orbite et de branches suppl mentaires situ es sur le visage et le cuir chevelu. En quittant le ganglion trijumeau, le nerf ophtalmique [V1] passe vers l'avant dans la paroi lat rale du sinus caverneux inf rieur aux nerfs trochl aire [IV] et oculomoteur [III]. Juste avant d'entrer dans l'orbite, il se divise en trois branches : les nerfs nasociliaire, lacrymal et frontal (Fig. 8.104). Ces branches p n trent dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure avec les nerfs frontal et lacrymal l'ext rieur de l'anneau tendineux commun et le nerf nasociliaire l'int rieur de l'anneau tendineux commun (Fig. 8.101). Le nerf lacrymal est la plus petite des trois branches du nerf ophtalmique [V1]. Une fois dans l'orbite, il avance le long du bord sup rieur du muscle droit lat ral (Fig. 8.105). Il re oit une branche du nerf zygomaticotemporal, qui transporte les fibres postganglionnaires parasympathiques et sympathiques pour les distribuer la glande lacrymale. Atteignant la face ant rolat rale de l'orbite, le nerf lacrymal irrigue la glande lacrymale, la conjonctive et la partie lat rale de la paupi re sup rieure. Le nerf frontal est la plus grande branche du nerf ophtalmique [V1] et re oit des informations sensorielles provenant de zones situ es en dehors de l'orbite. En sortant de la fissure orbitaire sup rieure, cette branche passe vers l'avant entre l' l vateur des palp bres sup rieures et la p riorbite sur le toit de l'orbite (Fig. 8.101). peu pr s au milieu de l'orbite, il se divise en deux branches terminales : les nerfs supra-orbitaire et supratrochl aire (Fig. 8.104 et 8.105) : Le nerf supratrochl aire continue vers l'avant dans une direction ant ro-m diale, passant au-dessus de la trochl e, sort de l'orbite m diale par rapport au foramen supra-orbitaire et irrigue la conjonctive et la peau de la paupi re sup rieure ainsi que la peau de la partie m diale inf rieure du front. Le nerf supra-orbitaire est la plus grande des deux branches, continue vers l'avant, passe entre le muscle l vateur de la palpebrae sup rieur et la p riorbite recouvrant le toit de l'orbite (Fig. 8.105), sort de l'orbite par l'encoche supra-orbitaire et monte travers le front et le cuir chevelu, irriguant la paupi re sup rieure et la conjonctive, le front et jusqu'en arri re jusqu'au milieu du cuir chevelu. Le nerf nasociliaire est de taille interm diaire entre les nerfs frontal et lacrymal et constitue g n ralement la premi re branche issue du nerf ophtalmique (Fig. 8.104). Il est plac le plus profond ment dans l'orbite, p n trant dans la zone situ e l'int rieur de l'anneau tendineux commun entre les branches sup rieure et inf rieure du nerf oculomoteur [III] (voir Fig. 8.101). Une fois dans l'orbite, le nerf nasociliaire traverse la surface sup rieure du nerf optique en passant dans une direction m diale sous
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le muscle droit sup rieur (Fig. 8.104 et 8.106). Sa premi re branche, la branche communicante avec le ganglion ciliaire (racine sensorielle du ganglion ciliaire), est mise au d but de son trajet travers l'orbite. Le nerf nasociliaire continue vers l'avant le long de la paroi m diale de l'orbite, entre les muscles oblique sup rieur et droit m dial, d gageant plusieurs branches (Fig. 8.106). Ceux-ci comprennent : les longs nerfs ciliaires, qui sont sensoriels pour le globe oculaire mais peuvent galement contenir des fibres sympathiques pour la dilatation pupillaire ; le nerf ethmo dal post rieur, qui sort de l'orbite par le foramen ethmo dal post rieur pour alimenter les cellules ethmo dales post rieures et le sinus sph no dal ; le nerf infratrochl aire, qui distribue la partie m diale des paupi res sup rieures et inf rieures, le sac lacrymal et la peau de la moiti sup rieure du nez ; et le nerf ethmo dal ant rieur, qui sort de l'orbite par le foramen ethmo dal ant rieur pour alimenter la fosse cr nienne ant rieure, la cavit nasale et la peau de la moiti inf rieure du nez (Fig. 8.106). Le ganglion ciliaire est un ganglion parasympathique du nerf oculomoteur [III]. Il est associ la branche nasociliaire du nerf ophtalmique [V1] et constitue le site o les neurones parasympathiques pr ganglionnaires et postganglionnaires se synapsent lorsque les fibres de cette partie de la division autonome du SNP se dirigent vers le globe oculaire. Le ganglion ciliaire est galement travers par des fibres sympathiques postganglionnaires et des fibres sensorielles lorsqu'elles se d placent vers le globe oculaire. Le ganglion ciliaire est un tr s petit ganglion situ dans la partie post rieure de l'orbite, imm diatement lat rale au nerf optique et entre le nerf optique et le muscle droit lat ral (Fig. 8.106). Il est g n ralement d crit comme recevant au moins deux, voire trois, branches ou racines provenant d'autres nerfs de l'orbite. Lorsque la branche inf rieure du nerf oculomoteur [III] traverse la zone du ganglion ciliaire, elle envoie une branche au ganglion (la racine parasympathique). La branche parasympathique transporte des fibres parasympathiques pr ganglionnaires, qui p n trent dans le ganglion et font synapse avec les fibres parasympathiques postganglionnaires l'int rieur du ganglion (Fig. 8.107). Les fibres parasympathiques postganglionnaires quittent le ganglion par de courts nerfs ciliaires qui p n trent dans la face post rieure du globe oculaire autour du nerf optique. Dans le globe oculaire, les fibres parasympathiques innervent : le muscle sphincter pupillaire, responsable de la constriction pupillaire, et le muscle ciliaire, responsable de l'accommodation du cristallin pour la vision de pr s. Une deuxi me branche (la racine sensorielle) passe du nerf nasociliaire au ganglion (Fig. 8.107). Cette branche p n tre dans la face post ro-sup rieure du ganglion et transporte les fibres sensorielles qui traversent le ganglion et continuent le long des courts nerfs ciliaires jusqu'au globe oculaire. Ces fibres sont responsables de l innervation sensorielle de toutes les parties du globe oculaire ; cependant, les fibres sympathiques peuvent galement emprunter des chemins alternatifs vers le globe oculaire. La troisi me branche du ganglion ciliaire est la plus variable. Cette branche, lorsqu'elle est pr sente, est la racine sympathique et contient des fibres sympathiques postganglionnaires provenant du ganglion cervical sup rieur (Fig. 8.107). Ces fibres remontent l'art re carotide interne, quittent le plexus entourant l'art re dans le sinus caverneux et entrent dans l'orbite par l'anneau tendineux commun. Dans l'orbite, ils entrent dans la face post rieure du ganglion ciliaire, traverser le ganglion et continuer le long des nerfs ciliaires courts jusqu'au globe oculaire ; cependant, les fibres sympathiques peuvent galement emprunter des chemins alternatifs vers le globe oculaire. Les fibres sympathiques du globe oculaire ne peuvent pas p n trer dans le ganglion en tant que racine sympathique distincte. Au contraire, les fibres sympathiques postganglionnaires peuvent quitter le plexus associ l'art re carotide interne dans le sinus caverneux, rejoindre le nerf ophtalmique [V1] et se diriger vers le ganglion ciliaire dans la racine sensorielle partir du nerf nasociliaire. De plus, les fibres sympathiques transport es dans le nerf nasociliaire peuvent ne pas p n trer du tout dans le ganglion et peuvent se diriger directement vers le globe oculaire par les longs nerfs ciliaires (Fig. 8.107). Quel que soit leur trajet, les fibres sympathiques postganglionnaires atteignent le globe oculaire et innervent le muscle dilatateur des pupilles. Le globe oculaire en forme de globe occupe la partie ant rieure de l'orbite. Sa forme arrondie est perturb e vers l'avant, l o elle se renfle vers l'ext rieur. Cette projection vers l'ext rieur repr sente environ un sixi me de la surface totale du globe oculai
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re et constitue la corn e transparente (Fig. 8.108). En arri re de la corn e et dans l'ordre d'avant en arri re se trouvent la chambre ant rieure, l'iris et la pupille, la chambre post rieure, le cristallin, la chambre postr male (vitr enne) et la r tine. La chambre ant rieure est la zone directement post rieure la corn e et ant rieure la partie color e de l' il (iris). L'ouverture centrale de l'iris est la pupille. En arri re de l'iris et en avant du cristallin se trouve la plus petite chambre post rieure. Les chambres ant rieure et post rieure sont en continuit l'une avec l'autre travers l'ouverture pupillaire. Ils sont remplis d'un liquide (humeur aqueuse), qui est s cr t dans la chambre post rieure, s' coule dans la chambre ant rieure par la pupille et est absorb dans le sinus veineux scl ral (le canal de Schlemm), qui est un canal veineux circulaire au niveau de la pupille. la jonction entre la corn e et l'iris (Fig. 8.108). L'humeur aqueuse fournit des nutriments la corn e avasculaire et au cristallin et maintient la pression intra-oculaire. Si le cycle normal de sa production et de son absorption est perturb de telle sorte que la quantit de liquide augmente, la pression intra-oculaire va augmenter. Cette condition (glaucome) peut entra ner divers probl mes visuels. Le cristallin s pare le cinqui me ant rieur du globe oculaire des quatre cinqui mes post rieurs (Fig. 8.108). Il s'agit d'un disque lastique transparent biconvexe attach circonf rentiellement aux muscles associ s la paroi externe du globe oculaire. Cette fixation lat rale donne la lentille la possibilit de modifier sa capacit de r fraction pour maintenir l'acuit visuelle. Le terme clinique d signant l opacit du cristallin est une cataracte. Les quatre cinqui mes post rieurs du globe oculaire, depuis le cristallin jusqu' la r tine, sont occup s par la chambre postr male (vitr e) (Fig. 8.108). Ce segment est rempli d'une substance g latineuse transparente : le corps vitr (humeur vitr e). Cette substance, contrairement l humeur aqueuse, ne peut tre remplac e. Parois du globe oculaire Les parois du globe oculaire entourent les composants internes du globe oculaire. Ils sont constitu s de trois couches : une couche fibreuse externe, une couche vasculaire moyenne et une couche r tinienne interne (Fig. 8.108). La couche fibreuse externe est constitu e de la scl re en arri re et de la corn e en avant. La couche vasculaire moyenne est constitu e de la choro de en arri re et est en continuit avec le corps ciliaire et l'iris en avant. La couche interne est constitu e de la partie optique de la r tine en arri re et de la r tine non visuelle qui recouvre la surface interne du corps ciliaire et de l'iris en avant. L apport art riel au globe oculaire provient de plusieurs sources : Les courtes art res ciliaires post rieures sont des branches de l'art re ophtalmique qui traversent la scl re autour du nerf optique et p n trent dans la couche choro de (Fig. 8.108). Les longues art res ciliaires post rieures, g n ralement deux, p n trent dans la scl re sur les c t s m dial et lat ral du nerf optique et progressent vers l'avant dans la couche choro de pour s'anastomoser avec les art res ciliaires ant rieures. Les art res ciliaires ant rieures sont des branches des art res irriguant les muscles (Fig. 8.108) : lorsque les muscles s'attachent la scl re, ces art res transpercent la scl re pour s'anastomoser avec les longues art res ciliaires post rieures de la couche choro de. Art re centrale de la r tine qui traverse le nerf optique et p n tre dans la zone de la r tine au niveau du disque optique. Le drainage veineux du globe oculaire est principalement li au drainage de la couche choro de. Quatre grosses veines (les veines vorticeuses) sont impliqu es dans ce processus. Ils sortent par la scl re de chacun des quadrants post rieurs du globe oculaire et p n trent dans les veines ophtalmiques sup rieures et inf rieures. Il existe galement une veine r tinienne centrale accompagnant l'art re r tinienne centrale. Couche fibreuse du globe oculaire La couche fibreuse du globe oculaire est constitu e de deux l ments : la scl re recouvre les parties post rieures et lat rales du globe oculaire, environ les cinq sixi mes de la surface, et la corn e recouvre la partie ant rieure (Fig. 8.108). La scl re est une couche opaque de tissu conjonctif dense qui peut tre vue ant rieurement travers sa couverture conjonctivale sous le nom de blanc de l il . Il est perc de nombreux vaisseaux et nerfs, dont le nerf optique en arri re et assure la fixation des diff rents muscles impliqu s dans les mouvements du globe oculaire. La gaine fasciale du globe oculaire recouvre ext rieurement la surface de la scl re depuis l'entr e du nerf optique jusqu' la jonction corn oscl rale, tandis qu' l'int rieur, la surface de la scl re est faiblement attach e la choro de de la couche vasculaire. La corn e transparente est en continui
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t avec la scl re en avant. Il recouvre le sixi me ant rieur de la surface du globe oculaire et, tant transparent, permet la lumi re de p n trer dans le globe oculaire. Couche vasculaire du globe oculaire La couche vasculaire du globe oculaire est constitu e de trois parties continues : la choro de, le corps ciliaire et l'iris d'arri re en avant (Fig. 8.108). La choro de est post rieure et repr sente environ les deux tiers de la couche vasculaire. Il s'agit d'une fine couche pigment e, hautement vasculaire, constitu e de vaisseaux plus petits adjacents la r tine et de vaisseaux plus gros plus p riph riquement. Il est fermement attach la r tine l int rieur et faiblement attach la scl re l ext rieur. Le corps ciliaire s' tend partir du bord ant rieur de la choro de (Fig. 8.108). Cette structure de forme triangulaire, entre la choro de et l'iris, forme un anneau complet autour du globe oculaire. Ses composants comprennent le muscle ciliaire et les processus ciliaires (Fig. 8.110). Le muscle ciliaire est constitu de fibres musculaires lisses dispos es longitudinalement, circulairement et radialement. Contr l es par les parasympathiques se d pla ant vers l'orbite du nerf oculomoteur [III], ces fibres musculaires, lors de leur contraction, diminuent la taille de l'anneau form par le corps ciliaire. Les apophyses ciliaires sont des cr tes longitudinales d passant de la surface interne du corps ciliaire (Fig. 8.110). partir d'eux s' tendent des fibres zonulaires attach es au cristallin du globe oculaire, qui suspendent le cristallin dans sa position appropri e et forment collectivement le ligament suspenseur du cristallin. La contraction du muscle ciliaire diminue la taille de l'anneau form par le corps ciliaire. Cela r duit la tension sur le ligament suspenseur du cristallin. La lentille devient donc plus arrondie (d tendue), ce qui permet une adaptation de la lentille la vision de pr s. Les processus ciliaires contribuent galement la formation de l'humeur aqueuse. L'iris compl te ant rieurement la couche vasculaire du globe oculaire (Fig. 8.108). Cette structure circulaire, faisant saillie vers l'ext rieur du corps ciliaire, est la partie color e de l' il dot e d'une ouverture centrale (la pupille). Les fibres musculaires lisses (pupilles du sphincter) et les cellules myo pith liales (pupilles dilatatrices) l'int rieur de l'iris contr lent la taille de la pupille (Fig. 8.110) : Les fibres dispos es selon un motif circulaire constituent le muscle sphincter pupillaire (Tableau 8.9), qui est innerv par les parasympathiques : la contraction de ses fibres diminue ou resserre l'ouverture pupillaire. Les fibres contractiles dispos es selon un motif radial constituent le muscle dilatateur de la pupille, qui est innerv par les sympathiques : la contraction de ses fibres augmente ou dilate l'ouverture pupillaire. Couche interne du globe oculaire La couche interne du globe oculaire est la r tine (Fig. 8.108). Il se compose de deux parties. En arri re et lat ralement se trouve la partie optique de la r tine, sensible la lumi re, et en avant se trouve la partie non visuelle, qui recouvre la surface interne du corps ciliaire et l'iris. La jonction entre ces parties est une ligne irr guli re (la temps serr ). Partie optique de la r tine La partie optique de la r tine est constitu e de deux couches, une couche externe pigment e et une couche neurale interne : La couche pigment e est fermement attach e la choro de et se poursuit vers l'avant sur la surface interne du corps ciliaire et de l'iris. La couche neurale, qui peut tre subdivis e en ses diff rents composants neuronaux, est uniquement attach e la couche pigment e autour du nerf optique et au niveau de l'ora serrata. C'est la couche neurale qui se s pare en cas de d collement de la r tine. Plusieurs caract ristiques videntes sont visibles sur la surface post rieure de la partie optique de la r tine. La papille optique est l'endroit o le nerf optique quitte la r tine (Fig. 8.109). Elle est plus l g re que la r tine environnante et les branches de l'art re centrale de la r tine s' tendent de ce point vers l'ext rieur pour alimenter la r tine. Comme il n y a pas de cellules r ceptrices sensibles la lumi re dans le disque optique, on parle de tache aveugle dans la r tine. Lat ralement la papille optique, une petite zone avec une touche de coloration jaun tre est la macula jaune avec sa d pression centrale, la fov a centrale (Fig. 8.109). Il s'agit de la zone la plus fine de la r tine et la sensibilit visuelle y est plus lev e qu'ailleurs dans la r tine car elle contient moins de b tonnets (cellules r ceptrices sensibles la lumi re qui fonctionnent dans la p nombre et sont insensibles la couleur) et plus de c nes (cellules r ceptrices sensibles la lumi re). qui r agissent la lumi re vive et sont sensibles la couleur). L'oreille est l'organe de l'audition et de l' quilibre. Il comporte trois parties
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(Fig. 8.113) : La premi re partie est l oreille externe constitu e de la partie attach e la face lat rale de la t te et du canal menant vers l int rieur. La deuxi me partie est l'oreille moyenne - une cavit dans la partie p treuse de l'os temporal d limit e lat ralement et s par e du canal externe par une membrane et reli e int rieurement au pharynx par un tube troit. La troisi me partie est l'oreille interne constitu e d'une s rie de cavit s dans la partie p treuse de l'os temporal entre l'oreille moyenne lat ralement et le m at acoustique interne m dialement. L'oreille interne convertit les signaux m caniques re us de l'oreille moyenne, qui commencent par un son capt par l'oreille externe, en signaux lectriques pour transf rer des informations au cerveau. L'oreille interne contient galement des r cepteurs qui d tectent les mouvements et la position. L'oreille externe se compose de deux parties. La partie qui d passe du c t de la t te est le pavillon de l'oreille et le canal menant vers l'int rieur est le m at acoustique externe. L'oreillette se trouve sur le c t de la t te et aide capter le son. Il est constitu de cartilage recouvert de peau et dispos selon un motif de diverses l vations et d pressions (Fig. 8.114). Le grand bord ext rieur de l oreillette est l h lice. Il se termine en bas au niveau du lobule charnu, la seule partie de l'oreillette non soutenue par du cartilage. Le centre creux de l'oreillette est la conque de l'oreillette. Le m at acoustique externe part du profondeurs de cette zone. Juste avant l'ouverture du m at acoustique externe, devant la conque, se trouve une l vation (le tragus). En face du tragus, et au-dessus du lobule charnu, se trouve une autre l vation (l'antitragus). Un bord incurv plus petit, parall le et ant rieur l h lice, est l antih lix. De nombreux muscles intrins ques et extrins ques sont associ s au pavillon de l'oreille : Les muscles intrins ques passent entre les parties cartilagineuses de l'oreillette et peuvent modifier la forme de l'oreillette. Les muscles extrins ques, les muscles auriculaires ant rieur, sup rieur et post rieur, passent du cuir chevelu ou du cr ne l'oreillette et peuvent galement jouer un r le dans le positionnement de l'oreillette (voir Fig. 8.56). Les deux groupes de muscles sont innerv s par le nerf facial [VII]. L'innervation sensorielle de l'oreillette provient de nombreuses sources (Fig. 8.115) : Les surfaces externes plus superficielles de l'oreillette sont aliment es par le nerf grand auriculaire (parties ant rieure et post ro-inf rieure) et le petit nerf occipital (partie post ro-sup rieure) du plexus cervical et de la branche auriculotemporale du nerf mandibulaire [V3] (partie ant ro-sup rieure). . Les parties les plus profondes de l'oreillette sont aliment es par le nerf vague [X] (la branche auriculaire) et le nerf facial [VII] (qui envoie une branche la branche auriculaire du nerf vague [X]). L'alimentation art rielle du pavillon d'oreille provient de nombreuses sources. L'art re carotide externe irrigue l'art re auriculaire post rieure, l'art re temporale superficielle alimente les branches auriculaires ant rieures et l'art re occipitale alimente une branche. Le drainage veineux s'effectue par les vaisseaux suivant les art res. Le drainage lymphatique de l'oreillette passe en avant dans les ganglions parotidiens et en arri re dans les ganglions masto des, et ventuellement dans les ganglions cervicaux profonds sup rieurs. Le m at acoustique externe s' tend de la partie la plus profonde de la conque jusqu' la membrane tympanique (tympan), sur une distance d'environ 1 pouce (2,5 cm) (Fig. 8.116). Ses parois sont constitu es de cartilage et d'os. Le tiers lat ral est form d'extensions cartilagineuses de certains cartilages auriculaires et les deux tiers m diaux sont un tunnel osseux dans l'os temporal. Sur toute sa longueur, le m at acoustique externe est recouvert de peau, dont une partie contient des poils et des glandes sudoripares modifi es produisant du c rumen (c rumen). Son diam tre varie, tant plus large lat ralement et troit m dialement. Le m at acoustique externe ne suit pas une trajectoire rectiligne. partir de l'ouverture externe, il monte dans une direction ant rieure, puis tourne l g rement vers l'arri re en passant toujours vers le haut, et enfin, tourne nouveau dans une direction ant rieure avec une l g re descente. des fins d examen, l observation du m at acoustique externe et de la membrane tympanique peut tre am lior e en tirant l oreille vers le haut, vers l arri re et l g rement lat ralement. L'innervation sensorielle du m at acoustique externe provient de plusieurs nerfs cr niens. L'influx sensoriel majeur transite par les branches du nerf auriculotemporal, une branche du nerf mandibulaire [V3] (parois ant rieure et sup rieure) et dans la branche auriculaire du nerf vague [X] (parois post rieure et inf rieure). murs). Une entr e sensorielle mineure pe
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ut galement provenir d'une branche du nerf facial [VII] vers la branche auriculaire du nerf vague [X]. La membrane tympanique s pare le m at acoustique externe de l'oreille moyenne (Fig. 8.117 et 8.118). Il forme un angle, inclin m dialement de haut en bas et d'arri re en avant. Sa face lat rale est donc tourn e vers le bas et vers l'avant. Il se compose d un noyau de tissu conjonctif tapiss de peau l ext rieur et de muqueuse l int rieur. la p riph rie de la membrane tympanique, un anneau fibrocartilagineux la fixe la partie tympanique de l'os temporal. En son centre, une concavit est r alis e par la fixation sur sa surface interne de l'extr mit inf rieure du manche du marteau, partie de l'os du marteau de l'oreille moyenne. Ce point d'attache est l'umbo de la membrane tympanique. Ant ro-inf rieur l'umbo de la membrane tympanique, un reflet lumineux de la lumi re, appel c ne de lumi re, est g n ralement visible lors de l'examen de la membrane tympanique avec un otoscope. Au-dessus de l'umbo, dans une direction ant rieure, se trouve la fixation du reste du manche du marteau (Fig. 8.118). l' tendue la plus sup rieure de cette ligne d'attache, un petit renflement dans la membrane marque la position du processus lat ral du marteau lorsqu'il fait saillie contre la surface interne de la membrane tympanique. S' tendant partir de cette l vation, sur la surface interne de la membrane, se trouvent les plis mall olaires ant rieurs et post rieurs. Au-dessus de ces plis, la membrane tympanique est fine et l che (la pars flaccida), tandis que le reste de la membrane est pais et tendu (la pars tensa). L'innervation des surfaces externe et interne de la membrane tympanique se fait par plusieurs nerfs cr niens : L'innervation sensorielle de la peau sur la surface externe de la membrane tympanique est principalement assur e par le nerf auriculotemporal, une branche du nerf mandibulaire [V3] avec la participation suppl mentaire de la branche auriculaire du nerf vague [X], une petite contribution d'une branche du nerf facial [VII] la branche auriculaire du nerf vague [X], et ventuellement une contribution du nerf glossopharyng [IX]. L'innervation sensorielle de la membrane muqueuse sur la surface interne de la membrane tympanique est enti rement assur e par le nerf glossopharyng [IX]. L'oreille moyenne est un espace rempli d'air et tapiss de muqueuse dans l'os temporal entre la membrane tympanique lat ralement et la paroi lat rale de l'oreille interne m dialement. Il est d crit comme tant constitu de deux parties (Fig. 8.119) : la cavit tympanique imm diatement adjacente la membrane tympanique et le r cessus pitympanique sup rieur. L'oreille moyenne communique avec la r gion masto de en arri re et avec le nasopharynx (via le tube pharyngotympanique) en avant. Sa fonction fondamentale est de transmettre les vibrations de la membrane tympanique travers la cavit de l'oreille moyenne jusqu' l'oreille interne. Il y parvient gr ce trois os interconnect s mais mobiles qui comblent l'espace entre la membrane tympanique et l'oreille interne. Ces os sont le marteau (reli la membrane tympanique), l'enclume (reli au marteau par une articulation synoviale) et l' trier (reli l'enclume par une articulation synoviale et attach la paroi lat rale de l'oreille interne la fen tre ovale). L'oreille moyenne a un toit et un plancher, ainsi que des parois ant rieure, post rieure, m diale et lat rale (Fig. 8.120). La paroi tegmentale (toit) de l oreille moyenne est constitu e d une fine couche d os qui s pare l oreille moyenne de la fosse cr nienne moyenne. Cette couche osseuse est le tegmen tympanique sur la face ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal. La paroi jugulaire (plancher) de l oreille moyenne est constitu e d une fine couche d os qui la s pare de la veine jugulaire interne. Parfois, le plancher est paissi par la pr sence de cellules a riennes masto diennes. Pr s du bord m dial du plancher se trouve une petite ouverture par laquelle la branche tympanique du nerf glossopharyng [IX] p n tre dans l'oreille moyenne. La paroi membraneuse (lat rale) de l'oreille moyenne est presque enti rement constitu e de la membrane tympanique, mais comme la membrane tympanique ne s' tend pas vers le haut dans le r cessus pitympanique, la partie sup rieure de la paroi membraneuse de l'oreille moyenne est la paroi lat rale osseuse de l'oreille moyenne. r cr ation pitympanique. La paroi masto de (post rieure) de l oreille moyenne n est que partiellement achev e. La partie inf rieure de cette paroi est constitu e d'une cloison osseuse entre la cavit tympanique et les alv oles masto diennes. Sup rieurement, le r cessus pitympanique continue avec l'aditus de l'antre masto dien (Fig. 8.120 et 8.121). Associ es la paroi masto de sont : l' minence pyramidale, une petite l vation par laquelle le tendon du muscle stap dien p n tre dans l'oreille moyenne ; et l'ouverture par laquelle le
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nerf de la corde tympanique, une branche du nerf facial [VII], p n tre dans l'oreille moyenne. La paroi ant rieure de l oreille moyenne n est que partiellement achev e. La partie inf rieure est constitu e d'une fine couche d'os qui s pare la cavit tympanique de l'art re carotide interne. Sup rieurement, la paroi est d ficiente en raison de la pr sence : d'une grande ouverture pour l'entr e du tube pharyngotympanique dans l'oreille moyenne, et d'une ouverture plus petite pour le canal contenant le muscle tenseur du tympan. Le foramen de sortie de la corde tympanique de l'oreille moyenne est galement associ cette paroi (Fig. 8.120). La paroi labyrinthique (m diale) de l oreille moyenne est galement la paroi lat rale de l oreille interne. Une structure pro minente sur cette paroi est un renflement arrondi (le promontoire) produit par l'spire basale de la cochl e, qui est une structure interne de l'oreille impliqu e dans l'audition (Fig. 8.120). la membrane muqueuse recouvrant le promontoire est associ un plexus nerveux (le plexus tympanique), constitu principalement de contributions de la branche tympanique du nerf glossopharyng [IX] et de branches du plexus carotide interne. Il irrigue la membrane muqueuse de l'oreille moyenne, la r gion masto de et le tube pharyngotympanique. De plus, une branche du plexus tympanique (le petit nerf p treux) quitte le promontoire et l'oreille moyenne, traverse la surface ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal et quitte la fosse cr nienne moyenne travers le foramen ovale pour entrer dans l'otique. ganglion. D'autres structures associ es au mur labyrinthique sont deux ouvertures, les fen tres ovales et rondes, et deux l vations pro minentes (Fig. 8.120) : La fen tre ovale est post ro-sup rieure au promontoire, est le point d'attache de la base de l' trier (plate-forme) et termine la cha ne d'os qui transf re les vibrations initi es par la membrane tympanique la cochl e de l'oreille interne. La fen tre ronde est post ro-inf rieure au promontoire. En arri re et au-dessus de la fen tre ovale sur la paroi m diale se trouve la pro minence du canal facial, qui est une cr te osseuse produite par le nerf facial [VII] dans son canal lorsqu'il traverse l'os temporal. Juste au-dessus et en arri re de la pro minence du canal facial se trouve une cr te osseuse plus large (pro minence du canal semi-circulaire lat ral) produite par le canal semi-circulaire lat ral, qui est une structure impliqu e dans d tecter un mouvement. En arri re du r cessus pitympanique de l'oreille moyenne se trouve l'aditus de l'antre masto de, qui est l'ouverture de l'antre masto de (Fig. 8.121). L'antre masto de est une cavit continue avec des collections d'espaces remplis d'air (les cellules masto diennes), dans toute la partie masto de de l'os temporal, y compris l'apophyse masto de. L'antre masto dien est s par de la fosse cr nienne moyenne au-dessus par le mince tegmen tympanique. La membrane muqueuse tapissant les cellules masto diennes est en continuit avec la membrane muqueuse de toute l'oreille moyenne. Les infections de l oreille moyenne peuvent donc facilement se propager la r gion masto de. Le tube pharyngotympanique relie l'oreille moyenne au nasopharynx (Fig. 8.122) et galise la pression des deux c t s de la membrane tympanique. Son ouverture dans l'oreille moyenne se trouve sur la paroi ant rieure et, partir de l , elle s' tend vers l'avant, m dialement et vers le bas pour p n trer dans le nasopharynx juste en arri re du m at inf rieur de la cavit nasale. Il se compose : d'une partie osseuse (le tiers le plus proche de l'oreille moyenne) ; et une partie cartilagineuse (les deux tiers restants). L'ouverture de la partie osseuse est clairement visible sur la surface inf rieure du cr ne, la jonction des parties squameuses et p treuses de l'os temporal imm diatement en arri re du foramen ovale et du foramen spinosum. L'alimentation art rielle du tube pharyngotympanique provient de plusieurs sources. Les branches proviennent de l'art re pharyng e ascendante (une branche de l'art re carotide externe) et de deux branches de l'art re maxillaire (l'art re m ning e moyenne et l'art re du canal pt rygo dien). Le drainage veineux du tube pharyngotympanique s'effectue vers le plexus pt rygo dien des veines de la fosse infratemporale. L'innervation de la membrane muqueuse tapissant le tube pharyngotympanique provient principalement du plexus tympanique car elle est en continuit avec la membrane muqueuse tapissant la cavit tympanique, la surface interne de la membrane tympanique, l'antre masto de et les cellules masto des. Ce plexus re oit sa contribution majeure du nerf tympanique, une branche du nerf glossopharyng [IX]. Les os de l oreille moyenne sont constitu s du marteau, de l enclume et de l trier. Ils forment une cha ne osseuse traversant l'oreille moyenne, depuis la membrane tympanique jusqu' la fen tre ovale de l'oreille interne (Fig. 8.123). Le
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s muscles associ s aux osselets auditifs modulent le mouvement lors de la transmission des vibrations. Le marteau est le plus gros des osselets auditifs et est attach la membrane tympanique. Les parties identifiables comprennent la t te du marteau, le col du marteau, les processus ant rieurs et lat raux et le manche du marteau (Fig. 8.123). La t te du marteau est la partie sup rieure arrondie du marteau dans la cavit pitympanique. Sa face post rieure s'articule avec l'enclume. En dessous de la t te du marteau se trouve le col r tr ci du marteau, et en dessous se trouvent les processus ant rieurs et lat raux : L'apophyse ant rieure est attach e la paroi ant rieure de l'oreille moyenne par un ligament. Le processus lat ral est attach aux plis mall olaires ant rieur et post rieur de la membrane tympanique. L'extension vers le bas du marteau, sous les processus ant rieur et lat ral, est la poign e du marteau, qui est attach la membrane tympanique. Le deuxi me os de la s rie des osselets auditifs est l enclume. Il se compose du corps de l'enclume et des membres longs et courts (Fig. 8.123) : Le corps largi de l'enclume s'articule avec la t te du marteau et se trouve dans le renfoncement pitympanique. Le membre long s' tend vers le bas partir du corps, parall lement au manche du marteau, et se termine par une courbure m diale pour s'articuler avec l' trier. Le membre court s' tend vers l'arri re et est attach par un ligament la paroi post rieure sup rieure de l'oreille moyenne. L' trier est l'os le plus m dial de la cha ne osseuse et est attach la fen tre ovale. Il se compose de la t te de l' trier, des membres ant rieurs et post rieurs et de la base de l' trier (Fig. 8.123) : La t te de l' trier est dirig e lat ralement et s'articule avec le long processus de l'enclume. Les deux membres se s parent et s'attachent la base ovale. La base de l' trier s'ins re dans la fen tre ovale de la paroi labyrinthique de l'oreille moyenne. Muscles associ s aux osselets Deux muscles sont associ s aux osselets osseux de l'oreille moyenne : le tenseur du tympan et le stap dien (Fig. 8.124 et Tableau 8.10). Le muscle tenseur du tympan se trouve dans un canal osseux au-dessus du tube pharyngotympanique. Il na t de la partie cartilagineuse du tube pharyngotympanique, de la grande aile du sph no de, et de son propre canal osseux, et traverse son canal en direction post rieure, se terminant par un tendon arrondi qui s'ins re dans la partie sup rieure du manche du marteau. L'innervation du tenseur du tympan se fait par une branche du nerf mandibulaire [V3]. La contraction du tenseur du tympan tire m dialement le manche du marteau. Cela tend la membrane tympanique, r duisant ainsi la force des vibrations en r ponse aux bruits forts. Le muscle stap dien est un tr s petit muscle qui prend naissance l'int rieur de l' minence pyramidale, qui est une petite projection sur la paroi masto de de l'oreille moyenne (Fig. 8.124). Son tendon merge du sommet de l' minence pyramidale et passe vers l'avant pour s'attacher la surface post rieure du col de l' trier. Le stap dien est innerv par une branche du nerf facial [VII]. La contraction du muscle stap dien, g n ralement en r ponse des bruits forts, tire l' trier vers l'arri re et emp che une oscillation excessive. De nombreuses art res irriguent les structures de l'oreille moyenne : les deux plus grandes branches sont la branche tympanique de l'art re maxillaire et la branche masto de des art res auriculaires occipitales ou post rieures ; les branches plus petites proviennent de l'art re m ning e moyenne, de l'art re pharyng e ascendante, de l'art re du canal pt rygo dien et des branches tympaniques de l'art re carotide interne. Le drainage veineux de l oreille moyenne retourne au plexus pt rygo dien des veines et au sinus p treux sup rieur. Le plexus tympanique innerve la membrane muqueuse tapissant les parois et le contenu de l'oreille moyenne, qui comprend la r gion masto de et le tube pharyngotympanique. Il est form du nerf tympanique, une branche du nerf glossopharyng [IX], et de branches du plexus carotide interne. Le plexus tympanique se trouve dans la membrane muqueuse recouvrant le promontoire, qui est le renflement arrondi de la paroi labyrinthique de l'oreille moyenne (Fig. 8.125). Lorsque le nerf glossopharyng [IX] sort du cr ne par le foramen jugulaire, il d gage le nerf tympanique. Cette branche rentre dans le cr ne par un petit foramen et traverse l'os jusqu' l'oreille moyenne. Une fois dans l'oreille moyenne, le nerf tympanique forme le plexus tympanique, ainsi que les branches du plexus nerveux entourant l'art re carotide interne (nerfs caroticotympaniques). Les branches du plexus tympanique alimentent les muqueuses de l'oreille moyenne, notamment le tube pharyngotympanique et la r gion masto de. Le plexus tympanique d gage galement une branche majeure (le nerf petit p treux), qui irrigue les fibres parasympathiques pr gan
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glionnaires jusqu'au ganglion otique (Fig. 8.125). Le petit nerf p treux quitte la zone du promontoire, sort de l'oreille moyenne, traverse la partie p treuse de l'os temporal et sort sur la surface ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal par un hiatus juste en dessous du hiatus pour le plus grand. nerf p treux (Fig. 8.126). Il continue en diagonale sur la surface ant rieure de l'os temporal avant de sortir de la fosse cr nienne moyenne par le foramen ovale. Une fois hors du cr ne, il p n tre dans le ganglion otique. L'oreille interne est constitu e d'une s rie de cavit s osseuses (le labyrinthe osseux) et de conduits et sacs membraneux (le labyrinthe membraneux) l'int rieur de ces cavit s. Toutes ces structures se trouvent dans la partie p treuse de l'os temporal, entre l'oreille moyenne lat ralement et le m at acoustique interne m dialement (Fig. 8.127 et 8.128). Le labyrinthe osseux est constitu du vestibule, de trois canaux semi-circulaires et de la cochl e (Fig. 8.128). Ces cavit s osseuses sont tapiss es de p rioste et contiennent un liquide clair (la p rilymphe). Suspendu dans la p rilymphe mais ne remplissant pas tous les espaces du labyrinthe osseux se trouve le labyrinthe membraneux, qui se compose des conduits semi-circulaires, du canal cochl aire et de deux sacs (l'utricule et le saccule). Ces espaces membraneux sont remplis d'endolymphe. Les structures de l'oreille interne transmettent au cerveau des informations sur l' quilibre et l'audition : Le canal cochl aire est l'organe de l'audition. Les conduits semi-circulaires, l'utricule et le saccule sont les organes de l' quilibre. Le nerf responsable de ces fonctions est le nerf vestibulocochl aire [VIII], qui se divise en parties vestibulaire ( quilibre) et cochl aire (audition) apr s avoir p n tr dans le m at acoustique interne (Fig. 8.128). Le vestibule, qui contient la fen tre ovale dans sa paroi lat rale, est la partie centrale du labyrinthe osseux (Fig. 8.129). Il communique en avant avec la cochl e et en post ro-sup rieur avec les canaux semi-circulaires. Un canal troit (l'aqueduc vestibulaire) quitte le vestibule, et traverse l'os temporal pour s'ouvrir sur la face post rieure de la partie p treuse de l'os temporal. Les canaux semi-circulaires ant rieur, post rieur et lat ral font saillie dans une direction post ro-sup rieure partir du vestibule (Fig. 8.129). Chacun de ces canaux forme les deux tiers d'un cercle reli aux deux extr mit s au vestibule et dont une extr mit est dilat e pour former l'ampoule. Les canaux sont orient s de mani re ce que chaque canal soit perpendiculaire aux deux autres. La cochl e se projette dans une direction ant rieure partir du vestibule, qui est une structure osseuse qui se tord sur elle-m me deux fois et demie deux fois et trois quarts autour d'une colonne osseuse centrale (le modiolus). Cette disposition produit une structure en forme de c ne avec une base de la cochl e orient e post ro-m dialement et un sommet orient ant ro-lat ralement (Fig. 8.130). Cela positionne la large base du modiolus pr s du m at acoustique interne, o elle est p n tr e par les branches de la partie cochl aire du nerf vestibulocochl aire [VIII]. S' tendant lat ralement sur toute la longueur du modiolus se trouve une fine lame osseuse (la lame du modiolus, ou lame spirale). Encerclant autour du modiolus et maintenu en position centrale par son attachement la lame du modiolus, se trouve le canal cochl aire, qui est un composant du labyrinthe membraneux. Attach p riph riquement la paroi externe de la cochl e, le canal cochl aire cr e deux canaux (la rampe vestibulaire et la rampe tympanique), qui s' tendent dans toute la cochl e et se continuent l'un avec l'autre au sommet par une fente troite (l'h licotr me) : La rampe vestibulaire est en continuit avec le vestibule. La rampe tympanique est s par e de l'oreille moyenne par la membrane tympanique secondaire recouvrant la fen tre ronde (Fig. 8.131). Enfin, pr s de la fen tre ronde se trouve un petit canal (le canalicule cochl aire), qui traverse l'os temporal et d bouche sur sa face inf rieure dans la fosse cr nienne post rieure. Cela assure une connexion entre la cochl e contenant la p rilymphe et l'espace sous-arachno dien (Fig. 8.131). Le labyrinthe membraneux est un syst me continu de conduits et de sacs au sein du labyrinthe osseux. Il est rempli d'endolymphe et s par du p rioste qui recouvre les parois du labyrinthe osseux par la p rilymphe. Constitu de deux sacs (l'utricule et le saccule) et de quatre conduits (les trois canaux semi-circulaires et le canal cochl aire), le labyrinthe membraneux a des fonctions uniques li es l' quilibre et l'audition : L'utricule, le saccule et les trois conduits semi-circulaires font partie de l'appareil vestibulaire (c'est- -dire les organes de l' quilibre). Le canal cochl aire est l'organe de l'audition. L'organisation g n rale des parties du labyrinthe membraneux (Fig. 8.131) place
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: le canal cochl aire l'int rieur de la cochl e du labyrinthe osseux, en avant, les trois canaux semi-circulaires l'int rieur des trois canaux semi-circulaires du labyrinthe osseux, en arri re, et le saccule et utricule dans le vestibule du labyrinthe osseux, au milieu. Organes d' quilibre Cinq des six composants du labyrinthe membraneux concernent l quilibre. Ce sont les deux sacs (l'utricule et le saccule) et les trois conduits (les conduits semi-circulaires ant rieur, post rieur et lat ral). Utricule, saccule et canal endolymphatique L'utricule est le plus grand des deux sacs. Il est de forme ovale, allong e et irr guli re et se situe dans la partie post ro-sup rieure du vestibule du labyrinthe osseux. Les trois conduits semi-circulaires se jettent dans l'utricule. Chaque conduit semi-circulaire a une forme similaire, y compris une extr mit dilat e formant l'ampoule, son canal semi-circulaire osseux compl mentaire, mais en beaucoup plus petit. Le saccule est un sac plus petit et arrondi situ dans la partie ant ro-inf rieure du vestibule du labyrinthe osseux (Fig. 8.131). Le canal cochl aire s'y d verse. Le canal utriculo-sacculaire tablit une continuit entre tous les composants du labyrinthe membraneux et relie l'utricule et le saccule. Le canal endolymphatique part de ce petit canal et p n tre dans l'aqueduc vestibulaire (un canal traversant l'os temporal) pour merger sur la surface post rieure de la partie p treuse de l'os temporal dans la fosse cr nienne post rieure. Ici, le canal endolymphatique se dilate dans le sac endolymphatique, qui est une poche extradurale qui fonctionne dans la r sorption de l'endolymphe. Fonctionnellement, les r cepteurs sensoriels de l' quilibre sont organis s en structures uniques situ es dans chacun des composants de l'appareil vestibulaire. Dans l'utricule et le saccule, l'organe des sens est respectivement la macula de l'utricule et la macula du saccule, et dans l'ampoule de chacun des trois canaux semi-circulaires, c'est la cr te. L'utricule r pond l'acc l ration lin aire dans le plan horizontal et aux inclinaisons lat rales de la t te, tandis que le saccule r pond l'acc l ration lin aire dans le plan vertical, comme les mouvements d'avant en arri re et de haut en bas. En revanche, les r cepteurs des trois conduits semi-circulaires r agissent au mouvement de rotation dans n importe quelle direction. Organe d'audition Le canal cochl aire occupe une position centrale dans la cochl e du labyrinthe osseux le divisant en deux canaux (la rampe vestibulaire et la rampe tympanique). Il est maintenu dans cette position en tant attach au centre de la lame du modiolus, qui est une fine lame osseuse s' tendant du modiolus (le noyau osseux central de la cochl e) et en p riph rie jusqu' la paroi externe de la cochl e (Fig. 8.132). ). Ainsi, le canal cochl aire de forme triangulaire pr sente : une paroi externe contre la cochl e osseuse constitu e d'un p rioste paissi et tapiss d' pith lium (le ligament spiral ), un toit (la membrane vestibulaire), qui s pare l'endolymphe du canal cochl aire de la p rilymphe. dans la rampe vestibulaire et se compose d'une membrane avec un noyau de tissu conjonctif tapiss de chaque c t d' pith lium et d'un plancher qui s pare le endolymphe dans le canal cochl aire partir de la p rilymphe dans la rampe tympanique et se compose du bord libre de la lame du modiolus et d'une membrane (la membrane basilaire) s' tendant de ce bord libre de la lame du modiolus jusqu' une extension de la spirale Ligament recouvrant la paroi externe de la cochl e. L'organe spiral est l'organe de l'audition, repose sur la membrane basilaire et fait saillie dans le canal cochl aire ferm et rempli d'endolymphe (Fig. 8.132). L'alimentation art rielle de l'oreille interne est r partie entre les vaisseaux alimentant le labyrinthe osseux et le labyrinthe membraneux. Le labyrinthe osseux est aliment par les m mes art res qui irriguent l'os temporal environnant, notamment une branche tympanique ant rieure de l'art re maxillaire, une branche stylomasto dienne de l'art re auriculaire post rieure et une branche p treuse de l'art re m ning e moyenne. Le labyrinthe membraneux est aliment par l'art re labyrinthique, qui soit issue de l'art re c r belleuse ant ro-inf rieure, soit une branche directe de l'art re basilaire ; quelle que soit son origine, elle p n tre dans le m at acoustique interne avec les nerfs facial [VII] et vestibulocochl aire [VIII]. et se divise finalement en : une branche cochl aire, qui traverse le modiolus et alimente le canal cochl aire ; et une ou deux branches vestibulaires, qui alimentent l'appareil vestibulaire. Le drainage veineux du labyrinthe membraneux s'effectue par les veines vestibulaires et les veines cochl aires, qui suivent les art res. Ceux-ci se r unissent pour former une veine labyrinthique, qui finit par se vider soit dans le sinus p treux inf rieur, soit dans le sinus sigmo de. Le nerf vestibulocochl aire
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[VIII] transporte des fibres aff rentes sp ciales pour l'audition (la composante cochl aire) et l' quilibre (la composante vestibulaire). Il p n tre dans la surface lat rale du tronc c r bral, entre le pont et la moelle, apr s avoir quitt l'os temporal par le m at acoustique interne et travers la fosse cr nienne post rieure. l'int rieur de l'os temporal, l'extr mit distale du m at acoustique interne, le nerf vestibulocochl aire se divise pour former : le nerf cochl aire et le nerf vestibulaire. Le nerf vestibulaire s'agrandit pour former le ganglion vestibulaire, avant de se diviser en parties sup rieure et inf rieure, qui se distribuent aux trois canaux semi-circulaires ainsi qu' l'utricule et au saccule (voir Fig. 8.128). Le nerf cochl aire p n tre dans la base de la cochl e et traverse le modiolus vers le haut. Les cellules ganglionnaires du nerf cochl aire se trouvent dans le ganglion spiral la base de la lame du modiolus qui s'enroule autour du modiolus (Fig. 8.130). Les branches du nerf cochl aire traversent la lame du modiolus pour innerver les r cepteurs de l'organe spiral. Nerf facial [VII] dans l'os temporal Le nerf facial [VII] est troitement associ au nerf vestibulocochl aire [VIII] lorsqu'il p n tre dans le m at acoustique interne de l'os temporal. En parcourant l os temporal, son trajet et plusieurs de ses branches sont directement li s aux oreilles interne et moyenne. Le nerf facial [VII] p n tre dans le m at acoustique interne dans la partie p treuse de l'os temporal (Fig. 8.133A). Le nerf vestibulocochl aire et l'art re labyrinthique l'accompagnent. l'extr mit distale du m at acoustique interne, le nerf facial [VII] p n tre dans le canal facial et continue lat ralement entre l'oreille interne et l'oreille moyenne. ce stade, le nerf facial [VII] s' largit et se courbe post rieurement et lat ralement. L' largissement est le ganglion g nicul sensoriel. mesure que le canal facial continue, le nerf facial [VII] tourne brusquement vers le bas et, dans une direction presque verticale, sort du cr ne par le foramen stylomasto dien (Fig. 8.133A). Nerf p treux majeur. Au niveau du ganglion g nicul , le nerf facial [VII] d gage le nerf grand p treux (Fig. 8.133A). Il s'agit de la premi re branche du nerf facial [VII]. Le nerf grand p treux quitte le ganglion g nicul , traverse ant ro-m dialement l'os temporal et merge par le hiatus du nerf grand p treux sur la face ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal (voir Fig. 8.126). Le nerf grand p treux transporte les fibres parasympathiques pr ganglionnaires jusqu'au ganglion pt rygopalatin. Au-del du coude, la position du nerf facial [VII] est indiqu e sur la paroi m diale de l'oreille moyenne par un renflement (voir Fig. 8.125). Nerf du stap dien et de la corde tympanique. Vers le d but de sa descente verticale, le nerf facial [VII] d gage une petite branche, le nerf du stap dien (Fig. 8.133), qui innerve le muscle stap dien, et juste avant de sortir du cr ne, le nerf facial [VII] d gage le nerf de la corde tympanique. La corde tympanique ne sort pas imm diatement de l'os temporal, mais monte pour p n trer dans l'oreille moyenne par sa paroi post rieure, passant pr s de la face sup rieure de la membrane tympanique entre le marteau et l'enclume (Fig. 8.133B). Il sort ensuite de l'oreille moyenne par un canal menant la fissure p trotympanique et sort du cr ne par cette fissure pour rejoindre le nerf lingual dans la fosse infratemporale. Transmission du son Une onde sonore p n tre dans le m at acoustique externe et frappe la membrane tympanique en la d pla ant m dialement (Fig. 8.134). Comme le manche du marteau est attach cette membrane, il se d place galement m dialement. Cela d place la t te du marteau lat ralement. tant donn que les t tes du marteau et de l'enclume s'articulent entre elles, la t te de l'enclume est galement d plac e lat ralement. Cela pousse le long processus de l enclume vers le milieu. Le long processus s'articule avec l' trier, de sorte que son mouvement provoque le d placement de l' trier vers l'int rieur. son tour, tant donn que la base de l trier est fix e la fen tre ovale, la fen tre ovale est galement d plac e m dialement. Cette action compl te le transfert d'une onde a rienne de grande amplitude et de faible force qui fait vibrer la membrane tympanique en une vibration de petite amplitude et de force lev e de la fen tre ovale, qui g n re une onde dans la rampe vestibulaire remplie de liquide du lima on. L'onde tablie dans la p rilymphe de la rampe vestibulaire se d place travers la cochl e et provoque un renflement vers l'ext rieur de la membrane tympanique secondaire recouvrant la fen tre ronde l'extr mit inf rieure de la rampe tympanique (Fig. 8.134). Cela provoque la vibration de la membrane basilaire, ce qui entra ne une stimulation des cellules r ceptrices de l organe spiral . Les cellules r ceptrices renvoient des impulsions au cerveau via la partie cochl a
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ire du nerf vestibulocochl aire [VIII] o elles sont interpr t es comme du son. Si les sons sont trop forts, provoquant un mouvement excessif de la membrane tympanique, la contraction du muscle tenseur du tympan (attach au marteau) et/ou du muscle stap dien (attach l' trier) amortit les vibrations des osselets et diminue la force de les vibrations atteignant la fen tre ovale. Les fosses temporales et infratemporales sont des espaces interconnect s sur la face lat rale de la t te (Fig. 8.135). Leurs limites sont form es par les os et les tissus mous. La fosse temporale est sup rieure la fosse infratemporale, au-dessus de l'arc zygomatique, et communique avec la fosse infratemporale en dessous par l'espace entre l'arc zygomatique et la surface la plus m diale du cr ne. La fosse infratemporale est un espace en forme de coin profond jusqu'au muscle mass ter et la branche sous-jacente de la mandibule. Les structures qui se d placent entre la cavit cr nienne, le cou, la fosse pt rygopalatine, le plancher de la cavit buccale, le plancher de l'orbite, la fosse temporale et les r gions superficielles de la t te le traversent. Parmi les quatre muscles de mastication (masseter, temporal, pt rygo dien m dial et pt rygo dien lat ral) qui d placent la m choire inf rieure au niveau de l'articulation temporo-mandibulaire, un (masseter) est lat ral la fosse infratemporale, deux (pt rygo dien m dial et lat ral) se trouvent dans la fosse infratemporale. fosse, et on remplit la fosse temporale. Les os qui contribuent de mani re significative aux limites des fosses temporales et infratemporales comprennent les os temporal, zygomatique et sph no de, ainsi que le maxillaire et la mandibule (Fig. 8.136 et 8.137). Des parties des os frontaux et pari taux sont galement touch es. La partie squameuse de l'os temporal fait partie de la charpente osseuse des fosses temporales et infratemporales. La partie tympanique de l'os temporal forme le coin post ro-m dial du toit de la fosse infratemporale et s'articule galement avec la t te de la mandibule pour former l'articulation temporo-mandibulaire. La surface lat rale de la partie squameuse de l'os temporal est marqu e par deux caract ristiques de surface sur la paroi m diale de la fosse temporale : une cr te supramasto dienne d'orientation transversale, qui s' tend en arri re partir de la base du processus zygomatique et marque le bord post ro-inf rieur de l'os temporal. fosse; et un sillon orient verticalement pour l'art re temporale moyenne, une branche de l'art re temporale superficielle. Deux l ments qui participent la formation de l'articulation temporo-mandibulaire sur la face inf rieure de la racine du processus zygomatique sont le tubercule articulaire et la fosse mandibulaire. Les deux sont allong s du m dial au lat ral. En arri re de la fosse mandibulaire se trouve le m at acoustique externe. La partie tympanique de l'os temporal est une plaque osseuse plate concave qui se courbe vers le bas partir de l'arri re de la fosse mandibulaire et fait partie de la paroi du m at auditif externe. Vu de dessous, il existe une fissure tympanosquameuse distincte entre les parties tympanique et squameuse de l'os temporal. M dialement, un petit morceau d'os provenant de la partie p treuse de l'os temporal s'insinue dans la fissure et forme une fissure p trotympanique entre celle-ci et la partie tympanique (Fig. 8.136). Le nerf de la corde tympanique sort du cr ne et p n tre dans la fosse infratemporale par l'extr mit m diale de la fissure p trotympanique. Les parties de l'os sph no de qui font partie de la charpente osseuse de la fosse infratemporale sont la plaque lat rale de l'apophyse pt rygo dienne et la grande aile (Fig. 8.136). La grande aile fait galement partie de la paroi m diale de la fosse temporale. Les grandes ailes s' tendent une de chaque c t partir du corps du sph no de. Ils font saillie lat ralement du corps et se courbent vers le haut. Les surfaces inf rieure et lat rale forment respectivement le toit de la fosse infratemporale et la paroi m diale de la fosse temporale. La limite fortement inclin e entre les surfaces lat rale et inf rieure de la grande aile est la cr te infratemporale (Fig. 8.136). Deux ouvertures (le foramen ovale et le foramen spinosum) traversent la base de la grande aile et permettent respectivement au nerf mandibulaire [V3] et l'art re m ning e moyenne de passer entre la fosse cr nienne moyenne et la fosse infratemporale. De plus, un ou plusieurs petits foramens missaires sph no daux p n trent dans la base de la grande aile ant ro-interne par rapport au foramen ovale et permettent aux veines missaires de passer entre le plexus pt rygo de des veines de la fosse infratemporale et le sinus caverneux de la fosse cr nienne moyenne. L' pine de forme irr guli re du sph no de, qui est le site de fixation de l'extr mit cr nienne du ligament sph nomandibulaire, se projette verticalement vers le bas partir de la gran
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de aile imm diatement m diale par rapport au foramen spinosum. La plaque lat rale de l'apophyse pt rygo dienne est une feuille d'os orient e verticalement qui fait saillie post ro-lat ralement partir de l'apophyse pt rygo dienne (Fig. 8.136). Ses surfaces lat rales et m diales assurent respectivement la fixation des muscles pt rygo diens lat raux et m diaux. La face post rieure du maxillaire contribue la paroi ant rieure de la fosse infratemporale (Fig. 8.136). Cette surface est marqu e par un foramen pour le nerf alv olaire post ro-sup rieur et les vaisseaux. Le bord sup rieur forme le bord inf rieur de la fissure orbitaire inf rieure. L'os zygomatique est un os de forme quadrangulaire qui forme la pro minence osseuse palpable de la joue : Un processus maxillaire s' tend ant ro-m dialement pour s'articuler avec le processus zygomatique du maxillaire. Un processus frontal s' tend vers le haut pour s'articuler avec le processus zygomatique de l'os frontal. Un processus temporel s' tend vers l'arri re pour s'articuler avec le processus zygomatique de l'os temporal pour compl ter l'arc zygomatique. Un petit foramen zygomaticofacial sur la surface lat rale de l'os zygomatique transmet le nerf zygomaticofacial et les vaisseaux la joue. Une fine plaque osseuse s' tend post ro-m dialement partir du processus frontal et contribue la paroi lat rale de l'orbite d'un c t et la paroi ant rieure de la fosse temporale de l'autre. Un foramen zygomaticotemporal sur la surface de la fosse temporale de la plaque o il se fixe au processus frontal est destin au nerf zygomaticotemporal. Ramus de la mandibule La branche montante de la mandibule est de forme quadrangulaire et pr sente des surfaces m diale et lat rale ainsi que des processus condyliens et corono des (Fig. 8.137). La surface lat rale de la branche montante de la mandibule est g n ralement lisse l'exception de la pr sence de quelques cr tes orient es obliquement. La majeure partie de la surface lat rale assure la fixation du muscle mass ter. Les bords post rieur et inf rieur de la branche se croisent pour former l'angle de la mandibule, tandis que le bord sup rieur est chancr pour former l' chancrure mandibulaire. Le bord ant rieur est net et continue en dessous avec la ligne oblique sur le corps de la mandibule. Le processus corono de s' tend vers le haut partir de la jonction des bords ant rieur et sup rieur de la branche montante. Il s agit d un processus plat et triangulaire qui assure l attachement du muscle temporal. Le processus condylien s' tend vers le haut partir des bords post rieurs et sup rieurs de la branche montante. Il est constitu : de la t te de la mandibule, qui est largie m dialement et participe la formation de l'articulation temporo-mandibulaire ; et le cou de la mandibule, qui porte une d pression peu profonde (la fov a pt rygo dienne) sur sa surface ant rieure pour la fixation du muscle pt rygo dien lat ral. La surface m diale de la branche montante de la mandibule est la paroi lat rale de la fosse infratemporale (Fig. 8.137B). Sa caract ristique la plus distinctive est le foramen mandibulaire, qui est l'ouverture sup rieure du canal mandibulaire. Le nerf alv olaire inf rieur et les vaisseaux traversent ce foramen. Imm diatement ant ro-sup rieur au foramen mandibulaire se trouve une l vation triangulaire (la lingula) pour la fixation de l'extr mit mandibulaire du ligament sph nomandibulaire. Un sillon allong (le sillon mylohyo dien) s' tend ant ro-inf rieur partir du foramen mandibulaire. Le nerf mylo-hyo dien se trouve dans ce sillon. Post ro-inf rieur au sillon mylo-hyo dien et au foramen mandibulaire, la surface m diale de la branche montante du la mandibule est rendue rugueuse pour la fixation du muscle pt rygo dien m dial. Les articulations temporo-mandibulaires, une de chaque c t , permettent l'ouverture et la fermeture de la bouche et des mouvements complexes de mastication ou lat raux de la m choire inf rieure. Chaque articulation est synoviale et se forme entre la t te de la mandibule et la fosse articulaire et le tubercule articulaire de l'os temporal (Fig. 8.138A). Contrairement la plupart des autres articulations synoviales o les surfaces articulaires des os sont recouvertes d'une couche de cartilage hyalin, celles de l'articulation temporo-mandibulaire sont recouvertes de fibrocartilage. De plus, l'articulation est enti rement divis e par un disque articulaire fibreux en deux parties : La partie inf rieure de l articulation permet principalement l enfoncement et l l vation de la mandibule en forme de charni re. La partie sup rieure de l'articulation permet la t te de la mandibule de se d placer vers l'avant (saillie) sur le tubercule articulaire et vers l'arri re (r traction) dans la fosse mandibulaire. L'ouverture de la bouche implique la fois une d pression et une saillie (Fig. 8.138B). Le mouvement vers l'avant ou protrusif permet une plus grande d pression de l
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a mandibule en emp chant le mouvement vers l'arri re de l'angle de la mandibule dans les structures du cou. La membrane synoviale de la capsule articulaire tapisse toutes les surfaces non articulaires des compartiments sup rieur et inf rieur de l'articulation et est attach e aux marges du disque articulaire. La membrane fibreuse de la capsule articulaire entoure le complexe articulaire temporomandibulaire et est attach e : au-dessus le long du bord ant rieur du tubercule articulaire, lat ralement et m dialement le long des bords de la fosse articulaire, en arri re de la r gion de la suture tympanosquameuse et en dessous autour du partie sup rieure du col de la mandibule. Le disque articulaire s'attache par sa p riph rie la face interne de la membrane fibreuse. Trois ligaments extracapsulaires sont associ s l'articulation temporomandibulaire : les ligaments lat ral, sph nomandibulaire et stylomandibulaire (Fig. 8.139) : Le ligament lat ral est le plus proche de l'articulation, juste lat ralement la capsule, et s' tend en diagonale vers l'arri re depuis le bord du tubercule articulaire jusqu'au col de la mandibule. Le ligament sph nomandibulaire est m dial par rapport l'articulation temporomandibulaire et s' tend de la colonne vert brale de l'os sph no de la base du cr ne jusqu' la lingula du c t m dial de la branche montante de la mandibule. Le ligament stylomandibulaire passe de l'apophyse stylo de de l'os temporal au bord post rieur et l'angle de la mandibule. Mouvements de la mandibule Un mouvement de mastication ou de grincement se produit lorsque les mouvements de l'articulation temporo-mandibulaire d'un c t sont coordonn s avec un ensemble de mouvements r ciproques au niveau de l'articulation de l'autre c t . Les mouvements de la mandibule comprennent la d pression, l' l vation, la saillie et la r traction (Fig. 8.140) : La d pression est g n r e par les muscles digastrique, g nio-hyo dien et mylohyo dien des deux c t s, est normalement assist e par la gravit et, parce qu'elle implique un mouvement vers l'avant de la t te de la mandibule sur le tubercule articulaire, les muscles pt rygo diens lat raux sont galement impliqu s. L' l vation est un mouvement tr s puissant g n r par les muscles temporal, mass ter et pt rygo dien m dial et implique galement le mouvement de la t te de la mandibule dans la fosse mandibulaire. La protraction est principalement r alis e par le muscle pt rygo dien lat ral, avec une certaine assistance par le muscle pt rygo dien m dial. La r traction est r alis e respectivement par les muscles g nio-hyo dien et digastrique, ainsi que par les fibres post rieures et profondes des muscles temporal et mass ter. l'exception du muscle g nio-hyo dien, qui est innerv par le nerf spinal C1, tous les muscles qui d placent les articulations temporo-mandibulaires sont innerv s par le nerf mandibulaire [V3] par des branches provenant de la fosse infratemporale. Le muscle mass ter est un puissant muscle de mastication qui l ve la mandibule (Fig. 8.141 et Tableau 8.11). Il recouvre la surface lat rale de la branche montante de la mandibule. Le muscle mass ter est de forme quadrangulaire et est ancr au-dessus de l'arc zygomatique et en dessous de la majeure partie de la surface lat rale de la branche montante de la mandibule. La partie la plus superficielle du mass ter provient du processus maxillaire de l'os zygomatique et des deux tiers ant rieurs du processus zygomatique du maxillaire. Il s'ins re dans l'angle de la mandibule et dans la partie post rieure associ e de la surface lat rale de la branche montante de la mandibule. La partie profonde du mass ter prend naissance partir de la face m diale de l'arcade zygomatique et de la partie post rieure de son bord inf rieur et s'ins re dans la partie centrale et sup rieure de la branche montante de la mandibule jusqu'au processus corono de. Le mass ter est innerv par le nerf mass t rique issu du nerf mandibulaire [V3] et aliment en sang par l'art re mass t rique venant de l'art re maxillaire. Le nerf mass t rique et l'art re proviennent de la fosse infratemporale et passent lat ralement au-dessus du bord de l' chancrure mandibulaire pour p n trer dans la surface profonde du muscle mass ter. La fosse temporale est un espace troit en forme d' ventail qui recouvre la surface lat rale du cr ne (Fig. 8.142A) : Sa marge sup rieure est d finie par une paire de lignes temporales qui traversent le cr ne depuis le processus zygomatique de l'os frontal jusqu' la cr te supramasto dienne de l'os temporal. Il est limit lat ralement par le fascia temporal, qui est une apon vrose dure en forme d' ventail recouvrant le muscle temporal et attach e par son bord externe la ligne temporale sup rieure et par son bord inf rieur l'arc zygomatique. En avant, elle est limit e par la surface post rieure de l'apophyse frontale de l'os zygomatique et la surface post rieure de l'apophyse zygomatique de l'os frontal, q
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ui s parent la fosse temporale en arri re de l'orbite en avant. Son bord inf rieur est marqu lat ralement par l'arc zygomatique et par la cr te infratemporale de la grande aile du sph no de m dialement (Fig. 8.142B) ; entre ces deux caract ristiques, le plancher de la fosse temporale est ouvert m dialement la fosse infratemporale et lat ralement. la r gion contenant le muscle mass ter. La structure majeure de la fosse temporale est le muscle temporal. La branche zygomaticotemporale du nerf maxillaire [V2] traverse galement la fosse, qui p n tre dans la r gion par le foramen zygomaticotemporal situ la surface de la fosse temporale de l'os zygomatique. Le muscle temporal est un gros muscle en forme d' ventail qui remplit une grande partie de la fosse temporale (Fig. 8.143). Il provient des surfaces osseuses de la fosse au-dessus de la ligne temporale inf rieure et est attach lat ralement la surface du fascia temporal. Les fibres les plus ant rieures sont orient es verticalement tandis que les fibres les plus post rieures sont orient es horizontalement. Les fibres convergent vers le bas pour former un tendon qui passe entre l'arc zygomatique et la cr te infratemporale de la grande aile du sph no de pour s'ins rer sur l'apophyse corono de de la mandibule. Le muscle temporal s'attache la surface ant rieure du processus corono de et le long du bord associ de la branche montante de la mandibule, presque jusqu' la derni re molaire. Le temporal est un puissant l vateur de la mandibule. Parce que ce mouvement implique une translocation post rieure de la t te de la mandibule du tubercule articulaire de l'os temporal vers la fosse mandibulaire, le temporal r tracte galement la mandibule ou la tire vers l'arri re. De plus, le temporal participe aux mouvements lat raux de la mandibule. Le temporal est innerv par des nerfs temporaux profonds qui proviennent du nerf mandibulaire [V3] dans la fosse infratemporale et passent ensuite dans la fosse temporale. L'approvisionnement en sang du temporal se fait par les art res temporales profondes, qui voyagent avec les nerfs, et par l'art re temporale moyenne, qui p n tre dans le fascia temporal l'extr mit post rieure de l'arc zygomatique. Les nerfs temporaux profonds, g n ralement au nombre de deux, proviennent du tronc ant rieur du nerf mandibulaire [V3] dans la fosse infratemporale (Fig. 8.144). Ils passent sup rieurement et autour de la cr te infratemporale de la grande aile du sph no de pour p n trer dans la fosse temporale jusqu'au muscle temporal et alimenter le muscle temporal. Le nerf zygomaticotemporal est une branche du nerf zygomatique (voir Fig. 8.87, p. 922). Le nerf zygomatique est une branche du nerf maxillaire [V2], qui prend sa source dans la fosse pt rygopalatine et passe dans l'orbite. Le nerf zygomaticotemporal p n tre dans la fosse temporale par un ou plusieurs petits foramens situ s la surface de la fosse temporale de l'os zygomatique. Les branches du nerf zygomaticotemporal passent sup rieurement entre l'os et le muscle temporal pour p n trer dans le fascia temporal et alimenter la peau de la tempe (Fig. 8.144). Normalement au nombre de deux, ces vaisseaux naissent de l'art re maxillaire dans la fosse infratemporale et voyagent avec les nerfs temporaux profonds autour de la cr te infratemporale de la grande aile du sph no de pour alimenter le muscle temporal (Fig. 8.144). Ils s'anastomosent avec les branches de l'art re temporale moyenne. L'art re temporale moyenne prend naissance partir de l'art re temporale superficielle juste au-dessus de la racine de l'arc zygomatique entre cette structure et l'oreille externe (Fig. 8.144). Il p n tre dans le fascia temporal, passe sous la marge du muscle temporal et se d place vers le haut sur la surface profonde du muscle temporal. L'art re temporale moyenne alimente le temporal et s'anastomose avec les branches du temporal profond. art res. La fosse infratemporale en forme de coin est inf rieure la fosse temporale et situ e entre la branche montante de la mandibule lat ralement et la paroi du pharynx m dialement. Il poss de un toit, une paroi lat rale et une paroi m diale et est ouvert jusqu'au cou en post ro-inf rieur (Fig. 8.145) : Le toit est form par les surfaces inf rieures de la grande aile du sph no de et de l'os temporal, contient le foramen spinosum, le foramen ovale et la fissure p trotympanique, et lat ral la cr te infratemporale de la grande aile du sph no de, est ouvert vers le haut. la fosse temporale. La paroi lat rale est la surface m diale de la branche montante de la mandibule, qui contient l'ouverture du canal mandibulaire. La paroi m diale est form e en avant par la plaque lat rale de l'apophyse pt rygo dienne et plus en arri re par le pharynx et par deux muscles du palais mou (muscles tenseurs et releveurs veli palatini), et contient en avant la fissure pt rygomaxillaire, qui permet aux structures de passer entre les fosses infratemporales et pt
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rygopalatines. La paroi ant rieure est form e par une partie de la surface post rieure du maxillaire et contient le foramen alv olaire, et la partie sup rieure s'ouvre comme la fissure orbitaire inf rieure dans l'orbite. Les principaux contenus de la fosse infratemporale comprennent le ligament sph nomandibulaire, les muscles pt rygo diens m dial et lat ral (Tableau 8.11), l'art re maxillaire, le nerf mandibulaire [V3], les branches du nerf facial [VII] et le nerf glossopharyng [IX], ainsi que le plexus pt rygo dien des veines. Le ligament sph nomandibulaire est un ligament extracapsulaire de l'articulation temporo-mandibulaire. Il est attach sup rieurement l' pine de l'os sph no de et s' tend vers le bas pour s'attacher la lingula de la mandibule et au bord post rieur du foramen mandibulaire (Fig. 8.146). Le muscle pt rygo dien m dial est de forme quadrangulaire et poss de des t tes profondes et superficielles (Fig. 8.146) : La t te profonde est attach e au-dessus de la surface m diale de la plaque lat rale du processus pt rygo dien et de la surface associ e du processus pyramidal de l'os palatin, et descend obliquement vers le bas, en dedans du ligament sph nomandibulaire, pour se fixer la surface m diale rugueuse de la branche montante de la mandibule pr s de l'angle de la mandibule. La t te superficielle provient de la tub rosit du maxillaire et du processus pyramidal adjacent de l'os palatin et se joint la t te profonde pour s'ins rer sur la mandibule. Le pt rygo dien m dial l ve principalement la mandibule. Parce qu'il passe obliquement vers l'arri re pour s'ins rer dans la mandibule, il aide galement le muscle pt rygo dien lat ral faire saillie de la m choire inf rieure. Le pt rygo dien m dial est innerv par le nerf pt rygo dien m dial issu du nerf mandibulaire [V3]. Le muscle pt rygo dien lat ral est un muscle triangulaire pais et, comme le muscle pt rygo dien m dial, il poss de deux t tes (Fig. 8.147) : La t te sup rieure provient du toit de la fosse infratemporale (surface inf rieure de la grande aile du sph no de et cr te infratemporale) lat rale au foramen ovale et au foramen spinosum. La t te inf rieure est plus grande que la t te sup rieure et provient de la surface lat rale de la plaque lat rale de l'apophyse pt rygo dienne, et la partie inf rieure s'insinue entre les attaches cr niennes des deux. chefs du pt rygo de m dial. Les fibres des deux t tes du muscle pt rygo dien lat ral convergent pour s'ins rer dans la fov a pt rygo dienne du col de la mandibule et dans la capsule de l'articulation temporo-mandibulaire dans la r gion o la capsule est attach e int rieurement au disque articulaire. Contrairement au muscle pt rygo dien m dial dont les fibres ont tendance tre orient es verticalement, celles du muscle pt rygo dien lat ral sont orient es presque horizontalement. En cons quence, lorsque le pt rygo dien lat ral se contracte, il tire le disque articulaire et la t te de la mandibule vers l'avant sur le tubercule articulaire et constitue donc la principale saillie de la m choire inf rieure. Le pt rygo dien lat ral est innerv par le nerf pt rygo dien lat ral issu du nerf mandibulaire [V3]. Lorsque les pt rygo des lat ral et m dial se contractent d un seul c t , le menton se d place du c t oppos . Lorsque des mouvements oppos s au niveau des deux articulations temporo-mandibulaires sont coordonn s, il en r sulte un mouvement de mastication. Le nerf mandibulaire [V3] est la plus grande des trois divisions du nerf trijumeau [V]. Contrairement aux nerfs ophtalmique [V1] et maxillaire [V2] qui sont purement sensoriels, le nerf mandibulaire [V3] est la fois moteur et sensoriel. En plus de transmettre une sensation g n rale provenant des dents et des gencives de la mandibule, des deux tiers ant rieurs de la langue, de la muqueuse du plancher de la cavit buccale, de la l vre inf rieure, de la peau de la tempe et du bas du visage et d'une partie de la dure-m re cr nienne. mater, le nerf mandibulaire [V3] transporte galement l'innervation motrice vers la plupart des muscles qui d placent la mandibule, l'un des muscles (tenseur du tympan) de l'oreille moyenne et l'un des muscles de l'oreille molle. palais (tenseur veli palatini). Toutes les branches du nerf mandibulaire [V3] proviennent de la fosse infratemporale. Comme les nerfs ophtalmique [V1] et maxillaire [V2], la partie sensorielle du nerf mandibulaire [V3] provient du ganglion trijumeau situ dans la fosse cr nienne moyenne (Fig. 8.148) : La partie sensorielle du nerf mandibulaire [V3] descend verticalement travers le foramen ovale et p n tre dans la fosse infratemporale entre le muscle tenseur veli palatini et la t te sup rieure du muscle pt rygo dien lat ral. La petite racine motrice du nerf trijumeau [V] passe en dedans du ganglion trijumeau dans la cavit cr nienne, puis traverse le foramen ovale et rejoint imm diatement la partie sensorielle du nerf mandibulaire [V3]. Peu apr s la joncti
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on des racines sensorielles et motrices, le nerf mandibulaire [V3] donne naissance une petite branche m ning e et au nerf pt rygo dien m dial, puis se divise en troncs ant rieur et post rieur (Fig. 8.148) : Les branches du tronc ant rieur sont les nerfs buccal, mass t rique et temporal profond, ainsi que le nerf pt rygo dien lat ral, qui, l'exception du nerf buccal (qui est principalement sensoriel), sont des nerfs moteurs. Les branches du tronc post rieur sont les nerfs auriculotemporal, lingual et alv olaire inf rieur, qui, l'exception d'un petit nerf (nerf du mylohyo dien) qui part du nerf alv olaire inf rieur, sont des nerfs sensoriels. La branche m ning e part du c t m dial du nerf mandibulaire [V3] et monte pour quitter la fosse infratemporale avec l'art re m ning e moyenne et rentrer dans la cavit cr nienne par le foramen spinosum (Fig. 8.148). Il est sensoriel pour la dure-m re, principalement de la fosse cr nienne moyenne, et alimente galement les cellules masto des qui communiquent avec l'oreille moyenne. Nerf pt rygo dien m dial Le nerf pt rygo dien m dial provient galement m dialement du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.148). Il descend pour p n trer et alimenter la surface profonde du muscle pt rygo dien m dial. Pr s de son origine partir du nerf mandibulaire [V3], il pr sente deux petites branches : L un d eux fournit le tenseur veli palatini. L'autre monte pour alimenter le muscle tenseur du tympan, qui occupe un petit canal osseux au-dessus et parall le au tube pharyngotympanique dans l'os temporal. Le nerf buccal est une branche du tronc ant rieur du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.148). Il s'agit principalement d'un nerf sensoriel, mais il peut galement transporter l'innervation motrice vers le muscle pt rygo dien lat ral et une partie du muscle temporal. Le nerf buccal passe lat ralement entre les t tes sup rieure et inf rieure du pt rygo de lat ral puis descend autour du bord ant rieur de l'insertion du muscle temporal jusqu'au bord ant rieur de la branche montante de la mandibule, glissant souvent travers le tendon du temporal. Il continue dans la joue lat ralement au muscle buccinateur pour alimenter les nerfs sensoriels g n raux de la peau et de la muqueuse buccale adjacentes ainsi que des gencives buccales des molaires inf rieures. Le nerf mass t rique est une branche du tronc ant rieur du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.148 ; voir aussi Fig. 8.141). Il passe lat ralement sur le muscle pt rygo dien lat ral et travers l' chancrure mandibulaire pour p n trer et alimenter le muscle mass ter. Les nerfs temporaux profonds, g n ralement au nombre de deux, proviennent du tronc ant rieur du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.148 ; voir aussi Fig. 8.144). Ils passent lat ralement au-dessus du muscle pt rygo dien lat ral et s'incurvent autour de la cr te infratemporale pour remonter dans la fosse temporale et alimenter le muscle temporal depuis sa surface profonde. Nerf pt rygo dien lat ral Le nerf pt rygo dien lat ral peut provenir directement d'une branche du tronc ant rieur du nerf mandibulaire [V3] ou de sa branche buccale (Fig. 8.148). D s son origine, il passe directement dans la surface profonde du muscle pt rygo dien lat ral. Le nerf auriculotemporal est la premi re branche du tronc post rieur du nerf mandibulaire [V3] et prend naissance sous la forme de deux racines qui passent en arri re autour de l'art re m ning e moyenne en remontant de l'art re maxillaire jusqu'au foramen spinosum (Fig. 8.149). Le nerf auriculotemporal passe d'abord entre le muscle tenseur veli palatini et la t te sup rieure du muscle pt rygo dien lat ral, puis entre le ligament sph nomandibulaire et le col de la mandibule. Il s'incurve lat ralement autour du cou de la mandibule puis remonte profond ment jusqu' la glande parotide entre l'articulation temporomandibulaire et l'oreille. Les branches terminales du nerf auriculotemporal transmettent la sensation g n rale de la peau sur une vaste zone de le temple. De plus, le nerf auriculotemporal contribue l'innervation sensorielle de l'oreille externe, du m at auditif externe, de la membrane tympanique et de l'articulation temporo-mandibulaire. Il d livre galement les nerfs parasympathiques postganglionnaires du nerf glossopharyng [IX] la glande parotide. Le nerf lingual est une branche sensorielle majeure du tronc post rieur du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.149A,B). Il transporte une sensation g n rale provenant des deux tiers ant rieurs de la langue, de la muqueuse buccale sur le plancher de la cavit buccale et des gencives linguales associ es aux dents inf rieures. Le nerf lingual est rejoint haut dans la fosse infratemporale par la branche de la corde tympanique du nerf facial [VII] (Fig. 8.149C), qui transporte : le go t des deux tiers ant rieurs de la langue et les fibres parasympathiques vers toutes les glandes salivaires. en dessous du niveau de la fissure buccale. Le nerf lingual descend d'abord entre le muscle tenseur v
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eli palatini et le muscle pt rygo dien lat ral, o il est rejoint par la corde tympanique, puis descend travers la surface lat rale du muscle pt rygo dien m dial pour p n trer dans la cavit buccale. Le nerf lingual p n tre dans la cavit buccale entre l'attache post rieure du muscle mylohyo dien la ligne mylohyo dienne et l'attache du constricteur sup rieur du pharynx au raph pt rygomandibulaire. Lorsque le nerf lingual p n tre dans le plancher de la cavit buccale, il se trouve dans un sillon peu profond sur la surface m diale de la mandibule, imm diatement inf rieur la derni re molaire. Dans cette position, il est palpable travers la muqueuse buccale et en danger lorsqu'on op re sur les molaires et les gencives (Fig. 8.149C). Le nerf lingual passe dans la langue sur la surface lat rale du muscle hyoglosse o il est attach au ganglion sous-maxillaire. Ce ganglion est l'endroit o les fibres parasympathiques pr ganglionnaires sont transport es de la fosse infratemporale jusqu'au plancher de la cavit buccale sur la synapse du nerf lingual avec les fibres parasympathiques postganglionnaires (voir Fig. 8.150). Le nerf alv olaire inf rieur, comme le nerf lingual, est une branche sensorielle majeure du tronc post rieur du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.149A C). En plus d innerver toutes les dents inf rieures et une grande partie des gencives associ es, il alimente galement la muqueuse et la peau de la l vre inf rieure et la peau du menton. Il poss de une branche motrice qui innerve le muscle mylohyo dien et le ventre ant rieur du muscle digastrique. Le nerf alv olaire inf rieur prend sa source profond ment dans le muscle pt rygo dien lat ral, partir du tronc post rieur du nerf mandibulaire [V3], en association avec le nerf lingual. Il descend sur la surface lat rale du muscle pt rygo dien m dial, passe entre le ligament sph nomandibulaire et la branche montante de la mandibule, puis p n tre dans le canal mandibulaire par le foramen mandibulaire. Juste avant d'entrer dans le foramen mandibulaire, il donne naissance au nerf mylohyo dien (Fig. 8.149C), qui se trouve dans le sillon mylohyo dien inf rieur au foramen et se poursuit en avant sous le plancher de la cavit buccale pour innerver le muscle mylohyo dien et le ventre ant rieur du muscle digastrique. Le nerf alv olaire inf rieur passe en avant dans le canal mandibulaire de la m choire inf rieure. Le canal mandibulaire et son contenu sont inf rieurs aux racines des molaires, et les racines peuvent parfois s'incurver autour du canal, rendant l'extraction de ces dents difficile. Le nerf alv olaire inf rieur irrigue les trois molaires, la deuxi me pr molaire et les gencives labiales associ es, puis se divise en deux branches terminales : le nerf incisif, qui continue dans le canal mandibulaire pour alimenter la premi re pr molaire, l'incisive et la canine. les dents et les gencives associ es ; et le nerf mentonnier, qui sort de la mandibule par le foramen mentonnier et irrigue la l vre inf rieure et le menton (Fig. 8.149A, B). Le nerf mentonnier est palpable et parfois visible travers la muqueuse buccale adjacente aux racines des pr molaires. Chorda tympani et petit nerf p treux Les branches de deux nerfs cr niens rejoignent les branches du nerf mandibulaire [V3] dans la fosse infratemporale (Fig. 8.150). Il s'agit de la branche de la corde tympanique du nerf facial [VII] et du nerf petit p treux, une branche du plexus tympanique de l'oreille moyenne, qui tire son origine d'une branche du nerf glossopharyng [IX] (voir Fig. 8.125, p.953). La corde tympanique (Fig. 8.150) transporte le go t des deux tiers ant rieurs de la langue et l'innervation parasympathique jusqu' toutes les glandes salivaires situ es au-dessous du niveau de la fissure buccale. La corde tympanique provient du nerf facial [VII] dans l'os temporal et, en association avec la paroi masto de de l'oreille moyenne, passe en avant par un petit canal et p n tre dans la face lat rale de l'oreille moyenne. Comme il se poursuit vers l'avant travers l'oreille moyenne, il est s par de la membrane tympanique par le manche du marteau. Il quitte l'oreille moyenne par l'extr mit m diale de la fissure p trotympanique, p n tre dans la fosse infratemporale, descend en dedans jusqu' l' pine du sph no de puis jusqu'au muscle pt rygo dien lat ral et rejoint le nerf lingual. Fibres parasympathiques pr ganglionnaires transport es dans la synapse de la corde tympanique avec des fibres parasympathiques postganglionnaires dans le ganglion sous-maxillaire, qui accroche le nerf lingual dans le plancher de la cavit buccale (Fig. 8.150). Les fibres parasympathiques postganglionnaires quittent le ganglion sous-maxillaire et soit : r int grent le nerf lingual pour voyager avec ses branches terminales pour atteindre les tissus cibles, soit passent directement du ganglion sous-maxillaire aux glandes (Fig. 8.150). Les fibres gustatives (SA) ne traversent pas le ganglion et sont distribu es
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avec les branches terminales du nerf lingual. Le nerf petit p treux transporte principalement des fibres parasympathiques destin es la glande parotide (Fig. 8.150). Les fibres parasympathiques pr ganglionnaires sont situ es dans le nerf glossopharyng [IX] sa sortie du foramen jugulaire la base du cr ne. Le nerf tympanique part du nerf glossopharyng [IX], l'int rieur ou imm diatement l'ext rieur du foramen jugulaire (Fig. 8.150B). Le nerf tympanique r int gre l'os temporal par un petit foramen sur la cr te osseuse s parant le foramen jugulaire du canal carotide et monte travers un petit canal osseux (canalicule tympanique inf rieur) jusqu'au promontoire situ sur la paroi labyrinthique (m diale) du milieu. oreille. Ici il participe la formation du plexus tympanique. Le nerf petit p treux est une branche de ce plexus (Fig. 8.150B). Le nerf petit p treux contient principalement des fibres parasympathiques pr ganglionnaires. Il quitte l'oreille moyenne et p n tre dans la fosse cr nienne moyenne par une petite ouverture sur la surface ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal juste lat rale et inf rieure l'ouverture du nerf grand p treux, une branche du nerf facial [VII]. Le nerf petit p treux passe ensuite m dialement et descend par le foramen ovale avec le nerf mandibulaire [V3]. Dans la fosse infratemporale, les fibres parasympathiques pr ganglionnaires se synapsent avec les corps cellulaires des fibres parasympathiques postganglionnaires du ganglion otique situ sur la face m diale du nerf mandibulaire [V3] autour de l'origine du nerf pt rygo dien m dial. Les fibres parasympathiques postganglionnaires quittent le ganglion otique et rejoignent le nerf auriculotemporal qui les transporte jusqu' la glande parotide. L'art re maxillaire est la plus grande branche de l'art re carotide externe du cou et constitue une source majeure de apport sanguin la cavit nasale, la paroi lat rale et au toit de la cavit buccale, toutes les dents et la dure-m re de la cavit cr nienne. Il traverse et alimente la fosse infratemporale puis p n tre dans la fosse pt rygopalatine, o il donne naissance aux branches terminales (Fig. 8.151). L'art re maxillaire prend naissance dans la substance de la glande parotide puis passe vers l'avant, entre le col de la mandibule et le ligament sph nomandibulaire, dans la fosse infratemporale. Il monte obliquement travers la fosse infratemporale pour p n trer dans la fosse pt rygopalatine en passant par la fissure pt rygomaxillaire. Cette partie du vaisseau peut passer lat ralement ou m dialement la t te inf rieure du pt rygo dien lat ral. Si elle passe en dedans de la t te inf rieure, l'art re maxillaire s'enroule ensuite lat ralement entre les t tes sup rieure et inf rieure du pt rygo dien lat ral pour acc der la fissure pt rygomaxillaire. Les branches de l'art re maxillaire sont les suivantes (Fig. 8.151) : La premi re partie de l'art re maxillaire (la partie situ e entre le col de la mandibule et le ligament sph nomandibulaire) donne naissance deux branches principales (les art res m ning es moyennes et alv olaires inf rieures) et un certain nombre de branches plus petites (auriculaire profonde, tympanique ant rieure et m ning e accessoire). La deuxi me partie de l'art re maxillaire (la partie li e au muscle pt rygo dien lat ral) donne naissance des branches temporales profondes, mass t riques, buccales et pt rygo diennes, qui cheminent avec les branches du nerf mandibulaire [V3]. La troisi me partie de l'art re maxillaire se trouve dans la fosse pt rygopalatine (voir Fig. 8.158). L'art re m ning e moyenne monte verticalement partir de l'art re maxillaire et traverse le foramen spinosum pour p n trer dans la cavit cr nienne (Fig. 8.151). Dans la fosse infratemporale, il passe sup rieurement entre le ligament sph nomandibulaire du c t m dial et le muscle pt rygo dien lat ral du c t lat ral. Juste en dessous du foramen spinosum, il passe entre les deux racines du nerf auriculotemporal leur origine partir du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.151). L'art re m ning e moyenne est le plus gros des vaisseaux m ning s et alimente une grande partie de la dure-m re, des os et de la moelle osseuse associ e des parois de la cavit cr nienne. Dans la cavit cr nienne, l'art re m ning e moyenne et ses branches se d placent dans la couche p riost e (externe) de la dure-m re, qui adh re troitement aux parois osseuses. tant donn que les principales branches de l'art re m ning e moyenne traversent sup rieurement les parois de la cavit cr nienne, elles peuvent tre endommag es par des coups lat raux port s la t te. Lorsque les vaisseaux sont d chir s, le sang qui s' coule, sous pression art rielle, s pare lentement la dure-m re de son attachement l'os, entra nant un h matome extradural. L'art re alv olaire inf rieure descend de l'art re maxillaire pour p n trer dans le foramen mandibulaire et le canal avec le nerf alv olaire inf rieur
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(Fig. 8.151). Il est distribu avec le nerf alv olaire inf rieur et alimente toutes les dents inf rieures et contribue l'alimentation des gencives buccales, du menton et de la l vre inf rieure. Avant d'entrer dans la mandibule, l'art re alv olaire inf rieure donne origine une petite branche mylohyo dienne, qui accompagne le nerf mylohyo dien. Art res auriculaires profondes, tympaniques ant rieures et art res m ning es accessoires Les art res m ning es auriculaires profondes, tympaniques ant rieures et accessoires sont de petites branches de la premi re partie de l'art re maxillaire et contribuent respectivement l'apport sanguin du m at acoustique externe, de la surface profonde de la membrane tympanique et de la dure-m re cr nienne. La branche m ning e accessoire fournit galement de petites branches aux muscles environnants dans la fosse infratemporale avant de remonter travers le foramen ovale dans la cavit cr nienne pour alimenter la dure-m re. Branches de la deuxi me partie Les art res temporales profondes, g n ralement au nombre de deux, proviennent de la deuxi me partie de l'art re maxillaire et voyagent avec les nerfs temporaux profonds pour alimenter le muscle temporal de la fosse temporale (Fig. 8.151). De nombreuses art res pt rygo diennes proviennent galement de la deuxi me partie de l art re maxillaire et irriguent les muscles pt rygo diens. L'art re mass t rique, galement issue de la deuxi me partie de l'art re maxillaire, accompagne lat ralement le nerf mass t rique travers l' chancrure mandibulaire pour alimenter le muscle mass ter. L'art re buccale est distribu e avec le nerf buccal et irrigue la peau, les muscles et la muqueuse buccale de la joue. Le plexus pt rygo dien est un r seau de veines entre les muscles pt rygo diens m dial et lat ral, et entre les muscles pt rygo diens lat raux et temporaux (Fig. 8.152). Les veines qui drainent les r gions aliment es par les art res partant de l'art re maxillaire dans la fosse infratemporale et la fosse pt rygopalatine se connectent au plexus pt rygo dien. Ces veines tributaires comprennent celles qui drainent la cavit nasale, le toit et la paroi lat rale de la cavit buccale, toutes les dents, les muscles de la fosse infratemporale, les sinus paranasaux et le nasopharynx. De plus, la veine ophtalmique inf rieure de l orbite peut s couler travers la fissure orbitaire inf rieure jusqu au plexus pt rygo dien. De mani re significative, les petites veines missaires relient souvent le plexus pt rygo dien de la fosse infratemporale au sinus caverneux de la cavit cr nienne. Ces veines missaires, qui passent par le foramen ovale, par le cartilage qui remplit le foramen lacerum et par un petit foramen sph no dal sur la face m diale de la plaque lat rale de l'apophyse pt rygo dienne la base du cr ne, constituent une voie par laquelle les infections peuvent se propager dans la cavit cr nienne partir de structures, telles que les dents, drain es par le plexus pt rygo dien. De plus, comme il n'y a pas de valvules dans les veines de la t te et du cou, un anesth sique inject par inadvertance sous pression dans les veines du plexus pt rygo dien peut refluer dans les tissus ou dans la cavit cr nienne. Le plexus pt rygo dien se connecte : en arri re, via une courte veine maxillaire, la veine r tromandibulaire du cou ; et en avant, via une veine faciale profonde, avec la veine faciale sur le visage. La fosse pt rygopalatine est un espace invers en forme de larme entre les os sur la face lat rale du cr ne, imm diatement en arri re du maxillaire (Fig. 8.153). Bien que de petite taille, la fosse pt rygopalatine communique via des fissures et des foramens dans ses parois avec : la fosse cr nienne moyenne, la fosse infratemporale, le plancher de l'orbite, la paroi lat rale de la cavit nasale, l'oropharynx et le toit de la cavit buccale. De par sa situation strat gique, la fosse pt rygopalatine est un site de distribution majeur du nerf maxillaire [V2] et de la partie terminale de l'art re maxillaire. Il contient galement le ganglion pt rygopalatin o les fibres parasympathiques pr ganglionnaires provenant du nerf facial [VII] se synapsent avec les fibres parasympathiques postganglionnaires et ces fibres, ainsi que les fibres sympathiques provenant du niveau de la moelle pini re T1, rejoignent les branches du nerf maxillaire [V2]. Toutes les dents sup rieures re oivent leur innervation et leur apport sanguin du nerf maxillaire [V2] et du partie terminale de l'art re maxillaire, respectivement, qui traverse la fosse pt rygopalatine. Les parois de la fosse pt rygopalatine sont form es par des parties des os palatin, maxillaire et sph no de (Fig. 8.153) : La paroi ant rieure est form e par la face post rieure du maxillaire. La paroi m diale est form e par la surface lat rale de l'os palatin. La paroi post rieure et le toit sont form s par des parties de l'os sph no de. La partie de l'os sph no de qui contribue la form
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ation de la fosse pt rygopalatine est la surface ant ro-sup rieure de l'apophyse pt rygo dienne (Fig. 8.154). Sur cette surface s'ouvrent deux grands foramens : Le nerf maxillaire [V2] traverse le plus lat ral et sup rieur d'entre eux, le foramen rotundum, qui communique en arri re avec la fosse cr nienne moyenne (Fig. 8.154B). Le nerf grand p treux du nerf facial [VII] et les fibres sympathiques du plexus carotide interne se rejoignent pour former le nerf du canal pt rygo dien qui passe dans la fosse pt rygopalatine travers le foramen plus m dial et inf rieur - l'ouverture ant rieure du canal pt rygo dien. . Le canal pt rygo dien (Fig. 8.154A) est un canal osseux qui traverse horizontalement la racine de l'apophyse pt rygo dienne de l'os sph no de. Il s'ouvre en avant dans la fosse pt rygopalatine. En arri re, il continue travers le cartilage remplissant le foramen lacerum et s'ouvre dans la fosse cr nienne moyenne juste en avant de l'art re carotide interne lorsque le vaisseau p n tre dans la cavit cr nienne par le canal carotide (Fig. 8.154B). Sept foramens et fissures fournissent des ouvertures par lesquelles les structures entrent et sortent de la fosse pt rygopalatine (Fig. 8.155) : Le foramen rond et le canal pt rygo dien communiquent avec la fosse cr nienne moyenne et s'ouvrent sur la paroi post rieure. Un petit canal palatovaginal d bouche sur la paroi post rieure et m ne au nasopharynx. Le canal palatin m ne au toit de la cavit buccale (palais dur) et s'ouvre vers le bas. Le foramen sph nopalatin s'ouvre sur la paroi lat rale de la cavit nasale et se trouve dans la paroi m diale. La face lat rale de la fosse pt rygopalatine est en continuit avec la fosse infratemporale via un grand espace (la fissure pt rygomaxillaire) entre la surface post rieure du maxillaire et l'apophyse pt rygo dienne de l'os sph no de. La face sup rieure de la paroi ant rieure de la fosse s'ouvre sur le plancher de l'orbite via la fissure orbitaire inf rieure. Le nerf maxillaire [V2] et la partie terminale de l'art re maxillaire p n trent et se ramifient dans la fosse pt rygopalatine. De plus, le nerf du canal pt rygo dien p n tre dans la fosse en transportant : des fibres parasympathiques pr ganglionnaires provenant de la grande branche p treuse du nerf facial [VII], et des fibres sympathiques postganglionnaires provenant de la branche p treuse profonde du plexus carotide. Les fibres parasympathiques pr ganglionnaires se synapsent dans le ganglion pt rygopalatin et les fibres parasympathiques sympathiques et postganglionnaires passent avec les branches du nerf maxillaire [V2] hors de la fosse et dans les r gions adjacentes. En plus des nerfs et des art res, les veines et les lymphatiques traversent galement la fosse pt rygopalatine. Le nerf maxillaire [V2] est purement sensoriel. Il provient du ganglion trijumeau dans la cavit cr nienne, sort de la fosse cr nienne moyenne et p n tre dans la fosse pt rygopalatine par le foramen rotundum (Fig. 8.156). Il traverse ant rieurement la fosse et sort sous forme de nerf infra-orbitaire par la fissure orbitaire inf rieure. En passant par la fosse pt rygopalatine, le nerf maxillaire [V2] donne naissance au nerf zygomatique, au nerf alv olaire post ro-sup rieur et deux branches ganglionnaires (Fig. 8.156). Les deux branches ganglionnaires naissent de sa face inf rieure et traversent le ganglion pt rygopalatin. Les fibres parasympathiques postganglionnaires, issues du ganglion pt rygopalatin, rejoignent les branches sensorielles g n rales du nerf maxillaire [V2] dans le ganglion pt rygopalatin, tout comme les fibres sympathiques postganglionnaires du plexus carotide. Les trois types de fibres quittent le ganglion sous forme de branches orbitales, palatines, nasales et pharyng es. Branches orbitales. Les branches orbitaires sont petites et traversent la fissure orbitaire inf rieure pour contribuer l'alimentation de la paroi orbitaire et des sinus sph no dal et ethmo dal. Nerfs grand et petit palatins. Les nerfs grand et petit palatin (Fig. 8.156) passent en bas du ganglion pt rygopalatin, p n trent et traversent le canal palatin et p n trent dans la surface buccale du palais par les trous grand et petit palatin. Le nerf grand palatin passe vers l'avant sur le toit de la cavit buccale pour innerver la muqueuse et les glandes du palais dur et la gencive adjacente, presque aussi loin que les incisives. Dans le canal palatin, le nerf grand palatin donne naissance aux nerfs nasaux post ro-inf rieurs, qui traversent m dialement de petits foramens dans la plaque perpendiculaire de l'os palatin et contribuent l'innervation de la paroi nasale lat rale. Apr s avoir travers le petit foramen palatin, le nerf petit palatin passe en arri re pour alimenter le palais mou. Nerfs nasaux. Les nerfs nasaux (Fig. 8.156), au nombre d'environ sept, traversent m dialement le foramen sph nopalatin pour p n trer dans la cavit nasale. La plupart passent vers l'avant pour alime
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nter la paroi lat rale de la cavit nasale, tandis que d'autres traversent le toit pour alimenter la paroi m diale. L'un des nerfs traversant le toit pour alimenter la paroi m diale de la cavit nasale (le nerf naso-palatin) est le plus gros des nerfs nasaux et passe en avant dans la cloison nasale, travers le canal incisif et la fosse du palais dur pour p n trer dans le toit de la cavit buccale et alimente la muqueuse, la gencive et les glandes adjacentes aux incisives. Nerf pharyng . Le nerf pharyng (Fig. 8.156) passe en arri re du ganglion pt rygopalatin et quitte la fosse par le canal palatovaginal, d'o il sort ensuite pour alimenter la muqueuse et les glandes du nasopharynx. Nerf zygomatique. Le nerf zygomatique (Fig. 8.156) provient directement du nerf maxillaire [V2] dans la fosse pt rygopalatine, qu'il quitte pour entrer dans l'orbite par la fissure orbitaire inf rieure. a passe en avant sur la paroi orbitaire lat rale et se divise en branches zygomaticotemporales et zygomaticofaciales : La branche zygomaticotemporale continue vers l'avant la base de la paroi orbitaire lat rale, traverse un petit canal osseux dans l'os zygomatique pour p n trer dans la fosse temporale par un petit foramen dans la marge orbitaire lat rale sur la surface post rieure du processus frontal de l'os zygomatique. , et passe superficiellement pour fournir de la peau sur la tempe. La branche zygomaticofaciale passe galement vers l'avant la base de la paroi orbitaire lat rale et sort par un petit canal osseux, dans la marge orbitaire, qui s'ouvre via de multiples petits foramens sur la surface ant rolat rale de l'os zygomatique, et ses branches irriguent la peau adjacente. Nerf alv olaire post ro-sup rieur. Le nerf alv olaire post ro-sup rieur (Fig. 8.156) prend naissance partir du nerf maxillaire [V2] dans la fosse pt rygopalatine et sort lat ralement de la fosse par la fissure pt rygomaxillaire pour p n trer dans la fosse infratemporale. Il continue lat ralement et vers le bas pour p n trer dans la surface post rieure du maxillaire travers un petit foramen alv olaire approximativement mi-chemin entre la derni re molaire et la fissure orbitaire inf rieure. Il passe ensuite en bas, juste en profondeur, jusqu' la muqueuse du sinus maxillaire pour rejoindre le plexus dentaire sup rieur. Le nerf alv olaire post ro-sup rieur alimente les molaires et les gencives buccales adjacentes et contribue l'alimentation du sinus maxillaire. Nerf infra-orbitaire. Le nerf infra-orbitaire (Fig. 8.156) est le prolongement ant rieur du nerf maxillaire [V2] qui quitte la fosse pt rygopalatine par la fissure orbitaire inf rieure. Il se situe d'abord dans le sillon infra-orbitaire du plancher de l'orbite, puis continue vers l'avant dans le canal infra-orbitaire. Dans le sillon et le canal infra-orbitaire, le nerf infra-orbitaire donne respectivement naissance aux nerfs alv olaires moyen et ant ro-sup rieur, qui rejoignent finalement le plexus alv olaire sup rieur pour alimenter les dents sup rieures : Le nerf alv olaire sup rieur moyen irrigue galement le sinus maxillaire. Le nerf alv olaire ant ro-sup rieur donne galement naissance une petite branche nasale, qui traverse m dialement la paroi lat rale de la cavit nasale pour alimenter certaines zones du plancher et des parois nasales. Le nerf infra-orbitaire sort du canal infra-orbitaire par le foramen infra-orbitaire inf rieur au bord orbitaire et se divise en branches nasales, palp brales et labiales sup rieures : Les branches nasales fournissent de la peau sur la face lat rale du nez externe et une partie de la cloison nasale. Les branches palp brales irriguent la peau de la paupi re inf rieure. Les branches labiales sup rieures fournissent la peau de la joue et de la l vre sup rieure, ainsi que la muqueuse buccale associ e. Nerf du canal pt rygo dien et ganglion pt rygopalatin Le nerf du canal pt rygo dien (Fig. 8.157) est form dans la fosse cr nienne moyenne par l'union du nerf p treux majeur (une branche du nerf facial [VII]) et du nerf p treux profond (une branche du nerf facial [VII]). plexus carotidien). Le nerf du canal pt rygo dien passe dans la fosse pt rygopalatine et rejoint le ganglion pt rygopalatin. Il transporte principalement des fibres sympathiques pr ganglionnaires parasympathiques et postganglionnaires. Visualisation des structures aux niveaux vert braux CIII/CIV et CVI 1111 Comment tracer les triangles ant rieurs et post rieurs du cou 1112 Comment localiser le ligament cricothyro dien 1113 Comment trouver la glande thyro de 1114 Estimation de la position de l'art re m ning e moyenne 1114 Principales caract ristiques du visage 1115 L'oeil et l'appareil lacrymal 1116 La t te et le cou sont des zones anatomiquement complexes du corps. La t te est compos e d une s rie de compartiments form s d os et de tissus mous. Ce sont : la cavit cr nienne, deux oreilles, deux orbites, deux cavit s nasales et une cavit buccale (Fig. 8.1). L
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a cavit cr nienne est le plus grand compartiment et contient le cerveau et les membranes associ es (m ninges). La majeure partie de l appareil auriculaire de chaque c t est contenue dans l un des os formant le plancher de la cavit cr nienne. Les parties externes des oreilles s' tendent lat ralement partir de ces r gions. Les deux orbites contiennent les yeux. Ce sont des chambres en forme de c ne imm diatement inf rieures la face ant rieure de la cavit cr nienne, et le sommet de chaque c ne est dirig post ro-m dialement. Les parois des orbites sont en os, tandis que la base de chaque chambre conique peut tre ouverte et ferm e par les paupi res. Les cavit s nasales constituent les parties sup rieures des voies respiratoires et se situent entre les orbites. Ils ont des murs, des sols et des plafonds principalement compos s d os et de cartilage. Les ouvertures ant rieures des cavit s nasales sont les narines (narines) et les ouvertures post rieures sont les choanes (ouvertures nasales post rieures). En continuit avec les cavit s nasales se trouvent des extensions remplies d'air (sinus paranasaux), qui se projettent lat ralement, sup rieurement et post rieurement dans les os environnants. Les plus gros, les sinus maxillaires, sont inf rieurs aux orbites. La cavit buccale est inf rieure aux cavit s nasales et s par e d'elles par les palais dur et mou. Le plancher de la cavit buccale est enti rement constitu de tissus mous. L'ouverture ant rieure de la cavit buccale est la fissure buccale (bouche) et l'ouverture post rieure est l'isthme oropharyng . Contrairement aux narines et aux choanes, qui sont continuellement ouvertes, la fissure buccale et l'isthme oropharyng peuvent tre ouverts et ferm s par les tissus mous environnants. En plus des principaux compartiments de la t te, deux autres r gions anatomiquement d finies (fosse infratemporale et fosse pt rygopalatine) de la t te de chaque c t sont des zones de transition d'un compartiment de la t te un autre (Fig. 8.2). Le visage et le cuir chevelu sont galement des zones anatomiquement d finies de la t te et sont li s aux surfaces externes. La fosse infratemporale est une zone situ e entre la face post rieure (ramus) de la mandibule et une r gion plate. d'os (plaque lat rale de l'apophyse pt rygo dienne) juste en arri re de la m choire sup rieure (maxillaire). Cette fosse, d limit e par les os et les tissus mous, est un conduit pour l'un des principaux nerfs cr niens, le nerf mandibulaire (la division mandibulaire du nerf trijumeau [V3]), qui passe entre les cavit s cr nienne et buccale. La fosse pt rygopalatine de chaque c t est juste en arri re de la m choire sup rieure. Cette petite fosse communique avec la cavit cr nienne, la fosse infratemporale, l'orbite, la cavit nasale et la cavit buccale. Une structure majeure traversant la fosse pt rygopalatine est le nerf maxillaire (la division maxillaire du nerf trijumeau [V2]). Le visage est la face ant rieure de la t te et contient un groupe unique de muscles qui d placent la peau par rapport l'os sous-jacent et contr lent les ouvertures ant rieures des orbites et de la cavit buccale (Fig. 8.3). Le cuir chevelu recouvre les r gions sup rieure, post rieure et lat rale de la t te (Fig. 8.3). Le cou s' tend de la t te au-dessus jusqu'aux paules et au thorax en dessous (Fig. 8.4). Sa limite sup rieure se situe le long des bords inf rieurs de la mandibule et des l ments osseux sur la face post rieure du cr ne. Le cou post rieur est plus haut que le cou ant rieur pour relier les visc res cervicaux aux ouvertures post rieures des cavit s nasales et buccales. La limite inf rieure du cou s' tend du haut du sternum, le long de la clavicule et sur l'acromion adjacent, une projection osseuse de l'omoplate. En arri re, la limite inf rieure du cou est moins bien d finie, mais peut tre approch e par une ligne entre l'acromion et l'apophyse pineuse de la vert bre CVII, qui est pro minente et facilement palpable. Le bord inf rieur du cou entoure la base du cou. Le cou comporte quatre compartiments principaux (Fig. 8.5), qui sont entour s d'un collier musculo-fascial externe : Le compartiment vert bral contient les vert bres cervicales et les muscles posturaux associ s. Le compartiment visc ral contient des glandes importantes (thyro de, parathyro de et thymus) ainsi que des parties des voies respiratoires et digestives qui passent entre la t te et le thorax. Les deux compartiments vasculaires, un de chaque c t , contiennent les principaux vaisseaux sanguins et le nerf vague. Le cou contient deux structures sp cialis es associ es aux voies digestives et respiratoires : le larynx et le pharynx. Le larynx (Fig. 8.6) est la partie sup rieure des voies respiratoires inf rieures et est attach en dessous au sommet de la trach e et au-dessus, par une membrane flexible, l'os hyo de, qui son tour est attach au plancher de la cavit buccale. . Un certain nombre de cartilages forment un
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e structure de soutien pour le larynx, qui poss de un canal central creux. Les dimensions de ce canal central peuvent tre ajust es par les structures des tissus mous associ es la paroi laryng e. Les plus importantes d entre elles sont deux cordes vocales lat rales, qui se projettent l une vers l autre depuis les c t s adjacents de la cavit laryng e. L'ouverture sup rieure du larynx (entr e laryng e) est inclin e vers l'arri re et continue avec le pharynx. Le pharynx (Fig. 8.6) est une chambre en forme de demi-cylindre dont les parois sont form es de muscles et de fascias. Au-dessus, les parois sont fix es la base du cr ne et en dessous aux bords de l' sophage. De chaque c t , les parois sont fix es aux bords lat raux des fosses nasales, de la cavit buccale et du larynx. Les deux cavit s nasales, la cavit buccale et le larynx s'ouvrent donc sur la face ant rieure du pharynx, et l' sophage s'ouvre vers le bas. La partie du pharynx situ e en arri re des fosses nasales est le nasopharynx. Les parties post rieures la cavit buccale et au larynx sont respectivement l'oropharynx et le laryngopharynx. La t te abrite et prot ge le cerveau et tous les syst mes r cepteurs associ s aux sens particuliers : les cavit s nasales associ es l'odorat, les orbites la vision, les oreilles l'audition et l' quilibre, et la cavit buccale au go t. Contient les parties sup rieures des voies respiratoires La t te contient les parties sup rieures des syst mes respiratoire et digestif les cavit s nasales et buccales qui pr sentent des caract ristiques structurelles permettant de modifier l'air ou les aliments passant dans chaque syst me. La t te et le cou participent la communication. Les sons produits par le larynx sont modifi s dans le pharynx et la cavit buccale pour produire la parole. De plus, les muscles de l expression faciale ajustent les contours du visage pour relayer les signaux non verbaux. Positionner la t te Le cou soutient et positionne la t te. Surtout, cela permet un individu de positionner les syst mes sensoriels de la t te par rapport aux signaux environnementaux sans d placer tout le corps. Relie les voies respiratoires et digestives sup rieures et inf rieures Le cou contient des structures sp cialis es (pharynx et larynx) qui relient les parties sup rieures des voies digestives et respiratoires (cavit s nasales et buccales) dans la t te, avec l' sophage et la trach e, qui commencent relativement bas dans le cou et passent dans le thorax. Les nombreux os de la t te forment collectivement le cr ne (Fig. 8.7A). La plupart de ces os sont reli s entre eux par des sutures, qui sont des articulations fibreuses inamovibles (Fig. 8.7B). Chez le f tus et le nouveau-n , de larges interstices membraneux et non ossifi s (fontanelles) entre les os du cr ne, notamment entre les gros os plats qui recouvrent le sommet de la cavit cr nienne (Fig. 8.7C), permettent : la t te de se d former lors de son passage dans le canal g nital et croissance postnatale. La plupart des fontanelles se ferment au cours de la premi re ann e de vie. L'ossification compl te des minces ligaments du tissu conjonctif s parant les os au niveau des lignes de suture commence la fin de la vingtaine et s'ach ve normalement au cours de la cinqui me d cennie de la vie. Il n y a que trois paires d articulations synoviales de chaque c t de la t te. Les plus grandes sont les articulations temporo-mandibulaires entre la m choire inf rieure (mandibule) et l'os temporal. Les deux autres articulations synoviales se situent entre les trois minuscules os de l oreille moyenne, le marteau, l enclume et l trier. Les sept vert bres cervicales forment la charpente osseuse du cou. Les vert bres cervicales (Fig. 8.8A) sont caract ris es par : des corps de petite taille, des apophyses pineuses bifides et des apophyses transverses contenant un foramen (foramen transversarium). Ensemble, les foramens transversaires forment un passage longitudinal de chaque c t de la colonne vert brale cervicale pour les vaisseaux sanguins (art re vert brale et veines) passant entre la base du cou et la cavit cr nienne. L'apophyse transverse typique d'une vert bre cervicale pr sente galement des tubercules ant rieurs et post rieurs pour l'attachement musculaire. Les tubercules ant rieurs d rivent des m mes l ments embryologiques qui donnent naissance aux c tes de la r gion thoracique. Parfois, des c tes cervicales se d veloppent partir de ces l ments, particuli rement dans association avec les vert bres cervicales inf rieures. Les deux vert bres cervicales sup rieures (CI et CII) sont modifi es pour d placer la t te (Fig. 8.8B E ; voir aussi Chapitre 2). L'os hyo de est un petit os en forme de U (Fig. 8.9A) orient dans le plan horizontal juste au-dessus du larynx, o il peut tre palp et d plac d'un c t l'autre. Le corps de l'os hyo de est ant rieur et constitue la base du U. Les deux bras du U (grandes cornes) font saillie en
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arri re des extr mit s lat rales du corps. L'os hyo de ne s'articule directement avec aucun autre l ment squelettique de la t te et du cou. L'os hyo de est un ancrage osseux tr s mobile et solide pour un certain nombre de muscles et de structures de tissus mous de la t te et du cou. De mani re significative, il se situe l interface entre trois compartiments dynamiques : Sup rieurement, il est fix au plancher de la cavit buccale. En bas, il est attach au larynx. En arri re, il est attach au pharynx (Fig. 8.9B). Le palais mou est une structure en forme de lambeau de tissu mou articul e l'arri re du palais dur (Fig. 8.10A) avec une marge post rieure libre. Il peut tre lev et abaiss par les muscles (Fig. 8.10B). Le palais mou et les structures associ es sont clairement visibles travers la bouche ouverte. Les muscles squelettiques de la t te et du cou peuvent tre regroup s sur la base de leur fonction, de leur innervation et de leur d rivation embryologique. Dans la t te Les groupes musculaires de la t te comprennent : les muscles extra-oculaires (d placer le globe oculaire et ouvrir la paupi re sup rieure), les muscles de l'oreille moyenne (ajuster le mouvement des os de l'oreille moyenne), les muscles d'expression faciale (d placer le visage), les muscles de la mastication (d placer la m choire articulation temporo-mandibulaire), les muscles du palais mou ( lever et abaisser le palais) et les muscles de la langue (d placer et modifier le contour de la langue). Dans le cou Dans le cou, les principaux groupes musculaires comprennent : les muscles du pharynx (contractent et l vent le pharynx), les muscles du larynx (ajustent les dimensions de la voie a rienne), les muscles de la sangle (positionnent le larynx et l'os hyo de dans le cou), les muscles du collier cervical externe (bouger la t te et le membre sup rieur) et les muscles posturaux de la loge musculaire du cou (positionner le cou et la t te). L'ouverture thoracique sup rieure (entr e thoracique) s'ouvre directement dans la base du cou (Fig. 8.11). Les structures passant entre la t te et le thorax montent et descendent travers l'ouverture thoracique sup rieure et le compartiment visc ral du cou. la base du cou, la trach e est imm diatement en avant de l sophage, qui est directement en avant de la colonne vert brale. Il existe des veines, des art res et des nerfs majeurs ant rieurs et lat raux la trach e. Il existe une entr e axillaire (porte d'acc s au membre sup rieur) de chaque c t de l'ouverture thoracique sup rieure la base du cou (Fig. 8.11) : Des structures telles que des vaisseaux sanguins passent au-dessus de la c te I lorsqu'elles passent entre l'entr e axillaire et le thorax. Les composants cervicaux du plexus brachial passent directement du cou travers les entr es axillaires pour p n trer dans le membre sup rieur. Au niveau du cou, les deux niveaux vert braux importants (Fig. 8.12) se situent : entre CIII et CIV, approximativement au bord sup rieur du cartilage thyro de du larynx (qui peut tre palp ) et l o l'art re principale de chaque c t du cou (l'art re carotide commune) bifurque en carotide interne et externe art res; et entre CV et CVI, qui marque la limite inf rieure du pharynx et du larynx, et la limite sup rieure de la trach e et de l' sophage, l'indentation entre le cartilage crico de du larynx et le premier anneau trach al peut tre palp e. L'art re carotide interne n'a pas de branches dans le cou et monte dans le cr ne pour alimenter une grande partie du cerveau. Il alimente galement l' il et l'orbite. D'autres r gions de la t te et du cou sont aliment es par des branches de l'art re carotide externe. Voies respiratoires dans le cou Le larynx (Fig. 8.13) et la trach e sont ant rieurs au tube digestif dans le cou et sont accessibles directement lorsque les parties sup rieures du syst me sont bloqu es. Une cricothyrotomie utilise la voie d'acc s la plus simple travers le ligament cricothyro dien (membrane cricovocale, membrane cricothyro dienne) entre les cartilages crico de et thyro dien du larynx. Le ligament peut tre palp sur la ligne m diane et il n'y a g n ralement que de petits vaisseaux sanguins, du tissu conjonctif et de la peau (bien qu'occasionnellement, un petit lobe de la glande thyro de lobe pyramidal) qui le recouvre. un niveau inf rieur, les voies respiratoires sont accessibles chirurgicalement travers la paroi ant rieure de la trach e par trach otomie. Cette voie d entr e est compliqu e car de grosses veines et une partie de la glande thyro de recouvrent cette r gion. Il existe douze paires de nerfs cr niens et leur caract ristique d terminante est qu'ils sortent de la cavit cr nienne par des foramens ou des fissures. Tous les nerfs cr niens innervent les structures de la t te ou du cou. De plus, le nerf vague [X] descend travers le cou et dans le thorax et l'abdomen o il innerve les visc res. Les fibres parasympathiques de la t te sont transpo
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rt es hors du cerveau et font partie de quatre nerfs cr niens : le nerf oculomoteur [III], le nerf facial [VII], le nerf glossopharyng [IX] et le nerf vague [X] (Fig. 8.14). ). Les fibres parasympathiques du nerf oculomoteur [III], du nerf facial [VII] et du nerf glossopharyng [IX] destin es aux tissus cibles de la t te quittent ces nerfs et sont distribu es avec les branches du nerf trijumeau [V]. Le nerf vague [X] quitte la t te et le cou pour acheminer les fibres parasympathiques vers les visc res thoraciques et abdominaux. Il existe huit nerfs cervicaux (C1 C8) : C1 C7 mergent du canal vert bral au-dessus de leurs vert bres respectives. C8 merge entre les vert bres CVII et TI (Fig. 8.15A). Les branches ant rieures de C1 C4 forment le plexus cervical. Les principales branches de ce plexus alimentent les muscles de la sangle, le diaphragme (nerf phr nique), la peau des parties ant rieure et lat rale du cou, la peau de la paroi thoracique ant rieure sup rieure et la peau des parties inf rieures de la t te (Fig. 8.15). B). Les branches ant rieures de C5 C8, avec une grande partie de la branche ant rieure de T1, forment le plexus brachial, qui innerve le membre sup rieur. S paration fonctionnelle du digestif Le pharynx est une chambre commune aux voies digestives et respiratoires. Par cons quent, la respiration peut s effectuer aussi bien par la bouche que par le nez, et les mati res provenant de la cavit buccale peuvent potentiellement p n trer dans l sophage ou dans le larynx. Important : Les voies respiratoires inf rieures sont accessibles par la cavit buccale par intubation. Le tube digestif ( sophage) est accessible par la cavit nasale au moyen de sondes d'alimentation. Normalement, le palais mou, l' piglotte et les structures des tissus mous du larynx agissent comme des valves pour emp cher les aliments et les liquides de p n trer dans les parties inf rieures des voies respiratoires (Fig. 8.16A). Lors d'une respiration normale, les voies respiratoires sont ouvertes et l'air passe librement travers les cavit s nasales (ou cavit buccale), le pharynx, le larynx et la trach e (Fig. 8.16A). La lumi re de l sophage est normalement ferm e car, contrairement aux voies respiratoires, elle ne poss de aucune structure de soutien squelettique pour la maintenir ouverte. Lorsque la cavit buccale est pleine de liquide ou de nourriture, le palais mou est bascul (d prim ) pour fermer l'isthme oropharyng , permettant ainsi la manipulation des aliments et des liquides dans la cavit buccale pendant la respiration (Fig. 8.16C). Lors de la d glutition, le palais mou et certaines parties du larynx agissent comme des valves pour assurer le bon mouvement des aliments de la cavit buccale vers l' sophage (Fig. 8.16D). Le palais mou s' l ve pour ouvrir l'isthme oropharyng tout en isolant la partie nasale du pharynx de la partie buccale. Cela emp che la nourriture et les liquides de remonter dans le nasopharynx et les cavit s nasales. L' piglotte du larynx ferme l'entr e laryng e et une grande partie de la cavit laryng e est obstru e par l'opposition des cordes vocales et des plis des tissus mous qui leur sont sup rieurs. De plus, le larynx est tir vers le haut et vers l avant pour faciliter le d placement des aliments et des liquides sur et autour du larynx ferm et dans l sophage. Chez les nouveau-n s, le larynx est haut dans le cou et l' piglotte est au-dessus du niveau du palais mou (Fig. 8.16E). Les b b s peuvent donc t ter et respirer en m me temps. Le liquide circule dans le larynx sans risquer de p n trer dans les voies respiratoires. Au cours de la deuxi me ann e de vie, le larynx descend dans la position cervicale basse caract ristique des adultes. Triangles du cou Les deux muscles (trap ze et sternocl idomasto dien) qui font partie du collier cervical externe divisent le cou en triangles ant rieur et post rieur de chaque c t (Fig. 8.17). Les limites de chaque triangle ant rieur sont : la ligne verticale m diane du cou, le bord inf rieur du la mandibule et le bord ant rieur du muscle sternocl idomasto dien. Le triangle post rieur est d limit par : le tiers m dian de la clavicule, le bord ant rieur du trap ze et le bord post rieur du sternocl idomasto dien. Les principales structures qui passent entre la t te et le thorax sont accessibles par le triangle ant rieur. Le triangle post rieur se trouve en partie au-dessus de l'entr e axillaire et est associ des structures (nerfs et vaisseaux) qui entrent et sortent du membre sup rieur. Le cr ne comporte 22 os, sans compter les osselets de l'oreille. l'exception de la mandibule, qui forme la m choire inf rieure, les os du cr ne sont attach s les uns aux autres par des sutures, sont immobiles et forment le cr ne. Le cr ne peut tre subdivis en : une partie sup rieure en forme de d me (la calvaria), qui recouvre la cavit cr nienne contenant le cerveau, une base constitu e du plancher de la cavit cr nienne et une partie a
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nt rieure inf rieure, le squelette facial (visc rocr ne). Les os formant la calvaire sont principalement les os temporaux et pari taux appari s, ainsi que des parties des os frontaux, sph no des et occipitaux non appari s. Les os formant la base du cr ne sont principalement des parties des os sph no de, temporal et occipital. Les os formant le squelette facial sont les os nasaux appari s, les os palatins, les os lacrymaux, les os zygomatiques, les maxillaires et les conques nasales inf rieures et le vomer non appari . La mandibule ne fait pas partie du cr ne ni du squelette facial. La vue ant rieure du cr ne comprend le front en haut et en bas les orbites, la r gion nasale, la partie du visage situ e entre l'orbite et la m choire sup rieure, la m choire sup rieure et la m choire inf rieure (Fig. 8.18). Le front est constitu de l'os frontal, qui constitue galement la partie sup rieure du bord de chaque orbite (Fig. 8.18). Juste au-dessus du bord de l orbite de chaque c t se trouvent les arcades sourcili res sur lev es. Celles-ci sont plus prononc es chez les hommes que chez les femmes. Entre ces arcs se trouve une petite d pression (la glabelle). Le foramen supra-orbitaire (encoche supra-orbitaire ; tableau 8.1) est clairement visible dans la partie m diale du bord sup rieur de chaque orbite. M dialement, l'os frontal fait saillie vers le bas et forme une partie du bord m dial de l'orbite. Lat ralement, le processus zygomatique de l'os frontal se projette vers le bas, formant le bord lat ral sup rieur de l'orbite. Ce processus s'articule avec le processus frontal de l'os zygomatique. Le bord lat ral inf rieur de l'orbite, ainsi que la partie lat rale du bord inf rieur de l'orbite, sont form s par l'os zygomatique (la pommette). Sup rieurement, dans la r gion nasale, les os nasaux appari s s'articulent entre eux sur la ligne m diane et avec l'os frontal en haut. Le centre de la suture frontonasale form e par l'articulation des os nasaux et de l'os frontal est le nasion. Lat ralement, chaque os nasal s'articule avec le processus frontal de chaque maxillaire. En bas, l'ouverture piriforme est la grande ouverture dans la r gion nasale et l'ouverture ant rieure de la cavit nasale. Il est d limit sup rieurement par les os nasaux et lat ralement et inf rieurement par chaque maxillaire. Les cr tes nasales fusionn es, formant la partie inf rieure de la cloison nasale osseuse et se terminant en avant par l' pine nasale ant rieure, ainsi que les conques nasales inf rieures appari es sont visibles travers l'ouverture piriforme. La partie du visage situ e entre l'orbite et les dents sup rieures et chaque m choire sup rieure est form e par les maxillaires appari s. Sup rieurement, chaque maxillaire contribue aux bords inf rieur et m dial de l'orbite. Lat ralement, le processus zygomatique de chaque maxillaire s'articule avec l'os zygomatique et m dialement, le processus frontal de chaque maxillaire s'articule avec l'os frontal. En bas, la partie de chaque maxillaire, lat rale l'ouverture de la cavit nasale, constitue le corps du maxillaire. Sur la surface ant rieure du corps du maxillaire, juste en dessous du bord inf rieur de l'orbite, se trouve le foramen infra-orbitaire (Tableau 8.1). En bas, chaque maxillaire se termine par le processus alv olaire, qui contient les dents et forme la m choire sup rieure. La m choire inf rieure (mandibule) est la structure la plus inf rieure de la vue ant rieure du cr ne. Il se compose du corps de la mandibule en avant et de la branche de la mandibule en arri re. Ceux-ci se rejoignent en arri re l'angle de la mandibule. Toutes ces parties de la mandibule sont visibles, dans une certaine mesure, en vue ant rieure. Le corps de la mandibule est arbitrairement divis en deux parties : La partie inf rieure constitue la base de la mandibule. La partie sup rieure est la partie alv olaire de la mandibule. La partie alv olaire de la mandibule contient les dents et se r sorbe lorsque les dents sont retir es. La base de la mandibule pr sente un renflement m dian (la protub rance mentonni re) sur sa surface ant rieure, l o les deux c t s de la mandibule se rejoignent. Juste c t de la protub rance mentonni re, de chaque c t , se trouvent des bosses l g rement plus prononc es (tubercules mentonniers). Lat ralement, un foramen mentonnier (Tableau 8.1) est visible mi-chemin entre le bord sup rieur de la partie alv olaire de la mandibule et le bord inf rieur de la base de la mandibule. Au-del de ce foramen se trouve une cr te (la ligne oblique) passant de l'avant de la branche montante jusqu'au corps de la mandibule. La ligne oblique est un point d'attache pour les muscles qui abaissent la l vre inf rieure. La vue lat rale du cr ne comprend la paroi lat rale du cr ne, qui comprend les parties lat rales de la calvaire et du squelette facial, ainsi que la moiti de la m choire inf rieure (Fig. 8.19) : Les os formant la partie lat rale de la calvaire comprenn
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ent les os frontal, pari tal, occipital, sph no de et temporal. Les os formant la partie visible du squelette facial comprennent les os nasaux, maxillaires et zygomatiques. La mandibule constitue la partie visible de la m choire inf rieure. Partie lat rale de la calvaire La partie lat rale de la calvaire commence en avant avec l'os frontal. Dans les r gions sup rieures, l'os frontal s'articule avec l'os pari tal au niveau de la suture coronale. L'os pari tal s'articule alors avec l'os occipital au niveau de la suture lambdo de. Dans les parties inf rieures de la partie lat rale de la calvaire, l'os frontal s'articule avec la grande aile de l'os sph no de (Fig. 8.19), qui s'articule ensuite avec l'os pari tal au niveau de la suture sph nopari tale, et avec le bord ant rieur de l'os temporal. au niveau de la suture sph nosquameuse. La jonction o les os frontal, pari tal, sph no de et temporal sont tr s proches est le pt rion. Les cons quences cliniques d une fracture du cr ne dans cette zone peuvent tre tr s graves. L'os de cette zone est particuli rement fin et recouvre la division ant rieure de l'art re m ning e moyenne, qui peut tre d chir e par une fracture du cr ne dans cette zone, entra nant un h matome extradural. L'articulation finale dans la partie inf rieure de la partie lat rale de la calvaire se situe entre l'os temporal et l'os occipital au niveau de la suture occipito-masto dienne. L os temporal (Fig. 8.19), qui se compose de plusieurs parties, constitue un contributeur majeur la partie inf rieure de la paroi lat rale du cr ne : La partie squameuse a l'apparence d'une grande plaque plate, forme les parties ant rieure et sup rieure de l'os temporal, contribue la paroi lat rale du cr ne et s'articule en avant avec la grande aile de l'os sph no de au niveau de la suture sph nosquameuse, et avec l'os pari tal en haut au niveau de la suture squameuse. Le processus zygomatique est une projection osseuse ant rieure de la surface inf rieure de la partie squameuse de l'os temporal qui se projette initialement lat ralement puis se courbe vers l'avant pour s'articuler avec le processus temporel de l'os zygomatique pour former l'arc zygomatique. Imm diatement en dessous de l'origine du processus zygomatique de la partie squameuse de l'os temporal se trouve la partie tympanique de l'os temporal, et clairement visible la surface de cette partie se trouve l'ouverture acoustique externe menant au m at acoustique externe (conduit auditif). La partie p tromasto dienne, qui est g n ralement s par e en une partie p treuse et une partie masto de des fins descriptives. La partie masto de est la partie la plus post rieure de l'os temporal et est la seule partie de la partie p tromasto dienne de l'os temporal visible sur une vue lat rale du cr ne. Il se continue avec la partie squameuse de l'os temporal en avant et s'articule avec l'os pari tal en haut au niveau de la suture pari tomasto dienne, et avec l'os occipital en arri re au niveau de la suture occipito-masto dienne. Ces deux sutures sont continues entre elles, et la suture pari tomasto dienne est continue avec la suture squameuse. En bas, une grande pro minence osseuse (l'apophyse masto de) fait saillie partir du bord inf rieur de la partie masto de de l'os temporal. C'est un point d'attache pour plusieurs muscles. M dial par rapport l'apophyse masto de, l'apophyse stylo de fait saillie partir du bord inf rieur de l'os temporal. Partie visible du squelette facial Les os du visc rocr ne visibles sur une vue lat rale du cr ne comprennent les os nasaux, maxillaires et os zygomatiques (Fig. 8.19) comme suit : Un os nasal en avant. Le maxillaire avec son processus alv olaire contenant les dents formant la m choire sup rieure ; en avant, il s'articule avec l'os nasal ; sup rieurement, elle contribue la formation des bords inf rieurs et m diaux de l'orbite ; m dialement, son processus frontal s'articule avec l'os frontal ; lat ralement, son processus zygomatique s'articule avec l'os zygomatique. L'os zygomatique, un os de forme irr guli re avec une surface lat rale arrondie qui forme la pro minence de la joue, est une pi ce ma tresse visuelle dans cette vue : m dialement, il participe la formation du bord inf rieur de l'orbite gr ce son articulation avec le processus zygomatique. du maxillaire ; sup rieurement, son processus frontal s'articule avec le processus zygomatique de l'os frontal aidant la formation du bord lat ral de l'orbite ; lat ralement, visible bien en vidence dans cette vue du cr ne, le processus temporel horizontal de l'os zygomatique se projette vers l'arri re pour s'articuler avec le processus zygomatique de l'os temporal et former ainsi l'arc zygomatique. Habituellement, un petit foramen (le foramen zygomatico-facial ; tableau 8.1) est visible sur la surface lat rale de l'os zygomatique. Un foramen zygomaticotemporal est pr sent sur la surface m diale profonde de l'os. La derni re structure osseuse vis
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ible sur une vue lat rale du cr ne est la mandibule. En bas, dans la partie ant rieure de cette vue, il se compose du corps ant rieur de la mandibule, d'une branche post rieure de la mandibule et de l'angle de la mandibule o le bord inf rieur de la mandibule rencontre le bord post rieur de la branche (Fig. 8.19). ). Les dents se trouvent dans la partie alv olaire du corps de la mandibule et la protub rance mentonni re est visible sur cette vue. Le foramen mentonnier se trouve sur la surface lat rale du corps et, sur la partie sup rieure, les processus condyliens et corono des de la branche montante s' tendent vers le haut. Le processus condylien est impliqu dans l'articulation de la mandibule avec l'os temporal, et le processus corono de est le point d'attache du muscle temporal. Les os occipitaux, pari taux et temporaux sont visibles sur la vue post rieure du cr ne. Au centre, la partie plate ou squameuse de l'os occipital constitue la structure principale dans cette vue du cr ne (Fig. 8.20). Il s'articule sup rieurement avec les os pari taux appari s au niveau de la suture lambdo de et lat ralement avec chaque os temporal au niveau des sutures occipito-masto diennes. Le long de la suture lambdo de, de petits lots d'os (os suturaux ou os wormiens) peuvent tre observ s. Plusieurs rep res osseux sont visibles sur l'os occipital. Il existe une projection m diane (la protub rance occipitale externe) avec des lignes courbes s' tendant lat ralement (lignes nuchales sup rieures). Le point le plus saillant de la protub rance occipitale externe est l inion. Environ 1 pouce (2,5 cm) en dessous des lignes nuchales sup rieures, deux lignes suppl mentaires (les lignes nuchales inf rieures) se courbent lat ralement. La cr te occipitale externe s' tend vers le bas partir de la protub rance occipitale externe. Lat ralement, les os temporaux sont visibles sur la vue post rieure du cr ne, les apophyses masto des tant la caract ristique dominante (Fig. 8.20). Sur le bord inf ro-m dial de chaque apophyse masto de se trouve une encoche (l'encoche masto de), qui est un point d'attache pour le ventre post rieur du muscle digastrique. L'os frontal, les os pari taux et l'os occipital sont vus en vue sup rieure du cr ne (Fig. 8.21). Ces os constituent la partie sup rieure de la calvaria ou calva (calotte). Dans le sens ant ro-post rieur : L'os frontal non appari s'articule avec les os pari taux appari s au niveau de la suture coronale. Les deux os pari taux s'articulent entre eux sur la ligne m diane au niveau de la suture sagittale. Les os pari taux s'articulent avec l'os occipital non appari au niveau de la suture lambdo de. La jonction des sutures sagittales et coronales est le bregma, et la jonction des sutures sagittales et lambdo des est le lambda. Les seuls foramens visibles sur cette vue du cr ne peuvent tre les foramens pari taux appari s, en arri re, un sur chaque os pari tal, juste lat ralement la suture sagittale (Fig. 8.21). Les os composant la calvaire (Fig. 8.22) sont uniques par leur structure, constitu s de tables denses internes et externes d'os compact s par es par une couche d'os spongieux (le diplo ). La base du cr ne est vue en vue inf rieure et s' tend en avant depuis les incisives moyennes, en arri re jusqu'aux lignes nuchales sup rieures et lat ralement jusqu'aux apophyses masto des et aux arcs zygomatiques (Fig. 8.23). des fins descriptives, la base du cr ne est souvent divis e en : une partie ant rieure, qui comprend les dents et le palais dur, une partie m diane, qui s' tend de l'arri re du palais dur jusqu'au bord ant rieur du foramen magnum, et une partie post rieure. , qui s' tend du bord ant rieur du foramen magnum jusqu'aux lignes nuchales sup rieures. Les principales caract ristiques de la partie ant rieure de la base du cr ne sont les dents et le palais dur. Les dents font saillie sur les processus alv olaires des deux maxillaires. Ces processus sont regroup s dans un arc alv olaire en forme de U qui borde le palais dur sur trois c t s (Fig. 8.23). Le palais dur est compos des apophyses palatines de chaque maxillaire en avant et des plaques horizontales de chaque os palatin en arri re. Les appariements palatins de chaque maxillaire se rejoignent sur la ligne m diane au niveau de la suture intermaxillaire, les appari s maxillaires et les paires d'os palatins se rencontrent au niveau de la suture palatomaxillaire et les plaques horizontales appari es de chaque os palatin se rejoignent sur la ligne m diane au niveau de la suture interpalatine. Plusieurs caract ristiques suppl mentaires sont galement visibles lors de l'examen du palais dur : la fosse incisive situ e sur la ligne m diane ant rieure, imm diatement en arri re des dents, dont les parois contiennent des foramens incisifs (les ouvertures des canaux incisifs, qui sont des passages entre le palais dur et les voies nasales). cavit ); le de grands foramens palatins pr s du bord post rolat ral du palais dur
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de chaque c t , qui m nent aux grands canaux palatins ; juste en arri re du grand foramen palatin, le petit foramen palatin dans le processus pyramidal de chaque os palatin, qui m ne aux petits canaux palatins ; une projection m diane pointue (l' pine nasale post rieure) dans le bord post rieur libre du palais dur. La partie m diane de la base du cr ne est complexe : Les os vomer et sph no de forment la moiti ant rieure. La moiti post rieure est constitu e des os temporaux occipitaux et appari s. En avant, le petit vomer se trouve sur la ligne m diane et repose sur l'os sph no de (Fig. 8.23). Il contribue la formation de la cloison nasale osseuse s parant les deux choanes. La majeure partie de la partie ant rieure de la partie m diane de la base du cr ne est constitu e de l'os sph no de. L'os sph no de est constitu d'un corps plac au centre, d'ailes grandes et petites appari es se projetant lat ralement partir du corps et de deux processus pt rygo diens se projetant vers le bas, imm diatement lat raux chaque choane. Trois parties de l'os sph no de, le corps, les grandes ailes et les apophyses pt rygo diennes, sont visibles sur la vue inf rieure du cr ne (Fig. 8.23). La petite aile du sph no de n est pas visible en vue inf rieure. Le corps du sph no de est un cube osseux plac au centre contenant deux grands sinus a riens s par s par un septum. Il s'articule en avant avec les os vomer, ethmo de et palatin, en post ro-lat ral avec les os temporaux et en arri re avec l'os occipital. Les apophyses pt rygo des s' tendent vers le bas partir de la jonction du corps et des grandes ailes (Fig. 8.23). Chacun de ces processus consiste en une plaque m diale troite et une plaque lat rale plus large s par es par la fosse pt rygo dienne. Chaque plaque m diale du processus pt rygo dien se termine en bas par une projection en forme de crochet, l'hamulus pt rygo dien, et se divise en haut pour former la petite fosse scapho de peu profonde. Juste au-dessus de la fosse scapho de, la racine de la plaque m diale du processus pt rygo dien se trouve l'ouverture du canal pt rygo dien, qui passe vers l'avant depuis pr s du bord ant rieur du foramen lacerum. La grande aile du sph no de (Fig. 8.23) se trouve lat ralement la plaque lat rale de l'apophyse pt rygo de (Fig. 8.23), qui non seulement fait partie de la base du cr ne, mais continue galement lat ralement pour former une partie de la paroi lat rale du cr ne. Il s'articule lat ralement et post rieurement avec des parties de l'os temporal. Les caract ristiques importantes visibles la surface de la grande aile dans une vue inf rieure du cr ne sont le foramen ovale et le foramen spinosum sur le bord post rolat ral s' tendant vers l'ext rieur partir de l'extr mit sup rieure de la plaque lat rale du processus pt rygo dien. Dans la moiti post rieure de la partie m diane de la base du cr ne se trouvent l'os occipital et les os temporaux appari s (Fig. 8.23). L'os occipital, ou plus pr cis ment sa partie basilaire, se trouve sur la ligne m diane imm diatement en arri re du corps du sph no de. Il s' tend en arri re jusqu'au foramen magnum et est d limit lat ralement par les os temporaux. Sur la partie basilaire de l'os occipital se trouve le tubercule pharyng , une protub rance osseuse permettant la fixation de parties du pharynx la base du cr ne (Fig. 8.23). Imm diatement lat ralement la partie basilaire de l'os occipital se trouve la partie p treuse de la partie p tromasto dienne de chaque os temporal. D'apparence cun iforme, avec son apex ant ro-m dial, la partie p treuse de l'os temporal est entre la grande aile du sph no de en avant et la partie basilaire de l'os occipital en arri re. L'apex forme l'une des limites du foramen lacerum, une ouverture irr guli re remplie de cartilage (Fig. 8.23). Les autres limites du foramen lacerum sont la partie basilaire de l'os occipital en dedans et le corps du sph no de en avant. Post rolat ralement partir du foramen lacerum, le long de la partie p treuse de l'os temporal, se trouve la grande ouverture circulaire du canal carotide. Entre la partie p treuse de l'os temporal et la grande aile du sph no de se trouve un sillon pour la partie cartilagineuse du tube pharyngotympanique (tube auditif). Ce sillon se poursuit post ro-lat ralement dans un canal osseux dans la partie p treuse de l'os temporal pour le tube pharyngotympanique. Juste lat ralement la grande aile du sph no de se trouve la partie squameuse de l'os temporal, qui participe l'articulation temporo-mandibulaire. Il contient la fosse mandibulaire, qui est une concavit o la t te de la mandibule s'articule avec la base du cr ne. Une caract ristique importante de cette articulation est le tubercule articulaire pro minent, qui est la projection vers le bas du bord ant rieur de la fosse mandibulaire (Fig. 8.23). La partie post rieure de la base du cr ne s' tend du bord ant rieur du foramen magnum en arri re jusqu'aux lignes nuch
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ales sup rieures (Fig. 8.23). Il se compose de parties de l'os occipital au centre et des os temporaux lat ralement. L'os occipital est l' l ment osseux majeur de cette partie de la base du cr ne (Fig. 8.23). Il comporte quatre parties organis es autour du foramen magnum, qui est une caract ristique importante de cette partie de la base du cr ne et travers laquelle le cerveau et la moelle pini re sont continus. Les parties de l'os occipital sont la partie squameuse, qui est post rieure au foramen magnum, les parties lat rales, qui sont lat rales au foramen magnum, et la partie basilaire, qui est ant rieure au foramen magnum (Fig. 8.23). Les parties squameuses et lat rales sont des composantes de la partie post rieure de la base du cr ne. La caract ristique la plus visible de la partie squameuse de l'os occipital lors de l'examen de la vue inf rieure du cr ne est une cr te osseuse (la cr te occipitale externe), qui s' tend vers le bas depuis la protub rance occipitale externe vers le foramen magnum. Les lignes nuchales inf rieures s'arctent lat ralement partir du milieu de la cr te. Imm diatement lat ralement au foramen magnum se trouvent les parties lat rales des os occipitaux, qui contiennent de nombreuses caract ristiques structurelles importantes. Sur chaque bord ant rolat ral du foramen magnum se trouvent les condyles occipitaux arrondis (Fig. 8.23). Ces structures appari es s'articulent avec l'atlas (vert bre CI). En arri re de chaque condyle se trouve une d pression (la fosse condylienne) contenant un canal condylien, et en avant et au-dessus de chaque condyle se trouve le grand canal hypoglosse. Lat ralement chaque canal hypoglosse se trouve un grand foramen jugulaire irr gulier form par opposition de l'encoche jugulaire de l'os occipital et de l'encoche jugulaire de l'os temporal. Lat ralement, dans la partie post rieure de la base du cr ne se trouve l'os temporal. Les parties de l'os temporal observ es cet endroit sont la partie masto de de la partie p tromasto dienne et l'apophyse stylo de (Fig. 8.23). Le bord lat ral de la partie masto dienne est identifi par le grand processus masto dien en forme de c ne d passant de sa surface inf rieure. Cette structure osseuse pro minente est le point d attache de plusieurs muscles. Sur la face m diale de l apophyse masto de se trouve l chancrure masto dienne profonde, qui est galement un point d attache pour un muscle. Ant rom dial au processus masto de se trouve le processus stylo de en forme d'aiguille qui d passe du bord inf rieur de l'os temporal. Le processus stylo de est galement un point d'attache pour de nombreux muscles et ligaments. Enfin, entre l apophyse stylo de et l apophyse masto de se trouve le foramen stylomasto dien. La cavit cr nienne est l'espace l'int rieur du cr ne qui contient le cerveau, les m ninges, les parties proximales des nerfs cr niens, les vaisseaux sanguins et les sinus veineux cr niens. La calvaire est le toit en forme de d me qui prot ge la partie sup rieure du cerveau. Il est constitu principalement de l'os frontal en avant, des paires d'os pari taux au milieu et de l'os occipital en arri re (Fig. 8.24). Les sutures visibles en interne comprennent : la suture coronale, entre les os frontal et pari tal, la suture sagittale, entre les os pari taux appari s, et la suture lambdo de, entre les os pari taux et occipitaux. Les jonctions visibles de ces sutures sont le bregma, o se rencontrent les sutures coronales et sagittales, et le lambda, o se rencontrent les sutures lambdo de et sagittales. D'autres marques sur la surface interne du calva comprennent des cr tes osseuses et de nombreuses rainures et fosses. D'avant en arri re, les caract ristiques observ es sur le toit osseux de la cavit cr nienne sont : une cr te osseuse m diane s' tendant partir de la surface de l'os frontal (la cr te frontale), qui est un point d'attache pour la faux c r brale (une sp cialisation de la dure-m re qui s pare partiellement les deux h misph res c r braux) ; au point sup rieur de la terminaison de la cr te frontale, le d but du sillon du sinus sagittal sup rieur, qui s' largit et s'approfondit vers l'arri re et marque la position du sinus sagittal sup rieur (une structure veineuse intra-durale) ; de chaque c t du sillon du sinus sagittal sup rieur tout au long de son parcours, un petit nombre de d pressions et de creux (les fov oles granulaires), qui marquent l'emplacement des granulations arachno diennes (structures pro minentes facilement identifiables lorsqu'un cerveau avec ses enveloppes m ning es est examin ; les granulations arachno diennes sont impliqu es dans la r absorption du liquide c phalo-rachidien) ; et sur les faces lat rales du toit de la cavit cr nienne, des rainures plus petites cr es par divers vaisseaux m ning s. Le plancher de la cavit cr nienne est divis en fosses cr niennes ant rieure, moyenne et post rieure. Des parties des os frontal, ethmo de et sph no de forment la fosse
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cr nienne ant rieure (Fig. 8.25). Son plancher est compos de : l'os frontal dans le sens ant rieur et lat ral, l'os ethmo de sur la ligne m diane et deux parties de l'os sph no de en arri re, le corps (ligne m diane) et les petites ailes (lat ralement). La fosse cr nienne ant rieure se situe au-dessus de la cavit nasale et des orbites et est remplie par les lobes frontaux des h misph res c r braux. En avant, une petite cr te osseuse m diane en forme de coin (la cr te frontale) fait saillie partir de l'os frontal. C'est un point d'attache pour la fausse t te. Imm diatement en arri re de la cr te frontale se trouve le foramen caecum (Tableau 8.2). Ce foramen entre les os frontal et ethmo de peut transmettre des veines missaires reliant la cavit nasale au sinus sagittal sup rieur. En arri re de la cr te frontale se trouve un coin osseux pro minent d passant de l'ethmo de (la crista galli). Il s'agit d'un autre point d'attache de la faux c r brale, qui est l'extension verticale de la dure-m re s parant partiellement les deux h misph res c r braux. La plaque cribl e de l'os ethmo de se trouve lat ralement la crista galli (Fig. 8.25). Il s'agit d'une structure en forme de tamis, qui permet aux petites fibres nerveuses olfactives de passer travers ses foramens, de la muqueuse nasale au bulbe olfactif. Les nerfs olfactifs sont commun ment appel s collectivement nerf olfactif [I]. De chaque c t de l'ethmo de, le plancher de la fosse cr nienne ant rieure est form de plaques relativement minces d'os frontal (la partie orbitale de l'os frontal), qui forme galement le toit de l'orbite en dessous. En arri re des os frontal et ethmo de, le reste du plancher de la fosse cr nienne ant rieure est form par le corps et les petites ailes du sph no de. Sur la ligne m diane, le corps s' tend en avant entre les parties orbitaires de l'os frontal pour atteindre l'os ethmo de et en arri re, il s' tend dans la fosse cr nienne moyenne. La limite entre les fosses cr niennes ant rieure et moyenne sur la ligne m diane est le bord ant rieur du sillon pr chiasmatique, un sillon lisse s' tendant entre les canaux optiques travers le corps du sph no de. Petites ailes du sph no de Les deux petites ailes du sph no de font saillie lat ralement partir du corps du sph no de et forment une limite distincte entre les parties lat rales des fosses cr niennes ant rieure et moyenne. Surplombant la partie ant rieure de la fosse cr nienne moyenne, chaque petite aile se termine lat ralement par une pointe ac r e la jonction de l'os frontal et de la grande aile du sph no de pr s du bord lat ral sup rieur de la fissure orbitaire sup rieure form e entre la grande et la grande aile. petites ailes. M dialement, chaque petite aile s' largit, s'incurve vers l'arri re et se termine par un processus clino de ant rieur arrondi (Fig. 8.25). Ces processus servent de point d'attache ant rieur la tentoire cerveline, qui est une feuille de dure-m re qui s pare la partie post rieure des h misph res c r braux du cervelet. Juste en avant de chaque processus clino de ant rieur se trouve une ouverture circulaire dans la petite aile du sph no de (le canal optique), travers laquelle passent l'art re ophtalmique et le nerf optique [II] lorsqu'ils sortent de la cavit cr nienne pour entrer dans l'orbite. Les canaux optiques sont g n ralement inclus dans la fosse cr nienne moyenne. La fosse cr nienne moyenne est constitu e de parties des os sph no de et temporal (Fig. 8.26). La limite entre les fosses cr niennes ant rieure et moyenne sur la ligne m diane est le bord ant rieur du sillon pr chiasmatique, qui est un sillon lisse s' tendant entre les canaux optiques travers le corps du sph no de. Les limites post rieures de la fosse cr nienne moyenne sont form es par la face ant rieure, jusqu'au bord sup rieur, de la partie p treuse de la partie p tromasto dienne de l'os temporal. Le plancher situ sur la ligne m diane de la fosse cr nienne moyenne est sur lev et form par le corps du sph no de. Lat ral celui-ci se trouvent de grandes d pressions form es de chaque c t par la grande aile du sph no de et la partie squameuse de l'os temporal. Ces d pressions contiennent les lobes temporaux du cerveau. Juste en arri re du sillon chiasmatique se trouve le reste modifi de mani re unique du corps du sph no de (la selle turcique), qui consiste en une zone centrale profonde (la fosse hypophysaire) contenant l'hypophyse avec des parois osseuses verticales ant rieure et post rieure (Fig. 8.26). La paroi ant rieure de la selle est verticale et son tendue sup rieure est visible sous la forme d'une l g re l vation (le tuberculum sellae) au bord post rieur du sillon chiasmatique. Des projections lat rales provenant des coins du tuberculum sellae (les processus clino des moyens) sont parfois videntes. La paroi post rieure de la selle turcique est le dos de la selle, une grande cr te osseuse se projetant vers le haut et vers l'avant. Au sommet de ce
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tte cr te osseuse, les bords lat raux contiennent des saillies arrondies (les apophyses clino des post rieures), qui sont des points d'attache, comme les apophyses clino des ant rieures, pour la tentoire cerveli re. Lat ral de chaque c t du corps du sph no de, le plancher de la fosse cr nienne moyenne est form de chaque c t par la grande aile du sph no de (Fig. 8.26). Un espace diagonal, la fissure orbitaire sup rieure, s pare la grande aile du sph no de de la petite aile et constitue un passage majeur entre la fosse cr nienne moyenne et l'orbite. Le nerf oculomoteur [III], le nerf trochl aire [IV], le nerf ophtalmique [V1], le nerf abducent [VI] et les veines ophtalmiques traversent la fissure. Post rieurement l'extr mit m diale de la fissure orbitaire sup rieure sur le plancher de la fosse cr nienne moyenne se trouve un foramen arrondi se projetant dans une direction ant rieure (le foramen rotundum), travers lequel le nerf maxillaire [V2] passe de la fosse cr nienne moyenne au pt rygopalatin. fosse. Post rolat ral au foramen rotundum se trouve une grande ouverture ovale (le foramen ovale), qui permet aux structures de passer entre la fosse infratemporale extracr nienne et la fosse cr nienne moyenne. Le nerf mandibulaire [V3], le nerf petit p treux (portant les fibres du plexus tympanique provenant l'origine du nerf glossopharyng [IX]) et, occasionnellement, un petit vaisseau (l'art re m ning e moyenne accessoire), traversent ce foramen. Le petit foramen spinosum est post ro-lat ral au foramen ovale (Fig. 8.26). Cette ouverture relie galement la fosse infratemporale la fosse cr nienne moyenne. L'art re m ning e moyenne et ses veines associ es traversent ce foramen et, une fois l'int rieur, le sillon de l'art re m ning e moyenne traversant le plancher et la paroi lat rale de la fosse cr nienne moyenne marque clairement leur chemin. L'ouverture intracr nienne arrondie du canal carotide est post ro-m diale au foramen ovale. Juste en dessous de cette ouverture se trouve un foramen irr gulier (le foramen lacerum) (Fig. 8.26). Clairement observ sur la vue inf rieure du cr ne, le foramen lacerum est ferm vie par un bouchon cartilagineux, et aucune structure ne le traverse compl tement. La limite post rieure de la fosse cr nienne moyenne est form e par la surface ant rieure de la partie p treuse de la partie p tromasto dienne de l'os temporal. M dialement, il existe une l g re d pression (impression trijumeau) dans la surface ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal (Fig. 8.26), qui marque l'emplacement du ganglion sensoriel du nerf trijumeau [V]. Lat ralement l'impression trijumeau et sur la surface ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal se trouve un petit sillon lin aire qui passe dans une direction sup rolat rale et se termine par un foramen (le sillon et le hiatus du nerf p treux majeur). Le nerf grand p treux est une branche du nerf facial [VII]. Ant rolat ralement au sillon du nerf grand p treux se trouve un deuxi me sillon et hiatus, plus petit, pour le nerf petit p treux, une branche du plexus tympanique transportant des fibres provenant l'origine du nerf glossopharyng [IX] (Fig. 8.26). Au-dessus et lat ralement des petites ouvertures pour les nerfs grand et petit p treux, pr s de la cr te sup rieure de la partie p treuse de l'os temporal, se trouve une saillie osseuse arrondie (l' minence arqu e) produite par le canal semi-circulaire ant rieur sous-jacent de l'oreille interne. . Juste en avant et en dehors de l' minence arqu e, la surface ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal est l g rement d prim e. Cette r gion est le tegmen tympanique et marque le mince toit osseux de la cavit de l'oreille moyenne. La fosse cr nienne post rieure est principalement constitu e de parties des os temporaux et occipitaux, avec de petites contributions des os sph no de et pari tal (Fig. 8.27). C'est la plus grande et la plus profonde des trois fosses cr niennes et contient le tronc c r bral (m senc phale, pont et moelle) et le cervelet. Les limites ant rieures de la fosse cr nienne post rieure sur la ligne m diane sont le dos de la selle et le clivus (Fig. 8.27). Le clivus est une pente osseuse qui s' tend vers le haut partir du foramen magnum. Il est form des apports du corps du sph no de et de la partie basilaire de l'os occipital. Lat ralement, les limites ant rieures de la fosse cr nienne post rieure constituent le bord sup rieur de la partie p treuse de la partie p tromasto dienne de l'os temporal. En arri re, la partie squameuse de l'os occipital jusqu'au niveau du sillon transversal constitue la limite principale, tandis que lat ralement, la partie p tromasto dienne de l'os temporal et de petites parties des os occipitaux et pari taux bordent la fosse. Au centre, dans la partie la plus profonde de la fosse cr nienne post rieure, se trouve le plus grand foramen du cr ne, le foramen magnum. Il est entour en avant par la partie basilaire de l'o
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s occipital, les parties lat rales de l'os occipital de chaque c t et la partie squameuse de l'os occipital en arri re. La moelle pini re passe sup rieurement travers le foramen magnum pour continuer comme tronc c r bral. Les art res vert brales, les m ninges et les racines spinales du nerf accessoire passent galement par le foramen magnum [XI]. Le clivus s'incline vers le haut partir du foramen magnum. Lat ralement au clivus se trouve un sillon pour le sinus p treux inf rieur entre la partie basilaire de l'os occipital et la partie p treuse de la partie p tromasto dienne de l'os temporal (Fig. 8.27). Lat ralement, sur la moiti sup rieure de la surface post rieure de la partie p treuse de l'os temporal, se trouve un foramen ovale (le m at acoustique interne). Les nerfs facial [VII] et vestibulocochl aire [VIII] ainsi que l'art re labyrinthique le traversent. En dessous du m at acoustique interne, l'os temporal est s par de l'os occipital par le grand foramen jugulaire (Fig. 8.27). Menant ce foramen du c t m dial se trouve le sillon pour le sinus p treux inf rieur et du c t lat ral le sillon pour le sinus sigmo de. Le sinus sigmo de passe dans le foramen jugulaire et continue avec la veine jugulaire interne, tandis que le sinus p treux inf rieur se jette dans la veine jugulaire interne au niveau du foramen jugulaire. Le nerf glossopharyng [IX], le nerf vague [X] et le nerf accessoire [XI] traversent galement le foramen jugulaire. Au milieu du foramen jugulaire se trouve un grand monticule arrondi de l'os occipital (le tubercule jugulaire). Juste inf rieur celui-ci, et sup rieur au foramen magnum, se trouve le canal hypoglosse, travers lequel le nerf hypoglosse [XII] quitte la fosse cr nienne post rieure, et une branche m ning e de l'art re pharyng e ascendante entre dans la fosse cr nienne post rieure. Juste post ro-lat ral au canal hypoglosse se trouve le petit canal condylien qui, lorsqu'il est pr sent, transmet une veine missaire. Partie squameuse de l'os occipital La partie squameuse de l'os occipital pr sente plusieurs caract ristiques saillantes (Fig. 8.27) : La cr te occipitale interne s' tend vers le haut sur la ligne m diane partir du foramen magnum. De chaque c t de la cr te occipitale interne, le plancher de la fosse cr nienne post rieure est concave pour accueillir les h misph res c r belleux. La cr te occipitale interne se termine sup rieurement par une pro minence osseuse (la protub rance occipitale interne). S' tendant lat ralement partir de la protub rance occipitale interne se trouvent des sillons produits par les sinus transversaux, qui se poursuivent lat ralement, rejoignant finalement un sillon pour chaque sinus sigmo de - chacun de ces sillons se tourne ensuite vers le bas vers les foramens jugulaires. Les sinus transversaux et sigmo des sont des sinus veineux intraduraux. Foramens et fissures par lesquels les principales structures entrent et sortent de la cavit cr nienne Les foramens et les fissures par lesquels passent les principales structures entre la cavit cr nienne et d'autres r gions sont r sum s dans la Fig. 8.28. Le cerveau, ainsi que la moelle pini re, est entour de trois couches de membranes (les m ninges, Fig. 8.31A) : une couche externe r sistante (la dure-m re), une couche interm diaire d licate (l'arachno de) et une couche interne fermement attach e la surface du cerveau (la pie-m re). Les m ninges cr niennes sont continues et similaires aux m ninges spinales travers le foramen magnum, avec une distinction importante : la dure-m re cr nienne est constitu e de deux couches, et une seule d'entre elles est continue travers le foramen magnum (Fig. 8.31B). . La dure-m re cr nienne est une enveloppe externe paisse et r sistante du cerveau. Il se compose d'une couche p riost e externe et d'une couche m ning e interne (Fig. 8.31A) : La couche p riost e externe est fermement attach e au cr ne, constitue le p rioste de la cavit cr nienne, contient les art res m ning es et se poursuit avec le p rioste sur la surface externe du cr ne au niveau du foramen magnum et des autres foramens intracr niens (Fig. 8.31B). ). La couche m ning e interne est en contact troit avec l'arachno de et est en continuit avec la dure-m re spinale travers le foramen magnum. Les deux couches de la dure-m re se s parent l'une de l'autre en de nombreux endroits pour former deux types uniques de structures (Fig. 8.31A) : les cloisons durales, qui projettent vers l'int rieur et des parties incompl tement s par es du cerveau, et les structures veineuses intracr niennes. Les cloisons durales font saillie dans la cavit cr nienne et subdivisent partiellement la cavit cr nienne. Ils comprennent la faux du cerveau, la tente du cervelet, la fausse du cervelet et le diaphragme de la selle. La faux c r brale (Fig. 8.32) est une projection vers le bas en forme de croissant de la dure-m re m ning e de la dure-m re tapissant la calva qui passe entre les
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deux h misph res c r braux. Il est attach en avant la crista galli de l'os ethmo de et la cr te frontale de l'os frontal. En arri re, il est attach et se confond avec la tente du cervelet. La tente c r brale (Fig. 8.32) est une projection horizontale de la dure-m re m ning e qui recouvre et s pare le cervelet de la fosse cr nienne post rieure des parties post rieures des h misph res c r braux. Il est attach en arri re l'os occipital le long des rainures des sinus transversaux. Lat ralement, il est attach au bord sup rieur de la partie p treuse de l'os temporal, se terminant en avant au niveau des apophyses clino des ant rieure et post rieure. Les bords ant rieur et m dial de la tentoire cerveli re sont libres, formant une ouverture ovale sur la ligne m diane (l'encoche tentorielle), travers laquelle passe le m senc phale. La faux du cervelet (Fig. 8.32) est une petite projection m diane de la dure-m re m ning e dans la fosse cr nienne post rieure. Il est attach en arri re la cr te occipitale interne de l'os occipital et en haut la tente cerveli re. Son bord ant rieur est libre et se situe entre les deux h misph res c r belleux. La derni re projection durale est le diaphragme sellaire (Fig. 8.32). Cette petite tag re horizontale de dure-m re m ning e recouvre la fosse hypophysaire de la selle turcique de l'os sph no de. Il y a une ouverture au centre du diaphragme sellaire travers laquelle passe l'infundibulum, reliant l'hypophyse la base du cerveau et tous les vaisseaux sanguins qui l'accompagnent. L'apport art riel la dure-m re (Fig. 8.33) circule dans la couche p riost e externe de la dure-m re et comprend : les art res m ning es ant rieures dans la fosse cr nienne ant rieure, les art res m ning es moyennes et accessoires dans la fosse cr nienne moyenne et les art res m ning es post rieures. art re et autres branches m ning es de la fosse cr nienne post rieure. Toutes sont de petites art res, l'exception de l'art re m ning e moyenne, qui est beaucoup plus grande et alimente la plus grande partie de la dure-m re. Les art res m ning es ant rieures sont des branches des art res ethmo dales. L'art re m ning e moyenne est une branche de l'art re maxillaire. Il p n tre dans la fosse cr nienne moyenne par le foramen spinosum et se divise en branches ant rieures et post rieures : La branche ant rieure passe dans une direction presque verticale pour atteindre le sommet du cr ne, traversant le pt rion au cours de son parcours. La branche post rieure passe dans une direction post ro-sup rieure, irriguant cette r gion de la fosse cr nienne moyenne. L'art re m ning e accessoire est g n ralement une petite branche de l'art re maxillaire qui p n tre dans la fosse cr nienne moyenne par le foramen ovale et irrigue les zones m diales par rapport ce foramen. L'art re m ning e post rieure et les autres branches m ning es alimentant la dure-m re dans la fosse cr nienne post rieure proviennent de plusieurs sources (Fig. 8.33) : L'art re m ning e post rieure, branche terminale de l'art re pharyng e ascendante, p n tre dans la fosse cr nienne post rieure par le foramen jugulaire. Une branche m ning e de l'art re pharyng e ascendante p n tre dans la fosse cr nienne post rieure par le canal hypoglosse. Les branches m ning es de l'art re occipitale p n trent dans la fosse cr nienne post rieure par le foramen jugulaire et le foramen masto de. Une branche m ning e de l'art re vert brale na t lorsque l'art re vert brale p n tre dans la fosse cr nienne post rieure par le foramen magnum. L'innervation de la dure-m re (Fig. 8.34) se fait par de petites branches m ning es des trois divisions du nerf trijumeau [V1, V2 et V3], du nerf vague [X] et de la premi re, de la deuxi me et, parfois, de la troisi me. nerfs cervicaux. (Une implication possible des nerfs glossopharyng [IX] et hypoglosse [XII] dans la fosse cr nienne post rieure a galement t rapport e.) Dans la fosse cr nienne ant rieure, des branches m ning es issues des nerfs ethmo daux, qui sont des branches du nerf ophtalmique [V1], irriguent le plancher et la partie ant rieure de la faux c r brale. De plus, une branche m ning e du nerf ophtalmique [V1] tourne et s' tend vers l'arri re, alimentant la tente c r brale et la partie post rieure de la faux c r brale. La fosse cr nienne moyenne est aliment e m dialement par des branches m ning es du nerf maxillaire [V2] et lat ralement, le long de la distribution de l'art re m ning e moyenne, par des branches m ning es du nerf mandibulaire [V3]. La fosse cr nienne post rieure est aliment e par des branches m ning es provenant des premier, deuxi me et parfois troisi me nerfs cervicaux, qui p n trent dans la fosse par le foramen magnum, le canal hypoglosse et le foramen jugulaire. Des branches m ning es du nerf vague [X] ont galement t d crites. (Des contributions possibles des nerfs glossopharyng [IX] et hypoglosse [XII] ont galement t rapport es.) L'arachno de m re est une fi
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ne membrane avasculaire qui tapisse la surface interne de la dure-m re, mais n'y adh re pas (Fig. 8.35). partir de sa surface interne, de minces processus ou trab cules s' tendent vers le bas, traversent l'espace sous-arachno dien et deviennent continus avec la pie-m re. Contrairement la pie, l'arachno de ne p n tre pas dans les sillons ou fissures du cerveau, l'exception de la fissure longitudinale entre les deux h misph res c r braux. La pie-m re est une membrane fine et d licate qui recouvre troitement la surface du cerveau (Fig. 8.35). Il suit les contours du cerveau, p n tre dans les sillons et les fissures de sa surface et est troitement appliqu aux racines des nerfs cr niens leur origine. Disposition des m ninges et des espaces Il existe une disposition unique des m ninges coupl e des espaces r els et potentiels dans la cavit cr nienne (Fig. 8.35). Un espace potentiel est li la dure-m re, tandis qu'un espace r el existe entre l'arachno de et la pie-m re. L'espace potentiel entre la dure-m re et l'os est l'espace extradural (Fig. 8.35). Normalement, la couche externe ou p riost e de la dure-m re est fermement attach e aux os entourant la cavit cr nienne. Cet espace potentiel entre la dure-m re et l os peut devenir un espace r el rempli de liquide lorsqu un v nement traumatique entra ne une h morragie vasculaire. Un saignement dans l'espace extradural, principalement d la rupture d'une art re m ning e ou, moins souvent, une d chirure du sinus veineux dural, entra ne un h matome extradural. Anatomiquement, un v ritable espace sous-dural n existe pas. La collecte de sang dans cette r gion (h matome sous-dural) en raison d'une blessure repr sente une dissection de la couche cellulaire limite durale, qui est la paroi la plus interne de la dure-m re m ning e. Les cellules de bordure durale sont des cellules aplaties entour es d'espaces extracellulaires remplis de mat riau amorphe. Bien que tr s rare, une jonction cellulaire occasionnelle peut tre observ e entre ces cellules et la couche arachno dienne sous-jacente. Un saignement d la d chirure d'une veine c r brale lorsqu'elle traverse la dure-m re pour p n trer dans un sinus veineux dural peut entra ner un h matome sous-dural. Au plus profond de l'arachno de m re se trouve le seul espace normalement rempli de liquide associ aux m ninges, l'espace sous-arachno dien (Fig. 8.35). Cela se produit parce que l'arachno de m re s'accroche la surface interne de la dure-m re et ne suit pas le contour du cerveau, tandis que la pie-m re, tant contre la surface du cerveau, suit de pr s les sillons et les fissures la surface du cerveau. . L'espace sous-arachno dien troit est donc cr entre ces deux membranes (Fig. 8.35). L'espace sous-arachno dien entoure le cerveau et la moelle pini re et, certains endroits, il s'agrandit en zones largies (citernes sous-arachno diennes). Il contient du liquide c phalo-rachidien (LCR) et des vaisseaux sanguins. Le liquide c phalo-rachidien est produit par le plexus choro de, principalement dans les ventricules du cerveau. C'est un liquide clair, incolore et acellulaire qui circule dans l'espace sous-arachno dien entourant le cerveau et la moelle pini re. Le LCR retourne dans le syst me veineux par les villosit s arachno diennes. Ceux-ci se projettent sous forme d'amas (granulations arachno diennes) dans le sinus sagittal sup rieur, qui est un sinus veineux dural, et ses extensions lat rales, les lacunes lat rales (Fig. 8.35). Le cerveau est une composante du syst me nerveux central. Au cours du d veloppement, le cerveau peut tre divis en cinq parties continues (Fig. 8.36 et 8.37). De rostral (ou cr nien) caudal, ils sont : Le t lenc phale (cerveau) devient les grands h misph res c r braux. La surface de ces h misph res est constitu e d' l vations (gyri) et de d pressions (sulci), et les h misph res sont partiellement s par s par une profonde fissure longitudinale. Le cerveau remplit la zone de la cavit cr nienne situ e au-dessus de la tentoire c r brale et est subdivis en lobes en fonction de leur position. Le dienc phale, qui est cach la vue dans le cerveau adulte par les h misph res c r braux, se compose du thalamus, de l'hypothalamus et d'autres structures apparent es, et est classiquement consid r comme la partie la plus rostrale du tronc c r bral. (Cependant, dans l usage courant aujourd hui, le terme tronc c r bral fait g n ralement r f rence au m senc phale, au pont et la moelle.) Le m senc phale (m senc phale), qui est la premi re partie du tronc c r bral observ e lorsqu'un cerveau adulte intact est examin , couvre la jonction entre les fosses cr niennes moyenne et post rieure. Le m tenc phale, qui donne naissance au cervelet (compos de deux h misph res lat raux et d'une partie m diane dans la fosse cr nienne post rieure, sous la tentoire cervelet) et au pont (en avant du cervelet, et est une partie renfl e du tronc c r bral dans la partie la plus ant rieure p
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artie de la fosse cr nienne post rieure contre le clivus et le dos de la selle). Le my lenc phale (cerveau rachidien), la partie la plus caudale du tronc c r bral, se termine au foramen magnum ou les radicelles sup rieures du premier nerf cervical et auxquelles sont attach s les nerfs cr niens VI XII. Le cerveau re oit son apport art riel partir de deux paires de vaisseaux, les art res vert brale et carotide interne (Fig. 8.38), qui sont interconnect es dans la cavit cr nienne pour produire un cercle art riel c r bral (de Willis). Les deux art res vert brales p n trent dans la cavit cr nienne par le foramen magnum et juste en dessous du pont fusionnent pour former l'art re basilaire. Les deux art res carotides internes p n trent dans la cavit cr nienne par les canaux carotides de chaque c t . Chaque art re vert brale na t de la premi re partie de chaque art re sous-clavi re (Fig. 8.38) dans la partie inf rieure du cou et traverse sup rieurement le foramen transversarium des six vert bres cervicales sup rieures. En p n trant dans la cavit cr nienne par le foramen magnum, chaque art re vert brale d gage une petite branche m ning e. En continuant vers l'avant, l'art re vert brale donne naissance trois branches suppl mentaires avant de se joindre son vaisseau compagnon pour former l'art re basilaire (Fig. 8.38 et 8.39) : La premi re est une art re c r belleuse post ro-inf rieure. Une deuxi me branche est l'art re spinale post rieure, qui passe en arri re autour de la moelle pini re puis descend sur la surface post rieure de la moelle pini re dans la zone d'attache des racines post rieures. Il y a deux art res spinales post rieures, une de chaque c t (bien que les art res spinales post rieures peuvent provenir directement des art res vert brales, elles se ramifient le plus souvent des art res c r belleuses post rieures inf rieures). Une troisi me branche se joint sa compagne de l'autre c t pour former l'unique art re spinale ant rieure, qui descend ensuite dans la fissure m diane ant rieure de la moelle pini re. L'art re basilaire se d place dans une direction rostrale le long de la face ant rieure du pont (Fig. 8.39). Ses branches dans une direction caudale rostrale comprennent les art res c r belleuses ant ro-inf rieures, plusieurs petites art res pontines et les art res c r belleuses sup rieures. L'art re basilaire se termine par une bifurcation donnant naissance deux art res c r brales post rieures. Les deux art res carotides internes constituent l'une des deux branches terminales des art res carotides communes (Fig. 8.38). Ils progressent vers le haut jusqu' la base du cr ne o ils p n trent dans le canal carotide. En p n trant dans la cavit cr nienne, chaque art re carotide interne d gage l'art re ophtalmique, l'art re communicante post rieure, l'art re c r brale moyenne et l'art re c r brale ant rieure (Fig. 8.39). Le cercle art riel c r bral (de Willis) est form la base du cerveau par les syst mes de vaisseaux vert brobasilaires et carotidiens internes interconnect s (Fig. 8.38). Cette interconnexion anastomotique est r alis e par : une art re communicante ant rieure reliant les art res c r brales ant rieures gauche et droite entre elles, et deux art res communicantes post rieures, une de chaque c t , reliant l'art re carotide interne l'art re c r brale post rieure (Fig. 8.38 et 8.39). ). Le drainage veineux du cerveau commence en interne lorsque des r seaux de petits canaux veineux m nent des veines c r brales plus grosses, des veines c r belleuses et des veines drainant le tronc c r bral, qui finissent par se vider dans les sinus veineux dural. Les sinus veineux dural sont des espaces bord s d'endoth lium entre les couches p riost es externes et les couches m ning es internes de la dure-m re, et conduisent finalement aux veines jugulaires internes. Les veines diplo ques, qui s' tendent entre les tables internes et externes d'os compact dans le toit de la cavit cr nienne, et les veines missaires, qui passent de l'ext rieur de la cavit cr nienne aux sinus veineux dural, se d versent galement dans les sinus veineux dural (Fig. 8.43). ). Les veines missaires sont importantes sur le plan clinique car elles peuvent constituer un conduit par lequel les infections peuvent p n trer dans la cavit cr nienne car elles ne poss dent pas de valvules. Les sinus veineux duraux comprennent les sinus sagittal sup rieur, sagittal inf rieur, droit, transversal, sigmo de et occipital, la confluence des sinus et les sinus caverneux, sph nopari tal, p treux sup rieur, p treux inf rieur et basilaire (Fig. 8.44, Tableau 8.3). . Le sinus sagittal sup rieur se situe dans le bord sup rieur de la faux c r brale (Fig. 8.44). Il commence en avant au niveau du foramen caecum, o il peut recevoir une petite veine missaire de la cavit nasale, et se termine en arri re au confluent des sinus, se courbant g n ralement vers la droite pour se vider dans le sinus transverse droit. Le s
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inus sagittal sup rieur communique avec des extensions lat rales (lacunes lat rales) du sinus contenant de nombreuses granulations arachno diennes. Le sinus sagittal sup rieur re oit g n ralement les veines c r brales de la surface sup rieure des h misph res c r braux, les veines diplo ques et missaires et les veines de la faux c r brale. Le sinus sagittal inf rieur se trouve dans le bord inf rieur de la faux c r brale (Fig. 8.44). Il re oit quelques veines c r brales et veines de la faux c r brale et se termine en arri re au bord ant rieur de la tente c r brale, o il est rejoint par la grande veine c r brale et forme avec la grande veine c r brale le sinus droit (Fig. 8.44). . Le sinus droit continue en arri re le long de la jonction de la faux c r brale et de la tente c r brale et se termine la confluence des sinus, se courbant g n ralement vers la gauche pour se vider dans le sinus transverse gauche. Le sinus droit re oit g n ralement le sang du sinus sagittal inf rieur, des veines c r brales (de la partie post rieure des h misph res c r braux), de la grande veine c r brale (drainant les zones profondes des h misph res c r braux), des veines c r belleuses sup rieures et des veines de la faux c r brale. Confluence des sinus, transversaux et Les sinus sagittaux sup rieurs et droits, ainsi que le sinus occipital (dans la faux du cervelet) se jettent dans la confluence des sinus, qui est un espace dilat au niveau de la protub rance occipitale interne (Fig. 8.44) et est drain par les sinus transversaux droit et gauche. Les sinus transversaux appari s s' tendent dans des directions horizontales partir de la confluence des sinus o la tente du cervelet rejoint les parois lat rales et post rieures de la cavit cr nienne. Le sinus transverse droit re oit g n ralement le sang du sinus sagittal sup rieur et le sinus transverse gauche re oit g n ralement le sang du sinus droit. Les sinus transversaux re oivent galement le sang du sinus p treux sup rieur, les veines des parties inf rieures des h misph res c r braux et du cervelet, ainsi que les veines diplo ques et missaires. Lorsque les sinus transversaux quittent la surface de l'os occipital, ils deviennent les sinus sigmo des (Fig. 8.44), qui tournent vers le bas, rainurant les os pari tal, temporal et occipital, avant de se terminer au d but des veines jugulaires internes. Les sinus sigmo des re oivent galement du sang provenant des veines c r brales, c r belleuses, diplo ques et missaires. Les sinus caverneux appari s se trouvent contre la face lat rale du corps de l'os sph no de, de chaque c t de la selle turcique (Fig. 8.45 et 8.46). Ils rev tent une grande importance clinique en raison de leurs connexions et des structures qui les traversent. Les sinus caverneux re oivent le sang non seulement des veines c r brales mais aussi des veines ophtalmiques (de l'orbite) et des veines missaires (du plexus pt rygo dien des veines de la fosse infratemporale). Ces connexions permettent aux infections de passer des sites extracr niens aux sites intracr niens. De plus, comme les structures traversent les sinus caverneux et sont situ es dans les parois de ces sinus, elles sont vuln rables aux blessures dues l inflammation. Les structures traversant chaque sinus caverneux sont : l'art re carotide interne et le nerf abducent [VI]. Les structures de la paroi lat rale de chaque sinus caverneux sont, du sup rieur vers l'inf rieur : le nerf oculomoteur [III], le nerf trochl aire [IV], le nerf ophtalmique [V1] et le nerf maxillaire [V2]. Les sinus intercaverneux situ s sur les faces ant rieure et post rieure de la tige pituitaire relient les sinus caverneux droit et gauche (Fig. 8.44). Les sinus sph nopari taux se jettent dans les extr mit s ant rieures de chaque sinus caverneux. Ces petits sinus se trouvent le long de la surface inf rieure des petites ailes du sph no de et re oivent le sang des veines diplo que et m ning e. Les sinus p treux sup rieurs drainent les sinus caverneux vers les sinus transversaux. Chaque sinus p treux sup rieur commence l'extr mit post rieure du sinus caverneux, passe post ro-lat ralement le long du bord sup rieur de la partie p treuse de chaque os temporal et se connecte au sinus transverse (Fig. 8.44). Les sinus p treux sup rieurs re oivent galement des veines c r brales et c r belleuses. Les sinus p treux inf rieurs commencent galement aux extr mit s post rieures des sinus caverneux. Ces sinus bilat raux passent en post ro-inf rieur dans un sillon entre la partie p treuse de l'os temporal et la partie basale de l'os occipital, se terminant dans les veines jugulaires internes. Ils aident drainer les sinus caverneux et re oivent galement le sang des veines c r belleuses et des veines de l'oreille interne et du tronc c r bral. Les sinus basilaires relient les sinus p treux inf rieurs entre eux et au plexus vert bral des veines. Ils se trouvent sur le clivus, juste en arri re de la selle turcique de l'os sph
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no de (Fig. 8.44). Les 12 paires de nerfs cr niens font partie du syst me nerveux p riph rique (SNP) et traversent les foramens ou fissures de la cavit cr nienne. Tous les nerfs sauf un, le nerf accessoire [XI], proviennent du cerveau. En plus d'avoir des composants somatiques et visc raux similaires ceux des nerfs spinaux, certains nerfs cr niens contiennent galement des composants sensoriels et moteurs sp ciaux (Tableaux 8.4 et 8.5). Les composants sensoriels sp ciaux sont associ s l audition, la vue, l odorat, l quilibre et au go t. Les composants moteurs sp ciaux comprennent ceux qui innervent les muscles squelettiques d riv s embryologiquement des arcs pharyng s et non des somites. En embryologie humaine, six arcs pharyng s sont d sign s, mais le cinqui me arc pharyng ne se d veloppe jamais. Chacun des arcs pharyng s qui se d veloppent est associ un nerf cr nien en d veloppement ou l une de ses branches. Ces nerfs cr niens portent des fibres eff rentes qui innervent la musculature d riv e de l'arc pharyng . L'innervation de la musculature d riv e des cinq arcs pharyng s qui se d veloppent est la suivante : premier arc nerf trijumeau [V3], deuxi me arc nerf facial [VII], troisi me arc nerf glossopharyng [IX], quatri me arc branche laryng e sup rieure. du nerf vague [X], sixi me arc branche laryng e r currente du nerf vague [X], arcs post rieurs nerf accessoire [XI]. Le nerf olfactif [I] transporte des fibres aff rentes sp ciales (SA) pour le sens de l'odorat. Ses neurones sensoriels poss dent : des processus p riph riques qui agissent comme des r cepteurs dans la muqueuse nasale et des processus centraux qui renvoient l'information au cerveau. Les r cepteurs se trouvent dans le toit et les parties sup rieures de la cavit nasale, et les processus centraux, apr s s' tre r unis en petits faisceaux, p n trent dans la cavit cr nienne en passant par la plaque cribl e de l'os ethmo de (Fig. 8.53). Ils se terminent par une synapse avec les neurones secondaires des bulbes olfactifs (Fig. 8.54). Le nerf optique [II] transporte les fibres SA pour la vision. Ces fibres renvoient des informations au cerveau depuis les photor cepteurs de la r tine. Les processus neuronaux quittent les r cepteurs r tiniens, se rejoignent en petits faisceaux et sont transport s par les nerfs optiques vers d'autres composants du syst me visuel du cerveau. Les nerfs optiques p n trent dans la cavit cr nienne par les canaux optiques (Fig. 8.53). Le nerf oculomoteur [III] transporte deux types de fibres : Les fibres eff rentes somatiques g n rales (GSE) innervent la plupart des muscles extra-oculaires. Les fibres eff rentes visc rales g n rales (GVE) font partie de la partie parasympathique de la division autonome du SNP. Le nerf oculomoteur [III] quitte la face ant rieure du tronc c r bral entre le m senc phale et le pont (Fig. 8.54). Il p n tre dans le bord ant rieur de la tentoire cerveli re, continue en direction ant rieure dans la paroi lat rale du sinus caverneux (Fig. 8.53 et 8.54 ; voir Fig. 8.45) et quitte la cavit cr nienne par la fissure orbitaire sup rieure. Dans l'orbite, les fibres GSE du nerf oculomoteur innervent les muscles l vateurs de la palpebra sup rieur, droit sup rieur, droit inf rieur, droit m dial et obliques inf rieurs. Les fibres GVE sont des fibres parasympathiques pr ganglionnaires qui se synapsent dans le ganglion ciliaire et innervent finalement le muscle sphincter pupillaire, responsable de la constriction pupillaire, et les muscles ciliaires, responsables de l'accommodation du cristallin pour la vision de pr s. Le nerf trochl aire [IV] est un nerf cr nien qui transporte les fibres GSE pour innerver le muscle oblique sup rieur, un muscle extra-oculaire de l'orbite. Il na t dans le m senc phale et est le seul nerf cr nien sortir de la surface post rieure du tronc c r bral (Fig. 8.54). Apr s s' tre courb autour du m senc phale, il p n tre dans la surface inf rieure du bord libre de la tente c r belleuse, continue vers l'avant dans la paroi lat rale du sinus caverneux (Fig. 8.53 et 8.54 ; voir Fig. 8.45) et entre dans l'orbite. travers la fissure orbitaire sup rieure. Le nerf trijumeau [V] est le nerf sensoriel g n ral majeur de la t te et innerve galement les muscles qui d placent la m choire inf rieure. Il transporte des fibres aff rentes somatiques g n rales (GSA) et eff rentes branchiales (BE) : Les fibres GSA fournissent des informations sensorielles provenant du visage, de la moiti ant rieure du cuir chevelu, des muqueuses des cavit s buccale et nasale et des sinus paranasaux, du nasopharynx, d'une partie de l'oreille et du m at acoustique externe, d'une partie de la membrane tympanique, du le contenu orbitaire et la conjonctive, ainsi que la dure-m re dans les fosses cr niennes ant rieures et moyennes. Les fibres BE innervent les muscles de la mastication ; les muscles tenseurs du tympan, tenseurs veli palatini et mylohyo diens ; et le ventre a
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nt rieur du muscle digastrique. Le nerf trijumeau sort de la surface ant rolat rale du pont sous la forme d'une grande racine sensorielle et d'une petite racine motrice (Fig. 8.54). Ces racines continuent vers l'avant hors de la fosse cr nienne post rieure et dans la fosse cr nienne moyenne en passant par l'extr mit m diale de la partie p treuse de l'os temporal (Fig. 8.53). Dans la fosse cr nienne moyenne, la racine sensorielle s' tend dans le ganglion trijumeau (Fig. 8.53), qui contient les corps cellulaires des neurones sensoriels du nerf trijumeau et est comparable un ganglion spinal. Le ganglion se trouve dans une d pression (la d pression du trijumeau) sur la face ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal, dans une grotte durale (la grotte du trijumeau). La racine motrice est en dessous et compl tement s par e de la racine sensorielle ce stade. Du bord ant rieur du ganglion trijumeau naissent les trois divisions terminales du nerf trijumeau, qui sont par ordre d croissant : le nerf ophtalmique (division ophtalmique [V1]). le nerf maxillaire (division maxillaire [V2]) et le nerf mandibulaire (division mandibulaire [V3]). Le nerf ophtalmique [V1] passe vers l'avant dans la dure-m re de la paroi lat rale du sinus caverneux (voir Fig. 8.45), quitte la cavit cr nienne et entre dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure (Fig. 8.53). Le nerf ophtalmique [V1] transporte les branches sensorielles des yeux, de la conjonctive et du contenu orbitaire, y compris la glande lacrymale. Il re oit galement des branches sensorielles de la cavit nasale, du sinus frontal, des cellules ethmo dales, de la faux c r brale, de la dure-m re de la fosse cr nienne ant rieure et des parties sup rieures de la tentoire cerveli re, de la paupi re sup rieure, du dos du nez et de la partie ant rieure du cuir chevelu. Le nerf maxillaire [V2] passe en avant dans la dure-m re de la paroi lat rale du sinus caverneux juste en dessous du nerf ophtalmique [V1] (voir Fig. 8.45), quitte la cavit cr nienne par le foramen rotundum (Fig. 8.53), et p n tre dans la fosse pt rygopalatine. Le nerf maxillaire [V2] re oit les branches sensorielles de la dure-m re dans la fosse cr nienne moyenne, le nasopharynx, le palais, la cavit nasale, les dents de la m choire sup rieure, le sinus maxillaire et la peau recouvrant le c t du nez, la paupi re inf rieure, la joue et la l vre sup rieure. Le nerf mandibulaire [V3] quitte le bord inf rieur du ganglion trijumeau et quitte le cr ne par le foramen ovale (Fig. 8.53) et p n tre dans la fosse infratemporale. La racine motrice du nerf trijumeau traverse galement le foramen ovale et s'unit la composante sensorielle du nerf mandibulaire [V3] l'ext rieur du cr ne. Ainsi, le nerf mandibulaire [V3] est la seule division du nerf trijumeau qui contient une composante motrice. l'ext rieur du cr ne, les fibres motrices innervent les quatre muscles de la mastication (temporalis, mass ter et pt rygo diens m dial et lat ral), ainsi que le muscle tenseur du tympan, le muscle tenseur veli palatini, le ventre ant rieur du muscle digastrique et le muscle mylohyo dien. . Le nerf mandibulaire [V3] re oit galement des branches sensorielles provenant de la peau du bas du visage, de la joue, de la l vre inf rieure, de la partie ant rieure de l'oreille externe, d'une partie du m at acoustique externe et de la r gion temporale, des deux tiers ant rieurs de la langue, les dents de la m choire inf rieure, les cellules masto diennes, les muqueuses de la joue, la mandibule et la dure-m re dans la fosse cr nienne moyenne. Le nerf abducteur [VI] transporte les fibres GSE pour innerver le muscle droit lat ral de l'orbite. Il na t du tronc c r bral entre le pont et la moelle et passe vers l'avant, per ant la dure-m re recouvrant le clivus. (Fig. 8.53 et 8.54). Poursuivant vers le haut dans un canal dural, il traverse le bord sup rieur de la partie p treuse de l'os temporal, p n tre et traverse le sinus caverneux (voir Fig. 8.45) juste inf rolat ralement l'art re carotide interne, et p n tre dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure. . Le nerf facial [VII] transporte les fibres GSA, SA, GVE et BE : Les fibres GSA fournissent un apport sensoriel provenant d une partie du m at acoustique externe et des parties plus profondes de l oreillette. Les fibres SA proviennent du go t des deux tiers ant rieurs de la langue. Les fibres GVE font partie de la partie parasympathique de la division autonome du SNP et stimulent l'activit s cr tomotrice de la glande lacrymale, des glandes salivaires sous-maxillaires et sublinguales, des glandes des muqueuses de la cavit nasale et des palais durs et mous. Les fibres BE innervent les muscles de la face (muscles de l'expression faciale) et du cuir chevelu issus du deuxi me arc pharyng , ainsi que le muscle stap dien, le ventre post rieur du muscle digastrique et le muscle stylo-hyo dien. Le nerf facial [VII] s'attache la surface lat rale du tronc c r
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bral, entre le pont et le bulbe rachidien (Fig. 8.54). Il se compose d une grosse racine motrice et d une plus petite racine sensorielle (le nerf interm diaire) : Le nerf interm diaire contient les fibres SA pour le go t, les fibres parasympathiques GVE et les fibres GSA. La plus grande racine motrice contient les fibres BE. Les racines motrices et sensorielles traversent la fosse cr nienne post rieure et quittent la cavit cr nienne par le m at acoustique interne (Fig. 8.53). Apr s avoir p n tr dans le canal facial dans la partie p treuse de l'os temporal, les deux racines fusionnent et forment le nerf facial [VII]. Pr s de ce point, le nerf s'agrandit pour former le ganglion g nicul , qui est semblable un ganglion spinal contenant des corps cellulaires pour les neurones sensoriels. Au niveau du ganglion g nicul , le nerf facial [VII] tourne et lib re le nerf grand p treux, qui transporte principalement des fibres parasympathiques pr ganglionnaires (GVE) (Tableau 8.6). Le nerf facial [VII] continue le long du canal osseux, donnant le nerf au stap dien et la corde tympanique, avant de sortir du cr ne par le foramen stylomasto dien. La corde tympanique transporte les fibres gustatives (SA) provenant des deux tiers ant rieurs de la langue et les fibres parasympathiques pr ganglionnaires (GVE) destin es au ganglion sous-maxillaire (Tableau 8.6). Le nerf vestibulocochl aire [VIII] transporte les fibres SA pour l'audition et l' quilibre et se compose de deux divisions : une composante vestibulaire pour l' quilibre et une composante cochl aire pour l'audition. Le nerf vestibulocochl aire [VIII] s'attache la surface lat rale du tronc c r bral, entre le pont et la moelle, apr s avoir merg du m at acoustique interne et travers la fosse cr nienne post rieure (Fig. 8.53 et 8.54). Les deux divisions se combinent en un seul nerf visible dans la fosse cr nienne post rieure, dans la substance de la partie p treuse de l'os temporal. Le nerf glossopharyng [IX] transporte les fibres GVA, GSA, SA, GVE et BE : Les fibres GVA fournissent des informations sensorielles provenant du corps carotidien et des sinus. Les fibres GSA fournissent un apport sensoriel provenant du tiers post rieur de la langue, des amygdales palatines, de l'oropharynx et de la muqueuse de l'oreille moyenne, du tube pharyngotympanique et des cellules masto diennes. Les fibres SA proviennent du tiers post rieur de la langue. Les fibres GVE font partie de la partie parasympathique de la division autonome du SNP et stimulent l'activit s cr tomotrice de la glande salivaire parotide. Les fibres BE innervent le muscle d riv du troisi me arc pharyng (le muscle stylopharyng ). Le nerf glossopharyng [IX] se pr sente sous la forme de plusieurs radicelles sur la surface ant rolat rale de la moelle allong e sup rieure (Fig. 8.54). Les radicelles traversent la fosse cr nienne post rieure et p n trent dans le foramen jugulaire (Fig. 8.53). Au sein du foramen jugulaire, et avant d en sortir, les radicelles fusionnent pour former le nerf glossopharyng . l'int rieur ou imm diatement l'ext rieur du foramen jugulaire se trouvent deux ganglions (les ganglions sup rieur et inf rieur), qui contiennent les corps cellulaires des neurones sensoriels du nerf glossopharyng [IX]. Le nerf tympanique part du nerf glossopharyng [IX], soit l'int rieur ou imm diatement l'ext rieur du foramen jugulaire. Cette branche r int gre l'os temporal, p n tre dans la cavit de l'oreille moyenne et participe la formation du plexus tympanique. Dans la cavit de l oreille moyenne, il assure l innervation sensorielle de la muqueuse de la cavit , du tube pharyngotympanique et des cellules a riennes masto diennes. Le nerf tympanique fournit galement des fibres GVE, qui quittent le plexus tympanique dans le petit nerf p treux, un petit nerf qui sort de l'os temporal, p n tre dans la fosse cr nienne moyenne et descend travers le foramen ovale pour sortir de la cavit cr nienne en transportant des fibres parasympathiques pr ganglionnaires vers le ganglion otique (Tableau 8.6). Le nerf vague [X] porte les GSA, GVA, SA, GVE et Fibres BE : Les fibres GSA fournissent un apport sensoriel provenant du larynx, du laryngopharynx, des parties plus profondes de l'oreillette, d'une partie du m at acoustique externe et de la dure-m re dans la fosse cr nienne post rieure. Les fibres GVA fournissent des informations sensorielles provenant des chimior cepteurs du corps aortique et des baror cepteurs de la crosse aortique, ainsi que de l' sophage, des bronches, des poumons, du c ur et des visc res abdominaux de l'intestin ant rieur et de l'intestin moyen. Les fibres SA sont destin es au go t autour de l' piglotte et du pharynx. Les fibres GVE font partie de la partie parasympathique de la division autonome du SNP et stimulent les muscles lisses et les glandes du pharynx, du larynx, des visc res thoraciques et des visc res abdominaux de l'intestin ant rieur et de l'intesti
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n moyen. Les fibres BE innervent un muscle de la langue (palatoglosse), les muscles du palais mou (sauf le tenseur veli palatini), du pharynx (sauf le stylo-pharyng ) et du larynx. Le nerf vague appara t sous la forme d'un groupe de radicelles sur la surface ant rolat rale de la moelle allong e, juste en dessous des radicelles qui naissent pour former le nerf glossopharyng [IX] (Fig. 8.54). Les radicelles traversent la fosse cr nienne post rieure et p n trent dans le foramen jugulaire (Fig. 8.53). Au sein de ce foramen, et avant d'en sortir, les radicelles fusionnent pour former le nerf vague [X]. l'int rieur ou imm diatement l'ext rieur du foramen jugulaire sont deux ganglions, les ganglions sup rieur (jugulaire) et inf rieur (nodose), qui contiennent les corps cellulaires des neurones sensoriels du nerf vague [X]. Le nerf accessoire [XI] est un nerf cr nien qui transporte les fibres BE pour innerver les muscles sternocl idomasto dien et trap ze (voir Diogo R et al. Nature 2015 ; 520 : 466-473). Il s agit d un nerf cr nien unique car ses racines proviennent des motoneurones situ s dans les cinq segments sup rieurs de la moelle pini re cervicale. Ces fibres quittent la surface lat rale de la moelle pini re et, se rejoignant lors de leur ascension, p n trent dans la cavit cr nienne par le foramen magnum (Fig. 8.54). Le nerf accessoire [XI] continue travers la fosse cr nienne post rieure et sort par le foramen jugulaire (Fig. 8.53). Il descend ensuite dans le cou pour innerver les muscles sternocl idomasto diens et trap zes depuis leurs surfaces profondes. Racine cr nienne du nerf accessoire Certaines descriptions du nerf accessoire [XI] font r f rence quelques radicelles provenant de la partie caudale de la moelle allong e sur la surface ant rolat rale juste inf rieure aux radicelles apparaissant pour former le nerf vague [X] comme racine cr nienne de l'accessoire. nerf (Fig. 8.54). En quittant la moelle, les racines cr niennes cheminent avec les racines spinales du nerf accessoire [XI] dans le foramen jugulaire, o les racines cr niennes rejoignent le nerf vague [X]. Faisant partie du nerf vague [X], ils sont distribu s jusqu' la musculature pharyng e innerv e par le nerf vague [X] et sont donc d crits comme faisant partie du nerf vague [X]. Le nerf hypoglosse [XII] transporte les fibres GSE pour innerver tous les muscles intrins ques et la plupart des muscles extrins ques de la langue. Il na t de plusieurs radicelles provenant de la surface ant rieure de la moelle (Fig. 8.54), traverse lat ralement la fosse cr nienne post rieure et sort par le canal hypoglosse (Fig. 8.53). Ce nerf innerve les muscles hyoglosse, styloglosse et g nioglosse ainsi que tous les muscles intrins ques de la langue. Une rencontre en face face est un premier contact important entre les individus. Une partie de cet change consiste utiliser des expressions faciales pour transmettre des motions. En fait, un m decin peut obtenir des informations importantes sur l tat de sant g n ral d un individu en observant le visage d un patient. Ainsi, une compr hension de l'organisation unique des diff rentes structures entre les arcades sourcili res en haut, le bord inf rieur de la mandibule en bas et jusqu'aux oreilles de chaque c t , la zone d finie comme le visage, est particuli rement utile dans la pratique de m decine. Les muscles du visage (Fig. 8.56) se d veloppent partir du deuxi me arc pharyng et sont innerv s par des branches du nerf facial [VII]. Ils se trouvent dans le fascia superficiel, avec une origine osseuse ou fascia et des insertions dans la peau. Parce que ces muscles contr lent les expressions du visage, ils sont parfois appel s muscles d expression faciale . Ils agissent galement comme sphincters et dilatateurs des orifices du visage (c'est- -dire les orbites, le nez et la bouche). Cette organisation organisationnelle en groupes fonctionnels fournit une approche logique pour comprendre ces muscles (Tableau 8.7). Deux muscles sont associ s au groupe orbitaire : l'orbiculaire oculi et l'ondulateur supercilii. L'orbiculaire oculi est un gros muscle qui entoure compl tement chaque orifice orbitaire et s' tend dans chaque paupi re (Fig. 8.57). Il ferme les paupi res. Il comporte deux parties principales : La partie orbitaire externe est un large anneau qui entoure l orifice orbitaire et s tend vers l ext rieur au-del du bord orbitaire. La partie palp brale interne se trouve dans les paupi res et est constitu e de fibres musculaires provenant du coin m dial de l' il qui se courbent autour de chaque paupi re pour s'attacher lat ralement. Les parties orbitaires et palp brales ont des r les sp cifiques jouer lors de la fermeture des paupi res. La partie palp brale ferme l' il en douceur, tandis que la partie orbitaire ferme l' il avec plus de force et produit quelques rides sur le front. Une petite partie lacrymale suppl mentaire du muscle orbiculaire oculi est profonde, en positio
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n m diale et s'attache l'os post rieur au sac lacrymal de l'appareil lacrymal dans l'orbite. Le deuxi me muscle du groupe orbitaire est le muscle ondulateur des sourcils, beaucoup plus petit (Fig. 8.57), qui s' tend profond ment jusqu'aux sourcils et au muscle orbiculaire de l'oeil et qui est actif lors du froncement des sourcils. Il na t de l'extr mit m diale de l'arcade sourcili re, passe vers le haut et lat ralement pour s'ins rer dans la peau de la moiti m diale du sourcil. Il attire les sourcils vers la ligne m diane, provoquant des rides verticales au-dessus du nez. Trois muscles sont associ s au groupe nasal : le nasalis, le procerus et le d presseur septi nasi (Fig. 8.58). Le muscle le plus grand et le mieux d velopp du groupe nasal est le muscle nasal, qui est actif lorsque les narines sont vas es (Fig. 8.58). Il est constitu d'une partie transversale (la narine du compresseur) et d'une partie alaire (la narine du dilatateur) : La partie transversale du nasal comprime les narines - elle provient du maxillaire et ses fibres passent vers le haut et m dialement pour s'ins rer, avec les fibres du m me muscle du c t oppos , dans une apon vrose traversant le dos du nez. La partie alaire du nasal tire les cartilages alaires vers le bas et lat ralement, ouvrant ainsi les narines. Elle provient du maxillaire, en dessous et en dedans de la partie transversale, et s'ins re dans le cartilage alaire. Le procerus est un petit muscle superficiel par rapport l'os nasal et est actif lorsqu'un individu fronce les sourcils (Fig. 8.58). Il na t de l'os nasal et de la partie sup rieure du cartilage nasal lat ral et s'ins re dans la peau sur la partie inf rieure du front, entre les sourcils. Il peut tre en continuit avec le ventre frontal du muscle occipitofrontal du cuir chevelu. Le procerus tire le bord m dial des sourcils vers le bas pour produire des rides transversales sur l'ar te du nez. Le dernier muscle du groupe nasal est le septi nasi abaisseur, un autre muscle qui contribue l' largissement des narines (Fig. 8.58). Ses fibres proviennent du maxillaire sup rieur, au-dessus de l'incisive centrale, et montent pour s'ins rer dans la partie inf rieure de la cloison nasale. L'abaisseur septi nasi tire le nez vers le bas, aidant ainsi la partie alaire du nasal ouvrir les narines. Les muscles du groupe oral font bouger les l vres et les joues. Ils comprennent les muscles orbiculaires et buccinateurs, ainsi qu'un groupe de muscles inf rieur et sup rieur (Fig. 8.59). Beaucoup de ces muscles se croisent juste lat ralement au coin de la bouche de chaque c t au niveau d une structure appel e modiolus. L'orbiculaire est un muscle complexe constitu de fibres qui encerclent compl tement la bouche (Fig. 8.59). Sa fonction est apparente en pin ant les l vres, comme cela se produit lors du sifflement. Certaines de ses fibres proviennent pr s de la ligne m diane du maxillaire sup rieur et de la mandibule inf rieure, tandis que d'autres fibres proviennent la fois du buccinateur, de la joue, et des nombreux autres muscles agissant sur les l vres. Il s'ins re dans le la peau et les muqueuses des l vres, et en elle-m me. La contraction de l'orbiculaire r tr cit la bouche et ferme les l vres. Le buccinateur constitue la composante musculaire de la joue et est utilis chaque fois que de l'air dilatant les joues est expuls avec force (Fig. 8.59 et 8.60). C'est dans l'espace entre la mandibule et le maxillaire, en profondeur par rapport aux autres muscles faciaux de la r gion. Le buccinateur na t de la partie post rieure du maxillaire et de la mandibule oppos e aux molaires et au raph pt rygomandibulaire, qui est une bande tendineuse entre l'hamulus pt rygo dien en haut et la mandibule en bas et constitue un point d'attache pour le buccinateur et les muscles constricteurs pharyng s sup rieurs. Les fibres du buccinateur passent vers le coin de la bouche pour s'ins rer dans les l vres, se m langeant de mani re unique aux fibres de l'orbiculaire. Les fibres centrales du buccinateur se croisent de sorte que les fibres inf rieures p n trent dans la l vre sup rieure et les fibres sup rieures p n trent dans la l vre inf rieure (Fig. 8.60). Les fibres les plus hautes et les plus basses du buccinateur ne traversent pas et ne p n trent pas respectivement dans les l vres sup rieure et inf rieure. La contraction du buccinateur presse la joue contre les dents. Cela maintient la joue tendue et facilite la mastication en emp chant la nourriture de s'accumuler entre les dents et la joue. Le muscle contribue galement l expulsion forc e de l air des joues. Groupe inf rieur des muscles buccaux Les muscles du groupe inf rieur sont constitu s de l'abaisseur du coin de la bouche, de l'abaisseur de la l vre inf rieure. et mental (Fig. 8.59). Le d presseur anguli oris est actif lors du froncement de sourcils. Il appara t le long du c t de la mandibule, sous les canines, les pr molaires et les premi res molaires et
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s'ins re dans la peau et dans la partie sup rieure de l'orbiculaire, pr s du coin de la bouche. Il d prime le coin de la bouche. Le d presseur labii inf rieur na t de l'avant de la mandibule, en profondeur jusqu'au d presseur anguli oris. Ses fibres se d placent vers le haut et vers le milieu, certaines fusionnant avec les fibres du m me muscle du c t oppos et les fibres de l'orbiculaire avant de s'ins rer dans la l vre inf rieure. Il abaisse la l vre inf rieure et la d place lat ralement. Le mentalis aide positionner la l vre lorsque l on boit dans une tasse ou lorsque l on fait la moue. C'est le muscle le plus profond du groupe inf rieur issu de la mandibule juste en dessous des incisives, avec ses fibres passant vers le bas et m dialement pour s'ins rer dans la peau du menton. Il soul ve et fait saillie la l vre inf rieure tout en plissant la peau du menton. Groupe sup rieur des muscles buccaux Les muscles du groupe sup rieur des muscles buccaux sont constitu s du risorius, du grand zygomatique, du mineur zygomatique, du releveur des l vres sup rieures, du releveur des l vres sup rieures alaque nasi et du releveur de l'angle oris (Fig. 8.59). Le risorius contribue produire un sourire (Fig. 8.59). Il s agit d un muscle fin et superficiel qui s tend lat ralement partir du coin de la bouche dans une direction l g rement ascendante. La contraction de ses fibres tire la commissure de la bouche lat ralement et vers le haut. Le grand zygomatique et le petit zygomatique contribuent produire le sourire (Fig. 8.59). Le grand zygomatique est un muscle superficiel qui na t profond ment jusqu' l'orbiculaire de l' il le long de la partie post rieure de la surface lat rale de l'os zygomatique, et passe vers le bas et vers l'avant, se m langeant avec l'orbiculaire de l' il et s'ins rant dans la peau au coin de la bouche. Le mineur zygomatique na t de l'os zygomatique ant rieur l'origine du majeur zygomatique, est parall le au trajet du majeur zygomatique et s'ins re dans la l vre sup rieure en dedans du coin de la bouche. Les deux muscles zygomatiques soul vent le coin de la bouche et le d placent lat ralement. Le releveur des l vres sup rieures approfondit le sillon entre le nez et la commissure de la bouche pendant la tristesse (Fig. 8.59). Il na t du maxillaire juste au-dessus du foramen infra-orbitaire et ses fibres passent vers le bas et m dialement pour se fondre avec l'orbiculaire et s'ins rer dans la peau de la l vre sup rieure. Le releveur des l vres sup rieures alaeque nasi est m dial par rapport au releveur des l vres sup rieures, na t du maxillaire pr s du nez et s'ins re la fois dans le cartilage alaire du nez et dans la peau de la l vre sup rieure (Fig. 8.59). Cela peut aider faire exploser les narines. Le releveur anguli oris est plac plus profond ment et recouvert par les deux autres releveurs et les muscles zygomatiques (Fig. 8.59). Il na t du maxillaire, juste en dessous du foramen infra-orbitaire et s'ins re dans la peau au coin de la bouche. Il l ve le coin de la bouche et peut aider creuser le sillon entre le nez et le coin de la bouche en cas de tristesse. Plusieurs muscles ou groupes de muscles suppl mentaires ne se trouvant pas dans la zone d finie comme le visage, mais d riv s du deuxi me arc pharyng et innerv s par le nerf facial [VII], sont consid r s comme des muscles d'expression faciale. Ils comprennent les muscles platysma, auriculaire et occipitofrontal (voir Fig. 8.56). Le platysma est une grande et fine couche de muscle situ e dans le fascia superficiel du cou. Il na t sous la clavicule dans la partie sup rieure du thorax et monte travers le cou jusqu' la mandibule. ce stade, les fibres les plus m diales s ins rent sur la mandibule, tandis que les fibres lat rales rejoignent les muscles autour de la bouche. Le platysma tend la peau du cou et peut faire descendre la l vre inf rieure et les commissures de la bouche. Trois de ces muscles, autres muscles de l'expression faciale , sont associ s l'oreille : les muscles auriculaires ant rieur, sup rieur et post rieur (Fig. 8.61) : Le muscle ant rieur est ant rolat ral et tire l oreille vers le haut et vers l avant. Le muscle sup rieur est sup rieur et l ve l'oreille. Le muscle post rieur est post rieur et r tracte et l ve l'oreille. L'occipitofrontalis est le dernier muscle de cette cat gorie des autres muscles d'expression faciale et est associ au cuir chevelu (voir Fig. 8.56). Il se compose d'un ventre frontal en avant et d'un ventre occipital en arri re. Un tendon apon vrotique relie les deux : Le ventre frontal recouvre le front et est rattach la peau des sourcils. Le ventre occipital na t de la face post rieure du cr ne et est plus petit que le ventre frontal. Les muscles occipitofrontaux d placent le cuir chevelu et plissent le front. Les glandes parotides sont la plus grande des trois paires de glandes salivaires principales de la t te et de nombreuses structures les traversen
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t. Ils sont ant rieurs et inf rieurs la moiti inf rieure de l'oreille, superficiels, post rieur et profond par rapport la branche montante de la mandibule (Fig. 8.62). Ils s' tendent jusqu'au bord inf rieur de la mandibule et jusqu' l'arcade zygomatique. En arri re, ils recouvrent la partie ant rieure du muscle sternocl idomasto dien et se poursuivent en avant jusqu' mi-chemin travers le muscle mass ter. Le canal parotide quitte le bord ant rieur de la glande parotide mi-chemin entre l'arc zygomatique et la commissure de la bouche (Fig. 8.62). Il traverse le visage dans une direction transversale et, apr s avoir travers le bord m dial du muscle mass ter, se transforme profond ment dans le coussinet adipeux buccal et perce le muscle buccinateur. Il s'ouvre dans la cavit buccale pr s de la deuxi me molaire sup rieure. passer juste en profondeur jusqu' la glande parotide. Il s'agit notamment du nerf facial [VII], de l'art re carotide externe et de ses branches, ainsi que de la veine r tromandibulaire et de ses affluents (Fig. 8.62). Le nerf facial [VII] sort du cr ne par le foramen stylomasto dien puis passe dans la glande parotide, o il se divise g n ralement en troncs sup rieur et inf rieur. Ceux-ci traversent la substance de la glande parotide, o il peut y avoir d'autres ramifications et anastomoses des nerfs. Cinq groupes terminaux de branches du nerf facial [VII] les branches temporale, zygomatique, buccale, marginale mandibulaire et cervicale mergent des bords sup rieur, ant rieur et inf rieur de la glande parotide (Fig. 8.62). Les relations intimes entre le nerf facial [VII] et la glande parotide font que l'ablation chirurgicale de la glande parotide est une dissection difficile si l'on veut pargner toutes les branches du nerf facial [VII]. L'art re carotide externe p n tre ou p n tre profond ment dans le bord inf rieur de la glande parotide (Fig. 8.62). En se poursuivant en direction sup rieure, elle d gage l'art re auriculaire post rieure avant de se diviser en ses deux branches terminales (les art res maxillaire et temporale superficielle) pr s du bord inf rieur de l'oreille : L'art re maxillaire passe horizontalement, profond ment jusqu' la mandibule. L'art re temporale superficielle se poursuit en direction sup rieure et merge du bord sup rieur de la glande apr s avoir d gag l'art re faciale transverse. La veine r tromandibulaire se forme dans la substance de la glande parotide lorsque les veines temporales superficielles et maxillaires se rejoignent (Fig. 8.62) et passe vers le bas dans la substance de la glande parotide. Il se divise g n ralement en branches ant rieures et post rieures juste en dessous du bord inf rieur de la glande. La glande parotide re oit son apport art riel des nombreuses art res qui traversent sa substance. L'innervation sensorielle de la glande parotide est assur e par le nerf auriculotemporal, qui est une branche du nerf mandibulaire [V3]. Cette division du nerf trijumeau sort du cr ne par le foramen ovale. Le nerf auriculotemporal transporte galement les fibres s cr tomotrices jusqu' la glande parotide. Ces fibres parasympathiques postganglionnaires ont leur origine dans le ganglion otique associ au nerf mandibulaire [V3] et sont juste inf rieures au foramen ovale. Les fibres parasympathiques pr ganglionnaires du ganglion otique proviennent du nerf glossopharyng [IX]. Au cours du d veloppement, un nerf cr nien s'associe chacun des arcs pharyng s. tant donn que le visage d rive principalement des premier et deuxi me arcs pharyng s, l innervation des structures faciales voisines est la suivante : Le nerf trijumeau [V] innerve les structures faciales d riv es du premier arc. Le nerf facial [VII] innerve les structures faciales d riv es du deuxi me arc. tant donn que le visage d rive d'un certain nombre de structures provenant du premier arc pharyng , l'innervation cutan e du visage se fait par des branches du nerf trijumeau [V]. Le nerf trijumeau [V] se divise en trois divisions principales : ophtalmique [V1], maxillaire [V2] et mandibulaire [V3] avant de quitter la fosse cr nienne moyenne (Fig. 8.64). Chacune de ces divisions sort de la cavit cr nienne pour innerver une partie du visage, de sorte que la majeure partie de la peau recouvrant le visage est innerv e uniquement par des branches du nerf trijumeau [V]. L'exception est une petite zone couvrant l'angle et le bord inf rieur de la branche montante de la mandibule et certaines parties de l'oreille, o les nerfs facial [VII], vague [X] et cervical contribuent l'innervation. Le nerf ophtalmique [V1] sort du cr ne par la fissure orbitaire sup rieure et entre dans l'orbite. Ses branches (Fig. 8.64) qui innervent le visage comprennent : les nerfs supra-orbitaux et supratrochl aires, qui quittent l'orbite vers le haut et innervent la paupi re sup rieure, le front et le cuir chevelu ; le nerf infratrochl aire, qui sort de l'orbite dans l'angle m dial pour innerver la
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moiti m diale de la paupi re sup rieure, la peau dans la zone de l'angle m dial et le c t du nez ; le nerf lacrymal, qui sort de l'orbite dans l'angle lat ral pour innerver la moiti lat rale de la paupi re sup rieure et la peau dans la zone de l'angle lat ral ; et le nerf nasal externe, qui irrigue la partie ant rieure du nez (Fig. 8.65). Le nerf maxillaire [V2] sort du cr ne par le foramen rotundum. Les branches (Fig. 8.64) qui innervent le visage comprennent : une petite branche zygomaticotemporale, qui sort de l'os zygomatique et alimente une petite zone de la tempe ant rieure au-dessus de l'arcade zygomatique ; une petite branche zygomaticofaciale, qui sort de l'os zygomatique et irrigue une petite zone de peau sur l'os zygomatique ; et le gros nerf infra-orbitaire, qui sort du maxillaire par le foramen infra-orbitaire et se divise imm diatement en plusieurs branches pour alimenter la paupi re inf rieure, la joue, le c t du nez et la l vre sup rieure (Fig. 8.65). Le nerf mandibulaire [V3] sort du cr ne par le foramen ovale. Les branches (Fig. 8.65) innervant le visage comprennent : le nerf auriculotemporal, qui p n tre dans le visage juste en arri re de l'articulation temporomandibulaire, traverse la glande parotide et monte juste en avant de l'oreille pour alimenter le m at acoustique externe, la surface du membrane tympanique (tympan) et une grande partie de la tempe ; le nerf buccal, qui se trouve la surface du muscle buccinateur irriguant la joue ; et le nerf mentonnier, qui sort de la mandibule par le foramen mentonnier et se divise imm diatement en plusieurs branches pour alimenter la peau et la membrane muqueuse de la l vre inf rieure et la peau du menton (Fig. 8.65). Les muscles du visage, ainsi que ceux associ s l oreille externe et au cuir chevelu, d rivent du deuxi me arc pharyng . Le nerf cr nien associ cet arc est le nerf facial [VII] et donc des branches du nerf facial [VII] innervent tous ces muscles. Le nerf facial [VII] sort de la fosse cr nienne post rieure par le m at acoustique interne. Il traverse l'os temporal en d gageant plusieurs branches et merge de la base du cr ne par le foramen stylomasto dien (Fig. 8.66). ce stade, il d gage le nerf auriculaire post rieur. Cette branche passe vers le haut, derri re l'oreille, pour alimenter le ventre occipital du muscle occipitofrontal du cuir chevelu et le muscle auriculaire post rieur de l'oreille. La tige principale du nerf facial [VII] d gage alors une autre branche, qui innerve le ventre post rieur du muscle digastrique et du muscle stylo-hyo dien. ce stade, le nerf facial [VII] p n tre dans la surface profonde de la glande parotide (Fig. 8.66B). Une fois dans la glande parotide, la tige principale du nerf facial [VII] se divise g n ralement en branches sup rieure (temporo-faciale) et inf rieure (cervico-faciale). Lorsque ces branches traversent la substance de la glande parotide ils peuvent se ramifier davantage ou participer un r seau anastomotique (le plexus parotide). Quels que soient les types d interconnexions, cinq groupes terminaux de branches du nerf facial [VII] les branches temporale, zygomatique, buccale, marginale mandibulaire et cervicale mergent de la glande parotide (Fig. 8.66A). Bien qu il existe des variations dans le mod le de distribution des cinq groupes terminaux de branches, le mod le de base est le suivant : Des branches temporales sortent du bord sup rieur de la glande parotide pour alimenter les muscles de la tempe, du front et de la zone supra-orbitaire. Des branches zygomatiques mergent du bord ant ro-sup rieur de la glande parotide pour alimenter les muscles de la zone infra-orbitaire, de la zone nasale lat rale et de la l vre sup rieure. Des branches buccales mergent du bord ant rieur de la glande parotide pour alimenter les muscles de la joue, de la l vre sup rieure et du coin de la bouche. Des branches mandibulaires marginales mergent du bord ant ro-inf rieur de la glande parotide pour alimenter les muscles de la l vre inf rieure et du menton. Des branches cervicales mergent du bord inf rieur de la glande parotide pour alimenter le platysma. L'apport art riel au visage provient principalement des branches de l'art re carotide externe, bien qu'il existe un apport limit provenant d'une branche de l'art re carotide interne. De m me, la majeure partie du retour veineux revient la veine jugulaire interne, bien que certaines connexions importantes depuis le visage entra nent un retour veineux via une voie intracr nienne cliniquement pertinente impliquant le sinus caverneux. L'art re faciale est le principal vaisseau irriguant le visage (Fig. 8.67). Il part de la surface ant rieure de l'art re carotide externe, traverse les structures profondes du cou et appara t au bord inf rieur de la mandibule apr s tre pass en arri re de la glande sous-maxillaire. S'incurvant autour du bord inf rieur de la mandibule juste en avant du mass ter, l o son pouls peut tre ressen
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ti, l'art re faciale p n tre ensuite dans le visage. partir de ce point, l art re faciale s tend vers le haut et vers le milieu selon un parcours tortueux. Elle passe le long du nez et se termine par l'art re angulaire au coin m dial de l' il. Le long de son trajet, l'art re faciale est profonde jusqu'au platysma, au risorius et au zygomaticus majeur et mineur, superficielle jusqu'au buccinator et au levator anguli oris, et peut passer superficiellement vers ou travers le releveur des l vres sup rieures. Les branches de l'art re faciale comprennent les branches labiales sup rieure et inf rieure et la branche nasale lat rale (Fig. 8.67). Les branches labiales naissent pr s de la commissure de la bouche : La branche labiale inf rieure alimente la l vre inf rieure. La branche labiale sup rieure alimente la l vre sup rieure et fournit galement une branche la cloison nasale. Pr s de la ligne m diane, les branches labiales sup rieure et inf rieure s'anastomosent avec leurs art res compagnes du c t oppos du visage. Cela fournit une connexion importante entre les art res faciales et le art res carotides externes de c t s oppos s. La branche nasale lat rale est une petite branche issue de l art re faciale lorsqu elle passe le long du nez. Il alimente la surface lat rale et le dos du nez. Un autre contributeur l'apport vasculaire du visage est l'art re transverse faciale (Fig. 8.67), qui est une branche de l'art re temporale superficielle (la plus petite des deux branches terminales de l'art re carotide externe). L'art re faciale transverse na t de l'art re temporale superficielle l'int rieur de la substance de la glande parotide, traverse la glande et traverse le visage dans une direction transversale. Situ la surface superficielle du muscle mass ter, il se situe entre l'arc zygomatique et le canal parotide. Branches de l'art re maxillaire L'art re maxillaire, la plus grande des deux branches terminales de l'art re carotide externe, d gage plusieurs petites branches qui contribuent l'irrigation art rielle du visage : L'art re infra-orbitaire p n tre dans le visage par le foramen infra-orbitaire et irrigue la paupi re inf rieure, la l vre sup rieure et la zone situ e entre ces structures. L'art re buccale p n tre dans le visage par la surface superficielle du muscle buccinateur et alimente les structures de cette zone. L'art re mentonni re p n tre dans le visage par le foramen mentonnier et irrigue le menton. Branches de l'art re ophtalmique Trois petites art res issues de l'art re carotide interne contribuent galement l'irrigation art rielle du visage. Ces vaisseaux naissent de l'art re ophtalmique, une branche de l'art re carotide interne, apr s que l'art re ophtalmique entre dans l'orbite : Les art res zygomaticofaciale et zygomaticotemporale proviennent de la branche lacrymale de l'art re ophtalmique (Fig. 8.67), p n trent dans le visage par les foramens zygomatico-facial et zygomaticotemporal et irriguent la zone du visage situ e au-dessus de l'os zygomatique. L'art re nasale dorsale, une branche terminale de l'art re ophtalmique, sort de l'orbite par le coin m dial et irrigue le dos du nez. Les art res supraorbitales et supratrochl aires irriguent le cuir chevelu ant rieur. La veine faciale est la principale veine drainant le visage (Fig. 8.67). Son point d'origine se situe pr s du coin m dial de l'orbite lorsque les veines supratrochl aire et supra-orbitaire se rejoignent pour former la veine angulaire. Cette veine devient la veine faciale mesure qu'elle progresse vers le bas et prend une position juste en arri re de l'art re faciale. La veine faciale descend travers le visage avec l'art re faciale jusqu' atteindre le bord inf rieur de la mandibule. Ici, l'art re et la veine se s parent et la veine faciale passe superficiellement jusqu' la glande sous-maxillaire pour entrer dans la veine jugulaire interne. Tout au long de son parcours, la veine faciale re oit des affluents de veines drainant les paupi res, le nez externe, les l vres, la joue et le menton qui accompagnent les diff rentes branches de l'art re faciale. La veine transversale faciale est une petite veine qui accompagne l'art re transversale faciale dans son trajet travers le visage (Fig. 8.67). Il se jette dans la veine temporale superficielle au sein de la substance de la glande parotide. En traversant le visage, la veine faciale a de nombreuses connexions avec des canaux veineux passant dans les r gions plus profondes de la t te (Fig. 8.68) : pr s du coin m dial de l'orbite, elle communique avec les veines ophtalmiques ; au niveau de la joue, il communique avec les veines passant dans le foramen infra-orbitaire ; il communique galement avec les veines passant dans les r gions plus profondes du visage (c'est- -dire la veine faciale profonde se connectant au plexus pt rygo dien des veines). Tous ces canaux veineux ont des interconnexions avec le sinus caverneux intracr nien par l'interm diai
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re de veines missaires qui relient les veines intracr niennes aux veines extracr niennes. Il n y a pas de valvules dans la veine faciale ni dans aucun autre canal veineux de la t te, le sang peut donc circuler dans n importe quelle direction. En raison des interconnexions entre les veines, les infections du visage, principalement au-dessus de la bouche (c'est- -dire la zone dangereuse ) doivent tre trait es avec le plus grand soin afin d' viter la diss mination de mat riel infectieux dans une direction intracr nienne. Le drainage lymphatique du visage se dirige principalement vers trois groupes de ganglions lymphatiques (Fig. 8.69) : les ganglions sous-mentonnaires inf rieurs et post rieurs au menton, qui drainent bilat ralement les lymphatiques de la partie m diale de la l vre inf rieure et du menton ; ganglions sous-maxillaires superficiels la glande sous-maxillaire et inf rieurs au corps de la mandibule, qui drainent les lymphatiques du coin m dial de l'orbite, de la majeure partie du nez externe, de la partie m diale de la joue, de la l vre sup rieure et de la partie lat rale de la l vre inf rieure qui suit le trajet de l'art re faciale ; ganglions pr -auriculaires et parotidiens ant rieurs l'oreille, qui drainent les lymphatiques de la majeure partie des paupi res, d'une partie du nez externe et de la partie lat rale de la joue. Le cuir chevelu est la partie de la t te qui s' tend des arcades sourcili res en avant jusqu' la protub rance occipitale externe et aux lignes nuchales sup rieures en arri re. Lat ralement, il se poursuit vers le bas jusqu' l'arc zygomatique. Le cuir chevelu est une structure multicouche avec des couches qui peuvent tre d finies par le mot lui-m me : S peau, C tissu conjonctif (dense), A - couche apon vrotique, L : tissu conjonctif l che, et P p ricr ne (Fig. 8.70). L examen des couches du cuir chevelu r v le que les trois premi res couches sont troitement li es ensemble, formant une seule unit . Cette unit est parfois appel e cuir chevelu proprement dit et constitue le tissu arrach lors de blessures graves caus es par le scalping . La peau est la couche externe du cuir chevelu (Fig. 8.70 et 8.71). Sa structure est similaire celle de la peau sur tout le corps, l exception du fait que des poils sont pr sents sur une grande partie de celle-ci. Au plus profond de la peau se trouve un tissu conjonctif dense. Cette couche ancre la peau la troisi me couche et contient les art res, les veines et les nerfs alimentant le cuir chevelu. Lorsque le cuir chevelu est coup , le tissu conjonctif dense entourant les vaisseaux a tendance maintenir ouverts les vaisseaux coup s. Cela entra ne des saignements abondants. La couche la plus profonde des trois premi res couches est la couche apon vrotique. Fermement attach e la peau par le tissu conjonctif dense de la deuxi me couche, cette couche est constitu e du muscle occipitofrontal, qui pr sente un ventre frontal en avant, un ventre occipital en arri re et un tendon apon vrotique - l'apon vrose picr nienne. (galea aponeurotica) reliant les deux (Fig. 8.72). Le ventre frontal de l'occipitofrontalis commence en avant l o il est attach la peau des sourcils. Il passe vers le haut, travers le front, pour devenir en continuit avec le tendon apon vrotique. Post rieurement, chaque ventre occipital de l'occipitofrontal na t de la partie lat rale de la ligne nucale sup rieure de l'os occipital et de l'apophyse masto de de l'os temporal. Il passe galement vers le haut pour s'attacher au tendon apon vrotique. Les muscles occipitofrontaux d placent le cuir chevelu, plissent le front et rel vent les sourcils. Le ventre frontal est innerv par les branches temporales du nerf facial [VII] et le ventre post rieur par la branche auriculaire post rieure. Une couche de tissu conjonctif l che s pare la couche apon vrotique du p ricr ne et facilite le mouvement du cuir chevelu proprement dit sur la calvaire (Fig. 8.70 et 8.72). En raison de leur consistance, les infections ont tendance se localiser et se propager travers le tissu conjonctif l che (voir aussi En clinique la p. 878). Le p ricr ne est la couche la plus profonde du cuir chevelu et constitue le p rioste sur la surface externe de la calvaire. Il est fix aux os de la calvaire mais est amovible, sauf au niveau des sutures. L'innervation sensorielle du cuir chevelu provient de deux sources principales, les nerfs cr niens ou les nerfs cervicaux, selon qu'elle est ant rieure ou post rieure aux oreilles et au sommet de la t te (Fig. 8.73). Le muscle occipitofrontal est innerv par les branches du muscle facial. nerf [VII]. En avant des oreilles et du vertex Les branches du nerf trijumeau [V] irriguent le cuir chevelu en avant des oreilles et du sommet de la t te (Fig. 8.73). Ces branches sont les nerfs supratrochl aire, supra-orbital, zygomaticotemporal et auriculotemporal : Le nerf supratrochl aire quitte l'orbite, traverse le muscle fronta
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l, continue vers le haut sur le devant du front et alimente le devant du front pr s de la ligne m diane. Le nerf supra-orbitaire quitte l'orbite par l'encoche ou foramen supra-orbitaire, traverse le muscle frontal et continue vers le haut travers le cuir chevelu jusqu'au sommet de la t te. Le nerf zygomaticotemporal sort du cr ne par un foramen dans l'os zygomatique et irrigue le cuir chevelu sur une petite zone ant rieure de la tempe. Le nerf auriculotemporal sort du cr ne, p n tre profond ment dans la glande parotide, passe juste en avant de l'oreille, continue en haut en avant de l'oreille jusqu' atteindre presque le sommet de la t te, et irrigue le cuir chevelu au-dessus de la r gion temporale et en avant de l'oreille. pr s du sommet. Post rieur aux oreilles et au vertex En arri re des oreilles et du vertex, l'innervation sensorielle du cuir chevelu est assur e par les nerfs cervicaux, en particulier les branches des niveaux C2 et C3 de la moelle pini re (Fig. 8.73). Ces branches sont le grand nerf auriculaire, le petit occipital, le grand occipital et le troisi me nerf occipital : Le nerf grand auriculaire est une branche du plexus cervical, na t des branches ant rieures des nerfs spinaux C2 et C3, monte la surface du muscle sternocl idomasto dien et innerve une petite zone du cuir chevelu juste en arri re de l'oreille. Le petit nerf occipital est galement une branche du plexus cervical, na t de la branche ant rieure du nerf spinal C2, monte sur le bord post rieur du muscle sternocl idomasto dien et irrigue une zone du cuir chevelu post rieure et sup rieure l'oreille. Le nerf grand occipital est une branche de la branche post rieure du nerf spinal C2, merge juste en dessous du muscle obliquus capitis inf rieur, monte superficiellement jusqu'au triangle sous-occipital, perce les muscles semi- pineux de la t te et les trap zes, puis s' tend pour alimenter un grand partie du cuir chevelu post rieur jusqu'au sommet. Le troisi me nerf occipital est une branche de la branche post rieure du nerf spinal C3, perce les muscles semi- pineux de la t te et les trap zes et irrigue une petite zone de la partie inf rieure du cuir chevelu. Les art res irriguant le cuir chevelu (Fig. 8.74) sont des branches soit de l'art re carotide externe, soit de l'art re ophtalmique, qui est une branche de l'art re carotide interne. Branches de l'art re ophtalmique Les art res supratrochl aire et supra-orbitaire irriguent les faces ant rieure et sup rieure du cuir chevelu. Ils partent de l'art re ophtalmique lorsqu'elle est dans l'orbite, continuent travers l'orbite et sortent sur le front en association avec les nerfs supratrochl aire et supra-orbitaire. Comme les nerfs, les art res remontent travers le front pour alimenter le cuir chevelu jusqu'au sommet de la t te. Branches de l'art re carotide externe Trois branches de l'art re carotide externe irriguent la plus grande partie du cuir chevelu : les art res temporale superficielle, auriculaire post rieure et occipitale irriguent les faces lat rale et post rieure du cuir chevelu (Fig. 8.74) : La plus petite branche (l'art re auriculaire post rieure) quitte la face post rieure de l'art re carotide externe, traverse des structures plus profondes et merge pour alimenter une zone du cuir chevelu post rieure l'oreille. L'art re occipitale merge galement de la face post rieure de l'art re carotide externe, qui monte dans une direction post rieure, traverse plusieurs couches de musculature du dos et merge pour alimenter une grande partie de la face post rieure du cuir chevelu. La troisi me branche art rielle irriguant le cuir chevelu est l'art re temporale superficielle, une branche terminale de l'art re carotide externe qui passe en haut, juste en avant de l'oreille, se divise en branches ant rieures et post rieures et alimente presque toute la face lat rale du cuir chevelu. Les veines drainant le cuir chevelu suivent un sch ma similaire aux art res : Les veines supratrochl aires et supra-orbitales drainent la partie ant rieure du cuir chevelu depuis les arcades sourcili res jusqu'au sommet de la t te (Fig. 8.74), passent en dessous des arcades sourcili res, communiquent avec les veines ophtalmiques de l'orbite et continuent en bas jusqu' participer la formation de la veine angulaire, qui est l'affluent sup rieur de la veine faciale. La veine temporale superficielle draine toute la zone lat rale du cuir chevelu avant de passer vers le bas pour rejoindre la formation de la veine r tromandibulaire. La veine auriculaire post rieure draine la zone du cuir chevelu situ e en arri re de l'oreille et se jette finalement dans un affluent de la veine r tromandibulaire. La veine occipitale draine la face post rieure du cuir chevelu depuis la protub rance occipitale externe et les lignes nuchales sup rieures jusqu'au sommet de la t te ; plus profond ment, il traverse la musculature de la partie post rieure du cou pour participer la formation du plexus vei
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neux du triangle sous-occipital. Le drainage lymphatique du cuir chevelu suit g n ralement le sch ma de distribution art rielle. Les vaisseaux lymphatiques de la r gion occipitale s' coulent initialement vers les n uds occipitaux proches de l'attache du muscle trap ze la base du cr ne (Fig. 8.75). Plus loin le long du trajet, les n uds occipitaux se jettent dans les n uds cervicaux profonds sup rieurs. Il existe galement un certain drainage direct vers les ganglions cervicaux profonds sup rieurs partir de cette partie du cuir chevelu. Les lymphatiques de la partie sup rieure du cuir chevelu s coulent dans deux directions : En arri re du sommet de la t te, ils se drainent vers les n uds masto diens (n uds auriculaires r tro-auriculaires/post rieurs) en arri re de l'oreille, pr s de l'apophyse masto de de l'os temporal, et les vaisseaux eff rents de ces n uds se drainent vers les n uds cervicaux profonds sup rieurs. En avant du sommet de la t te, ils se drainent vers les n uds pr -auriculaires et parotidiens ant rieurs l'oreille la surface de la glande parotide. Enfin, il peut y avoir un certain drainage lymphatique du front vers les ganglions sous-mandibulaires via des vaisseaux eff rents qui suivent l'art re faciale. Les orbites sont des structures bilat rales situ es dans la moiti sup rieure du visage, sous la fosse cr nienne ant rieure et en avant de la fosse cr nienne moyenne, qui contiennent le globe oculaire, le nerf optique, les muscles extra-oculaires, l'appareil lacrymal, le tissu adipeux, le fascia et le nerfs et vaisseaux qui alimentent ces structures. Sept os contribuent la charpente de chaque orbite (Fig. 8.76). Ce sont les os maxillaire, zygomatique, frontal, ethmo de, lacrymal, sph no de et palatin. Ensemble, ils donnent l'orbite osseuse la forme d'une pyramide, avec sa large base s'ouvrant en avant sur la face et son sommet s' tendant dans une direction post ro-m diale. La configuration pyramidale est compl t e par des parois m diale, lat rale, sup rieure et inf rieure. Le sommet de l'orbite osseuse en forme de pyramide est le foramen optique, tandis que la base (le bord orbitaire) est form e : en haut par l'os frontal, en m dial par l'apophyse frontale du maxillaire, en bas par l'apophyse zygomatique du maxillaire et le l'os zygomatique, et lat ralement par l'os zygomatique, l'apophyse frontale de l'os zygomatique et l'apophyse zygomatique de l'os frontal. Le toit (paroi sup rieure) de l'orbite osseuse est constitu de la partie orbitaire de l'os frontal avec une petite contribution de l'os sph no de (Fig. 8.76). Cette fine plaque osseuse s pare le contenu de l'orbite du cerveau dans la fosse cr nienne ant rieure. Les caract ristiques uniques de la paroi sup rieure comprennent : en ant rom dial, la fov a trochl aire, pour la fixation d'une poulie travers laquelle passe le muscle oblique sup rieur, et l'intrusion possible d'une partie du sinus frontal ; ant rolat ralement, une d pression (la fosse lacrymale) pour la partie orbitaire de la glande lacrymale. En arri re, la petite aile du sph no de compl te le toit. Les parois m diales des orbites osseuses appari es sont parall les les unes aux autres et chacune est constitu e de quatre os : les os maxillaire, lacrymal, ethmo de et sph no de (Fig. 8.76). Le plus grand contributeur la paroi m diale est la plaque orbitaire de l'os ethmo de. Cette partie de l'os ethmo de contient des collections de cellules ethmo dales, clairement visibles dans un cr ne s ch . galement visibles, la jonction entre le toit et la paroi m diale, g n ralement associ es la suture frontoethmo dale, se trouvent les foramens ethmo daux ant rieur et post rieur. Les nerfs et vaisseaux ethmo daux ant rieurs et post rieurs quittent l orbite par ces ouvertures. En avant de l'os ethmo de se trouve le petit os lacrymal, et le processus frontal du maxillaire compl te la partie ant rieure de la paroi m diale. Ces deux os participent la formation du sillon lacrymal, qui contient le sac lacrymal et est d limit par la cr te lacrymale post rieure (partie de l'os lacrymal) et la cr te lacrymale ant rieure (partie du maxillaire). En arri re de l'os ethmo de, la paroi m diale est compl t e par une petite partie de l'os sph no de, qui fait partie de la paroi m diale du canal optique. Le plancher (paroi inf rieure) de l'orbite osseuse, qui est galement le toit du sinus maxillaire, est constitu principalement de la surface orbitaire du maxillaire (Fig. 8.76), avec de petites contributions des os zygomatiques et palatins. La fissure orbitaire inf rieure commence en arri re et continue le long de la limite lat rale du plancher de l'orbite osseuse. Au-del de l'extr mit ant rieure de la fissure, l'os zygomatique compl te le plancher de l'orbite osseuse. Post rieurement, le processus orbitaire de l'os palatin apporte une petite contribution au plancher de l'orbite osseuse pr s de la jonction des os maxillaire, ethmo de et sph no de. La paroi lat ra
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le de l'orbite osseuse est constitu e des contributions de deux os : en avant, l'os zygomatique et en arri re, la grande aile de l'os sph no de (Fig. 8.76). La fissure orbitaire sup rieure se situe entre la grande aile du sph no de et la petite aile du sph no de qui fait partie du toit. Les paupi res sup rieures et inf rieures sont des structures ant rieures qui, lorsqu'elles sont ferm es, prot gent la surface du globe oculaire. L'espace entre les paupi res, lorsqu'elles sont ouvertes, est la fissure palp brale. Les couches des paupi res, d'avant en arri re, sont constitu es de peau, de tissu sous-cutan , de muscle volontaire, de septum orbitaire, de tarse et de conjonctive (Fig. 8.77). Les paupi res sup rieures et inf rieures ont une structure fondamentalement similaire, l exception de l ajout de deux muscles dans la paupi re sup rieure. La peau des paupi res n'est pas particuli rement substantielle et seule une fine couche de tissu conjonctif s pare la peau de la couche musculaire volontaire sous-jacente (Fig. 8.77). La fine couche de tissu conjonctif et sa disposition l che expliquent l accumulation de liquide (sang) en cas de blessure. Les fibres musculaires rencontr es ensuite dans une direction ant ro-post rieure travers la paupi re appartiennent la partie palp brale de l'orbiculaire oculi (Fig. 8.77). Ce muscle fait partie du plus grand muscle orbiculaire oculi, qui se compose principalement de deux parties : une partie orbitale, qui entoure l'orbite, et la partie palp brale, qui se trouve dans les paupi res. L'orbiculaire oculi est innerv par le nerf facial [VII] et ferme les paupi res. La partie palp brale est fine et ancr e m dialement par le ligament palp bral m dial (Fig. 8.78), qui s'attache la cr te lacrymale ant rieure et se m lange lat ralement aux fibres du muscle de la paupi re inf rieure au niveau du ligament palp bral lat ral (Fig. 8.78). Une troisi me partie du muscle orbiculaire oculi identifiable est constitu e de fibres situ es sur le bord m dial, qui passent profond ment pour s'attacher la cr te lacrymale post rieure. Ces fibres constituent la partie lacrymale du orbiculaire oculi, qui peut tre impliqu dans le drainage des larmes. Au plus profond de la partie palp brale de l'orbiculaire oculi se trouve une extension du p rioste dans les paupi res sup rieures et inf rieures partir du bord de l'orbite (Fig. 8.79). Il s'agit du septum orbitaire, qui s' tend vers le bas dans la paupi re sup rieure et vers le haut dans la paupi re inf rieure et se poursuit avec le p rioste l'ext rieur et l'int rieur de l'orbite (Fig. 8.79). Le septum orbitaire s'attache au tendon du muscle l vateur de la palpebrae sup rieur de la paupi re sup rieure et au tarse de la paupi re inf rieure. Le tarse constitue le principal support pour chaque paupi re (Fig. 8.80). Il existe un grand tarse sup rieur dans la paupi re sup rieure et un tarse inf rieur plus petit dans la paupi re inf rieure (Fig. 8.80). Ces plaques de tissu conjonctif dense sont attach es m dialement la cr te lacrymale ant rieure du maxillaire par le ligament palp bral m dial et lat ralement au tubercule orbitaire de l'os zygomatique par le ligament palp bral lat ral. Bien que les plaques tarsiennes des paupi res sup rieures et inf rieures soient g n ralement similaires en termes de structure et de fonction, il existe une diff rence unique. Le muscle l vateur de la paupi re sup rieure est associ au tarse de la paupi re sup rieure (Fig. 8.80), qui soul ve la paupi re. Son origine se situe dans la partie post rieure du toit de l'orbite, juste au-dessus du foramen optique, et il s'ins re dans la surface ant rieure du tarse sup rieur, avec possibilit de fixation de quelques fibres sur la peau de la paupi re sup rieure. Il est innerv par le nerf oculomoteur [III]. En compl ment du muscle releveur des palpebrae sup rieur se trouve un ensemble de fibres musculaires lisses passant de la surface inf rieure du releveur jusqu'au bord sup rieur du tarse sup rieur (voir Fig. 8.77). Innerv par les fibres sympathiques postganglionnaires du ganglion cervical sup rieur, ce muscle est le muscle tarsien sup rieur. La perte de fonction du muscle l vateur des palpebrae sup rieur ou du muscle tarsien sup rieur entra ne un ptosis ou un affaissement de la paupi re sup rieure. La structure de la paupi re est compl t e par une fine membrane (la conjonctive) qui recouvre la face post rieure de chaque paupi re (voir Fig. 8.77). Cette membrane recouvre toute l' tendue de la surface post rieure de chaque paupi re avant de se refl ter sur la surface externe (scl rotique) du globe oculaire. Il s'attache au globe oculaire la jonction entre la scl re et la corn e. Avec cette membrane en place, un sac conjonctival se forme lorsque les paupi res sont ferm es, et les extensions sup rieures et inf rieures de ce sac sont les fornix conjonctivals sup rieur et inf rieur (Fig. 8.77). Les plaques tarsiennes contiennent des glandes tarsiennes (v
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oir Fig. 8.77), qui se d versent sur le bord libre de chaque paupi re. Ces glandes sont des glandes s bac es modifi es et s cr tent une substance huileuse qui augmente la viscosit des larmes et diminue le taux d' vaporation des larmes de la surface du globe oculaire. Le blocage et l'inflammation d'une glande tarsale sont un chalazion et se trouvent sur la surface interne de la paupi re. Les glandes tarsiennes ne sont pas les seules glandes associ es aux paupi res. Les glandes s bac es et sudoripares sont associ es aux follicules des cils (voir Fig. 8.77). Le blocage et l inflammation de l un ou l autre de ces l ments constituent un orgelet et se situent au bord de la paupi re. L'alimentation art rielle des paupi res provient des nombreux vaisseaux pr sents dans la r gion (Fig. 8.81). Ils comprennent : les art res nasales supratrochl aire, supra-orbitaire, lacrymale et dorsale de l'art re ophtalmique ; l'art re angulaire issue de l'art re faciale ; l'art re faciale transverse partir de l'art re temporale superficielle ; et des branches de l'art re temporale superficielle elle-m me. Le drainage veineux suit un sch ma externe via les veines associ es aux diff rentes art res et un sch ma interne se d pla ant vers l'orbite via des connexions avec les veines ophtalmiques. Le drainage lymphatique s'effectue principalement vers les ganglions parotidiens, avec un certain drainage du coin m dial de l' il le long des vaisseaux lymphatiques associ s aux art res angulaires et faciales jusqu'aux n uds sous-mandibulaires. L'innervation des paupi res comprend la fois des composants sensoriels et moteurs. Les nerfs sensoriels sont toutes des branches du nerf trijumeau [V] (Fig. 8.82). Les branches palp brales proviennent : des branches supra-orbitales, supratrochl aires, infratrochl aires et lacrymales du nerf ophtalmique [V1] ; et la branche infra-orbitaire du nerf maxillaire [V2]. L'innervation motrice provient : du nerf facial [VII], qui innerve la partie palp brale de l'orbiculaire oculi ; le nerf oculomoteur [III], qui innerve le releveur des palp bres sup rieures ; et les fibres sympathiques, qui innervent le muscle tarsien sup rieur. La perte de l'innervation de l'orbiculaire oculi par le nerf facial [VII] entra ne une incapacit fermer herm tiquement les paupi res et la paupi re inf rieure s'affaisse, entra nant un coulement de larmes. La perte d'innervation de l' l vateur des palpebrae sup rieur par le nerf oculomoteur entra ne une incapacit ouvrir volontairement la paupi re sup rieure, produisant un ptosis complet. La perte d'innervation du muscle tarsien sup rieur par les fibres sympathiques provoque un ptosis partiel constant. L'appareil lacrymal est impliqu dans la production, le mouvement et le drainage du liquide de la surface du globe oculaire. Il est constitu de la glande lacrymale et de ses canaux, des canalicules lacrymaux, du sac lacrymal et du canal lacrymo-nasal. La glande lacrymale est ant rieure dans la r gion sup ro-lat rale de l'orbite (Fig. 8.83) et est divis e en deux parties par l' l vateur de la palpebrae sup rieure (Fig. 8.84) : La plus grande partie orbitaire se trouve dans une d pression, la fosse lacrymale, dans l'os frontal. La plus petite partie palp brale est inf rieure au releveur de la paupi re sup rieure dans la partie sup rolat rale de la paupi re. De nombreux canaux vacuent les s cr tions glandulaires dans la partie lat rale du fornix sup rieur de la conjonctive. Le liquide est continuellement s cr t par la glande lacrymale et se d place sur la surface du globe oculaire du c t lat ral au m dial lorsque les paupi res clignent. Le liquide s'accumule m dialement dans le lac lacrymal et est vacu du lac par les canalicules lacrymaux, un canalicule associ chaque paupi re (Fig. 8.83). Le point lacrymal est l'ouverture par laquelle le liquide p n tre dans chaque canalicule. En passant m dialement, les canalicules lacrymaux finissent par rejoindre le sac lacrymal entre les cr tes lacrymales ant rieure et post rieure, en arri re du ligament palp bral m dial et en avant de la partie lacrymale du muscle orbiculaire des yeux (Fig. 8.85 et 8.86). Lorsque le muscle orbiculaire de l' il se contracte pendant le clignement des yeux, la petite partie lacrymale du muscle peut dilater le sac lacrymal et y attirer des larmes travers les canalicules depuis le sac conjonctival. L'innervation de la glande lacrymale implique trois l ments diff rents (Fig. 8.87). Les neurones sensoriels de la glande lacrymale retournent au SNC via la branche lacrymale du syst me ophtalmique. nerf [V1]. Les fibres s cr tomotrices de la partie parasympathique de la division autonome du SNP stimulent la s cr tion de liquide de la glande lacrymale. Ces neurones parasympathiques pr ganglionnaires quittent le SNC dans le nerf facial [VII], p n trent dans le nerf grand p treux (une branche du nerf facial [VII]) et continuent avec ce nerf jusqu' ce qu'il devienne le nerf du canal pt rygo
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dien (Fig. 8.87). ). Le nerf du canal pt rygo dien rejoint finalement le ganglion pt rygopalatin o les neurones parasympathiques pr ganglionnaires font synapse avec les neurones parasympathiques postganglionnaires. Les neurones postganglionnaires rejoignent le nerf maxillaire [V2] et continuent avec lui jusqu' ce que le nerf zygomatique en parte, et voyagent avec le nerf zygomatique jusqu' ce qu'il d gage le nerf zygomaticotemporal, qui finit par distribuer les fibres parasympathiques postganglionnaires dans une petite branche qui rejoint le nerf lacrymal. nerf. Le nerf lacrymal passe la glande lacrymale. L'innervation sympathique de la glande lacrymale suit un chemin similaire l'innervation parasympathique. Les fibres sympathiques postganglionnaires provenant du ganglion cervical sup rieur se d placent le long du plexus entourant l'art re carotide interne (Fig. 8.87). Elles quittent ce plexus sous la forme du nerf p treux profond et rejoignent les fibres parasympathiques dans le nerf du canal pt rygo dien. En passant par le ganglion pt rygopalatin, les fibres sympathiques suivent d sormais le m me chemin que les fibres parasympathiques jusqu' la glande lacrymale. L'alimentation art rielle de la glande lacrymale se fait par des branches de l'art re ophtalmique et le drainage veineux se fait par les veines ophtalmiques. De nombreuses structures entrent et sortent de l'orbite par diverses ouvertures (Fig. 8.88). Lorsque l'orbite osseuse est vue depuis une position ant rolat rale, l'ouverture ronde au sommet de l'orbite de forme pyramidale est le canal optique, qui s'ouvre dans la fosse cr nienne moyenne et est d limit m dialement par le corps du sph no de et lat ralement par le petit. aile du sph no de. Le nerf optique et l'art re ophtalmique traversent le canal optique (Fig. 8.89). Juste c t du canal optique se trouve un espace de forme triangulaire entre le toit et la paroi lat rale de l'orbite osseuse. Il s'agit de la fissure orbitaire sup rieure qui permet aux structures de passer entre l'orbite et la fosse cr nienne moyenne (Fig. 8.88). La fissure orbitaire sup rieure traverse les branches sup rieure et inf rieure du nerf oculomoteur [III], le nerf trochl aire [IV], le nerf abducent [VI], les branches lacrymales, frontales et nasociliaires du nerf ophtalmique [V1], et la veine ophtalmique sup rieure (Fig. 8.89). La paroi lat rale de l'orbite est s par e du fond de l'orbite par une ouverture longitudinale, la fissure orbitaire inf rieure (Fig. 8.88). Ses bords sont la grande aile du sph no de et les os maxillaire, palatin et zygomatique. Cette longue fissure permet la communication entre : l'orbite et la fosse pt rygopalatine en arri re, l'orbite et la fosse infratemporale au milieu, et l'orbite et la fosse temporale en arri re-plan. Traversant la fissure orbitaire inf rieure se trouvent le nerf maxillaire [V2] et sa branche zygomatique, les vaisseaux infra-orbitaux et une veine communiquant avec le plexus pt rygo dien des veines. Commen ant en arri re et traversant environ les deux tiers de la fissure orbitaire inf rieure, on rencontre un sillon (le sillon infra-orbitaire) qui se poursuit vers l'avant travers le plancher de l'orbite (Fig. 8.88). Cette rainure se connecte au canal infra-orbitaire qui d bouche sur la face au niveau du foramen infra-orbitaire. Le nerf infra-orbitaire, qui fait partie du nerf maxillaire [V2], et les vaisseaux traversent cette structure lorsqu'ils sortent sur le visage. Plusieurs ouvertures plus petites sont associ es la paroi m diale de l'orbite osseuse (Fig. 8.88). Les foramens ethmo daux ant rieur et post rieur se situent la jonction entre les parois sup rieure et m diale. Ces ouvertures fournissent des sorties de l'orbite vers l'os ethmo de pour les nerfs et vaisseaux ethmo daux ant rieurs et post rieurs. Compl tant les ouvertures sur la paroi m diale, un canal est situ dans la partie inf rieure de la paroi en avant. La d pression du sac lacrymal form e par l'os lacrymal et l'apophyse frontale du maxillaire est clairement visible. Cette d pression se poursuit avec le canal lacrymo-nasal, qui m ne au m at nasal inf rieur. Le canal lacrymo-nasal contient le canal lacrymo-nasal, une partie de l'appareil lacrymal. Le p rioste qui tapisse les os qui forment l'orbite est la p riorbite (Fig. 8.90A). Il se continue aux marges de l'orbite avec le p rioste sur la surface externe du cr ne et envoie des extensions dans les paupi res sup rieures et inf rieures (les septa orbitaires). Aux diff rentes ouvertures o l'orbite communique avec la cavit cr nienne, la p riorbite est en continuit avec la couche p riost e de la dure-m re. Dans la partie post rieure de l orbite, la p riorbite s paissit autour du canal optique et de la partie centrale de la fissure orbitaire sup rieure. C'est le point d'origine des quatre muscles droits et constitue l'anneau tendineux commun. Gaine fasciale du globe oculaire La gaine fasciale du globe oculaire (gaine bulba
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ire) est une couche de fascia qui entoure la majeure partie du globe oculaire (Fig. 8.91 et 8.92) : En arri re, il est fermement attach la scl re (la partie blanche du globe oculaire) autour du point d entr e du nerf optique dans le globe oculaire. En avant, il est fermement attach la scl re pr s du bord de la corn e (la partie transparente du globe oculaire). De plus, mesure que les muscles s'approchent du globe oculaire, le fascia d'investissement entourant chaque muscle se m lange la gaine fasciale du globe oculaire mesure que les muscles traversent et continuent jusqu' leur point d'attache. Une partie inf rieure sp cialis e de la gaine fasciale du globe oculaire est le ligament suspenseur (Fig. 8.91 et 8.92), qui soutient le globe oculaire. Cette structure en forme de fronde est constitu e de la gaine fasciale du globe oculaire et des contributions des deux muscles oculaires inf rieurs et des muscles oculaires m diaux et lat raux. V rifiez les ligaments m diaux et lat raux Les autres sp cialisations fasciales de l'orbite sont les ligaments de contr le (Fig. 8.92). Il s agit d expansions du fascia d investissement recouvrant les muscles droits m dial et lat ral, qui s attachent aux parois m diale et lat rale de l orbite osseuse : Le ligament de contr le m dial est une extension du fascia recouvrant le muscle droit m dial et s'attache imm diatement en arri re de la cr te lacrymale post rieure de l'os lacrymal. Le ligament de contr le lat ral est une extension du fascia recouvrant le muscle droit lat ral et est attach au tubercule orbitaire de l'os zygomatique. Fonctionnellement, le positionnement de ces ligaments semble restreindre les muscles droits m diaux et lat raux, d'o les noms des sp cialisations fasciales. Il existe deux groupes de muscles au sein de l'orbite : les muscles extrins ques du globe oculaire (muscles extra-oculaires) impliqu s dans les mouvements du globe oculaire ou dans le soul vement des paupi res sup rieures, et les muscles intrins ques du globe oculaire, qui contr lent la forme du cristallin et la taille de la pupille. . Les muscles extrins ques comprennent le releveur des palpebrae sup rieur, le droit sup rieur, le droit inf rieur, le droit m dial, le droit lat ral, l'oblique sup rieur et l'oblique inf rieur. Les muscles intrins ques comprennent le muscle ciliaire, les pupilles du sphincter et les pupilles dilatatrices. Parmi les sept muscles du groupe de muscles extrins ques, l'un l ve les paupi res, tandis que les six autres d placent le globe oculaire lui-m me (tableau 8.8). Les mouvements du globe oculaire, en trois dimensions, (Fig. 8.93) sont : l vation d placement de la pupille vers le haut, d pression d placement de la pupille vers le bas, abduction d placement de la pupille lat ralement, adduction d placement de la pupille m dialement, rotation interne (intorsion). rotation de la partie sup rieure de la pupille m dialement (ou vers le nez) et rotation externe (extorsion) rotation de la partie sup rieure de la pupille lat ralement (ou vers la tempe). L'axe de chaque orbite est dirig l g rement lat ralement d'arri re en avant, mais chaque globe oculaire est dirig vers l'avant (Fig. 8.94). Ainsi, la traction de certains muscles a de multiples effets sur le mouvement du globe oculaire, tandis que celle d autres n a qu un seul effet. Le releveur des palpebrae sup rieur soul ve la paupi re sup rieure (Tableau 8.8). C'est le muscle le plus sup rieur de l'orbite, partant du toit, juste en avant du canal optique, sur la face inf rieure de la petite aile du sph no de (Fig. 8.95B). Son principal point d'insertion se situe dans la surface ant rieure du tarse sup rieur, mais quelques fibres s'attachent galement la peau de la paupi re sup rieure et au fornix conjonctival sup rieur. L'innervation se fait par la branche sup rieure du nerf oculomoteur [III]. La contraction du releveur des palp bres sup rieures soul ve la paupi re sup rieure. Une caract ristique unique du releveur des palpebrae sup rieur est qu'un ensemble de fibres musculaires lisses passe de sa surface inf rieure au bord sup rieur du tarse sup rieur (voir Fig. 8.77). Ce groupe de fibres musculaires lisses (le muscle tarsien sup rieur) aide maintenir l' l vation des paupi res et est innerv par les fibres sympathiques postganglionnaires du ganglion cervical sup rieur. La perte de la fonction du nerf oculomoteur [III] entra ne un ptosis complet ou un affaissement de la paupi re sup rieure, tandis que la perte de l'innervation sympathique du muscle tarsien sup rieur entra ne un ptosis partiel. Quatre muscles droits occupent des positions m diale, lat rale, inf rieure et sup rieure lorsqu'ils passent de leurs origines post rieures leurs points d'attache sur la moiti ant rieure du globe oculaire (Fig. 8.95 et Tableau 8.8). Ils proviennent en groupe d un anneau tendineux commun au sommet de l orbite et forment un c ne de muscles lorsqu ils progressent jusqu leur
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fixation sur le globe oculaire. Les muscles droits sup rieurs et inf rieurs ont des actions compliqu es car le sommet de l'orbite, d'o proviennent les muscles, est m dial par rapport l'axe central du globe oculaire lorsque l'on regarde directement vers l'avant : Le droit sup rieur provient de la partie sup rieure de l anneau tendineux commun au-dessus du canal optique. Le droit inf rieur provient de la partie inf rieure de l'anneau tendineux commun situ sous le canal optique (Fig. 8.96). mesure que ces muscles avancent dans l orbite pour s attacher la moiti ant rieure du globe oculaire, ils sont galement dirig s lat ralement (Fig. 8.95). En raison de ces orientations : La contraction du droit sup rieur l ve, cr e des adduits et fait tourner le globe oculaire vers l'int rieur (Fig. 8.97A). La contraction du droit inf rieur abaisse, cr e des adduits et fait tourner le globe oculaire vers l'ext rieur (Fig. 8.97A). La branche sup rieure du nerf oculomoteur [III] innerve le droit sup rieur et la branche inf rieure du nerf oculomoteur [III] innerve le droit inf rieur. Pour isoler la fonction et tester les muscles droits sup rieurs et inf rieurs, il est demand au patient de suivre le doigt du m decin lat ralement, puis vers le haut ou vers le bas (Fig. 8.97B). Le premier mouvement aligne l axe du globe oculaire avec le grand axe des muscles droits sup rieurs et inf rieurs. D placer le doigt vers le haut teste le muscle droit sup rieur et le d placer vers le bas teste le muscle droit inf rieur (Fig. 8.97B). L'orientation et les actions des muscles droits m diaux et lat raux sont plus simples que celles des muscles droits sup rieurs et inf rieurs. Le droit m dial provient de la partie m diale de l'anneau tendineux commun en dedans et au-dessous du canal optique, tandis que le droit lat ral provient de la partie lat rale de l'anneau tendineux commun, car l'anneau tendineux commun relie la fissure orbitaire sup rieure (Fig. 8.96). . Les muscles droits m dial et lat ral passent vers l'avant et s'attachent la moiti ant rieure du globe oculaire (Fig. 8.95). La contraction du droit m dial entra ne l'adduction du globe oculaire, tandis que la contraction du droit lat ral enl ve le globe oculaire (Fig. 8.97A). La branche inf rieure du nerf oculomoteur [III] innerve le droit m dial et le nerf abducent [VI] innerve le droit lat ral. Pour isoler la fonction et tester les muscles droits m dial et lat ral, il est demand au patient de suivre le doigt du m decin m dialement et lat ralement, respectivement, dans le plan horizontal (Fig. 8.97B). Les muscles obliques se trouvent dans les parties sup rieure et inf rieure de l'orbite, ne proviennent pas de l'anneau tendineux commun, sont angulaires dans leurs approches du globe oculaire et, contrairement aux muscles droits, s'attachent la moiti post rieure du globe oculaire (Tableau 8.8). ). L'oblique sup rieur na t du corps du sph no de, sup rieur et m dial au canal optique et m dial l'origine de l' l vateur des palp bres sup rieures (Fig. 8.95 et 8.96). Il avance, le long du bord m dial du toit de l'orbite, jusqu' atteindre une poulie fibrocartilagineuse (la trochl e), qui est attach e la fov a trochl aire de l'os frontal. Le tendon de l'oblique sup rieur traverse la trochl e et tourne lat ralement pour traverser le globe oculaire dans une direction post ro-lat rale. Il continue profond ment jusqu'au muscle droit sup rieur et s'ins re dans le quadrant post rieur externe du globe oculaire. La contraction de l'oblique sup rieur dirige donc la pupille vers le bas et vers l'ext rieur (Fig. 8.97A). Le nerf trochl aire [IV] innerve l'oblique sup rieur le long de sa surface sup rieure. Pour isoler la fonction et tester le muscle oblique sup rieur, il est demand au patient de suivre le doigt d'un m decin m dialement pour aligner l'axe du tendon du muscle avec l'axe du globe oculaire, puis de regarder vers le bas, ce qui teste le muscle (Fig. 8.97B). L'oblique inf rieur est le seul muscle extrins que qui ne prend pas son origine dans la partie post rieure de l'orbite. Il na t du c t m dial du plancher de l'orbite, juste en arri re du bord orbitaire, et est attach la surface orbitaire du maxillaire juste lat ralement au sillon nasolacrymal (Fig. 8.95). L'oblique inf rieur traverse le plancher de l'orbite dans une direction post ro-lat rale entre le droit inf rieur et le plancher de l'orbite, avant de s'ins rer dans le quadrant post rieur externe juste sous le droit lat ral. La contraction de l'oblique inf rieur dirige la pupille vers le haut et vers l'ext rieur (Fig. 8.97A). La branche inf rieure du nerf oculomoteur innerve l'oblique inf rieur. Pour isoler la fonction et tester le muscle oblique inf rieur, il est demand au patient de suivre le doigt d'un m decin m dialement pour aligner l'axe du globe oculaire avec l'axe du muscle, puis de lever les yeux, ce qui teste le muscle (Fig. .8.97B). Six des sept muscles extrins ques de l orbite sont
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directement impliqu s dans les mouvements du globe oculaire. Pour chacun des muscles droits, m dial, lat ral, inf rieur et sup rieur, et obliques sup rieur et inf rieur, une action ou un groupe d'actions sp cifique peut tre d crit (Tableau 8.8). Toutefois, ces muscles n agissent pas de mani re isol e. Ils travaillent comme des quipes de muscles dans le mouvement coordonn du globe oculaire pour positionner la pupille selon les besoins. Par exemple, bien que le droit lat ral soit le muscle principalement responsable du mouvement lat ral du globe oculaire, il est assist dans cette action par les muscles obliques sup rieurs et inf rieurs. L'alimentation art rielle des structures de l'orbite, y compris le globe oculaire, se fait par l'art re ophtalmique (Fig. 8.99). Ce vaisseau est une branche de l'art re carotide interne, mise imm diatement apr s que l'art re carotide interne quitte le sinus caverneux. L'art re ophtalmique passe dans l'orbite par le canal optique avec le nerf optique. Dans l'orbite, l'art re ophtalmique est initialement inf rieure et lat rale au nerf optique (Fig. 8.99). Lorsqu'il avance dans l'orbite, il traverse le nerf optique et progresse vers l'avant du c t m dial de l'orbite. Dans l'orbite, l'art re ophtalmique d gage de nombreuses branches comme suit : l'art re lacrymale, qui na t de l'art re ophtalmique du c t lat ral du nerf optique, et passe en avant du c t lat ral de l'orbite, irriguant la glande lacrymale, les muscles, la branche ciliaire ant rieure au globe oculaire et les c t s lat raux de la paupi re ; l'art re centrale de la r tine, qui p n tre dans le nerf optique, descend du centre du nerf jusqu' la r tine et est clairement visible lors de l'observation de la r tine avec un ophtalmoscope : l'occlusion de ce vaisseau ou de l'art re m re conduit la c cit ; les art res ciliaires post rieures longues et courtes, qui sont des branches qui p n trent dans le globe oculaire par l'arri re, per ant la scl re et alimentant les structures l'int rieur du globe oculaire ; les art res musculaires, qui sont des branches irriguant les muscles intrins ques du globe oculaire ; l'art re supra-orbitaire, qui na t g n ralement de l'art re ophtalmique imm diatement apr s avoir travers le nerf optique, progresse vers l'avant et sort de l'orbite par le foramen supra-orbitaire avec le nerf supra-orbitaire - elle irrigue le front et le cuir chevelu lorsqu'elle traverse ces zones jusqu'au sommet du cr ne ; l'art re ethmo dale post rieure, qui sort de l'orbite par le foramen ethmo dal post rieur pour alimenter l'art re ethmo dale post rieure cellules et cavit nasale ; l'art re ethmo dale ant rieure, qui sort de l'orbite par le foramen ethmo dal ant rieur, p n tre dans la cavit cr nienne en d gageant la branche m ning e ant rieure et continue dans la cavit nasale alimentant le septum et la paroi lat rale et se terminant par l'art re nasale dorsale ; la palp brale m diale les art res, qui sont de petites branches irriguant la zone m diale des paupi res sup rieures et inf rieures ; l'art re nasale dorsale, qui est l'une des deux branches terminales de l'art re ophtalmique, quitte l'orbite pour alimenter la face sup rieure du nez ; et l'art re supratrochl aire, qui est l'autre branche terminale de l'art re ophtalmique et quitte l'orbite avec le nerf supratrochl aire, irriguant le front lorsqu'il le traverse dans une direction sup rieure. Il existe deux canaux veineux dans l'orbite, les veines ophtalmiques sup rieure et inf rieure (Fig. 8.100). La veine ophtalmique sup rieure commence dans la zone ant rieure de l'orbite lorsque les veines de connexion de la veine supra-orbitale et de la veine angulaire se rejoignent. Il traverse la partie sup rieure de l'orbite, recevant des affluents des veines compagnes jusqu'aux branches de l'art re ophtalmique et aux veines drainant la partie post rieure du globe oculaire. En arri re, il quitte l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure et p n tre dans le sinus caverneux. La veine ophtalmique inf rieure est plus petite que la veine ophtalmique sup rieure, commence en avant et traverse la partie inf rieure de l'orbite. Il re oit divers affluents des muscles et de la partie post rieure du globe oculaire lorsqu'il traverse l'orbite. La veine ophtalmique inf rieure quitte l'orbite en arri re en : rejoignant la veine ophtalmique sup rieure, passant seule par la fissure orbitaire sup rieure pour rejoindre le sinus caverneux, ou passant par la fissure orbitaire inf rieure pour rejoindre le plexus pt rygo dien des veines dans l'infratemporal. fosse. Parce que les veines ophtalmiques communiquent avec le sinus caverneux, elles constituent une voie par laquelle les infections peuvent se propager de l ext rieur vers l int rieur de la cavit cr nienne. De nombreux nerfs passent dans l orbite et innervent les structures situ es l int rieur de ses parois osseuses. Ils comprennent le nerf optique [II], le nerf oculomoteur [III], le nerf trochl aire [
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IV], le nerf abducent [VI] et les nerfs autonomes. D'autres nerfs, comme le nerf ophtalmique [V1], innervent les structures orbitales, puis sortent de l'orbite pour innerver d'autres r gions. Le nerf optique [II] n'est pas un v ritable nerf cr nien, mais plut t une extension du cerveau transportant des fibres aff rentes depuis la r tine du globe oculaire jusqu'aux centres visuels du cerveau. Le nerf optique est entour par les m ninges cr niennes, y compris l'espace sous-arachno dien, qui s' tend jusqu'au globe oculaire. Toute augmentation de la pression intracr nienne entra ne donc une augmentation de la pression dans l'espace sous-arachno dien entourant le nerf optique. Cela peut entraver le retour veineux le long des veines r tiniennes, provoquant un d me du disque optique ( d me papillaire), visible lorsque la r tine est examin e l'aide d'un ophtalmoscope. Le nerf optique quitte l'orbite par le canal optique (Fig. 8.101). Elle est accompagn e dans le canal optique par l'art re ophtalmique. Le nerf oculomoteur [III] quitte la surface ant rieure du tronc c r bral entre le m senc phale et le pont. Il avance dans la paroi lat rale du sinus caverneux. Juste avant d entrer dans l orbite, le nerf oculomoteur [III] se divise en branches sup rieure et inf rieure (Fig. 8.102). Ces branches p n trent dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure, situ e l'int rieur de l'anneau tendineux commun (Fig. 8.101). l'int rieur de l'orbite, la petite branche sup rieure passe vers le haut sur la face lat rale du nerf optique pour innerver les muscles du droit sup rieur et du releveur de la palpebrae sup rieure (Fig. 8.102). La grande branche inf rieure se divise en trois branches : une passant sous le nerf optique lorsqu'elle passe du c t m dial de l'orbite pour innerver le muscle droit m dial, une seconde descendant pour innerver le muscle droit inf rieur et la troisi me descendant lorsqu'elle avance. le long du plancher de l'orbite pour innerver le muscle oblique inf rieur (Fig. 8.102). Lorsque la troisi me branche descend, elle c de la branche au ganglion ciliaire. Il s'agit de la racine parasympathique du ganglion ciliaire et porte des fibres parasympathiques pr ganglionnaires qui se synapseront dans le ganglion ciliaire avec des fibres parasympathiques postganglionnaires. Les fibres postganglionnaires sont distribu es jusqu'au globe oculaire par l'interm diaire de courts nerfs ciliaires et innervent les pupilles du sphincter et les muscles ciliaires. Le nerf trochl aire [IV] na t de la surface post rieure du m senc phale et passe autour du m senc phale pour p n trer dans le bord de la tentoire cerveli re. Il se poursuit par un trajet intradural arrivant et traversant la paroi lat rale du sinus caverneux juste en dessous du nerf oculomoteur [III]. Juste avant d'entrer dans l'orbite, le nerf trochl aire monte, traverse le nerf oculomoteur [III] et p n tre dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure au-dessus de l'anneau tendineux commun (Fig. 8.101). Dans l'orbite, le nerf trochl aire [IV] monte et tourne m dialement, passant au-dessus du muscle l vateur de la palpebrae sup rieur pour p n trer dans le bord sup rieur du muscle oblique sup rieur (Fig. 8.103). Le nerf abducent [VI] na t du tronc c r bral entre le pont et la moelle. Il p n tre dans la dure-m re recouvrant le clivus et se poursuit dans un canal dural jusqu' atteindre le sinus caverneux. Le nerf abductif p n tre dans le sinus caverneux et traverse le sinus lat ralement l'art re carotide interne. Il sort du sinus et p n tre dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure situ e l'int rieur de l'anneau tendineux commun (Fig. 8.101). Une fois dans l orbite, il se d place lat ralement pour alimenter le muscle droit lat ral. Les fibres sympathiques pr ganglionnaires proviennent des segments sup rieurs de la moelle pini re thoracique, principalement T1. Ils entrent dans la cha ne sympathique par les rameaux communicants blancs et montent jusqu'au ganglion cervical sup rieur o ils se synapsent avec les fibres sympathiques postganglionnaires. Les fibres postganglionnaires sont r parties le long de l'art re carotide interne et de ses branches. Les fibres sympathiques postganglionnaires destin es l'orbite voyagent avec l'art re ophtalmique. Une fois dans l'orbite, les fibres sont distribu es jusqu'au globe oculaire soit en : passant par le ganglion ciliaire, sans synapse, et en rejoignant les nerfs ciliaires courts, qui passent du ganglion au globe oculaire ; ou passant par de longs nerfs ciliaires pour atteindre le globe oculaire. Dans le globe oculaire, les fibres sympathiques postganglionnaires innervent le muscle dilatateur des pupilles. Le nerf ophtalmique [V1] est la plus petite et la plus sup rieure des trois divisions du nerf trijumeau. Ce nerf purement sensoriel re oit des informations provenant de structures situ es dans l'orbite et de branches suppl mentaires situ es sur le visage et le cuir chevelu. En quitta
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nt le ganglion trijumeau, le nerf ophtalmique [V1] passe vers l'avant dans la paroi lat rale du sinus caverneux inf rieur aux nerfs trochl aire [IV] et oculomoteur [III]. Juste avant d'entrer dans l'orbite, il se divise en trois branches : les nerfs nasociliaire, lacrymal et frontal (Fig. 8.104). Ces branches p n trent dans l'orbite par la fissure orbitaire sup rieure avec les nerfs frontal et lacrymal l'ext rieur de l'anneau tendineux commun et le nerf nasociliaire l'int rieur de l'anneau tendineux commun (Fig. 8.101). Le nerf lacrymal est la plus petite des trois branches du nerf ophtalmique [V1]. Une fois dans l'orbite, il avance le long du bord sup rieur du muscle droit lat ral (Fig. 8.105). Il re oit une branche du nerf zygomaticotemporal, qui transporte les fibres postganglionnaires parasympathiques et sympathiques pour les distribuer la glande lacrymale. Atteignant la face ant rolat rale de l'orbite, le nerf lacrymal irrigue la glande lacrymale, la conjonctive et la partie lat rale de la paupi re sup rieure. Le nerf frontal est la plus grande branche du nerf ophtalmique [V1] et re oit des informations sensorielles provenant de zones situ es en dehors de l'orbite. En sortant de la fissure orbitaire sup rieure, cette branche passe vers l'avant entre l' l vateur des palp bres sup rieures et la p riorbite sur le toit de l'orbite (Fig. 8.101). peu pr s au milieu de l'orbite, il se divise en deux branches terminales : les nerfs supra-orbitaire et supratrochl aire (Fig. 8.104 et 8.105) : Le nerf supratrochl aire continue vers l'avant dans une direction ant ro-m diale, passant au-dessus de la trochl e, sort de l'orbite m diale par rapport au foramen supra-orbitaire et irrigue la conjonctive et la peau de la paupi re sup rieure ainsi que la peau de la partie m diale inf rieure du front. Le nerf supra-orbitaire est la plus grande des deux branches, continue vers l'avant, passe entre le muscle l vateur de la palpebrae sup rieur et la p riorbite recouvrant le toit de l'orbite (Fig. 8.105), sort de l'orbite par l'encoche supra-orbitaire et monte travers le front et le cuir chevelu, irriguant la paupi re sup rieure et la conjonctive, le front et jusqu'en arri re jusqu'au milieu du cuir chevelu. Le nerf nasociliaire est de taille interm diaire entre les nerfs frontal et lacrymal et constitue g n ralement la premi re branche issue du nerf ophtalmique (Fig. 8.104). Il est plac le plus profond ment dans l'orbite, p n trant dans la zone situ e l'int rieur de l'anneau tendineux commun entre les branches sup rieure et inf rieure du nerf oculomoteur [III] (voir Fig. 8.101). Une fois dans l'orbite, le nerf nasociliaire traverse la surface sup rieure du nerf optique en passant dans une direction m diale sous le muscle droit sup rieur (Fig. 8.104 et 8.106). Sa premi re branche, la branche communicante avec le ganglion ciliaire (racine sensorielle du ganglion ciliaire), est mise au d but de son trajet travers l'orbite. Le nerf nasociliaire continue vers l'avant le long de la paroi m diale de l'orbite, entre les muscles oblique sup rieur et droit m dial, d gageant plusieurs branches (Fig. 8.106). Ceux-ci comprennent : les longs nerfs ciliaires, qui sont sensoriels pour le globe oculaire mais peuvent galement contenir des fibres sympathiques pour la dilatation pupillaire ; le nerf ethmo dal post rieur, qui sort de l'orbite par le foramen ethmo dal post rieur pour alimenter les cellules ethmo dales post rieures et le sinus sph no dal ; le nerf infratrochl aire, qui distribue la partie m diale des paupi res sup rieures et inf rieures, le sac lacrymal et la peau de la moiti sup rieure du nez ; et le nerf ethmo dal ant rieur, qui sort de l'orbite par le foramen ethmo dal ant rieur pour alimenter la fosse cr nienne ant rieure, la cavit nasale et la peau de la moiti inf rieure du nez (Fig. 8.106). Le ganglion ciliaire est un ganglion parasympathique du nerf oculomoteur [III]. Il est associ la branche nasociliaire du nerf ophtalmique [V1] et constitue le site o les neurones parasympathiques pr ganglionnaires et postganglionnaires se synapsent lorsque les fibres de cette partie de la division autonome du SNP se dirigent vers le globe oculaire. Le ganglion ciliaire est galement travers par des fibres sympathiques postganglionnaires et des fibres sensorielles lorsqu'elles se d placent vers le globe oculaire. Le ganglion ciliaire est un tr s petit ganglion situ dans la partie post rieure de l'orbite, imm diatement lat rale au nerf optique et entre le nerf optique et le muscle droit lat ral (Fig. 8.106). Il est g n ralement d crit comme recevant au moins deux, voire trois, branches ou racines provenant d'autres nerfs de l'orbite. Lorsque la branche inf rieure du nerf oculomoteur [III] traverse la zone du ganglion ciliaire, elle envoie une branche au ganglion (la racine parasympathique). La branche parasympathique transporte des fibres parasympathiques pr ganglionnaires, qui p n trent dans le ganglion et
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font synapse avec les fibres parasympathiques postganglionnaires l'int rieur du ganglion (Fig. 8.107). Les fibres parasympathiques postganglionnaires quittent le ganglion par de courts nerfs ciliaires qui p n trent dans la face post rieure du globe oculaire autour du nerf optique. Dans le globe oculaire, les fibres parasympathiques innervent : le muscle sphincter pupillaire, responsable de la constriction pupillaire, et le muscle ciliaire, responsable de l'accommodation du cristallin pour la vision de pr s. Une deuxi me branche (la racine sensorielle) passe du nerf nasociliaire au ganglion (Fig. 8.107). Cette branche p n tre dans la face post ro-sup rieure du ganglion et transporte les fibres sensorielles qui traversent le ganglion et continuent le long des courts nerfs ciliaires jusqu'au globe oculaire. Ces fibres sont responsables de l innervation sensorielle de toutes les parties du globe oculaire ; cependant, les fibres sympathiques peuvent galement emprunter des chemins alternatifs vers le globe oculaire. La troisi me branche du ganglion ciliaire est la plus variable. Cette branche, lorsqu'elle est pr sente, est la racine sympathique et contient des fibres sympathiques postganglionnaires provenant du ganglion cervical sup rieur (Fig. 8.107). Ces fibres remontent l'art re carotide interne, quittent le plexus entourant l'art re dans le sinus caverneux et entrent dans l'orbite par l'anneau tendineux commun. Dans l'orbite, ils entrent dans la face post rieure du ganglion ciliaire, traverser le ganglion et continuer le long des nerfs ciliaires courts jusqu'au globe oculaire ; cependant, les fibres sympathiques peuvent galement emprunter des chemins alternatifs vers le globe oculaire. Les fibres sympathiques du globe oculaire ne peuvent pas p n trer dans le ganglion en tant que racine sympathique distincte. Au contraire, les fibres sympathiques postganglionnaires peuvent quitter le plexus associ l'art re carotide interne dans le sinus caverneux, rejoindre le nerf ophtalmique [V1] et se diriger vers le ganglion ciliaire dans la racine sensorielle partir du nerf nasociliaire. De plus, les fibres sympathiques transport es dans le nerf nasociliaire peuvent ne pas p n trer du tout dans le ganglion et peuvent se diriger directement vers le globe oculaire par les longs nerfs ciliaires (Fig. 8.107). Quel que soit leur trajet, les fibres sympathiques postganglionnaires atteignent le globe oculaire et innervent le muscle dilatateur des pupilles. Le globe oculaire en forme de globe occupe la partie ant rieure de l'orbite. Sa forme arrondie est perturb e vers l'avant, l o elle se renfle vers l'ext rieur. Cette projection vers l'ext rieur repr sente environ un sixi me de la surface totale du globe oculaire et constitue la corn e transparente (Fig. 8.108). En arri re de la corn e et dans l'ordre d'avant en arri re se trouvent la chambre ant rieure, l'iris et la pupille, la chambre post rieure, le cristallin, la chambre postr male (vitr enne) et la r tine. La chambre ant rieure est la zone directement post rieure la corn e et ant rieure la partie color e de l' il (iris). L'ouverture centrale de l'iris est la pupille. En arri re de l'iris et en avant du cristallin se trouve la plus petite chambre post rieure. Les chambres ant rieure et post rieure sont en continuit l'une avec l'autre travers l'ouverture pupillaire. Ils sont remplis d'un liquide (humeur aqueuse), qui est s cr t dans la chambre post rieure, s' coule dans la chambre ant rieure par la pupille et est absorb dans le sinus veineux scl ral (le canal de Schlemm), qui est un canal veineux circulaire au niveau de la pupille. la jonction entre la corn e et l'iris (Fig. 8.108). L'humeur aqueuse fournit des nutriments la corn e avasculaire et au cristallin et maintient la pression intra-oculaire. Si le cycle normal de sa production et de son absorption est perturb de telle sorte que la quantit de liquide augmente, la pression intra-oculaire va augmenter. Cette condition (glaucome) peut entra ner divers probl mes visuels. Le cristallin s pare le cinqui me ant rieur du globe oculaire des quatre cinqui mes post rieurs (Fig. 8.108). Il s'agit d'un disque lastique transparent biconvexe attach circonf rentiellement aux muscles associ s la paroi externe du globe oculaire. Cette fixation lat rale donne la lentille la possibilit de modifier sa capacit de r fraction pour maintenir l'acuit visuelle. Le terme clinique d signant l opacit du cristallin est une cataracte. Les quatre cinqui mes post rieurs du globe oculaire, depuis le cristallin jusqu' la r tine, sont occup s par la chambre postr male (vitr e) (Fig. 8.108). Ce segment est rempli d'une substance g latineuse transparente : le corps vitr (humeur vitr e). Cette substance, contrairement l humeur aqueuse, ne peut tre remplac e. Parois du globe oculaire Les parois du globe oculaire entourent les composants internes du globe oculaire. Ils sont constitu s de trois couches
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: une couche fibreuse externe, une couche vasculaire moyenne et une couche r tinienne interne (Fig. 8.108). La couche fibreuse externe est constitu e de la scl re en arri re et de la corn e en avant. La couche vasculaire moyenne est constitu e de la choro de en arri re et est en continuit avec le corps ciliaire et l'iris en avant. La couche interne est constitu e de la partie optique de la r tine en arri re et de la r tine non visuelle qui recouvre la surface interne du corps ciliaire et de l'iris en avant. L apport art riel au globe oculaire provient de plusieurs sources : Les courtes art res ciliaires post rieures sont des branches de l'art re ophtalmique qui traversent la scl re autour du nerf optique et p n trent dans la couche choro de (Fig. 8.108). Les longues art res ciliaires post rieures, g n ralement deux, p n trent dans la scl re sur les c t s m dial et lat ral du nerf optique et progressent vers l'avant dans la couche choro de pour s'anastomoser avec les art res ciliaires ant rieures. Les art res ciliaires ant rieures sont des branches des art res irriguant les muscles (Fig. 8.108) : lorsque les muscles s'attachent la scl re, ces art res transpercent la scl re pour s'anastomoser avec les longues art res ciliaires post rieures de la couche choro de. Art re centrale de la r tine qui traverse le nerf optique et p n tre dans la zone de la r tine au niveau du disque optique. Le drainage veineux du globe oculaire est principalement li au drainage de la couche choro de. Quatre grosses veines (les veines vorticeuses) sont impliqu es dans ce processus. Ils sortent par la scl re de chacun des quadrants post rieurs du globe oculaire et p n trent dans les veines ophtalmiques sup rieures et inf rieures. Il existe galement une veine r tinienne centrale accompagnant l'art re r tinienne centrale. Couche fibreuse du globe oculaire La couche fibreuse du globe oculaire est constitu e de deux l ments : la scl re recouvre les parties post rieures et lat rales du globe oculaire, environ les cinq sixi mes de la surface, et la corn e recouvre la partie ant rieure (Fig. 8.108). La scl re est une couche opaque de tissu conjonctif dense qui peut tre vue ant rieurement travers sa couverture conjonctivale sous le nom de blanc de l il . Il est perc de nombreux vaisseaux et nerfs, dont le nerf optique en arri re et assure la fixation des diff rents muscles impliqu s dans les mouvements du globe oculaire. La gaine fasciale du globe oculaire recouvre ext rieurement la surface de la scl re depuis l'entr e du nerf optique jusqu' la jonction corn oscl rale, tandis qu' l'int rieur, la surface de la scl re est faiblement attach e la choro de de la couche vasculaire. La corn e transparente est en continuit avec la scl re en avant. Il recouvre le sixi me ant rieur de la surface du globe oculaire et, tant transparent, permet la lumi re de p n trer dans le globe oculaire. Couche vasculaire du globe oculaire La couche vasculaire du globe oculaire est constitu e de trois parties continues : la choro de, le corps ciliaire et l'iris d'arri re en avant (Fig. 8.108). La choro de est post rieure et repr sente environ les deux tiers de la couche vasculaire. Il s'agit d'une fine couche pigment e, hautement vasculaire, constitu e de vaisseaux plus petits adjacents la r tine et de vaisseaux plus gros plus p riph riquement. Il est fermement attach la r tine l int rieur et faiblement attach la scl re l ext rieur. Le corps ciliaire s' tend partir du bord ant rieur de la choro de (Fig. 8.108). Cette structure de forme triangulaire, entre la choro de et l'iris, forme un anneau complet autour du globe oculaire. Ses composants comprennent le muscle ciliaire et les processus ciliaires (Fig. 8.110). Le muscle ciliaire est constitu de fibres musculaires lisses dispos es longitudinalement, circulairement et radialement. Contr l es par les parasympathiques se d pla ant vers l'orbite du nerf oculomoteur [III], ces fibres musculaires, lors de leur contraction, diminuent la taille de l'anneau form par le corps ciliaire. Les apophyses ciliaires sont des cr tes longitudinales d passant de la surface interne du corps ciliaire (Fig. 8.110). partir d'eux s' tendent des fibres zonulaires attach es au cristallin du globe oculaire, qui suspendent le cristallin dans sa position appropri e et forment collectivement le ligament suspenseur du cristallin. La contraction du muscle ciliaire diminue la taille de l'anneau form par le corps ciliaire. Cela r duit la tension sur le ligament suspenseur du cristallin. La lentille devient donc plus arrondie (d tendue), ce qui permet une adaptation de la lentille la vision de pr s. Les processus ciliaires contribuent galement la formation de l'humeur aqueuse. L'iris compl te ant rieurement la couche vasculaire du globe oculaire (Fig. 8.108). Cette structure circulaire, faisant saillie vers l'ext rieur du corps ciliaire, est la partie color e de l' il dot e d'une ouv
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erture centrale (la pupille). Les fibres musculaires lisses (pupilles du sphincter) et les cellules myo pith liales (pupilles dilatatrices) l'int rieur de l'iris contr lent la taille de la pupille (Fig. 8.110) : Les fibres dispos es selon un motif circulaire constituent le muscle sphincter pupillaire (Tableau 8.9), qui est innerv par les parasympathiques : la contraction de ses fibres diminue ou resserre l'ouverture pupillaire. Les fibres contractiles dispos es selon un motif radial constituent le muscle dilatateur de la pupille, qui est innerv par les sympathiques : la contraction de ses fibres augmente ou dilate l'ouverture pupillaire. Couche interne du globe oculaire La couche interne du globe oculaire est la r tine (Fig. 8.108). Il se compose de deux parties. En arri re et lat ralement se trouve la partie optique de la r tine, sensible la lumi re, et en avant se trouve la partie non visuelle, qui recouvre la surface interne du corps ciliaire et l'iris. La jonction entre ces parties est une ligne irr guli re (la temps serr ). Partie optique de la r tine La partie optique de la r tine est constitu e de deux couches, une couche externe pigment e et une couche neurale interne : La couche pigment e est fermement attach e la choro de et se poursuit vers l'avant sur la surface interne du corps ciliaire et de l'iris. La couche neurale, qui peut tre subdivis e en ses diff rents composants neuronaux, est uniquement attach e la couche pigment e autour du nerf optique et au niveau de l'ora serrata. C'est la couche neurale qui se s pare en cas de d collement de la r tine. Plusieurs caract ristiques videntes sont visibles sur la surface post rieure de la partie optique de la r tine. La papille optique est l'endroit o le nerf optique quitte la r tine (Fig. 8.109). Elle est plus l g re que la r tine environnante et les branches de l'art re centrale de la r tine s' tendent de ce point vers l'ext rieur pour alimenter la r tine. Comme il n y a pas de cellules r ceptrices sensibles la lumi re dans le disque optique, on parle de tache aveugle dans la r tine. Lat ralement la papille optique, une petite zone avec une touche de coloration jaun tre est la macula jaune avec sa d pression centrale, la fov a centrale (Fig. 8.109). Il s'agit de la zone la plus fine de la r tine et la sensibilit visuelle y est plus lev e qu'ailleurs dans la r tine car elle contient moins de b tonnets (cellules r ceptrices sensibles la lumi re qui fonctionnent dans la p nombre et sont insensibles la couleur) et plus de c nes (cellules r ceptrices sensibles la lumi re). qui r agissent la lumi re vive et sont sensibles la couleur). L'oreille est l'organe de l'audition et de l' quilibre. Il comporte trois parties (Fig. 8.113) : La premi re partie est l oreille externe constitu e de la partie attach e la face lat rale de la t te et du canal menant vers l int rieur. La deuxi me partie est l'oreille moyenne - une cavit dans la partie p treuse de l'os temporal d limit e lat ralement et s par e du canal externe par une membrane et reli e int rieurement au pharynx par un tube troit. La troisi me partie est l'oreille interne constitu e d'une s rie de cavit s dans la partie p treuse de l'os temporal entre l'oreille moyenne lat ralement et le m at acoustique interne m dialement. L'oreille interne convertit les signaux m caniques re us de l'oreille moyenne, qui commencent par un son capt par l'oreille externe, en signaux lectriques pour transf rer des informations au cerveau. L'oreille interne contient galement des r cepteurs qui d tectent les mouvements et la position. L'oreille externe se compose de deux parties. La partie qui d passe du c t de la t te est le pavillon de l'oreille et le canal menant vers l'int rieur est le m at acoustique externe. L'oreillette se trouve sur le c t de la t te et aide capter le son. Il est constitu de cartilage recouvert de peau et dispos selon un motif de diverses l vations et d pressions (Fig. 8.114). Le grand bord ext rieur de l oreillette est l h lice. Il se termine en bas au niveau du lobule charnu, la seule partie de l'oreillette non soutenue par du cartilage. Le centre creux de l'oreillette est la conque de l'oreillette. Le m at acoustique externe part du profondeurs de cette zone. Juste avant l'ouverture du m at acoustique externe, devant la conque, se trouve une l vation (le tragus). En face du tragus, et au-dessus du lobule charnu, se trouve une autre l vation (l'antitragus). Un bord incurv plus petit, parall le et ant rieur l h lice, est l antih lix. De nombreux muscles intrins ques et extrins ques sont associ s au pavillon de l'oreille : Les muscles intrins ques passent entre les parties cartilagineuses de l'oreillette et peuvent modifier la forme de l'oreillette. Les muscles extrins ques, les muscles auriculaires ant rieur, sup rieur et post rieur, passent du cuir chevelu ou du cr ne l'oreillette et peuvent galement jouer un r le dans le p
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ositionnement de l'oreillette (voir Fig. 8.56). Les deux groupes de muscles sont innerv s par le nerf facial [VII]. L'innervation sensorielle de l'oreillette provient de nombreuses sources (Fig. 8.115) : Les surfaces externes plus superficielles de l'oreillette sont aliment es par le nerf grand auriculaire (parties ant rieure et post ro-inf rieure) et le petit nerf occipital (partie post ro-sup rieure) du plexus cervical et de la branche auriculotemporale du nerf mandibulaire [V3] (partie ant ro-sup rieure). . Les parties les plus profondes de l'oreillette sont aliment es par le nerf vague [X] (la branche auriculaire) et le nerf facial [VII] (qui envoie une branche la branche auriculaire du nerf vague [X]). L'alimentation art rielle du pavillon d'oreille provient de nombreuses sources. L'art re carotide externe irrigue l'art re auriculaire post rieure, l'art re temporale superficielle alimente les branches auriculaires ant rieures et l'art re occipitale alimente une branche. Le drainage veineux s'effectue par les vaisseaux suivant les art res. Le drainage lymphatique de l'oreillette passe en avant dans les ganglions parotidiens et en arri re dans les ganglions masto des, et ventuellement dans les ganglions cervicaux profonds sup rieurs. Le m at acoustique externe s' tend de la partie la plus profonde de la conque jusqu' la membrane tympanique (tympan), sur une distance d'environ 1 pouce (2,5 cm) (Fig. 8.116). Ses parois sont constitu es de cartilage et d'os. Le tiers lat ral est form d'extensions cartilagineuses de certains cartilages auriculaires et les deux tiers m diaux sont un tunnel osseux dans l'os temporal. Sur toute sa longueur, le m at acoustique externe est recouvert de peau, dont une partie contient des poils et des glandes sudoripares modifi es produisant du c rumen (c rumen). Son diam tre varie, tant plus large lat ralement et troit m dialement. Le m at acoustique externe ne suit pas une trajectoire rectiligne. partir de l'ouverture externe, il monte dans une direction ant rieure, puis tourne l g rement vers l'arri re en passant toujours vers le haut, et enfin, tourne nouveau dans une direction ant rieure avec une l g re descente. des fins d examen, l observation du m at acoustique externe et de la membrane tympanique peut tre am lior e en tirant l oreille vers le haut, vers l arri re et l g rement lat ralement. L'innervation sensorielle du m at acoustique externe provient de plusieurs nerfs cr niens. L'influx sensoriel majeur transite par les branches du nerf auriculotemporal, une branche du nerf mandibulaire [V3] (parois ant rieure et sup rieure) et dans la branche auriculaire du nerf vague [X] (parois post rieure et inf rieure). murs). Une entr e sensorielle mineure peut galement provenir d'une branche du nerf facial [VII] vers la branche auriculaire du nerf vague [X]. La membrane tympanique s pare le m at acoustique externe de l'oreille moyenne (Fig. 8.117 et 8.118). Il forme un angle, inclin m dialement de haut en bas et d'arri re en avant. Sa face lat rale est donc tourn e vers le bas et vers l'avant. Il se compose d un noyau de tissu conjonctif tapiss de peau l ext rieur et de muqueuse l int rieur. la p riph rie de la membrane tympanique, un anneau fibrocartilagineux la fixe la partie tympanique de l'os temporal. En son centre, une concavit est r alis e par la fixation sur sa surface interne de l'extr mit inf rieure du manche du marteau, partie de l'os du marteau de l'oreille moyenne. Ce point d'attache est l'umbo de la membrane tympanique. Ant ro-inf rieur l'umbo de la membrane tympanique, un reflet lumineux de la lumi re, appel c ne de lumi re, est g n ralement visible lors de l'examen de la membrane tympanique avec un otoscope. Au-dessus de l'umbo, dans une direction ant rieure, se trouve la fixation du reste du manche du marteau (Fig. 8.118). l' tendue la plus sup rieure de cette ligne d'attache, un petit renflement dans la membrane marque la position du processus lat ral du marteau lorsqu'il fait saillie contre la surface interne de la membrane tympanique. S' tendant partir de cette l vation, sur la surface interne de la membrane, se trouvent les plis mall olaires ant rieurs et post rieurs. Au-dessus de ces plis, la membrane tympanique est fine et l che (la pars flaccida), tandis que le reste de la membrane est pais et tendu (la pars tensa). L'innervation des surfaces externe et interne de la membrane tympanique se fait par plusieurs nerfs cr niens : L'innervation sensorielle de la peau sur la surface externe de la membrane tympanique est principalement assur e par le nerf auriculotemporal, une branche du nerf mandibulaire [V3] avec la participation suppl mentaire de la branche auriculaire du nerf vague [X], une petite contribution d'une branche du nerf facial [VII] la branche auriculaire du nerf vague [X], et ventuellement une contribution du nerf glossopharyng [IX]. L'innervation sensorielle de la membrane muqueuse sur la
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surface interne de la membrane tympanique est enti rement assur e par le nerf glossopharyng [IX]. L'oreille moyenne est un espace rempli d'air et tapiss de muqueuse dans l'os temporal entre la membrane tympanique lat ralement et la paroi lat rale de l'oreille interne m dialement. Il est d crit comme tant constitu de deux parties (Fig. 8.119) : la cavit tympanique imm diatement adjacente la membrane tympanique et le r cessus pitympanique sup rieur. L'oreille moyenne communique avec la r gion masto de en arri re et avec le nasopharynx (via le tube pharyngotympanique) en avant. Sa fonction fondamentale est de transmettre les vibrations de la membrane tympanique travers la cavit de l'oreille moyenne jusqu' l'oreille interne. Il y parvient gr ce trois os interconnect s mais mobiles qui comblent l'espace entre la membrane tympanique et l'oreille interne. Ces os sont le marteau (reli la membrane tympanique), l'enclume (reli au marteau par une articulation synoviale) et l' trier (reli l'enclume par une articulation synoviale et attach la paroi lat rale de l'oreille interne la fen tre ovale). L'oreille moyenne a un toit et un plancher, ainsi que des parois ant rieure, post rieure, m diale et lat rale (Fig. 8.120). La paroi tegmentale (toit) de l oreille moyenne est constitu e d une fine couche d os qui s pare l oreille moyenne de la fosse cr nienne moyenne. Cette couche osseuse est le tegmen tympanique sur la face ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal. La paroi jugulaire (plancher) de l oreille moyenne est constitu e d une fine couche d os qui la s pare de la veine jugulaire interne. Parfois, le plancher est paissi par la pr sence de cellules a riennes masto diennes. Pr s du bord m dial du plancher se trouve une petite ouverture par laquelle la branche tympanique du nerf glossopharyng [IX] p n tre dans l'oreille moyenne. La paroi membraneuse (lat rale) de l'oreille moyenne est presque enti rement constitu e de la membrane tympanique, mais comme la membrane tympanique ne s' tend pas vers le haut dans le r cessus pitympanique, la partie sup rieure de la paroi membraneuse de l'oreille moyenne est la paroi lat rale osseuse de l'oreille moyenne. r cr ation pitympanique. La paroi masto de (post rieure) de l oreille moyenne n est que partiellement achev e. La partie inf rieure de cette paroi est constitu e d'une cloison osseuse entre la cavit tympanique et les alv oles masto diennes. Sup rieurement, le r cessus pitympanique continue avec l'aditus de l'antre masto dien (Fig. 8.120 et 8.121). Associ es la paroi masto de sont : l' minence pyramidale, une petite l vation par laquelle le tendon du muscle stap dien p n tre dans l'oreille moyenne ; et l'ouverture par laquelle le nerf de la corde tympanique, une branche du nerf facial [VII], p n tre dans l'oreille moyenne. La paroi ant rieure de l oreille moyenne n est que partiellement achev e. La partie inf rieure est constitu e d'une fine couche d'os qui s pare la cavit tympanique de l'art re carotide interne. Sup rieurement, la paroi est d ficiente en raison de la pr sence : d'une grande ouverture pour l'entr e du tube pharyngotympanique dans l'oreille moyenne, et d'une ouverture plus petite pour le canal contenant le muscle tenseur du tympan. Le foramen de sortie de la corde tympanique de l'oreille moyenne est galement associ cette paroi (Fig. 8.120). La paroi labyrinthique (m diale) de l oreille moyenne est galement la paroi lat rale de l oreille interne. Une structure pro minente sur cette paroi est un renflement arrondi (le promontoire) produit par l'spire basale de la cochl e, qui est une structure interne de l'oreille impliqu e dans l'audition (Fig. 8.120). la membrane muqueuse recouvrant le promontoire est associ un plexus nerveux (le plexus tympanique), constitu principalement de contributions de la branche tympanique du nerf glossopharyng [IX] et de branches du plexus carotide interne. Il irrigue la membrane muqueuse de l'oreille moyenne, la r gion masto de et le tube pharyngotympanique. De plus, une branche du plexus tympanique (le petit nerf p treux) quitte le promontoire et l'oreille moyenne, traverse la surface ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal et quitte la fosse cr nienne moyenne travers le foramen ovale pour entrer dans l'otique. ganglion. D'autres structures associ es au mur labyrinthique sont deux ouvertures, les fen tres ovales et rondes, et deux l vations pro minentes (Fig. 8.120) : La fen tre ovale est post ro-sup rieure au promontoire, est le point d'attache de la base de l' trier (plate-forme) et termine la cha ne d'os qui transf re les vibrations initi es par la membrane tympanique la cochl e de l'oreille interne. La fen tre ronde est post ro-inf rieure au promontoire. En arri re et au-dessus de la fen tre ovale sur la paroi m diale se trouve la pro minence du canal facial, qui est une cr te osseuse produite par le nerf facial [VII] dans son canal lorsqu'il tr
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averse l'os temporal. Juste au-dessus et en arri re de la pro minence du canal facial se trouve une cr te osseuse plus large (pro minence du canal semi-circulaire lat ral) produite par le canal semi-circulaire lat ral, qui est une structure impliqu e dans d tecter un mouvement. En arri re du r cessus pitympanique de l'oreille moyenne se trouve l'aditus de l'antre masto de, qui est l'ouverture de l'antre masto de (Fig. 8.121). L'antre masto de est une cavit continue avec des collections d'espaces remplis d'air (les cellules masto diennes), dans toute la partie masto de de l'os temporal, y compris l'apophyse masto de. L'antre masto dien est s par de la fosse cr nienne moyenne au-dessus par le mince tegmen tympanique. La membrane muqueuse tapissant les cellules masto diennes est en continuit avec la membrane muqueuse de toute l'oreille moyenne. Les infections de l oreille moyenne peuvent donc facilement se propager la r gion masto de. Le tube pharyngotympanique relie l'oreille moyenne au nasopharynx (Fig. 8.122) et galise la pression des deux c t s de la membrane tympanique. Son ouverture dans l'oreille moyenne se trouve sur la paroi ant rieure et, partir de l , elle s' tend vers l'avant, m dialement et vers le bas pour p n trer dans le nasopharynx juste en arri re du m at inf rieur de la cavit nasale. Il se compose : d'une partie osseuse (le tiers le plus proche de l'oreille moyenne) ; et une partie cartilagineuse (les deux tiers restants). L'ouverture de la partie osseuse est clairement visible sur la surface inf rieure du cr ne, la jonction des parties squameuses et p treuses de l'os temporal imm diatement en arri re du foramen ovale et du foramen spinosum. L'alimentation art rielle du tube pharyngotympanique provient de plusieurs sources. Les branches proviennent de l'art re pharyng e ascendante (une branche de l'art re carotide externe) et de deux branches de l'art re maxillaire (l'art re m ning e moyenne et l'art re du canal pt rygo dien). Le drainage veineux du tube pharyngotympanique s'effectue vers le plexus pt rygo dien des veines de la fosse infratemporale. L'innervation de la membrane muqueuse tapissant le tube pharyngotympanique provient principalement du plexus tympanique car elle est en continuit avec la membrane muqueuse tapissant la cavit tympanique, la surface interne de la membrane tympanique, l'antre masto de et les cellules masto des. Ce plexus re oit sa contribution majeure du nerf tympanique, une branche du nerf glossopharyng [IX]. Les os de l oreille moyenne sont constitu s du marteau, de l enclume et de l trier. Ils forment une cha ne osseuse traversant l'oreille moyenne, depuis la membrane tympanique jusqu' la fen tre ovale de l'oreille interne (Fig. 8.123). Les muscles associ s aux osselets auditifs modulent le mouvement lors de la transmission des vibrations. Le marteau est le plus gros des osselets auditifs et est attach la membrane tympanique. Les parties identifiables comprennent la t te du marteau, le col du marteau, les processus ant rieurs et lat raux et le manche du marteau (Fig. 8.123). La t te du marteau est la partie sup rieure arrondie du marteau dans la cavit pitympanique. Sa face post rieure s'articule avec l'enclume. En dessous de la t te du marteau se trouve le col r tr ci du marteau, et en dessous se trouvent les processus ant rieurs et lat raux : L'apophyse ant rieure est attach e la paroi ant rieure de l'oreille moyenne par un ligament. Le processus lat ral est attach aux plis mall olaires ant rieur et post rieur de la membrane tympanique. L'extension vers le bas du marteau, sous les processus ant rieur et lat ral, est la poign e du marteau, qui est attach la membrane tympanique. Le deuxi me os de la s rie des osselets auditifs est l enclume. Il se compose du corps de l'enclume et des membres longs et courts (Fig. 8.123) : Le corps largi de l'enclume s'articule avec la t te du marteau et se trouve dans le renfoncement pitympanique. Le membre long s' tend vers le bas partir du corps, parall lement au manche du marteau, et se termine par une courbure m diale pour s'articuler avec l' trier. Le membre court s' tend vers l'arri re et est attach par un ligament la paroi post rieure sup rieure de l'oreille moyenne. L' trier est l'os le plus m dial de la cha ne osseuse et est attach la fen tre ovale. Il se compose de la t te de l' trier, des membres ant rieurs et post rieurs et de la base de l' trier (Fig. 8.123) : La t te de l' trier est dirig e lat ralement et s'articule avec le long processus de l'enclume. Les deux membres se s parent et s'attachent la base ovale. La base de l' trier s'ins re dans la fen tre ovale de la paroi labyrinthique de l'oreille moyenne. Muscles associ s aux osselets Deux muscles sont associ s aux osselets osseux de l'oreille moyenne : le tenseur du tympan et le stap dien (Fig. 8.124 et Tableau 8.10). Le muscle tenseur du tympan se trouve dans un canal osseux au-dessus du tube pharyn
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gotympanique. Il na t de la partie cartilagineuse du tube pharyngotympanique, de la grande aile du sph no de, et de son propre canal osseux, et traverse son canal en direction post rieure, se terminant par un tendon arrondi qui s'ins re dans la partie sup rieure du manche du marteau. L'innervation du tenseur du tympan se fait par une branche du nerf mandibulaire [V3]. La contraction du tenseur du tympan tire m dialement le manche du marteau. Cela tend la membrane tympanique, r duisant ainsi la force des vibrations en r ponse aux bruits forts. Le muscle stap dien est un tr s petit muscle qui prend naissance l'int rieur de l' minence pyramidale, qui est une petite projection sur la paroi masto de de l'oreille moyenne (Fig. 8.124). Son tendon merge du sommet de l' minence pyramidale et passe vers l'avant pour s'attacher la surface post rieure du col de l' trier. Le stap dien est innerv par une branche du nerf facial [VII]. La contraction du muscle stap dien, g n ralement en r ponse des bruits forts, tire l' trier vers l'arri re et emp che une oscillation excessive. De nombreuses art res irriguent les structures de l'oreille moyenne : les deux plus grandes branches sont la branche tympanique de l'art re maxillaire et la branche masto de des art res auriculaires occipitales ou post rieures ; les branches plus petites proviennent de l'art re m ning e moyenne, de l'art re pharyng e ascendante, de l'art re du canal pt rygo dien et des branches tympaniques de l'art re carotide interne. Le drainage veineux de l oreille moyenne retourne au plexus pt rygo dien des veines et au sinus p treux sup rieur. Le plexus tympanique innerve la membrane muqueuse tapissant les parois et le contenu de l'oreille moyenne, qui comprend la r gion masto de et le tube pharyngotympanique. Il est form du nerf tympanique, une branche du nerf glossopharyng [IX], et de branches du plexus carotide interne. Le plexus tympanique se trouve dans la membrane muqueuse recouvrant le promontoire, qui est le renflement arrondi de la paroi labyrinthique de l'oreille moyenne (Fig. 8.125). Lorsque le nerf glossopharyng [IX] sort du cr ne par le foramen jugulaire, il d gage le nerf tympanique. Cette branche rentre dans le cr ne par un petit foramen et traverse l'os jusqu' l'oreille moyenne. Une fois dans l'oreille moyenne, le nerf tympanique forme le plexus tympanique, ainsi que les branches du plexus nerveux entourant l'art re carotide interne (nerfs caroticotympaniques). Les branches du plexus tympanique alimentent les muqueuses de l'oreille moyenne, notamment le tube pharyngotympanique et la r gion masto de. Le plexus tympanique d gage galement une branche majeure (le nerf petit p treux), qui irrigue les fibres parasympathiques pr ganglionnaires jusqu'au ganglion otique (Fig. 8.125). Le petit nerf p treux quitte la zone du promontoire, sort de l'oreille moyenne, traverse la partie p treuse de l'os temporal et sort sur la surface ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal par un hiatus juste en dessous du hiatus pour le plus grand. nerf p treux (Fig. 8.126). Il continue en diagonale sur la surface ant rieure de l'os temporal avant de sortir de la fosse cr nienne moyenne par le foramen ovale. Une fois hors du cr ne, il p n tre dans le ganglion otique. L'oreille interne est constitu e d'une s rie de cavit s osseuses (le labyrinthe osseux) et de conduits et sacs membraneux (le labyrinthe membraneux) l'int rieur de ces cavit s. Toutes ces structures se trouvent dans la partie p treuse de l'os temporal, entre l'oreille moyenne lat ralement et le m at acoustique interne m dialement (Fig. 8.127 et 8.128). Le labyrinthe osseux est constitu du vestibule, de trois canaux semi-circulaires et de la cochl e (Fig. 8.128). Ces cavit s osseuses sont tapiss es de p rioste et contiennent un liquide clair (la p rilymphe). Suspendu dans la p rilymphe mais ne remplissant pas tous les espaces du labyrinthe osseux se trouve le labyrinthe membraneux, qui se compose des conduits semi-circulaires, du canal cochl aire et de deux sacs (l'utricule et le saccule). Ces espaces membraneux sont remplis d'endolymphe. Les structures de l'oreille interne transmettent au cerveau des informations sur l' quilibre et l'audition : Le canal cochl aire est l'organe de l'audition. Les conduits semi-circulaires, l'utricule et le saccule sont les organes de l' quilibre. Le nerf responsable de ces fonctions est le nerf vestibulocochl aire [VIII], qui se divise en parties vestibulaire ( quilibre) et cochl aire (audition) apr s avoir p n tr dans le m at acoustique interne (Fig. 8.128). Le vestibule, qui contient la fen tre ovale dans sa paroi lat rale, est la partie centrale du labyrinthe osseux (Fig. 8.129). Il communique en avant avec la cochl e et en post ro-sup rieur avec les canaux semi-circulaires. Un canal troit (l'aqueduc vestibulaire) quitte le vestibule, et traverse l'os temporal pour s'ouvrir sur la face post rieure de la partie p treuse de l'os te
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mporal. Les canaux semi-circulaires ant rieur, post rieur et lat ral font saillie dans une direction post ro-sup rieure partir du vestibule (Fig. 8.129). Chacun de ces canaux forme les deux tiers d'un cercle reli aux deux extr mit s au vestibule et dont une extr mit est dilat e pour former l'ampoule. Les canaux sont orient s de mani re ce que chaque canal soit perpendiculaire aux deux autres. La cochl e se projette dans une direction ant rieure partir du vestibule, qui est une structure osseuse qui se tord sur elle-m me deux fois et demie deux fois et trois quarts autour d'une colonne osseuse centrale (le modiolus). Cette disposition produit une structure en forme de c ne avec une base de la cochl e orient e post ro-m dialement et un sommet orient ant ro-lat ralement (Fig. 8.130). Cela positionne la large base du modiolus pr s du m at acoustique interne, o elle est p n tr e par les branches de la partie cochl aire du nerf vestibulocochl aire [VIII]. S' tendant lat ralement sur toute la longueur du modiolus se trouve une fine lame osseuse (la lame du modiolus, ou lame spirale). Encerclant autour du modiolus et maintenu en position centrale par son attachement la lame du modiolus, se trouve le canal cochl aire, qui est un composant du labyrinthe membraneux. Attach p riph riquement la paroi externe de la cochl e, le canal cochl aire cr e deux canaux (la rampe vestibulaire et la rampe tympanique), qui s' tendent dans toute la cochl e et se continuent l'un avec l'autre au sommet par une fente troite (l'h licotr me) : La rampe vestibulaire est en continuit avec le vestibule. La rampe tympanique est s par e de l'oreille moyenne par la membrane tympanique secondaire recouvrant la fen tre ronde (Fig. 8.131). Enfin, pr s de la fen tre ronde se trouve un petit canal (le canalicule cochl aire), qui traverse l'os temporal et d bouche sur sa face inf rieure dans la fosse cr nienne post rieure. Cela assure une connexion entre la cochl e contenant la p rilymphe et l'espace sous-arachno dien (Fig. 8.131). Le labyrinthe membraneux est un syst me continu de conduits et de sacs au sein du labyrinthe osseux. Il est rempli d'endolymphe et s par du p rioste qui recouvre les parois du labyrinthe osseux par la p rilymphe. Constitu de deux sacs (l'utricule et le saccule) et de quatre conduits (les trois canaux semi-circulaires et le canal cochl aire), le labyrinthe membraneux a des fonctions uniques li es l' quilibre et l'audition : L'utricule, le saccule et les trois conduits semi-circulaires font partie de l'appareil vestibulaire (c'est- -dire les organes de l' quilibre). Le canal cochl aire est l'organe de l'audition. L'organisation g n rale des parties du labyrinthe membraneux (Fig. 8.131) place : le canal cochl aire l'int rieur de la cochl e du labyrinthe osseux, en avant, les trois canaux semi-circulaires l'int rieur des trois canaux semi-circulaires du labyrinthe osseux, en arri re, et le saccule et utricule dans le vestibule du labyrinthe osseux, au milieu. Organes d' quilibre Cinq des six composants du labyrinthe membraneux concernent l quilibre. Ce sont les deux sacs (l'utricule et le saccule) et les trois conduits (les conduits semi-circulaires ant rieur, post rieur et lat ral). Utricule, saccule et canal endolymphatique L'utricule est le plus grand des deux sacs. Il est de forme ovale, allong e et irr guli re et se situe dans la partie post ro-sup rieure du vestibule du labyrinthe osseux. Les trois conduits semi-circulaires se jettent dans l'utricule. Chaque conduit semi-circulaire a une forme similaire, y compris une extr mit dilat e formant l'ampoule, son canal semi-circulaire osseux compl mentaire, mais en beaucoup plus petit. Le saccule est un sac plus petit et arrondi situ dans la partie ant ro-inf rieure du vestibule du labyrinthe osseux (Fig. 8.131). Le canal cochl aire s'y d verse. Le canal utriculo-sacculaire tablit une continuit entre tous les composants du labyrinthe membraneux et relie l'utricule et le saccule. Le canal endolymphatique part de ce petit canal et p n tre dans l'aqueduc vestibulaire (un canal traversant l'os temporal) pour merger sur la surface post rieure de la partie p treuse de l'os temporal dans la fosse cr nienne post rieure. Ici, le canal endolymphatique se dilate dans le sac endolymphatique, qui est une poche extradurale qui fonctionne dans la r sorption de l'endolymphe. Fonctionnellement, les r cepteurs sensoriels de l' quilibre sont organis s en structures uniques situ es dans chacun des composants de l'appareil vestibulaire. Dans l'utricule et le saccule, l'organe des sens est respectivement la macula de l'utricule et la macula du saccule, et dans l'ampoule de chacun des trois canaux semi-circulaires, c'est la cr te. L'utricule r pond l'acc l ration lin aire dans le plan horizontal et aux inclinaisons lat rales de la t te, tandis que le saccule r pond l'acc l ration lin aire dans le plan vertical, comme les mouvements d'avant
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en arri re et de haut en bas. En revanche, les r cepteurs des trois conduits semi-circulaires r agissent au mouvement de rotation dans n importe quelle direction. Organe d'audition Le canal cochl aire occupe une position centrale dans la cochl e du labyrinthe osseux le divisant en deux canaux (la rampe vestibulaire et la rampe tympanique). Il est maintenu dans cette position en tant attach au centre de la lame du modiolus, qui est une fine lame osseuse s' tendant du modiolus (le noyau osseux central de la cochl e) et en p riph rie jusqu' la paroi externe de la cochl e (Fig. 8.132). ). Ainsi, le canal cochl aire de forme triangulaire pr sente : une paroi externe contre la cochl e osseuse constitu e d'un p rioste paissi et tapiss d' pith lium (le ligament spiral ), un toit (la membrane vestibulaire), qui s pare l'endolymphe du canal cochl aire de la p rilymphe. dans la rampe vestibulaire et se compose d'une membrane avec un noyau de tissu conjonctif tapiss de chaque c t d' pith lium et d'un plancher qui s pare le endolymphe dans le canal cochl aire partir de la p rilymphe dans la rampe tympanique et se compose du bord libre de la lame du modiolus et d'une membrane (la membrane basilaire) s' tendant de ce bord libre de la lame du modiolus jusqu' une extension de la spirale Ligament recouvrant la paroi externe de la cochl e. L'organe spiral est l'organe de l'audition, repose sur la membrane basilaire et fait saillie dans le canal cochl aire ferm et rempli d'endolymphe (Fig. 8.132). L'alimentation art rielle de l'oreille interne est r partie entre les vaisseaux alimentant le labyrinthe osseux et le labyrinthe membraneux. Le labyrinthe osseux est aliment par les m mes art res qui irriguent l'os temporal environnant, notamment une branche tympanique ant rieure de l'art re maxillaire, une branche stylomasto dienne de l'art re auriculaire post rieure et une branche p treuse de l'art re m ning e moyenne. Le labyrinthe membraneux est aliment par l'art re labyrinthique, qui soit issue de l'art re c r belleuse ant ro-inf rieure, soit une branche directe de l'art re basilaire ; quelle que soit son origine, elle p n tre dans le m at acoustique interne avec les nerfs facial [VII] et vestibulocochl aire [VIII]. et se divise finalement en : une branche cochl aire, qui traverse le modiolus et alimente le canal cochl aire ; et une ou deux branches vestibulaires, qui alimentent l'appareil vestibulaire. Le drainage veineux du labyrinthe membraneux s'effectue par les veines vestibulaires et les veines cochl aires, qui suivent les art res. Ceux-ci se r unissent pour former une veine labyrinthique, qui finit par se vider soit dans le sinus p treux inf rieur, soit dans le sinus sigmo de. Le nerf vestibulocochl aire [VIII] transporte des fibres aff rentes sp ciales pour l'audition (la composante cochl aire) et l' quilibre (la composante vestibulaire). Il p n tre dans la surface lat rale du tronc c r bral, entre le pont et la moelle, apr s avoir quitt l'os temporal par le m at acoustique interne et travers la fosse cr nienne post rieure. l'int rieur de l'os temporal, l'extr mit distale du m at acoustique interne, le nerf vestibulocochl aire se divise pour former : le nerf cochl aire et le nerf vestibulaire. Le nerf vestibulaire s'agrandit pour former le ganglion vestibulaire, avant de se diviser en parties sup rieure et inf rieure, qui se distribuent aux trois canaux semi-circulaires ainsi qu' l'utricule et au saccule (voir Fig. 8.128). Le nerf cochl aire p n tre dans la base de la cochl e et traverse le modiolus vers le haut. Les cellules ganglionnaires du nerf cochl aire se trouvent dans le ganglion spiral la base de la lame du modiolus qui s'enroule autour du modiolus (Fig. 8.130). Les branches du nerf cochl aire traversent la lame du modiolus pour innerver les r cepteurs de l'organe spiral. Nerf facial [VII] dans l'os temporal Le nerf facial [VII] est troitement associ au nerf vestibulocochl aire [VIII] lorsqu'il p n tre dans le m at acoustique interne de l'os temporal. En parcourant l os temporal, son trajet et plusieurs de ses branches sont directement li s aux oreilles interne et moyenne. Le nerf facial [VII] p n tre dans le m at acoustique interne dans la partie p treuse de l'os temporal (Fig. 8.133A). Le nerf vestibulocochl aire et l'art re labyrinthique l'accompagnent. l'extr mit distale du m at acoustique interne, le nerf facial [VII] p n tre dans le canal facial et continue lat ralement entre l'oreille interne et l'oreille moyenne. ce stade, le nerf facial [VII] s' largit et se courbe post rieurement et lat ralement. L' largissement est le ganglion g nicul sensoriel. mesure que le canal facial continue, le nerf facial [VII] tourne brusquement vers le bas et, dans une direction presque verticale, sort du cr ne par le foramen stylomasto dien (Fig. 8.133A). Nerf p treux majeur. Au niveau du ganglion g nicul , le nerf facial [VII] d gage le nerf grand p treux (Fig. 8.133A). Il s
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'agit de la premi re branche du nerf facial [VII]. Le nerf grand p treux quitte le ganglion g nicul , traverse ant ro-m dialement l'os temporal et merge par le hiatus du nerf grand p treux sur la face ant rieure de la partie p treuse de l'os temporal (voir Fig. 8.126). Le nerf grand p treux transporte les fibres parasympathiques pr ganglionnaires jusqu'au ganglion pt rygopalatin. Au-del du coude, la position du nerf facial [VII] est indiqu e sur la paroi m diale de l'oreille moyenne par un renflement (voir Fig. 8.125). Nerf du stap dien et de la corde tympanique. Vers le d but de sa descente verticale, le nerf facial [VII] d gage une petite branche, le nerf du stap dien (Fig. 8.133), qui innerve le muscle stap dien, et juste avant de sortir du cr ne, le nerf facial [VII] d gage le nerf de la corde tympanique. La corde tympanique ne sort pas imm diatement de l'os temporal, mais monte pour p n trer dans l'oreille moyenne par sa paroi post rieure, passant pr s de la face sup rieure de la membrane tympanique entre le marteau et l'enclume (Fig. 8.133B). Il sort ensuite de l'oreille moyenne par un canal menant la fissure p trotympanique et sort du cr ne par cette fissure pour rejoindre le nerf lingual dans la fosse infratemporale. Transmission du son Une onde sonore p n tre dans le m at acoustique externe et frappe la membrane tympanique en la d pla ant m dialement (Fig. 8.134). Comme le manche du marteau est attach cette membrane, il se d place galement m dialement. Cela d place la t te du marteau lat ralement. tant donn que les t tes du marteau et de l'enclume s'articulent entre elles, la t te de l'enclume est galement d plac e lat ralement. Cela pousse le long processus de l enclume vers le milieu. Le long processus s'articule avec l' trier, de sorte que son mouvement provoque le d placement de l' trier vers l'int rieur. son tour, tant donn que la base de l trier est fix e la fen tre ovale, la fen tre ovale est galement d plac e m dialement. Cette action compl te le transfert d'une onde a rienne de grande amplitude et de faible force qui fait vibrer la membrane tympanique en une vibration de petite amplitude et de force lev e de la fen tre ovale, qui g n re une onde dans la rampe vestibulaire remplie de liquide du lima on. L'onde tablie dans la p rilymphe de la rampe vestibulaire se d place travers la cochl e et provoque un renflement vers l'ext rieur de la membrane tympanique secondaire recouvrant la fen tre ronde l'extr mit inf rieure de la rampe tympanique (Fig. 8.134). Cela provoque la vibration de la membrane basilaire, ce qui entra ne une stimulation des cellules r ceptrices de l organe spiral . Les cellules r ceptrices renvoient des impulsions au cerveau via la partie cochl aire du nerf vestibulocochl aire [VIII] o elles sont interpr t es comme du son. Si les sons sont trop forts, provoquant un mouvement excessif de la membrane tympanique, la contraction du muscle tenseur du tympan (attach au marteau) et/ou du muscle stap dien (attach l' trier) amortit les vibrations des osselets et diminue la force de les vibrations atteignant la fen tre ovale. Les fosses temporales et infratemporales sont des espaces interconnect s sur la face lat rale de la t te (Fig. 8.135). Leurs limites sont form es par les os et les tissus mous. La fosse temporale est sup rieure la fosse infratemporale, au-dessus de l'arc zygomatique, et communique avec la fosse infratemporale en dessous par l'espace entre l'arc zygomatique et la surface la plus m diale du cr ne. La fosse infratemporale est un espace en forme de coin profond jusqu'au muscle mass ter et la branche sous-jacente de la mandibule. Les structures qui se d placent entre la cavit cr nienne, le cou, la fosse pt rygopalatine, le plancher de la cavit buccale, le plancher de l'orbite, la fosse temporale et les r gions superficielles de la t te le traversent. Parmi les quatre muscles de mastication (masseter, temporal, pt rygo dien m dial et pt rygo dien lat ral) qui d placent la m choire inf rieure au niveau de l'articulation temporo-mandibulaire, un (masseter) est lat ral la fosse infratemporale, deux (pt rygo dien m dial et lat ral) se trouvent dans la fosse infratemporale. fosse, et on remplit la fosse temporale. Les os qui contribuent de mani re significative aux limites des fosses temporales et infratemporales comprennent les os temporal, zygomatique et sph no de, ainsi que le maxillaire et la mandibule (Fig. 8.136 et 8.137). Des parties des os frontaux et pari taux sont galement touch es. La partie squameuse de l'os temporal fait partie de la charpente osseuse des fosses temporales et infratemporales. La partie tympanique de l'os temporal forme le coin post ro-m dial du toit de la fosse infratemporale et s'articule galement avec la t te de la mandibule pour former l'articulation temporo-mandibulaire. La surface lat rale de la partie squameuse de l'os temporal est marqu e par deux caract ristiques de surface sur la
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paroi m diale de la fosse temporale : une cr te supramasto dienne d'orientation transversale, qui s' tend en arri re partir de la base du processus zygomatique et marque le bord post ro-inf rieur de l'os temporal. fosse; et un sillon orient verticalement pour l'art re temporale moyenne, une branche de l'art re temporale superficielle. Deux l ments qui participent la formation de l'articulation temporo-mandibulaire sur la face inf rieure de la racine du processus zygomatique sont le tubercule articulaire et la fosse mandibulaire. Les deux sont allong s du m dial au lat ral. En arri re de la fosse mandibulaire se trouve le m at acoustique externe. La partie tympanique de l'os temporal est une plaque osseuse plate concave qui se courbe vers le bas partir de l'arri re de la fosse mandibulaire et fait partie de la paroi du m at auditif externe. Vu de dessous, il existe une fissure tympanosquameuse distincte entre les parties tympanique et squameuse de l'os temporal. M dialement, un petit morceau d'os provenant de la partie p treuse de l'os temporal s'insinue dans la fissure et forme une fissure p trotympanique entre celle-ci et la partie tympanique (Fig. 8.136). Le nerf de la corde tympanique sort du cr ne et p n tre dans la fosse infratemporale par l'extr mit m diale de la fissure p trotympanique. Les parties de l'os sph no de qui font partie de la charpente osseuse de la fosse infratemporale sont la plaque lat rale de l'apophyse pt rygo dienne et la grande aile (Fig. 8.136). La grande aile fait galement partie de la paroi m diale de la fosse temporale. Les grandes ailes s' tendent une de chaque c t partir du corps du sph no de. Ils font saillie lat ralement du corps et se courbent vers le haut. Les surfaces inf rieure et lat rale forment respectivement le toit de la fosse infratemporale et la paroi m diale de la fosse temporale. La limite fortement inclin e entre les surfaces lat rale et inf rieure de la grande aile est la cr te infratemporale (Fig. 8.136). Deux ouvertures (le foramen ovale et le foramen spinosum) traversent la base de la grande aile et permettent respectivement au nerf mandibulaire [V3] et l'art re m ning e moyenne de passer entre la fosse cr nienne moyenne et la fosse infratemporale. De plus, un ou plusieurs petits foramens missaires sph no daux p n trent dans la base de la grande aile ant ro-interne par rapport au foramen ovale et permettent aux veines missaires de passer entre le plexus pt rygo de des veines de la fosse infratemporale et le sinus caverneux de la fosse cr nienne moyenne. L' pine de forme irr guli re du sph no de, qui est le site de fixation de l'extr mit cr nienne du ligament sph nomandibulaire, se projette verticalement vers le bas partir de la grande aile imm diatement m diale par rapport au foramen spinosum. La plaque lat rale de l'apophyse pt rygo dienne est une feuille d'os orient e verticalement qui fait saillie post ro-lat ralement partir de l'apophyse pt rygo dienne (Fig. 8.136). Ses surfaces lat rales et m diales assurent respectivement la fixation des muscles pt rygo diens lat raux et m diaux. La face post rieure du maxillaire contribue la paroi ant rieure de la fosse infratemporale (Fig. 8.136). Cette surface est marqu e par un foramen pour le nerf alv olaire post ro-sup rieur et les vaisseaux. Le bord sup rieur forme le bord inf rieur de la fissure orbitaire inf rieure. L'os zygomatique est un os de forme quadrangulaire qui forme la pro minence osseuse palpable de la joue : Un processus maxillaire s' tend ant ro-m dialement pour s'articuler avec le processus zygomatique du maxillaire. Un processus frontal s' tend vers le haut pour s'articuler avec le processus zygomatique de l'os frontal. Un processus temporel s' tend vers l'arri re pour s'articuler avec le processus zygomatique de l'os temporal pour compl ter l'arc zygomatique. Un petit foramen zygomaticofacial sur la surface lat rale de l'os zygomatique transmet le nerf zygomaticofacial et les vaisseaux la joue. Une fine plaque osseuse s' tend post ro-m dialement partir du processus frontal et contribue la paroi lat rale de l'orbite d'un c t et la paroi ant rieure de la fosse temporale de l'autre. Un foramen zygomaticotemporal sur la surface de la fosse temporale de la plaque o il se fixe au processus frontal est destin au nerf zygomaticotemporal. Ramus de la mandibule La branche montante de la mandibule est de forme quadrangulaire et pr sente des surfaces m diale et lat rale ainsi que des processus condyliens et corono des (Fig. 8.137). La surface lat rale de la branche montante de la mandibule est g n ralement lisse l'exception de la pr sence de quelques cr tes orient es obliquement. La majeure partie de la surface lat rale assure la fixation du muscle mass ter. Les bords post rieur et inf rieur de la branche se croisent pour former l'angle de la mandibule, tandis que le bord sup rieur est chancr pour former l' chancrure mandibulaire. Le bord ant rie
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ur est net et continue en dessous avec la ligne oblique sur le corps de la mandibule. Le processus corono de s' tend vers le haut partir de la jonction des bords ant rieur et sup rieur de la branche montante. Il s agit d un processus plat et triangulaire qui assure l attachement du muscle temporal. Le processus condylien s' tend vers le haut partir des bords post rieurs et sup rieurs de la branche montante. Il est constitu : de la t te de la mandibule, qui est largie m dialement et participe la formation de l'articulation temporo-mandibulaire ; et le cou de la mandibule, qui porte une d pression peu profonde (la fov a pt rygo dienne) sur sa surface ant rieure pour la fixation du muscle pt rygo dien lat ral. La surface m diale de la branche montante de la mandibule est la paroi lat rale de la fosse infratemporale (Fig. 8.137B). Sa caract ristique la plus distinctive est le foramen mandibulaire, qui est l'ouverture sup rieure du canal mandibulaire. Le nerf alv olaire inf rieur et les vaisseaux traversent ce foramen. Imm diatement ant ro-sup rieur au foramen mandibulaire se trouve une l vation triangulaire (la lingula) pour la fixation de l'extr mit mandibulaire du ligament sph nomandibulaire. Un sillon allong (le sillon mylohyo dien) s' tend ant ro-inf rieur partir du foramen mandibulaire. Le nerf mylo-hyo dien se trouve dans ce sillon. Post ro-inf rieur au sillon mylo-hyo dien et au foramen mandibulaire, la surface m diale de la branche montante du la mandibule est rendue rugueuse pour la fixation du muscle pt rygo dien m dial. Les articulations temporo-mandibulaires, une de chaque c t , permettent l'ouverture et la fermeture de la bouche et des mouvements complexes de mastication ou lat raux de la m choire inf rieure. Chaque articulation est synoviale et se forme entre la t te de la mandibule et la fosse articulaire et le tubercule articulaire de l'os temporal (Fig. 8.138A). Contrairement la plupart des autres articulations synoviales o les surfaces articulaires des os sont recouvertes d'une couche de cartilage hyalin, celles de l'articulation temporo-mandibulaire sont recouvertes de fibrocartilage. De plus, l'articulation est enti rement divis e par un disque articulaire fibreux en deux parties : La partie inf rieure de l articulation permet principalement l enfoncement et l l vation de la mandibule en forme de charni re. La partie sup rieure de l'articulation permet la t te de la mandibule de se d placer vers l'avant (saillie) sur le tubercule articulaire et vers l'arri re (r traction) dans la fosse mandibulaire. L'ouverture de la bouche implique la fois une d pression et une saillie (Fig. 8.138B). Le mouvement vers l'avant ou protrusif permet une plus grande d pression de la mandibule en emp chant le mouvement vers l'arri re de l'angle de la mandibule dans les structures du cou. La membrane synoviale de la capsule articulaire tapisse toutes les surfaces non articulaires des compartiments sup rieur et inf rieur de l'articulation et est attach e aux marges du disque articulaire. La membrane fibreuse de la capsule articulaire entoure le complexe articulaire temporomandibulaire et est attach e : au-dessus le long du bord ant rieur du tubercule articulaire, lat ralement et m dialement le long des bords de la fosse articulaire, en arri re de la r gion de la suture tympanosquameuse et en dessous autour du partie sup rieure du col de la mandibule. Le disque articulaire s'attache par sa p riph rie la face interne de la membrane fibreuse. Trois ligaments extracapsulaires sont associ s l'articulation temporomandibulaire : les ligaments lat ral, sph nomandibulaire et stylomandibulaire (Fig. 8.139) : Le ligament lat ral est le plus proche de l'articulation, juste lat ralement la capsule, et s' tend en diagonale vers l'arri re depuis le bord du tubercule articulaire jusqu'au col de la mandibule. Le ligament sph nomandibulaire est m dial par rapport l'articulation temporomandibulaire et s' tend de la colonne vert brale de l'os sph no de la base du cr ne jusqu' la lingula du c t m dial de la branche montante de la mandibule. Le ligament stylomandibulaire passe de l'apophyse stylo de de l'os temporal au bord post rieur et l'angle de la mandibule. Mouvements de la mandibule Un mouvement de mastication ou de grincement se produit lorsque les mouvements de l'articulation temporo-mandibulaire d'un c t sont coordonn s avec un ensemble de mouvements r ciproques au niveau de l'articulation de l'autre c t . Les mouvements de la mandibule comprennent la d pression, l' l vation, la saillie et la r traction (Fig. 8.140) : La d pression est g n r e par les muscles digastrique, g nio-hyo dien et mylohyo dien des deux c t s, est normalement assist e par la gravit et, parce qu'elle implique un mouvement vers l'avant de la t te de la mandibule sur le tubercule articulaire, les muscles pt rygo diens lat raux sont galement impliqu s. L' l vation est un mouvement tr s puissant
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g n r par les muscles temporal, mass ter et pt rygo dien m dial et implique galement le mouvement de la t te de la mandibule dans la fosse mandibulaire. La protraction est principalement r alis e par le muscle pt rygo dien lat ral, avec une certaine assistance par le muscle pt rygo dien m dial. La r traction est r alis e respectivement par les muscles g nio-hyo dien et digastrique, ainsi que par les fibres post rieures et profondes des muscles temporal et mass ter. l'exception du muscle g nio-hyo dien, qui est innerv par le nerf spinal C1, tous les muscles qui d placent les articulations temporo-mandibulaires sont innerv s par le nerf mandibulaire [V3] par des branches provenant de la fosse infratemporale. Le muscle mass ter est un puissant muscle de mastication qui l ve la mandibule (Fig. 8.141 et Tableau 8.11). Il recouvre la surface lat rale de la branche montante de la mandibule. Le muscle mass ter est de forme quadrangulaire et est ancr au-dessus de l'arc zygomatique et en dessous de la majeure partie de la surface lat rale de la branche montante de la mandibule. La partie la plus superficielle du mass ter provient du processus maxillaire de l'os zygomatique et des deux tiers ant rieurs du processus zygomatique du maxillaire. Il s'ins re dans l'angle de la mandibule et dans la partie post rieure associ e de la surface lat rale de la branche montante de la mandibule. La partie profonde du mass ter prend naissance partir de la face m diale de l'arcade zygomatique et de la partie post rieure de son bord inf rieur et s'ins re dans la partie centrale et sup rieure de la branche montante de la mandibule jusqu'au processus corono de. Le mass ter est innerv par le nerf mass t rique issu du nerf mandibulaire [V3] et aliment en sang par l'art re mass t rique venant de l'art re maxillaire. Le nerf mass t rique et l'art re proviennent de la fosse infratemporale et passent lat ralement au-dessus du bord de l' chancrure mandibulaire pour p n trer dans la surface profonde du muscle mass ter. La fosse temporale est un espace troit en forme d' ventail qui recouvre la surface lat rale du cr ne (Fig. 8.142A) : Sa marge sup rieure est d finie par une paire de lignes temporales qui traversent le cr ne depuis le processus zygomatique de l'os frontal jusqu' la cr te supramasto dienne de l'os temporal. Il est limit lat ralement par le fascia temporal, qui est une apon vrose dure en forme d' ventail recouvrant le muscle temporal et attach e par son bord externe la ligne temporale sup rieure et par son bord inf rieur l'arc zygomatique. En avant, elle est limit e par la surface post rieure de l'apophyse frontale de l'os zygomatique et la surface post rieure de l'apophyse zygomatique de l'os frontal, qui s parent la fosse temporale en arri re de l'orbite en avant. Son bord inf rieur est marqu lat ralement par l'arc zygomatique et par la cr te infratemporale de la grande aile du sph no de m dialement (Fig. 8.142B) ; entre ces deux caract ristiques, le plancher de la fosse temporale est ouvert m dialement la fosse infratemporale et lat ralement. la r gion contenant le muscle mass ter. La structure majeure de la fosse temporale est le muscle temporal. La branche zygomaticotemporale du nerf maxillaire [V2] traverse galement la fosse, qui p n tre dans la r gion par le foramen zygomaticotemporal situ la surface de la fosse temporale de l'os zygomatique. Le muscle temporal est un gros muscle en forme d' ventail qui remplit une grande partie de la fosse temporale (Fig. 8.143). Il provient des surfaces osseuses de la fosse au-dessus de la ligne temporale inf rieure et est attach lat ralement la surface du fascia temporal. Les fibres les plus ant rieures sont orient es verticalement tandis que les fibres les plus post rieures sont orient es horizontalement. Les fibres convergent vers le bas pour former un tendon qui passe entre l'arc zygomatique et la cr te infratemporale de la grande aile du sph no de pour s'ins rer sur l'apophyse corono de de la mandibule. Le muscle temporal s'attache la surface ant rieure du processus corono de et le long du bord associ de la branche montante de la mandibule, presque jusqu' la derni re molaire. Le temporal est un puissant l vateur de la mandibule. Parce que ce mouvement implique une translocation post rieure de la t te de la mandibule du tubercule articulaire de l'os temporal vers la fosse mandibulaire, le temporal r tracte galement la mandibule ou la tire vers l'arri re. De plus, le temporal participe aux mouvements lat raux de la mandibule. Le temporal est innerv par des nerfs temporaux profonds qui proviennent du nerf mandibulaire [V3] dans la fosse infratemporale et passent ensuite dans la fosse temporale. L'approvisionnement en sang du temporal se fait par les art res temporales profondes, qui voyagent avec les nerfs, et par l'art re temporale moyenne, qui p n tre dans le fascia temporal l'extr mit post rieure de l'arc zygomatique. Les n
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erfs temporaux profonds, g n ralement au nombre de deux, proviennent du tronc ant rieur du nerf mandibulaire [V3] dans la fosse infratemporale (Fig. 8.144). Ils passent sup rieurement et autour de la cr te infratemporale de la grande aile du sph no de pour p n trer dans la fosse temporale jusqu'au muscle temporal et alimenter le muscle temporal. Le nerf zygomaticotemporal est une branche du nerf zygomatique (voir Fig. 8.87, p. 922). Le nerf zygomatique est une branche du nerf maxillaire [V2], qui prend sa source dans la fosse pt rygopalatine et passe dans l'orbite. Le nerf zygomaticotemporal p n tre dans la fosse temporale par un ou plusieurs petits foramens situ s la surface de la fosse temporale de l'os zygomatique. Les branches du nerf zygomaticotemporal passent sup rieurement entre l'os et le muscle temporal pour p n trer dans le fascia temporal et alimenter la peau de la tempe (Fig. 8.144). Normalement au nombre de deux, ces vaisseaux naissent de l'art re maxillaire dans la fosse infratemporale et voyagent avec les nerfs temporaux profonds autour de la cr te infratemporale de la grande aile du sph no de pour alimenter le muscle temporal (Fig. 8.144). Ils s'anastomosent avec les branches de l'art re temporale moyenne. L'art re temporale moyenne prend naissance partir de l'art re temporale superficielle juste au-dessus de la racine de l'arc zygomatique entre cette structure et l'oreille externe (Fig. 8.144). Il p n tre dans le fascia temporal, passe sous la marge du muscle temporal et se d place vers le haut sur la surface profonde du muscle temporal. L'art re temporale moyenne alimente le temporal et s'anastomose avec les branches du temporal profond. art res. La fosse infratemporale en forme de coin est inf rieure la fosse temporale et situ e entre la branche montante de la mandibule lat ralement et la paroi du pharynx m dialement. Il poss de un toit, une paroi lat rale et une paroi m diale et est ouvert jusqu'au cou en post ro-inf rieur (Fig. 8.145) : Le toit est form par les surfaces inf rieures de la grande aile du sph no de et de l'os temporal, contient le foramen spinosum, le foramen ovale et la fissure p trotympanique, et lat ral la cr te infratemporale de la grande aile du sph no de, est ouvert vers le haut. la fosse temporale. La paroi lat rale est la surface m diale de la branche montante de la mandibule, qui contient l'ouverture du canal mandibulaire. La paroi m diale est form e en avant par la plaque lat rale de l'apophyse pt rygo dienne et plus en arri re par le pharynx et par deux muscles du palais mou (muscles tenseurs et releveurs veli palatini), et contient en avant la fissure pt rygomaxillaire, qui permet aux structures de passer entre les fosses infratemporales et pt rygopalatines. La paroi ant rieure est form e par une partie de la surface post rieure du maxillaire et contient le foramen alv olaire, et la partie sup rieure s'ouvre comme la fissure orbitaire inf rieure dans l'orbite. Les principaux contenus de la fosse infratemporale comprennent le ligament sph nomandibulaire, les muscles pt rygo diens m dial et lat ral (Tableau 8.11), l'art re maxillaire, le nerf mandibulaire [V3], les branches du nerf facial [VII] et le nerf glossopharyng [IX], ainsi que le plexus pt rygo dien des veines. Le ligament sph nomandibulaire est un ligament extracapsulaire de l'articulation temporo-mandibulaire. Il est attach sup rieurement l' pine de l'os sph no de et s' tend vers le bas pour s'attacher la lingula de la mandibule et au bord post rieur du foramen mandibulaire (Fig. 8.146). Le muscle pt rygo dien m dial est de forme quadrangulaire et poss de des t tes profondes et superficielles (Fig. 8.146) : La t te profonde est attach e au-dessus de la surface m diale de la plaque lat rale du processus pt rygo dien et de la surface associ e du processus pyramidal de l'os palatin, et descend obliquement vers le bas, en dedans du ligament sph nomandibulaire, pour se fixer la surface m diale rugueuse de la branche montante de la mandibule pr s de l'angle de la mandibule. La t te superficielle provient de la tub rosit du maxillaire et du processus pyramidal adjacent de l'os palatin et se joint la t te profonde pour s'ins rer sur la mandibule. Le pt rygo dien m dial l ve principalement la mandibule. Parce qu'il passe obliquement vers l'arri re pour s'ins rer dans la mandibule, il aide galement le muscle pt rygo dien lat ral faire saillie de la m choire inf rieure. Le pt rygo dien m dial est innerv par le nerf pt rygo dien m dial issu du nerf mandibulaire [V3]. Le muscle pt rygo dien lat ral est un muscle triangulaire pais et, comme le muscle pt rygo dien m dial, il poss de deux t tes (Fig. 8.147) : La t te sup rieure provient du toit de la fosse infratemporale (surface inf rieure de la grande aile du sph no de et cr te infratemporale) lat rale au foramen ovale et au foramen spinosum. La t te inf rieure est plus grande que la t te sup rieure et provient de la
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surface lat rale de la plaque lat rale de l'apophyse pt rygo dienne, et la partie inf rieure s'insinue entre les attaches cr niennes des deux. chefs du pt rygo de m dial. Les fibres des deux t tes du muscle pt rygo dien lat ral convergent pour s'ins rer dans la fov a pt rygo dienne du col de la mandibule et dans la capsule de l'articulation temporo-mandibulaire dans la r gion o la capsule est attach e int rieurement au disque articulaire. Contrairement au muscle pt rygo dien m dial dont les fibres ont tendance tre orient es verticalement, celles du muscle pt rygo dien lat ral sont orient es presque horizontalement. En cons quence, lorsque le pt rygo dien lat ral se contracte, il tire le disque articulaire et la t te de la mandibule vers l'avant sur le tubercule articulaire et constitue donc la principale saillie de la m choire inf rieure. Le pt rygo dien lat ral est innerv par le nerf pt rygo dien lat ral issu du nerf mandibulaire [V3]. Lorsque les pt rygo des lat ral et m dial se contractent d un seul c t , le menton se d place du c t oppos . Lorsque des mouvements oppos s au niveau des deux articulations temporo-mandibulaires sont coordonn s, il en r sulte un mouvement de mastication. Le nerf mandibulaire [V3] est la plus grande des trois divisions du nerf trijumeau [V]. Contrairement aux nerfs ophtalmique [V1] et maxillaire [V2] qui sont purement sensoriels, le nerf mandibulaire [V3] est la fois moteur et sensoriel. En plus de transmettre une sensation g n rale provenant des dents et des gencives de la mandibule, des deux tiers ant rieurs de la langue, de la muqueuse du plancher de la cavit buccale, de la l vre inf rieure, de la peau de la tempe et du bas du visage et d'une partie de la dure-m re cr nienne. mater, le nerf mandibulaire [V3] transporte galement l'innervation motrice vers la plupart des muscles qui d placent la mandibule, l'un des muscles (tenseur du tympan) de l'oreille moyenne et l'un des muscles de l'oreille molle. palais (tenseur veli palatini). Toutes les branches du nerf mandibulaire [V3] proviennent de la fosse infratemporale. Comme les nerfs ophtalmique [V1] et maxillaire [V2], la partie sensorielle du nerf mandibulaire [V3] provient du ganglion trijumeau situ dans la fosse cr nienne moyenne (Fig. 8.148) : La partie sensorielle du nerf mandibulaire [V3] descend verticalement travers le foramen ovale et p n tre dans la fosse infratemporale entre le muscle tenseur veli palatini et la t te sup rieure du muscle pt rygo dien lat ral. La petite racine motrice du nerf trijumeau [V] passe en dedans du ganglion trijumeau dans la cavit cr nienne, puis traverse le foramen ovale et rejoint imm diatement la partie sensorielle du nerf mandibulaire [V3]. Peu apr s la jonction des racines sensorielles et motrices, le nerf mandibulaire [V3] donne naissance une petite branche m ning e et au nerf pt rygo dien m dial, puis se divise en troncs ant rieur et post rieur (Fig. 8.148) : Les branches du tronc ant rieur sont les nerfs buccal, mass t rique et temporal profond, ainsi que le nerf pt rygo dien lat ral, qui, l'exception du nerf buccal (qui est principalement sensoriel), sont des nerfs moteurs. Les branches du tronc post rieur sont les nerfs auriculotemporal, lingual et alv olaire inf rieur, qui, l'exception d'un petit nerf (nerf du mylohyo dien) qui part du nerf alv olaire inf rieur, sont des nerfs sensoriels. La branche m ning e part du c t m dial du nerf mandibulaire [V3] et monte pour quitter la fosse infratemporale avec l'art re m ning e moyenne et rentrer dans la cavit cr nienne par le foramen spinosum (Fig. 8.148). Il est sensoriel pour la dure-m re, principalement de la fosse cr nienne moyenne, et alimente galement les cellules masto des qui communiquent avec l'oreille moyenne. Nerf pt rygo dien m dial Le nerf pt rygo dien m dial provient galement m dialement du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.148). Il descend pour p n trer et alimenter la surface profonde du muscle pt rygo dien m dial. Pr s de son origine partir du nerf mandibulaire [V3], il pr sente deux petites branches : L un d eux fournit le tenseur veli palatini. L'autre monte pour alimenter le muscle tenseur du tympan, qui occupe un petit canal osseux au-dessus et parall le au tube pharyngotympanique dans l'os temporal. Le nerf buccal est une branche du tronc ant rieur du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.148). Il s'agit principalement d'un nerf sensoriel, mais il peut galement transporter l'innervation motrice vers le muscle pt rygo dien lat ral et une partie du muscle temporal. Le nerf buccal passe lat ralement entre les t tes sup rieure et inf rieure du pt rygo de lat ral puis descend autour du bord ant rieur de l'insertion du muscle temporal jusqu'au bord ant rieur de la branche montante de la mandibule, glissant souvent travers le tendon du temporal. Il continue dans la joue lat ralement au muscle buccinateur pour alimenter les nerfs sensoriels g n raux de la peau et de la muqueuse b
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uccale adjacentes ainsi que des gencives buccales des molaires inf rieures. Le nerf mass t rique est une branche du tronc ant rieur du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.148 ; voir aussi Fig. 8.141). Il passe lat ralement sur le muscle pt rygo dien lat ral et travers l' chancrure mandibulaire pour p n trer et alimenter le muscle mass ter. Les nerfs temporaux profonds, g n ralement au nombre de deux, proviennent du tronc ant rieur du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.148 ; voir aussi Fig. 8.144). Ils passent lat ralement au-dessus du muscle pt rygo dien lat ral et s'incurvent autour de la cr te infratemporale pour remonter dans la fosse temporale et alimenter le muscle temporal depuis sa surface profonde. Nerf pt rygo dien lat ral Le nerf pt rygo dien lat ral peut provenir directement d'une branche du tronc ant rieur du nerf mandibulaire [V3] ou de sa branche buccale (Fig. 8.148). D s son origine, il passe directement dans la surface profonde du muscle pt rygo dien lat ral. Le nerf auriculotemporal est la premi re branche du tronc post rieur du nerf mandibulaire [V3] et prend naissance sous la forme de deux racines qui passent en arri re autour de l'art re m ning e moyenne en remontant de l'art re maxillaire jusqu'au foramen spinosum (Fig. 8.149). Le nerf auriculotemporal passe d'abord entre le muscle tenseur veli palatini et la t te sup rieure du muscle pt rygo dien lat ral, puis entre le ligament sph nomandibulaire et le col de la mandibule. Il s'incurve lat ralement autour du cou de la mandibule puis remonte profond ment jusqu' la glande parotide entre l'articulation temporomandibulaire et l'oreille. Les branches terminales du nerf auriculotemporal transmettent la sensation g n rale de la peau sur une vaste zone de le temple. De plus, le nerf auriculotemporal contribue l'innervation sensorielle de l'oreille externe, du m at auditif externe, de la membrane tympanique et de l'articulation temporo-mandibulaire. Il d livre galement les nerfs parasympathiques postganglionnaires du nerf glossopharyng [IX] la glande parotide. Le nerf lingual est une branche sensorielle majeure du tronc post rieur du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.149A,B). Il transporte une sensation g n rale provenant des deux tiers ant rieurs de la langue, de la muqueuse buccale sur le plancher de la cavit buccale et des gencives linguales associ es aux dents inf rieures. Le nerf lingual est rejoint haut dans la fosse infratemporale par la branche de la corde tympanique du nerf facial [VII] (Fig. 8.149C), qui transporte : le go t des deux tiers ant rieurs de la langue et les fibres parasympathiques vers toutes les glandes salivaires. en dessous du niveau de la fissure buccale. Le nerf lingual descend d'abord entre le muscle tenseur veli palatini et le muscle pt rygo dien lat ral, o il est rejoint par la corde tympanique, puis descend travers la surface lat rale du muscle pt rygo dien m dial pour p n trer dans la cavit buccale. Le nerf lingual p n tre dans la cavit buccale entre l'attache post rieure du muscle mylohyo dien la ligne mylohyo dienne et l'attache du constricteur sup rieur du pharynx au raph pt rygomandibulaire. Lorsque le nerf lingual p n tre dans le plancher de la cavit buccale, il se trouve dans un sillon peu profond sur la surface m diale de la mandibule, imm diatement inf rieur la derni re molaire. Dans cette position, il est palpable travers la muqueuse buccale et en danger lorsqu'on op re sur les molaires et les gencives (Fig. 8.149C). Le nerf lingual passe dans la langue sur la surface lat rale du muscle hyoglosse o il est attach au ganglion sous-maxillaire. Ce ganglion est l'endroit o les fibres parasympathiques pr ganglionnaires sont transport es de la fosse infratemporale jusqu'au plancher de la cavit buccale sur la synapse du nerf lingual avec les fibres parasympathiques postganglionnaires (voir Fig. 8.150). Le nerf alv olaire inf rieur, comme le nerf lingual, est une branche sensorielle majeure du tronc post rieur du nerf mandibulaire [V3] (Fig. 8.149A C). En plus d innerver toutes les dents inf rieures et une grande partie des gencives associ es, il alimente galement la muqueuse et la peau de la l vre inf rieure et la peau du menton. Il poss de une branche motrice qui innerve le muscle mylohyo dien et le ventre ant rieur du muscle digastrique. Le nerf alv olaire inf rieur prend sa source profond ment dans le muscle pt rygo dien lat ral, partir du tronc post rieur du nerf mandibulaire [V3], en association avec le nerf lingual. Il descend sur la surface lat rale du muscle pt rygo dien m dial, passe entre le ligament sph nomandibulaire et la branche montante de la mandibule, puis p n tre dans le canal mandibulaire par le foramen mandibulaire. Juste avant d'entrer dans le foramen mandibulaire, il donne naissance au nerf mylohyo dien (Fig. 8.149C), qui se trouve dans le sillon mylohyo dien inf rieur au foramen et se poursuit en avant sous le plancher de la cavit buccale pour innerver